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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 11 octobre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1883-10-11, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré \u2014 Prix du numéro: 7 centins.\u2014Annonoes, la ligne : 10 centia Toanement, $3.30 ~Fayé d'avance, $2.00 \u2014 Etats ° os Bo eu re du .a faut donner Vol.XIV.No.41 Los remises dan t doive Le faire vas lettres enregistrées où ! Journal, ot l\u2019argen: ven: On nn quinse jours d'avis.Montréal, Jeudi, 11 Octobre 1888.paz un bon sur ls poste.\u2014 SOMMAIRE Texte: Les cieux ot leurs habitants (wuite), par Glullo.\u2014 Notes sur l'Irlande (suite et fn), par G.-A.Dumont\u2014 « Le voyage de M.Perrichon.\"\u2014Nos gravures : Inauguration du monument de la défense do Paris; Pluisir partagé; Viaduc de Garubit (Cantal, France) ; Types et particularités d'Amsterdaun\u2014Marwood\u2014Choses et autree.\u2014 Poésie : Cauchomar.\u2014Le moulin reuge (suite).\u2014 Ob et là\u2014Le drapeau (suite), par Jules Claretie.\u2014Le Rosaire, \u2014Nouvelles diverses.\u2014De tout un peu.\u2014Les échecs.Gnarvnns : Le Monument de le Défense de Paris; Plaisir partagé; Le chemin de fer de Marvéjols à Neussargues (France)\u2014Le visdac de Garabit\u2014Hollande : Egypte et particularités d'Amsterdam.EEE AUX ABONNÉS DE QUÉBEC Nous informons respectuousement nos abonnés de Québec que M.A.J.Frigon, un de nos agente, leur rendra visite d'ici & peu de jours.M.Frigon est autorisé À collecter les sommes dues à l'administration, à donner des reçus, etc, Nos abonnés à L'Opinion Publique voudront bien prendre bonne note de oet avis.Qu'ils soient prêts quand notre agent se présentera chez eux.LES CIEUX ET LEURS HABITANTS (Suite) \u2014 XVII ANALYSE SPECTRALE DES COMÈTES.TÉNUITÉ DE LA MATIÈRE COMÉTAIRE.LA QUEUE DES COMÈTES.SA FORME ET SON NOMBRE VARIABLE; LONGUEURS PRODIGIEUSES ; MARCHE ; NATURE PROBABLE.Toutes lee comètes, il est certain, ne viennent pas se mouvoir aussi près du Soleil dans leur péribélie ; mais toutes, eu égard à l'allongement de leurs orbites, se trouvent, pendant leur course, à des distances diverses de ce centre et partant dans des conditions tout à fait différentes de température ou d'autres manières d\u2019être dépendantes de l'influence solaire, comme sont, par exemple, l'attraction et l\u2019action électrique.\u2018est vraisemblablement à cette cause et A nulle | autre que doit s\u2019attribuer la conflagration soudaine de quelques comètes, comme aussi l'étrange phénomène observé dans la comète de Biela, ainei appelée du nom de l'astronome qui la découvrit en 1827.Cette comète, qui se montre plusieurs fois, et la dernière fois, en novembre 1845, ainsi qu'on l'avait prévu, se sépam tout à coup en deux le 13 janvier 1846 ; après cette explosion, les deux fragments poursuivirent leur route de compagnie comme deux comètes distinctes, chacune avec en tête, son nucléus et sa queue.Quand ils rope- rurent en 1852, Uy amis entre les deux une distance de 2,000,000 de kilomètres.Ephore, un historien greo cité pe Sénèque, nous à laissé le souvenir d'un fait pareil, arrivé en l\u2019an 371 A.C, ; les annales chinoises, elles aussi, font mention de trois comètes apparues ensemble en 896 À.C.Dans d'autres cas, pr par nos astronomes, les nucléus étaient com de deux où plusieurs centres de condensation distincts et parfois séparés les uns des autres.Quoique les transformations, eubies par ces corps célestes, doivent d'après la raison v'attribuer en grande partie à le puissante action du Soleil, il est cependant difficile de dire en quelle condition physique ils ar- vivent des profondeurs du ciel dans le monde de notre système.Pour ne parler que de le lumière, bien qu'elle partie ridaxe comme celle des planètes, en elle est propre au nucléus ou à la nébulosité Qui l'entoure, De plus, nous le esvons par le apeotros- cepe, cette nébulosité est formée de carbone et d\u2019un de ses composés.Toutes les comètes, soumises jusqu'à ce found Tao rode lignes visibles dans Tou a t tit les trois lignes visibles eur o dont Tone est rouge, l'autre violette et la troisième verte, mais beaucoup plus vive que les deux autres.Le spectre de la comète de cette année (1881) s été treuvé presque identique à celui de ls flamme azurée de l'alcool : on doit done compter, au nombre de ses comprsants, outre le carbone, l'hydrogène et l'asote.Pour eo qui est de Ia masse des comètes et de leur densité, ou mieux, de leur extrême ténuité, ce qu\u2019en dit directement leur aspect nébuleux est confirmé per le fait qu'elles n'exercent aucune attraction sensible sur les corpe de notre système, quelque près d'eux qu'elles ut.La comète de Lexell est venue à diverses reprises tout près de Jupiter et de la Terre ; et cependant ni ces deux planètes ni leurs satellites n\u2019en ressentirent aucune perturbation.Selon toute probabilité, la Terre et la Lane traversèrent en 1861 la queue d'une comète parue cette année-là et qui, le 30 juin, n'était éloignée : nous que de 440,000 kilomètre ; en: l\u2019unique effet qui put être re ué fut un lat comme celui d'une aurore boréale, observé Liais à 6 heures du matin.Par conséquent Is masse des comètes comparés à celle des planètes est mathématiquement égale à zéro, et sous ce rapport Herschel avait raison d'appeler ces astres des riens lumineux.C'est ce que l'on pout encore conclure de l'immensité de leur volume.La comète de 1811, dont le nucléus probablement solide ne mesurait que 692 kilomètres de diamètre, avait une atmosphère nébuleuse de 1,800,000 kilomètres.Que dire de la ténuité de cette masse qui, avec un pareil volume, était de fait une chose si petite qu'elle ne produisit aucun effet sensible mime sur une nos planètes 1 Cependant, incomparablement plus tenue est la matière dont se compose la queue des cormètes, si toutefois l'on doit considérer cet appendice comme appartenant à l\u2019astre auquel il est apparemment uni.ici, nous istinguons avec les astronomes modernes ce qu'ils appellent la chevelure d'une comète de ce que tout fe monde désigne sous le nom de sa queue.d une comète commence à poindre dans les régions les plus éloignées de l\u2019espace, elle est, comme généralement les corps célestes, de forme sphérique, sans appendices ni étminences.Mais à mesure qu\u2019elle s'approche du Soleil, la matière tenue et inoohérente dont elle est formée, ressent de plus en plus l'attraction et l'influence calorique de cet astre : la comète prend alors une figure ovale et allongée dans la direction du soleil.Puis, de Ia partie expusée au soleil, s'élèvent comme des vapeurs qui, se détachant du nucléus à la manière d\u2019étinoelles, se replient peu à peu derrière les flancs de la comète comme si elles étaient poussées par le vent ou arrêtées dans leur course par un obstacle quelconque.À ces panaches, appartenant sans aucun doute au corpe de la comète, on donne le nom de chevelure.On peut à peine dire d'elle qu\u2019elle est un prolongement de la comète, oar elle s'étend très pou en arrière du nucléus, et souvent elle s'etend plus même en avant qu'en ar- Mais à la chevelure, sans pouvoir bien définir la limite précise, se joint cette traînée lumineuse plus ou moins , quelquefois démesurée, par laquelle les comnètes attirèrent de tout tempe loa regards et l\u2019attention des peuples stupéfiés et souvent atterrés par la forme étrange de ces météores.A cet appendice on a donné en propre le nom de gueus.La plus longue queue cométaire, dont on ait gardé le souvenir, est celle de la célèbre comète de 1843, La- uelle avait 320,000,000 de kilomètrns, c'est-à-dire le uble et plus de la distance de la Terre au Soleil.La comète 1680 avait ane queue de 340,000,000 de kilomètres ; celle de 1847, une de 212,000,000 ; celle de 1811, une de 176,000,000, pour ne rien dire des autres moindres.Il y à eu aussi cométes aveo trois, quatre cinq ou même six appendices de cette nature, intenant, que ces appendices lumineux dépendent, sous beaucoup de rapports, de l'action exerode par le Soleil sur la comète, c'est là une chose évidente, puis- ju\u2019ile ve forment quand ces astres s\u2019approchent de notre foyer ; mais quelle est la vraie nature de cette action, il n'y à aucun moyen même de le conjecturer, tant ses effets sont contraires entre eux.Avant tout, la queue s'étend d'ordinaire dans une direction opposée au Soleil, comme si la comète proie tait d'elle-même une ombre non pas obscure mais lumi- Reuse : ce qui va contre la persuasion vulgaire d'après laquelle les queues des comètes seraient comme des trainées suivant toujours le corps principal dans es course.La vérité est que ni la chevelure ni la queue ne suivent Ja comète, excepté pendant le temps qu'elle se dirige vers le Soleil ; au moment où ls comète passe per le périhélie, elles s'étendent à son côté et quand elle est passée, elles la précèdent.On pouvait en con- elure à une action répulsive du Soleil sur ls matière extrêmement dilatée des queues.Mais outre qu\u2019il n\u2019y a jusqu\u2019à présent aucun phénomène pareil connu dans la natitre, voilà que des comètes se sont vues, comme celles de 1824, 1450 et 1851, lesquelles avaient, outre la queue régulière, une autre queus opposée au Soleil, De plus, pendant que les quenes les plus visibles citées plus-haut s\u2019atinchaient à des comètes extraordinaire ment rapprochées du Soleil, on « vu ls queue d\u2019une autre, en 1835, diminuer avant l\u2019arrivée de l'astre dans son péribélie.; Quelques astronomes, considérant l\u2019ini ble vélocité qu'il faudrait attribuer à la matière des queues, dans le cas où elles fersient partie de l'astre, pensent qu'elles ne sont en substance qu'une phosphorescenes produite dans l'éther de la comète, grâce une modification produite sur elle par le voisi du Soleil.Prenons pour exemple la comète de 1843.Sa vélocité dans le périhélie fut telle qu'elle parcourut 550 kilomètres à la seconde et sur, toutes les vitesses connues dans l'univers.Très bien ! mais, pendant tout ce trajet, elle avait à ses côtés, décrivant une courbe extérieure, l'immense queue de 240 millions de kilomètres, et cette queue, à son extrémité, aurait dû se mouvoir en raison des 800,000 kilomètres à 1a seconde, c'est à-dire, avec une vitesse deux fois supérieure à la lumière.Sous ce rapport, l'hypothèse, d'après laquelle la queue des comètes ne serait qu\u2019une i due à l'influence solaire, paraîtrait très probable.Mais, il faut l'avouer, la raison prochaine de cette illumination et les lois qui la gouvernent, nous sont tout à fait inconnues; et la tâche d'arriver là-dessus à des données certaines sera toujours difficile, eu égard à l'instabilité dea phénomènes ci-dessus mentionnés.D'un autre oôté, on ne saurait oublier combien la forme variable de cette queue ajoute à l'embarras des astronomes : quand en effet elle ocoupe une ligne droite, elle se prête à l'hypothèse de l\u2019illumination, mais quand elle se montre courbe comme un panache, elle semble la renverser de fond en comble.Tolles sont à pou près les données des astronomes sur la constitution des comètes et sur lours lumineux appendices ; ces données ont bien leur valeur, si on les compare à l'obscurité absolue dans laquelle les anciens étaient plongés sous ce rapport ; mais comme elles paraissent peu de chose, en regard à ce qui nous reste encore à éclaircir ! Gio.(A suiore.) NOTES SUR L\u2019IRLANVE (wits) vo L'Angleterre qui avait surtout lo désir, en o'annexant l'île sœur, d'en un pays protestant, ne négliges rien pour parvenir à ce but, ainsi que nous avons pu le voir par ce qui précède.Mais elle ne put jamais y parvenir, et elle fut foroée, en définitive, de devant les demandes du peuple irlandais qui voulait avoir en liberté religieuse.Les malheureux paysane reçurent ls nouvelle de leur indépendance religieuse avec le plus grand en- thousiseme, non seulement parce qu'elle four permettait de quer librement le tel oatholique, mais aussi parce qu'elle leur enlevait en même tempe des umination de l\u2019éther | ç \u201c 1x2 Hits enortties qu'ils ctuent obliges de Centietien dut clerge protestant.Ce point perne, des Irluntes continuereat Leurs try Sau pour Leher d'ucquetr le second pout de leur programe {a liberte politique.les tes attendaient dus obstacles qui n\u2019ont Pas encore disparu et qu ne disparsitront vrusemblablement kdl payer pau * 8 .Les Augials, pour diverses Tasons, ne feuvent ct ne doivent pas, poitibqiement partent, donuer indepen dance aux Irland as, La premiers rauson Peat wan le Sx opines est Tae danger qu'il y aurait pour l'Ancleterrs de l'établisee- ment d'un toscane dont elle ne serait \u201cpuce que pur detrei De puis, drcanie, T'Aibon prvee dha des plas bean il arene de one one En perdant cvs, vile deviendie une see nde Antic, cop la rendront meaphl d'accotaquer tes par La perte de fatids desserts de su politique amiationse, Eile erserut en quelque sorte Frere pant dire aie pits aes continent ale wy atl pas ate Laem pias forte contre suce de PUvatude, quete retina rat to it teat ben remu Ch.- > - Non aie pt vhoinr demati 4 20 tant eres WV Baal ont eaes tomers vies Joan omy ce agg Pat spies ste sutetaiue, Le presse an ass, de Tonalin Probie SOUS UD OMAGV AS VAT ses 1e formes d'inaudtes, et de leur ten dre le apir Leds hostile.Les quuittsoux at dconsian + d'insus paressenx, ive zee, dies ins, pts suite les iusttiaites he sna dont ts einen: Leur toctique e< de rendre Unpopnituire toute 1 forme detuatilre donner an sentant de rain 4 + politique agressive de Li Grande Brome a dent de l'Irlani-.Mais.losireus-ment, l'Etrope.que ue lisons-nous le monde ether, cut à quoi sen teur à propos de ls eston Hoddice et sat de quelle côte pose is buanee de la justice, des et pes Aen 0 alias hé vevasiont dde MENU ps atte cs lands ot de des tat ne Es gonteat de ent qu'a eux-mèmnes toits a w, = La Fisnes, que exemple, qui set dunné pour ms ne defendre tous les peuples opprines, a Voir petit wea i ses sympathies à l'Irlande, Sp ete ne pais par da tures do viteials Cest qu'ece le ta teur sn audupen Dine, me : Le HORS ane ae te cu protection, Dans fi Waves depde-sn tan s Vopr pseu be VERT 450 08 ju dust = tue 0-0 M.Parnest nt Plast ied aati Cee bib ab .pie depitr de M partant de 4 fotnite de 1840, ae cest at et de la ecnsliite tour Vi qe > exp eo - veus Ning je aba = Dit CHUA aes tr Heroes pi vs prit due ner « Ltn sonal di paye, Ve © lierucutons, ere du, disquen Isto by BR nee, du ey tante ch Dbanede et be crcoup de pe: PACT Le parent payer fer term vu senfement pare Le de leur terme Les propriétaires Les oepulserent.De Ids a Isp, jes tons de temmiers insolvabies depusscrent be chatte de un we lion, Cia cent mille de ces misérables emigretent vn Amerique, Les eing vent malle 0e mouttrent di raides uiles * Aujourd'hui, La Imm i» faim = tation et la mem hs récoltes unt été mauvaises, Ce > presentant de nouveut + l'Irlande : Eros mourir de faim.Alui- nous ettort-.A du var de tous Jos autres peuples ©: apres des luttes seeulures yat conquis Lou dance, vois ne devez pas demeurer ent Aussi, à l'exemple decces peuples, vous av Plitsteitrs combats a votre pul =ante sumer: \u201cacces n'e pus Contunne vos eflurts, Vois 10 vor cle uittatr, Ihaets AL contrer puiser ab ardeur dans chaque nonvelle débate Nous ne vous con-villou< pus, cependant, deu Sv doree, Bien west plus loin de notre pease De mime que vous aves gagne votre tele religieuse en suivant le voie pacilique que v a constitution apgliuse de méme vous des] la mème route pour atuélivrer votre éumiitiol.mique «t suciule, l'Angleterre, malgré l'enseignement de lu peut refuser maintenant encore d'uccu.der les relurmes que vous demandez pour votre pays, mnais elle se verra obligée das un tetps plus où moins éluique, «te rer naître la juatier de vos griefs et dann l'obligation de clhorcher à les faire disparaître, ; Irlandais, vous devez done avoir for dans lave\u201d Vous ne serez pus éternellement les claves de l'An gluterre.Thea jours plus heureux viendront pour vous (Grâce au dévouement des Parnell, des Tullon, des O'lirien, des Shaw, des Davitt, nous espérons de voir Vexpérpues, 483 ON PUBLIQUE \u2014\u2014 = = ee \u2014= = \u2014 mo 1 ETES L'OPINI IN [AS he (A , y 4 bY 2 I es A Û PY 3 &r fa a) S À PA \\ Lee 4 » fox] or 2 | j.a A 4 x \\ \u201c8 7 A z S ; Fo Ty SRT 1 ai + 8 os ANS RX ss Pe 45\" RY $ y \u201c> aN VS N WN x - si, 3 ISK 7 2 & SR x + Pa = A a NN - des \\ NN = PR 7% EC N A) 4 re 7 D3 2 al : ARE S As na XA A - D \\ \u20ac Fe Ry; Rh +=, ES 5 = va { 2X 33 Ba Yor = = ar A J = pe > J wn 1 , gS = S Rs Ju BA $ 5 i 2: yi 7 hn 3 ier a ~~ ra 0 S on.Nr N .Lo» A] an Sr Tr Ee =, \u2014_ Se x i + ets Ÿ 4: ny = eR = SK LE iy > =: \u201cue + ~, SS x = au ot PQ ir arme ar ess TON AL : It MONUMENT Li} | \\ DEFENSE DE PAL x Is PAM, BARRLAS vieu me \"pps es ame Trea SPAM 484 L'OPINION PUBLIQUE dans un temps plus ou moins rapproché, l'Irlande, sinon libre, du moins en don d\u2019une certaine liberté qui lui permettra de faire Les réformes nécessaires pour ger sa situation économique et améliorer la vie do son peuple, et c'est fermement convainou que nous vous répétons, Irlandais, os que Victor Hugo disait sux opprimés français : .0 te! L'avenir est aux les ! , Li revieadront sur des chars de ricsainy Beir Aux foudroyants essieux ; Ce crime qui triomphe est fumée et mensonge.p G.-A.Doxont.1x, \u201c LE VOYAGE DE M.PERRICHON \u201d Nous donnous à nos lecteurs un court résumé de ls Jolie co- médio de M.Labiche, qui « été jouée sur notre scène, il y u quinse jours, par l'élite des amateurs de Montréal.Nous sommes peut-être un peu en retard.Il nous à été impossible de publier ce petit article dans notre numéro de jeudi dernier.Marié à une honnête bourgeoise qui l'a rendu père d'une charmante fille, et récemment retiré du commerce de le carrosserie avoc une quarantaine de mille livres de rentes, M.Perrichon s'avise un beau matin de proposer à as femme et à sa fille un voyage en Suisse, pays qu\u2019il appelle ls pittoresque Helvétie, car, pour avoir été carrossier, il n'en a pas moins, à un très haut degré, le sentiment poétique.La proposition est acceptée ; on boucle les malles, on monte en voiture et on arrive à la gare du chemin de fer de Lyon.op Tei se place une scène d'excellente comédie, 11 faut vuir Perrichon son ssc de voyage dans une main, ses cannes et parapluies dans l\u2019autre, une sacoche en sautoir et courant, se démenant, interrogeant, rebun- dissant du bureau des places su guichet des bagages, haletant, soufflant, ahuri.C'est que ce n'est peint une petite affaire, quand on n\u2019en a pas l'habitude, qu\u2019un départ pour \u201c de lointains paye.\u201d s, Néanmoins, le brave carrossier arrive à remplir toutes les petites formalités nécessaires, et en attendant l'heure du départ, il remet à sa fille un album aur lequel elle devra inecrire d\u2019un côté les dépenses de route, de l'autre les impressions de route de la famille, Pour commencer, il lui dicte ces nobles les : \u201c Adieu, France, reine des nations ! \u201d\u2014Mais il n\u2019a pas le temps d'en dire plus, la cloche sonne, le sifflet retentit, il faut partir.s,* A leur suite se glissent deux jeunes gens, Armand et Daniel, que les beaux yeux & Mlle Perrichon ont séduits et qui se sont entendus pour entrer dans le wagon que choisirait la famille.\u2018ous deux sont également épris de la jeune fille ; mais ils se sont engagés mutuellement à se céder la place dès qu'il serait avéré que l\u2019un est préféré à l\u2019autre.Nous retrouvons dono les cinq voyageurs en Suisse, et là les auteurs nous font assister à des péripéties très variées et du meilleur comique.=, En outre, à partir de ce moment, l'idée sur laquelle repose la pièce se dégage, fine et spirituelle, autant que justo et sagace.Elle est d'ailleurs empruntée à la sa- gease des nations, qui dit \u201c qu'à obliger un vilain, on ne recueille que chagrin.\u201d En effet, Armand a eu ls malheur de rendre un service signalé & Perrichon ; il lui a ssuvé ls vie su moment où il allait être lancé dans un précipice par un cheval qu'il avait eu l'imprudence de monter, et Perri- chon, honteux de son impéritis, ne peut pardonner à son sauveur.Armand, qui a été le témoin et.le teur de la reese, devient sa béte noire, son esuchemar, tandis Joe Daniel est son Benjamin, celui qu'il serait heureux \"avoir pour gendre.Or, raison de cette préférence est fort simple : Daniel s\u2019est de manière à se faire adver Is vie par Perrichon ; il est donc son obligé, et #'il & usé de ce stratagème, c'est qu ait fort bien que les Petite esprits supportent difficilement le fardeau de la reconnaissance, tandis qu'ils sont fiers de pouvoir à tout insteut rappeler un service qu'ils ont eu Poccaaion de rendre, pourvu toutefois que cela ne leur ai rien coûté.LS Les affaires d'Armand vont fort mal, et il serait obli de be retirez devant Daniel si une heureuse primi ou renait safin ouvrir lee Tou | bonhomme Perri- - qu\u2019il « jouet d\u2019une ruse da a part de Pie Entre l'humilistion d\u2019avoir été sauvé ob colle d'avoir été borné, le carrossier choisit La moindre, et il accepte Armand pour gendre.= .Inutile de dire que nous avons dû passer sous silence une foule de d très intéressants et habilement lide l\u2019action.Contentons-nous de constater le succès de fou rire qu'a mérité et obtenu cette comédie, dans laquelle l'humour ot le verve ne tarisent pas et sont joints aux plus fines observations.xeee NOS GRAVURES Inauguration du monument de ls défense ration ge Paris Le monument de la défense de Paris, dû au ciseau de M.Barrise, et placé au rond-point de Courbevoie, sur le piédestal sur lequel, avant la guerre, s'élevait la statue Napoléon Ie\", à été inauguré il y a quelque temps.La cérémonie à été favorisée par un temps magui- fique.De grands mâts ornés de drapeaux et d'oriflammes avaient été posés de distance en distance sur l'avenue de Saint-Germain, à partir du pont de Courbevoie jusque sur la place.Quant à rotonde qui entoure le socle de la statue, elle avait été décorée avec un soin particulier par M.Alphand, qui y avait fait entasser des fleurs et des plantes grasses sorties des serres de la Ville de Paris.De ce centre de verdure émergeait le groupe commémoratif dont voici la description : La Ville de Paris, revôtue d\u2019une capote pareille à celles des gardes nationaux, tient d'une main le drapeau français, et de l'autre protège un soldat blessé.Derrière ce motif principal se trouvent un canon et des fascines sous lesquelles se tient blottie une petite fille, dont l'attitude rappelle les angoisses et les souffrances que la population parisienne a endurées peudant le siège.To dial du groupe est on granit ; il mesure environ 16 pieds de hauteur et est entouré d'une grille en fer à hauteur d'appui qui a été conservée telle qu'elle était autrefois.À quatre heures précises, un coup de canon, tiré par une pièce d'artillerie placée sur le rond-point, annonçait le commencement de la cérémonie ; une salve de vingt-et-un coupe de canon, tirée du Mont-Valérien, y répondait.A quatre heures douze minutes tombait le voile couvrant le groupe, tandis que la musique de la républicaine entonnait ls Murseillaise.Aussitôt après, M.Forest, président du conseil général, prononçait un discours dont voici le résumé : \u201cIlya, dans la vie des peuples, des faits dont le souvenir doit toujours rester vivant.Celui du siège de Paris est du nombre.\u201c Aussi, pour aymboliser ce souvenir, le conseil général de la Seine a-t-il fait appel à tous les sculpteurs français ; beaucoup d\u2019entre eux ont répondu, et dans un concours où un grand nombre d'œuvres de mérite étaient réunies, la statue due au ciseau de M.Barrias était choisi par le jury.« Nous sommes heureux de rendre ici hommage au talent de cet artiste.\u201c Est-il besoin maintenant, en présence de tous ces Parisiens, de rappeler pourquoi cet emplacement à été choisi ?On le sait, ce fut ici que passèrent, dans la nuit du 18 an 19 janvier 1871, les bataillons de ces braves soldats qui, enoure une fois, allaient essayer de forcer le ligne des assiégeants au combat de Buzenval.* On comprend donc pour quelle raison le conseil de ls Seine a voulu que ce monument fut élevé et puis un autre motif l'a encore guidé dans son choix : il a tenu à rendre hommage aux communes suburbaines dont, pendant cette guerre fatale, les courageux habitants vinrent combattre côte à côte avec les citoyens de Paris.\u201cA ls vue de ce bronze qui réeume les dévouements, les espérances et les souvenirs d'événements dont nous n'avons plus à craindre le retour, on ne peut s'empé- cher d'être ému.\u201c Pour la France, les soules conquêtes de l'avenir doivent être cellea que lui feront faire la paix et le tra- \u201c Le 19 juillet, empire jetait imprudemment la dans la guerre ; notre armée fit preuve de bravoure, mais ells ne pouvait combattre un contre trois.« L'Empire avait perdu le drapeau, le gouvernement de la Défense nationale l\u2019a relevé.La grande cité a sauvé son honneur, les batailles des environs de Paris sont là pour en témoigner.\u201c Aussi, ce sentiment montrers-t-il à nos enfants que leurs pères ont fait leur devoir ; Paris n\u2019a été vainou qua par ls famine.Salut à nos morts glorieux ! \u201c Après un effort sublime, grâce à son hérolsme et à son génie, La France à repris sou rang au milion de \u201c Vive la France ! * \u2019 Après co discours, les troupes (on i 30.000 boues) déflèrent devant le ombiit Pi ds Platsir partagé Das ist shine (Cost beau).Et le ri passe entre leurs free ouvertes.Us slomant ood allemande qui rient à l'unisson, c'est déjà drôle ; mais u'ils rlent ainsi de bon cœur sama le book de bière est eurprenant.Rira bien qui rira le dernier | Ami lecteur, ei vous les regardez longtemps, 0s sors, vous, Viadue de Garablt (Cantal, France) Le viaduc de Garabit est situé eur le chemin de fer de Marvéjols à Nouseargues, en cours de construction pour ls compagnie du chemin de far du Midi.Après s'être élevé sur lee plateaux qui s'étendent entre l\u2019Aubrac et la Margeride, le tracé rencontre, avant d'arriver à Seint-Flour, une gorge profonde et étroite, au fond de laquelle coule la rivière de la Trueyre.M.Boyer, ingénieur des ponts et chaussées, à franchi directement cet obstacle à une très grande hauteur, au moyen de l'ouvrage hardi et de dimensions tout A fait exceptionnelles dont nous donnons ici une vue d'ensemble, Un tablier métallique de 1,345 pieds de longueur et d'un poids de 2,700,000 livres, repose à chacune de ses extrémités eur un petit visduc en maçonnerie qui y donne accès.Les pointe d'appui intermédiaires sont constitués par cinq piles en fer et par un grand arc métallique sur lequel sont montées deux palées.Uet arc, qui sert à traverser la partie la plus profonde de la vallée, à 495 pieds d'ouverture et 156 pieds de flèche ; il pèse 2,400,000 livres.La longueur totale de l'ouvrage est de 1,692 pieds, et il entre dans ss construction plus de 6,000,000 de livres de fer.Lea rails sont placés à 370 pieds au-dessus de la rivière.Pour mieux donner une idée de l'importance do cette élévation, nous avons fait figurer, comme terme de comparaison, les tours de Notre-Dame de Paris, surmontées de la colonne Vendôme, Les deux monuments superposés passeraiont aisément sous le viaduc de Garabit.C'est du reste en son genre l'ouvrage le plus important et le plus remarquable qui ait été produit de nos jours.Le pont Douro, en Portugal, a 15 pieds de moins d'ouverture, et sa hauteur n'est que de 186 pieds.Le viadue de Kinzus, en construction aux Etats-Unis, à seulement 276 pieds de hauteur.Les journaux américains le citaient cependant comme le plus élevé du monde.Les ingénieurs de l'Etat, ayant reconau la nécessité d'adopter le grand arc du système employé pour la première fois par M.Eiffel, à son pont de Douro, ils jugèrent tout naturel de s'adresser à ce célèbre cunstruc- teur pour l'exécution de l\u2019ouvrage projeté, exécution qui eut lieu sur un marché de gré à gré et sur un dovis total de 3,000,000 de francs (8775,000).Les travaux ont été conduits avec une activité remarquable.La de la partie métallique était à peine commencée au septembre 1882, et, au 30 avril 15853, toutes les piles étaient en place, le tablier, côté Marvé- jols, était lancé, et celui côté Noussargues était à peu près terminé.Les piles ont été élevées au moyen de simples chèvres que l'on remontait au fur et à mesure de la construc tion.Parfois on était obligé d'aller fixer les haubans dans le lit de la Trueyre, et la longueur de cus cordages atteignait'aouvent plusieurs centaines de pieds.tablier est constitué per une poutre droite, à treillis simple, de 15 pieds de hauteur.La voie est placée à 5 pieds au-dessous des semelles supérieures, du sorte qu\u2019en cas do déraillement les vébicules soient arrêtés par les montants.De chaque côté de Ia gorge, la partie correspondante du tablier n été construite sur une plate- forme préparée à cet effet.Les semelles inférieures reposent sur des galots on fer que l'on actionue au moyen de roues à rochets et de grands leviers en bois réunis deux à deux, au-dessus du tablier, par des madriers transverssux.Des ouvriers s'appliquent à ces madriers et, lorsqu'ils sont prêts à agir, un surveillant dans chaque groupe élèva un drapeau.Au coup de trompe du directeur de ls manœuvre, tous les leviers s'abattent ensemble, an faisant progresser chaque fuis le pont de 3 à 4 pouces.On arrive à parcourir sinei Jus Qu'à 25 et 30 pieds par heure.Et c'est vraiment ud spectacle im t que oette poutre de fer, d'une lon- tueur de 855 pieds, et d'un poids de 1,700,000 livres, se déplaçant doucement, à pieds de hauteur, sous le seul effort d'une cinquantaine d'hommes atelés à de simples leviers.Types et particularités d'Amsterdam NOTIONS RXPLICATIVES 1.Le gendarme de Roossndasl\u2014station frontibre\u2014s L'OPINION PUBLIQUE (NE fort obligeamment, le cigare d\u2019une main, l'autre rod ta couture du pantalon\u2014fixe ! C'était drôle ! 3, Vrouw Capéein, marchande de fraisee\u2014un bon sypo-\u2014+ posé aur le Damrak (quai du port).Pour m'obtenir cette petite séance, Frs compagnons lui ont acheté des paniers de fraises, qu'ils ont dû distribuer en grands partio aux centaines de gamine et de jeunes filles atti- rio par ls petite scène.(Au point que la police a dû intervenir, apontanément d'ailloure, pour nous délivrer.) 3, Les Aunaprekers, sorte de croque-morte habillés de wit, la culoite courte, ete.(voir le dessin) ; à leur tri- vorne (tantôt format gendarme, tantôt format petit abbe) ost attaché un long voile de orôpe tombant jusqu'aux talons.\u2014Cos oroque-morts vont faire part du décèe à micile.don Les bobonnes, en général très fraiches et coquettes, dans leur robe de cotonnade blanche à pois ou à fleurs, les bras nus, un DéLiCINUX petit bonnet en bouillonnés de mousseline, sur le sommet de la tête.Volontiers rieuses, ces petites bobonnes ! 5.On rencontre à chaque pas, à l'exposition et ailleurs, de ces groupes convaineus et amussnts, 'homms au milieu, une payse à chaque bras.6.Ces bonnete hollandais seraient très bles à l'œil, si les bonnes femmes ne les surmontaient, pour d'enbellir (!), d'un horrible chapeau à brides à la der- uière mode d'il y à vingt ans.C'est hideux ! 7, Les laitiers n\u2019ont pas tous cet aspeot cossu, Un nd nombre portent le lait chez leurs clients au moyen deux sesux suspendus comme les paniers de fraises de Vrouw Captein.Mais ce type-oi m'a paru bien ca- mectéristique.Son gamin l'accompagne, muni de deux tites mesures au moyen desquelles on fait r lo Be des tonnelets peints en blanc (posés sur petite voiture) dans le pot de la cuisinière.8.Ces ramasseurs de détritus de cuisine fonctionnent lo matin.Elles vendent où utilisent leur récolte en guise d'engrais pour l'agriculcure.MARWOOD Nos lecteurs connaissent déjà ls mort de Marwood, le bourresz anglais.Marwood était bourreau par vocation ; lorsqu'en 1871, il aucoéda à Caloraft, qui demandait ea retraite, il n'avait jamais vu d'exécution.Il l'emporte sur les trois concurrente qui se présentèrent à Lincoln, où il opéra pour la première fois.La manière adroite dont il s\u2019acquitta de son terrible ministère lui fit obtenir la clientèle de la cité de Londres et, peu à en, tous les comtés d'Angleterre s\u2019adressèrent lui.| n'eut qu\u2019un concurrent sérieux, un ministre protestant qui offrait de pendre sans rémunération et uniquement dans un but humanitaire.Marwood habitait à Horncastle, dans le Lincoln- shire ; sa maison, adossée à l\u2019église, n'était, à proprement parler, qu'une mesure à un étage et Sout le rez-de-chaussée servait de boutique.Plutôt savetier que cordonnier, Marwood travaillait aussi pour l'exportation, et si d\u2019un côté de son échoppe on pouvait choisir un assortiment de chaussures à bon marché, de l'autre côté on remarquait,-suspendue au plafond, une série de cordes de grosseurs variées.wood n'atteignit pes du premier coup ls supériorité Wil 5) vantait de or dans son art ; la corde dont il s'est servi pour Lefroy, pour le docteur Lamson n'a aucun rapport avec celle en usage à l\u2019époque de Cal- craft ; elle est brevetée, fabriquée sur les indications de Marwood dans les ateliers du gouvernement, ce qui ne l'a pas empêchée cepeudaut de s6 rompre dans une des dernières exécutions.ER J * rédécesseur Caleraft n\u2019était it ses condamnés et ne les Pour Marwood, son qu'un Ane bâté ; il étou Pout fn vai égard le poids, la craft n'avait aucun pour le poi taille ou l'âge du prisonnier, la corde était toujours de longueur uniforme, et il en résultait que parfois la mort D'arrivant pas asses vite, le bourreau était obligé d'accélérer la fin du eupplice, soit en pesant sur les épaules de la victime, soit en le tirant les pieds.Marwood a invents la corde proportionnelle ; selon que le condamné était plus ou moine lourd, plus où moins grand, jeune ou vieux, il lui fournissait une corde de dimension différente, ce qui était pour lui une dépense, le même corde ne pouvant pas souvent servir pour deux exécutions.Jamais le bourreau anglais n'a voulu d'aide.Les condamnés n'étant pes en Angleterre revêtus de la camisole de force, ot quelques-uns ayant manifesté parfois l'intention de ne pas marcher volontairement su supplice, on propoes souvent à Marwood de lui don- an Spin Ve jours : rappe sur l'épaule d\u2019un , Îl est à moi, disait Mar , et il m'obdit sans résistance, parce que je lui murmure à l'oreille que je ne lui forsi pas do mal.\u201d Et cela était rigoureusement vrai, Au début de ua carrière, Marwood travaillait inco- guito, sa femme eb ses voisins iguoraient le motif de ses a j came fat que il devint en quelque sorte bourreau privilégié qu'il avoua une fonction dont il était flor.I1 avait soixante-quatre ans, ot il était d\u2019an oarsothrs enjoué, families; malheureusement le gin et le wiskoy avaient pour lui des attraits irréeistibl il w'enivrait volontiers et l'on prétend que ce vice s hit ua fin.Comms le calife de Bagdad, il aimait à se mêler à le foule, mais na voulait pas être reconnu ; malgré des offres frantagouses, il u's jamais consenti à être photo- gra général, quand il se rendait dans une ville qui t ses services, il prenait toujours un train autre qe celui par lequel on l'attendait ; ce n'était pas pour thar les ovations, dont, au contraire, il était asses TI avait 250 france par supplicid et, en outre, il était logé et nourri dans ia prison veille de l'exécution.moyenne des exécutions on Angleterre étant de trente chaque année, on peut évaluer entre 7 et 8,000 franca le revenu qu'il tirait de cette branche d'industrie of, avec 00 que son commerce lui rapportait, il a pu acheter trois ou quatre propriétés.Il laisse done à aa veuve et à mn fille, car il n'a pes d'héritier imâle, une honnête aisance.Led Marwood était un convainou, et n'avait aucune honte de son métier ; doué d'une âme très sensible, il adorsit les animaux ; sou chien favori étant malade, il devint * néoossaire de le tuer, of on engages son maitre à le pendre pour abréger ses souffrances : il ne put pas s'y 2.Ce n'est pas le moment de contester les affirmations du défunt qui, on le sait, prétendait que ses clients ne souffraient pas et que ls corde était le plus expéditif de tous les supplices ; une chose est certaine ce t, d'est que dans ces dernières années des accidents se sont produits qui démontrent que, même dans les mains ds , la corde n'est pas un instrument irrépro- gr 1 le bo à os soins que prenait le bourreau de parer les cadavres avant de les oxposer à la vuo de ceux chargés de les examiner, reporters ou membres du jury d'enquête, les bras, les mains, les jambas complètement retournés, les visages bouffis et convulsés des suppliciés prouve jusqu'à l'évidence absolue que les misérables ont enduré une torture épouvantable, et l\u2019on peut juger de la durée de cette torture par les soubresaute de is corde au bout de laquelle le condamné se débat ; les soubresauts persistent souvent pendant quarante ou cinquante secondes ; les commentaires sont inutiles.À trente exécutions par an, cela fait trois cent soixante criminels qui ont passé par les mains de Mar- wood, pendant son exercice.Quel accueil, dans l'autre monde, vont faire ces malfaiteurs à leur bourreau 1\u2026 X.CHOSES ET AUTRES Les Chambres françaises ss réuniront à Paris le 23 courant.La nouvelle loi électorale anglaise défend de payer les cabaleurs.Une compagnie considérable d'imprimerie, à Paris, vient de mettre à la porte tous ses ouvriers allemands, M, G.MoDonald a sigué le contrat pour la construction du bureau de poste de Winnipeg.Soixante-douse étudiants suivent les cours de la Fa- eulté de droit, & I'Université- Laval de Montréal.Les travaux de la nouvelle gare des Casernes sont poussés avec beaucoup de vigueur par M.Beemer.Le parlement, dit une dépêche d'Ottawa, sera qué dans Le deuxième remains de janvier.\u201d conve: Le [oi vernement anglais a accordé à la veuve de Cary, le dénoncisteur, une pension de $25 par semaine.Un bref pour une nouvelle élection dans le comté de Lévis a été émis.La présentation des candidate aura lieu lo 26 courant, et la votation une semaine plus tard.Mgr Lafliche ot le Dt E.Desjardins, de Montréal, ont passé quelques jours à Paris.Ils doivent s\u2019embarquer aujourd\u2019hui pour le Canada.La corveite Canada « quitté Montréal samedi matin pour Québeo ot Halifax, $a elig ve rendra aux Ber- La fondation d'une université catholique à Oxford est à pou près sesurée.Le marquis de Bute est 00 charger des frais de l'entreprise.te pried Les Irlandais de l'Illinois et du Wisconsin ont sous- erit 92,500 pour la défense d'O'Donnell, le meurtrier de Carey.La reine de Madagascar » mandé tous les chefs dans La capitale afin de prendre une décision pour en venir à un arrangement avec ls France, Le roi Alphonse, l'entremise de 'smbassadeur espagnol on Frances versé 10,000 francs pour les pauvres de Paris.Las directeurs de ls banque Nationale ont décidé de ne pas payer de dividende pour le semestre qui vient de s\u2019écouler.Des dépêches recues de Constantinople confirment la nouvel d'ana alliance probable entre l\u2019Angleterre ot Ia Turquie.Le maire de Québec a invité le gouverneur-généril ot a de x un bal qui lous sers offert le 18 courant.Son Altesss Royale la princesss Louis a été témoin de la procession du Rosaire qui a ou lieu dimanche dernier à Ottawa.On dit que le gouvernement fédéral s'efforce de diminuer autant ue possible le travail du dimanche dans le service des postes.Il est rumenr que M.Cham) , ex-député du comté des Deux-Montagnes, vas ler à l\u2019hon.M.Lacoste au Conseil législatif.M.Fortin, ex-député de Montmagny, doit être fait assistant-escrétairs provincial en remplacement de M.P.J.J.Jolioœur, Le gouvernement d'Ottawa a l'intention de faire éclairer, au moyen de la lumière électrique, une pas des bâtisses du parlement pendant ls session pi .Le marquis do Landsdowne, futur gouverneur-général du Canada, a été reçu ces jours derniers en audience particulière par La reine Victoria.Le procès en contestation de l'élection de M.F.-X, Archambault, député de Vaudreuil, est fixé au 5 novembre.Le pétitionusire demande la déqualification.Les employés du servicecivils'occupent activement de l'appel qui doit être interjeté au Conseil Privé au sujet des cotisations qu'on veut prélever sur leura salaires.M.Béique, entrepreneur de Mon*réal, est sur le point d'obtenir le contrat de construction de l'aqueduc de Belleville.Les travaux coûteront environ $700,000.L'ouverture du collège Victoria a eu lieu il y a quelques jours, dans la salle de l'avenue des Erables ; environ cent cinquante personnes y assistaient.L'adresse à été lue par le Dr D'Orsonnens.La reine Victoria est toujours & Balmoral ; sa santé s'est beaucoup améliorée ; elle fait chaque jour de longues promenades à pied et peut désormais se passer des services de ses médecins.On annonce la mort subite de M.Jean Crépault, ancien inspecteur d'écoles.M.Crépault était âgé de 67 ans, et était natif de l'Ile d'Orléans, mais résidait depuis plusieurs années à St-Michel de Ballechasse.On mande de Londres que jusqu'à présent il s'est présenté, au ministère de l\u2019intérieur, 1,200 candidats pour les fonctions d'exécuteur des hautes œuvres de la Grande-Bretagne, vacante depuis la mort de Marwood.Le roi Alphonse d'Espagne n'est pas précisément sur un lit de roses, dit la Minerve, per le tr.ape qui court.Quelle affaire avait aussi ce Bourbon de faux doi d'aller quémander en Allemagne une décoration prussienne Ÿ Une procession aux flambeaux a eu lieu & Belfast, Irlande, en l'honneur de sir Stafford Northoote.Les Orangistes qui l'avaient montée ont ensuite brisé les fenêtres d'un couvent et de deux bureaux de journaux.L'élection de M.de Beaujou, député de Soulanges, vient d\u2019être annulée, les frais de contestation devant Siro payde par lui Quatre do ses partisans sont déquali- n eroit que s\u2019engagers no tre MM.Blain ot do Beaujeu.voeu en L'Espagne vient de joindre l'Italie pour faire queus derrière l'Allemague.N'est-ce pas ube chose seanda- leuse que cette amitié contre nature des deux nations latines pour M.de Biemarek, lorsque leur alliée naturelle est la France ?Le ; Bcirio, N.-Y., 1979.; Je suis ministre Deptista iol Chet médecin ; mais je ne pratique pes somme ue fois que j'ai été chez les malade, j'ai toujours conssillé de re usage des Amers de Houblon.Mon épouse a été malade assez longtemps, sous les soins des médecine les plus recom- mendés d'Albany.Et ce n'est qu'après avoir fait usage des Amers de Houblon qu'elle a été guérie. en nie TR = == es 2 + yl | a {4 25 at 3 SE a: a \u201cEs Pa = 22 ne Fr $ TZ ee 17 = AS Add ve La By & Sa | FT a?EE Tes Ve.5 Sd Sy 5 5 et ¥ = Gr H w on == er Band Re eR Le es ass = jo PhS cu Si eT = LY en + ni it Ps a x 1] Ae 2 se & vit A TORR ae A ar pe : iL Si \\ Fe 2e À 35 + hee Te Tad RENÉ x | as = SOS PES SD = oR FF # x ry 43 = ST 7% Len a RY 2 je Eu 8 \u201cse =D Xe = + H iC ve \u201cif na EAL x 2 R ti À Hi i ç x a % 3 CSS et M A S Xv al i al) à TY Éd Say a Fr i : y IF ; # $% A BI i + IR a) pe a A A i] = Na 4 HN oN Ë, 2, R NT.2 i MR i i 24 4 pe Sa 5a 3 = + } 4 Ad B : ve «hl il Ii x Ba \u2014 le NX St i Lu ei ; { ; 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1 N N Ww WN ai, ni N \\ b A \\ it 4 3 | : fe) hi Lo \u2018A 1h % « 1 KY a A {4 ; EL\u201d Le A > \u20ac ; 3 \u201c=, ey: iA 8 in Ne IN 1 x2 C2 = | Y w er, ; Ar ir i »2 M 4 h ed cy mé; =n Ay : iy # ta A = 4h, f 4 rs } PPX, | 4 3 Ko LA tes a) eu > * SN.Ww § WN vs \u201c3 ° \\ x A a} 8 IN A .RS \u201caX A x Hy à 3 A ~ ww al a) ; aN a VEN AA J N ~ ses > agree A See Jad EST = NN AS ppp ps pote Permet er ply EEE ad F3 2e bed = dx roel Be Ea BE re te) he Tr es om Ll == £3 cng ESS PER = 2 i, FAI PAR Fa ce te re \u2014\u2014#.JE ès met Tn ries mmr a Re = ET rt prot he ot = + sa re EA [ère \u2014 FS ER Egy = he LT So a i pS I FÉAISIR Rss NA N Hy \\ NA va à * ge Wi il SN N 4 Ww SN a N § \u201ca > A À \"ik fo) SN Sù Re ¥ \u201clle.Vi Sn der ¥ =, > Bi RI 7 ; i J oy ay iE b D > Ig = rd a S PE be fa RS i} A AN Cur, ne £3 L EY E RN w E a hu 9; gut Maro ui 2 1 % 20%: a > pl Cave = ha A ES {7 + i à Cu A ye Ë J vs * INN \\ A Ny 2% 3 oy S, ON ¥ ÿ + % SN Ÿ 2 ahs RY $a ik 1 x À en A 58 À a San A a \\ RM We a 3 why © ae a 8 es rir + NE.PO Seat Pe na Li A 3 at ep EEE = fF ESET ol oie ey = M aN Lo x \u2014 Sd a lads Be. 488 L'OPINION PUBLIQUE \u2014.CAUCHENAR Quelle horrible nult J'ai { Des démons La bande ini De mon lit m'avait pourchacsé Par son ignoble saturnale.Leurs youx me glaçaient de terreur, J'en suis tout tremblant de frayeur.Les sons oxpiraient dans ma bouche, Et devant lu troupe aux abois Me trouvant mans force et sans voix, Je n'osaiu regagner ma couche.La grande table vacillait ; Un être de noire encornare, Prèe de la lampe qui brillait, Dessinait aa mince encolure ; * fes doux yeux verts phouphorsscents Ressemblants deux charbons ardents, Etaient fixée sur ms personne ; son était semé de feux ; Ses vordâtres et longe cheveux Bur lui formaient uue couronne.Horreur! je sentis brusquement Soa onde fourche nssassine \u2018en t profondément Et me fouillait dans Ia poitrine ; En la sortant rouge de Il La replongea daus mon Avec des rires sardoniques ; Et tous ensemble, d\u2019un seul bond, Se miront à danser en rond, Ces gens à faces diaboliques.Pais il me prirent sous les bras, Comme les gens que l'on enterre, Me rent à quelques pas, , sur les carreaux de pierre ; Vint le grand diable aux pieds fourchus Je voulus crier, je ne pus.bos \u2018ussssn0cec0u0 Le soleil inondait ma chambre, Au chaud je me trouvais assis - Dans mon fauteuil et mon logis Illuminé de reflets d'ambre.Léou Rioton.LE MOULIN ROUGE \u2014C PROLOGUE LE MARIAGE DE LASCARS XvII US PROJET DE LANCARS (Suite) Laissons w'écouler le reste de cette nuit, la journée suivante tout entière, et prions nos lecteurs de vouloir bien nous accompagner vers les rives de la Seine faisant face au parc de la duchesse de It était huit heures du soir.Un vent asses fort faisait courir sur le surface du ciel des troupeaux de nuages que l'imagination d'un poète aurait comparés vraisemblabiement à des oscadrons lancés au galop.Des futaies séculaires aujourd'hui disparues, et dont ies plus ardents rayons du soleil de juillet ne parvenalent point à traverser l'épaisse et sombre verdure, s'étendaient sur les deux berges, ét semblaient, à cette heure nocturne, encaisser le fleuve entre de hautes et noires murailles.Un chemin creux, pratiqué dans la forêt, venait aboutir à nine petite éclaircie voisine de l'un des poteaux du bac.La silhouette de ce poteau se profilait d'une façon bisarre sur le ciel et prenait vaguement l'anparence d'un gigantesque et sinistre gibet.\u2018Tout à coup se voyait une maisonnette, ou plutôt une cahute construite avec des troncs d'arbres, des branchages et de Ia boue, et semblable à ces abris temporsires improvisés par les bâcherons an milieu des forêts qu\u2019ils exploitent, À dix pas de la cabane, le bac était amarré per une chaîne rouillée, et le courant venait se briser contre sa lourde masse avec un clapotement monotone, Un peu plus bas, à droite, c\u2019est-à-dire en suivant le fil de l'eau, les regards rencontraient une ite ile, ou plutdt un flot de sable, situé au milieu de la Seine, submergé presque entièrement aussitôt que vonait cette crue d'eau, et couronné d'un panache de saules aux tronus creux.Enfin, à l'horison, de l'autre côté de la rivière, derrière les cimes houleuses des futaies, les rayons de la lune mettaient dos trainées d'argent sur les girouettes de métal et sur les toits d'ardoise du château do la duchesse de Randan.Au moment où nous venons de conduire nos lecteurs au du bac, un silence profond régnait dans la forêt et sur les rives de la Seine, qui semblaient désertes.La solitude était loin d'être complète, cependant, et nous al- Lee endont cinq preuve.berge ant uante ou soizante pas Is escar.péc d'où s\u2019échappent les racines énormes des chônes trois ou quatre fole shor et nous arriverons à une sorte de crique te, ot ensevelle une ombre épaisse, et au fond de laquelle un petit bateau se trouvait amarré.Ce bateau était celui de Ssuvageon.Tout auprès de là, sur co gason court et touffu ferme sous les grands arbres un incomparable tapis, quatre accroupis parlaient à voix basse, L'obecurité ne permettait point de distinguer le visage de ©8e hommes, mals nous Îea connaissons déjà, et méme dans les ténèbres, nous pouvons les nommer : c'étalent Huber et Sau- vague d'abord, puis deux lapins de premier choix, Bergamuite Ces honnêtes gons caumient sans bruit, ot, «J grande était leur crainte de trahir los plus faibles indices lour présence en ce lieu, qu'lle se privaient de fumer comme d'habitude lours courtes pipes aux fourneaux Boire.=\u2014Chut!.it Huber tout à coup, en accompagnant ce monceyllube d'un geste impérieux destiné à com le ai- lence.\u2014Qu'y e-t-il donc?demanda Sauvageon d'une voix faible comme un soupir.\u2014Quelqu'ua se dirige de co côté.réplique du même ton le chef des Iapine.Sauvageon, sans questionner davan appuys son orellle contre le sel et il entendit, en effet, le faible bruit d'un pas rm.pide et léger, qui devenait d'instant en instant plus distinct.A ce bruit se méla bientdt un craquement de branches sèches, puis ua coup de ulfiet doux et voilé retentit, et une forme humaine pénétra dans l'étroite encelnte de verdure où nas personnages attendaient.À cet instant précis, Huber bondit eur ses plods.on tenant de chaque maln an pistolet tout armé et prêt & faire fou, et #1 dit brusquement : =Qui va là ?.réponds, où je te brûle ls cervelle ! XVIH LE RENTS» VOUS \u2018 \u2014Mordieu, maître Huber, répliqus Roland de Lascars, vous aves vue manière bien désagréable de recevoir vus amis !.hier soir, vous voulies me Jeter A l'oau!.aujourd'hui, vous parles de me brûler la cervellet.pour peu que nos relations continuent, j'aurai de Le chance ai j'en réchappe.© \u2014La défiance est la mère de la sûreté, cher monsieur ! fit Huber d'uu ton sentencieux.Je n'ai point d'amis quand il fait nuit, et, pour toutes sortes de bonnes raison que vous devinez, Quiconque ne m'est pas conau m'inquiète.J'ai toujours été ainsi, et Ça m'a toujours réussi.\u2014Je le compreads et je vous approuve.\u2014Vous voyez d'ailleurs, reprit le bandit, vous voyez que nous sommes exacts au rendez-vous éb complètement à vos ordres.voici du temps déjà que nous attendons.Notre homme va-t-il arriver ?Nous avons encore une heure devant nous.\u2014Vous en êtes sûr.\u2014Parfaitement sûr.d'après les renseignements que j'ai obtenus et dont l'exactitude est hors de doute, notre homme ne quitte son hôtel qu'à huit heures, c'est-à-dire au moment même où je vous parle, et met une heure à parcourir la distance qui nous sépare de Paris.=\u2014Dans ce cas, il ne nous reste qu'à attendre encore.\u2014Oul, mais non pas les bras croisés.\u2014Que faut-il faire?Réaliser une merveilleuse idée qui m'est venue chemin faisant.\u2014Et cette idée?, .\u2014Je vais vous la dire., mais, d'abord, êtes-vous d'habiles Tateliers ?\u2014Je vous donne Sauvageon pour le plus fin marin d'au douce que la rivière ait jamais porté.Macaroni ne lui cède en rien.il était canotier jadis sur le golfe de Naples et manie l\u2019aviron aussi bien que le couteles.Bergamoite et moi, nous sommes moins forts assurément, mais enfin nous y entendons bien aussi quelque chose.\u2014Bref, demanda Boland, Ssuvageon et Macaroni pourent euffire pour manœuvrer le bateau dans tous les seus et avec une suffisante rapidité 7.\u2014Ah! je vous en réponds.ln barque, dans leurs mains, filers comme un bon cheval bien dressé.\u2014\u2014J'avais pensé d'abord, vous le savez, reprit Roland, à atta- Quer mon ennemi lorsque le passeur aurait amené le bac au milieu de la rivière.\u2014Et j'approuvais beaucoup cette façon d'agir.est-ce que, hasard, vous avez changé d'avis ?eo, mais j'ai modifié mon premier projet de manière à rendre le euccès de no:re entreprise encore plus certain qu'il n'était, \u2014Ah! ah!.,.et comment cela?\u2014Nous allons gagner l'autre rive, mettre pied à terre et couper Ia corde du bac, non pas complétement, mais aux trois juarte, de manière à ce qu'elle n'offre plus qu'une solidité tout à ait insuffisante.le gentilhomme, le valet et le passeur s'embarqueront, comme de coutume, sans défiance ; la première moitié du n'effectuera facilement; mais, au plus fort du courant, la corde trop tendue se rompre tout à coup, et Le lourde machine, lourdement chargée, s'en ira à la dérive.ndant ce temps, Sauvageon et Macaroni maintiendront la ue à une portée de pistolet du bac en détresse, ot nous ferons feu tout à l'aise sur l'homme dont je vous ai scheté la vie, .\u2014\u2014Mille cornes du diable! murmura maître Huber avec un sincère enthousineme, c'est superbe | Je donnerais volontiers quelque chose de ms poche pour qu'une si bolle idée me voit venue! ah! vous n'êtes point un me ordinaire, cher monsieur, Ll s'en faut de tout, et vous series pour mes lapins un fameux capitaine ri je venais à me retirer et ei vous vou- lies prendre ma place! Lascars ne répondit pas, mais il sourit, dans les téndbres, avec une expression d'indicible orgueil.Au fond, il se tron- vait très flatté de l'hommage naif et spontané rendu par Huber à son diabolique génie.=\u2014L'heure se \u2026.dit-il, embarquons ! étacha le bateau plat dans lequel les cing hommes prirent place, et qui, viguureusement conduit par Feuvageon et i, fila comme une flèche vers l'autre ve.Lascare ne voulut s\u2019en rapporter à persoune pour accomplir l'exéorable dont nous venons de lui entendre po.Il tira d\u2019une guine de chagrin noir qu'il portait sous es veste un petit stylet prodigiousement uililé, et avec ce stylet Ÿl en- tams le corde du bac, non point en un seul endroit, mais en dix, de manière à ce qu'il fêt impossible qu'elle résistét, lorsqu'une pression violente s'exerverait sur elle.Ceci terminé, Lascars reprit me place dane La barque que pendant quelques minntes avait quittés.Hat retourner d'où nous venons?demanda maître ul \u2014Inutile, ,.,.répondit Roland.L'embre de oes grands arbres ee nous enveloppe d\u2019un voile lmpénétral \u2018être mieux qu'ici pour ce que nous ons o faire, 80 sarlons lalute Adacher amar ?dit Bergamotée.«Non.Restez of contentes-vous Le alonte so table pon even once se bit ot, dant plus d' | aucune le ne fut proucnbée de pat et d'autre d'heure, Neuf heures sonnèrent à l\u2019horloge du château de 1a duchesse et Le brise du soir apports Jusqu'aux bandits tes vibastions ag.notes du martes feappant sur le timbre.resque en même temps un bruit d'une n: absolament différente se fit entendre de l'autre côté de Prés \u201c Ge bruit (toute oreille exacte devait le reconnaitre) étais produit par le galop souple et cadencé de deux chevaux de rave lancée à toute vitesse; de seconde en seconde lus chocs ségulions Jon saboia ferrée sur a terre durcie du chemin creux levensient plus dintincte.Un instant en: attelndraient le bord de l'eau.core ot low cavalion Un sourire infernal vint aux ldvres de Lascars.\u2014Cet insolent marquis courralt moins vite, ve dit à lui- méête l'infâme gentilhomme, «'il pouvait ve douter que chaque pas quil fait en avant le rapproche de la mort! Comme mon cœur Comme mon sang t! ah! Is vengeance douce chose! .oot una Tancrède, qu'au-un prussentiment funeste n'averti pet à pou près inévitable dans lequel il allait donner sh lube, of ob, selon toute apparence, il laisserait sa vie, Tan.orède, disons-nous, laluanit flotter les rénue sur l'encolure ner.vouse de sa monture ardente, et s'abandonnait à ce galop d'une rapidité presque fantastique et d'une élasticité incompe- rable, qui est l'allure caractéristique des chevaux de pure race orientale.Il ne redoutait aucun danger ; il ne se connaissait ennemi; Lascars était pour lui ei peu de chose qu'il ne won gealt point que ls haine d'un tel homme pût être & craimdre ot il se souvenait à peine de l'existence de ce misérable, Il wabsorbait dans une pensée unique, ou plutôt dans un souvenir, amer et charmant tout à ls fois, et qui, loin de s'u- moindrie et de s'effacer peu à pou selon le loi communs, grandissait, au contraire, et devenait plus intense de jour en jour et d'heure en heure.Cette pensée, ce souvenir ne l'avai: point quitté depuis Is funeste nuit du 30 mai.Dans la veille aussi bien que dans le sommeil, il lui semblait avoir sous les yeux le pâle et divin visage de la jeune fille aux yeux noirs et aux cheveux blonds, entrevue au milieu des épouvantables scénes de la rue Royale, œuvée par lui, puis perdue presque aussitôt pour lui.Cette fille dont il ne savait pas le nem, et dont il ignorait la demeure et qu'il avait tout lieu de croire morte! Est-ce à dire que le marquis T'ancrède d'Hérouville, le brillant gentilhomme blasé par ses suc:ès, aimât d'amour cette enfant inconnue ?Ceci est un problème qu'il ne nous sppar- tient point de résoudre en ce moment.Pout-on, d'ailleurs, être épris d'un rêve impalpable, une vision fugitive ?\u2018To jours eut-il qu'il peneuit à elle sans cesse, et que, bion loin de se révolter contre l\u2019obsession d'une image qui simpo- sait à lui d'une façon tyrannique et si persistante, il trouvait une joie étrange, une sorte de volupté douloureuse à ne jamais se séparer de cette image.Mais, en méme temps, il s'impesnit la loi de cacher à tous les regards ce qui s: passait dans son âme.La pensée u ss pudeur comme le corps.Celle de Tancrède s'enveloppait d- voiles impénétrables.Madame de Randsn questionnait vainement son frère sur les causes du changement quelle croyalt remarquer en lui, Le marquis répondait à la duchesse qu'elle était dupe d'une illusion et qu'il se sentait tonjours le même, Au fond de cet indéfinissuble sentiment qui dominait le pontilhorame, y avait-il un vague espoir de retrouver un jour jeune fille, de se faire uimer d'elle, de l'associer à son avenir et à son bonheur ?Nous ne le savons pas, et nous croyons pouvoir affirmer que Tancrède l\u2019ignorait aussi bien que nous.Commo les Indiens fumeurs d'opium, il n'entrevoyait rien au- delà de son rêve incessant, et les visites du gracieux fantôm\" suffissient à peupler sa vie.vese san Cependant les deux cavaliers avaient franchi la co tance qui les séparaient encore des grèves du fleuve.Le cheval de Tancrède s'arrêta aur ie Lord de l'eau, frappu du pied et pouses un hennissement d'impatience.Ce cheval se nommuait //udgi et descendait de la fameuse jument du prophète par une suite non interrompue d'ancêtres glorieux.La monture du valet de M.d'Héruuville appartenuit à I+ même race illustre et n'avait guère moins de mérite.Le temp d'arrêt brusque et le hennissement d'Hadgi arru- chèront Tancrède à ia réverie dans Inquelle il oabsorbait ct I+ rappelérent au sentiment de la situation.Il se tourna vers la maisonnette du passeur, et fainant de ses deux mains arrondies autour de ea bouche une sorte de porte- voiz, il cris : \u2014Eh ! père Mathias, debout w'll vous platt ! \u2014Qui, qui m'appelle?demanda, depuis l'intérieur de la hucte, une voix endormie.\u2014C'est moi\u2014c'est le marquis d'Hérouville.répliqua Tancrède, debout dunc, pére Mathias.et dépêchez-vous! \u2014On y va, mon bon scigneur!.on y val reprit vive ment la voix du passeur, je suis aux ordres de monsieur le marquis, tout de suite!,.En effet, avant que deux minutes se fussent éconlées, ls porte s'ouvrit et un paysan à domi-vêtu, robuxte encore quoique déjà courbé par l'âge, d'élanç .au dehors avuc une vivacité qui prouvait son zèle.; \u2014Que monsieur le marquis me s'écria-t-il, je dormais comme une taupe et je mérite cent coupe de lâton pour l'avoir fait attendre.(La suits au prochain numéro.) Les anciens Canadiens connaissaient l'efficacité de ls Nois à son état vert, comme purgstif et lazatif, mais son présentait un inconvénient, c\u2019ost qu\u2019il était impossible se procurer des noix fraiches toutes los saisons.La découvert un extrait de cette noix qui conserve son té pour un indéfini.C'est de cet extrait que sont compories les tules vos de Noix MoGais, reconnu: 'hui comme un des res part En conte vhan tous Les Pharmaciess ÇA ET LA Le 2 courant, les juifs ont célébré la fête du nouvel an qui commence l'année 5,644 de is chronologie hé- braique.Les cérémonies d'insuguration de l'année ont duré deux jours, et presque tout le mois est consacré à différentes fêtes du culte juif, parmi lesquelles nous citerons : \u201c le jour du souvenir,\u201d \u201cle jour de l\u2019expiation,\u201d qui tombe le 12 octobre.Cette dernière fête est observée strictement pe tous les juifs, qui doivent donner ce jour-là les injures qu'ils ont reçues et repe- rer les offenses qu'ils ant commises.La fête des Tabernacles est aussi l'une des plus importantes, Les travaux de construction de la nouvelle gare du Pacifique sont commencés.La fagade, rue Notre-Dame, aurs une longueur de 180 pieds sur 60 de profondeur, Le contrat a donné à M.H.-J.Beemer, qui s'est engagé à terminer les travaux en février prool Au rez-de-chaussée se trouveront la gare des marchandises et une plate-forme-promenade ; au niveau de la rue Notre-Dame seront les salles d'attentes, les bureaux et le service de l'ex et des ainsi u'un escalier double conduisant à la vois.L'extérieur de la gare donnant sur la rue Notre-Dame aura l'aspect d\u2019une série de magasin, et aura quarante piede de haut.On rapporte qu\u2019un des jeunes fils du duo d\u2019Argyle, et par conséquent un des frères de notre présent gou- verneur-général, alla demander à son pare la permission \u2018d'épouser une jeune fille qu'il aimait, mais qui, malheureusement, n'avait pas de titres.Le duc répondit que, personnellement, il n\u2019avait aucune objection au maris, mais vu que son fils aîné avait épousé la fille de la Reine, il croyait qu'il était de son devoir de demander l'approbation de Sa Majesté avant de ne rien décider.On fit donc appel à Sa Majesté, et celle-ci répliqua que, depuis la mort du Prince Consort, elle avait pris l'habitude de consulter le duc de Saxe Cobourg sur toutes les affaires do famille.On référa done ls question au duo Ernest, qui dit que depuis l'union avec l'Allemagne, il s'était fait une loi de demander l'opinion de l'empereur sur toutes les questions importantes qui se présentaient.L'affaire fut donc soumise à l\u2019empereur qui déclars que, comme souverain constitutionnel, il était obligé de demander l'opinion du premier-ministre.Enfin, il arriva, heureusement pour les deux amants, que le célèbre chancelier ne désirait pas prendre l'avis de qui que ce soit, et décida que le :hariage aurait lieu.Est-ce vrai 1 LE DRAPEAU (Suite) Le jour entrait, furtif et pâle, dans cette chambre, où la lampe jetait maintenant des lueurs intermittentes et mourait & son tour.Un rayon blafard se posait sur le visage mâle et tière de Malapeyre, et rendait ses orbites plus caves, ses joues plus creuses.Fougerel en avait bien vu des morts et des mourants, dans ses années de guerre ; il avait vu tomber, ensanglantés, et demeurer immobiles, dans leurs poses étranges de foudroyés, bien des compagnons, bien des amis ; mais, cette fois, ce n\u2019était pas seulement un frère d'armes quitombait : c'était sa propre existence qui se dédoublait et se déchirait.Qu'il était seul maintenant, noyé, perdu dans l'immense fosle ! La mort lui prenait ls moitié de son être ! Il était là, cloué au parquet, regardant à travers ses larmes ce soldat mort, dont l'agonie, sur os lit allemand, avait eu pour témoins les images de deux défaites : Leipzig et Waterloo ! Fougerel demeura ainsi, absorbé longtempe.Deux ou trois petits coupe secs, frappés sur ls porte, le tirèrent de son atonie.L! répondit machinalement : \u2014Entrez.C'était le docteur, le petit docteur, froid, impassible, qui doucement demands : \u2014Ekh bien ?\u2014Voyez, répondit Fougerel en lui montrant le mort.Le médecin fit simplement un ah / sans étonnement, et après avoir considéré un moment le cadavre : \u2014Ekb bien ! monsieur, n'ayant pu le sauver, je me mete du moins tout à votre disposition pour vous faciliter les détails toujours ennuyeux, et surtout pour un étranger, de l'inbumation.Forgerel éprouva tout d'abord, devant ce calme et cette indifférence, une colère sourde, et il se demanda wil M aais point précipiter le petit bonhomme par la fenêtre ; ilsongea qu'après tout le médecin n'avait aucune raison de s'émouvoir et qu'il faisait, au contraire, ce qu\u2019il pouvait pour être aimable.Alors il re- Mercia, et, machina lement, il suivit le docteur à travers les agences où devaient être reçues les déclarations.Fougerel, déjà irrité par von séjour en Allemagne, L\u2019OPINION PUBLIQUE était rendu plus nerveux par cetle mort soudaine et cet implacable malheur.Il rouge et venait dane les rues Cologne comme un aveugle, 5e voyant n'entendant rien, suivant eu pensée avec une persistance dou- loureuss.La souffrance qu'il éprouvait de le perte de son ami se trouvait doublée par cette mort en pays étranger, F eût dit volontiers en pays ennemi.\u201cIl y à sur soi natal des endroits où la fin semblerait plus douce.On #\u2019y endort, on meurt chez soi,\u201d son- quais Fougerel.Il avait eu l\u2019idée de ramener le corps Malapeyre en France ; mais, outre que c'était long, difficile, et que Potedam attendait, l'éternelle question d'argent était Là ! \u201c Après tout, ae disait le capitaine, le vieil ami ne sera pas le seul, ot tant d'autres pauvres diables sont morts svant lui, sur cette rive\u2026 autrefois et dites-moi pourquoi ! \u201d 11 passa toute ss journée à courir dans oette ville inconnue.Le petit docteur l'avait quitté, lui aysnt donné tous les renseignerments désirables ; mais Fougere) avait oublié vite, et dans lo dédale des ruelles et des couloirs, il lui fallut se débattre, chercher, demander, s\u2019irriter pour obtenir qu'on lui permit de donner une tombe à son ami.Il souffrait, le malheureux, à se voir ainsi forcé de parlementer avec des employés au ton rogue, avec des ions à l'air railleur.Il se sentait secoué par d'âpres colères, bientôt refoulées ; il n\u2019entendait rien à ces noms qu'on lui dictait ; il éprouvait l'immense souffrance de Hisoloment, décuplée, cette fois, par une des lus profondes douleurs qu\u2019il eût ressenties de es vie.soir, brisé, las, pâle et défait, il rentra à son hôtel, qu'il eut de la peine à retrouver.Les gens de la maison le reçurent cette fois avec une politesse affectueuse.Il y avait tant de désolation sur son rude visage que celui- ci en devenait imposant et beau.Il manges du bout des deuts, sulua ses hôtes et monta à ss chambre.Du bas de l'escalier, une des servantes lui demanda s\u2019il fallait faire un lit pour lui dans une autre chambre : \u2014 Non, dit-il, merci.Je veillerai.On avait jeté sur le corps de Malapeyre ce drap blane des morts dont les pis rigides prennent des aspects de marbre.Un peu d'eau bénite était sur une table, auprès du cadavre.Fougerel regarda ce lit mortusire et soupirs.Puis il s\u2019assit.Il prit un livre et ne put lire.Alors il demuuru là, révant, les yeux rivés à ce suaire, et la pensée amèrement emportée vers les souvenirs d'autrefois, les nuits de bivouac, les journées de bataille et les longues et chères promenades aussi, les paisibles soirées de Vernon.Que de temps passé ! Que tout cela était loin! Quelle succession d'amertumes que la vie ! Mais, à travers ces pensées, une idée impérieuse revenait et se refaisait sans cesse sa place.Fougerel entendait encore et toujours la suprême parole du mort, at au milieu du bourdonnement et du tintement que cau- ssient la fatigue et l'espèce de vide de son cerveau, il lui semblait entendre répéter souvent ce mot : le drapeau ! Fougerel, accablé, s\u2019assoupit un peu vers lo matin.Lorsqu'il s'éveilla, les porteurs de la bière et les ense- velisseurs arrivèrent.Le capitaine demeura là, voulut être présent durant les apprêts lugubres.Lorsqu\u2019il vit son ami couché dans le cercueil comme un chevalier dans une armure, il souleva un coin du suaire, et, se penchant sur ce front de soldat, il y poss ses lèvres, dernière accolade du frère d'armes au frère d'armes.Puis, jusqu\u2019à la fin, il resta debout et l'air résolu.Ce jour-là, le ciel, voilé depuis la veille, était devenu pluvieux.De petites gouttes d'une sorte de bruine roide tombaient, délayant la boue dans les rues.On put voir, traversant Cologne pour se rendre au-delà de Hahnenthor, sur la route d\u2019Aix-ls-Chapelle, vers le cimetière, le triste convoi d\u2019un inconnu derrière lequel, soul, ls tête découverte, marchait un homme en cheveux blanes.Le capitaine Fougerel ne prétait aucune attention à ce qui se passait autour de lui ; il marchait, invinciblement attiré par cetle bière qu\u2019on portait devant lui ; cependant, il remarqua que les passants ne se découvraient pas devant le mort comme en France, \u2014On ne te salue guère, mon pauvre Mala, sait-il.Dans notre petite ville de Vernon, rate le piquet de troupiers pour faire escorte à ton ruban de la Ééfion-d'Honnour | Après tout, je suis là, mon vieil ami, et cela te suffit, je gage 1 Les passants devensient sérieux à regarder cut homme qui marchait ainsi, inconnu de tous, sous le pluie, à travers les rues encombrées ; ile murmuraient tout bas : \u2014Un Français ! Au coin du cimetière, dans un angle paisible, loin des tombes monumentales, à côté d'hunibles tumuli couverts de lierre et de fleurs, le capitaine fut placé, tandis que Fougerel, mordant avec douleur sa lèvre inférieure, ne pr déjà qu'à ce jour prochain, où il reviendrait à cet endroit même, tenir le serment fait au mort et lui dire : \u2014Malapeyre, lu drapeau est repris ! Lorsque tout fut achevé, Fougerel demeurs encore un moment devant la tombe fermée.\u2014Mon pauvre Malapeyre, dit-il tout haut, mon vieux bientôs ! *Et il regagna le logis où il avait laissé une partie de » vie.En rentrant dans is chambre mortuaire, il la trouve immense, glacée.Ces pes, dans coîte vaste salle, lui semblaient résonner comme sous des arceaux.En re- t le lit, maintenant recouvert d\u2019une benale couverture de percale à fleurs, et attendant un vo; nouveau, ses yeux rencontrèrent les deux gravures dons la vue avait irrité si eruellement le pauvre Malapoyre.Cette fois, Fougerel atteignit les cadres insuliante, et, d'un coup de talon, les brisa au milieu de la chambre ; puis, heureux, avec des yeux pleins de larmes, il tré pigna dessus avec une amère joie.c lendemain, il les fit metre sur la carte.L'auber- flegmatique, ne laisse échapper suoune marque étonnement.\u201d Îl ajouts, en le doublant, eu total de la note, le prix des gravures.Fougerel repartit aussitôt.11 avait Bite, en agissent, en recherchant le mouvement et la lutte, de secouer la tristesse profonde qui c'était emparée de lui.Lorsque, au détour de route, Fougerel vit dis tre, derrière un pli de terrain, Is haute masse du Dom inachevée, il ne put o'empêcher d\u2019éprouver ce serrement de cœur qui vous saisit lorsqu'on laisse derrière soi un coin de terre adoré.Cette ville étrangère lui parsissait à Le fois haïssable et amie, car elle lui prenait, mais lui gardait aussi un des siens ! Puissance de l\u2019idée fixe, de la volonté, de l\u2019acharnement à un devoir, Fougerel, à mesure que la petite diligence, étouffante et cahotée, qui l'emportait vers la Prusse, avançait, Fougerel ne songeait plus qu'à l'œuvre insensée qu'il voulait tenter, et il lui semblait que Ma- lapeyre était toujours à ses côtés pour lui dicter sans cesse le mot d'ordre.Lo Arrivé à Berlin, Fougerel se sentit pris de colére devant cette capitale à l'aspect de caserne, pleine de soldats corrects et d'officiers insclents, ville de résidence de caporaux et de courtisane.Dés le premier jour, il prit des informations pour savoir comment on pouvait aller à Postdam.On lui indiqua l'heure à laquelle partait la diligence, et le lieu où il pourrait ls prendre.Un interprète débattit pour lui avec le cocher le prix voulu, aller et retour.Fougerel ne se souciait plus de converser avec les Allemands ; il éprouvait une sourde rage à entamer ces dialogues où il ne se faisait point comprendre.Le lendemain matin, rasé de frais, ganté, sanglé comme un jour de revue (et c'était un jour de bataille), le capitaine Fougerel partit pour Postdam, où il allait enfin se trouver dans quelques heures.II avait la fièvre, il nnait en lui-même un refrain d'autrefois ; il avait l\u2019impatience de l'homme qui touche à la minute décisive de sa vie.11 penssit à Malapeyre aussi ; il regrettait jusqu'au profond de l'âme qu\u2019il ne fût point là, à ses oôtés.\u2014Pauvre ami, c'eûit été sa grande joie ! Car il ne se doutait pas, chose singulière, que le dra- u du régiment ne fût bientôt à lui.C'est un privi- Îège de l\u2019extase qu'elle rend tangible une impossibilité.11 ne se demandait même point comment il ferait pour atteindre le drapeau, pour l'arracher à l'ennemi, pour l'emporter.11 était certain que le drapeau lui appartiendrait.Il le sentait déjà, pour ainei dire, entre ses mains, et ls soie frissonnsit par avance sous ses baisers.Ce n'était pas à un combat que semblait marcher cet amant du devoir, mais à un rendez-vous d'amour, Il éprouva pourtant une émotion profonde et grave lorsque, la voiture, v'arrêtant, le .«nducteur jeta ce \u2014Postdam ! Postdam ! C'était donc là ! JULES CLARBTIE, (À suivre.) LE ROSAIRE La procession de dimanche dernier a été une belle et grande démonstration, la plus grande qui ait eu lieu ici eu l'honneur de le glorieuse patronne de Ville-Marie, depuis la fameuse procession de l'année du cholére, où l'on promens la atatue miraculeuse de Notre-Dame de Bonsecours à travers les rues de Montréal, désolées par u.Le défilé, plus nombreux qu\u2019à la Fête-Dieu et à la Saint-Jean-Baptiste, comprenait près de vingt mille personnes, hommes, femmes et enfants.Toutes les so- eiétés ot confrérie avaient rang, depuis les congrégations de la Sainte-Vierge jusqu\u2019aux sociétés de tempé- rence.Quatre de nos principaux citoyens portaient sur un brancard la statue de la Vierge, que suivait Mgr Fabre, escorté de son clergé.Cette cérémonie solennelle à eu lieu, par décision de Mgr l'évêque de Montréal, conformément au désir exprimé par le Souverain Pontife dans l'encyclique du Rosaire.On n'a guère vu, daus le pays, de manifestation plus imposante et plus touchante.\u2014(Minerve.) J | \u2014 \u2014 \u2014 | Ee RD \u2014 a wy Tx =, Tar ~ = { GERS = __ Er \u201c2 Pi PE \u2014_\u2014 \u201c ; ex 2 \u2014\u2014_\u2014 as Fee me, ax alles x $ NS E Sy MS è ca = wi Ri D FE I N Fa) i Hi | Ie [oe Ph 0 es a Xig I Re Li NX 74 SR ~.sn À ER XN S A hie cy 4 a à} [y 2 > 2: ES Eat = : i =x rs eS NS =r x = Vl ces Ep i = ms SR PE, J) M, -\u2014 lec of = 0 (VAN red; a8 ox ry raaattem x % 6 M (#4 v « | N CAS ip 2 VB i Fo .x = IRM sx il 2 ~ - psi pi, \u2014\u2014 Le matin = = SSE Le ds 4) _ a plume, de M, Mau ST POST \u2014_\u2014 Ee = pa os Ar SOY a rv To ad } ay Pe PES \u2014 + PEA Fs Parimtded: de a or Te \u2014_ N a à k =a re Eo J at PS 4 at te 7 Re \u2014\u2014T \u2014 i An oy eC wna a ks - fs , 7 VE 9 LES) S 4 \u2014 ama Wb Te, À \u2014-\u2014 IN ~ ES 0 I~ rcs =7% _ > Zane al.4 if VA 5 er (0 \" = ne messe a 4 Un tour en ville, (Croque 3 ae = Fy aug, 7, =~ ?\u2014 ~ - 3 2 = pcp gl ne LRG se SE IT ey x : DP N 5 pe, == 7 X ir qe L\u2019OPINION PUBLIQUE === > J a SR 5 fi = 3 x \u201ca $ a AMSTERDAM Le Fersendaa\u201d & ç oy Bap NY WN xX Ÿ il V A andar > z NDZ ; | 2 a NOUVELLES DIVERS SN On a constate un cas de lépro à l'hôpital de 1a nose rime de Quabee, On rapporte qu'il cat tombé quatre pouces de neîse, vas gourd, dans le nord du New Hampshire ot du Arment | \u201citoyens de Québec ont de nde d'avoir, eux ear cartaval cet hiver, comme nous AUTUES en «fe nôtre cette antrée, Oainze mille ouvriers, employes dans les usines diugiques de Glamorganshite ot Monmouthshtte, oyro, Vreunent de se metlie cn gieve, La diphterie des enfants fat beaucoup de ravages +, ete de Pontiae, et dan- du chemin de fer canadien du l\u2019acihque.: des environ san Le Canuliens Françus de Chico unt fait an gut + produit La somme he F000 0e tine à vide æ La con-truction d'un couvent.x boutailles contenant de- eutmitristilles ne \u201cxpoosiott dans Le Chambre 24 Frances, et ont blessé trois personnes, de caumerer « Po sont en bonne vor d'avril, une none ate erie Lore mines d'or sled Beau vire cdehtes, Depuis le 5 pour ST,0000 dur à Loney Une souseription iatiotiale vient d'étre tamer on a pour clever UD Inohument aux Victimes du vouent fénten de 1s67.En Austr on i, vote en Canada, fat ver > no deuix d'Esrope matutenant on paie une pris bx pence jar douzaine pour leur destruction.Les mentes nihilistes en Russie vont leur train stations Seffretnent comme consequenre.Un 5 td'ames 4 éte decouvert par la police à Charkoti.M.Antoine, députu dde l'Alsace, qui à tenté il y a poopie temps de publier un journsl antiallemand et que à publié shes veritas
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