Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 12 octobre 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1882-10-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, $3.\u2014E.-U., $3.50.1 mestre commencé se paie en entier.pe déaabonne qu'au bureau du journal, ot il faut donner au moins quinze jours d'avis.AVIS L'administration de L'Opinion Publique fait appel sux abonnés retardataires et les prie de payer ce qu'ils doivent dans le plus bref délai.Elle regretterait d'user de sévérité à l'égard de ceux qui ne répondraient pas à cet appel.Ie améliorations qui ont ûté faites à ce journal ont demandé et demandent tous les jours beaucoup «le dépenses.les abonnés en tiendront compte à l'Administration, elle ose l'eapérer, L'Opiniun Publique est une publication nstionale qui mérite d'être encouragée.Nes nutveaux propriétaires feront tous les efforts possibles pour répondre au désir de tour ceux qui leur donneront leur patronage.Rien west changé quaut aux conditions d'ubonnement : Pour le \u2018\u2018anada, #3,00 pur an : pour les Etate-U nie, 23.50, SOMMAIRE Texte: La comédie dans In religion, par A.D.D \u2014Aux hommes de bon sens (suite), par Giulie.\u2014 Chronique amé- ricaîne, par A.Ralph.\u2014Le denil des avocats.par A.Luni- xnau.\u2014 David Tétu où les raiders ile St-Alban \u2014La chn- pelle de In réparation au cœur de Jéaus à Villa-Marin.\u2014 Choses et autres \u2014Poésie : Souvenir d'Alsace, par Ch-b.Deslandes.\u2014 #iboulées de la vie (suite), par Mme C.de Chandeneux \u2014L \u2018ile l'errot et ses environs (suite), per Je Révd, T.-N.LeMuyne \u2014No« gravures : Le sacrifice d'A- hrahan: : La catastrophe de Fribourg-Hugatetten : Pont sur In rivière Jacques-Cartier \u2014 Nouvelles diverses _\u2014 Les échecs.GBAVURES : Le sacrifice d\u2019Abrahais ; Suisse : La catastrophe de Fribourg-Hugstetten ; Canada : Font sur la rivière Jusques- Cartier.chemin de fer du Jac Saint-Jean.LA COMÉDIE DANS LA RELIGION Lorsque les protestants se mêlent d'être oxcen- triques, ils ne le sont pasa demi.Une fois un principe posé, vrai ou faux, ils veulent l'appliquer avec toutes ses conséquences, sans se soucier des bizarreries ou du grotesque auxquels ils peuvent arriver.S'ils se lancent dans une folie, ils la veulent complète.Quoi de plus bizarre, de plus grotesque, par exemple, que les agissements de cette association de prédicants swbulaate qui composent \u201c I'armée du salut : xalvation army.\u201d Ces apôtres d'un nouveau genre, ont découvert que la manière dont la religion s'apprend et se pratique depuis lo commencement du monde, manque un peu d'attrait.Attribuant eaus doute l\u2019aversion que des millions d'individus ressentent pour le temple, à ce défaut de charme, ils ont conçu l'idée baroque autant qu'originale, de présenter la religion entourée de tous les accessoires de la cométlie et de transformer le temple en théâtre.Ce qu\u2019il y a de plus singulier, c'est qu\u2019ils ont réalisé leur idée.L'armée du salut est en campagne depuis une dizaine d'années et paraît faire merveille.N'oublions pas un des traits priucipaux de coîte étrange sesociation.L'armée du salut, comme l'indique sun Dom, est organisée militairement.Dès que ses généraux ont recruté un certain nombre de disciples, ils forment un régiment, commandé par un colonel, des capitaines, des Lieutenants et des sergente.Ascistons maintenant à une réunion du régiment.Vous voyez le colonel déclamer Une épitre de St-Paul comme un acteur joue son rôle, te parodie alterne avec les hymnes que l'on chante sur airs comiques à la mode.Figurez-vous nos cantiques, nos peaumes apprétés à la musique de la Grande Duchesse, ou de Barbe-Rleue.Hi lee zélateurs de la nouvelle religion, qui se défend d'être une secte, le péché est pardonné aussi facilement qu\u2019il cst commis, Creat une curieuss façon de formulor un dogme, mais pamons ; là où l'originalité dus eos, c'est dans la manière d'ubtenir ls rémission fautes.LI paraît qu\u2019une fois enrégimenté dans Vol.XIII.No.41.JEUDI, 13 OCTOBRE 1883 \u201c l'arinée du salut\u201d on se sont soudain abeout ! Alors, il est de bon goût que colui qui est l\u2019objet d'une aussi grande grâce we love et proclame qu\u2019il sent que ses péchés lui out été remis, Ceux suxquels un pareil bon- hour arrive\u2014et ils sont nombreux \u2014doivent porter sur leur faux col où sur le cellut de leur habit la lettre Ss, ce qui veut dire Sauvé ! Comme I'arinée du salut s'adrease ay bas peuple, elle croit qu\u2019elle cst tenue d\u2019en parler le laugagu.Aussi, les \u201c colonels\u201d se servent d'expressions lus plus grossières des casernes et des halles, pour attirer des re- erues dans le camp de l'armée du salut, , La nouvelle religion a pris en Angleterre des proportions si formidables que le cardinal Manning a cru devoir lui consacrer un long article dans la Contemporary Review, publication protestante, et cela à la demande de personnes influentes en Angleterre.1! va sans dire que l\u2019éminent prélat s'élève avec force contre ces malheureux dévoyés qui ont une favon si bizarre de comprendre la religion.[I coudumne «aus merci toute leur vrg ni- «ation et Is mise en scène qui constitue la liturgie du vouveau culte.El prédit à l\u2019armée du salut une déroute prochaiue, si elle ne se foume pas en secte, Mgr Manning exprime l'espoir que tout le travail de cette organisation ne sera pas tout perdu pour la bonne cause : ce peu de vérité répandu par les faux apôtres conduira peut-être des centaines de personnes au chemin qui mène à la vérité complète.Ce qui a fait le succès de l'armée du salut, c\u2019est parce que les sectes protestantes on Angleterre ne eont pas de taille à répondre aux be- svins spirituels ; c'est parce qu'il y 8 dans ce pays une immense multitude qui ne connaît pasle chemin des temples.Du reste, ceux-ci sont trop peu nombreux pour recevoir les indifférents s\u2019ilx voulaient y pénétrer.Ainsi, d'après les statistiques d'il y a environ quarante ans, les églisex de Londres ne pouvaient recevoir dans une seule journée que 80,000 personnes, en donnant dans chacune d'elles trois « :rvices religieux par jour.La population était alurs au-dessous de deux millions.Le cardinal Manning est d'avis que le méme rapport existe aujourd'hui entre la population de Londres et le nombre d\u2019églises.l'ue chose, une seule rachète, fautes de l'armée du salut.organisation le à nos yeux, bien des Elle a mis à ta bise de sun 1 principe d'autorité et d'obéissance ; c'est ce qui la rapprocherait un peu de nous si le grotesque et le blasphème n'entraiont pas si largement dans ses moyens d'action ; c'est aussi ce qui creuse un abime entre elle et les protestants.L'absence de ce double principe a fractionné le protestantisme en mille sectes.Il eat, à part ss nature, condamné à trouver un écucil dans la volonté du premier venu auquel il plait d'interprêter la bible autrement que lo grand chancel lier, gardien, de la conscience de la reine.L'armée du salut à emprunté un principe à l'église catholique, cela ne lui sullit pas ; elle s\u2019est arrêtée trop tôt et a môlé \u2018a peu de vérité à trop d'erreurs.Notons cependant le fait qu\u2019ello proclame l'autorité indispensable en matière de religion comme une leçon donnée aux protestants et un hommage rendu à notre religion.A.D.AUX HOMMES DE BON SENS (Suite) QUEIQUES OBJECTIONS Mes arguments ont été jusque-là un peu serrés, un peu secs même, diront quelques lecteurs et surtout quelques lectrices.Je ne dirai pas comme l'orgue de Bar- harie : Si cette chanson vous ennaie, Nous allons Ia recommencer.Mais, ou égard à l\u2019intérêt de la question, je deman- dorai [a permission d'y revenir encore, pour répondre en peu de mots à quelques-unes des objections les plus répandues contre le pouvoir temporel du pape.Nous ne summes pas au Canada si bien à l'abri des idées révolutionnaires que nous no les ayons entendues ou lues quelquefois.Et d'abord, dit-on, Is loi des yarunties laisse au pape Prix du numéro: ?centins.\u2014Annonces, la ligne : 10 contins Toute commanication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire per lettres enregistrées ou par un bon sur In poste.tous lus avantages de la souveraineté et lui en entève tout le poids : elle lui donne à tel point la liberté d'agir comme pape, qu\u2019il n\u2019a jamais êté ai puissant qu\u2019il l'est depuis la perte de son pouvoir temporel, Très b.en ! supposons pour un moment, inalgré les mille preuves du contraire, que la loi dos garanties laisse au pape en général tous les avantages de la sou- vernineté.Il en wat un cependant que cette loi, il faut bien le raconnaître, ne lui laisse en aucune manière * c'est celui d\u2019être son maître, de ne dépendre de personne.Or, n'est-ce pus là ce qui constitue la souve- rainoté?D'où il suit que le pape surait tous les avantages de la souveraineté, eauf celui d'être souverain ! Cette objection si prènée ressemble beaucoup à l\u2019argument du péelpoket qui voudrait légitimer son métier et dirait qu'il enlève à son voisin toute crainte de perdre sa montre d'or en la lui dérobant.De ces arguments, ce n'est certes pas lu logique qui doit en faire justice ! Léon XIII Pa dit d'un mot : on a voulu faire du pape uu roi de théâtre, ree per ludibrium, ot il n'est pas de catholique dont la pensée ne se reporte comme par son propre poids vers Celui que la haine des Fuifs avait affublé d'un manteau de pourpre et d\u2019une couronne d'épines, pour avoir le plaisir satanique de l'insulter groe- sièrement et de lui dire avec ironie : Salut, 6 roi des Juifs : Avo res Judeenenau ! Le démon est bien toujours le n me.Maintorent, il est vrai, le pape, privé de son trône et prisonnier, a vu sa puissance vrandir ct son autorité w'affermir.Mais quelle en est la cause ?C'est, qu\u2019en ré- \u2018lamant ses droits, sa liberté et «a souveraineté, il se fait le vengeur \u2018le tous les droits des peuples et des princes.Oui, dans ce siècle qui à vu l'Irlande et la Pologne verser des larmes de sang sur leurs fern étroitement serrés, dans ce siècle où la grande iniquité de la con- Quête s'est appesantie comme le marbre d'un tombeau sur l'Autriche plus faible, sur l\u2019Alsace et la Lorraine en pleurs, c\u2019est un grand et noble spectacle de voir le pape sous la main de ses oppresseurs, ne se plier à aucun compromis et préférer la prison à une liberté achetée au prix de son honneur.Alors on se dit, la force morale n\u2019a pas encore déserté notre globe et l\u2019on se surprend espérer dans l'avenir.Une seconde objection, très spécieusc, je l'avoue, surtout pour des Italiens, est généralement formulée en ces termes : Eh quoi, vous parlez de rendre au pape sa souveraineté réelle * Vous n\u2019y pensez pas ! Ce serait violer le droit national de l'Italie créé par les plébiscites.Jamais l'Italie ne saurait s'y résigner.Droit national ?Plébiscites ?L'Italie ?Ce sont là trois grands mots et qui font bon ettet eur les lèvres de tous les prostidigitateurs politiques ! Mais, de grâce, que veulent-ils dire Ÿ quel en peut-être le sens ?Et d\u2019abord, ce droit national, que l\u2019on met sans cesse en avant cumin » le plus sacré des dogmes, les révolutionnaires qui s'en serveut pour justifier les faite les plus injustes, savent-ils eux-mêmes ce en quoi il consiste ! Eu 1859, c'était le drvit de rendre l'Italie une nation indépendante de l'étranger ; en 1860, il devint le droit de la constituer libre et forte sous la monarchie de Savoie ; nouvelle évolution en 1861, ce fut en effet le droit de faire l'Italie une, et enfin, en 1870, on appels druit national la prétention de prendre Rome pour cu- itale.Depuis lors, on décore de ce nom la teudance ien forte aujourd'hui de faire de l'Italie une république sur les ruines de la maison de Savoie.Quelle furute prendra sous peu ce droit, véritable Protée, devant lequel rieu n\u2019est sacré, rien n\u2019est stable, rien n'est digne de respect?Ne se transformera-t-il point en droit & l\u2019iacendie, au meurtre, au vol, à la barbarie enfin t Personne tie le sait, mais tout le monde le craint, et non sans cause.Maintenant, je le demanderai, est-ce qu\u2019il suffit d\u2019appeler droit uu caprice quelconque pour qu'en réalité il soit coustitué tel ! Si l'un s\u2019en tient à la jurisprudence, nul droit ne peut s'établir contre un autre droit antérieur et cortain, suprême dans sa nature et universel dans ses rolations.Quel que soit l'épithète dont on le décore, quelques soient les adjectifs dont on l\u2019eutoure, un droit ainsi acquis restera, aux yeux de tous, un vol et une oppressiun.Or, c'est un fait que toute l'ancre révolutionnaire ne suffira pas à effacer de l'histoire, que JOUE 12 Ocrosre 8x0 182 L'OPINION PU\" ; Le Canad beet, che vte dues ture che bee y cho dé de dix siéeles de pretemdn si elle n\u2019a que un ehapeas a dame de ven sat «dut eu de uations, monde Jui tourner be dos ee Ine as snk vnpeal catat SI ; Om Laser des tot dde fore, Bde gp no tet dana einige yp or hone top, pu « droit du pape à pre droit de lah, oder en queues droit Ha quan as ais « Host pat personne, On: pepe, oto un cutoqu lectgte, et eutin .des de, ni cod ne en : \\ \u201cat une recite] ., \u2018 : si ; ne i stat echache cn» core qu'ils peur Paint at ut us .que | He et he er ce : Hae od ed p J ol Hl iy \u2018 | he Tant que beep est i =\" ; pd ; .1 Aen LR er hr \u2018 teste Ca tete Loe ~~ Ai : ! vers \u201cve : i i wh St vu 4 ' ved est tides que Jes montanes ont dd À ; Con een appear bog , tes Bol gee ee TS Ton peut emaie, deux ae deux Teves te men 1 .tar | vr Doni, at ganed aa = on hotes PH que are, vi de ere pes on qu : un ; LS 4 de à 0 we : ba, citlent tensa de + sont poire qui ten ue sit pent den, en?Yospin ule topo a bu .Wp ie ile pui Pat chee ony Me \\ | 1 Ohm case Cony elem ae cheat ene lage ct Pardee aed pu one Moule aretsenent rca : ps he pede cern dee pun tallow ebm à Lu ) ow J bi noth novo pes ee pan Los pensais = t-on Clee nit wee ati Mate ms EN i > = ; Lun hs ! ' ; : ve uo ot ' i not hem che + mot 0 ! ; : nt 1 ; eos at ene te von bon \u201cou EN dans Faun ; , tere detre qu virer dun ps tre 1 1 hn GUN, tue cartes .me ve PS ti ve s \u2018 5 Be dee ; 104 j bn uw nu Mt PESTOUEUR 1 an eat , .Lo ; sus orale ; Mu Pc ut rente a ul : : wo, i eed pes riers bend Co , Cd Drege + 0 Monts tot en» sut te ut Ce Te ., oon i presque +5 se, POP STE TES 5 ose nur der dans une 22 : | CL .pit var mire le gore que ti H Lo so 2 + Wn , : vied Th aol te nt Ch .Vom : cy ren no = } ; Ca : ! .u Cd RN I : : | , Le ve AS n .: .ot Saget plus = ! : \u2018 ; ; i va reparer, terpheen ebins an + Cate to i ! vis ons dde tentes vertes, le chanthas ! : \u2019 .RE ; tra OA LE P , , \\ te pu se pe Vraie ree dont det ! on | Go Ares ne prit se eeisoler, IR n \u2018 Lote woes Mae 2 ie eus mn teur tt da vo \\ \u2019 ; ! _ te fate ast becirse, de qui A Crear enon des de noe bou 1 en bons vaut LS - I Cl nian \u2026 ve : teat \u201c oe ft \u201c t +.! \u2018 \u201c 0 - IN sou.\u201cir un 522 : : Tes \u20ac iv Anton, ood FE SroRpe.vie J ! sare app So ae den nny : = sedate bout one ne sont \u2018 - \u2018 PTE UNS SL SN UE ts he ess a \u2018 ! a a Bor ne parles «pre de TEL Non) \" da - ds - eo SOs er des me Le ped el, Cand - i hoon ert , : .Lee, .soon \\ wv 0 as ' or : i we Cl i \u201c 4 .Ae su ; : , .edn .i\u201c ; 1 or Cte , > a Po 1 eo Ca | ; ; i.- : + .Las Mo i Lb Joe re .+ ; : ! | -A sou ! \u2018 Wt de 1 n + .i\" ion von, i \u2018 \u2014 por A tours ! | .FOO Pate \u2018 , 1 VINE ' \u2018 ' dy =! fu bu EN \u20ac \"ich sons 6 1e yg I \u2018 seu bo } + sed es ; ; Han Code .a .4 Ten van, : eels hope ee Lo OM OH HO SANTE et Ge N à p TE Cree dhe Tove e Co : team dre je plie prises dur di : ce \u2018 = mt invelentureret Hoe gus DÉBIT AR 2.004 Fo : : \" Sant oun ven LE AS ter.feet l'usage, nouer VIS ns js ue: ete + LE tonnes des Dette eb odes ol pone he Vo \u2018 sit Ne a vi watts ev Dole move oon ho nt Bg art ne d'un raed > rotrs 1 4 tee Lot abn + |, Send puis Su BT ney te dene be raed ab ob date de 0e re ssutees pote Lee deol oe sata vir an bes bar on sDoir food ou datis les emisitie - d'a pa.Contearat, tot eeda tera de merseu Cae oh de quentre De déni qe = Dans cette ic a BV aetna ene enon.ei C'etait ve, 5 Le cul du Pass ques que due x D'AVOns pas Une Bebe à fon serer « La faut cou urine Nos finies des prodige, Brus ments tas ee store 6e he ne erp a robo pt Sang un haba nent, on wa ples d'espaitoot pda golive Le pere Thoin état rmeohsolable be proms oe © habits pdu= anh Lael oper Los enavates ved sn + ' Cre gent le rn vad UL : we bo Te pip [EERE cet femme sili edn + _\u2014_ _ 2e 1} 2 SN 483 a ui RR S WN à UT N \\ I | | i Ÿ N WN XN = Au AW N .Ÿ dh NN N § Lu A i | i Ni IN WN 3 À ! Oh A AN « \\ \\ \\ = WN ; .NX & 8 NN à A NH \\ S RN S | = = 3 lit | HN NS = .! | = i NY è > \\ \\ ME | à S = © = SX S N S WX, | ï SE = NW WN S J = 33 \\! i ES 3 : N S NN WN 25 $ S § A TA on RD \\ RAN S A À Ù SE ÈS = oy li ) \u2018à i N NX NR NS SN A A S By i \\ A \\ Ÿ NN \\ N Le Ki N » à y © + | Ÿ À S 2 bi S A oN NY h & J WN \\ S | Re « Gi | WN Saal = .Q | Ny = 0 NS VS sh = \\ i \\ A ML\u201d à \\ 3 \" $® I RN $ dE i qu Le N NR = ; [38 ll = = » EARCE 5 e $ a i A S , à ; IN NN ly j ! SS S Ni SU ft | £ > 5 = = of = Ii XN S Y = = | \\ $ N S SN À 7 ili 0 ji = S Kf A pr Ut, SéRauvE 1 \\ 0D N il hi I # 4 3 =.TVANLEA Ha = SA S ory ne 2 3 x $ Re a f i è TN 8 ii 73 Fan IYABRALIAM = 7 4 © A / 7 % Zs 7 ; 7 7 7 LE 77 25% vi \u201c2 L\u2019OPINION PUBLIQUE 4 ip 7 PL 2 j UE di Du Le SACRIFICI Ÿ Ce Ys TE % Pre A 3 7 1 7 7 1 + VU 7 [7 If.< VA 7; A i { 7 i 7, / , 0 4, , 7 7 4 7 Ry % 1 4 7 7 7 / i Ÿ / VUE J) i 7 | J 7) 7 7 YA il # y EU / 7 y 5 7 i LU ES 7 4 2 / 7 7 7 14 TE AO / / % y 74 7) vz Je | ÿ A y) mn 2 Ra on th wr i Ÿ i 7 7 Ws I, i, y Jr 7 .Ÿ Ji 7 = 7 i a 7 7 7 À y 77 7 GA 7 7 4 if 225 \u2014 I 7.i Vi rf .i i JA, = ) / i hh / ÿ J 7 3 i \u2014 7 4 / 7 IC i i \u2019 il # 2 i J ÿ i LU 7 ; i \u2014_- = 7 h y j i 4 1 7 pfff A )) ) 4 I 1) Le / Ul I i ww, y 7 AE \u2018 : 2) mh Me /) f I a Li n 12 Ocrosre 1882 / fl i fl Hi oh di ul in 4 Ÿ i) 17 / i a il I Ay HEH i (EU we, sh i 12 im i {7 [2a mn 10) sf Ny 4 4 hos! AH PERMET xX i 7 YE fc Fe A mt area 484 avocate, frappés dans leur famille es dont le deuil expire, garderont-ils pendant un mois encore leurs lugubres insignes.La murt approche pour eux, ils songent un peu aux autres et beaucoup à eux-mêmes, car lour tour venant, il fera si bon n'être pas oublié tout à fait ni tout à coup.Ils sont cinquante avocate, réunis dans cette salle pour témoigner de leur chagrin ; ils expriment de beaux sentiments, lours phrases sont tou- chautes ; comme leur amitié paraît chaude pour le dé- fuat ! Quel esprit de camaraderie! Demain dix, les lus intimes, iront aux fuuérailles, trois porteront un ut de crépe pendant quelques semaines, et tout sera dit.\u2014Vous ne me dites pas ça ! \u2014De ces cinquante confrères, il n\u2019y en aura qu\u2019un, le secrétaire de la réunion, qui se donners un peu de peine.Car il lui faudra transmettre à ls famille du défunt et aux journaux la copie des résolutions de con- doléauce.Il y aura de l'écriture.Il jurera un peu, mais s'exécutera.Remarquez que je n'y trouve pas à redire.Il meurt plus de douze avocats par année à Montréal, il ne se passe guère de mois que le barreau ne soit appelé à s'apitoyer officiellement sur la mort d'un confrère et ne s'oblige à afficher son chagrin sur son couvre-chef pendant trente jours Ce serait un deuil perpétuel ! On ne pourrait porter un joli et léger chapeau à la mode qui ne fût taché de crêpe.On n\u2019au- Fait plus l'air jeune, la jeunesse s\u2019écoulerait à arborer l\u2019embléme de la mort sur sa tête.\u2014 Alors, pourquoi prendre cette obligation ?\u2014Le formalisme, l'habitude, Ia routine, que voulez- vous?Il n'y a pas que les avocate qui en soient les victimes.Toutes les corporations en feraient autant.Je constate que les parie de bienvuillance, les caisses de bienfaisance et jusqu'à certains clubs sont en voie d\u2019adopter cet usage.Il serait encore temps pour eux de ne pas se faire les esclaves de ce mensonge officiel, de ce chagrin de convertion qui me rappellent involontairement ces pleureurs payés dont les Chinois enjolivent leurs funérailles.Verser des larmes par ordre, revêtir la duuleur par préjugé, eet-ce assez foul Tout cela c'est de l'hypocrisie et de la plus sotte, car elle n'est ni nécessaire ni utile.\u2014 Nous autres, les habitants, dit le pére Thoin, quand nous adoptons des résolutions, c'est presque toujours pour nous imposer des taxes, taxes d'écoles, taxes d'église, taxes municipales, et je vous prie de croire que nous nous conformons bon gré mal gré à l'esprit et à la lettre-de ces résolutions.Parfois, nous voudrions bien pouvoir faire comme les avocats : s'engager et u\u2019a- voit pas à tenir.Cuinme ce langage me parut irrévérencieux, j'interrompis le bonhomme, et nous fâmes au Palais voir défiler les avocats qui portent le deuil.\u2014Père, lui dis-je, la revue finie, vous aviez entendu parler de gymuastes qui font le saut de Morissette pardessus quatorze chevaux, vous êtes allé les voir, c'était vrai.Vous avez lu des avocats que si l'un d'eux s'avise de mourir, tous les autres s'empressent de jurer à la face de leurs clients qu\u2019ils prendront son deuil et le porteront pendant un mois.\u2014Et ¢a u'est pas vrai I.A.LusiGNan.LES RAIDERS DE SAINT - ALBAN ÉPISODE DE LA GUERRE AMÉRICAINE 1864-1865 (Suite) IV Comme les coureurs de bois, il a les défauts de ses qualités.Son amour des voyages dégénère en inconstance, son désintéressement tourne parfois à la prodigalité.Il n'a rien & lui.Sa main est toujours ouverte à toutes les demandes : il à coutume de dire qu'il s\u2019imagine sans cesse que ses poches sont transparentes et que chacun voit l'argent qui s\u2019y trouve.Ce qui explique pourquoi il a tant de hâte de s\u2019en débarrasser : l\u2019argent lui brûle les doigts autant qu'il colle à ceux de bien d\u2019autres.Ses occupations ne lui appartiennent pas plus que sa bourse.Il prodigue son temps aux autres, aussi bien que ses ressources.Combien de fois il a soigné jour et nuit, pendant des semaines et même des mois, des malades qui n'avaient d'autres titres à son amitié que leurs souffrances.Aussi est-il devenu des plus experts dans l'art culinaire.La plus habile ménagère d'un curé ne lui en remontrerait pas sur ls manière de faire soit un bouillon, soit une gélatine, soit une fine soupe.Pendant tout un hiver de temps, pur motif d\u2019humanité et de dévouement, il s\u2019est fait lo malade et le cuisinier d'un pauvre équipage aux en- L'OPINION PUBLIQUE 13 Ocrouge 1889 virons du phare qu'il à gardé pendant neuf aus à l'ile d'Anticont, Un jour (c'était le 17 novembre, c'est-à-dire aux dernières navigations, car l'automue est bien autrement rigoureux ns ces parages que daus nos environs) i trente-deux famille jotées par un nauf sur l\u2019île d'Anticosti, étaient à la veille de périr de faim.David, incapable de rester impassible devant ces souffrances, s'embarque à bord de l'unique goélette qu\u2019il avait à ss disposition et qui faisait eau toutes parts.Entré après mille fatigues et mille dangers dans le port de Gaspé, il télégraphie à son cousin, l'hon.Luc Letellier de Saint-Just, alors ministre d'agriculture, et obtient un don de soixante-quinze quarts de farine pour ces malheureux naufragés.Aussitôt sa guélette chargée, il prod de nouveau lu mer, accompagné de six hommes bord.David ne peut entendre parler d'une infortune saus éprouver un \u2018véritable besoin de la soulager.Un jour, étant de passage à Québec, il entend dire qu\u2019un de ses anciens coparoissiens est retenu en prison pour dettes, à St- Thomas de Montmagny.Aussitôt le chagrin s'empare de lui; il ne dort plus jusqu'à ce qu\u2019il ait appurté quelque svulagement à ce malheur.Il traverse à la Pointe Lévis, prend le premier train qui se présente.Descendu ! la gare de Montmagny, il va droit à la prison où il demande à voir sa vieille connaissance.\u2014Qu'est-ce qui vous retient ici, dit-il, en l\u2019apercevant 1 \u2014Une bagatelle, reprend l'autre : une trentaine de piastres.\u2014Ce n\u2019est que cela, répond David.J'aurai bien vite arrangé votre affaire.Et, sans plus tarder, il sort de la prison, s\u2019en va paver ls somme et revient, triomphant, délivrer son ami de ls captivité.Il n\u2019y avait qu\u2019un inconvénient à cet acte de générosité : c'est qu'après l'avoir accompli, David n'avait plus an seul sou dans ses poches, et qu\u2019il fut obligé d\u2019emprunter quelques piastres & ses tantes pour payer ses frais de passage à Québec.Je ne saurais dire combien de fortunes notre homme à réalisées en imagination.Le muis prochain, il sera riche : l'invention qu'il à on tête vaut des milliers de piastres ; il ne tiendra qu\u2019à lui de les avoir sous sa main.Mais c\u2019est le mirage du désert qui s'éloigne à mesure qu\u2019on avance.En attendant, David ne s'aper- it pas que les sous désertent son escarcelle.N'importe, il vit d'espérance ; ses projets vont leur train, sans nuire à la fortune qu'il rève toujours.v M.Faucher de Saint-Maurice, dans son livre 1) Tribord à Babord, à fait un excellent portrait de Tétu, qu\u2019il a rencontré à l\u2019époque où ce dernier était gardien de la puinte sud de l'île d'Anticosti.Ce portrait complète trop bien ce que nous avons dit de notre héros, pour que nous négligions de le citer ici : * La garde du phare de In pointe sud est contiée, par le ministre de la marine.à un homme aussi instruit qu'énergique : M.David Tétu.Grand, les épaules légèrement montées, l'œil doux et serein, possédant un poignet de fer et une santé à toute épreuve, notre am nous représentait bien ce type du Canadion-Franvais de jadis : esprit chevaleresque et aventureux qui, n\u2019obéissant qu'à son impulsion et ne se laissant guider que par son flair et ses connaissances, y faisait des découvertes merveilleuses et ne revenait au pays que pour léguer à d\u2019autres son amour du voyage, de la liberté et de l\u2019iu- connu.Ce fut dans une de sus longues promenades sur ls côte du Labrador que M.David Tétu découvrit ces fameux gisements de sable qui, bien exploités, donneraient les plus beaux minerais magnétiques du monde.\u201c L'esprit d'aventure et le goût de la solitude rendaient notre ami on ne peut plus apte à remplir les fonctions de gardien de lumière.Les longs quarts de nuit qu'il lui fallait faire lui permettaient de se livrer à ses études favorites aur l'histoire naturelle.Il aimait son phare comme un chasseur d\u2019 Afrique aime son cheval arabe : une partie de la journée se passait à l\u2019astiquer et à le mettre en ordre, puis, quand la besogne était terminée, quand l'hiver était venu et que sa lumière avait été éteinte le 20 décembre, alors commençait ls saison des chasses et des explorations.\u201c Vite, on chaussait les raquettes ; lea fusils étaient démontés et nettoyée, les pièges éprouvés, et bientôt, le jarret solide et alerte, enveloppe dans une chaude vareuse, on voyait David Tétu, la carabine sur l'épaule, portant avec lui des provisions pour plusieurs jours, prendre la lisière du Luis et aller déclarer une guerre sans merci aux loutres, aux ours et aux renards gris, rouges, noirs et argentés.Îtarement ce nouvel (Eil de Faucon revenait bredouille, ot plus sa chasse un sa he avait été abondante, plus ses voisins et sca amis vs pauvres s'en ressentaient.Alors, fourrures précieuses, morceaux de venaisons, grosses pièces, truites monstrueuses, tout passait entre les mains de cet homme Qui se souciait fort peu, en ces ternpa-là, de savoir ce que ss gauche ou sa droite faisait.* Le soir, an coin du feu, maints trappeurs racontent encore les histoires merveilleuses de ce pêcheur habile me eb de oe chasseur adroit; mais nulle, à ; vaut celle do Four tué su vol le, mon in, ne «\u201c Tétu avait oui dire qu\u2019une baleine morte attérir à quelques lieues de son habitation, Fait rn ui «ait profiter du vieux dicton : Aide-toi, le cie] oy dora, it part, accompagné de Crispin, son homme à ine, bien décidés tous deux à tirer du Cétacé huile qu'il pourrait rendre.La nuit tombait lorsqu'il arrivèrent au lieu de l'échousge ; et, comme avan à camper Tétu tenait À être renseigné sur la valeur à l'épave, les chasseurs se dirigèrent du côté de Ia be leine.Muis ils avaivnt ét4 dovancés par des radeqr, qu rive encore plus alertes Gu'eux, et deus ours noir on donnaient à cwur joie, le museau plongé dans ley flancs du monstre, mangeant comme deux clercs échappée de carêtue, et ne s'interrompaut de fois à autre que pour respirer longuement et pour lécher leurs babines toutes ruisselantes de lard.\u201c Le domestique de Tétu était devenu pratique ay contact de son maitre.\u201c \u2014M.David, lui dit-il doucement, en glissant yp, balle dans son fusil, permettez-moi de tirerle plus gros, Jai besoin d'une robe de cariole, lorsque je retourners; chez moi, A I'sutomne ; et ma foi! plus d'un faraud m'euviers cette peau d'ours, lorsque le dimanche mon cheval piatfers à la porte de l'église de Berthier, \u201c Sa vie de trappeur, autant qu'une certaine fable de Lafontaine, avait mis Tétu au courant des habitudes rusdes de maitre Uraus ; aussi, fit-il sisne à son compa.n de ne pas trop se presser de tirer.l'ours, dont £ ura soyeuse devait orner l'arrière d\u2019une dee carioles de Herthier, se présentait mal ; et puisque Crispin tonait absolument celui-là, il fallait attendre le moment favorable pour Je prendre l'œil ou au cou, Mais la chanson de Nadaud aura toujours raison ; * L'ambition perd les hommes,\" et Crispin rendu nerveux par l\u2019appât du butiu, avait déjà épaulé.Vian! le coup part, balls ricoche sur le museau de l'ours, et va, comme Jonas, se perdre daus lo ventre de ln baleine.le second ours, plus gourmet ot sans doute de weilleure famille que son ca- warade, avait réussi, pondant le colloque des chasseurs, à se hisser sur le dos du cétacé : c'était sa maniire i lui de mettre la main au plat.La détonation du fusil était venue le surprendre là, et tout elfrayé, perdaut la tête au mjliou de son festin, comme Balthasar, mais ayant moins de décurum que ce rui, il s'était élancé daus l'espace, où la balle de Tétu était venue le rejoindre.Celle-ci l'envoya rouler roide mort sur le dus «de son compagnon, qui, hurlaut de douleur, le museau haché et surpris par cette avalanche d'un uouveau geure, prend le buis au galop, laissant le pruprictaire \u2018le la putite cariole de Berthior réfléchir à la philoso- phin de ces deux vers que Tôtu prenait le malin plaisir de lui réciter, eu rechargeant sa carabine : arcs cu casces il ne faut junais Vendre ta pests ole Fours qu'on ne Tait mis jar terre, © \u201c David Tétu avait reçu de la nature certains petits talents de société, qui, sur l'Ile d'Anticosti, ne sont pas à dédaigner.Tour à tour contonuier, mécanicien, inventeur, zuolugiste, géologue, lettré, homme du monde, curdun bleu et trappeur, il avait eu donuer à la maison qu\u2019il habitait le cachet de ses occupations multiples.Aux murs étaient accrochés «les canandières, des pistolets, Une carabine, un fusil de rempart et des perches de ligne ; dans un coin on voyait un coffre de pharmacie sauvé du naufrage du Shamdon.Tout se coudoyait dans sa petite bibliothèque, depuis le Curn- hill Magazine, V Almanach de Ruxpueil, jusqu'à l'Imitu- tive de Jésus-Christ et un traité d'entomologie.Une courte-pointe en fourrure couvrait un lit de sangle, au- rès duquel se dressait une table de nuit surchargée de ites de fossiles et de paperaases, où le maître, au moment où nous entrions, venait d'insérer ses dernières observations météorologiques, et sur lesquelles il avait négligemment jeté, en guise de presse-papier, une énorme défense de morse.\u201c Inutile de peindre la joie dde Tétu en nous apercevant, Quoique beaucoup pius âgé que moi, it avait été mon ami d'enfance, et bien qu'un mois de causeries N\u2019eût pas suffi pour nous dire tout ce que nous avions vu et appris depuis une séparation de douze ans, i) fallut subir les exigences dle [a consigne et le laisser Hibre de sun temps, car nous n'avions que quatre heures devant nous pour ravitailler ce phare, Mais, avant d\u2019aller sur la grève preudre livraison de ce que lui expédiait le ministère de la marine, Tétu donns des ordres pour faire organiser on notre honneur une chse aux homards.* Cette chasse se fait au moyen de chiens de Terre- Leuve qui plongent et vunt, à marée busse, chercher ceu délicieux crustacés dans cea herbes marines que Denys appelait des platins et que les pécheurs du golfe out baptiséos du nom de prairies à human] Enfouis dans d'énormes bottes sauvages que l'on avait ou le complaisance de nous prêter, et armés chacun d'un panier et d'un bâton, au bout duquel était fixé un cre- chet en fer, nous cheminions dans l\u2019eau et suivions de point en point les instructions de notre guide.Il fal- t marcher à pas comptés, avoir l'œil vif, pour distiu- t q J 12 OcronrE 1882 cette herbe verte et qui auivait lea oncdula- ge mer, ls carapace noire on los longues serres de ceux que nous cherchions.En Joyions iow nu, vite nous plougions notre engin de fiche pour tâcher de l'attraper, mais, prompt come l'éclair, le crustacé nous avait dépassés d'un coup de queue, ot ln chasse était à recommencer, aux grande éclats de rire de notre guide.Celui-ci, plus expert, n'avait qu'à ;lissor hypo- critewont sun croc sous lu vontre de la uvre bôte, à lu chatyuiller quelques socoudes, puis | l'envoyer rejoindre brusquement le douzaine et demie de canurudes qui, tout abaxçurdis par Jour changement (le garnison, we livraient à la plus excentrique des manœuvres, pour sortir de leur prison d'ouier.Quant aux terreucuves, ils 'y meltaiont pas tant de façons, «6 dès qu\u2019ils avaient flairé un de ces muulheureux homarde, ils Je happsient hardiment et allaient lo dépuser sur In gréve, ; «En voyant venir lo brouillard, Tota avait erasing gue nots ewssions quolque difficulté À retrouver la route du steumer, et, prenant »a boussole, il avait tonu à ous faire lu conduite.Fermement ussis sur le bane d'un euquif long «le dix pieds, qu\u2019il gouveruait comme une plume, au moyen de deux légers avirons, il vint ainsi jusqu'au Napoléon TIT.Nous sachant alors en sûreté, il reviea de bord, salus de la main et rumaut vers terre, In dernière fois que nous le vimes, comme l'oiseau précurseur des tempêtes, il no Lnissait bercer, ainsi qu'un pétrel, sur le dus des vagues énormes.\u201d Après avoir lu cette esquisse de lu vie aventureuse de Duvid Tétu, dont le nom figure en tête de ces , & coté des Raiders de Saint-Alban, le lecteur n dû se demander : quel rapport y a-t-il entre notre chasseur et ces maraudeurs américains Ÿ Ces rapports, quuique fort peu connus, sont plus intimes qu\u2019on ne le pense, comme la suite le fers voir.2, ; ; Mais, avant d'entrer dans ce récit, il ct nécessaire, pour l'intelligence des événoments, de donner un précis istorique de l'affaire de Ssint-Alban.(A suivre) LA CHAPELLE DE LA RÉPARATION AU CŒUR DE JÉSUS, À VILLA-MARIA Les dames de la Congrégation qui depuis deux siècles ont donné à la religion et à la sainte Vierge tant de preuves de foi et de dévouement, ont entrepris d'élever un nouveau monument à la gloire de lu Reine des Cieux, Elles font un appel à toutes les âmies piensos du Canada pour les prier de s'associer à leur «euvre si méritoire.Nous connaissons trop les sentiments qui animent nutre population pour douter un instant de son empressement répundre à cet appel.Déja les dames de Villa-Maria ont reçu des dons de personnes pieuses qui veulent payer le prix d'une pierre ou d\u2019une cu- lonne du nouveau temple.Nous sommes certains \"d'elles out lonné un exemple qui sera suivi.Les personnes qui voudraient prendre part à la bonne œuvre pourront se mettre en rapport avec les dstues de Villa Maria qui leur feront conuaitre quels sont les avantages spirituels que leur vaudra leur charité, Nous croyons devoir donner ci-après la liste des personnes qui ont déjà envoyé leur contribution à Villa- Maria : Dame Joseph Léveilld, de Montréal, 85\u2014tos.Lean din.de St-Jacques le Mineur, $10\u2014 Dame Jos.Giroux de Coaticook, $6\u2014 MM.Philip et Francis Dwyer, 810 \u2014Dile Mareeline Filion, Ste-Thérèse, &25\u2014Ryil.M.l'aré, enré de l\u2019Ane Gardien, &5\u2014 Dame Boucher, St- Hyacinthe, 35\u2014 M, N.Kennedy, Etats-Unis, 85 \u2014ltvil, Meseire PP, icier, procureur da séminaire de lti- mnouski, 85.M.Blair, Pointe aux Trembles, &5 \u2014 M, et madame Fufard, St-Cuthbert, 85 Ch, FFaulard, mo- decin, Montréal, ®5\u2014 Dame M.mell, Montreal, #3\u2014Dlle Mary Byrne, Ringston, 3 \u2014 Anonvine, Villa- Maria, &3\u2014 Dame Hamilton, St-Rémi 25\u2014 Moise Bou- thillier, St-Joau Chrvaostôme, #5 Jos, DeChamplaiu, Ptre., Rimouski, 85\u2014 rame Juttes Furlou > l'erreneuve, B10\u2014La.St.Louis ot va fatoille, Montréal, #5 \u2014 Elwin Hurtubise, Montréal, &3 - Dame Mary l'artener, Munt- real, Ro\u2014Henry Statiord, Montréal, 85\u2014Dame B.Pouliot, l'Inlet, 85 \u2014 Révérend 1.Savoie, prêtre, Ulslet, #5\u2014Révorend Demniarais, curé de la Pointe aux Tremblos, #5 Dame Dosithé Lacoursière, Hatisean, 85 -\u2014Dame veuve Thomas Tiflin, Montréal, 8LO-\u2014Dimne veuve Undsime Léwuruean, St-Nylvestre, #5\u2014Damo Euwbo Létourneau, Saint-Sylventre, 85 \u2014Frangois-X.Audet, de In Baie dos Chaleure, $5\u2014 Dame Gosselin, Montréal, §5\u2014 Fubion Remud, Montréal, $5\u2014 Dane veuve Pierre Reaubien, Montréal, #5 -Pame Lucille Archatubault-Cormier, Sotorset, 85-7.Mayrand, #5 7-Daine Oubéline Poirier4iallaud, Shedine, §.Len Dames et les Demoisellos Enfants dde Marie, #5 Kr.nest Brégent, puintre-décurateur, Montreal, 85\u2014Dlle Mario Drouin, St-Norhert d'Arthaluska, $5\u2014 Dane John Riley, Troy, N.-Y., $10.\u2014 James Byrue, Kingston, #\u2014Joe.Décary, Notre-Dame de Grâce, 85-\u2014L'hon, sénateur J.K, Armand, Rivière des Prairice, 810\u2014 Dame Gray, New-York, $5\u2014 Dame Eloi Rioux, l'roine L'OPINION PUBLIQUE 485 Pistolos, 35\u2014C.C.Cormier, Somerset, 45 \u2014 Dame N.H.Cormier-Boursouin, Montréal, 85-\u2014dame veuve c Corwier-Pereault, St-Jean, 45-\u2014N.H.Bourgoin, svueat de Montréal, zélatour-bienfaiteur\u2014Dlle ur- goin, | Lix d'or et $1,\u2014Dame Jos.Asselin, Montréal, $3\u2014Dame Clément Robillard, Montréal, $5\u2014Dile Lillie Daragon, Troy, $5\u2014Dame Jos.Leblanc, Montréal, #5\u2014 Casimir Beauvais, St-Michel Archange, $10\u2014 Dile Mathilda Beauvais, $1\u2014Dlle Elmire Beauvais, 81 \u2014 Dame C, Beauvais, $1 \u2014 Alexis Leatage, $1 \u2014 Dame veuve Christophe Racine, 8te-Anne des Plaines, #\u2014Dume veuve Séraphin Cloutier, Montréal, 95\u2014 Anonyme, une belle montre d'ur avec chaîne d\u2019or\u2014 Alph.Chabot, $2\u2014 Dame Vve Charest, $4\u2014Dawe Jos.Allard, St-Rémi, 81\u2014M.E, Sénécal, imprimeur-relieur, &#!\u2014Dame Châtel, St-Rémi, $1\u2014 Dame veuve P.Pepin dit Lafurce, 81 \u2014Dame R.Pepin dit Laforce, $I-\u2014 Dame P.Paré, 81\u2014Hon.S.-Bte, Guévremont, 81\u2014M, Jos, Allard, jr., St-Rémi, $1\u2014Rév.Messire J.A.Bureau, $1\u2014Dawe Ed.Roy, St-Rémi, 81\u2014DIIe Fortier, St-Michel de Bellechawe, $1\u2014DIle J, Lafortune, l'Assomption, $1\u2014DIle Fzilda Lacombe, l'Assoimption, $1 \u2014Dlle Alph.Archambault l\u2019Assomption, $1\u2014Dile Phi.Châtel, Saint-Rémi, 81\u2014M, Aimé Dugas, Saint- Rémi, 8\u2014M.W.Hamilton, St-Rémi, 81\u2014Dame Le.Hainault, St-Rémi, #1 \u2014Dame C.Colin, 81\u2014Dile D.Colin, $1\u2014Dlle M.-Louise Dorion, I'Assomption, $1\u2014 Dame Hamilton St-Rémi, $1-\u2014 Léon Houle, 8t-Réui, 81\u2014Dlle Délia Dumontel, St-Rémi, $1\u2014Dlle Rose de Lima Barré, St-Rémi, 81\u2014C.Renouf, Trois-Pistoles, 82\u2014Olivier Girard, Montréal, 81\u2014 Dame O.Girard, 81.(A suivre.) ey CHOSES ET AUTRES La Cour Supréme tiendra un terme & Ottawa lo 24 octobre.Les vapours wudbec ot Montréal ont commencé à \"Juitter Montréal pour Québec à 6 hs, au lieu de 7 p.m, On évalue à 70,000 le nombre des émigrants qui se sont établis nn Canada depuis lo commencement de l\u2019année.La présentation des candidats aura lieu le 14 dans le comté des Deux-Montagnes, la télégramme de Winnipeg annonce la mort de Thon.E.-B.Wood, juge en chef de Manitoba.Il est rumeur que M.Bossé, député de Québoc-Centre au parlement fédéral, sera fait juge sous peu.Les brefs pour l'élection de Soulanges sont lancés, L'appel nominal des candidats aura lieu le 20 octobre courant.Une «dépêche de Marseille annonce que la reine Victoria a décidé d'aller passer quelque temps dans le midi de la France.Las passe-ports étrangers, donnés par les licutenants- gouverneurs des provinces du Canada, sont reconnus par les ministres de Sn Majesté et les consuls à l'étranger.Un Canadien-Français, habitant le Maine, M.Alexis Cyr, de Grande-Ile, vient d\u2019être élu duputé à la législu- ture de l\u2019Etat du Maine, pour le comte d\u2019Aronstuok.M.Frédéric Houde, M.1°, ox-propriétaire du Mou., est gravement malade depuis quelques jours.Les tmé- dlecins espèrent arrêter Phémorrhagie des poumons dont il souffre.L'archevêque de Paris à refusé le service religieux à un catholique récemment tué en duel.Un croit que ce sera peut-être le meilleur moyen de mettre fin à cette triste institution.M.l'ubbé Rouxselot, curé de Notre-Dame, à été nommé à la cure de Saint-Jacques de Montréal, et M.l'abbé Sentenue, curé de Saiut-Jueques, à été nommé à lu cure de Notre-Dame.M.Cadart, iugéuieur an corps national des ponts et chatussces, est arrivé à Québve depuis quelques jours.M.Cadart est chargé par lo gouvernement français d\u2019étudier lex canaux et les voies de navigation du Canada.L'empereur d'Autriche n fait dernièrement une visite officielle, come souvemin, au cute de Chambord, i Frolmlorf, Cust la première fois que François-Josepli visitait ainsi Ihéritier de la monarchie française.L'événement a fait sensation.Mgr Racine, évêque de Chicoutimi, est i pour l'Europe par le steamer Peruvian, Sa Grindeur eut uccom pagnée du R.P.Bourgeois et de MM.les abbés Gingras, curé de St-Gervais ; Sasseville, curé de Ste- Foye ; Fafard, curé de St-Joseph de Lévis, Ou dit que M.J.-U.Gregory, du département de la muriue et des pêcheries, a préparé une belle collection de spécimens de poissons du Canads.Cos poissons devront être envoyés à la prochaine exposition qui aurs lieu dans le cours de l'unuée prochaine à Londres.La semaine dernière n eu lieu la fête de l'illustre fondateur de l'Ordre Séraphique, saint François d'Ausises, qui est partout en si grande vénération dans le Canada.\u2018était d\u2019une manière toute particulière un jour de réjouissance pour lee tertiaires qui ont reçu, ce jour-là, de grandes faveurs spirituelles.M.Chapleau, actuellement en France, à eu une longue entrevue, au ministère des affaires étrangères, avec M, Duclere.M.Thors accompagnait M.Chapleau, L'entrevue a été des plus cordiales, et le premier ministre français a témoigné les plus vives sympathies pour notre pays.La semaine dernière, le Président de la République française a remis la barrette à Mgr Czacki, le nonce du pape à Paris, qui vient d'être créé cardinal.M.Grévy 8 félicité le nouveau prince de l'église de l'esprit de concilistion dont il avait fait preuve pendant toute la durée de ses fonctions en France.Le R.P.Lacombe vient d'établir une nouvelle mission à environ quatre cents lieues de Winnipeg, auprès des Montagnes Rocheuses, au milieu des Pieds Noirs, des Pieganes et des Gens de Sang.C\u2019est, dit-on, la partie du Nord-Ouest la plus peuplée de sauvages.Le Révd.Père aura trois jeunes missionnaires pour l'aider dans ses travaux apostoliques.L'ainée des filles de l'hon.M.Caron, ancien lieute- nant-gouverneur, vient d'entrer dans le cluitre.Jeudi dernier, à l\u2019Hôpital-Général de Québec, Mlle Ozine Caron a pris le voile blanc.La cérémonie a eu lieu à sept heures du matin.Sa Grandeur Mgr l'archevêque y a présidé, assistée do M.le curé Laliberté, de St-Michel et de M.l'abbé Arthur Caron.vicaire à St- Charles de Bellechasse, frère de la postulante.Mademoiselle Caron portera maintenant en religion le nom de Sœur Ste-Claire.La postulante était conduite par son f.ère, le ministre de la milice, l'hon.M.Caron.II y a quelques jours, daus le cours de l'après-midi, un grand gaillard d'Irlandais, aux allures slébraillées, abordait M.Benjamin Trudel, le chef de police riveraine de Québec, sur la rue St-Jacques, à Montréal, en face de la librairie Dawsun, en disant : \u2014Moi, je suis un Irlandais du parti de MeNamec, et vous ! \u2014Moi, répondit M.Trudel, je suis Canadien.Cette réponse exaspéra l\u2019Irlaudais et il essaya d- frapper le chef de police dans la figure.Mal lui en prit, car à sa seconde tentative il reçut entre les deux yeux un coup de poing qui lui fit passer l'envie d'atfir- îner sn untivnalité d\u2019une manière aussi brutale.Ou lit daus le Courier du Soir, journal publié à P\u2019aris : \u201c Nous applaudissons de tout cœur au souvenir que notre confrère du Monde Illustré consacre à nus frères les Canadiens-Françuis, Ou sait le soin que nous avons toujours apporté à tenir la mère-patrie au courunt de lu vie nationale, de ce vrai démembrement de In France.La presse parisienne nous a peu à peu suivie sur ce terrain, et aujourd'hui les rapports entre le Canada et ls France sont chaque juur plus sympathiques et plus cordiaux.** Puisse cette tradition s'étendre chaque jour à quelque nuuvelle contrée.Il est si grand le nombre des pays que leur sympathie attire vers nous et dont nous négligeous par inconscience où légereté les cxcvllentes dispositions ! Méfiez-vous due tous ces medicamenis annonces à grauds frais comme pouvant guérir les maladies des voies urinaires, des rognuns, ete, ils nu font que sou- layer, mais ls Amers de Ivublou guérisseent radicalement ees maladies, Nous lisons dans une nécrologie cette phrase, qui pourrait être un comble : oo .* Le capitaine des pompiers s'est éteint doucement.Voilà eu qui s'appelle : faire ses affaires soi-même.Entre feunnes de ménage : \u2014\u2014e viens d'épouser vu apprenti charretier.\u2014Ah! Est-il grossier ! \u2014ll est apprenti.; \u2014I11 ne doit cngurnlos qi mantic, = ve nl oma Lay ne 4 ni en au M f fl th if rites 7 = J 4, G 7 i + bi A 4 CR A fi y - Pi 4 i = \u2018 A We\" fg 4 v 8 ù TR! | se i 2, D J > 1} 1 = ¥ A D of $, ê = de Se vi, ee = 7 Cx 45 od 4 ; À a A & 4 7 5 \u20143 / @ : Why us \u20ac fo A £ TE / wy 7 oa (XY 54 ÿ à \\ ; gL 6\u201d J = J 4 i # il i pe eee \u201c4 I] yr\u2019 Ny & 0 fi N / 7 es ) / tr > 3 Eee À AN \\ & / : ha les 1 LA / SA va pe RS Ha à) ; 4 Ty ne \u201c$ - Cy, / % a A Ÿ / i = mn Vrai y u Ch | Ht + WH | je { Ar \u201c rf 24 © ve PAL { | PI 5 Xe À 4 4 | \u201cA i.Ve des) he, = NC y of F bY) vue LE J Fr = \"4 pes Bd Zz VU 7 ® 9 ath Fhe f AN : >i | bi \\ Ë Lu 4 24 BN A \u201cey 42, 4 Le b \\ i | (4 sn tL i, > he wig ; y, 4 re L / A M Bad.ta avis \u201cei Fe KJ ot dy LJ 4 | 0 2 yo 2 A 4 \u2014\u2014 Pin \\ i oe + F Le 4 ct] Ji 17 SEPTEMERI Fe a] ry EAS 21 st 7 15 A Ak 21, AS alr \u201d \u201c A bl / a 7 i * A Mn ess, + PJ ti 2 il 5 3, Got 1h! : VGA 7 + .FF qe \u20ac £ I 4 2 hd Ca 2 ji ha x VER a MIT j + Es A, \u201cfa PS AN / ri fav w Au VS ig PN ir Vr, 16 : = 4} 7 HR A i ÿ 1 4 fi y fi A \\ i He Dir ç = |\" /i W af F4 Ekur Ta bs i) x A % LS Je 7 ll qi * f hy > Ll hi ¥ Ly #; Da mA A x Fe 7 Z | &, Ww; i Î | EN VWs i A A ae Fy Fi {3 ek y 2 PE ; Wy Ï À ne > if a on iy (Lhd tf 4 0 WY Ny sa i 4 à ét ig a, ae) A FRIBOURG-COLMAR-MUNS TER Ç sy Ve pr: A {INN re en 5 j 5 Î A JA PS cs IA , LS } ~~ 4! Ab, i) % Se $e LE nh / {AY i \u201d\" 5 8 EAN ser, A \\ Li i [ty pm er i a i % x > / ; 4 Pat A >» à / ; | \u201ciy; % 1S ! i egal, 3 mé gl bo i 1 2 [À i | Photugraphies de M Braun, faits le lendemain de l'accident 27 LY \u20ac ha.onto LM #93 ve = ry ly | Vi NN N Hi ah ny % } % Ere 1 ths NE x hn, A In ll | Fl La! ¥ K \u201c> o Eo i.4 vd fie | { IA pt HS LN 4 N SUR LE Ci-@IN LE FER Dj - .Was \u2018er a\", A sé, trs | NS 24 Ï D 1d \u2014 fi | / | A ! \u2019 2 & A , ) 4, A = Wl ; Pt J wil % ci Ha js ve Ee [ / nt re 7 q = al Fs 4 a À 1 } Y J ~ fi bi (CS à â b DE HUGSTETTE + ¥ X ; RY IR \u2019, is a S I As Tag ne iy Al ) k Riss a\" 4 / A h y x n 7 fl VA nd + | D'après le quis de M.Champod, correspondant particulier de l'int «vt Ger 7 A 3 Qu 4 I \u2014 td H Wh 3 SN \\ \"y ui LA CATASTROPHI 7 Di 2 x.5 { y, ow sc 13 4 i A # À > | 2 gi 7 À a! # ns a\u201c pI X Lu ' ; sf 3 bar 7 : ! i N x NEN 4 pret x Ww = |g WY I 4 ¥ « | ALSACE-LORRAINE 42 > L 1 wll a I! 2 3 i & 3 l 4 = i ï Ak: IE 17 | ÿ DAV 0 | ) / J 7 À 41 \\ WN NX | : Fa; Ë oe x if M I= 2» hh : Lay Jr Q / of a DS 7H ; sa | us fr a d' id ÿ I / f, + bo * À ?4 / ei, as.+ | de ; , 3.J w 2 3 # 3 2 Lee oe il it de | Lg i , A Lf [de] J : a 1 & ë WV AY WY is if: 4 aa de spn = | > By Ww sde il La i?4 es La es A #e FR Ji ™ Ni IN [ I | _} ere 488 L'OPINION PUBLIQUE 12 Ocronre 1889 = = \u2014 =e > M.de Thièblemont sortit avec elle, von fusil À l'é I Le paysan lui versa Le bière mêlée de Joubarbe avec des prè- aant avec une fsmiliarité uffeutueuse, dunt be til prie SOUVENIR D'ALSACE dique le etats Le ee mpi ent rejeté in sembluit énoumément flutiée.te du fermier RPIVODE 1810 ou Toon na Tore dpa Urdu rs pub td ei \u2014 Soa vole 1 te or tre UTE, ties en en i chien sentit nie piste et x elanga duis and autre gig, On était en septembre, et les hordes germaines laissent échapper le contenu avec lenteur.; ton, suivi du Cums, Sanitle dn.ou Traversaient la (rontière eu bataillons serrée ; Cetto foin, xuffocation parut imminente.Les yeux Injertés se ee a non du jeun fo ques secondes, On les voyait venir, fourmilidres humsines, s'ouvrirent énormes, le visage ve çonrulus.avait de cu ue lu u wou ! Jeune ou ue de cette cher A travers nos chemins, nos chaps, nos bois, nos prés.\u2014Neigneur! Seigneur! répétait ls voix suppliante de 8i- uslson vû dos muit peu encore Ia bien-nimée, Déterminer leur nombre cût-il possible ?\u2014 Leurs cohortes passaient duns Ingwiller, un hourg, Et sans merci prenaient nos Alsaciens pour cible, Ainsi qu'à Reischoffen.à Wœrth, à Wissembourg.Au milieu de l'endroit, au bureau de le poste.Une femme était seule, assise et tout en pleurs : Ne disant :-\u2014DIx contre un! C'est ainsi qu'on accoste Notre soldat, qui tombe évoquant dos veugours.Le vation.«ans répit, tonnait depuis ia veille : Un grand dinble apparait, l'uniforme est prussien : H dit, sane préambule :\u2014A boire\u2014une bouteille ?La femme sans bouger lui répond :\u2014Je n'ai rien.\u2014Femme ! dit-il alors.hérissé conttue un dogue.Regarde bien co sabre, au mabre de dragon !.\u2026 Du vint.et le restant ne fut qu'un monologue.Menaces d'Allemaud en un vilain jargou.La femme avait pili de dégoût sur wa chaise Indignée, elle alla tout droit au milicien.Sans souci du danger, à la mode française, Puis elle ouvrit la porte et dit : Va-t'en.Prussien.Ensuite elle ajouta, cette fille d'Alsace : \u2014Depuis quinze longs jours, sans un instant d'arrét, Les tiens passent ici traînant aabre et besace, Comune loups affamés sortant de sa forêt! En Prussien qu'il était, l'homme à l'écorce dure Resta raide, immobile\u2014et.songeur quelque peu Comprit bien qu'il faixuit ausez sotte figure.Tournant le dos, la femme alla souffler son feu.Ce n'est pas fini, notre traineuer de sabre, Cherchant on ne sait quoi, pendule ou candélabre À défaut, sur un meuble avise un grand flacon.C'est du vin, ça ?dit-il \u2014La femme répond : Non.Mais alors qu'est-ce donc ?\u2014C'est un restant de drogue Un peu de quinquina que je garde avec soin.\u2014 Donnez, fit le soudard de son air le plus rogue : C'est du vin, je le vois ; du vin, j'en ai besoin.11 en restait combierr?les trois quarts d'un bon verre : Alors il versa tout, et, sans péroruison.Il allait avaler :\u2014la femme luiseant faire Dédaigneuse lui dit :\u2014Si c'était du poison ?Par ces mots l'Alsacienne avait semé des doutes.\u2014Buvez donc tout d'arord, lui dit-il, quelques gouttes.Elle tendit Ia main : puis, juxex de l'effet, Vida sans sourciller le verce\u2014et dit : C'est fait ! Irrité, atupéfait, Je reitre était à peindre.Tout ce que j'en dituis ne pourrait le dépeindre.Ce grand Prussien de Pruase était là tout surpris, Honteux comme un chacal qu\u2019une poule aurait pris.J'ai raconté des faits; maintenant j'interpelle Et tous les tiens, soldats, et ia Prusse, et tun roi.Et Bismarck.et de Moltke.et toute la séquelle Si tu survis ?debout\u2014pour tous écoute-moi.Dix ans «e sont passés, et là-bas, c'est notoire, On dit encore ainsi la tin de cette histoire : = Il est vrai que la femme alors se trouva mal.+ I est vrai qu'elle à fui pleurant le sol natal : «Il est vrai.le flacon fut mis dans ta besace.+ El est vrai que la Prusse eut d'étranges succès,\u201d Mais le vin du fucon, mais le cœur de F Mauce, En dépit de la force, ils sont restés français ! Cu.Perorre DusLanous.GIBOULÉES DE LA VIE Mme CLAIRE DE CHANDENEUX.DEUXIÈME PARTIE vi (Suite) Kn effet, la respiration siflante du moribond n'était plus qu'un rile atroce.Ma face congestionnée, ses lèvres ouvertes, nes efforts désespérés pour émettre et recevoir l'air qui lui évhappait, disaient les dernières souffrances de cet être pi- toyabie.\u2014Fouryu qu'il l'avale, grommelu le paysan.Hélas! c'était là le difficile.itien ne passait plus dans ce larynx gnnflé et tuméfié qu'une membrane couenneuse olm- trusit.\u2018Fhérèse.sur un sigue de Lehon.souleva In tête de Charles.Sidonie tomba brusquement mur ses genoux, qui remdirent un bruit sec, Elle étendit ses deux mains devant elle comme le mendiant qui implore et dit à hante voix d'un ton vibrant de tendresse contenue : \u2014Beigneur! si votss me le rendez.je jure d\u2019expier l'abandon où je l'ai laissé, on me faisant se servante autant que wm mére.duns cet exil que je ne quitterai plus! Charles trosmillit au milien de ses tortures.donde.Brusquement, le malade fit donioureux déchin «a poitrine.eut dans l'urrière-gorge.\u2014Enfoncé l'obutacle ! dit Laurent Lehou triomplant en vontinusnt son œuvre.\u2014Je rosterai! satyglota Shlonie.Quand ln moitié de l'outre fut vidée-et ce ne fut pue sans beaucoup de teimpe et de poine\u2014le paysan Lis pus «ur lu table en la caremant de l'œil.; .\u2014Je Ini dontiersi ça un peu plus tard, ins chère dame : il ne faut pas le uoyer après l'avoir œuvé de l'asphy'xie.Quand le docteur Gaillard entra, pou de minutes après, les vombuæetments d une violence inonie auxquels le malade était en proie venaient de Ini faire rejeter lu membrane glaireuse qui l'étouffait.\u2014Ii respire, il est muvé! dit-il à l'heureuve tuère, Puis il finies Foutre à demi pleine et regarda le paysan de travers.; \u2014Quelque tour de votre façon.monsieur Lehou?digit d'une voix sèche.\u2014A votre service, m'sieu le docteur.\u2014Qu'avez-vous donc mis là-dedans ?\u2014De la jouburbe et de ls bière, \u2014Hum!,.jétudierni cela.En attendant, savez-vous, ma- dume, que rien ne pouvait être plus heureux pour notre malade que cette rupture d'un abcés dans les tunsilles, qui vient de se produire ?\u2014Ainsi, demanda Thérèse, il y a eu rupture ?\u2014Provoquée par quelque effort violent, oui.madame.\u2014Il y a eu le remède de la montagne, affirme le payssu.\u2014N y « la main de Dien! dit Sidonie, en re détachant, blanche comme ses manchettes, du lit où respiraît enfin le pauvre infirme.Le second docteur était entré, lui aussi.derrière son collègue qu'il venait aider dans l'opération projetée.sans mot dire.il nota sur son carnet le reméde de là mon tagne, aalua la mère, serre la main au paysan, sourit avec une pointe de malice en regardant tour à tour son collègue embarrassé et le malude.et, ne se trouvant plus nécessaire dans ce logix, we retira discrètement.Quelques heures après, tant cette maladie garde de surprises à ceux qu'elle étreint, Charles entrait en convalescence.Sa première parole.quand if se trouva seul avec madarur de Petnissan, fut un mot cruel : \u2014Vous étiez là vous m'aîmez.je ne serai jamais plus heureux ! il valuit mieux me laissec mourir! \u2014lagrat!.que je ne veux plus quitter!.et qui parle encore de la mort ! répondit-eile en couvesnt d'ardents baisers le front livide du malheureux ressux-ité.Malgré la chaleur de cette caresse, l'Ame attristée, qui venait d'errer quelques heures sur ler limites idéales de l'éternelle vie, ressentit comme un regret en redescendant prisonnière duns sa misérable enveloppe, un haut-le-corps: un hoquet Uue portion du liquide dispa- VII Le surlendemain de l'arrivée de Sidouie a Nagel, un voyageur qui avait suivi, à quelques hésitations près, le méme itinéraire, depuis Paris, gravissait à son tone In cote de Mole- vent.Il venait à pied de Saint-Marcellin, opinant qu« des jambes de vingt-cing ans le cuuduiraient tout aussi vite et mieux que le médiocre véhicule mis à son service.T1 n'avait pas de guide, mais des renseignements précis lui permettaient de suivre le chemin direct avec assez de rapidité.D'ailleurs, ls ruine penchée lui servait de phare : elle devait aussi lui servir d'aimant, car son jeune visage, tourné vers elle, semblait rayonuer à son aspect d'une secrète joie, Ti portait un album, une putite boite à couleurs, un diminutif de chevalet.Si c'était Un paysaginte.le paysaige ne parain- sait guère l'occuper, Une émotion plus intime.moins sereine que celle que la ns- ture inspire, prévipitait ses pas vers la montagne en absorbant ses meilleures facultés.Camille Landey venait esauyer de revoir Thérése, en tremblant, en se cachant comme tn coupable, var elle l'avait éloie gné et.plus encore.l'avait fui.Sa raison lui disait qu'il n'était ni attendu.ni peut-être déviré: qu'un accueil sévère pouvait punir cette équipée rumu- Nosgne : qu'un Mari justement nurpris d'un haxard tout semblable à une prétuéditation aurait le droit de Iai en demander compte.+ Bon cœur répondait qu'il avait assez souffert depuis quelques semaines, et qu'il était à bout de résignation : que ve n\u2019était pas sans motifs secrets-qui pouvait wvoir ?\u2014que madame de Thièblemunt avait inopinément révélé sa retruite à In moins discréte de sew winies ; que ln solitude avait bien pu modifier les atstères résolutions de lu jeune fetame, et qu'à tout prendre, un sourire de Thérose suffirait à l'indemniser de toutes les fatigues et de tous les détwires qu'il sexpossit à récolter dans non expédition.Son projet, tout à fuit digne d'un hôrus de George Sand, était de ve dissimuler dans le voisinage den ruines, d'y attendre tout un jour le bonheur d'entrevoir Thérèse, de lui parler une fois, une seule, pour recevoir de sa bouche, attendrie par les douces influences de ls nature, un arrêt moins dur que celui sous lequel il xe révoltait.La matinée était fort peu avancée.À peine les puysans ga- gnatent-ils les champs.{1 tourna la ferme sans être aperçu.vôtoys la maison close et se juta, comme dans un abri, à travers les pans de murs branlants, mous d'énormes touffen de girottéon setublatles à des arbres.Ti cruqua stoiquement le petit pain de seigle dont 1! s'était muni, régal pen réconfortant après ane centaine de lieues à toute vapeur, et qui lui parut exquis.Puis, le cœur aux ngnetm et lex yeux sur Molevent, 11 ut tendit.Les fenétros s'ouvrirent.la cuisinière appart sur le seuil en (rottant ses mains rougies par le froid rantinal.Mariette Lehon émençes du sentier, montant de In ferme an château le luit tiède ot la crême appétiemnte.Quand il tourna de nouveau dans cette diced ton ses brillants d'espour, 8 Gt ume fetume s'uvancer vers len Migs, Elle était hertmetiquewent enveloppée dei une de ces ca en dauphiteises dont les pay untied se servent pour affronter va brise glaciale des hatteurs, = Le étoile épaisse descendant à mi corps ei ant les unes élepuhites veus détruire in grâce de lu démiagche, roux «hier Le distinie Lion dés petite pivdx, Lu capuchin, folie ot se outre les lévres par une nur délicate.te bosser point apercevoir le visage.Le vent, d'ailleurs, pretusst un sin plaisir i en wlaisser ln guriiture dou.telée jusque sur fon yeux de la promencuse, Elle marchait vite, en fete friteuse, et surtout eu feng.qui a un but.Malgré le cup Yeux importune, Cauille frisonne de bonheur \u201cun devinant Thérese, Thérèse matinale, Thécône aliaut visiter quelque musluate quelq: igeut.La Providence lui était, miséricordieuse !.La promeneuxe veuait droit aux ruines qu'elle vouluit évidemment traverser, Le jeune homme fut sisi de l'envie folle de courir à elle, d'embrasser ves piedu, dde ini crier toutes lon tendresses inser.nées qu'il amussiit, mins espoir, depuis plusieurs semaines, Une tavur de prudence le retint.Le château n'était pas Join, et ve diable de chien d'arrêt n'avait qu'à reconnaître les traces de sa masitresse .Douvement il se dress contre la muraille, écarte los gin.fléos et la vit s'approcher.Quand elle fut auses près, il fit un pas cn avant pour ne pas l'etirayer, et murmurs d'une voix étouffée par l'émotion : \u2014T'hérèse ! La promencuse fit un petit cri de surprise en 6 trouvant ainsi inopinément en face de ce beau jeune homme, au iront superbe, qui semblaiu émerger des vieilies pierres.\u2014N'ayes point peur!.ne me punisses pas par votre ni- leave ! reprit tendrement le jeune homme.Le capuchon s'écarta légèrement.\u2014Monsieur, je ne m'appelle point Thérèse, dit une voix gaie.Camille recula.\u2014Je crains que vous ayez fait une tnéprise, continua la voix : dans la montagne, il faut se métier beaucoup des capes à la paysaune : elles se ressenmblent toutes, \u2014Ah! leu traiîtresses ! comme elles enveloppent bien leur monde.et dans quelle confusion me voila! dit lo pein, Qui sentait la nécessité de se tirer avec honneur ae cette iy.passe.\u20141 erreur était flatteune, dit lu promeneuse, qui semblait slb»olument dénuée de timidité; rame voici le moyeu de ny plus retomber.Ce disant, d'un geste vif, elle tit retomber le capuchon en nrTière.découvrant aux yeux étunnés du jeune homme le vie auge jeun.ardent et charmant de Lise Pellogrin.Camille sinclima par un premier mouvement, peut-être involontaire, qui semblait naluer l'apparition de cette chan brauté.Le soieil, qui se répandait brusqrement sur les ruines.jeia uns les cheveux roux une trainée d'étincelles d'or.Les yvux aussi avaient des paillettes x \u2018ntillantes, et les lèvres rouges.oh! les lèvres n'ugos Qui souriaient si mait- cicusement ! Il parut à Camille qu'it n'en avait jamais vu de plus fratchement attirantes.\u2014 Li, fit¢lle, en ramenant is cape autour d'elle, comme «i elle jugesit inutile de we laisser ndinirer davantage : vous n- vous tromperez plus maintenant, monsieur.Eile lut adresse un petit salut coquet, et tourna lestement l'angle des ruines.Camille.dunt l'éblouissement se dimipait mal, ia vit repa- raitre un peu plus loin.toujours mpide, marchant sans Un regard en arrière dans la direction de Nagel.11 we donna be plaisir astixtique de lu regarder le plus longtemps possible s'evanouir enfin entre les roches moussues Quand il se retrours en jmesenmion de lui-même, accuté à la muraille, seul, ayant livré son secret, sans rien recevoir on échange que le rayonnement fagitif d'une beauté déjà disparte, il fut très mécontent de son aventure.Pour être tombé aux wana d'une jolie pessonne, dont timidité ne pursisssit pas le défaut deininant, son secret nen était pus moins fort compromis.Etait-we une aurie ?était-ce une étrangère?Que pensent \u2018Thérèse si le fait lui était rapporté ?N'uurait-elle.pus te dint de se plaindre d'une impradence qui mélait son non à Une pourauite de cette nature ?Et In jolie fille elle-même, que ne devaitælle pas imagine en découvrant dans Ice coins de muriilles un bel étranger qui l'uppelait * Thérèse.tout court, tout tendrement, avec hn suprême vutrecuidance des amoureux ?Ce n'était pas que cette inconnue parôt bien farouche.Peut- être comprendrait-elle même à merveille les putits romans de ce genre ; mais on sowie, comme lo roman ne wadresssit pas a elle, lex convenunces lui ordonnaient de s'en neaudaliser un briv.Lixe l'ellegrin faisait des rétlexions identiques en se hâtant vers Nugel.Elle trouvait l'étranger bien impertinent d'attendre malay de Thidhlemont dans les ruines, et pourtant la fagon caressantr dont il avait protnoncé ce nom de © Thérése \u201d lui faisnit presque regretter que ce ne fut par « Lise\u201d qu'il eût dit.Et puis, c'était un secret qu'elle avait eurpris là, un secret que, tualgré son inexpérience, elle sentait instinctivement dangereux.Qu'allait-cile eu faire ?Elle nett point été femme, selon la fable, ni vite avait projeté de le porter loin.Fatlai wen créer, avec Mariette Ichou, un inépuisable sujet de nentaires ?Ou encore en tirer inille prjets attrapants pour = curiosité féminin: le liveant bien à \u2018Fhérèse ?Qu es xploiter pour sou propre compte si elle en trou- vnit le moyen ?(la mite ow prochain numéro.) La comble de l'adresse pour un gendarme : Arrêter un compte courant. 19 Ocrosre 1882 L'ILE PERROT ET SES ENVIRONS ESSAI HISTORIQUE (De 1672 à 1673) van \u2018F-Nar, Le Moyxe, Pt» BEaUHARNOIS SECONDE PARTIE Histoire religieuse (Suite) M, CLÉMENT AUBRY.\u2014 1852 à 1862 ; ', Tanguay, M.Aubry était d'origine ir- uen Fe Tongs % Tec Corneille Aubry,\u201d marié à Québec, eu 1670, avait nom véritable \u201c Tesgue Core uelius U'Brennan,\u201d d'où la famille est aujourd'hui connue sous le nom de Técle-Aubry.Clément naquit à Saint-Laurent, près de Montréal, le 11 vetobre 1743, de Clément Tècle-Aubry et de Josephte Cousineau.Ordouné le 5 décembre 1819 il fut nommé su vicariat de Varennes ; en 1820 devint missionnaire de liunaventure ; en 1821, de Pereé ; en 1822, de Dou- glastown ; 1825, curé de la Présentation ; 1820, de St- Athansse : 1836, professeur de philosophie à St-Hya- cinthe ; 1838, curé de la Rivière-des-lrairies et professeur à Ste-Thérèse, et en 1852, curé de Ste-Jeanne de l'île Perrot.; Non premier acte aux registres porte Ia date du ler vetobre.À sun arrivée, le curé eut à rebâtir le preshy- tère détruit dans l'incendie du 8 mars précédent.A cet effet l'on conserva eb utilisa les murs restés debout.Après dix années d\u2019un ministère fructueux, ce prêtre zélé fut appelé à la cure de St-Benoit, en octobre 1862, Mais son âge avancé le força, en 1865, à abandonner la charge des âmes, fixant sa résidence eu cette paroisse, vit il décéda en 1573, plein de mérites et do vertus.M, Clément Aubry avait deux frères prêtres, Joseph, ducteur en thévlogie, décédé au collège de Ste-Thérèse, *t Furtunat, actuellement enré de St-Léon, divebee des Trois-Rivières.M.Auunoise-Frecky Groux.Successeur de M, Clément Aubry, ne fut qu'une année (1862 à 1563) curé do de \"ile Perrot, Né à St-Laurent, près Montréal, le + avril 1819, de J.B.Groulx et de Gertrude Martin, il fut ordonné à Montréal le ler juin 1844 et envoyé au vicariat de St- Clement de Beauharnois, I! fut en 1846 curé du Grand l\u2019altunet ; en 1847, curé de St-Benoit et eu octobre 1862, prit possession de la cure de Ste-Jeanne.H laissa cette paroisse le 21 septembre 1863 potir aller adminis- rer celle de St-Jérôme, vit il est mort le E2 mat 1X68, âgé de 49 ans.M, Louts Funcot.Curé actuel de Ste-Jeaune, administre Cetle paroisse \u2018epuis le 9 octobre 1863.Né à Québec le 17 décembro 1817, d'Augustin Tur- cot ot de Marie Trudelle, il fit see étuiles au séminaire de Québec et reçut l'ordre de la prétrise le 21 mai 1842, à Montréal, et fut nommé vicaire de St-Aimé ; en janvier 1843, vicaire à St-Hyacinthe : en 1844, curé de St-Valentin pendant 5 mois, et de St-Césaire jusqu'en 1X50.Ayant sacrifié sa fortune à la colonisation des cantons de l\u2019Est, il laissa la cure de St-Césaire pour celle de Ste-Philomène.De 1856 à 1861 il fut curé de St-Hermas, puis prêtre auxiliaire à l\u2019évêché de Montréal jusqu\u2019à se nomination à l'île Perrot.arrivant ici, M.Turcot eut pour premier soin d'ouvrir une petite bibliothèque paroissiale.L'année 1864, la paroises se décida à remplacer le elocher de l\u2019église, qui avait été brûlé et renversé par la foudre, le \u20ac novembre 1863., Parmi les nombreuses œuvigs de zèle de M.Turcot il faut signaler celle de la fondation de trois nouvelles écoles et d'un collège commercial à l'ile Perrot.Le Collège Se.Joseph bâti, avec l\u2019aide de M.T urcot, par le professeur Joseph Mauilette, est encore sous la direction de cet habile instituteur, Cette aison est l'œuvre du sacrifice.N'ayant que de faibles ressources M.Mauf- fette prit le pique et la Pelle, creusant lui-même lea fondations de son établissement et se faisaut inanœuvre de Maçonnerie.M.Mauffette avait déjà 30 années d'expé- Flence daus l'enseignement aux Etats-Unis, dons la pro- Yiuce d'Ontario et celle de Québec, quand il entreprit \u2018m 1879 son œuvre de l'ile Perrut.De 1862 à 1878 il Avec grands succès son Académie St-Joseph, connue sous le nom d'Aradémie Muugitte, a Le wllige de St-Joseph, 1le Perrot, est \u201c agréable- ne situé sur le bord de l'Ottawa et jouit d\u2019une vue à lcieuse sur les Campagnes.Les vastes dépendances po est entouré, les la proportions d'après ies- conte ila été comatruit, l'air salubre qu'on y respire, Cette Ment puissamment à la bonue santé des élèves.Institution à pour but spécial de préparer les oe los branches de commerce.\u201d (Prospectus L\u2019OPINION PUBLIQUE Le principal a trois professeurs-adjoints, dont un d'origius anglaise, 1, cours commercial comprend : la calligraphie, l'a- \u2018idmétique Se ummerciale, le calcul oral, les transactions 4 cotutuorcs, Is tenus des livres, lo mesu , l'algèbre et géométrie, etc, eto.ve a Flys On y enseigne aussi la musique vocale et instrumentale, le dewsin et les élements du latin, ete, Cette maison n\u2019est qu'à ls distance d\u2019un mille de Hte-Anue et assez près de la gare du chemin de fer, En face de l'établissement se trouve le quai des vaisseaux de la malle, et tout auprès un bureau de poste.sou rapport pour 1880-81, M.l'inspecteur Brault dit que cette Académie © est bien meublée et parait confortable.C'est une institution récemment ou- verto et qui, je crois, mérite d'être encouragée.\u201d \u2014 APPENDICE À la suite de cette histoire civile et religieuse, nous relatons dune un appendice certaines upérations militaires el certaine faits d'armes dont l'île Perrot ot seu encirous ont été le théâtre.C\u2019est ce qui nous permettra d'apprécier la valeur des Milices d'autrefois ainsi que la science stratégique et les nobles vues de leurs capitaines.Nous empruntons ces faits à un ouvrage en 10 vol, imprimé à Albany (1855), en vertu d'un âcte de la lé- sislature de l'Etat de New-York : Documents relative to thecolonial h istory of the stute of New-York procured ia Holland, England and France, by John Brodhead, Comme il west pas facile de se procurer le texte fran- ais de ces documents, nous en donnons une traduction, en suivant l\u2019ordre chronologique.Voyage des gouverneurs de Courcelles et Perrot et autres, au lac Ontario : 3 juin 1671.Une oudée commen t à tomber vers le midi, nous débarquâmes au pied du premier rapide (1), à l'embouchure de la rivière des Iroquois (Outaouais).Le jour suivant, 4 juin, on fit les préparatifs pour monter la première chute.\u201c Le même jour, nous arrivimes au bas d\u2019une chute (que Doux désespérämes de surmonter à cause d'un énorme rucher qui se trouvait auprès de la rive\u2026 , * Comme personne ne savait que faire, le gouverneur résolut d'exsayer à ranger ce rocher de côté à furce de leviers.Laurs efforts furent tels que le rocher fut Assez mis «le côté pour permettre aux vaisseaux de passer., \u201cLe 14, on commença à descendre les rapides eu route pour Montréal\u2026, et le gouverneur, avant de retourner à Montréal, voulut visiter l'établissement de mousieur Perrot (ile Perrot), gouverneur de ce lieu, où Monsieur de Chailly (2), enseique de la compagnie de mousieur l\u2019errot, avait un esnut\u2026\u201d Voyage du conte de Feautenae au fne Outurie, 1673, \u201cLe 28 juin, on termina l'embarquement de toutes les munitions de guerre et les provisions à bord dex canote et des hateaux ; et le comte de Frontenac, ayaut choisi M.de Chambly comme étant très habile et le plus vieux des officiers du pays pour commander les troupes sous lui, l'envoya avec trois cauots camper sur la rive sud au pied du premier rapide (3), qui est à li tête du lac St-Françuix (4), et J a> M F i ve pt a & 1 1) 4 : \u201d PURT JAC URSMEARTIER © Janus = g , 0 ae iH q / $ hd Ne s 31 va f 5 % 4 he Ts | sl CHEMIN Dt ve Xd sp.+ a 2 3 cie VAS TS tet arr _\u2014 M metre ¥ > }H | SA >, va 7: es A: \u20ac par ck 3 - 5; es ULE os aL ee ire : ui Af Ri oh 7e Hi = A [3 TN 5 i) 2) Sw, A } hy fat Iw EP wo 13 : 9 SIR A 3 pe sus 25 \u201c = 5 Ÿ Py A ès = y x 8 a\" nt # d Ÿ fad La ve UE ~ LS ry x & we * = 3 »f : ça ps D 2 Al § ) \u201cee 4 > & i it A In 2 a TTR JP Pal = 1 Ta 7 à A edf I uy Lit ssl: = \u2014 A 2 > A be 3 ape a: ad 3 / 27 0 \u201cWN = | 1 td PE = \u201cA = a à 3 FLivet (Ir Tu 1Ë il 05, À 2 Wo i%) ÿ £4 La ane A pd TG sé | I ES = RS ; ey = 33 ; i 5 5 Ww % Ae or 3, & oy y 16 | \"J pr! EL T i {4 So SN Ÿ 3 0 | 5 ry yx Pri 2k = __ \u2014\u2014 es es = I \u2014 = - 06% set ausoL TNDITGNAd NOINIdO I 90 2I i { J2 Octonre 1882 \u201clle des Lombewux de clin et dis vétetnen: ue ater Poe re NOUVELLES DIVERSES Sent ole te cube - uen de plas navrant que eet wire cute emeut Ge boas On trouve à choque pas sus D.; _ .: : Cea Tole ~any URE qn éedoublent Pimpre ston ! Co M om ; M ; parue strophe.On voit que tous CRE Se rot Crau Sc qusique à cals ae pes cnasent bomen de lene exes on ay ent 2° x que des altemlaent or fever Fogg d le nnanouehorr senchant et mnurque de antz de : Shortie ie hatte boeanere rapportés «à \u2018 [ooo onde cate on des , ict be be Machen, an ML Ie pos Ne hu ; ! Les .no oe 3 pute dont Faite ; als peus ; | ju : .vo ! « \u2018 Dehezs de quete tout nant ang ; bg che a Pense tune couts nor D \u2026 w.cptote ecanple nt ris be poste bet vee Pde _ it bo rou of, che Me xgele lue, d'autre A wo ne mete sar eens en semddent 1.it UE ; I vnomatetr soar de bi A un ; deb ue 4 hais Joh \u2018 ru me ES LS \u2018 \\ in «face une de cbtectu qu.\u2019 es Thien dame nus coupes pat thither Bonide car ear ee tate nt noe rotule Locinad as) eu M ces cas foutre anontte note ; : | : ina lement and: ower Po denen dele ; nt de noah Vie 1.pe ; ! +4 poussant des erse Panne rte.sut Sena i vies Leeucrepmdte ve à - Ly ; : 4 \u2014\u2014 MoN Pau i Pont sur da riviere Jacques-Cartier, chemin 8 - por ~ de fer du fac Saint-Jean : : s 20 i \u2018 v ot lu D 0 + vit .Cot ! tos * .: 4.: .! i i .hb : beg Vo TOI IR \u2018 1.\u2018 ! : \u2018 t 1 ; _ in : He ! \\: i nl ! Ç i : woo \u201c0 i ; tow i.! DA Meres 1 Mores PE Meres 180 ~ \u2018 a A .; 0H | ; Lu à I , \u2018 Li « , 1 \u2018 ' \u2018 sos Pt qu ut \u2018 sut ue Cas Va bo inne nt! .ti cu ; ta titre qd.p - 1 \u201c, Cu ; , nol LE \\ A t \u201c ; =p recompense PA an \u2018 \" donnes \u201cCi conviction de.ç Habla, : ee ; Pare 0 0 mt de 1 Le : tresde \u201cpales Le ventabhes 4 + 2 i nel de CR he de deedhhon vert plumes < 4 i HS Cetique etosout les cents quais et le mel V0 ol eontn des a wie.on Tote, dis tognons vs \u201cSons nerveux, Mots vous be tonte les autre Pa revotte as > fe tous tmotieces ofans rin come olan Le du Pine 1 .Miers de Houblon.\u201d Quirotique debitant anenne abondante.on
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.