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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 11 février 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1875-02-11, Collections de BAnQ.

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[" =r à 2 VoL.V1.\u2014No.6.Etats-Unis, st aux immigrants européens qui désireront se faire colons, et qui lui paraitront en état de réussir comme tels.Résolu :\u201430.Que cette ébauche de lots consistera en un défrichement de quatre acres prêtes à être ensemencées et en une maison Grandes choses, grandes mesures, mais d'habitation de pas moins de seize pleds sur vingt.Le coût de ces travaux, joint au prix aussi mots sos i, jus.à m .s sonores ot pompeux qui, jus du fonds, ne devra en aucun cas excéder la Qu ce Jour, ont servi de thème banal à somme de deux cents piastres, et le Commis- toutes les variations du patriotisme dis.saire de l\u2019Agriculture et des Travaux Publics ; .autorisera le palement des dits travaux 4 méme courant au eein d un de nos deux Parle.le \u201c Fonds dé Colonisation\" oréé par les pré- ments, ou au milieu de quelque banquet sentes, officiel: devises brillantes que, tour à tour, sooty :\u201440.ue le prix des lots Hina! chaque parti insorit ière.uchéa eers payable en la manière ordinaire, i! , pa sor sur sa bannière ; à l'agent des Terres de la Couronne, dans Ia Ah! Dieu ne plaise que nous mettions juridiction desquels ils ae trouveront compris, en doute la sincérité de ceux qui invo.ét Le Balance © ro du Lan nnucle .; consécutifs, avec intérèt du jour de l'émission quent\u2019 ces noms comme des talismans |g, permis d'occupation.Et le coût des amé- propres à guérir un mal profond ! Repatriement! Emigration! ('slonisation ! Horations, payable en cinq autres versements Si l'amour ardent du pays, des coutumes, 8nnuels consécutifs, qui deviendront exigibles 1 Lei 14 à successivement après que le prix du fonds sers \u201ces mœurs, des traditions, suffisait à don- dû sans intérêt jusqu'à l'échéance de chaque ner des vertus curatives aux mesures que paiement.6 inoi Réwolu :-50.Qu'il sera tenu dans le Départe- notre 80 uvernement P rovincial adop te de ment de I\u2019 Agriculture et des Travaux Publics, temps à autre, l'expérience serait faite pour les dépenses d'améliorations de chaque déjà, et le succès aurait rencontré nos |lot,un compte régulier dont un double sera a : .fourni au Département des Terres de la Cou.espérances.i Malheureusement, il n'en ronne, qui en fora la perception par ses agents est pas ainsi, ot l'exposition en termes | à mesare que les versements deviendront exi- éloquents des ravages de l'émigration par- gibles., ir di | - solu :=~=00.Que pour avoir droit à un lot mi nous, les plans, les remèdes de tout ainel ébauché, il faudra que le colon soit âgé genre ayant pour but de ramener ici do dix-huit ans au moins, qu'il ait les qualifi- ceux émigrés aux Etats-Unis, ont plutôt cations requises pour réussir comme colon, et témoigné en faveur de la sympathie, de de pe, Pousède point de propriété foncière l'affection qui lie partout les Canadiens | Résolu :\u2014T0, Que les Lettres-Patentes pour Français, en dépit de l'éloignement et de Jee lots slot Steuchia ne pourront Hiro accor .EN .; bes que lorsque le p u fonds et le col 1 absence, qu ils n'ont vraiment produit de des améliorations auront été payés Intégrale- résultats sensibles.| ment et lorsque le colon aura défriché et main- Dans les affaires de sentiment, le cœur Hendra en état de culture au moins quinze ve EN .acres de son lot, et l'imagination s\u2019en donnent toujours aux ; ; : ; fésolu \u201480.Qu'à défaut de pslement d\u2019au- dépens de l'expérience et de la raison j ; cuu dus versements exigibles tant pour le prix c'esu fort honorable pour les individus, du fonds que pour le coût des améliorations, ; \u2019 ; 2 et à défaut par le colon de tenir de bonue mais ce n'en est pas moins un défaut pour foi feu et leu sur son lot, de défricher et les choses courantes de la vie.métire en culture au moins un acre de son Ce qui nous suggère ces quelques ré.lot par chaque ennée, «9 permis d'occupa- ; .; ; tion qui lui aura été accordé pourra être an- flexions, c'est la lecture des résolutions nulé, et le lot concédé à une autre personne, relatives au repatriement des Canadiens sans qu'il ait droit de rien réclamer pour les i , Le j.travaux et les versements déjà faite, lesquels, émigrés, et que I'hon.Ministre de l\u2019agri- à moins de raisons valables, ns Confisquée culture, M.Garneau, & présentées à la au profit de la Province.Chambre ls semaine dernière.Hésolu :\u201490, Qu'à même le dit fonds de co- Voici la teneur du decument officiel : Apoisstion.lo ete l'Agriculture ot construire et à entretenir, dans chaque colonie Qui sera formée en vertu des présentes, une Résolu :\u201410.Qu'à même les revenus de cette Mison pour y recevoir les families des colons Province il soit créé un fonds spécial de soix.les premiers jours de leur arrivée, aute mille pisatres appelé \u201c Fonds de Coloni Æésolu :\u201410, Qu'à même le dit fonds de sation,\u201d et que ce fonds soit employé er la colonlumtion.lo Publics sols sea rears manière ci-après mentionnée, à encourage: les J Canadiens émigrés aux États.Unis à te uo les frais d'organisation de chaque colonie.fixer sur nos terres publiques, et à attirer en i i inepi cette Province une plus forte proportion dim.|.L'idée qui a inspiré In mesure est une migrants agriculteurs européens disposés à se idée généreuse et nationale, répondant aux faire colons.suggestions mille fois renouvelées de la Gommisire de l'égiultar où dos Dravaue Pr0MS, Sussi bien qu'aux désire et aux Publics soit autorisé à faire ébeucher dans Ing: EUX des Canadiens expatriés ou non.an e Ditton et Chesham, dans le comté dessus poi monde de Compton, et Biencourt, dans le comté de Là .point de doute, tout le Témiscouata, un certain nombre de lots de ent : 4PPlsudit et chaque parti se rallies au sen.acres destinés à être offerts aux Canadiens des timent qui a dicté ces résolutions.RÉSOLUTIONS MONTREAL, JEUDI, 11 FEVRIER 1875 Maintenant ces prétendus avantages ac- curdés aux Canadiens qui nous reviendront atteindront-ile leur but ?Nous le souhaitons fort, et nous serons heureux si les événements se chargent d\u2019infliger un démenti À nos doutes.Les résolutions d'ailleurs semblent vouloir atteindre un double résaltat, car dans les clauses 1.et 2.los avantages mentionnés seront, non-seulement accordés aux Canadiens des Etats-Unis, mais encore aux « immigrants européens qui désireront se faire colons.Pour ce qui regarde cette dernière classe, nous pensons que la mesure portera ses fruits; car un des grands obstacles à l\u2019établissement des colons en notre province, c'est précisément l'impérieuse nécessité où les nouveaux arrivants se trouvent de s'occuper avec des ressources insuffisantes de construire une habitation et de défricher immédiatement avant la mauvaise saison, une étendue de terre susceptible de fournir aux besoins les plus pressants.Ces conditions de logement et de culture préalables auxquelles pourvoit le bill sont précieuses; c'est la disparition de l\u2019obstacle le plus sérieux à l'établissement des colonies agricoles, Pour ce qui concerne le retour des Cana.dions émigrés, ces offres d'octrois gratuits les séduiront-ils?! faudrait pour cols que la cause de l'émigration aux Etats- Unie provint du manque de terre ou des moyens d'en obtenir, mais en est-il ainsi ?Beaucoup de ceux qui nous quittent ont possédé des terres vu en possèdent encore au moment de leur départ.Par malbeur, et c'est là une des sources de l'émigration, les hypothèques survenues ont grevé la Ppropriéié ; la gêne 8 suivi, alors on aliène le reste, et les bribes du patrimoine défrayent les dépenses du voyage.Ceux qui ont assisté à la gare Bonaventure au départ d\u2019un convoi d'émigrants canadiens, ont, pu s'assurer par la quantité de malles, de coffres, de paquets, d'ustensiles de ménage, parfois d'outils 46 tous genres, encombrant les passages du dépôt, que la plupart des ménages sont munis de bien des choses.L'émigration canadionne tient à des causes sérieuses et profondes, Qu'il y ait dans la race un certain penchant héréditaire pour les aventures et les voyages, nous I'admettons.Mais ce n\u2019est point là un motif déterminant, surtout si l'on songe aux causes historiques parfaitement cons- taiées, mais depuis longtemps disparues, qui motivaient slors ses désertions en masse.} ABONNEMENT, D'AVANCE, $3.00.Parx pu Noweno.?Centing.On nous parle aussi des robustes défricheurs canadiens de la première époque coloniale, le fait est exact; mais a-t-on réfléchi aux changements politiques, sociaux et économiques, que l'industrie, le commerce, la vapeur, la presse, et cent autres progrès, ont amené dans les mœurs, les besvins et les habitudes de la vie ?Ce dont on se contentait jadis ne aufit plus de nos jours, et pour quatre-vingt- dix pionniers sur cent qui eussent autrefois répondu à l'appel de l'autorité, l'administration n\u2019en trouverait pas cinq aujour- d'hui.11 y a quelques années, le gouvernement provincial, sur les suggestions de M.Marchand, créait à l'aide d'octrois les « Sociétés de Colonisation » c'était une mesure analogue à celle d'aujourd'hui et proposée pour retenir au pays les individus atteints de la nostalgie de l'étranger.Que l'on consulte à ce aujet le dernier rapport du Ministre de l'Agriculture, et l\u2019on verra de suite si les résultats ont rô- pondu 4 I'ntlente ?Qu'on tise dans le même livre officiel, le rapport de M.Barnard sur l'état des chemins dans nos campagnes, sur la condition de l'agriculture ; que l'on prenne aussi connaissance du rapport du Rév.M.F.X.Buteau, Supérieur duCollége de Ste.Anne de la Pocatière, et l'on saura de suite à quoi s'en tenir.Ecoutez le premier sur l'état général de l\u2019agriculture dans la province: \u201c Après avoir parcouru presque toute la partie Canadienue-Française de notre province et m'être mis à môtue de juger de l'état de notre agriculture, je regrette d'avoir à constater combien elle est arrlérés, et quels efforts immenses il nous faudra faire, si nous voulons faire disparaitre 1ns préjugée qui existent presque partout, même parmi los hommes les plus jnstraits à la campagne, et qui font croire que l'agriculture bien faite n'est pas rémunératiye.J'ai visité les paroisses.les fossés ne sont pas vulscisnus, l\u2019eau séjourne à l'automme sur beaucoup do prairies.Les animaux sont trde- mal bivernés, et ils n\u2019out généralement pour toute nourriture pendant l'été, que les mauvaises herbes, qui poussent misérablement à travers un sol durci et tout A fait appauvri.Les fumieis sont pauvres comme les animaux qui les ont produit», et encore en laisse-t-on perdre Ia plus grande partic avant de les utiliser.Depuis plusieurs années los maisons des cultivateurs se sont vidées au profit des briqueteries américaines, et il n'est resté pour cultiver les terres que ceux qui ne pouvaient guère faire autrement.Enfin, M.le ministre, il faut bien l\u2019admettre, notre agriculture souffre au-delà de toute expression, et il est grand temps de prendre les mesures les plus énergiques, el l'on veut arrêter lo mal qui nons appeuvrit et qui décime notre population.\u201d Maintenant sur les chemins, ceite nécessité première pour l'aisance et le progrès des campagnes : \u201cIl me semble im, M.le Ministre, (d'attirer votre astention sar le malheurenx 6 état des chemins dans presque toute ls partie française de la Province de Québec, canse de dommages incalculables pour I ultare, Rien n'est plus péaible que d'avoir sur ces chemins, qui sont dans un état din cieux pendant à peu huit mois de l'année, en moyenne, Les cultivateurs y perdent osr- talnement la moltié de leur temps et exposent leurs atteleges aux plus fatigues qu'à des pod ri ah, au sujet des chemins, n'est pas mise b exéon- tion.Je pense que la nomination d'un surintendant des chemins, consciencleuz, pour toute le province, qui serait chargé de les municipalités on défaut de réparer ot d'entre- nir leurs chemins, et qui, an besoin les pour- suivralent au nom de la Reine, ferait bientôt changer cet état de choses sl déplorables sous tous les rapports.\u201d Désirez-vous un autre témoignage?voici celui du directeur de l'école de Ete.Anne: « Dans cet espace de vingt-cinq ans il a été dépensé plus d\u2019un million et demi de pisstres pour les sociétés d\u2019agrioulture, et malgré tout cela, j'ose affirmer qu'une amé- Horation graduelle et générale est encore à commencer dans la masse des cullivaleurs.» Ne vous semble-t-il pas que de pareilles peintures expliquent à leur manière les causes mystérieuses du mal qui nous dévore ?Quelque pénible que soit notre devoir magne en exposant oe que des hommes spéciaux et compétents ont consigné dans leurs rapports officiels, nous pensons rendre un service public.Encourager l'émigration c\u2019est fort bien ; rappeler des compatriotes des Etats-Unis est mieux encore.Mais n\u2019y aurait-il point d\u2019autres mesures plus urgentes à adopter pour l'amélioration de notre agriculture, par conséquent pour doruer à nos campagnes le charme, l'attrait et disons-le, les commodités qui leur manquent ?Dépenser dans ce but des sommes rondelettes, ne serait-ce point travailler d\u2019une façon indireote mais certaine au repatrie- \u201c ment des exilés?Et puisqu\u2019il s\u2019agit d'agriculture, nous demanderons aux personnes intelligentes et de bonne foi : procéder par des dons, des ootrois et des primes dans les conditions aotuelles de nos campagnes, alors que tant d\u2019améliorations essentielles restent à faire, n\u2019est-ce point mettre la charrue avant les bœuts ?A.AOuINTRE, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ECHOS DE PARTOUT Les écoles des Etats-Unis coûtent annuellement $95,000,000, distribués à 221,000 institutions qui enseignent à 14,000,000 d\u2019enfants, soit $6.40 par année pour chaque enfant.Dix minutes et 1 fr.75 centimes : tels sont le temps et le prix que réclame un Allemand de Broalau, (prenant comme tous les Aile- mands, le titre de professeur, pour incinérer un corps humain.Ou assure que des spéculateurs anglais ayant acquis le droit de rechercher les vicux fers, boulets, éclats de bombes, débris d'armes, enfouis daus les environs des champs de bataille de Ja Crimée, ont fait refondre ce fer pour le convertir de nosveau en projectiles.UN FAIT CUMBUX.\u2014AR Japon, tandis que les étoffes de coton des Anglais, les draps, les tissus chinois luttent difficilement contre les produits similaires nationaux, len mousselines lançaises s'enlèvent aveo entrain.Les Japonaises témoignersient un gofit prononcé pour cette charmante et légère étoffe.De récentes études ont permis d'évaluer à 180 mille heciares Ia superficie cocupée par les houlllières espagnoles.Mais que les extraient de leur bassin, dont l\u2019éteudue le, plus de diz millions de tonnes -.os Kopagnols w'en retirent que six cent e.Le comte Batthyani, célèbre qui, prix actuels.au couronuement de I\u2019 reur d'Autriche Les Californiens it que le sol et le comme souversin de e, Tompliamit Les climat de leur Etat sont aussi bion à fonctions de grand éouyer, Den qu'il eût déjà la oulture de la vigne que ceux de la France, ol gpm re Ae de mowrle & et Bow 10 Yoyoad pourquol celts cellars dane | quatre sm 20 deviendrait pas ray ios éconnant paye, dont le sol est of et dent par gallon, L'OPINION PUBLIQUE D'après un bruit fort répandu eb recueilli In Pairie, la ris for répand bros po | à le reine-mête de Bavière, qui vient de se convertir au catholicisme.i Cette nourelle, qui paraît se confirmer, à | produit une très-vivs émotion à Berlin, où les te suivent avec une attention marquée le | lu prince de Bismark contre A Manchoster on a constaté que l'emploi des femmes dans les manufactures a pour premier effet de déterminer une augmentation dans ls mortalité des enfants.Le chiffre des décèe d\u2019enfants dans cotte cité manufacturière est de 48 pour 100 du nombre total.Chose bien digne d\u2019attention : lorsque le teavail ne marche pas, ls mortalité des enfants diminue, elle augmente de nouvesu quelque temps après le retour des femmes daus les ateliers.La ville de Leyde, dans l'intention d'incul- ner aux ouvriers le goût de la culture des leurs, agréable distraction qui sans contredit doit les éloigner du cabaret et contribuers & leur faire almer la vie d'intérieur, « organisé une expomtion florale.Ne seront admis comme ex, te que les justifiant de leur qualité d\u2019ouvrier et pouvant établir que les fleurs tées per elles sont le produit de leur culture personnelle.Porto-Rico, colonie convoitée par les Allemands, et dont ls on à l'Aîle- s un moment préoccupé l'opinion publique en France, en Angleterre, mais surtout aux Etats-Unis, est une grande île des Antilles, peuplée de 660,000 habitants.Bon commerce avco l\u2019Europe ot l\u2019Union américaine s'élève au chiffre de 123 millions de francs, et, en 1873, il « donné Jica à un mouvement de 2480 navires d'une jauge totale de 438,557 ton.neanzx.Marsellle verra proch-inement arriver dans son port, si les vents et les flots leur sont pro- oes, deux navires jsponais venus on droite ligue du Japon, sprès avoir franchi les mers de Chine et de l'Inde, le canal de Suez et le Méditerranée.La marine militaire japonaise est du reste en voie de constitution, et ses officiers ont adopté un costume uniforme semblable à celui des officiers de marine anglais et français.L'équipage japonais porte le même vôte- ment que le matelot européen : pantalon et veste de drap, grand col rabattu et chapeau de cuir bovilli.D'après une enquête faite en Angleterre sur Pinitiative de M, Plimsoll, on a constaté que Pune des causes des trop nombreux nai que l'on signale chaque année dans In 0 u commerce anglais, ost le vieillesse des basiments, 81 l'on consulte la statistique des naufrages pour 1869, on apprend que parmi les bâtiments perdus, il y en avait ss vieux de 21 à 30 ans; 229 de 31 à 40; 112 de 41 à 50 ; 58 de 51 à 60; 32 de 61 à 90 et 2 de 91 à 160 ans.Une cause beaucoup plus sérieuse encore est l'habitude des armatours anglais de surcharger leurs navires, ce qui leur permet de deman ier un fret moins élevé que les armateurs étrangers et, au risquo de le vie de Jeurs équipages, de défier toute concurrence étrangère.On dit qu'une loi ansiogue à celle qui, en France, réglemente ls marine de commerce et s'oppose à dus agissements que l'on peut qualifier de barbares, sera préseutée à la rentrée du Parlement.PROGRÈS DN LA YITIOULTORE BN CALIFORNIN.\u2014 On dit qu'il existe en Californie 8,000,000 acres de terre propre à ls culture de la vigne, et cependant cet Etat ne possède que 50,000 ncres plantée de vignes.Généralement par- Isnt, les résultain sont très-favorables, la ré- coîte étant de dix à quinse tonnes de raisin nore, lo prix de vente est d'environ $10 la ue, ce qui représente un produit minimum de $100 à $150 par acre, pour les fruits destinés au vin, et un pou plus élevé pour ceux réservés à la table.Cependant, In fabrication du vin souffre beaucoup de Is concurrence que lui font les produits français.Les viticulteurs n'ont pas encore vu le temps de faire connaître leurs marques ; mais oopendant qu .lques-uns ont déjà rénesi à établir leur réputation, même sur le marché anglais, et il y & des gens qui prédisent que les vins de la Californie deviendront, un jour, aussl populaires que les vins français, non-seulement en Amérique, mals mimo en Europe.Bans tomber dans l'exagération, on peut dire, dès à présent, que les vins améri- calns dea-Etate du Pacifique font déjà une concurrenos sérieuse aux lite fabriqués du Midi de la F: et intenant que le Congrès à voté le it spécifique de 40 cents recommandé par le Comité de Confs- rence, les producteurs français ne pourront rivaliser avec ceux de ce pays-ci que s'ils conseutent à une forte diminution sur leurs le climat s'adapte À des produits plus variés ue n'importe quelle autre contrée d'Earope.Poot-btre, un , la France surs-teelle à souffrir de cette concurrence lointaine, tandis won peut se faire une idéo des richesses que Yavenir résecve J Ia Oaliforsle, lorsque Fou éfibohit qu'aves 00,000 oul vés en goes, premier ces pays se ua reves nu d\u2019environ $360,000,000, c'est à-âtre double de ce que produit sux Etats-Unis 18 récolte entière de céréales dans uns année moyenne.La récolte des en Californie, donne environ $16 l\u2019acre, que celle du raisin produit en France $40 pour une étendue égale de terrain, Ces chiffres donnent à réfléchir, Si la Californie trouve qu'en oul- tivant Is vigne, ss terre loi rapporte quatre fois plus qu'en oultivant les cérésies, elle abandonnera la culture de ce second produit pour wadonner exclusivement à celle du premier, et cela d'autant plus facilement qu'elle pourra tonjoors tirer de l'Ouest tout le froment dons elle pourra avoir besoin.Si le n'est pas immédiat pour nos amis de France, il est du moins asses proche qu'on ne lo dédaigne et sans vouloir un cri d'alarme qui n'aurait aucune raison d'être qu'il serait actoellement, nous improdent de fermer les youx l'évidence.SRAX-BAPTISTE PARIBAULT v (Suite el fin) La Compagnie du Nord-Ouest n'ayant pu après la guerre obtenir la permission de continuer ses opérations sur le territoire américain, vendit toute sa propriété à la Compagnie américaine de fourrures, dont John Jacob Astor était le président.Joseph Rolette fut nommé l'agent de cette association, et Faribault fit des arrangements avec lui pour s'approvisionner de tous les articles nécessaires pour la traite.Faribault continus son commerce avec succès durant trois autres années, à la Prairie du Chien, puis, cédant aux vives instances du colonel Leavenworth, il alla se fixer dans l'île de Pike, près de l'endroit où on à érigé le fort Snelling.Ls colonel Leavenworth s'était mis en rapports aveo Faribault, lors d'un récent voyage à la Prairie du Chien, et il avait été tellement eur les tribus de l'Ouest et en particulier sur les Sioux, qu'il l'avait fortement sollicité de venir s'établir près du fort qu'il allait ériger dans le haut du Mississipi, en sible.Les sauvages qui fréquentaient le poste de In Prairie du Chien, étant bien moins nombreux que par le passé, Faribault accepta sans hésiter cette proposition qu\u2019il crut avantageuse sous tous rapporte.Faribault avait un goût prononcé pour la culture des champs, et comme le sol de I'lle de Pike était très-fertile, il commença sans délai une exploitation agricole.Ha famille qu'il avait laissée à la Prairie du Chien, vint le rejoindre peu de temps après son arrivée dans son nouveau domaine, et il recuelllit bientôt une quantité de légumes et de céréales suffisante pour sa subsistance.Bien plus, il fit venir de St.Louis grand nombre d\u2019instruments aratoires, tant pour son propre usage que celui des sauvages des alentours, auxquels il réussit à inculquer le goût de la culture, malgré leur répugnance traditionnelle pour tout travail manuel.époque qu'un vaste désert, où ia oiviliss- tion n'avait pas encore pénétrée, et Fari- bault a le premier défriché le sol à l'ouest du Mississipi et au nord de le rivière Des Moines.En 1820, le colonel Leavenworth réunit les chefs et les principaux membres de la tribu des Sioux, et obtint d'eux Le osssion d'une étendus de terrain de neuf milles carrés au confluent du Mississipi ot de ia rivière Minnesota.De plus, les sauvages consentirens dans le traité qui fui passé à .lui promettant tout l'encouragement pos.| Tout l'état du Minnesota n'était à cette \u201c5 11 Fevrier 18765 File de Pike en faveur de Is femme de Faribault ot de ses descendants.Voici Particle qui fat inséré à ce sujet dans le traité : « Ëb nous réservons, octroyons ot teansfirons par les présenies, à Pélagie Faribault, femme de Jean-Baptiste Fari- du bault, ét à ses héritiers pour toujours, la fle située à l\u2019embouchure de la rivière St.Pierre, qui contient environ 320 aores\u2026 .La dite Pélagie Faribault est Is fille de François Kinie par une femme de notre nation.\u201d Le droit de propriété de Faribault sur cette île lui fut plus tard disputé, et ce fat sur cette clause du traité de 1820 que ses prooureurs, 8.C.Stambough et Alexis®Bailly (1) se basèrent pour sp.puyer ses réclamations auprès du gouvernement américain, qui avait acheté cette île par l\u2019entremise du lieutenant Pike.Faribault ne fut pas longtemps dans son Île sans être assailli par de nouvelles épreuves.Le débordement du Mississipi, au mois de juin 1822 fut tel, que le fleuve submerges l'ile entière, dévastant et enlevant avec une force irrésistible tout ce qui woppo:sit à sa marche envahissante.Nullement déconcerté par ce nouveau désastre, Faribault alla s'établir sur un plateau de la rive opposée qu'il erut inaccessible aux plus fortes crues du /\u2019ère des Eauz.Mais le fleuve déjoua cette fois encore tous ses calculs.Quatre ans plus tard, en 1826, la glace s'entassa tellement en amont du fort que le Mississipi, contenu par cette digue formidable, s\u2019éleva à une hauteur que de mémoire d'homme il n'a jamais atteint, emportant la maison de Faribault et nes dépendances, noyant ses bestiaux, et semant partout des traces désastreuses de son passage.Averti heureusement à temps de cette crue menaçante par le colonel Snelling, qui lui envoys une barque pour faciliter sa fuite, Faribault put se sauver à temps avec s& famille, et aller mettre en lieu sûr les riches pelleteries que contenait son magasin.| VI | Peu de temps aprés, Faribault transporta frappé de l'étendue de nes connaissances ses pénates à Mendota, où sa famille sé- \u2018 journa pendant plusieurs années.11 allait trafiquer chaque hiver à son ancien poste , des Petits Rapides, où il fit un commerce considérable.Les Sioux avec lesquels il vanait surtout en contact sont l'une des tribus les plus \u2018 féroces de l'Ouest, et malgré leur amitié \"en général pour Faribault, il courut plus d'une fois les plus grands dangers au milieu d\u2019eux.Une fois entre autres, en 1836, il reçut une très-grave blessure d'un Sioux | auquel il n'avait pu donner un certain | article qu'il demandait avec instance.Sans proférer une seule parole, le sauvage irrité lui plonges son couteau daus le dos un pou au-dessous de l'épaule; mais {l aurait expié sur le champ son crime sans l'intervention de ses compagnons qui empé- chèrent à temps Olivier, l\u2019un des fils de Faribault, âgé seulement de quatorze ans, @ Alexis Bailly s\u2019est éteint LI y n quelques anuées à Wabashs.Minnesota, où il & Inissé le souvenir d'une vis bien remplie et de précieux services à sos compatriotes émigrés.Il avait une certaine somme de connaissances légal t il s\u2019en servit avants- gousement en bien des circonetances pour faire Tendre justice aux Canadiens du Minnesota, dont on eût voulu ignorer le droit de propriété sur certaines ndues de terre considérables.ailly était l\u2019un des plus anciens pionniers du Min- peo, rs lit à son dans un article publié par néral Bibley dans l'ouvrage * Minnesota His- leotion\u201d : Il se rendit en 1821 à la Kivière- 7 w Nord, en compagnie de François Labothe, qui bite malutenant le comté de fricoiet, stde ux .Bally eondujsait un troupesu de aux, pour lesquels on donnait des prix éleves 9 s colonie où Ig ciment fort en demande.Il peu que see compagnons par de sauvages.entre les mains dentaois HR At , etqui enl p * a oF asvirent sain à do rendre destiage yn re d'a pertes.Bnllly os vaches tait $100 of ehaoune, ot Ia Sutres Hailly of des SP ta avec Ee ie ora 2 ire do fourrures, qui ui conña le di = cu traite 9: et oot effet, à abandonner leu droite sur, em Ap Toole, pl pe oh an ue one EERE SR 11 Fevrier 1875 de lui loger une balle dans la tête.Cette blessure était très-sérieuse, puisque le couteau avait atteint les poumons ; mais la vigueur de la constitution de Faribault triomphs heureusement de ce rude coup, dont il souffrit toujours plus ou moins par la suite.En apprenant ce pénible accident, la fomme de Faribault, n'écoutant que son dévouement, se mit immédiatement en marche par une nuit profonde, accompagné d'un seul sauvage, pour aller prodiguer ses soins à son mari bless, et elle franchit)d\u2019un trait leu trente-cing milles qui séparaient Mendota des Petits Rapides.8i Faribault eut à souffrir des procédés inhumains de quelques sauvages, il n\u2019en fut pas moins entouré de la confiance et du respeot de la plupart des tribus, éparses ça et là depuis le Mississipi jusqu\u2019au Missouri, et de Là jusqu'à ls Rivière-Rouge du Nord.Ona vuce qu\u2019il a fait pour leur inspirer le goût de la culture ; eh bien ! il travailla à leur régénération morale et religieuse avec encore plus d'ardeur.I! ne perdait aucune occasion de leur prècher le bon exemple, de leur faire voir le vide de leurs superstitieux, et de les ramener à des sentiments plus chrétiens.Si quelque sauvage avait des torts à son égard, il ne recourait pas aux représailles, il essayait plutôt de le convaincre de son erreur par une douce persuasion qui manquait rarement son but.Ainsi, si quelqu'un à mérité le titre de pionnier évangélisateur, c'est Lien lui.Il est facile après cela de se rendre compte de l'influence qu'exerça Faribault sur ces terribles enfants des bois pendant plus de soixante ans.Sa voix faisait autorité dans leurs pow-pows ou conseils, comme duns leurs confiances avec les représentants des sutoritésaméricaines.Bien des fois, les sauvages soumirent leurs différends les plus graves à la décision de Faribault, auquel ils avaient donné le surnom de Queue de Castor\u2014 Cha-poh-eni- toy»\u2014certains que ses jugements seraient inspirés par lu plus stricte équité et impartialité.Il est consolant, assurément, de comparer li conduite de Faribault à celle de tant d'autres traiteurs, qui, bien loin de moraliser les sauvages, ne leur ont appris que les vices de la prétendue civilisation qu'ils leur apportaieat.vil Faribault passa plus de quarante ans au milieu des déserts de l'Ouest sans recevoir de secours religieux.Ce fut là la plus grande privation du courageux pionnier, qui conserva toujours plein de vivacité l'esprit de toi qu'il avait puisé au Pays natal.Aussi, serait-il difficile de peindre la joie qu'il ressentit lorsqu'\u2019en 1817, il rencontra par husard un prêtre égaré dans oes solitudes, qu'il pria de bénir son mariage et de baptiser ses enfants.Le premier missionnaire qu'il salus ensuite aprés de longues années, fut le Révd, P.Gauthier, qui fut envoyé comme mis sionnaire en 1840, par Mgr.Loras, évêque de Dubuque.Faribault trouva ce mission- Maire mourant au milieu des soldats du fort Snelling ; il l'amens à sa maison, lu prodigus les soins les plus empressés, ot lui donna pendant quatre ans la plus méné- reuse hospitalité.Bien plus, il fit construire à ves propres frais une petite chapelle pour les Canadiens et les sauvages, Ia première d'où se soit élevée vers le ciel ; : quelques-unes des paroles qu'elle a inspirées \"L'OPINION PUBLIQUE qu\u2019à ce qu\u2019il apprit le dialecte Sioux.Faribault donna en un mot, en toutes occasions, des témoignages non équivoques de son attachement à la religion catholique et de son respeot pour ses ministres, Ce même ec respecté missionnaire qui a fait tant de bien parmi nos compatriotes de St.Paul, m'dorivait il y a quelques temps au sujet de Faribault et de son fils aîné, Alexandre : « [| y a trente ans environ que j'ai connu MM.Jean Baptiste Faribault et Alexandre, son fils ; je les ai toujours considérés comme mes amis, et ils le méritaient.L'un et l'autre se sant toujours montrés amis généreux de la religion catholique et de «es ministres.Jean-Bte.Faribault, qui est décédé depuis quelques années, était réellement un homme d'une piété exemplaire.» Faribault avait perdu sa forme en 1847, et ls mort l'enleva à son tour à l'affection de sa famille et de ses concitoyens, le 0 août 1860, à l'âge avancé de quatre vingt- sept ans.Il se préparait depuislongtemps à sa fin, et il quitta ls vie sans regrets, plein de résignation, avec le calme et la sérénité d'une âme anxieuse de participer aux jeuissances éternelles.Il avait vécu assez longtemps pour voir se réaliser ses rêves les plus chers et pour assister au merveilleux développement d'un pays qu'il avait trouvé à l'état vierge.Il fut inhum# le 23 août, su milieu d'un grands concours de parents et amis.et ses restes furent déposés dans le caveau de sa famille.* Faribault avait eu plusieurs enfants de son mariage ; mais trois seulement lui ont survéou: Alexandre, le fondateur et principal propriétaire d'une ville qui porte son nom ; Emélie, la femme du Myr Fowler un ancien marchand et un vétéran de ls guerre du Mexique ; David, qui cultive une magnifique terre sur les bords de la rivière Cheyenne, laquelle se trouve dans la réserve des Sioux.Tous ont été instruits à grands frais à une époque où l'éducation était fort négligée et l'apanage du petit nombre.Mais Faribeult sentait bien que la civilisation allait en peu de temps envahir le Minnesota, et il voulait que ses enfants fussent au niveau du progrès qu'elle allait imprimer à ce pays.Alexandre, l\u2019alné deses enfants, demeure encore 4 Faribault, et semble avoir hérité des principales qualités de son père.C\u2019est avec raison que le Révd.P.Ravoux loue son attachement à la religion catholique, caril en a donné plus d\u2019une preuve éclatante.Lorsque le Révd.George Keller entreprit, en 1855, de bâtir une église à Faribault, il donns à lui seul $3,000.I est uyjourd\u2019hui péra de plusieurs enfants et a atteint l'âge avancé de 68 ans.Il est mulbeureusement menacé d'une cécité presque complète.Il nous suflirs pour faire son éloge «le dire qu\u2019il a dignement marché sur les nobles traces de son père.Nous ne saurions mieux terminer ce rapide apergu de I'admirable vie du pionnier Canadien du Minnesota, qu\u2019en reproduisant SCIENCE POPULAIRE L'aile de l\u2019oiseau est un prodige de mécanique, mais grossièrement imitable : ce qui n'est pas imitable en ce moment, c'est le moteur musculaire, avec son alimentation, dont la chaleur de combustion est transformée en tra- wall dans des proportions que nos machines sont loin d'atteindre, Un fait auquel on ne fait pas habituellement asses attention, c'est que le travail musculaire, comme celui des machines, étant on raison de ls quantité d'aliments consommée, l'animal le plus fort est celui qui & le plus d'appétit.L'oiseau est à cet éj un type tout à fait exceptionnel, et le proverbe qui qualifie d'appétit \u201cde molneau \" celui des personnes sobres est tout à fait dans son tort.L'oiseau est pourvu d'un appareil disgestif ri puissant et opérant si rapidement qu\u2019il peut dévorer en un seul repas son propre poids de nourriture.C'est à peu près comme si un homme mangeait an veau tout entier à son oer.On a prouvé parexpérience qu\u2019an oiseau de mer, UD Cormoran, exemple, peut manger Jusqu'à dix-sept fois son poids de poisson en vinyt-quatre heures : c'est à peu près comme sl un homme mangeait le bœuf-gras dans sa On comprend pourquoi l'oiseau n\u2019a pas de dents : il n'u pas le temps de mûcher ses mor- cesux, ot l'estomac, devenu un gosier, c'ent-à- dire l'appareil musculaire le plus puissant que l'on connaisse, se charge de toute la besogne mécanique de 1a digestion et laisse à Is tite tout Je temps de diriger l'opération compliquée duvol.L'aile a une double fonction : lancer le corps en avant par ln réaction da l'air chassé, et fournir la surface oblique, comme celle du cerf-volant, par laquelle le corps lancé eubira Ia pression qui le fait monter.L'effort des coups répétés qui produisent le lancement en avant est dû à lu contraction de cet énorme muscle pectoral, le blanc de l'aile, qui déjà, dans une de nos lourdes volailies au vol impuissant, est d\u2019une dimension respectable, et qui, chez les oiseaux réellement aérlons, comme l'hirondelle ou môme l\u2019alouette, pèse presque ls moitié da poids du corps.L'homme, même utilisant tous les muscles de ses bras ot de ses jambes, comme dans ls machine qui a récomment cassé le cou à son Inventeur flamand, est encore à peu près dix à quinse fois trop faible pour soulever son propre poids par Ja réaction de l'air lancé ea surtout quand ce poids est accru de celui d'une machine, Quant à l'insecte, il est dans le même cas que l'oiseau, au double point de'vue de l'appétit et de la force musculaire.C'est certainement parmi ces animaux que l'on trouverait celui qui peut soulever où traîner le poids le plus considérable relativement au sien.L'animal le plus fort de Is création, en ce aeons, est peut-être 1a puce, qui fait un saut de 800 fois sa longueur, et peut encore se mouvoir entre une table et un gros livre pesant cent mille fois plus quelle.Grandissez une puce à ls taille d\u2019un éléphant, et elle sautera d'un bond du dôme de l'Hôtel-Dieu aur les tours de Notre-Dame, elle portera In Citadeile de Québec aur son dos, Firm de nos boulets de canon comme uu écolier d'une balle de laiue, et mangers à son diner les 120 hommes d'une compagnie de volontaires.Les plus petits êtres, au point de vue de la locomotion, sont certainement beausoup plus favorisée que les gros.Une mouche peut éc p- per par la fuite à un moineau, commeune souris Aun lion.On se demande comment ceux qui volent peuvent aussi facilement vaincre la résistance de l'air, proportionnellement beaucoup plus forte pour les petits corps que pour les Il est vrai que ln plupart d'entre eux pro.Âtent de cette résisiance de l'air au lieu do ls prendre pour obstacle.Il est à cet égard un it curieux et peu connu, c'est que les arai- gnébos, qui n'ont pas d'ailes, ont cependant une vie surtout aérienne, et que la plupart des es.pècee champêtres passent Is belle saison dans lon des nuages, Ii y @ déjà longtem que les néronautes ont remarqué ls chute d raignées dans leurs nacelies, et que les chaz- sours ont observé la prédominance du nombre des arnignées sur celui des iusectes dans l'es.T7 quelqu ae, P.Jésuite pablia y à quelques ua P.Jésuite pal dans les Foden sous le titre : \u201c Le voi des * un curieux travail qui nous montrait que dans leur viv aérienne les nées sont véritables séronsutes, et que le = mène des \u201cls de la Vierge,\u201d en automne, cet leur descente à terre avec les débeis de lours sérostats.Les me ut avoir résolu le a Beas ue, celul de prin bléme ora ut de l'utilisation des cou- à deux écrivains d\u2019origine différente :\u2014 « Qu'on cherche en dehors de l\u2019histoire chrétienne,» s\u2019écrie l'abbé Casgrain, « un plus beau carnotère, une carrière mieux remplie, une existence plus digne de Dieu et des hommes.C'est le vrai type du pionnier chrétien dans toute ss mâle beauté, tel qu'il nous apparait à toutes les époques de notre histoire.» Le général Sibley affirme de son oôté, + que de tous les la prière catholique dans tout l'état du Minnesota.Le Révd, P.Ravoux, le vicaire général | actuel deSt, Paul, arriva de France en 1843, ° Pour évangéliser les Sioux et remplacer | le P.Gauthier, qui alla raviver le foi des y Canadiens établis à St, Paul, Ii requt également l'hospitalité chez Faribault, jus- \u2018 pionniers du Minnesota, il n\u2019y en « pas un dont le souvenir et le nom méritent mieux d'être respectés et conservés, que celui de Jean-Baptiste Faribault.Ajoutons que le Minnesota à voulu reconnaître ses services en donnant son nom à l'un des comtés de l'Etat.Josury Tams, rants aériens, on méme temps construction économique des des parachutes.La Boolété ab ue de Paris s'occupe beaucoup en ce moment de l'étude du voi des oiseaux ; nous croyons qu'il lui sernit plus utile encore, dans l'état aotusl de la science, et nous lui sugyirous l'idée d'étudier et d'éluoider ls curieuse question du vol des araignées, que oclui de la | mongoifières ei 63 Le © signaleit dernièrement la découverte d'une nouvelle planète par un astro.some de Berlin.Voici au sujet de ces astres quelques explications intéressantes : Le aystèmo planétaire, dis lo savant auquel nous ermpruntons ces lignes, d'après les découvertes les plus récentes se compose de treize planètes priucipales, circulant continuellement dans des éolipses, dont le foyer commun est le soleil, Six seulvmoent étalent connues des anciens, Les sept autrus sont dues aux observations modernes.Outro ces planètes, Ii existe encore des corps célestes dits plunètes secondaires, satellites où lunes, qui circulent aatour des grandes planètes, comme la lune à l'entour de notre globe.On compte aujourd'hui dix- huit planètes secondaires.Il est présumable que notre système planétaire eat beaucoup plus étendu ; les rayons da soleil nous empêchent sans doute d'apercevoir quelques astres perdus dans ses foux, tandis que d'autres échappent à cause de leur trop grand éloignement.Les planètes ayant entre elles un grand nombre de propriétés communes, et la terre étant une plunète, il est assez naturel de penser qu'elles sout habitées.Ii est reconnu que pour w'attirer régulièrement il faut que les corps soient homogènes ou de même nature ; toutes les planètes s'attirent régulièrement, dono elles sout homogènes ou de même nature.L'anslo- gie nous apprend encore que, partout oh il y » des terres, il y a des habitants; ells nous apprend dono ausei que, puisqu'il existe d'autres landtes comme ls nôtre et quelques-uues coup plus belles, il doit y avoir des êtres : le plus chaleur où de froid qu'ou y éprouve ne milite pas plus contre cette existence que la croyance des anciens contre celles des habitants des sônes torrides ot glnciales, qu'ils regardaient comme inhabitables et qui sont cupendant habitées, malgré La rigueur de leur climat ; alnei doivent être les planètes, malgré leurs situations plus où moins eztrômes.Mais il n'est pas nécessaire de supposer des êtres conformés et organisés cumine nous ile Créateur est infini dans eon œuvre, et l'on peut admettre l'existence d'êtres différents de nous o doués môme d'une intelligence supérieure à nôtre.mme EMIGRATION EUROPÉENNE Nous trouvons de curieux renseignements sur l'émigration européenne, dans un travail publié par M.de Fontpertuis, dans la Revue politique.Le pays qui fournit le plus à l\u2019émigration, après l'Angleterre et l'Irlande, c'est l'Allemagne.La statistique officielle de Brême montre qu\u2019en 1872 plus de 80,000 émigrants sont partis de ce port.Le chiffre des années 1864 et 1865, bien que déjà très-fort, ne s'était élevé pour la première qu'à 75,875 et pour la seconde à 73,391.Les émigrants se sont répartis d'une façon fort inégale : l'Afrique et l'Asie orientale n'en ont reçu que 5, les Indes Ucoidentales 44, l'Amérique du Sud 281, le Canads 644, et les Etats.Unis 79,000.Un journal du Massachusetts, lo Washington Semtinel, ne Iniase pas de s'en montrer inquiet.« Très-lentement muis sûrement, dit-il, un peuple mixte d'Irlun- dais, d'Allemands et de Canadiens prend Ia place du peuple purement anglais qui » Possédé le Massachussetts pendant plus de deux siècles.» La Pennsylvanie, l'Etat de New-York et celui de New-Jersey sont envahis.Les Etats de l'Ouest tels que l'Ohio, le Wiscozisin, le Michigan, le Missouri, Ililinois, Indiana, I'lows, Is Californie, attirent aussi l'Allemand.De 1819, à 1874, les Etats-Unis n'ont pas reçu moins de 9655,016 émigrants, dont 2,501,000 Allemands.Dans l'Amérique du Sud, s'est vers le Brésil que ce dirigent les Alie- mands.On en compte, paraît-il, de 50 à 70,000 dans les environs de Rio-Grande, 200,000 dans ceux de Cathanna, 6,000 dans osux de Espiritu Sento.Le mouvement d'émigration en Allemagne s'est soczu à la suite de chacune des guerres failes par la Prusse, et c'est en Prusse qu\u2019il à pris la Plus lorte proportion.Le contingent d'émigration de le Prusse s'est élevé de Zé,I00 personnes en 1871, à 48,000 en 1872, Les Provinces de Posen, de Poméranie, de Prusse, je Hanovre, le Shleswig-Holstein en ont fourni le plus grand nombre.Les émigrante se dispensent même de se munir de I\" Keen prescrit par la loi du 10 4 mars 1856, ot 113,000 personnass sout parties ainsi, sans daigner en prévenir le gouvernement.Dans l\u2019espace de dix ans, de 1862 à 1872, l'émigration britannique s'élevait à 876,000 Irlandais, 687,000 Anglais, et 167,000 Ecos- sais, On remarque pourtantque 'émigration anglaise tend à l'emporter sur l'émigration irlanduive.Ainsi, le chiffre des émigrants anglais à été de 90,000 en 1869 contre 73,000 Irlandais, et de 118,000 en 1872 contre T2,0U0 Irlandais.Les principaux courants de cette émigration se dirigent vers les Etats-Unis, le Canada, l'Australie.Un fait qui prouve l\u2019antipathie des Irlandais contre l'Angleterre et ses lois, c\u2019est qu\u2019ils préfèrent s'établir aux Etats-Unis, en contactavecune population dont la grande majorité est protestante, au lieu de se fixer au Canada, où ile retrouveraient des coreligionnaires.Ainsi, contre 300,000 Irlandais qu'a reçu le Canada, trois millions ont pris le chemin des Etats-Unis.Une circonstance qui tend à développer aujourd'hri l\u2019émigration purement anglaise, c'est l'agitation agricole.Un n'a pu se rendre compte encore de l'effet produit par lu propagande fuite parmi les ouvriers agricoles en faveur d'une émigration en masse de l'autre côté de l'Atlantique.Il est certain, du moins, que le chiffre des émigrants anglais s\u2019est fort accru, et la querelle des fermiers et des laboureurs, su sujet des salaires, ne paraît point être étrangère à cette augmentation de l'émigration.L'Italie et là France ne viennent que bien loin après l'Allemagne et l'Angleterre, pour l'émigration.Un document officiel, publié il y n quelques mois en Italie, indiquait que le chitfre des Italiens établis à l'étranger allait de 432,000 à 478,000.Sur ce chiffre 213,000 n\u2019ont pas quitté l'Europe.En dehors de l\u2019Europe, c'est vers l'Amérique du Sud et surtout vers les riches contrées qu'arrose la Plats, que s\u2019est dirigé le courant de l'émigration italienne.D'après les renseignements les plus authentiques, 90,00) Italiens seraient établis dans la République Argentine.Dans l'Uruguay, on en compterait 32,000, dont le plus grand nombre à Montevideo.Ces chiffres sont plus faibles qu'on ne l'avait d'abord pensé.Il n\u2019en est pas moins Vrai que l'émigration italienne tient la tête en ces régions.Un compte encore quelques millions d'Italiens répandus dans les autres Etats de l'Amérique du Sud.Le chiffre de l\u2019émigration italienne s'est augmenté, depuis 1808, aux États-Unis.Un y compterait, paraît-il, TO,UU0 Italiens, dont 14,000 en Californie.Après l'Amérique, c'est l\u2019Afrique qui, en raison de son voisinage, attire les Italiens.Les régions de Tripoli, de Tunis, le Maroc, l'Egypte, et surtout notre Algérie sont ttop près de l'Italie pour que ces émigrants ne songent pas à s'y établir, Notre colonie d'Algérie en compte 18,000, ce qui fait le treizième de la population européenne.Un remarque que le nombre des émigrants appartenant à l'administration, au clergé, au barreau, à l'enseignement public, à la science, à la littérature, aux beaux arts, dépasse un peu celui des émigrants agricoles.Ce sont, en effet, les travailleurs de la classe moyenne, professeurs, artistes, savants, qui souffrent le plus da la période d'indigence que traverse l'Italie, par suite de ua transformation politique.La France paie un tribut annuel à l'émigration: ce qu'il ya de ficheux, c'est que son contingent d\u2019émigrants ne tourne point au profit de ses colonies.Au lieu de prendn le chemin de notre Algérie, beaucoup d'Alsaciens Lorrains se sont dirigés vers les Etats-Unis et l'Australie, et les Basques vont à Montevideo et à Buenos.Ayres.Au ler mai 1873, l'Algérie n'avait reçu que 3,261 Alesciens-Lorrains sur 300,000 émigrants.L'immigration en Al L'OPINION égérie 16 va qu'à 5,U0U personnes par an, De \u201c18,000 habitants en 1866, la populstion européenne n'est montée qu'à 245,000 en 1872, Ce chittre se décompose en 129,000 Français, 71,000 Espagnols, 18,000 [taliens, 1,00 Multaw, 3,000 Allemande, 9,000 divers.En résumé, le nombre des étrangers égale presque celui des Immigrants français.Si l\u2019on pause à nos autres colonies, à la Cochinchine et à la Nouvelle- Calédonie, le chiffre de l'émigration française est tout à fait minime.Nos Basques, excellents agriculteurs, ont préféré aux colonies de ls mère-patrie, les bords de la Plata, le Brésil, le Mexique, le Chili, la Californie.Le chittre des Frunçais établis dans le bassin de la Plata va jusqu\u2019à 4,000, Nos départements de la Bretagne, de la Vendée, des Ardennes, des Vosges, de Meurthe-et-Moselle, de Savoie, de Fran.che-Comté, d'Auvergne, fournissent un contingent régulier d'émigration pour le Bas-Canads.Le chiffre s'est élevé à 2,400 en 1873, dont 30U Alsaciens-Lorrains seulement, et parmi les émigrants, on compte beaucoup d'agriculteurs, Il y a ld vraiment de quoi réfléchir pour ceux qui dirigent notre administration coloniale.Nous perdons, par auite de !a routine administrative, tout ce qu'il nous serait si facile de retenir.\u2014\u2014\u2014m PERSONNEL M.N.À.Archambault, N.P., vient d\u2019être réélu à l\u2019unanimité maire de Varennes.M.W.H.Howland a été nommé président de 1a Chambre de Commerce de Toronto.Ila plu & Sun Excellence le Lieatenant- Gouverneur d'adjoindre Iscaël Etieune Meyers, écuyer, du canton de Marston, à la commission de la paix pour le district de St.François.ftxctions.\u2014Les officiers do ls Banque Ville.Marie qui ont été élus le 4 février pour l\u2019année courante sont: MM.D.H.Papineau, Président ; J.A.Leclerc, Vice-Président ; P.À, Fauteux, caissier ; Gas; erd Fauteux, as:istant-caissier, Les messieurs suivants ont été réélus direc- teurndelaCompagnied' Assurance La Citoyenne : Sir Hugh Allan, John Pratt et John.L.Cas- aidy.Sir Hug Allan à été élu président et Jobn Pratt, écr., vice-président, La première réunion de ls compagnie d\u2019impression de Lovell & eu lieu lo 2 i son bureau, dans la rue St.Nicolas.Lu rapport des directeurs à été des plus satisfaisants.Les personnes suivantes ont été élues officiers: Sydney Bellingham, écr., président ; G, B.Burland, vice-président ; MM.Kobert Miller, John Lovell, F.Wesson, Chs, Garth et Wm.Hen.nedy.Dinur OvricraL.\u2014Le Lieutenant.Gouverneur a donné le \u2018lernier samedi de janvier, à Spencer Wood, un diner officiel, auquel assistaient les Messieurs dont les noms suivent : Hon.D.Price, hon.J.Cauchon, M, À.P.Caron hon, H.G.Malhiot, hon, A.K.Angers, hon.P.Gar- nean, bon.L.Archambault, bon.G.Bryson, hoa.J.E.Gingras, bon.K, Prudhomme, L, C., Lion, Henri Starnes, hon, L.Richard, hon.J.A.Chaplean, hon, P.Fortin, hon M.Lafram- boise, M.C.Alexander, P, Bachsnd, L.J.B.Ueaubien, P, C.Beauchesne, 8, Bellingham, J, 8, Brighem, À.Chauveau, B 5, De Beanjou, J.N.Duguay, E.X, Dulsc, A, Gagnon, L.(érin, M.Houde, F.Langelier, V.P, Lavallée, T.Locke, FE.Mailloux, F.G.Marchand, L.G.Martin, O, l\u2019ellett à, Le, F.Rinfret, O.F.Roy, P.V.Valin, W.J.Watts, Dr.L.Boy, J.B.Renaud, J.L.Lemoine, G.T.Cary, J I.Tarte.INSTITUT OaMaDIXX.\u2014A I'assemblée annuelle des membres de l\u2019Institut Canadice, tenue le 30 du mois dernier, les messieurs suivants ont été élus officiers pour l\u2019année courante : Jos.Doutre, écr., C R., Président.Chs.Alexander, écr, M.P.P., Vice-Présl- dent.A.Boisseau, écr, Secrétaire, Alfred Bo u, ecr,, Trésorier.P.B.Bsdeaux, écr., Bibliothécaire, Bureau de Direction :\u2014MM.J.J.Day, écr, C.R, Alexis Brunet, L, O.Crevier, Th.J.Claxton, N.Durand, écr., Alfred Brunot et T.H.Robillard, auditeurs, PUBLIQUE L'Arrestation C\u2019est à l'époque de le campagne de France, durant un de ces moments de crise où la fortune lausée semblait enfin vouloir sourire aux aigles françaises.Leu ennemis, alarmés d\u2019une séried'échecs, convoquaient en Allemagne le ban et l'ur- rière-ban de la Landwher.Non contents de prendre les volontaires, les agents de l'autorité parcouraient les villages, les campagnes, fouillant chaque maison soupçonuée de recéler un réfractaire.Notre gravure représente un des épi- vodes de ces jours néfastes.Le jeune soldat, époux et père, qu'un détachement a emmené la veille, sans vouloir lui donner le temps de faire ses adieux à sa famille, réussissant à tromper Is vigilance de ses gardes, s'est échappé pendant une halte et à couru à travers champs jusqu\u2019à son bourg.Poursuivi de près par un officier et un soldat, tous trois entrent à lu fois dans la maison.A cette heure matinale, tout le logis est sur pied, les trevaux ont commencé et, dans les rues, les er \u2018ants qui vont à l'école font claquer leurs trions sur le pavé retentissant.À cette apparition inattendue, la famille, encore consternée du départ de son chef, ne sait quelle attitude prendre ou garder.Le vieux père, à ln voix de son fils, quitte sa forge, et armé du lourd marteau s\u2019élance vers l'officier gui, le sabre déguiné le repousse d\u2019une main, tandis que le chien, la gueule ouverte, ot montrant ses crocs n'attend qu'un signal, geste ou cri, pour mordre et déchirer ; le jeune frère, apprenti forgeron, plustronné d'un grand tablier de cuir, regarde stupéfait la femme et la fille qui enlscent leur pére aux bras garrottés, mais dont ls figure énergique semble protester contre la violence odieuse faite aux sentiments les pius nobles du cœur humain.Assise sur le four à cuire, l'ateule pleure la tête dans ses mains, et le petit-fils verse aussi des larmes ; À droite une jeune servante occupée aux soins du logis, s'arrête tout émue pour contempler la scène : à gauche la porte grande ouverte, à luissé se hasarder sur le seuil deux jeunes filles et un marmot en route pour l\u2019école; au dehors une voisine curieuse, attirée par le bruit, prète attentivement l'oreille, mais n'ose entrer.Uutre le mérite du sujet lui-méine, notre gravure, qui comprend 13 personnages et un animal, brille surtout pur la diversité des expressions de physionomie, de pose, qu'un même sentiment fait naître chez plusieurs.Membres de la famille ou étrangers, à voir leur visage et leur attitude, l'observateur deviners sans peine les degrés de parenté et les rapports d'amitié, de bon ou mauvais voisinage qui rattachent les uns aux autres tous les acteurs de ce petit drame.Une Noce en Alsace Quels sont ces cris inusités, ces accents joyeux, et ces notes vibrantes d'instruments ?Ah! vous l'aviez donc oublié ! Pardine ! c'est le mariage de la petite Françoise, la fille à l\u2019hôtelier, avec le grand Brucker, le neveu du maitre d\u2019école! C'est jour de noce et d'épousailles st voici le cortége qui s'avance, les couples engoncés dans leurs habits des dimanches; ils passent légers el gais, nos gars, donnant le,bras aux jeunes filles qui rougissent lors que le cavalier leur demande quand donc viendra leur tour ?4 Fevrier 1876 \u2018Tout ce petit monde, lu mariée 6b d'épos- seu en tête, celui-ci portant fleurs et rubans à ls boutonnière, celle-là le bouquet à la main, ve rengorgent et se dandinent sous les regards du village ; ils vont et marchent souriants dans ls blonde lumière d'une belle matinée «le mui, alors qu'ont éclaté tous les bourgeonz.que s'épanouis- vent toutes les.fleurs, que lu campugne revêt as robe printannière.Le violonneux et la clarinette font rage ; l'un joue de tous ses muscles, l'autre de tous ses poumons, et ce dernier malheureux lâche une bande de canards nu lieu des colombes qu'ou devrait entendre roucouler.N'importe, c'est un beau jour pour tous.Les enfants de la ferme, rangés contre la maison, regardent de leurs grands yeux étonnés défiler le cortége.Des visages paraissentaux fenêtres et jettent un regurd jaloux ou curieux aux invités.À quelques pas, sur ls route, sccouplés sous un joug, deux bœufs robustes, tendant leurs mufles humides à l'air frais du matin et aux senteurs srômales des prii- ries, sont attelés à un char rustique sur lequel deux gars élèvent un ur: de verdure de feuillage et detleurs, au-dessus des bottes de sainfoin odorant qui serviront de siéges à l'heureux couple.11s vont aller ainsi, montés sur la char- 1ette enguirlandée, à travers les sentiers et les haies d'aubépine, jusqu'à l'église ou le vieux curé qui les baptisu les attend pour les unir.Puis la cérémonie achevée, on partira immédiatement pour le voyage de noce : c'est-à-dire qu'on ira faire une tournée chez les umis du voisinage.Enfin le soir venu, tous regagneront le logis, jetant au milieu des campagnes endormies leurs éclats de rires, les refruin- de leurs chansons, tandis que lu lune indiscrète, dégageant tout à coup son ure d'au travers des nuées, lancera quelques rayons d'argent, comme pour sulner, à sa façon avant de disparaître dans la splendeur du jour, le premier quartier de ls lune de miel des deux jeunes époux.Crucifiement de Ste.Julie Attachée et clouée à cette croix dont ls hauteur domine ce désert de pierres, aux confins duquel lu Méditerrannée brise ses flots, Ste.Julie, vierge et martyre, vient d'expirer il y à quelques instants.Son calme et doux visage est éclairé «les reflets de cette lumière céleste que son Ame contemple pour toujours, et la sourire extatique que lu mort n'a pu ravir à ss bouche, révèle à ln terre, avec les douceurs d\u2019une sainte mort, lu première joie de l'élu.Enlevée pendant le siége de Carthage par les hordes farouches de Gen- séric, Ste.Julie fut conduite en Syrie.Là.réduite en esclavage, elle inspira à son maître païen, grâce à ss soumission, à sou attachement et à ses prières, une admiva- tion secrète pour la religion chrétienne qu'elle pratiquait.Ayant plus tard suivi son maître en Corse, elle ne craignit point de se moquer et de blamer le sacritice d'un taureau oftert une des divinités du pays.Le gouverneur de l'ile essays, mais en vain, de faire abjurer cette esclave : elle résista à toutes les oîfres, à celle de sa liberté même, tant et si bien que le gouverneur la fit immé- distement crucifier.C\u2019est le martyre de la sainte que représente notre gravure.Le personnage accroupi aux pierl de la croix, et qui porte une couronne destinée saus doute à orner 1a tombe, est le maitre lui-même qui, touché, dit-on, de la grâce, ayant assisté au supplice, se convertit pou après au chris tisnisme.A.AOMINTRE.i | 11 Fevrier 1876 65 L'OPINI0N PUBLIQUE mm EEE ETS I i i | Ih ' fi i TA | fi J il fi i fi it HLT LY, 1 fH li ] | | hl 3 EN a A if i And | * vai il i» A 4 il #4 ba 4 ÿ Cond ps N ed gor | li ul Li pres § 4 | hi Li 4 Al | iN t | | 4 ui 6 ng ; x7 A | i i I i | | 4 ¥ { ob | il be \u20ac § * I 4.8 A A y A 3 I | i iy i (TRA il p 43 : + IY f a iy Th wh fe i IL 42 A 14 | ah 1 in 73 § 2 wi KL Sy A i # I! = ; @ Fy ih A i 2 \u2018fF 3 | Ld prs wi tot Ï 4 AL Hs ee i Lo 2.3 » Litid 2 EA ESS mat mb! | == | 4 A M BEEN.ly we § a eR: I\" M _T 4 ons if bassin MEN { [4 3, Nh Pa ai à I I ni We PEs Ay LS Hed \\ NY a Pa BIE sx \\ NY i UNE NOCE EN ALSACE 4 S i Ik | | Hi ee WW \\ i} fy i 4 tout Er Le A WN : \u2018 \u201c| cc ef, - Ÿ + [2 wr X 8 & ) i i RY emma] ax Zh A, DA for Lx 3 fa So BOD eM We i W i sh (La 4 Aidan PS Na ry SEA ia) Po! % | À id UF 9% FE a Fi | 2 / N sh os 1 LAS NA / od i) xn D Fe I = Arif | IEP 4 A y LU Yad CAN ist pt.RP | fi Hin willed if) lh Mr A LE HO pe \u2014 li [Rad J Wl US A il In I | Ii a - 2 WA i 1 s N i | Ki 4 = SX i AT Is fl iF a: \\X i In 2 [2 i, ht | iH li SS I fs « we = = | == Yo I fh ws il WwW 11) Il Ÿ li le Ww 2 fle H aid ès i Mr | à if! 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