L'Opinion publique, 10 avril 1873, jeudi 10 avril 1873
[" «pme gi aos = = ! i i i ; { i Vor IV Nota, OCTAVE CREMAZIE, La conférence dounée dernièrement par M.Fréchette sur lez P, êtes \u2018an.diens à teilement intéressé le public, que nous «rovons faire plaiair à nos lecteurs en donnant uns courte biographie de Mensieurs Crémazie et Lemay que M.Fréchette, avec nne modratie qui Ini fait honnene, & proclamés les deux plue grands poètes que te Canada ait produits.Nous cormmen- cons aujourd'hui par Crémazie dont le portrait, fort rare dans Cette vignette à été ropiée sur Un daguerréotype qui date de 1852.Le pays, Re trouve «or la page 176 C'est à Québec, \u2014Ia ville qui, par le nombre de ses poètes, de ren historicns «t de res écrivaina en tous genres, est en train de mériter le titre de l'Athènes du t anads,\u2014daus une maison de la rue St.Jean, depuix longtemps démotie, que naquit le prince de pos poètes, le 16 avril 1827.Son père, Pun dos marchande les plux considérés de soû temps, avait déjà deux fla, Jacques, l'ainé, jurisconsalt« distingué, fut pendant longtemps profee- #ur de droit civil à l'Université Laval, et est mort l'année dernière, juge de la Cour de Recorder.Le second, Jose bh Cyrille, «at vncore l'un des principaux libraires de la capitale.L'enfance du poste ne ve distiogua cuère de culle des autres marmots de l'époque.C'était tout prosaiquement, suivant l'expression de celni dont nons tenons ces détails biographiques, \u201c un bon enfant, doux, sourais et obéissant.* 11 avait pour compagnon intime M.l'abbé Ovid« Brunet l\u2019éminent professeur de botanique à l'Université Laval, et pendant longtemps on » crut destiné à la prôtrise, tant aa piôté était vive et tant nes goûts eemblaicnt l'attirer vers tout ce qui touchait de loin ou de prés à l'état vecléalastique.Les denx bambins s'étaient construit on petit autel ; les maisans avaient fourni surplis, étoles et chaxubles, on s'était procuré des vases «acrés en miniature, des burettes en étain, un enceusoir au til de laiton ; enfin rien à la petite chapelle ne manquait, L'un diwit Is messe ; l'autre remplissait l'office de servant, de chantre où de prédiva- teur.À la communion chacun se régalait d'une pistille en Heppe mnt} Test probable que c'étit là le moment le plus Intéressant de la cérémonie, le mutnent où la piété de nos deux futurs lévites brillait duns ron plus vif éclat, Le temps amena d'autres amours, Devenu écolier au rémiuaire de \u2018Juéber, le jeune Uk lave xe sentit prie de goûts un pen plus profanes.cura une pièce de trente sous, ot,\u2014\u2014ce qui lui fut assez facile vu Qu'il était externe,\u2014il courut an théâtre, Il en revint la tôte en ébullition.[I ne révait plun que dratnes, comédies ot vaudevilles.fl n'avait plus qu'un rêve, celui d'aller vivre un jour an milieu de ce monde brillant qu'il avait va étaler au feu de la rampe.Le théâtre, cette première passion de toux les poètes, s'était emparé de lui.De suite, il orgautss ne petite troupe \u2018le coméstiens en herbe, dont l'ami Beunet était comme de raison l'un des principaux personnages ; rt, comme il n'avait sous la main que des tragédies de Racine et de Corneille, trop compliquées pour des Talmas de douse ans.le futur auteur du Drapeau de Crrillon, qui ne doutait de rien, Inissæ dormir lo /e Viria [lustribus et se Gt dramaturge.\u2018l'oujours aidé du futur professen: du botanique, il composait de potites pièces de comédie qu'il entremélait de couplets, ot chaque mois, nos jennes artistes dramatiques don- nalent une grando représentation à laquelle chaque extorne pouvait ansister moyennant deux sous.II fallait voir les prodiges d'économie exécutés par quelques-uns d'entre-oux, ponr réaliser cette somme, et se donner le luxe d'une loge ches M.Crémasie, père, dont le salon se traneformait ponr ln circonstance en aaîle de théâtre! Le june Octave était l'âme de tont, méme de l'orchestre dont 11 faisait lex frais avec vu mechaut Un jour, il se pro.MONTREAL.JEUDI, L0 AVRIL, 1873.accordéon que l'ami Brunet accompagnait sur nn tambour de hasque, 11 est probable que cette passion de notre héros ne faisait pas les affaires de ses professeurs, car, suivant M.Fréchette, \u201cil ne rem ports jumais que deux prix: un prix de version latine qu'il prisait fort, et uu prix de mémoire qu'il appelait lui-même eon prix de paresse.\u201d Vers 1a fin de ses étuden, il fat employé comme commis pur l'abbé Holmes qui tenait alors une petite librairie pour lex élèves du séminaire, dans le séminsire méme.Ce fut cette circonstance qui décida de as vocation.Mais laissous parler M.Fréchette : \u201c À dix-sept ans, sea études tertainées, il se fit libraire, ot « w'enfonça jusqu\u2019au cou dans la littéraînre, TI devint ce que «les Anglais appellent dans leur langage figuré, nn véritable \u201c book-tworm.# [l n'avait pas voté son prix de mémoire, car lorsque je fis * sa connaissance, en 1859, fl eavait tout par cœur, depuis lea \u201c tragédies de Sophocle jusqu'aux Odes funambulesques de Théo- + dore dv Banville, depuis les poèmes Indiens de Kalidasa jus- « qu'aux vieux lambeaux de poésie scandinave.Celui qui l\u2019au- * rait slors aperçu derrière un comptoir de la rue de la Fabrique, \"les lunettes sur le nez, \u2014var il était très-myope,\u2014le crâne « déjà chauve, la harbe hérissée, les coudes appuyés sur une « pile de vieux bouquins poudreux, le regard perdu parmi lea \u201c mille articles de fantaisie suspendus au plafond de son ma- « gasin, se serait dit: Voild un être plus original que bean, \u201c mais & coup sir, il ne xe serait jamais cru devant celui dont \u201c vs belles iaspirutions avaient déjà eu tant de retentissement « dans le pays, et dont le talent devait ouvrir la marche A tonte \u201c cette pléiade de jeunes poctes et de littérateurs enthousiastes « qui, deux ans plus tard, donnèrent aux lettres canadiennes « cette impulsion qui ne s'est jamais ralentie depuis.Les promiers vsssis de Crémasie ne furent pas heurenx, * Ce fat à l\u2019occasion de leur publication que le spirituel M.« Aubin, qui rédigenit alors un petit journal humoristique | appelé le Fintan ue, lichs ce mot qui fit fortune : \u201ceat de ls * prose où les ve x se sont mus ! « Mais le poète ne se décourages pas, ct prit bientôt wa re.« vanche d'une manivre bciat inte, « Ce fut la guerre de Crimée qui lui inspira ler premiers | chants où son génie se révéla.Le temps à autres, les nobler « bullettos qui nous arcivaient l'outre-mer, réveillaicat son en- * « thousiaame.Tous cen hruits lointains de combats et de « givire le remusient p'ofondément, Dès l'aube, on le voyait \u201c souvent, œeul, pensif, appuyé sur la balustrade de la terrace # Durbam, 1a tête enfoncée dans tin sontbrera à [anges bords, te « regard vaguement tourné vers le galfe, l'ame plongée daus « des réveries sans flu.+ Alors, \u2014il me l'a dit lui-même, -\u2014il asaistait par imagina- « tion, à toutes les phases de cette brillante épopée qui se dé- « roulnit sous les murs de Mébastopol.Il regardait passer, au milieu d\u2019une auréole lumineuse, les éblouissantes caval.6 cades dus états-majors, les drapeaux déchirés et poudreux, lex « Hataillone hérisséa de bai .ninettes se ruant dans Is fumée et « la mitraille, «\u201c [t entendait In fusilludé, le canon, les fanfares du claicon, \u201clea mille hurloments do Im mèlée, auxquels #6 mélaient, + par intervalles, les cris de Vive PÆmpereur! \u2018Éromp- par le « prestige du nom, il croyait voir défiler devant nes yeux les « vieliles phalanges de Marengo, d'Arcole ot d'Austerlitz, an.« desans desquelles lui apparaissait dans un tourbillon de gloire, + la grande figure pensive de Napoléon ! Alors le poète grandis- \u2018 wait, grandissa.t! L'Immenses horizons s'ouvraient devant son ADONNE T, $3.00, Pan Nuwrao, 7 CEST INE.« giques qui frappèrent ri vivement les jeunes imaginations de « l'époque.« Crémazie aimait la France avec idol.trie, ot ce fut le pa.\u201c triotisme qui le sacra poète.« De ce moment, ses brillantes « ffnsions se succédèrent rapi- # dement, et cenx qui avaient si vertement critiqué ses premiers « varais, furent len premiers à s'incliner devant les magnifiques \u2018 joyaux dont il enrichissait notre écrin littéraire.Crémazie « chantait notre passé, réveilliit nos glorieux souvenirs, rou- \u2018 vrait de fleurs la tombe: de nos pères dont il célébrait les im- + mortels faita-d'armes, Il nous conduisait pour aînsi dire par \u201c la main à travers ce qu\u2019il appelait, dans son langage auperbe, Tout ce monde de gloire où vivait n a lie: x?« Nous suivions avec Ini les premiers pionniers cauadivns \u201c s'enfonçant dans l'épaisseur de forêts vierges, plantant la « croix au milieu des peuplades barbares, et faisant resplendir \u201cle drapean de la civilisation aux yeux étonnés de l'enfant des « déserts ! # Avec quelle vigueur de pinceau il nous peignait les luttes \u201c héroiques de nos ancêtres! Avec quelles puignautes expres- © sions il Dota racont-it les nävrantes péripéties de notre his.\u201c toire ! Avec quelle sublime indignation il cinglait de son 4 vers vengeur 1a figure du lâche Bourbon qui nous vendit!\u201d + l'eux qui étaient alors «n âge de goûter les beautés licté- 4 aires, dit l'abbé ('asgrain, peuvent redire encore tout ce « qu'il y avait de charme dans la voix de ce barde canadien, « drbout kur le rocher de Québec, et chantant avec des accents, \u201c tantôt sonores ot vibrants comme le clairon des batailles, \u201ctantôt p'aintifs et mêlés de larmes comme la harpe d'Israol en «\u201c exil, tes bonheurs et les gémissements de la patrie.Chacun \u201c de nous alors sonpirait après le jour où il pourrait miler sa « voix à celle du chantre canadien, vt révait avec toute l\u2019ardeur « juvénile, quelque long poème destinée pour le moins à l'im- \u201c mortalité.Que de vers éclos dans ces heures d'ivresse, ont \u20ac reprle tout penauds le chemin de la solitude où ils étaient \u201c nést\u201d Mais tatu ns de nouvesn la parole à M Fréchette : « Crémnzie, dit-il, fut le père de ln génération littéraire ac- \u201ctuelle.[fut anasi l'ami de toux les jeunes écrivains.Nous \u201c l'admirions et uous l'aimions.Oui, nous l'aimions; et \u2018 malgré la triste catastrophe qui a si brusquement terminé es + esrrière en le jetant pour toujours loin de son pays natal qu'il « aimuit tant, il n'est pas un seu] de ses amis d'alors qui ne lui « pardonne sa faute au fond du cœur, et qui, apr's ouze ans « d'absence, ne le regrette cacore, + Le défaut de Crémazie était la négligence, I ne travail.y + fait pad woz son sujet, De là, dew faiblenses, des répétitions, «une certaine monotone daus Is foriue, Une trop Krande pro.# pension à tourner dans le mémecercle d'idees, Mais quelles $ image! quelle ampleur de ty quels coups d'ailes magoi- « tiques! On respire, vn le lisant, je no sais quel parfum de \u201c sauvage grandeur Tantôt sa strophe roule comme un bruit 4 pesant d'artillerie ; tantôt elle éclate comre tue fanfare de «cuivre.Parfois élle gronde comme le veot d'hiver dana les « forêts du Nord, et parfois où croirait entendre les accords ma- 4 jestueux de l'orgue soutlant sous les piliers des vivilles cathé- \u201crates, Il y w des pages qui à elles ecules auffiraient pour « faire la réputation d'un poète!\u201d Cremazle aimait à badiner, TL était aussi fort rarcastiquen Haimait à fronder les hommes ot les choses.Lier élégante, strtout qui circulaient devant sa vitrine, avaient le don d'ai- Rhiser an verve caustique et raitlease.Pas un ridicule ne trouvait grâve devant Iuf.[1 dissit en partant d'un poète de son temps: * X.6'ugite et la rime le mène |\u201d \u2018génie.11 rentrait ches lui, et sons «8 plume jaillissaient cca + attophee puissantes, cos éclatautes métaphores, ces vers mn \u2018 Len principanx ouvrages de Crimnzie sont, Le Drape 4 de Ca rillon, an epleudide poème dont tr tunzique du Sabatier a popu- 170 Jarlsé quelques stances ; Ze Vieux Soldat Canadian ; son ode à l'occasion du centième anniversaire de l'arrivée de Mgr.Laval au Canada ; Un soldat de I Empire ; sa place à la mémoire de M.de Fenonillet ; une légende indienne et un poème sur la mer, qui n'ont jamais été publiée; et enfin em Promenade de trois morts dont nous n'a ons jamais eu que la première partio.Mais son chef-d'œuvre est sans contredit son ode, intitalée Les Morts.M.l'abbé Casgrain a eu l\u2019heureuse idée de mettre \"a jour cette pièce en regard d\u2019une ode de Lamartine sur le même sujet, pour montrer qu'une fois au moins, un poète de notre pays avait lutté avec avantage contre l\u2019un des grands.prêtres de la poésie en France.En effet, qu'on lise l'harmoni- de Lamartine ayant pour titre Penste des Morts, et qu'on lui compare la pièce de Crémazie, et tout le monde conviendra avec l'abbé Casgrain, que la palme de cette joûte littéraire appartient au poète canadien.Crémasie a quitté le pays, le 13 novembre 1862, dans des cir- coustances malheureuses.Ceux qui l'ont connu se ressouviennent p'us de ses quatitée que de sa faute, lis croient que pour avoir voulu rester gentilhomme il devint criminel.Il croyait, l'infortuné! que les signatures qu'il contrefesait le sauveralont em lui donnant le temps de remplic sos engagements.Hélas! il ne fesait que creuser davantage l\u2019abime qu'il aurait pu, peut ôtre, combler dans le commencement.Des hommes comme Crémazie devraient moins que le commun des mortels commettre de paretiles fautes, car leur nationalité tout entière en souffre.\u201cLES VHAYS SENTIMENS DE MESSIRE PIERRE FORGET.\u201d Tout le monde eait, sans doute, que messire Forget, nivur de Fresnes, fut lo rédacteur du fameux édit de Nantes, en 1598 ; on sait beaucoup moins qu'il était moialiste et qu'il révesit à exprimer en bons et en méchants vers, mais d'une manière toujours piquante, une foule d'excellentes maximes, Les lecteurs d'aujourd'hui peuvent encore y trouver profit.C'est une espèce de merveille Dont il est cent mille témoina, Que qui plus bardiment conscille, Le plus souvent en fait le moins.L'homme qui pour savant se tirnt, Crois-moi, qu\u2019il s'abuse et se fatte, Si sa science ne parvient A l'ignorance de Socrate.11 n\u2019est point de félicité Dont enfin le cours ne s'achève : Comme il n'est point d'adversité Qui n'ait A la fin paix où trève.Pulsque en tout ce qui se propose Chacun a «a raison pour roi.Si tu juges de quelque chose Ne juge jamais que pour toi.Si tu blamed une action, De quiconque soit qu\u2019elle vienne, En jugeant de sa passion, Garde tol d y méler la tienne, J'ai va ce défaut au plus sage Corrigeant ées plus chers amis : De prendre un secret avantage En ia faute qu'ils ont commis, Amis sincères ou railleurs, Ennemis de baîne ou d'envie, Sont moyens entre les meillevrs Pour le règlement de ta vie, N'entre point en impatience Si de toi le psuple médit.Dovant Dieu, c'est ta conscience Qui t'accuse on t'ap;laudit, La vertu de soi-même prend Et sa gloire et eon diadème.(Comme il n'est châtiment si grand Du vice que le vice même.ul ches soi ne doit rien souffrir Qu'il craigne que les hommes rachent : Les maisons nous doivent convrir, It ne faut pas qu'elles nous cachent.Le mal le plus pernicieux Pour aa longue persévérance, Est celui qui vit «pécieux Dessous quelque honnête apparence.La vertu chemine d'un pas Si téglé dans as modestie, Que sa justice n'aigrit pas Celui même qu\u2019elle châtie.Cale ta voile, et ne Virrite Contre l'injustice et le tort, Où tu vois que tout vst licite A l'insolence du plus fort.Ce mouvement précipité De colère où l\u2019homme succombe, N'oat qu'un excèe d'ir,.firmité, Et l'effort d'une âme qui tombe, Temporiser dans en vengeance Et céder parfois de son droit, Est une honnête négligence, Et trés.utile en maint endroit.Fuis Ia haine de tout côté, Mais fais état, d'où qu'elle arrive, L'OPINION PUBLIQUE Qu'il n\u2019est si grande cruauté Que d'une âme faible et craintive.Qui agite contre un méchant Pour l'injustice qu'il à fuite, Prend rue soi-même, on se fachant, Le châtiment qu\u2019il leur souhaite.Qui, sans propos, se justifie Du mal doot il xe dit exempt, Donne sujet qu\u2019on se défie, Et se condamne en s'uxcusant.Ne couvre jimais de mépris Tel qui s\u2019abaisse ou qu\u2019on déprime ; Et crois que chacun vaut son prix Dont Divu s'est réservé l'ratime Tel simple homme que l\u2019on rebute Eat un diamant de valeur Qui cache duns aa roche brute, Nes lumières et sa couleur.LITTÉRATURE CANADIENNE, MÉLANGEE.Notre littérature m-langée se compose de nos publications périodiques et des écrits de la presse, La littérature canadionne n'a eu, pendant lon:tempa, que la publication périodique pour seul écho.Dans toute littérature qui débute, il se fait sentir an besoin de rapprochement et d'union qui facilite la création des essais littéraires.L'union ent toujours la pauscée euprème de la faibleawe.longtemps le petit nombre des lecteurs ne permit pas au littérateur caus- dien de compter sur le remboursement des fonds avancés pour Ia publication de son livre, fut-il d'ailleurs lo mieux écrit de tous lvs livres.Pendant longtemps nous avons été quelque peu comme en Suède, où le publiciste ne compte guère que sur deux cents lecteurs.Les ouvrages d'utilité pratique et publique ont pu être édités à In faveur d'allocations du gouvernement, mais rarement, avant eur vingt dernières années, avons-nous constaté l'apparition d\u2019un livre lancé dans le public par l'initiative indivi- duclle Sous ces circonstances le mode plus rationnel était la publication périodique, revues, tnagasins, etc.Cua publications pouvaient toujours compter, sinon des bénéfices capables d'iudemniser convenablement les collaborateurs, du moins sur Une recette Assez ronde.Je crois que cutte uxpres- sion de la littérature des peuples jeunes s'est manifestée dans plusieurs contrées, chez nos voisins comme en Europe.Le côté avantageux de ces mélanges littéraires est d'offrir à l'appétit du Ireteur des mets variés, épicés et apprètés selon le goût et l\u2019art des divers collaborateurs.Ce sont, pour la plupart, des articles de courte haleine, des essais variés et dont l'actualité du sujet fait le plus grand mérite, Le goût littéraire s'est donc transmis, depuis un demi-siècle, dank ces quelques pages, refuge sacré d'un art antique, Nos pères qui n'étaient pas des hommes de lettres, ne laissaient pas cependant de travailler à un héritage littéraire qu'ils avaient l'intention de léguer à leurs descendants.Cette succession, toute pauvre qu'elle «et, à été recuesllie par nous sous bénéfice d'inventaire.A part les quelques journaux auglais et français qui entretennient nos ancétres il y a 50 ans dee choses do Ia politique, ils charmaient leurs loisirs à rimer, le soir, au coin du feu, den vers médiocres qui faissient les délices des Ircteura de La Gazette Littéraire, L' Abeille Canadienne, la Bibliothèque Canadienne, Le Fantasque, Le Ménestrel, L'Album de la Revue, etc.D'autres publications ont remplacé ces dernières, et aujour- d'hui on en compte un grand nombre destinées 1 xe faire l'écho, non-scul-ment du goût poétique, mais des progrès de la législation, de la médecine, de l'histoire et de toutes les sciences en général.C'est dans les revues que la plupart de nos 6 rivaine ont commencé à former leur stylo, C'est La qu'on trouve l'indice des bons talents, appelés, jeunes encore, à contribuer à la rédaction de ces revues, La jeunesse, toujours folle des vaines fumées de lo gloire, se prépare avec soin à entrer dans ce temple fermé au grand nombre.Elle peut donc se former, fortifier son talent en l'a pliquant d\u2019abord à des essais, et ensuite, à mesure que l'épaule peut soulever un fardeau plus lourd, écrire des ouvrages d'une portée plus durable.Je n'hésite pas à donner à nos revues littéraires tout le mérite et l'importanes qu'elles oùt pris, surtout depuis ces der.nièresannées.Mais nos mélanges se roxsentent \u2018lu malaise général qui atrophie l'atmosphère littéraire du Canads : le manque d'encourazement au miliva d'essais médiocres, d\u2019une portée nulle, daucune utilité pratique, cest à peine si vous trouverez quelques pages qui indiquent un talent mûr, Les jeunes gens, une fois qu'ils out obtent lo droit de cité dans une revoy, Pabandonne it juste an moment oi l'éclat de leur talent pourrait lu: donner plus d'importance.On se sert do | cer publications comme d\u2019une école, puur y faire un nage, se i former, conquérir uae palme, attacher son nom à la liste des littérateurs de son pays, puis son chapeau à la main, Ia plume à l'oceille et un sourire à la fois à daigneux et amer eur les livres, on fait une courte révérence au public.1 Hélas! eux aussi sen vont désenchantés.Cette bohôme, tont à l'heure ri fougueue, si Ardents pour produire, s'est fait vieille an premier souffls de Li vie pratique; elle a perdu l'il- luston littéraire comme cette épavo que lv flot lninue surnager un moment pour la jeter avec plus de complaisance dans l\u2019a- bime, Que nos revues soient assox prospères puur payer une collaboration choisie, elles neront alimeutées du plus pur miel.Ce qui manque ce n\u2019est pas l'écrivain, c'est l\u2019argent : durus est Ade sermo / Epxoxp Lazsav.rrremE mcr TERRIBLE NAUFRAGE.L'Atlantic quitts Liverpool, le 20 mars, avec environ 850 passagers d'entrepont, 31 de chambre ct 142 hommes d'équipage.Le capitaine allait prendre du charbon à Halifax.A minuit, il croyait que le phare do Sambro se trouvait à 89 milles.Le vaisscau frappe sur fe rocher Meagher, prés de Prospect, & 3 heures et quart du matin, le ler avril.Lo vai- seau filait alors 13 à 14 nœuds à l'heure.Un quart d'heure après, le vapeur renverss au vent, ia mer le submergeait et fl s'emplissait rapidement.On lança une chaloupe remplie de pessagers, maxis immédiatement elle se brisa contre le vaissean.j Les sutres chaloupes eurent le môme sort.Alors lo troisième = 10 Avni, 1873.\u2014\u2014 officier, et deux quartiers-maîtres gagnèrent à la nage le pi vage avec un câble, par le moyen duquel et I's; A chalogpes venues de terre, le capitaine, les troisième st quatri ème officiers, six ingénieurs, et environ 250 des \" ainsi que l'équipage se Jouvèrent.\u2018Tout le reste a péri.Lim\" reseton paraît être qu'il y a eu un grand manque d 5 do précaution dans la direction du valssoau x © prudence Rapport de M.liradley I'un des officiers du vaisseau : # Lo capitaine et M, Beadley firent le service de nuit jusqu'à minuit et furent remplacées par le premier contre-maître à, quatrième officier.À cette heure, le capitaine juges que la x mière # Sambre Light\u201d iudiqualt 39 milles, La mer était aju très-forte et la nuit tras-obscure, on « Le Ler et le 4ième officiers l'ayant relevé, M.Bradley descendit dans sa cabine et se coucha ; lo capitaine en At autant M.Bradley ne peut dire ce qui ao passs de minuit à deux heures, moment de l'accident, car il dormait, et a été réveillé et jeté en Las de son lit par le choc du vapeur lorsqu'il a frappé le rocher.11 frappa violemment trois ou quatre foin, \u2018* M, Bradley courut sue le pont qu'il trouva encombré de rs.Il prit une hacho et coramençs à détacher l'un des bateaux de sauvetage.Il observa que lo capitaine ot d'autres otticiers c'employaient auxst à dégager les autres bateaux, M Bradley réussit à mettre le sien A la mer, La foule w'élança de ce côté ; comme c'était le premier bateau qui eut été lancé, it eût à\u2019 peine été mis à flot que tout le monte vranya de n'y Jeter.M Bradley fut obligé d'employer la force pour empè- cher l'encombrement.Il y mit deux fewmuee, et une douzaine d'hommes rénasireut à s'y maintenir.Le stcamer enfonça, et comue il enfonçait en penchant, lo bateau de sauvetage et tout sou chargement humain eufonçait ausel et rdisparaiusait dans Jes (Jute ; spectacle terrible! Le steamer fut alors entièrement submergs, les mats seals demeurant an-dessun de Peay, Le plus grand nombre des passagers étaient alors en bas dans leur chambre et furent immédiatement noyés.De fait, le vais seau à sombré sitôt après avoir frappé, qu'un grand nombre des passagers étaient sane doute plougos dans un profond sow.weil, Rapport du quartier-maitre Thomas Wilkes: # Vers deux heures, je anis allé trouver le second M.Metealf pour lu- dire de recunuaitre la distance afin de pouvoir permettre au vaisseau de rendre ses feux visibles à Sambro, peu éloigné, suivant mes caleuls : il me répondit que je n'étais oi capitaine, Di coutre-maître, J'allai voir alors le quatrième off.cier, M.Brown, et lui demanvlai si l'on devait tenir cette ligne : au rieque de rencontrer soudainement la terre ferme.| « lt me «it que je navais pas à m'en soucier.Je relevai alors l\u2019homme placé à la roue et à 2 heures et 80 minutes le \u2018second dit su capitaine qui était dans sa chambre, que le | ctel se chargeait de buages.Aumoment oi le socom! xortit de 1a chambre du capitaine, l'homme de servis.cra.© Glace en avant.\u201d Le secoud un avertit aussitôt le rapitaine, et A ce mo.| ment le navire donus coutre l'écueil.J'ubandonnsi de suite le guuvernall et me précipital pour m'emparer immédiatement des haches, les distribuer ct lancer les chaloupes à la mer, Je | vin périr sous mes yeux une femme et son enfant.Je me pré- : cipitai à mon tour a la mer ot jo fus déposé eur le rocher par les vagues ; j'étais épuisé et j'appelai au secours.Deux viel.lards et un enfaut vinreut alors à moi ct ine couduisirent dans une maison, | ne fuis remis je taë transportai sur le rocher où je retrouvai un grand nombre de passagers et une partie de l'équipage.i\u201c Speakman, l'un dos mateluts, parvint jusqu'à moi avec une } corde attachée au rocher ; ju l'aidat à sortir de l'eau J'sttachai | l'extrémité de cette corde et je criai à ceux qui se trouvaient sur le roc de nous rrjoiudre un jar un ct je aauvai ainsi près de 70 personnes, # Les femmes étaient retirées dans leurs chambres six houres avant le désastre.Une foule de passagers périrent munis de bouées de sauvetage sans qu'on put leur porter secours.| Ceux s;ui essayéront d'atteindre le rocher en suivaut la ligne du vaisseau furent submergés.À un certain moment les défenses de l'avant du vaisseau se détachèreut et tournant avec rapidité, donnèrent la mort à 30 po.sonnes réunies sur ie pont.«L'un des psssagers habitant depuis peu lea Etats-Unis, venait de passer en Anvleterre pour rsumrner sa femme et ses cing enfants ('ette famille cherchaut une nouvelle patrie eut le sort de tant d'autres.« Un grand nombre do passagers sont debucqués du © Delta,\u201d Is piupart meurtein +t les membres brings, $ Deux nouveaux passagers dont les no «8 n'ont pas encore été publiés, se tronvent parmi les survivants.Ce sont James Bateman do Londres ot J.B.Edward de Belfast.Bateman est parvenu à recueillir le corps inanitaé de «a femme morte de souffrance après avoir été exposée pendant uno lougue nuit à la rigueur du froid.\u201c Les survivants au démastre racontent que c'était na npec- tacle déchirant que celui de cos êtres humains terrifies apps raissant tout-à-conp sur le pont pour être balayés par les vagues où brisés aur les flancs du navire.\u201d Parmi les épisosles intéressants, où raconte celui-ci : Un soul enfant, sur plus de cinquante qui étaient à bord, à été sauvé.U'est un petit garçon dv cing i six ann.A la pre- midre slarme, il avait été catrainé par le courant de foule qui se précipitait de l'entrepout sur le pont.Les parents et tous les membres «le ra famille n'étaient pas avec lui ot ils ont péri.Seul au milieu du tumulte, il poussait des cris déchirants et courait de tous côtés.Un moment il sauta sur le dos d'un homme et n'y attacha, mais l'homme se débarrasan de son Gtreinte.Ses cris enfin attirèr-nt l'attention du capitaine qui, ému par les mouvements désrapérés auxquels te poussait l'instinct de la conservation, appels un den bommes qui cherchalent à se saaver an moyen de 1a corde conduisant au rocher, et l\u2019engages à c'en charger.(1 traversa ainsi, chacun se lo passant de main en main, et quand il fut déposé rain et rauf sur le rocher, on vit des larmes d\u2019émotion taouiller los voux des pauvres naufragés qui von iient eux-mêmes une minute supers vant d'échapper à la mort.Le même passager qui raconte cet épisode rapporte qu'il 6 va une jeune femme emportée par dussus bord Avec son trois enfants, deux dans ses bras et un suspen.iu A son cou.La mére et les enfants n'ont plus reparu.M.Leahy vat resté sept heures dans le gréement, montant ct descendant sans cesse pour entretenir la circulation du sank.11 à vu à son côtés des grappes entières de malhourenz gelés où épuisés, lâcher leur appui et tomber à le mer.La Minerve fait au sujet de ce sinistre les remarques sul- vantes : \u201c Le naufrage du steamer -ftlantic ost probablement le plus grande catastrophe maritime de notre siècle, en dehors des Querses navales.Un des désastres qui ont laissé Is plus pro 10 Av fonde impression dans la mémoire des hommos est celui de la frégate française la Méduse ; anis l'horreur de ce souvenir est due moins su nombre des victimes qu'au récit des longues souffrances qu'elles ont endurées et au génie du peintre qui en n retracé l'effroyable réalité.Le Presid-ne, le premier des stesmers transatisatiques, périt en 1841, dans son voyage de New-York à Liverpool, sans laisser aucun indice de sa triste destinée.11 avait un uombre considérable de passagers, mais qui était loin d'égaler celui dus navires d'émigrants.Deux autres grauds stvamers, le Pacific de la ligue ColHns, et le | City of Boston, de lu ligne Inman, ont dispar d'une mauidre | cement mystérieuse, Los viuistres les plus fameux des vingt dernières années sont celui de l'Aretie, qui fut abordé! par le steamer français Vestu pendant un brouillard, et part | avec 300 personnes ; celui du Cenril America, qui sombre\u201d dans Ju mer deu Antilles avoc 593 voyageurs, dent 152 parvinrent à se sauver ; celof de l\u2019Austria, qui brûle au milieu de l'Océan on 1858, et dont 67 passagers seulement sur 538 échappèrent à la mort; celni du Hungarian, qui se perdit en 1860, sur les côtes de ls Nouvelle-Erosse, avec toutes les personues qu'il portait ; celui de l'Anglo Saxon, qui naufrages en 1863 sur la | cote du Terreneuve avec 446 passagers, dont ls moitié périrent ; enfin celui du Vorthfleet, qui n sombré l'hiver dernier duns la Manche, à le suite d\u2019un abordage, et dont ln perte a entraîné celle de 335 personnes.+ Le nom de l'A'Lintie, qu'il faut ajouter aujourd'hui à cette liste funèbre, éclipre tous lus autres, Sur un milli-r de per sonavs qui se trouvaient à bord de ce malheureux steamer, il parait bien vertain qu« plus de sept cents ont été englouties les flots La catastrophe a été tellement inopinée, tellement foudroyante, que beaucoup de passager, surpris dane leur sommeil, n'ont même pas et le temps do quitter leurs cabines avant que l'eau s'y précipität et que l'asphyxie pour eux à dû succéder presque immédiatement au r vel.\u201d On dit que l'équipage & comunis l'indignité de dépouiller les cadavres.On cite entr'autres le tait d\u2019un vaurien qui a mutilé la main d'une dame pour vn enlever une bague en diamants.Une foinme avait donné naimauce à un enfant 6 heures avant le dé-astre.Plusieurs personnes muuies de boudes de sauvetage ont été wubmergées ct se sont noyées avant que loa pat leur porter secours ; quelques autres qui avaient des bouées de sauvetage et vmsayaient d'arriver au rocher au moyeu d'une corde attachée au steamer out aussi péri chemin faisant.Au nombre des passagers il y en avait un qui demeurait depuis quelque tempw au< Etats-Uuis «t avait fait quelques voyages au préalable en Angleterre, daus le but d'en ramener avec lui sa feinms et ses cing vnfants dans la nouvelle patric; le père, ls mère et les enfauts unt tous perl, Plusivars des passagers veuus « burd di Melta, out des con- tusious très-graves.L'un «d'eux à les deux jambes cassées ; d'autres sont tellement malades qu'ils peuvent à peiue 66 tu- sir debout.Deux personnes dont on ne conunissait pus les noma et qui se sout sauvées du pauirage, out été identifices; se sont James Bateman, de Londres, Angleterre, et Edward Mills, de Belfast, Irlande.M.Butemau à été le seul qui ait reussi à se grimper deux les cordages Avec son épous daus lus bras, malh\"urctse- ment celle-ci est morte dans cette position, de froid ct d'épuisement.Parmi lve passagers d'entrepont, qui sont moutés sur le pont, gout trouvé uu jeune anglais avec sa femme ut son cufaut, ils be se furent pas plutôt hisaés duus les corduges qu'uuc vague emports l'enfant, Immédiatement après le capitaiar donna ordre aux passagers de monter dans les agrôs de l'avant, parce que cette partie du steamer Gait bs pln élevée et la muits exposée.Une jeune C-mmv déclara qu'elle était trop (ible pour faire un pas, mois couseilla à son wari de travailler à se sauver.Le mari suivit le conseil de la jeuve forume, mais M.Fisk, le ler oflicier du bord, refusé d'abandonner l\u2019infortunée et des meurs éturès d'elle jumju à ce qu'elle expirit et fât emportée | par les vagues furicuses, ! Des arrauge nents out été pria catre I« gouvernement et les oritéx de la ville pone transporter sur l'Ho Lawlor, ls reste aduvres qui out été recueiilis, ot on a demandé au gouver- ent de ln Puissance une permission ia cet effet.Trois cent douze possengers d'entrepout du vapeur naufragé | Attantre, cout arcivés 3 13 wton le à couraut.lls ont été reçus pur plusieurs citoyens.Dress AGRICULTURE.CATALRISS, (Suite.) Loin de mol lintention do mépriser moun pays, ni encore moins ls clasue agricole ; car notre Pruvines est belle, susceptible des plus grande développements et il lui est réservée une brillante destiuée daus le futur empire causddiea.Et nos culti- vatours où général sont aussi actifs, suse intelligents que ceux de n'importe quelle autre contrée du wonde.Mais cela n\u2019um- pêche pas qu'il reste énormément à faire pour donter à notre agriculture lo rang qu'elle doit et peut occuper, IL est difficile d'exagérer les cunsôqueuces de la routinu: l'état de délabre- went et de décadence où sont tombés des milliers de ferme sout Ia preuve la plus convaincante de ses ravages au milieu de nus osmpagnes.Des terres ongiuairement riches et fertiles en sont venues au point de ne plus produire la vie du leurs propriétaires; à force d'en souliter révoltes sur récoltes, sus riva leur rendre par l\u2019engrais, on « fai par les rendre prosque stériles.Un charretior brutal et saus compassion nu manque pad de ruiner von cheval promptement, en le soumettant i dos travaux excessifs, en lui refusant la nourriture nécessaire, et en ov lui épargnant ui les Jurous, ni les coups de fouct, ni les coups de | batons.La pauvre bôte à les reins et les flunes unsanglautés, les côtes décharnées ; son maître impitoyable à beau lu stimuler, In gourmandor, elle devient bieutôt incapable de lui rendre sucums services.Il en est de môtue de nos fermes épuisées.Les turres nu sont pas bounes comme autrofuia, dit-on ; ça ne paye plus de les cultiver.Que dirait-on à ce charretier ei, près do Is carcass de son cheval, il s'écriuit : \u201c Les chevaux ne sont plus bons comme autrefois, 1! est inutile ds songur & fairy do urgent avec eux; L'OPINION PUBLIQUE.ol jo n\u2019avais plus que les services du mien pour vivre, je ne manqueris pas du moarir de faim.\u201d ont soin du leurs chevaux, qui leur donnent du foin, de l'a.volne et du repos après un travail modéré, ne s'en plalgnent nullement et les trouvent aussi bons, aussi util-s qu'autrefois.De même lo cuitivatsur trouverait sa terre encore bonne comme auparavant si après uno récolte de grain, il faisait succéder la prairie, le pâturage et le fumier.Et au lieu d\u2019être forcé de luisser sA terre de peur de crever de faim pour prendre un sutre métier, il pourrait lui faire produire do belles molssons dignes des années passées.# Noa fermou soumises à une conduite routiniêro, dit un ob- \u201c servateur, n'indiqueut ni cette in lépendance, ni ce confort, ni * ce bonheur qui devr isnt toujours btre la part du cultivateur.: « Les bâtisses sont viellies et souffront du manque d'entretien.\u201cTout semble diminuer en valeur.Ls maison n'est ni \u201c blanchie ni puinturée; les fenêtres sont privées de quel- 4 ques-unus do leura vitres; les remises sont sur le point de 4 s'écraser par la pourriture; les étables paraissent froides « et décrépies; les clôtures n\u2019out pas été relev«es depuis des aunées ; les chemins sont méchants et bordés de plantes \u201c nuisibles; les pâturages n'offrent plus que la mousse ut les + mauvaises herbes.\u201d Ces paroles, que je viens de citer, peuvent appliquer aux dépendances du fermier José, que j'allai visiter avant de dire adieu au capitaine B.A mon arrivée chss cet intéressant fermier, je ne fus pas lent à constater par moi-même jusqu\u2019à quel point mon hôte avait dit vrai en le qualifiant du type du cultivateur routinier.La maison meuaçait ruine.La chemiuée était démolie jusqu'au comble du toit.Plus d'un carreau dos fenêtres, neuf de leura vitres, étaient bouchès au moyen de torchons et de vieux chapeaux.Un contrevent suspendu que par un goud, un poteau de puits privé de sa brimbale, uue \u201c luiterie \u201d et un four sur le point de crouler entièrement, voilà nutaut de traits caractéristiques de l'incuris de l'o cupant.Ajouter à cel& unu charrette, une scie, un chevalet, une pelle et un peu de bois de chauifage gisaut dans 1a neige devant la porte de la maison.L'intérienr de là maison, quoique nettoyé assez souvent, n'offrait cependant aucun confort grâce au froid qui pénétrait par les crevasacs et à l'humidité d'une cave mal ventilhe.Les anciennes divisions avaient été eulovéus à desssin pour ne faire qu'un seul ct unique appartement constituant à lui seul la cuinine, la salle à manger, là chambre à coucher, la salle de réception ot g:1e sais-je encure.Les enfants du fermier Joué, auxquels il n'avait su donner qu'un iutérienr susei pou attrayant, et uns si triste perspective de suczès dans la carrière agricole, l'avaiunt tous laissé tour à tour pour aller so fairy domestiques dans les villes, apprendre des métivrs ou travailler dans les manufactures américaines.11 leur avait bien pourtaut ach :té des équipages pour les retenir; mais l'atausement leur douns des idées de luxe de plus eu plus prononcées vt quand après uno fête brillante, il lour fallait revenir à ls sombre dymenre paternelle, coucher sur un vil grabat ot reprendre le le sia les hailloas du teavail, il ue pouvaient plus y tenir et, les conseils aidant, ile s'enfuire nt à toutes jambes et de guité de cœur.Les batiments de la grange luttaient dappareuce avec la maison, duax BELLEVUE, CT enntinuer.) FAITS DIVERS.MARIAGE TR AVAST.\u2014L'église de Brooklyn dite le Tabernacle, dont le rev, D'veitt l'almage était pastour, & été détruite par le fou 11 y à quelques mois, et ls congrégation à résolu de faire construire sur le méme emplacement uu mouveau Tabernacle plus riche et plus beau que l'ancien, En vue de se procurer les fonds nécessaires à culte construction, une fair est tenue depuis plusieurs jours dans l'Académie de m isique de Brooklyn.Pour attirer lu foule, ct par suite les dollars, à cette fair, le rév.Talmage s'est avisé d'un moyen qui « dû rendre Barnam ju- lous.Ila talt anoencer dans los journaux que si deux per- sounes respeutables «lésiraient être unies en mariage, sous le costume du siècle dernier et sur la scène de l\u2019Académie de musique de Brouklyn, leur union serait célébrée gratuitement | ar lo rév.Talmagr, et que sa cougrégation ferait en outre don aux époux de leur costume de mariage, d'un pisno et d'une machine à coudre, Alléchés par cos brillanteus promessus, ciu- quante-deux couples out aspiré à l'honneur d'être mmuriés dans les conditions offertes.Il à Évllu tiré au sort entre tous ces caudidata et los élus ont été deux jeunes gens de Stamford (Cuunecticut), deux couxins-germains.M.James Willetts ct miss Minnie Will-tta.Uno fois en possession du la matière première, le rév.Talmage a fait annoncer, toujours par la voie des journaux, que lu noir du jeudi 27 mars courant, le prix d'entrée à In /air de l\u2019Académie de Musique serait doublé, ea vue du nombre immense du personues désireuses d'assister à la solenuité qui serait célébrée ce soir-là daus cette salle du théâtre, savoir l'administration de la bénédiction nuptiale à M.James Willetts et à mise Minnie Willetts custumés en personnages du siècle dernier et nssistés de garçons et demoiselles d'honneur également habillés à l'antique.L'effet & probablement dépassé l'attente du rév, pasteur, car, malgré l'augmentation du prix d'entrée, il « fallu positivement refuser du monde avaut-hicr soir aux portes de l'Académie, dont lu scène avait été «lécurèc pour la circonstance des attributs les plux bizarres.Le décorateur avait eu le prétention de teprésonter la scone d'un thé dre grec au siécle do Pericles, Dieu le bénisse de 88 bonne futention! Quand les spuctatours ont été placés, l'orchestre & joué la Marche des flançailles de Mendelasohn, ot le cortége nuptial, composé d'une trentaine de personnes accoutrées de la manière la plus bizarre, a commencé à déâler, venant d'uus porte du fond et traversant la salle pour so rendre sur la acène.Le futur avait un justau- On lui dirait que ceux qui ! bordé d'or, des culottes courtes, des bas de sole blancs et des souliers à boucles.Ses cheveux étaient poudrés à frimas, et la queue retombant sur ls nuque lui donnait l'air pessablement chinois.La future portait une robe de satin perlé agrémentés de garnitures de tous les genres et de toutes les époques.Un voile de dentelle couvrait ses épaules.Ses cheveux poudrés étaient échafaudés on plc nelgeux.Des bas à jour et des souliers régence complétaient son costume, Les garçons et demoiselles d'honnuur avaient des accoutrements encore plus fantaisistes.Parvenus sur la scène, ils ee sont formés en demi-cercle, salués par les murmures admirateurs de I'nsistance, Mais bientôt un silence solennel s'est fait.Le rév.Talmage w'avançait, l'air ému et inapiré.Il d'est placé en face du demi-cercle, et après une minute consacrée sans doute à refouler la pieuse émotion qui semblait l'accabler, il a adressé uno courtu allocution aux deux jeunes gens et les à mariés suivaut le rite ; resbytérien, Appelant ensuite un do ses amis, M.Latham, il l\u2019a prié d\u2019embrasser ls mariée pour lui, ce qu'il & fait de grand cœur, et tous leu personnages mâles du cor- tége ont suivi cet exemple.Les mariés et leur suite ont ensuite passé dans une salle voisine où était servi, aux frais de Ia congrégation, un souper dit de la Nouvelle Angleterre, c'est-à-dire porc, haricots et crème à la glaco, La crôme bue, on a remis à la nouvelle inariée un bon pour un piano et une machine à coudre, et elle est partie, au bras de son mari, pour aller prendre le train en destination de Stamford.La Revus Seientifique donns des renseignements fort curieux sur l'état actuel de l'artilleris dus différentes puissances européennes : L'Allemagne est à Is tête «lu 294 batteries ou 1,764 bouches À feu se chargeant par la culasse, sans compter tout le nouveau matériel pour lequel le chancelier vient do réclamer un léger crédit de 200 tmillions.L'Autriche ne possède que 184 batteries de campagne, 13 de dépot et 40 de montagne.Ces batturies sont de 4 pièces, ce qui forme un total de 948 bouches à feu rayées.L'Augleterre & 50 batteries de campagne et 7 de dépôt pour l\u2019armée territoriale, 58 pour celle des Indes: au total, 256 bouches à feu se chargeant par Ia culasse et en fer forgé avec tubes d'acier, La Russie possèle 217 batteries de 8 pièces, et 50 batteries de initrailleuses à huit pièces: total, 1,736 bouches à feu et 400 mitiailleuses.Les bouches à feu se chargent par la culasse.C'est la plus belle artillerie de l'Europe, grâce aux magnifiques et excellents attelage qu\u2019elle peut y employer.L'Îtalie n'a que 800 pièces de deux calibres se chargeant par ln culasse.L'Espagne également, n\u2019a que deux calibres et 700 pièces se chargeant par la bouche, Des transformations prochaines sont att-udues.La Nuisse compte 400 bouches à feu de campagne de deux calibres, réparties dans 47 batteries de 8 pièces.La \u2019l'urquie peut employer 540 pièces.La Belgique en a 300.Lu Hollande se contente de 120 pièces de campagne; le Dauemaik, de 105 ; la Suède, de 150 ; la Norvége, de 72.En résumé, l\u2019Europe peut mettre en ligne plus de 10,000 bouches à feu de campagne.Quelle salve si tout cela tonnait à la fuis! Dana le fam-Tam, Albôric ler fait sons le titre de Sociécé des Mines de zine d' Iraucraïs, au amusant tableau de la gran- dour et de la lécadeper du certaines souricidres à gogos : A onze heures, les quatre pick-pockets louent un vaste appartement dans un quartier riche.Ils arrêtent das employés et lancent des prospectus rutilaats, où il est dit que la per- soune qui prendra une action de cloy cents france sus, au bout du six Ans, soixante-dix mille livres du rentes.Afin d'attirer la confiaace, ils mettent en tôte de leurs pros- pe tux des noms de généraux araucaniens, de ministres holi- viens, de colonels persans, d'amiraux suisses et autres digni- tairee «les carcières d'Amérique Ces prospectus produisent leur efict et, pendant toute 1a journie, un certain nombre de nigauds vienneut s'arracher les actions des mines de Zinc d'.lraucante.Vers six ho ves, les quatre pickpockets congédieut les employés, ferment lo bureau vt se partageut les bénétices de l'entreprise.À sept heures ils dineut joycusement au Café-Anglais, puis ils montent dons une voiture de place, se font conduire à la gare du Nord et prennent tranquillement lu train de nouf heures quarante-cing qui les mone A Bruxelles.ny u-opitosis.\u2014Nichanl Staples, charpentier & Washingion, autrefurs & Chicago, avait été mordu en cette dernière ville, 11 y à trois ols cuviron, par un tout petit chien.Staples ne se préoccu a pas un instant de cette légère morsure, qui parsissait entièremeut insigaifiante, ut dont touts trace avait dispard au bout d'un jour où deux.[| avait quitté Chicago pour wétablir A Washington, et près de trois mois s'étalent écoulés sans que rica pût lui faire soupçonner que le virus rabiquo était inoculé dans son kang.An commencement de la semaine dernicre, il ressentit un malaise géuéra!, accompagné de douleurs dans le dus et dans la tête, M-rcredi, il éprouva une soit ardonte, et quand il voulut la vatisfairo il lui fut impossible d'avaler, C'est seulement alors qu'on soupçunna que le mal dont Staples se plaignait depuis quelques juurs pouvait être l'hydrophobie.Il ne fut bientôt plus possible de couserver le moindre doute.Les accès sv succédcrent de plus en plus rapprochés, et ils de.vlarent si violents le jeudi qu'on dut mettre les fers aux mains et aux pivds du patient, Ainsi enchaîné, il s\u2019étendit sur le dos, au milieu de 68 chambre, croiss les bras sur la puitriue et dit qu'il voulait mourir daux cette position.Profitant d\u2019un mo- tent de calme uu peu plus loug que les autres, il pria de lui amener 84 femme et ses enfants, auxquels il fit de touchsuts adieux.Depuis ce momeut, Le rèv.Wilson de I'égliss metho- diste, et quelques membres du sa congrégation, restèrent cons- tatmment auprès de l'infortuné, chantant alterustivement des hymnes religieux, On avait cru remarquer que ces chants adunciasaient ses souffrances, Cependant, les crises se succédaient avec uno violence croissante ; lex yeux du malade semblaient prêts à sortir de l'orbitre, une écume verte et légèrement eusanglantés venait fréquemment à ses lèvres Un essays à diverses reprises d'adoucir ses tortures par des injections de morphine, mais l'effet du calmant nu durait que quelques mi- pute.\u2018l'oute Is nuit ee pussa ainsi.Vendredi matin, un nou- vosu médociu étuit l'avis qu'il était cruel de laisser le patient mourir enchaîné, mais dès qu'il cut assisté à deux où trois sccès, Il reconnut qu'il serait trop imprudent de lui enlever ses fers.A 10 houres du matin, vendredi, la mort que Staples im- plorsit dopuis le matin, cet venue mettre un terme à son corpe de velours bleu yçerui d'urgout, nu gilet de satin blaue | mar yee. s\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 =\" \u2018L'ERABLE, Dans sa bonté, Dieu d'une main égale Sous chaque sône, à parsemé sos dons.Ts donnë les rennes aux Lapons, Comme aux C'hinoia l'orange sans rivale.Pour l\u2019Africain brûlé sous l\u2019Equateur, 11 à semé le dattier dans le sable.Et comme eux tous, louons le créteur, Car dans nos bois, il à planté l'Erable.11, Quand vivut avril et 1a saison nouvelle, Quand |ve frimas ont déserté nos cieux, Le bon érable afnsi qu'une mammelle, Nous donne à flots son sucre savoureux, Puis du bourgeou, brisant In résistance, Son vert feuillage éclot comme une flue; Large et touffu de sn tige I! s\u2019élance En nous offrant son ombre et sa fraîcheur.III, Devenu vieux, compagnon de nos veillus, De nos destins, 11 veut encore s& part.De son bois dur, l'ouvrier avec art, Par sou talent, fait sortir des merveilles.Et quand enfin, la Parque inexorable A de nos jours, tranché le cours entier, Avi constant, notre azile dernier, Est un cercueil formé de bois d'érable.Léox Luvine.Montréal, 20 mars 1873.-\u2014_\u2014e Sse, ex 2s = a= zr =, Zl.dg, Zz ia Ss >% Zi 7 rs 72 a Sz Cr rrr Lx = HL 4 = R72 vs > (19 La FF. He se SE > \\ à by tn % AW AR) x Res : æ LE n°56 ge 3 ol bs 0 AN 3 LA ns a w à i Nh 3 ve M ba : 1d % à UN je ee EE & ti mat 5 b A fi h Fa S a is | a 1X wr + we 5 i 5 * \u201c@ hy he ! 4 5 ih 4 4 By fF) F4 ; Ag ol + Ww oe 2, [3 0 fa 4 a 4 M AS À 5 k 0 Ji io Lh por SX | wt >, 3 Je VE Ÿ ER es, Te 7 > Lt fa we Ay x \u201cw Oo or CH = 5-48 A + + AL 3 > yrs a Ze: + w.RE à * * # 5 pe E ë su £4 { i a ) 2 F La À y X 3 i how qi Ex Sy, i x = A ks JR 4 \u20187 { { ao % iH si ve: : p 4 Fb 5 \\ AS A 3 \u201cth ç re ui ; i, - 5, 4: vis > Ss f AI 2g) i by Ë QE EK.8 * a I 18 £4 fi pe T Ps cu pe wt H \u201c J >.* i & Bs , he + ta 5 ; a « 4 y ; i 2 > 3 y+ à hi 4 be roy i k h 2 iw IH Ee F 176 L\u2019OPINION PUBLIQUE 10 Avan, 1873 | S Ha ss NS SV RN = S WY EN AO NF PY) A) ANY MAL == W dah =\u2014 Mn AN ji AS N = y ù f RN Lh NN ID NS a Ii À \u201c \\ HH 174 S IN OI NY A fl 7! \u201cy S RN NO NE na SE S NY.S23 a NN es NN?Z NN N NR N SN iH) 7 0 2 N ve = & NN SN = ae S S DN D NS x SS S À N ess 2 UCTAVE CRÉMAZIE.MIT LS Tr AD En A TE \u2014 = mr li i SS NN S SH SS.ler bi, h \u201c1 RA = mers qe = am re NE N N i == aN £7 ) i) A, oH 9 hy RN 0 WP) i N Ny Na 24 i \\ i E\\ 4 cs = Ny Se >* it {i Wi i i em te.Y tH y À, x 3 | y A : N Li At iY 5) ; à ri N A ) NY A \\ 4% WY ) / a f 0 À ; | | \\ = 1) = Ga f y Hi || | | J à ) ): SS ES == NN | ll = ] Fee | = S = NES === 2) \\ / = il | | [h a > = ry = | = | NN 3 SN | > > NS il SNS = SV in iil (| li, Sasa ESS == ESS = S | } ) à Co ei 53 i Br = am me a al = f = IN) 3 fh f _\u2014 RE == eT Ir Qu i + \u2014-\u2014\u2014 ?i : ENS Î [Pn I Er \" OMB JU i Ba lly er me es § me = | | LA BÉCOLTE DE GLACE SUR LE Sz, LAURENT. me 10 AvriL 1878 L'ADMINISTRATION informe respectueusement l'excitation électorale de l'an dernt ses abonnés que l'abonnement est payable par semestre et d'avance, L'UPINIUN PUULIQUE.CC JEUDI, 10 AVRIL, 873 AVIS.En réponse à plusieurs personnes, uous devons dire que M.L.U.David n'est en aucune manière responsable des opinions politiques exprimées dans L'Opinion Pu- plique sous une signature autre que la sienne.SEM \\INE PARLEMENTAIRE.Du 31 Mars au 4 Avril \u2014L'événement de la semaine à été la wotivn Huntington.Klle se formule ana © «|'Hom M.HuxTINGTON propose que M.Huntington, « qumbre de cette chaosbre, ayant décleré de son miège qu'il « est informé d'une manière digne de foi, et qu\u2019il croit ponvoir » établir par des preuves satinfsisantes qu'en prévision de ls + Jégislation de le duruière mension relative su chemin de fer du « Pycitique, fl fat conclu un arrangement entre Sir Hugh Allan, + agissant pour Tui-môme, et certains sutres promoteurs cans- « dicna, et W.MeMullen, sgissaut pour certains capitalistes « des ltate-l'uis, far lequel arrangement ces derniers convin- « çent de fournir tous les fonds nôcuassires pour ls construction « du chemiv de fer projeté, et de donnee au premier un certain ve percentage eu vue de leurs intérêts et de leur position, le » plan convenu étant oatenablement celui d'une compagnie « vauadliende ayant Sir Hub Allan comme prévident ; que le « gouvernewent fut informé que des négociations étaieut peu.« dautee entre les dites parties; que subséquemment fl fut « couvenu entre Je gouvernement et Sir Hugh Allan et M.» Abbott, M.1, que Sir Hagl Allau et nes amis avanceraient + une forte somme d'argent pour aider à l'élection des mini«trex « vt de leurs amis à l'élection générale alors prochaine, et que « lui et sos amie auraient le contrat pour Is construction du.« hemin dv fer ; qu'en conséquence Nir llugh Allan avança + une forte aommi< d'arg-nt pour l'objet ci-dessus mentionné, à « 14 sollivitation pressante de ministres; qu'une partie dea de- + picre dépetsés par Sic Hugs Allen pour obtenir l'acte d'iacor- # porstion où chart» lui « été payée par les dits capitalistes des « Etats-Unis cn vertu de l\u2019arrangement conclu avec lui,-=i] soit « ordonné qu'un cumité de sept membres pour s\u2019'enquérir de + tyules les ciccoustances ne rattachant aux Légoviatio s« pour « {a constrgction du chemin de fer du Pacifique, à ls législa- « tion de la dernière session sur le sujet, ot 1 l'octroi de Ia charte «de Sir Hugh Allan et antree, avec pouvoir d'envoyer quérir per- st wonnen of papiers, et avec fostruction de faire rapport de tou- + les tomoiguages ; ris devant lui, ainsi que de sex délibera- « tions \"\u2014Reuivté uur la division suivante : Porn: MM.Anglin, Archibald, Bain, Béchard, Bergin, Blain, B ake, Bourassa, Bowman, Bower, Brace, Buel , Burpee (Sun- bury), Cartwright, Cadey, Cnsgrain, Cauchon, Charlton, Church, Cook, Cutler, Delorme, De Bt.George, Dorion (Drumm'd & Anh.) Dorion (Na ierville), Edgar, Ferris, Findlay, Fiset, Flewing, Forbes, Fournier, Galbraitt, Geoffrion, Gibson, Gillies, Harvey, Higginbotham, Ha.ton, Horton, Huntington, © Jette, Joly, Ltiamme, McKenzie, Mercier, Metealte, Mills UII- ver, Paquet.Paterson, Pearson, Pelletier, Pickard, Pozer, Prevost, Richard (Mégantic), Richnrds, Ross (Durham), Ross (Middle.wx), Lows (Prince Edouard), Ross (Wellington), Rywal, sewteh ed, Smith (Peel), Snider, Stirton, Tascherean, Toomp- xm (Haldimand, Thompwon (Welland), \u2018Tremblay.row, White (\u2018lalton,) Wilkes, Young (Montreal ouent), Young (Waterloo) =76.Contux:\u2014 MM Almon, Archambaalt, Buby, Baker, Beaty, Benubicu, Bellerose, Benoit, Bowell, Brooks, Brown, Burvee (*t Jesu), Cameron (Cardwell) Campbell, Carling, Caron, Carter, Chipman, Chisholn, Coffin, Colby, Costigan, Crawford, Cunvibghaw, Currier, Daly, Decosmos, Dewedaey, Dowville, Door r, Doull, Dugas, Duguay, Farron, Fiesher, Fortin, Gan.d-t, Gendron, Gibbs (Ont, D.Nj, Gibbs (Ont, D.8.), Glass, Giant, Grover, Nagar, Hageart, Harwood, Hincks, Bir F, Howe, Juner, v, Killaw, Kirkpatrick, Lacerte, Lauge- viv, Langlois, Lauthivr, Levisconte, Lewis, Little.Sir Jubn A.Macdonald, M-Donnld (Antigonish), McDonal (Cape B.) Mcbhouald (lictou,y McDonald, (Inverness), Mackay, Mailloux, Masson, Mathieu, MacAdst, Mesirecvy, Merritt, Mitchell, Moff st, Morrison, Nathan, Nelson, (Connor, Palmer, : Pinsonurault, Pope, Price, Ray, Robinson, Bobitaille, Rochester, Bose (Charaplains, Rues (Victoria), Ryau, Savary, Schults, seriver, Shibloy, Smith (Selkirk ) Smith (\\Westmoretant,) Staples, Ste hewson, Thompson (Caribou), Tilley, Tubin, Tourangesu, Tupper, Wallace (Albert), Wallace (Norfolk, White (Hastiugs Est), Witte, Wright (Ottawa), Wright (lontiac) \u2014107.Majoritd en favour du gonveracment : 31; elle eût été de 35 aver Ja c'iambre au coraplet, Cette motion était-clle inspirée par un but patriotique ou tout simplement dans celni de mene ! à la victoire on à lu boucherie les jeunes députés impativnte d'assister à 1 chûte du cabinet, qu'on leur avait prédite et jieo- Wilne dana lew quinze jours de l'ouverture de la Session?Ou voulnit-0n, en renversant le gouvernement actuel, rompre avec Sir Hugh Allan et douner lo contrat du Pacifique à une autre ! vompagnie dout lew Grits ot le Haut.Canads suraient en le voutrôle et Padininistration absolue ?Les uun, et flu sont nombreux, affirment que ce vote de non voufinnee mal déguisé contiont dus desacing hostiles à la compagnie Allan.Le disvoure du Trô \u20ac annonçait le Contrat et le roumettait aux Chambres.Au dire de tout le monde, il est inattaquable.| Au point de vus des Intérête du Bss-Cinada, ll est ce que de- maudait lostamæeut lo sentiment populaire : 11 est tel, en un mut, foe conservateurs ef Mbôrenx le réclemalent avant que L\u2019OPINION PUSLIQUE.\"Il est dans les conditions voulues pour I'intérdt de Québec.Sir Hugh Allan en « déjà commencé l'exécution et il est à Lon- | ares négociant pour trouver les fonde nécessaires, Co contrat s encore un autre avantage : il a étél\u2019objet de la désspprobation 14 plus énergique et 1 plus absolue de la part du Globe, et dos Grits de Toronto, qui uv se sout pas génés de dire que I'intérdt d'Ontario était encore sacr fie.(\u2018est la clameur de conven.tlon chaque fois qu\u2019un » mesure D'est pas toute pour Ontaro; | c'est le mellleur thermomètre.pour juger sl une lol ou une me.| sure rend justice aux autres Provinces, Le succès de la motion Huntiugton entraînait nécessairement le chute du minietère et wulevait au Bar-Canads tous les avantages que le contrat lui , assure.Voilà un fait incortesteble et que personne ne peut nivr.Leu députés du Bax-Canads et surtout ceux de Montréal, qui doit tant profiter du contrat du Pacifique, we sout donc trompés dans leur vote qui mettait en péril lee plus chers intérêts du Bas-Canada.Du lour côté, ces députés disent: la motion n\u2019en était pas une de non-confiance.À tout événement, les faits qu'elle révélait sont tels jue personne ne pouvait refuser une enquête.La moralité publique, l\u2019hbonneur des Lommes publice étaient on jeu.Dans l'intérêt même los miuistres, l'enquête demandée j Burait C6 être de suite accordée.Devant ces considérations .d'un ordre vupérieur, il n\u2019y avait pas à hésiter et les intérêts ! purement matériels devaient ne peser que fort pen dans Is ! balunce.! Aux électeurs à juger; à eux d'apprécier et de décider.Nous ! nus contenterons d'observer que M, Huntingtou et ceux qui | l'ont appuyé avaient un autre moyen de défondre ja moralité y publique sans s'exposer à Duire autant au Bas-Canads.Dans : tous les caw, ils ont dû æ:cepter Avec plaisir l\u2019avis de motiou ! donné par sir Johf A.Macdoual | dès le lendemain pour ls no- ! mination d'un comité de cing, \u201caux fins d'examiner le sujet relatif à le motion que le député de Shefford à présentée.\u201d $ Ce comité, ajouta Sir Jutin, sera noutmé par is Chambre et \u201c wil ent nécessaire, il lui sers arcordé des pouvoirs spéciaux - et ui cela est encore nécessaire, Îl y aura une commission « royale de nommée dann le but d'accorder à ce comité des ; * pouvoirs additionnels.\u201d Lu besogue de la eeusion avance rapidement.Le ministre den finauces à suumis son vxpoué et l'on est déjà fort avancé : dans Ja votatiou des estimés.Lu bill de M.Milly abolivaant ! lu double wandat a subi sæ troisième lecture.On assure qu'il passera duna lv Sénat, F1 y à eu, sur Que fnterpellation de M.Budwell, de bons discours prouvucée par MM Joly, Tupper, Holton, Young, Sir Fruncix Hincke, Mackenzie, à propos de nos relations commer- | clales avec les Etats Unis, de la uécesité d'obtenir d'eux un | nouveau Traité de Réciprocité.Il y & nccord parfait des deux côtés de la Chambre sur un point, savoir qu'il ne faut rien épargner pour resserrer davantag» les liens d'affaires qui uous unissent aux Américains.» lla'est, à la fit de la semaine, passé un incident qui fait beancoup dhouneur à M.Blake.EL avait porté contre Sir Francis et Sir Juhn une accusation de partialité ou de fsvori- tieme iudu à pe pos du la nomination d'un officier-rapporteur quelconque.LDeugation éurrgique avait été faite par MM.Macdonald et Hiuvks, qui p étendaicnt que M.Blaku avait été Wal renseigné.Le lendetuaio, M, Blake, mieux informé, est veny, sux applaudissements de la \u2018\u2019hwwbre, recouuaitre son orreur «t rectifier les faits.Quelqu'un a dit que l'homme qui avait le courage de reconnaitre s'être troupé était presqu\u2019aussi grand que celui qui ne su trompait jamais.J.A.Mousseau M.Lucien Turvotts à publié, daus les journaux de Québec, une lettre dans laquelle il donne les raisons suivantos de va wurtic du Cunadien : # J'ai donué cutte démission, dit-il, parce que je me trouvais à avuir, anx yeux du public, ls responsabilité de rédacteur en ch, puisque mou nom étsit «n tôte du journal, «t qu'en fait vu voulwit Scrire sous mon nom et même veus tou consulter des articles que je ho pouvais approuver, dens ls furme surtout.Vuilé la vruiv raison de wa sortie du Canadien.\u201d Qua.t i lu part qu'il » prise duns l'élection du comté de Québec en faveur do M Fabre, il fuit enteudre que ! amitié l'a emporté sur les raisons politiques.11 déclare que, d'ailleurs, | il rente conservateur.Des vacrucs ont pénétré, In uuit, deus la chambre à coucher du M.Girard et fui ont volé Une centaine de piastres dans son j portefeuille.L'houvrable sénateur avait oublié qu\u2019un ne dort » plus, les portes ouvertes, en Canada.Bon séjour à la Rividre- .Rouge l'a reudu impradent Uttawa ost Une ville de progrès.°.o I on dit quo tou\u2019es les questions religieuses en litige sont régléva et que l'archevêque de Québu\u2018, qui vers bientôt de retour, cu apporte In décision \u2018te Rome.La question de l\u2019Université est renvoyée à un concile pro- wind fal gui aura lieu, & Québee, le 18 mai prochain.Mgr.Bourget s obteuu le condjnteur qu'il désirait, avoir M.le chavoine Fabre.Ou ne couuaît pas vxactement ve qui a été décidé eu sujet dus registres ot des journaux, tnaie on croit que Mgr.Guigues d'Octawa wot chugé 4\" Juger la Comédie lufuruale ot que le pu- 177 or n\u2019eût aveuglé les esprits, : lémique religiouse faite par quelques journaux serait soumiss au concile du 15 mai.En atteudant tout le monde parait ss- tisfait, les deux partis réclament la victoire et ae soumettent d'avance à la décision qui arrive, cu qui ne les empdcho pas de discuter plus que jamais.Le discours prononcé per M.Chapleau à Ste \u2018Fhérèse, le jour de la uomination, est depuis plusieurs jours, l'objet de lu dis- cusslon.Lans ce discours M, Chapleau, pour jouer, d\u2019après la Minerve, nu tour wu Nouveau.Monde ct au Journal des Trou- Rivières, fit une profession de foi qui était la traduction wut pour mot des doctrines de Scavini et dv St.\u2018Thomas sur les rapports de l'Eglise avec l'Etat, Or, il arrive que les deux organes de la cause ultramuntalrs attaquèrent les id.cs émises par M.Cliapteau dans son discours.Alors la Minerve de w'écrier que ces idées étaient celles de Sea.vini, théologien recommandé par Mgr.Bourget.Mais le Nouvrau-M nde ot lo Journal des Trois-Rivières répondeut que Ia citation faite par M.Chaplesu est trouquée, ot que los idées renfermbes dans Cèt'e citation de peuvent tre séparées de ce qui vient après.UGOH CHIMINELLE, Les deux procès les plus importants de la sciosine deruière ont été les suivants: J.-Bte.Qos sel, maire de Lachine, pour faux ; acquitté apres troin jours de cour, difeudu par MM.Devlin et Geoffrion.Mdme Picotte, Hilsire St, Jeau et Gariépy pour vnlèvement d'une jeune fille, trouvés coupables, défendus par M.St.Pierre.La femme Picotte n'a pus volé s& condamnution ; plat au ciel que le justice délivrat la soclété de cer femmes dont l'exécrable mission est de perdre led jeunes lien.(Cent zu.le nolliciteur- genéral Chuplean qui représente la l'ouroane, et M.le juge Drummond qui siége.1300 TRIN, Nous somes hourcuz d\u2019spprendre que M.Boyer, représeu- tant du comes de Maskinougé, se propose d'établir une manufacture de sucre de betterave à lu Rivière-du-Loup.Ue serait une industrie très-avautageuse pour le coute du Maskinongé, elle créerait un marche cousidérable pour uu légume dont la culture est facile et productive.Les cultivateurs de- vrout profiter de \\s chauce qui leur sera offerte dv cultiver avec avantage lu betterave.Pace BIBLIOGRAPHIE.Dévotion au Précieux Sang, a+ motifs, sa pratique ; par un Supérisnur du Séminaire.28m» édition approuvée per Nos dui- geura les Evôques de Montréal et du St Hyacinthe.Brochure in-32 de 50 pages; 6 cts.J.B.Rollaud & Fits, libraires, édi- tours.LA FURTUNE DE L'EMPEREUR, On lit dans le Fall Hall Gazette : \u201c Le testament de Napoléon Ill vient d'être homulogué eu Angleterre ; ua fuctune personnelle est l\u2019euviron 120,000 liv.st.{3 millions de franc»), qu'il Liase cn entier et sans réserve à l\u2019Impératrice Eugénie.+ Le seul legs qu'il laisse à son fila, est, dit-on, /1 couronne impériale, Si cela est vrai, voilà bieu Une violation de ides napoléonnienne qui veut que les Bonapartes Le règueut que lorsqu'ils sont pelés par la voix du peuple, A ce poiut de vue, le testament de l'ex-emporeur cat dans un sens uu Insni- festo important pour les impétiulistes.C\u2019est Uu message adressé aux amis du prince Napoléon.\u201d D\u2019uu autre côté, on assure que ja liquidation de ln liste civile entreprise par la commission pusrlewuvntaire laissera sux héritiers de Napoléun III ua actif de trois millions, Reste à connaître la fortune personnelle aussi de l'ex-impé- ratrice qui powsdde de grandes propriétis en Espagne.CE QU'IL EN COUDE AUX DAMES D'ABYSSINIK POUR DEVANIR MOINS BRUNES, Changer complètement de peau trois mois apeès leur mariage, obtenir une nuance café au lait quand la nature les « gratifiées d'un teiut chocolat, tel est, au «dire dan voyag-ur so- ricux, lo ne plus wlira ido Ia coquetterie des belles de l\u2019Abyssinie, Main pour en venir à ce degré de distiuction, vuici ce qu'il leur en coûte : durant trois noi entices, la dane qui ss pire à ce degré de perfection doit se teuir dans un appartement écarté ; elle y eat recouverte d'uve étode de laine, & laquelle est pratiquée uns seule ouverture pour laisser passer duhors le tête Densous cette couverture sont allumées un grand nombre de bratich-e vertes d'uu buis oduraut.Lu fumée attaque l\u2019épideruse ot le détruit, et, les trois mois expirés, là jeune femme sort avec une peau neuve, plus blanch» et plus douce que la première \u2014Cette opiration épalse beaucoup les forces, «ts mère ainsi que los sœurs d'une fem ainsi cufumée n'o t d'autre occupation que de lui préparer de petites bouluttes de mets très-succulents, ot de lea lui fourrer dans la bouche, absolument comme vu fait dans quelques provinces pour eu- graisser les volailles\u201d L'opération de is fumée est l'héroisme de la coquetterie féminiue ; trouverait-vn beaucoup de putiten- maîtrexses, eu Europe, résignées à rester trols mois sans bouger dae on sac enfumé, pour se dunner une post un peu plus auche ?Ou écrit de Naples : Un frère à poiguardé ea sœur, jeune femme de 23 nns, fort b lle, mais qui, oubliant toute pudeur, menait vstousibleavut une conduite scandalouss.Une autre jeune femme de 30 aus, aussi fort bully, mais fort jalouse, & tué d'un coup de stylet sou amant qui voulait is quitter pour se marier.Le fratricide par vertu ot lu mourtrière Par mur ne evnb OU Ab LES puisounicia.\u2014\u2014\u2014mm{l5 CHOSES ET AUTRES.L'AMBITION D'UNB PETITE FILL*.\u2014 On dit que l'ex-reine d'E- Pagne, avait toute jeune le désir d'être reine.Etant au couvent da Sacré-Cœur, A Paris, elle vit passer un jour l\u2019impératrice Eugénie qui allait au milieu d\u2019un déploiemeut de eplen- deur extraordinaire à l'ouverture des Chambres fançaises.Ce spectacle la ravit ct augments le désir qu'elle avait d'être reine, Une personne lui ayant dit que l\u2019impératrice était très- dévote envers la sainte Vivrge et que cette dévotion lui avait porté bonheur, elle #e fit consacrer A la esinte Vi-rge.Ello dit un jour à un homme d'État qui lui demandait se qu'elle demandait A 1a sainte Vierge, clie répondit :\u2014une courunne, et ju ne vois pas porquoi ulle ne ferait pas pour mui ce qu'elle n fait pour l'impératrico des Français qui n'était qu\u2019une petite comtesse espagnole, pendant que ju suis une prin \u2018esse, Il paraît que el Amé-lée l'avait écoutée, il n'aurait pas lainsé le trône d'lspagne enos combattre.L'ANGE EL-MABDI.\u2014On Îit dans l\u2019histoire de l'expédition d'E- gypte que, vers la fin d'avril de l'an 1799, un personnage venant de l\u2019Afrique arriva à Derne, et déclara qu\u2019il était lunge El-Mahdi, annoncé par le Koran, et qu'il venait au secours dus fidèles croyauts, Il ve fit promptem-nt des disciples ; et deux cents Maugrabins, qui venaient d'Afrique aussi, comms par hasard, se juignirent lui.Il aborda les Labitants et leur au- Lonça que les fusils, les baïonnettes, les sabres, les canons dos Français ne pourraient attein-ire lon vrais croyants qui march + rafent sous sea étendards, et qu'i leur aspect lew Français déposeraient les armes et n'oncraicnt pas se défendre.L'espoir d'au triomphe sussi facile lui Amens une multitude de croyants ; et il marcha à leur tdte sur D-menho:r.It ne restait |.que quelques hommes de ls légion nautiqu» ; ils farent maseacrés Enhardis par ce triomphe, ils soulèv ut la rovince et marchent fièrement.Leur illusion ne fut pas longue.Le chef de brigade Lefebvre part du font de Rahina- nieh avec deux cents hommes et s'élance à leur rencontre; il se bat contre eux jusqu'à six heures du soir, et entouré par eux, fl leur tue tous ceux qui osent avancer à la portée de son feu; puis le général Lanuxse averti arrive avec un» colonn« mobile, bat ct met en fuite tous les insurgés qui se présentent, fait passer au fil de l'épée quinse cents hommes qui wétaieut refugiés à Rahmanich, brûle la ville et rétablit l'ordre, L'ange El-Maldi avait été emporté blussé À mort ; ve quia fait voir que ce n\u2019était pas un ang-.JEU PENDABLE\u2014 Le Français raconte la jeuncsse du P.Monsabré, le prédicateur de Notre-Dame.Il était, paraît-il, daus son enfance, turbulent et \u201c diablotin.\u201d Yoel le récit d'un tour qu'il jous au premier chantre de la 580.A l'église de Cour Chuveny, comme dans be sticoup d'églines de villages, ler cordes des cloches penent dans le chœur au- dessus du lutrin Or, le premier chantre était chauve et portait perruque, tentation perpétuelle pour l'enfant du chœur assis derrivre lui, Un jour, il n'y peut plus tenir il s'empare d'un cierge cassé, en tire la mèche cuduite do cire et joint d'un nœud bien serré les polls fullets de la perruque à la corde de la petite clocb \u2014 Ia \u201ctintette,\u201d comme on dit dans le pays.\u2014Puis, le moment venu, il tire la corde, qui, en se relevant, enlève la p \u2018Truque et Ia fait voltiger coovuls vement dans les airs, Fou rire de las.sistance, fureur légitime du chentre, indignation du cure, qui, après la messe, fait rauger tous les enfauts de chœur en deini- cercle dans Ja sacristie, ot les iuterrog- los uns après les autres, Cancun nie, bien entendu.Il avait gardé le plus suspect pour le deriier et déjà sentait faiblir &a colère en regardant la ligure de l'espiègle qui l'épiait du coin de l'œil.\u2014C'est donc toi, Louis # \u2014Dame, monsieur le curé, puisque ce n'est pas les autres, il; faut bien que ce soit moi, répond le petit malli-ureux, en pre.uant son air lv plus pateliu, ~Va-t'en! cris le curé d'une voix terrible.Et, tandis que l'enfant de chœur s'esquivait sans se le faire répêter deux fois, ll soulageait son iudignation en partant d'un éclat de rire qu'il avait eu grand'peine à comprimer jusque là.Le palais de l\u2019ex; osition universelle du Vienne est lu plus grand monument de ce genre qui ait été construit jusqu\u2019à ce Jour, Ses proportions dépassent même de beaucoup le palais de notre exposition de 1867.Voici d\u2019ailleurs le tabirau comparatif, au point de vuv du la suporfi: ie, des autres constructions : L'enceiute d'exposition avait une stendus en mêtres carrés, à Londres (Hyde-Park), 1851, de 81,591; à Paris (Champs Elysées), 1855, de 103,156; à Londres (Brompton), 1862, do 186,125 ; à Puris (Chauny- te-Mars), 1867, de 441,750.Tandis qu'à Vienne (Prater), 1873, elle est du 2,330,631 mans ren e est done du quintuple ot plus de celle du Champ-de- Mars 1667.4 , pus P Le Liquide Rbumatique de Jacobs guérit les membres gulés, La majorité des casd« mortalité dans ce pays peut être attribuée aux maladies des poumons Certes, ces maladies s'œ croissent d'une manière mante, Nous ne connaissons pas de remède mieux adapté à cuite maladie que la combinaison de l'Hypo- ; phosphite découverte par M.Fellows, M.JulesK.,.est un capitaine au long cours, marié depuis Luit où dix mois seulement.Il est profondément atiaché à sa jeune épouse ; aussi eou humour Jalouse s\u2019'accominode-t-etle mal des exigences du sa rude profession, Néanmoins il dut w'éloigner de la capitale ct prendre la nor avec une cargaison pour ia Plata, le 13 septembre dernier (date fatale), après avoir confié sa femme sux soins de sa mère, domiciliée rue Bicue, Les adieux, comme on peusc, svaleut été d-u plus tendres, ot les dernlers baisers de lougs serments d'amour et de fidélité.Le capitai e resta plusieurs jours inconsolable et son mate visage portait l'empreinte de sou immense douleur.De nous pressentiments envahissaient son esprit et jetaicnt le trouble duns sou cœur, La traversée fut pour lui pleine d'auguisses et de tourments ; 31 n'on voyait plus acriver je term.Enfa le 21 février dernier, la terre du France apparut éblou- lssante à ces regards, Pourtant le ciel était ris et les côtes de ls Munche étaient enveloppées de brumes légères; une pluie flue tombait.Mais depuis plusieurs jours déja, le capitalae, en prol- & unc profonde émotion, toute pleiue d\u2019auxiété et qui touchait à le démence, n'avait pas quitté le pont de son navire.L'ombredu la première fa'nis> qu'il ap-rçnt le it bon lie | L\u2019OPINION PUBLIQUE: malgré lat ot lui arrachs un ori de soulagement, oum:n3 d'il avait craint un instant de ne la pouvolr découvrir.C'est que son amour s'était «ncore accru par l'absence et atteignait maintenant les extrêmes limites de la passion humaine, L'impérieux devoir clous cependant le bouillant capitaine | pendant six jours encore su- le pont de son navire.Ces six Jours nécessaires à l'opération du dé-hargoment et aux diverses formalités à remplir À la suite d'un débarquement, lui paru- reut autant de siècles.Mais lvs siècles eux-mêmes, comme ! toute chose, ont leur fin.Avant-hier soir, M.K.,, quittait | le Havre, et dans la nuit, rentrait à Perte.; De la gare Saint-Lazare à la rue Bleus, le trajet paraît court.Le capitaine aurait juré qu'il marchait aux antipodus.C'est que ces jambes à tont iustant fléchissaient, c'est qu'à chaque | pas il se retenait six murailles, sinsi qu\u2019un homme ivre où | tel qu\u2019un moribond Un tremblement nerveux agitsit tous ses membres et entre-choquait des dents, ses forces l'abandonnaient ; il fut dix fois sur le point d'appeler à son side, mis dix fois il se redresss violemment sous l\u2019impulsion mécanique de sa volonté.Son dernier effort le traîna jusqu'au seuil du | domicile maternel, qui était aussi la demeure conjugale.La porte s\u2019ouvrit, avec elle l'enfer, c'est-à-dire le désespoir.Un mois suparavant, ls jeune madame K., avait fui nai- tamment de ls maison pour suivre les traces d\u2019un lâche séduc- | teur, un jeune commis de finance qu'elle avait rencontré chez une amie ot qui l'avait abandonnée au lendemain de s8 faute.Et Mme K.,,, là mère épouvautée de l'avenir réservé à son fils, avait, en quelques heures, succombé à sa douleur.Detels malheurs accablunt parfois In raison humaine.Hier matin, M.Jules K.,, dans un accds de folie subite, attentait : à sa vio, L'infortuné u'a pas eu ls main assez forme; le couteau qu'il j s'est plongé duns la poitrine, au-dessous du sein gauche, n'a \u2018 pénétré que peu profondément dans les chairs, et la lame s'est arrêtée sur une côte.On espère le sauver, mais nous doutons hélas: qu'on puisse le guérir jamais, Les Pilules de Colby sont régulièrement recommandées par les médecins qui en voient la formule, Un habitant de Buffalo annouce publiquement qu\u2019il met sa Semme en lo\u2019erie, Ti fait imprimer des billets sur lesquels on lit: « La femme est bonne méu gère ct cunsentirs volontiers de comprends ça, d'ailleurs!) à demeurer avec celui qui la gaguers.Prix: 25 centimes le billet.\u201d C'est pour rien.\u2014Moralité : Combien de femmus dans ce monde Qui voudraient bien en faire autant ! Le reporter français n'ust rien auprès du reporter américain : Voyez plutôt cette annonce d'un journal Yankee : On demande un collaborateur remplissant les conditions sui- vantus: « Il faut un jeune h mm » bien wa'iscté, qui n\u2019a pas froid aux yeux et qui n'a pas peur de donu -r où de recevoir des coups de contenux ; il fournira lui-même son cheval, son revolver, son buwie-knife \u201d Quelle mise de fon ls! On lit dans un jourual américain : \u201c Une rencontre a eu lieu, aux envirors «Halifax, entre deux locomotives qui ne pouvaient pas se souffrir.Les témoins du duel, enfermés dans des compartiments, derrière lus combat tants, ont tous péri!\u201d Voici qui a au moins un grain de sci : Un steamer de New-York lait sen dix nœuds à l'heure, lorsqu'on entendit de avant ce cri sinistre : \u2014Un homme 3 In mer! \u2014 to, ! it le capitaine.\u2014Puis, se tournant vers le com;tab te du burd : \u2014A-t-il payé son passage ?\u2014 Fes, fit le calssier, \u2014Fn route! hurla le capitaine, EL le navire reprit a march-.Le dernier recensement de la population aux Etats-Unis nous fournit de bien curieux reuselguements sur certaines prof{-svious adoptées par les femtuvs de ce pays.Nous trouvons, en effet, daus l'aitauble Gaulois : 45 Gleveuses du troupeaux (il ue mangue pas non plus de vachères et de girdeusos de ind us eu Frauce); 6 barbières ; 24 dentistes ; 5 avocates ; 525 médecins où chirurgiennes; 67 appartenant au clergé; 2 bouvuses; 7 fosmoyeuses; 10 attachées aux cana\u2019 x; 196 charretiéres; 1 pilote; 6 travaillant à Ia fabrication du guanv ; 4 daus les usines à gaz ; 93 arquebu- sières ; 7 fabricantes du poudre ; ot 7 agréeuses de navires.C'est yréeuses qu\u2019il faudruit dire, car ea imatière de marine, cent gréement qui est le mot propre.Il vat vrai qu'en matière de fomin-, agréement vaut mieux.On vient de terminer, daûs les chautivrs de Lorient, la construction d'un nouveau bâtiment blindé qui est appelé à faire une véritable révolution dans la marine.Cu curieux navire à nom l'Æspadon, et son ingéuieuse disposition mérite une dus- cription.Deux puissantes machives à vapeur le mettent en mouvement et lui pormettent, à es volouté, de fondre eur un ennemi ou de se déruber À ses coups.11 posside, en outre, grâce à la combinaison de ses furces motrires, lu précietise qualité d\u2019évoluer eur place.L'Espadon, en état de défense, présent: sux coups de ses ad- veranires une surface aphérique qui émerge à peine au-dessus de l'eau, L'abordagu y est, par suite, impossible ; une quantité du tubes, disposés sur le pout, l'inondent instantanément d'une vapeur condensée qui formo sutour de lui un véritable nuage.Com:ge armes offensives, il possèds un Bigantesque Éperon d'acier de deux mètres et demi de long et de vingt cen- tim tres di dismôtes, qui lui permet de percer lu coque des plus puissants navires blindés Au cuitre du bâtiment se trouve une tourelle protégée par Une carapace dans laquells est un énorme canon pouvant facilement ôtro dirigé dins tous los sens et lançant \u2018es projectiles d\u2019un poids et d'une force du pénétration inconuus jusqu'ici.Bon tir effi \u2018ace s'étend au moius à 8,000 mètres.Les expérlences ide tir qui vont svolr lieu prochainement svront entourées du plus grau-l mystère, Les Allemauds sont lourds, patauds, dépourvus de grâce dans leur persouue et de goût duns leur toilette ; ils ont de gro ses ue Mu ont des oi ods ~usrmee; mais ces pieds sont CR Ave, 1873, moublés do solides chaussures, bion cousues, rési bien à l'eau et à la boue des es qu'aux pores, cailloux des routes; In dernière guerre ne nous l'a que es prouvé.Pourquoi ne preudrions-nous pas ces chaussures por modèles ?Elles sont moius Jolies que Is guôtre, c'est vrai mai ln question de coquetterie n\u2019a rien À (aire ici, pas plus qe question du ustionslité\u2014ceci pour répondre à ceux pour au tout est nationaf dans notre uniforme, depuis le képi Tung soulier.\u2014Mais jo m'arrite, de crainte quo lou qo Toto, u contre moi le vivil axiôme: Ne sutur wltrà crepidam, ue 10 Calino apprécie la situation : \u2014Voyes-vous, nous ne juuirons pas d\u2019un moment do tray.uillité tant que nous n'surons pas une bonne loi QUE later die a la chambre do parler politique! : Lo recensement triennal de la population indigeate de Paris, prescrit par les règlements, vient d'avoir lieu et donne les résultats suivants : Au mois de janvier 1870, on comptait 42,000 Ménage pauvres, 6 composant de 111,350 iudividqus inscrits ur Jay registres des bureaux de bienfaisance ; le recensement de cette anués n\u2019a relevé que 39,600 ménages PAUVrUS, Composée de 101,720 personnes.UNG WUBELIÈRE à GOUAMANDS.\u2014Cutte musclière, luveutée par la finesse villageoise, dans les calapagnes russua, est tout simplement une chanson.Lurequ'on fuit cucillic don fratoboiges par exemple, duns lo potsger, on donne Pordre aux jeunes filles qu'on en charge de chanter en chœur, Ainsi occupées, dit le poete russe Pouchkine, elles sont empôchées d'introduire le fruit du seigneur entre les lèvres sensuellos de leurs bouches rosées.Une malice semblable était en usage autrefols daus le Midi, Lorsque le chef de famille envoyait, de sa table, quelque frisndise & quelque favori daus que salle voisiue, 1! orfonuait au page où à l'enfant qui en était le messager d'entonner un noel et de lo poursuivre tout lo long du chewiu.Furer était bien au porteur de s\u2019en revenie à jeun.LOTERIE VILLE-MARIE- Je euis heureux d'anuoncer que le public à 1épondu géné reusement à notre appel et j'ose espérer que tout le monde se fern un devoir de prendre des billets dans que œuvre auesi cha, ritable.Hl « été décidé que le tirage aura Heu définitivement le pre mier soût prochsin (1873) en la Cité de Montréal, au Cabin-t de Lecture Paroissial, ea face du Séminaire de St.Sulpice, No, 327, Ruv Notre-Dame.Le tirage sera fait publiquement et cominencera À 10 heures avant-midi, Sa Grandeur Mouscignour de Moutréal, vient d'adresser que lettre à tout ron clergé dans laquelle les mots suivants rat ; compris : Je dois vous iuformer que la Lotterie Ville-Marie \u201cest, comme l'annonce sou pruspectus, sous tes auspices de l'E.« vêché et que les mesures ont été prises pour qu'il o'y ait pu de déceptions ; on voudra bien remarquer qu\u2019une grande par- \u201c tie des produits de cette loterio sera consacrée i des bonnes \u201c œuvres et qu'elle mérite par conséquent votre patronage, \u201cetc\u201d Je dois faire remarquer au public que je n'ai p'us en mains que city mile billets, tout le reste à été en partie vendu et en partie placé, en conséquence l'on doit se presser pour preudre des Billets, Tous ceux qui ont pris des Billets recevront à leur airesse, aussitôt après le tirage, Une liste dus numéros gagnauts, Cette liste sera aussi publièuv sur les juurnaux.Le tirage au sort de cette loterie scra fait d'apres 1+ mode adopté par certaines Sociétés do Construction ; mais comme tout le mundu ue cunnaît point ce mode de tirage, je vais le faire connaître au public afiu d'éviter tous faux renseignements À ce sujet, ; Tous jex numéros depuis le premier jusqu'au dernier, c'est.A-dire depuis un jusqu'à trent-deux mille, seront tis dans ute urn: Ces nuneros qui seront sur des me revaux de carton de ln grandeur d'une entampiile de poste seront mélangés et brassés à la satisfaction et demande du Public qui sera présent lors du tirage.Après pue les numérus auront été nitnt méôlau- gôs et brassés à lu satisfaction géné:ale, 11 sera procédé au tirage.L'assemblée choisira des scrutateurs, et les enfauts choisis pour prendre les numéros dans l'urne seront placés cutre les Bcrutateurs.Un des enfants prendra asus regarder dans l\u2019urne, un numero et lu passer aux scrutateurs, et lu numéro sortant le premirr d> l\u2019urue sera le premier prix ; aiusi de suite.; En cunséqueace, lus numéros gaguants seront les premiers sortis de lurue, ainsi personuv nu suit quel sers ju numéro qui sortira e premier, ni le second, ni leu suivants, Ce mode de tirage est certaincinent le plus jaste ct le plus équitable et dans lequel aucune frau le ne peut être employer Tous ceux, entre les maius de qui des billets out été places, voudront bien faire un ra, -port d'ici au premier juillet procbais ; car tous les billuts qui n'auront pas été vendus à cette dut devront être retournés cn mes malus.Ceux dont leu billets no serout pas annon cés voudront bien en prvenir le soussigné sans délai.; Pour plus amples informations, s'adresser Au soussigné, a.H.Deussny, Gérant et Trésurier de la Loterie Ville-Marie.Montréal, 3 avril 1873.4-158 Les répouses aus dernidres charades proposées dans L'Opi- néon l'u'ligue sont los suivantes : No.81, Parlement; No.82, Cannda ; No, 83, Papineau Les annonces de naissance, mariage ou décès corent publiées dans © jutirnal À raseon d\u2019un deu chaque.NAISSANCE né Beaub acnois, le 31 mars dernier, la dame de J.M.Bissilion, use e A Biddeford.Me., le 2 mars dernier, in dame de M.J.D.Paré, Jr commis marchand, à mis su monde ua fils.MARIAGE.Riv.A ta Riviè-e-du-Lou haut), le \u201831 mars courant, par fo BAY.Messire J.Bruchoé ar \"dur Lieu, François-Epbrets froutesu, Kor Notaire, de St, Barth leini, Bln de Pre.Rouleau, Ror, Notaire, méine Heu, à Uile.Agnes\u201d Briand, ils de Me: Momoré Béiand, bour govis, di ditfiou le la Rivière-du-Loup. 10 AvriL, 873.LES CHEVALIERS DU POIGNARD Rona BNOUVANT PAR Xavikk pr Moxtéein.Deuxième Partie.\u2014 Les Amours du Chevalier.( Suite.) XXI.-\u2014LE RURDRZ-VOUS.Le souper De durs guère plus d'une demi- heure, et attendu Ja dispoxition d'esprit du chacun de nos personnages, il fat singulièrement triste.Aussitôt que les convives eurent quitté la malle à manger, Denis, rempli de vagues appréhensions «t d\u2019une mortelle inquiétude, s'enfonça duna le parc, et se dirigea, guidé par l'incertaine clarté de la lune, vers l'endroit désigné r la jeune âille.Cet endroit btait une salle verte (comme on disait À cette époque).Cutte salle verte se trouvait à l'extrémité d\u2019une longue et magnifique ailée de tilleuls qui formait l\u2019une des longues et ongnifiques allées de tilleuls qui formait l'uve den listères du parc.Au centre, sur son piédestal de granit, trénait une blanche statue de Diane chasseresse.Tout alentour, des bance rustiques semblaient offrir aux pro- meveurr le repos et la solituda sous les grands arbres.Venis, arrivé tout kuletant au lieu du rendes- vous, se laisse tomber sur on de ces bance, Un quart d'heure se passa.Puis un autre encore, De ik commençait à craîndre que Marguerite n'eût été retenue au château par quelque circonstance tmprévue et impérivuse, Et du fon de von âme il maudissait ce retard qui l'ailait Intaser plongé, pour toute la nuit, dans une perplexité désespérante, Eafin, un pas tout i Ia fis rapide et hésitent se fit entendre, et la jeune title apparut à quel- | que distance.À 1pesure qu'elle approchait, « forme blanche ct svelte prenait, à travers lu embren de la nuit, l\u2019acpect d'une apparition auruaturelle.On edit dit un de cea génica fa miliers, hôtes charmants des fôrets de In fautas- tique Allemagne.Dvois se précipita an-devant d'elle, La jeune fille baletante, épuisée par la fis.vrteuse rapi-lité de sa course et tremblante d'émotion, vappuya Fur son bras, sans prononcer une parole, et se laissa guider par lui jusqu\u2019auprès du lune rustique dont nous avous déjà parié.Au milieu du profond rilence de cette nuit étoilée, on entendait distinctement le faible bruit des pulsations réitérées du cœur de Marguerite.Elle appuyait ses deux petites mains contre re poitrine violemment soulevée, et elle attachait ron regard fixe et étrange sur son amant, debout devant elle.\u2014 Marguerite.chére Marguerite.\u2014 murmurs Denix.Mon Dieu qu'avez.voux ot que se passet-il donc ?.En enter«laut le son de la voix de son amant, le jeune fille tressaillit avec une sorte d'efroi.-Raoul, demanda-t-elle en ss levant \u2014Ra- oul, jurez-moi que vous alles me dire la vérité.toute la vérité.\u2014La vérité!.\u2026 tonte la vérité!\u2014répéta Di- ois\u2014nis à quel sujet.à quel propos?.\u2026 \u2014Jures!,,., \u2014i.h blen, je le jure.\u2014Sur votre hoaucur! .\u2014Sur mon honueur!,., \u2014Sur la mémoire de votre mére !,.\u2014Sur |x mémoire de ms m:renom du ciel! pourquoi me demander cet étrange serment ?.\u2026.\u2014Ne le devinez-vous pas ?\u2014Non, certes ! \u2014Eh bien, vous allez tout savoir.\u2014Parlez vite.je vous en supplie, car vous devez le comprendre, jo suis sur des charbons ardents, .\u2014Connaisses-vous cet homme qui, depuis hier, eat l'hôte de mon pire ?.\u2014Le banquier Van Goët ?\u2014Lui-môme.hou me demandes «i je lo connais ?\u2014Oui.=Je I'l vu aujourd'hui pour la première fois, \u2014Ainsf donc, jamais vous ne vous ities trouvés en face l\u2019un de l'autre ?.\u2014Jamais, \u2014-Ni le jour, ni la nuit 2, .Marguerite appuya sur ces trois derniers mots, \u2014Ni le jour, ni Ia nuit.,\u2014répondit le Jeune homme avec un calme admirablement Joué, quoiqu'il se sentit au moment de défailtir, \u2014Et,\u2014poursuivit Marguerite, \u2014et vous vous appeles bien Raoul-Hector de Navailles?.~=Certes ! \u2014Et vous êtes bien le fila du vicomte Aymer de Navailles ?.\u2014Fh ! s'écrie le jeunc homme avec une feinte ledignation,\u2014qui donc & lv droit d'en douter 7.\u2014Al'\u2014murmurs Marguerite, avec une ex- passion drlirante, \u2014st vous dites 1a vérité, que le ciel soit béni cent fois.\u2014-Marguerite.M irguerite.\u2014demanda notre héros d\u2019une voix suppliante \u2014que signi- flout cos questions étranges, qui me boule- Yersent et qui me rendent fou.J'entrevois Sous mes pus un abime, mais je ne puis deviner par qui establme » été «reusé |.Uuie-je ac L'OPIN cus6?.Par qui le suis-je.Que me re proche-ton Le Et vous Mari, vous qui espoir, mon bonheur « aussi, dontes-vous de moi Tor ! me vie, voue \u2014le wai jamais douts, Raoul, \u2014répondit le jeune fille avec une indicible tendresse,-\u2014ai Favais eu un doute\u2026 Tu doute réel au fond du Fr, Bcraïs-je venue ?,.,, Nou, je n'ai douté, mais.pardonnez-moi, Lou .Pe suis femme.je suis faible.,, j'ai frémi.jai tremble.jai eu peur \u2014Frémi!.tremblôt.{ craignez-vous ?\u2014Ah! Raou commu moi.\u2014Quot donc ?\u2014Cv que cet homme disait à mon père.Lo banquier Van Goët, n'est-ce pas?\u2014Oui.\u2014Ek bien?\u2014I1 parlait de vous, \u2014De moi?., Mais il ne me connaît pas plus que je ne le connais moi-même.\u2014h ! je vous crois! Je vous crois, Raonl!.\u2014Enfin, que dissit-il.Je vous en supplie, parlez.\u2014Je n'ose vous répéter ses mensonges et ses calomnies.\u2014Pourquoi ?\u2014Parce que vous ne me pardouncres pus de les avoir beoutéen jusqu'su bout.\u2014C'était donc bien odieux 7, \u2014Oui, bien odieux et bien intime.\u2014Cependant, il ne m'accusait t d'être un voleur où un assasmin, je suppose.! \u2014I! vous accusait, d\u2019abord, Raoul, de porter un nom qui n\u2019est pas le vôtre., Le jeune homme baussa led épaules, \u2014Ét ensuite ?\u2014demanda-til, œurquoi ?Que -«\u2026.6l vous aviez entendu bande d'audacieux malfaiteurs qui ravagent ve B.\u2026.ÿ Denis se mit à rire, d'un rire strident ct en | quelque sorte métallique.j_ \u2014EËt ensuite?.\u2014ft-H] pour Ia recoude fois.i La jeune fille reprit \u2014 IT vous accusait, enfin, d'avoir voulu l'assassiner, de votre propre main, \u2014I1 voua aceusait d'être le chef do cette | PO XXII \u2014roxcevacx.\u2014Stlence, capitaine! je vous mauve \u2014ve- nait de murmurer une voix bien conaue à \u2018oreille de notre héros.Denis, avec cetto rapidité d'intuition dont il était amplement doné, coroprit à l'instant même qu'il était en effet rauvé, «t sauvé pac un hasard si étrange et si inexplicable qu'il seml-lait, en vérité, tenir du miracle, \u2014\u2014Ah}\u2014pensa-til avec un vif mouvement de joie, \u2014décidément mon étoile brille toujours là-haut, et, plus que jamais, le diable me protége!.Et, en même temps, il dit tout bas à Ronce- vaux, en lui déxignant Marguerite \u2014Donnu l'ordre de büillonner cette Jenne fille, mais doucement, «ans lui faire IR moindre mal et seulement pour l'empêcher d'appeler : l'aide ; je vais me jeter au-devant d'elle comme pour la défendre.Empare-toi de mol, qu'on mo lie lew picds #t les maine, et, qu'à pes ycux ju pa- mirge ne coder quan nombre et à la violence, après une résistance désespérée.\u2014Comptis, capitaine !\u2014répondit Roncevaux, qui, pour «xécnter les ordres de Denis, se diri- Rea vers Marguerite qui se tordait les mains et répétait : \u2014Nous sommes perdus!.Tout ce qui précède wétait passé en beaucoup moins de tetaps que nous n'en avous mis À l'écrire.Roncevaux saisit À l'improviste lex deux bras de ln jeune fille, et avec Padresse dun housme bahitié à ces rortes d'opérations, il ler lui attacha le loux du corps avec un muouchoir de soie, \u2014A moi, Buont'.à moi ., \u2014vria Marguerite, au comble de l'éponvante et du déses- ir.A cet appel, Denis wélanga l'épée hante et fondit sur Roncevaux, commino l'aigle fond sur sa proie, Peudant deux où trois eccond-w les lames den épées de heurtèreut avec violence et des { étineviles jaillirent à travers ler téaèbres.Mais Roncevaux avait échangé avec ses hommes «nelques mots dans un langage étrange, incompréhensible pour Marguerite.À y à quelques mois, daus une petite auberge | des bords du Rhin, \u2014Bravo!.'écria , banquier Van Guet n\u2019est point le mes uns, à ,ce qu'il paraît!.Tudieu ?.quelle dng.| nation fertile ! be chevalier de Navailles, voleur de grands chemins! Franchement je n'aurais jamais imaginé cela, roi qui vous\u2018 parle!.Et que répondait votre pure à tontes | ces b a choses ?\u2014I1 demaundait la preuve, \u2014U est précisément ce que j'muraiy fait a ea | place \u2014Et cette preuve, l'autre, le juif le ban- | quier, trouvait assez embsrrussaute de la duu- | ocr, j'imagine 7.i \u20141! la promettait, du moins.Un de ses! gens est parti à franc étrier, il y & quelque heures, pour aller chercher à Man vim vieil amide votre père dont il vous parlait diner, et qui, selon lui, afirmera que le véri- \u2018able Raoul de Navailles n\u2019a point le moindre rapport avec vous, Uvnis devint excvssivement pale.Mais la clarté des étoiles était trop table pour permettre 3 Marguerite de vemarquer cette pa- leur, \u2014Misérable culomniateur!.,, \u2014s'écria-c- il, \u2014je te confondrait.\u2014Quant au reate,\u2014veprit la jeune Alle, \u2014il se fait fort de vous tendre un piège dans legnel vous tomberes, ot qui démontrera, jusqu'à l'évidence, que c'est bien vous qui aves tenté de I'nssassiver.\u2014Toute la honte de cette folle entreprise retombera sur luit.\u2014rép ique Denis, \u2014l(h! que vous me rendus houreuse en pare lant ainsi!.\u2014murmura Marguerite.\u2014Jure oi de nouveau, ma bien-aimue, reprit le jeune bommec,\u2014jures-moi que vous t\u2018aven jamais douté.que vous n'avex jamais | fûtinfäme.\u2014Jamais, je vous le répète.Ma raisonfse troublait.\u2026 .par instants, mon épouvante allait jusqu'au délire, mais j'étais sûre de vousi.\u2014Oh! merci! merci cent foind, Et Denis, sairimsant entre lex siennes lex | deux blauches mains de Marguerite, les couvrit de baiseis.Pendant quelques secontes, Ja jeune fille »'abandonna A une muette extass, Mais tout à coup, elle jetæ un cri perçant.Denis, de son côté, ne put s'empêcher de tressaillir et de mettre la main sur Ia gard © de son épée.Un bruissement sourd de branches froinsées et de fouillages agités venait do se faire auteur d'eux.Soudain, plusieurs troncs «d'arbres sem- dblèrent se dédoubler, et des formes humainva tranchèrent sur l'obscurité et enveloppérent tes doux jeunes gens dans un cercle vivant.\u2014Nous sommes perdus !\u2014murmurs Marguerite à demi évanouie, en cherchant nn refuge dans les bras de Dents.Ce dernier tira son épée.\u2014Arrière!\u2014 s'écris-t-il,\u2014 arrière, qui que vous soycs! Le premier qui s'approche est mort! Mais la pointe menaçauto de son arme se f baissa aussitôt.Une voix blen connue venait \u2018de murmurer à son oreille :\u2014Silence, capitaine!.\u2026je vons mauve! Cent mobil.: Roncuvaux !.Deux où trois bandits entourérent le jeune {homme On lui arracha son épée.Il fut jeté + à terre, garrotté et buillonné.179 | vous, Bref, un déconragement profond s\u2019emparait de aox camarades, et je voynis avec épouvante approcher le moment où l\u2019associs- tion des chevaliers du poignard serait forcément issoute ct uù les audacieux aventuriers qui la composent se verrsient réduits à chercher fortune chacun de leur côté, on à se faire honnêtes gens.\u2014Cu qui eût été triste !,.\u2014murmurs Denis \u2014Déseapérant \u2014appuys loncevaux.Puis, après une pause, il repsit:\u2014Pour éviter, autant que cela pouvait dépendre de moi, d'arriver À ces extrémités funestes, je résolus de donner des distractions à ma troupe, et je la conduisis, iu droite et à gauche, à des expéditions harardeuses et sans résultat.\u2014C'est bien là ce que m\u2019vait dit Guillaume Kuricht, ,,, ~interrompit Denis.\u2014 Quoi | s'écria Roncevaux,\u2014 vous l'aves vu?\u2014Oui.\u2014Quand ?\u2014 Hier.\u2014Uh?\u2014A Falkenhorst, pardien?.\u2014Ah bah! vous êtes donc allé à l\u2019alken- horat, capitaine ?, .\u2014J'en arrive, \u2014Et qu'y veuiez-vous faire?\u2014Te voir, mon brave Roncevaux, et te mettre au courant de mes projets d'avenir, dans ; Jesquels je te donnais une grande place.Un sait que Denis ne mettait pas tout à fait l'en parlaut uinsl.Nous avons dit plus haut que son intention bien arrêtée ctait, aussitôt Après son mariage avec Marguerite, de ne rien négliger pour faire pendre Roncevaux.| Lelieutenaut ne le comprit point de cette , façon, I verra avec cifumon la main de son | espitaine, et il reprit:-\u2014Le husard nous amena il y à de c«la huit jours, dans les environs du chateau du Kergen, Je tis prendre des ren- scignemwnts sur les habitants de ce chateau, Let je sus qu'un jeune gentiibomme français était sur l« point d'épuuser une des filles du \u201c baron; où ajoutait que cette même jeune fitie : aurait été dévorée par une bite farouche au sommet du mont Entler nas le courage et le * sang froid du gentilhomme français .Ce détail me mit sur la voie.En me rappelant votre aventure du loup, des jeunes filles et de la chaise de poste, je me dis que ce gentil- | Cret fait, Roncevaux cevint Marguerite.\u2014All ns, ma belle enfant \u2014lui dit-sl,\u2014vous homme pourrait fort bien n'être autre que voyez que vous n'aves plus de défenseur, sot- notre capitaine.Je me fis faire son portrait ; mettez-vous donc sans resistance, ot D'ayez pus 1 y avait identité «ntre son signalement et peur, car aucun péril ne vous menace, }le vôtre.Mes soupçous se confirmèrent de Et, coinue la jeune fille continuait :« pous- - plus en plus: cepsndant je n'avais encure | ner des cris inarticulés, Roncevaux Ini paséa , auenue certitude, et je ne voulais point ris- un autre mouchoir autour du visage et ie lui, quer, en mu présentant au chükeau où «D vous macujétit wr la bunche wes solidement pour | fainaut demander, de compromettre dus plans UIC A re que je ne connaiseais pas.Sur ces cotre- lue.Ensuite il I'vnlesa comme une plume, il} ded on ous aifirma Que daus une maison- franchit lea clotures du :are, toujours chargé | nette fort isolée, vivait seul avec aa fille un de son léger fardeau, et après avoir fuit Une * vieil avare cousu d'or, ex-intenvant du baron centaine de pas environ, il se trouvs dans UR de Kergen.Voici qui va nous vecuper pen- prit ou étairut attachés aux troncs dant quelques instants, pensuicje, ct Ia nuit suivante des jeunes arbren.en ; : \u2014Je sais, je sais, \u2014interrompit vivement Denis, dont on avait délié les jambes, arriva Denis \u2014 Lans ce vol et dans cet incendie si en même tviops que Honcrvaux., que les pri | bieu combinés, dans ces préc ations prises de \u2014 va ; v ; \u201c' main de maître pour faire disparaître les wonniers ne puisseut s'échapper, Vous me ré- traces et derouter lus recherches, j'avais recru que celni à qui vous aves dunn votre cœur pondez ste votre tête ! Un des hommes prit Marguerite en croupe et l'assujétit à lui, au moyen d'une épaisse et solide cvinture de cuir, Denis s'élança derrière Roacevaux.La cuvalende se mit en marche, au galop, mais i travers chazaps, afin que le bruit du sa bot deu chevaux be put trahir le passage des bandits en frappant le terrain solide «t durci de la grande route.Roncevaux occupait d'abord la tite de la colonne.: Mais peu à peu il ralentit l'allure de son cheval, qui tiait par s trouver le dernier, \u2014 Maintenant, capitaine, \u2014dit-il à Denis, \u2014i vous le voules, causons., \u2014Oui, vertes, je le veux, car j'ai Lien des choses A te demander.Mais d'abord, ou al- lons-nous ?\u2014C'est à vous de décider ccla, capitaine.Maintenant que vous voilà revenu à ls tête des chevaliers du poignard, je remets en vos mains l'autorité suprême.J« crois, cepen- daut, que le mieux et lo plus prudent serait de regagner Falkeuhorst.\u2014 voit, allons à Falkenhorst.\u2014C'est, Come VOUS VOYLZ, la direction que j'avais fait prendre à mes homincs, il n'y à qu\u2019à lea laisser marche \u2014Et maiutenant, \u2018xplique-moi.=-Comment il ae fait que nous nous soyons trouvés là, tout » l'heure, à point notuimé, n\u2019est- ce pas, capitaine ?\u2014interrompit Boncevaux.\u2014Justement.\u2014Vous ne deves guère le comprensire, en effet.\u2014Non, et cette rencontre, je l'avoue, me pa- alt venir du miracle!,.\u2014Beauconp moine que vous ne le pensez.\u2014Comment ?f courte et je vais vous la conter.\u2014Je te promets un auditeor attentif.faire échouer toutes mus entreprises, connu le géuie de Roncuvaux !.Le lieutenant salua, \u2014\u2014Sculement, reprit Denis Poatailler\u2014 ei | vous éties restés cinq minutes de plus sur le | théâtre de cut expluit, je me serais vu forcé de faire le coup de pistolet contre vous.\u2014Ab bal! et pourquoi donc?\u2014Parce que l'alarme fut donnée presque im- : médintement au château de Kergen, et que \u2026 tous accourûmes aussitôt, le baron et moi, à la tite d'un escadron ve laquais parfaitement armés.| \u2014Disblet\u2014 tit Ronceveaux,\u2014 je vois que | nous l'avons échup, é belle! \u2014Cuntintte, XXill.\u2014cx PAS EN AKRIÈRE.| \u2014Cette fois encore \u2014poursuivit le liente- nant,\u2014nons n'avions pas de chance! Tuer ua homme et brûler URe maison rans résultat, à | quoi bon ?.,.Bi ce u'est pourtant à s'entre- uir la main.\u2014Est-ce à dire que les renscignements | qu'on vous avait donnés étaient faux?\u2014Parfaitemunt faux.\u2014Ainei, vous n'avez rien trouvé ?| \u2014\u2018yuelquea misérables écus rognés, voilà tout, le jeu n'en valait pas la chandelle, com- {ie dit le prov rbe.Nous regagnûmes une | fort jolie grotte que nous avions découverte \u201cdans ta forêt, à une lieue de Kergen, et nous | ittendimes, « Deux ou trois jours se passèrent sans rien amener, Hier matin, un homme de la bande, | qui, déguiné vn paymn, nous servait d'éclai- teur on d'espion, comime voux voudres, nous apprit que le banquier du baron venait d'arriver au chiteeu, Ce banquier était Van Guét, notre homme de l'auberge du Faucon blane! «Jo me din nussitdt que, si mes conjectures \u2014('est toute une histoire, mals cllo cst ne m'induisaicnt point en crreur, si vous éties en effet le yentilhomme français tencé à la fille de M.de Kergen, Ia présence de ce juif \u2014ligures-vous \u2014commença Roucevaaz,\u2014 maudit, qui pourait roux reconnaître, devait que, depuis votre départ de Falkenhorst, un porter un rade mauvais génie nemblait prendre à t:che de | compromettre votre sûreté.En conséquence.Rien ne nous Fôtseissait, votte étoil avait of Bien pal, | slentours du tos, qu'on oùt dit que vous l'avics vmporlos avec | {A nantinuer.) coup A vos espérances et même Jorganisal une surveillance occulte dans lon 150 - ToT A VENDRE, ET HO\" EL bien connu dans le vilie de Lindsay.province d'Ontario, sous le nom de Lind, et dernièrement tena par Henry y lôtel jouit d\u2019une très-bonne re- toute la Provinee de Québec, aintenanten très-bon état, et p donnée immédiatement.Tones le chambres ront bien meublées.El y & aussi une étable et des remises attachés à l'Hôtel Cet Hôtel est situé tont près de In partie sommer- ale de Ja ville, Pour pius amples informations, ser DENNISTOUN & HUDSPRTH, Avcests.Lindsay.Loterie Ville-Marie, Dans le bnt de venir en aide à ditférentes Institutions Religicuses.32.000 BILLETS A 81.00 Chaque.4146 Pris Val Une proprié: ve du B Montréal] or loyer annuel : LL.000 00 Deux Joue, re [tue 8t 2 rier] 8700 chaque.- 1,400 00 Huit lot- de terre [Chemin Rte.Catherine] $300 chaque.0.2,400 00 Quarante-huit Ita [Côte Ste.Catherine) 20 chunue.7.200 00 Un prix en Or de mille pins 1.6.0 00 Cinquante prix de #50 chaqu 2,500 (0 Lent prix de $5 chaque.500 00 Deux cents prix de $3 chaqn 600 00 Six cents prix de $1 chaque.#00 00 Mille dix prix valant\u2026 321.500 0 DONS: 1\u2014A l'Evéque de Montréal, pour venir en aide à ta construetion de la enthédrale.: 000 00 2\u2014Pour ventr en aide à la construction do ia chapel Dame de Lourdes.1,000 co iété Ft.Vincent de - 1000 00 00 00 %00 00 S00 mn 500 00 5 ve 500 (0 37,000 00 Der Agents responsables sont demandés, Chaque personne qui vendra dix billets aura le Posi
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