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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 2 mai 1878
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1878-05-02, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Tout semestre commencé se paie en entier, Ou ne se désabonne qu\u2019au bureau du journal, et il faut donner au TT moîns quinze jours d'avis.SOMMAIRE lu Résurrection, pur L.À.David \u2014 Dauwsse Masson: l'hon, Jobs Youn Paris\u2014Hevue de ls semaine, pur pré \u2014 Bibliographie: Notes sur le Unundn\u2014 Jurispr deuce.\u2014Cvusells utites.\u2014 Une parole canadienne an V7éme siècle : La Riviére-Queile, par l'abbé UCI, Caagrain (suite) \u2014Fuits divers mols de Marie, pur Ë femmes, par Raoul d \u2014Le jeu de dames.Montréal.CIRAYURES : Mu duns lu régi gaise; New-York : Le havre, de South st Nuufrage do § Eurycide, près de l'île de Wig! Narghilé.à Marie; Paysage la Guiave f LA RÉSURRECTION Jésus-Christ est ressuscité, C'est uv fuit incontestable, mieux prouvé que les faits historiques auxquels le monde croit le plus fermement.Les témoins sont nombreux et leurs témui- gnnges irrécusables, Les preuves mmaté- rielles seraient-elles moins fortes ct moins nombreuses, que huus croirions encore à la résurrection de Jésus-Christ pour la raison xuivante.Il est bien constaté que les apôtres étaient «les hommes faibles, ignorants et peu courageux ; que tous, depuis saint Pierre jusqu\u2019an dernier, ils rentrent et abandonnérent leur maitre iu moment du danger.Ils avaiens tellement oublié ses paroles et ses promesses, les preuves de sa divinité, que Jésue-Christ ent toutes les Jeines du monde à les convaircre qu\u2019il était ressuscité.Peut-ou croire que ces hommes, qui avaientei facilement renié leur maître, lorsqu\u2019il vivait encore, qui s\u2019étuient cachés durant sa passion, l\u2019auraient confessé avec tant d'héroïsme après sa mort, s'ils n'avalent pas eu des preuves irrécusables de sa résurrection, s'ils n'avaient pas mis leurs mains dans ses plaies ?Et même la résurrection ne suffit pas pour faire d\u2019eux des confesseurs et des martyrs, il leur faut l'Esprit-Saint, cet Esprit que le Christ leur avait promis.Alors seulement ils se sacrifient, se dévouent à la mort pour confesser Jésus- Christ ressuscité, Dune, Jésus-Christ est ressuscité, donc il est Dien, donc la religiun qu\u2019il est venu fonder est lu vraie religion.Or, où est sa religion ?Estelle tout entière dans les discours et les enseignements qu\u2019il à dounés à ses apôtres de son vivant ?Non; et en voici la preuve.Dans le discours de lu Cène, Jésus-Christ dit à ses apôtres : \u201c Il vous est avantageux que je \u2018m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le \u201c Consoluteur ne viendra pas à vous ; \u201c tuais si je m'en vais, je vous l\u2019enverrai\u2026 \u201cII me reste beaucuup de chuses à vous \u201c dire, mais elles sont encore au-dessus de ( votre portée ; mais quand l'esprit de vé- \u201c rité viendra, il vous enseignera toute la \u201c vérité.\u201d Ces paroles divines établissent de la manière lu plus absolue que Jésus-Christ ne considérait pas son Eglise établie à sa mort, et que les apôtres devaient continuer, compléter son œuvre avec le secours de PEsprit-Saint.Après ss résurrection, avant de monter au ciel, il complète ou confirme le discours de la Cène par les paroles suivantes qu'il adresse aux onze disciples: \u201c Allez et enseignez toutes les \u2018 nations .et ju serai avec vous tous \u201cles jours jusqu'a la consommation des \u2018\u201c siècles.\u201d Abonnement, payable d'avance: Un au, 88.\u2014Étatu-Unis, 88,50, Vol.IX.Etuit-il possible de promettre plus clairement l\u2019Esprit-Saint et l'infaillibilité aux apôtres et coux qui, après eux, continueraient leur œuvret Porsunne ne doute, duns le monde chrétien, que l\u2019Esprit-Saint soît descendu sur les apôtres, ot qu'il ait continué d'être avec eux et leurs HUCCESSEITS, savoir, les papes, les évêques, l'Eglise catholique, jusqu\u2019à Luther.Irpuis Luther, le moude chrétion u été divist, Mais Jit a continué d'être l\u2019Esprit- Saint promis aux apôtres ct à leurs successes ! l'eut-il être passé du côté de Luther ou \u201cde Calvin, d'Henri VII.et d\u2019Elizabeth, pour leur faire dire le contraire de ce qu'il uvait jusqu\u2019alots inspiré à son Eglise ?Ou est-il resté avec ceux qui out continué de croire à la confession, à In présence réelle de Jésus-Christ dans l'Euclaristie, à la Sainte-Trinité, à la primauté de Pierre ot (les papes, ses successeurs ?Nous n'en dirons pas plus long, car il nous semble qu\u2019il suffit de poser la question pour la résoudre.Si l'Esprit-Saint promis par Jésus-Christ n\u2019est pas avec ceux \"jui ont toujours cru et enseigné les mômes ehuses jusqu'à Luther, il n'existe certainement nulle part, et alors Jésus-Christ n'a pas tenu ses protuesses, ct, s'il n\u2019a pas tenu sux proinessus, il n\u2019est pas Dieu.L.-O.Davin, \u2014\u2014\u2014\u2014 sa Majesté la Reine Victoria a conféré le titre de chevalier de Saint-Michel et Saint-Gieorge à l\u2019hon.M.A.J.Smith, le ministre de la marine et des pêcheries, en reconnaissance des services qu'il a rendus à l\u2019Empire, en rapyurt avec la commission des péchories qui + siégé récemment à Halifax, \u2014 mime La cérémonio de la translation des restes de Mgr Laval de la Basilique & la chapelle du Séminaire de Québec, se fera solennellement le 23 mai prochain pendant le 6e concile provincial.Mgr l'archevêque publiera bientôt une lettre pastorale à ce sujet.Les restes mortels du premier évêque du pays seront transportés solennellement de l'église des Ursulines à l\u2019église des Jésuites et de l\u2019église Saint-Patrick à la chapelle de l\u2019Iôtel-Dieu, puis à la chapelle du Séminaire, On chuntera un liber dans chaque église.De I'llotel-Dieu on se rendra sulennellement en procession à lu Basilique, Il y aura service sulennel, et oraison funèbre prononcée par un des évêques.Après le service, transfert des restes à la chapelle du Séminaire.Les restes de Mgr Laval seront exposés plusieurs jours durant dans un cercueil de verre qui sera placé dans une boîte de bois, Ils seront déposés en dernier lieu dans une voûte cn arrière du maitre-autel.Le soir, grand concert à l\u2019Université Laval, \u2014 Nous lisons dans la livraison de mars de Ia fèreue Canadienne : L'une des dernières décorations de Saint-Gré- goire le Grand, la dernière peut-être donnée par 8, 8, lie IX, n été accordés à M.le Major L.A.Huguet-Latour, de Montréal.Cette distinu- tion bien méritée est la récompense du zèle et du dévouement avec lesquels M.Huguet-Lstour s'eat, depuis près de trente ans, mêlé à toutes les bonnes œuvres.Aussi la faveur que le Saint- JEUDI, 2 MAI 1878 No.18.générale.Le brevet de chevalier de goire le Grand et Jeu insignes de l'ordre, uaccom- pagnés d'une lettre deu plus fluttenses, ont été transmis à M.Huguet.Lataur pur l\u2019intermés diaire de 8.G, Mge Bourget, archevêque de Martinnopolis.Postéricurement, les journaux des Etats-Unis nous unt appris que la fueuité de St.John's College, Fonlham, New-York, a dé ca M.Huguet- Latour le titre académique de Docteur és-foin (LIL.D), en reconnaissance de ses travaux littéraires ot scientifiques, Nous joignns nos félieitutions à celles que M.Eluguet-Lutour & déjà reçues, et, quaiqu'elles viennent un peu eu retard, nousespérons qu'elles lui seront agréables, Po NÉCROLOGLES M, DAMASE MASSON Nous regrettons d'apprendre la mort de M.Dautase Masson, un des négucinnts les plus anciens et les plus estimés de Montréal.Il a succombé dimanche, le 23 avril, à une attaque d'apoplexie foulroyante.M.Masson est né à Nainte-Geneviève de l'Île «de Montréil, lo 23 février [S05, Il prit part aux troubles de 1M37, et vint résider à Montréal en 1839.Doué d'une grande énergie, il parvint, en peu de temps, à se faire ane bello position dans le coutmerce, Appelé au Conseil-le-Ville en 1855, il fut longtemps président du comité des finances, Il était depuis plusieurs années directeurs daus «diverses compagnies d'assurances, ok il occupait une position semblable à la Banque dus Marchands, Sa mort sera regrettée de tous ceux qui l'ont connu et ont eu des rapports avec lui.L'HUX, JOHN YOUNG La mort de Phon.John Young, arrivée en cette ville le 13 avril, est un événement qui mérite une mention particulière.C'est un grand citoyen que Montréal vient de perdre, c\u2019est un patriote sincère et désintéressé qui clisparait, c'est une person- Walité marquante dans le monde commercial que la main inexorable de la mort office on laissant un vide difficile i cum- Dler, L'hon.John Young à pu avoir des adversaires duns la vie publique, il n\u2019a jamais connu d'ennemis.Toujours nos concitoyens ont su rendre un hommage mérité À son dévouement aux intérêts de Montréal, à la pureté de ses motifs, à la droiture de ses intentions.Sa carrière Inbo- rieuse laisse à sa famille le plus bel héritage qu\u2019elle pouvait désirer : un nom pur et vénéré.ETES ÉCHOS DE PARIS Un grave incident s'est produit, il y a quelyne temps, à la Justice de paix du neuvième arrondissement, M.le juge de paix venait de rendre un jugement contre un nommé L., qui avait actionné son hotelier pour une cause futile, \u20141l n'y à pus de justice ; vous jugez mal, g'éeria L.tout & coup.Stupeur dans l'auditoire.En enteudant ces mots, le juge de paix prévint ce plaideur qu'il venait de manquer gravement à lu justice, qui se voyait obligée de réprimer sévèrement un tel écart, et il enjoignit à L.de rester dans Prix du numéro, 7 coutins, Annonces, la Higne, 10 centine, Toute counmunication doit être affranchie.Les remises d'urgent doivent se Faire par lettres enregistrées où par bons sur lu poste.la xalle d'aulience, faute dde quoi il le ferait arrêter innédiutement.Le magistrat ajouta qu\u2019en vertu des articles 505 du Code de procédure, et 221 du Code pénal, » pouvait être condamné à deux uns de prison.Vers Ia fin de audience, le Juge fit revenir Le.à la barre, et lui dit que, «e- puis trente ans qu\u2019il renduit la justice, C'était lu première fois qu'il avait à sévir elt un eas areil.\u2014Ft, ajouta paternellement le magistrat, je ne voudrais pas commencer aujour- hui.Puis il laisse le coupable en liberté, Mais la leçon protiteru À celui-ci car, pendant les deux heures qu'il à passées dans La salle d'audience à attendre le dé- noueiment de son équipée, il faisait une singulière figure, Le NZ Vr Siéele à parlé d'une grande fête populaire qui serait donnée pendant l'Exposition.M Alpluud auvait étudié is dle vette fête pour laquelle une se de S00000 francs serait néees- maire.Le point de départ serait le jardin des Tuileries, qu\u2019ou illuminevait au gaz et à la luivière électrique, comme junais il ne l'a été.Il en serait de même de lu place de la Concorde et de l'avenue des Champs Elysées, La fêto sv dir.gerait ensuite pur l'avenue du Bois de Boulogne, jusqu'à l'eutrée de te bois le gaz étant installé sur eer divers points, il serait facile d'y faire la lumière à profusion.Arrivé au buis de Boulogne, on substituerait les lauternes de mille couleurs et la lumière électrique répandue à profusion dans les bosquets à l'éclairage au De nombreux bâtiments pavoisés seraient sur les lues, et montés par des musiques militaires qui feraient entendre (les tirs de fête.Un feu d'artifice serait tiré sur les hauteurs d'Auteuil, où l\u2019on instal- leruit «les tribunes pour y recevoir 25,000 invités.Des invitations seraient adressées it tous les exposants que la ville de Paris remercierait ainsi du concours qu\u2019ils fui auraient donné ; le feu d'artitice tiré, une grande retraite aux flumbeaux, À lnquelle jreudraient part tous les régiments, duse n- \u2018irait dans Paris, ot viendrait couronner lu fête en circulant sur les quais et les boulevards, Une très-intéressante expérience a eu lieu il y a quelques semaines sur le chemin de fer de ceinture.Le train partit d'Auteuil à huit heures Quinze niinutes du matin, arrivant à toute vapeur à chaque station du parcours, s'ar- rétant instantanément sous une simple pression communiquée à chaque wagon Jar le mécanicien.La compuguie du chemin de fer de l'Ouest avait réservé pour cette expérience «es wugous tout battant neufs : une machine spéciale, neuve aussi, les mettait en mouvement.Tout a parfaitement réussi.Cluque wagon est muni d\u2019un frein de grande puissance, ce frein communique Jar un tuyau placé sous le wagon même à lu machine : des bouts en caoutchouc font la continuité entre les voitures, Au moment voulu par le mécanicien, un simple mouvement venu de la machine chasse une partie de la vapeur au dehors, tandis que l'autæe partie est refoulée avec Je rapidité 208 L'OPINION PUBLIQUE 2 Mar 1878 es de l'éclair jusqu'à ln queue du train, ù travers le tuyau, et agit A co moment sur les froins de chaque voiture.En cing ou six socondes, lo train est arrêté, et l'espace suffisant pour l'arrêt ne dépasse certes pas cinq ou six mètres, Lo train spécial que ls compagnie de l'Ouest à mis en mouvemont, est le ty «es trains qui feront le service entre l'avis et l'Exposition, La seul inconvénient qui résulte dde ce système, et hâtons-nous de dire qu'il ost sans grande importance, est une légère secousse pour les voyageurs, et un petit mouvement que font en avant ceux qui voyagent dans le même sens que le tmin en marche, 0m REVUE DE LA SEMAINE PROVINCE DE QUÉBEC Ie 24 dernier, les champions des deux grands partis qui se disputent le pouvoir à Québee, ont fait leur entrée solennelle dans l'arène électorale.Eu d'autres termes, los candidats à l\u2019Assemblée législative ont eubi l'épreuve de la nomination officielle, Voici les noms de ces infortunés, points de mire, depuis plusieurs semaines, des attaques, des accusations ct les injures de toutes sortes : ConTÉs Argenteuil .I'ridham Bagot .Dupont Brauharnois Bergevin Ronaventure .Tarte Beauce .5) > Dulue Brome Lynch Berthier.Robillard Bellechagse Fradette Charlevoix Tremblay.rauthier Chambly.\u2026 Préfontaine Compton.Champlain .Chateaugnay P.Laberge Drummond Art| Leonard Deux.Montagn .Champagne Dorchester.lurnelis Aud co.Gagnon .Hochelagu Dugas.- Huntingilon Cameron .Iberville lolleur.Jacques-d'urtier.St.Pivrre Lecavalier Joliette.Guilbault Favallée Kamouraska Gagnon Taché {aprairie- .Mouette Charlebois L'Assomption Durion \u2026.l'eltier Lotbinière .Hon, Joly Lévis.Vaquette.l\u2019Islet Dupuis.Laval, .Montréal-Centre \u201c elianvran on, Angers Roy Montmorenc Montmagny 0.Longelis Fortin Mégantie.Hon.levi Kennedy Maskinongé Curon - } Houde cessancee $ Lafrenière Missisquoi Baker Montcalm Martin Nicolet .Houde Napierville ap.Coupal Paradis Oltawa .Foran.3 Pontiac .Purvis.Chureh Portueuf .Hon Langelierliellean Québec-Centre Lo Rinfret, LL Côté .Hon, Giarnean \u201chatwveau Vallée » Picard .Mathien » Bertrand Richelieu \u2026.Rouville.Sheflord , .Brodeur Stansteal Thornton Soulanges Puckett St.ya hand.Casavant 8t.- Maurice, Désaulniers rd Hon.Marchand Roy, St-Jean.Sherbrooke, +.Hon Robertson Terrebonne .Prévost Hon, Chaplean Témiscounts Pouliot ,.Deschèties Trois-Rivières Vaudreuil \u2026 Verchéres Yamaska.nureotte Lalonde - Brillon Lu.Wurtele enis.Brousseau + « Brossard Quatre candidats seulement unt été éus par acclamation ; ce sont: M.Cameron, pour le comté d&\u2019Muntingden ; M.Loran- gor, pour Laval; I'hon.M.Robertson, pour Sherbrooke; M.Turcotte, pour les Trois-Rivières.Nous nous pennettrons de faire une auggestion.Pourquoi la loi élevtorale ne serait-elle pas amendée «le manière à prohiber durant la période de temps comprise entre Ia nomination et !a votation, les discussions et les réunions publiques ?Quel sorvice co serait rendre aux eandiduts, à leurs orateurs ot à ceux qui les écoutent ! Un assure que cette pratique est suivie en France et que tout le monde s'en trouve bien, EUROPE Le corresponduut du Times à Saint-Pé- torsbour, «it que la discussion relative à la rotraite des Russes de Constantinople ot de la flotte anglaise de la mer de Marmara, continue dans un sens amical.Comme elle comporte des points toch- niques nécessitant l'avis dex spécinlistos «ui sont sur les lieux, elle peut encore su prolonger.Si l'Angleterre et la Russie tombent d'accord, il sera nécessaire d'obtenir des garanties que la Porte n'opposora pus d\u2019obatacle au rétablissement du sut quo en eus de rupture des négociations ultérieures, La Russie se montrera sans doute nssez rigide sur ce point, parce qu\u2019elle est convaineue que, en cas d\u2019husti- lité, In T\u2019orte ne forait pus alliance avec elle, Il est fort possible que ceci cause de sérieuses difficultés, les diplomates tures ayant peu de raisons de «lésirer une solution pacifique, Pendant ces négociations, la Russie prépare an flotte de la Baltique, qui prembra la mer aussitôt après la débâcle dus glaces, et pousse vigoureusement ses armements de terre.L'Angloterre arme une flottille de ennonnières pour lu défense de sos côtes, et fait embarquer à Bombay un premier corps expéditionnaire pour Malte ou autre lieu inconnu.De fait, le cabinet de Naint-Jumes parait décidé à faire appel à toutes les forces indigènes de l'Inde, et les régiments des Cipayes sont complétés et mis sur le pied de guerre.Le Duily News, de Londres, dit quo le gouvernoment indien a fait sagement de biillonner la presse natale, avant d\u2019appe- lor les indigènes à l'aide d'une nation qui accupe leur pays par droit de conquête, La presse native, si ello était libre, aurait vertainement beaucoup à dire sur ce sujet, TURQUIE Une dépêche de Constantinople au même Puily News assure qu\u2019un complot existe pour replacer lex-sultan Mourad sur le trône.On ajonte que le nouveau minis- tive serait aussi bien que Vefyk Pacha favorable À cette restauration.Les vues d'Osman Pacha et de Moukhtar l\u2019acha, qui tiennent Ja clef de la situation, sont evpendant encore inconnues, mais il y a tout lieu de croire qu'ils resteront fidèles au sultan actuel.On dit que des appartements ont été préparés à Brousse pour le sultan si les Russes venaient à occuper Constantinople.ESPAGNE On annonce que 275 pécheurs des cn- virons «le Santander et de Bilboa ont disparu.On croit qu\u2019ils ont été noyés pendant la dernière tourmente.En outre, cinquante embarcations, appartenant à la provineo de Guipuzcon, out été pordues corps et biens.A.-B.Losorré.\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 BIBLIOGRAPHIE Nous avons reçu un livre imprimé à \u2019aris et écrit par un Cnnadien-français, M.Paul de Cazes, fondé de pouvoirs, à Paris, du gouvernement fédéral pour les fina de l'immisration, et attaché à la Com- sion du Cnnada pour l'Exposition de 1878, Ce livre, intitulé : Notes aur le Canmdn, fait honneur à l'écrivain et à son patriotisme.Il se divise en huit parties portant les titres suivants : Aperçu général : Résumé historique ; Produits naturels et manufacturés ; Commerce et nuvigation ; Population ; Education ; Emigration ; Renseignements divers.Il se termine par une carte géographique de l'Amérique Britannique du Nord.Par ses nombreux écrits publiés duns lu capitale du monde littéraire, M.Paul de Cazes non-seulement s\u2019est créé une position envisble comme publiciste et écrivain, mais a rendu de grands services d la cause canadienne, 11 a appris à un grand nombre de Français-peu forts, comme l'on sait, en notions géographiques\u2014qu'il existe (lo par le monde un pays immense, riche en mines et on bois «le toutes sortes, autrefois pousédé et colonisé par la France, ot par elle abandonné à une époque où elle était gouvornéo par une courtisane ;\u2014 que cet abandon, les Canadions n'ont pu Poublier, mais ne lont jumnuis rossenti, parce que leur amour pour la France est indestructible et plus fort que toutes les injures.Nec poterit ferrum nve edus abotere vetustas, Nos remerciements à l\u2019auteur.LE NARGHILE Tableau de M.Louis Leloir L'Orient sers toujours l'éternelle inspiration des amants de ln coulour.(hla lisque ou sultane, il n'importe, on voit au premier coup d'wil que le modèle de M.Loloir est né au pays du soleil, ou, du moins, qu'il y n pris le goût des riches ena- tumes et «les parures éelatantes.La gravure vst impuissante & rendre tous les scintillements do la cointure de pourpre, qui enserre Ja chemisetto en soie du Brousse Inmée d\u2019or, non plus quo les miroitements des velours «de l'opulente tunique ; va-t-elle fumer le narghilé qui s'enroulo à ses pieds, ou vient-elle d'en savourer les somnolentes langueurs ?Songe- t-elle à l'absent aimé, ou bien s'ahan- donne-t-elle an vido de sa pensée I On ne sait ; on voudrait supposer que la bells eréature caresse quelque rêve cher à son cœur; il est plus probable pourtant que ces grands yeux noirs ne regardent rien, et que nous avons devant nous, une fois de plus, peinte avec toutes les richesses de la palette de M.Leloir, l'image de l'immno- bile Orient.\u2014-\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014e JURISPRUDENCE L'affaire Baulfremont est arrivée enfin «devant la Cour de cassation.La juridiction suprême à consacré ses deux dernières audiences à lu discussion du pourvoi formé par Mme la princesse Georges Bibesco contre les différents ar véts de Ia Cour d\u2019appel de Pari, qui ont annulé son mariage et qui ont enndam- née a payer des dommages-intéréts à celui qui fut son mari, jusqu'au jour où elle serait décidée à abandonner ses deux filles pour les rentre à M.de Rauttremont.L'avocat de ce dernier n\u2019avait point remarqué, durant les grands débats de lu Cour d'appel, que Mme la princesse Georges Bibesco, femme mariée, no devait pas avoir le droit d'estor en justice sans y être autorisée par son mari ou par une ordonnance de M.le président du tribunal civil.Aussi le pourvoi formé par la princesse fut-il accueilli par la Chambre des requêtes de ln Cour de cassation, et devant la Chambre civile qui dovait, à son tour, examiner au fond le débat, M.le premier avocat général Charrin s'est-il prononcé pour la cassation absolue de toutes les décisions de la Cour d\u2019appel.L'arrêt de la Cour supré noncé lundi prochain.Fiy me sers pro- ro.Voici, sommairement et brutalement, les faits d\u2019une cause que le tribunal de commerce de Paris va avoir à juger prochainement.Une industrielle, qui se charge de la recoluration des cheveux, de là poso des râteliers et de I'émaillage de la peau, est devenue propriétaire de la maison qu'elle occupe dans uno rue discrète, Elle n loué uno boutique de cet im- mouble à un serrurier.Sn clientèle se compose de vieux céla- dons, qui, à la nuit, entrent très-furtive- ment se faire rajeunir, en regardant nu- tour d'eux si personne ne les voit.Or, elle est brouillée avec le serrurier.Celui-ci vient d'installer à sa porte un réflecteur formidable, qu\u2019il allume dès que le jour baisse.La rue est illuminée à giorun, et les figures a'y détachent on plein relief.Personne ne vient plus chez la rajou- nisseuse, On va plaider.= CONSEILS UTILES Fumeurs ct autres, écoutez : Voici le moyen d'allumer une allumette-bougi« en plein air, même par un grand vent, ; Vous faites, avec lu pouce, une petite entaille au has de l'allumette, et vous la séparez en deux parties jusqu'à lu phosphorée ; vous sépr- vez de meu chacune des deux parties, puis vous réunisses vos quatro bring, et vous frottez l\u2019allumette sur sa boite.Le feu, qui n ainsi bien dug de prise que sur une seule tige, résiste, ne à une forte brise.Beaucoup de personnes vont de bonne houre à la campagne pour y prendre, à ce qu'elles croient, du luit pur, et rétablir leur santé.Pour juger de la bonne foi des \u2018bons villageois,\u201d qu'elles plongent une aiguille à tricoter, bien polie, «uns le vase profond qui contient le lait, et qu'elles la retirent innmédiatement dans lu position perpendiculaire.Si le Lait est pur, naturel, quelque chose de file sera trouvé adhé- raut à l'aiguille ; mais tel ne sera pas le cas si l'exu est ajoutée au lait, mime dans les plus in- limes proportions, Un jeune homme, avee lequel son professeur logique n°4 pas perdu son temps, nous [uit observer que, puisque nous avous donné les conseils pour empécher In chute des cheveux, nous en devons donner pour faire croitre la barbe.Adolescent ambiticux, la lurbe voux viendra toujours trop tt, et vous avez tort d'en vouloir hâter In poussée mais puisque vous y teuez, stchez qu'on n't encore rien tron rien de mieux, que le rasoir, pour faire évlore favoris, moustaches et barbiehe.II y à bien racore la pommade à la graisse de lion\u2014muis elfe est rare.\u2026 le lion s'oppose généralement à sa fabrication.\u2014L'excellente idér que la bonne société de Montréal a toujours poru entretenir de l'étal sement de MM.Senéral & Hurteau, rue Sain Catherine, nons engage à faire part à nos teurs et aimables lectrices des changements im- tortunts qui ont eu lieu dans cette maison.depuis quelque temps, une dissolution de so viété a laissé M.Aleime Hurteau seul proj taire du magasin, et, dans le but de Je rende plus complet, plus fashionable et plus attrayant, ee monsieur a décidé de le transporter au No.208, rue Notre-Dame, à l\u2019encoignure de la rue Saint-Gabricl, en face du bureau de lu Min ree.Ce centre plus fréquenté lui impose \"obligation de renouveler une partie de son stock et d'en compléter toutes Jes parties, surtout celle de lu mode et des articles de fantaisie, Dex circonstances favorables l'ayant mis en possession d'un ch de marchandises les plus attrayantes et variées, répondant à tous lex détails de la toilette d'une dumne, Vous engageons surtout nos lectrices à aller visiter le nouvel étu- blissement de M.Alcime Hurteau, à partir du 23 mars, ct nous sommes convaineus qu'elles seront satisfaites.Lis POISSONS QUE MARCHENT.\u2014 Quelque étrange que paraiese le fait, il est cependant re et plusieurs célébres naturalistes l'ont confirmé, en donnant une description exacte des poissons qui marchent.C'est particulièrement sur les rivages de l'île de Coylan et dans le golfe du Bengale qu\u2019un les trouve.Ils ont un aspect si grotesque, que l\u2019on croit voir plutôt In représentation d'un animal 2 par un artiste fantastique qu\u2019une créature vivante.Leurs nagroires pectorales et ventrales sont sutlisament fortes pour supporter le poids de leur corps et leur permettre de se mouvoir sur In terre ferme avec presque autant de facilité qu'un «pua- druprde, if existe plusieurs variétés de ces poissons dont l'espèce la plus petite se trouve particulièrement sur Les tochersencore humides que la nuvrée vient d'ubondonner.l'es petits êtres se nourrissent principalement de mouches dont ils sont trés-friands.Appuyés sur leurs nageoires, ils leur font lu chasse aver une extréme habileté et se meuvement sur le sable, grimpant sur les mangliers ou sur les pierres polies avec une agilité vraiment surprenante, et manquent rarement d'atteindre eur proie.Lorsque les étangs qu'ils habitent se dess- chent pendant les fortes chaleurs de l'été, ils sortent de l'eau, se mettent en route, et se font, uvec un instinct que l'on ne peut assez admirer, un chemin À travers les herbes ju«qu'aux plus prochains cours d\u2019eau.ls ressemblent beaucoup aux perches et ont une longueur d'environ 17 centimètres ; le tête est ronde et couverte il\u2018écaîlles, et leurs ouïes, qu'ils ont longues et dures, sont fortement dentelées.Aidés de l\u2019almirable appareil dont la nature les a pourvus, ces poissons miniscules sortent courageusement de leur retraite habituelle et s'avancent, sens craindre les fatigues d\u2019une route inconnue, à la recherche d\u2019une nouvelle demeure.Ces sortes d'expéditions ne font généralement vendant la nuit ou vers le matin, alors que \u2019herbe est encore humide de la rosée. L'OPINION PUBLIQUE 207 2 Mai 1878 ey a Kd A E= Ry iL pa o J = z AN Aa het 2.LS Ni Ww dE ; 5 A £3 a MM RS ET * % IY Wi SPN = rT San FEI, 4; En bk Py i Le se Fra ki N] (3 x\" 55 A 1 LY 1.yi base - V/ Ly § a LES HERG, 13 Te Sa Gul A = Sy | \u20ac Se Rng i a TTT ee a) HL BO Mois de mai : L'offrande à Marie. 208 L'OPINION PUBLIQUE 2 Mar 1878 UNR PAROISSE CANADIENNE AU 17ome STBCLE \u2014\u2014\u2014 LA RIVIERE-OURLLE \u20140\u2014 VI Ce fut Mgr de Saint-Vallier qui décida les habitants de la Rivière-Ouelle à bâtir une église à la place de leur chapelle, qui était devenus insuffisante pour les besoins de la population.Ce fut sans doute aussi pour cette raison qu'il accorda ls permission (23 juin 1694) de diro la messe aux deux extrémités de la paroisse, dans maison de Pierre de Saint-Pierre, située au-delà de l'Evantail, et dans celle de Ruette d\u2019Au- teuil, qui se trouvait à deux lieues plus bas, probablement à ls Petite-Anse.Le brave curé de Francheville n'était plus alors à la Rivière-Ouelle ; transféré sil- leurs en 1601, il avait été remplacé par un prêtre français, venu au Canada au printemps de année précédente.L'abbé Bernard de Requeleyne fut le premier curé en titre de la paroisse, qu'il avait d'abord desservie on qualité de missionnaire exerçant les fonctions curiales, et où il était destiné à faite un long règne a 721).Ce fat l'abbé de Francheville qui fut député par Mgr de Saint-Vallier pour le mettre en possession de ea cure, selon les formes canoniques (10 février 1695) (1).L'église dont l\u2019abbé de Requeleyne surveills la construction et qui aubsista jusques en 1792, était bâtie en bois, et s'élevait sur l'emplacement de l'ancien cimetière, où l'on distingue encore parfaitement ses fondations.Elle était & peu près de la même grandeur que l'église actuelle, mais elle n'avait de chapelles latérales, Le manoir seigueurial, qui s'élevait sur lo terrain que M.de la Bouteillerie avait cédé à ln paroisse, était devenu le presbytère du curé.On trouve, en effet, dans les archives de la fabrique, l'acte de vente \u201cde la vieille maison qui avait toujours servi de manoir seigneurial \u201d (13 avril 1692).L'abbé de Requeleyne avait sans doute mieux aimé réparer cette maison, pour son usage, que de bâtir un presbytère neuf aux frais de la paroisse, qui était à La veille do faire de grands sacrifices pour la construction de l\u2019église.Dans l'intervalle, M.de la Bouteillerie avait reconstruit son manoir à quelques arpents plus loin, sur les terres qu'il possédait le long du rivage nord de la rivière, st où, vers 1700, il rebâtit son moulin Depuis l'établissement de la seigneurie, les défrichements avaient suivi un développement régulier qui n\u2019avait été interrompu par aucun obstacle sérieux.Trois causes principales favorissient cet accroissement : d\u2019abord, la grande fertilité des terres, qui étaient faciles à déboiser ; ensuite, l'extrême abondance de la pêche, qui était une source considérable de revenu ; enfin, la sécurité relative de ce coin du littoral, moins exposé que bien d'autres parties du pays aux incursions des Iroquois, qui sc répandaient rarement jusqu'au dessous de Québec.Plus de quarante familles de censitaires, dont les maisons étaient bien peuplées, s'échelonnaient sur le côteau qui longe le fleuve, et de chaque côté de la rivière.Les terres, divisées en parallélogrammes, couraient toutes perpendiculairement au fleuve ; chaque concession, d'environ quatante- deux arpents, était la môme qu'aujourd\u2019hui ; la soule différence est que la culture ne s'étendait pas au-delà du troisième rang, tandis que, de nos jours, elle atteint le cinquième ot le sixième range.Seule, la septième concession, qui touche aux terres de la couronne, n\u2019est pas encore habitée.Tous les céréales croissaient en abondance, mais surtout le blé, l'orge et l'avoine, qui étaient les grains dont se remplisssient les granges et les greniers des habitants, Ils y joignirent, au commencement du siècle suivant, la culture du lin dont ls récolte, brayée en automne et convertie en filasse, était filée et tissée par les femmes dans le cours de l'hiver, La toile qu'elles en faisaient et dont elles confectionnaient le linge du ménage, était absolument la même que cette toile forte et durable qu'on fabrique au métier chez nos habitants.Avec la laine dos moutons, elles faisaient, alors comme aujourd\u2019hui, ces excellente tissus si connus dans nos campagnes sous le nom de flanelle et d'éfofe du pays.Aux femmes était également réservé le soiu du jardin potager, où elles récoltaient les légumes qui servaient pour la table.Héritières des goûts délicate qui sont l'apanage de la race française, elles ne manquaient pas d'ajouter au potager un petit parterre bien propre et bien enclus, où elles cultivaient les flours dont les graines étaient apportées de Franse.Les prémices aussi bien que les plus belles de ces fleurs étaient portées à l'église par les enfants, pour la décoration de l'autel, comme c\u2019est encore l'usage.Nos ancôtres avaient transporté de France et propagé dans le pays un certain nombre d'arbres fruitiers, principalement des pommiers.Leurs maisons furent bientôt entourées de vergers qui étaient à la fois un ornement et une source de bien-être et de revenu.Ils avaient même réussi à créer certaines variétés d'arbres fruitiers d'une qualité excellente, dont quelques-unes furent transportées dans la suite en France, où elles sont encore cultivées avec succès.De 0s nombre sont les espèces de pommiers, dont les fruits, très-catimés sur le marché, sont connus sous le nom de rainettes du Canada.Sous le rapport de l'horticulture et sous bien d\u2019autres, les premiers colons étaient supérieurs leurs descendants d'aujourd'hui.Où sont les magnifiques vergers que l'on voyait autrefois dans nos environs?Ils ont disparu peu à peu et n'ont pas été renouvelés.Il n\u2019y a que depuis très-peu d'années que l'on a commencé à reprendre cette culture.Au point de vue de l\u2019agriculture en général, la conquête anglaise a été désavantageuse au peuple canadien.Isolé, dès ce moment, du reste du monde, privé des leçons et des exemples que lui donusient une foule d'hommes intelligents et pratiques qui, chaque année, traversaiont de France au Canada, n'acceptant pendant longtemps qu'avec défiance tout ce qui venait de le part des conquérants, il tomba peu à peu dans des habitudes de culture routinière, qui ont fini par épuiser une grande partie du sol.Aux ressources que nos anciens tirsient de l'agriculture, se joignaient celles de ls chasse et de ls pêche, dont l'abondance à été pendant pe incroyable.Elles furent ls manne providentielle qui empôcha la population de mourir de faim sux époques désastreuses où la guerre tenait continuellement les hommes sous les armes, et forçait de laisser les campagnes sans culture.Les forêts voisines étaient peuplées d'orignaux, de caribous, d'ours, de loups-cerviers, de osstors, de loutres, de martres, de visons, de renarde, de perdrix, de lidvres, eto., etc.Chaque printemps et chaque automne, des bandes immenses d'outardes, de canards, d\u2019oies muvages, de mar celles, de bécassines, de pluviers, d'alouettes, etc, ete, v'abattaient sur nos rivages et dans nos prairies.Il n\u2019y à pas encore bien des aunées, les tourtes arrivaient au milieu de l\u2019été en quantité si prodigieuse, qu\u2019elles devenaient un fléau pour les moissons.Il n'était pas rare de voir los lièvres dans le voisinage des maisons.On rapporte, à ce aujet, une susodote hilsrante que racontait souvent Mgr Panet, évôque de Québec, qui a été pendant quarante-quatre aus ouré de la Rivière (1) L'aubé de Francheville mourut à Montréal, le 7 soût 1713, à l'âge de 62 ane.Ouslle.La Savane, qu'on appelle ordinairement la plaine, qui s'étend entre cette et celle de t-Denis, o's autrefois juequ'aux environs de l\u2019église : cette savane était la retraite privilégiée des lièvres, et plus d\u2019une fois u'un d'entre eux avait été trouvé égaré dans l'église.Un matin, en y entrant, et son secrétaire, M.l'abbé Gosselin, aperçurent un lièvre qui prrmbdais dans les allées.Traqué de proche, il alla se réfugier dans la chaire où il fut pris.À mesuré que fe bois ont été abattus, ls chasse est devenus plus rare : mais la pêche, quoique bien diminuée, est encore une branche d'industrie où de commerce important, Jusqu'au commencement de ce siècle, le saumon, l'alose, le barre, l\u2019éturgeon, 'anguille, le hareng, la sardine, le capelan, se jent en quantité qui aurait suffi pour faire la fortune de chaque habitant, s'il eût existé à proximité un marché convenable ; mais ls plupart de ces poissons étaient presque sans valeur, faute de moyens d'écoulement.Quand, selon l'expression populaire, le hareng donnait, ce qui avait lieu ordinairement vers la Saint-Pierre (29 juin), il n'était pas rare de pre: à la même marée, dans une seule pêche, cing A six vents barriques de ce poisson (1).Dans l'impossibilité où l'on se trouvait de tout l'enlever, et pour qu'il ne pourrit pas dans la pêche, on était parfois obligé d'y pratiquer des ouvertures, afin qu'elle se vidât d'elle-même à la marée montante.Des moine oculaires, qui vivent encore, ont vu, au printemps de certaines années, le ospelan affluer à tel point, qu'on le trouvait échoué à la marée basse, par bunca de plusieurs pieds, tout le long des pêches, qui s'étendaient vers le large jusqu'à trois et quatre arpents.Vues dee hsuteurs du rivage, ces battures de poissons aux écailles blanches et luisantes ressemblaient à de ls neige smoncelés le long des clôtures.En 1870, plus de cent mille anguilles ont été capturées en une seule nuit à l'embouchure de la rivière et dans sos environs immédiate, Mais une pêche bien autrement intéressante et lucrative, est celle du marsouin.Ce superbe cétacé, qui atteint jusqu\u2019à vingt et vingt-cinq pieds de longueur et qui est particulier à nos climate, fait son apparition à la débâcle des glaces.On le voit nager par bandes nombreuses, quelquefois à la distance d'un jet de pierre du rivage, apparaissant de temps en temps pour respirer à la manière des baleines, et semblable, par la blancheur de ga peau, à des boules de neige flottant sur l\u2019eau.M.de la Bou- teillerie et ses censitaires, qui avaient constamment occasion d'observer les évolutions des marsouins jusque dans l'entrée de la rivière, où ils s'avançent à la poursuite du petit poisson, et particulièrement du capelan, qui vient y frayer et dont ils se nourrissent, avaient bien souvent «levisé ensemble sur les moyens de les capturer.La sibilité de réussir n\u2019était douteuse, puisqu'on en avait trouvé quelques-uns les pêches aux harengs, où ils s'étaient laissés prendre en suivant ce poisson.On avait pu constater le prix d\u2019une pareille capture, par la quantité d'huile qu'on en tire ot qui est propre à toute espèce d'usage ; mais les dépenses qu'exigeaient les premiers vssais de pêche dont le résultat n'était pas encore conau, étaient trop considérables pour qu'on osût s'y risquer.Ce fut probablement ce qui engagea M.de la Bouteillerie i intéresser dans cette entreprise un riche et influent citoyen de Québec, M.Charles Denys, Sieur de Vitré, membre du Conseil souverain et fils de M.Simon Denys, Sieur de ls Trinité, originaire de Tours.M.de Vitré demanda une aide au roi, qui lui fit don, vers 1698, d\u2019une somme de cinq cents livres en argent, de deux mille livres de fil à morue et de la même quantité de cordage de un et deux pouces.Il est i supposer que cette tentative ne fut pas tout à fait sans succès, car l\u2019année suivante, lo roi accorda les mêmes gratifications.Au printemps de l\u2019année 1701, M.de Vitré fit un nouvel essai de pêche entre les îles de Kamouraska et la terre ferme (2), \u201c On a fait, en 1701, dit La Potherie, une tentative de la pêche aux marsouius dans * le fleuve, à trente lieues plus bas que Québec, aux îles de Kamouraska.Monsieur \u201c de Vitré, conseiller du Conseil de Québec, sachant qu'une très-grande quantité de * ces poissons, qui sont tous blancs, courent en été le hareng dans ces quartiers, se « persuada que si l\u2019on y tendait des filets avec un arrangement particulier, il pourrait \u201c s'y en prendre.Il forma une société de deux marchands pour en faire les frais, M.le comte de Pontchartrain, qui ne souhaite que l'établissement et l'augmentai tion des colonies, leur fit envoyer de Rochefort, en 170i, des cordages pour en faire des filets M.de Vitré dressa entre ces {les et la terre ferme, du cité du sud, la « longueur de plus d'une demi-lieue de filets qui formaient différents chenaux, avec \u201c une ouverture assez grande pour y laisser entrer les marsouins (3).Ceux-ci, fort avides \u2018 de hareng, n'y étaient pas plutôt, que des canoteurs tout prêts tiraient une corde qui * bouchait ce passage.\u201c Les marsouins, qui avaient un champ assez vaste, ne s\u2019embarrassaient pas pen- * dant que ls marée montait, s'amusant aux harengs quand il s\u2019y en trouvait ; mais, lorsqu'elle diminuait à un certain point, on leur remarquait un mouvement et une\u2019 « agitation qui leur fesait jeter des mugissemente.Plus la marée descendait basse, « plus il paraissaient inquiétés.Ils avaient beau aller de côté et d'autre, ils ne trou- \u201c vaient rien qui ne les arrêtât ; mais dès lorsque la marée était sur sa fin, ils se ramas- \u2018 ssient tous Comme un troupeau de moutons, et échouaient pêle-mêle l'un sur l\u2019autre.« M.de Vitré les envoyait égorger, et les faisait traîner, porter ou remorquer à la \u2018 marée montante quand ils étaient trop gros.Tels pesaient trois milliers.Il en a * fait des huiles qui seront d\u2019un très-bon pour les vaisseaux.On en a fait des \u201c fritures et on a trouvé le secret de tanner ood et de les passer en maroquin.* La peau du marsouin est tendre comme du ; elle a un limon d'un pouce d'épais \u201c que l\u2019on gratte ; elle devient comme un cuir transparent ; les tanneurs les rendent * minces où épaisses selon 'aprét qu\u2019ils veulent y donner.On en peut faire des ** hauts de chausses, des vestes très-déliées et à l\u2019épreuve du pistolet, et on en pourra \u201c faire des impériales de carosse ; car il y en a de dix-huit pieds de long sur neuf de \u201c large.Une petite baleine déranges cette pêche qui promettait beaucoup.Elle s'en- \u201c tortilla daus plus de quarante brasses de filets qu'elle entratua avec elle.On l\u2019a « trouvée échouée dans cet équipage i sept lieues de là, Elle était fort maigre (4).\u201d Ce fut au milieu de ces préoccupations qui allaient créer une nouvelle industrie locale, que s\u2019acheva la dernière année du dix-septième siècle.Il y avait alors vingt- huit ans que M.de ls Bouteillerie était venu frapper le premier coup de hache dans la seigneurie à laquelle il avait donné son nom.grande changements s\u2019y étaient opérés durant cet intervalle : eur ses domaines, dont les forête et végétation primitive avaient pris [posession depuis l\u2019origine du monde, croisssient maintenant de belles moissons.silence du désert et l'apathie de la nature avaient fait place à l'agitation de le société humaine et au bruit fécond du déboisement et de l'agriculture.Là où les bêtes sauvages avaient leurs repaires, où se dressait la cabane éphémère des aborigènes, s\u2019'élovaient maintenant les habitations permanentes des blancs.La barbarie wvait fait place à la civilisation.De vastes ol dont l'ensemble formait une étendue de plusieurs centaines d\u2019arpents de terre, avaient été défrichées et mises en (1) Une berrique contient six minots.2) Ceux qui désirersient avoir de plus amples détails sur la pêche marsoui: .A les ive que ow avons be =r sujet, en Tere Thon Dopinion Pesligue.nt oon (8) Plus d'une demie tiene de flots : lle étendue de pêche sernit enco: rd hy .troprise Hardie, et fournit, entre bien d'autres, une preuve de l'esprit de rte rates du (4) La Potherie, tôme ler, lettre Xe. y 2 Ma: 1878 L'OPINION PUBLIQUE 209 quilure qur Le première, Is deuxième o6 même ur une partis de I troisième concession seigneurie.Depuis l'année 1690 jusqu'à 1703, c'est-à-dire jusqu'à ls mort de M.de 1a Bouteil- lerie, un bon nombre de nouveaux censitaires, attirés ce dernier, soit directement de France, soit des anciennes isses du Canada, t venus prendre des terres à côté des premiers résidants, courant d\u2019émi n s'était accentué davantage depuis que ls paroisse avait été constituée t, qu'elle possédait uno église ec, dope lon rahe, Jot oici, d'après les lo tableau de 06 nouveau groupe de familles, avec l'indication de leur point de départ : fle Nous ET SURXONS Parousz Diocksx Provixcs Jean on (1) Québec bec Nouvelles.Joanne Beinn Sainte.Famille Jobe Nouvelle France René Plourde Baint-Pierre Poitiers Poitou Joanne-Marguerite Bérubé Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France Ruette d'Auteuil France Pierre Michaud Notre-Dame de Fontensy Marie Ancelin Notre-Dame de Cogne La Rochelle Aunis Pierre Michaud (2) Québec Québec Nouvelle-France Madeleine Thibaudesu Québec Québec Nouvelle-France Jean Michaud (8) Québec Québec Nouvelle-France Marie Vaillancourt Sainte-Famille Québec Nouvelle-France Pierre dit Desjardin (4) Sainte-Anne de la Pérade boc Nouvelle-France Marie-Anne Martin Sainte-Famille Sabb Nouvelle-France Jean Dionne Sainte-Famille bec Nouvelle-F Marie-Charlotte Mignot Québec orto Nouvelle-France Robert Morin Nouvelle-France Françoise Meigné Québec Québec Nouvelle-France Pierre Soucy Québec Québec Nouvelle-France Elisabeth Fouquerean Pointe-auz-Trembles Québec Nouvelle-France Guillaume Paradis Sainte-Famille Québec Nouvelle-France Jeanne Hudon Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France Guillaume Paradis (5) Bainte-Famille Québec Nouvelle-France Marguerite-Catherine Hudon Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France Jean Raby Cravant Saintes Sainton; Marie Dancosse Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France Étienne Janneau (6) La Tardière Poitou Catherine Perrot Château-Richer Québec Nouvelle-France François Aubert Château-Richer * Québec Nouvelle-France Angélique Testu (7) L'Ange-Gardien Québec Nouvelle-France Pierre Aubert de Gaspé (8) Québec Québec Nouvelle-France Catherine Juchereau de St.Denis Québec Québec Nouvelle-France René Brisson Ange-Gardien Québec Nouvelle-France Geneviève Testu (9) Ange-Gardien Québec Nouvelle-France Charles Brisson (10) n bec Nouvelle-France Marie Letartre auction tbe Nouvelle-France Pierre Fournier de Belleval Saint- Victor Orléans Orléannais Marie Ancelin (11) Château-Richer Québec Nouvelle-France J.-B.de 1s Bordelière dit Laplante) France Frangoise-Catherine Martin Québec Québec Nouvelle-France Philippe Ancelin Bainte-Famille Québec Nouvelle-France Madeleine Saint-Pierre Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France François Dubroe dit Dutertre Saint-Michel An Anjou Marguerite Bouchard | Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France François Duval (12) Ponthaut Brel Marie-Anne Boucher Rivière-Ouelle Québec Nouvelle-France André Meigné dit Lagacé Saint-Martin de Rhé La Rochelle Aunis Marie-Charlotte Peltier Beauport Québec Nouvelle-France Jean Ha; bec Québec Nouvelle-France Jeanne Grondin juport Québec Nouvelle-France Francois Pinel Sillery a Nouvelle-France Louis Contaucinean Québec Québec Nouvelle-France René Aneelin France Maris Juin France Jean dit La France fon, our Te - Montréal Québec Nouvelle.France de Vontrouse, au 1) Commandant de In côte di Perche, plus haut, a foume était fille de Mathurin Thibundeau, a fod, de Robert Fils de Pierre Michaud et de Asselin.Vi Moutiers je Maufaix, en Poitou.it.=) Roy, de Menilet, diocèse de Poitiers.Va femme était fille de Jonchim Martin, natif d'Kstrée, Roel 3 (8) Gousla-germain du préobdent, tous deux mariés aux deux sœur.) ire-Roysl, ~ (1) Veuve de Pierre Guyon (Din), petit-fils de Jean Guyon, sieur du Buisson, originaire du Perche, ancêtre da ouré actusl de la Rivié: (8) ¥ilsde Charles Aubert de Ia Chesaaye, natif d'Amiens, ou Pionnile, bisaïeul de l'auteur des Anciens Cans- n Fils prying A ane Gatien - famille, , vont aves ho 11) Fille de Read Ancetin.Veir plus bas.Fils do Gulllsume Duval, de Pouthant, Dans ce tableau ne sont pas compris les jeunes ménages qui s'étaient formés dans Ia paroisse olle-méme entre les enfants des colons plus anciens.A la mort de M.de bec, Is Bouteillerie, le chiffre total des familles fixées définitivement dans ss seigneurie n\u2019était pas loin de cinquante.Rien do plus facile que de suivre le mouvement de colonisation qu'il avait déterminé : l'un venait directement de France, l'autre de ls vôte de Beaupré.Les paroisses de cette côte, colonisées dès l'origine de Le Nouvelle oo France, formaient entre Québec eb le pacte qui se trouvaient resserrés entre Tourmente une lisière d'établissements com- fleuve ot les hauteurs stériles des Lauren- tides, M.de la Bouteillerie y rencontra un élément tout préparé d'émigration dont ileut protiter.Chacun de ses tenanciers devenait ensuite un agent actif de colonisation en attirant soit de parois soit des provinces de France d'où il venait, » d'autres membres de sa des amis ot des connaissances.L'abbé H.-R.Cascraix.(A œuivre.) FAITS DIVERS ot BABYLONE MODKEXE.\u2014Londres avec ses bourgs contient une lation de 4,250,000 âmes et s'étend sur wn vurlsse de 608 milles carrés ; la longueur totale de ses rues et de 1,480 miles.Chacun de ses habitants paye une tuxe annuelle de cinquante chelins sterling.11 doit payer en sus 17 chelins et 3d.) le gas ; 8s.3d.pour l'eau; 9s.3d.pour taxe des vres ; 79.8d.pour la police ; 1a.8d.pour les Bouts ; 7d.pour les écoles, ete.Ls somme prélevée par ces différentes taxes atteint le chiffre de £8,645,863.La consommation d'eau pour ue jour est de 520,000 tonnes.Près lu pont de Londres est une rue assez étroite (41 pieds de large) où il passe 16,000 voitures en douze heures.PROBLEME.\u2014Un Arabe laisse en mourant, pour toute fortune, 17 chameaux à r entre ses trois fils, de manière que l'aîné ait moitié, le second le À et le cadet 1-9ème.Les trois fils, très- emberrassés et ne voulant pas avoir des mor- csaux, font appeler le juge.Celui-ci en arrivant monté sur un chameau, olut lo sien aux 17 à ; et dit aux trols ra prendre chacun leur dix huit chameaux.L'ainé prend Is wi oud; le second prend le à ou 6 et Je 8e prend 1-9ème ou # chameaux.Ils prennent donc ensemble 9 x 6 x 2 17 chameaux.Le juge remonte sur le 186 qui est le sien ot v\u2019en retourne en laissant chacun satisfait.Comment expliquer cela ?APPAT AUX *\u2018 TRAMPS, \"\u2014Une lettre particu- litre de Montréal annonce que la fortune va probablement sourire aux vagabonds et aux déclassés des Etats-Unis.Une guerre entre la Russie et l\u2019Angleterre est, suivant toute apparence, inévitable, L'Angleterre demandera un contingent de 100,000 hommes au Canada, qui n\u2019en pourra fournir que la moitié environ avec m propre population.L'écrivain continue : \u201c\u2018 On rapporte couramment dans les cercles militaires, ici et à Ottawn, qu'à la première nouvelle de la déclaration de guerre bureaux de recrutement seront ouverts tout le long de notre frontière, et nous nous attendons à enrôler une portion considérable de la lation flottante, errante et aventureuse des Etats-Unis.Je pense que nous vous offrirons une solution du problème de la nuisance des tramps.- voyez-nous vos vagabonds valides et nous en fe- rous des soldats.Notre service offrira aussi une excellente occasion à vos officiers expérimentés de la guerre de sécession\u2026 Beaucoup de vos ués West-Poiut trouveront un em- plo immédiat dans nos armées.\u201d L'auteur de cette lettre alléchants dit que le me d' ment ne sera d'abord que de dix vres sterling ; mais elle s\u2019élèvera ve- ment au Jou le a comme Sout 1 > us, Is Guerre est meurtrière.t erald, une bonne chance pour les bounty jumpers.INCORRIGIBLE.\u2014La paroisse de St, Raymond à l\u2019honneur de y un vieillard du nom de Thomas Trudel, hi de 72 aus, qui vient de se marier pour la sixième fois.Loraqu'il se maris pour la c\u2019étaità Québec.Il s'en fut à Bt, Raymond et devint veuf au bout de trois ans.Il avait un fils, aujourd\u2019hui Âgé de quarante ans.A six mois de bonheur comme veuf, il se remit dans les chaînes du sacrement du mariage.Sa secoude femme ne vécut que 10 mois.Se voyant veuf, il é une veuve avec laquelle il resta neuf ou dix ans.Mais un jour, Un missionnaire des Etats-Unis arrive à St.Raymond et informs Mme.Trudel No.3 que son mier mari était encore vivant et habitait uns lee missions qu\u2019il avait visitées.M.Trndel prit les mesures nécessaires pour faire annuler son mariage, et y réussit.Six semaines après, avec In permission de l\u2019évêque, il épouss une jeune Blle qui était une cousine à lui au premier degré.me Trudel No 4 ne vecut que 13 mois.Deux ans spr, il prenait une cinquième femme qui, celle-ci, avait la vie dure, ju\u2019elle demeurs vingt ans avec lui et fit ensuite comme les autres.Elle mourut dans le mois d'avril 1878, Celle d'avec qui il avait été obligé de se séparer était morte le mois t.Trudsl, après avoir véou trois ans dans le vou .t & s'enn uate veave A550 was Malar Plumondon, où venue s'offrir à lui pour réjouir see 72 printemps.ATTRAPPE,\u2014 Un citoyen de la rue 8 Qué , raconte que vendredi dans Je nuit il a été réveillé en sursaut per un individu qui tirait à lui un pardessus out le lit.Constatant rg n'était un coquin en travail, fl se leva ot lui administra une ruclée, après quoi {1 Tui dona le permission de e\u2019en aller, \u2014Les mineurs de Donakon et Tremont, dans l'Etat de In Pensylvanie, demandent à grands eris du pain et l'ouvrage.La détresse est très-grande.\u2014Les nouvelles de la famine dans l'empire chinois sont navrantes : les cadavres gisent le long dea routes, et fournissent la pâture des chiens et des corbeaux ; des enfantu sont cuits et dévorés.Une lettre d'un missionnaire dit que dans la province de Chausi, la détresse est telle que des enfants sont bouillis et mangés.11 à vu hommes portant dans des hottes des petites filles de 849 ans.lla vu un Chinois vendre deux sœurs et leur frère (de neuf à onze ans) pour 3 schillings, et une petite fille pour 8 pence.20 VICTIMES IIUMAINFES.\u2014Une horrible tem- Pête s'est déchaînée sur la région du Kansas, située entre Fusporis et Hunt, sur la ligue parcourue par le Atohison, Topekset Santa w.R., vers les § heures du soir de samedi 13 avril, Tous les journaux et toutes les correspondanves de Topeka s'accordent à dire que, «depuis de nombreuses années, aucun ouragan n\u2019a fait autant de ravages dans le Kansas.La tempête a laissé de désastreuses traces sur son passage.Le vent était si violent que plusieurs maisons de bois et de briques ont été Tenversées en tuant ou blessant plus ou moins gravement tune vingtaine de personnes.Un train de marchandises composé de quarante-cing voitures sprartenant au Atchison, Topeka & Santa-F6 Ft.R., à été jeté hors la voie.Tous les fils télégraphiques ont été rompus et les poteaux renversés.Cet orage & causé aussi beaucoup de dommages à la fature récolte.LE NÈGRE.\u2014Les cochers de voiture de louage ne trouvent rien de mieux à faire, entre deux voyages, que de s\u2019amuser aux dépens d\u2019un pauvre gueux nuelconque, si sa mine laisse tant soit peu à désirer.C'est ainsi qu\u2019ils ont choisi pour victime un ure nègre que l\u2019on connaît depuis longtemps Québec.Cet Africain répare des parapluies ; son nom est Zoël.Bamedi matin, comme d'habitude, les cochers à le porte de l'hôtel Russell, rue Sainte-Anne, ont agacé ce pauvre Zoël.Dans le même moment, M.Gaspard Drolet, auditeur de la province, vint à passer.Zoël le prenant pour un de nes persécuteurs, lui asséna sur la nuque un coup de parapluie où de bâton, et lui a fait une blessure grave derrière l'oreille gauche.C'est le devoir de ls police de protéger n'importe qui contre de pareils abus, et le nègre Zoël « autant droit que qui que ce soit à patte protection.ll s\u2019est mis en état de légitime défense contre ses uteurs; malueureusement le coup qu\u2019il destinait à l'un d\u2019entre eux n'est pas tombé sur la bonne tête.Nos condoléances à M.Drolet.\u2014 VARIÉTÉS M.Joseph Prud'homme et son héritier, d'une huitaine d'années, se proménent dans In campagne pour étudier les beautés de la nature.Îls arrivent devant une ferme où les canards se livrent, dans une mare, à des jeux divers.Tout d'un coup, ils prennent une de leurs positions favori qui consiste à se renverser la tête au fond de l\u2019eau, et le contraire en l'air.\u20140Oh ! s\u2019écrie M.Prud'homme fils, qu\u2019ils sont drôles | Pourquoi donc est-ce qu'ils se mettent comme ça f M.Joseph Prud'homme réfléchit un instant, et répend avec autorité : \u2014C\u2019est pour respirer !.> Un de nos bons chauves ve plaignait à son médecin d'un petit accident qui venait de lui ver.\u2014J'si \u201cun sur le genou,\u201d lui dit-il.\u2014Bah ! répondit le docteur, il y « useez longtemps que vous avez * un genou sur le cou,\u201d ça veus changera ! oe Un vieux savant était, depuis des éternités, à le recherche d\u2019une découverte scientifique, qu'il & enfin opérée, ces jours derniers.Hier, sn bonne lai apporte son déjeuner dans son cabinet, comme de coutume.\u2014Tiens, tiens! se dit-il en l'examinant, elle est trés-gentille, cette petite.£t, lui prenant le main : \u2014Comment vous appelle-t-on, mon enfant ?\u2014Dame, monsieur, je m'appelle Suzanne, Ele lt hss 1a maison depuis dixshuit - y 210 L'OPINION PUBLIQUE 2 Mar 1878 a a LA A $0 > js RLS SX >) fore) ay Sk vd IY E EN x=] 3 = \u2014 el Fe >; 4 a hid e- > 0) [5 Tig, +) du ee, 3 Es JE eda c= oy EL rw = ro san Vx oo Xy AN Fe dre $ To 08 = Li LP Se ee Cp { - sans > Arr s 2 ges Ry a, celta = fin) 5 Re wT A) ® ae + Le AE ay ms y > \", À ts 23 {3 os A Ml 4\" IAS AS La nil A4 ;, n LT \"LA et 9 \u201cig pd 3 ES Là pa \u201c< IX a À Pa Ge + e ppd R&S 43 \"Le LE, se RES AS >, Pas os\u201d Dee wu 2-3 =?Ea 3 i de bac SE ue 3 \u2014 sr [4 Po À ee pa .- a Fah LA ess = 77 = ll 3 À.Thaxsron PIHOGVES.-\u2014 Ÿ LA FONTE BE l\u2019on.VUE GÉNÉRALE DU PLACEM SAINT-ÉLIE (CONUESSION VITALOY, sue de M Ria, d'après les croquis de M.né ts BocutisE, PAYSAGE DANS LA RÉGION DES MINES D'OR DE LA GUIANE FRANCAISE & = il 0 x x, iif 8 i ig) # i SP 07 : | LA ns 50 } | î 4 ) 20 17 F Ate i BY x (7 \u201c4, El | | + RCE h J À 2 5 \u2018 Ha | #7 7) A k MC M7 E oR à © SM, TY # 0 uN a > IRA RA pd FN > SAIL MAKER A fs sh jex ni N x fl pi ke a ai od ug Le dq TOWING LI 2 N Ll ' 4 au æ ZZ 4 § PRIVE, em AFF ET Ma ih > tf Ker] Ed is) fg ! mi va A Da Æ Ys FEL di b WL \\ hs as Nf TY au N Wey fE0 i: i 4 5 oY bi [Lo vee sf hi = , i FAR à jp 4s I yh?i | i ATA Ge f Hine NAUTI INSTRUMENT ee tT à * > mn A0, At Een pal Bape | ns 4 * \"\\] jibe Vi i; Bd 114 MER] I on or XJ wl] ost, ml - a 7 il | LS I 4 & EN : 13) 7 D ik, = PS 398 ZL EE = A J o à | LES pa Fy gp £ ns a bol es i fc L 4 9 Fa zy == 7 Fall od ould | 2, pc a5 p a a dé na rs Xz = | iv SR HE - £5 ASS ary EES ms ea 0 gs (ea SE A = 27 3 I 3 NEW-YORE\u2014 LE HAVRE, VU DE SOUTH STREET me al ee a SR M he & is Eig ih lig > ff AN Al 10) Lu pa vf à Loy GR Æ fi AS fie A * 4 4, $
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