L'Opinion publique, 16 juin 1881, jeudi 16 juin 1881
[" L'OPI Abounsment, payable d'avance : Un an, $8.\u2014États-Unis, 98.56.| Vol, XII.Tout semestre commeucé se pais en entier.Ou ne ve désabonne yn\u2019au barsau du journal, ot il faut donner su moins quinse jours d'avis AVIS IMPORTANT L'Opinion Publique eat imprimée et puhliée tous les jeudis par la COMPAGNIE be LITHOGRAPBIE BurLaND (limitée,) à ses bureaux, Noa.3 at 7, rue Bleury, Montréal.Le prix d'abonnement pour ceux qui psient d'avance, est de THOIS PIASTRES par snnée pour le Cansda et TROIS PIASTRES ET vEm1E pour les Etats-Unis; mais on exige de ceux qui ne se conforment pas à cette règle 83.26 par année s'ils ne paient qu'au out de trois mois, et $3.50 s'ils ne règlent qu'à la fin de l\u2019année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires duivent être adressées à G.-B, BunLaND, Gérant, où : \u201c Au Gérant de L'Upinicn Publique, Muutréal.\u201d Adresser les correspondances littéraires : \u201c Au Rédacteur de L'Upinion Publique, Montréal.\u201d Si une réponse est demandée, il faut envoyer une estampille pour en payer le port.Lorsqu'un veut obtenir des exemplaires extra du journal, le prix le ces exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, duit accompagner la demande.LOUIS-PHILIFPE HEBERT Len lecteurs trouverout parmi nos gravures de ostie semaine un dessin de la statue en bronze du héros de Chât auguay, inaugurée à Chu-ubly le 7 du courant, uiusi que le purtrait de l\u2019astiste qui l'a exécutée.C'est le premier travail de ce genre dû au talent d'un Canadien.A ce titre, il serait déjà digne de remarque ; mais ce v\u2019est pas là le seul mérite de l\u2019ouvrage.Comme œuvre-d'art, la statue à des qualités très sérieuses, et fait assez d'honneur à sou jeune auteur pour attirer sur lui l\u2019attention du public.M.Hébert (Louis-Philippe) n\u2019est encore âgé que de trente-et-un ans, étant né le 27 janvier 1850.Il eat le fils d'un des pre- taiern colons des townshipe de l'Est, de M.Théophile Hébert, cultivateur de Sainte- Sophie d'Halifax, comté de Mégantic, d'o- rigiue acadienne, et de Julie Bourgeois, descendante d'une famille française, émigrée pendant ls Révolution.Il est auesi le ueveu de M.Noël Hébert, qui fut plusieurs années député de Mégantic, et qui servit de modèle à M.Gérin-Lajoie, pour son type admirable de Jean Rivard.Comme chez tous les véritables artistes, le talent du jeune sculpteur se révèls dèe son enfance.A vept ans, il sculptait déjà des figures eu bois, surtout des soldats et des sauvages.Mais comme ce talent là n'est pas précisément ce qu'il y a de mieux apprécié dans nos campagnes, on l'appelait communément le osseux.Pour tout le monde, c'était un paresseux, impropre à rien, bon seulement à hâtir des chefs-\u201c d'œuvre, et qui ne saurait jamais labourer une pièce de terre de sa vie.Il avait aussi un autre «défaut : c'était un lisrur.\u2014On n'avait pas plutôt le dos viré, di- sait-on, qu\u2019il avait le ues dans un livre.Bref, il était d'un mauvais exemple pour ses catuarades.Enfin, comme il avait trop d'idées cruches pour fuire un Aubituné, on tenta de le lancer dana lo commerce ; et le vnilà oumtais ches un de ces vucles mutoruels.\u201cPrix à No.234 Pris | JEUDI, 16 JUIN 1081 Or, comme il continusit toujours à gusser, son patron, dont il faisait le désespoir, finit par le congédier, en lui prédisant, sui- vaut l'expression conaucrée, qu'il ne ferait jumais rien.Pauvre enfant déclassé, sans conseils et sans protection, le jeune artiste dut faire, de quinze à dix-huit ana, l'apprentissage de la vie, sous son côté le plus rude et le moins attrayant.Pendant trois ans, il travailla aux spprivisionnements de bois de chauffage pour le chemin de fer du Graud-Trone.Ce travail abrutissant\u2014on le croira sans peine\u2014n\u2019allait guère au tempérament délicat et nerveux du pauvre réveur, et la compagnie constante d\u2019hotaines ignorants et brutaux était bien pénible pour cette nature d'élite.Aussi, l\u2019oiseau ssisit-il la première occasion de quitter la cage et de s'envoler.Un organisait slors l'expédition des Zouaves Pontificaux.Louis-Philippe fut l'un des premiers enrolés.Il partit en révant dex merveilles artistiques de l'ancien monde.[I vit Paris en passant ; l'art se révélait à lui pour la première fois dans es splendeur marmoré- emne.Mais ce fut à Rome surtout qu'il vit s'ouvrir devant lui des horizons inconnus.Le jeune entbousiaste vivait daus ll'extase.Pendant les moments de loisir que lui laissait le service, il coureit admirer les miliers de chefs-d'ieuvre que renferme la ville éternelle, vu, à l\u2019aide d'un canif seulement, exécutait d'un tour de main quelque statuette ou quelque bas- relief de son invention.L'aumônier, M.l'abbé Moreau, qui avait remarqué son talent, voulut le faire entrer à l'Académie de Saint-Luc ; mais Rome fut prise avant qu'il «Ot pu mettre ce projet à exécution.Le jeune liébert revint donc au pays, décidé à #6 faire cultivateur, malgré non peu de goût pour cette profession.Quelque temps après, il faisait connaissance de M.Edouard Richard, ancien député de Mégantic\u2014et son parent.Celui- ci lui conseills fortement de ~uivre ses in- clin tions, lui fournit quelques modèles, et envoya à I'exposition provinciale de 1873 un petit buste de Béranger, en bois, que l'artiste en herbe avait sculpté svec son couteau.M.Bourassa, qui était juge du concours artistique, lui décerna le premier prix.On conçoit Is joie avec lsquells cette bonne nouvelle fut accueillie.Oh ! le premier succès : médiocre qu\u2019il soit.c'eat toujours le premier succès, c\u2019est-à-dire celui suquel on est le plus sensible.Tous les triomphes et toutes les ovations de l'avenir ne sont rien comparés à la première couronne fût-elle de clinquant.M, Bourassa fit venir le jeune humime à Montréal, le prit dans son atelier, l'aida de son expérience et de aa bourse, et en fit ce qu'il eet aujourd'hui un artiste plein de goût, d'originalité et d'avenir.En ce moment M.Hébert travaille aux décorations artistiques de la cathé irale d'Ottawa, et de plusieurs autres églises, Au physique, c'est un homme de taille moyenne, peu robuste, mais bien proportionnée.Sa figure souriante et modeste est pleine de finesse et d'affabilivé.Un front bien développé, courunne de cheveux noirs en broussailles, suimonte des troite réguliers anaquels une donne un air presque msladif.Cependant Les remises d\u2019 vail sont chez lui des traits caractéristiques.Dès sept heures du matin, il est à son atelier, l'ébauchair où le ci+eau à la main.C'est là qu'on le trouve à toutes les heures du jour, gai comme un pinson et xe portant comme un charme.Laissons faire l'avenir; ou peut être sûr que M.Hébert n\u2019a pas dit son dernier mot.\u2014-\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 LES TROUBLES DE 1837-38 Cent douze patriotes subireut leur pro cès, devant la Cour Martisle du muis de novembre au mois d'avril ; quatre-vingt dix-huit furent condumnés 4 wort, douze furent exécutés, douze mis bors de cause ou acquitté.trente libérés sous caulivn.et cinquante-huit ou neuf exilés.Comme nous l'avons «lit, les prisun- niers condamnés à mort lauguirent des semaines et des mois sous lu coup de la terrible sentence, dans les angoies-r de l'incertitude.Chaque fois qu'on ouvrait la porte de leurs cellules, il se deman- duient si c'était pour les avertir de se préparer à monter sur l\u2019échafaud.On peut se faire une idée des inquiétudes mortelles de leurs familles, de la :ristessse de leurs entrevues avec leurs femmes, leurs enfants et leurs amis.Que de larmes ! que d'adieux désespérés! Que de pauvres mères, de malheu- reusea femmes, brisées par la douleur, tum- baient évanouies aux pieds d'un fils bien- simé, d\u2019un époux chéri ! Pauvres femunres, devaient-elles soufirir quand pour =e rendre à La prison ou an sortir, il leur ful lait passer sous l\u2019échafaud où la veille, le mutin même, Curdinal, de Lorimier ou Nicolus avaient subi le terrible supplice ! Les cordes souvent étaient encore pen duntes ! Loraque les prisonniers se voyaient le lendemain ce ces lugubres holocaustes, ils se suluaient en +« disant : \u2014à quaurl notre tour?Un grand nombre préférant li raurt à cette effrayante incertitude, en étaient venus à regretter le sort de ceux dout lu senteuce avait été exécutée.Cependant, l'opivion publique s'agitait on Angleterre, des protestations éluyuentes vétaient fait entendre dans le parlement anglais contre ces exécutions dont la légalité était fortement contestée.Le gouvernement anglais juges à propos d'arrêter le bras de Colborne, d'interrompre son œuvre de répression et de vengeance.| l)ans le mois de juin, les condamnés apprirent que leurs sentences seruient probablement commuées et que le mort ferait place à l'exil.Des mois pussirent cepen dant encore avant que ces nuuvelles fussent contirmées ; un été, un long été, s'écoula, Eafin, le vingt cinq septembre, à trois heures de l'après-midi, cinquante-buit de ces infortunés prisonniers reçurent avis qu'ils étaient condamnés à l'exil pour la vie et qu'ils eussent à se préparer à partir, le lendemain matin.On n'avait pas voulu leur Juisser le temps de voir leurs fainilles, leurs amis.Ce n\u2019était pas lu mort, mais plusieurs l'auraient préféré.L'idée de l partir pour toujours sans avoir le terups de voir su moins encore tout ce qui les Un avait voulu prévenir par cette précipi NION PUBLIQUE ournal Hebdomadaire Illustré lu numéro, 7 contins, \u2014Aanonces, latigne, 10 entins.communication doit être affranchie.argent doivent se faire par lettres enregistrées 68 par bons sur la posts.gitation.Il n'y avait pourtant pas de danger, la population était attérée et paralysée par la terreur.La plupart des exilés passèrent leur deruière soirée à écrire des lettres d'adieu à leurs familles.Bien des larmes torm- bèrent sur ces lettres ; et celui qui aurait collé l'oreille aux portes des cellules peu- dant la nuit du 25 au 26 septembre eût entendn bien des soupirs.Voici les noms des exilés : F.-M.læpsilleur, Jean-Louis Thibert, dean-Maria Thibert, Joseph Guimond, [omis Guériv Dussault, Léundre Du- charme, Charles Huot, Joseph Paré, D.-1).Leblaue, JID.Leblanc, Joseph Hébert, P-H Morin A.G, Moris, Pas.Pinsou- neault, Théuphile Kubert, Jos.Dumou- chel, (.1gnace Chévrefils, L.Lumou- chel.F.-X.Touchette, Jean Laberge, J.Goyette, Toussaint Kochon, F.X.Prieur, Frs.B.Bigonemwe, P.Maurice Lavoie, Joreph Marceau.À, Coupal Larène, Théodore Béchard, louis Turcot, Charles Roy, D Bourbonnais, André M.Papi- peau, Pravid Cagnon, Fre.X.Prévost, J-Bte Hunsquet, F.-X.Guertin, Louis Bourdon, Chs (sus Bouc, Ed.Paschal Rochon, Hypolite Lanctot, Ls Pinsonnault, Etivnne Langlois, Frs.Languedoc, Joseph Dravid Hébert, Louis Défailletts, Honé Pinsonnault, Moise Longtin, Samuel New- comb, J -Bte.Frudel, Chas, B.Langevin, Cunataut Bisson, Jérémie Rochon, Joseph Goyette, Bazile Roy; Jos.Longtin, Louis Julien, Michel Alariv, Benjamin Mott.einquante-buit \u2014\u2014 M.L'ABBÉ CHANDONNET.Une des plus belles intelligences du pays s'est éteinte prématurément, la semaine dernière.M.l'abbé Chaudonnet « été trouvé mort dans son bureau, sur ls rue Notre-Dame.Cette mort foudruyante a ému profondément ceux qui le connaissaient, tous ceux qui l'avaient vu en parfaite sauté, le jour même de sa mort.M.l'abbé Chandonpet n'avait pas de supérieur dans le pays comme logicien, polémiste et conférencier.Ou ne pouvuit trop admirer la souplesse et la force de son esprit, l'équilibre de ses facultés intellectuelles.Malheureusement, il n'a pas fait tout le bien qu'on attendait de lui.le pays a perdu en partie le fruit de ses tilents\u2014 on sait pourquoi.M.l\u2019abbé Chandonnet, disent les journaux, était né à Saint-Pierre-les-Bscquets et avait fait son cours d'étude au séminaire de Québac, où il à luissé le souvenir de ses belles qualités iutellectuelles.11 pases à Rome où il prit ses «legrés de ducteur en théologie, de droit canun et de philosophie.A sou retour, il donus à Québec des conférences publiques sur des questions de philosophie.Apres avoir été professeur de théologie «t de philosophie peudant plusieurs nanées au séminaire de Québec, il prit ls direction de l\u2019école Nurmale- Laval, comme successeur de M.J.Lange- vin.Certaines difficultés l\u2019ubligèrent «le révi- gner cette position et de se tixer à Montréal vù il s\u2019occupait continuellement de nude péleur attachait à la vie, à la patrie, les écrasait.\u2018 philosophie et de la publication de la Revie de Montréal dout il était le principal ré In vigueur musculuire et l\u2019awuur du tru- tation indeceute et cruelle toute cuuse d'u durteur. 378 ODE PORAIE CUMPUSÉE AR M.1.2.FRÉCHEETh EN L'HONNEUR DE DE SALABRRRY Vous fûtes glorieux, jours de dix-huit cent douze, Quand tous ces cœu.ra vaillantsqui battaient sous {la blouse, Oubliant d'immortel Sous les dispeaux anglais, en cohortea altières, La carabine au poing, se ruaient aux frontivren En chantent avec les clairons * 1 Enfants au cœur de bronze, bomuies aux mains irobustes Toujeurs préts à venger toutes les causes justes, Comme à braver toux les pouvoirs © Toujours prêts, ces héros, au premier cri d'alerte, À répondre, arme au bras et la poitrine ouverte, A l'appel de toux les devoirs * Regardez-les passer, ces héros d'un autre age, Conscrits dont le «an \u201cfroid, la gaieté, le vou- Font bonte au solar sguerri ! rage, Où vont-ils * Au combat ! D'où viennent-ils {De Frawce ! tomment a'appellent-ils ?1s s'appellent : vail- Demandes à Salaberry.lance ! IV Ce sout lew Voltigeurs! lis sont trois cents à {peine : utte ardente, nurhu- sang prodigué maine, Sous dea trombes de fer, de fen, de projectiles, Un contre vingt, inacrite supréa des Thermopyles, Le nom rival de \u2018'hâteauguar.v Mais, vainqueurs d\u2019une 1 Île vont, de leur Avenir, saluez ! saluez tous cou braves, Leur héroisme à au, repoussant les entrave.Qu'on forgeait pour non conquéranta, Rajeunir sur nos bords la legende de loire, Qui dit que lorsque Dieu frappe tort dous l'his- (toire.C'est toujours par le main des France, \u2014 mme BIBLIOGRAPHIE Lat faunlle et ea traditions, per La.Alexandre Brunet, professeur à l'Académie Commerciale Cathelique de Montreal Nous sommes heureux de pouvoir an- uoncer la publication de cet ouvrage.Avant de l'avoir parcouru, en connaissant l'auteur, ou- étions sûr qu'il était intéressant, et après l'avoir lu, nous nous empressons de le recommander au public.C'est une brochure de 40 pages, remplie, hourrée de choses utiles et agréables, de bonnes pensées et de beaux sentiments exprimées dabs un charmant langage.Les matières qu'il contient sont tros variées, jeunes ob vieux y trouveront une lecture attachante.Les citations sont bien choisies, les extraits en vers et en prose des meilleurs auteurs sont faits avec tact.En un mot, c'est un livre que toutes lea femilles devraient 4e procurer.Malheureusement, on ne trouve pas as sez de livres d-ns nos Maisons ; on ne peut trop la répéter : nous ne lisons pas assez.Or, une population qui ne lit pas dans notre tempe et notre pays nat nécre- esirement vouée à l'infériorité.L'ouvrage de M.Brunet sort des excellents ateliers de M.Sénécal.- \u2014.SOUSCRIPTIONS Partout on se prépare à venir en aidr aux malheureux incendiéa.Si l'on veut empêcher une de partie de nos compatriotes de Québec d'émigrer, it n'y a pas de temps à perdre, Son Excellence ie gouverneur-général a souscrit $500, pour venir en aide sux incendiés ; Son honneur le maire et M.le curé Auclair ont aussi souscrit chacun $100.Le gouvernement local : $10,000, Les anciens Canadiens connaisnaient l'ettica- cité de la noix longue à ron état vert, comme pargaiif et lazatif, mais son usage présentait nn inconvénient, c'est qu\u2019il était impossible de ve procurer des noix fraîches dans toutes les sai sons.La science a depuis découvert uy sxtrait de cette noix qui conserve son efficacité pour un temps indefini.C'eat de cet extrait sue sont composées les Pilules Purgatives de Noix longuas de McGaie, reconnus aujourd'hui comme un des meilleurs pungatifs.En vente chez tous lee Pharmacions, L'OPINION GRAND INCENDIE À QUÉBEC LUOU à 1,200) MAISONS HBULÉES\u2014- PEKTES AU-DESAUS DE 23,000,000 \"ne immense conflagration vient encore de réduire vn cendres une grande partie de la capitale provinciale.Voici les détails que nous trouvons dans les journaux de (Juébec : COMMENCEMENT DE L'INCHNDIE La première alarme a été sonuée hier svir (mercredi de la semaine dernière), dix minutes avant onze heures, à la hoite 71, coiu des rues St-Ulivier et Nto-Claire.Un a dû retarder beaucoup avant de sonner l'alarme, car en jetant les yeux dans la direction indiquée, nous aperçimes une itm- Mense colonne de feu qui s'élevait dans les aira ot éclairait Québec et Lévis comme en plein jour.Quelques minutes après, le bourdon de lu Basilique se fit «nterzdre ; puis l'alarme sonna aux églises de aint Jean et de Saint-Roch.Toute la brigade du feu i | \\ = © fl TNS ax = = à vu, Ë Æ - It Vv.= GR An Ne \u2014v ue NS = s.Depart du (rouverneur-Gene: SN { = ts À + Nai?COT SM ras, C2 SN \u201cAS NS a >» ou 4s 2 sas À 3 baa 4p , ; 1 7 Nor oH J AAS EU I~ N\\ ha fe = A \\ Lup Ç y © @ TS = Ç à A, CY EF SN Vie 7 i + Fort Chambly ae 0) À 2 hd 2 + 5} 2 EN à PATS W wt ¢ gd) £5 ern + ye g oA J Ç I 5 5 CR 7 TRE AE AS $ £ Na Zr LÉ ah = = AN po | Ose a ] ~ 4 2) RVR et x tame Le Banquet me AY ye id 3 ÿ > GE) À : x cs Ste ; 9 IK \u2014 lA = yÏ IH Fe) a es TH Fi TRE = TR À À Lu +320) Co &Z ; MJ \u201cec Se adr \\ v @ et \u20ac #8 i ly I~ \u2014 \u20ac OCT cer Le = = ar | - = sO oN 2 2: t ).aid | eu | \\ ut Soa Bik | pd CY FT .- = £ : + | if # ; == Ï = \u2014e PTT {Se 4%] == Td jt | a ; ) a À «ce: À: A fe ÿ a INAUGURATION PU MONUMENT DE SALABERKY ( + i Nd : = f {.oO q \u2019 { Ni A Ta NE KE», Top + qe 4 - 2 Ty ev Hy +4 Ad [3% 2 i > N è $ A = a L'arrivée du Unuserneur-Général à Chambly », ON rd Ë& 3 7.Ne @ NN.ed q 5 = re hy\u201d Sl A CA PES 2, À Xe > NAS mA > A ey | > cs 20 4 N AW SE GG ES aX Oe hy \\ =i \u2014\\¢] \u2014, ui ; ! se & SO | SN W ve a?i ta: Lu NG 3 Es x) À AN WT) Ie AN ps à SN 2 i 1 fief =} Uncidents du y @ a NS q \u2014\u2014 TP A Fin: ; lo Juin 1881 3 YA 284 L'OPINION PUBLIQUE 16 Îtin 188) SIDIAH-MARIE FRANCE ET AFRIQUE ( Suite et fin.) Vill.\u2014 Ex ABDALLA Frappe de deux balles sur le plateau de N.Ben Ahdalls avoit été renveré de son cheval et laissé comme mort par les Français.Ses nol.dats I'enlevérent, en fuyant, do champ de ba- tailie ; mois il tomba aux mains d'Arabes ennemis, qui le retinrent prisonnier, duus l'espoir d'une tançon.{1 les suivit, enchainé, A travers l'Afrique, changeant de direction suivant les hasards de Is guerre, (inéri entin de sen bles- aures, a) tés trois mois de captivité, il se fit racheter par as tribu.et regagna «a tente.au sommet del Biban.Ses femmes et nes serviteurs avaient plemé se mort, et le cheik regretta de n'être pas mort en effet, L'ornement de «a smalah, la joie de «ou cœur, ra fille unique, sa chére Sidiab avait disparu.Ceux-ci la disaient tnée dans la déroute de ceux-là la croyaient dévorée par quelque eal: d'autres, et était pire encore, la supo- ssient enlevée par les chrétiens.Ben Abdalla jura sur la tombe du prophete de ne pretdre aucun repos qu'il n'eQt retrouvé son enfant ! Il la lui fallsit absolument, morte ou vive! \u2019 11 erra plusieurs mois de tribu en tribu, aui- vant mille avis contraires, et rentra un jour \u2018lanx as tente, convaincu que na fille était chez les Français.À partir de ce moment, il devint la terreur de nos soldats.Vuiant partout à leur rencontre il ne regagnait jamais son camp sans prisonniers.1) prepait alors a part chacun deux, il les accablait de questions et les déchirait de tortures.Rientdt ses soldats furent moins nom- hreux que ses esclaves.Un jour, il rasse-.ble ces derniers et leur promet de les affranchir tous, si un seul d'entre eux lui apprend le sort de sa fille.La lendemain matin un des captifs se présente et lui demande s'il peut se fier à au parole.\u2014 Par Mahomet ! s'écrie Ben-Ahdallu, compte non-senlement sur la vie et sur la liberté de tes frères mais encore sur un riche présent pour toi- méme, si tu me fais retrouver Je plus cher de mes trésors \u2018 Parle vite, où eat Sidiah ?\u2014 J'ai vu, apres la bataille de N., ume enfant de quaterze à seize ans pri-e par des Français, répond le soldat : ils l'ont conduite à \"Ext de Bons, chez les Beni-K.» qui venaient de x soumettre a nous.Exeuse-moi de n'avoir pas des renseignements plus précis: mais je te promets de te rendre ta fille, si tu m'emmènes dans ton expédition.\u2014Non, répondit Ben-Aldalla apres avoir re.fléchi i sans toi vérifier ta parole, et tu at tendres ici l'exécution de la mienne.Des le lendemain le cheik partit pour le tribu indiquée ; mais ce futen vain qu'il en fouil la tous les douars, Sidiah n\u2019y était point et n'y avait jamais été, Le soldat avait menti dans l'espoir d\u2019une ova- MOD.La colere da cheik fut si épouvantable, qu\u2019il massacre tous les Beni-K.alliés des Fran- qais.Puis, revenant comme ia foudre a su propre tente, | appela le captil.\u2014Tu r'au trompé, lui dit-il, chien de \u2018hré- tien ; meurs donc comme un ehien ! EL tl braya le malheureux sous les pieds de oon cheval de guerre.-Meurent ainsi, reprit-il, tous ies snnemis du prophète et de la vérité ! Aussitôt il mande les chaous (exécuteursifet rassemble sen prisonniers, puis les comptant en silence, d'un mil sauvage, fie fait immédiatement, el sans sourciller, décapiter devant jui, les uns apres les autres.Apréa ces événements, on vit le cheik, enfermé dans sa tente, refuser d'y admettre aucun de ses serviteurs.Pun une de aes femmes même ne l'approchait ; il! demeura ainsi solitaire pendant quatre semaines.Une nuit enfin il sppeile deuz de ses officiers, il commande une escorte sûre et quitte le cam) saus avertir personne.La semaine suivante, i était à Bone et demandait à parler au général c.Nous ne dirons pas quel dangers avait bravés pour arriver jusque-là, quels obstacles de toute eapèce il lui avait fallu surmonter.L'étonnement des habitants et de la garnison de Bone fut presque de la atupeur, en apprenant que le terrible Abdalla, celui qu'on surnommait le Massacreur, était en conférence avec le gouverneur français ! Le cheik entra chez celui-ci sans armes et sans cortége, le visage plein de douceur et de son- mission.\u2014Gébéral, lui dit-il, je viens vous demander les Moyens de me rendre à Alger; j'ai reconun lu grandeur de votre maître, et je brüle du désir de le servir comme vous.Donnez-moi donc une lettre pour votre grand chet, et je cour- me mettre, moi «à lex mienu, au service du Sultan des Fravysin Un revirement si soudain parut suspect.Op fit pusser je cheik, an mois durant, les épreuves les plus sévetes et les plus humiliantes.il les subit sans regret ot saur murmure, de ma- ière à détruire les moindres inquiétuden.tin il fut conduit à Alger, et fit publique.wehl sa sotmission, ,.On le vit, des lors, cousant partout avec los officiers, recherchant leur com) ie ot touts oe- casion, descendant jusqu'à hoire et à fumer avec les sergents et personne ne reconnaisssit plus en lui terrible cheik du désert.Un soir, après une longue promenade faite aver un sous-officier de spahis, Ben-Adalls treuve seul devant la rade d\u2019Alger : il conte: = pla quelque temps la mer en silence, puis il pousses une sorte de rugissement, où la joie se mélait à la rage ; et, ze retournant avec précipitation, i) accourut an palais du gouverneur.Le lendemain, il figurait à le tête de lu dépu- tatien des chefs soumis qui partaient pour le France.Nous l'avons vu arriver a Toulon, et nous al.tons le auivre à Paris, IX, LPA HBCHKRCHEX (Mn se souvient avec quel empressement les Parisiens afMnaient l'hiver dernier sur les pas der Arabes, compagnons de Ben-Abdalls.Ce dernier se faisait remarquer entre tous par sa courtoisie infatigahle ; toujours prêt à enirer en conversation avec tout le mouse, il ne quittait jamais son interprête, et démarches, poli- tenses, rigaux, tien ne ini coûtait pour arriver à son but.Ce but, on l'a devine, c'étuit =a tile t Trouver sa fille, et 1s reprendre à la France ! tel était le motif de sa soumission, comme tel avait été le motif de sea faveurs.Le lion fant à ote held vit, or wir Pamines avec ditheultes, wen reviends, pas Pn mang Noa mason et dun eu BR et sauve.Pas da curate Dit paroisse doit venir en ante ; \u2014.Cun ove stove dans un alle on an \\NOS AHONNES M fes Nacle, cultivateur de SECTE ; Mtn, Set Inc dans bes Ores, Note rent, Ml, Ayton, ate en on aon im po Phat, eh on M moment Quebec rt paroisses sur de che come d'alertes danas uincgian wong fe ; : ! pts deste en comm apie fe Bde er QALO SO tre Montréal edhe, day le hat de sousemptions et Je pero a admin tration dy I urmient, Non.* vreneillir des voit ce qui est di varnal pour «bon- noour M Nucole se trouvant |.let ksbson, sou fils Cappel here peur se jointes Le fonelle Le vieillard], qui est age d'environ 20 SNE peur trop vi curt olan fe HE qerdet prenant le promise nistehe, cr ATHIS QUE Mons comptons déjie dans les on- Cope sa ie plancher cu que droits que vigter, M.Aymonz, voudront Ë ' - ste de sa tanalle
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