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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 14 décembre 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Opinion publique, 1871-12-14, Collections de BAnQ.

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[" INDUSTRIE.La motion de M, (endron, demandant la nomination d'un comité chargé de s'enquérir des moyens de développer l'industrie «luns ce pays, n été discutée et votée par ne grande majorité.Le fait est qu'on peut dire que la Chambre n été unanime car un amendement proposé par M.Joly n'avait pour but que d'augmenter l'effisrcité du comité en lui donnant le droit de faire rapport sur les relations commerciales nécessaires au développement de notre industrie.MM.Joly et Cussily auraient voulu profiter «de l'occasion pour exercer tune pression sur le gouvernement fedéral et ruclifier le tarif de manière à encourager les mnulactures.M.Joly s\u2019est prononcé pour la protection dans un exocllent discours.MM.Gendron a fait un bon \u2018lscours à l'appui da «a motion, et M.Tru-lel l'a secondé aver talent.[I avait dit, la veille, que c'était le axe qui était La cause de l'émigration et il avait prétendu qu'on ne devait pas fire plus de sacrifices pour coloniser le piys par les enfants du sol que pwr les étrangers.Il a réparé ces remuques malheureuse en démontrant ilo \u2018quenunent que l'imlustrie était absolument nécessaire nu Bas-Canada pour donner «le l'ouvrage À la population t hiver comme l'été, Nous regrettons que MM.Chapteur ot Laurier n'aient pas jugé à propas da prendre la parole sur cette question ainsi qu'ils devaient le faire.La Minerce, qui avait approuvé notre suggestion au sujet «le ln formation d'an cormaité «disait, la semaine der nidre, dans un excellent article jui n été rom iru, que và le peu de temps luis:6 au comité pour faire un travail sérieux, le gouvernement «lovait nommer une commission chargée «le continuer la mission du comité at «le faire des étuiles sérieuses «ur toutes les branches dia.duatrie qui pourraient être établiss «lans ce pays.C'est la conséquence naturelle de la nomination du comité; et si la majorité est sérieuse dans son désir de promouvoir l'industrie, elle ne se séparera pas avant d'avoir tiré parti de cette suggestion.Une pareille commission nyant le droit d'aller en Europe et aux Etats-Unis étudier les systômes ste fabrication et «d'instruction indus trielles en usugo dans ces pays ferait un bien immense.Nous no parlons pas des cdépen-es que pourrit entraîner cette mestire patriotique, elles sont ridicules eu consi.dévation des résultats qui seraient obtenus.La réunion de la chambre nationale de commerce des Etats-Unis, à Luguelle assistent plusieurs représentante de la Chambre de commerce de la Confélération, suggére au Négociant Cunadien d'excellentes remarques aur ln situation du pays.Voici comment on peut résumer ce qu'il dit : lo.Les Ktats- Unis et le Cunacla sont nécessaires l'un à l'autre; les premiers out besoin de nos pêcheries, (de nos canaux et de notre grand fleuve pour le transport de leurs grains À l'Océan; et nous avons besoin de leur mar ché pour l'écoulement d'une foule de nos produits et la consommation d'une foule de choses que nous devrions fabriquer.Lo, La grande question est one d'établir entre nous et | nos voisins dua relations commerciales nécessaires à notre | prospérité, MONTREAL, JEUDI, 14 DECEMBRE, 1871.30.Le négocinnt se prononce en faveur d'une union douanière, c'est à-dire un système qui consisterait à donner aux tarifs canadiens et américains une uniformité complète, à aholir les douanes entre les deux pays et à répartir aa prorata de la population le revenu retiré des umportations, de manière à laisser complètement libres le transactions entre la Confédération et les Etata Unis, Bien entendu, il faudrait dans ce cas avoir le tarif américain contre l'Angleterre, savoir la protection ; cela ne souffre pas de discussion : c'est 4 dire que ce ~erait le régime politique netuel avec les avantages de l'annexion au point de vue matériel, commercial, la plus belle des snnexions 4 notre point de vue at celle qu'on devrait se hater de nous donner si on ne veut pas que l'autre vienne.Mais pour celn, il faudrait le consentement de l'Angle- terra à laisser taxer ses produits par le Canada.Mais ce consentement, il nous semble qu'ily à plusieurs moyens de l'obtenir.Ne croit.on pas que si l\u2019on disait à l'Angleterre: #IL nwus faut l'une ou l'autre des deux annexions où du moin I'Ind pendance,\u201d qu'elle aumerait mieux sacrifier ses minufacturiers que sa colonie ?Dans tous les cas, nos hnmmes publics feront ce qu'ils voudront, muis il faut qu'ils fassent quelque chose.S'ils ne sont pas capables d'envissger In situation du pays: s'ils n'ont pus le temps d'étulier ces questions, qu ils nomment \u2018ne commission qui fera ce travail pour ux.Le Nouveau Mou-le publie lui aussi en ce mom nt, (ex.ceilents articles sur la question industrielle.il a combattu avec plein succés l'opinion erronée de ceux qui semblent croire que les manufacture: ne sont utiles qu'à Ia classe ouvrière, Il à établi avec beauvoup de clarté que toutes les classes «le la soci\u201cté profitent de l'augmentation de In populs ion.Ce vont de ces choses qu'on ne devrait pas être obligé de prouver, et cependant il est nécessaire de le faire, Le Nouceau Moule conlirme une opinion que nous avons souvent exprimée : \u201c Noux importons, dit-il, maintenant presque tous les objets mantifacturés destinés à notre usage, et cn retour nous expors tons lea produite naturels bruts de notre sol, Or, on sait quelle différence de valeur lu forme constitue dans ces choses, Nous donnons done lement deux pour un ct nous diminuons d'at- tant les richesses naturelles de notre pays tout cn nous privant des avantages et du profit que leur façonnement assurerait À notre population.C'est ainsi que nous mangeons 3 In fois le fonde et le revenu, of que nous conrous à ls ruine.Si nos ressoncces sont grandes, elles ne sont pas infinies, et il vicudra un jour où clles scront épuisées où Innccessibles.Ce jour-là, dans quel état scrons-nous?\u201d On dit que ces aiticles du Nouseau-Monde et du Néyo.ciant Canadien sont fuits par M.Beausoleil.Nous croyons «que cen écrita sont plus utils au pays que ceux de M.Philippe Masson sur ls magie ou la fantasmagorie religieuse, L.O.Davo.CORRESPONDANCE.MM.lea R dacteurs, Depuis quelques années ot depuis quelques semaines surtout, tout le pays wagite autour des questions d\u2019intérêât public, on ne parle que d'industrie, d'agriculture, d'éducation, du développement de nos ressnurees, il semble qu'un courant électrique ébranle tout to corps social, il y & la même fièvre que celle produite par la découverts d'une mine d\u2019or; prefitons de ce moment d'efferveacense pour dopner un élan au progrès; les ; ABONNEMENT, $3.00.Par Nuxzro, 7 Ceysmee.fièvres de ce genre sont toujours intermittentes, nous sommes un peu Français nous aussi, nous ne procédons que par accès de fièvre, mieux vaut encore cela que la constante apathie ; mieux vaudrait un progrès constant, calculé, une marche ascen- sionelle uniforme sans soubresauts, mais ce sera toujours notre manière de procéder à nous tant que nous n\u2019aurons pas l\u2019eaprit calculé et froid, l'éducation pratique.Hier encore on luttast pour les petits intérêts locaux, c'était la lutte des partis, aujourd\u2019hui c'est la grande lutte nationale, la lutte à qui mieux mieux, la lutte dans un but commun.Hier le parti conservateur prenait le statu quo parce que le parti libéral voulait le changer, hier nous étions le pays le plus prospère au monde parce que le parti libéral disait le contraire ; hier, c'était le parti libéral rejetant la conféd:ration parce que l'idée était exécutée par le parti conscrva- teur, aujourd'hui toutes ces mesquincs rivalités semblent dis- paraitre pour se confondre dans une rivalité amicale combattant dans les mêmes intérôts.Le /\u2019uya à perdu ses allures de boule dugue jappard.La Minerve se dégage de plus en plus du cerveau de Jupiter.Le vournal des Trois-Rivières & rengainé ses fondres.Le Nouveau-Monde rentre dans lc silence.L'Instrue- tion l'ubl que n'est plus cettearche d'Alliance qu'on ne peut toucher, justice est rendue au talent, respect aux convictions, on cutre maintenant dans la lutte gigantesque des intérits communs, suivons cette warche ct nous ferons un travail de Titan.C'est en partie à vous messicurs les collaboratours de 1'Opie nion l\u2019ubl que que nour rommes redevables de ces changements par lu position \u2018ranche et corcilisate que vous aves prise, vous aves aidé on raprocher les parcs et en les rapprochant vous avez détourné l'attention des mesquines rivalités de partis pour la porter sur les véritables intérôts de notre pays.C'est à vous aussi jeunes députés intulligente que uous devons le réveil des grandes questions d'intérêt public, la nation à le.yeux fixés sur vous espérant que c\u2019eat de votre côté Que nous viendra le salut, Notre pouls ne battait plus, voilà que les pulsations recommençent, l'insensibilité disparait, nous adravttons que notre corps social vst malade, le point principal est gagné, nous raurons bien trouver le remède.Les rapports plus fréquents que nous avons avec nos voisins, le dépeuplement en masse de nos campagnes, nous ont ouvert les yeux, nous n'avons qu'à reganler et nous ne dirons plus avce complaisance que notre pays est prospère ; les peuples prospères vt jeunes comme nous n'émigrent pas sans qu'il y ait chez eux de profondes plaies sociales, La M nerve dans son numéro du premier décembre dernier se fait ane foule de questions sur les industries que nous d - vrions développer: \u201c Ponrquoi ne pas utiliser nos pêcheries en préparant nous-mêmes la sardine que nous faisons venir ape pretée à l'huile du Finistère ?\u201d * Pourquoi au lien de faire manger nos homar is aux pourceaux ne pas les mettre cn boîtes comme font les américains * qui neus les vendent ?\u201c Pourquoi faire venir de Marseille les petits poids verts et les champignons?\u201d « Pourquoi ne pas convertir en engrais nos déchets de poisson?\u201d Pourquoi ne pas travailler nous.mêmes nos bois au leu de les faire fabriquer par les Américains ?\u201c Pourquoi ne pas envoyer notre bois de commerce directe- munt dans l'Amérique du Sud au lieu de confier cette besogne À nos voisins?\u201d \u201c Pourquoi ne pas essayer de faire concurrence à la bière Anglaise 1 Pourquoi ne pas utiliser nos immenses mines de fer \u201d \u201c Pourquoi ne pas inonder l'Amérique du Sud de nos chaussures Ÿ etc.\u201d ET va È 598 l'éducation Industrielle qui nous manque, c\u2019est cela aussi.De Tavcu de 1a Minerve, c'ert donc que notre systôme d'éducation n'est pas ce qu\u2019il devrait être, alors il faut unir nos efforts pour 1c faire changer, pourgnoi ne pas le dire de snite.Oul notre système d'éducation n'est pas ce qu'il devrait être, et c\u2019est pour nous la plus grande question d'intérdt public, c'est 1e point de départ de tous Ive progrès, la clef de voute de notre édifice social.Les penples ignorants sont nécensalrement routiniers, parce que Phomme qui n'a pas développé son intelligence, qui ignore ce qui se passe à dista-ce, ne peut que suivre l'exemple de ser Votaina, et les voisins étant dans le même état que lui, de là la routine qui est l'opposé du progrès, ignorance signifie routine.Ce n'est pas que dans un état il soit possible de donner une instrurtion developpée à chaque individu, non, mais au moins que le peu qu'on fui donne soit pratique, lui soft profitable, L'éducation est lu grande question, la question vitale par ex- evllrnce.On parle beaucoup Immigration, colonisation, ce sont des questions importantes sans doute, mais avec ces choses vous n'alles pas à la sourre du mal, vous ne ferez qu'imparfaitement en cinquante ans ce que vous aurez fait en dix ans.Chaque nation & uno physinnomie particulière et cola dépend en grande partie de son système d éducation.Faites naître un Français en Angleterre, qu\u2019il recotve l'éducation anglaise, qu'il soit privé de tout contact avec ses compatriotes, qu'il ignore son origine, Îl aura perd : son caractère bouillant, il sera positif, pratique, {l n'sura jamais été Français, vice versa.Ce défaut d'éducation pratique se fait sentir dans tous les degrés de Péchelle socia e, même chez nos légisInteurs, nos hommes publics, ceux qui sont appelés à diriger la nation.Si nos légivlateurs avaient reçu cette éducation pratique, il y a longtemps que les défaut de notre système scraient compris et qu'on aurait trouvé le remide qui convient.Le Parlement sc réunit tons les ans, on bataille sur des riens pendant un on deux mois, puis les députés s\u2019en retournent sans que l\u2019on puisse se dire à prince ce que nous avons gagné, c\u2019est Ih notre histoire, La cause de notre pauvreté, elle est là presque entière dans le défaut de notre éducation, qu'on la réforme et nous aurons de bons légistateurs, l'industrie naîtra, le commerce sers florissant, l'agricultare rétribucrs amplement le cultivateur, Pémi.gration cessera, le pays deviendra prospère, les enfants du sol reviendront, les étrangers afflucront, nons aurons grandi, Combi-n de brillants arcnirs perdus, d\u2019existences Lrisées faute de cette éducation pratique.Après avoir passé huit snnées au collége, après avoir consacré un temps précieux et souvent encrifié son patrimoine, il ne nous reste plus qu'à choi- air entre trois où quatre professions dites libérales, qui ne ré- nutaërent pas le travail et c'est là tout, il ne faut pas parler de commerce, d'industrie, d'agriculture, on est absolument impropre À toutes ces choses.Et pourquoi ces profissions sont- elles si encombrées, c'est parce que la jeunesse n'ayant pas eu d'éducation pratique ns raurait faire autre chose, Comlicn D'AVons nous pas vu de jenncs gensintelligents qui anraient été des homuies utiles À notre pays et qui ont succombé sous le fardeau en se livrant au vice et à l\u2019iut_mpérance, parce que l\u2019u- venir était.trop sombre et sans issue pour eux, où les chances de saccès trop éloignées.Il faut être trempé d'acier pour résister et liter & outrance pour de si faibles espérances.Les siècles out passé, Tes temps ont chaugé et notre système d'éducation est encore à peu pris ce qu\u2019il était il y a plusi-urs aide] a.Le systèm- d'éducation de nos colléges convenait parfaitement au moyen-dge, dans le temps que tous les gens de robe parlaient le latin, que tous les documents publics se faisaient | en latin, mais aujourd'hui les mêmes raisons n'existent plus.11 ne s'agit pas pour cela de faire main basse sur nos institutions, non, il ne faut tien heurter, le meilleur progrès est né.cessairemunt lent, mais il faut aussi marcher de l'avant, cn restant siatlonnaires, nous serons devancés, e' peut être écrasés, c'est Ja loi du progrès, c'est Ia loi de Dieu ; l'avenir est aux peuples forts et courageux qui font profiter les talents que la providence leur à donnés.On peut améliorer notre système d'éducation sans qu'il en coûte beaucuup, et d'ailleurs 1! ne faut pas lésiner sur un point aussi capital.Aux Ftnts-Unis, dans la Province d'Ontario, on se tazc pour les écoles cinq où six fois plus que nous uous taxons, et personne ne s'en plaint, c'est que là-Las on come prend l'importance de l'édu ation, de l'éducation pratique.Aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, tout le monde lit parce qne l'éducation ayant été pratique, l\u2019on comprend ce que l'on peut acquérir par le lecture, Jef, dans les campagnes surtout, personne lit, souvent mémo ceux qui vul appris à lire et à écrire l'oublicnt, parce que une fois sorti de i'école, on ne lit plus ; si l'éducation avait été pratique, on aurait puisé le goût de la lecture «t on chercherait à s'instraire; le cultivateur deviendrait un homie éclairé, connaissant Phistoire de son pays, le cultivateur, l'Aaléant, duviendrait gentleman fermer, Uu véritable citoyen comprenant les intérêts de son pays et les devoirs d'un citoyen, un électeur intelligent, jaloux de ses pri- viléges, choisissant pour représenter ses intérêts, des hommes instruits et dévoués, le vote populaire cesserait alors d\u2019être un caprice, nous aurions enfin l'opinion libre d'hommes libres et 6clnirés, c\u2019est ainsi que tout s'enchaine dans les sociétés, mais te premier anneau de Ja chaîne c\u2019est l'éducation.Comment veut-on quu l'enfant cherche à s'instruire lui- L'OPINION PUBLIQUE.mêmo?Après sa sortie de l'école, 11 comprendra peut-être que #'il était fnstruit cela Ini serait utile, mais il ne connaîtra pas la vole qu'il faut svivre pour winstruire, on ne lui & pas donné ln boussole pour se conduire, il trouvera inutile de s'aventurer dans une route qu'il ne connait point, il ne lira pas, Wientot il ne saura plus lire, ll sera ignoran*, par conséquent routinier, | Aux Etats-Unis ou voit un Lincoln, avec la scule éducation | élémentaire, devenir président dus Etats-Unis, Et combien d'autres sont parvenus à dus postes élevés aver la seule éduea- | tion élémentaire, C\u2019est qu'aux Etats-Unis l'iduvation est pratique et met tout homme qui veut s'instruirs on état de se faire *oD éducation lui-même.Mais en quoi consiste donc la réforme que vous désires faire dans les écoles?me dira-t-on, et comment donner coite éducation pratique ?telle est la question, et je l'aborde franchement : je ne suis très-probablement pas le seul à m\u2019apercevoir de ces défauts, mais on croit avoir des raisons pour n'en pas par- ! ter, moi je n'en ai pas lorsque l'intérêt de mon pays le ré lame.Quels sont les livres de lecture dang les écolua élémentaires ?L'Alie, le Catéchisme, l'instruction du Ia Jeunesse, le Nouveau Traité, l\u2019Ancien Testament.Ces livres sont bons sans doute, mais il faudrait y ajouter le Triité élémentaire d'ugriculiure et hortieulture, le Livre industriel, le Traité élément ire d'histoire unie rsclle, contenaut une partie moins abrégée pour l'Iutoire Sainte ct V Ili toire du Cunada.; Le Tr:ité élémentaire d'agriculture et horticulture pourrait être très abrégé, dépouillé de mots scientifiques et de chimie, n'insistant fortement que sur les points principaux, tels que : la nécessité dus profonds labours, les engrais, les jachères, In vulture des plantes fourragères, l'élevage des bonave races d'animaux, l'apiculture, enseignant 1a culture de cortain«s plant-& spéciales, telles que le houblon, l'anis, le chanvre, ot le tout cn dunnant le rendement de chacune de ces cultures, les prix, le marché pour les écouler, le tout illustré de gravures quant aux différentes races d'animaux surtout.I me semble qu'un tel traité, ne fut-il mis entre les mains des enfunts duns les Écoles élémentaires que comme livre de lecture, produirait de Toagnifiques résultats ; l'enfunt ne pourrait inanquer de se trouver intéressé de tous ces détails, on le lirait quelquefois en famille et peu à pu on s'initicrait à une foule de choses dont on ferait l'essai, en peu de temps ce livre produirait un bienfait immense en doublant le revenu du cultivateur, Quand on aura donné ainsi un avant-goût de l'agriculture par le moyen que je saggère, et qu\u2019un aura initié l\u2019enfant et le cultivateur aux premières botions, alurs on comprendra l'avantage de pousser plus loin sea coniaissances agricoles, et les écoles d'agriculture seront cncouragées et produirout de bvaux résultats.En outre de celu ct pour arriver au même but, pourquoi le gouvernement ve nommerait-il pas des personn-s compétentes pour donnur dus lectures sur l\u2019agriculture dans les cain- [agtice, cv moyen est simple et produirsit un bon effet, ct nu- fait l'avantage rare du ne pas coûter très-cher vu qu'il n + svrait pas nécessaire di répéter la chose tous lee ans, H cn serait de mèm- pour le Traité industriel, Dans ce Jive on enscignerait tout ce qui regarde l'industrie, lvs matière x qui rentrent dans la composition de toux les objets fabriqués, te mode de fabrication, le Jeu oi on les fabrique, Ie Heu d'où vient la matière première; une foule de choses intéressantes ot utiles pourraient rentrer dans ce livre, qui serait où Livre prés cicux pour tout le moadu, Peut-être serait-il dilfivile de trouver lFhomine dont l'w connaissances svraient assez vastes pour écrire ce livre, mais que le gouvernement établisse un concours et ritribue largement l'auteur couronné et nous au- tons ce livre; d'uilleurs, ce livre étant mis obligatoire duus toutes les évolus de campague, la vente de ce livre produirait à l'auteur de beaux revenus.Daus lee écoles d\u2019un ordru plus élevé, ces mêmes livres au li u d'être des livres nniquement de lecture seraient appris, toi vst, à mon seus, le meilleur moyen pour notre pays de pru- gresser rapidement ct sûrement.Dans toute chose, il faut commencer parle commencement, disait M.de In Palisee, or le point de départ de tout progres réel et durable, c'est l'éducation.L éducation et les progrès qui s'en suivront feront revenir au pays nus pauvres Canadiens émigrés ; soyons certains que ai nous ne reudons pas notre pays prospère, les Cuvælicns ne reviendront pas et continueront toujours de plus en plus à émi- frur,ce n'est qu'en faisant disparaitre la cause que l'effut cessers, Nous uvous causé l'émigration des Canatliche par notre système, laissons les choses suivre leur cours, jusqu\u2019: ce que les progris de notre pays les fasse revenir.On parle beaucoup d'envoyer des agents d'immigration aux Etats-Unis, à mon sens, ce serait folie, tant que Ja cause du mal existera, on ne réussira pas à les faire revenir, et si l'on réuseissait, ce serait un plus grand mal, car notre pays ne pourrait occupur t us ces bras, le salnire baisserait comine les articles qui ne sont pas en demande sur le marché, Is masse du peuple s'appauvrirait davantage, il n'y aurait que le négociant, le capitaliste qui on profiterait comme c'est Je cas dans les pays où le salaire n'est pas élevé, 11 est nn fait universellement admis, dans les campagnes principalement, c'est que l'argent en circulation vient en grande partie des Etats-Unis, c'est avoc l'argent que gagnent ses enfants qui vont aux Etats-Unis que le cultivateur compte pour payer ses ; dettes.D'ailleurs, À quoi servitalent des octrois de terres non | défrichées, lorsque le cultivateur en abandonne de défrichées - pour s'en aller aux Etat?Quoique jo conniddre que les rensources de notre pays, ne\u2019 seront jamale entièrement développées, notre industrie forise 11 Deceusee 187) sante sans l'annexion ou du moins le Iitire-échange avce les Etats-Unis, cepondant, je be wuis pas pessimiste an point de dire que nous ne progresserons pas raus cola, 11 est bien vrai que les Etats-Unis sont notre marché naturel, munis méme sans l'annexion ou le libre-échange avec nos voisins, nous pousonx progresser ct progresser beaucoup, on développant notre Ryne tème d'éducation, en protégeant notre industrie contre lex pro duits manufacturés de l'Angleterre.Quoique je sois libres échangiste en principe, le temps n'est pan encore venu pour nous et pour les peuples en général de l'être, Pour le présent, ce quil nous faut à nous, Cest le commeree libre mvee les Etats-Unis, ct protection vis-ñ-vis des autres puuples, pour un certain nombr d'objets manufactures du moins, et cela parce que nous pouvons Édbriquer à om Hlleur marché et avec plus d'avantag.qu'aux Etats-Unis, et que nous ne pouvons rivaliser avec l'Angleterre où le main-d'œuvre vat moins élevée, 11 ent un fait reconnn, je crois, c'est ques le aulaïre tend à devenir Je mime dans tous les pays; les associntions ouvrir, les grèves, les communications de plus en plus fu itor, Los transimigrations lointaines des peuples cherchant de haat xu- Juire, cn sont la cause, Le salaire wonte en Angleterre ot on Allemagne, parce que ces deux pays émigrent, il laisse ann Etuts-Unis, purce que c'est là où va l'émigeation.Le pays est vaste et rempli de russources, mais le temps viendra où lin- dustriv ne pourra plus cmployer ce sureroit constant al bras, le saliire la ser et l'équilibre se fens graduellement chez toux lex peuples, alors le dibre-tei ange viendra prendre su plo naturellement et suns secousses, chaque pays produisit ot manufactumant suivant ses ressources Mattecl'es, Q oigue je n'uis pas donné à ect article tous les dévetopp- ments que mériterait une question aussi inportante, quoique Je n'aie pas nen plus l'avantage de signer cet écrit d'un nom count, j'espère, cependant, que nos législateurs Foceuprrent d'une question avasi vitale que celle que je soumet, et si mes suggestions ne peuvent être adoptées en totalité, elles pour- raivnt peut-être l'être cn les moditant.Je dirai même plus, si les moyens que je sugeère ne sont pas acceptables, cherchons les ailleurs, car il ost ane chose cortaine, c'est que notre pays «st pauvre, que notre industrie, notre commerce, Uotre agriculture sont lauguissanis el qu'il doit y avoir une canse ot un remède, Epotanv Îticitaur.MONSEJGNEUR PLESSIS, Cone PUpinion Publique du 17 bovemhee IsTe conti nt une excellent: notice biographique sue fa Mer.Joseer 0 PLessis, XIe évique de Quélre, nous dirons aujonrd'htti ce qui à été fait par les citoyens de la paroisse d' St, Roch sde Quebec, en particulier, pour honorer ft mémoire + ce grand évéque, qui a gouverné p-bdant vingt ans l'Eglise du Canadu.$ Le 7 décembre 1823, vers deux heures de Faprisnidi, 1e cœur de feu Myr.Plosais, renferme duns Un vase de cristal de forme eylindrique, fut transporté soleuneilement de PIJépital- Général de Qu'-bec, à l'étise de SE Bach, du méme dieu Us mnuhreux clergé précéduit le Lrancard aur lequel était post ux vase, Les xyudie x faissient l\u2019'otii.o de porteurs, ct Usdur fanhourg St.Roch, accuurus on foule, marehnis nt A la nuits de Ja procession, # Le 44 d bre suivant, un service sol nnel fat chante daus l'église de St Boch pare Min, Pane 1, M.Rauveyaé, cure de Ste, Anne du Nont, it l'ormison funèbre de Villustre diait.l'endant cette cérémonie, à heptelle assbetae tres foule ina de citoyens de toutes [a puetivn de la Cité, le cœur du | déposé dans une orne funéraire, appamissait anadessus du ata falque.Apres be seevie , de vase de cristal, qui le vonterait, fut renfermé daus une boite de plots, et placé dans une exons vation pratiques à l'intériur du mur de he chapelle de Saint- Kochi.Bar une plaque de anétal, recouvrent Je mar, fat zone 1- nous du défunt\u201d (1e Le y avril 1827, fut plod sur Ia partte de teur de Ta chapelle du St, Tech, où repose le cœur du regretté prélat, tn mont ment cn pierre de taille, projetté pour honoree sæ métavire, | monument fat exécuté juir Frans.Foutior, wa re-td,, 3 Québee, suivant Je plan J pur ML Thos, Buitlarge, woh tecte, Ce monument a coité £36 2 11.Ia la forme dun cone surmonté d'une petite croix, Une plaque de marbre incruste> duux la pierre tumulaire porte | épitaplic suivante :\u2014 me RECONDITUM EST CORDIUX AC HEVME D, D.JOs.OCT, PLESSI, QUEBKCENSIS EPIXCOPL, HUIS CE RUCLESUE FUN- PATOIIS, QUI TOTA LUGENTE DIŒChSI, MERIFIS CLAUS, OBIT DIE IV DEC.A.D, MDCCUXXAV, ATATIS LXII.A l'épitaphe ci-deasux, qu'il toux soit permis den propoxer une autre, qu'un homme célébre avait imaginée pour lès néton :\u2014 1croir LE C(KUR ne LILLME.ET REVME.J.0, PLESSIS, VARRANT, N'EFFACE PAB PAR TES PLEUIS CETTE RPITAFUR, AFIN QUE D AUTRES LA VOIKNT RT PLEUCHENT CONNE TOL (1) Biographie de Myr.I'lessin, par I\u2019Abbé Ferland. 14 Decexsre, 1871.Le 28 mai 1845, l'église de St, Roch (ut incendiée pour la seconde fois, et le cœur de Mgr.Plessis fut transféré à PHôpi- tal-général de Québec.Le 30 septembre .847 ent licu la cérémonie de la translation malgré le temps incertain, un peu de ptuie et les mauvais chemins.Les reliques préci étaient ph « sous un petit watnolée portatif richement décoré ot précieux, surtout à cause du dépôt qu\u2019il abritait «& courounait, Cu mausolée était purté par deux des anviens mmarguillicrs de St, Koch, MM.Joseph Touraugesu c& F.X.Paradis, vt quatre prêtres toualent le cordon, Tout le clergé de Québec NY trou- vsit à peu près, suivi d\u2019une foule immense de personnes des deux sexes, qui trouvéreut dilicilement placo dans là vaste église de St, Loch.Au moment où le cortège religieux arrivait à l'église, Mgr.Tusgeon, évèque de Sydimc, alluit le recevoir, A le suite d'un service fanèbre, le noble prélat rappela, duux une courte mais touchante allocution, ce que Vimmortel Plessis avait fait pour lu paroisse de St Roch eu purticulicr, son désiutéressement et m charité qui dépusse Lich des fois ses moyens pécuniaires.Mgr.le condjuteur, en rappelant qu'il avuit été le secrétaire de ce grand évêque, versa des larmes et sou émotion fut purtagie par sou nombreux auditoire.Ceux qui ont connu Mgr.Plessis peuvent dire de lui avec \"Esprit-Saiut : \u201c EH fut chért de Dieu ct des hommes ; sa me moire est en bénédi 8 ; le Seigneur lui à donné une gloire égale à celle des Saints, il l'a rendu grand et redoutable à ses conemin, ot à sa voix it u apuisé les monstres ; il lu élevé en honneur devant lcs rois, il lui a prescrit ses ordonunnces devant son peuple, ot il lui à fuit voir sa gloire\u201d Ecol: ©, +5 v.1,2et 3.He ont droit d'ajouter pour caractériser sa prés cleuse mort: \u20ac Quai ignis effulyena, et thus urdens in igne\u201d* Il fut comme une flamme qui étincelle ct comme l'eucens qui s'évu- pore duns le feu.Eccl: c.50, v.9, JS.A.Macou:N, ENCORE UN LUN EXEMPLE.Ou it dang le Neyociant Canadien : Nous apprenons que l'entreprennnte maison Boyer, Hudon et Cie, & récensn fuit l'acquisition de in scigieurie de La nuudière, située au nord du comté de Berthier, Cotte magniti- que propriété mesure sept milles de front sur vingt-quatre de profondeur, dunnant une super de vent soixante-hüit milles.Elie est bien boisée, Le Luis de pite conepte quour un vlugtiènte, La scigneurie de Lauatulière est Unevcrsce par la rivière May kinosgée.Un superbe moulin à scie ct à band aux, inesuraut roixante - quinze pividu sur soixante, a été construit au Las d'une chute de plus de de huutone, à Ste, Ursule.Ce pu se, fuit ancuvoir trois scies.MM.Boyer, Hudun et Cie, capirent passer des conirats avec les propriètaires de chantiers atnericasus pour le sciage en bais de service de troute mille bittots de pin, épinette, pruche, ete, Ils ont aussi acquis plusieurs Tite reseriches, et ils ve proposent de pousser activement | exploitation des forsts, Dise posant de grands capitaux, d'une énergie indomptable ot d'une connaissance parfaite dos affaires, il ne leur manque rien pour obtenir les plus beaux sucrés, L'an des membres de Ja maison doit aller dencaree sur les lieux afin de surveitler de près les opérations, Nous souhnitons à uvs vutrepreuants «concitoyens tout le succès qu'ils méritent.COURS DU DH.LARUE, CHIMIE AGRICOLE.AIR ATMOSPHÉRIQUE.(Suite.) Université-Lavat, 2 dée, 71, Puisque le mauvais aîr n de ai mauvais cleta sur la santé de l'heamme ct des animaux, il faut done chercher les moyeus de leur fournir de l'air pur, On obtient ce résultat par l\u2019urration «tn centilation, deux choses anmez peu connues, surtout duns uos campagnes.On pratique Paérstion en ouviant les fenêtres : si les feuêtres sont opposées, il se formers un courant «d'air, ct l'atmosphère d\u2019un appartement prut, dans Ce cts, se renouveler plusieurs fois, mème duns quelques minutes.Mais, on comprend que, en hiver, et dans lox appartements où l'on du- Heure constamment, comme les salles d'hopitaux, ete, ce nn Or saurait être employé, Il faut alors recourir nu moyen srtiticiel de la ventilation qui doit toujours, «aus ce pays, être vombinée avec le chauffage.Que l'un ait un tube qui conduise daus los appartements de l'air chaud pur (venant du dehors), vt un sutre tube qui conduise an-dehors vet nir quand il aura Serv), et Nous surond 3 peu-priw un système parfait de ventita- tion combinée wvee le chautlfage.Dans lex appartements où fogent les animaux, un ne peut, non plus, en hiver, pratiquer \"aération par l'ouverture des portes et dus fenêtres ; les chan- Bements de température serivut Crop brusques ct les animaux Y preudraient certainement des maladies.Li systèmes de ventilation des étables est le suiv aM det: faire partir l'air impter du bas de l'appaitement à d'un tube qui va aboutir au sounuet de l'étable : puis, faire arriver l'air froid du dehors au haut de l'appuuitemsent, in qu'il ait le temps de se réchautier avant d'arriver aux anis Baux, Pour mieux préserver les animmeux de l'inconvénient de recevoir an air trop froid, M.Aulet fit arviver Pair du du- hors, à l'A partie supérieure de l'appartement, dans un tube pers cé, de distance en distance, de petits trous, de sorte que l'air froid tombe pour ainsi dire, eu pluie fine aur lex animaux ot ae peut leur causer aucun dommage.La ventilation dus étables (ut des écuries aussi, bien entendu,) est de première écexaité daus un pays comme le nôtre, où l'on a l'habitude d'établer les auitunux à l'automne pour ne les faire sortie quan printemps.Disons, en puissant, que cette habitude doit avoie de ficheux résultats sur la santé des animaux, et qu'une promenade au granmi afr, de temps en temps, ne leur serait cortalactnent pus nuisible, MEURTRE ÉMOUVANT.L'enquête au sujet de In mort de l'Indien Fr is Cros Louis, s'est terminée hier soir par un verdict de meurtre contre Louis Lafrance, Lors d'une enquête préliminaire devant son Honneur le Juge Doucet, Louls Lafrance, appelé comme toms .avast déposé i In demande d bellsesomte, Je 11 septembre 1871, il était allé, avec l'intention de faire L+ chanse pendant le traict, reconduire Gros Lowi sn bois pour bui indiquer le chemin qui cone L'OPINION PUBLIQUE 7 duit 3 la Jeune-Lorette, Il avait déclaré l\u2019avoir accompagné l'espace do cinq arpents et n'avoir pris pour cela que vingt minutes, aller et retour, vo qu\u2019il avait décidé, chemin faisant, de ne pas aller à ls chasse, Le 16 octobre, à l'enquête recommencée devant le coroner Panet, le premicr témoin, appelé Gaudiose Phillioux, jeune homme de 14 ans, à déposé que le matin du 11 8 ptembre, vers LL 30 heures, le défunt Geos Louis était venu ches sa mère, qui vend des spiritueux au détail.Au moment oit Gros Louis de- manidait un verre d'eau-de-vic, Louis Lafrance arriva; l\u2019Indicn ayaut offert à ce dernier de vider un verre, Lafrance accepta Après uvoir lumpé cette rasade, Gros Louis s'en fut chez George Lofrauce ©n emportant avec tui une bouteille de whiskey.George Lafrance est le frive de l'accusé.Louis Lafrance suivit Gros Louis qui, une fois arrivé chez George, demanda le prrmision de prendre un conp; ve qu'on lui permit, du reste, sans aucuue objection.Par politesse, il en offrit à tout le monde, mais tous refusérent, Le inatin, Louis Lafrance ayant manifesté le désir d'aller à Ja chasse, le jeune Phillioux lui demanda de l'accompagner, Lafrance lui répondit affirmativement.Quand Gros Louis se prépura à quitter la maison de Mme.Guorge Lafrauce pour se rendre à lu Jeune Lorette, la femme de celui-ci demanda à i.ouis d'accompagner l'Indien pour lui ludiquer le chemin.Louis y consentit et prit son fusil en disant qu\u2019il voulait chasser le long du chemin.En entendant cela, le jeune Phillioux s'en fut ches lui mettre sca bottes de chasse, Lorequ'il revint, Grox Louis, accompagné de Lafrance, preuait lu direction du Lois.Louis Lafrance, voyant que le jeune Phillivux les voit, fui enjoignit brutalement de s'en aller en lui disant qu'il n'avait pas besoin de lui, Le jeune Phillioux «dit qu'à sa connaissance, Gros Louix avait compté une some d'argent dans la maison avant de partir, De plus, il jure que le fusil qui lui cst montré est Je Mmétoc qu l'accusé avait dans les mains le jour où il partit avec Gros Louis, Le second témoin interrogé, Mile.Carolin Phillionx, «eur du jeune Phillioux, corrobure le témoignage de sun frère, jusqu\u2019à ce que Gros Louis et Louis Lafrance eussent quitté l'auberge le Mme.Phillioux, après avoir vilé un verre Pendant que Gros Louis était chez George Lafrance, Mlle, Caroline Phillionx, accompagnée des demoisciles Vitaline Tremblay et Marie Lafrance, ninsi que d'un petit garçon du nom de Charles Auger, fils de le femme de George Lufrance, ullérent au bois pour y cucillir des noiseltes.Elles se reudirent inst à une distance de t2 à 85 arpo-nits de ludemeure de George Lufrance, dans lu direction de la montagne.LA, elles virent passer Louis Lafrance avec Grom Louis.Lafeunce portait un fusil et l'Indien n'en avait pas, Elles les virent disparaitre dans In direction de la montagne, Mme, George Lafrance, dans sa déposition, dit qu'il pouvait être 2,15 à 2,30 heures lorsque Gros Louis ct Louis Lafrance quittérent le maison ; qu'il faisait brun et qu'elle apprétait te souper lorsque Louis Lafrance re int.Sans être quest Louis Lafrance lui dit que le sauvage était ivre, était to dans le chemin et s'était fait une blessure au front; anni s'était relevé cn lui disant (à Lotis Lafrance) q continuer la route, qu\u2019il la connaissait micux que lu George Lafeance à décluré aussi que Je sac à plomb et son con- | tent sont absolument fes mêmes que Louis Lufrauce avait le Jour en question, Le plotab qui « été extrait de 1a \u2018ête du défunt est du plomb a perdiix mélé avec du plomb de bécassine.Le plomb qui se trouve dans le sac que purtait Lufrance le jour où Îl est parti .pour le buis avec Gros Louis, cast absolument identique, Mme Smash Gourdeau, feume Vaillancourt, qui tint un débit de spititucux, à déposé que le 12 de septembre, Louis Lafrance est venu À son éteblissement, où il à pris un verse qu'il a payé avce uu vieux billet d'une pinstee, De là, lafrance s'ust reudu chez une femme du nom de Pagcault.Lu tuère de Mme Pageault lui demanda deux sous pour avoir du tabae, Lafrance répondit qu\u2019il n'avait pas d'argent.Lus femmes lui dirent qu'elles alisicnt faire une investigation duns les pouches de eus Labi 11 teur dit: # Vous acme prence pas dans le bon temps, Si vous m'eussiez pris hicr, javais F20 daus ma poube et j'ui passé ls journée daus lo bois, « La vicille femme lui demande s'il n'uvait pas peur d\u2019être alt iqué et volé avec une parcille somme duns ses poche, Jai mon fusil, dit-il, «t cela sut.\u201d Quelques instants après, ua jeune garçon de la tmuis.n voulut lutter de force avec Lui en le prenant à bras le corps.Une es femmes ui di \u2014 4 Arréte-toi donc, toi, tu n'es pus un Lowe pour jouer avec les hommes?\" |, Li-dessux, Lafrance, dit au petit garçon : \u2014STuu'es pus bon: jui eu affaire à un hice et il n\u2019en à ye ri Daniel Roxe à déposé que le LU septembre, étant parti de chez Mme Philioux, où il allait porter de lu bière, il s'en allait chez Mme Vaillancourtdaus sa voiture, IL rencoutrèrent Louis Lafiance qui lear demands de J'emmener jusque ches Mme Vaillancourt.Le jeune Vaillancourt lui dit © =4Tu us gagné de l'argent ou Lac St, Jean, tu vas payes le truite chez noux Louis Lalrance lui répondit.= \u201cJen ai cn mass de l'argent, et cn née temps, il tira une poignée de billets de sw poche.\u201d Le témoin a pu distinguer alors un vieux billet d'une pinstre et vit qu'il y avait aussi des biilets neufs, «aux pouvoir dire leur valeur, Le colonel Rhoden qui a para comme témoin duos cette utlisire, & établi qu'il avait payé In somme de $12 & Gros Louis, le LI au matin et que cette somme se compusait de six vieux billets d'une piastre de la Banque Union et cv six autres billets , neuf d'uno piustre de la Banque de la Puissance Tels wont en résumé ves \u2018étaoiguages de l'enqu ment du 5 décembre.=i.Koenee LE GÉNÉRAL SANS MA18.\u2014Le général de brigade Sumpt nom.né, depuis la guerre, at commandement de l'hôtel des Luvae lides, est arcivé à son nouveau poste, Cet officier général, agé de cinquante-quatre ans, ont celui à lu bataille de Freschwiller, étant colonel chef d'état- rade ln division Conseil-Dumesnil (da Te core, eut les cts enlevin du mime coup par un obur, au moment oùll rassemblait lex rênes de son cheval pour se porter au galop sur un point du champ de bataille où if était cuvoyé L'art mécanique à fait de tels progrès, que lon æ pu faire, au brave ollicier, deux mains fu ticen dont il se sect pour tous les Uxagçes de la vie, à tel point quil peut même nonescnlement iguer, insis écrire une courte lettre, (ante, Elle descondit ainsi cing milles cn Las des P 599 FAITS DIVEKS.Un bien triste accident est veau plonger dans la douleur ue des plus respectables familles de le Pointe de Chines.Dus Ia soirée dn 12 novembre, deux jeuncs enfants, Pun de Charles Nolin et l'autre élevé par M.J.B.Valiquette, se son égarés dans la prairie cn allot quérir les vaches.On se mp pelle que la noirceur a pris trés i bonne beuro cv soi a.e voyant pas revenir les deux enfunts et la tempête se déc ara ; les familles devinrent inquictes, ct bientôt ls nouvelle sen élant répandue, tous les hommes valides de la paroisse furent sur pied.Ou alluma deux grands feux, et aombre de cavaliers partivent pour lwttre lu prairie en tout sens.Ce fut pcine pers due.La nuit, et ve fut uno teirible nuit de vent, de ncige t de froid, ve passa ainsi co recherches infructucuses, Vers 4 heures du matin, le zélé curé de l'endroit uffrit le Saint Sacrifice ; tout le monde était désespéré, Enfin, sur les buit Leures du matin environ, où découvrit l'un des pauvres petits qui s'était levé d'une petite coulée duns le brûlé et marchait avec peine vers les maisons, On suivit ses traces sur la neige, et à quelque pus de là on trouva son compagnon couché ct b demi cnseveli sous là nige par l\u2019ouraçan qui soullla\u2019t alors avec une violence exteéme Ce durnier était insensible, ct ses petits membres étaient glacés par le froid.C'était le Gls de M.Cha, Nolin.On les emporta tous duux cn grande hôte aux maisons.Che- win faisant, M, le curé Giroux, accourut au-duvant des enfants, donna l\u2019absolution au plus faible ; l'autre, le tilleul de M.Va- liquette, fut porté chez M.Gauthier, vù les premiers soins lui furent prodiguée, ; 1 avait point de mal.Le fils de M, Nolin fut porté chva lui où une wène déchitante allait se passer; var à peine le pauvre petit fut-il déposé par sa mère sur un lit, que le prêtre n'eut que le temps de Jui dire quelques mots, de lui renouveler lub solution, et le cicl comptait un ange de plus.Lu froid avait tué l'enfant.11 n'était pus encore agé de 11 ans, et devait, le lendemain, faire ss pecaiière communion avec son petit camarado un peu plus vicux que lui, ; Nous sommes sirs que tous compatiront 3 ls juste douleur de M, Churles Nolin, citoyen Lien conuu ct universclk ment estimé \u2014Le Métis de Munétobu.Li barque Chryaies, capitaine Smith, avait luisst Quétee, te promier jour de là sinaîne dernière, sous lu conduite d\u2019un je une pilote du nom de Françuis-Xavier Delisle, Mardi, un peu avant six heures du soir, la barque était à ia hauteur de Plle- aux-Oies.Le pilote qui commençait à avoir des craînites si- ricuxes sur le wort de lu barque, continuellumunt assaillie pur de grandes glaces de pas moits de quatre pouces d'épaisseur, tit Jeter une ancre à l'au, M y avait déjà quelque temps que le gouveruail ue fonctionnait plus par suite de la congélation de l'eau duus ls boite, ; ; Cu que le pilote rcdoutait arriva, après avoir résisté une dusui- heure au plus, ls chaine de l'ancre vussu et la Larque fui raphic- ment portée à la dérive jusque daus les environs does Piliers.Là, Je pilote, jugeant que c'était le temps de risquer un deruier enjeu, fit juter à 8 heures ct demie du soir, lu deuxième et dur- nière ancre avec cinquante brasses de chaine.La chaine soutint porfaitement le premier choc.L'équipage comucnçait à croire tout danger passé lorsque, à dix boures, la bargne désormais déseu parce rucommença à filer au gré de la murée bais- marée montante la rameua de nouveau aux Piliers.ci se passait dans la nuit de mercradi, ct vu se rappulle qu'il faisait cette nuit-là au froid soigué.Mercredi matin, là barque était vis-à-vis de la dangereuse pointe de St, Roch, Il faisait alors un vent trés-violent et, pour comble de mulbeur, une brume épaisse empèchait de voir à plus de deux arpents, Le vent et le courant poussaieut la barque dans la direction de La côte.Le pilute prévint lu capitaine ct l'équipage que ls barque ne tarderait pas à toucher et dunna des ordres pour tenir les chsloupes prêtes.A neuf heures et demie mercredi matin, la barque touchait et we couchait immédiatement sur le lane gauche, L'équipage n'eut que trois miuutes pour mettre les chaloupes à l'eau.Le naufrage avait été si rapidement consuminé, que l'équipage n'avait cu le temps de prendre ui provisions de bouche, ni mallee, Le capitaine Smith, sa femme, qui montra tout le temps au rare courage, le pilote et nvuf watclots s'étaient cinbarqués duns lu grand cauot (long boat) dunt le pilote prit le colmman- dement L'autre chaloupe était commandée par le second et vonlenait le reste du l'équipage, sept hommes, Les chaloupes navaicnt pas purconru lu longueur de deux «ncäblûres, que la la malheureuse barque disparaissait sous les glaces.Les deux chaloupes ne marchèrent pas longtemps bord à Lord, La brume dt qu'elles se perdirent bientôt de vue.Nous venons de \u2018bre qu\u2019il fuisait, mercrodi matin, un froid vif et un vent violcut; A Theure où les chaloupes lnissérent la barque, le vent ct le froil étai-nt à eur apogée, Ou peut s'ima- Kiuvr les soutiinnees qu'eurent à endurer les infortunés nau- fruggin, Le grand canot toncha terre à 3 heures ot dewie de Papris.midi, vis-ievisgle Ste.-Anne, apris six heures d'une naviga ion excessivement dungéreuse.La secondo chaloupe territ un mille plus laut, à 8 heures et demie du soir, c'est-à-dire après une navigation de onau mortelles heures.Les deux équipages étaient épuisés de fatigue et presque tout le monde avait des engelures aux pieds «baux mains, Le capitaine et xs femme dirent, en débarquant sur la batture, être conduits par dessous les bras jusqu'au rivage.L'équipage du grand canot alla frapp © à lu porte d'une pauvre famille du nom de Lizotte, qui mit tout tout sou avoir à lu disposition des infortunes naufragés.Mont par 18 ruoip.\u2014Un cultivateur de Ste.Marie de la Beauce, du nons dde Thomas Simard, arrivé à Lévis hicr au soir, à huit heures, a tellement souffert du froid pendant le trajet qu'il est mort quelques instauts après son arrivée, Le défunt descendait au marché avec ane charge d'avoine et de bœuf, lorsqu'il (ut rejoint à l'entrée de la viile par quelques cultevateurs, venant aussi an tmaché, qui s'aperçureat qu\u2019il ne pouvait plus conduire sa voiture, et l'uncuèrent ches M.Edouard Bro hu.On le transporte dans lu maivon, où il expira axe but de quelques accondes.M, Simard juuisssait d'une 8sacz faille santé et était méme «déjà indinposé, lors de son die part, de lu Beauce, [1 ett agé d'à peu près 50 aus.Le corps testers chex M.Brochu, en attendant l'enquête du à vroncr, UNE SURPRISE.\u2014\u2014A © heures, le soir d'au de con jours dv fro à rigoureux que Vous avons eus tu semaine dernière, deux coups de marteau se font catendre à ln porte d'aue maison de la rue ne Joschira, dbl.La servance court ouvrir en toute hüte ; ny @ perevane la porte.Seulement, elle aperçoit dans Vombre sur lo scuil,,., cn pauivr fermé, À cette vue ulle n'eut qu'une pensée, et cette pensée tout autre l'aurait cue à sa place.| Sans chercher à éclaireir le mystère, elle court avertir les per- vont 8 de ls maison.Là-dessus, grand émuit La mime pens sée parcourt l'esprit de tous: tous ssvent ce que d'ordinaire ou dépone ainsi dans con paniers furtivement ct mans réclamer de paiement.l'ourtant !s charité chrétienne ordonue de ne pas luisaer là ce petit.Mais attendons.Ou apporte le panier, on le dépose sur la table, où leve te couvercle, élus! un petit drap bland, dessus un panier avec cos mots: Hoa été baptisé d'hlippe- illest.Ce Wert que trop vrai.C'est un enfant.Que n en faire?Voyous sl vit encore.On lève le drap et l'on voit, Une grande poupée, grasse et jofilue, qui semble sourire de l'étonnement de ceux qui leutourent.On vouait d'étre vi time d'une mlatification, Pour être juste, Roux devons avouer que M, C tier tans enfants, s'était d'avance résigné à son sort, ot qu'il avait accepte sans murmure le vadenté quil croyait lui dre tombé du cicl; soit dit sans vouloir faire vue réclame cn sa faveur \u2014L'kcho de Lévis, du 6 décembre, FIDE _IMMORL ALLS à vein qui croit! Plog fort dans le tempète Que le roc tourmenté par ie flot eu fureur, Ttentend sans frémir la foudre sur sa téte, Et ne chancelle pas sous les coups du malheur * H va, les yeux fixés aux célestus rivages : Bus pieds sent déchires Aux ronces du sentier: Sva huits sont pleines d'ombre et ses jours de nuage Ses flance suiguent, v'importe, il marche sans plie Quand l'hiver, noir fautome à l'hateine glac Accourt, enveloppe de ses apres fits, L'hirondelle s'enfuit, par non instinct praussée, Et vole suns creer à de plus doux climats, z, Quelle main la conduit, dans ra course lointaine 7.Quelle voix lui promet, Li-bas, vie ot chalear?, Celui qui donne l'onde aux ruisseaux de bi pluiuv, Lu soleil au ciel pur et l'encens à la Heur! Et, confiant, l'oiscau descend de plage en plage! Sentant dans son cor le doigt mystérieux, Songe-il aux dangers du pénible voyage ?Non ; il atteint le but ct gazouitie joyeux ! Hommes, relevez-vous, cette main si puissante Qui veille aux plus potits, Gent pour vous allume Le flambeau de la Fo, dont la damnine éclatante Vous imuutre du bouheur le chemin partum! Marchez donc, courageux, à cette clar Et ai le doute atuvr parfois trouble vos fronts, Au céleste flambeau rattehez-vons saus crainte ! Livu ne vous suit-tl puis de sus regards profonds?JW Mules, Rimouski, novembre 1871 NOTES INTIMES DE NAPULEUN HI A WILHELNSHŒRE.Je poussai aaon cheval jusqu'au bord du fleuve.J'étais cn face de Mayence, Cublentz, Cologne; c'est-à-dire l'Allemagne fermée.Derriere moi j'avais le Luxembourg, Trèves, Surrelouis, S rebruck, Landan.c'ext-ñ-dire In pluie béaute que nous ont fuite des alliés de 1815 et qui entre jusqu'au cœur de la France, L'Allemagne devant.Lu l'eusse derrière, Nou! Non! il ne fallait pas qu'au seul de mes bataillons franchit le bin! \u2026 Un seul point faible ; Sarrebruck.Jerevins à Metz.Ju pris mou tils sur mes genoux, ct, le res gaudunt fixement : \u2014l'u us du courage, n'vat-ce pus, Louis ?Il sourit, C'était répondre en pri \u2014 Eh bien! continuai-je, demain nous attaquerons Sarre- bruck.Il me quitta pour aller écrire cette bonne nouvelle à sa mère, Cette nne nouvelle!., Je tue tendis chez Lebœuf, HI dormait \u2014I] était bien heureux! II pouvait dormir.\u2014Muréchal, demain nous aluutious Sarrebruek.[entun moti \u2018ut de surpris \u2014Comment, sire, vous voulez.\u2014Je veux attaquer Sarrebruek, demain ; oui.C'est mal en- gauger la partie, je le sais, Mais l'inaction est pire encore, Mae: Mabon, que j'avais fait demander, arrive 1) était de mon avis: que nous nous étions mis sur los bias une ride benogne, \u2014Il y aura peut-être an moyen de nous en tiser, diteil ; ce serait de diviser l'armée en (rois corps, Les deus premio, d.cent mille hommes chacun, ponrsuivraient le guerre contre lex Allemands; In réserve les appuicrait, Cependant, à ln tote de quarante mille soldats éprouves, moi, j'entrerais duns les duvisée, j'y ruvagerais tout, et je pénètre rais jusqu'a sein de l'Allemagne.\u2014Uu Vous seriez écrasés, vous, et jusqu'a dernier de vos suidats, \u2014Vous oubliez, maréchal, que nous avons affaire non pas à une artuée, ais À Bo peuple tout entice préparé à comlattre.+ Éénnis cn fai J d wr jo] ER A 7/4 A A 7 7 A pa x 1,47 2 ogo?ZL 4 & wou rz a » CA 4 in A gi fl) i re or 7 : Les ON 4 JUN / Y = À.4 4 om js is LN SS % 6: Lo SN 7 % ; a = ey 2 Ei J A ST 33 8 £ iT 0 7 dr \u201c2 cn Ar 2 Af =; Py = £5 x 1H, CARL MARX, CHEF Di = L'OPINION La plik x od] EL LA A a 6, à 4 7 7 ey re pe Vv = LE POETE ET SON AUDITEUR /, 1] NN Nd a \u20ac DE #4 a 70 \u2014\u2014 Lg ic 4 = 75 = peer PE fe CLINTEENATIONALE a \u201c+ = a PUBLIQUE \u201c > pd LZ : 7 s ZA od He ht Ca Ayr Lo A | 2 7 ES Pa Ve 2 Ps, \u201cI A (2 * i) Fo).2g [re au, ly IX) = us A cf 4 x Ii D ik LR SS.IQ = Bet PVR 0 it LV a 601 \u2014_\u2014\u2014\u2014 ee \u2014 ______ __ a ed coe ~ fd pe x 2 = 3 : ¥ bs 5 602 \u201c = or) od xd } a 7 4 ff vo.oe 2 a CE A A & x 4 re NN Te 22 x A So i Tes: a 3 | .Ur LS & / = =F Eran, a.Joe RSA S = nr rid A EN 2 Le wx 3 â % - s A) i 14 Wa 7 a EB jo ll fi 3] du [20 ze NS je 3 Eu of i fs ii Lu A K 0) WN 2 \\ A D RS \\ (4 145 Ô 7 i [es a 35 F = Ws A Ny 5 Ng! ve i= Ÿ al [Re ry 7 ay 13d f Ze ; 4 La WW, 14 UN, A A 7 7 7 EY 5: /2 gp AL CLS 7 7 eas, iE A Zi Ca Ui A a Zr of + 7 À, 9).>, oh + 2 i | 7 ) ERY \u20ac #3 Es A 1 4 I y vos gr / meet EEA ie I UF.fs 5) , = 7 dF te ry < a L'OPINION / / =] as 3 7, = 2 Why pr se I a - 4 / J / % / La 3 a 7.31, \u20ac 2 Lu A 7 N, 7 is $i NW / A ve 7 = % ; M 4 Ry 7 4 A 7 Zz, brs da a 2 i) PS F al hd ce Zz PUBLIQUE.À CA, 4, G 7 ia GO 4 4 ÿ LA, 1 gh i 3, 7 §/ Mon, $ psf } pos 6 Hf » £2 3 z= Pa = Jd i 24 \u2014 2 25 37 5 4 ps = pa ces - ; L'ANNIVERSAIRE.\u2014LAS ALSACIENNES VISITANT LES TOMBES DES SOLDATS FRANÇAIS y 3 7 gl A = Le 7 Dauer = AN Cad 1 A HE az Aa \" Cet = os Q i, \u2014 pr , ey Tr = EY £4 = & = = 2 ; 4 Pons ai Les % Zr > ous = J bu æ aa £3 Pp Ci 7 Les ps PR # GA È / Un.Ps [52 Eh oily, [5 ¥ 2 Ke ri Ad > alg Lo Let = 2 als a hr Arte) it) % 4 4 5 oo Na # , A $e a a 4 oe; 7 (xX 4 eo ie Fs 7 rs i fi iz A 7 ie 7 i ps kb ho ci KM a a 1 a Fes Fi neh *, 3 i 8 14 DECRUBRE, 1871 .Alay Ji a er \u2019 608 14 Decembre, 1871.L\u2019OPINION PUBLIQUE æ PS LL | 9, ry Æ + > AR 1 4 i % i o -~ pu ; * a Ve hy 0 { AN Les K3 ET GS vi 2 À y § es pe A > FH Pi UE: WW oN | ra -\u2014 LANE, mH &' HS ds x Cie 4 Es Po » an à Fe 3 1 > aT A Fe, 55 of Th \u2018+ me ~ ie pa =: ow Tome.~~ = 1 = tL = eee __ UN VERRE À LA DEROBEE CE - 2 no = il | i.N rg 4 A Ah buse ss I fi Hi == _ | Je y A Ji gz: 7, HX & oi H ji 4 7 4 f AIR tg | 7 ft =~ *, 1 D 1 Y es => LU nd il A ih i ( |] i ¥ i PE i + \" i Las} J il \\ ut { i f x M J | = | DANS ii { F Ÿ fi == oR A _ = | # F | ) \u201ca i, fi # # | hi à gaie be te UN ml same pt \u2014 fi i Hore oo, res 4 \u2018 i MONTREAL ih | dy oy i Vil > I IN I vii great pe ph of I rt Ty J i (i ph My i, | re ; I'l IN Le -\u2014 a rer ull i HAL NOINTAO.'I $09 TLR] \u2018asanzaq v1 Fndbrrand re armes 14 Decembre, 1871.NOTRE PRIME.\u201cAU PIED DE LA CROIX\u201d Gravépar A.Laxse, d'uprès le Tableau du célèbre Peintre \u201cl'huxas.Cette superbe gravure, chef-d'œuvre artistique et religieux, est 8 l'heure qu'il esl sults presse, et dans quelques Jours sers prète à êti distribure à veux de nos abonnés qui sv trouvent daus Uno des catégories suivantes : lu.Coux qui uurout paye leur abonnement courant, rourvu que le terme pour lequel ils auront payv renferme | trois prenuers mois de l'année prochaine, .Ceux dout l'abonnement expire le, où avant le ler dunvier prochain, et qui le reuouvelleront, en payunt le terme courant et los six mois suivants, d avance, su, E noms d'ici au ler Janvier, et paieront pour six mois en s'abonnant.N.B.\u2014Les nouvexux abonnés peuvent faire dater leur abonnement soit du ler Mai dernier (numéro dans quel commence le roman de I'lntendant Bigot.ot duns ve Cas, ils devront payer un an d'abonnement), soit du ler Janvier prochuun.Ces conditions que nous mettons à la distritution de notre Piunæ parnitront justes et raisonnables à tous nos abonnés, lorsqu'ils auront vu cette gravure.Rien de semblable wa janis été publié jusqu'à ce jour en Amérique, el personne ne peut en achster une copie nulle part à moins de CING DOLLARS.C'est le prix de lu gravure que nous donnons aux abonnvs de l'Opinion d\u2019ublique.Nous n'en dirons pas davantage.\u2014 Voyez li gravure el jugez-en par vous-mêmes.Nos agents la re evronit partout d'ivi au ler Novembre.Ceux de nos Abonnés quiré-itent dans des endroits où nous n'avons pas d'agent, recevront pr la poste, en se conformant aux conditions susilites, eur gravure, soigneusement rouléo sur un bois, et les fruis de poste jrayes.Montréal, 26 Octobre ISTI.AVIN A NOS ABONNÉS DE MONTRÉAL.Notre agent.M.Durion, duvant continuer a faire cette semaine, la collection des agents dus pour abonnement à L OPINION PUBLIQUE, dans toutes les parties de la cité de Montreal, nous prions.en conséquence, nus abonnés, de vouloir bien se tenir prêts à réyler leurs comptes avec lui afin de pouvoir recevoir la prime.Ceux qua pourraicul se dispenser du No, = de l' Opinion lu blique, Voi: 11, nous obligerutent beaucoup en nous d'encoyant, L'UPINIUN PUBLIQUE JEUDI, 14 DÉCEVBRE, voit LES BAS FONDS DU JOULNALISME.Oua remarqué avec plaisir depuis queique temps que le ton de la polemnique entre journaux et des diseussicns Partementuses s'étalt eunsiderablement élevé, Tous les gens bien nie se réjours.eut de cette heureuse amelio- tation.Un avait prédit cs progres conne devant être le tesultat naturel du nouveau regime: les questions, lus liesures, comme nous avons déja remurque dans ces valonnes, devenant plus nombreuses et Hus buportantes, ailaient etlucer les homines ot bausser le nivenu politique.L'hovison, en s'élai gissaut, s'agrandissait, dans le sens le Plus noble du mot.Le Journal des Trois Rivières, seul, proteste contre ces idees.Suivant lui, plus le pays grandit, plus la presse doit se rapetisser, Lisez, plutot.Voici en quels Lermes il parle de VOpinion Publique où de l'un de ses propriétaires-redacteurs : \u201cUn iusttant l'autre jour, ML, VU, David à prouver qu'il WHEL point frongae lt Lette de Vge.Fioramonti à Louis Veuillot, nous savions bien que M, David oe répontrait point, En etlot, cest à noux que les preuves apputesuient, et le chet du l'écote de l'honneur 1'uvait qu'.Jausser voir vb deloguete ?Su Propre réponse l'aurait assume lai-mètue, * Aujourd'hui, l'Openron l'ublique reprend su lèche tactique \u201coups d'épiugle, Nous tie répoudrous point à © Un Solitaire\u201d que Hous UC v nles has prix, tonten sorter de (are.Gomme DEER ATED Ks TF Raines Viors, Tasseaux, Pendants, Abat-joure, ete.Tusans prachique de le Puisssnon Fer Teavi he Aver aniareils de Per Mull abie at plunditions: £30 pour le sours complet.eompria FOR BO TER NE ne Crate \"usage des instruments ot dex i:ls xt phiques, NTR | ° + S'adresser à l'Iustitul To légraphique doin Puls NTREAL.\u201cince, 83.tue Se.Jacnues, ot au bureau pce wetrated Nera, thatone, \" i i Pulérus, No.1 Cote de 1 ava.armor.Momrea, * Tho Canadian lilustrated News ORN EMENTS D'EGLISES, tures pour Natomas, Franses im Nnie.rte, 7 ET 2%, RUK NOTRE-DAME.MONTRE AL.| 22100 | ROTTS TR PATENTS Journal Hebdomadaire REFRIGERANTS PATENTES.| De Chronique, Littérature, Science et Art, Agri- J & «DE $8 A 840, culture ot M.\u201caol os, Modo ot Amusements, Cos REFRIGERANTS ont plusi éflorati =\" 5 es Daroedia Montréal, Canada, déairables qui ne peuvent être trouvéos dans les aa.! Par GEORGE E.DESBARATS.tres.et comme nous arnns employé les mêmes ouvriers \u2014_\u2014 pendant les dix dernières années, c'est une garantie \u2018 SOUSCRIPTION D'AVANCE.de fone aualies.Nous avons en mains un assortiment PAR NUMERO POELES DE CUISINE, CI UB 8 4 ss.COUCHETTES EN FER.FONDS A RESSORTS DE TACHER, $5 sara toil § st conser pout Fompear 00\" OBJETS EN ÉTAIN ET VERNISSÉ, à Les abonnés de Montreal recevront leur journal à » v e ntnicile.POTS A THE KT CAFE AMELIORES, YES contine par trois mois, payables d'avance ETC.ETC.ETC, ; parles sbonnes, à leurs brresux de torte respectifs.; 8 remises d'arge\u201d.par un mandat de Poste où Aurel.dovant nrriver dane quelques jours.an Stock | par lettre enrepistree, Peront aux risques de l'Edi- COUCHETTES FN FRR TRAVAILLE ANGLAIS.\"00% recevra den annonces, en petit nombre.an taux MEILLEUR Er Crx, de 15 centins la ligne.payable avance.2-1 SK, lus Crate, | AGENCE GENERALE: th ce yd F d G TTT T a 1-COTE DE LA PLACE D'ARMES-1 emin de rer du Gr - 3 BURNAU DX PUBLICATION KT ATELIKRS © \u2014 and ronc 319\u2014RUES+.ANTOINE\u2014319 SERVICE D'HIVER., ETT = \u201c SIROP DE GOMME D'EPINETTE Le st apr-e LUNDI prochain.te M OCTOBRE, | ROUGE DE GRAY.LES TRAINS partiront de MONTHÉAL comme I ES eflets de la Gomme d'Epinette Rouge suit acca dans les maladies des Poumons et de (orge, Fa los inedement reraue In Toux.le Rhume.l'Axthme, Ia Bronchitis in de la Malle pour ste., ront vraiment étonnants, Dans cette prépara- Stations int ont tion.toutes les oxcellentez propriétés de Is (Jomme o lo y sont soignensement gardces, Tain de Ev de >\" Prix: 15 eentins par bonteille.À vendre chez tons »$4.00 par an.veer 10 Centins, 3 : les princiraux pharmaciens du Cr 1.Engroseten Express pour } .2.00 AM détail ele le rte A GRAY tral Ce Train de In Malle pour St.Jean et Rouse\u2019s Point.en coimrnunication avec les traine de Stanstead, Khefford, Chambly et Comtéa du Sud-Est, ot avec les cha:mina Fer et Vapeurs | du Lac Champlain.Trains xprese pour Boat ke.v14 Vermont Central Express de Jour juur T tions \u2018nterméadini Pnanmacies, 144 Rue St.Laurent.MoxTaraL.(Etabli en 1850.) 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