L'Opinion publique, 25 septembre 1873, jeudi 25 septembre 1873
[" Vo.1 V.\u2014No.39.I\u2019 INDUSTRIE.Les articles du Wil, le principal orgine du gouverue- ment du Haut-Canada, nous encourngent à continuer notre croisade en faveur de l'industrie.Lorsque nous rayons presque toutes les opinions que nous avons expo- -ées depuis trois ans confirmées et partagées pur un journal aursi important, nous avons bien le droit de nous réjouir, car c'est une compensation aux critiques maiveillantes de cértaines personnes, et une réponse à ceux qui ne voysient dans notre zéle en faveur de l'industrie, qu'un but politique.Mais nous devons nous réjouir surtout de voir la question industrielle faire si rapidement son chemin parmi la population anglaise.Quoique la provinre de Québec, voit ls plus intéressée à developper l'intlustrie nationale, nes hommes publics ne paraissent pas encore prêts À faire ile cette question le principal article de leur programme, In base de leur politique.Ea cela, comme dans tout le reste, il faut que le mouvement parte d'uilleurs, que l'initiative vienne des Anglais.Hélas ! c'est triste & avouer, mais c'est la vérité, nous dopendons beaucoup de l'énergie des autres provinces, nous sommes à la remorque de l'esprit d'entreprise et de l'activité des Anglais.Un n'ose rien faire sans se demander : * Prenons garde, le Haut-Canada va.t il marcher avec nour, le projet ec question lui convient-il.\u201d Nous en sommes là ; la politique se tait un peu partout, en Angleterre, dans le Haut Canads et les provinces maritimes, mais trés peu dans le Bas-Cunada.Nous vivons continuellement dans la crainte d'adopter une politique qui ne conviendrait pas aux autres provinces.La politique n'étant qu'une question de parti, on n'a que les opinions et les idées qui peuvent assurer le succes des partis.Un oublie que si d'un côté ou \u2018de l'autre ou adoptait une politique bas canadienne sur la question d'industrie, on finirait par rallier autour de cette idée tous les esprits bien pensants, et les autres provinces elles-mêmes comprendraient que la prospérité de la Confedération tout entière dépend du développement des ressources naturelles de chacune des provinces.On parle d'émigration, de rapatriement ; on semble prêt À faire des sacritices pour attirer \u2018lans ce pays les étran- Kers et y ramener nos compatriotes émigrés ; sachons dono que le meilleur moyen d'arriver à cette fin est do order l'industrie.Quand nous produirons ici les marchandises que nous 'mportons des pays étrangers, quand nous aurons du travail à donner, nous garderons notre population et ceux qui sont partis seront heureux de revenir.Déployons pour l'industrie le zèle que nous mettons nileurs, faisons pour l'inilustrie les sacrifices que nous faisons pour des choses beaucoup ninins importantes, ot l'on verra le changement qui s'opérers dans notre pros.Périté nationale.Le Bas-Chnaia & montré, durant la \u2018lernière session, 06 qu'il pouvait pour l\u2019industrie, loraqu'il était uni.Qu'il fasse pour le fer ce qu'il « fait pour l'industrie du sucre de betterave et l'on verra jaillir Is principale source de richesse de notre pays.Ecoutons maintenant ce que dit le Mail : .\u201cIl est regrettable, dit-il, que l'opinion publique n'ait .pas été induite, il y a plusieurs années déja, à adopter une politique nationale pour le développement des ma.\u201c nufactures du pays.Sur un grand nombre de ques \u201c tions, malheureusement, nous avons pris la manière da # voir de l'Angleterre, et quoique nos opinions se soient \u201c modifiées sous ce rapport, cependant le changement no * s'est pas fait assez tôt pour nous faire profiter de la ré- + yolution que subit en ce moment le commerce de fer.+ L'élévation du prix du fer en Angleterre est une source * de richesse en ce moment pour les Etats-Unis, et nous, i quel profit en tirons-nous ?a vient chercher notre fer + pour alimenter les fournaises américaines, et les Etats- « {Tnis ont fait depuis quelques années tant d'efforts pour « développer cette industrie, qu'ils sont aujourd'hui en « état de lutter avantageusement contre l'Angleterre.\u201d Le Mail dit ensuite que les changements de tarif provoqués par les libres-échangiste sont pendant longtemps paralysé cette industrie, mais l'expérience s démontié que la protection lui était nécessaire, et depuis 1861 le tarif américain s'est maintenu à l'état de haute protection.Les manufacturiers anglais incapables de lutter avantageusement contre les manufacturiers américains sinsi protégés ont pris le parti, Ua certain nombre, de venir manufacturer aux Etats Unis, prur ne point payer le tarif.Le Mail dit alors oxactement ce que nous disions il y à quelques jours.\u201c Que serait-il arrivé, dit-il, si nous avious, il y a douze \u2018ans, imposé un droit de quatre ou ciny piastres par i tonne sur la fer étrangsr?Nous aurions gard dans le \u201c pays les millions que nous avons portes en Angloterre + at nous pourrions aujourd'hui produire et minufacturer «+ tout le fer dont nous allous avoir besoin pour nus voies +» ferrées.\u2019\u2019 Les A:néricains ont l'avantage d'avoir du charbon de terre et c'est la raison pour lajuelle, dit-on, nous sommes obligés de leur porter notre fer à l'état brut eb de\u2019 le racheter, lorsqu'ils l'ont manufaoturé.+ Mais, réponit le « Muil, si les Américains vienuent chercher notre fer, « pourquoi n'allons-nous pas chercher leur charbon dans \u201cle but de manufucturer nous-mêmes ?D'ailleurs, une « grande partis du fer que nous importons n'est il pas fait \u201cavec du charbon de bois?Ur, n'avons-nous pas le * charbon de bois en abondance dans ce pays ?Le Mail termine en exprimant l'espoir que le gouvernement prendra les moyens de tirer des tines du Canada le for nècessaire à la conatruction du Pacifique.\u201d Il auggère qu'un droit spécial soit imposs immédiatement eur la fonte et que ce droit soit donné comme bonus aux producteurs de fer canadiens pendant plusieurs années.Nous recommandons cette dernière opinion du Muil à ceux qui nous ont dit qu'il ne fullait pas songer À élever maintensnt les droits sur le fer, parce que l'augmentation du prix du fer serait nuisible sux grandes entreprises qui sont maintenant en perspective, Nous avons démontré dans le temps toute la futilité ot le danger de cette objection, nous avons dit qu'avec de pareils raisonnements notre industrie n'aurait jamais de commencement.L.O.Davi.Er ra Les propriétaires du fameux ballon The Daily Graphi viennent d'offrir à M, Donaldson de lui confectionner wa nouvel aérostat, s'il veut tenter l'aventure.3M.Donaldson a accepté, et l'expédition aérienne aura leu vers lo 15 du mois d'ootobre.MONTREAL, JEUDI, 25 SEPTEMBRE, 1873.© | ABONNEMENT, D'AVANCE, 1 ABONS EE Numero, 7 CRATING.COMMISSION ROYALE.DEPOSITION DE AIL JOHN 4.ACD +N atm.Nous empruntons au Nouveau Monde Vanalyse de cette déprition.; ; Sir John Jonna une narration historijue de toute I'at.faire du Pacifique «depuis IS7I, lors de | admission de la Colombie dans la Confédération, avec l'entente qu'un chemin de fer serait construit entre l'Atlantipne et le Paci- tique dans l'espace de lU ans.La chambre o1donna que l'entreprise serait exécutée par des compngnies particulières recevant l'aide «du gouvernement.Des expiors- tions furent faites ; mais rien n'était prêt, quand il reçut la visite de M, Waddington, qui lui apprit qu'à sa solhci- tation des capitalistes nméricaing sn rendaient à Ottawa pour faire des propositions relativement 4 la construction du chemin.Sir John repondit qu'il croyait la chose prématurée : cependant il consentit À recevoir ces Messieurs avec Sir Francis Hincks tout en déclarant que le gouvernement ne serait en état de recevoir des propositions qu'après la session suivante.L'entrevue eut lieu et M.Waldington montra une liste de capitalistes de New York qui étaient prêts À entrer dans l'entreprise.Parmi eux se trouvaient MM.Smith et McMullen.1.fait de cette entrevue engages le ministére à exa- minor quels capitalistes canadiens pourraient être induits à tenter l'entreprise.Il s\u2019'adressa à plusieurs MM.d'Ontario, sans besuconp de résultats.À cette époque Sir Francis se rendit À Montréal, sans mission cependant; il vit Sir Hugh Allan et lui communiqua la liste des capitalistes américains.À son retour il communiqua le fait nu ministére et la plupart des ministres trouvèrent que c'était une erreur.Lui-même Sir John pensait qu'il failais d'abord former une grande compagnie canadienne qui pourrait ensuite chercher des ressources en Augleterre et aux Etats-Unis.Une conférence eut lieu à lagnelle assistsient les ministres, Sir Hugh Allan, MM.Smith, MeMullen et Hurlburt de Chicago.A la question s'il avait des propositions à faire, Sir llugh repondit en demandant ei nous étions en mesure d'en recevoir.Sur une réponse négative, Sir Hugh dit qu'il ne ponvait rien faire.Cette eutrevue avait Leu le 5 octobre 1871.La crainte que l'entreprise tomhäât entre les mains des , Américaine et des gens de Montreal induisit les capitalistes de Taronto à former la comjagnie interocéanique qui avait M le Senateur Macpherson pour chef.Vers l'épo- ! que de l'ouverture de la se-zion de 1872.le gouvernement | élait d'accord sur l'exclu-ion des américsins de l'entreprise, et pendant ia ression il devint évident pour tout le monde ne le Parlement exigersit cette exclusion.Le gouvernement décida alors de favoriser l'incorpors- tion des deux gran les compagnies qui offinient de oon.struire le chemin, quitte À choisir ensuite celle qui otiri- tait ie plus de garanties.Le bill adopté en chambre permettait l'amulgame des deux compagnies, ou la for- Mation d'une troisième par le ministère au cas où une entente serait imposeibie.La politique du gouvernement A été constamment d'opérer Ia fusion des deux corpors- tions, Des négociations eurent lieu dans ce but & Ia veille des élections.Une cunference eut lieu entre MM.Macpherson et Abbott.Le résultat lui laissa espérer qu'il n'y avait pas de dif.ficultes insurmontables.atiendu que deux objsctions seulement s'élevaient entre les commagnies : celles dels présidence et du nombre «es directeurs.Pendant l'élection de Kingston il eut une entrevue avec Macpherson, et il con-tata que la difficulté au sujet de la présidence était telle qu'il réeolut de tout ajourner après les élections.Le 26 juillet il télegrap his à Sir George Cartier comme sunt : \u201cJ'ai vu Macpherson; il n'a pas d'ambition personnell-, mais il ne peut en justice peur Ontario \u2018eux édter AUCUN svan- taze à Québec eù rapport avec la présidence ou tont autre $51h)}, peut casser de \u20ac à In | toises de pierres dans une journée.Le gouvernement \u2018ie } Québec Is prère aux comtés qui en font Lu demande.| I y avait sur le terrain une machine & comprimor ia { tourbe, et aussi un élévateur pour mnnter les matériany dans les maisous en construction.Bille appartient à MM ! Comte et Frigon : c'est Une machine fort ingonieuse.Nous avons vu aussi lareache pierre de M, Fillon Chinjue paraisse deviait avoir uno de ces machines a ; permet d'enlever facilement à peu de frais les souchne et les plus grosses pierres, Uni caltivatenr nous assurait \"qu'avec cette machine, il enlevé de on champ de pierres pe-sut jusqu'a 15,600 livres.It y autait beaucoup d'autres pour- à citer, ile chaise remarquables à lnuer, nyxis C'eat tout ce que nous pas vons faire.r\u2014\u2014 DEMANDE DE MARIAGL EE Les demoiselles qai désirent se marier liren* avar cars rêt 1a lettre suivante : Mesticurs Les Rédicieur, Jentends souvent dire eral eat pind dere vary garçon et de mourir dans cet éta ; elle-m\u2018ane perdant quelque teurps { aude contre le- vieux garcons.Je me suis d'abord révalté contra le joug que von vouliez nous imposer, et plus d'une tois jai «he tente da renvoyer L'Oprioe P'aslique, Je vos annonce qua jourd'hui je pense autrement : je mets ha les armes ot \u201cme rends; nauis à une condition, à plusieurs conditions : mème.; D'abord, il faut que je dise qui je suis et ce que je suis 1 KEhbien! Je nesuis pus mal.JV'apipartiens # uns famille où on est lonnéte de pere en ils, sans diminu \u201ction.Je attis assez joli de figure eUmunmine n'est pas mou vaise, puisqu'on dit que je ressemble à Juice, Fat meur une bonne vie et! mes principes sont bons, car, je croi tout ce que crmit et anseigne le Courrier die annda.Je suis noire «le mon état, nant Loo an mal an entre douse et quite chnts pinetres, avec espoir d'aur ! mentation.\u2018Tout le monle dit que j'ai «le l'avenir et les | pères et igères qui ont des filles à marier me vegardont {comme un bon parti.Mais je u'ai pu trouver encore ta fem me qu'il me fallait pour que je puisse faire un mariage rat sonnahle, Je tronve bien dus jolies tilles, bien clevées 4 bien habillé\u2026, sachant jouer le piano, danser ts valse =! \u201cconter Hleurebtes : mnis comme elles sont habituée À vivre sur un revent de LW par annee, eb qu alin i n'spportent rien en se mariant, jé ne puis pis évidem ment diriger mes regards de ne coté-lé.=i culie que 1 ! Marie ne m'apporte pas de dot, il faut qn\u2019au moins elle ne m'apporte pas la misère.Je suis pret A faire ma part, main il tsut qu'elle fasse la sienne, qu'oile m'aide au lie : de me nutre, qu'elle ne pense pas que le rôle de la ferme ! consiste à dépenser guiement ce que son muri gague = péniblement Quelle ruche le piano, quelle saute et valse bien, «u Lait méme un trousseau tout en dentelle cie fil, ceis ne (m'inquiète guère.Muis je veux qu'ello sache faire Is soupe, rôtir un Morceau de venu et de mouton, poser un i bouton, tceammeder un conde perce, repusser Ni mou choir at un collet.[any un temps on les servants sont lai rares, Ces qualités et ces connaissances seat absolument ! nécessaires à la femme d'un homme comme moi.Jit quan i je parle de moat, jo parle des quatre cinquièmes des 697 cons de ce pays.Ke marier seulement pour habiller une femme et la faire jouer du piano, pour débarrasser UD pire qui ne sait que fare de ses filleu, no me convient pas.J'aime mieux rester comme je suis Jaw ce que | ot assez consid we : fat ube vont ble ert qu'elle rable pour qu'elle puisse vivre à rien faire où une fem assez lsborieuse eb habile dans l'art du inénage pour que puisse ine passer de sa dot._ On va probablement se moquer de mes idées, on va les attribuer à l'égoisme, à l'indiftérence.à Jo ne sais quoi, i wuis on ny repondra pas, car en soi-même on avouera \u2019 ont justes.qu'elle» Je suis Messieurs les Rédacteurs, Votre ubédient serviteur, Fautus.LL TERRITOIRE ET LA POPULATION AUX ETATS UNIS.Nos lenteurs liront uvec intérêt l'article qui suit sur les Etats-Unis ; il est tiré de L'Evonomiste branrais, un jour usl qui vient d'être fondé à Paris.Lorsque Franklio apprit la prise «le York \u2018Town.il écrivit 4 son ami John Adiuns les paroles «uivantes: * C\u2019est de tout mon cœur que je vous télivite«le ces glorieuses pouvelles.Dans son berceau, l'enfant 1fercule a t on deuxième serpent,\u201c faisant aiaxi allusion à Ii deuxième et décisive victoire qu venaient de remporter les armes aéricai ni Franklin voyait juste.eb les Etats-Unis ont eu, en effeL, une tnerveillause croissance.Toutetoi-, mème avec toute »a clairvoyance et dans toute l'exaltation de son patriotisme, il Jui eat été ditfisile d'entrevoir tout ce que Favenir réservait à son pays de dee rappeler que cette ligne resterait intérieure à Ju distence qui repire New-York de San-Fraucisco ou Washington d'As- Que l'eaprit se représente entin ces fleuves, le Mi- A.le Missouri, li Colombia, près desquels les plus iode d\u2018cenvale est grands fleuves de l'Europe.le Rhin et le Danube, ne sont que de courtes et minces rivières ; Ces mers intéieures, qu'on appelle là-bas les grands lacs, (fret Ludo pres desquels le Loman, le lane Lomond, le lac de Genève patais- sent de sunples étrngs: cette chaîne ontin des Montagnes Rocheuses, dont le plus haut pic «pige un peu l'alti- ide du Mont-Blanc, et gui court de Mexico i I Amérique du Nord sur une «distance le à une ligne tirée de Delhi i Londres: et Vesprit aurs pris une idée aussi exacte que frssible du territoire des Etats-Unis, de son étenite, de wm relief et de son ulation intérieure.Le chittre de 2.510,000 habitats que, d'après Darke.uous avons donne aux treize volonies, lorsqu'elles 5 «mau- fpérent, ce chitfre n'était qu'hypothétique : mais le gou- Yernement de Washington n fut procéder, depuis 1 : des recensements déconnaux dont les chillres su attestent dans le mouvement de ln population une mare avendunie qui ne s'est jam us ralentie et qui obéit à une loi de gradation sans précedents dans l'histoire.Voici Celle progression Dates.1790.1800, 1810.Is, 1330, [ESUR 185, 1860 i870 + st accroissement tiendrail en quelque sorte du prodige, sil uy avait pour l'expliquer d'autres causes qu\u2019une fo.vondité extrnordinuire des anariages et l'excédant des lrussances sur les décès, quelques considérables qu'on bilisse les eupposer l'un et l'autre dans au pays où le pau- berisme n'a eu jusqu'ici qu'une faible prise, et qui n\u2019a- Yalt pascranu, avant Une époque loute récente, ces mises \u201ci coupe de l'humanité qui s'appellent les grandes Ruerres Mais le Vieux-Mondle à envoyé au Nouveau une partio \u201cle ses déshérités, et la part que l'insui ion n priseau lwuplement de l\u2019Union nmricnine n'a cessé de croître depuis l'année 1-19, époque où, pour !a première fois, son chiffre à été officiellement relovs.Le nombre des Tutigrants était évalué alors à 250,004); il s'accroît de 151,824, pendant la période décennale de 1520 à 1830, et de 543,125, pendant celle de 1830 & IS4 A partir de cette dute, l'immigration prend des proportions de plus su plus considérables : 1.713,251 de Isso A 1850; 2,048, Add de 1850 1860; 2.491214 de 1S6U à 1570.Aussi, sur l'opulation.| formersient, quatre vingts ans après si mort, | L'OPINION len 38 millions et demi de citoyens américains, en compte- t-on 5 millions et demi qui sont d'extraction étrangère, tandis que 9,734,545 personnes sont névs de pères et de inères également étrangers et 10.105.627 d'une mère j étrangère.| Ce serait done 7.803.628 émigrants que les ktats-Unis auraient reçus depuis le commencement du siècle, si ce chittre ne laissait de l'incertitude, parce que les statisti- .ciens de Washington n'ont pris qu'à une époque toute .récente la précaution de distinguer entre les simples vi- ! siteurs et les émigrants véritables.Quoi qu\u2019il en soit, il { s'en faut de Lexucoup que toutes les nations qui ont con- {couru à former ce total y soient représentées par des | chitfres à peu près égaux.Tundis que la part utlirente à la France n'est que de 243000 hommes, et celle des pays scandinavesde 153,000, le contingent de l'Allemugne s'élève à 2,308,000, et celui de lu Grande-Bretagne à + 3,860,000, dont 2,700,000, et même près de 3.000,000 d'Irlandais, si l'on tient compte des enfants d'Erin qui, apres s'être fixés au Canadu, se sentent ensuite attirés par la grande République.Cet énorme affix d'Irlandais et d Allemands ja eu des conséquences morales qu'il convient de [noter en passant.Il a moitié et obscurci, au point presque de les faire disparaître,ces deux types du Yankee etle Country gentleman, dont les qualités et même les travers avnient, en a'unissant et en se juxtaposant, imprimé sx couleur propre su génie américain, ot que M.Michel Chevalier tronva encore fort vivaces, quand, il y 8 près de quarante années, il visitait l'Union américaine.| Encore l'Irlanduis, qui veen Amérique imprévoyant et tapageur, finit il par subir l'ascendant des habitudes de son nouveau milieu: mais l'Allemand, lui, en reçoit moins qu'il ne lui communique.Au témoigouge tout récent de MM.de Hubner, s'il est des plus économes et infatigable au travail, il est en même temps seule.ivrogne et brutal.i.es miséres et les iniquités qu'il à subies dans son pays na*al lui ont mis au cu-ur d'implacables rancunes, qui ne s'éteignent pas en franchissant los mers, et { dans les luttes quotidienne de la démocratie américaine, il n fait retentir «les menaces et des mots d\u2019ordre, mu- , tuellisme, huine sux riches, guerre au capital.qu'on n'a- ! vait jus encore enten lus de ce côté de l'Atlantique.Le pliénomène «le l'accroissement dez grandes villes, si visible dans l'ancien mon ie, se fait encore plus remarquer en Atnérigac.Quand la révolution de 1776 éclata, Boston, Baitituvre, Philadelphie étaieut des vitles dont lu population varisit entre vingt et trente mille ames: ce \u201cont aujourd'hui des centres qui comptent la première PAU hibitants, la -econde 267.044) et la troisième 674,000 A cette epogne.Detroit et Chic go étaient des bourgades, tandis qutwjourd\u2019 hui, l'une de ces localités est peuplée de 79.00 ames et Unutre de 2us 0, Saint.Louis de Missouri, «pti, ru 1S34, n'était encore qu'un rendez vous «de trappeuis, de chaseurs et de Peaux Rouges.a maintenant une population de 310,564 Ames, Cincinnati dans l'Ohio, n'en compte pas rroins de 216 00U, tandia qu'il v en n 191440 à la Nouvelle Orléans.=i ch\u2018tive sous la domination françaiee, et IS (WU à San-Francisco, en Californie.Cest surtout dans le Fier: IFezt que les villes n tissent et s'élevent avec tune rapidité merveilleuse.Où n'a pos le temps, où on ne prend pas la peine de Laptiser leurs rues composées de uirisons en boi-, et on se contente de leur appliquer des numéros, Mais, dés le premier jour de ieur existence, ces villes improvisées possi- dent un maire et un Con-eil mumocipal.une imprimerie, une boutique de lit un journal, une banque.un bureau de poste et Un télégeaphe.A In tite de toutes ces cités.figure New-York, dont la population, qui était de 813.064 personnes, lors du recensement de 1SôU, \u201ctait arrivée, dix ans plus tard, au chiffre de 12,202, et doit aujourd'hui aitvindre celui de 980,580, si lu proportion de 15 par cent d'accrois Lu 20% x At uh \u201c02 i AA a, Er i oN p - 0% 2 Ww! ws \\ id Se q ¥ F5 4 a, bnp 2e J { / wT or 3 Ag 2.rie \u201c= « ve 9 A i 74 $x i 3 {x 8 r ré 2 HA i me er: .! aE > i wr, on 5 Ba Ay JF, 4 \u201c+ ted = er = 5 33 ~~ sie = 3 24 b x Sz i vey FG PE # \u201c Ps L ti Xa ÎFe x y 274 Vi a | a0 Je it | I y 6 , kS ra = Coa ne in 2 j 8 i y > \u201c Od «5 L Le Te + oy \u2019 in ; 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po Y vat TE ® ped 3 a \\ { A H An > i N xd P| Jn = = = x y £2 = \u20ac A; X > eme Ey ; f \u20ac pra EN _, pi 5 A: i rr a pe Dey TY .& : = as > DE, on #4 et et er J f = IV ial as a d ] = Sh i se 1\u2014 ge wl CE ur >= == = - 1h: ¢ th \u201ciE \u201cNay cas = mr ea Q i EEA tl i 2 } k \u2014 = = = Zo == a = \u2014=\u2014 = = es ess Ÿ i Ld Hea =r Eri = = hd PES by rs gt p x i >= = =F B obs viiy aa EN _ Fra STR = = bis ad = = 466 L _ (EE «ea 8 arte 95 SEPTEMBRE, 1878.AVIS \\ NON ABONNÉS.Plusieurs abonnés nous ont prié de prolonger te delai pour le paiement de leur abounement, avec droit à la PRINE, au 15 Octobre.Nous avons cédé à cette demande, vi que l'an- ponce à part si tard.Mais ceux qui n'auront pus payé au 15 Octobre ne recevront certaine- pent pus ln PROVE AUX ABONNÉS D'OTTAWA.M.L, J.Casac.t, de la Bibliothéque du Parlement, est nummé agent de L Opinion Publique en remplacement de M, + H E.CauræacC, qui à rérigué sa charge.L'UPINION PUBLIQUE.SEPTEMBRE, 1873.JEUDI, 25 L'EXTOSITION AGRICOLE A MONTRÉAL.Les expositions ne devraient pas être seulernent un spectacle destiné À amuser la foule, mais surtout une évole où le publie pourrait s'instruire en venant comparer.Mslheureusement des deux côtés de l'Océan In toule y vient plutôt pour voir que pour upprendro, et si on \u201cle- mandutit aux 414000 personnes qui ont visité l'exposition offrir la mème obole pour une œuvre wérieuse 6t prati- \u201cpue, intéressant l'agriculture canadienne, on trouverait protiablement plus de refus que d'adhésion.Un cirque cine six jours à Montréal ou à Québec et s& caisse re- \u201cnit 20 ou Ju kx piastres ; un homme s'&puise pendant six mais pour trouver la même somme à employer pour une industrie agricole qui doit donner la prospérité : ainsi «st faite la nature humaine : f'unem ef Circenses.Nous laisserons à d'autres IA partie descriptive et nous ne nous occitperons que dos résultats pratiques.Mais ant d'entrer +lans les détails il nous semblerait impos- ble do ne pas donner un éloge complet et sans réserve à l'agencement matériel, à la bonne direction du Conseil d'Agriculture de la Province et particulièrement aussi à «on secrétaire M.ti, Leclere qui & conduit toutes chose» ver autant de zèle que de talent.CHEVAUX.La question de l'élevage du cheval est d'une extrême importance en Canada; une bonne production devra «tre une véritable source de prospérité pour le pays; or il n'en coûte pas plus pour faire tn hon cheval qu'un mauvais ; il faut tout simplement choisir d'abord un bon reproducteur et une bonne poulinière: ils devront avoir pur eux-mêmes une valeur réelle, des qualités appro- prices à leur union et enfin une conformation conve- uable au sol et au climat du pays où ils doivent vivre.Jusqu'à ce jour les cultivateurs canadiens semllnient préférer le poisls À la forme et aux aptièndes; un chaval pesant MX Ie, leur semblait une merveille et quand on importait un étalon ls première revconunandation était fit grog ot qu'il posit au moins Hou 1500 lbs, aussi les Clydes ot les Percherons exayérds ont eu tous les hon.hells, L'opinion semble ne modifier aujourd'hui et nous en teucitons bien sincèrement les éleveurs, car à notre point | \u2018le vue, à ce rares exceptions près, le croisement avec le i Uiyde pu le gros l'ercheron exagéré ne peut pas donner les excellents produits qui seraient fournis par de bontes \u201cUments canadiennus et des demi-sung carroasiers normands où norfolks.Les chemins au Cinadu sont généraloment mauvais at ue permettent pns de charger lourdement les voitures; ! pourquoi done rechercher un animal dont ls principale malité est de pouvoir traîner sur de belles routes d'énormes charges, grâce au poids qu'il pout jeter dans sou collier: pendant cing mois las terres sont couvertes de neige: un choval trop pesunt y devient un embarras, ce il unt ont un animal souple, énergique, courageux ; le trouverez-vous slans le Clyde ?Meureusement cette ques- Hon nous parait maintenant résolue, presqua tous les culti- \\ateurs que nous avons eu le pluisire consulter ontexpri- 1 les indmes opinions que nous, et le savant professeur tle T'évale vétérinaire do Montréal nous à hautement approuvé.Munis si nous croyons que ces chevaux à poids *xngéré ne peuvent donner avec l'excellente jument vanadienne les bons produits qu'elle est apte à fournir, NOUS pensons également qu'il serait dungereux de la livrer vunédiatement à l'étalon pur sang.Le cheval pur sang ne produit bien qu'avec des méres \u2018Up es de lui; c'est le couronnement de l'édifice; mais avant laut en poser len bases par l'amélioration de la race native au moyen de l'étalon, quart ou demi-sang.ane out doit suivre Je proverbe italien : \u201c qui nt va sagement.Toute tentative pour amé- Liorer brusquement ue donners que de mauvais résultats.Nous pensons done qu'en ce ruomuent il faut aux L'OPINION PUBLIQUE éleveurs canadiens «le hous deni sang bien étotffs, courts do roins, à largos jurrota, avec (les muscles sait et auncep- tibles de développer un effort énergique: nous n'oublions point un air coynet et brillant, eur le Canadien aime véritablement les chevaux et il veut pouvoir admirer ce noble unimal.Qu'il nous soit permis de regretter la disparition de lu vieille race canadienne : combien il est fécheux de ue pouvoir retrotiver ces types qui ont produit les excel lentes juinents que nous ndmirons encore uujourd'hui : mais comme toujours les À méricaius sont venus dépouiller le ada pour s'enrichir à son détriment.Nous avons vu également vec peine, et cela s'applique à toutes les vetégories d'animaux, que los importateurs luttaient danse les mêmes sections que les producteurs du pays: cela ne nous semble pas juste, car il extintiniment plus difficile et plus méritant de faire naître et d'élever un bon animal en Canada que «le l'emporter à grande frais, soit d'Augle- terre ou de France.Nous sommes couvaincus que le Conseil d'Agriculture, vi dévoué aux intérêts des cultivateurs canadiens, prendra cette remarque en considération et qu'à l'avenir les importateurs et les éleveurs concourront chacun dans une section spéciale.Entin pour clore ln série de nos remarques g'nérales il nous semble \u201cgalement qu'un animal qui « déjà reçu un premier prix ne devrait plus avoir droit de revevoir ce même prix que dans uns exhibition d'un ordre plus général ; si l'exposition est ilentique il ne devrait avoir droit qu'eu rappel du premier priv; il eat excellent de ne pas éloigner les vieux, msis il ne faut pus décourager les jeunes.Dana les étalons pur sang.le cheval gris de M.T.Sheldon s obteru le premier prix: il n'entre pas dans notre pensée de le discuter, c'est un très-beau et très- noble vieux serviteur, il à des quartiers de noblesse dignes d'envie: mais enfin il se fait vieux, il commence à tirer péniblemmant la jambe gauche le derrière.tandis que le charmant étalon noir de Benuliarnois est dans toute sn vigueur, qu'il ne cè le guère en qualités à son vieux concurrent: ce n'est pas à nous à reprocher ls récompanse aux brillants services du passé, mais il nous sera permis de féliciter la Srciété d'Agriculture de Baxuharnois.Le carrosaier bai brun foncé de la Compagnie d'importation Huntingdon est un mgnitijue animal parfaitement approprié aux besoins du Canada, les cultivateurs qui lui conduiront des juments faisant disparaître ses quelques petits défauts ne devront avoir qu'à se louer «des produits qu'ils obtiendront; honne chance done au cheval de Huntingdon.Nous voiel en présenra de ces gros chevaux sur le compte desquels les spectateurs
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