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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 10 mars 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1881-03-10, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, 88.\u2014 États-Unis, $8.60.Tout semestre commencé se paie on entier.On ue se désabonne qu\u2019au bureau do journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.Vol.XII.Prix du numéro, 7 tins.\u2014Annonces, No.10 Toute communication doit être affranchie.JEUDI, 10 MARS 1881 laligne, 10centins, Les remises d'argent doivent so fai 1 par bons vu ds \u2018aire par lettres enregistrées ea AVIS IMPORTANTS L'ipinion Publique est imprimée et publiée tous les jeudis par la ComPaoniE pe LirnoonaPHIE BURLAND (limitée,) à ses bureaux, Nos.5 et 7, rue Bleury, Montréal.Le prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, est de TROIS PIASTRES par snnée pour le Canada et TROIS PLAETRES ET pew iE pour lee Etats-Unis; mais on exige de ceux qui ne se conforment pas à cette règle $3.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de trois mois, et $3.50 s'ils ne règlent qu'à la fin de l\u2019année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doivent être adressées à G.-B, BURLAND, Gérant, ou : \u201c Au Gérant de L'Upinion Publique, Montréal.\u201d Adreaser les correspondances littéraires : \u201c Au Rédacteur de L'Opinion- Publique, Montréal.\u201d Si une réponse est demandée, il faut envoyer une estampille pour en payer le rt.P omsqu'on veut obtenir des exemplaires extra du journal, le prix le ces exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, duit accompagner la demande.Nos abonnés à Montréal aont priés de nous faire connaître toute irrégularité dans le service du journal.LES HOMMES DE 37-38 LE LORIMIER \u2014 SK DERNIERS Jo URN Lettre écrite par de Lorimier à un ami qui avait montré beaucoup de bienveil- lence et d'égords à sa femme et à ses enfante durant son emprisonnement.Montréal, Prison-Neuve, 14 février ¢ 1837, 10 heures a.m \\ Cher monsieur et estimable ami, Vous et votre femme m'avez témoigné tant de bienveillance pendant ma cruelle captivité, que je me sens trèe obligé envers vous.Ce que je ne pourrsi surtout ou- blicr méme au-dela de Is tombe, c'est votre bonté pour ma malheureuse femme et mon fils chéri.Veuillez accepter mes plus sincères remerciements.Dans quelques jours Je ne serai plus! Mais je me flatte que Jemporterai avec moi dans l\u2019autre vie un crear que l\u2019ingratitude n'aura jamais souillé.Vous avez été pour moi un ami véritable et dévoué, et vous avez généreusement assisté la femme éplorée d'un howine qui souffre dans les cachots pour lu cause de Ia liberté de son pays.Puisse le Dieu tout-puissaut vous récompenser comme vous le méritez et vous accorder ses bénédictions et sa protection! Mon ernier soupir sera pour wa patrie, pour a femme et mes enfants et lee bonnes âtmes qui les ont secourus dans leur al- bour, 8i dans le monde des esprits il m'est donné de voir vos mérites et votre Lté envers des orphelins, j'otfrirai pour Yous au roi du Ciel, les prières les plus srdentes, Azurez votre belle-sœur et sa char mante fille de ma plus tendre amitié.Soyez heureux, vous et votre femme ; c'est © vœu d'une âme malheureuse mais pe- triotique qui, dans quelques heures, dé- les tortures des tyrans anglais et irs dans l'éternelle demeure des justes où les les tyrans ne sont jamais admis, Adieu pour toujours ! Prenez courage ; notre pays sera délivré du jong de l\u2019Angleterre.Vous verrez cela, mais moi l.Adieu encore une fois pour toujours ! Je ferme cette lettre.Gardez la comme souvenir, : Chevauier DE LoRIMIER.Lettre écrite par de Lorimier le jour de son exécution à une dame qui lui avait demandé d'écrire dans son album quelques lignes qu'elle garderait comme souvenir.Montréal, Prison-Neuve, 15 février 1839, 5 heures a.u.{ Vous voulez, madame, que j'écrive un mot dans votre album.Que puis-je écrire, je vous le demande?Vais-je abandonner mon âme à des sentiments de regret, à de tristes pensées | Vous direz que ces sentiments ne sont pas dignes d\u2019un homme qui meurt pour la liberté de son pays.Vous dirai-je, pour vous attendrir.tout ce que j'ai souffert duns mon cachot depuis que je suis tombé dans les mains de mes cruels enuemis Ÿ Ce serait, comme je viens de le dire, peu digne de la position que j'occupe devant le monde.Vous m'avez visité dans ces noirs cachots où les rayons du soleil sont inconnus aux pauvres victimes de la tyrannie anglaise Il n'est pas nécessaire de parler ni d'écrire pour faire comprendre l\u2019état le plus misérable auquel la nature humaine puisse être réduit.Vous dirai- je tout le respect que j'ai pour vous, quand vous en avez eu tant de preuves ?Cependant, ce serait honteux de na part de ne pas me rendre à vos désirs.Permetez-moi alors, madame, de vous demander une grande faveur, c\u2019est de garder une place pour moi dans vos pensées, après que l'heure du aacritice sera passée.Quand je serai parti, vous vivrez encore.Dans quatre heures, je mourrai sur I'échafaud érigé par les ennemis de notre chère patrie.Oh ! quels mots enchanteurs je viens de prononcer !\u2014Ma patrie: O ma patrie ! à toi j'uifre mon sang comme le plus grand et le dernier des escrifices que je puisse faire pour te délivrer du joug odieux de tes truîtres ennemis.Puisse le Tout-Puis- sent agréer mon sanglant sacrifice : Vous verrez des jours meilleurs, Cette conviction intime et l'espoir que vous, madame, votre mari et tous mes amis, penserez quelquefois à moi, quand je ne serai plus, seront pour moi une source de consolation et de force dans les dern\u2018ères torturee de l\u2019agonie.La grande cause pour laquelle je euis à la veille de muurit, triompbhers, Adieu, madame ! Soyez heureuse ainsi que votre mari, vous le méritez tous deux.C'est le vœu d\u2019un homme qui, dans quelques heures, sura sacritié sa vie au salut de sa malheureuse patrie et à la liberté qu\u2019il préfère à la vie.Je vous le dis encore une fois, adieu, madame.Votre malheureux mais sincère ami, CHEVALIER DB LonIMIER.De Lorimier avait eu pour compagnon de cellule dans les premiors temps de son emprisonnement le Dr Brien.Brien avait pris part au soulèvement de Beauharnois, mais il n'avait pas l'âme des Cardinal, des Duquet et des de Lorimier.C'était un homme à l'eaprit distingué, mais au cœur froid.Pour échapper à l'échafaud, il fit des révélations importantes qui compromirent les chefs patriotes plus que les té- moignages qui furent rendus contre eux.A, Nous publions la déclaration qu\u2019il mit entre les mains des autorités et qui fut plus tard publiée dans les journaux anglais.De Lorimier, ne sachant pas ce qui s'était passé, incapable d\u2019ailleurs da croire à la trahison d'un ami, était sensible aux marques d'affection que Brien lui avait données, et lorsqu'aprés sa condamnation il apprit que Brien avait demandé qu'on qu'on le mit dans une autre cellule, il at- tribus à la sensibilité ce qui n\u2019était que le reultat du remords.Il lui écrivit donc à son aucien compagnon de cellule la touchante lettre qui suit : Montréal, Prison-Neuve, 1% février | 1839, 6 heures a.m.+ Mou cher Brien, Il faut que vous quitte ; le glas de la mort m'appelle sur l'échafaud.Le sort en est jeté ; il faut que je meure.Gardez la mémoire d\u2019un ami fidèle.Je vous souhaite, ai on vous épargne, de vivre longtemps et d'être heureux.Vous avez été mon compagnon dans les cachots ; nous avons habité la même cellule, ious avons long: temps partagé le même lit.Vous avez toujours été ompressé à me douner les consolations dont j'avais tant besoin.Je vous en remercie ; le ciel vous récompensera de votre charité chrétienne.Avant de mourir, je prie Dieu de vous accorder une vie longue et heureuse.Vous direz à mes amis comment je suis mort, vous leur direz que l'échafaud qui me fait perdre la vie ne m'\u2019enlève pas mon cou- Adieu, cher ami, adieu.CHEVALIER DE LOKIMIER.La plupart des lettres qui précèdent n\u2019ont jamais été publiées dans le pays.Nous les avons tirées du Northern Jour- nul, publié & Swanton, en 1839, par des Canadiens réfugiés aux Etats-Unis, et que M.Delile, de Québec, a birn voulu nous prêter.Plusieurs avaient été remises à ce journal par M.\u2018\u2019hamilly de Lorimier, frère de notre héros, et père des MM.de Lorimier, avocats de Montréal.Nous avons pensé que le moilleur moyen de faire connaître le patriotisme, le dévouement et la grandeur d\u2019âme de Chevalier de Lorimier, était de publier ces lettres émouvantes \u2014ces reliques glorieuses qu\u2019un devrait garder comme des trésors.L'histoire honure ceux qui sont morts pour la liberté de leur patrie, elle recueille leurs dernières paroles, leurs derniers soupirs, offre tout ce qu\u2019ils ont dit et fait à l'admiration des générations futures.Eh bien ! les lettres de Chevalier de Lorimier prouvent que jamais cœur plus tendre, plus dévoué, plus admirable, ne battit dans une poitrine de patriote, que jamais victime ne fut plus pure, plus digue de la reconnaissance d'un peuple.De Lorimier est mort consolé par la pensée que [lieu et les hommes lui tiendraient compte de son sacrifice, Dieu l'a déjà récompensé, et l'histoire dira, neus en sommes sûr, qu\u2019il a eu raison d'espérer que son souvenir Ne s\u2019effacerait jumais de là mémoire de ses compatriotes.De Lorimier avait alressé au gouverneur Colborne une requête lui demandant de retarder de quelques jours l'exécution de an sentence an de lui permettre de régler certaines affaires importantes qui lui avaient été confiées en en qualité de notaire.Il disait dans cette requête que plusieurs riches familles avaient mis entre see maius l'avenir de leur fortune et qu'il ne voulait pas mourir sans justifier la con- fi moe qu\u2019elles avaient mise en lui.\u201cCe n'est pas un pardon que je de \u201c mande, disait-il, je sais que je ne puis y \u201c compter, c\u2019est un répit, un délai de \u201c quelques jours.J'ai fait le sacrifice de \u201c ma vie, j'ai ma paix avec mon créateur \u201cet je suis prêt à paraître devant mom \u201c Diet.Mais averti hier seulement que \u201c je n'avais plus que trois jours à vivre, \u201c je n'ai pas le temps de régler ces affaires, \u201c et cette pensée est la seule qui trouble \u201c ma conscience et mon esprit.Que Votre \u201c Excellence remette au jour qu'il lui \u201c plaira l'exécution de ma sentence et je \u2018 mourrai content et convaincu que je \u201c pars pour un mondo meilleur où la ty- \u201c raunie n\u2019est pas connue.\u201d Madame de Lorimier avait, elle aussi, alressé au farouche gouverneur une requête À laquelle il ne répondit pas.Elle disait dans cette requête écrite en termes touchants, que l'affection qu'elle portait à son mari infortuné et l\u2019intérêt de ses trois pauvras petits enfants, dont I'ainé n'avait Que quatre ans, l'engageait à s'adresser à Son Excellence pour implorer sa pitié et sa miséricorde.* Votre Requérante, disait-elle, n\u2019avait \u201c pour vivre et supporter ses pauvres pe- \u201c tits enfants que le produit du travail et \u201c de la profession de leur père ; elle ne \u201c\u20ac peut saus la plus grande anxiété penser \u2018au moment fatal ob elle sera laissée ¢ seule sans aucun moyens d'existence.\u201c Votre requérante n\u2019a pas l'intention \u201c de faire l'éloge des vertus de son mari, \u201c de parler des services que sa famille a \u201c rendus au gouvernement anglais pen- \u201c dant longtemps ; c'est comme épouse et \u201c comme mère qu'elle s'adresse à Votre * Excellence, nu moment où elle est me- \u201c nacée de perdre celui pour lequel elle a \u201cuue affection dont ses paroles ne peu- \u201c vent donner une idée.De Lorimier écrivit plusieurs lettres dans les derniers jours de sa vie à sa femme, à son frère et à ses amis.Toutes ces Ivttres respirent les sentiments les plus profouds de foi et de patriotisme, de tendresse et d'amitié, et portent l\u2019empreinte de l\u2019esprit le plus droit, le plus délicat, d'un caractère almirable.C'était un cœur de patriote, une nature de héros, où les vertus mâles «lu cituyen se joignaient à la seusibilité «lu père de famille le plus dévoué, de l'époux le plus teudre.Ayant appris qu\u2019un de ses amis avait préparé pour ses restes mortels une tombe dans un endroit du cim-tière qui lui appartenait, il lui écrivit : Prison de Montréal, 15 février 1839, à 4h, Mon cer avi.\u2014Je n'ai plus que quelques instants à vivre ; daus cing heures je munuterai eur l\u2019échafaud.J'ai encore un devuir précieux à remplir, c'est celui de lu reconnaissance.Je suis plus calme que jamaie, Lau seule chose qui m'attriste est de laisser ma famille dénuée de tout.Pourquoi me plaindre pour moi personnellement de cs qui arrive ; mon pays me connaît, et j'ai la consolation en mourant de savoir que j'ai l'e.titue et l'approbation de mee compatriotes.Cotte pensée remplit mon cœur de joie.On me con famoe à mourir sur l'échafau-l.mais mourir d\u2019une 110 façon ou de l'autre, par la corde, le feu, re la guillotine, quelle eat la diffé- rencaf Ce n'est pas lo mode de mort, l'instrument du supplice qui crée lo déshonneur.Je vous prie, mon cher ann, d'accopter mes plus sincères remereiments pour la faveur que vous êtes à lu veille de faire à mes restes inanithé« après qu\u2019ila auront été descendus de l\u2019échafaud, et veillez croire que je serai jusqu'à mon dernier soupir.Votre ami infortuné, \u2014 Adieu.CHEVALIER VE LoRIMIER Lettre écrite par de Lorimier à aa femme, le matin de on exécution, et trouvée sur son cœur après es mort : Prison de Montréal, 12 fevrier ( 1839 à 7 heures du matin.© Ma chère et bien-aimée femme, À la veille de quitter mon lugubre cachot pour monter sur l'échafaud déjà rougi du sang des nobles victimes qui w'unt précédé, mon cœur et le devoir m\u2019en- gsgent à t\u2019évrire un mot, avant de paraître devant Dieu, le juge suprême de mon ême.Dans le peu de temps qui s'est écoulé depuis le jour de notre union sa crée jusqu'à ce jour, tu n'a rendu, ma chère femme, vraiment heureux, Ta conduite envers moi a toujours été irrépro chable et dictée par l\u2019anitié.la honté et la sincérité.J'ai toujours su apprecier tes vertus Aujourd'hui même \u2018es hommes altérés de sang, m'arrachent à tes bras : Mais ils ne réussiront jamais à effacer mon souvenir de ton cœur, j'en suis convaineu, Ils ten- lèvent ton appui et ton protectsur et le père de tes chers pauvres petits enfants La providence et des amis «de mon pays en auront soin.Ils ne m'ont mème | donné le temps de voir mes chères petites filles, de les presser sur mon cœur et de leur dire un éternel adieu.\u2018+ cruelle pensée ! Cependant j- leur parlunne «le tout mon cœur.Quant à toi, ma chère, tu dois prendre courage et te pénétrer da la pensée qu\u2019il faut que tu vive« pour l'umour 1le tes on- fants infortunés qui auront grandement besoin «les vins d'une mére tendre et dévouée.Pauvres enfants ! ils n'auront plus mes caresses ét mes soins.Je t\u2019assure, ma chère Henriette, que = oe A Z.~ BE RE fe KE yo +.Er si A Tree pi Pen y vs : 4 Rex 3 ¥ i ; LT 14 ï Xi J = ay \u201cA ÈS #.FE x / LE 5 Wn, ve xy ol) x 3 Fre J *ù N z 2 at La ly Le ä i HE.#5 ui ir 2 ; Why! => A Rh ar 1 ii Su == ¢ 0\" ee i A 2 ë É £ ii \u201cRa NEE & Ie at ho A i £ 2 & ; a Ze = À Là fr Er il ex ç SO \u201c= 7 ; = | ' : Are a Tay: Hh Ge È - { § ÿ \u201c= t- to | Ie 1 pu C Hi ï np bo AL .J AL n, $5 Tr {4 1 LA y Jo\" 32, i = Y, a \u201c25° i TL.5 A Pp 3 LA a x = N WN 3 VS 6 \\ Jt 5 \u20ac Do + td LF = À j = = 2 EU LA sl te A | MA # Ww = Ay a A = ÿ a TE [£3 id A % I \u2014\u2014 ~ ( =~ CPE ü id À vi $ ET TE ma 5 a COURSES AUR LA RIVIER 1 i - - \u2014 ral CE COURSES A EMERSUN, MANITOBA. 112 L'OPINION PUBLIQUE 7 10 Maus 1881 sois, je ne tente pas de faire des prosélytes.Quant à faire des bleus, à qui que ce soit, je suis trop paisible pour cela ; Quant à faire rougir mes concitoyens, je m'y refuse de tout s mes forces.Si les jeunes femmes et les jeunes filles de Saiut- Thomas ont les joues si roses, ce n'est pas ma faute.J'ai passé l'âge où le croisement du regard fait rougir la beauté, et je suis du reste aasez fortifié chez moi pour que de pareilles accusations n\u2019aient pas le suite.Si tant est que je doive porter une couleur, qu'on dise bien haut que je ne suis pas blanc, et je ne m'en défendrai pas.Tout le territoire de Saint-Thomas est divisé en seigneuries, auxquelles de beaux noms sont attachés, mais seigneuries et seigneurs sont à peu près effacées ou disparus ; toutefois, il reste dans les familles bourgeoises la noble tradition féodale de la charité.Les pauvres sont nombreux, mais ils semblent n'exister que pour faire valoir cette vertu des riches.Les mendiants sont de la famille, ils ont leur couvert à la table, à certains jours fixés, et c'est uue inquiétude lorsqu\u2019on ne les voit pas venir, Il en est qui, nun contents de donner, trouvent encore le moyen de porter la charité à domicile.La plupart des nécessiteux sont reconnaiseants.Vous en trouverez même qui sont heureux de leur état, qui seraient bien en peine de leur fortune, si tout-a-coup ils devenaient riches, De rares exceptions se plaindront du pain trop dur vou trop ménagé.Un peu d\u2019ingratitude ne fait que rehausser devant Dieu l'œuvre de la charité, sans la décourager parmi nous, = * C'était vera la tin de septembre dernier.\u2014Que faites-vous donc là ?me dit mon ami Robert, qui m'arrive tout haletant, le fueil à la main.\u2014Je suis en train d'écrire ce que je pense de Saint-Thumas, et tout à l'heure vous tomberez vous-même sous ma plume.Ainsi, gare à vous ! Où allez-vous, vous- même ?\u2014Où je vais ! Je vais à la chasse aux corbijeaux ; il y en 8 des nuées chez M.Fiset, et, en remontant le long de la rivière ; \u2014venez-vous Ÿ oh ! en êtes-vous } ==Bi pressé que ga?Tu sais bien pourtant que tu ne vas pas là pour tuer des corbijeaux, mais seulement pour fuer le temps?\u2014Je ne tiens pas à tuer le temps, je ne l\u2019ai jamais provoqué et je ne demande pas mieux qu'il me laisse vivre en paix.Dans ce duel là, on a toujours le dessous, en dépit des dires des vantards qui se targuent d'avoir tué le temps.S'il était mort, je ne le trouverais pas si dur.Et puis, je croix que ce n'est pas à la chasse, mais plutôt au travail que l'on peut vraiment tuer le teu:ps.\u2014Comme çà, tu t'en vas chasser le cor- bijeau ?\u2014Sans doute, vous voyez bien : j'ai mon fusil, ma gibecière, vingt cartouches, et mon sifflet! Tiens ! voyez-vous si je ne ferais pas un beau corbijeau Ÿ En même temps, Robert se mit à souffler dans son sifflet de manière à imiter le cri du gibier convoité.\u2014Laisse-moi done voir ton sifflet.Après avuir examiné l'instrument mystificateur, je lui dis : \u2014Je le trouve petit : tu ne l\u2019as jamais avalé ?\u2014Oh ! par exemple ! reprit-il, en écla tant de rire, pour qui me prenez-vous Ÿ \u2014Dam ! c'est arrivé à d'autres.\u2014Oui, mais pas de s\u2019en servir après Ÿ \u2014Si1 ai c'est uneaventure de Charles Nodier.\u2014Contezla moi »il vous plait, j'y trouversi peut-être un moyen d'économie ue je saurai apprécier, par les temps urs que nous traversons.Toute sa vie, Charles Nodier, qui a été auteur de romans, de pièces de théâtre, etc, « gardé le goût des représentations de Polichinelle.\u201c Tous les jours, dit de Banville, il allait perdre quelques heures à écouter ce drame éteruel.LI avait fini par devenir un peu l'ami du direct-ur, et causait avec lui, lorsque cet industriel sortait de ss baraque pour respirer un peu.\u2014Mou ami, lui dit-il, nm jour, comment diable faites-vous pour donner à Polichinelle cette voix si comique, toujours la même et toujours égilet Cola doit être bien difficile ?\u2014Difficile # ob non ! il faut Is pratique.\u2014J'entends, il faut de l\u2019habitude\u2026 \u2014La pratique.\u2014Eh bien oui, de la pratique, de I'habitude, \u2014 Non, Ja pratique.\u2014Qu'est-ce que la pratique 1 \u2014C'eat ce petit instrument.Nodier mit la pratique dans sa bouche (un petit sitiet à peu près comme celui- ei) et essays de faire parler Pulichinelle.Polichinelle parls comms père et mère.\u2014Comme c\u2019est commode, s'écria Charles Nodier, ravi.\u2014Comme çà, répondit le directeur.Ces pratiques, c'est trop putit, on est sujet à les avaler, \u2014Bah ! eat-ce que vous avez déjà avalé celle-là ?\u2014 Trois fois, monsieur ! Nodier ôta précipitamwent la pratique de sa bouche, et se promit de laisser Polichinelle parler tout seul à l'avenir.\u2014Pour toi Robert, tu prétends ne pas avoir encore avalé ton sifflet, c'est fort bien, mais estu sûr de l'avoir acheté neuf 1 \u2014Fargeur que vous êtes ! vous mériteriez d\u2019avoir ma pratique, si je la perdais\u2014 Bonjour ! au revoir ! \u2014 Bonne chasse, mon ami ! .= Un fort vent du nord-est souftle depuis trois jours Dès qu\u2019on le vit venir de loin, là-bas, à travers les voiles blanches des navires, il apparut comme un sourcil froncé, \u2014signe d'un caractère irascible\u2014 nous rentrâmes prudemment au bassin : les chaloupes de la batture nous suivirent, et celles qui s'étaient aventurées dans les Îles ne tardèrent pas à entreprendre la traversée, A la hauteur de la bouée, la houle les fatiguait déjà.Elles arrivent cependant, elles ont cargué leurs voiles, elles pourrunt dormir paisiblement cette nuit «sur leuss ancres.Nous sommes là, une dizaine de pêcheurs sur le quai neuf, scrutant de l'wil dans l'atmosphère les chances de la nuit et du lendemain.Le vent s\u2019est apaisé, mais la mer a senti l\u2019aiguillon, nous l'entenduns gronder sur les battures, et les cayes montrent une crinière écumante.La ciel se noircit tout autour, le Cap Tourmente, d\u2019un bleu sombre a l'air de s'être rapproché de nous, amenant \u2018lorrière lui ses compagnes les Laurentides commu pour danser une ronde au brit de l'ouragan.Il n'est pourtant que quatre heures de l\u2019après-midi et lu nuit se fait déjà Les jours du nurd est, le soleil s\u2019enrhume, prend la flèvre et ae met de bonne heure au lit.\u2014Ce n\u2019est qu\u2019une risée de vent, disent les uns, nous avons eu tort de quitter la péche.\u2014 Nous allons avoir un grain, bien sûr, répond un autre.\u2014Oui, un grain ! reprend un loup de mer, un grain avec ses graines c'est-à dire, trois jours, de gros, de mauvais temps.Tenez, le voyez-vous venir, là, en bus lu Cap?Ce petit nuage gris pâle, qui rase les vagues, c'est le courrier qui nous dit : + gare à vous, voici la tempête.\u201d Et la tempête est venue et elle a duré trois jours, comme l\u2019avait pronostiqué 1» vieux marin.Oh ! le nord-est ! le norlest ! quelle calamité pour les paruisses riveraines au-dessous de Québec! Plus de plaisir, de gaité, de bonne bumeur même, au foyer, du moment que son cri strident à déchiré l'atmosphère.Les contrevents se ferment, les portes ne vurrouillent, on buurre le puële de buches de buis frune réservées pour les grands froids de janvier va de février, lus fenêtres ébranlées vibreut sur leurs forrures, les mure lee plus épais sout purcés de courants d'air, des lutins font grincer les essen dea volota, pendant que d'autres emplissent la cheminée \u2018le plaintes, de gémissements prolou- gés, qui font songer walgré soi aux morts.Après le vent, vient le pluie fine, sèche, crépitante, qui traverse «Île aussi les murs les plus compactes et ruisselle sur les parquets Ce sout les larmes de ces voix gémissantes qu\u2019on entend au dehors tout autour de la maison.El faut alors, malgré soi, songer aux pauvres gens qui sont sur la mer; coux qui ont des leurs engagés sur le terrible élément prient avec ferveur : les chapelets se disent du cœur plus que des doigts.C'est bien le moins que la prière soit bonne, lorsque tous les éléments se conjurent pour ren-ire ls vie mauvaise.Durant la nuit, la pluie augmente, et les frissons de souleur autant quo de froid nous pelotomnent daus nos couvertures.On dort du ci, de là, comme on peut, une oreille vendue au vent, un œil ouvert, en soupirant après le jour.Voici le jour enfin, qui s\u2019épand, sans soleil bien entendu, jour tamisé par ls ouate grise des nuages, lambeaux arrachés aux voiles de l'Atlantique, voiles déchirée que promènent des fantômes qui se lamentent là-haut.Vous allez voir au premier carreau de la fenêtre, qui pleure sous le fouet impitoyable de la pluie.Les arbree, les moissons, les herbes sont pliés sous le vent.Les grands ormes, aux branches flexibles, le dus tourné l'orage semblent ramasser leurs rameaux ct leurs feuilles pour s'en faire un manteau pro- testeur.On n'entend partout que des voix lamentables.Ls gratd fluuve se roule sur son lit de douleur, écumant de rage, hurlant, rugissant sous un épais linceul de brume.On n\u2019apergoit plus les Laurentides, ni les îles d'en face.Seulement, dans une échappée de vue, entre deux souflles du terrible Norus, l'œil distingue des mits de vaisseaux levés comme des bras implorant le ciel.Rivières et ruisseaux débordés, envahissent les champs, bondissent écument, font frémir In solitude des éclate ce leur colère.La grande chute de la rivière du Sud, vi bien décrite par M.de Gaspé dans ses Anciens-Cuwulivna, qui d'ordinaire se laisse pais:bloment glisser sur la pente des rochers, les ébranie aujourd'hui jusque dans leurs fondements.Nes eaux limpides frangées d'argent ont pris tout à coup une teinte rousse, presque la couleur du eang.À la voir ainsi sauvage, éperdue, on dirait qu'elle bondit sur une proie invisible, ou que prise de «désespoir, elle se précipite daus l'abime pour s\u2019y perdre à jamais.En vérité, tout se prête à l'hur- rible, Un nous annonce qne los ratacades de barrage audessus du village menacent de se rompre.Vingt-cing mille billots les assièyent.Ces arbres mutilés, ces morts de la forêt voisine, qui dormaient depuis le printemps le long des grêves, ont soudain retrouvé une vie fautastique.Ras- semhlés par les flots, ils vont, armée inconsciente, effrayante dans sa force, rompre les chaînes de leur prison.Ils vout au hasard, follement précipités, plongeunt, se relevant, s'entassant, se culbutant, de face de flanc, meurtris, broyés, écrasés, rompus en éclats, mais allant toujours, chacun faisant sob œuvre.Un entend la vibration des chaînes tendues à outrance : les pô- teaux qui les retiennent du haut des eulées craquent comme des épaules dido- quées, les poutres liées quatre par quatr, soudes entre elles par des chaînes, épau lées au pilier du centre, sont débordées, le pilier central même est envahi, et su tête poite des centaines de billots menaçants, debout, cuuchés, croisés, les uns complets, les autres déchiquetés, mais tous à l'assaut.Que le flot maintenant leur donne un coup d'épaule, et vsinqueurs, ils emporteront l'obatacle.Dieu ne \u2018e voudra pas.Ces billots représentent une fortuve hunnôte\u2014et de plus une somme de travail ou une quantité de pain que trop de bouches innocentes atten:ient, pour qu'il n'ait pas pitié de leurs larmes et de ieurs prières.D'uù vient-il donc ce Nord-Et impitoyable, qui porte partout l'ennui, la crainte, la terreur, la ruins, la désolation $ L'aucuns (liraient que le monstre Océan, ©D au roulant sur sa couche, & laissé échapper cette tempête par un de ses évents, et que ss courbe porabolique, par au force natarelle d'expulsion, doit embrasser tout l'espace compris entre l'estuaire du fleuve Baint-Laurent et les Montsgues.Rocheuses : pour ma part, je suis d'un autre avis, Sur uu point quelconque do note globe, il doit se trouver des peuples dévorés par la soif, des terres dusséchées dont la moisson est menacée, qui ont besuin d'eau.Cu peuples méritent pout-être d'être châtiés, mais unu prière pure, une prière de sainte ou d'enfant est montée de là jusqu'à Dieu, Père sensible et bon, Dieu aura pris de l'eau dans le creux de sa main pour la porter à ces malheureux, à la prière de l'innocence ; une goutte sera tombée sur nous au passage\u2014voild tout, Que Divu en suit béni, et puisse-t-il nous traitor de même dans nos souffrances ou daus la sécheresse de nos cœurs.A.-N.Montrenit.(La suite au prochain numéro.) - \u2014 © mm \u2014 CHILI ET PÉROU LES CHILIENS A LIMA \u2014FIN DE (.A GUERRE Le vapeur des Etats-Unis, Adiims, a apporté à l\u2019anama les journaux de Lima du 29 janvier.Le rapport officiel chilien Jus batailles de Chorillos et Mirafiorés ditfere peu de ceux déjà publiés.Les pertes en tués et blessés n\u2019ont pas été aussi fortes qu'on l\u2019avait dit, ni d\u2019un côté ni de l'autre, mais le résultat n'a pas été moins Hésus- treux.(Jn n\u2019a pas appris que la centaine d'hommes qui ont suivi dans sa fuite le dictateur Pierola, ni ceux qui ont accom- psgné dans le nord le général Mont-ro, nommé à la dernière heure commandant du département du Nord, aient fait des tentatives de réorganisation.L'armée du Sud est «lissoute, et vs hommes sont rentré- chez > ces a ER 0 > g ms 2 vo, - oR i ed yy \u201cà rc a ES {| | a = a TT ever == 5 nd =\" A = Lo = == \u2014_ = ame SAP \u2014== \u2014_\u2014 xd = dé = Le ses Tab 2 - \u2014\u2014 ee een pris recy 5 det \u2014 pu EEE ms rare ped = TR mite Tee mes\" = 0e Esprit = RAT = a == ss E= Cpa ag hoNL A PATINER, SUR LE TERRAIN DE RIDEAU HAL 53 \u2014_ = Li SX Lu Sean oN 2 ke Ted 2\u2019 | } TR À , Eg, 34 _ No ve sa A me, = tm} A + = jt ry 5 x.5 Tv, i AE ld ALS + ee he 3.Fa ES LY \"Fr = WF «+ ram) + ec Oi oA RS fs WX 22% 150 > LN 5 \u201c= an te = 3 222 veh FE ny Ze fia J ey 8 D) SF Xe, - + A a Cy: 2 a de, ze PS \u201c PE Ig ry LE 3 hy \u201ceer, 3 ERT SH EN a = zg x} 5 a 2 ag a- A Ro A wr pt ay oR a+ Rd) oF A SE =.2d De, 3 % ce A F PREY À A ri ps i À & dur Be a ra 0 9 i + = - RS A) x 2 Cr RR \u201ca, ni Ar , RS mbes pe te Es * vid Se ER ad i a > Ce >, at w Hig ec or 2 \u2014 LR 7 FS &° PY; A 7, hes, ise pa.4 q.* foe xg i a, Late À PH ~~ M n \u201cse, Là \u201chy \"Xe 3 ened pa ES 1.8% n° c \" Fu FE Na al.~ ; E 13 Seer] 8 «Sg +4 \u201ceu it Mew \u2014_ AS Le cu re TET ] 2245 3 re = emma == y, & Le va arm ee = se, 4% 24 : an - (RA [> angels cnn mes wy ST \u201c3 == as = v xs _- = 2 _\u2014 \u2014\u2014 * Ecrire ir, vos >> F ~ ee \u2014 -_ .; um - À -0e Lae cry \u2014- fi 4% ee\u201d +, _\u2014 \u2014 - # - \u2014 Tm rae SEL \u2014 \u2018eu Aa = = viser ll?æ * _ p= EV 2 \u2014- a A - ===), >.me mea, \u2014 a bid ge : - a ety, es To oo.= _\u2014 \u2014» \u2014_\u2014 nT Pr CLS mr = = = = => FE Cite -\u2014 5 hi Mp = VUE DU CUTE nPPOSE 10 Mars 1881 et me = == \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 en \u2014 _L\" OPINION PUBLIQUE 115 Tue Tr eee __ == oi TERN (ues ny hy rite i fo LE Pi) o an ¢ Ig PR CA Bat, ih ore} ns bo ge dy ya er i bayl tke Wl UE 2 ne Hig i A5 ba in H iy 9 il in i se = hh as bi Hi sa ay i Vi (if ox A Hw ful i: A n Ir, ki fii ! A i hi i ui : i wR I; Hi ith.uy 4 4 Hi à } nl il hd oe { ; i) It il Ti 4 / iy Sigil } gr 2, lid 1 i 1 # il Ll i 1m ies i ch ll A i 2 ii Gt 4 a i H fi | De (> x of i i a i d 0 i hl fin} fo de bt 17 ix Ë il, oh 4 il Pow, ÿ ih Ba Re J in 4 y Ze + i gs i ny i w / À i a .i ETA LY Pe Id \u201c Fd + 172 fn 0 oF : i (ous iv La Cis a.| H Ilr R13 # A nie of 7 + Xi ay pd LS 22 * - fre : EY i \u201d ls In Ag vi J: 7 PA ad ; x Wy 24 2p) + < ha! Valeri, ai 4% 72 = ich x > = = = ¢ ps \u201ci 4 v 4 0 BS ¢] ee o of ¥ A = Yoo yz 4 1 FF vo gs = 12 i i {i £5 7 = iy] i iq fn RE CS a: it, ¥ i Sy : Su Z vu > rr > A = w A an fe 5 i» % oy #4 IY dhe #5 5 % rok Ry Fe rg | ~ /4 a EY ; qq \\ À LHC i Fos \u201cGn a 2, \u201cpe x Es + a 2\u201d oy La : i i ts 7 a \u2014 \u2014\u2014 i) KE ov SS x) .ie i Vs 7 : = >a oe a pri = ï = A ÈS £3 xx IE a CET, er z or et) à = rss ha, ale Te Ge EE ESA SES pren 7 D LA CHARITÉ\u2014D'arkts LE TABLEAI DE M Brnezus 116 \u2014 L'OPINION PUBLIQUE 10 Mass 1881 Bh rr CAPITAINE DE QUINZE ANS PAR JULES VERNE DEUXIEME PARTIE CHAPITRE ill EN MARCHE L'Afrique ! Ce nom, ai terrible dans les cir constances actuelles, ce nom qu\u2019il fallait enfin subatituer à celui d'Amérique, ne pouvait s'effacer un instant de la pensée de Dick Sand.Lorsque le jeune novice se reportait à quelques semaines en arrière, c'était pour se demander comment le Pilgrim avait fini par accoster ce dangereux rivage, comment il avait tourné le cop Horn et passé d'an océan à l'autre ! Certes, il s\u2019expliquait maintenant pourquoi, malgré la rapide marche de son bâtiment, la terre s'était si tardivement montrée, puisque la longueur du parcours qu'il aurait eu à faire pour atteindre ls la côte américaine, avait été doublée à son insu ! -L'Afrique ! l'Afrique ! répétait Dick Sand.Puis, soudain, tandis qu'il évoquait avec une volonté tenace les incidents de cette inexplicable traverée, l\u2019idée lui vint que ss boussole avait dû être fuussée.Il se rappels, aussi, que le premier compas avait été brisé, que la ligne du loch s'était rompue, ce qui l'avait mis dans l'in.possibilité de vérifier la vitesse du Pilgrim.\u2014Oni! pensa-t-il, il ne restait plus qu'une boussole à bord, une seule dont je ne pouvais contrôler les indications !., Et, une nuit, j'ai été réveillé par an cri du vieux Tom !.Ne- goro était 13, à l'arrière 1.Il venait de tomber sur l'habitacle ?.\u2026 N'a t-il pu déranger 1 .La lumière se faisait dans l\u2019esprit de Dick Sand.Jl touchait la vérité du doigt.Il comprenait enlin tout ce qu'avait de louche la conduite de Negoro.Il voyait sa main dans cette rérie d'accidents qui avait amené la perte du Pilgrim, et si effroyablement compromis ceux qu'il portait.Mais qu'était donc ce misérahle t Avait-il été marin, bien qu\u2019il s\u2019en fût toujours caché ! Etait- il capable de combiner cette odieuse machination qui devait jeter le bâtiment à la côté d\u2019Afrique 1 n tout cas, s\u2019il existait des points obscurs dans le passé, le présent n'en vait plus offrir.Le jeune novice ne savait que trop qu'il était en Afrique, et trés-probablement dans cette funeste province de l\u2019Angola, à plus de cent mi les de la côte.11 savait aussi que la trahison d'Harris ne pouvait être mise en doute.De la, à conclure que l'Américain et le Portugais se counaissaient de longue date, qu\u2019un hasard fatal les avait réunis sur ce littoral, qu'un plan avait été concerté entre eux, dont le résultat devait vtre funeste aux naufragés du Pilyrim, la plus simple logique y conduisait.Et maintenant, pourquoi ces odieux agissements! Que Negoro voulût, à la rigueur, s'emparer de Tom et de ses comnaguons et les vendre comme esclaves dans ce pays de la traite, on pouvait l'admettre.Que le portugais, mû par un sentiment de haîne, cherchait à se venger «le lui, Dick Sand, qui l'avait traité comme il le méritait, cels se concevait encore.Muis Mrs, Weldon, mais cette mère, ce petit enfant, qu'en voulait donc faire le misérable ! .Si Dick Sand eût pu surprendre quelque peu de la conversation tenue entre Hertis et Negoro, il aurait su à «juoi s\u2019en tenir, et quels dangers mensçaient Mre.Weldon, les noirs et lui- même ! La situation était effroyable, mais le jeune novice ne faillit Capitaine à bord, il resterait capitaine terre.À lui de sauver Mrs.Weldon, le petit Jack, tous ceux dont le ciel t remis le sort entre ses meins.Sa thche isait que commencer ! Il l\u2019eccomplirait jusqu\u2019au bout ! Aptès deux ou trois heures, pendant lesquelles le présent et l'avenir réeumèrent dans son esprit leure bonnes et leurs mauvaises chances, \u2014 ces dernières plus nombreuses, bélas | \u2014Pick Sand se releve, ferme, résolu.Les premières lueurs du jour éclairnient alors les hautes cim:es de la forêt.A l'exception du novice et de Tom, tous dormaient.Dick s'approcha du vieux noir.\u2014Tom, lui dit-il à voix banse, VOUS AVEZ RR- CUNNU LE RUGISSEMENT DU LION, Vous Aves re- counu les engine du marchand d'esclaves, vous savez que nous sommes en Afrique ! \u2014Oui, M, Dick, je le sais.\u2014Eh bien, Tom, un mot de tout cela, ni à Mrs.Weldon, ni vos compagnons.1] faut que nous soyons seuls à sevoir, seuls à craindre ! \u2014-Seuls.en effet.[lle faut!.répondit Tom.\u2014Tou, reprit le novice, nous avons à veiller plus »évèrement que jamais.Nous sommes «5 pays ennemis ! quel pays ! Ii suffirs de dire à nos compagnons que nous avons été trahis par Harris, pour qu'ils ce tiennent sur leur garde.Île penseruut que Dons avons à rdouter quelque attaque d'Indiens nomades, et cola suffire.vous uves absolumert compter sur len: courage et leur dévouement, monsieur Dick.\u2014Je le sais, comme je compte sur voirs bon sens et votre expérienoe, Vous me viendrez en side, mon vieux Tom ! \u2014En tout et partout, monsieur Dick.Le i de Dick Send était arrêté et fut sp- prouvé du vieux noir.Si Harris s'était vu prendre en flagrante trahison, avant l'heure d'agit, du moins le jeune novice et ses compagnons n'étaient-ils pas sous le coup d'un danger immédiat.Eu effet, c'était la rencontre des fers abandonnés par quelques esclaves, c'était le ru- fiement inattendu du lion, qui avait provoqué la disparition soudaine de l'Américain.Il s'était senti découvert, et il avait fui, probable- méut avant que la petite troupe qu'il guidait n'eût atteint l'endroit où elle devait être stta- quée.Quant à Negoro, dont Dingo avait certainement recounu la présence pendant ces derniers jours, il devait avoir rejoint Harris, afin de se concerter avec lui.En tout cas, quelques heures s\u2019écouleraient sans doute avant g'te Dick Sand et les siens ne fussent assaillis, et il fallait en profiter, L'anique plen était de regagner la côte au plus vite.Cette côte, le jeune novice avait toutes raisons de le penser, devait être celle de l'An- goia.Après l'avoir atteinte, Diék Sand chercherait à gagner soit aujnord, soit au sud, les éta- blissementu portugais, où ses compagnons pour- aient aitendre en sûreté quelque riode de rapatriement.Mais, pour effectuer ce retour au littoral, fal- lait-il reprendre le chemin déjà parcouru ?Dick Sand ue le pensait pas, et, vu cela, il sllait se rencontrer avec Harris, qui avait clairement entrevu que les citconstauces obligeraient le jeune novice à couper au plus court.En effet, il eût été malaisé, pour ne pas dire imprudent, de recommencer ce difficile cheminement à travers li forét, qui n\u2019aboutirsit, d'ailleurs, qu'à se retrouver au point de départ.C'était aussi permettre aux complices de Negoro de suivre une piste assurce.Le moyen de passer sans laisser de traces, une rivière dont ou redescendrait plus tard le couts, Poffruit seul.En même t-mps, on avait moins a redouter les attaques des fauves, qui, par une heureuse chance, s'etaient tenus jusqu'ici à bonne distance.Une agression même des iudi- genes, dans ces circonstances, préseutait aussi tuvius de gravité.Dick Sand et sescoupagaous, une fois embarqués sur un solide radeau, bien aimés, se trouveraieut dans de meilleures conditions pour se defendre.Le tout était de trouver le cours d'eau.Il taut Youter aussi, étant donné l'état actuel de Mrs.Weldon et de son petit Jo.x, que ce mode de transport convenait mieux.Les bras ne mnsnquaient certsinement pas pour porter l'enfant malade.À défaut du cheval d'Harris, ou pouvait même établir une civière de branchages, sur laquelle Mrs.Weldou aurait trouvé place.Mais c'était employer a ce portage deux toirs sur cinq, et Lick Sand voulau avec raison que tous ses coriLpaguous fussent libres de leurs mouvements dausa le cas d'une a rudaine attaque.Et puis, à desceudre le courant d'une riviere, le jeune novice se retrouverait sur son éle- ment ! La question se réduisait douc & savoir s\u2019il ox- laait aux environs quelques cours d'eau utilisables.Dick Sand, ie pensait, et voici pourquoi.La rivière qui se jetait dans l'Atlantique, au lieu d'échousge du Pilgrim, ne pouvait remonter ni très au noid, ui trés à lest de la province, puisqu'une «baine de Mmobtagnes a sez Tapprochée», \u2014celies-là mêmes qu'ou avait pu prendre pour les Curdillères, \u2014fermai-bt l\u2019hori- Zul sur ces deux côtés.Donc, ou la rivière des.ceudsit de ces huuteurw, ou elle »'1uflechisant vers lo sud, et, nus lee deux cas, Dick Sand ne pouvait terder à eu tescontrer le cours.Peut- être méme, avaut cu fleuve, \u2014car il avait droit à cette qualification comme tributaire direct de l'Ucean,\u2014se présenterait-il quelqu'un ue ses affluents œui suffirait au (rauspoit de la petite troupe.En tout cas, Un cours d'eau quelconque ne devait pas étre éloigné.En effet, peudaut les derniere mitles du voyage, Is nacre des terrains n'etait modifiée.Les pebtes » abaissaient et devenaieut humides.(a et ia cuuraieut d'étruites rivulettes, qui inal Quaient que le sous-sol tenlermait tout un re- seau ajueux.Vaux lu 1 rniète journée de marche is caruvane avail CÔLOYÉ Ut de ces ruisseaux dout les eaux, rougies d'uxyde de ler, so toi gusient & ses berges degrades.Le retrouver ne devast dire ut long, ni difficrie.Evidemtuent, on ue pourrait descendre son coufs torrentueux, wars il w ra t sine de le suivre jusqu'à son erm- bouchure sur quelque affluent pius coumuérable, et partant, plus uavigabie.Tel fut le jilan très mmple auquel s'arrêta Dick Sand, après avoir couferé avec ie virux Tom.Le jour venu, tous leurs compagnons se réveillèrent peu à pou.Mra Weldon dépues son tit Jack, emcure assoupi, outre les bras de Nan.enfant, tout décolors dans In périols d'inter mittence, laissit peiue à voir.Mrs.Weldon s'approcha de Dick Send.\u2014 Dick, demanda-t-elle, après l'avoir regardé, où est Harris ?je ne l'aperçoie pas.; Le jeune novice penses que, tout en laissant croire à ses compagnons qu'ils foulnient le sol de la Bolivie, il ne devait pas leur cacher la trahison de l'Américain.Aussi, sans hésiter : \u2014Harris n'est plus là, dit-il.; \u2014 Est-il donc allé en avant?reprit Mra.Weldon.Cu: \u2014~Il a fai, mistress Weldon, répondit Dick Sand.Cet Harris est un traître, et c\u2019est d'accord avec Negoro qu'il nous à entraînés jusqu\u2019ici! \u2014Dans quel but} demands vivement Mrs.Weldoi : \u2014Je l'ignore, répondit Dick Sand, mais ce que je sais, c'est qu'il nous faut revenir sans retard à la côte.\u2014Vet homme.un traître ! répéta Mrs.Weldon.Je le pressentain ! Et tu penses, Dick, qu'il est d'accord avec Negero ?; \u2014Cela doit être, mistress Weldon.Ce miné- rable était sur nos traces.Le hasard a mis ces deux coquins en présence, et.\u2014 Et j'espère qu\u2019ils ne se seront pas séparés, lorsque je les retrouverai, dit Hercule.Je casserai la tête de l'un avec la tête de l'autre! ajouta le géant, en tendaut ses deux formidables poings.\u2014Mais mon enfant ! s'écria Mrs, Weldon.Ces soins que j'espérais lui trouver à l\u2019hacienda de \u2018San.Felice eer \u2014Jack se rétablira, répondit le vieux Tom, lorsqu'il se rapprochera de ls partie plus saine du littoral.\u2014Dick, Jreprit Mrs.Weldon, tu es sûr que cet Harris nous & trahis ?\u2014Oui, mistress Weldon, repondit le jeune novice, qui aurait voulu éviter toute explication A ce sujet.Aussi se hita-t-il d'sjouter, en regardant le vieux noir : \u2014Cette nuit, Tom et moi, nous avons découvert sa trahison, et, s'il n°eùt pris la fuite en sautant sur son cheval, je l'aurais tue ! \u2014Ainai cette ferme ?.\u2014llw'y a ni ferme, bi age, ui bourgade aux environs, répqndit Di Sand, Mistress Weldon, je vous le répète, il faut revenir à la côte.\u2014Par le même chemin, Dick ?.\u2014Non, mistress Weldon, en descendant un cours d'eau qui nous ramenera & la mer any fatigue ot sans danger.Encore quelques milles à pied, et je ne doute pas.\u2014Oh! je œuia forte, Dick * répondit Mre.Weldon, Gui se roidit contre sa propre faiblesse.Je marcherai ! Je porterai mon enfant \u2014Nous sommes 13,\" mistress Weldon, répondit Bat, et nous vous porterous vous-même | \u2014Oui ! oui\u2019.ajouta Austin.Deux brau- ches d'arbre, du feuillage en travers.\u2014Merci, mes amis, répondit Mrs.Wellou, mais je veux marcher.Je marchemi.En route ! \u2014En route ! répondit le jeune novice.\u2014Donuez-moi Jack | dit Hercule, qui enleva l'enfant des bras de Nan, Quand je n'ai rien à porter, me fatigue ! Et le brave nègre prit délicaternent, entre ses robustes bras, le petit garçon endormi, qui ne se réveille même pes.Les armes furent visitées avec soin.Ce qui restait de provisions fut réuni en un seul ballot, de manière à ne faire qua la charge d'un homme, Actéon le j nr son dos, et ses compagnons restèrent ainsi libres de leurs mouvements, Cousin Bénédict, dont les longues jambes d'acier défiaient toute fatigue, était prêt à partir.Avait-il remarqué la disparition «d'Harris ?Il serait imprudent de Vaflirmer.Pea lui impor tait.D'ailleurs, il était sous le conp l\u2019une des plus terribles catastrophes qui pit le frapper.Fn effet, grave complication, cousin Béné- dict avait perdu sa loupe ot avs lunettes.Trés-heureusement aussi, mais sans qu'il s'en dontât, Bat avait trouvé les deux précieux appareils au milieu des grandes herbes de la couchée ; mais, sur le conseil de Dick Sand, il les avait gardés.De cette façon, on serait air que le graud enfant se tieudrait tranquille pendant la marche, puisqu'il n'y voyait pas, comme on dit, pus loin que le but de son ues Aussi, placé entre Actéon et A l\u2019injonction formelle de ne pas los quitter, Ir piteux Benedict ne fit il enten:lr aucune récri- ination, et suivit-il à son rang, comme un aveugle qu\u2019on eût mené en laisse, LA PETITR TROUFE N'AVAIT PAS FAIT CLN- QUANTE PAS, lorsque le vieux Toi l'arréta soudain d'un mot.\u2014Et Dingo ?dit-il.\u2014En effet, Dingo n'est pas là ! répondit Hercule, Et de sa voix puissante, le noir appela ie chien à plusieurs reprises.Aucun aboiement ne lui répondit Dick Sand restait silencieux.L'absence du Chien était regrettable, car il «ût gardé la petite troupe de toute surprise, \u2014Dingo aurait-il done suivi Harris ! detnan- da Tom.\u2014Hartis, non.réponi, Dick Sand, mais ils pu se jeter sur Ia piste de Negoro.Il le sentait sûr nos traces | \u2014\u2014Ue cuisinier de malheur aura vite fait de lui envoyer une bulle !.\u2018écris Hercule.\u2014A moins que Lugo ne l'étrangle supara- vant! répliqus Bat.- Peut-être ! répondit le Jrune novice.Mais nous ne pouvons attendre le retour de Dingo.S'il est vivant, d'ailleurs, l\u2019intelligent avims! saurs bien nous retrouver, Fu avant | Le temps était très-chaud.Dis l'aube, de gros nuages barraient l'horizon.Il y avait déjà menses d'orage dans l'air, Probablement, la journée ne finirait pas sans quelque coup de tonnerre.Heureusement, la forêt, bien que moins épaisse, maintenait un peu de fraîcheur à la surface du sol.Çà et là, de grandes futaies encadraient des prairies couvertes d\u2019une herbe haute et drue, En de certains endroits, d\u2019énormes troncs, déjà silicifiés, gisaient à torre\u2014 indice de terrains honillere, tels qu'il s\u2019en rencontre fréquemment sur le continent africain, Puis, dans les clairières, dont le tapia verdoyant se mélangeait de quelques brindilles roses, les fleurs varinient leurs couleurs, gingembres jaunes ou bleus, lobéliea pâles, orchisdéer rouges, incessamment visitées par les insectes qui les sécoudaient.Les arbres ne formaient plus alor d'impéné- teables menssifs, mais leurs essences étaient plan variées.C'étaient des élaïis, nortes de palmier, donnaut une huile recherchée en Afrique, des cotonniers, formant des buimana hauts de huit à dix pieds, dont lex tiges ligneuxes prouisuient un coton à longues soirs, presque analogue à celui de Fernamboue.Là, des copals lninsaient suinter par des trous, dus à la trompe de certains insectes, une odorante résine qui coulait jusqu\u2019au sol où elle s'emmagasinait pour les Besoins des indigènes.Ici s\u2019éparpitlaient des citronniers, des greuadiers à l'état mauvage, et vingt autres plantes arhorescentes, qui attestaient ls prodigieuse fertilité de ce plateau de l'Afrique centrale.En maint endroit aussi, l'oddorat était agréablement affecté par une fine odeur de vanille, sans que l'on pût découvrir quel abrisseau l'exhalait.Tout cet ensemble d'arbres et de plantes verdoyait, bien que l'on fût en pleine saison séch-, ot que de rares crages dussent seals arroser ces terrains si luxuriants.C'était done l\u2019époque dv fièvres ; mais, ainsi que l\u2019a fait observer Livingstone, on peut généralement s'en délivrer en fuyant l'endroit nême où elles ont été contractées.Dick Sand connaisanit cette remarque du grand voyageur, et il espérait que le petit Jack ne la démentirait pas.[lle dit à Mrs.Weldon, après avoir constaté que l'acès périodique n'était pas revenu comme on devait le craindre, et que l'enfant reposait paisiblement dans les bras d'Hercule, On allait ainsi, peudemment et rapidement.Parfois, se voyaient des traces réceutes d'une pusade d'hommes ou d'animaux.Les branches des buissons et des broussailles, écratées ou brisées, permettaient alors de marcher d'un pas plus égal.Mais, la plupart du temps, des oba- tacles multiples ; qu\u2019il fallait renverser, retardaient la petite troupe, au grand déplaisir de Dick Sand.C'étaient des lianes entremélées v'on à pu jtistement comparer au zreement =u ésordre d'un navire, certains sarments semblables à des damas recourbés, dout la lame ait garnie de longues épines, des serpents ve.gétaux, longs de cinquante où soixante piel-, qui ont la propriété de se retourner ponr piquer le passant de leur dards aigus.Les noirs, hache ala main, les coupaient à grands coups, mais ces lianes reparaissaient sans censé, depuis le ras du sol jusqu'à la citne des plus hauts arbres qu\u2019elles onguirlandaient- règne animal n'était pas moins curieux que le règne végétal dans cette partie de la province.Len oiseaux voletsient en grand nombre sous cette puissante ramure, mais on le comprend, ils n'avaient aucun cuap de fusil à eraiudre de la part de gens qui voulaient passer aussi secrètement que rapilement, 11 y avait là des pintades par bandes consitérables, des francolins de «diverses sortes trés-cifficilee à ape procher, et quelques-uns de ces oiseaux ne les Américains du Non ont, par onomatopée, apj+- tés ** vhip-poor-will,\" trois nyllabes qui repro- disent exactement leurs cris.Dick Sand et Tom auraient pu vraiment se croire sur quelque province du nouveau continent.Mais, héla-\u2018 1!» -avaient à quoi s\u2019en tenir ! Jusqu'alors, len fauves, ai dangerenx en Afrique, n'avaient point approché la petite troupe.On vit encore, dans cette premiere stapes, des girafes qu\u2019 Harria eit sans doute de- signées sous le nom d'autruches \u2014en vain, cette fois.Ces rapides auimanx passaient rapidement, elfrayés par l'appagition d'une caravane sous res forêts peu fréquentees.Au loin, à la lisière des prairies, s'élevait parfoin aussi un épais nuage de poussière.C'était un tronpean de batfl-s qui galopait aveg un bruit de chariots pesamment \u201chargés.; Pendant deux milles, Dick Sand suiv le [cours de la rvulette, qui devait aboutr à quelque rivicre plus importante, I bai tandait d\u2019avoir confié ses compagnons au rapide courant de j'un des fleuves du littoral.II comptait bien que dangers et fatigues sermient moins rans.Vers midi, trois milles avaient été franchis saux mauvaise prencontre.D'Harris où de Ne goro, il n'y avait aucune trace.Dingo n'avait pas repr.I ti faire halte pour prendre repos et nourriture.Le campement fut établi dans un fourré de bambous, qui abrita complétement la petite troupe., oh para peu pendant ce repes.Mes, W ride avait rtepris son petit garçon entre sen ven elle ne lo quittait pas dea youx ; ellv ne pouva! manger, .\"A faut prendre quelque nourriture, noietrens Weldou, lui répéta plusieurs fois Dick Sand.Que deviendriez-vous si les forces vous man quatent 1 Mangez, manges ! Nous nous remet trons bientôt en soute, tan bon courant now riers sans fai 8.Pe, Weldon re rinit [ick Sand bien el face, pendant qu'il lui parlait xinsi.Les yeu to andenta du jeune uovice disaient tout le cou- | ,-10 Mans 1881 L'OPINION PUBLIQUE 117 dont il se sentait animé.En le voyant tel, en observant ces braves noirs si dévoués, femme ot mire, elle ne voulait pas déseapérer encore.Et, d'ailleurs, pourquoi se fit-elle sbandonnée Ne se croysit-elle pas ~ur une terre hospitalisre 1 La trahison d\u2019Harris ne pouvait, à ses yeux, avoir des ennséquences bien graves.Dick Sand devinsit le cours de ses pensées, et lai, il était teuté de baisser la tête.(La suite au prochain numéro.) TEMPÉRANCE LES DIX OOMMANDEMENTS Point de liqueur tu ne prendras Pour t'enivrer honteusement.Et toujours tu t'en abatiendran Situ veux vivre longuement.si l'on t'en offre, tu diras Merci, car je suis tempérant.S'il t'en falluit, tu lu prendras Comme remède seulement.Duns los auberges tu n'iras Que s'il le faut absolument.Jamais tu n'autoriseras Leur funvate établissement.vu plutôt, tu les combattran Taut que tu peux, legslement.Les ivrognes tu sanveras Pour Dieu, de leur egarement.La termpérance du précherus Par tou exemple constumment, Ce faisant, tu mériteras D'être heureux éternellement.A Ho, -_-\u2014\u2014e
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