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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 18 octobre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1883-10-18, Collections de BAnQ.

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[" tt tie ae 1 ie OF 205 \\ = L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement 23-00 par an.Payé d'avance, 83.00 \u2014 Etats.désabonne qu'au bareau du Journal, et i1 fout donner On 00 ins quinze jours d'avis Vol.XIV.Montréal, Jeudi, 18 Octobre 1888.No.4% \u2014 \u2014 Prix du numiro: 1 centine.\u2014Annonoces, le ligne : 10 gapti \u2018Toute communication doit être affranchie.: \u2018 Les remises d'argent dotvent se faire par lettres enregistrées 08 par un bon sur ls poste.CES \u2014= = SOMMAIRE * Te ton [arcex.-Propes du dociou par u a docteur BE Moain\u2014Nos uravares : Le prince Georges do Galles; Le contre-amiral Galiber; Le sergent Lavays- sière ; Parie\u2014Modes d'automne : La corvette royale lo « Canada.\u201d\u2014Le puits \u2014 Empire britannique \u2014 Moulin à \u2014Le prince de et Napoléon \u2014Chuses et autres.\u2014Pobale : Les crèches \u2014Le moulin Tage (suite).Le drapes (suite), par Jules Claretie.\u2014Nouvelles die erses.\u2014 Une vor nombreuse famille \u2014De tout un peu.\u2014Les éci Guava: Le prince Userges de Galles ; Le contre-amiral Galiber ; sergent Lavayasière.\u2014Paris : Modes d'au- tomane.\u2014La corvette à vapeur le C'ansde, CAUSERIE PHILOSOPHIQUE I CELLULES ET MOLÉCULES La science a ses mystères.Comment en serait-il autrement?la nature est ai grande et l'esprit de l\u2019homme ai it, rE face des secrete de l'univers, obstinément dérobés à sa vue, le enge s'humilie devant Dieu, prie et travaille, tandis que l'insensé s\u2019irrite, blasphème et se décourage.Le jer réussit souvent à soulever un coin du voile épais qui lui cachait un rayon de la vérité divine ; le second se perd en hypothèses plus ou moins déraisonnables, et souvent nuieibles, Pas savez insensé pour nous croire sage, et assez sage pourtant pour ne pas nous ranger au nombre des insensés dont vraie science rougit, nous avons suivi avec un soin jaloux un travail remarquable, écrit dernièrement par un savant distingué, et, après l\u2019avoir euivi, nous nous sommes preposé d'en faire un sujet de cu- series pour les lecteurs de L'Opinion Publique.J'aime à croire Te nos lectrices elles-mêmes y trouveront ma- titre à d'agréables distractions.La philosophie sait parfois ne être aride et ennuyeuse.Il y a, à galerie de peintures de l\u2019Université-Lavel, une toile remarquable entre toutes, et dont l\u2019i a souvent hanté mes souvenirs.C'est celle de PAlehie miste.À is lueur rougeÂtre d'une lampe, au milieu de cornues et de fioles sans nombre, le Magicien du moyen âge suit d'un œil inquiet l'expérience chimique pour laquelle il semble vivre.Sen «front est if, ses cheveux ont blanchi, ea pose marque 'anxiété de I'st- tente.Ainsi.de fait en était-il autrefois.Aujourd'hui, c'est plus commode.En plein soleil, sous le plafond de nos coll luxueux, en face du professeur et des élèves amemblés, un jeune homme, que dis-je ?même une jeune fille peut se donner la satisfaction d'an sue- | cèe, refusé souvent sux veilles laborienses de cos athtètes i de la science.Et cela, grâce au de la chimie ! En simples amateurs, suivons une de ces expériences.Un jeune élève jette dans l'eau ux grain de potassium.Tout aussitôt se produit un beuillonnement tumultueux e une flamme rouge-violette e\u2019élève du sein même du liquide.Que s'est-il passé $ L'initié vous répond : aussitôt que le mélange s\u2019est fait, chaque molécule du métalloïde a e: une lutte avec Is moléoule d'eau le plus ra; be, et en à arraché l'o: pour se I's) proprier.L'effet nécessaire à été un loppement de chaleur, et de chaleur si intense que l'hydrogène, resté libre par la décomposition de l\u2019eau, s pris feu et s\u2019est consumé en ie d\u2019une partie du um, vols- tilinée et en: dans l\u2019incendie.C'est à ce dernier élément que la flamme doit es teinte rouge-violette dont EE SALE fle spi oi e est, veux probable même.Elle c'est conquise une place d'honneur parmi les hypothèses scientifiques.Mais qui, même au microscope, « pu, dans ce phétiomène, distin- Ever les diverses comdrstions de molécules distinetes ?qui à suivi cette lutte corpe à corps des moléoutes ri- valee Ÿ et les péripéties du combat, et l\u2019expuldon vie- lente de e, et In fuite de Fh veinet, of le triomphe du dent partie des meléoules t dans le chaleur de ls mélée, sont elles-mênies qui, je vous le demande, les a pu contempler 9 Pee- \u2014 sonne.Autant faut-il en dire des mouvements moléca- Jaires sans lesquels aujourd'hui on ne peut dire un mot Di d'électricité, ni de chaleur, ni de lumière, ni de son.Des effets se produisent ; l'esprit de l\u2019homme, par une pants toute naturelle, en recherche la cause ; à défaut l'observation directe impossible, il bâtit par voie de ressemblance une théorie plus ou moins vraisemblable, et voilà qu\u2019au nom d'une de ces hypothèses, un savant prétendu viendra hardiment attaquer des données oer- faines, voire même des principes révélée ! Encore une fois, j'admets l'hypothèse dans les acionees : sobre et modeste, elle s ses droits acquis et elle s'impose comme nécessité absolue.Mais ce que je veux dans les sciences comme ailleurs, c\u2019est appeler les chats des chats, et les suppositions des suppositions.Domain indi on se filisiters por mille points den je agi ainei.Que d'hypothèses déjà n'ont pas ou lendemain ! Encore une fois, encore, je ne rejette point l'hypothèse de l'état moléculaire des corps inôrganiques : dans les sciences physiques et chimiques, tout roule de nos jours sur cette hypothèse du reste rationnelle et satisfaisante.Mais 06 que je voudrais, c\u2019est que l\u2019on ne s'occupêt pas de vie organique sans tenir compte des cellules et de leurs fonctions.Et, qu\u2019on veuille bien le remarquer, trop souvent il an est ainsi.Soit mépris pour ce qu'ils t, soit manque de portée de vuo, soit encore, et fait est-ce plus souvent le cas, vieille routine, trop de philosophes, auteurs, professeurs ou élèves, écrivent, interprètent ou étudient un traité de psychologie, c'est- à-dire, analysent la vie ot ses phénomènes, sans aucun rineips chimique.Quelle en est la conséquence ! Bont-ile nécosiremont dans l'erreur $ À Dieu ne plaise que je le prétende.À la lumière des ds principes rationnels de l\u2019Ange de l'Ecole et d'Albert-le-Grand, ils seront vrais au moins daus les grandes lignes : ces deux génies ont, pour ainsi dire, devancé par l'intuition les progrès les plus récents des sciences naturelles Mais combien de preuves directes ou de confirmations délicates de leur théorie philosophique ils s refusent par là ! De combien de joies intimes et de satisfactions vives ils se privent dans le monde aride où ils se mouvent ! Et surtout, comme ils tombent vite désarmés en face des Don Quichotte de la science moderne qui, pour ne pouvoir monter à l'assaut de leur forteresse philosophique, n'en dévastent moins les plaines plus peuplées de ls nature visible ! Enfin, je ne vois pas pour- Quoi on se contenterait de maintenir ese positions ; une sortie est utile, même parfois nécessaire durant un siège.Une armée de soi-disant naturalistes asniègent les rem- pis de notre philosophie catholique ; ils retombent urdement sur eux-mêmes à chaque nouvelle attaque, c'est vrai ; mais pourquoi n\u2019irions-nous pas balayer leurs Batteries, enclouer leurs canons et les poursuivre à outrance sur leur propre terrain.Paris fut vite affamé, mand le ravitaillement devint impossible ; il tomba, ju jour où son cercle de fer ne a'ouvrit plus à certains intervalles.C'est à une expédition de ce genre que je convie cette fois mes lecteurs.Et qu'ils se rassurent.La oel- lule, dernier élément des plantes et des animaux, n'est Bin Apris dés, pandant des ace, dérobées por i près s'être, t des siècles, dére par leur petitesse à l'œil du savant, les cellules ont dû à la fin devant la force toujours croissante de nos ins traments.qu'elles nagent dans un liquide comme les globules ce aang, ou qu'elles se tionnent agglomé- réea dans les tissus végétaux ou animaux, bon gré mal gré, il leur faut maintenant se laisser voir distinote- ment.Bien plus, grâce à leur transparence, nous pouvons en étudier les parties les plus intimes et r ainsi aux premiers mines de la vie.Vous aves là, en peu de mots, le but et le plan de mes sauseries.Seront-elles intéressantes ! j'ore l'enpé- rer ; nesont-clles utiles, j'en suis certain ; mais aeront- elles lues?Thats ths question : on à ni grand peur des questions scientifiques | Eb pourtant, pourtant, c\u2019est la science qui gouverne le monde.Pitt à Dien que de nos jours os fof la vraie science ! Gro, (À oudore.ÿ \u2014 = LA LEPTÉRATURE ESPAGNOLE «Mi les grands esprits, ui les Ÿ événements n'ont mate qué à l'Es ; l'intelligence et 1a société humaine y ont ag part quelquefois dans toute leur loire ; mais ce sont des faits folie, jetés çà et là dans l'hie- toire espagnole comme des palmiers eur des sables.\u201d Gumor.La littérature espagnole, plus que toutes les suives littératures de l'Europe, à traversé des phases critiques, que la position géographique de ls Pén » mps arrété l'emor littéraire en éloignant les contacts favorables, et parce que, tombant dans un excès opposé, elle s\u2019est ensuite fataloment fourvoyée par une imitation trop outrée de la littérature françaies.Avant de dérouler le tableau historique de la littére- ture espagnole, nous dirons un mot de langue de ls Péninsule.La langue d'un peuple est toujours intimement liée avec ses créations littéraires, et du grand dé- velappement de ls première dépend le sucoès et je per- foction des secondes.La fusion des races, précé-tant le mélange des idiowes, fit que les éléments constitutifs, qui sont Is base de I'idiome national, ne purent se lier, prendre de la consistance, que quand le caractère et l'ueprit des peuples furent profondément gravés et empreinte des tendances communes, dans des types généraux et invariables.C'est pourquoi ls langue nationale de chaque peuple ne s'est formée qu'avec les sideles.Les philo! diffèrent sur l\u2019origine de la langue espagnole.Phlanch (1) affirme que la langue espagnole existe depuis la république romaine ; Mayans la fait dériver entièrement du latin et soutient qu\u2019elle ne contient que très peu de mots arabes ; Conde (2), au contraire, fait du castillan un dialecte de l'arabe ; d'autres affirment qu\u2019au VIII\" aiècle il y avait encore en Espagne dix dialectes distinets : lo.le vieil nol ; 20, le cantabre ; 30.le grec ; 40.le latin ; Do.; 60.le chaldéen ; 7e.I'hébreu ; 80.le celtibérien ; Yole catalan ; 10e.le valonçais L'opittion la plus probable, celle qui est partagée par le plus grand nombre des savants, est que la langue espagnole s dû s'être formée, avant l'invasion musulmane, per les modifications que l\u2019idiome septentrional des Goths avait fait subir au latin.L'arabe, introduit en Espagne au VIII® siècle, a dû apporter de nombreuses moditications et affecter de beaucoup la pronou- ciation.Ona les langues anciennes et modernes de l'Europe en aix grandes farnilles distinetes : 10.langues ibériennes ; 30.celtiques ; 30.greco-latines ; 40.slaves ; So.germaniques ; Go.ouraliennes ou finoises.On à divisé la première famille, les langues ibériennes, en deux branches : le.en langues anciennes, éteintes depuis longtemps, comme les idiomes des anciens habitants de l'Espagne ; 20.en langues vivantes, comprenant le basque, parlé dans la Biscaye, la Navarre et quelques départements des Bassos-Pyrénées.y basque (euscuara), est un des idiomes les ples riches et les plus sonores.Il n\u2019a pas d'articles, ot a oonj a ons modes.Un grammairien basque a que ost idiome renfermait 1,502,448,000 ayl- labes, ce qui est dû à ce que je verbe peut sé conjuguer de vingt-six manières différentes et à os que chsque nom peut lui-même devenir verbe (3).Le basque se divise en trois dialentes : lo le déssaau, qui sot lo plus pur; 20 le quipuscea ; So le basque proprement dit, i pe, épi pi rer pr pt Provençal, en ogne, i au portugais, 4 Var dan dono perks of drt abvunlnen 8 en Espagne à mum le comm à chant.Plus lard le caille dété 68 a os.de l'autre fiuérent par lemportes en conservant - (A) Opusoutosr Gram : Bettaree.@) Mine de in dons, de los ernbey en Migant.(0) Le frauquis ne contient que 515,000 gy lubes.à ! 494 H.01Rs \u2018es a SN + Se N N ES a Ma NN N Ni RN ~, = x = ven x2 CN + du soy { ¥ oo) = \u2014\u2014\u2014 dé que = a, L'OPINION PUBLIQUE FAY ç AP \u201crot = I ETT To Vo ER Cu > ~ 7 Stee = se x = Eds edité > == nom \u2014\u2014 Tr ORR EA, an La J TLC SRT MT i J ete Se 55 au LEA.PR) = _ SNA 4\u201c .os Ne =» ir, A To = Teme \\ 4% am # w 4, È yore ab se oF = \u2014 Fay 2 # X day ei 7 oh a) 3 te PAR\" I ET 94, VÊTRMENT LAKNÉ DOS KT DEY ast) x oy Wor STEP, wag TA y \u2014\u2014 Pa te aR = J Up MARIE-R =) PUS = Ve oy: - pre ine soy orm 3 > , [he = i or fe, 2a AIG, sal \u2014_ So Ph Bs NAL - L\u2019OPINION PUBLIQUE 6.ROBE ANGLAISE (nos).29.TOILETTE DK FANTAISIE.28.ROBE SIMPLE.3 H.Ch 31.A0, PILLETTR DE CINQ ANS.\u201cI MANTEAU EX TARTAN.36.MANTRAU POUR GARCON, Gé.DASTHAU EN VELOURS (pos), D'AUTOMNE 37, a.VFLISSE, NOBR ÉLÉGANTE.27.ROBE ANGLAISE (DEVANT .42, COSTUUR 3FRSRY, MANTEAU EN VELOURS (DEVANT! J9.MANTEAU 4 PELERINE LONGUE.IR, MANTECU DE FILLRITE.499 EE En voyant le destin funeste de l'Itall vageon, \" or bre que lomquil br d'an it hig l'une terreur folle.El ne pordit point ôter, tête, néanmoins ; il conserva la Boul prise a ier In situation susui bien que «il ot Hé sang.frold, ot il ~ \u2014Macaroni à sou compte! Ce disable de mary comme um sourd ot parait avoir un poignet d'acier, TN route à bord, mon tour va vealr! avant une demi-minute il sors mauvais pour soi, et je vorrai trancher lo fi de mos jours deus Is plus fine fleur de ia belle jounense t' Bi, au contraire, je me Joute à l'œu, pas le moiudre Acourir.Je nage mieux qu'une grencuille, je forai Le pigeon et je ne roparaîtrai qu'à cent pas d'ici, & Tbe ces fhchouses\u2026\u2026.n'héslooue ver ma viet., 600 L'OPINION PUBLIQUE.= = rs \u2014 : «Ah! çà, Mathias, qu'y a-t-il donc?demanda M.d'Hérou- LES CRÈCHES ville très surpris.\u2014Cequ'ily a, monsieur le marquie?.répondit le pas- cour tromblant, en s'arrachant avec une poignée de I cheveux gris, il y a que nous sommes iene Perdis! répbia Tancrade.Parmi le céraphique cosaim, =Positivement, et I! ne nous route, à l'heure qu'il est, qu'à 1 £544 de Dieu po que sans fia, recommander notre âme su bon Dieu.vree son amour, chantent ses louanges = u ae cola ?.\u2026.\u2026 Dans le bonheur du Paradis, parcs que le corde du bac vient de so briur, et que nous Un n loin des concerts des anges, mous on allons à la dérivel.Ah! c'uet le diable qui s'en \u2018en allait cacher nos soucie, méle!., un bon cordeau tout nouf qui sort depuis six mois à peine et qui devait eervir encore pendant cinq ans, au Son frout blanc, penché vers la terre, moins } Oomiee une fleur aans eau l'été, \u2014Je vois bien l'accident, reprit Tancrède en souriant male Toujours de plus en plus paraissait attristé.gré lui, mais lo périt ne me parait à beaucoup près, aussi Si l\u2019eanul, quand on est dans la gloire du Pèce, Foarait flétrir un cœur, je dirais qu\u2019à part lui Ce bel ange avait de l'ennui, Fourquoi n'est-il pas de la féte ?Qu'est-ce qui le retient à l'écart, tout réreur ?des anges, comme un pêcheur, Pourquoi va-t-il, baïssant la tête ?IT Soudain aux piedu de Dieu l'ange s'agenouilla!.Que peut-il voaloir dire ou faire ?Les séraphins pour voir, pour entendre leur frère.Atrêtent leur Alléluis : HI Quand Jésus, se met-il à dire, Quand Jésus, votre Ale, pleurait, Au bercall où, tout nu, le froid le torturait, Je le consolais d'un sourire, De mes deux ailes le courrant, De mon soufle le réchauffant.Depuis, Seigneur, sitôt qu'un petit enfant pleure, Dags mon cœur retentit sa voix jusqu'en vos cieux.Voilà pourquoi mon cæur est en peine à toute heure, Vuilà pourquoi je suis pensif et soucieux.Sur la terre, Boigneur, j'ai quelque chose à faire ! Laissez-moi descendre en ce lion Où ne font que vagir tant d'enfants, à mon Dieu! Pauvres agneaux de lait, dans des réduits sans feu, Serrée du sein, wevrée des baisers d'une mère! Dans de chaudes maisons, je les veux abriter ; Je les veux bien couvrir, bercer et dorloter.\u2026 Dans les berceaux douillets d\u2019uno chambre commune, Je veux que chacun ait vingt tnères au lieu d'une Qui l\u2019endorment, l'ayant tout son soûl fait téter Iv Et du cœur et des mains ses frères l'applaudirent ; Les étoiles de Dieu dans les cieux tressaillirent ; Et, aes ailes s'ouvrant, l'ange ne tards pas, Ausai prompt que l'éclair, à descendre ici-bas, 1+i-bax, sous ses pieds, les chemins se fleurirent, Et les mères se réjonirent, Et partout les Crèches s'ouvrirent, Açe des nouveau-nés, où tu portas tes pas.Josers BoUMAHILLE LE MOULIN ROUGE PROLOGUE LE MARIAGE DE LASCARS XX UN DRAMS SUR Li RIVIÈRE Tout en disant ce qui précède, Mathias le passeur s'empresss de détacher la chaîne rouillée qui maintenait le bac, et saisit la corde dont le milieu plongeait sous l\u2019eau, et grâce à ls- quelle il vait, sans trop de peine, conduire d\u2019un bord à l\u2019autre la lourde machine.Tancrède, au lieu de mettre pied à terre, rendit Le main à ea monture qui, d'un seul bond, atteignit le milieu du bac dont on entendit gémir et trembler la mem comme si toutes les parties de la vieille embarcation allaient se dis- jeindre.Mathias poussa un profond soupir d'effroi et de résignation ainsi qu\u2019il le faisait d'ailleurs chaque fois que M.d'Hérouville montait dans le bac.Le valet, sans doute compatissant aux terreurs du pauvre homme, terreurs qu'il partageait pout-être Jusqu'à un certain point, deacendit et prit son cheval par la pour le faire entrer dans le bac.ta cord Je radeau Le passeur appuya sur corde, et le pesant.se sépa- tant lentement du bord, se dirigea vers In rive opposée.Tant que le bac se trouvs dans des eaux calmes, tout alls bien et la corde:à peinetendue fonctionna comme de contume ; maïs au hout de quelques minutes I'embarcation atteignit le milieu du fleuve, l'endroit, par conséquent, où les eaux se trouvaient profondes et rapides.La besogne du passeur devenait, sinon plus difficile, du moins ptus fatigante, et Mathias devait faire Un puissant effort u lutter riclorieusoment contre le courant.du ol contre le plat bord, et, se cramponnant deux mains au câble, il imprima à le machine une vigoureuse n craquement se ft entendre.Mathias, frappé an vimge par la corde soudainement déten- pouses 01 grand cri, et le bac, au lieu de continuer en droite ligne, oscilla d'une fagon brusque et tourna ser lui-même comme un homme pris de vertige et qui va tom- Puis snisi et dominé irrésietiblement le courant, 11 se mit à descendre le fleuve avec une prodigiouss, grand que vous le faites, père ins; nous ailons échouer ucemeut sur un bord ou sur l\u2019autre, et, selon toute appe- rence, nous on serons quittes puur un bain.=0h ! que non pas, monsieur le marquis! réplique le soeur, le courant nous porte eur la pointe de l'ilot, et la pointe de Vilot ust mauvaise! il y à là de vieilles souches de saules à Geur d'eau, qui mettront le bac en capilotade, et, tout à l'entour, des herbes ui épaisses et si druvs qu'elles lient comme des ficelles les jambes du meilleur nageur et le neyent en moins de rien! que mou saint patron et tous les saints aient pitié de nous, nous n'en reviendrons pas !.\u2014Mort de ma vie! murmurs Tuncrède, 1a situation esd grave un effet! n'aves-vous douc pas sous la main quelque aviron qui servirait de gouvernail et avec lequel il dovigaerait possible de diriger le bac et de lui faire éviter l'ilot?#7 \u2014Hélus! je n'ai rien de pareil, monsieur le marquid., & Quoi bon m\u2019embarramer d'un aviron quand J'avais ia corde 1.une corde toute neuve et si wolide! Ah! vur le @alut de mon Ame, je jurernis qu'elle à été coupée par malice f'et que Dieu punisre comme il le mérite le misérable qui & hu cela! Tandis que le bac désemparé continuait à re le courent avec une rapidité toujours croissante, @ que les paroles Ie nous venons de reproduire s'échangesient entre Lo marquis 'Hérouville et le passeur Marthiss, te baron de Lascars fré- miseait d'une joie infernale et ressentait les premières voluptés d'une vengeance qu'il croyait certaine.\u2014À la besogne, mes compères! s'é-ris-til au moment où la corde rompue devenait inutile dans les mains du passeur.Îlsoent à nous maintenant comme le lièvre furué par les chiens est au chasseur !.Sauvageon et Macaroni appuydrent sur leurs avirons, d'une main savante et exercée, et le bateau plat.quoique lourdement construit et chargé de elug personnes, Bla presque aussi vite qu'un you-you de la gine royale.La lune venait de disparaître erridre un rideau de nuages épais, une obscurité quasi compacte couvrait Is Seine, rendant plus terrible encore Ia situation des pasangers en détresse.Lascary entrevoyait à trois ou quatre cents pas de lui, comme une masse sombre et Hottunte sans sucune forme distincte, le bac vors lequel il se dirigeait._ Au bout d'un petit nombre d'instents, grâce à l'ensemble merveilleux et à l'incomparable habileté des rameurs, la distance qui séparalt les deux embarcations n\u2019était plus que de quelques toises.Mathias, malgré l'immense épouvante qui l'absorbait.entendit alors derrière lui le bruit cadencé des avirons.Il ve retourna : il aperçut barque chargée de monde, et il balbatis avec un délire d'i plus vif que sa terreur avait Sb intense : ; =U Letcau ! c'est un batlau ! monsieur le marquis, que Dieu soit béni! il ne voulait Pas notre mort! nous sommes sauvés! on vient i notre aidel,.\u2018Tancrède n'eut pas te tempége répondre.\u2014 Etes-vous là, Monsieur érouville ?demanda d'une voix haute Roland de Lascars.| \u2014Je suis là, répliqua le maquis, je suis Jà, fort en péril, à ce qu'il parait.Jetez-nous donc une amarre, braves gens, et vous recevres des preuves éclatantes de ma munificence aussitôt que j'aurai mis pied à terre.Le n se mit A rire bruyamment, \u2014Ah ! monsieur le marquis, reprit-il ensuite d'un ton sardonique, quelle erreur est la vôtre! nous ne sommes pas ici pour vous sauver.tant s'en faut! C'est moi qui, tout à l'heure, ai coupé In corde du bac.\u2014Malbeureux ! s'écria Tancrède, commis cette action infème ?=\u2014\u2014Daus le but de régler cette n 08 com) marquis d'Hérouville: Je vais vous \u2014Vous parlez de haine! fit le surprise, qui donc êtes-vous ?\u2014Je suis la vengeance.En prononcant ces derniers mots, Rol In détente de son pistolet ; un éclair détonation retentit et fut suivie d'un cri même temps un corps lourd frappe les Jaillirent et se refermèrent sur lui.quel but avez-vous avec vous.te de haine.avec une profonde de Lascars preses l'autre trous le revers de son habit, mais sans hor on tête ou sa poitrine.! -\u2014 bles! lâches assassins! cris M, d'Efégonville avec foreur et avec indignation, je vais vous mon que peut un homme de cœur contre une troupe de bandite¥i.En parttat ainsi il tira son épée, et enlevant som cheval de ta bride et des éperons, il Lui fit franchir le plat-bovd i! le précipite dans Le Seine et il le contraignit à nager de, oe forces à la rencontre du bateau plat.Le généreux animal obéit avec en souplesse et son'intrépidité habituelles nt bientôt son large poitrail toucha presque la chétive embarcation des asssesins.Une nouvelle décharge, faite à bout portant, enveluppe le marquis de feu et de fumée, mais en le laissant enin et muf, comme s\u2019il avait été revêtu d'une de ces armures invincibles et impénétrables que «ws onnes fées du temps de la ¢ rie errante donnaient à luars protégés.Quand le nuage de famée ee dissipa, Tancrdde prit I sive A sun tour ot poussa Hudgi jusqu'au bateau per un dernier effort.I! frappe de son épée le plus proche de ses léches agresseurs.Macaroni eut la mauvaise chance d'être celui-là.Lex canotier du golfe de Naples, touché vigoureusement en pleine poitrine, fit entendre un juron italien, lécha som aviron et rouls sans conhaissance su fond de ln barque.pas, ayons le \u2026 So yardans bisa SH £ vos seconds da plus où ef ban.vageon lança son pr.« loin de lui, puis, ce dresaant sur eo banc de remeur, il uns tête avec une supériorité incontestable, et s'exfglontit comme une flèche sans faire juillle une £00 batons, lived à lui v ui-même par l'évanouissement > uler sos équipiers, et par la fuite du second, mit bl ter, Que l'avait éait le bac quelques minutes auparavant AR\" ensuite avec dociiité le A! du courant qui l'entrai.Hadgi nagealt de toute sa vitesse pour se maintenir niveau, mais, géné par le poids de son cavalier qualourdier sea vêtements trompée d'euu, i restait en arrière, malgré se efforts, et la distance, minime d'abord, qui le véparait de lu barque, augmentait de seconde en seconde.Lascars, Haber ot Bergamotte rechangesient leurs armes.\u2014Ktos.vouy préts 7 demands to baron aux deux bandit, \u2014Uui.répondit Huber, nou sommes prêts.TAlues, feu! fou! tu ensemble, ot cette fois, finissons- eal.Les trois détonations se fondirent en une seule.Une vourde exciamation de Tancrède leur répondit.\u2014Touché ! cris Lascars avec une effrayante exprossion do trey phe, il est touché! le marquise d'Hérouvitle set blessé morti\u2026\u2026.Lascars se trompait.Cette fois envore Tancrède venait d'échapper, d'une façon que volontiers nous appellerions miraculeuse, sur balles dirigées contre lui, mais, avec un désospoir indicible, il sentait ie pauvre Hadgi, sou choval bien-aimé, ss monture favorite, tres- waillir, frissonner sous lui, aapirer l'air de ses naseaux halo.tants et battre l'eau de ses jambes nerveuses.Deux balles meurtrières travermient l\u2019encolure du noble animal ot lo eaux juilliseuit à Mot de cette double blessure.L'agonie d'Hadgi commença presque aussitôt ; elle fut courte, mais d'autant plus torrible que ce fier descendant des rois Ju Jarret (sion l'expression orientale) réunigesit en lui toutes los conditions de Jeunusse, d'énergie, de race et de vitalité puis vante, qui devaient lui promettre tune carrière presque interminable.Pendant quelques minutes Hadgi se débattit furileusement contre ln mort, puis ses forces s'épuisèrent avec son sang, ei bientôt l'an des plus intrépides fils de l'Orient, qui jamais alent lucté victorieusement de vitesse avec l'éclair, ne fut plus qu'un cadavre iuerte, flottant entre deux eaux.\u2018Tancrède, donnant un dernier et amer regret à ce fidéle serviteur, à cet ami loyal dont In perte était irréparable, nagesit dans la direction de l'ilôt dont quelques braxsée tont au plus Je séparnient.Le bac, évitant heureusement les dangereuses svuches de saules clont nous avons entendu le passeur parler au marquin.venait de s'échoner doucement eur la grève sablonneuxse de la petite ile.Msthina, agenouillé et les mains levées vers le ciel, priait Dieu avec ferveur de lui venir en aide et de sauver M.d'Hé- rouville.Ali, le second cheval arabe, semblant comprendre lo malheur arrivé à son compagnon, hennisanit d\u2019une façou tout à lu fois stridente et douloureuse.Enfin, la barque de Lascars, toujours emporté le cuurunt capricieux, avait doublé l'Ilot au lieu de s'échouer sur lui comme le bac, et se perdait déjà dans les lointaines ténébres Laissons le marquis prendre terre et s'étonner de ve retrouver vivant et sans blessures après avoir ossuyé un si grand nombre de coups dv fen.et rejoiguons Bauvageon que nous avons quitté tout à l'heure au moment où il vonsit d'accomplir son plongeon audacieux.Ainsi que nous le lui avons entendu dire à lui-même, le propriétaire du cabaret du bord de l\u2019eau nageait aussi bien qu'une grenouille ; il semblait se trouver dans l'eau au sein de son élément natal, et volontiers ll aurait rendu des points au plus agile des brochets., Qu'on juge de son étonnement et de son effroi, lorequ'après être descendu rapidement par In violence de son impulsion jusqu'aux plus extrêmes profondeurs du lit de la Seine, il 6e trouva dans l'impossibilité subite et abeolne, non seulement de remonter à la surface, mais encore de nager entre deux caux.ainsi qu'il en avait le projet.Cette impuissnce devait avoir une cause, .Sauvsgeonls chercha.11 crut d'abord qu'il se trouvait engagé dans un réeeau de ces herbes perfides qui si souvent causent le mort des plongeurs imprudents.Il explors rapidement l'espace autour de lui; il le trouve libre, et cependant un poids incompréhensible continuait à clouer ses pieds sur le sable, tandis que quatre tuises d'eau ent incemmrument au-dessus de es tête.Pendant la centième partie d'une seconde, Sauvageon 4 crut victime de quelque aurnatarelle influence, de quelque ma- léâice inoul, et se comme perdu.Tout autre à ss place, en effot, se serait noyé cent fois pour une.Bes artères v'engorgesient, an poitrine es gonflait, devenant trop étroite pour son carer dilaté, ses tempes battaient à se rompre, lu auffocation était imminente.Sauvagoon, commas les pécbears de perles de Ceylan, avait la force de pasote sous l\u2019eau près de deux minutes, et, grâce à La puisssuce de l'habitude, les plus terribles symptômes n'amensient point ches lui d'asphyxie immédiate.D'alileurs, tout ce que nous venons de dire avait travers son cerveau avec la rapidité de l'éclair.II est des instants où l'intelligence de l'homme en péril acquiert une lucidité plus qu'humaine.I Soudain, il frissonna de la tête aux pieds, dans son ince! humide, como si I'étincelle slectrique venait de lo touc - HI ne souvenaitl, .,, il comprenaitl.Vincompréticnsible phénomène n'avait disormais plus tien d'obscur. \u2018L'OPINION PUBLIQUE \u2014\"=\"\"\"e ve moment lo cabaret du bord de lean iadrs à vapéiidee conduite pue Huber, notre Donage wavall pas cou devoir 66 péparer ce qu'il .Cette on Fob tous do six livres, jointe aux cent livres par cars pour assurer le bateau contre toute évontualité fâchouse, t outre mestre une ample ceinture de cuir serrée autour reins de Gauvageon.Le roste se devine.Jouait ici le rôle du payé qu'on attache as cou du chien avant de le jeter à l'eaul.,.le trésor noyait son maitre li.La ponsée qu'il fallait choisis entre la ruine et la mort fut Mes polgnentes l'an is 50s danas Taos oe 2 'un ces re inex u font blanchir soudainement les cheveux d'un homme! .2 un mot, il bésite presque |.mais le tempe pressait.\u2026.l'a- je alluit commencer.le misérable s'affaibliesait.D'une main défaillante il détacha la ceinturon, ot son corps allégé remonts brusquement, ainsi qu\u2019un bouchon do liège, à ls surface du fleuve.Là, l'infortané reprit haleine, et, suffoqué, haletant, asphyxié plus qu'aux trols quarts, à peu près incapable de tout mouve.sent, il so Inisen floiter comme une épare inerte, «ans s'inquiéter de savoir oh le courant l'ontraînait.= LE DRAPEAU (Suite) 11 ne savait de toute ls longue allemande que le nom de l'église où se trouve, dans cette ville so le et régulière, ornée d'arosdes, de palsis, de statues, ls tombeau de Frédérie-le-Grand, Garaison Kirche.Un passant la lui indiqua du doigt.La Garnison-Kirche, à Potadam, nue et grise, comme toute église protestante, n'aurait rien de remarquable, à coup sûr, si elle ne contenait le tombeau du grand Frédéric.C'est un temple froid et clair, avec des et des galeries de bois, des murs sans ornements, des verrières sans couleur.Quelque chose comme une église de campagn.Le cercueil du roi emplit, semble- til, cs lieu sans grandeur.Il est de plain pied avec le visiteur, ce tombeau devant lequel s'arrêta le vainqueur d'Iéns, pensif et satisfait.Au milieu de l\u2019église, dans un cavesu factice en forme de chapelle, le tombeau, d'aspect noir, en étain, sans ornements, spparaît, faisant face au sercueil el, à travers la grille de fer qui les sépare de l'église et de l'accès du public.Jadis figuraient là l\u2019épée et les décorations de Frédéric-le-Grand.Napoléon, en 1806, les fit emporter.Et comme un des siens lui conseillait de mettre à son côté l'épée du grand Frédéric : \u2014Imbécile, répondit l'empereur, j'ai la mienne ! La Prusse à fuit à son roi des trophées de nos drapeaux.Deux trophées d'étendards captifs ornent la chaire ou chapelle de marbre qui surmonte le sépulore royal.\"Au-dessus de cette chapelle, une sorte de galerie s\u2019élève, dominant le tombeau ; on y parvient à droite et à gauche par un escalier, et, arrivé à la galerie, on aper- goit alors au-dessous de son regard les dalles noires et blanch2s de l\u2019église, la grille qui s'ouvre sur le caveau du roi, les deux faisceaux de drapeaux français, de ces drapeaux de la grande armée aux couleurs fanées, aux franges déchirées par les balles, et qui pendent, carrés, à leurs hampes bleuâtres, Les plis poudreux de ces drapeaux des grandes guerres arrivaient alors jusqu'à la portée de la main des visiteurs.Depuis quelques années, une sorte de balustrade en sépare davantage le public.En se penchant sur ls galerie, on pourrait cependant encore toucher cette soie déchirée, déchiquetée dans le combat, et qui répand comme une odeur de salpôtre et de poussière.Ces trophées des victoires de Blücher étendent ainei leur ombre sur le sommeil du roi philosophe.Les patits-neveux du vainqueur de Rosbach témoignent de leur haine contre les vain- Queurs d'Iéna.Tout cœur français se sentirait durement frappé à ls vue de ces drapeaux, arrachés aux mains crispées des morts de Warteloo.En entrant dans la Garrison.Kirche, Fougerel, pâle, contenant, sous une freideur feiute, l\u2019émotion la plus profonde qu\u2019il eût ressentie de «4 vie, s'avançs lentement, les veines glacées, et tout d'abord nes yeux s'arrêtèrent aur le tableau des médaillés de 1813, morte & Potsdam, invalides de Ia guerre de l'indépendance allemande, dont on encadre les médailles on pouvenis de leurs ae faits WZ Sepitaine regards cela, s\u2019avançe ensuite jusqu' grille de chapelle, puis il vantia brasquement.Au-dessus de lui, là, dans Is lumière presque insultante d\u2019un reyon de soleil, il avait vu enfin des drapeaux tricolores, des drapeaux français, avec lours lettres d'or et lours ins- eriptions.Un coup de couteau ne lui eût pas fait plus demal.Il ee sentit pris d'une rage profonde on les tegardant, ces drapeaux noircis et funèbres comme des srêpes de deuil.lui fallut demeurer un moment im- Mobile, tant son émotion était Le sang lui Montait au front et battait à ses terpes.Pais le capi- fains revint à lui, et il passe bar oon orhne qui beta, Sur ore yeux gros de larmes, on main tremblante, lors u'un vieillard ue gigantesque, maigre, eco, la Doustsche rude, Doit d'une casquotie à oouvide noire et blanche, ot portant une capote grise de sous- officier, s'approcha et, à \u2018avoir un moment conai- déré, lui dit d'une voix gutturale : \u2014Monsieur est Français | Monsieur veut visiter 1 \u2014Oui, répondit alors Fougerel en secousnt son émo- ion quel la chapelle, l'ourrit, fit quelques vora pelle, l'on alluma une chandelle puis œ'arrétant uement de- vent le tombeau, sur lequel tombait ls lumière, et prenant instinctivement la correcte et machinale du soldat prussien à l\u2019exercice, il commença d\u2019un ton de litanie l'explication qu\u2019il donnait, depuis bien des années, aux visiteurs.1 détailla les hauts faits du roi de Prusse, le récit de ses combats, puis, désignant les tro- hdes suspendus au dehors, il entams machinalement récit de la bataille do Waterloo, oi les drapesux fran- gais avaient été conquis ; mais au moment où il pro- nongait oe nom de défaite : \u2014Inutile, interrompit Fougerel, jo sais.j'y étais.\u2014Ab | fit le sous-officier en demeurant immobile.I] oe fit un silence glacial entre ces deux hommes.Le capitaine, l'œil âxe, ne disait mot.Tout à coup le en, au bout d'un moment, demands tout bas à Fougerel : \u2014Quel régiment \u2014ler grenadiers de la garde, derniers carrés ! \u2014Ah ! dit encore le Prussien, c'est mon régiment qui vous a chargés.uel régiment 1 \u2014Huseards noirs ! Le capitaine ne répliqus pas, mais il redreses sa haute taille, et regardant le gigantesque sous-officier droit dans les yeux, il fit passer dans l'éclair de sea prunelles touts ss rage concentrée, toute se fureur passée, toute sa douleur présente, et, devant l'électricité farouche de ce regard, le gardien baissa lentement ses peupières sur ses yeux d\u2019un bleu gris st froid.était comme une flamme de lutte ancienne qui brillait et inoendiait encore, montrant la profondeur sinistre de la haine passée entre cos combattants d'autrefois, maintenant vieillis, cassés, courbés parl'âge.Après trente ans, ls patriotique colère, la rage de la môlée subsistaient dans toute leur fièvre ardente.Fougerel, raide, yaperbe, fit d'un pied assuré deux pas en avant.\u2014De là-haut, dit froidement le gardien en relevant un peu la tête et en montrant la galerie, puis l'escalier qui y conduisait, on voit mieux les drapeaux.A ce moment même, la porte de la Garnison-Kirche vouvrait eb se refermait avec bruit.C'était une famille de touristes anglais qui y ontrait on parlant très haut.Le sous-officier, avec cette avidité de valet qu'ont le plupart \u2018de ses compagnons d'armes, quitta un moment le capitaine pour aller recevoir les visiteurs, dont il attendait sans doute un pourboire plus considérable, ot Fougerel en profits pour sortir de crypte et gravir aussitôt les marches qui conduisaient au premier étage.Son cœur ssutait sous son habit boutenné.Une fois arrivé sur cette sorte de terrasse, le capitaine, en se pepobant, eut comme un éblouissement.Là, près de ui, là, les aigles, dans la lumière, faisaient étinceler encore leur or poudreux ; les inscriptions glorieuses éclataient sur les drapeaux déchirée ; là, à portée de sa main, courbés en éventail devant le tombeau du roi prussien, les étendards de la vieille le semblaient couchés comme des courtisans qui saluent un maître.Quelle âpre es violente douleur : les revoir en ce lieu, captifs, offerts à la curiosité banale ou à l'ironie des foules ! Quelle fièvre aussi, quel immense rôve : les sentir si près, les voir près de soi, les toucher ! Le cœur de Fougerel battait horriblement, et une sorte d'angoisse lui serrait ls gorge et le faisait vaciller sur ses jambes, 11 avait envie de s'élancer sur ces trophées et de les jeter bas, d'un coup violent, inoui, et de se précipiter avec eux dans le vide, les tenant embrassés, lorsque tout à coup, justement sur celui des drapeaux qui se trouvait le plus rapproché de la balustrade oh if e'sc.coudait, le capitaine aperçut, luisant encore, le chiffre de son régiment, ce chiffre 1 des grenadiers ; il le revit, 0e lambeau euperbe pour lequel il avait joué et donné aa vie; il ln reconaut encore à cette pe brisée, dont une balle - vait emporté l'aigle, alore que le capitaine l\u2019agitait dans la fumée.Le drapeau ! C'était le drapeau du régiment, le drapeau lacéré, déchiqueté, aur les corpe étendus, et recousu, pour la plus grande gloire de la Prusse, par les jolies mains d'une princesse allemande.\u2014 peyre | Malapeyre | murmurs instinetivement Fougerel, Il se sentait poussé par an sublime vertige ; il se penchs sur Is balustrade, stteignit de es main droite fidvreusement étendue lo dmpeau dont la soie vieillie Caroma see doigls comme une u de femme, et le nant alors pleine main, d\u2019un coup violent, tirant à lui l'étoffe encrée, il l'arracha, la déchira Tpit l'attira vers lui, la baiss avec une joie débordante, puis hw pment, comme #il venait flo commettre un for- serre d'un geste prompt ce lambeau tricolore sur sa poitrine, boutonnant en jhe a , ok 89 To 501 VS jue là-bas, dans l'église, le drussant tout à coup, tandie q e, dune l'égl le siteurs : \u2014Approches, s\u2019il vous plait ; le torsbeau est su milieu.en ce moment suprême à un Fougerel, pareil qui vient de recevoir l\u2019hostis, \" les marches qu'il avait gravies tout à l'heure, et ému jus qu'aux os, étouffant son immense joie, il ne sengesit qu'à regagner la porte de l'église et ls rue.\u2014Au bas de l'escalier, devant la grille du tombeau, il se heurta contre le gardien qui le regardait, l\u2019air obséquieux, la mais tendue, Fougerel lui donna au hasard, sans le regarder, une ièes de monnaie (le gardien dit depuis que c'était un uis d'or), puis, brusquement, le capitaine alle droit devant lui Juss ls porte extérieure, 11 étouthit.L'air du dehors le frappe en plein vis:ge, frais ot ban.Fougerel ôta son chapeau et se mit à marcher tout droit, à travers la place, d\u2019un pas rapide, ne songeant plus à la voiture qui l'avait amené, ne pensant à rien u'à fuir, qu\u2019à emporter, à cacher, à dérober sa conquête.L'idée qu'il avait volé quoi que ce fût ne lui venait pas : il n'avait que Is joie du soldat qui a em- Porté une position d'assaut, et qui se trouve sain et sauf après la victoire.Ce drapeau sur la poitrine lui causait comme une chaleur réchauffante.Le capitaine rayonnant, et cependant son cœur battait à coups précipités.Le carillon de la Garnison-Kirche se mettait justement à jouer en sautillant un air guilleret, heureux, un air français.Fougerel l'entendait.Il lui semblait que le carilion.célébrait son triomphe.Il avançait à grands pas, comme à la charge.Ces rues droites de Postdam, tirées au cordeau, semblables à celles de Versailles, lui semblaient interminables.D'ailleurs, il ne voyait rien, il avait devant les yeux comme un voile.M allait.Un contentement vaste, profond, absolu.l'i- mondait d'une joie qu'il n\u2019avait jamais ressentie, joie de fiancé enlevant es fiancée, de poète touchant à son rôve, joie de fou embrwsant sa chimère, ou plutôt joie plus profonde et plus grave, la joie faite de volonté du soldat qui vient, en dépit de tout obstacle, d'accomplir son devoir et de gagner la bataille.(La fin eu prochain numéro.) EE NOUVELLES DIVERSES \u2014Certains journaux affirment que M.Sénécal doit s'établir définitivement à Paris.\u2014A Paris, sur un bon nombre de rues les plus fréquentées, on remplace le pavé en pierre par le pavé en bois.\u2014 Frédérick Mann, l'asssæsin de ls famille Cook, à #44 pondu vendredi dernier, à L'Orignal, eomté de tt.\u2014Les directeurs du chemin de fer urbain de Montréal ont déclaré un dividende annuel de sept pour cent avec un bonus.\u2014Le procès de la femme Coats, accusée d'avoir empoisonné son mari à Bulwer, district de Sherbrooke, s'est terminé par un verdict d\u2019scquittement.\u2014À St-Pétersbourg, la dame supérieure et sept autres dames, attachées à l'institut Maris, qui est sous le patronage direct de ls czarine, ont été arrêtées sous accusation de nihilisme.=\u2014M.Charland, constructeur, vient de mettre sur ses chantiers, à Lévis, la quille d'un nouveau navire.On prête à M.Samson l'intention d'en construire, lui aussi, un ou deux oet hiver.\u2014Jeudi dernier, à Québec, dans le transport d'une pièce de canon, l\u2019un des membres de la batterie À, le caporal Hunter, à été tué instantanément.Le défunt était marié.\u2014Le diocèse de Portland, qui comprend les Etats du Maine et du Now-Hampehire, va être divisé, vu l'ac- croisement de la population catholique depuis cinq ans.\u2014Jack Standford, conducteur d'omnibue, de Las Vegas, Nouveau-Mexique, coups la gorge de sa femme et pratiqua ensuite la même opération sur lui-même.\u2014Le commerce de pommes se fait sur une grande échelle depuis quelques semaines.Un comm att du Vermont en a vendu pour «à part trois mille barils à un commerçant d'Ottawa, \u2014Lestrois individus qui ont été arrêtés ces jours derniers à Duluth, E.-U., pour avoir contrefait de ble lets de la banque de Montréal, sont originaires du _\u2014Le successeur de Marwood, le célèbre bourreau 5 are hole Lee nomme Jaines Berry, por ans, se trouve t hes 8, \" actuellement employé chez un __\u2014 PTT kL Ai Un Ah ¥ Hin A If i i i hy 14 # 3 gl he LUE.7 Y i bo 1e x i i : M i 2 i TTT ee fom Cp a TE arb \u2014 Tim \" =.af 9 5 mt 17 ae ee Sor 7 pr iy i say em?5 Sudo À yogi = vi [J « JL #0 ET i ik yg \\ ir voy J pe 1 by PRY h = on \\ AR bog a W\\ \u2014 ie iE W™ > | 8 a | WN 7 pas [DE > J SN e\u2014 LT \u2014r oe, oy ae >= ee = it hn ! ni it E PS, eT, «1 Ï ~.a As if + { A Je 4 \u2018 il pd A i bi À i A3 ss) i 7 1p \u201ca Ludi, Az \u201cmu / x iW! 7 on | bh, 3 fd À AU 3 i\" \\ Ww | i \\ n i Ë LA i ! } | hs) wy hi 1\" ih | 3 { 200 Ti [8] yi Af |; w | i u /v : oY _ à th ~\u2014 i \u201cAt Ÿ ECTS pu RS Cf à ra EE = i } Ay i thir Lé A | | i 7 | pl I\" HG A | du, UE I ; ; | al \\ À R IR A A [ 4 / i FN } N J fh iN WI | hl hill j 2 ii I | qu, % ll a \"4, ili ] [ah Li 3 li i mm em \u2014 pa \u2014\u2014 gndITENd NOINIdO.T 206 \u2014 La compagnie du chemin de for \u201c* Manitoba South pacorn * vient d'offrir À la compugaie du l'acitique de La vendre sa voie ferrée.dette dernière va ueceptor otfre, dit-on.da garnison de Pueblo, Mexique, vient de s'insur- sarce que sa solide ne lui ot pas payée réguhere Il se pourrait buen que dos agents du gouverne in fussent au ford de cette affaire, der.nt GTS CQUES [us Américains, à [ondres, viennent de perlre d'un denn million de pastes en paris, Ils avaient \u201c2e à peu près entle somme sur le cheval Garollé, «uté battu.Los recettes du pont de Brooklyn depuis son ou- are quaqu'au À courant, c'osti-hire dopa oe - , ont été de $64,930, done 834461 provenant : s ruetuns, SS15UI dus voitures #4 3,000 due tramn- wove L'embranchement de Saut Charles oot arrive a
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