L'Opinion publique, 10 octobre 1878, jeudi 10 octobre 1878
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, $8.\u2014Étate-Unis, 88.50.Vo], IX.Tout semestre cominencé se paie en entier.Un ue se (desab \u2018 1 bu moins quinze jours d'avis.lésabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au No.41.| Prix du numéro, JEUDI, 10 OCTOBRE 1878 Les remises d's par bons sur 7 centins.\u2014 Annonces, laligne, 10 centins, Toute communication doit être affrunchie, lent doivent se faire par lettres enregistrées ou a poste, AVIS IMPORTANTS L'Opinion Publique est publiée par la l'onpausie DE LitHoonsPHtE BuuLsnD\u2014 DESBARATR, à ses bureaux, Nos, H ot 7, sue Bleury, Montréal, Le prix d\u2019abounement pour ceux qui paient d'avance ua dans le cours des trois preutiors Mois, est de TLOIS PLASTHES par atti pour ie Catouda el TROIS PLASTRES LT pewtr pour bes Etats-Unis; mais on exig de ceux qui ue se Coufurment pas à cette pisgle 83.25 par année Fils ne paicat qu'au bout «le six mois, et $3.50 s'il» ne réglent ju\u2019 la fin de l'année.Les lettres d'abonnements où traitant d'autres affaires doivent tre adressées à .Buuvann, Géraît, on : \u201c An Gérant de L'Opunion Publique, Montréal.\" Adressor les contributions ut correspondances littéraires : \u201c Au Rédacteur de L'Opinion Publique, Muntréal.\u201d Ni une réponse est demandée, il faut envoyer une estampille pour en payer le port.Lorsqu'on veut obtenir les exemplaires extra «lu journal, le prix le ces exemplaires, en estampilles où autres valeurs, doit accompagner ls demande.Nos abonnés à Montréal sout priés de nous faite connaître toute inrégularité clans le service du journal, SOMMAIRE Ufrest Desdre, par L, 0, David.\u2014Nos gravures : .position of Lorticolture, pur Ernest Mare: La eatas.trophe de ia Tamise.\u2014 Liste des gouvernesrs dit Cus vada \u2014l'auserir sur ju mode Choses wt autr Via compubilité agricole.\u2014Cooswils utiles, Vi ~Polsln: Un chant du Carmel bande par P.du Boisgubey (suite).\u2014Faita divers.\u20141.Fntutses À Ia grammaire, pur le Robouteur.\u2014 Lettre de Garibaldi.\u2014Frix du marché.de.détail de Mout.séal,\u2014Las bchincs, FIRAYURES © Alfred nondation dela \u2018laulse : Colfi #1 Hynoell-Caatle ; Le vapeur l'réncess- Alice ; L cherche des catavres «ea naufragés : Montrôa! : position de La Société d'Hortirulture de Québec.ALFRED DESRVE Un écrivain français faisant, il y a quel- \u2018ques mois, l'éloge de M.Desève, disait en terminant : \u201c Quel est done ce nouveau Paganini qui nouns arrive d'outre-mer comme un lever de soleil !\u201d Saluons à notre tour cet natre nuissant qui reparaît au ciel do notre patrie après avoir ébloui d'autres pays.Saluons cotte jeune gloire qui nous revient consnerée par l'admiration de la capitale des arts, Soyuns heureux, au milieu des humiliations que Hous subissons tous les juurs, «le l'honneur fait au nom canadien par ces artistes émi- ents gue le vieux monde nous convie, et qui montrent à Ja France «que nous sommes wstés français pur le talent comme par le vœur, , Desbve brille au promier rang après l'Albani dunseetto pléiade où tant d'étoiles déjà attirent sur nous les regards du monde.Tout jeune encore, il a étonné les maîtres les plus illustres de Paris : Lio nard, Vieuxtemps lui-même, le roi du violon, qui, dérogeant À ses habitudes, voulut bien donner des leçons à notre brillant compatriote, Nesève n\u2019a que vingt ans ; c\u2019est un joli grand garcon, i la tournure distinguée, nux traits fins ut gracieux, à la tigure agréable, empreinte de franchise et do jeunes.Les artistes ont souvent dans leur extérieur, daus leurs manières, comme ls femme, lu «lélicatesse et la grâce qui ornent leur esprit.Dosève à tout ce qu\u2019il faut pour prévenir en su faveur l'auditoire le plus rébarbatif, 11 est lils de M.Alexandre Deséve, avocat, de la ville de Saint-Henri, et de \u201clame Lenoir-Rotland, seur de M.l'abbé Lenoir, de l'église Saint-Jacques.Il à deux frères ot plusieurs sc-ure qui, presque tous, sont done d'un goût ut d\u2019un talent prononcés pour la musique, pour le violon surtzut.qu'ils jouent, dés leur bas âge, les filles comme les garçons, sans \u201ctudo «t sans préparation, par un simple don de lu nature, Cette disposition singdlière pour le royal instrument atleisnit sou apogée dans la persunne de M.Alfred Desève, et se manifesta en lui dès son bas âge.La premiere fois qu\u2019il mit la main sur un violon, ilen tira des sons harmonieux.M.Doré, son premier professeur, vit le talent extra- vrdinaire qu'il y avait dans cet enfant, et se fit un deveir de le développer.Il y avait six nis que le jeune Desève prenait des leçons lorsqu'il joua en public au col- lége «le Montréal ; il eut un succès qui tit setisation.Après M.Doré, il eut pour professeur M, Martel,et ensuite M.Prume, qui evmpléta lo-uvre si bien commencée, et lit tout en sun pouvoir pour décider son brillant élève à aller se perfectionner sous ies grands maîtres de aris.Le père de notre jeune artiste, un homine hætruit, aux idées larges, ne recula devant aucun sacrifice ; il consentit à tout, même à se séparer de son fils\u2014le plus grand des sacrifices \u2014pour favoriser l'élucation musicale de cet enfant remarquable dont plus que tout nutre il avait le droit d\u2019être fier.Avant son départ, M.Desève donna un coucert où le public lui donna les témoi- unages les plus éclatants de sympathie et d'admiration.On était venu de tous côtés miluer à son départ le jeune artiste, lui souhaiter bonheur et succès dans un voyage entrepris pour sa gloire et celle de son pays.! Arrivé en Franco, M.D'esève se rendit auprès de Sarasate, qui fut enchanté dde son lève et voulut à tout prix le faire entrer au Conservatoire de Paris ; il lui éerivit plusicura lettres à ce sujet.Mais ce n\u2019était pus ce que voulait M, Pesèvo ; il croyait qu\u2019il ferait des progrès plus rapides sous la direction d'un tuaître privé : il alla trouver Vieuxtemps, qui est âgé, maladif et ne prend plus d'élèves.Il jous devant lui et lui plut tellement que le grand virtuose consentit à faire une exception ou faveur «lu jeune Canadien, et i lui donner dos leçons.Vieuxtemps faisait en toute occasion l'éloge de sou élève ot prenait plaisir à constater les progrès qu\u2019il faignit.Mais col enseignement le futiguail ; Desbve, s'en apercevant, 0 rendit auprès du célèbre profosseur Léonard, qui l'accucillit avec empressement et dirigea pendant dix-huit mois ses études musicales, Les progrès de M.Desève furent remarquables, et bientôt il figura daus des svirées privées ot publiques, devant des auditoires d'artistes ot de connais- sours qui l'applaudirent ot ls félicitèrent vivement, .Les journaux canadiens ont fait connaître au public le succès qu'il remporta, le 156 février 1878, au concert Ferraris, donné dans la salle Hertz.Voici ce quo publiait à ce sujet l\u2019Æurope-Artiste, journal musical de Paris : Le violoniste M.Desève à électrisé son public avec une sonate de Beethoven, (xécutée avec le pianiste Delponte.Ces deux artistes, qui sont au printemps leur vie et débutent peine, nous ont «donné gage de tout ce qu'un avenir de gloire ot «le succes peut donner aux meilleures aptitudes secondées par d'excellentes études, Le lendemain de ce concert, Melle Al- bani adressait à M, Desève le billet suivant : Monsieur, Meilleurs compliments et plus sincères félie citations pour votre beau succes ai Lieu mérité.J'écris à mou frère pour le lui dire, Fxuma ALBANI.M.Paul de Cazes Jui adressait, de son eûté, une lettre dans laquelle il exprimait le regret que tout le Canada n\u2019eût pas été témoin des applaudissements que le publie avait prodigues à notre jeune compatriote, qui eut l'honneur de trois rappels.M.Desève ayant joué, quelques semaines plus tard, dans un concert donné par le célèbre chanteur italien Mercuriali, I'En- rope-Artiste du 31 mars 1879 disait : M.Desève n joue plusieurs morceaux, sccom- 16 de Mlle Mercuriali.M.Desève, à p-ine agé de viugt aus, fait chanter son instrument avec toutes les suaves inflexions de la voix hu- mosine, redisant les es et les passions dratna- tiques avec les mélodieuses touches de son violon.Nous prélisons à M.Deseve le plus brillant avenir.N.OLivertt.M.Desèvo se tit entendre pour la troisième fois à Paris, le six avril suivant.L'Europe-Artiste, après avoir parlé des artistes qui avaient figuré en cette occasion, ajoutait : Nous gardons pour ls Lonue bouche les me.rites de M.Descve, qui a fait merveille sur son violon.Les qualités aaillautes de ce e violoniste, qui nous arrive du Canadas, sont une grande pureté de diction, une justesse pleine d'élégance et une suavité à toute épreuve, donnant sou instrument les larmes et la voix humaine dans toutes les trauses de la passion, Dans le mois de juin dernier, M.Destve jounit pour la dernière fois à l\u2019aris, au cuucert donné par la célèbre harpiste, Mlle Cervantes, sous lo patronage de Sa Majesté la reine Isabelle II d'Espagne, et l'Æurope-Artiatr lui adressait les éloges qui suivent : La grande fantaisie pour piano, jouée pur M.Konski, à fait érouler la salle sous les applaudissements, ainsi que celle jouée par M.Desève, sur Martha.Cr jeune violouiste à eu assez de succès pour être nommé, séance tenante, violoniste patente, attache à ln musique de chambre de Is reine d\u2019Espagne.arti maintenant pour Montréal, sa patrie, il à laissé des regrets tos.vifs à Paris ; ses admirateurs parisiens déploreut vivement son départ, et comptent sur son prochain retouren France.\u201d Combien d'autres témuignages flutteurs nous pourrions citer de ln part des muil- leurs artistes de Paris! Vieuxtemps, présentant, un soir, M.Desève à quelques amis, dit : \u201c Je vous présente uh jeune homme qui ost déja le meilleur vivloniste de I'Amo- rique et l\u2019un des bons de l'Europe.\u201d Vivre à Paris, prondre «es leçons des grands maîtres cuûtent cher, et il vient uu temps où le besoin de rovoir la famille, ln patrie, ss fait vivement sentir.Desève, après deux ans d'étude, se «lécida à reve- uir au pays pour se consacrer aux fonctions, si prosaiques dans notre pays, do l'enseignement.11 s'est établià Montréal, et les élèves ne lui manquent pas ; mais est-ce bien tout ce qu\u2019il lui faut?Où trouver dans notre paye ces émotions et cette poésie de la vie si nécessaires l'artiste, ces acclamations enthousiastes, ces protee- tions puissantes de la fortune et du pouvoir qui, dans tous les temps, ont fécondé le génie et créé des œuvres immortelles ?Pauvres artistes, poëtes et littérateurs canadiens! plantes exotiques jetées comme par accident sous notre ciel inclément, sur notre sol glacé ; astres dévoyés qui semblez errer au hasard, charmants oiseaux qu'une noble destinée pousse sans cesse À s'envoler vers d\u2019autres cieux © Votre sort n\u2019est pas enviuble, mais n'oubliez pas que toujours, i l'origine des nations, le génie a souffert ; il (aut que vous en preniez votre parti, que vous subissiez le sort de ceux qui unt tracé à leurs compatriotes le che- mix de la gloire.\u2019 Hsupeux ceux 4 qui la providence a pre- digué ses dons avec tant d\u2019abondance que le monde entier est obligé de s'incliner de- vaut eux\u2018! En Europe comme dans lus contrées les plus lointaines de l\u2019Amérique, il y a aujourd\u2019hui des Canadiens-français que le besoin a forcés de quitter leur patrie pour trouver des champs plus vastes et plus fertiles, Que ne pouvons-nous les retenir et leur offrir ce qu\u2019ils vont chercher ailleurs! Au moins, montrons-leur de la sympathie quand nous les possédons au milieu de nous, ct prouvons que nous savons appré- clr l'honneur qu\u2019ils font à notre nationalité.Terminons par la jolie lettre que Léonard adressait à M.Deseve partunt pour le Canada : Maison LavFirtE, 19 juin 1878, Mon cher Desève, Je regrette de ne pouvoir vous faire mes adieux de vive voix.Vous allez rentrer dans votre belle trie tous mes vœux vous y suivent.Une Île carrière artistique va s'ouvrir devant vous, ear votre talent vous ouvrira toutes les portes.Vous êtes aujourd'hui un artiste de premier ordre, et vos compatriotes reront fiers, j'en suis certain, de confirmer mon jugement.Adieu, ne m'oubliez pas, et rappelez-vous que j'apprendrai toujours avec joie vos suceis.Votre ami, H.LéosARb, l'honneur et le patriotisme nous font un devoir de prouver à l'illuetre professeur qu\u2019il a eu raison de croire que le public canadien confirmerait son jugement.L.-0.Davin.P.8.(\"est aujourd'hui, le 10, que M.Dusève donne son concert, assisté de quelques-uns de nos meilleurs artistes, M.A.Lavigne, de Québec, s'occupe, en ce moment, de Ia publication d'un recueil de romances et mélodies cutuposées par Son Excellence le comte de l\u2019remio Real.Pour couvrir les frais de cette publication, qui aont très-consislérubles, il a ouvert plu- siours listes de souscription à Montréal, Ottawa, Québec, Chicago et même daus les grandes villes des Etats-Unis, Les citoyens de Montréal se feront un devoir d'encourager l'entreprise de M.Lavigue, et de rendre en même temps homauge au talent littéraire et puétique du Consul d'Espagne & Québec, le comte de Premio Real.Tous ceux qui aiment la fine littérature, les belles pensées et les uobles sentiments exprimés daus un beau langage, no manquerons pas d* souscrire à cette publication.Voir l'anuonce sur notre dernière page. EA eR il lorem wy 482 = NOS GRAVURES 1\u2019Expesition d\u2019Horticuiture Bien des personnes trouveront étrange que je vienne parler de cette Exposition, aujourd'hui reléguée parmi les choses du , et dont on ne parle plus, car on l'a oubliée sans doute.Et, de fait, cels N'a rien d'étonnant.Au train doat nous allons, hier est si loin d'aujourd'hui, il se passe tant de choses entre un lever et un coucher de soleil, qu'on n'a plus le temps de se souvenir.J'espère, pourtant, qu'on me pardonners de réveiller un passé déjà vieux de quinze jours, et d'y chercher quelques enseignements pour l\u2019avenir.Longtemps avant le jour de l'ouverture de l'Exposition, les journaux avaient annoncé, à grand renfort de réclame, qu\u2019elle serait magnifique, et ils n'avaient pas tout À fait tort, car il y avait dans l'enceinte du Skating Rink beaucoup do choses qui, certes, valsiont la peine d'être vues.Ne craignez pas, lecteurs, que je me motte en frais de description, ni que je vous aligne ici une kyrielle interminable de noms plus ou moins baroques, gni ne vous donneraient certainement pas l\u2019idée des jolies choses qu'ils représentent, si vous ne les connaissez pas, et que vous ne tenez pas sans doute à vous entendre répéter si vous les connaissez.Non, ma passion pour la botanique ne me fait pas oublier que je ne dois pas vuus ennuyer, au moins de mon plein gré.Cependant, si vous voulez bien m'\u2019écouter, je vous ferai part de quelques remarques que j'ai faites pendant que je me promenais entre les longues tables chargées de fleurs et de fruits avec la foule qui encombrait le Skating Rink le soir du 17 septembre.Ce qui m'a frappé tout d\u2019abord en visitant l'Exposition, c\u2019est le défaut de méthode et, trañchuns le mot, de goût artistique dans la disposition des nombreuses espèces de plantes qu'elle renfermait ; jetées, pour uinsi dire, du hasard sur les tréteaux qui a'alignaient longitudinalement dans la salle, un grand nombre de fleurs paraissaient très-(lésavantagensement, quelques-unes même étaient si mal placées qu'on ne les voyait presque pas et qu'on était obligé de les chercher, ce qui me semble être un défaut capital dans une exposition où tout doit frapper le regard.Si, au lieu de resserrer dans un espace marqué d'avance, la collection de chaque exposant, on eût fait de chaque espèce un groupe séparé ; et dans ces groupes mêmes, des sections contonant chacune une variété particulière, le coup-d'œil y aurait sûrement gagné, on aurait évité une disparité choquante, et le profit et le plaisir des visiteurs en auraient été considérablement augmentés.À quoi sert de voir si l'on ne peut comparer, juger, par conséquent, du mérite de ce qui passe sous les yeux?On a le plaisir du moment, sans doute, mais une fois les objets hors de la portée de la vue, qu\u2019en reste-t-il ?Un autre reproche que je me permettrai d'adresser aux exposants, c'est de n'avoir pas indiqué d'une manière suffisante les noms des plantes de leur collection.Tout le monde n\u2019est pas botaniste où horticulteur ; mais tout le monde aime à savoir, à se rendre compte, et, pour ma part, je ne sais rien de di ble comme de me trouver cu face d'une jolie fleur que je uv puis nommer.Il y avait polirtant uno partie de l'Exposition où l\u2019on avait fait quelques forts de classification : c'était celle qui contenait les fruits: ponunes, pêches et raisins formaient des groupes distincts ; mais là encore, on ne s'était pas donné lu peine de réunir les échantillons d\u2019une même variété.Du reste, à peine quelques étiquettes pour guider le visiteur.Les fruits étaient réellement magnifiques, ct plus d\u2019un gourmet a dû ee dire à part soi que ce serait plaisir de mordre à belles dents dans leur chair savoureuse et transparente ; mais la chose n'était pas facilo, surtout pour les pêches ct les raisins, qui étaient renfermés dans des caisses vitrées.Impossible même de dire avec ie renard : \u201cIle sont trop verts.\u201d En somme, l'Exposition était Lolle ; il L\u2019OPINION PUBLIQUE eat ficheux seulement qu'on n'ait pas su profiter convenablement desrichesses qu'on avait sous la main.Pour faire quelque chose de gracieux et d'artistique, il aurait fallu du travail et de \u2018argent ; mais, dans un cas comme celui-là, il me semble qu'on ne doit regarder ni au travail ni à quelques dollars, s'ils doivent doubler le suc- Une chose qui m\u2019a étonné et qui m'a causé quelque déplaisir, c'est que, sur le grand nombre des exposants, deux ou trois à peine étaient Canadiens-français.Bion plus, le soir où je suis allé au Skating Rink, notre nationalité n'y était représentée que par de très-rares visiteurs.Allons one! nos concitoyens anglais auraient- ils par hasard le monopole du goût du beau! le culte de la nature est une marque de distinction et d\u2019élévation d\u2019esprit; de grâce, ne donnons done À personne le droit de nous rogarder comme indifférents aux jouissances qu\u2019il procure.C'est très-mal à nous d'avouer ainsi, d\u2019une manière implicite, que nous ne sommes pas, sous ce rapport, à la hauteur de nos compatrivtes d'origine anglaise.Earnest Mane, La catastrophe de la Tamise Il est un fait digne de remarque, c\u2019est que plus on perfectionne les moyens de navigation, et moins celle-ci dovient sûre, témoin les épouvantables catastrophes que nous avons eu déjà l'occasion de signaler cette année, témoin aussi celle dont vient d'être victime la Princesse Alice, bateau de promenade faisant le service entre Gra- vesend et le London-Bridge.Le 3 septembre au soir, une terrible nouvelle se répandit duns # Deux navires viennent de s'aborder à Woolwich; l\u2019un d'eux a sombré ; on compte 6U0 noyés ! \u201d Cette nouvelle, qui pouvait paraître tout d'abord exagérée, n'était que trop malheureusement vraie.La Princesse-Alice était partie de Gra- vesenul vers quatre heures un quart, pour revenir i Londres, ayant a bord 700 personnes, Elle s'arrêta à Sheerness vers sept heures et demie pour déposer des passagers et en reprendre.A huit heures environ, elle en repartit, remontant la Tamise, pour faire escale de nouveau à Wool- wich.C'était l'heure de la marée, le flot était un peu rude, mais la nuit était trèe- claire.En arrivant à peu près à hauteur de Woolwich, uz grand navire à hélice, lo Bywell-Castle, un de ces lourds charbou- niers spécialement affectés au transport des houilles, apparut par tribord, s'avan- cant rapidement du côté de la Privcesse- Alice.Voyant le danger, les capitaines des deux navires firent le commandement nécessaire pour éviter l'abordage ; malheureusement la manœuvre ne fut pas comprise, ou, ce qui est plus prohuble, elle ne put être exécutée assez promptement.Le choc fut terrible; l'avant du Bywell-Custle péuétra dans la coque de In Princesse-Alice comme un coin dans un morceau de bois, et en deux minutes, ce navire coulait bas.Il est impossible de dépeindre la scène d'horreur qui se déroula alors.Les récits \u2018le quelques-uns des survivants, que nous reproduisous plus lvin, peuvent en donner une idée, On avait dit tout d'abord que le Byvel!- Castle s'était retiré sans porter secours aux naufragés.C'est faux.Le Bywell- Custle à di etfectivement se dégager d\u2019abord en faisant machine arrière ; mais, de suite, il à cherché à opérer des sauvetages ; la rapidité avec laquelle la Prin- cesse-Alice à sombré n\u2019a malheureusement pas permis de porter des secours bien offi- caces.Voici maintenant quelques détails empruntés aux journaux de Londres qui les ont recueillis de la bouche même des passagers qui ont survécu au désastre.Commençons par le récit de l'un des stewarda de la Prinresse-Alice : * Nous avions quitté Gravesend vers six heures.Au momont de ls collision, je me trouvais dans le salon où il pouvait y Londres : \u2018 avoir une quinzaine de personnes.Il était huit heures moins un quart lorsque j'entendis un craquement.Il ne fut pas trop fort la première fois et je dis à la femme | de service : \u201c Tiens, voilà une barquo qui nous aborde.\u201d Au même instant un choc et un second oraquement très-violent.Je \u2018me précipitai sur le pont où je trouvai [tous les passagers affolés par la torreur.{Fn méme temps, j'entendis l'eau qui \"remplissait lo navire et je vis que nous coulions bas, \u201c Je m\u2019élançai vers la porte du salon et m\u2019écriai : \u201c__Montez sur le pont, nous sombrons ! \u201c Jamais je n\u2019oubliorai ls scène dont je | fus témoin.Je saisis une jeune fille jui se trouvait près de moi, je la plaçai sur mes épaules et, comme je suis bon nageur, je me jetai par-lessus le bord et me mis à nager vers le rivage.Malleureusement, elle se laissa glisser ou ful emportée par les flots et je ne pus la ressaisir.\u201c Ace moment j'aperçus un passager, M.Talbot, qui allait se noyer ; je le saisis et fus assez heureux pour le soutonir jusqu'à l\u2019instant où l\u2019un nous recuoillit.\u201d D'après co steward, lo Baproll-Cuatle n'aurait lancé pour secourir les naufragés ni une embarcation, ni même une bouée, 11 estime à sept cents le nombre des passa- : gere.} Une jeune femme, transportés au work- i house de Woolwich pour y recevoir des secours, tenait au moment du mufrage un petit enfant dans ses bras ; il « été noyé.Non mari et trois autres du ses enfants ont eu le méme sort.Un homme qui a pu gagner lo rivage sur une bouéo, à racunté qu'il s'était élancé par-dessus le bord en disant à «a femme de lui jeter ses enfants et de sauter apres eux, mais il ne put les sauver.Tous les survivants qu'u\u2026 pu cecueil- Tir ont reçu à Woolwich les = ms les plus empressés, mais plusieurs d\u2019entre eux étaient dans un état si grave qu'ils ont | succombé.i Avant la collisiqu, on cris reciproque- ment de chacun des «eux nav.afin de manœuvrer de façon à éviter une rencontre ; mais, comme il arrive souvent en pareil cas, il y out malentendu suivi d'une fausse manœuvre.Un passager de la Prinerase-Alive raconte les faits de la façon suivante : \u201c Nous étions partis de Sheerness à quatre heures dix et le voyage s'était effectué d'une manière très-agréable, lorsque mon attention fut attirée par «les cris partie de l'avant du navire.En tournant les yeux de ce côté, j'aperçus nu vapeur à hélice tout près de nous.À ce moment, des ordres furent donnés des deux cûtés pour renverser Ia vapeur; mais il était trop tard, Nous füûmes heurtés a tribord par le Byvrelt-Cuatle, dont l'avant s'enfonça dans la coque de la Princexse-Alice.Voyant le danger, jena Je temps «le esisir l\u2019une des cordes qui peudaient le lung du bord du Bywoll-Cuatle et je parvius à me hisser sur le pont de ce navire.[a Princesse Alice coulait très-rapidement.+ 11 est impossible de dépeindre les cris de détresse «les malheureux naufragés.L'éruiprige du Bywell-Custle leur lang des cordes, mais suna résultul, Quelques instants après, je i à bord du Duke of Teck oo je rouvai uno douzaine de cadavres qui venaient d'être recueillis et qu'on débarqua sur le quai de Woolwich, \u201cJe ne saurais dire exactement le nombre des victimes ; mais j'estime qu\u2019un quart au moins des passagers ont dQ périr.\u201d À l\u2019imitation du passager dont nous ve- pons «de donner le récit, quelques autres purent sauter à bord du Bywell-Custle, mais ils furent peu nombreux.Par un mouvement instinctif, la plupart s'étaient jetés vers l'arrière.La Prinresse-Alice a sombré, comme nous l'avons dit, en moins de deux minules, Quelques minutes après la collision un autre navire, le friner de Téek, vonaut aussi de Gravesend, arriva sur le lieu du sinistre ; mais ce ne fut guère que des ca- arrivèrent successivement des embarcations de secours qui transportèrent à torts ces davres qu'il put repêcher.De Woolwich 88 oT 10 Ooromre 1878 \u2014\u2014\u2014\u2014 tristes épaves au fur et à tuesure qu\u2019 étaient rocucillics sc'atles Tous les grands établissements publics furent mis à réquisition pour y déposer les cadavres.L'ursenal, le Workhouse of surtout les Docks furent transformés en morgues provisoires.Dès le lendomain matin, on s'ocoupa de renflouer le navire atin d'en extraire lu cadavres demeurés à l'intérieur, On put assez aisément soulnver l'avant ; quant à l'arrière, on n\u2019est pas encore parvenu à le remettre complétement à flot.\u2014\u2014_\u2014\u2014mme LISTE DES GOUVERNEURS DV CANADA : sOUX LA boss aT1ON FRANÇAISE Années.Noms.T 1534 Jucques Cartier, Uapitaine-( 1540 DeKoberval (de In Roue), vie N.-F es.ral, roi de ky ance, 1588 De li Roche (Marquis), Lt.-Généraï du © 1608 lle Champluin (Samuel), Gouverneur.1635 De Chateaufort (Bras [le Fer), Adininistra.teur.1636 De Montmagny (Chevaliers, Gouverneur 1648 I) Ailieboust (Chevalier), Gonvern ar.16561 De Lauzon (Jean), Gouverneur.| 1656 De Charny (De Lauzon}, Administrateur, 1657 D'Ailleboust (Chevalier), Administrateur.1658 D'Argenson (De Voyer, vicomte), Gouverneur, 1681 D'Avaugour (Du Bois, baton), Gouvern-ur.1063 De Saffray (Mésy), Gouverneur, 1665 De Courcells (Chevalier) Gouverneur 1672 tre Frontenac (Comtel, Gouverneur, 1682 Da In Barre (Sieur), * 1585 De Denonville (Marnuis, * 1639 1% Frontenac (Coute), Gauvetneur pou la deuxiou fo, 1998 De Cullière (Chevalier), Gouverneur.1703 De Vaudreuil (Marquis), se 1725 De Longu-uil (Biron), Admimstratens.1726 De Bfauharnois (Marquis), tHouv-ru-ar.1746 De la Gulissonnière (Corte), A-lininistri- teur, 1749 D- la Jonquière (Marquis), Gouverneur i752 Duquesne de Menneville (Marquis, Gou- 1755 Vaudreuil de C'avagnal (Marquis), \u20ac SOUS LA DOMINATION ANGLAISE.1760 Amherst (Lord), Gouverneur-Lié 1763 Murray (James), \u201c 1766 frvine (Paulus F.), Administrateur.1788 Curleton (Lord Dorchester), ft.-Gour 1770 Cramahe (H.T.), Administrateur, 1574 Carleton (Lord Porchester), Gouverneur, 2m for 1778 Waldimand (F.1, Gouverneur.1785 tl anton (Ih, s 1785 Hope (Ho), Lieut.-Gouverneur, 1786 Dorchester (lard), Gouv.-tivnéral, a fois.1591 Clark (A.), Lieut.-Gouverneur.1793 Dorchester (Lord), Gnuv.-ténéral, t 1798 Prescott (Sir Roberts, Cour -Cénmval.1709 Milnes (Sir K.8.), Lieut.-Giouvsrurur 1805 Dunn (Hon.T.), Présiden 1807 Craig (Sir Sumes), Gouverneur.1811 Prevost (Sir George), Gouverneur.1815 Drummond (Sir Gordon), Administrateur 1518 Sherbrooke (Sir +.©.), Gouverneur.1818 Richmon:l (Duc de), \u201c 1819 Monck (Hon.J.), Président.1620 Maitland (Gén.P., Administrateur.1820 Dalhousie (Comte «de), tiouverneur.1824 Buiton (Sir F.No», .veine, 1825 Dalhousie (Comte dey, Gouverneur, 2e fois.1828 Kempt (Sir James), Administrateur.1830 Aylmer (lord), Gouverneur.1835 Gosford (Lord) « 1888 Colborne (Sir Jimos) Administrateur.1838 Durham (Lord), (GFouverneur-Général.1838 d'ulborne (Sir James), Administrateurs 2 ts 1839 Sydenham (Lord), Gouverneur.1841 Jackson (Nir I.), Administrateur.1842 Bagot (Sir Charles), Gouverneur.1848 Motcalle (Sir Charles), Lu 1845 Cartheart (Comte det, \u201c 1547 Eigin (Lord), 1853 Rowan (Sir William), Administrateur.1854 Heud (Sir Edmund), Gouvernenr.1857 Fyre (Sir William), Administrateur, 1860 Williams (Lieut.-Générah, * 18681 Monck (Loni), Gouverneur.1865 Michel (Gén.Sir John}, Aduministrsterr 1887 Mouck (Lurd), Gouverneur.1848 Young (Sir John), ** 1873 Dniferin (Lordi, \u201c 1878 Lorue (Marquis), ** eee TAVIS SPECIAL À tous ceux qui souffrent des erreurs et des indiscrétions de Ia jeunesse, de la faiblesse ner: veuse, de décrépitude et de parte de vitalité, j'enverrai, gratis, une recette qui les guérira.Ce nd remède à été découvert par un mission Daire dans l'Amérique du Sud.Envoyez votre wilresse nu RAv.Josprie T.INMAN, Sfrtéon nD, New- York. 10 Ocronre 1878 \u2014 L'OPINI mm ee 483 J - ON PUBLIQUE ee oe J nt el = K = 1 i Ts oN = 4 Ww 3 > ~ ALFLED DESEVE 5 aX eg: RE > = \u20ac Vers: va sep SE 9 oe = sat ar =a EE % \u2014 aie va as x J; ES â w vr 2 od ea of Enr A he #45 % a ea oo Zim à ry = 703 i ; n af = A gun Bs i * CR 4 5, ; te ea x $ vey FI > er = I 8 on.A A an ça 759 = of VE Ww po) e mu Pt Sm a vr \u201c= i ss I >= RSS NT] H | a ie -\u2014 5 TY SE y a 3 ae 5 7 Q pa I ES 2 4 3 ne _ | oan, Tn Ni sma ve ES Fu NS one.mme, De £3 ay se +e, en a N > 3 ta eu a ave) Si So, Pos\u201d xn Kt >.es \u201c 14 \u201can oN \u2014 Sv - i.vo port ge La ma 3 \u201c> .oF = 2 Al 4 ZO bon rt 4 3 FY = , - FR 2 1 ; 8 © a 7 5 7 x hot LA Pn vo OY > >= CRE FT A \u201cD I ad en æ \u20142.« SA a\" Pe i TE NA 120 bay + - 5 RICE = ( Sd 38 SES AN 2 a x = 2 Soar PR es = SA od ES 2e S ny de = x Apr\u201d £4 re ae EE 23 A ps 1% < A hE > N x a attrait WY a > x og NL SY AS XN 0a etes = Sra > NS Ey Fe ~) - ee} PS = = 3 Com Le lat NSN SN ~ RE Ce Poe ms es ES QT 1 = AL La > ANS Cw 9 a 5 Aa \u20ac TH RW \u20183 me > « es sorte 3 + D3 CJ Ch > Ne 4342 > rés sv = = 23 : a\" : > \u201cpa wl QO ge £ -~ 2 © mm A NS Nt PH Peps > AD Ed WN SAUFHAGES CAUSES PAR L'INONDATION x PORP CREDIT, ONT = 484 > L'OPINION PUBLIQUE 10 Ocrosse 18% \u2014\u2014\u2014 CAUSERIE SUR LA MODE La uature nous convin à toutes les splendeurs dus teintes d'automne, et la mode somble s'inspirer, elle aussi, de ces tons si riches et si variés.À côté des verts sombres ou grisitres, le rouge dans toutes ses nuances, l\u2019uraugé et plusieurs tons jaunes sont parmi les coulenrs les plus re cherchéæs en ce moment.Toutes ces nuances sont du reste tellement mélangées dans les tigsus préparés pour toilettes d'automne et d'hiver, que l'on ne s'en aperçoit pour ainsi dire pas.Une étoffe qui puraîtra d\u2019une nuance grise ou brune contient parfois, pour peu qu'on l'examine de près.les eouleurs les plus vives, maïs on ai petite quantité, que dans l\u2019ensemble pas une ue « distingue nette- went du reste.Les robes d\u2019autumne se feront «once en tissua pointillés, chinés, sablés, de toutes les nuances possibleæ (\u2018ee tissus se com- hineront souvent avec du cachemire uni ou de la faille.Puis il y aura des armures et des brochés, en laine comme un suie, des bourrettes laine ot svie et de julis petite drape de fantaisie pour costumes complets.Le cachomire de l'Inde tient toujours son rang parmi les plus belles étoffes de la saison.Mélungé à la faille ou à la soie brochée ou damassée, il compose de ravissants costumes pour l'automne et l\u2019hiver.Les teintes sombres sont toujours du moil- leur goût pour les robes de ville ; le bronze, le brun luutre et les nuances foncées prune et olive sont les préfégés.Les couleurs plus vives ne s'eraploient qu'à l'état d'accessoires, ou Bien ni< un mélange très- varié de nuances, ainsi que je l\u2019expliquais out à l'heure.Quant aux façons, elles sont très-variées ; on peut donc choisir suivant sa taille et sa tournure.Le cursage plissé sur une pièes plate plait beaucoup.Les plis descendent jusqu\u2019au bas de la basque, ce genre de corsage se nomme «rmngrein ; il se porte avec une large ceinture de cuir et une boucle en vieil argent, métal dové ou oxydé, acier ou nacre.On fait avec le casa quin, soit la jupe plisséo à l'écossaise avec écharpe crapée formant tunique, soit la double jupe, avec-piissé dans le bas.Autre façon : corsage habit à la française s'ouvrant sur un gilet d'une autre étoffe ; double jupe ou bien une seule jupe trèsgarnie en rapport avec le gilet : manches, soit de l\u2019étoffe du gilet, soit à grauds parements de cette étoffe.Ensuite, la robe prinu-sse, loin d\u2019être démodée, se préfère trè- renéralement pour robe de grande tuilette à traine, et se modifie de différentes 1-mières, étaut parfois garnie en tablier, partuis en quilles, ou bien encore disposée «n piix plate remontant sur le devant, et drapé\u201d derrière, avec plissé tout au bas de la jupe.Car la traîne se porle plus que jamais pour toilette de cérémonis, de réception et de svirée ; mais, pour les plages de sable et les allées poussiéreuses des villes d'eaux, comme pour les rues de Paris et I'Exposition, le costume court est tout à fait adopté.Le costume rourt sw fait de plusieurs genres différents.Le corsage blouse plait beaucoup avec une jupe plissée et un tablier relevé derrière, à ln luvandière, pour les robes de lainage, tussove, foulatd ef lainage ; mais In blouse n'implique jamais un costume habillé, C'est le costume Tl'rinnon «qui est le costume élégunt par exrallerc-, avec ses petits paniers bouflants ct ses volants coquillés.11 se complete, pur Ja plage ou pour lu campagne, par un chapeau «le bergère en ille d\u2019Étalie, garni de velours noir, avec nquot de roses où de fleurs des champs.Lea premiers costumes l'automne se font en juii laiuage, avec gilet ou plastron, parements et garnitures en velours frappé, ciselé ou brudé, en satin rayé.ou nni et brodé.L'écoussis jouit de nouveau d\u2019unc vogue qui sera nécessairement éphémère, car les nuances voyantes et les dessina marqués ne plaisent jamais que pour un temps Quoi quien suit, on ce moment, on fait beaucoup de costumes de voyage cn tartan écsssais, surtout en bleu ot ru vert, avec filets jaunes ou rouges, car pour les écossuis rouge et noir ou rouge-bleu et vert, ils ne conviennent guère qu'aux enfants.On fait le costume de voyage soit à casaquin plisé, soit à corsage-palotot trie- long, ajusté, soit encore avec veste et gilet.Ce deruier est souvent en velours noit, bronze ou gros bleu, ainsi que les gorni- tures de 1a robe.Le costume so complète par un chile plaid anglais assorti et un chapeau forme cloche, en paille noire ou marron, simplement orné d'une écharpe en gaz épaisse et d'une aile d'aiseau.Comme nouveautés pour lo mois d'uc- tobre, il faut mentionner des costumes en barége do Suz, de tontes nuances, finan trimaimple et très-élégant, garni de jolies dentelles russes et de flots de rubans., Des varouses pour la campagne en foulard Pongées, simplement orndes de pi- girs et de houtous assortis, parfois de bandes hrodées au point do chainetto en aoie de couleur.Ft 1 mantille Isabelle, en harége de Suz doublé de soie, garnie de ruchez de dentelle et d\u2019un bel efile.La broderie est toujours en grande fr veut, Les bandes de broderies su vondent toutes faitos ot prêtes à mettre sur les robes ot les costumes, Ce sont «es guirlaniles de roses de toutes sortes et de toutes nuances, de volubilis, de pâquerettes, de gardlenias, mymoss ot ne m\u2019oubliez-pas.Ces artie- tiques bandes de hroderie, qui sunt de véritables peintures en relief, se posent en bandes au milieu «la corsage et do la jupe.et tout autour du tablier et de la tunique.Les cravates do gaz et les rubans de satin ot de moire sont égnloment brodés.Des serpents d'argent se deroulaut en spi rale se mélent souvent aux guirlnndes de fleurs.Avec les manches «lemi-cuurtes, ne «é- passant pas le conde, les dames prenneut l'habitude de porter des mituines en filet de soie noir ou blane brodé, où en dentelle, suivant la toilette.Pour aveumnps- gner les costumes de voyage et de cam.| page, les ants do fil {Ecosse terminés par une dentelle à jour sont de bou goût.Mais ce qui est fort élégant et très-bien porté dans les villes d'eaux, ce sont les trè 2 tg Fp \u2018A ie Ç La I \u2014d = $5 ee 13 id L'OPINION PUBLIQUE =.3 0 hy Lens go y td A n> w Lx Ness .Ï bre coul CY CSA PY =.ZA PA % \\ (5 Le LE H ye - a ee ses a pe vi J Sy Sa Wa AN ; < 3 3 4, ei pe .ce on TY pL TAFE EY + ne \u201ca pet Sen I} (4 HERCHE DES CADAVRES DES NAUFu _\u2014 ÿ $ \u2014 = =5 : : 4 # ES) Ce gl AEE a \u2014 ON A.LA REC = fa Lo vain n Praneesse Fr er À 4 A1 p Fy 2 à h += 2 A G Li = aise Ra) =; ' Jr fi 5 a Ï 5 ; Ë irae a) Fe 4 A tad AAS + Be ai i\" oe F2 Bor 10 Ocrusre 1878 eee EE 488 L'OPINION PUBLIQUE .10 Oorosee 1878 mm Voici une pièce de vers qui n'était cor teinement pas destinée à Is publicité.L'auteur, une humble Carmélite, ignore même complètement l\u2019indiscrétion que Lous commettons avec l'assentiment de son supérieur ecclésiastique.Les lecteurs qui ont été, plus d\u2019une fois peut-être, tentés de croire ce que le siècle dit ot répète sur la tristesse du cloître, nous sauront gré de les avoir édifiés par cette preuve de Ia suave gaieté qui brille parmi les religieuses les plus austères.La fleur de la poésie éclate et s'épanouit comme d\u2019elle- même dans le jardin mystique du céleste Epoux : poésie facile, poésie gracieuse qui n'a pas quelquefois toute ls correction que voudrait l\u2019art poétique, mais qui reflète toujours la joyeuse innocence et la douce serénité d\u2019une üme fidèle aux conseils évangéliques.Ces vers sont chantés aux heures de la récréation.Le sujet de ceux-ci est une comparsison de la vie du Carmel à un train de plaisir partant pour le ciel.Le titre complet est dans l'original.Nouveau chemin de fer perfectionné du temps à l'Eternité.Ligne Pr Train press sans station, reçoit des voyageurs de trois classes, aux conditions les plus avanta.uses, Pour plus ample information, s'a- resser au CARMEL.Au siècle de lumière I1 faut bien en avoir, Alors que sur la terre L'esprit semble pleuvoir.Ayons notre machine Tout de la machine, Inv chauffeur, Us ange saint ranime Le feu de la ferveur ; C'est lui qui nous invite ; 11 nous dit d'accouriz Et de monter bien vite, Car le train va partir.Vous montez en troisième, Attendez des lubeurs ; Alleluis quand même, Soit frimas, soit chaleurs ! Montez vite, mou frire, Montez vite, ma sœur, Et suivez la lumière Qui luit en votre cœur.Voulez-vous en seconde \u2018oyager sûrement ?céder à tout le monde Toujours aimablement, Po eue et pour our et pour soutien ; Allez en neue, Vous arriverez bien.Voulez-vous en pretnière Voyager doucement ! Choisissez sur ls tetre Toujours le dernier rang.L'humilité nous mène Droit au cœur de Jésus, C'est l\u2019invisible chaine De toutes les wertus.Il est sur cette route Des antres ténébreux, + Sous leur épaisse voûte Disparaissent les cieux ; Toute clarté s\u2018efface, L'enfer semble en ce lien : Mais la foi tont surpasse Et nous guide vers Dieu.De distance en distance Des signaux protecteurs Ainsi embusqué, l'hercule ressemblait fort à un bandit épiant les voyageurs au coiu d\u2019un bois ; seulement, il n'était que d'une vue perte et d'une ouie très-fine dont il comptait ion se sorvir.11 comprenait, du reste, qu'il avait besoin d'user de toutes ses facultés physiques et moralos pour percer un mystère qui s'embrouillait de plus en plus, et son caprit étuit pour le moment aussi tendu que ss physionomie, De l'observatoire qu\u2019il occupait, il ne voyait que le dos des deux premiers inconnus, tandis que les nouveaux venus lui fuisaient face.Ceux-ci étaient trois: un très-jeune officier dont un ample paletut de fourrures cachait à moitié l'uniforme, et deux hommes plus âgés, dont ls tournure militaire semblait un peu gence r uu costume bourgeois.Le plus grand portait à sa boutounière le ruban ronge de la Légion d'honneur, et sws favoris blonds, taillés à l'anglaise, iudiquuient sutfisans- ment l'armée à laquelle il devait appartenir.Un marin pouvait seul réunir ces trois conditions, l'absence de tuoustaches; la décoration et le tenue un pou roide que donne l'habitude du commandement.L'autre, avec ses cheveux ras et 84 Larbe en inte, ressemblait à un de ces gardes de Heuri 11 qu'on appelait les quaraute-ciny.Son teint brun et la vivacité de ses mouvements sceu- saient une origite méridionale.Celui-là portait sous son bras une boite ob- lougue et phte qui devait contenir une paire de pistolets.Ue petit groupe de survenants rencoutra vers le milieu de lu clairière les deux personnages qui semblaient les attendre.On se salua de part et d'autre avec Ia politesse grave usitée en pareille circonstance ; puis l'officier de marine et le jeune homme qui avait porté la lantorue pendant le travail nocturne, s'éloiguèrent de quelques pas chacun de leur côté, Ceux-ci étaient évidemment les deux adversaires.Les trois autres, pour confèrer, se Fappro- chèrent de la cachette où s'étaient blottis Alein- dor et son maître.llu étaient arrivés, tout en causant, jusqu'à toucher presque le tas do bois, ct Aleindor ie môme, s\u2019il ne pouvait pas les voir à cause du Jy position horizontale qu'il avait adoptée, ne perdait pas lu moins une seule de leurs paroles, # Quelle diable d'idée t'a poussé, demandait Taupier, d'amener ce blanc-bec d'officier de mobiles?Nous uvions bien assez de sollats dans cette alaire, sans aller chercher celui-là.les mêmes, répondait l\u2019odensae en haussant ts épaules ; est-ce que je pouvais empêcher le com- maudant de choisir sou cousin ?*\u201c D'ailleurs, je te prie de ne pus blagrer les militaires.Tu sais que je suis à peu près sûr d\u2019être nommé colonel des Enfants perdus du lu rune Maubuée ; alusi, tu mme duis le respect, ot de plus, des réclamnes duns ta feuille «de choux.\u2014Notus verrous çu, dit Taupier de fort may.vuise humeur.Ouvre la boîte que je charge les pistolets.~=Toi ! allons douc ! tu serais capable de mettre les balles avaut la pouidre.\u201d* Les petits yeux gris de Taupier lancèrent des éclairs, ot sa figure terreuse prit une teinte ver- ditre.* Citoyen l'odenssc, dit-il d\u2019une voix qui sifflait entre se dents, je suis ton supérieur, et j- te prévieus que jo rendrai compte au comité de tes insolences.\u201d L'hotume à la barbe en pointe hésita un instant, mais la menace du bossu avait produit son effet, et il finit par obéir en gromielant : ss C'est bon f c\u2019est bon ! je sais ge ; ment eivil doit gouveruer les troupiers ; moi, je ne suis qu'un troupier ! \u201cVoila les joujoux et tout ce qu'il faut pour les remydir : d'ailleurs, j'ai contiance en toi, et je ne te crois pas capable de joues un inauvais tour.+ Uni duel, vois-tu, c'est sacré, méme quant on se but avec un réactionnaire.\u201d Taupier le reganla de travers et prit la bou ouverte que l\u2019odensac lui tendait.\u20184 Maintenant, dit-il avec un sourire cqu- | voggie, va une chercher ce beau fils gui ach.v.là-bas ses enjambées de sept lieues et arneuv-l- , luvi.Je veux qu'il assiste à l'opération.\u2014Vous autres, journalistes, vous êtes toujours - \u2014Où sont les balles ?L'homme à la boite de pistolets paraissait | ; \u2014En voilà six, c'est l'effectif réglementaire, * Pour la perfection \u2018 avoir pris la direction de l'affaire, et il com- | Confirment 1 Vers la Cité divine ufirment l'espérance Des heureux voyageurs ; * * Novs menant en wagon.Dans ce brillant nuage, mença par présenter l'un à l'autre les deux té- | dit Podensac, en lui remettant lex acresoire Quel astre radieux ! moins.obligés «de lu mise en scene à ni duel.Venez, venez en gare, Ce n'est point un mirage, \u201c
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