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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 19 juillet 1877
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1877-07-19, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, $3, \u2014Etats-Unis, $3.50.Tout semestre commencé se paie en entier.On ne se déaabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner su moins quinze jours d'avis.Vol.VIII.No.29.JEUDI, 19 JUILLET 1877 Prix du numéro, 7 contine.\u2014.Toute communication doit être .Les remises d'argent doivent se faire parlottres enregistrées où par bons sur la poste.1 ligne, 16 centins.©.Décisions Judiciaires concernant les Journaux lo, Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau-de-poste, qu'elle ait sous.vrit où non, que ce journal soit adressé à son nom où à celui d\u2019un autre, est responsable du paiement.2e.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arrérages qu\u2019elle doit «ur l'abonnement ; autrement, l'éditeur peut vontinuer A le lui envoyer jusqu\u2019à ce qu\u2019elle ait payé.Dans ce can, l'abonné est tenu donner, en outre, le prix de l\u2019abonnement jusqu'au moment du paiement, qu\u2019il ait retiré ou non le journal du bureau-de-poste.80.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu'il demeurerait des centaines de lieues de cet endroit.4o.Les tribunaux ont décidé que le fait de refuser de retirer un journal du bureau-de-poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l'ancienne adresse, consti- tae une présomption et une preuve primd facie d'intention de fraude.SOMMAIRE Lea Hommes de®17-38 : Jean-Joseph Cirouard, par L.O.David.\u2014La Salot-Jean- Baptiste 4 Hoston \u2014 Nouveau reoneil de pubsies ** \u20194lo-Méle.\" par I'hiléas Huot.\u2014~ Les hontes de la tribane française.\u2014Le caonl de Panama et le chemin de fer du ibque canadien, par A.Gllinss.\u2014Départ de missionnaires et de nouveaux colous pour Mauitoba.\u2014Les Crangistos.\u2014 Nécralogie : Madame J.A.E.Chaperun.\u2014Comment faut-il lire les vers.\u2014Choses et autrea\u2014Lettre de Junlus, pas Junius- \u2014Quelques renseignements inté- panei] sur le Russie, par us qurrespondant du garo qui voyage en cé Inoment dans ce paya\u2014Uk mant.\u2014Les bandits du Texas.\u2014Revue Bi nemnsine.\u2014Variétée \u2014Fuits divers.\u2014Prix du marché de «détail de Montréal.\u2014Les échecs.\u2014La jeu de Dames.(IWAVURES : Les lfommes de 37-38 : Jean-Joseph (1 rd ; (\"lef da tebleau de fa Malosté et do In fa- ale ; Evéoements d'Orient : Débarque- meut de troupes et d'artillerie à Trébizonde; fa Majouté Ia reine Victoria et les membres de la fa mille royale ; Le thédtre de ia guerre on Asie Mi- sente.LES HOMMES DE 37-38 Jean-Joseph Glrousrd Nous devons à nos lecteurs comme à la mémoire de celui qui fait le sujet de cette notice, de consigner daus nos uelques détails sur Ia vie de ce citoyen vanérs.i sa carrière a été remançuable par le patriotisme et le talent, elle ne l\u2019a pas été moins par lus qualités morales et par l'exvreice des vertus chrétiennes.C'est un exemple de plus à présenter à nos compatriotes duns la fortune comme dans les matheurs ; c'eat aussi un encouragement puissant en faveur de ceux qui, n'ayant pas eu dans leur jeunesse l'avau d\u2019études vollégiales, ont cependant eu M.Girouard une preuve qu\u2019on pent y suppléer par l'étude et la persévérance, et s'élever ainsi une hauteur intellectuelle qu'il est donné à peu d'homtnes d'atteindre.Tel est l'éjoge que fuisait de M.Gi- rouand, dune la Minerve du mois de septembre mil huit cent cinquante-cing, sun ami, l'honorable A.N.Morin, et son émuie en talents et on vertus.Cet uge flatteur était l'écho fidèle des sentiments d'affection et de respect de la population ca nadienne-française.Quoique M.Girouard D\u2019ait pes joue dans In politique un rôle susai brillant que les Viger ot les Morin, l'influence qu'il a exercéa sur son époque Jar ses conseils et ses exemples, lui donne droit d'être placé à côté de ces hommes distinguée dans le Panthéon canadien.A Québec appartient l'honneur d'avoir donné au pays cet excellent citoyen.M.Girouard naquit, le onze novembre 1795, d'une famille acadienne.Son père, qui commandait un petit bâtiment sur le fleuve Saint-Laurent, périt dans une tempête vis-à-vis de Saint-Valier, le laissant orphe\u201d lin à l'âge de cinq ans.Sa mère, restée veuve avec trois enfants, sans aucun moyen d'existence, eut le bonheur d'être recueillie par un vénérable prêtre, M.Gatien, l'aîné, alors curé de Sainte-Famille.Le bon prêtre ayant été appelé à desservir la paroisse de Sainte-Anne des Plaines, dans le district de Montréal, et plus tard celle de Saint-Eustache, la famille Girouard le suivit.M.Gatien remarqua de bonne heure l'intelligence précoce et les bonnes dispositions du jeune Girouard, et s'appliqua à les développer.* On raconte même, dit M.Morin, que, surpris de l\u2019ordre avec lequel son pupille arrangeait tout ce qui faisait le sujet de ses occupations, il l'avait comparé à un faiseur de lois.\u201d La manière dunt le jeune Girouard profita de ses leçons le récompensa dès ici-bas de sa charité et de son dévouement pour une famille malheureuse.Combien d'hommes utiles, de prêtres et de citoyens distinguée nous devons au patriotisme et à la charité d'hommes, de prêtres généreux comme M.le curé Ua- tien ! C\u2019est là une des plus grandes gloires du clergé canadien, l'un de ses titres les plus iucontestables à la reconnaissance du ys.Malheureusement, cette rosée du ciel qu'on appelle \u201c la protection \u201d ne tombe pas toujours sur une bonne terre, ne produit pas toujours les meilleurs fruits ; les Girouard ne poussent pas partout.On remarquait dans lo jeune Girouard une variété de talents et d'aptitudes remarquables ; il apprenait ce qu\u2019il voulait : musique, peinture, architecture, méca- uique, littérature et philosophie, rien ne semblait inaccessible à son esprit souple et privilégié.Livré, après la mort de M.Gatien, à ses veules ressources, n'ayant plus personne pour le faire vivre et cultiver son esprit, il ne se découragea pas et se lança avec la plus grande ardeur à la ursuite des connaissances humaines.T1 joignit heureusement au goût et au talent d'apprendre, un caractère tenace et persévérant.En 1812, on le trouve & Sainte-Gene- viève, étudiant la loi sous Me Mailloux, et en 1816 à Saint-Eustache, où il est admis à la pratique du motariat.11 va s'établir à Saint-Benoît, qui était alors un centre d'uffaires important, s\u2019y fait en peu de temps une excelleute clientèle, et y épouse une demoiselle Félix, sœur du curé de l'endroit.La sagesse de sa conduite et de ses conseils, l'habileté, le jugesuent et l'honnêteté dont il faisait preuve dans l'exercice de sa profession, le patriotisme ardent qu'il manifestait en toute occusion, étendirent bientôt sa réputation au-delà des limites de Saint-Benoît.On venait de loin lui confier des affaires importantes, le consulter sur toute espèce de choses : on le forçait d'être notaire, avocat et prêtre en même temps.Lorsque les difficultés entre les gouverneurs et la Chambre d'Assemblée commencèrent à agiter le pays, il fit preuve d\u2019une vivacité et d'un esprit de résistance Qui faisaient un contraste fmppaut avec 2x modération ordinaire.Il ressemblait, sous ce rapport, à son ami Morin, si doux, si inoffensif dans les chuses ordinaires de la vie, et, copendant, si énergique, si ae- dent lorsqu'il s'agissait de justice, de liberté ou de patrivtieme.Natures d\u2019élite, humbles et modestes, faibles même souvent en apparence, mais inflexibles, que les nobles sentiments, les grandes ques- tions d'intérêt politique ou national transforment et exaltent jusqu\u2019à l'héroïsme.M.Girouard contribua puissemment à répandre, dans la paroisse de Saint-Benoît et les paroisses environnantes, ses sentiments de résistance et d'indépendance patriotique.Le docteur Labrie, qui représentait le comté des Deux-Montagnes, étant mort en 1830, on crut que l'homme le plus digne de le remplacer à l'Assemblée législative, était M.Girousrd.M.Girouard accepta, fut élu et continua de représenter le comté des Deux-Montagnes jusqu\u2019en 1837, pendant l'époque la plus tourmentée de notre histoire politique.Comme il n\u2019aimait pas à parler, il ne prit pas uno part considérable aux débats violents dont I' Assemblée législative fut le théâtre, mais n'en acquit pas moins une grande autorité auprès de ses collègues par l'étendue de ses connaissances, la fermeté de ses convictions et l\u2019améuité de son caractère.Il rendit de grands services au pays en s'occupant de questions municipales et d'éducation dont il avait fait une étude spéciale, et qui étaient à cette époque généralement ignorées.Il fut fidèle à la cause libérale jusqu'à la fin, vota avec les patriotes en faveur des 92 Résolutions, du refus des subsides, et de toutes les mesures qui avaient pour but de revendiquer les droits de la Chambre.Lorsque le gouvernement anglais eut achevé d'exaspérer le pays en autorisant lord Gosford à prendre sans scrupule dans le coffre publie l\u2019argent dont il aurait besoin, «los assemblées eurent lieu dans un grand nombre de comtés pour protester contre cette vi6lation des prérogatives de 1aChambre.M.Girouard visita, avec M, Papineau et M.Morin, quelques-uns des comtés du district de Québec et prit part aux assemblées orageuses qui eurent lieu dans le comté des Deux-Montagnes.Dans ses discours comme dans ses conversations, il se prononçait avec énergie contre les abus E gouvernement, démontrait la nécessité de protester contre la violation des droits du peuple : \u201c Nous devons faire assez de bruit, disait-il, pour qu'on nous accorde ce que nous avons le droit d'obtenir comme citoyens libres,\u201d muis il ne voulait jamais de résistance à main armée et n'y pensait même pas.Le six novembre, les Fils de la liberté en venuient aux mains à Montréal avec les membres du Doric Club, et quelques jours après, des mandats d'arrestation étaient lancés contre les chefs patriotes de la ville et de la campagne, Pendant que les Papineau, les Perreault, les Gauvin, les Brown et lee Desrivières se dirigenicut vers la rivière Saint-Charles pour échap- r aux poursuites, De Lorimier, Ferréol Poltier, Papineau de Saint-Martin, et plusieurs autres se rendaient dans le comté des Deux-Montagnes, Ile étaient accueillie à bras ouverts à Saint-Eustache, par le Dr.Chénier, et le récit enffammé qu\u2019ils faisaient de ce qui se passait à Montréal purtait au comble l\u2019exuaspération des esprits.Girod arriva ; il ve disait envoyé par Papineau pour organiser le Nord et le mettre en état de défendre, comme le Sud, ses droite, sa liberté, ses chefs.Alors se formèrent les camps de Saint-Eustache et de Saint-Benoît, dans le but de tenir tête aux volontaires de Saint-André, de Gore et de Chatham, et d'empêcher l'arrestation des chefs patriotes.M.Girouanl ne vit pas sans inquiétude les proportions que prenait l'agitation ; il était plus sérieux, plus pensif que jamais.Peut-être pensa- t-il, comme quelques autres chefs patriotes, que les coups de fusil seuls feraient ouvrir les yeux à l\u2019Augleterre.Convaineu qu'il était inutile d'essayer de tenir tête à l'orage, il se décida à le laisser passer.Il est difficile maintenant, à une époque où les esprits et les caractères sont plus ou moins blasée par des luttes mesquines, de se rendre compte des sentiments et des pensées des hommes de cette époque.On oublie qu'ils avaient la fraîcheur, la naiveté même des sentiments, l'indépendance de pensée et l'amour de la liberté qu'on trouve à l'origine des sociétés, at qui enfantent les Washington, les Franklin et les Jefferson.C'étaient de grandes Ames que celles des Bédard, des Papineau, des Morin, des Viger, des Girouard, des Chénier ; des âmes où l'amour de la patrie et de la liberté devait naturellement produire de grands effets et faire naître le désir et l'espoir de donner l'indépendance à leur pays opprimé.C\u2019est ce désir, cet espoir qui produisit l'insurrection de 38, et qui conduisit les de Lorimier, les Duquette, les Cardinal à l'échafaud ; pensée téméraire dans les circonstances, mais glorieuse, à moins qu\u2019on ne prétende que le succès seul crée le mérite et la gloire, que le vaincu n\u2019est jamais un héros.Il n'y a pas de doute que, jusqu\u2019à l\u2019émission des mandats d'arrestation, cette pensée, si elle existait, ne s'était nullement manifestée par des actes ; mais après, lorsque le gouvernement se fût décidé à rentrer dans In voie de la répression et de la violence, pourquoi tant défendre les chefs patriotes d\u2019avoir espéré que deux ou trois succès éclatante rendraient les Canadiens- français maîtres de ln situation et leur.permettraient de s\u2019émanciper du pouvoir qui les opprimait ?Quoi qu\u2019il en eoit, les patriotes ne se bercèrent pas longtemps d'illusions ; écrasés à Suint-Euatache comme à Saint- Charles, dans le Nord comme dans le Sud, ils comprirent que le courage et le patriotisme ne suffisent pas pour se battre contre des cations.M.Girouard était occupé à visiter les avant-postes du camp de Saint-Bonoît, qua: d il apprit que tout était perdu à Saint-Eustache et que Girod venait d\u2019arriver chez lui à course de cheval.Il se rendit à la hâte à sa maison et trouva en effet le fameux Girod, qui essaya de lui faire croire qu\u2019il venait à Saint-Benoft chercher du renfort.M.Girouard, indigné, l'apostropha daus «les termes si sévères, que Girud, confus, écrasé par la honte, se retira sans rien dire pour aller trouver les messieurs Masson, qui ue le reçurent pas mieux.M.Girouard, voyant que la résistance était impossible, ne songes plus alors qu\u2019à mettre les patriotes à l'abri de la vengeance de Colborne.II leur conseille de s'en aller chacun chez sui, de cacher leurs armes et d'éviter tout ce qui pourrait fournir à lours ennemis un prétexte de leur faire du mal.Il avait lui-même l'intention de rester chez lui ; mais les supplications de son épouse, et les instances des patriotes, le «lécidèrent à s\u2019en aller ; on lui fit comprendre que, dans leur intérêt comme dans l'intérêt de la population, les chefs devaient disparaître.Ils partirent 338 L\u2019OPINION PUBLIQUE 19 JuiLLET 1877 donc.M.Girouard ae dirigea du côté des États-Unis, ot s'arrêta au Câteau-du-Lac.Na têto était mise à prix ; une récompense de deux mille pinstres était offerte pour son arrestation ; mais, au lieu de songer à le trahir, chacun cherchait les moyens de l'aider à sc sauver, Il se décida à accepter l'hospitalité d'un nommé St.Amand, un brave homme que toutes les richesses de la terre ou les supplices les plus cruols n'auraient pus fait parler.M.Girouard était on sûreté là, il pouvait y rester sans danger, et on lui offrait tous les joura de le conduire aux Etats-Unis.Mais quand il apprit que les Dumouchel et les Masson étaient arrêtés, il ne put résister à une pensde de générosité ; il crut qu'il devait partager le sort de ses amis, aller lea rejoindre en prison.C\u2019est ce qu\u2019il écrivait de la prison À son épouse, le 16 janvier 1838 : \u201c Lorsque j'eus appris, disaitil, que \u201c tous, ou presque tous mes amis, les deux \u201cjeuues MM.Masson, M.Dumouchel \u201c pire, et ses deux fils étaient en prison, « j'ai tout de suite changé ma détermina- \u201c tion, et j'ai pensé que ce serait de ma « part une espère de licheté de les abandonner dans une conjecture nussi pénible où je pouvais leur être utile.Je résolus done d'aller les rejoindre et de \u201c partager leur sort, quel qu\u2019il fût.\u201d Ce fait démontre combien les hommes de 37 avaient l'âme grande, les sentiments éle- vos, M.Girouard écrivit au colonel Simpson, qui commandait au Côteau-du-Lac, qu\u2019il était prêt à se livrer entre ses mains et à partir pour la prison, s'il promettait d'empêcher qu'il fût maltraité sur la route comme tant d'autres patriotes l'avaient été.Le colonel Simpson, heureux de mettre la main sur un pareil homme, qui lui fesait gagner si facilement les deux mille piastres offertes pour son arrestation, promit tout, et conduisit lui-même, le même jour, M.Girouard & Ia prison de Montréal, L'arrestation de M.Girouard fit beaucoup «le bruit : les journaux tories jubilèrent, et les patriotes le reçurent en prison avec attendrissement.On lui donna une cellule privée, et on ne lui permit pas, ainsi qu'au Dr.Nelson, de communiquer avec les autres prisonniers, Il fut cependant mieux traité que les autres ; il était mieux couché, avait plus d'air et d\u2019espace ; sa nourriture, grâce à ses ressources personnelles et au dévouement de ses amis, fut toujours convenable.Il passait son temps à lire, à dessiner, à faire des calculs, à résoudre des problèmes scientifiques et surtout à dessiner au crayon les portraits de ses amis et de ses compagnons de prison.LI envoyait ces portraits aux familles des pauvres prisonniers Quel plaisir, quelle émotion quand on recevait le portrait d\u2019un fils, d\u2019un époux ou d'un frère qu\u2019un n'était pas sûr de revoir ! C\u2019est grâce nu talent artistique et à In bonté de M, Girouard que les lecteurs de L'Opinion Publique pourront contempler les traits de presque tous les prisonniers de 1837.Il a fait de mémoire plusieurs de ces portraits, entre autres celui de Ché- nier.Dans les lettres qu'il écrit à sa femme et 4 son ami M.Morin, il s'occupe constamment de ses parents, de ses amis, de ses compatriotes ; sa bonté, sa générosité et son patriotisme éclatent à chaque ligne, Il y avait six mois que M.Girouard ot les patrivtes de 1837 étaient en prison, lorsque lord Durham arriva, chargé de la mission de pacifier le pays.Le brillant vice-roi s'occupa d'eux en arrivant, mais il fut fort embarrassé.Ne pouvant pus les mettre devant une cour militaire, et sachant que des procès par jury étaient impossibles dans ces circonstances, il songea et erut avoir trouve un excellent moyen \u2018le sortir l'embarras : c'était d'obtenir des principaux patriotes, des chefs dit mouvement, une confession, un plaidoyer de culpabilité, et d\u2019amnistier les autres prisonniers.Il vuvoya donc d'abord le colonel Simpson auprès du Dr.Nelson, de M.Gi- rouard et de M.Bouchette, qu'il considé- tait comme by chefs, afin de les sonder à ce sujet, et de leur demauder de signer un \u201c projet de déclaration ou de confession svi- gneusement préparé.Le colonel Simpson fut très-insinuant ; il épuisn toutes les ressources de son es- rit pour faire accepter son document.Ie r, Nelson et M.Bouchette se laissaient gagner, lorsque M.Girouard, prenant la parole avec énergie, lour fit voir tous les dangers, les embâches quo cachait cette habile déclaration destinée à fournir aux autorités la base qui leur manquait pour agir.« Je me jetterui, r'il le faut, aux pieds \u201c de mes compagnons de prison, dit M.« Girouard, pour les empêcher de signer \u2018 un document qui les compromettrait inu- « tilement, et fournirmitd leurs adversaires \u201cles armes qui leur manquent.\u201d Il alla, en effet, les trouver, leur dit ce qui w\u2019était passé, et les conjurs «le ne pus se laisser convaincre par personne.C'e- pendant, MM.Nolson et Bouchette, croyant que c\u2019était le seul moyen d'en finir, ot se flattant que ce document serait suivi d'une proclamation d\u2019anmistie générale,sauf peut-être quelques mois d\u2019exil volontaire pour les signataires, ils s'efforcèrent de prouver qu'avec des modifications, ce document serait fort acceptable.Lorsque M.Girouard vit que leur opinion était partagée par MM.Masson, Marchesscault, Viger et quelques autres, il s'appliqua alors à faire biffer de la décluration ce qu\u2019il y avait de plus compromettant, \u2018 mais elle resta toujours, écrivait M.Gi- \u201c rouard, le lendemain, encadrée des deux expressions auivantes : \u2018 Nous nous sommes révoltés\u2019 et : * Nous plaidous coupables.\u201d \"\u201d Ce fut grâce à ces mots, inoffensifs en apparence, malgré toutes les explications et atténuations du reste de la lettre, que lord Durham envoyait anx Bermudes,quelques jours après, les signataires du document.[ls comprirent alors la sagesse des conseils de M.Girouard ; mais c'étaient des hommes de cieur ; ils se dirent que le mal n'était pas aussi grand que M.Girouad l\u2019avait prévu, puisque la lettre qui les fesait exiler fesait sortir de prison tous les autres prisonniers.En effet, l'amnistie fut proclamée, et M.Grirouard reprit le chemin de Saint-Be- noît.11 avait eu d'abord l'intention d'aller s'établir au loin ; mais les témoignages de respect et de sympathie qu'il reçut de toutes los parties du comté «des Deux-Mon- tagnes le décidèrent à rester au milieu de ses parents et de ses amis.ll se remit avec ardeur au travail ; ses succès étendirent sa renommée comme notaire, et refirent sa fortune épuisée.On s'adressait à lui de partout pour avoir son opinion dans des cas difficiles, on l'envoyait chercher pour régler les successions les plus embrouillées.Tout entier à sa profession, à sa famille et à ses études, il suivait les affaires du pays, exprimait son opinion quand on la lui demandait, mais refusa constamment de rentrer dans la politique.Lors «le la formation du ministère Bald- win-Lafontaine, en 1842, tous les moyens furent employés pour décider M, Gironard À accepter un portefeuille dans ln nouvelle administration.Sir Chs.Bagot avait jeté les yeuxsur lui, ainsi qu\u2019il l\u2019écrivait à M.Lafontaine, le 13 septembre 1842, vu qu\u2019il le considérait comme un des Canadiens- français les plus capables et les plus dignes de représenter ses compatriotes.«\u201c M.Girouard m'a été signalé, disait-il, \u201c comme un homme doué des qualités « d'administration de l\u2019ordre le plus élevr, \u201c et possédant en mème temps la confiance \u201c te ses compatriotes.\u201d La situation était émouvante, les circonstances solennelles ; il s'agissait d'inaugurer le gouvernement responsable, de \u201c \u201c \u201c mettre en pratique, enfin, les principes de liberté, de justice et d'égalité politiques pour lesquels les patriotes avaient Intté si | vaillamment et tant souffert.11 était important que le Bas-Canada fût représenté ! dans le ministère libéral par ses honimes lea plus remarquables, et on ne trouvait personne plus capable que M.Girouard de prendre part à l'œuvre grandiose et nationale qu'entreprenait M.Lafontaine, Mais les prières, les reproches, les appels | les plus éloquents, tout fut inutile 3 jl refusa en donnant pour raison qu'il n'avait ni la eupacité, ni lu santé, ni le goût néces mire pour remplir les hautes fonctions qu\u2019on lui offrait.Les événements de 1837, les douleurs et les infortunes de tunt de gens qui lui étaient chers, avaient produit une profonde impression sur son dme ; il avait promis de ne plus prendre une part active aux événements politiques, l\u2019out-être n'avait- il pus pleine et eutière confiance dune le sucedx of le fonctionnement du nouveau régime ; il ne croyait plus aux promesses des gouverneurs angliis, l\u2019armi les lettres qui lui furent vnvoyées à ce sujet pour le supplier, au nom des intérêts les plus sacrés de la patrie, d'accepter la charge qu\u2019on lui off'rait, il y eu 8 une signée par les noms les plus influents du temps : les Quesnel, les Parent, les Viger, les Taschereau, Tureotte, EP.Tache, J).G.Barthe, D.Armstrong, ete.Ty en a une aussi du Dr, Beaubien, de Montréal, qui est très-pressante el trés-habile.La plus énergique est celle de Son Honneur le juge Berthelot, alors jeune avocat, qui lui reproche, avec le franc-parler qu\u2019il a toujours garilé, de ne pas se rendre aux vœux de ses amis et du pays.Deux ou trois fois, lex électeurs voulurent le renvoyer en Chambre, mais il tint bon jusqu\u2019à la fin : «a profession et ses études absorbaient son temps et son es prit.Son amusement favori était la pêche ; il passait «les journées entières à pêcher, et quand il avait réussi& prendre du poisson, son plaisir était de le distribuer parmi ses amis, 11 aimait aussi à se délasser dans des réunions de famille et d'amis vit il se montrait aimable.Ses connaissances variées, som esprit sérieux et artistique en même temps, rendaient 8 convetnalivis Liès-itis- tructive et attrayante : mais il n'était pas toujours disposé à parler, et désappointa plus d'une fois des personnes réunies exprès pour l'entendre.11 était grand, mais courhé : son teint était maladif, sa physionomie sérieuse, ses wanicres simples, modestes, 11 soulfrit toute sa vie d'une maladie de foie qui réagissait parfois sur sou caractère.l'an termpéramment Hilieux, il était très- prompt, mais il était contrôlé par son juge | ment et son crætr, aussi bons l\u2019un que l'autre.Comme MM.Morin, Viger, Cher- rier et plusieurs autres hommes de cette grande génération, il était aussi bon chrétien que bon citoyen, pratiquait ce qu'il eroyait, et faisait aîmer la vertu et la reil- gion par la sincérité de ses convictions et la force de ses exemples.Ils savaient cou- eilier, ces grands citoyens, leurs devoirs envers Dieu avec leurs devoirs envers la patrie, et manifestaient leur foi dans leurs «œuvres et leur conduite.Les familles qui avaient souffert dans les troubles de 1837, et les infortunés en général.trouvèrent toujours dans M.Gi- rouard un ami, un protecteur, Saint-Be- noît possède dans l\u2019hospice d\u2019Youville un monument qui atteste la générosité et la charité chrétienne de cet excellent homme, M, Givouard avait perlu sa première épouse en 1847: quatre ans Après.en 1851, il épousa en secondes noces Mnde- moiselle Emilie Berthelot, sur de M, le juge Berthelot, une femme digne de lui par l'esprit et le cœur, qui s'asaucia & sea bonnes cuvres et les continua quand il ne fut plus de ce monde.[I put, grâce à une vie régulière et malgré un travail constant et excessif souvent, prolonger sea jours, vivre plus longtemps que sa santé délicate le fesait présager.Ce- gl au commencement de l'année IR nef forces commencèrent à décliner visiblement ; il comprit que lu fin était prochaine et vit arriver lu mort avec la confiance rt la paix que donne une vie pleine de mérites.IL mourut le 18 septembre 1R55, et fut inhumé dans la chapelle qu'il avait fondée ; une pierre tumulaire, due au patriotisme et à la piété de son beau-frère, l\u2019hon.juge Berthelot, indique l'endroit où reposent ses cendres, \u201cSa mémoire vivra longtemps, nous \u2018 « écrit M.le Sénateur Dumouchel, dans \u201ccette bonne vicille paroisse de Saint \u201c Benoit.Jo le dis avec d'autunt plus «de # confiance qu'il a laissé deux fils qui pro- \u201c mettont de perpétuer ls renommée tu \u201cleur vénéré père, dont ils out maison d'être fiers de porter le nom.\u201d L.O.Davin, I\u2019.S.-Outre los deux fils dont parle AM, Dumouchel, M, Girouard a laissé une fille, Madame Dacier, d'Ottawa, La première feumo de M, Cirotrardl était la avur de la mère de M.le Sénateur Dumouchel.A \u2014\u2014\u2014 | LA SAINT=IEAN-BAPTISTE 0 | BOSTON Un ami qui arrive de Bostun nous fait part de l'agréatde surprise qu\u2019il à éprouvée en cette ville le jour de lu Saint Jean-Baptiste : nos compatriotes fétaient là, pour la première fois, nutre jour na tional.Une démarche aussi louable no pouvait manquer de faire plaisir à notre ami ; mais quand il eut vu la fête cu son \u201centier, il avoue qu'il n\u2019a jamais rersenti plus vivement combien le patriotisme des | Canadiens est vivace, et quelle pdt , émotion il est capable de produire, Cu avec les larmes aux yeux, nous dit-il, que (les Canadiens de Boston parlaient de nous, du Bas-Canada, de leurs familles, de tout ce qui, en un mot, constitue notre cher- nationalité, Si vous les eussiez vus au | banquet qui à terminé la journée, tous réu nis, heureux de se rencontrer pour In pre | nnère fois dans cette grande ville, et de parler du pays! Non, jamais je n\u2019oubliv rai ce spectacle.Parmi ceux qui ont figuré, soit dans l\u2019un ganisation de la fête, soit dans d'uutres parties, nous pouvons citer le Dr, Louis y Dasilva, président.MM.T.Carignan, IL Archambault, A.Richard, G.Lecours.W, Filiatrault, F.-X.Bernard, V.Julion, 8.Vanier, J.-N.Chariand et A.Aubertin {Le programme portait les santés sui vantes : Lu fête que nous célébrons ; NV Président des Etats-Unis; A la Deine Victoria ; A la Mère-Patrie, la France .A la Société Saint Jean-Baptiste ; A la ; Patrie alwente ; Au club «de diseussion { eanuliens - français de Boston : A lu presse ; À nos compatriotes des Etat-Uni-.A nus invités; Aux dames.Pari be chansons patriotiques, en remarque: Canada anon pays Le deagusa dde Cu rillon : Sol Cunadien, toree chéri 1.Réva, M.Pelletier a répondu à la sant des invités Plusieurs discuurs ont vie très-bien «dits et vivement applaudis.Quand nous «lirons que cent trente pore sounes étaient présentes au banquet, où > fera uno idée du suceès de ce premier of fort pour gronper les Canadiens qui oe meurent dans toutes les parties de la vill do Boston, \u201cSe chercher et s'unir,\u201d «-t In devise qu'ils ont adoptés, et vraimen.ils montrent qu'ils sauront la pratiquer, Tous les jours, pour ainsi dire, il nat une nouvelle association ennadienne aux Etats-Unis, tant mieux ; celle sers pas la muins importante, tant mieux en core ! Qu'ils restent unis.Jen Canadiens, unis dans ln foi, dana le sentiment ms tional, dans In langue, dans Pamour dv l'ordre ; cn un mot, qu'ils conservent hos traditions, et tout est sauvé ! \u2014 e -\u2014\u2014\u2014_\u2014 Le \u2018ouvrier des Etate-Unis Abnonce mélanve- liquement à ses lecteurs qu'il à été supprime vn France par les autorités, et que son édition eu 3 depis |e on que ses its sont pri- 15 juin, ahonnés de Paris et den départen vés de na prose depuis cette date.Le Courrier purtage lv mit d'un bou nonlue de journaux radicaux de France.11 eat victime de son intemperance de langage, henueoup plus que de la sévérité de la nouvelle administration.1 faut croire que lo nonveau gouvernement od Versailles trouve qu'il y nnssez de journaux dangereux publiés en France «aus en introduire de l'étranger.Nous ne pouvons compatir au chagrin «que cette mesure cause au \u2018\u2019ourrier, qui est devenu une feuille radicale et anti-religicuse de la plus belle eau, et qui, malheureusement, rat bear coup trop Iu dans notre puys, 19 JuruLET 1877 L\u2019OPINION PUBLIQUE 339 AN \\ ana SN NEN WA vf i a TT Ts Tq LES HOMMES DE 37-38 : JEAN-JOSEPH GIROUARD | in AT Wo | aN 1.l'rinoe Frédérie-Witiiam-Louie de Hesse, K.G.2.Prince Frédéric.William: Vietor- Albert de Prusse.3.Prin.CLEF DU TABLEAU DE SA MAJESTÉ ET DE LA FAMILLE ROYALE cesse Frédérica-Amelia-Wilhelmius-Victoria de russe.¢.Princesse.Victoria: Elisabeth.A ugusts-Chariotte ie Prusse.5.Prince Ernest-Louis-Charies-Alhert- William de Heese.6.Prince Albert-Jobn-Charles Frédéric.Alfred-Cieorge de Echlenwig-Hulsteio.7.Frédéric Willism, Prince Héréditaire d'Aliemagne et de Prusse, KG.®, Prince Christian de Schleswig-Holstrin, KG.9, Prince Arthur, K.(i , Duc de Cunnaughit et Strathearn.10.Prince Ch: -Victor-Albert-Ludwig-E t-Anton de Sebleswig-Holstein.11.Prince Junchim-Frédéris- Ervest-Waldemar de Prusse 12.Pri e-Dorothée-s irique-A lire de Prusse.13.Princesse Marguretta- Béatrice-Féodore de Prusse, .ia.| verse Ruvule d'Angleterre et l'rincesse Impérinie de la Cou- roune d'Allemagne et de Prusse.15.Prince Léuprld, KO 16.Le Marquis de Lurne.K.T.15.Prince Al- bert-Willism-Hebri de Frusse.lé.Atbert: Edward, Prince de Galles, K.t;.1%.Km Majesté la Reine Victoria.20.Princesse Franziska-Josepha Louise- Augusta- Maury -Christiva-flelean de Schleswig: Holstein.21.Prinossse Elizabeth-Alexandrine- Louise: Alice de Messe.22.Prinresse Victoriu-Alexundrina-Olga-Mary de Oalles.23.Priueesse Louise Victoria Alexuidra:- Dagar de Galles.24.Princesse Maml-Charlonse.Mary Victoria de Galles.26, Prince Alfred-Alesutdre: William: Ernest- Albert (fils andra, Princesse de tislles.LR.Prince Albert-Victor-Chris- tise Edward de Galles, 24, ur 'Edivhourg.3).Prioresse Iréus-Marie-Louise- Anna de Hesse.31 Princesse (rin-Luuine Suphie-Auguata-Ameliu-Helens de Sebleswig Hulstela.32.Prinossse Christian de Schlessig-Folstein (Princesse Helens d'Angleterre.33.Marie-Alexandrovos, Duchesse d'Edin- bourg ot Grande Duchesse de Ru sie, 34.Princesse avice-Mery-Victoris-Féudura.35.Priucesse Louise, Marquise Loi 3.Priscesse Viciorin- Aiberta-Elizabeth-Mutildu-Mary de Hesse.37.Princesse Victoria Alice-He a-Béutrice de Hesse.38.Princesse Louise de Hesse (Princesse Alice d'Angleterre).39.Princesse Mari torin-Péodors-Léupuldine de Hesse.25.Prince George-Frédé: ruest- Albert de Gall da Duc et de lu Duchesse :l'Edi ÉVÉNEMENTS D'ORIENT.\u2014 DEDARQUEMENT DE 1BOCPES ET D'ARTILLSGIE A TRÉDIZONDE. 340 L\u2019OPINION PUBLIQUE 19 Juruer 1877 NOUVEAU RECUEIL DE POÉSIES \u201c PÊLE-MÊLE\" Funtaisies et souvenire poétiques, par L.H.Fréchette Plusieurs, en lisant mon nom au bas de cet article, se diront peut-être qu'il eut été plus sage de taire mon opinion et de songer que le silence cet d'or en présence d\u2019un sujet où rayonnent les multiples splendeurs de la véritable poésie.Si vous pensez cela, lecteur, rengaines vos foudres, et, du haut de votre tribunal, no jugez point sans w'entendre, de peur que vous ne rendiez un verdict moins sage que celui de Salomon.Voici mon plaidoyer ; sans recourir aux détours habiles d\u2019un disciple de Cujas, il pe en vaut bien un autre.Pourquoi, dites-le, n'aurais-je pas droit de citer en cette circonstance?pourquoi ne pourrais-je pas, sans être élevé dans les lettres, signaler au pañsage l'œuvre d'un compatriote ?: En effet, que diriez-vous d\u2019un homme qui, un bon matin, entrerait au Musée du Louvre, en France, sous ces voûtes au- Fustes où figurent les toiles de Raphaël et de Léonard de Vinci, et voudrait en chasser la foule saisie d'admiration devant ces magiques coups de pinceaux d'uù jaillissent les couleurs, ls lumière et la vie, sous le prétexte que la plupart des gens n'entendent rien à ces chefs-d'œuvres ?Vous ritiez de cet homme, n'est-ce pas ?et vous le jugeriez digne, tout au plus, de prendre la diligence, en route pour Cha- renton.Car il faut l'avouer, n\u2019en déplaise à quelques-uns, l'élu de la gloire a besoin du suffrage populaire comme des applaudissements de l'homme de génie, pour compléter, en quelque sorte, son idéal.Le sacre de la renommée descend aussi bien de la hutte de chaume que des portiques dorés de nos riches palais.Et pensez-vous, en bonne vérité, lecteurs, que ls plupart des écrivains se hâteraient de jeter ainsi leurs productions au vent de la publicité, s'ils se flattaient de n\u2019être lus seulement que par les rares esprits d'élite qui honorent l'humanité ?Libre à vous de le penser ; quant à moi, je ne le crois pas.Répétons-le partout : les reflets du beau, du vrai et du bien éclairent, réchauffent et vivifient, de même que le soleil, les infiniments petits, aussi bien que ceux qui ont reçu de Dieu dans leur âme ce rayon mystérieux que l\u2019on appelle, dans notre belle langue française, du doux nom de génie.Le charbonnier, écoutant Bossuet, avait peut-être des élans aussi soudains et aussi vrais vers Dieu que Turenne ou Louis XIV.Et qui sait si l'ouvrière, relisant, dans sa mansarde, ls Prière pour tons de Vie tor Hugo, ou le Crucifir de Lamar tine, ne croysit pas entendre chanter en elle ces sons que rendent les grandes âmes, comme un mélodieux prélude des joies qui ne doivent plus finir! Voila done Jes raisons qui m'ont induit à oser reproduire ici, en toute humilité, sans fard et suns prétention, les sentiments qui se sont fait jour dans mon âme à la lecture de cette œuvre charmante de M.Fréchette.D\u2019autres pourront venir ensuite glaner mieux que moi daus ce parterre en fleurs, où l'on trouve, péle-méle, les roses et le myosotis, Ia gerbe de vive lumière et ces doux ombrages où les cœurs disent tout | Re bas : je t'aime !.pendant que l'oiseau, dans le ciel bleu, transmet là-haut, sur sa lyre d'or, ce mot unique dérobé par l\u2019homme à l'éternel cantique ! Après cette entrée en matière déjà trop longue, il est temps de faire connaître au lecteurs les impressions que m'a laissées la lecture de ce volume.Mais avant d'aller plus loin, que l\u2019on me ormette de faire compliment à M.Fréchette au nom des vrais amis de la littérature canadienne.Tout le monde le sait, M.Fréchette cet un homme politique.Cependant, malgré le dur travail et les déboires de la vie publique, malgré les enivrements de la tribune, si funestes quelquefois à ceux qui en sont l\u2019objet, surtout cette époque de matérialieme et de terre-à-terre, M.Fréchette retourne, quand le forum fait silence, sur la pente naturelle de sa riche nature, vers la sphère du beau et du sublime.« Trailleurs, comme le dit quelque part \u201c Victor Hugo, parce que le vent n'est pas \u201c à la poésie, ce n'est pas un motif pour \u201c que poésie ne prenne pas won vol.\u201c Tout au contraire des vaisseaux, les oi- \u201c seaux ne volent bien que contre le vent.* Or, la poésie tient de l'oiseau.Musu cles, \u201c dit un ancien.\u201d Je saisis donc ce moment pour constater l'attitude désintéressée de M.Fréchette ur tout ce qui tient au progrès des settres parmi nous.Maintenant, si vous le voulez bien, lecteur, ouvrons ce recueil de poésies intitulé : Péle-mêle, joli volume plein d'élégance, et que pour un simple dollar, vous aurez, ans quelques jours, lo plaisir de contempler sur les rayons de votre bibliothèque.Le morceau de résistance, celui qui étonnne et séduit le plus l\u2019imagination, c'est nasurément l'ode intitulée: Papineau.Qui donc aussi, je vous le demande, pouvait, plus aitistement que M.Fréchette, peindre l\u2019ombre qui se détache, radieuse et superbe, sur les confins de notre passé! qui, mieux que lui, pouvait retracer le gigantesque profil du tribun populaire, l'apôtre de nos droits, le représentant des libertés inaliénables qu\u2019il a fait poindre sur notre pays?Avant M.Fréchette, plusieurs écrivains y avaient essayé leur talent, mélé d'inspi- .rations toutes patriotiques.Les tons et les couleurs ne manquérent pas ; mais toujours 1a statue restait comme une ébauche, belle de forme, mais incomplète.À la poésie seule appartonait le privi- lége de ciseler ce marbre, d'illuminer ces traits et cette figure, de peindre, en quelque sorte, I'Ame qui porta judis nos aspirations les plus pures et les plus inébranlables, Car c'était avec un poëte que M.Fré- chette allait avoir ce colloque sublime d'où jaillit l'idée, mère du chef-d'œuvre et sœur du génie.Papineau était poëte, en effet; le langage des muses coulait de source dans ses discours, pleins d'images et d'invoeations sublimes.Je me rappelle encore le jour et l'heure où je fis lecture de ce poëme magnifique.Quelques amis, ouvriers et amateurs des lettres, étaient à veiller chez moi.Tout à coup, pendant que la causerie allait son train, un de nies fils, âgé d'à peu près six ane, doucement appuyé sur la table et feuilletant, au hasard, livre de M, Fréchette, se mit à épeler le mot Pe- pineau, A ce nom, tout le monde releva la tête, et chacun d'inviter l\u2019enfant à lire la pièce.Son jeune Âge ne lui permettant pas de le faire, je pris le livre de ses mains et je lus tout d\u2019une haleine ces strophes hardies et énergiques, mais parfois pleines de douceur et de mélancoliques souvenances.Cette récitation produisit aur mes hôtes une émotion impossible à décrire.Que le lecteur me permette de citer deux ou trois tirades le ce beau poëme, et il aura la conviction que je n\u2019exagère aucunement, Le poïte salue Papineau retiré de la vie publique : Lui, le puissant triban que la foule en démence fuluait tous les Jours d'uue clameur immense, 1 di le dans un me sdéal, Drapô dans as Serté qu'en emyait sbattoe, n dormait dam belt statue Souvent, lorsque le soir de ses lueurs mournates Dorait de l'Ottava les vagues murmarautes, Au-dessus des flots noire, eur le côteau penchant, Où l'aigle canadien avait plié son aile, On le voys!t debnat, comme une nentiueile, Regarder le solell souchaat.convene .- .eoaresarsersansasans Mystérieux échos du passé ! les raînies 1m! jetalont comme un bent de marches Liomphales ; Puls son œil c'aliumait d'une clarté : Aux éclats de ls poudre, au sen de trom, Ti avait entendu claquer dens la tempête Le drapeau de ln liberté! Et le poëte procède ainsi royalement \u2018à la fin.\u201cquelques-uns, je le anis, critiqueront cer- taines expressions fougueuses et hardies.uant à moi, sans me donner comme Wu juge à cet égard, j'admire ces hardiessss de la pole 1 oraque l'on puesède l'inspiration comme M.Fréchette, on ne doit, dans les situations exceptionnelles, ne prendre conseil que de son talent.a ue Si l'aigle, mesurant la cime où il doit diriger son vol, n'hésite pus et s\u2019élanco, c'est qu'il sent qu'il a des niles d'sigle ur voler.Po Lorsque Bossuet a dit, en patlant des peines infinies de l'enfer : le pleur éternel, il commettait une faute contre toutes les règles admises, mais c'était une faute sublime., Et jamais, que je sache, personne na osé reprocher à l'aigle de Meaux cet atten- .} t arrivons Feuilletons quelques pages et arriv à la pièce intitulé = oltiet, découvreur du Mississipi.M.Fréchette déclama lui-même ces vers vndant une séance de l\u2019Université-Laval, l'occasion du deux centième anniversaire de In découverte du grand fleuve.Ce soir-là aussi, M.Routhier, aujour- d\u2019hui sur le banc, lut une de ses compositions poétiques.Ses allures franches, son style clair et précis, les pensées profondes et éminemment religieuses qui caractérisaient l'œuvre, enlevèrent l'auditoire.Parlant do Jolliet, M.Fréchette s'écrie dans ses stances harmonieuses : Julllet1 Joliet! quel speracie féerique Dut frapper tan regard quand ta sel historique Bandit sur les Guts d'or du grand fleuve inconnu ! Quel sourire d'orguell dut effleurer ta lèvre ! Quel éclair triomphant, § cet instast de flévre, Dat respleadir sur ton front où! Le voyez-vous, là-bas, debout comme se prophète.Le regutd rayonnant d'audace satisfaite, La main tendue eu lulu vers l'océan bronzé, Prendre possession de ce domaine immense, Au vom du Dieu vivant, au nom du roi de France.Et du monde civilieé ! Taotôt je is voir, sous les vertes arcades, Du fatal De Soto passer los cavaleades, En jetant au désert un défi solennel ! Tantôt c'était Marquette errant dans le prairie, Impatieut d'offrir us monde à os patrie Rt des dmes à l'Éternel! Peut-on, dans un langage plus correct et plus pur, mettre au jour de plus grandes et de plus belles idées ?Ne pas reconnaître le charme irréais- tible de ces vers, ce serait nier la poésie elle mêtne.Et que dirait le lecteur s'il parcourait ces stroplies en entier Ÿ Var, naturellement, extraire ici et Jà quelques bribes, c\u2019est amoindrir l'effet général, c'est décapiter, en quelque sorte, l\u2019œuvre.Chose digne de remarque: la souplesse et la douceur vont aussi bien à la nature de M.Fréchette, que l'énergie et la puissance.Partout, il est chez lui: dans le poëme comme dans le sonnet, dana I'dlégie comine duns la barcarolle et la ballade.Je pourrais encore continuer bien longtemps mes citations, mais l'espace ne le permet pas.Mentionnons au hasard : le Prinfempe; la Nuit; Allelui«; A un Peintre; ls Der- nièvre Truquaise, et une foule d'autres inspirations que le lecteur ne manquera de goûter, s\u2019il n celle de souscrire au volume.Quelques-uns s\u2019étonneront peut-être de mon silence an sujet des erreurs, plus ou moins graves, qui ont pu se glisser à travers cette œuvre de longue haleine, Je le dirai ici frnchement, loin de moi cette patience de chercher et rechercher encore, de remettre sur le métier un ouvrage qui a coûté tant de veilles ; et tout cela, afin d\u2019exhumer un défaut bien souvent sans importance.Cela vient, sans doute, de mon peu d'érudition en poésie, mais je ne m'en choque pas : il y en a tant d'autres dont la spécialité est notoire et qui peuvent le faire mieux que moi.Non, Dieu merci, je n'ai jamais eu l\u2019intention de en critique, J'ai voulu seulement constater le mouvement progressif de la littérature cana- dienno Pa I'wavro de M.Fréchette, et rendre, du même coup, hom À au: a Py mage no te i notre pays ne marche pus à la vapeur dans la route du progrès matériel, 5 le commerce est enrayé, si la crise qui nous étreint fait languir toutes choses, si le grand nombre s'engoue de la polit; soyons donc heureux loraque, politique, v le, nous voyons paraître quelg'un avec un livre à Is main, œuvre du cœur et, de l'esprit, dédié à tous les hommes, sang djs.tinction de parti et de couleurs, aux femmes, à celles qui croient comme a celles qui gémissent, à la jeunesse pleine d'eapoir et an vieillard chancelant, ayons, du moins, cette conselation de croire que, si lu renommée de Kome et d'Athènes resplendit encore sur le monde cela est dû bien moins au commerce et à l\u2019étendue «de leurs conquêtes, qu'à l'amour sans bornes que ces deux imétropoles ont toujours entretenu pour les lettres, l'éloquence et le génie, Mais il faut finir.Acceptez donc, M.Fréchutte, In rocon- naissance de vos compatriotes, et soyez sûr qu'ils ont tous l'espérance que Pêle-Mêle n\u2019est pus la dernière le vos œuvres.Piutéas Heor, Saint-Roch «de Québec, 21 juin 1877.\u2014\u2014 x = 1) 2 ai Ly 3 iy RAR yA ¥ eh a \"3 4 \u20ac SE] Ve 9p Js i 4 a =n 4 A % pl a 34 Te : ; LA £23 oi «8 Ti ; a in Te A ud ra % À 2 prey ES a AE, A ae x4 ÿ 4 XS 2Ë LA.2 do, id LIS) fof ds.>, ho 7 Ÿ 32 \u20ac LA a 7 a Le S Re.74) & a 8 4 2 a Le ~~ wtf ME - 0 \\ Li \\ qi XY 3 a $a pet & N° ¢ JK a 2 je ÿ | hy bir 4 7 \u20ac = H \u20ac + x Ir D Ty / )) \\ bi ve £10 3 pa NE ~ ; 2 4 id : DES AY # vv 4 2 x # ee en x 2 A) 42 3! el ai.A) Eng # Bir en Su Ee ad fx ir a) (> 41 N z ON 2 ee A °.pA 3 3 ph 26 (RL Po 3 34 N b i A atl % #1 ] L Ve A a 7 + ME ds / 2 à di # Ox oA\") A3 ig \u2014 7 = i pe Jl be i 4 Li A a = Xe pe i 5 peus § = La iN 74 ya at s ie \\ A » | > pu 4 # 4 hi Ÿ Ç if ax i ÿ SS Sy A > À LD.fn nl = N ER of vi à Fe \\ PR À.Cd » Ny a oS a + AE: NN A D LI p21] #72, R ral L'OrtmioN PusLiQUE, 19 JuUiLLEr 1877 pu = Pw = i Er RE A == or = VO1K LA CLEP l'E CE TABLEAU BUXK NOTRE PREMIERE PAGE LF URAVURES.wah C5 ISA MAJESTE LA REINE VICTORIA ET qd Fyn u* LES MEMBRES DE LA FAMILLE ROYALE As A werd el a ee : EE EE pére L e .S44 L\u2019OPINION PUBLIQUE 19 Jurusr 1877 LETTRES DE JUNIUS Français il y à, hélas ! un homme de parti prêt viens simplement vous de \u2018| QUELQUES RENSEIGNEMENTS A MONSIEUR LE MARÉCHAL DE MAO-MAHON Je ne vous causerai nl étonnement, ni émotion, si je viens vous dire que vous aves mis votre tête à le jonr oh vous avez écrit votre lettre à M.Jules Simon pour remplacer le ministère aimable per un cabinet de salut social.Aussi n'est-ce point de votre péril, c'est du pé- til des autres que je viens vons entretenir, car les plus prodigues de leur propre sont aussi les plus avares de la vie d'autrui, et les plus in- ditirents à leur propre intérêt sont ceux que l\u2019intérét public touche le plus vivement.La bête rouge, n'osant pasencore attaquer en face le pouvoiret la société, rédait sournoisement autour de sa proie.Avant de livrer bataille, elle procédait à la désorganisation des forces sociales, elle mouillait les Joudres, elle enlevait les balles des cartouches, elle émouseait les baionnettes.Comme Guillivrer chez les Lilliputiens, vous n\u2019avez fait qu'un geste pour rompre les mille liens dout on vous enlaçait patiemment.11 était temps, monsieur le Maréchal ; car, tandis que l'opinion, trompée par une feinte modération, s\u2019endormait su bord de I'abime, los @ chairvoyants commençaient à désespérer.os ennemis comptaient les étapes qui leur restaient à parcourir ; vos amis attristés faisaient observer Joe si la France vous avait pour chef, ce n'était certainement pas avec l'intention d'être conduite doucement au radicalisme.Une lettre de cinquante lignes vous a suff pour déjouer les calculs des uns et rendre aux autres la confiance ébraniée.La bête rouge est démasquée ; elle vous dispense désormais des éloges dont elle vous accablait ; elle vous signifie rudement que vous devez quitter le pouvoir.Obligée * livrer bataille plus tôt qu\u2019elle ne voulait, la révolution prend son parti et, tandis que les habiles ou les naïfs se bornent à annoncer une revanche du 24 mai, les plus sincères et les plus logiques nous disent que le sang dea martyrs de }a Commune crie vengeance et appelle de sauglantes représailles.L'scharnement svee lequel les ennemis de l'ordre vous attaquent, nous indique notre devoir.Puisque, de leur aveu, votre pouvoir est la clef de voûte de l'édifice conservateur, c\u2019est votre pouvoir, c'est votre personne que nous devons défendre avant tout, suns nous laisser distraire pr nos préférences théoriques pour telle ou forme de ivernement ou notre attachement à l\u2019une familles qui ont régné sur la France.LR Je le dis sans flatterie : votre caractère, la haute situation que vous occu] dans l\u2019armée, l'état des divers partis monarchiques, l'évidence du péril, vous rendent facile et honorable l\u2019ac- comp'issement de votre devoir.Vous n'êtes pas un homme de parti ; aucune des fractions du parti conservateur ne peut vous revendiquer exclusivement ; toutes peuvent vous obéir sans rien abjurer de leur passé, sans rien abandonner de leurs espérances.Vous appartenez aux royalistes votre naissance, vous rassurez les monarch) constitutionnels par votre respect de le légalité, vous avez des liens de gloire et d'infortune avec les impéris- listes.ne ne vous accuse-\u2014même vos pires eunemis\u2014d'être le jouet de votre ambition personnelle, ui d\u2019être l'instrument d'une prétention dynastique.Tout autre que vous serait déjà soupçonné de rêver l'établissement d'une quatrième dynastie ou lo rétablissement de l'un des pouvoirs tombés.L'idée ne vient méme pas de suspecter vos intentions, tant il est évident que vous n'avez rien à gagner pour vous-même daus la lutte que vous woutenez.Pris vous êtes un soldat ; vous êtes la représentation ls plus pure de cette noble armée qui, depuis un demi aiècle, à sauvé tant de fois la société compromise par les agitations des partis.Les avocats sans cause, les journalistes sans valeur, les déclassés de tous les mondes ameutent contre le pouvoir toutes len convoitises, toutes les douleurs, toutes les haines qui grouillent dans le bas-fond social ; le pouvoir résiste de son mieux pendant quinze ou vingt ans, jusqu\u2019au jour où tombe épuisé.La foule victorieuse se tourne slors vers ceux qui l'ont soulevée et réclame son salaire.Comme on a promis l'impossible, on fait faillite.Ta peuple s'insurge de nouveau contre ses amis de Îa veille.Ceux-ci éperdus se tournent vers l'armée qu'ils insultaient : \u2018\u2019 Sauvez-nous, crient-ils, ou la France est perdue.\u201d Lea soldats prennent tran- uillement leurs fusils et sauvent en effet ces Hommes qui les ont bafoués, vilipendés, injuriés pendant vingt ans.Puis le soldat rentre dans sa cazerne et reprend sa vie accoutumée, tandis qu'on se partsge le pouvoir, les dignités et les places.À lui sacrifice, à lui les ran.eunes l'émeutier, à lui les dangers, à lui les représailles.Aux autres le profit.Voilà ce que nous voyons depuis quatre-vingts aus.Que serait devenue la France ni l'armée, au lieu de rester ferme dans son devoir, avait prie part à nos discordes civiles ; sf, au lieu d'aller jours au drapeau sans demander per quelles mai ns out porté, Je goldet avait épousé lea uerelles den is y a longtemps que la rance sersit Sescendue au niv.pes petites républiques de l'Amérique espagnole., vous, l'armée est au pouvoir ; l'armée, c'est-à-dire l'abnégation, le dévouement, le désintéressement et courage ; l'armée, c'est-à- dire la force au service du droit, Voila juoi nous pouvons tous vous obéir mans déchoit, car ul se le peau de claque Ps\" quereller.Vo À faire mille sottisea, il & aussi un soldat prêt à bien faire o\u2019il est be5 encadré ot de Devant l'innemi intérieur, l'héritier du plus bean nom marche d'accord avec le dé- lois ?moerate ; un roulement de tembour éteblit l'union et le premier feu le consacre ; contre la béte rouge, il en sers ainsi \u2018va que vous vous rappeliez à tous les instants que vous êtes maréchal de France et que c'est comme maréchal de France qu\u2019il faut nous parler, nous commander et nous conduire.» D'ailleurs, que pourrions-nous faire de mieux ue de nous serrer autour de vous] Aucune des tions conservatrices n\u2019est en mesure de prendre isolément le pouvoir ; aucune ne pour- tait y porter lu main sans sortir de la légalité ; aucune n'est assez forte pour vaincre seule ja bête rouge qui les :menace toutes également.Nous n'avons que le choix de nous unir pour ls dompter ou de nous laisser dévorer par elle, l'un après l\u2019autre.Il me semble que le choix n'est pas embarraseaut, et, conséquemment, qu'il n'est pas très-méritoire.Je suis frappé, pour mon compte, d'un phénomène qui a certainement appelé votre attention.Une lutte se poursuit depuis trois quarts de siécle entre l'ordre et le désordre.D'un eôté, le pouvoir, ln naissance, la fortune, l'éducation, l'instruction, la religion, le nombre, tout ce qui constitue la force matérielle et la force morale.De l\u2019autre côté, des gens sans nom, des déclassés, des ignorants, des athées, tout ce qui conatitue la faiblesse.Hé bien ! c'est la faiblesse qui « périodiquement raison de la force.La richesse est ruinée par la cotisation du sou ; le nombre est vaincu par ls minorité ; l'armée des forts «t des puis.sauts est mise en déroute pur ls cohue des faibles et des incapables.Ne jugez vous pas, comme 10i, que ce sera la honte de notre tempa?Foy a qu'une explication à ce phénomène.Les mauvsis out beau s'exécrer mutuellement, ile s'entendent pour nous vaincre et ne se divisent qu\u2018s l\u2019heure du butin.S'ils se bornaient à partager ses dépouilles, au liea de se les dis- uter, y a beau temps que c'en serait fait de a société.Les bons, au contraire, qui sont unis par le double lien de l'intérêt et de l'estime, ne peuvent vivre un quart-d\u2019heure ensemble, sans se tout le secret.C'est pourquoi, monsieur le Maréchal, si vous ne nous menez pas militeirement tambour battant, sana phrases, nous nous livrerons de nouveau, et la France avec nous, à la bôte rouge qui nous guette.> Mais pour Dieu ! ne parlez de quitter le pouvoirs } Ne laissez dire par por ano que vous avez un tel projet.Est-ce que vous pouvez quitter le pouvoir?Est-ce que vous en avez le droit Avez-vous remarqué, qu\u2019à vingt-trois ans d'intervalle, les commu: de 1871 ont ven en Clément Thomas les insurgés de juin 1848 1 Comment pensez-vous sue vous perti, seraient traités par is Commune le de 1878, vos com- jons d'armes de 1871, les généraux qui commandaient l\u2019armée, les colonels qui présidaient les conneils de guerre ?Vous pouvez faire bon marché de votre vie, mais pouvez-vous faire bon marché de la vie de vos frères d'armes ?Et ces préfets que vous envoyez dans les départements, ces fonctionnaires de tous gai vont au devoir, ces écrivains qui mettent ur plume à votre service, ces conservateurs qui à votre appel sortent de leur obecurité pour s'opposer aux illes de l'avenir, est-ce que vous avez le droit de les abandonner ?Non, non, M.le Maréchal, vous ne vous en rez pes.vous resterez au pouvoir jusqu'en 1880.Vous y resterez pour que vos com ons d\u2019armes ne soient pas immolés aux mines de Millitre.sige ous resterez rotéger ceux qui vous auront due, ceux qui Bron répondu à votre *ppel- \u2018ous resteres, parce que votre dé ouvre la ren In Convention.pert ous y Testerez, parce que vous ne voudrez pes que les généraux vainqueurs de Ja Commune soient traités comme Clément Thomas ; les prêtres traqués comme les dominicains d\u2019Ar- eueil, les conservateurs, républicains ou non, fusillés comme Bonlesn et ey.Vous y resterez, parce que c'est votre droit.Vous J resterez, parce que c\u2019est votre devoir envets l'armée, envers la France, envers l\u2019Europe, envers l'histoire.- * Mais que fera le Maréchal, demande-t-on, ai les élections aout mauvaises ?Vous resterez et cela suffit, parce que, vous présent, il ne peut pas y avoir de désordres matériels.Et si vous avez l'ombre d'un scrupule, vous vous tournerez tranquillement vers la France et vous lui direz : \u201cJe m'appelle MacMahon ; je suis maréchal de France.pays représenté pas une Assemblée souversine m'a placé au seuil de 1a Conati- tution pour empêcher un retour offensif de le Commune que j'ai vaincue.Je n'ai aucune ambition personnelle ; je n\u2019ai aucun tendant dans ma poche.Je respecte Is lol, ne veux rien entreprendre contre la Constitution.Je mander ma consigne ER res-vous que je réunisse me donner x, succssseur ot vous dioter des lions de Frangais vous répon iront : M Fate omsioar de Marichal\u201d Eh tout vora dit.Mais à quoi bon cette bypothber, puisque rien de tout cela ne doit arriver Le Sénat votera ls dissolution, cels ne fait aucun dont, et le pays vous enverra une Chambre conservatrice.Vos fonctionnaires, rassurés par votre parole, mèneront au feu les conservateurs, rassurée à leur tour par l'énergie des préfets.Nous en aurons fini une bonne fois avec la bête rouge, et vous irez prendre place dans notre histoire parmi les hommes que la providence nous ménage, périodique- ol ment pour réparer nos propres folies.- \u2014Pigaro.JUNIUS, Ce qui s'est à Kicheneff, lors «le la déclaration la guerre par le Czar, extrait d'une correspondance du Figaro: \u201c Maintenant que vous connaissez la topo- phie de Kicheneff, voici comment s'est joué Prologue de la grande tragédie.Je vais vous le raconter en quelques lignes, puisque le télégraphe vous l\u2019a déjà fait connaître.1 Le 28, av soir, arrivée de l'empereur.La place du Sabor (cathédrale) est pavoisée.Devant le palais épiscopal est élevé un trône en verdure avec «lôme, relié à la gare par une double rangée d'orifiammes.La gare est encombrée de généraux, de fonctionnaires cha sur toutes les coutures.11 est dix heures.Le train impérial s'arrête.L'empereur descend, traverse les rangs de cette foule dorée et monte en voiture, salué per des hourrahs assourdissants, \u2018* Le 24, Malchstirid (Te Dewm) au Sabor.Toute in ville est dehors.Tout le monde est en grand costume.Je vois Alexandre assis au pied de l\u2019autel.Hl a lair triste, I à dans sa poche le déclaration de guerre.** Après le service, l'empereur, le grand duc, les généraux montant à cheval.On se rend au champ Richkanow, vaste plateau où trente mille hommes attendent sous les armes.L'empereur les passe en revue, puis il s'arrête sur un tertre élevé.À côté de lui et un peu au-dessous, voici le grand-duc.Fort bel homme, physionomie douce et martisle.Burson grand cheval isabelle qui ronge son mors, c'est l'idéal du soldat russe.* L'archevêque s\u2019avunce ; reçoit des mains de l\u2019empereur le manifeste et le lit aux soldats.La guerre est déclarée.L'empereur parle à son four, il recommande à l'armée son frère qu'il embrasse tendrement.L\u2019architmandrite lève la main, trente mille hommes tombent à genoux.Illes bénit.La plupart sanglotent.Je n'ai jamais rien vu de si beau.** Voici encore l'archevêque qui lit l'ordre du jour du généralimime.Langage de soldat.Les fronts se relèvent, les yeux brillent.Enfin le lat donne sa bénédiction au grand-duc at au itch.L'empereur veut embrasser, mais il ne peut résister à son émotion, et se détourne en pleurant, pendant que les deux prinees lui nt les mains.Le 25, les troupes traversent ls ville.Voici une com ie qui s'en va ; en tête, marchent trois soldats qui jouent, l'an de la petite flûte, l'autre du violon, et le troisième du tambourin.Les autres chantent.Tous len airs sont sur lo mode mineur.Cela donne froid sux os.** Sur la place du théâtre, le grand-duc a cire- val reçoit les régiments.A chaque compagnie il dit : Zdorovo Maladee rébiaté (Courage, braves enfants !) et les soldats répondent : Radé ata.raisia (Heureux de bien faire 1).Après avoir défilé, ils so massent sur la place et se couchent, attendant leurs camarades qui les suivent.\u201d Extrait d\u2019une correspondance de Londres publiée dans le Figaro et oli il est question de I'Albani : « Voici toujours à Covent-Cardent Mlle Al- bani\u2014cette Jeane femme si charmante que vous avez applaudie & Paris\u2014qui a chanté la semaine dernière, les Puritains avec Gayarré, un ténor ayant eu des eucoès | rodigieux à la Scala et qui les retrouve à Londres.Voici encore Mile Al- bani et Capoul dans lu Somnambula ; quel joli duo\u2014et la salle entière acclamait ces Lux artistes.\u2014Puis Mile Marimou, celle-là aussi vous venez de l'entendre au Théâtre-Lyrique, et le public anglais lui a fait une véritable ovation ans la Fiéte enchantée \u2014Puis encore Mile Laure Thalberg, qui débute ce soir dans Martha avec Capoul ; toujours Capoul, n'est-ce pas, mais ce n'est pas ma faute si Paul triomphe à Londres comme à Paris.Cette compagnie de Covent Garden écrase le qualité et par la quantité toutes les rivalités \u2018et, à propos son directeur, Je rectifie une erreur, Ni Mîle Albani ne chante pas l'année prochaine à Paris, ce u'est point, comuie on l'a dit, par suite de conditions trop rigoureuses imposées par M.Gye.La vérité ent que l'engagement de Mme Patti donne à cette dernière le droit de chanter tous lea rôles de Mlle Albani et que celle-ci se verrait réduite à une position secondaire et inacceptable pour une femme dont le talent prend de jour en jour des proportions plus eonsidérables.INTÉRESSANTS SUR LA BUSSIR, PAR UN CORRESPONDANT DU \u2018\u201c FIGARO \u201d QUI VOYAGR EN OK MOMENT DANS CR PAYS Il n'y à pas à dire, ve pays a accompli des pro- immenses ! des pi dont vous ne vous faites pas idée.Je ne sache pas qu\u2019il y ait un autre peuple du continent qui ait subi une transformation pareille.Pour comprendre, il faut avoir vu la Russie au lendemain de la guerre de Crimée et la retrouver aujourd'hui ;-\u2014il faut avoir vu le Russie slors que »es armées étaient détruites, sen finances ruinées, sou gouvernement déconsidéré., .et la retrouver aujourd'hui avec son organisation nouvelle, avec ses armements sérieux, avec ses chemins de fer, ses télégraphes, avec ses écoles, sou jure ses juges de paix, avec le Caucase pacitié, lologue soumise et tout un peuple d'esclaves transformé en un peuple libre.Par-dessus tout, il faut se ra été la mobilisation du temps de Nicolas, et observer ve qu'elle est aujourd\u2019hui.Car c'est c\u2019est peut-être là ce qui mesure le mieux le pro.gros accompli.Quand, après trente années d'un gouvernement despotique, bisé sur une sorte de mélan de tyranuie.asiatique et de bureaucratie alle- mande\u2014quand le père d\u2019Aloxandre avait déclaré cette guerre si longuement méditée, il n\u2019était brusquement aperçu que la terrible machine qu'il croyait tenir dans ses mains n'était qu\u2019une apparence.\u2018out éluit illusion : les boulets de forteresse recouvraient du sable, les tonneaux de poudre renfermaient de la craie, les régiments n'existaient ques sur le papier.jamais effrondement pareil ne s'était vu le monde! D'autant lus que celn éclatait après un régime formida- Plement militaire, après un règne où on n\u2019entendait parler que de guerres, d'armements, de parades ct de revues.| Or, aujourd'hui que gouverne ln dolix Alexandre, Alexandre, l'homme de la paix, de la conciliation, de la liberté relative.le jour où il faut faire appel aux armes, on trouve de vrsies forteresses, de vrais canons, de vrais boulets, de vrais soldats.et d\u2019un bout à l'autre de l\u2019Empire 1s mobilisation s\u2019accomplit dans des condi- ions inenpérées.\u2019 Seulement, un tel contraste a eu des cunsé- quences singulières.À la lueur de ce vègue nouveau, où à jugé le règne précédent, Russes ont commencé à se regarder et à se dire : ** Mais ou fait, qu\u2019a-t-il donc accompli, notre nd empereur Nicolas ?\u201d 11 a biti des églises, ébauché des projets de réformes, conseillé l'émancipation, surtout il a passé des revues, surveillé des parades, changé des costumes.mais enfin, que reste-t-il de son œuvre ?.que reste-t-il de ces trente années ?Et alors on s\u2019est aperçu de ceci : chose étrange, unique dans l\u2019histoire, ls haute stature de cet homme, sa beauté incomparable, la puissance de son regard, avaient trompé la Russie et I'En- rope pendant un quart de siècle ! On avait cru voir un grand souverain, un véritable homme d'Etat là où il n\u2019y avuit qu\u2019une volonté aveugle, qu entêtement sans raison, une énergie sans ut.Quand, exemple, on lui soumettait les plans du chemin de fer de Pétersbourg & Moscou, chemin qui devait desservir certaines villes, éviter les maruis, il déchirait les plans, et tra- gant une ligne droite avec son ougle, il disait : * Faites ainsi.\u201d Au point de vue des services publics, au point de vue des finances, cela cous- tituait un chemin de fer absolument fou, mais comme il l'ordonnait d'un geste superbe, on #'inclinsit avec adoration.Quand ensuite on le suppliait de commencer une voie ferrée de Moscou à Sébustopiol, et d'établir partout des télégraphes, il secounit la tête en murmurant : \u2018Je n'aime pas beaucoup ces inventions modernes.\u201d 11 cot certain que ces inventions modernes auraient sauvé son armée en Crimée, mais comme il répondait cela en vous foudroyant du regard, on admirait toujours.Et il a falla longtem ur se rendre compte ! Lors de mon dernier pre en Russie, on ro sait encore réfléchir ; son ombre seule terri- finit les esprits.On se pluissit à rappeler ce qu'il y avait de vraiment cheraleresque dans son caractère : par exemple, les épisodes du commencement du règne : quand une fois, entendant l'émeute qui ade, il mute senl A cheval, rencontre une nde égarée, l'arrête du geste et lui crie : \u201cVous vous trompez dr route, par-ici ce sont les fidèles, là-bas sont lesrévoités.allez-y !\u201d Quand à une autre insurrection il n'élance au milieu des conjurés et leur crie : \u2018* À genoux, à genoux, malheureux, et demandez nà Dieu avec moi.\u201d Après quoi, tous tombent à genoux et se mettent à prier autour de leur tzar.Mais aujourd'hui, c'est fini; le charme est rompu.\u201c\u201cC\u2019est, dit-on, le règue le plus vide de toute l'histoire russe.\u201d Cela fait trente snnées perdues ! Ah ! oi Alexandre 11 avait sue.cédé à Alexandre ler, comme notre Russie serait plus grande ! Et combien notre tzars eu de més rites d'accomplir «le si grands progrès en si peu d'années ! Si j'inniste sur cette situation, c'est qu'elle seule devrait nous convaincre que la Russie ne pouvait plus désirer la guerre, et que, sans la surexeitation ruligiense, elle ne oy serait jamais rite, Croire qua c\u2019est par ambition qu'elle .les armes, est une abeurdité ! ler ce qu'avait 19 Jurczez 1877 J L\u2019OPI NION PUBLIQUE 845 CHARMANT Me, Marie et Me.Crémieux plaidajent un ge ebs considérable devant la cour de Limoges.Me.Marie avait occupé toute une audience, sa plaidoirie avait été fort remarquable et avait produit un d effet sax le nombreux auditoire ui gamissait la grande salle.Le lendemain, je.Crémieux entra dans le barreau lorsque la cour venait de prendre ce.La foule était impiense : l'évêque ct le haut clergé, le général commandant la Yivinion, les officiers supérieurs et les officiers, tout ce que la ville renfermait de mnes marquantes, avaient envahi l'auditoire ; et, entre l\u2019estrade occupée par les magistrats, l\u2019espace réservé avait été livré aux daines, en grand nombre, dont la réunion était fort curieuse d\u2019entendre l'avocat.M.le premier président Tixier 1a Chapelle, au 1nilieu d'un profond silence, dit: ** Mo.Crémieux, vous avez Ia warole.\u201d Me.Crémieux ne se levait pas de son ne.Que se passait-il ?Laissez-moi mettre dans es bouche le récit de ce curieux incident comme nous l'avons entendu noux le raconter : \u2018J'avais entendu le président, et j'allais commencer, lorsque je m'aperçus que je n'avais pas une pensée pour mon vxorde, et qu\u2019après le mot : Mossieurs, Je ne trouvais plus rien à dire.J'étuis consterné.Je cour- mi la tête nous mon banc ; l'avoué me dit : \u201cQue cherchez-vous 1 Je cherchais mon exorde.Vous comprenez que je ne lui répondis pas ; mais, tout & coup, mon esprit s'ouvrit, le commencement de ma plaidoirie était trouvé.\u201c M.Crémieux, me dit le premier président, je vous as donné la parole.\u201d Je m\u2019inclinai, je me levai et je dis: * Messieurs, un trait de la vie d'Henri IV me revient à la mémoire et je veux vous le conter.* Cette entrée en matière excita tout à la fois un grand étonnement et une vive curionité.J'étais sauvé, \u201cJe continuai ainsi: \u2018Lo bon roi se trouvait à Rouen.11 apprit que le lendemain une grade cause se plaidait A la grand\u2019chumbre du Parlement.II n'avait jamais vu l\u2019audience, il voulut assister à ce dé- t.Donc, vous pouvez vous faire une idée du mouvement immense qui régnait dans la vitle.Quel auditoire, messieurs ! Le chef du clergé et ses assemeurs les plus élevés, l'armée dans ses chefs, les citoyens l'élite de la cité, Ja foule qui avait réussi à pénétrer dans le prétoire : c'était beau à voir ; et, comme on savait que la vue des dames était pour le roi lienri un attrait ravissant, M.le premier président avait placé entre Jes magistrats et la barre, une délicieuse couronne de jeunes femines, qui jetaient dans le tableau leur éclat et leur parfum.(Un vif mouvement sc manifeste dans la salle, I'avocat reprend :) \u201c* Quand le roi eut pris place et que le Parlement se fût assis, le parole fut donnée à l'avocat de l'appelant.C'était un avocat fameux, éloquent, plein de savoir, intelligence tare, ors- teur distingué, le Marie de l'époque.(A ce compliment inattendu, adressé à son confrère qui avait été si admiré la veille, l'avocat fut interrompu par un Jong murmure d'approbation.) 11 continua afnai : *¢ 1) plaids vaillamment, il développm sa cause pendant toute une audience et charma ees audi- deurs, si bien que le roi se prit à dire : \u2014Eh ! messieurs, la cause est gagnée.\u2014Sire, dit le premier président, Votre Majesté u's pu entendre l'avocat de l'adversaire.\u2014A demain, reprit Je roi ; je suis curieux de savoir ce qu'il pourra trouver.** Le lendemaiu, le roi présent et l' merveilleusement attentive, l'avocat de prit Ja parole.Plaida-t-il bien ?plaid ! e ne puis, woi, rien affirmer (on rit) ; mais il uvait le bon procs, le droit et l'équité soute- najent sa cause : animé le talent de son confrère, il ve surpasen peut-être ; si bien qu\u2019à peine eut-il fini, le roi se [ive : \u2014Ventre-saint-gris ! messieurs, leur dit-il, il faut que vous soyez gens bieu éclairés, bien as- vants et Lion honnétes, pour juger et prononcer, Tel fut, nous dirait M.Crémieux, cet exonie «(ui m'était arrivé si heureusement, quand je ne savalscomineut j'allais entamer ma plaidoirie.11 fût trèe-bieu accueili, et peut-être ne fût-il pas sats influence sur le gain de mon procés.Croyez- oi, c'est une bonne chowe que de bien disposer les juges.\u2014\u2014\u2014 4m LES BANDITS AU TEXAS Extraits d\u2019une lottre d'un voyageur à un journal américain : \u201cC\u2019est ici la région des bandits du Texas, Les vols de diligence et de voyageurs y sont d'occurrence journalière.On n'a jamais rien vu de semblable dans l'histoire des Etats-Unis.Un homme seul a dévalisé la diligence de Waco a Galeaville, qui était pleine de voyageurs ; puis une seconde diligence, près de Bolton ; puis une troisième, allant de McDude & Bastrop; puis celle d'Austiu à Lochart, et le même jonr celle de Ban Antonio à Austin, Deux fours apis, co voleur émérite a été arrêté à Luling, muni de l\u2019argent et des lettres chargées \u201cont ne s'était pes encore défait, Nous avonx organisé un grand jury à son intention apéciule, et il va être Jugé et condamné promptement.© Mier, laddiligence de Cleburn à Fort Worth n été dévalisée par deux hommes.Leur butin u's pas été grand, mais il y avait six voyageurs, qui se sont empressés de remettre le peu d'ar- Kent qu'ils avatent, sons veulement songer à la résistance.** Le pis est que les brigands audacieux sont l\u2019objet d'une grande admiration.Toutes les synipathies du public leur sont acquises.Jamais rif ne v'avise d'essayer de les arrêter.1] est impossible de décider les citoyens à les pour- auivre.Apris chaque nouvel \u2018exploit, chacun setiblo se dire : *\u201c Voilà un bruve camarade, Je suis sive qu'il ait fait un bon coup \u2018 ** Le gouverneur Hubbard sfoflert une récompense pour I'nrrestation des auteurs du dernier vol, el je suis convaincu qu'il montrera plus d'énergie que son v ur, Nous avons une petite force de ice, mais elle est tellement disséininée que le délai nécessaire pour la réunir laisse avoplemont Je temps aux voleurs d'aller dans quelque autre section de l'Etat on dans le territoire indien.\u201c* Un voleur de chevaux n'aurait pas de chance iel, et nos bandits no s'abaisseraient pas à voler un cheval ; mais tant qu'ils se bornent A sasassiner des hommes pour les dévaliser, ils passent pour de braves et nobles compagnons.\u201d - REVUE DE LA SEMAINE Aucun événement important en Orient.Les Russes ont continué à traverser le Danube.Les trois arts de l\u2019armée d\u2019invasion sont maintenant établis dans la Dobradscha et dans ls province de Routschouk.Ie Czar lui-même soit traverser le fleuve ces jours-ci, et rejoindre les quartiors-généraux du grand-duc Nicolas.Le roviteh à été nommé gouverneur de la Do- hrutacha.11 \"y à pas eu de bataille sérieuse.Les Turcs attendent l'ennemi au pieds des Bal- kaus ; ils lui ont livré la pleine presque sans coup férir.En Asie, les Russes continuent à retraiter.Ils sont revenus aux frontières, battus et découragés.Voici les principales dépêches de la semaine : Berlin, 9\u2014Les empereurs d'Allemagne et d'Autriche se rencontreront lundi prochain au château d'Helbrun, à Salsebourg.Bucharest, 9.\u2014Ie Czarovitch a été nommé commaudant de Dobrudscha ; le grand-duc Nicolas conmandera 1e centre et le prince de Roumanie le droite de l\u2019armée d\u2019invasion.Rome, 9.\u2014Le Pape jouit d'une bonne santé.Il a dit la messe hier et il a donné trente audiences samedi.Erzeroum, 8.\u2014Les Russes ont définitivement levé le siége de Kars.11 ext impossible que, méme dans le cas où des renforts leur seraient expédiés, les Rus«a puissent renouveler cette année avec succès la campagne d'Asie.Londres, 8.\u2014Le Timrs, dans un éditorial, dit que l'Autriche ne doit ge tarder à occuper la Bosnie.Les Turcs préféresaient abandonner ce pays que de se voir exposés à entrer en hostilité avec l'Autriche.Raint-l\u2019étersbourg, 9.\u2014 D'après les rapports P' officiels, lu retraite des Russes en Asie n'est pas attribuable eux soulevèments dans le Cau- case, mais A leur infériorité numérique dans cette région.Les généraux russes avaient été trompés eur la force des Turcs dans l'Asie Mineure.la retraite du général Tergusaloffs été si ipitée qu\u2019il « été obligé de laisser derrière ui des canons qu\u2019il a cachés dans les crevasses des rochers.Londres, 11.\u2014La flotte anglaise à Besika est actuellement composée de 24 vaisseaux de ligne.La force de cette flotte est de 150 canons et de 7,000 à 8,000 hommes.Des dépêches spéciales d'Asie disent que le 28 juin, dans le district d'Ardamarch, les Kusses ont pillé onze villages et tué ciuquante per- sonnen.Freeroum, 10.\u201411 est officiellement annoncé ue l'aile droite rume à été repoussée sûr lu rontitre turque, chaudement poursuivie par 3smail Pacha.Constantinople, 8.\u2014La Porte a communiqué aux Puissances un protét accusant les Russes d'avoir commis d'horribles atrocités en Europe et en Asie.Londres, 14.\u2014Le marquis de Salisbury a offert sa démission comme membre du eablnet anglais, mais ou 1's pes voulu accepter sa résignation.Les journaux des villes de l\u2019intérieur sont fortement opposés à une intervention dans la guerre d'Ordent.Saint-l'étershourg, 14.\u2014 L'année de Caucase doit recevoir des renforts, et n'il eat nécessaire, ces tenforta seront pris dans l\u2019armée de l'Asie Centrale.Il est question d'une seconde invasion de l'Arménie ; on la commencera per la prise de Batoum et la suppression de la revolte des Cirenssieus.Londres, 14.\u2014Une dépêche de Péra mande que len Kusses ont été attaqués simultanément ar Osman Pacha & Plevona, et par Alimed bout Pachu à Monsster.Le combat a duré ndant toutes les journées de jeudi et vendredi Thiers.La victoire est définitivement restée aux Turcs.FRANCE Paris, V.\u2014Le Moniteur, organe semivofficiel, dit que les ministres ne se prêteront pus à une festauration bonapartiste, Paris, 10.\u2014M.Rouher et quelques membres influents du parti bonapartiste sont partis pour Chiselhurst, où ile doivent avoir nu caucus.Paris, 14.\u2014 Les élections auront lew vers ls 14 septembre et le second tour du scrutin le 30.Les Chambres se réuniront le 8 octobre.I] y « 230 bonapartistes, 176 légitimiates et 117 orléanistes parmi les candidats officiels.Paris, 15.\u2014On dit que l'Autriche se pro d'ouvrir des négociations pour la paix dès qu'une sition décisive aurs été faite aur les bords du nube, VARIÉTÉS La guecre d'Orient racontée eu vers : Ils étaient quatre ui voulaient se battre ; premier disait : ne me regarde pas ; deuxième disait : Je ne m'en mêle ; Le troisième disait : Je ne commence pas ; Le quatrième disait : Je ne me Lats Mais ça n'empêche pas Qu'ils étaient quatre Qui voulaient se battre, etc.\u201ca .\u2014A de la guerre.On ext cercle, = chneun émet son opinion.\u2014Moi, dit un de nos rédacteurs, quelque horrible qu\u2019elle soit, j'admets parfaitement In guerre, mais à condition qu'elle sera loyale.Fer exemple, deux souverains vont entrer en lutte ; c'est une affaire d'honneur comme uve autre, et de même que pour un duel on mesure les é on égalise absolument les chances, il faudrait, en cas de guerre, que les rois et les empereurs ne missent sur pied qu'un nombre égal de combattants pourvus d'armes de même portée.Si l\u2019un 400,000 soldats et si l'autre n\u2019en a 200,000, le premier devra réduire son effectif de 200,000 ; cols fait, ils adresseraient leurs prières à Dieu et combattraient pour le mieux de leur honneur et de leur bon droit.Ce qui serait plus juste encore, ils rangeraient leurs soldats en bataille, sortirsient tous les deux des rangs et, l\u2019épée à la main, videraient leur querelle sans priver tant de pères et de mères de leurs cu- Ants.\u2014Très-bien, répondit à notre collègue un assistant, ce que vous dites li est bel et bon, mais je parie que vous n\u2019oseriez pas l'insérer dans votre journal.Nous avons relevé le défi, et voilà pourquoi on lira aujourd'hui dans nos échos cette petite tirade philosophique.\u2014 Figaro.\u201c> * Une dame trés-distraite entre dans un de ces grands magasins où l'on vend, sous prétexte de nouveautés, des objets «le toute norte, depuis le mouchoir de poche jusqu\u2019à l'ameublement comet.Madame demande un pliant (pour la cam- Pagne) et, en même temps, un chapeau orné de fleurs variées.On apporte les objets.\u2014l'eut-on essayer ! fait la dame distraite.\u2014Parfaitement, Aussitôt la cliente met le pliant sur sa tête et t'asseoit sur le chapeau.Tableau ! : *,* L'esprit inventif des voleurs anglais a trouvé moyen d'exploiter méme le désir des femmos pour le mariage.En 1876, un nomtué Wilkins, soi-disant médecin, fit insérer daus nu journal de Manchester une annonce où il demandait une dame pour tenir sa muison avec l'espoir de l'épouser.Une veuve, Mme Lawford, répondit à l'annonce et entra en relation avec Wilkins.Ils parurent se convenir; mais Wilkins, disant qu'il avait des biens en Amérique, fit à sa flaucée un emprunt de 1,125 francs pour payer son voyage de noce de J'autre côté de l'Atlantique, acheter des instruments, ete.la veille du mariage il disparut.Mme Lawford n\u2019entendit plus parler delui.La semaine dernière, elle remarqua dans le même journal de Manchester une annonce analogue à celle à laquelle elle avait répondu en 1876.Elle y répondit en déguisant sont écriture, son nom et son adresse.La réponse était signée \u2018* Docteur Wilkins.\u201d Après avoir encore reçu deux lettres, Mme Lawford les communiqua & la police et le prétendu docteur fut On trouva chez lui un numéro du Mfatrimio- nial News, journal d'annonces de mariages ot un grand nombre de lettres qui font croire que le vol au muriage était une industrie chez le prévenu.l\u2019ensée d'un vicux moraliste : Singulier paye que le mariage.Les étrangers ne demandent qu\u2019à y entrer, et les indigènes qu'à en sortir.ne UN DRAME PARINIEN.\u2014ÜUn jeute homme de vingt-cinq ans, M.Alexis de P.,.reutier, entretenait depuis quelque temps des relations avec tune femme mariée, Mme Leurs rels- tions avaient lieu ordinaireme ne une nade son de In rue de la Parcheminerie.Le 5 juin, vers dix heures, Mme (3.fut prise soud rine.ment d\u2019un étourdiesement.M.de P.cherche à lui donner des soius, mais sans 1ésultats.11 envoys chereher M.le docteur Astruc, qui ne put que constater le mort.Mie G.avait succombé à une affection du vœur.M.Leclerc, commissaire de police, immédiatement prévenu, fut obligé de dresser procès-verbal et ile faire avertir le mari.À cette nouvelle, M.Alexis de P.rendu fou par le terreur et la crainte que lui inspirait lo mari outragé, prit la fuite.me l'a revu chez lui et on ignore s\u2019il vest suleidé où s\u2019il s\u2019est sauvé à l'étranger.CALEMBOURGS MILITATARS.\u2014J'apprends que les monitors turcs génent les Russes.C'est rquol ceux-ci veulent qu'ils s'ôtont, Je tiens aussi de bonne sonrce (celle de Vichy) ue la Grèce n'attend plus que les grandes cha- for Pour fondre plus facilement sur les der- cs, P.6,e=]e Danube a failli sortir de nouveau de son Ut-\u2014probeblement à csuse du bruit du canon qui l'empéchait de dormir.* % * + L'Hommk QUI couvæ.\u2014Fistoire vraie, et, je vous en préviens, un peu décolletée ; mais be : pad Jardi logi d me au n zon) ue du bois de Boulogne.Un on nouvellement admis comme gardien faisait preuve d\u2019une naïveté profonde qui n'échappe point à ses camarades, et voici le tour qu'on vient de Jui jouer.Notre nouveau, qui répond au doux nom de Bridajou, entré depuis huit jours à peine, était voué au service des volatilles.Un gardien che- vronué, cha de le mettre au courant de la ne, lui tint l\u2019autre jour ce langage : \u2014Àh ça ! Bridajou, vous aavez : c'est aujour- d'hui pleine lune ; on couve ?° \u2014Hein?\u2014On couve.ui ça ?les bêtes ?\u2014Et non, les gens; vous, moi, tout le monde, \u2014Ah mais, par exemple, je n'ai jamais vu ça, + dit Bridajou.\u2014D n\u2019y a pus de mais, dit l'ancien : d\u2019abord est-ce que vous avez jamais vu tout ce qu\u2019on voit ici, des chameaux, des autruches, des pélicans, des oiseaux de ls Chine et du Japou ?\u2014 Non, certes, dit Bridajou.\u2014 Alors, camarade, faut pas vous étonner.Ici, c\u2019est une collection de hêtes pour les savants, ce n'est pas comme dans vos catnpagnes.Vous pensez si Bridajou ouvrait des oreilles ! \u2014Ah bien ! les savants sont bien drôles tout de même, répétait-il, avec leurs inventions !\u2014Fn- fin c\u2019est comme ça, dit l'ancien.Tout le monde y passe ; chacun son heure ; seulement, l'usage veut que le dernier venu prenne lu faction à l'heure du déjeûner, comme corvée.Bret, à l'heure du repas, mon Bridajou met les bouchées doubles, ne met qu\u2019une «demi-heure au lieu d'une leure et demic, et revient fidèlement se soumettre à la consigne.L'ancien, qui le guettait, le fait entrer daus une des volières où il avait préparé un panier garni de foin sur lequel était placée une douzaine d'œufs.\u2014Al ! vous voilh, t-il, en voyant Bridajou, vous venez me relever ; il n\u2019était pas trop tôt, je commençais à m'ennuyer.À votre tour, ôtez votre culotte.\u2014Pourquoi faire ?\u2014Mais dame ! pour couver.\u2014 Pas possible ?Comment, pas possible ; et vivement cn- core Bridajou w\u2019exécute done, et le voici installe sur le panier le plus gravement du monde, sous la surveillance de l'ancien.Celui-ci alors se ravisant : \u2014Ah ! au fait, vous savez en raison de la corvée, le directeur paye le tabac ; on a quatre sous À fumer, les voici.Bridajou, prenant son parti en brave, bourre sa pipe, l\u2019ullume, tandis que l'ancien prend sa fuite pour ne pes lui rire au nez.On devine que tous les camarades étaient daus Is confidence ; vous jugez a'il y eut des allées, des venues ot surtout des gurges chaudes derrière une porte vitrée de la volière par où l'on voyait le tpectaule.nfin, Bridsjou était là depuis trois bons quarts d'heure, toujours couvant ct toujours fumant, quand le gardien-chef vint à passer.Cu lui-là n'était pas du complot et n'en pouvait croire ses yeux.\u2014Qu'\u2019est-ce que vous me f.aîtes-là ?dit l'homme gradé.\u2014Je conve.\u2014Comment ?\u2014Je couve, donc ! \u2014Mitin d\u2019imbécile! voulez-vous lien vous sauver ! Et, auisissant un balai, il se mit à houspiller Bridajou, qui n'eut que le temps de rattraper sa culotte et court encore.i vous allez au Janin d\u2019acclimatation, ne demandez pas à Bridajou si c'est bientôt la pleine lune.\u201c\u201c LI n\u2019est pas nécessaire que vous ayez un meul cheveu blanc sur votre tête,\u201d comme disent ceux qui font usage du Rénovateur Parisien de Luby pour In chevelure, car c'est indubitablement la meilleure préparation pour la tête qui soit connue, et un article indispensable sur la table de toilette.Lorsque vous vous servez de cette préparation, vous h\u2019avez bescin ni d'huile ni de pomate ; les propriétés balsariques qu'elle contient activent la croissance des shéveux, uet- toient la pau et laissent In tête fraiche et exempte de toute souillure.Un peut se le procurer au Medical Hall et dans toutes les autres phar- micies on grandes bouteilles de 50 centins chaque.Devits et Bolten, pharmactens, Mont.téal, ont été nommés seuls agents pour le Canada 846 L\u2019OPINION PUBLIQUE 19 JuiLLer 1877 em : 5 rian 7 rks EF Te TS qu 72 1.Vue d\u2019Erzeroum et des furtiüicauiOns nouvelles du coté du Palan-Teuken Dagh, 2.Vue gécérale de Bayacid et du moot Ararat, 3.Vue du château de Bayszid, 4.But la rivière, à Souchoum-Kalé, 5.Hasean-Kalé, poiat stratégique sur la route de Kars à Erzeroum, dane is vallée de I'Araxe, 6, Vue de Kare du côté 8.-E, incoodié récemment par les Russes.LE THÉATRE DE LA GUERRE EN ASIE MINEURIE.\u2014 (Dessins de M, Deyrelle, d'après natere.) \u2014 2\" x 19 JorLEr 1877 FAITS DIVERS Mgr.Racine est atteudu À Québee le 21 du courant, de retour de son voyage d'Europe.Le prélut « dû s'erubarquer à Liverpool jeudi dernier.\u2014(utre Sir J.Ferguason, on mentionne le nou du duc d'Argyle comme celui du successeur de lord Dufferin, Son Excellence le Gouverneur- lue vartirs probablement pas avant le Ter noût pur Vanitatn, son Excellence Myr, Con wl arlivé aa edi soir A Montréal, «le retou ite duns le Haut-Canada, Il est parti pour Saint-Uva- cinthe landi.- Veux oiseuux de\u201d proie out attaque un tigre dans vit de bois de Lexington, et il n dis opérer des vrodiges de force pour we pas leur Taisser ne peau.Curienx pays oir les habitants ant hose mettre cn garde miêtoe contre les hnbi- tante de l'air.(Fs /OUAVES ET LE \u20ac KPÉVAISE SIMMeNs.4 la suite de Penquéte faite par les directeurs de lu Compagnie de Navigation de lu Itivière- Ottawa sur les troubles qui ont eu lieu à bord du vapeur Queen V'étorie, entre le apituine Simmons et len Zonaves Puntificaux, cen mes.wenrs ont décidé ce qui suit : lo.Hs considèrent que les Zouaves ont eu tort de pe pas demander au capitaine la permission de lisser leur drapenu ; 20.Que le pilote Cousineau à dépassé son au- torite en dominant une telle permission ; so.Que le capitaine vou] a droit de voir i \"arrangement des dropeaux ; 40, Te directeurs sont d'avis que 1 tain a agi durement et sans discornement en \u201cescomlantle drapeau sous en avertir le chef des Zounves, nuis sa conduite ne pouvait justifix | l'assaut qui a été fait sur lui.Ile exonérent le capitaine de l'accusation d'avoir jeté le drapeau à l'eau, et ils croient qu'il a été emporté pone dant ta querelle.Ils vonsidérent que L'action du capitaine à ete inspire par le desir de maintenir sa légitin autorite, Le capitaine Simmons est i gir à l'avenir avec moderation et dou gard ces passagers.Le pilote devra se restreindre à ses propres devoirs.Les directeurs desirent qu'il soit compris qu\u2019il n'y a pas eu nonniqque & respect prémédité envers le drapeau pontifical, et que la permission de Uarhorer aurait éte donnée si elle avait d'abord êtr deman- dre au capitaine.Les directeurs exonvrent les Zouav cusation d'avoir manqué de respect au drapeau national, Ux concluent en annonçant leur intention de ne plus dorénavant accorder la permis! sion d'urborer des drapeaux.Cette décision est signee par MM.K.W Shop.pard, J.J.tiibb, GW, Schueir et GW.Simp.soit, eapi- TUÉ PAR UNE SENTINELLE.\u2014La garde des «rues déposées dans les vieil sornes de l'ar- tillene, avait été confiée, le veille du jour des\" Orangistes, a Un détachement de la cotapaguie du 65emue bataillon de rarabiniers Mant- \u2026 { reprises ur AUX, sous le commandement du capitiine- adjutant Hebert, avec instr ti ode les proteger contre toute tentative qui serait fuite de Jos ene | lever pour la journée du 12.Frank Fitzpatrie k, wre de me aux, agissait comme sentinelle dans ! la cour «les casernes, vers deux heures et demie, | mercredi fi, le 11 courant, lorsqu'il fut | insulté par cing ou six voyous appartenant i In hande du \u2018'heval Noir.Ces dntera avaient, enétré dans la cour par la harriere de la rue Water.La rentinelle, obéissant À sa consig leur ordonna de s'éloigner.Un nommé John MeKeown, âgé de 22 ans, un rough bien connu dle la police, s'uvatiça vers lu sentinelle #t lui dit en blasphémant qu\u2019il tui enléverait su varabine, Fitzpatrick, voyant qu'on ne respectait jus va signe, mit ln baronnette au caton cle son fusil.Les amis de McKrown ramassérent des cailloux et fox lancéreut à la sentinelle.Celle-ci eroisa la baxounette et s'uvanga contre ses agres- sCuFs.MeKeown empoigna la cataliine de Fitzpatrick ot casayn de la Int arracher des mains.1) s'ensuivit une lutte qui durs quelques instants.La sentinelle, par un brusque mouvement, réussit À faire lacher prise & son agresseur, et lui lança un conp-de baienuette sous le bras gauche, à deux où trois pouces de l'épaule, Mekcown pälit, chancela et tomba, perdant son sauge cu abotidance.La batonnette Ini avait ouvert l\u2019ar- tere du bras.Nes catuurades le transporterent \u201cde suite À sa résidence sur lu rue Water, où il *xpira environ quinze minutes aprés avoir otre irene, Son cadavre u été transporté à la morgue, ct 1 le coroner tient actuellement ane enquête.2 SPFAIRE MYSTÉRIEURE.«Michaë] Gorgen, for- ston à Brooklyn, No.267 Wallabout street, à « frappé d\u2019insolation, en guillet 1876, ot depuis RTS Ele may aise, Sure médecine, il est allé, à la fin de Te, faire un voyage en Alsace, son pays natal, laissant À Brooklyn sa fe trois enfants.Le 15 de ce mois, Mie Gorgen et ses enfants sont partis, comme ils le faisnient chaque an née à cette épor pour passer la sa aude A Breslun, dans Uhotel tileste.Jendi deri un ami de la famille n été informé «que N Hergen, nrrisé depuis quatre jours par Peveire, était enfermé au Castle Garden, est allé et « trouvé en effet Michael qu'on était sur le point der alignén.Pendant, lu trave il avait eu des accke de folie furirune et vasayé d\u2019étrangler un autre voyageur, On avait eu benticoup de peine & we rendre ruaître de lui, et après l'arrivee du steanier on l'avait remis entre les muins des commiwsaires d'éviigration, qui, tenir de lui aucune réponse raisonn: 20h nom, sa résidence, ete, étaient très-embar- fasses d'avoir sur len bras cette aliéné onu, et allaient, comme nous l\u2019avous dit, l'envoyer à Vasile, quand il n été réclamé par l'ami qui wvaît appris par husard son arrivee, Mené à Breslau, atprès de sa femme ot ide ses enfants, il ne leu à pas reconnus, et pendant un certain temps il n'a répondu A toutes lex questions que par «les sons inarticulés.Puis 1a mémoire à semblé lui revenir subitement, avec la parole, et il a comblé sa femme ot ves enfauts de sauts, en exprimant de mille manièren aa joie de les res Mme « 1, Petnarquant que son tnari n'a- voit eur fui ni montre Argent, a supposed que quelqu'un avait abuxé de sa malheureuse condi.tiou d'esprit pour lui voler cex objets, soit à bord du steamer, soit an Castle di dernier elle est venue à lly orgen, yer à l'asile des r ri eet egand.Elle n\u2019était pas sans in.atiettde de Laisser ses enfants sous la garde de leur pire, dout le cerveau était iment détraqué, nedis avant de partir elle a recommandé instannaret aux propriétaires de l'hôtel Gleste de veiller sur eux petelant sou aber nine i % 11 heures, Michael Gor- gen a lave signe avec soin deux de ses enfants, leur w fait prendre leurs plus beaux vite.ments et nés promener, À deux heures de Pupres-midi, le petit garçon est rentre seul, *t pett apres le pere ast revente à soi tour, seul agnsi, Ou lui a demandé ve qu'était devenue su petite fille, Minnie, qui était âgée de 4 ans et demi, et il n répondu d'une façon incohérente.: Ou a presenti tout de snite un malheur, et tes recherelus out « dans tout le voisis nage.La population entière du village était sur pied, ot nul n'apportait plus d'ardeur que d'alieue hu-méme a butte les bois et a fouiller lex browssait] din he «t le lundi, su.un resultat n'a vté obtenn.Le mardi, les en- tants de l'école publique ont reçu congé pour leur permettre d'aider aux recherches, Ce jour- Eva 7 heures de Vapre=-0e SHRESEES Porimes 1 baril 2004 400 Patates au wie GRE 0% Fever put min 2202 V6 160 Oignans pur Tresse aa 00 res, pur paquet 0254 015 suce 00 aus 0184 017 mao GIBTELS Counede (sauvages) pur eoaple .Aa \u201c30 te ple .ma 060 Pigeons do em Wt cope VINA UW Perdrix au conpls Omg 00 Fourtes d'la douzaine 154 130 VIANDES Vhenf à lu livre voa 012 Lasrd de nied lp Mutton an qua or 100d 180 Agnew do 0758 008 Tasrd frais pur tie livres TH à Fu Buraf par lis livres 5084 61 Lièvres \u201c va 0 cu a ol \u201c754 #60 Miet à la livre .coe 0108 011 Auta rnin A ln donne.LLL clad ae Hadidiach À Lie livre Dog ou Saltadonx par live Peaux À lu tivte Marché aux Bestiaux Went.Ire sqaalith, pur 100 Tha.wo ptlité .Vise a lait Vaches extra reutis, Îre sualite Veux, Ye qualité a unlith Tee yualite pos pit 5 0 #19 006 à SIL 0 103 to 4004 430 aille tune quai .LL 308 3 LE PHOSFOZONE contient les més les prévieax le Phoaphore et d'ozone.reçoit den uta de toutes parts.Le PHORFUZONE sé vou C'est le tonique favori n.des dames.JAMES HAWKRA, Pharmacie de ln Place I\u2019 Armes, Montréal.Un reçoit une brochure franc de port en en faisant 15 demande à EVANS, MERCER & UIX.Muntréat.AUX COIRESPONDANTS Solutions justes du problème No.\u2018Mi vais, H.Frio i A.C., Baiut-Sesu db P, M.Toupia, Dr.D 5.0.P., Whorbrouks ; N.P., Morel.Solutions justes du problème son, Northampton, Mass.; | 1, Sorel; Z.Delauna Jean ; P.O.(Hroux, Dr.(Giroux, Montréal.Nos remercitmonte à M.Z.Ivclauvais, Quêber, pour l'envoi d'un problem PROBLEME No.40, Conqusé par L.O.P,, Shertrouke.Noirs.i 6 5 un aw 5 Ein i % ly ZA w A GO Blancs.Les blunos junient, font cher et wat eu ! coups.a VA 7 RULUTION DV PROBLÈME No, 36, Noirs.PRA FD 2 Pprend T Blancs.! 1x FRéchec 2 T 2e F D'échec 4 F 2e C M échec et mat.PROBLÈME Blancs.re.1 Ree TR 1 RlerFR 2D3TR 2D CD 3T2TR 1 T ler C 1+ {Flr TR 4FéeFD 5C5 FD SClerTR Phen) C5 I TPW CR 21 ete D Les blanas jonient, font bchec et mat en 5 conta SOLUTION DU PROBLEME No, 47.Blancs.pr.F écher 3e F R échec pr.C écuec 4e R évhec Ze R échec et mat 1b 2F 3p sp 5D ->- ao LE JEU DE DAMES Lespersonnesquiauraient des problèmes à voyer pourêtre publiés.devront tre adresses à l'éditeur dujeu de Dames, bureau le L'Opinion Publique, Meut- réal.PROBLÈME No\": NOIRS Comue le solution du problôme et que le coup, d'ailleurs, n'est pas sous sous silence; «uv revanch semaine prochaine, deux proties pliqués.qui sersut 1rd MARIAGE A Détroit.Michigan, le 11 stu courant, dans l'église Nainte- Anne, Joseph -David- Arthur Dégiel, ber.candni.sait à l'antel Mile Marie-Elmire Lactoix, seconde fille de MHebri Lacroix.éor.bourçeuls.Le Keèv.Messire La.-Anseime Désiel, de Lévis, P.Q.frère du ronrié.donne la bénédiction naptiale aux épout «usieont partis le même jour pour Québec 348 L\u2019OPINION PUBLIQUE 19 JurLLer 1877 Oh ! que les temps sont durs ! Les ourriers n'ont point d'ouvrage! IL T A MOINS D'ARGENT QUE JAMAIS ! PERSONNE N'ACHÈTE ! Les Marchuands se tirent les cheveux de désespoir ! QU'ALLONS-NOUS DONC DEVENIR ?Gil ne faut pas se laisser mourir, 11 ne faut pourtant pas Loisser mourir les autres C'est pourquoi la maison si popsiaire de A.PILON & CIE.Vient de faire des réduetions énormes our toutes les mar chandises da printemps ot d'été qui lui reatent, afo de voir venir en aide au public, et pour faire place à Pimportation de l'automne.luutile de garder des lots immenses de marchandises dans nes tabl lorsqu'on les réduisant vous allmentrns notre commerce, et Bout faisons din bien & ceux qui viennent nous voir.Notre Ttme de ne vendre que four argent comptant et de luire toutes nos tmarobandises quand In saison set pas- eéa est bien apprécié du public.La preuve, c'est que ale que ouus l'avons opté.rotre magasin est encom- à teurs, tandis que tous les autres magasins sont déserte.Durant les deux mois de juillet et d'août, nous contisuerove à réduire constamment.Remarquez bien que tout est réduit.En entraut an magasin, demandes des marchandises Las Cotons {sunes et blanes cont réduits.Les Indiennes sont réduites.Les Coutits sont réduits.Les Etoffes 4 Robes sont toutes réduites.Les foies sont réduites.Les Chapeaux et les Fleurs sont réduits.Les Chiles sont trés-réduits.Les Corsets sont rédnits.Les T weeds sunt affreusement réduits.Les Tricots sont affrensement réduits, Les Tuiles de Fuiu sont réduites.Les Bas et les Giants so: t bien réduits.Les Corps et Caleçons sont réduits.Les Tapie et Prélarts sont trés-réduits.Toutes les Marchundisrs de Fantaisics soot réduites.Ev un wot, toutes les lignes de marebandises sont affreusement rédultes.Nous voulons vendre tout ce que sous avons de stuck de printemps et d'été.Que ceux qui ont un peu d'argent vieenent de suile profiter des Jmmenses avantages qui nous leurs vffrons ; car i] y a une fouls de lignes qui s'en vont três-vite.Demandez toujours des coupons.A PILON & CIE.615, RUE STE.CATHEKINE, MONTRÉAL Toujours à l'Enseigne de la Boule Verts.À.PILOX.L.J.PELLETIER.737.58 5 AVIS! Canadian Mechanics\u2019 Magazine PATENT OFFICE RECORD.Cette PRECIEUSE REVUE MENSUELLE a été henuconp améliorée durant l'année dernière et contient maiatenant les renseignements les plus Récents et les plus Utiles relativement anx 8 et aux diverses hes des Métiers Mécaniques, ebolsis avec le plus grand sois pour l'Information et l'insteuction das Vriers 4u Canada.Une partie de ses colonnes est consacrée à La lecture inst re, convenable pour les jeunes membres de ia famille, des deux sexes, sous le titre : \u201cIllustrated Family Friend,\u201d TELLE QUE HORTICULTURE, HISTOIRE NATURELLE, JEUX ET AMUSEMENTS POPULAIRES, OUVRAGES DE PANTAISIE ET A L'AIGUILLE POUR DAMES.ET COURTES ET AMUSANTES HISTOIRES, NOUVELLE MUSIQUE CHOISIR, RECETTES DOMESTIQUES, Erc.THE CANADIAN MECHANICS\u2019 MAGAZINE, Conjointement avec Je Hlustrated Family Friend PATENT OFFICE RECORD, Ceutivat 16 pages replies des plus Belles Illus- rations et environ 1268 de tous les Brevets étmis chaque ois en Canada ; c'est une publiea- tion qui mérite l'encuuragement de tous les Ourriers de la Puisannee, dont ja devise devrait toujours être : * ENCOURAGEONS L'INDUSTRIE NATIONALE.\u201d Prix : Seulement 82.00 par année.LA Cix.DE LITH.BURLAND-DESBARATS PROPRIETAIRE ET EDITEUR, -5 et 7, RUS BLEURY, MONTREAL P.¥.BOXER, Architsts, , Engrg devis Rues St.Urbain & St.Charles Borromée RÉAL MONTRA à ae ig pe AU CLERGE LE PROTESTANTIAME jug et condamné par les protestants.Avec le double compte-rendu d'une discus- fon i voire l'auteur ot un mioletre.Per M.L'A UILLAUME, Curé de Bt Audré-Avoilin.gu PECIATS of recommandd Jt Mgr.Tig we pris .1.00 S'adrescer à La CI18.BURLAXD-DRSSARATS, 8 ot 7.Rue Bloury, Montréal.LESS À Paris : Par PEVINS » | ORM PASTILLE Gh) i On enverra une boîte par 1a walle à aucune adresse dase le Canada, en recevant 25 cents.DEVINS & BOLTON.Pharmacious, Montréal _ MANUFACTURE DE VINAIGRE UK MONTREAL, No.41, RUE BONSECOURS.; 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J J as, Eavoyes oor soa le bi \"ete dren re.Ar t remboursé.A.ELKIN, Chambre 11, No.46, ure BL, Toreats.10-08-1090 Montmartre\u2014Agent £roTe: MM.HENRY R.GRAY, M4, RUE AT.LACSRNT: KEN wher NOTRE AMR: JOK LEDC & Cir.191.RUE ST.JOSEP) URICALES des | | Mode de crédit pour tous les ouvrages du : Le Cas ETH CAMPRE Cas ététoltes ul remède efficace « agréable OVULE $ U ÉDO IS rms 4.5010 hablles Doctouns de Pare pour : A.DELAU, £33, Ms GLU streod, meréal, of dana 108 prince Pharmacies.LL & Ctk., MEDICAL HALL, BT, PHILLIFS 60.: LAVIOLETTE & NELBON Ere ub aL Role contre: GOUTTE soulage Instanta Montréal : à.DILiS, pére: D£voTs: MM.HENRY R.GRAY, 144.RUR Haut, #7 2, PHILILPS 64.; LAVE ; BUR 8T.Joskrh.+ 9 : KING CULLEGE MILITAIRE DE KINGSTON.Les E: Seml-A ls pour les candidats à l'admission comme cadets au Colibge Militaire, asruut lieu aux Quartlers-Généraux des Districts Militaires dune tesquels ces candiduts résident, ie 3 Julliet et le 18 Décembre bains (1877).Tous les renseiguements nécessaires peuvest être vb- tenus sar demando à l'Adjudant-Général à Ottawa.où aux Députés-Adjudants-Ubnéranx des Districts Mill- taires.Les demandes puur admission dulvent étre ndres- sées à l'Adjudaut-Général au moins uo mols avant la date de l'examen.(Par ordre) W.POWELL, Colonel, Aujudant.Général.Quartiers-Généraux, Ottawa.ll avril 1677.8-1H-28-110 LA POUDRE ALLEMANDE SURNOMMEE (EE oe alan NE FAILLIT JAMAIS ET EST Vendue chez tous les Epi- ciers respectables, p SCORPERIE NATIONALE OF 16,800 frames Grande Medaille d'OR à T.LAKOCHE Fertifant ot fébrifuge, - I 7 re fo one Willentes on enciennes, ete.Paris, 88, rus Prost, ot les pharmacies.Dégôte : à Montrésé, à PICAUT & Ut BR.NeLEOD J.E.BURKE LAVIOLETTE&NELRON W.E.BRUNET J.B.MARTEL.er: MOULIN À VENT AUTOMATIQUE D'HALLADY POUR PUMPER L'EAU SUR LES FERMES, SUR LES CHEMINS DE FER, Etre.C'est le Moulin & vent le plus écunom que, eu égard au pouvoir, au fui et aux matériaux qui entrent dans se cvnetruetion, et l'on garantit entière à tisfantion.Demandes le Catniogue Illustré et In Liste des Prix.CHARLES GARTH & Cie Dominion Metal Works, 836 à 642.IRUE CRAIG.NAPOLEHON ROY MAMRCIAND-TAIILE SUR No.06, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.M.Napoléon Roy « constamment on mains un - went complet de HARDER FAITRS.Tont ordre exécuté soma le plas ronrt délai.Ansel, MERCK] Conditiens : comptant.a \u2014\u2014\u2014ARTI.OOUTTEUX BOUBEE P ALDEPLRATIE sell, and ep ie Plus dan dame 4 Médecins de Paris et de tous pays nd EE Tn Rue radicalement.fe 6111 Brest, 338, agua pour lo Canada, ot nbs Phates.e LAURENT, KENNETH CAMPBELL & Ci An aOR 215, UB NoTaR-DAMS ; JOB.LEDUC &Cik.lo, iqu er.PAS MEUICAL ÉCOLE DE NAVIGATION DU Go.VERNEMENT DE QUEBEC, Cette boule sera ouverts le premier février \u2018hain, dans l'édifice de l'Assemblée Législutive, sous Ia direction de Willlam ©.Boston, Souyer.professeur de nuvign.tion, et ex-professeur de navigation de lu Bociété des Marchands Aventuriers de Bristol, Angleterre, Les termes serunt comme suit : L'écule sera ouverte tuus les frie Ppevdant Vunnée, (excepté depuis le premier juillet jusqu'au dernier d'avût), depula neuf heures du matin Jusqu'à quatre heurea de relevée.Les saznedis, ells se fermers à Le programme des études sera.PREMIER COURS, Pour la préparation des aspirants sux certiéca: pacité de capitsine ou de contre-maître.accordés.njrés Un exaineo satisfaisant, par le Bureau des Examlnateurs de in Puissance du Canads.Ce cours comprendra l'emploi des logarithmes : lu vavigation proprement dite; la mal o faire lo point; trouver Iu latitude par ln ur méridienne du sol teur de ciroumuiéridion d'une étoile, par une hau- u evleil; trouver In longitude per le chronoméêti js variation et ln déviation de Ia boussule par une ampli 5 pur l'aximat ; trouver je temps de la baute marée ; In correction des sondugea: faire des observations pour former une table des dévin- tions de la botussula, son explication et aussl ie tracé «1 S japier, l'usage des cartes-na- es réglements cunsernant les bétiments en rou tous les autres sujets cumprix dans l'exutnen de vite rois que les uepirants ont à subir devant le Bureau des Exsmigateurs de lu Puissance.DEUXIÈME COUHS.Une étude plus étendue de )s navigation pratique et de l'astronomie nautique.Truuver In lstitude par In han- teur méridienne de ln lune, des étoiles cireumpulaires.par use hauteur méridienne Ae la polaire, par deux bau.teurs d\u2019un corps céieste (mét jodes de Bumner et de Ivory); trouver la iongitude par deux hauteurs, par les distances luonires, régulariser le chronumètre par des bauteurs égales.l'eroploi de l'horizon artificie!; les lois des tempêtes, ete.ete.TROISIENE COURS.Purtie théorique, Etudes malhématiques des différentes régles et fur mules, en usage dans science nautique.Les honoraires d'entrée serout de #15 pour ceux jul étudieront dans be but d\u2019obtealr lo certificat de contremaître devant le Bureau des Examinateurs de In Puissance du Cauada, de @U pour ceux qui étudierunt pour passer comme capitaines; et les étudiante qui auront payé leurs d'eatrés, suront droit de suivre les cours de l'école, sans ancune autre change.en aucun tems, jusqu\u2019d ce qu'ils aient votenu Jeurs brevets devant le Bureau des Examiusieure de ln Pun- sance.S'il est établi des examens extraordinaires devant le Bureau des Examinateurs de la Puissance.ls préparation & ces exmumens extraordinaires den aspiraots, qui muront suivi les cours de l'école, sets gratuite, Le directeur de l'école fera tous les mois, à j'Houu- rable Secrétaire-Frovincial, UD rapport montrant le nombre et les progrès des élèves, et aussi le nombre des candidats de | écule qui auront eubl, avec sunrée, leurs examens devant le Bureau des Examinatours de la Puls.ane pour des certificats de capituiues ou de con°re- tres.Ceux qui désirerunt entrer à l'école en feront In demande au Recrétaire-Provioclul, vu à W.C.Seaton, écuyer, à Quêtes.ar ordre, J.A.CHAPLEAU, Becrétaire de la Province de Québec, 82046110 ONSE DEMANDE OU EST LE JULI MAGASIN DE MODES RARSHABDISES VE QOUY fay avait surla rue Ste.Cathetive, prés de In rue acques Cartier: oh! bien, mesdames, vous n'aves qu'd vous temdre au No.571, rue Hie.Catherine, entre les rues Monteale et W l'enseigne du Chapeau Rouge.et vous y trouverez sortiment complet de toutes es pôces de marchandisss, spécialement dans les modes.importées directement d'Europe.Chapeaux gurnls gratis.JOS, ROY, 578, RUE STE.CATHERINE, À l'Enscigne du CI .nsciyne du Chapeau Rouge, 54-10 EM.TERQUEM Commianionnaire en Marchandimnes (Æn-reprisentant des Editeurs Français à l'Espotition de Philadelphie) 2, BOULEVARD POISSONNIERE, PANS ale plaisir \u2018Informer messieurs les Libraires et Négoci- anis du Can In, qu'il se ci de tous leurs nohats sur la pluce de Paris, soit en livres nu tous autres articles.I! writ heureux de répondre à toute demande de rensel- nements.V1 sollleite également la faveur des ordres des membres du Cl pour las fmrnitures des Institutions catholiques.Les commiselome remises seront l'ubjet d'une attention In plus serupuleuse, 8-20-52-118 As OELINAS, AvocaT.No.44, Rue Bt.Vincent (68 «face de l'Hôtel Richalleu), Montréal.L'OUTISION PUBLIQUE cet imprimée aaz Mes.8 01 7, rae Moatréal, Connde, par Is COMPAGNIE PV .| LITHOGRAPATE BURLAND-DESSANATE "]
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