L'Opinion publique, 17 juillet 1879, jeudi 17 juillet 1879
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement able &' To t, pay: \u2018avance : Un an, 08.\u2014États-Unis, 68.50.Vol.X.No.29.Prix du numéro, 7 centins.\u2014 laligns, 10 A Toute communtsation doit dere france.pre, contins Ou ne se désabouns qu'au Doreen da jesrnel, o il fout denner Les remises d'argent doi ne qu'au u sa moins quinas jours d'avis JEUDI 17 JUILLET 1879 M 4 faire par lettres enrogietzées ou AVIS IMPORTANTS ORAMIRE DE QUERNC Pi dance des légialatures locales vi®- Hollande, le titre hier présoms pit ui venait L'Opinion Publique eat publiée la Comvaonix pa Lirsoonaruis Bunt rue Bleury, Montréal, La prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, ou dans le cours des trois premiers mois, est de TROIS FIASTARS par année pour le Canada et TROIS PIAUTRES DT DRMIR pour les Etats-Unis; mais on exige de ceux qui ne se conforment pas à cette règle 93.25 per année s'ils ne paient qu\u2019au bout de six mois, et $3.50 s'ils ne règlent qu\u2019à la fin de l\u2019année.Les lettres d'abonnements ou traitant d\u2019autres affaires doivent être adressées à on DustAND, Gérant, = : Wy Gérant le Opinion Publique, Montréal.\u201d Adresser les correspondances littéraires : \u2018\u201c Au Rédacteur de L'Opinion Publique, Montréal.\u201d Lorsqu'on veut obtenir des exemplaires extra du journal, le prix le ces exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, doit accompagner la demande, SOMMAIRE Notre prime.\u2014Chambre de bec, ee , per de ibe.prince Canada , par Edouard Huot.\u2014Chrosiqee ne, pur Antony Ralph \u2014Ls colonie lsisa- amérioni nies, par À.G.- et L-0.D\u2014Xos Varo, ass ir, Fa Be Le (radis dû Ans Pot: Nérée Beaochemin.\u2014Us drame fewéte), \u2014 Un Recettes Doite.\u2014Le France et le menie, utiles.\u2014 Mél \u2014Prizde de détail de Montréal.GHAVURES : bee : Aspect de In Promensds- Dufferin ; baieaux de l'escadre française faisant ses expériences de torpiiles ; Montréal : Bargee re- muntant le courant Bie-Marie ; Vues du pare de ln Montagne ; Scène du meurtre de Is femme her.sur ia ree Willlam: Wolfville : Boône da meurtre de le femme DeWoif; L'Université d'Ot tvws ; Le eimetiére de Rorke's Drift, eclonie de NOTRE PRIME Notre magnifique prime est maintenant prête à être livrée à ceux qui y ont droit.C\u2019est une le et belle gravure pr sentant le bonheur domestiqus, ou Monsieur, Madame et Bébé, comme disait Gustave Droz; sujet simple et vieux, mais toujours beau, surtout lorsqu'il ins pire un véritable artiste.C'est un tableau où le bonheur domestique apparaît sous des couleurs si charmantes, qu'il va opérer une véritable révolution parmi les malheureux qui n'ont pas eu le courage encore de contracter mariage.Les vieux gargons ne pourront le contempler sans prendre la résolution de Inisser les froides régions du célibat où ils cherehent vainement le bonbeur.de gens, de filles surtout, intéressés à cette gravure en augmentant le nom de nos abonnés! Vraiment, on devrait s'associer, s'organiser comme pour ain de faire pénétrer notre journal afin de partout notre jou avec ss prime salutaire.Nosabo: dane tous les cas, s'empresseront de oo on qu'ils doivent dans le but de sa à un devoir et d'obtenir tune si belle gravure, dout la vue domplers Les maris pe Lo fougueux ot oalmers femmes us acariêtres.Auront droit à cet prime tous les Se Joe usqu'su ler , of nouveaux abounds qui paieront six mole d'avance, \u2019 | mainte ot maninte foie dbl lo Les résolutions de M.Joly condamuant Is démission de l\u2019hon.M.Letellier ou l\u2019intervention du pouvoir fédéral dans les affaires locales, ont été discutées et votées la semaine dernière.L'Esénement a fait de grands él, des deux premiers discours prono par MM.Chapleau et Mercier.II dit qu\u2019ils se sont surpassés l\u2019un et l'autre ot ne asit à qui donner Is palme.Les députés libéraux prétendent que M.Mercier s\u2019est par ce discours, comme le meilleur orsteur de le Chambre ; les députés conservateurs admettent que M.Mercier oa fort, mais ils disent que le ace le l'éloquence appartient toujours à %.Chaploan: D'excellents discours ont été prononcés par MM.Loranger, Racicot, Irvine, Flynn, Mathieu, Wurtele, Chs.Langelier et quelques autres.La Minerve fait un loge spésial des discours prononcés per MM.Irvine et Flynn.Il est malheureux que quelques-uns des députés qui siégent à Québec ne soient pes à Ottawa.Peut-être aurait-on dû garder le double mandat jusqu'à ce qu'on eut un plus grand nombre d'hommes de valeur.Nous n'avons pas asses hommes politiques vraiment capables pour les diviser, pour en mettre partout, à Québec et à Ottawa, dans les Chambres, le Sénat et le Conseil législatif.Mais revenons à la question Letellier.Les orateurs conservateurs ont développé les propositions suivantes : lo.L'hon, M.Letellier ne pouvait et ne devait pes démettre des aviseurs supportés par une grande majorité de la Chambre, mais il aursit pu les renvoyer devant le peuple ; 20.Le gouvernement fédéral a droit, on vertu de le clause de l'acte fédéral, de démettre pour cause les lieutenants-gouver- neurs ; or, le renvoi arbitraire de M.de Boucherville et de son gouvernement, par l'hon.M.Letellier, était une atteinte portée aux principes du gouvernement res ponsable et une cause suffisante de démission ; So.Les lieutenants-gouverneurs sont des officiers du gouvernement fédéral, qui, uvant les nommer, a aussi le droit de es destituer pour cause ; 40.Il n'appartient pas à ls Chambre de Québec de discuter et juger les actes du parlement fédéral, de s\u2019immiscer dans les relations du gouvernement fédéral avec l\u2019un de ses fonctionnaires, le lieutenant.verneur, ni de censurer où approuver conduite de co dernier.À css propositions, les députés libéraux ont répondu par oslles qui suivent : lo.La clause qu'on invoque montre que si le gouverneur en conseil peut nommer les livutensats-gouverneurs, le gouverneur soul peut les destituer.2o.Le lieutenant-gouverneur agissant sans la responsabilité de ses aviseurs, n'a à rendre compte à persunne de ss conduite.30, Permetire au gouvernement fédéral, guidé par une majorité de ls Chambre fédérale, de démettre an Heutenant-gon- vernour qui aurait agi sens la responsabilité ministérielle, serait une atteinte portée aux droits et à l\u2019autonomie des provinoss.' 40.Len auteurs de In Confédération et es journeux à: \u2018out supportés, ont principe de Avis du pouvoir fédéral, et démontré le\u2019 dangers de l'immixtion des autorités fédérales dens les affsires locales.60.L'intention claire et exprimée des auteurs de la Confédération était, en donnant au gouverneur-général seul le droit de démettre les lieutenan uverneurs, de mettre le province à l'abri de l'esprit de parti ou des passions nationales d'une majorité de 1s Chambre fédérale.Decra LB PRINCE ¥APOLEON La succession du prince impérial cause beaucoup d\u2019agitation parmi les bonapartistes, parti est divisé en deux fractions principales, celle que commande M.Rouher et celle que dirige Paul de Cassa- gnac.L'Ordre est le principal organe de le première, et le Prys, le principal organe de la seconde.M.Rouher, qui est pour la légalité et ls régularité avant tout, soutient énergiquement, malgré ses répugnances personnelles, le prince Napoléon, qui est bien et dûment l'héritier de l'Empire suivant l\u2019ordre de succession bonapurtiste.Cet ordre de succession a été réglé deux sénatus-conaultes, d'après les volontés de Napoléon Ier, dès l'établissement de l\u2019Empire, et il doit gouverner la dynastie au- jourd'hui comme alors.D'ailleurs, la régularité dans la succession est ce qui donne la puissance et la durée aux monarchies héréditaires.Les Capétiens n'auraient certainement pas fourni un règne «le huit siècles et demi, s'ils n'eussent suivi scrupuleusement la règle de succession au trône établie par les foudateurs de ler dynastie.La légitimité a fait leur force.On ne saurait, cupendant, comparer on tous points, sous ce rapport, la dynastie lonapartiste à la dynastie capétienne.Dans ls seconde, tout est régulier.Dans la première, le caprice du fondateur & introduit, dacs la loi originaire même, des germes de discorde et de division.On sait que Napoléon Ier avait quatre frères.Lorsqu'il fonda son empire, ces uatre frères sent naride, à exception Louis, qu'il forga d\u2019épouser Hortense de Bosuharnais, fille de l\u2019impératrice José- hine.Joseph, I'siné de Is famille, avait proue une demoisells Clary, de Mar seille ; Lucien, plus âgé que Louis, était marié à une dame J' euberthon, veuve d\u2019un nt de change, et me, le quatrième, i miss Elisabeth Paterson, de Baltimore.Napoléon, qui n'avait pas d'enfants et n'espérait pas en avoir, voulut d\u2019abord fixer l\u2019ordre de succession parmi ses frères.Il fit décider par un winatus-consulte que l'héritage de l'Empire irait d\u2019abord à Joseph, puis, à son défaut, à Louis, et enfin à Lécdine, ou à leur descendance.Lucien fut écarté absolument.Quant à Jérôme, il ne fat admis qu'à le condition de laisser onnuler son premier mariage et d\u2019épouser une princesse allemande, ln fille du due de Wurtemberg, que Napoléon ft roi plus tard.Les femmes étaient exclues.C'était la loi salique.Joseph, qui n'avait pas en eu d\u2019enfante mâles de son mariage, se trouva fH BRE Hf.Loeequ'il fut installé sur le trône de passs à son second fils, maître et qui fut depuis Napoléon IIL.Celui-ci perdit oe titre à son tour, en 1810, après la naissance du roi de Rome.A la mort de son cousin, en 1832, il se trouve le chef de la famille impériale.Oft sait comment il soutint ses prétentions sous le e de Louis-Philippe, et comment il réussit à rétablir l\u2019Empire à son profit.A l'époque du coup d'état du 3 dé cembre, Napoléon III n\u2019élait pas encore L\u2019ex-roi Jérôme, son oncle, ayant renoncé à ses droits, le prince Napoléon, fils de celui-ci, devint héritier éventuel du second empire.Il était considéré comme tel, et acceptait ls position, pendant les premières années du règne.Se sœur, Is princesse Mathilde, faisait en même temps les honneurs de la maison de Napoléon, jusqu\u2019en 1853.Le prince impérial naquit en 1856, et sa naissance mit fin à la position du prince Napoléon, de la même manière que la naissance du roi de Rome {Napoléon IT) avait fait perdre au jeune uis-Napoléon le titre d'héritier présomptif.Par une coïncidence digne d'être notée, l'interruption, pour le prince Napoléon, a ou la même durée, ou à peu près, que pour Napoléon III.En effet, le prince impérial n'a vécu qu\u2019un an de plus que le roi de Rome.Sa mort place le prince Napoléon exactement dans la même position où ls mort de Napoléon II plaça Napoléon LIT, en 1832.Le prince Napoléon a eu deux fils de son iage avec la Clotilde, fille de Victor-Emmanuel.C'est l'aîné de ces fils, le prince Victor-Napoléon, âgé de dix-sept ans, que le Pays voudrait subeti- tuer au prince Napoléon, et que le prince impérial avait lui-même désigné pour son successeur.Mais le testament du prince impérial et les désirs de M.Paul de Cas- nac ne sauraient prévaloir contre les volontés de Napoléon ler.Le prinoe Napoléon est le chef de la famille impériale, et c'est à lui do statuer.S'il refuse l\u2019héritage, son fils lui sucoède et peut nocep- ter sa place.S'il accepte a, les bonapartistes, malgré leurs répugnances, seront forcés de le reconnaître pour chef et prétendant, comme ils auraient été foroés de le subir comme empereur si le prince impérial était mort eur le trône au lieu de mourir daus l'exil.Au reste, tout paraît en voie de s'arran- r.Le prince Napoléon est allé, avec ses deux Ale à Chisallazst, où il doit nasister aux funérailles du prince im Cals indiquerait qu\u2019il s\u2019est réco: aves l'im- 00 Ce résultat est dû à Rouher, dont la politique semble tri- om le prince possède, parmi les républiosins, des alliances qui pourraient devenir utiles plus tard, pour lui ou pour son fils.On doit se rappeler que Napoléon III entra pat cette porte dérobée et on faisant Hine eu 1540.La eins Nap on icaines, en , n urrait utiliser les siennes de mime agon, et, une fois empereur, les confier su panier.Un emperear n'est tenu d'être un empereur démocrate.Pe , il se fait vieux, et s\u2019il pouvait vivre juste asses pour poser la couronne sur en tite ot Is transmotire immédiate- tent à son Als, il surat fait sees pour se L'OPINION PUBLIQUE 17 JurLLet 1879 gloire et pour le bonheur des bonspar- tisten._ Le télégraphe a fait mention d'un troisième grouped'impérialistes, qui voudraient choisir pour chef M.Jérôme Paterson Bonaparte, de Baltimore, petit-fils du roi Jérôme et neveu du prince Napoléon.On ferait ainsi éehec à litique de M.Rouher et à colle de Paul de Cassagnuc.Cette nouvelle n'est guère vraisemblable.Pour choisir un dea Bonapartes de Baltimore de préférence au prince Napuléon ot i sa fils, il faudrait mettre de côté los vu- lontés de Napoléon Ier.Ur, tant qu\u2019à faire une pareille démarche, les insurgés bonapartistes n'auraient pas besoin de traverser les mors pour aller chercher un membre de la famille impériale, Ils n\u2019ont qu\u2019à choisir parmi les nombreux descendante de Lucien, qui ont, sur les bonapartistes américains, le triple avantage que leur aïeul était l'aîné du roi Jérôme, que son mariage ne fut pas annulé, et qu'ils furent oux-mêmes reconnus princes fran- fain par Napoléon IIL En effet, Lucien ut disgracié seulement, tandis quo la descendance de miss Patterson fut répudiée et le mariage annulé civilement, A.GÉLINAS, \u2014\u2014\u2014\u2014- 0.LA FRANCE ET LE CANADA FRANÇAIS avais lu dans lo Cowrrier des Etats- Unis le résumé d\u2019une étude sur les ruces humaines de M.E.Littré, de l'Académie française, publié dans la Revue positiviste.Fn purlant des races de l'Amérique du Noril, il semblait que M.Littré nous oubliât : nulle mention de nous ; il vouait tout le Nord Amérique à la race anglaise.Je me trompais un pet, comme on va lu voir.J'avais remarqué, on lisant l'Annudire de notro Institut de Québec, un discours sur lu race française en Amérique du Père Mothon, frère précheur, prononcé à l'U- niversité-Luval ; ce discours respire une fui ardente en l'avenir de notre race dans In province de Québec ; il prédit avant longtemps, dans un sièclo peut-être, un uple de trente millions de Frunçais sur ee bord «lo l'Atlantique.J'annotai ce discours, relevant quelques erreurs, ajoutant quelques romarques, ct j'expéiliai l\u2019Ax- nuuire à M.Littré avec une lettre où j'esquissais notre histoire à traits rapides.Je lui dirais : \u201c Nous croissons, nous imitons les llumaius après l'enlèvement des Sa- Lines.\u201d Et je citais Montesquieu : \u2018 Les peuples nuissants croisseut et multiplient beaucoup.\u201d lntin, je lui mandais ce que nous sommes et co que nous espérons devenir.M.Littré mo répondit par la lottre suivante : l'aura, le 10 juin 1879.l'her monvieur, J'ai reçu votre lettre et l\u2019fanuaire, je vous remercie de l\u2019une et de l\u2019autre.Dans mon article, en parlant de la France, j'avais bien dit qu\u2019elle avait une annexe au Cauada, mais j'iguo- ruis que cette annexe It si importante.Vous eroyez, et en effet il y a lien de croire, qu\u2019en ces contrées l'élément français, continuant de croitre comme il fuit, garders une existence indépendante.Mou cœur de patriote n\u2019est pas insensible à de pareilles constatations, et il sympathise uvee le vôtre à travers l'Atlantique.Je suis touché de ce que vous me dites de flatteur et qui vaau-delà de mes mérites, ot vous prie d'agréer l'assurunee de mes meilleurs wen- timenta.E.LrvTee, Jo suis flatté d'avoir fait connaître le Canada français à l'éminent écrivain, et de lui avoir donné un noble plaisir.1] me resto l\u2019espoir quu M.Littré écrira une note historique sur le peuple français du Canada, quand il mettra ses articles en volume.Notre histoire héroïque et touchante semblait finir en 1760, et l\u2019on penea en France (on le pense encore) que lu mort de Montealm et la victoire de Lévis étaient les derniers épisodes de notre existence, la fin d\u2019un beau drame historique ; mais cette histoire ne devait pas finir ainsi, et elle proclame aujourd\u2019hui, après un siècle, la vitalité de la race française dans l'Amérique du Nord.Peut-être M.Littré, répandu dans le monde des aciences, des lettres ct de la politique, membre de l'Institut, de l\u2019Académie française, de l'Académie des inscriptions et de la Chambre des députés, pourra-t-il nous faire connaître à son tour, I] est temps qu\u2019en France on «ache qu'il y 8 uno France nouvelle dans la province de Québec.Quand ls France nous connaîtra, elle admirera la persévérance et lu tenacité de ces Français du dernier siècle qui ont conservé as lungue, #8 mœurs, ses antiques usuges sous une domination anglaise, cette fidélité obatinée, sourde, inflexible, en dus jours sanglants, et cette indomptable fierté de l'origine française.Oui, nous sommes fiers de notre origine et de la France, de son histoire, de son renom brillant, de ses beaux siècles littéraires, de ses sciences, de ses arts, de sa poésie ; nous avons pleuré sur see infortunes, et nous nous réjouissons aujour, d'hui de ses progrès et de sa prospéritd nous voyons toujours en France un peuple frère dont le génie s'impose au monde avec éclat.Epouaus Huot, Québec, juillet 1879, \u2014\u2014\u2014 CHRONIQUE AMÉRICAINE NEw-Youx, ÿ juillet 1879.En voilà une journée que ce 4 juillet ! de vivrais cent ans que jausis je ne l\u2019oublierais.Que d'émotions, de surprises, de pétarades, de moyades ot même de fusillades ! L'oncle Jonathan, du haut «le son ciel ou de son purgatoire, doit être content : rien n'a manqué à cutto fête, pas même le crime, C'est vous dire qu'on s\u2019est joliment amusé.Moi-même, dès le matin, j'accusuis le maire de New-York d'être trop prudent parce qu\u2019il interdisait les bruyantes, les éclatantes manifestations de la jeune Amérique.Jo me disais qu'il fallait que tout le monde s'amuse pour sou argunt et que lo patriotisme uvait besoin Je faire parler la poudre pour mieux s'affirmer.Tout en me parlant ainsi, les pétards éclataiont duns mos jarubes que c'étuit une crême, Les boys faisaient semblant ignorer lu lui et jouaient du revolver eonmne des dexperados et couvraient la voie publ, juo de #re-crakers, M.Edward Cooper, qui lisait à la foule, du huut du balcon de City /I«, la Proclamation de l'Indépendance, n\u2019entendait pas ou ne voulait pas entendre les innom- brablesdétonativns qui ponctuaient son discours.Le public avait lair d\u2019écouter gravement sans s'apercevoir qu\u2019il faisait 95 degrés de chaleur, et moi, à qui cela importait peu, j'y gugnai un coup de soleil.x x * C'est à ce moment solennel que je me souvins que j'avais un ami qui m'atton- duit pour «liner :\u2014 Excellente affaire, me disaie-je, par cette marche savante du côté du rôti je me dérobe aux pétards qui de plus en plus tombent autour de moi.Une balle de revolver qui me troue mon chapeau me décide à m\u2019embarquer au plus tôt pour cette Thébaïde que l\u2019on nomme Newark, séjour de mon Micène.Cette ville, dont toutes les rues sont plantées d'arbres, à unu vague ressemblance avec Versailles.On m'assure qu\u2019elle possède plus de cent mille habitants.Et moi qui me figurais aller à la campagne ! x.* Au moment d'arriver dans le quartier de mon ami, savez-vous qui je rencontre?je vous le donne en cent.Le citoyen Mégy, l\u2019ex-ministre de la Commune, Il est à la tôte d'une manifestation de labor party qui demande que la journée de l'ouvrier soit réduite à huit heures de travail.Naturellement, le drapeau rouge oecupu unie large place à la tête de la procession.Le citoyen Mégy lui-même porte une écharpe de la même couleur.Vertes ! si quelqu'un mérite d'être écharpé, n'est- Ge pas Ini tout le premier?La vue de ces hommes à figures rebar- batives m'uttrista un pou ; j'y vis un mau- Peu à peu une odeur de soufre et de roussi se répandit dans l'air ; dans la rue que je suivais, une vague lueur empourpra l'horizon.\\ .Plusieurs pom vapeur accoururen à grand brat.Cait le feu qui æ déclarait dans une maison du voisinage, et cette muison\u2014je m'en aperçus que trop tôt\u2014e'était celle de mon Amphytrion.\u2014Un diner réchauffé ne valut jamais rien\u2014a dit Boileau ; mais lorsque le diner, la table, la maison et peut-être le maître brûlent, c'est bien pis; pour moi, j'en suis encore inconsolable.Décidément, le 4 juillet est une bien belle fête, aussi bien à Newark qu'à New-York.C'est partout la môme chose : vive l'Indépendance ! * = Une houre après, jo quittais ces lieux si peu hospitaliers et je m\u2019embarquais pour New-York à bord d\u2019un petit yacht, un vrai bijou nautique.Le capitaine\u2014en- ecre un de mes amis\u2014compatit à ma douleur et me prodigua toutes sortes de consolations qui se manifestèrent par un pâté aux écrevisses et du champagne.Pour achever de me faire oublier ma mésaventure, il me promit même un diner pantagruélique chez Delmonico, à notre retour & New-York.On comprend mon émotion en retrouvant un ami si fidèle ! Aussi, je m'écriais : Awitié, don du ciel, trésor des grandes âmes ! Amitié que les rois, ces illustres ingrats, Sont ausez malheureux pour ne connaître pas ! * » * Il est des moments dans la vie où l'on voudrait vivre en lermite au milieu de l'océan\u2014surtout pendant les jours de ré- jouissancas publiques.On se sont d\u2019autant plus à son aise qu'on ne craint plus les explosions de patriotisme et le fusées, les bousculudes et les étouffements.La tempête, les monstres de la mer et les abordages sont moins à craindre que l'enthousiasme d\u2019une foule en délire.Il vaut mieux sombrer dans les plats que d\u2019être écrasé pur des citoyens ivres de bonheur.et d'autro chose, Peu à peu la nuit était venue, et lorsque nous apercevons la Battery, un spectacle magique s'offre à nos yeux : des myriades de fuséss sillonnent l'air chargé d'électricité ; des bouquets d'artifice éclu- tent avec grâce sur le fond du ciel qui s'ussombrit.Les éléments, ialoux de voir qu'on #'amuse sans eux, viennent se mêler à lu fête : dus éclairs violacés déchirent l\u2019immensité ; le tonnerre roule son airain formidable, éclute et tombe avec fracas au milieu de cette population qui ne sait si elle doit rire ou avoir peur.Malgré le danger de notre situation, nous ne pouvions nous empêcher d\u2019admirer la majestueuse horreur de cette tempête.Mon ami, qui est trés-emphatique, appelle le maître des éléments \u201c l\u2019artificier sublime.\u201d x\u201c \u201c Il est de fait que nous n'avons pas eu à nous plaindre de la quantité d'émotions dont la nature nora a gratifiés ce soir-là, Un n\u2019a pas lésiné ; nous avons eu notre tempête au complet avec accessoires et rafraîchissements.Rien n'y à manqué, pas même lo naufrage, et c\u2019est à la nage\u2014 ainsi que les Camoëns autrefois sur la côte africaine\u2014que nous avons été obligés de regagner New-York.En rentrant, j'apprends que ls fête a cause la mort de 15 personnes et que 60 autres ont reçu des blessures graves.Décidément, j'aurais tort de me plaindre, et encore une fois: vive l'Indépendance ! ANTHONY RALPH.\u2014Nous ne pourrions donner de meilleurs conseils à no» aimables lectrices que celui d'aller visiter le nouveau magasin de mode de MADAME l\u2019.BENOIT au No, 824, rue Ste-Cathe- rine (près de lu rue St-Denis), où elles trouve- rout le plus beuu choix de chapeaux, plumes, fleurs et ruban.Les ordres pour chapeaux sont exécutés avec habileté et promptitude et surtout à très-bas prix.Ainsi, quetous s'empressent de profiter du premier choix .t laissent lours cominsndes au No, 824, rue Ste-Catherine, entre vais présage pour mon diner.168 rues St-Denis et Sangainet.La COLONIE ISLANDAISE On annonce l'arrivée en Angletorre d'une nouvelle troupe de deux cent cinquante Islandais, en route pour le Canada, Ces émigrants iront rejoindre leurs cumpa- triotes de la colonie islandaise, au lac Winnipeg, Cette immigration, dont l'idée première revient à lord Dutferin, qui s'était pris d\u2019admiration pour les habitants de l'le- lande au cours de ses voyages dans lus hautes lutitudes, n'a pas jusqu'ei produit des résultats bien merveilleux, Les Jslan- dais ont coûté cher au gouvernement, et n'ont guère servi ses fins.Ce sont de pauvres colons, ce qui n\u2019a rion d'étonnant ; ce n\u2019est pas dans leur île stérile et glacée qu'ils ont pu apprendre l\u2019agriculture.Leurs voisins, les Mennonites, établis dans lu pruvince de Manitoba même, ont, au contraire, bien réussi comme colonie agricole.On sait que la colonie islandaise habite la réserve qui lui a été donnée, sur lu rive occidentale du lac Winnipeg.Cette réserve fait partie du district de Keowa- tin, et confine à la province de Manituba, dans laquelle elle sera probablement en- lobée plus tard lorsque les délimitations le cette partie du Nord-Oucst seront mu- ditiées.AG.GA ET IA Flanagan, Mears ot sa fomme, accusés du meurtre de la femme Gallagher, ont subi leur examen volontaire, mais ils n'ont presque rien dit, craignant de se compromettre davantage, et on les à renvoyés devant la cour criminelle qui doit siéger le 24 septembre prochain.x Nous tegrettons «le ue pouvoir satisfaire tout le monde.La semaine dernière, c\u2019était la Puérie qui se plaignait de nous; cette semaine, c\u2019est le Crrurlien où M.Tarte, qui nous dénonce et nous voue à lu vengeance des conservateurs.La souuine prochaine, ce sera le tour d\u2019un autre journal rouge ou bleu qui n\u2019aimera pas nutre manière indépendante et honnête de dire ce que nous pensons.Inutile de dire qu\u2019en blimant les violences de l'esprit «lo parti, nous ne nous attendions jus à avoir l'approbation de M.Tarte.= * Lettre écrite par le prince Napoléon à son confesseur : Monsieur le curé, Je vous remercie de la lettre que vous avez bien voulu m'écrire ; elle me prouve touts l\u2019affection que vous me portez.Je tions & ce que vous ne croyiez pas que la précipitation de mon départ et le soin des détails m'aient fuit oublier mes devoirs de chrétien.Je me présenterai demain, jeudi, à 7 heures, pour communier une deruière fois dans la chapelle de Chislehurst, où je désire être déposé si je viens à mourir.Votre affectionné, Narorgos, * x * Une grande indignation est exprimée par les Anglais a Chislehurst contre le capitaine Carey, commandant lu reconnaissance, pour avoir abandonné le prince.Une enquête sévère a été demandée par le duc de Cambridge.Cet abandon est, en effet, inexplicable pour qui se souvient de ces nombreux épisodes de la conquête de l'Algérie, où les fantassins ot les cavaliers de l'armée française se faisaient hacher plutôt que d'abandonner leurs officiers aux mains des Arabes.Il est probable que les dépêches futures élucideront ce point inexpliqué du drame.«x * Nous disions, à propos de certaines prédictions, qu'il n\u2019était pas abeurde de croire que la république, devenue sucialiste ot violente, finirait par une révolution qui aurait pour dénouemont lu restauration de lu monarchie légitime sous le comte de Chambord.On se moquait de nous et on disait que coux qui croysient à une restauration monarchique, devraient au Ba NIAAA NA UAVNIRMLL VT AC IVAINGO LIAASY-DSEZAÔ g a i\", = Le » = I 3x en w tn Ze 3 3 Lal +, Th eT SN fi: à M - » I 3 es ; A = = Lx Cx = I 3 a) Ba Te Ba A in BEN A ly at I + Sa a Hs = Jun a gy +5 he = A 0 3 EX > = = = =; rey 73 = > = = \u2014 = = ç ét = 4 3% = = se Sig i 5 est a = = ë A as ye Es er TI Zedl SE = SN 4 ~ Te == : 2 = 5 e # i + Ne 1; pe uf, 7 Ke = wd i È = =- = | o.a \u2014_ = \u2014\u2014\u2014\u2014 mess + £ \u2014 ae TR ae ETS Te gs =\u2014 2 \u2014 es se CTI =the ay _\u2014\u2014 = Say ee I = ph] = FFE SSI ire L'OPINION PUBLIQUE il re oies Ë N I FEES 2 LIT sur ét = a iT ats = Le = Tr \u2014 \u2014o\u2014\u2014t == \u2014 === FL Po iN KI YH og 22 = = a me a ro, mm == + = =z \u2014 2 pr = Y F7 a 2d ses = \u2014\u2014_ Ceres \u2014= = TRE \u2014\u2014 + = ce = = FT es ds => sŸ ER S = = xe 3 et = ai re 22 a Ea = = mre GRAS Le mm acute ES ARETE a 7 = = ; À - = = = = cs PASSE TT a re, oe PI TW = SA 22 =i == Hd pas = ee = = mr em.pres = == \u2014\u2014 p= pa = ih \u2014_\u2014 pes = TF = 10 = 17 Joruuse L870 _ \u2014- - 4 ee \u2014 L'OPINION PUBLIQUE 17 Jonzse 1879 valent de chance d'atri de Montréal ! Le Stermn| SOUVENIR hu une confiance aveugle, Elle Reo lim Fy impériel étant das dernièrement, qu'il n'avait rien vy hocha la tête et répliqua doucement : moet, et chef des orléanistes ayant re- d'aussi beau nulle paré, NOUVELLE PARR.L.\u2014Vousêtes tous les mêmes, les hommes ! connu les droite du comte de Chambord, = \u2014 Vous ne saves pas, vous ne pouvez com- il ne reste plus aujourd'hui que deux so-| L'une de no gravures prendre ce qui se passe dans le cœur d'une lutions la mo; avec le comte de [maison où la femme Gallagher à été tuée à (Suite ct fin.) Je ruis en ce moment trop émue, Chambord, où le république avre Gam- Montréal et décapitée, et une autre, cells a trop ebtristée pour raconter l'histoire de betta, Clémenceau ou Naquet, II est moins où une autre femme fut tuée d'on conp de ma jeunesse.Mais, vous l'entendres\u2014 absards que jamais penser que ls comte let A Wolfville, dans la Nouvelle Le voivants furent les beaux demain, si je suis 100e5 bien portante pour de C sis le successeur de Naquet parun médecin du nom de Dr do og de suivant ple bean en vies vous voir.vous aves douté de moi : mon - : ue sera vous faire com - ou de Rochefort.ve Ve metre, ui n'avait pas la tête Je cruyais du plus profond de mon cœur pain co von do vous fir « * saine, « été posed À commettre ce orime À Chéque mot que j'avais enfin le droit de Elle me congédis de moilleure heure que Un des plus déplorables résultats de par la jaloucie, dire & Bertha et 4 tout oo quale répon- |, \u201cle Toe 000s prétexte qu'elle devait l'esprit de parti est le destitution, dans un \u2014 dait.Comment jo Tob pour lui * over sortie pour faire quelques emplettes.Jo tempe de misère comme celui que nous l\u2019Université d'éttawa Thon amour, je ne le plus 2 me retiral, mécontent de moi-même, sans souviens seulement que j'étais assis en face d'elle, près de la cheminée de son bou- \" doir, que nos regards #6 rencontrèrent, restèrent attachés l\u2019un à l\u2019autre, et que, tout à Soup, Jo me trouvai à ses pieds, ressentant mon vi traversons, d'un employé public qui fait avoir pu obtenir le pardon de mon indis- Le lendemain matin, bien que je l'ousse quittée la Selle en partaite à sauté, jo reçus .un mot d'elle, me priant ne venir doucs pression de see mains sur a voir dans Là idi À l'heure havi visage.Ah oui, Laval ne n\u2019était pas tuslle, Elle me disait qu'elle était fatiguée, tout à fait trompé.Berthe m'aimait ; ells Welle ne\u2019 voulait pas me montrer uns m'aimait depuis longtemps et elle avait figure pâle et abattue, et que, pour cette da \"5 impatience le moment de me ion elle mo demande qu, pout os la l'avouer.À présent, elle mo le disait, me voir que Is jour suivant.Le soir aussi, répétais Sent ois, mille fois, et je ne me ajoutait-lle, ea porte serait fermée pour Pas de l'entendre.tout le monde.Elle m'avait prié de ne point parler de Te courus chez elle, mais je no fus pas lo qui venait de se entre nous, et admis, Le domestique me signifia que me défendit d\u2019écrire mon père pour lui madame la baronne n'était pas bien por.A ; tants, qu\u2019elle repossit en ce moment et peut-être des pr A À me D épouser qu'il avait ordre de ne pas la déranger.rei ti mis | Je men li degli Parier va, elle se chargeait de le fy nuit sans pouvoir dormir.\u2014Le Jour ui ; .: .i vant, & deux heures pi ises, je sonnais y 39il pouvait en toute sécurité lui sa porte.Cette fois, le domestique me fit Est-ce loreque le travail manque, que les meilleurs ouvriers n'ont Pas d'ouvrage, won doit jeter dans la rus un père de employé depuis des années dans un bureau public, et plus inca; encore que ceux qui demandent ss place de trouver de l'ouvrage t Nous invitons les gens raisonnables qui se trouvent dans les deux partis, à empô- cher à Québec et à Ottawa qu'on fasse des destitutions qui ne seraient en réalité que des actes de vengeance et de cruauté.Nous ne parlons pas évidemment de certaines démissions absolument nécessaires, mais nous affirmons qu'elles sont rares, et que les motifs les plus graves peuvent seuls les justifier.Nous reviendrons sur œ sujet, institutions les plus utiles du Pays On ÿ trouve cet enseignement commercial et scientifique si nécessaire dans notre pays.Le génie civil, les mathémati ues, La tenue des livres, la géographie, l'histoire et toutes les connaissances scientifiques et industrielles indispensables de nos Jours, y sont enseignées par une vingtaine professeurs capables à une couple de cents ves, C'est un beau grand collége en pierre bien éclairé et aéré, agréablement situé dans un endroit salubre ; tout y est complot sous le rap matériel comme au >.point de vue intellectuel ; le corps st Fes.Chae err do on fle, doux err ot me conduiat Lou petit boudoir ot princi velles d\u2019 i peut favoriser le is: ie is, | elle me rece o re.loo mi pps vou Europe sont ee pe déveleppement.Disons foie: Je soir, su milieu de ses pis, et Je la trouvai à demi-couchée sur une J'epportais le plus grand soin à éviter tout © qui eût pu trahir mon bonheur ; l'après- midi, entre deux et cing heures, J'étais alors seul avec elle, et j'avais le droit de lui dire tout ce qui rempliseait mon cœur.Je lui parlais de mon amour et elle m'écoutait avec un doux sourire, d\u2019un ineffable contentement.Je ne savais parler d'autre chose et elle ne semblait s\u2019intéresser à autre chose.\u2014 Nous faisions des projets d'avenir : l'été, nous irions habiter la campagns en Angleterre, june de mon te ; nous passerions quelques semaines f Londres pendant \u201c la saison ; à l\u2019ap- chaise longue.Eu me voyant paraître, elle sur Is table à côté d'elle un gros vo- forme dans lequel elle semblait avoir lu.Sur ostte table se trouvaient habituellement et dans un grand désordre toutes sortes de Papiers, de livres, de brochures, de cartes de visite, de journaux, ete.Elle m'avait expliqué un jour en riant que l\u2019élégant petit meuble, espèce de table-étagèro, était son \u201cbureau da travail.\u201d \u2014Chaque lettre que je reçois, me disait- elle, pion livre, chaque Journal qu'on m'envoie et que je veux lire est d'abord posé sur cette table et J reste jusqu'à ce que j'aie répondu à la lettre ou parcouru le livre.Mes domestiques ont ordre de ne pas y toucher et de n'y rien ranger.Ce n'est pas que je ersigne leur indiscrétion : je n'ai pas de secrets, Vos lettres sont les seules que je cache : elles reposent dans un tiroir secret.\u2014 Lorsque je traverse une période de paresse, ce qui m'arrive encore assez souvent, le désordre de mon bureau de travail devient quelque chose d\u2019effrayant.Les lettres restées sans Téponses, les livres et les journaux, les comptes à régler #'y amoncellent d\u2019une manière inquiétante jusqu'à ce qu\u2019enfin un beau jour je prenne mon courage à deux mains pour * faire de l'ordre.\u201d Alors j'écris, sans poser la plume, une vingtaine de lettres et de billets, je range les livres pour ne laisser sur lu table que ceux que j'ai l'intention de lire, et je ne me trouve satisfaite que lorsque \u201cmon bureau\u201d présente I'apparence d\u2019n ordre parfait.Je prévois que de longtemps je n'aurai cette satinfaction ; mais je ne m'en plains pas, car, depuis que vous venez ici, j'ai bien autre chose à faire qu'à écrire des lettres ou à lire des livres, La table ne laissait en effet rien à déai- ter sous le rapport du désordre depuis qu\u2019il m'était permis de pénétrer journellement dans le boudoir de le baronne, Les divers étages du petit meuble étaient surchargée de livres et de brochures, et le dessus était entièrement recouvert de lettres, de billets, de cartes de visite et de piers de toute espèce.\u2014 Plusieurs fois Fatals offert mon aide à Berthe pour remédier à cet état de confusion.Elle m'avait répondu en souriant que rien ne pressait, que nous y penserio is lorsque nous n'aurions plus rien à nous dire.Or le cas ne s'était encore présenté.i donc chez Berthe, comme je l'ai dit plus haut ; elle me reçut avec un sourire adorable et we ten t en petite Ou à fait tout ce qu'on à pu en Angleterre pour faire honneur aux restes du pauvre prince impérial.Les Anglais ne cessent de commenter les circonstances dans lesquelles le prince a été tué, et n'ont l'une voix pour censurer le lieutenant Carey et les soldats qui, au lieu de chercher à protéger le prince, l'ont laissé aux mains Zoulous.Le lieutenant Corey » même été arrêté, ot on croit qu'il sera forcé de quitter l'armée, Ce pauvre prince a été victime de trois fautes impardonnables : 10.On n\u2019aurait pas dû le laisser Partir pour faire ses premières armes et° combattre contre des sauvages La gloire qu'il pouvait recueillir ne pouvait être proportionnée aux dangers auxquels il devait être exposé ; 20.On n'aurait pas dû lui permettre de éloigner de l'armée avec une escorte de aix mmes seulement, pour faire une reconnaissance dans un pays si dangereux ; So.On n'au- tait pas dû l'abandonner comme on l'a fait au moment du danger, Il n\u2019y à pas de doute que le prince, jaloux de se faire un nom, a été impradent, mais i été obligé d'obéir xi, ur To , ceux qui avaient auto- Tr sur M avaient fait leur devoir.Laclause 7 du bill de M, Ferry, qui exclut les Jésuites de l\u2019enseignement, a été adoptée dans la Chambre française, après des débats orageux où des républicains ardents ont ora devoir protester contre la conduite de la majorité.Ce que nous avons souvent annoncé va bientôt ee réaliser : lee républicains modérés seront forcés, at les excès des radicaux, de se séparer leur parti, Lo.D Rorke's Drift est l'endroit où une poi- née de soldats anglais se battit t toute une nuit contre deux à trois mille Zoulous, et arrêts leur marche, après la bataille d'Isanduls.On considère que ces braves ont sauvé le reste de l\u2019armée anglaise.Ils méritaient le monument qu'on leur à élevé, en passant que le succès du corps de musique de os collége, au concours qui eut lieu à Montréal, il y à deux ans, prouve qu'on sait y enseigner la musique comme le reste.Il y avait grande fête, les 17 et 18 juin dernier, au collége Baint-Tossph ; on y cé lébrait le proue anniversaire de o fon dation, et mel présentait, de ré du Sur nie Rés.Joseph \u2018sbaret, supérieur ce col , le titre de docteur en droit canon, Inutile de dire tout ce qui s'est passé : musique, sermon, discours, adresses, tout proche de l'hiver, nous nous dirigerions a été parfait.Au banquet Qui eut Lieu le vers le Midi : à Paris, Fiorence, Rome ou 18 au soir, M.Joseph Tassé, député d'Ot- Naples.Nous n'aviuns pas de connais- tawa, et M.Curran, de Montréal, pronon- sances en Italie.Tant mieux, personne ne cèrent de beaux discours.M.Curran At [nous dérangerait.Elle serait Lout à moi \u2018un plaidoyer éloquent en faveur de l'édu- comme moi & elle.Nous ne demandions cation pratique, et démontra que les be- autre chose.Sur ce second point, soins de notre temps et de notre pays exi- Bal De s'était pas trompé non plus : gesient qu'on modifist autant que pomible Berthe était trop bonne, trop sage, pour ne l'ancien système d'éducation ; que, dans pes préférer le bonheur du foyer domes- tous les cas, on donnât plus de temps à tique aux bruyantes distractions que le Lneiqnement commercial, industriel et pronde pouvait lui sur Laval avait osé ' t attri] i Nous avons publié, dans notre dernier arenuie oor © r une petitesse numéro, un extrait du discours prononcé L'insensé ! Elle était t - foe, notre collaborateur, M.Jos.Tamé, i \"op bonne pour sou 1 haiter autre chose que le bonheur de celui qu\u2019elle aimait.En me livrant à ces réflexions, mon - Le comte Escarbonnier a un fils de cinq ans prit revenait, malgré moi, tout ce que le qu élève déjà dans le culte de ses parchemin Recteur né maconté au sujet de ma ls Jou hones ry Hors 1a gouvernaate \u2018pos ances.Il était évident pour moi que o Jone homme en train tance TO Laval avait oad faussement, sinon avec méchanceté, l'adorée de mon cœur.Toutefois, il y avait dans son discours un point noir qui m'inquiétait Comment Berthe avait-elle pu se décider à épouser un vieillard, qu'elle ne pouvait aimer, et qui ne it aucune qualité, aucun attrait, sauf un beau nom et une grande fortune t Je ne pouvais supposer, sans commettre une criante injustice à l'égard de Berthe, qu'elle avait épousé le baron de Belvoir ur son argent, qu\u2019elle s'était vendue à fai-\u2014comme Laval omit lo dire \u2014Mais tout cela n\u2019était pas clair, et je devais à Berthe de lui demander des explications ; le plus tôt serait lo mieux, jour suivant, j'amenai Ia converss- tion sur co sujet délioat.Elle me comprit dès le début et dit d'an ton dévouragé : -\u2014Vous commencez déjà à \u2018douter de moit Je ne m'y attendais pas, \u2018C\u2019est bien triste ! Je lui demandai aussitôt pardon, disant qu\u2019elle w'avait mal compris, la suppliant d'esprit son goût pour le vie de famille.\u2026 à Cette occasion.el Tai fant, qui lea \u2014 t l'en: qui a retenu leçons les, jo ne dois pas de res à .Beto atôt fai qui m'en doit ! poot pepe Bt pourquoi donc, monsienr T'a'écrie In gouvernants étonnée.\u2014l'arce que, riposte le jeune homime grave: ment, mot, du moins, je suis fils de gentil.e .Un ecclésiastique sn voyage arrête à une au- tendes-vous des bons viveur LR, peu habitué de voir un membre du clergé o\u2019as- soir à ma bs aves surprise.Ea vain, les voyageurs habitués de le maison épai- went.ils var Jor leurs narcasmes, le prêtre preud trenquillement son dîner sans paretire s'occuper de Jen a afin, i, Sonvires, poussé t par tant d\u2019imjuusi lai : \u2014J'sdmire votre ! monsieur | N'aves.vous entendu tout se qu'on à dit de vous ! 8a ou, mais à quoi bon s'en ooowper 1 Savez-vous qui je suis ?En vlan je vale vous le dire.Je mais chad'un d'allénés, et vous prence, Fable ets som ; Vues du parc i connaît le l'une des elke promenades du monde | que voulu jouir du magnifique panorame qui 17 Joruse 1879 L'OPINION PUBLIQUE 341 \u2014Ne m'avez-vous pas défendu de vous dans ma bibliothèque, me dit-elle, C'est main que je couvris de baisers, Elle vou.Pauus, 18 décombre 1858, Lt pare j mais dès que je compris Qu'elle raconter comment il se fait Que j'ai épousé votre auteur favori, et vous le lises tous Doit avait l'intention de me donner des expli-| le baron de Belvoir 1 soirs avant de vous endormir.Jo dé Madame Is baronne de Belvoir à messieurs J cations sur son premier mariage, e l\u2019inter-| La chose devenait de lus en plus énig- ai rompis pour lui dire que je 9 orol:ais matique.Je auppliai \u2018Borthe a dire l\u2019histoire de la bague, et olle céda enfin à mes prières, re qu'à co moment vous ayes entre les mains quelque chose qui me rappelle à votre souvenir.Acceptez ce livre, C'était une maguifi que édition de Shakespeare, peu commode à l'usage cependant, trop lourde pour la tenir aisément à la main, et le texte imprimé en trop fins ca- raotèrs ; une œuvre de luxe, enfin, dont on aime à ornerss bibliothèque, mais dont on ne se sert pas volontiers.Son ancien propriétaire semblait en avoir jugé de même, car le livre, quoique déjà ancien, n'était pas coupé d'une manière continu et régulière.Je l'acceptai toutefois, en remerciant vivement, et, arrivé ches moi, je le mis sur ma table avec l'intention bien arrêtée de ne lire à l'avenir Shakespeare que dans l'édition que Berthe m'avait don- Barettl et Cle, bijoutiers, rus de la Paix, wr Ello me racouts alors en termes simples et touchents qui portaient le cachet de la vérité la plus sincère, qu'étant toute jeune fille, presque encore une enfant, elle avait don: son ur à un ami d'enfance, un parent éloi Edouard de Kergonec, i, de sou côté, lui avait juré amour et fidélité éternels.En ls quittant pour s'embarquer, car il était officier de marine, il lui svait passé au doigt, le jour de son départ, comme anneau de fiançailles, la petite bague avec le mot SOUVENIR.Quelque temps après, elle avait «ppris ls nouvelle de la mort d'Edouard, u douleur avait failli la tuer ; mais la force de la jeunesse l'avait emporté, elle avait survécu à son malheur.Pendant des mois entiers elle avait végété comme dans un rêve, sans volonté, sans décire, sans espérances, indifférente à tout ce qui l\u2019entourait.En cet état, elle avait êté demandée en mariage par le baron de Bel.voir, ancien ami de sa famille, qui la connaissait depuis es naissance et qu'elle Teapectait comme un frire, \u2014Ma mère désirait ce mariage, conti- nua-telle.Elle croyait toujours ms vie en danger.Elle espérait que ma tristesse cèderait aux distractions dont M.de Bel- voir pouvait remplir mon existence.Quant à moi, tout m'était indifférent.J'avais perdu mon bien le plus cher, le reste n'était rien.J'éprouvais une oer.taine satisfaction à satisfaire an vœu de ma mère, à pouvoir la tranquilliser ; et, en agiseant ainsi, je ne faisais aucun 88- erifice, je n'avais plus rien à perdre.Le baron de Belvoir m'avait témoigné pendant ma maladie autant de sollicitude qu\u2019un père pour son enfant.Grâce à lui, ls terrible blessure qui m'atteignit à le mort de mon premier amour ne devint pas mortelle et finit par se cicatriser.Lots.qu' son tour il tombs malade, lui, mon sauveur, j'ai tâché de lui rendre le bien qu'il m'avait fait.J'ai veillé à son chevet, comme l\u2019eût fait se fille, et c'est aves une profonde douleur quo j'ai vu s\u2019éteindre la lumière de ces Jeux qui n\u2019avaient jamais sessé d\u2019être attentifs à mon bonheur.Voilà l\u2019histoire du petit anneau que vous tenez entre les doigts, et en même temps l\u2019histoire de co premier ma- notre amour ne me peraissait plus aussi pur qu'avant le malencontrsuse conversation dans laquelle j'avais osé exprimer un doute sur Berthe.J'étais certain qu\u2019elle me & encore rancune, et il me tardait de lui donner de nouvelles preuves de mon amour, de ma confiance aus bornes.Je periai donc de notre mariage.Mon père venait de m'écrire qu'il séjour- neisit prochainement & Paris en so rendant en Italie, où il voulait passer une parsie de l'hiver.Il me demandait de \"accom, r.Mon intention était de le présenter ms fiancée dès son arrivée et d'obtenir son consentement à mon mariage.\u2014En parlant de cela, jo tenais la main de Berthe ot je jouais avec ne doigt.Madame do Belvoir aimait beaucoup les bijoux et en possédait de fort beaux.Plus d\u2019une fois, j'avais admiré les belles hagues qu\u2019elle avait l\u2019habitude de porter.Ce jour-là, tout en causant et en regardant sa main, je remarquai soudain une bague que je ne lui avais pes encore vue, C'était un petit anneau des Plus modestes, qui contrastait singulièrement avec ses voisines, deux bagues en brillants, de grand prix : un anneau en émail bleu, sur lequel était écrit en lettres d'or le mot SOUVENIR ; l'anneau d'une enfant, d'une toute jeune fille, nullement la bague d\u2019une femme élégante.En déchiffrant le mot SOUVENIR, et en retournant à cet, effet le main de Berthe, je vis que l'anneau en émail était attaché par une petite chatnette d'or à la belle bague de diamants, \u2014 Qu'est-ce que cela signifie! deman- dei-je fort étonné, ° \u2014Quoi ?répliqua t-elle de l'air le plus tranquille.\u2014Cet anneau, avec le mot Souvexin.\u2014Vous ne le remarquez qu'aujourd'hui ?dit Berthe en souriant.Cela prouve Que vous n'avez pas regardé ma main avec beaucoup d'attention.Cet anneau est toujours à mon doigt ; depuis des années, il ne me quitte jamais.Je ne l'ôterai que le jour où je le remplacerai par notre alliance.Je lui affirmai qu'elle se trompait.J'étais sûr de n'avoir jamais va cet an \u2018eau, et qu'il ne s'était pas trouvé à son doigt, au moins depuis le jour où j'avais eu le droit de lui baiser la main.\u2014 Vous avez raison, continus-t-elle simplement.Jy pense en ce moment ; pendant la semaine dernière, je ne l'ai porté.La petite chaine s'était détachée, et j'en ai fait faire une nouvelle.Le bijoutier ne me l\u2019a rapportée qu'avant-hier, 11 s'est amusé à nettoyer l'anneau et à le faire reluire comme s'il était neuf, Il avait rdu tout son éclat ; les lettres d'or ne brillaient plus du tout.C'est probablement pour cette raison que cette petite bague, ei modeste, a échappé à votre attention.Elle retira l'anneau de son doigt et le regarda longuement avec tendresse, \u2014J'aurai dela peine à m'en séparer, me dit-elle ; je m'y suis habituée.Mais, of vous le désires, je l'ête sur-lechamp pour ne jamais le remettre, Jo pris la petite bague qu'elle me donna, ot jo me mis à l\u2019examiner avec attention, À l'intérieur, il y avait une inscription fine que je ne parvins à déchiffrer qu'avec peine.Je la lus à haute voix : \u2014E de K,, le 15 juin 1847, Puis une croix qui doit probablement signifier mort, \u2014le 3 septembre 1847, \u2014Oui, dit-elle à voix basse en regar- BARETTI et Cie, Je levai lue yeux sur Benson qui répondit à mon regard Par un sourire moitié comique, moitié triste, \u2014Ce n'est que Mensonge du commencement à ls fin, dit-il.Elle avait acheté ls bague la veille ; elle l'avait Toque et payée le jour même où elle me l'avait montrée, Quant à la note, elle l'avait jetée aur son fameux bureau de travail.Parfaitement sûre d'elle-même, ne se méfiant nullement de moi, elle n\u2019avait pas pris la peine de cacher le Papier compromettant, En m'entendant venir, elle avait voulu se donner Lair de lire dans le Shakespeare et s'était servie du premier objet venu pour couper les pages.Le hasard avait voulu que ce fût précisément celui qui devait fatalement Ja dévoiler à mes yeux.La touchante histoire du précieux bijou de sa jeunesse, du pauvre Edouard, du paternel Belvoir, du désespoir de la jeune fille, de æ lente guérison ; son amour pour moi, les larmes qu\u2019elle avait vorsées\u2026 tout cela mensonge, mensonge ! Et moi, qui avais oru & ses inventions comme à parole d'E- vangile ! Dans le premier moment de ma douleur, tout la honte d'avoir été joué comme un enfant, je résolue de me venger.Mais je me calmai vite, plus vite que je ne l'aurais cru possible.Jo me rappelai ces deux vers empreintes d\u2019une grande sagesse : Le bruit est pour le fat, la plainte ; L'honnôtehbume toms Véloigne shore ot! Mon père arriva quelques jours après Je l'acompagnai en Italie.Avant mon départ de Paris, je reçus une lettre de la belle veuve, demandant avec inquiétude pourquoi je n'étais pas retourné elle, 6 lui dis, on quelques mots, l'exacte vérité, et je lui renvoyai la bague que je ne me croyais pas le droit de garder.Elle me répondit immédiatement, me priantde passer chez elle, qu'elle pourrait tout m'expliquer.Jous courage de ne pas me rendre à cette invitation ; je craignis de faiblir on sa présence, et je me trouvais suffisamment trompé comme cela, Paris avait perdu tout charme pour moi.d'en reetai éloigné durant de longues an- Comme d'habitude, je pausai Is soirée chez madame de Belvoir.De là, je me rendis chez moi pour rêver à mon bonheur, Dans ma chambre, tout m'y invitait : il y régnait une chaleur confortable et un profond silence.Je me jetai dans un fautouil, devant Is cheminée, et je me mis à considérer In bague de Berthe, qui était une preuve irréfutable que son amour pour moi avait éteint en elle tout autre sentiment il.Au bout d\u2019un certain temps, j'étondis machinalement la main pour prendre le Shakesphare, Après avoir re- Bardé Is première page ornée d'un boau rtrait du poète, je voulus feuilleter le ivre.Il w'ouvrit do lui-même à un endroit où se trouvait une lettre entre deux pages.L'adresse portait: Madame lu baronne de Belvoir, L'écriture, banale et correcte, était celle d'un teneur de livres, le coin gauche de l'enveloppe, j'aperçus le timbre d'une maison de oom.merce: J.Baretti 4 Cie, bijoutiers, rue de la Paix, 87, Le papier était dur comme du carton, et madame de Bolvoir devait on Stee servis ur couper quelques pages livre qu\u2019elle Fait su ok où j'étais venu Pinter.rompre ; la lettre, en offot, se trouvait en svant d\u2019une partie du livre dont les étaient encore intactes.Je la pris dans la main sans l'ombre d\u2019une curiosité.Elle était ouverte, et, ainsi que je pouvais m'en spore aisément, elle n'avait été ca of Un prospectus, pensai-je en moi- même.On alt que Berthe aime les beaux bijoux, et c'est l'annonce d'une vente ou de quelque chose de semblable, J 'y trouverai peut-être l'indication d'un objet qui Hage que vous désirez connaître.Vous lui ferait plaisir \u2014L'idée de commettre êtes le seul être vivant auquel je l'aie Une indisorétion, de lire Quelque chose qui nées, et durant des années aussi jo n'en- racontée.Ma mère elle-même ne |a devait m'être caché, d'ouvrir une lettre tendis plus parler de l'ingénieuse veuve.connalt pas entièrement Que des étran- dont tout le monde n'aurait pas eu le droit Le fait est qu'elle avait complétement gers croient que j'ai épousé le baron de prendre connaissance, cette idée ne me | cessé de w'intéresser.Le hasard me fit de Belvoir pour son argent, libre à eux, | Vint pas un instant.Le fait que la lettre rencontrer un jourun des habitués du cela ne me touche Je me sens forte R'uvait pas été cachetée exoluait tout d's- salon de la baronne et que j'y avais connu et tranquille à lidde que je n'ai rien à me bord la pensée qu\u2019elle n'avait été destinée dans le temps.Il me raconta qu'au reprocher et que vous-même, connaissant QU'à madame de Belvoir seule.Je tirai printemps de 1856, quelques mois après à présent cette douloureuse histoire, vous Dégligemment le papier de l'eavelope, et, |mon d port, madame do Belvoir avait ne me ferez plus de reproches, vous ne avant de l'ouvrir, je me convainquis de épousé le docteur Laval et que cette concevrez plus de soupçons & mon égard, nouveau que os ne pouvait être une lettre, union paraissait très-beureuse, Il me \u2014Prenes osbte bague qu'Edouard m'a don- at il y avait en haut de la feuille des ca- parla de l'objet de mon premier amour née.À présent, je me sépare volontiers Pactères imprimés.Un Prospectus, répé- comme d'une femme toujours bells, jouis- du plus précieux bijou de ms jeunesse, ry eu moi-même.ve déplia L Papier sot dune: reputation itée de bonté et car c'est ne t depuis que je vous con- et je lus\u2026 quelques ignes\u2026 d\u2019abord sans lexprit.Son salon était cité comme Fan is que min Tem na yous cou oo lun.quelqe puis plus attentive dee plus agrdsbise de Pari, Le sot qu'simer.ment.enfin avec toute l'application pos- un rinoe de la science, adorait « femme.sible de mon espri\u2014Pondant une ss nouvelles me firent plaisir.Jo no conde, quelque chose comme un voile noir leur en veux plus, ni au docteur qui, le me passa devant les yeux.Ma poitrine premier, avait cherché à m'ouvrir les était oppreseée ; je sentais comme une Son-| yeux, ni à elle qui m'avait trompé, Et traction douloureuse du owue ; le PIF: pourquoi en serait-il autrement ?On ne tion me manquait.En ce moment, quel- traverse pas la vie sans rencontrer le men.que chose qui ne pourrait jamais se rem.songe et la désillusion, et si madame de placer se brisit en moi.Belvoir et le docteur Laval n'avaient Benson se leva, alls & son bureau, ou- détruit ms foi de charbonnier dans rie vrit un tiroir, chercha quelques papiers, pais revint à moi tenant à main une enveloppe cachetés sur laquelle était derit de aa main : Souvenir, 18 décembre 1885, Elle penoha la tête aur mon épaules et je l\u2019antendis pleurer doucement, J'étais tellement ému de ce que je venais d'apprendre, qu'il me fallut quelque temps pour retrouver Is parole et exprimer ce que je ressentais, Je voulais me jeter à ses pieds pour implorer son pardon d'avoir osé la soupçonner ; elle m'en empêcha avec une douceur influie en ajoutant : ue le soit oublié ! Je n'ai Le re de ee ou Je vous de toute ls force de mon âme, Ce fut ls plus belle houre du plus beau fixement dems vis.Je sucoombais sous le madame Berthe voir ot I! gamer devont ells, oul, la croix prb bonheur : Ia plus belle, la plus \u2014=Ouvres cela, ze dit-il, at lose, «à asvent docteur Laval 1 RL Maia que signifie Le tout 1 noble, le re at ame wos dis Lun .istoire.je me lovai partie, «à contenait une plus portant Tiers i, mire la mol, prit le us ju\u2018elle « 8 posé sur Ia table suseription : \u201c Madame la baronne de Bel- 0e \u2014Vous me l'avez défendu, au moment j'étais entré : voir,\u201d et, dans ostte seconde enveloppe, se \u2014Je ne comprends pas, \u2014\u2014Je viens de découvrir ce Shakespeare trouvait une facture ainsi congue ; i 342 UE 17 Jurzs® 1879 om ee meen L'OPINION _PUBLIQ re = rs * = EX pL! EN $ 3 i ke | 2 a ma i: # 4 ae = pal i i\" = am errs: Siero .[Se FT PR x por \u2014 - Tm ne re \u2014\u2014\u2014\u2014 mm J =\" ow LES BATEAUX DE L'ESCADRE FRANÇAISE FAISANT DES EXPÉRIENCES DE TORFILLES === = HE == == == ee = == \u2014_\u2014 rs = \u2014 = = = pes = ® ii Ny n \u201c A A, WY 4° \u201c vai SN pu # y 4 \u201cw J i vi ka I Ya = Vi ju 7 ; \\ #1 y _ a / fin I « \" A.CA wi L i | ke A 7 i ; ï Los LS à Je = > 7 a 5 se L = \u201ca Riise.=) pe 2a - Gy ee\" > rd ZL «a 17 MONTREAL : asain REMONTANT LE COURANT SAINTE-MARIE ' i 848 4 3 SER vr i i f 3 cu 2%, 5 ne = bp AT es YS ! LS sus Nad of Ap 1 he; a ei a ki 7 ta ï El { 5 3) Peg 3 pa de 4 MHL i - = GE PA Ez = AES A ed 24°, a a 14 = LS = El 2 i a 1 M ace { 7 3a iy # 5\u2014LA PASSE ROCHEUSE pr = é Ex \u201cr J = Rey > 25 W, pa 5 Ir = 2 un ton plus je renon mon Le chèvrefeuille eu répand sa forte essence.vous tenir Copa Ron Abjymé dans l'extase et l'adoration, tous veut dire : Lt ee os tm JS enor ue a le, mal voir VF ds vo es case il imac dou Ces paroles si simples émurent profondément rait ru briller dans co clair-obecur lo ouivre et l'aci XXI A Mais l'embuscade était bien près de l'endroit = \u2014-et la création, Comme su four gu la vit sortie du sein de l'onde x Après tout, continue le brave m a ee EE NES se med dr Car, du fond de l'asur immense, pouvons nous quitter sans avoir rien à nous re- Dela place où il était resté, Roger ne pouvait courte data Toa outer avec Kégine procher.Dieu sourit.PROPER, péris en route, j'eurai toujours la con.Nantes Beavonkmix, solation d'avoir rendu service à un officier fran- Après la pluie, » Juillet \"1879.Cen était trop, et le lieutenant ne tint plus goptre le souvenir que Pierre Bourdier venait ner.Il pons aux scènes de la forêt, et il rejets UN bien luin l\u2019idée de séparer sa fortune de celle de son sauveur, DRAME SUR LA SEINE | niin ome rns, t suis ve Son cour 1 disait bien pourtant que l'hé- A al n ve qu encore.Deuxième partie de la Bande Rouge Un nouveeu mast de main de ls pauvre Cette remarque l\u2019amenu à chercher ce câble sur lequel le messager comptait pour fair, et il s'aperçut que l\u2019appareil prenait son point d'ap- wip er mu-dessous de lui.à quelques pouces son et portée de sa main, la corde se rattachait un erampon de fer solidement planté dans la muraille.il t se rendre compte de la force de ce chanvre auquel ils allaient confier leur vie, et il Teconnut que le cordage avait à peu près l\u2019épais- sear de quatre 3 Ce calibre offrait de suffisantes garanties de solidité, mais une voix aussi aérienne n'en était Pas moins effrayante.L'action de s'y embarquer paraissait des voir ce qui se passait au de la maison, ble il distinguait porte arbres rangés sur la rive droite de la Seine.Il entendait aussi le craquement particulier que produit le choc des glaçons heurtés les uns contre les autres per le courant.it, comme l\u2019avait dit Bour- dier, à quelques pas du moulin.Le vent soufflait du nord, mais trop faiblement pour couvrir les bruite de la terre et du fleuve, et c'était là une facheuse condition pour tenter unc évasion à quelques Ay des Prosslens, Une tempôte qui aurait agité les branches et couvert le ciel de nuages eût été bien plus favorable que ce temps calme et sec, Le hardi m appréclait sans doute toute PE) fallai i ~ -_\u2014 it fro une manifestation des volontés [1+ diffenlté de entreprise, depuis qu'il était pds ot angi fal ots chp Sle de la Providence cette étreinte silencieuse et, il Montd sur le toit, cat, au Lien se presser, il à c fragile support.Xx dit d'un ton ferme : gardait une immobilité complète.\u201c Avez-vous vu! lui souffls tout à coup Pierre ; Couché à plat ventre, es seule dépassant Bonsdier, roars, dual 1 oranda Roger.a Je ne veux pas vous sbendonner, Nous Ia plate-forme, il avait l'air d'observer attentive- donot te noon sortir avant que ve gre- allons partir ensemi \u2014Qui ; din we oun nance, rioadit fu Era a bonne heure | w'oria.Bourdier.Jo oon to terrain, éveil par le geste qu'iliai avait du que point noir qui vient de we montrer à côté hl enten soupira oi n que vous Le *, d'un Em peu convainen =\" Dits-mo co ul fat fie, dit fermement 2h, n'oit pas bouger, tale 0 ¢ i Ls, n avait été ai rapide qu'elle avait Savez-vous où 1e Sarrasin l'a logé ! Boge, qui, intessat qu so pari étie pris, dr pape de à trouver que le station se prolongeait trop.\u2014-Non.J'étais de fatigue, je me suis avait rotrouré son sang.bis La tom: était et, quelque ha.tada l'officier oût nuits de biveusc, il dans In ageeité du nus, Pit endormi aussitôt après que cs drôle à été confié \u2014Vous allez voir.\u201d bl tait Le membres s'engourdir à peu, es us a Pre ne eme, 6 c'est vous qui m'avez Et le mossger de l'armée de la Loire ve mit MT pencit d'aflours que Régibe devait sont 1, mommagen 1° Puis fixé maîntenant, murmure Taie je doute de I! .en devoir sans plus tarder de préparer l'évasion.frir autant que lui, \u2014Comment ?lors, jo me endroit où on l'aure Ji fallait d\u2019al atteindre vitrage et pour Etendue bravement sur le dur ploncher ds la casé ; il y a des chances pour qu'il ne nous vois le dds la Pr \u2014C'est le mendiant qui « fleiré is chair pus filer.Seulement, il .gels» quoique plafond chambre füt sases fratche et qui rôdait tout à l'heure du côté du Le ete nuit Poe eat probable WH 208 bas, un marchepied était absolument nécos- bac.toiture, elle ne prenait pas plus de souci du rude tour du moulin et | aire contact imposé ses membres délicats que des intem; du ciel.i faut le gagner de vitesse, La table et un fauteail le lui fournirent il devenait érident que Is position ne gs 1L8 YS Ge Hien ne vouait, et il est all ue NAME Qi ne soit pas déjà trop tard.Avec les prioautions [ofnis il récsait à pla- serait ps tennble longtemps, et Kogur s'inquiés \u201céchstfler dans Je gourbl avec son ai le Pros ° Pine ep heures ot cat lo cer oes deux meubles l\u2019an sur tait de l'inertis volontaire de son guide.\u2014\u2014Alors ! interrogea le lieutenant avec an- imoment où on met le table ioi, Le gueux doit 1 té, à constrai \u2018échats être occupé à manger ss soupe.pit de bee cuite To bruit, fro 1 \u201c* Mais êtes-vous sûr qu'il ne vous à va ' tou\u201d l'heure quand vous ét ariva Tu ue Late en ail Element, ot c'est \u2014Parfaitement sûr.Vous pensez bien que 4 lement, je sup; que mon ami Sarra- l'autre, et, en dé- audage L'appeler, même à voix basse, eût été pout | ges, être une grave imprudence.\u2014Ceei prouve d\u2019abord que le petit vagabond Us à l'aller rejoindre.ignore que nous sorumes dans le moulin.8°il uh Se tn FE TT SE Je ne me wals pas atvusé à passer par ls grande sin n\u2019a ces uer à vous envoyer d pe and sa tit touche presque le done, 0 pour visiter maison cent en bas.ri cle pour me monter Gui dino go me vo ren on vue roqeE de | qu, et quand mots siféa à son oreille : rho) Tani rv peony ren perdre \u2014Et comment avez-vous pu arriver jusqu'ici ?ie, comme die, sans Regn uns \u201c Avez-vous de bons Jroxt wy orols que vous avez raison, mais que A Pr male do Hog plaine d'eau pq, Ole Tamar Éleutenant mer 1e méme \u2014Partir, dit crplement Pierre Bourdior, In chambre oh nous sommes.de-vie.\u2014 sur le rive, de 0e côté-ci de la ris \u2014Pastir ! s'écria Roger, oubliant de modérer = iasnes ! répôta Roger, qui n\u2019en con- ** Vous partagerez avec la petite et vous oro.vière, dites-moi ce que vous voyez,\u201d 1e diapason de sa voix, quand ce misérable en- nuisenit pas d'autre que La trappe par où on l'a- Queres ça en route, mais avalez-moi tout de suite Eu sa double qualité de chasseur et de soldat, fant peut nous surprendre au milieu du vait introduit, un bon coup de ce vieux \" avait eu assez d'occasions d'exercer ea ous n'avons le choix, Ecoutezs-moi \u2014Mais oui, et vous n'avez qu'à lever la tête Le Mestenaat no besoin dF ti - lant t vase de ; * re où ne gate Pare oo Dit ot ne ghomie d'il celle nous servir, jue ses forces avaien n ce atimulan ar d'un un e promel au pour vole Ju wr ° q Régine elle-même ne refusa la gourde que Eston: bois de Boulogne.Il ne faut donc pas perdre de lob ae u ui res Pen pue ven ü in bras- em as s8 nou! Te ol \"le i temps.\u2014C'eat vrai, mais.\u2014DMaintenant, interrompit Bourdier, nous avons deux chances sur pour que le men- ovate Pa lel ne boars.di tes, ça aime et le n doit ve dans le gourbi, \u201c\u201cB'il à envie de faire une nouvelle ronde, il sttendra qu'il soit aux environs de minuit, * Done, est le vrai moment de filer, et il tenant ne trouva d'objection à usant ie péri oo it, plus il tremblait pour Ré Le wa ul avait peut-être deviné cs qui » passait dans son ar hâte de donner bes dernières instrustions, \u2018 ** Voici l\u2019ordre et la marche, dit-il Tepédom-nt, pu ce pas \u2014 , son ami lui tendait, et but bravement .out juste.C'est un Sert qu à l'air de , ome pour Jun aire compro dre qu'elle vous ei promis la grande route, aux © virl'es.Je is prêt à vous suivre partout et cette Bogor lissards encore aue objection.jeune fille aussi, dit Roger un peu choqué de 0e svengant l'heure du départ, demanda- uugege bref, mais j'avoue que Je ne comprends t-il, ne craiguer-vous pas de déranger los plans prie.0 viager ga va Po Vous 3 .war le toit d'un appentis a planete quon jr, A possible, mals nous nous passerons de njoute ele ou du Ori mais\u2026 tempe à infernal gamin de nous espéonner.\u2014Je le u re .\u2014Ce toit, tere t 4 rre Bourdier, were \u2014Commant ferons-nons pour emporter nos de point d'appui au ofble du bac.C'est comme ballotat ne les emporteres pas ut dirais \u2018embarcadire des voyaguurs à la 2b oon now ari?.vaisir maintenant ?* on nous arrête, nous serons lusillés, m Commences-vous à er Uoutenant, dit le messager avec un calms pars Roger saisissait très-blen, mais il restait con.fait, mais on ue nous arrêters pas, fondu à l'idée de tenter une pareille entre \u201c Voyez-vous, njoute-t-il, en dehors des et il doutait surtout que ou Fortes de Bopp prussiennes où peut jouer au colporteur, puissent y œufirs.mais, on dedans, ootte là ne servirait À \u201c Mais, ohjeota-t-il avec embarres, le trajet rien, ot nous avons trop de chemin à faire cotta doit être énoeme, cer le meulin n'est pas au nait pour gr nos épaules, bord de l\u2019eau, ' je crois vous aves misen, dit Roger ser d'un seul tle, le cours de In Seins et la berge o La langue de tarre sur laquelle s'élevait 1e moulin était piste et nus, Aucune surprise n'était done à craindre de ce lui.L'important, c'est de ne pas donner le eôté.Tout au plus, un tes de bâches amoncelées au pied de l\u2019appentis aurait pa servir à cacher un À qui de là, le terrain s'abaissait bras- quant, dv ce bouriet qui bordait le fleuve sed nt trois où quatre saules maigres et ra- C'était là le point que Pierre Bourdiee avait signalé spécisletnent l'attention de som com.on de périls, Je vais passer le premier, vous m'onverrez Prog pd wie donc toutes sos facultés vis tite ensuite, et o'est vous qui ferez Parrière suelles sur ls ligne plantée de le rive gauche.Il garde, ne vit rien d'abord.Un brouillard trèe-légur montait de le Seine \u201cdoi ve l'officier qui comprenait l'umponelilité de délibére pius longe ) 17 Joma 1870 L'OPINION PUBLIQUE 345 Je vais vous expliquer voi j'arrange dunetie pendant que con fils ainé faisait dérent du côté du banc de juart, attendant LES FEMMES lo nore de cette façon-| ams vod Fring exécuter les : q 4 Vous entendes \\ ait manœuvres ordinaires.avec anxiété un ordre du commandant._\u2014 cleat oe ge entre rive 3 by M.B.détourns Ia tate.Devant Dieu, Une femme eat une : lle pe dans lo travers.von mas acres hd devant l'Etat, devant lui-même, il répon- | don: i , t ; compagnie, 1 est vrai, mais il n'est pas seul tous les dait de tout cet uipage qui lui avait La frégate Teprit Mentôt son aapoct ina- été confié ; en lle t un uve im.Rid.Un élève vint seulement retrouver possible, il escrifials inutilement d\u2019autres l'officier de quart ; c'était - fils cadet du existences, les deux matelots étaient con- commandan Clorinde.ux ! ! frères se mirent alors à ter le pont Émis Ja Clurinds continuait as marche, p a alors, dun pas régulier, en roulant force cigs: on pin commandant, pour l\u2019a- S'il m'arrivait malheur, vous auries encore 1s ressource de rentrer dans Is cachette of d'attendre que le père Barrasin vienne vous déli.\u201cC'est un brave homme, comme vous pe Je voir, et il ne chargera volontiors de vous \u2018aciliter le parer de gagner la Normandie.\u2014Merci ! dit Roger touché Jume'a larmes fort.consolation qui ne sera pas du goût de hommes.*.La disproportion des âges, dans lo mariage, rend presque toujours cette union un sujet d'ennui et de regrets des deux côtés.de os dévouement \u201c implement de D ri T7 008 mio remercieres Paris, ; .mour mettes en asstiréusen ilonoy pour u Maintenaar, convenons de nos faits, \u2018 Te bai ent, bo ne deux, pein a U| \u2014Mon père, continua Raoul.je suis de vst étant mali qu pom on pour ri Ia pi dre jt dix minutes pour ar.\u2019 ual ans d'intervalle, quart, on dira que vous avez voulu épar- être content dans le célibat.ver sur la rive droite, L'ainé, en outre d\u2019une campagne dans les Dror votre fils, que vous avez sacrifié des x * mors du Sud, avait déjà navigué avec son tomes : décho i 9 père, le second débutait.Un ordre mites s mon père, vous me Tora.là-bas, J risrle ck ue pole eu Abarquan cial du ministre de la marin e, ami de M, ah arte Sonos, six grands bras du Et, sans Pré une répe 3 intrdpida B., avait réuni les deux frères sur la votage ordonna ui M.Bo re sau- T v , 3 .B.coer savant aris) Glorinds, Lea canotiers étaient déjà à leur poste ; corde du bac.14 ces braves gens n'avaient pas attendu un Vous ferez donc partir Is jeune fille un aunt d heure a; moi.Notre luxe « tout plncé dans In classe des besoins : aussi, deux noes qui n\u2019aursient au.Fr den et qui sislmeralont seraient fort à ing u\u2019elles seraient mprudentes t'épouser ma oureuses en ne s'épousant pay, = * * Un proverbe français dit : \u201cOn ne doit ins 0 marier si l\u2019homme n\u2019a de quoi diner et [forme de quoi souper.\u201d * x * A plus de maris qui aiment leurs femmes que femmes qui aitent leurs maris ; et la raison en est dans L'amour que tous les hommes ont, en général, de la liberté.Les femmes dépendent de leurs marie, et lea maria ne dépen- nt point de leurs femmes.\u201c= * 11 n'est pas essentiel au bonneur d'un homme d'être aimé de va femme, surtout s'il) ne l'aime pans nas il ne saurait se passer d'en être ey.timé.x x * ef B.posait Joutoment que ce qui \u2018es officiers c'est un début trop fa- anda: ipi cile ; aussi avait-il tenu à éviter doute ond cova command abou > précipiter douceur & ses deux fils ; et il ne s'en fai- jeta à son tour dans ln baleinière et la sait pas faute, car, pour eux, il était Plus frôle embarcation commencs à descendre et plus exigeant que pour tout autre des porte-manteaux pour se mettre à flot, officier du bord, Ce n'était pas que, pour i ittai ses enfants, il D'éprouvât une affection pro- fone ge EE tard, elle quitiait les fonde, Certainement si, il les aimait, il en était fier, il veillait eur eux, leur mère arg hordes les lui avait recommandés : mais, avant Dieu.tout, il voulait que ses fils devinssent des *, , marins hors ligne, des hommes de fer,| 1! n'acheva pas, une vague énorme l\u2019en- aussi les faisait-il constamment travaille, pelopps comme d'un linceul et bros le ot trimer dur.Eux trouvaient souvent fragile canot contre le plat bord de la ls chaîne par trop lourde, le plus jeune Clor/nde.Les cris des hommes couvrirent surtout, un enfant de dix-neuf ans, un pou \u2018Core Jes sinistres détonations de In tem.mince, un peu faible, mois à bord, où à Pôte ; ils se défendaient contre les lames, F.nv Boisconrr.(La suite au prochain numéro.) UN GRAIN avec les avirons, ferme ; Ceci se passait\u2026, peu importe aur quel garçons, pour les autres et pour point du globe, C'était en pleine mer.Au milieu d\u2019un bile.Depuis de longs jours, de longues nuits, elle demeurait là, inerte, prise un calme plat, attendant vainement la brise.Ses grandes ailes blanches pendaient ne faut point épouser par amour celui où celle A qui on ne peut Pas où inspirer, tristement aux mâta qu\u2019une large houle tellement confiance qu'il faut obdir, que ils luttaiont ot appelaient à l\u2019aide\u2026 Te faisait osciller de loin en loin.\u2018À perte jamais les ordres Lea plus secs, los curves Henri s'était déjà élané dans une autre RECETTES UTILE; de vue le bleu ciel foncé de le mer tran- les plus pénibles n'avaient soulevé un mur- embarcation.\u2014 deux re.© Ol or nde von lo ee ory MB., \u201d .Les heures se tratnaient, lentes et tristes, \u2014U'est Aon re, commandant, et il la Clorinde n'avait pas bougé ; sa voilure, P° foie.oi.x hommes.dant serrée de près, ne laissait que le grand hu- sen précipita cinquante escaladan nior amoindri et le plus petit des foes, Ls 16% basti ; ! eria le lieutenant : nuit D'avait point apporté de fraîcheur, l'air In i assez * cria o> lou ren | et semblait #slourdir encore, et nul brait, seconde embarcation descendit le long A i i du bord.one] aout, Be venait troubler ce La mer implacable l'enleva comme un ot fir a iil.promenals, ut ane ou comme la.premidr ll les deux frères s'étaient axais sur le baatin.M, B.\u2026, cramponné au bene de quart, gag: qui domine le banc de quart, atten- cherchait dans cs déchirant tumalte les dant la fin de ces quatre heures intermi- cris de see enfants qui mouraient là, tout Dables ; tous deux étaient plongés dans près de lai.Il se penchait eur l'abimo une rôverie profonde.Une brise chaude tâchant do deviner dans ces ombres indé- et chargée vint tout à coup leur brûler » cises le corps de ceux qui allsient dispa- laure, dis fureat debout « un bond ; l\u2019é- maitre pour toujours, L'aumônier, à ge.ve r'élança vers le gaillard d'avant.in Poux sur ls dunette, priait avec ferveur, Tout au fond du ciel, dans le lointain implorant le Dieu de paix et de clémence, le plus pordu, l'horizon prenait auo teinte La tempôte seule répondait & sa voix, sou.d'encre.Le père l'avait bien dit, les be-l levant des lames Plus farieuses encore, romètres ne s'étaient pas trompés, c'était Alors, se retenant à grand'peine à la rem- un grain.barde, il étendit la main et bénit ceux qui \u2014Timonier, prévenez le commandant, allaient mourir.° Le matelot n\u2019eut pas le temps de péné- \u2014Mes enfants, cria-t-il de toutes ses trer sous la dunette, M.B.\u2026 était à jà sur forces, mourez en psix, vi imes du devoir : le pont.Il prit la Place de son fils sur le je vous abeous, Dic:1 vous pardonne, chait sur un jaune d\u2019or, et, de quelque côté que l'œil se tournât, il était irrité par l'intensité et ls placidité de cette teinte uniforme que nul nuage, nulle vapeur Ne venaient rayer de leur ombre.Sur le pont, les matelots dormaient, allongés contre les bastingages, accablés la lourdeur de l'atmosphère.L'officier de quart se promenait seul, no se donnant wéme pas la peine de dissimuler de formidables bâillements, A huit heures, un lieutenant de vais- seaut vint le remplacer, et prit, pour jus qu'à minuit, le commandement du navire, Au même instant, un officier supérieur parut sûr le pont.C'était le commandant de la Clorinde, M.B., ne le désignons que par cette initiale, il existe peut-être encore, jeta un coup d'œil sur la voilure, la coup d'œil du maître, et, s'adressant à l'officier : \u2014Votre frère est-il de corps avec vous, Henri ?.\u2014 Oui, mon père\u2026, oui, commandant, répondit le lieutenant en s reprenant aussitôt, à un regard sévère de M.B.\u2014 Vous ne vous habitueres donc jamais à ne pas m'appeler ainsi, Henri?À bord, CE QU'IL FAUT FAIRE LORSQU'OS ERT ATTRINT D'UN COUF DE HOLKIL Le traitement eat simple ; on lave Is avoc de l'eau de savon et de pavot, puis on say.poudre avec de le poudse de riz, la fécule de pommes de terre, ou bien simplement de la farine do blé.Si la rougeur plus de vingt-quatre heures, on emploie les tions d'eau + sapouaire.\u2014Jl est rare qu\u2019un coup de soleil résis.e plus d'un ou deux Jours à ce simple traitement.Une précaution à prendre ent de ne les Hex.poser de nouveau aux rayons du soleil.MOYEN DE FAIKR GUÉRER LA TOUX Faites rôtir un citron pres beacon ile win, en prenant garde qu\u2019il ne brile ; lormu\u2019il ext tout à fait chaud, tranchez-le et premez-le au- dessus d'une tasse contonant trois onves de sucre parisitsment pulvérisé.Prenez une cuil» lerde ce brouvage tontes len foin que votre toux vous incommode, Le breuvage est bon et agréable au goût.il ost rare qu'il n'ait pas procuré du soulagement.Il & wn moyen bien simple de manger une excellente salade, et personne ne s'avise l'em- ploger, Co moyen consiste à préparer la salade (laitue ou romaine) In veille.arant la nuit, les végétaux macérés dans l'asssisonnement se flétrissent, n\u2019imbibent et rendent une oan qu'il faut jeter.Alors on wmaisonne ls salade de nouveau.Le contenu du seladier n'offre pas 27 de lo Tome Pout y en avoi, ne are, ordonne une ili nts open qu la autres Dera cote ase sevourent dane pr i oy $ ue \u2018 commandant.voix tonnante, Les officiers entouraient le commandant cellent et\u2014ce qui n'est pas à dédaiguer\u2014d'une C'est vrai, vous avez raison, comman- \u2014ËElle y ost toute, commandant.+++, ils l'imploraient ; déssapéré, il secoua digestion facile, dant, mais ni moi ni Raoul nous ne pouvons nous y faire ; il nous semble que si le respect que nous vous devons gagne à ee titre, notre affection y perd quelque chose, \u2014Raoul est à l'avant ?\u2014Oui, pameadent.prdes \u2014C'\u2019eat bien, faites tout, simplement le grand Buster an bas ris ot surveillez 'horizon de vos jumelles.Prenes les miennes, elles sont moilleures, Si le temps se couvre d'un côté, défiez-vous bien Au même instant, une avalanche de pluie ls tête.Ses deux fils, tous les deux al- et d'eau salée a'abattit sur In Clorinde, le laient mourir ; il entendait encore leurs vent, en hurlant avec furie, tordit les Plus cris et il lui était interdit de chercher à ros cordages, la mature oraqua avec un leur porter secuurs ; bien plus, rester en uit sinistre, et La frégate, prise en travers panne compromettait le sort de la Clorinde, par cette épouvantable trombe, se coucha et il fallait, de par le devoir, ne pas s'ar- sur le 20%, comme le Sladisteor blessé qui rdter ot continuer ss route.voit venir mort.hdant une minute] | __ rd -t-il, a éternells elle demeura engagée, mais elle pans rs dessous, ordonne » aux deux boules se releva toute fière et, emportée par l'ou- La Clorinle TOprenait es course, fuyant |_Ils viennent d'acheter un stock de banque- ages s'enfuit balayant les lames.de nouveau devant la tempête et abandon.ute soneidirable dans lequel ne trouve amor.p voupir profond p'échappe de Is poi- [nant lola derrière cour qui étaient oon- (iment plus riche ot lo plus varié cette DEUIL LECTRICE, Si vous vons trouvez dans la pénible né oeesité de vous procurer une toilette de deuil n\u2019oablies d'aller ches DUPUIS FRERE +, No, 606, rue Ste-Cathe- rine, coin de ls rue Amherst, i l'enseigne des noires, du grain\u2026 ou plutôt, faites-moi prévenir.| ying ie B., ln Clorinde était sauvée, init 91420 de merohandises.i ommendant, il ny a pas Droite la Doris, Clorind ror og.7pel La mer as reer jou digue Rp er op de un souffle dans loir, pas une foile brise, la houle elle-même s'aplanit.Vous pouves bien reposer en paix, mon re, vous veillez tant depuis quelques nuits, \u2014Encore.\u2026 Taisez-vous donc.La mer est calme, mais le temps est chargé, les baromètres dansent comme des fous, ile sautent de 20 millimètres à l\u2019houre ; hier, ils avaient dépassé lo bean fixe, ile sont fa paramatas et les alpacss noirs.oo tout offert à 25 par cent de moins qu'ail- re.,, Et In frégate, pareille au cheval qui sent sss sree senene suesesens Véperon, reprit m oo nr | Quand XM, Bro.quite bn Choad oe lements de la tempête.retour de la frégate en France, il retrouva \u2014Un homme à le mer à babord | Ja malboureuss mère ; il n'eut pas un mot, \u2014Un homme à le mer à bebord: |P4# Uno larme, Quant à elle, elle ne put a ip 1e Corine de Pos Les dus mine telle dame Poupe en proue, venait d'enlever deux un sanglot.matelota.cris farent entendus par le | Gronozs Prapu., \u2018Tous les acheteurs sont d'accord pour vanter In qualité et le bon marché des.nouveaux Cha que la maison DEROME, 621, roe Ste-Catherine, à l'en du lion et de l'ours, vient de recevoir.Cet blissement, of avants: geusement connu du public, n'offre que des sha.maintenant tout près de tempête, Celui moni 1 \u2019amarre peaux dout la qualité t l'élégance\u2019 sont deve- de In galerie us mit plus oh il cn ent, Car onde le sree gu Bib amar dela Due > Les nombeux cents vont gues, cargues.\u2026 l'eau on fusant, \u2014\u2014__ .avoir entière satisfaction.wl lot con: Et lo commandast B.rents sows Is Lan officiers montés sur le pont regaz \u201cpains vps po 17 Joncæs 1879 846 \u2014 L'OP - INION PUBLIQUE | ER im I mn i | I y il EA] Li pr | | I | ; ) 3 I 13 | | | fi Il | | | I i fd pe fail | Lh : i A = iH [Rit ee 9 WA | ù 4 | va | ii | iT = i | | iil | | | if I | Vi | ; : I | l i li il Ï i > i | | I | fs va di > \u2014J il il | il Hi ii y He =] i HR | | | ji j 4 | S ~~ 2 fis : Li ! i Le N \u2018qu hi LC H 1] 1 SE il | [hi 5} 5) LUXIE DU CAP | in 1 EY em) = if | il | | ; 2 fit = | lé | | i | Es Pi pv 5 = if Jif EF ry LL RS fl il il li Deas il il il EE i Tw 4 q il il | Juil jl | i I y i ! | | H | | Ps \u201c | \u2014 il Ë > El il FH i = W LE CIMETIÈRE DE ROLFE'S DRIFT 0 (HITTITE a 1e WOLFVILLE, N.S.\u2014SCÈNE DV MEURTRE DE LA FEMME DEWoLF il Qu iy ) = ( el | | .H J IR i | il 4 i | | Ly | | if fi | | | | | f N } I i 11 | pret | iil k \\ ] | # } = | in : h ; i } 2 py .1 TE , i yA | | i, | Ht pe TH Fo bi A i I i à 1 Qu | = Jo i) EY = i! i i= jhe f Mo LI = i HEALY pd 1 | = pates d fw me ft, i - fa 1 = = Le E cn IH i Sn / | il | + \u2014 au cu: = PP LA qu bn wg | ; ii uy Tw [ps mo \u2014 J Se Je\u201d ae HE 44 11É H'OTTAWA T | T4 Hey | = cm qm aps], ciel wr om net ul ml \u201c4 Wa 5 | - i ul | m= Ay burl il ial + oC ! = ==) = - A A pr - mi a a LS = (a Pash PH al bi Eu J rid I i 3 LC 3, pi TP 2 = [1 com go gon HES md, SH cpu, 4 tl | 1 ; a I | LE MONTREAL\u2014S E DU MEURTRE DE LA FEMME GALLAGHER, SUR LA RUE WILLIAM ! li 1 PL rw ER NE % I} RE fi Hy AS nh iy i 4 | A = Yn W cL il | | f f pa TZ di f | WW 17 JuiLuee 1870 DEUX CONSRILX Ou « la mauvaise habitude, en été, de boire du lait froid pour se rufraichie.C\u2019est un grand torte en Île faisant, on w'oxpase A de funestes acui- ts.Bien des personnes sont mortes victimes de cette Imprudence.À l'autopsie, reconuu que le partie où se trouvait le lait était ganjgre- née.Celu est facile à comprendre, car le froid glacial du lait paralyse la circulation du sng, et lu gungrène ue déclare presque aumsitôt.Il est, «lu reste, un fait constaté pur les expe riences: wettez du lait eaills et froid sur les ru- clues d'un arbre, il périrs infailliblement.Voici au remède contre lu velle, que nous alreme un correspondant qui nous affirme eu avoir obtenu un sérieux soulagement et nous demande de le vulgariser, Boire, matin et soir, un bol de * chevelu de mais\u201d on décoction, pendant uu mois.C'est Jas tisane eéyétals de cortains pharmuciens.Celu coûte, chez sux, cent francs pour le traitement, deux cents fran s chez 'herboriste, ct rien du tont daus un champ de mais.Cotte chevelure, qui enveloppe l'épi, est ordinairement laissée sur le sol comme engrais.SCENE PEUSSIENNE, La téazette de Cologne publie le récit d\u2019un drame de famille, qui démontre à quel degré lu démoralisation est arrivée dans certaines couches de la suciété prussisnne.Un paysan des envi- runs de Koenigsberg était allé vendre une vache au marché de Lyk et en avait touché le montant.L'acheteur lui avait remis entre autres un billet de 100 mares.Rentré à la maison il mit le billet sur une table.Un de ses enfants, un garcon de 6 ans, le déchira et en éparpilla les morceaux.Le père, furieux de voir cette perte, prit unehache et coupe net la tête de l'enfant.Pendant que cette scène se it d'un côté, ss femme faisait prendre un bain & son enfant cadet, Le crime commis, le père alla le lui raconter et se sauvs.La femiue s'évanouit alors et laisss tomber dans Ja buignoire sou enfant qui s'y noya.L'assassin aétéarrêté.\u2014-\u2014e-\u2014\u2014 18 New-York Herald a pris, on le sait, l'initiative d\u2019une campagne contre le percement du canal interocéanique, dont l\u2019Amérique cependant serait la premiire i profiter.Cette fouille, certainement mal renseignée, après avoir prétendu que le congrès présidé en Europe par M.de Lesseps avait fait fiasco, ujoute : Si M.de Lesseps et ses associés réussissent à trouver les fonds nécessaires pour lu construction du canal, tant mieux pour eux, mais il ve faut jus qu\u2019ils comptent sur notre coopération pécu- ninire ou diplomatique.Nous avons dit et nous le répétons, leur projet est éntièrement contraire aux intérêts et aux opinions de l'Amérique, et c'est elle seule qui pourra choisir définitivetnent le site pour le percement de l\u2019isthme.Comme on le voit, notre confrère reste toujours l'esclave de la doctrine de Mun- roe, mame lorsqu'il s'agit d\u2019une entreprise d'un intérêt universel.Mais M.de Lesseps n\u2019est pas homme & se laisser décourager par les obstacles, Les amnouces de naisss woul Insérées à raison de ein NAISSANCE À Montréal, le 3 juillet courant, la dame H.B.Ruin.ville, écr., avocat, uu fila.ON DEMANDE les numéros suivants de /' Opinion Publique : 1875\u2014No.3.1877\u2014Nos.19, 49, 1876~-Nos.1, 51 52.1878\u2014Nos.1, 2, 3.B'adresser & MILTON McDONALD, 590, rue St Paul, Montréal.ss Les facilités offertes aux habitants des cam- pans par les nombreuses lignes de chemins de jor et de bateaux à vapeur de visiter Montréal à bon marché, devront avoir peur résultat d'aug- »enter sensiblement les affaires.Dana le but de profiter de cet accroissement de commerce, MM.Narcisse Beaudry et frère, les Bijoutiers L'en connus, dont le magasin eat situé au coin d'arues Notre-Dame et Saint-Vincent, vien- vont d'importer et de confectionner un choix extra le MosTREs en or et enurgent, Bisoux de toute +.ascription, qu'ils offrent, à cause de la dureté ses temps, en détail au prix du gros.Spécialité d> dorure et argenture ; ils fai riquent et ré- p rent les ornements d\u2019églises.N ARCISSE BEAUDRY, Eoovasp E.Beaumer, Bloutior pratique, Horloger pratique.AVIS Lies abonnés de L' Opinion Publique qui désire.reient faire relier leurs volumes d\u2019une manière élégante et salide, et à bon marché, feront bien de d'adresser an burvau de ce journal, & et 7, rue Bleury LL OPINION UN REMEDE POUR LA CONSOMPTION Un vieux médecin, retiré de «x profession, ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d'un simple remède végétal pour la Kuérison prompts et permanente de ls Conson tion, de la Brouchits, du Catarrhe, de l'Authine et de toutes les maladios de lu Gorge et des l\u2019ou- mous, lequel est auvsl uno remède positif et ra- dlieal pour ls faiblesse des Norfs ot pour tous lon maux nerveux, ajirés avoir eu la preuve de ses merveilleuses vertus curatives dans des milliers de cas, croit de son devoir du le faire connaître à l\u2019humunité couffrants.Anîiné par co motif ot le désir d\u2019alléger lousoutfrances humaines, j'enverrai gridtis cette recette à tous ceux qui la désireront, avec des directions volnplètes pour la préparation et l'uusge du remède, en français, allemand ou anglais, Cette recette vera envoyée par la maille en adressant avec un timbre de posts et nommant ce pepier: W.W, Susan, 49 Powors' Blo:k, Rochester, N.-Y, \u2014Le monde élégant à voustuté avec plaisir que M.Cédras, le chapelier bien connu, uvait, pour répondre aux sollicitations de ses nombreux anis, ouvert un magasin au No.628, rue Ste.Catherine.Les chapeaux con uc par M.Uédrus se sont acquis une péputation quasi- universelle pour l\u2019élegance ot ln bonne qualité.Væ public acheteur est certain qu\u2019on ne lui ven- \u2018les que des articles d\u2019une qualité supérieure, car tous les chapeaux offerts en veute sortent de ses ateliers, 0.38, rue Lemoi AVIS SPECIAL À tous cenx qui souffrent des erreurs et des indiscrétions de la jeunesse, de la fuiblesse nerveuse, de décrépitude et de perte de vitalité, j'enverrai, gratis, une recette qui les guérira, Ce grand remede a été découvert par un missionnaire dans l\u2019Amérique du Sud.Envoyez votre adresse au Rtv.Joseen T, INuaN, Station D, Non.Vork.Nouvelle malxon.\u2014Maison natlonale.\u2014 MM, MATHIEU & GAGNON viennent d\u2019ouvrir, au No.105, rue Notre-Dame, un magasin de marchandises sèches et de nouveautés que nous recommandons au public.On trouvera dans cette maison tout ce que l'acheteur peut désirer, lu qualité des marchandises et le bon marché.Ces messieurs possèdent, quoique jeunes, beaucoup d'expérience des sifairex.Leur assortiment de marchandises est des plus variés, et dénote chez cux beaucoup «de goût et d'intelligence.Nouvelle pharmacie.\u2014Tout le monde wl- nuire la jolie pharmacie que M.S.LAcHANCE, si bien connu comime pharmacien du renom, vieut d'ouvrir eur le rue Sainte-Catherine, pris de la rue Jucques-C'artier, porte voisine de la banque d\u2019Épargnes, Comme l'on peut s\u2019en convaincre en visitant cette pharmacie, M.La- chance a déployé beaucoup de goût et d\u2019habileté \u201cans l\u2018aménagement et duns l'achat de ses mar- cltandises, et l'acheteur est certain «de trouver à cet établissement tout ce dont il a besoin.Maison À, Pilon & Cle, \u2014Cette grande imaison continuera à fondre le stuck sans réserve d'ici à uelque temps à meilleur marché que jamais, Lous recevons tous les jours de nouvelles marchandises de printemps et d'été, ce qui permet de satisfaire toutes nos pratiques.Profitez de cette grande vente autorisée pur le syndic nommé à la faillite de la maison À.l\u2019ILoN & Cie.La maison P1Los profite de cette occasion jour remercier cordialement le public en général pour l'encouragement qu\u2019elle a regu depuis quelque temps.Réduction considérable des prix de nus marchandises.Il faut écouler à tout prix notre stock qui est encore au-dela de $60,000, pour faire face aux engagements que ln maison Prox doit rencontrer d'ici à un mois.Nous vous iu- vitons donc tous à profiter de cette grande vente, et en ce fvisant, vous favoriserez M.A.PILON, ui a wu, par son énergie, développer la partie t de Montréal et faire du bien au public en général.A.PILON & Cie, 647 et 649, rue Ste-Catherine, Montréal.Par ordre du syndic officiel, C.Boausoleil LES ECHECS \u201cdorresa, 17 juillet 1679.Adresser toutes les communications relatives à cells partie du journal.à M.O.TREMPE, No.#98, rue Saint - Bonaventure, Montréal, AUX CORRESPONDANTN Autre aulution juate du problème Nu, Ititi: M OZ It Hamel, Buint-Joau, P.Q.Solutions justes du probléme No.167: MM.V.(lu.aon, 2.ui uébec ; P., Nherbimoke ; .Sorel; P.8, M, Tuapin, J.Gantliler, 8.Lufrennie, Montréa); Un amateur, Trois-Rivières.Nous offrons nos eincères remerciments aux messieurs suivants pour l'envoi de problômes, journaux, eto.: M.Fars.France; J.W.Shaw, Montréal ; V Gagnon, Québec.Nous croyons devoir intéresser les amateurs d'échecs en général 60 commençant aujourd'hui ln jubllostion de l'envoi qui n obtenu le er prix da grand tour noi de problèmes de ugnel le monde entier était conrié, et dans lequel un tant d In France, M.Emile Pradigoat, .remporté In palme.PUBLIQUE La première réauion de l'Ausociation des Écheos Al- lomunde s'est tenus à Leipalg.le 18 juillet.Quatre prix de G00, 300, 150 et 100 marks sont offerts pour le tournui, Les principales conditions de cette luite sust que chaque coueurreut devra jouer aue je contre tous les autres, ot La Iumite du (oups out de 20 soupe par heure, Pour lo voucours de puubilènses, trois prix de 190, G0 ot 40 ruurles seront distribués.RECROLOGIK.\u2014 Lu Schackzcitusgy wrettable jour fe monde des Éehocs : est décédé à l'âge de 34 ans.l'rofouseur de à l'université de Lælyaig, M.le De Gurlug vient éminent et porte re: r tioriog y lusephie lait 10 va- 1 très Fort juusnr d'échous ; plusieurs fois grands touruois ol }) vceupait wie pluse ns lo tournol de Leipzig de 1877, 11 tre M Winawer de «t M.English Gv.duns ow tournul Strlent duvx l'ardre nitlsen, Anderssen ot Zukerlost, unes Lie :M Le tilobe: isemocrate, dv Bt-Luuis, (K-17) dit: ** Nous aroyons suveir que monsieur Max Judd est désireux de Jouer un match avec M.le sapituine Mackonxie, à condition que ce deraier lui donne l'avant les parties nulles.M.de #00 y # enoore ri luckenzie est prêt à janer avec ohaoun des messieurs plus haut mentionsés, où tout autre, \"De plus, il est aussi rumeur dans les cercles éohi- quésns que M Delmar aurait expi le déuir de se mesurer avec le \u2018 chumplou-capitatne.problèmes du Congrès aris, ISIS.PROBLEME No, 169, PREMIER PROBLÈME DE L'ENVOI QUI A 0B- TENU LE PREMIER PRIX.DEVISE ; lliquande dermidat bonus Homorus.osé pur M.ÉMILE PRAMUGSAT, Saint-Jean-d'An- #ély (Charente-Inférieure), France.à 5 HE mm mm D AAA du 5 Concours International) de des Eel de Cun EN Yin oe ; as da ren 7 % GA 7 7A 4 WP / D BAG 4 Blames.7 Zs 7 wy yy a9 7% \u20ac Les Biatica bouent «1 fout échiée et mal en 22 coups.S Nolution du problème No.167.fitance.Noirs.Lbprir R.écher 1 Rar (A) LF\u2019 = PhicD ERAT (A | Rus F &F Ge 2 RlerC 31 mat 2 Phil D 3 D mat.AUTRE SOLUTION.ceprt 1 P 5a R (meilleur) 2Fpe1 2 Ad libitum.3 ID mat.MATCH ENTRE MM.DELMAR ET 5.LOYD ssème PARTIE Première purtie du mutch entre MM.Delmar et 5.Luyd Joube au * Manhattan Chess Club * de Now-Vork, Partie dex quatre Cavaliers on partie Vienneise.Blancs.Noirs, M.DELMAU M.Loyu, I Pee R 1 Peal} $C FR 2Cle PD 3CHeFL ICs FR 4FSeCD {reb S¥pre S r i ple irbeR 7 PZÆeD TP TR gd Fie RR BCU TH YER \u201c0 Perr 10 PprP r u chen a rkor 12 PéeD 12 PSeR 13C2D 13 Pde D (a) 4 Dis RR 14 R2sF (bi 15 PéeFR 13C3 rR I4 DSeR 16 DSe D 17 Roguent \u2018I' R 17 F3eD In Pde FI} 18 FiePR 1 PFD Lex 0 CprF re a PlecR au Die D MTIeFN CTR vi TDlerER WFSTR 4 TCR MH P3IeCR > CR sop: HT TR 8 D8e CR, éclise 27 RlerT SepeE 28 P pr P, boheo déc, WC FR 29 T pr C, échec 99 R2C Boley pes 31 Dée p æDprF ERA 3 RpeT T7 ler TR, échec A it her MUTI TR 35 T2eFR 35 Abaudonnent, NOTES, {a) 11 vous semble que les Nuirs auraient di, par C ze P R, empécher l'arrivée de In Dame binache of dé.feudre on mêtoe temps leur PR.(b) Les Noira sont forcés de se déroquer.Leur posi- 347 LE JEU DE DAMES Adresssr toutes les communications cunosraust le Jeu de Dumes à M.J.-E.\u2018PUUMANUKAU, bureau de L'Opi wiun Publique, Montréal.PROBLÈME No.175 Cutupusé pur M.FL BLACK, Muntréal NOIRS, | 6 Ù & @ des Le ges a ses 4 em eg & 5 id @ à des & Hw 2 cocon \u201c svoluiien du l'roblème No.171 Las Blanes juuent Les Nuirs jogent de de 67m 0\" 25 in 55 ba Ld 1 42 wn w A IH a7 It th 55 a 2 = él ! 67 Ed 14 va 2 Li 43 et gugmeut Nolutfons justes du Probleme Ne.15) Montréal :\u2014F, X.Hlurk.Village Launot is,
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