L'Opinion publique, 13 juillet 1882, jeudi 13 juillet 1882
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abontetment, payable d'avance ; Un au $s 6-6, $4.50.Tout setneatre cons we paie en entier.On ne we désatonne qu'au bureau du journal, et i) tant donner au moins quinse jours d'avis.AVIS L'alministration de L'Opinion Publique fait appel aux abounds retardataires et les prie de payer ce qu'ils doivent cdaus le plus bref délai.Elle regretterait d'user de névérité à l'égard de ceux qui ne répun- draient pus à cet appel.les améliorations qui ont été faites à ce journal ont «demandé et demandent tous les jours beaucoup de dépenses, Les abuniues eu tiendront compte à l'Administration, elle use l\u2019espérer, L'Opinion Publique vst une publication ustionale qui mérite d'être encouragée.Ses Nouveaux propriétaires feront tous les efforts possibles pour répoudre au «désir de Lots ceux qui loue donneront leur patronage.Rien west changé quant aux conditions d'abonnement : Pour lo Canal, $3.00 par au : pour les Etats-Unis, 25,50, SE RÉVOLUTIONNAIRE APOTHÉ M.Thiers disait un juur que l'homme qui n\u2019a jamais changé d'opinions est un imbécile.Nous ne savons pas 81 cetle maxime formulée si singulièrement ct peut-être un peu à son usage, s'applique sux variations d\u2019upinions selon que l\u2019on change de climat ou de points de vue.S'il en est ainsi, quelques hommes d'état et la plupart des jouruaux anglais de nos jours peuvent se vauter d'être rudement intelligents.C\u2019est merveille de voir avec quel sans gêne les uns et les autres, même les mieux posés des juurnaux anglais conservateurs à toux crins, qui frissonneut d'horreur en parlant des rérolu- tionnaires irlandais, se sont extusiés, pendant eus derniers temps, sur les vertus de cet archi-révolution- naire, ennerui de tout urdire social : Garibaldi.Le Times affirme bravement que ss réputation est au-dessus de tout blame, kis reputation in blameless ; le principal organe des conservateurs déplore la perte du vieux condottiere, partisan de ls république universelle ! bar- tout dans la presse s\u2019est élevé un concert d\u2019éluges dunt nous venons de dunner la note.C'est contre ces ridicules contradictions que s'iusurge le Tublet de Londres, journal catholique, qui défend udmirablement la cause de ses cureligionnaires en Augle- terre.Avec un bon sens et une logique qui ne laissent aucune porte à la réplique, il relève les contradictions de ses confrères et signale le danger de leur conduite.Il a beau jeu à être impitoyable! Quoi de plus ridicule eu effet que de voir M, (iladstone aympathiser avec le vieux révolutionnaire et chercher des excuses pour les suis de Garibaldi qui avaient fait sauter une prieun à Kome et entraîné par là la mort de donze personnes.C\u2019est ce même M.Gladstone qui « trouvé, à bon droit horrible, le complot des féniens qui avaient placé une mine sous los murs de ls guôle * Clarkenwell ! Et lorsque Garibaldi, appuyé par Cavour, et secondé par la trahison des amis de François II, renversait le royaume des Deux-Siciles, M.Gladstone proclamait que c'était bien fait, attendu que ce fyrun foulnit aux pieds les principes de la sainte liberté, au point de tenir sous verrous des hommes soupçonnés de trahison.Et c'est ce même M.Gladetone qui remplit en ce mumens de suspects los prisons de l'Irlande, tout en ayant bien moins à craiudre «du leurs entreprises que François Il avait lieu jadis de redouter les coups de mains dus aflidée de Cavour.Que les contradictions ne génent pas M.Gladstone tk eus messieurs du T'îmes ; que de faire sauter unc prison A Home leur paraisse chose louable i Rome ct damuable daus ls Grande-Bretagne ; que d'emprisonner des sue- perts en Irlande ne suit là qu\u2019une mesure de sûreté pu- plique et une odieuse vivlation des droits du cituyen i Naplee, c'est affaire à régler entre leur conscience et le public ; mais il y a bien plus que ce manque de logique en jeu.Comment lus classes dirigeantes en Angleterre peuvent-elles espérer avoir raison de l'esprit révolution- Haire en Irlande s'ils l'encouragent on Etalio et ailleurs ?mauses qui n'euteudent pas les subtilités, ve devinent Vol.XIII, No.98, JEUDI, 133 JUILLET 1882 pas qu'en tout ceci, M.Glulstone ot Compagnie ue Hattent Ia révolution sur le continent que parce qu'elle eat anti-catholique ; «les passerunt bien vite A cette conclusion que cr qui «et bon pour les Italiens doit être excellent pour les\u2019 Anglais.Les encouragoments prodigués par Palmerston, John Russell, Gladstone i Kossuth, Garibaldi et Mazzini ont donne une force énorme aux ilées révulutivnnaires «n Irlande, et cela d'sutant plus que le peuple du ce pays à des raisons réelles «de se pluiudre que n'avaient pas les [taliens sur le compte «lesquels un s'est tant apitoyé en Angleterre.Dans tous les cas, la révolution victorieuse en Italie n'a «ncor- rien fait pour le bonheur de ses populations, Nous venuns de le dire, c'est pares que la révolution est anti-extholique qu'elle à les sympathies de I Angleterre toryet Hibérale, qui ne voit pas que celle-liest aussit auti-suciulr qu'anti-catholique.[I nous a fait plaisir de trouver chvz un écrivain protestant la cunfirma- tion «le nos idévs en cette matière.Justin MacCarthy, prerlant de la réception enthousiwte faite jalis à Garibaldi, en Angleterre, dit : No Englichman who thinks roully ocre the subject will venture to deny that nine out af erery ten enthusiaxts for italian liberty at that lime vore in fuvour of Fraly hiouuse dtaly veux supquiaed tu bein spiritual eohellion against the Pope,\u201d I va van dire que si de l\u2019Augloterre nous passons eu France, nous verrous là bien d'autres aputhéoses à Garibaldi.Ce beau pays, qui est venu le théâtre des extravagances et des folies grotesques en tout genre depuis que la révolution y fait la loi, ne pouvait pas lainser passer une aussi belle vccasion que celle de la mort de Garibaldi de se lancer en ploin carnaval révolutionnaire.C'est d'abord le conseil municipal de Varis qui s'est fuit représenter aux funérailles de Gari- buldi, puis c'est In Chambre, qui a suspendu ses travaux pour hunurer la métuire de celui qui s'est pluà insulter la France, C'est au lendemaiu de la lettre que l'on va lire que ces bussesses Ont été cummises.Au printemps dernier, le vieux révolutionnaire écrivait ce qui suit à M.Taxil : Naples © mars, Isaz, Mons très cher Léo Taxil, C'est tin soune.1 clutigés en Votre \u201che trompera plus per.ation que j'avais pour eFle + se sont «tunisienne est «une honte.\u201d Si le gouvernement mettait bn Iutsscnte de reconnaitre le fuit accompli.cprimble, de méme gue là he serait lu nation Ani tokiremit un gouvernement pareil.Vos fameux générauc qui se sont lnissé mettre on cage peur les Prussions, dans des wagons à bostieix, et emmener i et Allemagne après avoir \u201cabandonné à l'ennemi un itli i Lits\u201d font aujourdhui lex rude- net inne entex populations de ls Tueur doivent rien et ne les ont offensés vn sucune Vous connaissez les dépêches qui annoncent : Le général en chef a livee lataille : tel çénémi à fait une brillante » ruxia \u201d : il « détruit trois villages, abattu mille dattiors, volé deus cents Iœufe sequestré deux ».Sr l'on avait li prudence d'insérer © gn la belle histoire France.«il faudrait lex eu Indlayer avec qu balai de cuisine trempé dans ls.ange\u201d Ganmarnt.République \u201c à calotte,\u201d on trouvera julie cutte expression s'aclressant au gouvernement qui pourchaise les ordres religieux, Ce qui devrait être pénible aux Français, ce serait d'être traités de liches et d\u2019incapables par un homme qui n'a jamais donné la moindre preuve de talent militaire.Garibaldi a insulté la France, son gouvernement, c'est vrai, mais c'était un ennemi du eatholicisme et cela rachète tout aux yeux «les hommes qui sont plus révolutionnaires que Français.Il eat évident qu\u2019il ne faut plus demander aux hommes du jour des preuves de patriotisme, des idées larges, de l'honneur.Tout cola est démudé : c'était bon pour le moyen âge.Combattre l'Eglise, persécuter des moines sans défonse, cv sont lus seules œuvres «lont ils ne croient capables, C'est vraiment plus facile que d'avoir «e l'influence comme en avaient len gouvernements d\u2019autrofois, et c'est pourquoi ils we vengent par ces mesquines persécutions, par ces aputhéoses d'un vieux révolutionnaire qui les méprisait, des humiliations qu\u2019ils subissent en Europe, A.-D.Del'ecLes, Prix du numéro: 7 cen la ligne: 10 centine Toute communication trs affranchie.Les remixes d'argent doivent we faire par lettres enregistrées on par un bon var la juste.EN ÉGYPTE Eufin le wort en eat jeté : M°Gladstoue, rendu au bout de sa patience, à donné ordre à l'amiral Seymour de bombarder Alexandrie.La flotte à ouvert le fou mardi matin sur les forts qui ripostérent.Au bout de vingt minutes de bombardement, deux des furts avaient cessé de tirer.lux Anglais ont eu recours à l'argument extrême du canon parce que Arabi-lucha réparait les fortifications et en élevait de nouvelles.Ou consilère en Europe que l\u2019Augleterre n'a pus vutrepassé ses droits en cette circoustanee, Un connait l'origine de cet imbwoglio égyptien qui eause tant d'ennnis à l'Angleterre ot à Le France, eu train le perdre l'influence qu\u2019ils exerçaient à l\u2019exelu- sion des autres puissances sur la terre des Pharsons, Le premier ministre Arabi-lucha, soutenu par l'année, s'est mis en révolte contre le Khédive, Tewhick-Pacha.Les gouvernements de Paris et de Londres envoyérent sle- vant Alexandrie une flotte de ctirasses pendant qu'ils présentaient au gouvernement égyptien un ultimatum daus lequel ils réclamaient Lu démission d\u2019Arabi-Pacha ot le rétablissement de l'autorité du Khédive, Arabi fit mine tout d'abord de se soumettre, et courut soulever les populations euntre l'intervention étrangère et refusa nettement de se retirer, C'est alore que pour couper court à Lu dificulté où proposa d'en remettre la décision à une C'unférence qui se réunirait à Constant i- uople.I ya déjà longtemps qu'on en parle de cette fameuse Conférence sans qu'elle mérite de fre tant wrler delle, ear elle wa encore rien tentd pour ramener e calme en Egypte.Quelles résolutions sortiront de ses séances ?On est tout naturellement très inquiet à ce sujet.Un trove en Angleterre que M, Glad-tone à fait en toute cette affaire preuve d\u2019une grande faiblegue : qu'il aurait dû intervenir militrencent depuis longtemps.Il est évident que le premier ministre craint de toucher à la question d'Orient si pleine de difieut- tés.D'un autre côté, on prétend, ce qui compliquerait encore beaucoup les cluses, que Dismark est au fond des affaires d'Egypte ot que le Sultan revoit de lui ses inspirations.Le Timex disait l'autre jour que la Cou- férence de Constantinople adupterait les résolutions qui lui seraient expédiées de Berlin, Voilà où en est rendue l'Europe.On n'y peut plus fouetter un chat sans que Bismark fuurnisse le fouet.DE L'ÉTUDE DE LA LANGUE FRANÇAISE Le français est bieu mieux parlé et surtout mieux écrit au Canada qu'is ÿ a vingt ans, je dirai même dix ans, le progrès est sensible pour quiconque observe et a du goût.LE n'est plus possible aujourd'hui d'être écrivain, avocat, prédicateur, hotume public vu du monde si l\u2019on ue connaît le français et ne le parle et prononce curtectement.li ne suffit pas de evutraître les régles de li gean- maire, le régime «des verbes et les tournures de phrases usuelles ; il faut encore étendre son dictiounaire, cun- naître le mot propre et les délicitesses du Lu langue, enfin s'imprégner du génie de cet idiome dout la finesse fait le charme et le tunrment de ceux qui le cultiveut.Louis Venillot se moguait sans cesse cles écrivains français, surtout des journalistes, dont le style pitoyable et l'ignorance de ln langue le choquaient, C'est que le français ne s'apprend point saus des étudus fortes et continues, et qué hien peu ont le courage de les faire.Cependant le suceès n\u2019est possible qu'à cette condition.Pour nous qui naissons et vivons À côté d'une race étrangère, dont il faut parler la langue, dout nous lions journellement les écrits ; qui n'avons point l'avantage de nous former dans un milieu et dans lu compagnie de personues au langage choisi, pur et vari¢ comme nos cousins de lu France : qui ne faisons, pour viusi dire, que de sortir de l'enfance d'un peuple nouveau, les dif- fleultés que noux rencontrons pour bien ccrire et surtout bien parler le français sont bien grades sans doute, mais non insurmontables, La nécessité d'apprendre, d'écrire et dde parler l\u2019au- ay Vo dene Pas - v L'OPINION puni JOUE nn 0 v1 ' ~ i di \u2018 u apte \"n \" Yow et u 1 i be h » 1 1 n NL I un dsoune * 1 ou | ti qu th il mn w ol \u201c ft He \u2014\u2014\u2014\u2014 ban M \u201cpu bu Mn DE OLINSTRUCTION PRATIQUE 1 Lis nm it \" M SANTIS HÉ SAd A0 THIO9 11 TA ASTIOIA 0041 NE OBGHND A.oy - Tas Corr hams Te oo LE ou Es 1, «yet 7 a + ST = By © his: ® \u201c 4 OR tu ai \u201ce ad 2 Aor RI 2 Be Tey vo ete\" nH » ings > » = % Ma; Ng Fe Gl , - re 3 ue ARRET ME \u2014 z p= >.2 = =, Cul Pgh 1 = Tig >.\u2014- va) if = 2 * \u20ac ge Ve Fn FR) [a ha hd \u201cJ iN hid 2e + ER) ty A _ = s \\ aa \u2014~ ~~ de Le ag wr _ >= = pans, Lx ne Emin + \u2014\u2014 a i Fo == que & - \u2014 -p æ - AR.-f Le pe \u2014- + TE .3! I = \u2014 Te = ~ = as = ~\u2014 5 À I hl ee 2) + a a - Sol re QI - Aro ÿ 3 8 a n \" w 1 » 4 id (over OL morn es AL 0 A 7 a 1 J A na § au ui 3 In vy, : fr I Lk on Hu 0 a pl ¥ ie 9 : A 2 fy nf vy a ré ss.F808 a8 _\u2014- ne Ary : ot A f hi | : cn \u201c M : nr de « wr : [13 < eu A : ead 7 u 4 wl fn Lh sé nu FTL = i x pes NR Re .x La = =.5 a ss mt \u201cne Fa.à # St > ~~ er > > = 3 : £ ae - 4 \u201cnit = \u20ac a) NN Hs * 3 à { es N RE = ; 25 = Se: = = SY S ¥ i 2 = x = = : Le PE x = = Pa 4 by hE LA = FF >= A = SN # = oF Has TE és i j oy, £ 7 265 S A Si qe &, 4 a ur == _ \u2014\u2014 \u2014_\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 = =\u2014 = 6 £ et INDITENG NOINIdO.T 7881 wrap - \u2014 ca os.le monde, la nécessité de rendre possible pour le jeuus homme les rapports sociaux avec ses contemporaius et le besoin d\u2019échunger ves vues, le nouvel essor donné, dans notre jeune pays, à l'esprit d'entreprise, ol, comme conséquence, les avantages inappréciables que peut procurer cet enacignement, puisqu'il vuvrire à tant de jeunes geus des carrières lucratives et mettra ainsi un terme à ce ruineux et désespérant encombrement de nos professions libérales.Je m'adresserai duuc à vous de nouveau, mon jeune ami, et je vous dirai : Initiez- vous aux chefu-d'œuvre en tout genre de Rome et d'Athènes, de Paris, de l'Angleterre et de l'Allemague.C\u2019est parfait.Mais votre instruction ne sera pas complète, peut-être même toutes les portes du succès reste- tout obetinément fermées devant vous, à moins que vous ne donniez aussi une attention epéciale à l'étude des sciences, Donc, Botanique, Zoologie, Chimie, Minéralogie, Géologie, Economie Politique, Physique, Astronomie, Mathématiques simples et appliquées, voilà pour vous tout autant de sujets d\u2019études ; voilà le vaste champ ouvert à l'activité de votre jeune intelligence.Travaillez énergiquement et eans relâche à l'acquivition de toutes ces sciences, et vous trouverez dans ces études un nouveau et puissant moyen de déve- bopper, d'assoupliv, d'orner, d\u2019enrichir vos facultés in- tellectuellee.Travaillez & acquisition de toutes ces scieL.es : oùs études vous mettront en état de saisir les merveilleuses harmunies de lacréation, et, bientôt, tout, depuis l'animaleule perdu dans l\u2019immenvité de sa goutte d'eau, jusqu'à l'aigle qui s'en va, d\u2019un vol hardi, se perdre, lui aussi, dans les plus hautes régions de l'atmosphère, tout vous parlera de la sagesse et de la puissance saux bornes d'une muin créatrice, et les juuissances Que vous guÂterez alors vous sembleront un reflet ou un avaut-goût de la félicite intinie.Travaillez à l'acquisition de toutes ces sciences et, bientôt, vous serez en état de vous rendre utile à vutre pays, au monde entier peut- être, tout en vous créaut pour vous-même, personnellement, une position sociale des plus enviables.* Mais, dira-t-on, est-il possible, sans s\u2019exposer à surmener son intelligence, d\u2019initier le jeune homme à toutes ces no tions scientifiques, pendaut qu'il s'applique à son cours de littérature {\" Basés eur les données de l'expérience, Lous sommines en mesure de répondre affirmativement à cette question.\u201c Et, à quel puint, à quel degré du cours, demandera-t-ou encore, devra être placée l'étude de ces sciences | Faudra-t-il les grouper toutes en faisceau, et les faire pénétrer, bon gré mal gré, dans la mémoire, sinon dans l'intelligence du jeune homme, ou, devra-t-on les échelonner le lung du cours d'études, en sorte que l'enfant, dès sa première année de collège, soit initié à une branche, et passe ensuite en revue, a mesure que les ans s\u2019écoulent, les divers départements de ce grand domaine scientifique 1\u201d.Des motifs de la plus haute importance et en trop grand nombre pour que nous songions à vous les énumérer aujourd'hui, nous ont convaincus que la dernière de ces deux méthodes eet de beaucoup la plus sage.Quelle puissante auxiliaire, par exemple, ue sera point pour le jeune littérateur qui va se mettre à composer, la connaisence de la géographie physique, de la botanique et de la zoologie ! Quelle source abondante, quelle riche mine de comparaisons, d'alléguries, d'expressions variées et précises il a déjà à sa disposition ! Et, quoique tout Jeune, voyez cependant comme il a de l'initiative ! combien peu il à l'air embarrussé en présence de cette page encore vierge ! C\u2019est que déjà l'étude des sciences, unie à celle de la littérature, a rempli son esprit d'ilées fraiches et variées, qui ne demandent qu'à se produire augrand jour.Et puis, lui sera-t-il permis, au bout de trois ou quatre années de séjour dans un collège clus sique, de venir nous parler du cuire aur brillantes couleurs de la fleur printanière, et de la piqire d'un serpent?de nous représenter comme le plus gros des poissons un mammifere tel que la baleine ?lui sera-t-il permis de laisser s'épanouir sur sa figure un sourire inintelligent, quand on fera devant lui allusion au carré de l'hypoténuse, à la quadrature du cercle, au mourement perpétuel, ou autres expressions également banales?Lui sera-t-il permis, dis-je, au bout de trois ou quatre ans d'étude, d'ignorer ces choses élémentaires, de confondre l'équerre ef le compas, de prendre, comme Prado, Ia me sphore « la métonymie pour des termes de chi.miet\u2026 Mais, je m'aperçois, mesdames et messieurs, que je me suis, malgré moi, laissé entrainer bien au dela des les que je m'étais prescrites.Il ne me reste qu'à tn\u2019adresser à votre graude indulgence pour obtenir mon pardon.J'ai été indiscret, j'en conviens, en surtaxant ainsi votre bienveillante attention ; mais je dois ause, en terminant, avouer ingénument que j'aurais aimé à développer encore davantage, à traiter plus au long cet important sujet de l'instruction pratique, Après avoir mis sous vos yeux le côté abstrait, pour ainsi dire, de Is question, j'aurais été heureux d'essayer de vous introduire dans le sanctuaire, c\u2019est-à-dire dans la classe d'un professeur qui v'est familiarisé avec ces idées d'enseignement pratique.Et puis i sens que, pour compléter ce qu'il y aurait à dire, il importerait également de ler de l'éducation pratique telle qu\u2019elle doit et peut tre donnée sous la bieniaisante influence du chris tianisme.Peut-être l'avenir nous réserve-til le plaisir L'OPINION PUBLIQUE de traiter devant vous de toutes ces grandes et inté- rousautes questions.Mais, il est temps de mettre uu tertue à ces quelques réflexions, et je tm'estimerai heureux si, prie vous les avoir communiqués, je Juin emporter avec Mui le témoignage que j'ai réussi, au moins dans une certaine mesure, à tue faire l'intore prète de uutre vénéré Supérieur et de ceux avec qui je partage, au sin do cette institution, la difficile mais noble tâche de faire jurticiper vos chers enfants aux bienfaits d'une instruction pratique.EXPRESSIONS À NOTER Le correspondant La-M1 n\u2019a voulu me comprendre.Pour moi, j'ai voulu dire simplement que le mot Bund, désignant un corpe de musique, est une vieills expression française, et non puint un anglicisme, comme le veulent nos anglophobes.Larousse, dans sou sncyclo- pédie, veut que cette expression suit empruntée aux Îta- ions qui disent La Banda, pour désigner un corps de musique, et il ajoute qu'elle renaît actuellement en France.Horace l'avait dit avant lui : .Multd rencocentur que jdm cecidere.«Bien des mots renaltront qui, depuis longtemps.étaient tombés en désuétude.\u201d Le correspondant La-Mi doit savoir également que fouls d'expressions moderues ont, en méme twmps, ube signification noble, honnête, si je puis aiusi parler, et une signification basse, triviale, ; Prenons, au hasard, un mot des plus anodins qui nous servira d'exemple\u2014un pourrait en citer par centuines : Girvuette, disent les dictionnaires, est une banderulle de fer-blauc, tournant sur pivot dans un lieu élevé, pour indiquer la direction du vent.Mais Gérvuette, d\u2019après les mêmes dictionnaires, veut dire aussi un homme ou une femme qui n\u2019ont pas d'opinion à eux, des gens \u201cle peu de foi,\u201d des \u201c pas grand'chose,\u201d si 'on veut.Vu que Bunde siguitie quelquefois \u201c réunion de vauriens,\u201d et que les musiciens sont, en général, des gens fort honnêtes et inoffensifs, je propuse un compromis au correspondant La-MI.Nous appliquerons, désortuais, en Ci , le mot Bard: aux réunions de musiciens qui jouent faux, et nous les appellerons : * Rerudes d'écorcheurs d'ureilles.\u201d Pour ceux qui jouent juste, nous garderons les expressions : \u201c C'orpe de musique,\u201d \u201c Fanfare,\u201d \u201c Harmonie,\u201d etc, etc, Je suis bien sûr que le correspondant La-M1 jouera Juste, quand il aura bien appris clarinette, car il a le sentiment de aa dignité, et c\u2019est bien de sa part, E.Brats pe SAINT-AUBIS.LETTRE D'UN MISSIONNAIRE Tia AsitTie, + Juin 1892.Mox Caza M.Juris, C'est au milieu d'une tempéte de grêle et de noige, et parmi les grondements des vagues du fougueux Abit- tibi, que suivant la formule, chère à nus bons Canadiens, je mets la main à la plume pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes Dieu merci.Comme il s\u2019est passé beaucoup d'événements depuis notre der- Dire entrevue, je n\u2019entreprendrai pas de vous en faire l\u2019histoire universelle, mais je me contenterai de vous donner un aperçu général de mon itinéraire depuis Ottawa, au collège duquel je devais une visite spéciale, puisque c'est là qu'il m'a été douné de passer les plus belles annces de ma vie à faire mon éducation de religieux et de missionnaire.Il convenait d'aller serrer une dernière fuis la main a tant de bons amis qui me suivent de la pensée et du cur, jusue vers ces régions glacées où m'appellent la sainte obcissauce et le salut des âmes.Le 5 mui je quittais Uttawa pour Pembroke et Mattawan.Mais arrivé dans cette nouvelle ville, on l'annonce que je duis attendre la débâcle du lac Temis- kaming avant de m'aventurer sur les fréles canots d'écorce, seuls véhicules désormais laissés à lu disposition du voyageur.Ce retard fut pour moi une bonno fortune, car il me mit à même d'aller faire une petite mis sion à mes compatriotes los Québerguois qui travaillent aur le chemin Je fer du Pacifique, dans le voisinage du Lac Talon.Je pus réunir plus de six cents de ces braves catholiques pour une grande messe célébrée avec toute la pope possible su milieu de la forêt ; car la chapelle de la mission n'aurait jamais pu contenir une semblable multitude.Pour élever notre basilique provisoire, chaque foreman se fit un plaisir de mettre ses gens à ms disposition.En moins d'une heure, chicots, broussailles et fredoches inutiles disparurent comme par en- chautement pour faire place à des sièges rustiques, mais aussi confortables qu'on pouvait en fabriquer avec des troncs d'arbres renversés.Pendant que des bras vigoureux aplanissaient le terrain et dessinaieut l'enceinte par une haie de verts sapins, des dames obligeantes «é- , {ig in y i rig i; 2 1 | à hy Pa di A } im 1 li q \u201c4 I il a jin it uf Ie hi | bn = a Jol} ha 6 44 io) k of il i Th Fay Ë ! 5 \"a Hak, # en a fr ; Ÿ h 2 _ LR i gi A, A j 4 ly a i < CF it b Ly ih Se Æ | | Sk ai x >of ny tof é i 1 Hs 1 sl 3 #2 2 fl i i i ty 3 Wi Ae Vie i | j i aff i Hi Xi if = Su int nil # 3 3 il Wh % fr f ¥ * i | by i iM Ih + % du Va 3 >» wl _ ud IX \" il f 2 « ibn dh, ge + fh fi hl ig, $ # }.== rE = + À we SWE i oot 3 J ih i 1 a iy vo kl 13 * ih oe fl itl a; =\u201c = vu à ie, ay * E # If Wh Ly 5 if ; PE % 4 Ni RE ii) hi va Le i = < { |, fi # x i hi | 1.1 ! Be A | | \u201c| i\u2019 fi | fie 0 + Ts & a ee y ne Hi ih | 14 | | 1) 1 da = ae nl Ÿ il I lg £7 Aa 3 + 4 of si | 4 a } ti rs RE Joi] À ut 3 ue qi \\ a ty $ LE, fi \u2019 i of ) il il i i, { > Ê + GS.ml ji ; LR f VE, Ch i) db Ÿ ay fie 4 il 4 Ea] LU } at a = > a \u2019 | hl À ; 23 * Si 11, i WA qu A JU LY 3 SF Ÿ wo N NN > CE i\" : ee \u2018 Ye, i né ta betecan 5 Sen jai WEY A À if ~~ its.he Ci 3 , wr & > wr CN dy pad ep\u201d sa LE Beer \u201c% er JV 5 GRY ~ Lyn: ln pA #5 £5 td OD ed we mes - nan ; Sm } Ie] eee \u2014_\u2014 = > =.@ nee IN LES DERNIERS MOMENTS DE MMILIEN EMPEREUR D \u2018A tol LA U MEXIQUE rer +0 LS A Monsieur A.D.DeCelles ARTHUR ET HERMANCE Monologue.ru «x Pur KE.Blain pe Sauxt-Acus.Non, jamais oratour débatant i ls Chambre, Ji 5 solliciteur, allant (aire antichambre Ches un des grande du jour, chea l'usurier-raseur (*) Ou le banquier puissant, n'eurent si belle peur! Mais qu'ust-ce donc ?-\u2014Hélas ! mon nom sur le programme Est inscrit! Par pitié, plaignez, monsienr, madame, Un chanteur trop timide, en vos lieux égaré, Et, comme un criminel, haletant, effaré t Dieu sait que j'ai pourtant bien appris ma romance.Où l'on se plaint beaucoup d'une nommée ffermance, Brave file, dit-on, mais coquette à plaisir.Pour elle, un jouvenceau veut < souffrir et mourir ; * Car tel est le jargon, animé par la flamme De son re, flévreux, « le reflet de son âme.\u201d Que parlait cet Arthur.et qu'un musicien Nota, pour le malheur du public et le mien.Ce que disait Arthur, vous l'entendre eur l'heure : Grâce au musicien, vous saurez comme il pleure : Mais l'accompagnateur faimant beaucoup de bruit, L'effet de ses grande mots pourrait être détruit.Ces accompagnateurs sont le Disble en personne ! Bous leurs duigta, le piano mugit, résonne, tonne, Et ce que dit drrAur.ce dont Hermance a ri, Passe, dans ce tapage, au plus complet oubli.Voyoru denc, posément, en scandant les paroles, Quelles abeurdités ineffables et folles Débite un amoureux qu'on veut bien écouter, Surtout quand, par malheur, il dit un peu chanter.« Chanter?\"\u2014Nun! Le chant est un ravissant langage \u2014Des plus charmants oiseaux gracieux apanage\u2014 Que les hommes souvent n'ont que porcalié Qu'ils tolèrent entre eux, par orgueil on pitié : Car le petit oiseau vite s'en efarourhe, Sitôt qu'il voit s'ouvrir\u2014béante-\u2014cette bouche, Dès qu'il entend, au ce gosier mall.cureux Par des sons discordauts fendre l'air radieux ! Et vous toléres ÇA, vous, messieurs et mesdames, Dans vos eslons brillants où de riantes femmes, Faites pour mieux goûter l'harmonie et l'amour, Applaudissent aux crix d'un braillard-troubadour! Nous sommes assez loin et d Arthur et d'Hermance.J'avais donc entrepris de lire ls romance, Avant de la chanter\u2014chanter, si je le puis ; Mais il le faudra bien, puisqu'on vous l'a promis.Comment vain-je remplir cette tâche impossible De pleurer trois couplets aur lu note sensible ?Le programme l'a dit :\u2014< Chant «du désespéré, \u201c Paroles de Tristan, air de Jeaw Malurs.\" Et l'œuvre de deux fous.de gens sans cœur ni tête.Moi, je vais In chanter, cette romance bête ! On veut que je la chante, il faut du langoursnv C'est la modu !\u2014 Voyons, que dit cet amoureux ?(Lisant :\u2014) Mes jours sont condamn#s.(Arthur est bien malade ;.Gravement.paraît-il, et, dans sa sérénade, Il va vous raconter les tourments que l'Amour A son cœur fait souffrir, la nuit comme le jour.) (Lisant :=) Mes jours sunt condaména, je vais quitter la terre.11 est assez commun.ce n'est point un mystère Que, gravement malade, on arrive au trépas.Plaignons monsieur Arthur, ne nous étonnons pas.(Hermance, à ces accents, riait comme une folle ; Honnéte et brave enfant!.Je I'aime,.ma parole!) (Lisant :\u2014) di faut vous dire adieu, sant espoir de retour ! Ici.moi, je me plains et proteste, à mon tour : Quand j'étais jeune aussi, quand j'allais voir ma belle, Que je savais aimante.attachée et fidèle, Je lui disais toujours, en partant : Ae revoir ! Main pas : Adieu ! ce cri du sombre désespoir.Arthur, noun le savons, est triste et bien malade : Voilà pourquoi, sans doute, il fait une salade De mots incohérents dont vous ririez très fort, Si le chant, le piano, dans un commun effort, N'escamotaient.devant l'auditoire, des bourdes À le faire pâmer :.l'auteur les a fait si lourdes ! Maintenant, voulez-vous que j'aille jusqu'au bout ?Dans trois coupiets, l'auteur est le même partout : Le sens commun, le vral, la saine intelligence, II ne les connaît pas ; sans aucune induigence Pour de bons citoyens payant taxe et loyer, Par des inaanités, il veut vous ennuyer.Et ce méme homme a fait quatre-vingt-diz romances De cet acabit-là, dans les fades nuances De son style niais!.Et cent mille chanteurs Les disent, chaque jour, devant des auditeurs Qui ne leur donnent pas\u2026du pied.Ah! c'est merveille Que l'homme ait tant de patience.dans l'oreille ! Non, fe ne chante pas!.Jirai trouver Nadaud, Ou bien quelqu'autre auteur de bons sens ; le lourdaud Sera peint tout au vif, dans une chansonnette | En attendant, messieurs, j'attache ln clochette À cet âne bâté, ce rimeur désolant, Pour qu'il s'en aille paitre.\u2026.avec l'agneau bélant.Ottawa, juillet 1882.mr Les anciens Canadiens connaissaient l'efficacité de la Noix Longue à son état vert, comme purgatif et laxatif, mais son usage présentait un inconvénient, c'est qu'il était impossible de se procurer des noix fraiches dans toutes les saisons.La science a depuis découvert un extrait de cette noix qui conserve son efficacité pour un temps indéfini.C\u2019est de cet extrait que sont composées les Pilules P ves de Noix Longues de McGaus, reconnues aujourd'hui comme un des meilleurs purgatifs En vente ches tous les Pharmaciens.e ser-raseur est traduetion lai Canada\u2014et ez- ares mice moi-\u2014du forme d'argot null : Haver.KE.Be L'OPINION PUBLIQUE LES GIBOULÉES DE LA VIE Mme CLAIRE DE CHANDENEUX.PREMIERE PARTIE v (Suite) Un autre groupe, entièrement nouveau, se composait de petits anges d'une grâce infinie, soulevant et portant à Dieu le souffle immortel de la prière.La Prière elle-même, roprésentée sous Ia forme d'une jeune femme belle ot inspirée, élevait ses mains et son front par un mouvement splendide de vérité et de foi, mais de telle sorte Qu'on ne voyait pas son visage, entièrement tourné vers le ciel.L'expression résidait tout entière dans l'attitude, dans les lignes et l'harmonie du corps.Celle des traits se devinait seule ment.Cette pose, évidemment voulue et vherchée, admirable d'exé- eution, déconcertait d'abord le regard.Un n'en découvrait qu'ensuite la difficulté vaincue et la beauté réelle.Cette étrangeté fit tressaillir Thérèse.Etait-ce done que le peintre avait dissimulé un visage dont il n'avait pu saisir la complète ressemblance ?Et préférait-il renoncer & une partie de ss gloire artistigne qu'à une promesse follement jetée au vent ?.jetée à une pensionnaire inconuue ?La vanité de cette appréciation Iui parut tout à coup mons- truense, et ses épaules esquissèrent un mouvement dédai- eux.\u2014J'étais insensée! pensait-elle.En effet.quelle probabilité que cet artiste, qui l'avait entrevue à peine et s'était vanté de gurder le souvenir de ses traits qu'on refusait de lui laisser copier, efit essayé ce travail absurde, sans encouragement, sans récompense possible ?Thérèse s'en voulait horriblement d'être venue.C'était à la déconvenue Is plus vulgaire qu'aboutisaait nes rêves confus et son illusion d'enfant.H lui sembla échapper à ane obsession secrète.et du même coup, il se fit en elle un vide énorne et subit.Elle n'accorda pas un regani à In grille, lugubre, sous son grand rideau noir.où n'était passée la scène ningulière\u2014alle était bien près de dire maintenant \u201c ridicule \"\u2014qui avait marqué Is veille de son mariage d'un sceau inoubliable.Elle remonta précipitamment en voiture, et, sur l'interrogation du cocher, déclars qu'il était trop tard pour sonner au couvent.\u2014Où donc allfes-vous si matin, ma chère amie ?lui demanda le baron on se mettant à table pour le déjeuner.Cette question banale, fuite d'ailleurs avec la parfaite tranquillisé, lun mari conflant par principe, troulla Thérèse et la t r.rougir.Elle était habituée déjà à la douce indépendance, pleine de dignité, que M.de Thi¢blemont faienit régner dans non ménage.Soit aurprise de vette demande inusitée, soit confusion intérieure, elle répondit avec quelque hésitation qu'après avoir projeté de voir les Dames de la Compaxsion, elle y avait renoncé, et s'était contentée de visiter la chapelle.L'occasion était tentante de «informer du imotif de ve revirement.M.de Thièblemont x'en garda par respect pour la liberté qu'il entendait conserver à xa femme comme à lui-même.\u2014 Nous irons ensemble présenter nos Lominages à Mère St- Jean de la Croix, dit-il.\u2014C'est cela.c'est pourquoi j'ai attendu, répondit-elle vivement si vivement même que le baron la crut à demi.\u2014Pauvre petite! pensa-t-il, je serais réellement féché que son bon petit cœur eût jamais quelque chose à me cacher.VI Des relations suivies et d'un charme réel ne tardèrent pas à s'établir entre madame de Thièblemont et madame de Per- nissan.Thérèse.un peu inoccupée dans son petit hôtel où les soins d'un intendant ne lui laissaient rien à diriger, après avoir employé quelques heures à sa toilette, à la lecture, à quelque ouvrage à l'aiguille, en avait encore beaucoup à dépenser.Le baron faieait des visites avec clle, la montrait avec or- gueuil autour du lac, et re rendait at club, la conscience paisible, le front satisfait, heureux d'avoir une Jolie femme et de ne rien négliger pour son bonheur.De cette quiétude naissnieut, pour la jeune baronne de Thiè- blemnont, la liberté, ls solitude et l'ennui.Sidonie de Pernissan combls ce vide.Elle avait une façon d'aimer, d'aimer vite, de le dire avec feu, de le prouver avec dévouement, qui séduisit facilement Thérèse.Personne ne savait l'âge de madame de Pernissan, qui devait avoir dépassé de quelques années ln date ahwminable de la quarantaine.Elle n'en avait pas moins gardé une vivacité de sentiments, une juvénilité d'allures qui faisaient illusion.\u2018Très petite, un peu maigre, aver des yeux clairs et ane profusion de cheveux châtains toujours rebelles.Quand Sidonie marchait au bras de M.de Perninaan, il était contraint de se pencher vers elle, ce qui ne aimait pas de devenir fatigant, à la longue, même pour le mari le plus épris.Un jour, à ln campagne, elle Lrouva plaisant de suspendre d'abord son mouchoir au brau du bel Horace, et de s'appuyer ensuite au mouchoir.En général, elle préférait trottiner près «le lui de non pied leste, ninsant M.de Pernissan guider la marche nonchalante de se grande amie, madame Albine.Pour s'effacer ainni avec tant de bonne grûve, il fallait, en virité, que Sidonie n'edt dans l'âme ni clairvoyance nt ja lousie.La mslignité, qui s'exerce dans les diverses fractions de la société parisienne avec autant \u2018le verve que dans les cercles restreints de la province, n'était pas sana remarquer ni dénigrer cette intimité étroite et persistante de deux femmes d'esprit et de caractères ni différents.On échangesit des sourires et l'on risquait des railleries sur La position délicate de M.de Pernissan, jeune mari galant ot 13 JoiLer 1882 ux, entre an fommo visiblement plus âgée que lui et une sable veuve pris de laquelle il avait acquis les privilèges le plus étendus de l'amitié.Le monde, ayant d'ailleurs pour règle de ne pus s'occuper longtemps (les mêmes personnages et d'accepter ve qui lui a ralt établi, reusa peu à peu de rauivre de ses remarques ce ménage mal équilibré où l'accord vorabblait régner el bien, Il vint méme une époque où l'on n'y vonges plus du tout ; ce fut à peu près celle du wariage de M.de Thièblemont.K'il avait jatnais connu ces rumeurs malveillantes, il parais.wait les mépriser souveminement, et lu meilleure preuve qu'il en pût donner fut de mêler Thérèse à cette société dont on conbaiuasit peu les antécédents, En agissant ainsi, le baron, qui ve piquait de perapi.cacité et de haute philosophle commettalt pout-8tre une grosse erreur ; en tous cas, une mprudence grave.Madame Albine, étrangère d'origine, qui parlait de von mari on termes vagies, dont toute 1a diplomatie ne parvenait pes à laisser croire à de vifs regrets, n'était admise ches Thérèse qu'avec certaines restrictions.Elle n'y venait jamais le matin, sux heures de l'intimité.1e wir, elle y accompagnait souvent le cumple de Perninsan, || est juste d'ajouter que lew quelques familles du faubourg Ke.Germain qui fréquentaient l'hôtel de Thiéblemont ne faiaaient pas mauvais visage à lu belte créole, et qu'il fallait toute tins.tinctive délicatesse de \u2019l'hérèse pour lui faire tenir à distance cette personnalité, douteuse dans son assurance et dangereuse dans son charme.Madame Albine manifexta d'abord quelque inquiétude des relations amirales que Nidonie se permettait en dehors d'elle.mais ls jeunesse et In douceur de Thérèse ne lui parurent pas mériter tant d'émoi.11 leur fut done permis de s'aimer sans obutacle aux heures où la créole n'accaparait pas son inséparable.A ces heures-là, aucune puissance humaine n'eût em ché madame de Pernis.san de tout quitter, de tout négliger, le tout oublier, pour courir la rejoindre.Ces singularités étonnaient Thérèse.pus la connaimieux mieux, vous me comprendriez * s'écrinit alors Sidonie, dont une lerme involontaire voilait le vaillant regard.Et de même qu'en parlant de madame de Pernissan, madame Albine semblait aigniser ses dents pour In mieux déchirer, en pensent à madame Albine, un reflet de haine contenue illaminait tout à coup le visage de Sidonis.\u2014FEtrange affection que le vôtro! dissit Thérèse.\u2014Oh ! oui.étrange! étrange!.sann seconde, enten- dez-vous ! répondit un jour madame de Pernissan d'une voix frémimsante.Les vingt ans de Thérèse ne vomprenaient rien à cela.M.et madame de Pernissan, mariés depuis plusieurs années, n'avaient pas eu d'enfants.- Madame de Pernixsan, veuve d'an officier de cavalerie mort en Afrique, avait un fils dont elle parlait peu, avec ane after- tion contente, et qu'on s'étonnait de ne jamaix voir près d'elle Il vovagenit, dinait-elle, pour perfectionner son éducation.Elle expéruit qu'après ane excursion en Ecosse et en Angleterre, il viendrait lui donner quelques jours avaut de repartir pour l'Amérique.Quant à l'âge que pouvait avoir ce Ale, il était seulement possible de le supposer d'après celui qu'on soupçunnait à la mere.M.de Pernisean, interrugé par un indiacret, répondit un jour avec un sourire aimable : \u2014M.Charles Aurelle à dix-sept ans, je crois.Sa mère, à an sortie de nourrice, à été sacrifiée au capitaine Aurelle, au l'autel de l'hymen, à la façon des victimes antiques, per un père trrannique et colonel.Naturellement les questions ressérent à tout jamais.M.de Thièblemont dit «implement à Thérèse : \u2014Je cris que madame de Pernissan éprouve un profond chagrin d'être séparée de son ile, pour lequel non mari inani- fente peu de sympathie : c'est la plaie de ce ménage.Evitez, avec elle, ve sujet pénible : elle vous en saurs gré.Un jour que les deux femmes se promensient ensemble aux Champs-Elysées, elles virent passer une mère encore jeune ot fort distinguée, qui s'uppuvait avec tendrense au lvas d'un bel adolescent tout fier de ln conduire.La nollivituil> respectuensement tendre du file l'instinceir orgueil de la mère, re limaient clairement sur ces deux physionomies.Madatne de Pernisen fut secouée tout entier d'un frisson douloureux.\u2014Comme il est beau! dit-elle en abmndonnant la conversation commencée pour suivre x& pensée secrète.Thérèse sentit vibrer une jalouxie désolée dans l'accent «le xa compagne.\u2014 Ils pamissent besicoup s'aimer, ne borne-t-elle à répondre.\u2014 11 est beau ! vous dis-je.répéta brusquement Sidonie Ah! c'est ane heureuxe mère! Malgré ces bizarreries, Thérèse éprouvalt pour cette femme bonne, Inystérieune et attirante, uns affection troublée, faite d'entrainement et d'inquiétude.Elle devinait quelque secret douloureux nous eee réticences, craignait de déconvrir quelque faiblease dans ce caractère inconsistant, et ne pouvait toutefois refuser sa sympathie à qui la lui demandait avec toute l'effasion d'un cœur chaud.vil Madame de Sandry déclara un matin à M.de Thiéblemont qui venait lui apporter un livre nouveau, qu'elle réclamait son bras pour l'accompagner à l'Exposition de peinture et de scul- \u201d pture qui vuvrait ce jour-là même.Madame Albine, qui entendit ébaucher ce projet, manifests le déair d'y prendre part, et M.de Pernissan s'offrit sussitot à lui servir de cavalier.Thérèse et Sidonie les suivirent.C'était le lot ordinaire de madame «le Pernissan : suivre, accepter, obéir.Cette femme, pleinr d'activité et de vouloir quand elle était male, libre d'agir ouvertement, alidiquait toute opinion devant mm mari, toute initiative devant madame Albine.La belle créole, de aon air à la foin nonchslant et dominateur, régluit jen plaision à prendre en commun, choininsait les pièces à voir, décidait de l'heure de l'arrivée et donnait le signal de la sortie.Elle avait bon goût, du reste, ot ne_compromettait jamais son autorité tacitement souveraine par des choix douteux.M.de Pernisnan approuvait toujours.\u2014Ma chère ainie, avait un jour dit madame de Sandry à Sidonie, vous n'êtes pas, à mon bumble avis, nasez maîtresse ches vous.( ® \u2018 18 Jumper 1882 \u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014m\u2014m\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014ree L'o PINION PUBLIQUE 333 madame, avait répoudu madame de Pornissan d'un toû Tuléfiuiematle ches mol, it y à un usitre, voilà tout ! Ka parfois La vieills dame ve demandait el elle se tommpuit beaucoup on sfublant, deus xe porsée, ve maitre mystérieux tale volsista.dou on de 184, qui s'ouvrait au milieu de l'empressement mblic, n'était hancoup plan remarguable que ceux deu pr récéstentes.Les vhefa-d'œuvre y étaient \u201claireietmée, Leu toiles gruvleuses alumdiuient ; les portraits falusient attroupement, ét nombre de peintres de mérite sacrifinient nu gots du jour en exjuræant une déploraile variété de femmes ausei peu vôtues que poauible.Les tolletteu élégantes v'entansaient dans les willos mal gérées du palais de l'Industrie.La foule était énorme.On rexpirait un lndescriptible mélange des parfums les plus divers, depuis la veluutine subtile de In petite dame, jusqu'au cosmétique viu- lent du provincial, en paumnt par lu vueur des Allemundes.Au dehors, un orage ve préparait dans un ciel chargé d'élec- cité.pro stmuephère devint peu à pou ai irrespirable que, vers trois heures, use dame se trouva wal, Comune lle bluit jeune, dapparence robuste, et que, eippor- the par trois iDossieurs cumplaimants, elle formait un tableau de geure plus réussi que tous «eux qui pendaient aux murs, une derul-dousaine de charmantes peniounes, plus délicates ou non wins avivées, v'affuiasérent en miême temps duns les brag de leurs cavatiers.Un s'eispressa, on détacha les voilettes, on coups les rubans, ou apporta des sels, Des admiruteurs de hasard, que lu Hânerie retenait dans le sillage des belles pâmées, déployèrent un xèle capable de racheter leur utilité habituelle, Ce fut un petit brouluhs du meilleur genre, qui autorise leu poses les plux coquettes et les empressements les moius eus- pects.D! v'ennuivit une sorte de panique.Les femmes qui Le tenaient pas à preudre part à cette habile mice 66 svèue craiguirent de succomber à la chaleur, «n dépit de leur volonté.Tout ve qui trouve une voiture s'échappa d'autant plus vite que l'orage commençait.La circulation redevint possible dans ralles allégçuéen de ce trop-plein de visiteurs.Un peu d'air ferais monta du dehors, et les véritables amateurs de peinture purent enfin w'udonuer à l'exameu wérieux des œuvres nouvelles.Mudswe de Sandry tombs en extase devant un des portraits de Carolus Duran, Un de ceux qui devalent commencer ws réputation.Cette recherche du détail, cette hurdiosse de couleur qui surprenuient déjà dans les travaua du jeune msitre séduisuient run imagination éprise d'illusions, de clarté et de clinguant.M.de Thiéblemont, quuique de sentiments tras humaine et d'humeur peu belliqueuse, avait voué un culte aux scènes de In vie militaire.(La suite au prochain numéro) LE MONDE ACADEMICIEN (Voir gravure) Mgr Perraud, évêque d'Autun.vient d'être admis à l'Académie Française.Voici quelques renseignements sur ce prélat.\u201cConnaissez-vous Mge Perraud ! l'avez-vous vu1 l'avez-vous entendu ?m'écrit un des maîtres de conférences de l'école normale les plus distingués auquel je demandais quelques souvenirs, C'est une physionomie dont il est difficile de se faire une idée d'après des indications que ne vivitierait pas la vue, si je puis ainsi parler.\u201d Rien de plus juste que cette remarque et si je l'ai bieu comprise, en vuici l'explication : L'évôque d\u2019Autun est cumme les peuples heureux ; il n\u2019a pas d'histoire.Sa vie est simple, correcte, sans éclat\u2014si par éclat on entend le bruit, le fracas, le faste, le besoin d\u2019emplir le monde de son tapage\u2014mais nun saus mérite et sans dignité.Ou sent, rien qu'à le voir, st ce sentiment devient plus vif quand on le fréquente ou qu'on le lit, qu'il a horreur de \u201c provoquer lu curiosité du publie,\" de se servir de \u201c formules retentissantes #4 de mots à sensation.\u201d 1] est écrivain, orateur et déteste les emphases oratuires.\u201d Ce n'est pas qu\u2019il dédaigne les agréments du style, ni les ressources de l'érudition, ni ls pureté de la langue, mais il veut Que ces parures n'ornent que des idées justes, vraies, honnêtes.Jde crois qu\u2019il cherche plus à convaincre qu'à émouvoir, et que quand il émeut, c'est plus par la puisssuce de l'idée, que par le charme de sa phrase ou ls chaleur de son débit, .Dernièrement, mourait à Autun un homiue dans une situstion élevée, dunt la vie présageait la fin la plus triste.L'évêque vint lui rendre visite.Il trouva un malade que Ia paralysie clouait sur son lit, mais dont elle avait respecté l'intelligence et la volunté.Tout autre se serait découragé devant un parti-pris, qui pa- raiseait inébranlable.L'évêque espéra contre toute espérance.Il sut se faire accepter.Ces prévenances, le charme de sa parole si sobre, si élégante, si convaincue eurent ruison de cette âme plus égarée que rebelle.Le malade lui-même pris l'évêque de l'enteudre en confession, et mourut, offrant dans sa mort le spectacle d'une piété rare jointe à un sincère repentir, Sans doute ce trait appartient à la vie de beaucoup de prêtres, de beaucoup d'évêques.Si je le raconte de Mgr Perraud, c'est moins parce qu'il est saillant que parce qu'il est ordinaire.L'évêque d'Autun, en effet, vt orateur, écrivain, savant, homme du monde et hotome d'œsprit, mais il estimerait tout cels peu de WARE SL = y & $+\" NUE =o = a = ç A rr Aa | Lt as = y pie 3 RN ie Wy rd LS = = 3 .| uri.\\R Ww A 0 ee += 3 = a = # Os ot yt ne LEA DPF, = = i i J% 2 2 5% of = AW AS 3 J Hh SNS 3 hy - 2752 \u2014 = 4 59 | 7 a 3 BD .pL ~ V3 ie + eh 7 Cf 4 HS a Ran AY NS fy A> RS à ME x °C * = Wy si Li = Nr, Sb a & = NE) 7 | ( NM ae sf LA SAINT-JEAN-BAPTISTE À MONTRÉAL qd 1 Lo Ca iw i \\ 1 L'OPINION PUBLIQUE Es 7 RU or A] i J \\! i A BY TE s x Tn ait} PE ~ \\ N a pv.xn = Es 4 vs \\ D pos \u201cIos Fai Pl] = A À A Les + i a) \u2014 2 Sy î i\") = Me vi a de Ch x A INC) gr C1 A - dE 3 Lar = + ; \u201c7 LEE < VF F E> ayy ay) S = $ te < od! pe = R N = * .; | ON \u2014 red S < \\ À 25 Re NS Ye ~~, 1 ¥ IK fey Ÿ À amp ñ | LS N J] » À, RN wy ASS Aa as ae Lies a 5 KS un Bu Qn, x.= 2 AA NE Wi 8 Fe El FS \u201cdb > RS by! M « Far Ÿ aN (a a) hr ESF Or \u20ac -3 Ë fog a = © AN À \u201c es ass 7 Nee *% ES Rs vel ARTE Ses ï A > et Te Ds Sa Ae Ss Li 2 / rT.=\u2014\u2014 Era Y por Ea > ~~ ces Ea TRL rape >= É ne 3 ZL, 773 Ass TS ay \u2014 - ==.mem renier se \u2014 13 Juruuer 1882 L\u2019OPINION PUBLIQUE _ w CHOSES ET AUTRES \u2014 Le général de Charoite, parlant avec un de nos compatriotes qui lui disait que nous étions nusei Français que los Francais, ot aussi attachés à l'Eglise que ceux qui le sont le plus parmi nos amis d'outre- mor, lui fit cette réponse caractéristique : i \u2014 ue vous soyez plus Français et plus catholiques que nous, j'en couviens, mais depuis que je suis au Canada, je puis vous déclarer que jo suis plus Canadion que vous.C'est domain que sers célébrée la Fête Nationale Française, Il y surs un grand pique-nique dunné à l'île Croabois, par la Société de Bienfuisance Française, sous le patronage distingué do M.le comte des Ses- maisons, consul-général de France au Canada, et de Mme la comtesse de Sesmaisous.Voici le programme des différents jeux qui auront lien dans le cours de ln journée : Courses de gar- cot, jeunes filles, hommes, etc.; courses en sac, en sahota, ete ; jeu du pot cassé ; courses à la nage ; ré- atten a un ot deux ramours ; inst de cocugne, mnt horizontal ; jeu de la vessie, jeu Hu «lévidoire, tournoi ; a | heures, tirage de la Tombola.Les joux sont ouverts à tous les amateurs, ot de nombreux prix de valeur seront distribués aux vainqueurs.Samedi, 15 juillet, grand banquet populaire au restaurant Victor.La voix de la charité nous convie à cette fête, car les recettes sont destinées au funds «les Sociétés de Bieu- faisauce Françaises qui ont fait lwaucoup de bien parmi HOUR, L'EXCURSION DE QUÉHEC\u2014-Mituanche matin environ huit cents oxcursionnistes de (québec sout arrivés à Montréal; le but principal du voyage était, pour los membres de Union Saint-Joseph de Saint-Boch et de Saint-Sauveur, de faire visite à leurs confrères de Montreal.Il y avait environ cent cinquante membres de Saint- Kluch, une centaine de Saint-Sauveur, et un égal nombre de Lévis et de Baauport, L'Union Saint-Joseph est allée en corps, à la gare d'Hochelaga, musique en tête, puur les recevoir à lour arrivée, * L'IJarmonie de Montréal\u201d était sous la direction de M.Hardy.Une basse mess a été lite à Notre-Dame de Lourdes, par M.l'abbé Mayer, et M.l'abbé Emard a fait le sermon de circonstance.Les invités furent ensuite reconduits, musique en tête, à l'hôtel Itichelieu, où un diner leur était offert dans l'aprés midi M.Gosselin, président de l'Union Saint-Joseph de Montréal, et MM.Martineau et Kéronack, présidents des sections do St-Ruch et de St-Sauveur de Québec, pronoucèreut de magnitiques «discours qu'il nous est impossible de publior faute de place.À la sauté de la presse répondirent MM.Côté, du Mundo, l'rovencher, de In Minerve, et Prieur, du Courrier dr Montréal.L'Union Musicale de Québec, sous la direction «lo M.Trudel, faisait partio de l'excursion, et, durant le dimer, à réjoui l'auditoire par des airs canadiens 1ma- suifiquement exécutés ; aussi les applaudissements ne leur ont pas été ménagés.Les exeursionnistes sont repartis dans la suirée.Le gouvernement du roi Humbert, d\u2019ltalie, a refusé d'accepter les nominations «lo vingt évêques nommés par le Pape, dans lo dernier consistoire.M.Chas Doucet, employé au Grofle de la Couronne de cette ville, doit, dit-on, étre promu à In charge de Greffier-adjoint de ls Couronne, en remplacement de M.Dubrouil, qui vient d'ôtre nommé à une position importante à Québoc.Nous verroms cette numination avec plaisir, M.Doucet «t un jeune homme qui mérite, Nous sommes heurenx d'apprendre ue M.Bour- anes eat & mettre la dernière main à la statue de Mai- sonneuve, et que le comité qui avait été chargé de donner suite à ce projet de monument rrprendra bien- 16 res travaux pour les poursuivre vigoureusement.C\u2019est l'associstion Saint-Jean-Baptiste de Québec qui A élevé le monument aux braves de Sainte-Foye.Pourquoi l'association Saint-Jean-Baptiste de Montréal ue ferait-elle pus réussir une «uvre semblable Le trésorier provincial vient de lancer sur le marché canadien un emprunt d'un million et demi de pinstres, Les débentures sont de $30) chacune et portent cing pour cant d'intérêt, payables semi-annuellement, \u201c Les derniers ta de I\u2019 amine fo Temper (Voir gravure) Le tableau de M.J.-P.Laurens, que nous publions dans le présent numéro, est l'un des plus remarquée de exposition de cette année.l'artiste à rendu, avec son grand art habituel, le dénouement du drame puignant dont chacun « auivi les péripéties.La simplicité même de cette grande composition ajoute à l'émotion qu'elle inspire.Dans une froide callule, dans un eachot, pour mieux (lire, la lumière éblouissanto pénètre à flots par la lourde porte subitemont ouverte, et le soleil éclaire cette acène funèbre des adieux précédant le supplice.L'attitude de l'empereur est naturelle et digne.Une noble résignation répand son ealwe sur le visage, ot la sereine quiétude de l'âme, dégagée des préoccupations de ce monde, monte déjà jusqu'à ce frout marqué pour la mort.Le prêtre qui vient de réconforter et d'absoudre la royale victime, est à bout de force, et en douleur éclate dans un abuncdon de faiblemse impuissante.Lattitude du serviteur fidèle qui se prosterne en étreignant la min que l'empereur lui abandonne, est pleine de vérité, C'est encore ULe grande «uvre à ajouter à la liste déjà grande de colles de M.Laurens.NOUVELLES DIVERSES On estime à plus de quatre millions de louis sterling les Frais de l\u2019oxpédition anglaise on Egypte.\u2014\u2014 Thomas Elzynr, caissier de la banque de Toronto, est parti pour Chicago laissant un déficit de $3,000 dans la caisse.\u2014o\u2014 Le cadavre de Guiteau n été volé.On croit qu'il a été transporté au musée médical du ministère de la guerre.\u2014o- On écrit du golfe que selon toutrs les apparences le salon sera encore rare cette année.Jusqu'ici, on a pris peu ie humards, 1\u2019ar cuntre on prend de l'alose ot autre poisson en abondance.\u20140\u2014 La couleur la plus à la mode pour les rubes des élégantes à Paris, cet été, ost lo gris-souris offrayée.On avait eu la couleur Bismark-malade.Le gris-souris effrayée jurait dovoir la remplacer avantageusement.\u2014o La frégate anglaise Flamingo vst arrivée la semaine dernière à Campheltown pour y prendre le gouverneur- général ot ln princesse Louise et les conduire à New- Richmond, d'olt ils se rendront à Cuscapediac pour y faire une partie de pêche.\u2014o\u2014 Un ouvrier du nom de Kenny a été assassiné à Dublin, il y a quelques jours, sur la Place Seville.On croit que le crime a été commis par des féniens.Kenny portait une ceinture sur laquelle étaient inscrits les mots : Dieu sauve l'Irlande.\u201d \u2014o\u2014 L'école de Saint-Vincent de Paul, à New-York, l'institution pour les enfants de couleur, à été presque complètement détruite par un incendie allumé por un pétard qui a fait explosion sur le toit.Un jeune garçon de 11 ans à péri dans les flammes, \u2014o0\u2014 Te nombre des expulsions augmente d'une manière alarmante en Irlande.Dans un seul mois, cette année, GO familles ont été mises sur le pavé.En 1579, le chitlre des expulsions avait été de 1,234, eu 1580, de 2.110.1\u2019émigrition augmente aussi dans une proportion considérable.\u20140o\u2014 Le cabinet de Washington vient de refuser à 60,000 ouvriers chinois, qui travaillaient à Cuba, la permission de passer par les Etate-l'nix pour s'en retourner en Chine.On à allégué que la nouvelle loi concernant les Chinois ne l'antorisait pas.Les malheureux coolies «levront retourner chez eux par la voie d'Europe.\u2014_\u2014\u2014 ACCIDENT FATAL.\u2014Le nonveau vicaire de C'aughna- waa fait & se baigner vendredi dernier, en compagnie de quelques amis, au large de l'ile, viv-à-vis les carrières de cette paroisse, lorsqu'il eut l'imprudence de se lancer trop dans le courant.Il arriva à un endroit très profond, et, comme il n\u2019était pas lon nageur, il ne put.malgré ses efforts désespérée, regagner le rivage.Le courant l\u2019emports rapidement, vt il ue tarda pas à.dix paraître dans les flots.Les spectateurs de cette scène désolante frent tout en leur pouvoir pour lui porter secours, mais ils ne purent y réussir.Le corps du pauvre vicaire à dté retrouvé quelques heures après l'accident.C'était un jeune homme de 23 ans, nommé Bertin, et était na tif de Rerthier.On l'a inhumé samedi avant-midi dans le cimetière de ls paroisse Luchine, Les chefs de la tribu de Caugh- nswaga ont suivi en corps le convoi funèbre.LES ÉCHECS Montréal, 13 juillet 1292.Adresses les communications concernant ce département à O.Tasurs, 698, rue Baint-Bonaventure.SOLUTIONS JUSTES : No.317.\u2014~MM.PF.H.Gingras, Trois-Rivières ; H.Lupien, J.Maurien, Québec ; L.Dargis, Montréal ; E.Legault, Ottawa.N.P, Sorel ; L.O.P., Sherbrooke ; ; A.P., Arthabasks ; V.Gagnon, 8.Tudieu ; Un ami, Saint-Hyacinthe ; N.H.Guérin M.Lafrenaie P.Fabien, Montréal; Un amateur, Terrebonne.NOUVELLES.Une dépêche de Vienne dit que MM.Steinits et Winawer ont joué pour décider du premier prix qui n été Aualement Kagné par Steinits ; mais, néanmoins, les premier et deuxième prix ont été partagés entre ces deux messieurs qui ont reçu chacun £152.MM.Mackenzie et Zukertort se sont également partagé les quatrième et cinquième prix.TOURNOI D'ÉCHECE PAK CORKEXFONDANCK LE HAMILTON.-=D'après le rapport du directeur de ve tournoi, M.le Dr 1.Ryall, les mes- sicurs dont les noms suivent sont sortis vainqueurs de cette belle lutte - ler prix : M.John Henderson.Montréal $45 00 2e « M.W.Braithwaite, Unionville.20 00 Lex 3e, Ae et 5e prixont été partagés entre les messieurs suivants : J.W.Shaw, Montréal.reer mn 10 00 T.H.Forster, Lancing, Mich.Etats.Un 10 oo J.E.Narraway, St-Jean, Nouvesu-Bronewick.10 00 Le révérend M.F.X.Burque, du Collége de Saint- Hyacinthe.à reçu un livre de problèmes, étant un prix spévial offert par M.Shaw au concurrent qui terminerait le premier ses parties \u2026.50 PROBLÈME No.318.Composé pour L\u2019Opinion l'ublique par M.J.Favesn, père, de Beauvoisin, France.Noiua.\u20144 pièces.BLANCS.\u2014G pièces Les Blanca jouent ct font mat en 3 coups SOLUTION.\u2014No.317, Blancs.Noirs.TUp_pPFR 1 Ad libitum 2 Mat selon le coup des Noirs Naissance Au Village St-Jean-Baptiste, le 10 courant, la dame de A.Vilbon, écr.médecin, une fille.Mariages A St-Marc, le & juillet, M.Clovis O.Sénécal, cultivateur et marchand du lieu, conduisait à l'autel mademoiselle Marie.Pulchérie Benudry.Le méme jour, M.Herménégilde Beaudry conduisait aussi à l'autel mademoiselle Malvinas Guyon-Dutifiy.La bénédiction nuptisle a été donnée aux heureux couples par M.l'abbé AC.Beaudry, frère de madame Néuécal et de M.Herméuégilde Beaudry.Après la messe, où il y eut chant et musique, les nouveaux suarlés se rendirent chez madame veuve Janvier Beaudry, où ler attendait un excellent diner auquel prirent part de nombreux invités et une nombreuse famille.Nus melllcurs souhaits de bonheur à ceux qui entrent dans là carrière.\u2014(Communiqué.) 3 356 POUR RHUMATISME, La Névralgie, Bcistique, Lumbago, le Mal de Reins, Douleurs de l'Estomag 1a Goutte, I'Esquinancie, Inflammation du Gosier, Entlures et Foulures, Br lures, Echaudements, Douleurs générale du Corps, et pour ie Mal de Dents, d\u2019Oreilles, pour Pieds et Oreilles Glacés, et pour toutes autres Douleurs ct Maux.Aucune préparation sur la terre est égale à l'Huile St.Jacob comme remède externe sain, certain, simple et bon marché.L'essai coûte peu, seulement la petite somme de 50 cents, et tous ceux souffrants de douleurs peuvent avoir une preuve positif du mérite que cette médécine réclame.Les directions sont publiées dans onze langues différentes.Tondoo Par Tonus Les Droguictes Et Commer.ants De Nedecines.A.VOGELER & CIE, Baltimore, Md., U.S A, CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Arrangements spéciaux pour voyayes pour l'été a CACOUNA ET PETIT METIS 5 À commencer du ter JUILLET, un train de pas re quitters 1a Pointe-Lévis à 1.20 P,M., les SAMEDIS, ce reliant à Is Chandiére avec le train parti à 7.30 A.M, de Montréal, pour se rendre à CACOUNA ET PETIT METIS, Au retour, il quitters Petit Métis les LUNDIS à 7,30 du matik, à Commencer du 3 ju:llet, Ces trains feront le eervicé pendant la saison des baing, et se relieront à Lévis par le hateau de ls tra- cotte ville et Québec, avec le train Eciair le for du Nord qui arrive à Montréal à 9.10 h.P.M., indi, ou avec le batesu Montréal arrivant à Montréal le mardi matin, , D, POTTINGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fn} Moucten, 24 juin 1682.AVIS AUX ENTREPRENEURS L'edjudication des travaux pos les canaux de Pone- lon is, Buckhorn, #4 Hurleigb, qui devait avoir lieu le cinquième jour de ji in, est inévitable.went remise sux dates squ\u2019A mercredi, le hal rer oe uesreet prêts Jere Sxeminde aux roits onvés) samedi, le four de juillet prociaie vas Par ordre, A.P.BRADLRY, Scerétaire, Dépt.des ohemie v de fer et canaux, Ottawn, 30 Juin 198 ! L'OPINION BULLETIN MENSUEL JUILLET 1882 Distridudes.DÉPECHES.A.MP.M.A, Mj\u2014= PM \\ontarte si Dials &s l'Ouest.Owaws, shomin de [AL Dawe, par oasis del vis 00 - .|(B) Proviness d'Outario, Ma: \u2018 sltobs ot Colombie Ang.| 0 15 EU Montréal à Carillue la a 630) rivière Ottawa.600.Québse «tf Provinees Mert- Himes.Québec, Trois-Rivières, Ber- thier, Borel, = TRPOGP.|-0\"00 6 Os Québec, Trols-Rivibres, Bes- thier, ste., par Q.M.0.£0.150 .|(B) Québec par le oh.da Grasd-Trove.200 (8) Towsahip de l'est, Trels- Rivières, Arthabasks et Rivière-du-Loup, par eh.fe - so \"UT wi 7 0j.ental, smb.Se I re 40 Rémi et Hemmlogford.8 00) 14 45 Bt Hyscluthe, Blerbrook: 8 00 10 00 \" 1060.St-Jean, Ch.do fer Vormoot Junction et Bhefford.BEE At] » 20|.CI .800.Terreveuve, partant de Ha- litex, 1000 24 Avril.J-0000 8 00 Dépéches Locales.Valieyfield, Valois et Dorval|.| 4 30 Haut Bonuharsole 6uol.Boucherville, Con Varennes et Verchéres.|.143 900] 5 30{Cdte Bt-Antoive et N.de Qrioes.1.00 9 W 5 20/Huchelags.154 sf 200 200 215 145 | lat (aasel Bongiel | In 10 00 6 55 Village Ssiut- Jean-Baptiste, Mile-Ezd ot Cotesn Baint- LOUIS.\u2026.0000000ueee- 7.000t| 330 11 45 Btals- Unis.60 40|.Bustos et les Etats de Ia N.- Par ligne Canard de New-York, Luadl 3, 1 700 8 2135 Par ligne Hamburg de 2 15 For ioe Humane do Now.York iis igh melt hear, i dredi, 7, 14, 21 ®t 98.700 45 beures amet (M) Bacs pour Char Postal ouverts jusqu'à 9.00 boures a LACOSTE, GLOBENSEY & BISAILLON, AVOCATS, No, 71, Cote de la Place-d'Armes.MONTREAL Arex, Lacoste, C.R.L.L.D, Bw).Gronsnsxy, C.K F.J.BisaiLLon, B.C.L.T, Brosseau, L.L.B.- LORGE & COIN.21, RUE SAINT-LAURENT Tiennent une spécialité de Chapeaux de Soie de Feutre qu'ils fabriquent eux-mêmes.10 CARTES DE VISITES seas.2 16 BOULEZ, BOUVERSE ree des tous diflfrents.Livre d'échantillons complet pour Sein, $40, Grande varias Go.Garter & naires\" DI.pear lo commerce ot Jes imprimenrs.100 Brhantilions de Ourtes d'Annonces de , bus.(A) Bacs r Char Palais ouverts jesq Siem: Adresse: OTEVENS' & BROS., boîte 22, Merthford Ot, Bureau de Poe de Montréal Vendue chez tous les Epi- ciers 1'esvectables PUBLIQUE SR 18 Jurzer 1862 ET LEUR IMITATION brouses maladies et les vondes - haque bolts je Guide dans toutes ies Pharmacies Exiger avec ol ri es Facts communication relative Lu ery ve = te GOVE, 50, rve Ollivier-do-Berres, MEUBLES PREMIERE CLASSE Spécialité d\u2019Ameublements de Salon 276 RUE NOTRE-DAME MONTREAL.es LA POUDRE ALLEMANDE SURNOMMEE NE FAILLIT JAMAIS TEST 1831-Arrangements d'Ete\u20141882 À partir da 3 JUILLET 1882, les trains directs 6 Passagers et tous les jours (Ditmancbes excepiés), comme suit : Part de Pointe Lévis Ta Arrive à Rivière-di 15e \u201c Cacouas 182 p \" 110 + \u201c 20 \u201c 3 + \u201c Ba \u201c 74 + \u201c : aœ + \u201c 9% na \u201c 2154 m 6wam 100 6m.Ces trains viennent e& connection à ta Paints-Lévis | avec los trains du Graud-Tronc partaut de Montréal à | 10 heures p.m., et à Campbelton ave: lo steamer \u201cBt.Lawrence.\u201d partavt les mercredis et samedis pour Gaspé, Percé, Pay ébiac, etc.Les traios pour Halifax St-Jean vont directement à leur destination le dimanche.Le cher Pullman qui part de Montréal le Lundi, le Mercredi et le Vendredi, va directement 4 Halifax, ot oolai y part le Mardi, le Jeudi et le Samedi, va directe- mont St-Jean.Des BILLETS D'EXCURSION A PRIX RE- DUITS, par chemin de \u2018er ot per steamer, penvent être obteuus pour tou points du bas du fleuve Meint- Laurent, Macapédia, Hasticouche, Baie dés Chaleurs, Guspé, 1le du Prince Edouard et tous les pointe des Provinces Maritimes.Pour 0e qui regarde les priz de passags, le taux du trot, les arrangements des convois ste.des informations complètes seront dusnées par G.W.ROBINBON, Agest des ors ot da fret pour la division de l'Est, No.136, rue Saint-Jacques (en face du Saini-JLawrence Hall) Montréal, D.POTTINGER, Hurintendsat-en-Chef.Munotue, M.-B., ler juin, 13 \u201438 1.Mousseau, Archambault & Lafontaine, AVOCATS, No.7, Rue ST-J Acques(au seconp) MONT 6 JA Le Mon.J.À.MoussFau, J.I.ANCHAMBAULT, $R.C.L.C.R.et M.P., Ses.d'Etat, FLE.LAvONTAIXE, L.L.D._\u2014 \u201c L'OPINION PUBLIQUE \" Ou pout c'abeuner pour wols ou un au où s'adressnst nu Ne.7, de le rue Bloury.Le souvells sdminieirailon à fait un choix de pullabornieurs recrutés dass tout co ; de JUILLET prochain, pour IAEA DY + Les PILULES GOLVIN .On cherchs à amener una confusion par Ung imilaion gressive dey .wim.\u2014 Touts bolle de l'iluios qui ne serait pas conforme A rs ioe ad TS pôles Be ives chaque LRA depuratd de sang.Kiles sont efficaces dang Bancs 1060S Loules Les maladicn; alles guerisseut jes Conatipations les plus oplalitres, la Goutte, les Maladies de la peau, es fo 8 uous enumerces dans le 3 om: 8 SAWTH, En porifast le sag, slles sont va : le ef moindres malaises pom Urn CANAL WELLAND Avis aux Entrepreneurs DES soumissions cachetées, adressées au DousOigné et partant Le suscription : *\u201c Soumission pour le Causi Weiland,\" earont reçu ce bureau jusqu'à l'arrivée des mailles te I'Est ot \u2018Ouest, MARDI, | à l'écluse No.4, la à raudissement de faire e \u201cnit ainsi que les @ Hureau et au ul treprensure devrant se rappeler que soumiesion doit être sccoompagnée d'un chèq hanque accepté pour la sneuxe de $1,500 sera coufisquée ai le soumissionnaire re se content pour l\u2019exééution des travaux at prix offerts, ot aux termes ot conditions stipulés dang je devis.Le chèque sera sv v'auront pas été arci b ceux dont les soumissune .Le département n.aysge Défomoius, à cop ter oi Le plus basse ni on es soumissions Le Par ordre, F, BRAUN, Heccétaire Dépt.des chemiue de fer et canaux, Ottawa, 22 mai 180%, ! LA COMPAGNIE LITHOGRAPHIQUE - BURLAND (LIMITÉE) CAPITAL.8200,000 ELECTROTYPEURS, LITHOGRAPHES, IMPRIMEURS, GRAVEURS, EDITEURS, Etc, ETC.3,5,7,9& II, RUE BLEURY MONTREAL Cette compagnie, possédant un capital plus élevé qu'aucune autre parue Li api ue du Ci La, uw trouve par sa preition fnancière et matériel consde- rable qu'elle porséde, capable d'entrepreudre l'axécutios de toutes espèces d'ouvrages dans Les diverses branches d'industrie qu'elle exploite.Un personnel convdérable d'artistes fui permet de g3- rantir Ja qualité de ses ouvrages.Klle possède es outre : 12 presses à vapeur.machine patentée à vernir les étiquettes.» machine électriue à vapeur.+ machines à photographie.= machines à gravure photographique.» tnachines à enveloppe Aussi : Machines à presse à relief pour pes ypraulique, eic, etc.Toutes commandes pour la Gravure, la Lithographie.Ja Typographie, l\u2019Klectrotypie, etc, exécutées avec suis A prie mdr TP SE Editeurs du Cawamian lLtusrnaten News, du Scisx- Time Cananian at Parent Uvvica Recon, 6 ans imprimeurs de L'Ursmun Puasique.Toutes commandes par Poste promptement exécutées.que la Province à de meilleur comme écrivains.L'abonnement n\u2019est que de 63.00 par as.ND oa BURLAND."]
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