L'Opinion publique, 10 mai 1883, jeudi 10 mai 1883
[" L\u2019'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré rovnement, $3.00 par an.Payé d'avance, $3.00 \u2014 Etats- 3.50 on le one qnan Lurean dn Journal, et 11 faut donner au moins quinse jours d'avis.AVIS Nous informons respectueusement nos abonnés que l\u2019Index du volume XIII est prêt.Il sera envoyé Immédiatement à ceux qui en fe- rout ls demande par carte-poste.SOMMAIRE xre: Les Bas-Vestiers (suite), par Giulio\u2014A propos de Te Victor Hugo.~De Montréal à Lourdes (suite), par un Pélerin.\u2014 Nos gravures : Louis Veuillot; L'expédition française dans te Haut-Sénégal en 1882; Dans la forêt.La raison du plus faible \u2014Une œuvre patriotique.\u2014Di- biographie.\u2014L'hon, M.Mousscau \u2014M.Xuvier Marmicr.Les visites domiciliaires en Russie.\u2014Chosex et autres.\u2014 Poésie printanière \u2014 Amour et larmes, (suite), par Mary \u2014 Une invention utile et de haute néceesité \u2014Les armies à feu et la guerre.\u2014Soldat ot sœur de charité, \u2014Le tabac à priser.\u2014Notea commercisles \u2014Nouvelles diverses.\u2014Tri- bunaux comiques \u2014Les échecs.\u2014Le jeu de dames.Gaavrres : M.Louis Veuillot, mort à Paris le 7 avril ; L'expédition française dans le Huu'esénégul \u2014Campagne de 1882 : Louise, Ia lionne de Mé&line : le marché de Bakel.\u2014Dans la forét.La raison du plus faible.LES BAS-VESTIERS (Suite) Le Français eat casentiellement sociable ; seul, il languit et s\u2019étiole.C'est une qualité qui, comme toute qualité morale, devient facilement un défaut.Les historiens nous assurent que ce fût le grand obstacle à la colonisation de la Louisiane : postés à de longues distances les uns des autres, les premiers colous ne pov- vaient se résoudre à vivre ainsi isolés du monde.Aussi, perdaient-ils leur temps à se visiter et à se rendre même jusqu'à la ville pour apprendre quelqee nouvelle.Au Canada, la même qualité se remarque à première vue.Qui s'est arrêté à Québec ou à Montréal et n'a pas senti cette brise hospitalière le pénétrer jusqu'au cœur 1 Il en est pour qui elle à af le salut.Puis, n'avez-vous jamais été frappé de ce fait que je ne suis point le premier à relever, mais qui n'en est pas moins digne d'intérêt ?Pendant que l'Anglais bâtit sa maison aussi loin de la rue qu'il le peut, et l'entoure d'un double rideau d'arbres, le Français, lui, la bâtit sur le bord du trottoir : il veut voir et être vu, il vout, même chez lui, jouir de la société.Au reste, pourquoi appuyer sur ces faits d'observation ! Les fêtes homériques des vieux Canadiens et los réunions d'amis très fréquentes encore sont la meilleure preuve de cotte qualité native, Est-ce le même instinct, ou bien sont-co réellement les affaires ?Toujours est-il que le paysan manceau connaît plus d'une tentation sous ce rapport ; et, je dois le dire, il ne sait guère y résister.Chaque semaine, il y a le marché ; chaque mois où à peu prés, il y a la foire.Il e\u2019y rendra assidûment.Rien de plus pittoresque qu'une de cos fuires champêtres dans l\u2019une des petites villes du Das-Maine.Vous y trouvez reflétées au vif les mo-urs des quatre provinces du Bas-Maine, du Haut- Maine, de la Normandie et de la Bretagne, ot, bien qu\u2019imprégnées de la vieille foi ot de la vioille simplicité passées, olles n'on sont ni moins Pures ni moins originales, I! faut avoir trogué Pégase contre un cheval d'omnibua, pour ne pas s'en éprendre.le point du jour, la potite ville se lève en tiosse : les hétels s'animent, los boutiques s\u2019orneut et les ruos se remplissent.Le fouet autour du cou, le riche Nor- maud crie haut derrière le nombreux troupeau qu'il vient mettre en vente ot dont il se montre justement fier.Son ton altier et aa haute stature contrastent étrangement avec la voix timide ot la petite taille du Breton.Tout à l\u2019heure, ils se rencontreront sur le ter- main des affaires, ot, dans ce combat de l'intelligence, lo Celte nurs son tour, Quant au Bas Vestier, on sent qu'il est chez lui : à l'aise avec le Normand, auquel il a plus d\u2019une fois rendu des points, à l\u2019aise avec le Sreton, qu'il aime comme un frère d'armes, il saura se tirer honorablement d'affaires avec l'un et l\u2019autre, et, au Vol.XIV.No.19.Montréal, Jeudi, 10 Mai 1888.besoin, dire au premier : à Normand, Nurmand-et- demi, et au second : Nentends quette.Le Normand 8 le teint fleuri, le Manceau et le Breton sont plutôt runs.Mais quel est ce grand gaillard pâle, aux yeux bleus, à l'aspuct languiseant ?Il est, il faut le reconuaître, plus élégamment vêtu que les autres, il a les mains plus blanches, la moustache mieux cirée.Serait-ce un Man- ceau Ÿ Hélas ! oui, mais expliquons-nous, ce n'est pas le Manceau du vrai Maine, du Maine qui so leva pour son Dieu et pour son roi, cut le Manceau de la Sarthe, le Manceau détiguré au contact do la fausse civilisation moderne, le Manceau tel qu'il est devenu sous l'influence des journaux orduriers de la République actuelle.Ses pères ne le reconnaltraient pas ; ses anciens frères ne le reconnaissent pas non plus, et, tout à l'heure, ils lui prouverout bien, même qu'en affaires, l'étude des livres et l'expérience valent cent fois les polissonneries d\u2019un chroniqueur ignorant.A huit heures, tout le monde est à ses pièces : le marchand à son comptoir, le charlatan sur es voiture peinte à grands ramages et le paysan sur la place.C'est, Jusqu'à midi, le temps des affaires d'importance.Le minotier cntasse sur ses immenses chariots les grains qu\u2019il à achetés, le marchand de bestiaux marque au ciseau les animaux dont il est devenu l'acquéreur, et le fermier paie à son maître, en bel et bun argent, le montant de ses annuités.Pendant ce temps-là, les femines, car elles aussi vont au marché, font elles-mêmes leur commerce.Qu'elles rtent encore la coiffe vraiment monumentale de la Basse-Normandie, la laitière du Maine, le bonnet de la Bretagne, ou que, renonçant à ce qui, dans le bon vieux temps, faisait lu joie de leurs mères, elles se soient laissées aller à se croire plus intéressantes, pour avoir un véritable jardin potager sur la tête, peu importe, elles ont conservé leur patois et elles savont le mettre à profit pour vendre aussi cher que possible et acheter dans des conditions tout autre.Sachant encore leur catéchisme et partart instruites de leurs devoirs, elles ne se laissent int séduire par l'éclat des étottes et n'achètont guère crédit.Les marchands ne s'on plaignent pas, ni les maris non plus.Après-midi, les affaires sont reléguées au second plan ; les plaisirs commencent.Vous verrez alors les jeunes gens et les enfants enfourcher lestement les chevaux de bois et tourner, au son de la musique, autour du cercle de spectateurs qui admirent l'élégance «lu ces nouvelles montures.Pendant ce tefips-là, les femmes et les filles visitent les boutiques, les hommes jouent a la carte barbouillée, aux dés ou à la roue de fortune.\u2018Tuus s'amusent, et la vie déborde par tous les pores.Sur ces places, il y a même des spectacles.Certes, ni les pièces, ni le théâtre, ni les acteurs ne sont de grande valeur ; ce sont tout bonnement des ssltim- banques qui cherchent à faire rire par des plaisanteries d'un goût souvent douteux.Autrefois, il y a quelques quinze ans, la morale avait pou à s\u2019en plaindre.Au- jeurd'hui, grâco à ls doctrine du laisser-faire, il eet loin d'en êtro de môme.Ces batteleurs sont tous républicains et se croient, comme tels, en droit d'insulter ce qu\u2019ils ignorent et de couvrir prêtres et rois de leur bave immonde.Aussi le père dloigne son fils de pareilles représentations, et la mim surtout en éloigue sn fille.Cette chronique en nction ne contiont de fait rien qui les onnoblisse ou les rende meilleurs.Ile ont cent fois raison.Un autre intéressant porsonnage «ans ces foires champêtres, est le charlatan-dentiste.Galonné d'or des pieds à la tête, entouré de musiciens bruyants et généralement forts en gueule, comme on dit là has, il débite son honiment avec un aplomb sans pareil.Combien do gens se tirent d'affaire ninsi ; n'est-ce pas, Cyprien ?Le géant normand détourne la tête avec mépris, le breton le regarde avee rage, le bus-vestier s'en moque.De tous lea assistants, seuls lo manceau fand et sa femme, la pimbêche, prêtent l'oreille à ges blasphèmes mensongers.Quel bon éclat de rire n\u2019est-ce pes, parmi les autres, quand ils voient le Ladaud invalide se débattre, comme un forcend, sous la clef de l\u2019impitoyable dontiste! \u201c 11a ri du mensonge ; il on tombe la victime, qu'il paie maintenant !\"\u201d Prix du numéro: 7 centine.\u2014Annonces, la ligne: 10 centins Toute communication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lettres enregistrées où pas un bon sur Is poste.A Gorion, deux de ces foites sont eélèbres entre toutes ; l\u2019une c\u2019est la foire fleurie, à laquelle viennent tuus les domestiques en quête d'une place ; l'autre, c'est la Saint-Laurent, où se vendent par milliers les meilleurs bâtons du monde.N'en déplaise aux Irlandais, nos amis et nos frères, un gourdin de néflier bien ciselé et durci au feu pourrait se mesurer sans peur avec le meilleur Black Thorn de Tipperary.Ensemble, un beau jour, ils feront leur œuvre.Pour ne pas mentir à l\u2019histoire en ne montrant le Bas-Vestier que sous son beau côté, je dois ajouter ici qu'aller à la foire est pour lui non reulement une tentation, mais aussi souvent un danger, et quelquefois une faute.Quand son négoce.est brillant, quand il rencontre grand nombre d'amis, quand le cidre est mousseux et que l'ean-de-vie est excellente, il lui arrive parfois de faire comme tant d'autres, de se griser un peu.Généralement il ne passe pas par toutes les couleurs de l'are- en-ciel ; il s'arrête au bleu.Mais comme alors il a de l\u2019esprit et du cœur ! A cheval sur Ia barrière qu\u2019il lui faut franchir pour retourner au village, il se démontre les plus hauts problèmes de l'astronumnie.Des étoiles nouvelles, il en découvre partout; que la terre tourne, il ne peut le mettre en doute : il la voit tourner.Heureux s'estime- ti quand il ne s'abat pas lui-même comme un aréo- ithe, Rentré chez lui, c'est le cœur qui prend le dessus.Il pourra bien encore s'élever, comme l\u2019alouette, d'un coup d'aile de son imagination jusqu'aux régions les plus hautes de la pensée ; mais il en redescendra bientôt, et ce sera pour épancher les trésors de son cœur sur tous ceux qui l'entourent.Sa femme est obligée, entre un sourire et une lsrme, d'entendre à nouveau les protestations d'amour qui la charmèrent aux jours de ss jeunesse, et «es enfants, ce soir-là les plus intelligents et les plus beaux du monde, reçoivent aussi l'assurance qu'ils en seront les plus riches ut les plus heureux.Ah ! c\u2019est qu\u2019il y a loin du buveur do cidre au buveur de bière ! Autant cette dernière boisson rend pesant et triste, autant l'autre rend actif et joyeux.L'une donne le apleen, l'autre la vie.Faudrait-il conclure de cet aveu que le Bas-Vestier est un ivrogne! Non pis absolument, mais bien qu'il s'oublie quelquefois.Il est si pris des Bretons et ai près des Norimauds ! et puis, lo pommier et le poirier sont si fertiles dans son pays! enfin, il va si rarement À des excès regrettables! Au reste, que celui qui est gans péché lui jette la première pierre ! Ce ne sera pas, ici du moins je parle avec assurance, celui dont les rimes sont si naturellement en Fey.Pour moi, s\u2019il n'y avait ce défaut, je dirais au Bas- Vestier avec enthousiasme ce qu'il se chante à lui- même, lorsqu'il est insulté : Chez toi, tout plait à mon âme enchantée - Ton vieux patois, tus us biimés des sts.J'aime lu braie et ln veste écourtée, Tes paysans en guétres, en sabots.Qui me rendra le blé noir en galette.La fine andouille et le poiré mousseux.Nos plats d'étain, Lu gerbu et la miollette, La Saint-Laurent et nes bâtons fameux ?* Et, comme lui encore, Par mes dédains, bravant qui nous blasphéme, je ré- pètorais pour La troisième fuis daus cet écrit, pour la centième dans mou cœur : O mon paye je vicns te rendre hommage, De mon nmour que ce chant août le gage.Vive Gorrun® mes guûts mon cœur, Là tout m : dit : c'est le bonheur! GuuLiv.À PROPOS DE VICTOR HUGO La presse parisienne s'est heaucoup amusde de certaines adresses présentées à Victor Hugo à propos du 82ème anniversaire de sa naissance, en février dernier.Voici comment M.Victor Fournel parle, dans le Correspond zut, de l'adresse présentée au maître par les cuisiniers français établis à l'étranger : L'OPINION PUBLIQUE Versi, de l'Union US crane Lee a Nvatite, t \u2026 Tov eon dt pont deepen 6 sp ne et + .umevetseue OU obovate ween dans un 4 ; dren oh win dl vrai, a be Suan aes ee en ale on grep Copenh tor Han te de 1 1 rl vu que su due pate et dns ut ce w à ober + le es 6 cole est prods Co \u201c he tu deel nha, TUE + Lot art ! : .; .\u2018 Col ha \u2018 ms A ben de 4 nmame Ls Pur Lars ro Vas heen np att Cg Tad Gb qe Pur Las ses i.dus bere .Co >, 4.PC a qe Un repeen l .: .v Care a, ) ; : ot .; Cp cart 1 ; À POUSSE ST pur La andt mma rae W so T4 MA se M1 Car SE 4 t 1 peus .i \u2018 \u2018 vers te A , dv te ir : Lo ! +H ' , ob co Ha en - sos nes es du! a.\u2019 \"Le \u2018 + +.1 te Neo) at SS ae be os NEA ve PA .\u2018 \\ P.Loh ae, a : ; \u2018 ; : : ; H \u201c cu \u201c PER td ee now \u2018 ! | ' .ro UM à .: i het \u2018 on \\ il M ! Soon oa LE : Ivo far ue \u2018 i ms EC .: .Lo : fe uw ! .A \u2019 .ri 3 1 Le : \u2019 | ?ta \u2018 .D x ' \\ + ! Lo \"+3 Le \\ ' Qu .+ ; : ' \u20ac \u2018 DE MONIREAEL A Lot RES 1 à .\\ .! A .1 .Co .¢ v i \u2019 : .\u2018 ; f \u201ca i [A © \u2026 1 oh ; : .\u201c , A ! bac tu aa rt 2° 6 ' 1 de 4hti et 1 en ca =.' M ! i 4 3.ry Lh IB , + ., 1 \u2019 to ! * ; M ; \\ oat Lr ' VoL : 1 : \u2018 - : | ; .; .i : 1 ou 20 ! ' \u2018 \\ a : .vl \u201c DA , i ca ii : .Nas ns: de Lave moute 20 p : ; Le Hobe dips nae +4 ; noon ; coanlient er i \\ Co «de vous CC ee vo don eon chant ne pt.Hand sde pau ie un.ce nbent 05 pm sous be diner, dei 6 \u2026 .avert Br tue quant et débuaye dans tout oon .nie Leos 4 = BEREAN .tars vb.fh Cus LY ay #1 que seri a ve mes Tue \u2014_\u2014 qutsont pars ee don at amber ternblo et ae tie blaut ce muai de mer vu Shon ud Moab tenn \u2018 Ios eines unt thon tmp oe orem dans pais eue ot con tenon nt pees Danes ae Co gee ede yee on eterclae n aborl oy à puis de te pa ee Ll ie he fe RENT mans tte Den Cat TREN Wr 11M MEAN SM.tag: 2e mange te ro wn = arr os | æ 220 M LOUIS VEURLLOI AIT Cats A I er \u201c7 ff em ee me \u201c #& AY 14 oH Lak vas Pour A \u201c5 « dd Se A, Rig, } 2, \\ i, \u201d ~ 7% i / A je srl = i fd y \u20ac te A873 M on A4 VS (& £9 2.ig ho 4 2 ae LA ¥ rz 24 > = 7 5 E = 4 L'OPINION PUBLIQUE \u201cTr 3 \u201ciy 7 x oS = Fos nu 219 ETT L'OPINION PUBLIQUE NOS GRAVURES Louis Veuillot M.Louis Veuillot, directeur de I' Univers, est mort à Paris, samedi, 7 avril dernier, à deux houres, entuuré de aon frère, M.Eugène Vouillot, de es sœur, du Rév.P.Tailhand, de la compagnie de Jésus, et de quelques amis.Né A Boynes (Loivet, France), le 11 octobre 1813, M.Louis Veuillot était fils d\u2019un ouvrier tonnolier qui alla s'établir à Paris, où il travailla dane les magasins de Berey, tandis que «a femme tenait sur le quai un petit débit de vine.Après avoir fait des études rudimentaires à l'école mutuelle, il entra comiñe clerc choz l'avoué Fortuné Delavigne, frère de Caisimir Delavigue, et débuta peu de temps après comme journaliste dans l'Echo de la Suine-Infécieure.Il collabora ensuite à l'Esprit Pablic et au Méavrial de la Dordugne, ot il eut deux duels à cette époque.Rappelé à Paris en 1837, il entra au journal là Charte, puia à la Puis.Cleat de cette époque ot pendant un voyage qu'il tit à Home que date «a conversion et qu'il publia succussive- ment les Pilerinages suisses (153%), Picere Saintine, Rome ot Lorette, ot un Saint Bosaire ind dit, Pendant son séjour a Périgucux, il fit la conusissance \u2018lu général Bugeaud, qui l'emmena en Afrique comme secrétaire.Un livre qu'il publia à son retour, les Fran- vrais en Alyérie, lui valut une place de chef de bureau au ministère de l'intérieur, mais il abaudonns peu après ce puste pour entrer à l'D'uèrers (1843), dont il devient bientôt l'âme et où il remplace le rédacteur en chef, M.de Cauy.On connait les brillintes et surtout bruysutes polémiques qu'il mens dans ce journal en faveur de l\u2019ultra- montanismo, ses attaques contre MM.de Moutalembert et de Falloux, sa lutte contre Mgr Dupanloup, 28 campagne en faveur de l'infaillibilité du pape.Jusqu'à la mort de Pie IX, l'Univers et M.Louis Veuillot ont eu une influence incontestée dans le monde catholique et étaient tout-puissants à Paris à la nonciature.Depuis l\u2019exaltution de Léon XIII, cette situation s'était quelque peu modifide ; aussi bien, M.Louis Veuillot, lui- même, malade, fatizué, épuisé, ne s'occupait guère plus de son journal L'œuvre principale de M.Veuillot, ce sont ses articles.C\u2019est à eux qu'il a dà sa réputation méritée.Il à cependant publié plusieurs volumes en outre de coux que nous avons déjà cités, et quelques-uns mêmes, les Parfums de Rome et les Odeurs dla Paris, eut eu un grand retentissement.Mais M.Veuillot était et restera un grand journaliste.L'expédition française dans le Haut-Sénégal en 1852 \u2018 Le colunel Porgnis-Desbordes vient de planter le des.peau de la France à Bamakou, sur le bord du Niger.La nouvelle est officielle.En 1881, au mois de mai, le lientenant-colonel Des- bordes quittait le fort de Kita, qu'il venait d'élever, Il laissait dans ce poste une garnison suffisante pour en assurer la sécurité pendant Ia maison d\u2019hivernage.Une grande partie du personnel rontrait soit à Saint-Louis, soit en France, où devait se préparer la nouvelle cam- pague.Malheureusement, la fièvre jaune fit, on se le rappelle, des ravages épouvantables «uns celte colonie, et ce n\u2019est que le 20 octobre 1821 quo les officiers purent s'embarquer à Bordeaux pour se rendre à Dakar, Le lieutonant-colonel était parti dès le 20 septembre et s'était rendu à Saint-Louis, où il donnait une vigoureuse impulsion au transport du imatériel et des approvisionnements.Le & novembre, le perannnel était débarqué aux Kayes, poste situé à 11 kilumètres en aval de Médine.mois de novembre et une partie du mois de décembre furent employés aux derniers préparatifs et à l\u2019organisation «les convois de vivres destinés à ravitailler les postes situés en avant.Enfin, vers le 20 décembre, la colonne se mettait en route pour Kita, qu'elle atteignait vers le 6 janvier.En arrivant dans ce posto, 1e premivr soin du evlonel fut d'organiser les travaux de réparation et de perfectionnement des logernents pour la garnison et pour la colonie.Rien (le plus curieux que aspect du fort de Kita pendant les travaux.Les noirs indigines de toutes races, Peuhls, Maliukés, Yoloffs, ote., ets., sont em- plorés de tons les côtés et à toutes sortes d'onvrages ; les Chinuis travaillent le bois, le for et font la aon: nerie, tandis que les Marocains, alonnéa spéeialemont sux ferrassements, complètent, avec les Européens, les divers types de In race humaine.Là copendant ne devaicnt passe terminer les travaux de la canpagne.Il était de toute nécessité pour la France d'affirmer ea tissance dans le Haut-Sénégal et jusqu\u2019au Niger.Les \u2018eucouleurs avaient habilement répandu les bruits les plus fâcheux sur notre position et sur l'imposaibilité où Nous étions de nous maintenir à Kita, et surtout de pousser plus loin nutre marche en avant vers le Niger.Un chuf maliaké, Samory, à la tête du bindes nom- brouves et de deux cents ouvaliers environ, rangonne depuis quelques années la rive droite du Ni, r, Il avait, au mois d'octobre, mis le siège dovant Kéniéra, ville importante située à 5U kilomètres au-dolà du grand fleuve.Un officier indigène, envoyé vers lui par le oulonul Dosbordes, avait été fort nual reçu et n'avait pu rentrer saig et sauf que grâce à son ssng-froid et à son gourage La colonel Borgais-Dusburdes partit «de Kita le 10 février à la tête de deux conts hommes environ, dout 60 Furopéons, officiors et soldats.Deux canons de quatre étaient trainés pur des mulets.Le 19 février, la colonne arrivait à Myurgoula, nu rsnd ébahissement des Toucouleurs qui croyaient déjà à une attaque et se préparaient à ls défeuse.Le lieutenant-colonel reçut, des son arrivée, la visito de I'Al- mainy et de Suloyman, le représentant du roi de Ségou.L'Almanuy est lo chef religieux ot officiel des Toucou- leurs, il ost nommé par Ahmadou dont il est un ancien captif.Mais à côté de lui so trouve Suleyman, dont la fonction apparente eat lu percuption dus impôts ; son pouvoir occulte est immunse, et rien ne se fait sans qu'il ait donué sou avis où sou approbation.P-S.\u2014Un mot des gravures dont nous ne parlons pas dans article qu'on vient de lire.Le roi du Bou- dou est un ancien allié de la France, chevalier de la Légion d'honneur et pensionné, Musulman, mais peu fanatique, il eat l'ennemi personnel du roi de Ségou, Abmadou.\u2014L'ambassadeur du roi de Séguu avait été envoyé à Saint-Louis par son maître avec la mission Gallieni, Il retournait dans le Ségou quand, à Kayes, il vint faire une visite au colonel Borgnis-Desbordes.\u2014 Louise, la lionne de Médine, Cette lionue, apportée toute jeune à Médine.à été donnée au commandant du poste, le capitaine Combes, qui l\u2019éleva ot devuit l\u2019amener en France.Ello avait huit muis au moment où l'on a pu assez difficilement la photographier.\u2014Le marché de Bakel.Ce marché qui se tient tous les jours devant le poste, est peu important et no comporte que la vente de umes, poissons ou grains.\u2014Trois Chinois, de passage À Bakel, se voient au premier plan.Dans la forét.\u2014La raison du plus faible De l'audace ! de l'audace ! et toujours de l'audace : s'écrisit Danton.læ joli dessin de M.Bellecrvix, démontre, une fois de plus, sa supériorité sur le nombr et sur la force, aussi bien ches les bites que chez les hommes.Les quatre porsonnages, qu'il représente dans des dispositions bien voisines «de l'hostilité, sont non seulement quatre commenscaux, mais encore quatre collabu- rateurs.Pout-être los deux pointers, slont l'un est couché et l'autre debout, n'ont-ils pas eu, ce juur-là, une part très active dans le travail : mais, fidèles à la tradition de toutes les collaborations, ils ne semblent que plus disposés à protester contre l'accaparement des bénéfices par un de leurs camarades.Le setter-gordon du premier plun à pu jouer uu rüle important dans la conquête des quatre lapins et du faisan qui constitue le butin, gibier de bois à la chasse duquel il eat voué par ses aptitudes ; cependant, il faut le dire à sa gloire, < Xe \u20ac £3 a.y 4 LS FAN È a au 7 À ç jo 4 7 w 9 WE x: e npr ol \u2014 2 pa ; À = pe 94 =D y Ady + yet 5 g In Y +9; Ou À po Aj] : \\ Va pt i 8 186 \\ \u201ci 7 24 8e y x to .* ; bp > 2 J C 4 DANS LA À Cha £ : i + 5 517 2 À Ÿ oS i b op mn Jen KT - ve 4 4 Ak yp 3m A ho 3 5 v4 7, Loss ve ¢ A \u2018 > 2 ka\u201d Lr 4 A wi 7% Ia > MRC i] 3 ~= 3 I cu ; LA \u201d h be 2 kt .f Ii I \u201ca 2 i
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