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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 10 août 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1871-08-10, Collections de BAnQ.

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[" Vou.I1.\u2014No.32.COMMERCE ET RECIPROCITÉ.| Le mouvement commercial continue dans une voie as- | cendante, ct de récents états officiels accusent des progrès considérables.Durant les onze mois finissant le 31 mini dernier, le commerce de la Fuissance, tant «d'importation que d'exportation, n excédé de beaucoup celui fait pendant les onze mois de In période correspondante.Les tableaux fournis à ce sujet cflriront un grand intérêt nu monde des aftisires.Voici d'abord celui de [R69-1570: IsGCTHTO, Valeur, Droits perçus.Articles payant des droits spéci- lig x 2 de jo ou.# « de 50, Montant de marchandises payant | des droits ce SLT IT À ajouter : ! le.Proportion, additionnelle de 50,0 jusqu'au 16 mars 1871.20, Difference l'échange sur ceftälues entrées dans la Nou- Sl0t8.28 (von ¥ Hloluge PRE oo TRI Grand total.Lo B61 TT ATR FHL, 12 1870-1871.Valeur, Droits perçus, Articles payant des droits spéci- tiques 000 B® B68 TOI \u201c alorem, 7,032,053 300, 97,600 $ 1,461,471,31 2,706,302,04 224,408.00 308.47 T1,671.00 541,210,40 « ao, \u201c \u201c «de 10 00.\u201c = $ de 5004 2864210 Montantdes marchandises payant droit LL.À ajouter : lo, Proportion additionnelle se 50,0 jusqu'au lt mars 1871.20, Différence comme ci-haut, Nouvelle-Kuusse 30, Numéraire et lingots (co bullion) .du, Articles libs F10,400,451.42 36:4,751.83 AZ 819.90 Lo 2,850,610 coon 18,381,476 \u2014_\u2014 Slo,817,053.24 Grand total.STTSIR, Les amis du Gouvernement Fédéral, comme ses adversaires, signalent avec joie cet état de choses, qu'ils attri buent naturellement à des causes différentes.De prime abord, c'est en effet fort entisfaisant ; on voit que dans onze mois, le montant des importations n dépassé celles des onze mois précédents d'une valeur brute de #12,831,- 277, donnant un excédant de revenu au Trésor de $2,343,- 513.Le félobe lui-même se réjouit de cette prospérité apparente, tout en ayant le soin d'en clonner le mérite à l'énergie et à l'esprit d'entreprise de is population.Tout ami que nous soyons des hommes d'Ottawa, nous ne partageons ni l'enthousiasme (les uns ni la satisfaction des autres, sans contester ce que peut avoir de favorable une telle condition.le tablenu des exportations expliquer mieux notre divergence d'opinion; nous je donnons pour les deux slernières années : .MONTREAL, JEUDI, 10 AOUT, 1871.ABONNEMENT, $3.00, Pan Nouzno, 7 Cextins.1870, 1871.+o 8 2,205,033 $ 2,785,602 .3,341,295 3,630,443 Produit des mines.\u201cdex picheries « de ln forêt \u2026 .\u2026.16,090,761 16,853,007 Animau:: et Jeurs pro .373 Produits agricoles 9,075,844 Mannfact - 2,000,404 Articles divers.LL 392,434 Total des articles provenant du Ca- nda.oo ST, 487,060 Numéraire ¢ suce 6,615,803 Articles ne provenant pas du Cae R48,678,505 5,976,009 mdi LLL, BATRAOD 7,452,163 Grand total des exportations.60,073,172 S62HOT,T57 Ces chiffres prouvent bien que nos exportations ont nugmenté durant les derniers onze mois de $2,534,505.IL y a certainement là matière à réjouissance.Mais ce qui est moins consolunt, c'est le résultat de la comparaison entre les Importations et los exportations de la dernière année: Lmportatio Exportations.$14,010,908 C'est donc un déficit net de près de quinze millions, Le déficit était moins considérable l'année précédente.Si ces tableaux sont exacts, et nous avons d'autant moins raison d'en douter qu'ils viennent d'un journal qui appuie le cabinet fédéral, ils sont l'indice d'une aituntion qui, sans être critique, offre néanmoins des «langerr.C\u2019est un principe de bon sens comme d'économie politique que toute nation qui importe plus qu'elle n'exporte, qui consomme plus qu\u2019elle ne produit, doit promptement faire disparaître cette anomalie, sous peine de tomber dans les Plus graves emiwirras financiers.Nous ne pourrions longtemps nous soustraire à cette loi universelle et dont i toutes les grandes nations ont fait l'expérience.Il est possible que ce déficit soit plus apparent que réel, Nous n'avons pus encore de hon système de statistique organisé ; celui que nous avons, s\u2019il mérite ce nom, est encore dans l'enfance.Grâce À cette défectuosité, grand nombre d'effets peuvent sortir du pays en échappant à la surveillance des officiers «lu fisc.La contrebande, sur la frontière américnine, se pratique sur une vaste échelle, comme le dérhontrent les mesures tout récemment prises par le gouvernement américain.\u2018Toutes ces causes réunies doi vent nécessairement «liminuer sur le papier no: exportations, en réalité beaucoup plus considérables que le montant porté dans les livres bleus, Il n\u2019en reste pas moius un excédant qu\u2019il faut s'efforcer de faire disparaître d'année en année.Le mouvement, l'élan dans ce sens est déjà donné : les chemins de fer, l'industrie nationale développée et encouragée, toutes nos richesses brutes exploitées.Voilà ce qu'il faut.L'ouverture du marché américain à nos produits hâterait probablement ce développement universel et nous aiderait puissamment à résoudre le probléme économique qui sé pose & nos hommes d'état.Les Américains, qui, eux aussi, ont besoin de nous, les Américains, amadoués par le Traité de Washington, nous tendent déjà les bras et font les premiers pns pour amener entre eux et nous le renouement des relutions commerciales, qui nous out été si avantageuses sous l'opération du Traité de Réciprocite de 1854.Leur Chambre nationale de commerce s\u2019est déjà nbotehée avec lu Chambre de commerce de la l\u2019uissance pour organiser une espèce de grande convention internationale dans le but d'étudier, de débattre et de trouver les moyens de promouvoir l'intercourse commercial entre les deux peuples.M.L.E.Morin, qui, depuis quelque tems, s\u2019est donné tant de trouble pour donner au commerce canadien français l'importance et le rang qu'il mérite, interprète très-favorablement, et justement, nous l'espérons, ces démarches de nos voisins jadis si raides.Il s\u2019en exprime ainsi dans une lettre qu\u2019il a adressée à J'lusieurs journaux de la province de Québec: 11 voun sera adressé très-prochainement par étaire «de 1 Chambre de Commerce de ls l\u2019uissanee (Don Board nf Trade) une circulaire À laquelle je me permets d'attirer votre attention spéciale, Cette circulaire vous rendra compte des procédés qui ont eu lieu à Boston et à Kingston dans le but de nouer des relations commerciales plus importantes que celles qui existent aujourd'hui avec les Etats-Unis.Disons ouvertement le mot, il s'agit d'avoir un nouveau traité de réciprocité, Vous saves combien l\u2019ancien traité de réciprocité à été avantageux au Canada cb combien non cultivateurs ant souslert de son rappel.Dans lex Etats-Unis, on serait disposé, non-seulement À prêter l'oreille à des propositions qui tendraient à faire tn nouveau traité, mais où «st même disposé À aller, j'ose presque dire, af'devant de nos désirs, si nouz devons en juger paris demande qua faite lc Conwell dv la Chambre Nationale de Cominerce des Etats-Unis, A Kingston, les opinions étaient favorablex su mouvement, Tous les hommes d'affaires fous les hommes publics tous ceux qui tiennent une plume doivent prêter main forte, donner assistance aux promoteurs de cot heureux mouvement.Qu'on mette de côté les rancunes ot les haines politiques pour truvailler au bien commun.J.A.Mousskav, CHAMBURD ET VEUILLOT.Toute la presse, en France et ici, s'est vivement occupée de la récente proclamation du comte de Chambord, Nos locteurs seront curieux de lire ce document bistori- que, que nous faisons suivre d\u2019un article de Louis Veuil- lot.Le célèbre polémiste est tout dévoué l'illustre rejeton des Bourbons et ne croit le salut de la France possible que dans une royauté foncièrement catholique.Voici la proclamation du comte de Chambord : Français, Je suis an milieu de vous, Vous m'avez ouvert les portes de la France, et jo n'ai pu me refuser le bonheur de revoir ma patrie, Mais je ne veux pas donnes, par tan présence prolongée, de nouveaux prétextes à l'agitation des exprits, si troublés en ce moment.: Je quitte donc ce Chambord que vous m'aves Jai porté le nom avec flurté, depuis quarante ans, sur les Chee mins de l'exfl.En m\u2019élot; t, je tiens à vous le dire, je ne me séparo pas de vous, Ia France salt que je lui appartiens, Je ne puis oublier que le droit monarchique est le patrimoine de la nation, ni décliner les devoirs qu\u2019il m'impose envers elle, Ces devoirs, je les rempliral, croyez-en ma parole d'honnête homme ct de roi.Dieu aidant, nous fondrons ensemble, et quand vous le vou- dres, sur les larges assises de la décentralisation administrative et des franchises locales, un gouvernement conforme aux besoins récls du pays, Nous donnerons pour garantien à ces libertés publiques, auxquelles tout peuple chrétien a «droit, le suffrage universel honnêtement pratiqué «8 le contrôle des deux Chambres, et nous reprendrons, en lui restituant son caractère véritable, le mouvement national de la fin du dernier siècle.Une minorité révoltée contre les vœux ilu pays en & fait le point de départ d\u2019une période de démorilisation par le mon- songe, et de désorganisation foe la violence, Ses criminels attentats ont Imposé In révolution à nne nation qui ne demandait que des réformes, et l\u2019ont, dès lors, vers l\u2019abime, où hier elle aurait péri, æang l'héroïque effort de notre armée. 382 L'OPINION PUBLIQUE.10 Aout, 1871.Ce soul les clauses laboricuses, ces ouvriers des champs et «les villes, dont le sort à fait l'objet de mes plus vives préoceu- pations ct de mes plus chères études, qui ont le plus souffert de ve désordre social, Mais la France, cruellement déssbusée par des désastres sans exemple, comprendra qu'on ne revient pas à la vérité en chan- xeant d'erreur ; qu'on n'échappe pas par des expédients à des nécessités éternelles.Elle n\u2019appellers, et je viendrai à elle tout entier, avec mon dévouement, mon principe et mon drapeau, À l'occasion de ve drapeau, on a parlé de conditions que je ne duis pas subir, Francais! du suis prêt à tout pour aider mon pays à se relever de ses ruiues et à reprendre son rang dans le monde ; le seul sacrifice \u2018que je ne puisse lui faire, c'est celui de mon honneur.Ju suis et veux être de mon temps ; je reuds un sincère hommage à toutes ses grandeurs, ct, quelle que fût Is couleur du \u2018lrapeau sous lequel marchaient nos soldats, j'at admiré leur héroime, c.reudu grâce à Dieu de tout ce que leur bravoure ajoutait att trésor des gloires de la France, Entre vous et mol, il ne doit subsister ni malentendu ni iurrière-pensée.Non, je ne Inisserai pas, parce que l'ignorance où la créculité aurout parlé de priviléges, d\u2019abeolutisme et d'intolérance, que sais-je encore ?de dime, de droits féodaux, fantômes que le plus audacieuse mauvaise foi chsaye de ressusciter À vos yeux, je ne laissersi pas arracher de mes mains l'étondard d'Henri IV, de François er et de Jeanne d'Arc.C\u2019est avec lui que s'est faite l'union nationale, c'est avec lui que vos pères, conduits par les miens, ont conquis cette Alsace «4 cette Lorraine, dont la fidélité sera la consolation de nou malheurs, 11 a vaincu In barbarie sur cette terre d'Afrique, témoin des premiers faits d'armes des princes de ma famille; c'est lui qui vaincra la barbaric nouvelle dont le monde est menacé.de le confieral sans crainte à ls vaillance de notre armée ; et il n'a jamais suivi, elle sait, que le chemin de l'honneur.Je l'ai reçu comme un dépôt sacré du vieux roi mon aieul, mourant en exil; il à toujours été pour moi inséparable du souvenir «le la patrie absente ; il a flotté sur mon berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe, Dans les plis glorieux de cut étendard sans tache, je vous #pporterai l\u2019ordre ct la liberté.Français, Henri V ne peut atondonner le drapeau blanc d'Henri 1V.Hexus.Cluunbord, 5 juillet 1871.Ecoutons maintenant M.Veuillot : Nous n\u2019appartenons pus à ce que l'on appelle le parti légiti- iste : mais nous sommes partisans de lu monarchie chrétienne, ot, À ce titre, Henri de Bourbon, sans être notre chef, est, si l'on vent nous permettre le mot, notre homme, l'homme véritable «qu\u2019il faut à ls monarchie et sans lequel il n\u2019y aura point de monarchie chex nous.Et comme le monarchie chrétienne est certainement La meilleure ot méme Ia seule forme acceptable de Ia République, la quelle ne peut vivre et durer que si elle est chirétienne, et devient ainsi la république de tout le monde, Henri de Bourbon ext notre humme encore de ce vôté-là, Roi de France, c'est-à-dire, par les réformes de la décentralisation, roi des Frances, ou président héréditaire des républiques françaises, c'est la même chose au fond.Aucune monarchie n'est praticable sans le plus large essor dex libertés publiques et sans la participation républicaine du peuple au gouvernement et à l'administration; aucune république n'est possible, W'est réparatrice, n'est durable sans la présidence héréditaire.De quelque façon que l'on s'y prenne, il faut arriver à dunner au pays une tête ct une tête permanente.Sans tête, il n\u2019est au-dedans qu\u2019auarchie, tumulte et dictature de huxard ; en dehors, que faiblesse et rivée, Or, s'il s'agit de trouver une tête et de satisfaire à cette ure gence, l'on peut avoir des sentiments personnels et de par fort différents.On peut préférer Orléans, Bonaparte, Thiers #vec son indispensable entourage, où même Blanc, Blanqui, Dombrowski, avec le reste de la suite, Mais ce sont au-dedans des anurchies ct dus dictatures, et bientôt, au dohors, des risées.La raison générale désigne Henri de Bourbon.C'est lui seul qui peut réunir toutes les fractions maîheurcu- sement si divisées du trés-grand et très-tenace parti monarchique, et leur assurer la victoire, C'est lui seul encore qui peut ralilor, dans une vaste mesure, les sections honvralles et sé- ricuses du parti républicain, et satisfaire à ce qu'il y à de juste fond des aspirations désordonnées ut renversées du socis- lisme.Car enfin, il ne s'agit pas seulement, comme on semble te croire à Vermilles, de réorganiser l'administration ct de réparer ce que les Prussiens et lex Communaux ont Lrixé ut gâté, (1 faut réorganiser gu plutot organiser à nouveau les iostitu- tions, les rangs, les individus et même les ämes, C'ust là que le grand dommage à été fait bien avant les Prussicns, c'est de ce dommage auclennement réalisé que les Prussicns ont pu venir; c'est de ce désordre que le socialisme est né.Aucun parti n\u2019est seul capable d'y porter remède.11 faut qu\u2019une tête y préside ct puisse employer tous les bras, ct en méme temps il faut que cette tête nu soit pas une dictature.En dehors de Henri de Bourbon, où peut-on espérer de trouver un cette tête?La proclamation que ce prince adresse aux Français, selon son droit ut le nôtre, est plus libérale et plus pratique mille fois qu'aucune autre parole politique qui ait été adressée au moine dans le cours de cette annéu 1870-1871, année de catastrophes ut de profession de foi.Nous n'en exceptons pas ls proclamation de Napoléon III, partant pour l'Allemagne et lui annonçant les principes de 89 et de 92, ni celles de Victor- Emmanuel aux Italiens, ni celles de don Amédée sux Espa guols, ni colles de l'empereur Guillaume aux Toutons, pour leur intimer que l'empire est fait, c\u2019est-à-dire que le Prusse les « conquis.Toutes ces plèces ont prumis aux peuples des blens qui ne Jour sont rien moins qu'assurés.L'épéc les u signées, l'épée lex a déchirées.Nous louons et nous honorons hautement le proclamation de Henri de Bourbon.Elle est franche, hardie et loyale.Il dit ce qu'il veut et propose le pacte comme il l'entend.Rapprochée de ses précédentes déclarations, clle est dl d'un monarque chrétien.C\u2019ust ainsi que le chef de la Malson de Bourbon pouvait frapper à la .11 répond, comme il lui appartient, aux lmxsenges rottex et abominables que les ouvriers de plumes vt lex dumeurants de In Commune n'ont pas rougi d'afficher à l'uccuslon des élec tions, Le gouvernement u lulusé commettre cette Infamie; il & permis aux pétroleux de semer cette graine de jacquerie, peut-être même les #-t-il approuvés, Cela n'est pas indigne du fond do wa pensée et du reste de sa politique.Henel de Bourbon s'est fait l'honneur de déchirer ces ignobles affiches ; la conscience publique Len remerciers.Ce sers son métier, s'il est roi, de ne pas luisser outrager et diffiumer les citoyens ni le France, 11 veut garder son drapeau, it en à bien le droit, et c'est son devoir.Les trafiquants protestants de Hollande nucrehuiont sue ls croix pour trafiquer au Japon.Un homme qui aspire à pore ter lu couronne de France ot qui en conserve encore l'éclat sur son front, ne commence pas par une spostusic.II aurait pu ve point prendre de drapeau du tout.Das se main ct dauxs ls main de In France, un fi lance pouvait suftive, Wil veut un étendard, quil porte le sien.À ne pas remonter plus haul le drapoau qui fut planté sue lex minarcts d'Alger vaut celui qui descendit de lu flèche de Strasbourg, qui tombs des forts de Paris, et qui se reculu de Rome.Tel ent, vis abrégé, notre sentiment sur Is proclamation de Henri de Bourbon.Nous ne sommes pas de ceux qui ne cherchent un roi.Nous avons notre rui depuis longtemps, le Roi Christ.Nous savons où il demeure, II « droit sur notre volonté, sur notre cœur, sur nutre sang, Jusqu'à ce qu'il nous donne un prince «qui Toi faxse serment et qui reçoive son sacre, tout autre roi en ce te et pour nous qu\u2019un collecteur d'impôts.Nous ne ! 5 pue fait, nous ne le déferons pus, Nous serons fidèles vt logan n l'était dans les cata combes; ct quand le gouve: ent changera, nous ne pleure- TODS pas, Muis pour autant que nous pouvons et que nous avons à choisir, Henri de Bourbon cst de beaucoup le collecteur que nous préférous, l'homme à nus yeux le plus digue de défendre 1a législation du Christ, et par conséquent le plus digne de des venir roi et recteur du peuple franc, Louis VEULLOT.COURRIER D'ONTARIO.Le nouvesu manifeste du comte de Chambord me met dans un singulier cmberras.Mais, avant tout, vous ai-je dit que héritier de 1s maison de France avait lancé un nouveau manifeste, en quittant le séjour de Chambord pour retourner à Frohdorf?Il y a deux déclarations importantes dans ce manifeste ; par lu première, le prince supprime tout ce qui s\u2019est fait de Lien ou de mal cn France, depuis Jes premiers temps de la révolution.Il promet de revenir quand on l'appellera, pour \u201creprendre, en lui restituant son véritable caractère, le mouvement national de la fin du derni r siècle.\u201d Par la seconde, il affirme hautement ct fièrement qu'il ne rentrera en France qu'avec le dra; blanc.\u201cJe ne lnisserai pas arracher de mes mains, s\u2019écrie-t-il, l'étendard de Henri IV, de François Ier et de Jeanne d'Arc.\u201d Cette dernière déclaration a fort mécontenté les chefs du parti légitimiste, en ce moment à Versailles, et il y ont répondu par une note collective où ils prennent, avec une respectueuse fermeté, comme le marque le Journal des Débats, congé du prince qu'ils avaient jusqu\u2019à ce jour regardé comme leur chef.Île déclarent en effet qu\u2019ils restent dévoués aux intérêts de la France et à nes libertés, et, * pleins de déférence pour ses volontés, ils ne se séparent pus du drapeau qu\u2019elle s'est donné.\u201d Oubliant Nostradamus et ses prophéties, tous les journaux, français ou anglais, à quelques rarcs exceptions près, regardent cette démarche du comte de Chambord comme creusant un abime entre lui ct la France moderne.Le Gaulois dit que dust le testament politique d\u2019un homme qui s'en va.+ Le peuple alme à «ymboliser toutes ses idées.Ce lambuu d'étoffe qui flotte au-dessus d\u2019une hampe, est pour lui l\u2019incarnation vivante de certains faits et de certains principes.Le drapeau déployé en l\u2019air est pour lui un signe de ralliement où un signe de haine.Pour le peuple, le drapeau blanc est le symbole de l'ancien régime ; c\u2019est un signe d\u2019oppression ct du misère, Contre le drapeau blanc, toute la province a voté le 2 juillet, avec la même conviction et 1a même ardeur que Paris, au lendemain de la Commune, à voté contre le drapeau rougu.\u201d Le Constitutionnel trouve que le comte de Chambord a donné | un grand exemple de franchise ; cette franchise sura probable- | ment funeste au droit qu\u2019il représente, mais au moins ce droit n'aura pas trainé dans le mensonge.Aux yeux de la Liberté, le manifeste du prince est un acte aussi intempestif qu\u2019irrétiéchi, et dont la conséquence fatale sera d\u2019éloigner à jamais du trône le dernier rejeton de lu branche aînée.La France constate Ja disparition définitive du droit divin.Voilà un prétendant de moins; mals, comme cela arrive souvent dans lu vie, c'est précisément parmi ses amis que le comte de Chambord « trouvé ses plus reduutables adversaires, S'il faut en croire le Français, M.le comte de Chambord ne s'ust pas fait la moindre illusion sur l'abime que sa déclaration allait creuser entre lui et sa patric, © Cv n'est pas seulement, | dit ce journal, un prince qui s'enferme dans des régions où le peuple ne le suivra pes, c\u2019est un passé qui s'évanouit, c'est le dernier épilogue d'une grande révolution.\u201d Le correspondant de l'Internationnal, à Versailles, rapporte | qu'après avoir lu lc manifeste du prince, M.Thiers s'est écrit : | # Voilà un homme qui m'ôte l'honneur de fonder moi-même ln | République!\u201d Le mot est trés-joli, 11 y a, nous cn avous la conviction, dit le Times de Londres, ; uffre immense entre le sentiment dominant de la France | moderne ot Is profession de foi du prince, qui déclare que \u201c le droit monarchique eut le patrimoine de lu nation.\u201d Les points de vus d'où lu prince et In nation regardent toutes les relations de la vie politique sont beaucoup trop différents pour qu\u2019il y ait jamais accord d'idées.Le enema d'une union effectuée, les forces dissolvantes se mettraicnt à l\u2019œuvre.e A vous franchement parler, je ne suls guère satisfait des procédés de ln Vois du Goÿfe à Ï' \u2019égard de l\u2019Opinion l'ublique.Et voici pourquoi : La Voix du Golfe truuvo récemment dans le Citizen, d'Ottawa, un article long comme mon doigt, dans lequel on reproche à l'Opinion Publique de traiter l'hon.M.Langevin comme le dernier des misérables, Le Citizen, dont n'incrimine du tout les distractions, | renait l'Opinion Publique pour l'Opinion du Peuple, petite | uille annexioniste de Québec, ut sermonnait le première, lors- da Tote te Golfe qui y était pourtant oblgér ni lat a Vole du fe, qui n'y t ol e ni par état, ni par besoin, vest hte en cette constance l'écho du Cétiren ; de sorte qu'aujourd'hui, l\u2019Opénion Publique doit être maudite ot exévrée dans le Golfe, cb que si MM.Desbarats, Mousseau ct David, sos propriétaires-éditeurs, rédacteurs, eto,, sentaient le besoin d'aller à Rimouski, chanter au bord des fints, la moitis où le tiers du luc de Lamartine, Il leur faudrait se déguiser en ingénieurs de l\u2019Intercolonial, et porter sur leur dos toute sorte de chaînes et d'instruments, pour éviter d'être Is proie d'env population honnéte, mals irritée et vengeresse, Car, remarques-le, tout me porte à croire que les quatre on cing mille lecteurs de 16 Voir du Golfe wont restés sons la tu- neste Impression que ¥Opinion Publique v 646 crbbe ot mise au monde dans l'unique but de déblatérer den sottises ct vô- Ie compte de M.Langevin, pyen habitué à ls politesse raffinée de ln capitale de ls Puiessuce, s'est du 18 «empressé d'ouvrir ses colonnes à une lettre de M.Dexbarat qui rappelait à ¢ dartenr peu vigilant que l\u2019on peut s'intituler da l'Opinion l'abligue, «t n'être ni le frère ui ls sœur, ni le cousin ni lu cousine de l'Opénion du l'auple, A sou tour, que fait In Voir du Golfe?Vu telle se faire Ir rte-voix de la Jettre de M.Desbarats, comme celle n'était fait \u2018écho du reproche dérixoire du Citizen?Pas du tout, Elle annonce quelle à des abonnés, tous gens de bonnes nueours, tous genx mariés, «t dignes de Pètre, mais qui on tort, un dé- comment dirai-j lieu de réparer xes torts entretient de sex petites ital éranecs d'aveni », Un Journal a raison ae plainly ul od et celles qui #honvrent, en sy sbonnant, se contentent I Tire avec délices, avec passion, avec délire, sans songer jamiis à leur envoyer par lu poste où autrement, dux Hillet«de Imnque pleins de protestations d'amitié et de reconnaissance.Mais el l'action de se plaindre à celle de se donner la mort, it y « la longueur de plusieurs chemins du Pacifique.Un journal à toujours tort de s'ouvrir les veines, soit dit on tre nous.\u2014Mais #il n'a pas d'urgent pour vivec?me direz-vous, \u2014D'abord, êtes-vous philosophe?Si vous êtes phitosophe.vous devez savoir que l'argent ne fait pas le bonheur, Et si vous ne l'étes pas, vous devez comprendre que je ne m'abaisse- tui pas à discuter avec vous.Moi, je xuis d'avis que lire un journal, c'est déjà benucoups, mais ec n'est pas encore assez ; j'incline à ce qu\u2019on le paie de temps en temps.Ah! pas trop sonvent, je suis bien, mais mettons deux fois l'an.Lire un journal, «est l'acte d'un homme vertueux, qui veut que sa journée soit bien et honnét-ment remplie ; le Tire et le payer, c'est l\u2019acte d'un brave, mans peur et «ans reproches, l'acte d\u2019un héros.Vous saisissez de suite lu nuance qui sépare les deux catégories.D'ailleurs, ce n'est pas tout cen, Ju Voix du Golfe nous abe vait une réparation publique; elle ne nous I's pas donnée sous prétexte qu'elle avait à mourir sans faute, le jour mêtac, peur d'avoir «es affaires le lendemain, «t je trouve que ve pas gentil de sa part.T1 me semble que pour faire plaisir à nn ami.an peut bie remettre à quinze jours pour rendre le dernier soupir.Mais il y & des gens qui ont tant de peîne à retenir an soupir.Enfin.puisque c'est comme celu\u2026 N'importe, je conseille à MM.Desbarats, Mousseau ct David de n'aller prendre un quart-d'heure de récréation à Rimouski, qu'embellit la nature, qu'après avoir rempli leurs poches du por- traits-cartes de M, Brydges, afin de passer pour ses cousius ou sus neveux, en cas de mauvaise rencontre oe o Le # Churiveri \u201d prophétise, à l'instar de Nosteadlagnues, Avant la fin de l'année, dit-il, lex théâtres joueront des revues de 1870- 71 où l'on trouvera des acènes dont velle ci-dessous est la photographie anticipée : # Un officier prussien poursuit une jolic pendule de salon.\u201d Le Pnussiex.\u2014Viens, pendule adorée.La PEXOULE\u2014Uomment \u201c à dorer?\u201d Apprends, malhonnète, que je auis toute neuve et que personne n'a jamais touché à I'ma dorure.Lg Prussiks.\u2014Je ven supplie, aie vu bon mouvement pour moi.La vexouLe \u2014Si javance côté.Le Patastex.\u2014Serjex-vous une lle de bronge, une pen.elle de mauvaise composition ?Non, j'entends votre car qui fit tice! .La vexovbe.\u2014 Erreur, il fuit tic-tac, et si vous comprenez le français, cela veut dire qu'il vons trouve doublement toe.Le Prusat Tu ne veux pas venir de bone gré avee moi Alors je temmène de vive force à Berlin cn berline.(I) Ju vainit dans nes bras).La vExouLe se dégageant : Sn Prusse tu veux m'emporter, © barbare que je te déteste ; Contre toi je ne puis lutter, Mais dès ce moment je proteste.Pour Hétrir ce rapt révoltant Qui me violents et m'opprime, Mes aiguilles en s'arrétant, Marquerunt l'heure «lu crime.jour, ve ne xers jutnsis de tou + Elle toinbe inanimée dans les bras du l'russien qui l'emporte en disant : Ærudie nez ! o A propus, c'est peut-être l'occasion d'spprendee i nos lecteurs honnêtes ct intelligents, qu'on ne dit plux aujourd'hui, en Ku.rope, d'un Prussien, qui vient de rendro lu dernier soupir: lu malheureux luisso une épouse inconsolable.On dit: \u2014\u2014Le mslLeureux ne remontera plus « pendule., ,, Mot typique d'uu officier prussien qui venait de donner plusieurs coups de puitg à l'un de ses soldats : \u2014i Cet animal, il ma fait mal aux mains, tant Je l'ai frappé fort!\u201d (Historique) oe ° Un millon de Francais suraient pu repousser les Prussicns.Aujourd'hui pour en arriver 13 il faut cing millisrds de francs.oe ° Jen Communards qui en iront hobiter ln Nouvelle-Calédonie peupleront de travailleurs cet établissement pénitencler qui périclitait faute de bras 16 Aour, 1871.C'est ainsi, dit Le « Churivari,\u201d que les apôtres du socialisme copieront le renversement de la colonne cn relevant ne co- lone, os ° Un monsieur dont vous ignorez le nom, n acheté l'autre jour un ratelicr, Le lendenwin, invite dans une maison, il se dit cn montant l'escalier : \u2014Le repas doit être suceulent.On traite bien lci.ma foi, tant pis! mon ratelier me génerait, Il le met dans sa poche, entre value ct x'asuied, Quand soudain un cri de douleur lui échappe.\u2014Mon Dieu qu\u2019avex-vous?fait avec sollicitude In maitresse de la maison.=\u2014Oh{ rien, madame, .je me suis mordu ! .Une bien jolie anecdote, si elle est vrale, Un officier supérieur de l'armée prussienne, cn garnison à Metz, avait remarqué Mlle B., Jeune personne fort jolie ot des distinguées, appartenant à une famille haut placée de la L'officier, à force d'instances et de démarches, parvint à amener tbe rencontre el une présentation entre lui of la famille B., et manifesta hantement ses vies qui furent presque froîde- ment accucillies.Mais il insists, envoya lettres sur lettres, atnbessades sur ambassades, et finit per solliciter et obtenir la permission de déposer Ini-même, aux pieds de Mile B., l'offre de sa fortune et de sa main, et de lu constituer l'arbitre souverain de son sort.Au jour près, l'Allemand arrive et expose galamment sa demande, que Mile B.écoute dans le plus profond silence, Quand il ent terminé : \u201cC'est bien, monsieur, fit-elle, mais vous ne êtes pes suftisamment étendu sur votre fortune, Veuillex m'en dire le chiffre exact ct vos espérances d'avenir\u201d Et l'officier, radieux, de s'étendre avec complaisance sur ses richenaes : le total en était fort bwau, éblouissant même, des millions à perte de vue, «C'est encore trop peu pour moi, répondit alors la jeune fille cu ke levant et en saluant son solliciteur tout interdit, Quand vous gurez cing millineds, revenez, ct vous xercz agréé, I fant que mis dot soit Le rançon de mon pays.Eticure une fois, c'est bien joli, xi c'est arrivé, L'Internationat rapporte Vau C'étuit ie lu dernière svirée Dex fen y des fetes, cd col dors, M.Thiers, adossé à Ia cheminée, cause avec les dames, Un fase opéra, bullet, musique ; tout à coup : \u2014A propos, vons avez appris que ce pauvre \u2018Faglioni vient de mourir ?\u2014Oui, à cent deux ans, \u2014Quel exemple pour vous, cher monsieur! dit ane «dame cn minaudant, \u2014Fh! ch! Provisoire jusqu'à cent ans, et deux ans à vie, c'est Ijen tentant, mois vraiment, J'enrais Pair d'abuse Toujours à propos de peudule\u2026.Au deuxième acte du Petit Faust,\u201d jong cn « 5, loreque Faust-Luce reconnait Manguerite d'A tyrollen, elle écrie : It un Deuteh \u2014T'u sais l'allemand?répond-il.\u2014Se le suis, muis je ne le comprends pas, \u2014Eh bien! alors, dis-moi Je chant des «ualudlleurs, Et tous deux cntonnent une (yrolicune aux fantastiques lui-tou, : ws, des députés dunx les moment à igny i non In L'OPINION PUBLIQUE LE MOULIN À COUDRE DE WHEELER & WILSON.MM.8, B, SCOTT & CIE, Agents des Movie A Corvrx ps WurxLer & WiLsos, MessixUns, \u2014Nous soussignées, Sœurs de l\u2019Hôpital-Général des Sœurs Crises, prenons la Hiberté de dire que nous nous sommes wervix d'un grand nombre de moulins à coudre depuis se ze ans; que durant tout ce us avons Mit l'ensui des différentes sortes de mouling, ct aprés une si longue expérience pratique des mérites de chaque manufacture cullère, nous n\u2019hésie toux nullement à affirmer que le moulin de Wheeler & Wilson est, soux tous les rapports, supérieur À tous les autres, Ce moulin fait le point croisé sans navette, ct cet avantage est d'une grande importance, en co que la navette est très-désavantogeuse au moulin, Les améliorations récentes des © grandes poulies * du fournisseur silencieux,\u201d et surtout du draw feed ajoutent matériclle- ment à la valeur et à l\u2019utilité de ce moulin, et nous croyons qu\u2019à présent le moulin de Wheeler & Wilson ent auxsi parfait qu'il peut l\u2019être Les premie ans fonction lamiment en unage, réparations.Nous avons fait l'euai de plusieurs contrefaçons des moulins de Wheeler & Wilson, parce qu'on les offrait à très-bes prix, mais nous les avons trouvés défectueux et les avona mb de côté.D'après notre expérience, nous croyons que tons les moulins contrefaits sont chers à n'importe quel paix.Nous disons consciencieumement «t en toute confiance à ceux qui ont besoin de Moulins à Coudre: Soyez certaine de vous procurer le véritable Moulin à Coudre amélioré de Wheeler & Wilson, Quand bien même le prix en seraît double des autres, en tin de compte, ils wont les plus économiques.(Signé) que nous a us de vous ily a seize core tris bien, ot quoi qu'ils aient été cons il ne nous ont pas coûté dix cents par année de Sœur J.M.SLocoune, Supérieure des Sœurs-Grises ; Sœur MOxTGOLPIER, Sœur L.Gapsois.PAITS DIVERS.LA POLICE À LONOR&S.\u2014Ln Rerue britannique contient un trèx- intéressant travail sur la police de Londres, nombre des criminels connus se monte, en Angleterre, à 135,000 environ, dont 30,000 faisant de Londres le quartier général de leurs opérations.Cv west done pas une sinéeure que Ia police.Nous recuimmand éditations du lecteur les Instructions données aux constal Us doivent exécuter leur tâche déliente avec un parfait sangfroid, n\u2019employer aucune expression blessante, même envers ceux qui attentent à la loi ; Île ne doivent pas intervenir sans nécessité.« Plus les agents de Ia police, dit le réglement, ve- ront respectueux et polls en toute circonstance, plus ils seront respectés et soutenus par le public, dans laccomplixwment de leurs devoirs.\u201d ' Simple détail : en 1808, In police a ramassé 10,463 personnes en tétat d'ivresse, dont 5,079 femmes, et 9,160 personnes vies mortes, don 4,336 femmes, Enfin, pour conclure, voici qui est parfaitement rassurant ; il ; s'agit de l'Habileté de MM.les voleurs.À moins d'être hermétiquement envoloppé dans un manteau, l'homme qui #e fourre dans un ragsemblement est sûr d'être volé, Deux filous se placent devant la victime désignée, tandis que des compères la suivent de près; une poussée se produit, Ju personne est entraînée, et le tour cat fait.Garde-t-eile les mains dans ses poches où sur s8 ceinture pour protéger ce qui lei we plagait te vonplet stivant, dit par Luce à Blanche | lui apartient, son chapeau lui est enlevé par derrière; pour le d'Antigny : De cette tendre mélodie As-tu bien saisi les avcents ?Tu chant\u2019 l'amour et l'horlogerie, De ia chanson voici le sens : Jaime les bois et lu campagne, Les près tout verts, les ciels tout bleus, Mais, dans ln candide Allemagne, C\u2019est les pendul' qu'on aime le mieux ! Cette strophe était bissée chaque soir.Uette scène a été suppritaée, sur les instances de l'ambassade prussicnne, c.T.LA RIVIERE-ROUGE, Un correspondant du /'ays prétend que le conduite des volontaires haut-canadiens à la Rivière-itouge pourrait bien être la cause de troubles Jeplorables, et que les Métis veulent se venger.TI fait ensuite de grands éloges du colonel Casaul( t Voici ce qu'il dit: *\u201c Si l'histoire de l'expédition du Nord-Uucst flétrit un jour comme soldats ct comme hommes une partie de ceux qui l'ont fuite, elle saura, je l'espère, conserver une ¢ page à cet officier qui à montré, depuis le début de l\u2019expédition jusqu\u2019à sa fin, des aptitudes et «les talents militaires, on pent le dire, de première classe, \u201c Joi; t à une énergic rare, un tact peu commun et une re- pidité de décislon rare, Îl à prouvé mille fois depuis un an que ches lui il y avait l'étoffe d'un vrai soldat, Le second bataillon lui doit certainement la bonne réputation qu\u2019il à laissée.Je veux voir répéter ce que j'ai entendu dire il y a quelques jours per un de mes amis qui a Ia juste prétention de pouvoir juger un soldat.On lui demandait ce qu'il pensait du colonel Jarvis, comme militaire bien entendu.C\u2019est une vieille tante,\u201d répondit-il franchement.\u201cEt du colonel Casault, qu\u2019en pensez-vous ?t.Oh ! le colonel Casault, ce n\u2019est qu\u2019un jeune homme com- « paré à l\u2019autre, ce qui n'empêche pas que c'est un vrai soldat \u201c et qu'il à assex de nerf pour en fournir À trois comme le colo- \u201c nel Jarvis\u201d \u201cJe suis complètement de l'avis de mon ami.L'un est un Jeune soldat si on le comparc à l\u2019autre comme ancienneté de service, main Joneédant toutes les qualités nécessaires au vommandement ; l\u2019autre, on peut le juger en deux mots: v'est une vieille croûte (toujours au polnt de vue militaire blen entendu ° digne en tous points commander au ler Bataillon On es, - ruttrupper, le volé lève les maius, et nes poclhes ont instan- \u2018 tanérment vidées, Mime jen qua New-York, comme on voit.1A DEYTR AMERICAINE.\u2014L'exposé officiel de In dette américaine au ler juillet vient d'être publié, Eu voict les principaux chiffres : DRTTE COXSOLIDÉE.Obligations, 6 pour cent.+$!,613,897,300 do 5 pour cent 274,236,450 Total dex titres portant intérét en or, ,,.DETTE FLOTTANTE.Dette portant intérét en papier-monnai Dette ne portant pas d'intérét.A rembourser .Intérita échus.$1,888,133, 760 8 48,563,000 « 418,505,580 .1,948,052 .45,038,761 sess Total général.\u2026.\u2026.\u2026.$2,308,248,038 À déduire : Encaisse du Trésor .$96,683,000 Encaisse cn papier-monnaie,, .9,533,363 108,317,263 \u2018Total réel du passif.$2,299,134,184 Pendant le mois de juin, le dette fédérale a réduite de $7,103,349.Depuis le 1er mars 1869, la réduction ret de $233,- 432,425.Le montant total des obligations five-te.néées, rachetées par le Frésor, est de B212,806,250.Les souscriptions au nouvel emprunt cinq pour cent ont atteint le chiffre de $66,934,650.vou D'exrausS \u2014Un vol d'une rare audace à été commis pendant ls nuit de samedi, sur le chemin de fer Mobile et Ohio, dans Hickman county (Kentucky).\u2018Trois hommes avaient pris place ensemble dans le train, à Union City.Deux d'entre eux descendirent pendant l'arrêt qui « lieu à Moscow, le troisième restant seul sur Ia plateforme, Mais, au moment où le train se remettait en route, les deux individus qui venaient de descendre s\u2019élancérent dans le wagon de l'express, mirent le messa- r dans l'im bilité de résister, s'emparérent des $20,000 lont la garde lui était confiée, firent arrêter le train, eautérent à terre et disparurent rapidement dans l'obscurité.Vingt-cinq citoyens de Moscow ont donné la chasse aux voleurs, mais Îls sont revenus bredouille.Une voiture de la \u201c United States Express Company\" s'arré- tait, avant-hier à midi, en face d'une allée située entre les 4e et de rues, à Naïnt-Lonin (Missouri).A peine lo messager fut-il 388 entré dans l'allée, pour remettre un uet à son adresse, Lais- want le cocher seul eur son slége, que deux hommes sautèrent dans Ia voiture, büillonnèrent le cocher en un tour de main et firent partir le cheval à fond de train.Après avoir ainsi parcouru une certaine distance, les deux inconnus mirent pied à {terre et s'enfuirent, emportant plusieurs paquets contenant 83,300 en espèces ct $s5,000 en actions de chemin de fer.L'après ls première enquête faite par la police, il y à lieu de croire que le cocher, et le messager aussi très-probablement, wentendulent avec les deux voleurs inconnus, et que le coup avait été concerté d'avance entre ces quatre personnages.En ! conséquence, le messager et le cocher ont été arrêtés à titre de complices.VARIÉTÉS.Un mot très joil de M, le duc de Broglie, lors de son séjour À Londres, en qualité d\u2019ambassadeur.A un grand diner diplomatique ches lo chef du Foreign- Office, il n\u2019était séparé de l\u2019ambassadeur peussien que par lu comtesse Derby.Celle-ci, vers la fin du dessert, qu moment it les dames ont, en Angleterre, cont de quitter la table, Inisger ler hommes seuls, dit à voix basse su due de Bro.die: ¥ \u2014Il va vous &tre désagréable sans doute de vous trouver vôte-à-vôte avec l'ambassadeur de Prusse, =\u2014Nullement, répondit M.Broglic assez haut pour étre entendu de tout le monde ; ce sera la première fois que jo we trouverai à table à vôté d'un Prussien saus avoir été obligé de payer son diner, On se sonvient que la proprièté de Broglic a été une de celles que les Prussiens ont le plus mises à contribution, es ° Le comte de Derby vient de vendre ses belles propriétés du vomté de Tipperacy, Irlande, à M.Valentine O'Brien (Connor, pour une somme de 750,000 pisstres, oe .Le Grand duc Alcxis, troisième fils du Czar, ext fiancé à la fille aînée du prince Frédéric Charles, .Hampton, le célèbre aéronaute anglais, est wort.oe .La reine dAngleterre vient d'envoyer In Croix de l'Etoile des Indes à Fentinand de Lesseps.Lex Allemande de New-York font une souscription pour cuns- truire un nouveau théâtre.On a déjà recueilli, daus ce but, une komme de $80,000, oe Les gaming de Paris spéculent sur les dents des commu- neux ; plusieurs de ces petits industriels ont vendu les dents des principaux chefa de 1a Commune à $5 la pièce, Dombrowski seul a fourni an, moins \u20185000 dents aux nuifs amateurs, or Un jeune officier prusdien qui doutuit de la sincérité de sa fiancée et qui voulnit s'assurer vi ses soupçons étaient fondés, fit adresser, après 1a bataille de Gravclotte, une lettre à la jeune fille dana laquelle on lui annonçait la mort de son favcé.La pauvre enfant se xuicids de désespoir, et le jeune impru.zent est à présent dans un asile d'uliénés, vo ° UN JUGE ENNEMI DU TABAC.Faron Jucdkinx était juge d'un district de l'ouest.Un jour il engages un pauvre homme du voisinage pour venir travailler ches lui.Eu arrivant, celui-ci ôta sa vente et laisss tomber sa pipe, que le juge ramasss sans que l'ouvrier s'en aperçut.Au bout de quelque temps, ayant envie de fumer, notre homme se mit à chercher aa pipe.Sur ces cntrefaites Judkins entra et lui demanda ce qu'il faisait ?\u2014Je cherche ma pipe, dit Fonvrier, \u2014Est-ce celle-ci ?demanda le juge «n lui montrant l'objet.\u2014Oui, répondit l\u2019autre, en tendant la main pour la saisir.\u2014Un instant, s\u2019écria Judkins ; c\u2019est un objetde peu de valeur, Je le ssis; comme je suis juge, fl faut procéder légalement.Voux allex jurer que cette pipe est bien à vous, Leves ls main, L'homme leva la main et le juge lui dicts le serment d'usage : après quoi la pipe fut restituée.Quand l\u2019ouvrier eut terminé von travail, il se rendit près du juge pour recevoir son salaire.Il lui réclamait deux chelins six pence.AU right! dit le juge, mais vous me devez une demi- couronne ct nous sommes quittes, \u2014Je,,.vous dois, moi?demands le pauvre homme tout tremblant, \u2014Oui, Ia loi m'accorde une demi-vcouronne pour chaque serment que je reçois.Par conséquent je ne vous dois rien.\"ee Un jour, M.Casvneuve, avocat toulousain, «lont les excentricités sont célèbres, se rendait d'assex mauvaise grâce au tribu- ual, Axor, son chien, avait eu la curiosité de le suivre au pa- leis, M.Caseneuve, qui Le sait rien refuser à son caniche, ne s'y était point opposé.\u2014Eh} où allez-vous donc comme ça, maitre Cazeneuve ?lui dit un confrère en l\u2019accostant sur la place du Capitole, \u2014Eh! où voulez-vous que j'aille?Pardi! toujours au même endroit; Je vais à ls première instance.\u2014Et Axor?\u2014Lut aussi, il y va.=\u2014Bonne chance à tous les deux.\u2014Je vous remercie pour lui, Arrivés au tribunal, Axor alls s'asseoir à l\u2019extrémité du bane de la défenac, et son maitre se mit à plaider.Malheureusement 11 advint que, entraîné par son éloquence, l'avocat éleva 1s voix.Axor, qui sans doute n\u2019aimait pas le bruit, se mit à aboyer pour manifester son mécontentement, aitre Casencuve suspendit son plaidoyer, et, s'adressant au chien : \u2014Axor, tui dit-il, fais-moi le plaisir de te taire.Asor se tut.Mais Il ne se tot pas longtemps, En effet, bientôt après, l'avocat s'étant livré à des considérations tro; élevées pour les nerfs délicats d'Axor, l'animal aboya derechef, et cette fois avec un tel entrain, que la défense ne fut plus libre, Alors l'avocat, impatienté, se tourna vers l'interrupteur, et, avec des d'ancien télégraphe ==Enfn, Asor, lui dit-il, ne peut pas durer comme ça; si tu veux plaider, plaide, ou laisse-moi plaidert, 881 \u201cLE CHEVALIER BREDOUILLE.(Portrait de tout temps et de tout pays.) I Je vais vous raconter histoire Du plus illestre chevalier Qui jamais, d'humaine mémoire, Eut des exploits à publier.Chez nous, on le nomuuit Bredouille ; Hélust il cut bien des malheurs ! En y songeant mon wil so mouille, Je ne puis éponger tues pleurs t Al se wéêls do politique : Houge, blauc, gris-vert ou ponceau, On le trouvait dans chaque clique Dont l'objet eat de troubler l'eau, Au fond d'un journal qui l'abrite, 11 faisait son petit frou-frou.Bredouille à, ma foi, du mérite.L'orgueil à produit plus d'un fou! 1H.Sachez que la littérature Pour lui n'eut jamais de secrets, .Mais son esprit, à In torture, Est parfois des plus indiscrets, I! veut réformer : pour combattre Tous les abus, de prinic-abord, Hreaonille hôlas ! se met en quatre.Le publie l'envoie laut-le-bord ! IV, Mais Bredouille est d'humeur facile, Tottjours il peut se consoler.Si le publie est indocile, Lui, parle tout seul, pour parler! 11 se dit le plus grand des hommes, Un génie, hélas! incompris.l\u2019auvres hinusins, ce que nous sommes ! Pule sais, Predouille, à quel prix! Vv.Bredonille, mon ami /reduuille, Bredonille demain et toujours, Pour bredouillor, va, cours et fouille Tous les recoius des alentours.Et parfois, si voulant te lire, Nous avons ri comme des fous.Bredouille ah! que c'est bon de rire! Ecris encor, nous rirons tous ! £.B.pk St, Avsin.Ottawa, lc 265 juillet 1871.REVUE RTRANGERE, FRANCE, Le gouvernement de M.\u2018l'hiera tiendra-til, où, en d'autres termes, borépublique cette fois-ci comme les autres, n\u2019uurait-elle qu'une existence éphémère ?Telle est lu question que su posent plusieurs journaux, It vu runs dire que bn solution n\u2019est pus la même partout.Certaines feuilles considèrent le gouvernement de M.Thiers comme un gouvernement oo wr Je hasan, appuyé sur aucun p pr stable, et qui devra disparaitre d'ici à quelques mois, Ce sont les accusations de l'International qui sont les plus violentes et les plus nccentuées.Nous en citons quelques lignes : * Ce petit homme tuera Paris\u201d tel est le mot qui cirenle \u201cuns le plupart des clancelleries de l\u2019Europe à propus de M.Thiers, Ce petit homme, en effet, sobstine & multiplier lex arrestu- tions et à main Paris on état de siége saus nécessité, Caprice de viclllard, qui se croit fort parce qu'il torture ! Débauche d'eunuque politique, qui se croit puissunt parce qu'il fait crier de douleur! \u201cA ve triste jou, les affaires languissent et le commerce périt.Quelques dévouements isolés vssayent bien de faire revivre l\u2019industrie parisienne et de Ini donner de Pimpulsion.Peines inutiles | L'état de siége est 13, qui met à néant leurs efforts ot leurs sacrifices.Partout, dans lu grande ville, l\u2019inquiétude et l'anxiété, las de lendemain assuré.Nulle gamntie contre les dénonciations baineuses ou intéressées, Chaque jour, de nouveaux cortéges de prisonniers qui preunent le chemin de Versailles.La population regarde et s'inquiète; au milicu du valmu ot du lu tranquillité de Paris, cile ne s'explique pas cette continuité de mesures exceptionnelles ; elle se demande si toutes ces rigueurs prendront jamais fin, « Cependant les commandes arrivant de l'étranger, se succd- dent très-nombreuses.Impossible d\u2019y faire face.Les ateliers sont déserts : la plupart des ouvriers sunt à Satory ou dans les prisons d'Etat,\u201d Dans quelques mois M.Thiers aura tué Paris, \u201c le nain aura tué le géant.\u201d C'est aussi le ton de plusieurs autres journaux.Quant à nous, nous trouvons ces considérations pour le moins exagérées, Il n\u2019y à pas à \u20ac le dissimuler, M.Thiers à rendu d'immenses services à la France.11 faut lui tenir compte des circonstances où il @ pris l'administration de l'Etat et ne pas exiger que tant de désastres soient réparés en quelques jours.D'autres journaux, et cn gtaule majorité, se font les avocats de M.\"Thiers et donnent son gouvernement comme devant faire le bonheur de la France, Hs disent que le pays, fatigué d'avoir changé si souvent de gouvernement, n'ayant plus confiance en la monarchie, et profondément dégoûté de l'impérialisme, trouver dans In république un gouvernement stable, un gouvernement qui le fera prospérer et reprendre bientôt en Europe le rôle proéminent que In dernière guerre lui a fait perdre.Quel que soit l'avenir réservé à lu l\u2018rance, nous n'hésitons pas À dire que du jour où elle sera fatiguée du gouvernement de M.Thiers, elle appellera le comte de Chambord à présider à ses destinées.Le manifvate de ce prince ne lui 5 pas fait perdre toute popularité, et quant il le lui aurait fait perdre, Îl luiu attiré ce qui vaut mieux: le respect ; et, comme le dit Louis Veuillot, le jour \u201c où lu France voudra retourner au gouvernement monarchique, le seul qui puisse lu sauver, elle saura qu\u2019il y a quelque part un lionnôte homme qui est digne de la gouverner\u201d Quoi qu\u2019il en soit, M.Thiers, à l'heure quil est, paraît plus fort que jamais, Au-delà de quatre cunts députés sont résolus de lui contier pour trois ans la présidence de république.Un grand nombre d'électeurs out prié leurs représentants de voter pour cette prolongation de pouvoir à M.Thiors, L'OPLINION PUBLIQUE 11 n\u2019y # pas à ve lo elxsiwuter : cette coudulte ent sage, Que ls France répare sou démestres avant de s'ugiter pour wivoir «quel est le gouvernement qui lui convient le mieux.Quand la France sens remise de l'immense secousses que l'Allemagne lui à fait éprouver, elle pourrs songer à clisiger de gouvernement, M.0K KEMUNAT.est M.de Rémusat ot non M, Goulain, comme l\u2019avait d'u- bord annoncé lu télégraphe, qui rempluce M.Jules Favee comme miulstro de affaires étangères, sous les circonstances ue nous avons exposes dans notre dernière revue, L'INDENNITÉ.Bravo! ls France so dépêche de we délbuentager des Pruse sicus, M, Pouyer-Quertier, le ministre des Gnances, à complété, mercredi durnier, le paiement un autre versement de 506, 600,600 de france pour l'indemnité de guerre.SYSTÈME POSTAL.Les autorités postales françaises sont à préparer un système pour mandats d'argents avec la Grande-Bretagne ot les Et Unix.ALUÉBIK, l'agitation en Algérie continue encore ; mais beaucoup de chet d'insterigés dans le sud ont fait leur soumission aux autorités.ANGLETERRE, Les Corsaires, Dans ln Chambre des Communes anglaises, hier soir, le vie comte Enfield, du département des affaires étrangères, a nié que des négociations soient entamées avec les Etats-Unis pour l'abolition de l'usige qui veut qu'en temps de guerre des particuliers arment des vaisseaux en course contre l'ennemi.LE PRINCE ARTHUR.C'est un heureux mortel: les Communes viennent de lui voter rev annuel de £15,000, Tous lex membres n'é- tuieut de cet avis-là ; mais enfin, la chose a passé.Un té, M.Berthelot, a«léclacé qu'il approuvait In dota tion faite au prince Arthur, mais qu'il déplorait la réclusion voutinuelle de la reine, et que c'était de nature à lu rendre ime populaire, M.Glwlstone, tout cn niunt l'impopularité de Sa Majesté, à déclaré que In reine désirait vivement reprendre ses devoirs pullies aussitôt que su monté le permettrait, ESPAGNE.Les Espagnols se tiennent un peu tranquilles; ils ont même l'esprit tourné à la clémence de ce temps-ci, puisque bes Cortés viconent d'umnistier les condamnés politiques, Marquons-leur un bons point.ITALIE, Menaces de guerre, Le vote de l'Assemblée française, renvoyant In question du pouvoi porel du Pape au ministre dus nifaires étrangères, est considéré Rome comme équivalant à une déclaration d'hosti- lîtés, On dit que les cléricanx, les légitimistes et eu certain nom bre de soi-disant républicains modérés de l\u2019Assemblée nations se sont conlisés pour contraindre le gouvernement fruçais à intervenir en faveur du pouvoir temporel du l\u2019upe, llusietrs journaux regardent ls guerre avec ka France connu probable, vt uccusent le ministère italien d'être un outil complaisant entre les mufns du gouvernement français ot de trahir le puys.La Gazette dit que le gouvernement italien n'uurait di ju- mais aller & Rome, mas que, puisqu'il y est venu, il faut quil y reste, ditt la France se concerter avec les antres puissances européennes pour rétablir le Pape pur lu force des armes, LES ÉLECTIONS.Plus des deux tivrs des électeurs sc sont abatenus de prendre part aux élcetions dans les Etats romains.Les cnnliduts élus appartiennent généralement au parti modéré, A.C.Les pétitions pleuvent dru chez M.Thiers comme les pièees de cinq france dans les calswes de M, Pouyer-Quertier.Benne coup ont le sort qu'Alcuste souhaitait at sonnet d'Oronte : quelques autres, vu contraire, sont gardées avec xoin.Parmi celles-ci, il en cet une qui, sumedi, le 22, à cn les honneurs d'une lecture entre intimes duns le petit salon de l'hôtel présidentiel.Voici ce qu\u2019elle contenait : « Monsieur lu président, \u201c Laissez venir À muvi les petits cnfauts,\u201d à dit notre maitre à tous, Enlurdis par cette parole, nous osons venir à vous et vous dire saus phrases, \u2014Nous n\u2019avons pas l'âge d'en fai Rendes-nous notre jardin des Tuileries.Rendes-tous nos tax de able et notre cher cache-cacho derrière des grands atbres, Non verceaux se rouillent le long des murailles; nos pelles s'ébrèchent contre les parquets, et nus petites jambes se pura- lysent de ne plus courir.\u201c Vous aves assure la tranquillité des parents; faites main teant la joie des enfonts, « Les bébés de Paris.\u201d Cette pétition enfantine à été prise on considération.D'ici à peu do jours, les troupes évacueront le jandin des Tuileries, Une escouude de jardiniors les remplacera, et avant la fin du mois le jundin sera rondu à sve jeunes habitués, Il y à vnuore de beaux jours pour le enporul et la pavse ! UNE FABLE FRA On ne pourrait croire, si l'on n'avait les preuves sous les yeux, jusqu'à quel point le parti bonapartiste pousse l\u2019aplomb, Ce parti nu désarme point ct ne s'endort pas.Il tâte l\u2019oy nion avec des précautions infinier, mais avec um ensemble où we révèlent l\u2019activité et la souplesse des chefs, Les gros mes- sleurs du parti vont, viennent, s'arrétent, sans se mettre cn évidence plus que de raison.Ils écrivent, sous le couvert d'un ami, de jolies lettres aux journaux, épanchements intimes pour les uns, professions de foi pour les autres.D'autres, amants chevaleresques mais hommes pratiques, gardant au ford du cœur leur amour et leur fidélité à l'idée uapoténienne, consentimient volontiers À faire un mariage de AISE, \u2018 10 Aopr, 1871.raison avec ln Rés : M.ts, Bons époux, ils de woraient; mais qui peut répondre de l'avvair ?L'uvonir v'est à personne.iui vit ni gui ment, on pent perdre sa chère voler à de nouvelles noces avec sed anciennes umours,-\u2014uhs user du procédé un pen vif d'Henri VIII, an mari terrible t et de Burbe-Bileue, dont ADM, Meillue «6 Halév optaphes, ont dit que + junusis ve reliait, l'Anteraationst couvert à event Duvernois, public la fable I fuisous en devoir do mettee sous des y de nos lecteurs : + Dune France était riche et prospère mais, en votte vie, nul d'est exempt de muslhe Quelques persuntes jalousairut i, par si sige wdiministration, avait rendu fe pro- \u201cCl famille heureuse, Alors, cou geiné-là vs » quereller dame France avec rou intondant ; lous nous ny munis ils n'y tétausirent pus, eur, at coutradre, lu dune donux T,u00, 001 de gages de confiance à soû bon intendant.Mais vu beau jour survint une dispute avec dume Germanie, et dame France cut le dessous, supporta de grandes pertes et fut fort Profitant de la confusion, les ennemis de l'ordre l\u2019intendant, ct lu propriété se trouve alors sans gou- Verneur, = Quand le pauvre France fut dans cette nudheureuse position, ceux qui auratent dû le plus Faider furent les prentiere à pro- titer de son infortune.Le plus ardent désir était de prendre la place de Tintendant, cudant l'intendant, qui avait dex ctroits à la place, et qui jouisssitde Ja confiance de dasne France, ne voulut pas se auéler à leur querelte.\u201cMlle République «dit: * Doimez-moi les clés.\u201d Grand-mère Bourbon et sa petite-fille Orléans dirent : « Donnez-nous lex clés.\u201d + Le idète inteudant, lui, qui s'appelait l'empire, dit : # Laissez madame France nommer chle-raëme son intendant.Quel qu\u2019il suit, nous devrons Jui obéir\u201d Muis in demoiselle aux cheveux roux et ln vieille mère Bourbon dirent que Mme Feunve ne devuit pus choisir son intendaut, Elles savaient Lien q uv sersient jaus préférées.Mudame Bourbon était une vicille femme cntétée, Elle avait déja occupé Lie place, muvis n'uvait pu sy nwintenie, madiune Frunce n'ayant jumuis voulu cone garder an intendaut qui s'imposait lui-même +Et cependant, pour courir la chance d'avoir les clés pendant un petit moment, elle uvait Inissé lu mg ee propriété exposée aux plus grands désastres ot à lu ruine Pour oser publier de telles Elucnbrations, il faut que I'/uter- national suppose où que les Français sont tous des crétins, ou qu'ils ont perdu lu mémoire, sci LES FRAJSES À PARIS\u2014OD He suurait imaginer, dit l'Opinion Nationale, quelle énorme quantité de frdres arrive chaque jour et se débite aux halles, Cette culture à pris dans plusieurs communes des environs de Paris une surprenante extension, A Bagnolet, par exemple, on compte environ 300 cultivateurs de fraisiers.Sair ce nombre, 150 arrosent tons les jours; dans Jes chaleurs, ils prennent chacun un où deux hommes de journés en plus, au toud de 200 à 250 soldats, des forts de Romainville et de Noixy-le-see, Chueun d'eux reçoit J0c, par heure et travaille cinq à six heures pur jour, ce qui, quant œux frais journaliers de ces sole à 300 ou 360 fr, de dépense par jour pour casernes fes plus voisines.Dans les plants des fraisiors on peut fuire huit cuvillettes, La d ie se fait quatre jours apres la prem 1 autres t du trois en trois jours, ce qui mène, | sixième « neuf à vingt jours de la première, Quant dernières, elles se font dans Finteevalle de dix jours, co qui Gi un mois pour la récolte totale, en stppoxant toutefois que le temps soit favorable.Ur, pendant be temps favorable, on pent cucillir six pueniers par are, ce qui fait six cents paniers à l'hectare, 8 cucillettes, i 600 puniers l'une, forment un total de 4,860 paniers «y ndus termes moyeu © fe, 500, le panier, donnent une recette brute de 7,200 fr, as r'élevant à 3,510 fr, il reste au cultivateur un bit de 4,650 fr, t que « pus Une mnuvaise spécatation, ct que le nin est loin d'être ingrat pour qui satit le cultiver, «, on ne cultivait que le fraise proprement dite de , où dent de cheval, appelée ainsi à cause de sa forme, et lu fraise ananus où capron, qu'on trouvait bonne prirce qu'en continissait pas d'autres, Ces cxpèces fudus sont délaissées aujourd'hui pour lu queen's sedling, lu reine des fraises, suceulente, parfumée et d'une pru- duction abondante, ainsi que pour l'effor, plus tardive, muis l'une des meilleurex connues, et pour lu délicieuse com'esse-dee marne.LA Vol SAUVE.\u2014Du temps cu cardinal de Richelieu, Bougi- val et sca ccivicons étaient l\u2019occasion de chasses superbes, L'Eminence avait su maison des champs à Rueil, C'était 1 qu'elle faisait surtout de lu littérature, beaucoup de politique, ct aussi un prea de religion, tandis que ses amis chassaient.Le cardinal entendait chaque jour une messe à l'heure «tu mi fallait an encombrement excessif d'affaires pour lu dispenser de ve devoir, Un jour que, suivant l'usage, un capucin, revêtu À l'avance des ornements sacerdotuux, attendait daus premier salon qu'un coup de sonnette lavertit duller remplit ses fonctions «d'aumônier, de je curs qui guettaient, cux aussi, les ordres on Eminence, woccupaient, pour tuer le temps, i wrme pité de gibier, du gibier tué par eux.Ils s'avisèrent de proposer au bon religieux de prendre part à leur déjeuner.Le quart d'heure sonne, puis Ja demie; lex jeunes fous réitèrent leur offre, de moment en moment plus xe- duisante, \u2014Bah ! Son Eminence n\u2019entemdera pas de messe aujourd'hui ! dit l\u2019un d\u2019eux.\u2014Au fait, pense le capucin, Pheure est plus que passée, 11 cide, il accepte une aile de perdrix, A peine celle-ci u-t- elle disparu que la terrible sonnette ne fait entendre, Cons terné de son imprudence, le capucin laisse tomber son assiette, les jeunes seigneurs l'entourent, et, feignant de partager son effroi, lui demandent ce qu\u2019il va fuire, , ; Le pauvre religieux se recuville un instant, \u2018puis d\u2019une voix ferme, il x'écrie : ; \u2014Mossicurs, vous êtes gens d'honneur, je vous demande le secret, Mon parti est pris, je dirai la messe, j'aime mieux avoir affaire à Dieu qu\u2019à Son Eminence ! \"Punt il eat vrai que le despotimme est toujours responsable des fautes qui se commettent pour le ménager. 10 Aour, 1871.L\u2019OPINION PUBLIQUE.386 be A 6 = TA WY nn UT TE Ny i : ih 8 2) T ve | a Ai Lia xg i H I ea re ee reer NH A Us N N ÈS hl 7 1 iv 7 na Wa a ; ih 1 a.44% A Ÿ x \u2014 N i \\ N > N oN \"à THE A Hy Ty Gi .i i 1 Ji k al , nl it i i : | Mi I 9 td 7 o> à Li | hE A fi i A él / ll ji (il | # di i! ll ; ih ] ih fi, | tg Au l 5 il {il Ih | JI fi nl li | ] IL ui He | | | il | \u2018ra Hi) | J i il i i 1 I ¥ il il : i Ho | | ë ih ; : A i i hi hl : À i à À oF à = Ad A Ji D i hi i i I id Wy iv IH |.i) W bn Ml i Hig I ht 1 Hh jh if ll AL Lyi ol sk fn il i | Ii i Ls.Hi 5 $, Ti i i it i i J I Ji 3 2 ET bi #2 na 4 ny E> fi a = \"A SE # i Hi J i b a A i I { Il if li lj Ji oi 4 | i K XD J 3 \\ nN a AN \\ AR = S SR I A = « ns X M y \\ (oi fi h 4 Lea) Q AW \\ an \\ i \u201cSg Ne NN DN il END RN soil nel Æ jy = = = sr ss 3 re =F == Es = == Teme.= a a eee Er \u201c LE MALADE ET LES DOCTEURS.\u201d PAR P.E.FRERE, 247 b |! I | : i ! i! LE pi i | | I ES I gd 2 Sad ) pv ere et i | f = 94 i a il i y a § \u201cÀ Il 3 PA ica fi N i | A NN Ni = 4 \u2014 S = - | = nr +f | ! 4 | | SN! ¥ 4e i = = A ea i === EE z= = hil = a | == Oo === SITE = Ze \u2014 Tm tom ma = I | | i} | = f ' p 00 00000000000 Acer, 1871, = \u201c Que celui d'entre vous qui est sans péché lur jette la première pierre.\u201d 388 L\u2019OPINION PUBLIQUE 10 Aour, 1871.1 i chit i i! NI VON ARR i tH i ii it i J LF 0 | | h Bal | à i i Hi me i RG as | fl GL by 7 Ii Hi de il yi i 3, il ÿ 4 Tad if ¥% ke Se À a pt.> 78 © ad i NS f à N RS = 0 N° SV Tih Nt ec 1 A EAN w + | y NN WwW = =x) W Wh, FD a NeW ti 000 8 © iN à A 3 AE S vd.7 i UE \u2026 uk 3: Fa = > a 28 Pr = = oO RE m= i oN | vo (es | ll i ai FN \"1 ; LS Li Lf F5 À 4 / ù «5 N / fl af à NE = = Ai Bu \u2014 } < J d ~\\ ES a pr - d La WN MR / } ! on ee 3 © \\ if SNS La LN Ca >) rd L KX ki if A: WN à a U Ni \"y / f 1 » A Wl NN 7 44 SX v / yy > y) [1 7 Ad Li | 2 1 fi A AE J i) {i 73 [2 \u201c4 a ; M 7 f fie i i Se 1 il Il 7 me Ju 7 LS J) VE fi | 3 WN WW FAN À N pe M a ; Q 4 ) / y i I J) ; A I A Ni So Ny LN A \\ sy \u2014 % AT PEA \\ 9 AN HAN \\ - oh d + Say WN À W A: hy = x i (i ON 0 Si 2% Ji AN = KZ / Lu AN A LIN À 0, 7 vi 7 a NW, N if \u201cNa N ; V7 4 ENS \u201c3 dl a} WN N à % Y a SA) Si 4 2e Ze ER] 7 I % TEE SE 47 7 J N NS } < Q 55 = === CA = E \u2014 = as \u2014\u2014\u2014 1 08 mae \u2014 ees nn eae = EN N72 -\u2014\u2014\u2014 ES \u2014\u2014 TE FH AT andi i Ii ps __\u2014\u2014 ee a esse 0 .= es = mr \u2014 Sh \u2014\u2014\u2014\u2014 _\u2014 LES FEMMES DES HALLES, A PARIS, RECONDUISANT LE CURÉ DE L'ÉGLISE DE ST.EUSTACHE, APRÈS SA DELIVRANCE DE PRISON. am a va 10 Aour, 1871.L'OPINION PUBLIQUE JEUDE, 16 COUT, 1a71 REFORME ELECTORAL La Chambre des Communes vient de pusser une loi électorale d'un vudicadisme étonnant, quand on songe que c'est lu vieille «t nristocratique Angleterre qui va son appliquer les résultats.Cette loi, d'un m isme fort compliqué, \u2018qui touche À toul el s'occupe «le tout, & pour traits principaux l'abolition des jours «le nomination, et l'établissement \u2018lu scrutin socrut duns la votution.Nous ne parlerous p'= aujourd'hui dtt scrutin secret.Non pis que nous soyons désireux d'élwder cette question et de cher notre opinion sur ce poinl: nous n'avons pas de ces craintes puérites.Dans \u2018le prochuine numéros, nous traiterons longuement le sujet en faisant connaître par analyse les débats magniliques qui ont eu lieu aux Communes et qui rappellent les plus beaux jours de l'éloquence parlementaire.Nous ne voulons aujourd'hui parler que du jour de la nomination, dont Mére Britinnia vient de faire litière.\u2018est une institution chérie (dont nuns tenons à faire l'éloge ou l'oraison funèbre avant qu'on lui donne le coup de mort dans notre trop rudicul Canada.Nous aurions un regret mortel de voir disparaitre ici le Jour de Iu nomination, La nomination! que de souvenirs politiques cette virémonie évaque ! Clest là que les grands hommes se montrent, que les électeurs s'instruisent, que le peuple apprend à devenir meilleur.Il faut que l'Angleterre en soit rendue au dernier degré du crétinisime pour avoir deécréte de mort une formalité aussi essentiellement nationale.Ni nous avivns voix au chupitre, ei nous étions membre d'un Parlement quelconque, nous dirions à nos collègues, nous dirions au pays, nous crie- rions à l'univers tout entier: \u2018 n'anéantissez pus, démolis- \u2018 seurs pervers, le jour de lu nomination, qui est le plus beau jour de ln vie du peuple-clucteur.Ce serait un sacri.lige.Ne portez vos mains sur cette arche suinte, sur ce pullulium de la liberté des cuyuenlcnrs et des boxers.\u201d Cette cérémonie «le la nomination est belle, sublime, et ne peut être appréciée dans toute sa légitime grandeur qu'en lu compurant, qu'en la mettant côte à côte uvec l'institution séculaire et si respectable des butuilles de cogs.Les cleux institutions ont dû naître le meme jour.Elles portent le cachet d\u2019une parenté toute naturelle.Lans leur fonctionnement, similitude jarfuite.Tous deux, cous et candidats, sont parqués dans le même enclos.lle sont entourés «les mêmes amis, animés des mêmes in- tenutions, juges en ceyprusscrie el eu cnyueulement Electoral.Les vaniliduts et leurs anis ont Un avantuge sur leurs col- légues, messieurs de lu gent rogue: ils ont à leur tête comme président de lu farce un grand-maitre des cére- monies, qu'on appelle otlivier rapporteur et qui « pour mission d'être aussi grave que l'âne portant «les reliques.Le coy à Pierre et le cuudidar de Jacques ont, parmi la foule des specluteurs, des partisans zélés et grands amis du firir play, qui surveillent avec un interêt plein d'an- Boisse les tnvindres apprèts du combat.Si l'on met à la putte du cuy à Nicholis un eperon plu.long ou plus per- gant qu'au co À Pierre, si l'on donne aw candidat de Titoine un quart d'heure de plus qu'au candidat de Jacques, l'harmonie est roimpue, cle vives réclamations se font énergiquement jour et de fraternels coups de poing s'échangent entre les suutiens des coqs et des candidats.Entin, le calme se rétablit : l'heure sulenuelle va sonner.Coys etcandidats en viennent aux mains, aux éperons.Ici, lu délicutesse de notre conscience nous fait un scrupuleux devoir d'ouvrir une pureuthèse puur apprendre à nos lecteurs que durant Uapérution, lu'comparaison cesse d'être aussi juste.Les coys se buttent ensemble et en mime temps; les enndiduts se battent ensemble, mais l'un apres l'autre.Ce n'est qu'un «lét@il.Au reste, il arrive souvent qu'après la bataille des cundiduts, quelques-uns des clecteurs se chargent d'opérer ou de reprendre ls justesse de la comparaison.Un connuit les incidents comune la conséquence de lu bataille des candidats.Maître À.prouve à ses partisans que inuitre B., qui à l'audace de briguer les suifruges des électeurs, n'est qu'un scélérut ; maitre B., en réponse, à i peu de peine à démontrer que si son adversuire n'est pas pendu, c'est pures qu'il n\u2019y à plus de corde ussez forte.Quelquelfvis,\u2014c'est l'exception, \u2014on parle de politique ; mais c'est pour lu tnujorité, les gens respectables et paisibles, Ur, ces gens là ne comptent pus le jour de la nomination, Ils feraient mieux de rester chez eux: la place est aux batuilleurs de cogs, aux crieurs et aux tapageurs.Dans ledénouetnent, les coys reprenneut leurs droits et la ressemblance se rétablit.Un se taloche, on se cogne, on précipite à bus les orateurs qui restent sur la tribune, ou on ln défait, ce qui est plus simple.Un moyen encore plus expéditif, c'est de démolir le huxting avant que L'OPINION PUBLIQUE, .A Am c lies orateurs parlont.Muis cette pratique est peu pru dente et peu politique: on enlève à lu nomination l'honneur de compter à vôté des butuilles de coqs.+\" ljue ben, mot candidat © quand les partisans de A.et de B, peuvent dire cols, la nomination 8 en un suceés complet.ll est possilde que lu peinture soit chuegéo; d'autres peuvent lu trouver trop exuote, IL est encore possible que les candidats quussés, présents et futurs, lu considèrent peu respectueuse vt s'en fuchent.Ce sera signe que nous aurons frappé juste, Cotte formalité à fuit son temps ici, et il faut l'u- Lulir, Au jour de lu nomination, toutes lex opinions sont forméex.Quelle que voit In force des orateurs, il ne s'opère pus un soul changement d'opinion, Les électeurs, travaillés depuis des semaines, des mois, y viennent pour s'amuser eb se compter, quand ils n\u2019y viennent pas pour quelque chose de pire.Indépenduament «le l'inutilité politique, la nomination « encore l'immense désavantage d'être un «unger pour le bon ordre, pour les mœurs, et une cause \u2018le ruine pour les candidats.Les candidats impopulaires peuvent y trouver et y ont souvent trouvé un puissant engin de corruption.Rien ne justitie lo maintien de cette moyquerie électorale.Son abolition est le couronnement indispensable des «deux réformes réclumées par le pays et dont nous purlions dans notre avant-dernier numéro: une loi plus sévère pour atteindre In corruption électorale, les contestations d'élection sou mises aux tribunaux réguliers, et plus de nomination.La mise en caudidature se fera, comme en Angleterre, par plusieurs électeurs, dûment qualifiés, en nombre plus ou moins grand, qui déposeront chez l'officier-rapporteur, à un jour et à «les heures donnés, les noms des candidats qu'ils veulent voir représenter leur collège électoral.C'est un mode simple, peu coûteux, et qui ferx dispurai- tre une foule «le désordres.J.A.Mousseau, L'HON.M.A.GIRARD, Le Manitoban répond ainsi aux necusations injucicuses ot aux , mensonges dont l'Hon, M, Girard n° été l'objet de ln part de correspondants qui cncheut bear nom: l'Ordre dit: \u2014 Un distingué ani de ce journal nous éerit de Manitoba 1 dute du 20 mai: mière session de notre premier parlement s'est ter.1 y a environ deux semaines, Nos tégislateurs ont ie- compli leurs travaux assez bien pour des débutants ; car il est à remarquer que parmi les vingt-quatre députés, il n\u2019y pus ut seul qui eut déj formé partie d'u i conque, Les quatre ministres responsables débutent à ment comme les autres.: on ne pentrraît dire que ves derniers ont fuit dus mevveilles, Siau moins ils s'étalent cutendus entre eux, on aursit pu, dans ce cg, saver les apparences.Mais non, ils ont été en désaccord, lu moitié du temps de la session, Pour ne rie d de plus, c'était trés-peu édifiant, Ms n'ont la contisner ni de la chambre nû du pays, Les députés, cependant, n'ont pus vu lie ne raison suffisante pour changer de ministère, et c'est lenr affaire.«Il est complètement faux que lex difficultés entre le Cabinet ; et las Chambre se soient aplanios à bn fin de ln session, ainsi que l'a dit le Menitoban, Je reviendrai sur ce sujet plus longue- Iu Qu'il mie suffise de dire maintenant que M, Girard est , généralement détesté Œun bout à l'autre du pays, au moins par \u2018lex Métis.Les Anglais l'aitoaient assez, IE semblerait que le cher homme ne Fa pra vole,\u201d L'auteur de l'article qui vient de paraître dans l'Ordre peut être un ami distingué de ce journal, inaix chaven se distingue à sa façon.Le Baron Murchausen s'est distingué ot se din- tingue cncore, ts il n'est pus le seul, ot nous somes encling , À croire que notre aonÿ de l'Ordre doit avoir quelque Tien de pu- renté avec le Baron, L'ensemble de cet article est entièrement faux, mais le but en est évident et se trouve clairement énoncé | duns quelques lignes à lctresse de M.Girard.Nous aimerions à counuitre celui, qui dans sa folle anbition, espère supplanter Je trésorier de la prov Peut-être écrira-t-il pour nous divulguer son nom, Mais cn attendant, nous pouvons lui dire qu'il a avancé, de fn mani du plus nudicieuse et le plus met- senigère, que M.Girard était décerté dans toute la province, ve que tout homme sit étre faux, Cur il est un homme gui a su mériter l'estime générale de toute la population, Cest bien M, Giranl, : Unomot maintenant, à propos de ces sortes de correspon- dunces, Nous avions l'expoir que c'en était fait de tous ces men notjçus, Miatis il n'en vst rien.Conginent se fait-il que Manitoba soit la = lex mécontents et les fciseurs de projets noient obligés d'aller duns les autres provinces pour y exposer leurs griehs et travailler ; l'exécution de leurs projets?Québee et Ontario ne noux en- i nttientvlles pas assez avec leurs plaintes au sujet des fautes de PJ.0.Cluuveau, de Johr 8.Mue Donald et de leurs cabinets?Faut-il répandre par tonte la Puisssnce des murmures, des ac- xitions et des mensonges?Ne pouvons-Hous pus, À l'exemple des autres provinces, discuter chez nous nos propres affaires?| tn home ca e faute à Winnipes, pourquoi faut-il lu faire connaitre à Quélec, à Montréal et à Toronto, au Feu de Pexposer au premier endroit?Au moins, sf, pour l'uvantage de \u201cla province, ces amis distingués avaient le compluissnce de | donner teurs noms, Le lvront-ils ?Depuis que ce qui prévède à puru, la Minerve à publié un éclatant témoignage de confiance et d'estime donné par les Métis de la Rivière-Houge à M.Girard, sous forme d'adresse reçue de Manitoba et à laquelle ce monsieur & ! répondu par ls malle.Les amis de M.Girard, et ils sont | nombreux, liront avec plaisir ces deux documents que voici : 389 1 St.Bonifise, Manitoba, + 12 Juillet 3871.A l'Honorable M.A.Guako, BLE, SE Boniface, stenr, Nous sonssignis, voteurs dee St, Bonifiee of gutres, avons vu pine un purageuphe d'un certain journal, appelé l'Ordre, us êtes d Fun bout de da Fees a ÿ Métis.\u201d Nous, Monsivur, voteurs d et uutres, toi nous \u2018nt honoris de vous avoir continue représentant of mons ars disons pecotngissants pour ln ve aver Laquelle vous nous avez repré- : bien que vous avez fait pour nous, Nous pouvons vous assurer enr ce jour, jeur, aque votre nom est liomoré et rexpeeté d'un bout de la Provinee à Fautre par le population wétinse el que cex indéventes calommies et ees fausses Accusatiots ne peuvent étre faites gue pone seevie des plus d pgeance où d'umlition.Nous r ons que vot 4 précipité nous ait empuohé de vous présenter elle adresse i vons peesonte lene.Noux expérous que vous sures un phisint voyage peisthant votre absence, vous 2 lew bientuits f° santé, el que nous ar vous sou huîter lu biervenue au milice de uous, cb que vous vivrez longgtemipe pour jouir de le confiance et de Festime uesi-seules ment de nous, mais de toux les Métis de Manitoba, Lomis Thilunlt, M Vital Turcotte, Louis Deschauntaçult À Joseph Bérard, et que excel- J.-B, Danna A.1 .dean Flamand, Ouésime N , In, BE Vital, d-fite.St Arme, Frs, Gi Joseph Martel, J Louis Lrsleroute, rs, J Daniel Carri Basile Ladoucear, Mathing Norm, Francis Flan, Prosper Ducharme, Louis l'onthriand, « Marion, J.l, Magloire Morin.Daniel Bérard, Louis Gala Edouard Flémont, +-htte, Boucher, Hilaire Boucher, frincan Meirougall, 1\u2019, Lavallée, I\".Martin Laval u, I\" MurtinLauvabléa Norbert Deslauriers, nnçois Carrière, Jean l'Espérnee, Isidore Gaudry, Frs-Xavier Pagé.Giuspard Iacette, Alexandre Page, John Bruce, TP.lutte Marchand, Selmidt, M.ED, Maxime 1épin Boniface-Uuest, Phil.badérou ste.Ladéroute, Jonas Ducharme, Aueré L'Exspérance, Antoine Chopalelnine Elzéar Lugimoni Mexunslre l'age.3 l'hil, Lauléroute, fils, Boniface Delorme, Roger Marion.Brinn Devlin, André Gawdry, Sr, Norman Marion, Daniel Devlin Li Win, Devlin, Emile Bouvette, - Augustin Racette, Br,Octave Allred, Nicolas Mouard, 4.1, Henri Godard.Wm.Buyer, P, Bérard, Augustin Hucette, jr, Ambroise Bérard, Joseph Marion, Michiel Dumas, Plus 50 autres nos, Benuehemin, - Louis Aualré A Messieurs Louis Thileult, Schmidt el autres.Messieurs, Vous ne faites un bictt ser primer maintenant ma reconnuseunce ?be snivuit à vous et à votre cause étaient déji redoudlez par la bonne appréciation que v ques services que j'ui pu vous rende Ses serai Identét ace n pede vous et que je veu- tinuerai à agir de manière à jouir de lu voufiance ot de l'estime de tous tes Métis de Manitolu, J'ai Late déjà de revoir votre bent ciel et de five ima part dans tout ce qui peut contribuer à votre bonheur et we bonheur de 1 pays d'adoption.M.A, Giikaten.Hl VOUS CX NS qui Hise ts, ais vous les fuites des quel- Varennes, ler aout 1871, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014Nuus attirons tout x) clement l'attention sur une lettre adressée pur Mane, In Supérieure ct autres Socurs ruse de l'Hôpital de Churité des Sœurs Geises de cette ville, à MM.S, B.Scott x Cie, au sujet du Moulin à Coudee de Wheeler & Wilson, el que noux publions dans une autre colonne, vx témoi es veunat d'une telle source, buvés sur une expérience dle seize années, he pe it matoguer de convaincre ; et duns le ment ated, oft ily a une teller surobondance de Moulins à coudre\u2014bons, mauvais ot indifférents\u2014de si hone ables attestations doivent être d'une grande valeur pour b- ie, Nous apprenons que InCompugnie des Moulins à coudre Jer & Wilson produit actuellement près de quatre vents moulins pur jour, ct ce nombre ne suffit cependant pus pone satisfaire à toutes les demandes.21h ET ROSSIGNOL.Pies DEN PASIEN A EX anseNT.\u2014 Le Roche coum & mon arcivée À Paris, était un brave garçon, d'hamenr nsscz mélancolique, vivant modestement avec son père, ie ui quatrième étage de la ru des Deux-Roules, et we donnant les coup de mal pour gagner fe pain de le maison.Un petit emploi à PHôtel=de-Ville, quelques articles au Câeréraré, qu'on lui payait six linrds a ligne, et qui, franchement, ne valaient pas plus, tle temps en temps, ub dover de rides ches Plunkett on chez Cogniard, tout cela Ini composdit vue demi-vie tranquille et grine, qui vesomblait à sa littérature, mais n'allait god nvec cette physionomie si excentrique, vette lèvre mince et geuse, ve grand front rave cette à migraine, päle, tourmentée, nerveuse, qui faisait alors su seule originalité.Ce que joins dans ce Rochefort-là, c'était une certaine cri- nevie d'allures, son goût très-vif pour lex vors, pour les tie Then, ot par dessus tout, cette scieuve de l\u2019aris, cette expérience du boulevard qu'il avait déjà wu plus hunt point, comme un fils de vandeviliste, élève à Charlemague et au café du Uir- .A purt celu, rien de suiliane; de l'esprit sans exces, la ailarité du travail, dex mœurs d'empilos bition que de voir souvent son nom sur l'affiche, en socié Cluirvile où de Simudin.Tet était le Rochefort de 1860; Tuutre, celui de ln Lanterne, ne vint que plus tard, et c'est i Rowsignal que nous le devons, Ce Rossignol était un employé de la ville, q prrtout, aux premières, aux entorrements, e\u20ac qui vous deman- jours d'un ui aire 1 © Est-ce que vous aves va Ro- chufort?\" pruwait sa vie à le suivre, à le manquer, à l'attendre, allait lui chovcher ses voitures, portait se copie aux Journaux, répétait nes mots, imitait ses gestes, et avait fini par se décon- per danx son orabre une espèce de personnalité.Le type est assez fréquent sur le boulevard, Tous les gens un peu en lumière traînent après eux leur Rossignol.Cela tient le milieu entre le confident et le domentique, nécessite un caractère égal, des instincts de comparse et aussi de lu fortune, car le métier est ROCHEFOI fort que jui absorbant et peu réteibne \u2014parfois mére il y u des frai: Par 390 hauard, le Rossignol de Rochefort avait, en plus des qualités de son emploi, une certaine originalité personnelle, C'était un grand Panurge aux cheveux long et plats, mélange singulier de naïveté et de cynisme, de timidité ot d'lmpudence, dde bétise de cocasserie, de jeunesse et de décrépitude ; vingt- deux ans et dex manies de vieux, Une canne porame d'ivoire, ane tsbatière, Le plus vilencieux et le plus sinistre des hommes, et pnix tout à coup des échappées de gaieté folle, une verve froide, dex ferces excensives à Le Bache, incultant les gens dans la rue, ver, d'é T, mde pre In téte * Pierrot et le rire 1 long des gens trop maigres, rore à me demander comment ect énergumène énétrer dans lu paisible et l'intimité de Rochefort, Toujours cst-if qu'ils ne se quittaient pas, Quand Roxsignol faisait des sottises, Rochefort était li pour les réparer; 31 allait le chercher au puste, | nuit ches ses parents, le bourmit de billets de théâtre, se montrait avec lui sûr le boulevard, co qui rendait mou Hossiguol très-tier ct fui done de bonne heure le goût de la célébrité.Un bean jour, Tui aussi voulut écrire, ou du moiux voir kon nom dans un journal, Roxxignol, homme de lettres! C'était «i drôle, que Rochefort n'y rixista pus.11 le plaçn dans cette maison d'aliénés qu\u2019on appelle Te Tintamarre, et le wachant incapable d'écrire une ligne\u2014même là, amusa à Toi faire des articles, Alors il we pass ne chose singulière.Ce Rochefort, compassé et terne quand il vait pour lui, trouva, pour le compte d'un autre, une verve triviale et folle qui ressemblait bien à Rousignol ; carnant dank ce typo burlesque, il cn eut toutes lex excentricités, toutes les effronteries, Ce qui lui passait tle plus fou dans Ja cervelle, ce qu'on n'ose pas dire, les Lavnres de In plume, In boue de l'encrier, tout lui semblait bon pour Rossignol ; et comme il mélait à cela son flair de Parix et sex trier de «villiste habile à ménager ses ettets, il en sortit Je ne main quelle littérature bouffonne, frénétique froid, ima- xée jusqu'à l'impudeur, pas française du tout mais très-pari- xienne, une phruse disloquée ct à sauts de carpe qui fit les benux jours du Zintamarre, ct rendit Rossignol illustre du café «de Suède à Bobine.Ce jour-l, Rochefort avait trouvé sa man.1 ne y trompe pas; et après quelques mois de cet «, quand il connut bien xon trapéze, il dit à l'autre : ta 1\u201d et fit du Rossignol pour «on propre compte.Hossignol, abandonné à lui-même, w'en tira tant bien gue mal, vivant un peu sur se réputati IN peu sur ce que Jui avait montré le maitre; puis il fit un ritage, of, ma foit les domes de Bobino, le journalisme, les sonpees, Ja v tind Bref, le pauvre garçon eut la tin qu'il voulait avoir, II se Creva à force de passer les nuits, et s'en alle mourir au doux pays de Cannes, dans le voisinage de Victor Cousin et de quelques autres personnages célèbres ; ce qui ne manque pas de lui catker ane certaine satisfaction.Rochefort, lui, avait bien des raisons pour ne pas se lancer unix le même train de vie.D'abord son estomac, un de ces ter- riblex entomack de gustralgique, toujours crispés, ruinés de naissance, avec lequel lex Michelet de l'avenir ne manqueront pas cle ny expliquer son tempérament littéraire; ct puis uraît-il pris le temps de s'amuser?Il avait bien assex à e de tenir tête à ce terrible ouragan de vogue purisicnne «ui lui tombait dessus en coup de foudre, le soulevait, le secouait, éparpillant as jeune gloire de Jockey-Club aux carrières «d'Amérique, fuisent sutour de fni nne popularité formidahle et cocasse, dont il était lui-même abarotrdi\u2026 On ve le montrait, on se l'arrachait.Les chevaux de course portaient son Les filler couraient après.* Faîtes-moi donc voir votre Rovhe- rt,\u201d demandait le due de Morny, chaque fois qu'il rencontrait messant.\u2026 Car, il faut bien qu'on le sache, s$ Rochefort ent ipable, tout le monde, it Paris, eat un pen son compl ns l'avons trop gâté, Nous avons trop dit: \u201cQue ce Roc! fort est drôle!\u201d Vous-même, 6 Venillot! vous comme il y tenait, le mal HX, it nous fire avait peur que sn gloire happat ! vu se ronger lex ongles au Jendemain du demander avec angoisse : * Qu'est-ce que j pur dire maintenant?\" Alors, quand il ecatait «a veine épuisée, quand il n'avait plus rien à dire, il faisait comme Rossignol.11 wen - \u201c\u2014=Va tirait par de l'audace, il disit tout, tont\u2014dnns a langue de ltossignol.De là, le succès de ln Lanterne, Cologne : tout leur ext bon, pourvu « cu de Rochefort.Si cet homme d'esprit, ce gentilhomme went * fait ramasser un matin dunx le ruisseau « Pére-Duchéne,\u201d «rois bien que ce west pas le passion politique qui l'avait | poussé là.La politique: Est-ce 4 J | veque c'était.?Ce n\u2019est pas plus l'anour du gain, \u2014je le sais | au-dessus de cela\u2014Non! c'est une soif inextinguible de popularité, l'alcoolisme dus nuccès avec toux ses symptômes, le goût | perdu, le bégaiement, l'égaren , Un moment, noux l'avions \" noix «de siége, 1 # eu le courage de me Inisue écrire ; et il faut Jul en tenir compte.Mi C'est qu\u2019en son atsence, d'autres Rochefort comme tui, larité était perilue, passée aux Maroteau, aux là, Je m'explique sa colère, son délire des derniers jours, recite.) faisaient du - ss propu- rage à demeure, ve débordement de fol qui noyait font, l'eveu- - glalt, con st on lul avait crevé l\u2019amer, Malgré tout, débarransé de wa bile ct de son éeume, Rochefort i restera une figure de cv temps.11 est arrivé trouvant la maison grande ouverte, con attendait.tiel il y a, envoyé pour cnsser le po » vitre de l'empire et donner le signal de le démolition.Même nu point de vue du | métier, il faut faire attention à lui.Ben pamphlets ont nou- vent du nerf, de l'enprit, une force comique.11 me fait Ue d'un Paul-Louis Courter exaspéré, bien au niveau de son \u20ac que et lui parlant ls li pamphlétaires se ressemblent par te rôle qu'ilx ont joué, leur laine implacable, et plus naturels l'un que l'autre; seulement, il y a ¢ eux Ju différence qu'il y avait entre lex deux cours, celle où l'on tra duissit Horace, celle où l'on faimait venir Thérém, Courier Bon, Ça été le gavroche providentiel, pi je ue providens 1 ne qu'elle comprenait.Les deux | rtifice de leur style, car ily ne sont pus | \"EC qui ne rompe point l'unité nationale.L'OPINION PUBLIQUE CHOSES ET AUTRES, DISCOURSE D'UN RRSTAURATEUR.Le Figaro, depuis quil est devenu le pudibon organe du parti légitimiste, n'a plus souvent le mot pour rire.Cependant, il uj arrive encore, par-ci par-Jà, de piétiner dans les platew-handes de la blague à outrance (sic).Ainsi, par exemple, IV ne peut digérer l'élection de M.Bonvalet, et HI ouvre le feu contre ve député républicain, dont le tort irrémissible ext, puurait-il, d'avoir été restaurateur, Voici le discours que, d'après le Figaro, M.Bonvalet doit prononcer à lu Chambre ; « Mes chers petits choux, « Ma profession de foie sera courte, vb je veux vous ls dire avec la simplicité de M.Meringue, dans un drame de mon ami Edouard Pluvier.Malgré les journaux de l\u2019union parisienne, dont la liste était une véritable ponade; malgré les plaisanteries de M.Fruncisque Sarce\u2019le, enfin malgré les épigrammes de lu presse entière, qui ne m'a guère tendu ln perche, jal été nommé.Le thon de mon discours d\u2019entrés vous prouvera quelles sont mes intentions, Sans vouloir soulever hligennt pour 1a restueration monarchique, qui me semble filer en ce moment comme tn véritable mucaroni, je crois qu\u2019au contraire des yrenouilles qui demandent un roi, ce que nous voulons, nots, est lu Raie-publique ! # Relevons lex dé-concombres de l\u2019Hôtel-de-Ville! Certes, je ne suis point a droit de M.Louis Veuillot : l'Abbé rigout ; mais je true qu'il est inutile que la France uille tirer les marrons du feu, pour 10 Aour, 1871.33,500 voix contre 26,500, dou narchiste.; De l\u2019infortuné abbé Joseph Dupont, Il n'est pas même fait mention dans les comptes-rendus publiés, LA MAISON BONAPARTE ET Cx, Le P'ropaguteur de l'Aube, journal fort spirituel, comme on va le voir, prétend,\u2014ve dont tout le monde doutera, \u2014 qu'il « regtt la cicculaire suivante : 1,-N, BONAPARTE ET Cir.Epicerie, Pharmacie, Les Philosophie.aucun fièvre déso- ; athée que voudrait Je faire supposer ce bras * que ce soit le Pape qui en profite.Plus d'armes, plus de graines : d'épinard! Mélons non affaires avec prudence.Marchons doucement «il lo faut, plutôt que d'aller à reculons comme les écrevisser.Roynons sur le budget autant que nous le pourrons ! Cette opinion, qui est lu mienne, est tellement la veau-tre, que le nombre de mes délecteurs est aujourd'hui du double, que di Je, du tripe qu\u2019autrefois! C'est en vin que M.Clément Duvert n'oie & voulu quêter vos suffrages en vous faisun une rillette.\u201cIl reste sole.avec son Empercur! t Certes, je bisque de n'avoir point vu élire mon ami Æmile Béchamel, et mon cœur est pour longtemps couvert de bien des crêpes.C'eût été un rude lapin de plus parmi nouilles! Je ne suis pus de ver oisreus qu \u2018Évent que brochettes, et il n'y à pas bien longtemps encore, jui refusé à Ja reine Victoria l'ordre du Hain-Marie, qu'elle m'a fait offrir par lord Plumpudding.Ce que nous devons faire avant tout, c'est d'acquitter la carpe à payer aux Prussiens.Puis, nous réclamerons avec ruge nos frères déportés à Nougat hive, Cuisse cette satisfaction nous être accordée ! \u201c l'ne fois mu mission accomplice, j'irai m'\u2019établir à lu Grande Chartreuse, où l'un construit déjà, à mon intention, un petit rocher de glace, où je pourrai nourrir, en m'écriant rans beurre ot pour-boire, ve qu'il m« répondra : Seigneur, plus heureux que le sauge qui pêche supt fois par jour, je n'ai pas même mérité une seule amande.Dites-le, café vous à me re-brocher?Rien! j'en ai le ferme es-poire, et je suis prêt à me présenter devant vous pour acquitter ma vouzourkUsE! 1\u201d Nul ne doute que les collègues de M.Bonvalet, après avoir entendu ce débordement d'éloquence, ne lui disent: reste ra- teur! LE CONTE DE MAISTRE.Les lignes ci-dessous sont d'une aetuulité suisissante : que le lecteur en juge : Beer se0ee Pour faire la révolution française, il u fallu renverser la religion, outrager la morale, violer toutes les propriétés et commettre tous les crimes: pour cette œuvre diabolique, il à fallu employer un tel nombre d'hommes vicieux, que jamais, peut-être, autant de vices n'ont agi ensemble pour opérer un mal quelconque.Au contraire, pour rétablir l\u2019ordre, le roi convoquers toutes les vertus: il le voudra sans doute ; mais, par la nature mime des chosen, il y sera forcé, Son inté- vit Je plus pressant sera d\u2019allier la justice à la miséricorde : les hommes estimables viendront d'eux-mêmes se placer aux postes vi ils peuvent être utiles; et Ia religion, prêtent son sceptre à ta politique, lui donner les forces qu'elle ne peut tenir que de cette sur auguste, * François !\u2014a'écrie de Maistre,\u2014c'est au bruit des chants in- ux, dex blosphémes de l'athéisme, des cris de mort et des émissements de l'innocence égorgée, c'est à la lueur des dle que vos séducteurs «t vos tyrans ont fondé ce qu'ils pellent rotre liberté.= C'est eu nou de Dien trés-granud et trés-bon, à lu suites des hommes qu'il aime et qu'il inspire, et sous l'influence de son pouvoir créateur, que vous reviendres à votre conatitution, et ap qu'un ref voux donnera Ie seule chose que vous deviez désirer | t\u2014la Liberté par le monarque\u201d autres lignes, écrites en 18185, après ls chute du pre- pire, ne Tex dfrait-on pas écrites depuix quelques jours sageme LAY micr re est dans une fermentation qui nous conation religieuse à jamais mémorable, et dont politique dont nous avons été témoins, ne fut que uvantable préface, Pour nettoyer le place, il fallait des y : mech.Par furienx; vous allez maintenant voir arriver l'architeute.UN CANDIDAT MALHEUREUX.Un prètre républicait\u2014rara avissse présentait dans l\u2019Aisne ; ent M, Joseph Dupont, curé de Retheutl, canton \u2018de Villiers Cotterets, Voic extrait de sa circulaire aux électeurs : : « Bi jétain élu, co serait pour concourir & Vétabliskement de | uisse mettre un le aux aspirations la République, le seul gouvernement qui terme à nos divisions intérieures, qui répoi « | de Is France, et «jui doive noux octroyer les institutions et les y.| réformes vainement réclamées jusqu'à cc jour par Is nation, \u201cLe liberté de conscience, de la presse, de l'enseignement.« T,ilwerté de Is commune, du département; décentralisation Meilleure répartition des impôts, économie dans les finances: réduction des grus traitements, augmentation des petits, # Juste distribution des charges ct des avantages de ls société prend l'afféterie de sa langue dans ler vieux tours du seixième | \u201ctre tous lus citoyens ; amélioration du sort des classes one siècle, Rochefort In ramusse dans l'ai vième, En lisant Paul-Louis, je vois entre len Tignes, Quand je liv Rochefort, Je ponse tout le temps à Homignol.A.Deer le vieil Amyot me rire tout neuf du dix-neu.| Yrières.* Séparation de l'Egline et de l\u2019État.\u201d Voilà un programme excellent, maïs qui ne conduirs pas plus M.Dupont eu vardinalat qu\u2019il ne l'a conduit à la députe- tion.En effet, les Journaux de France nous apprennent que M.Cunnolt, candidat cépuilicuin, à été élu dans l'Aisne par Nous avons l'honneur ce vous annoncer que la maison fondée par nous sons In raison socinle Bonaparte et Cie, maison qui, par suite de circonstunces donlonrenses, avait dd momentanément suspendre ses affaires, va prochainement reprendre te cours de sus opérations.Nous espérons que vous voudrez bien, comme par le nous honorer de votre confiance.vous fournir aujourd'hui, à des prix plus élevés, il est vrai tous lus articles qui ont fait de tout temps of font encore fa réputation de notre maison, tels que : Appareils de sauvetage perfectionnés, à l'usage des peuples, Libertés à air « imé et à roupape.Plébiscites à répétitions (pluxienre aire variés).Constitutions à fonds secrets.Sénats disant papa et maman pour 30,000 francs pur un.Rudgets à échappement, brevetés 5.4.Lg.{mpôts à jets continus.Justice en caoutchouc (genre «le Vienne), Chaîn-a de sûreté.Bombes, d'après lex dessins du Figaro, Casse-tête, avec où sans sergent de ville C'omplots à percuteur secret.Littérature, purgative, sudorilique, sternutatoire.Huîtres électorales.Moules à cigurettes.Coquitles officielles.Poissons de mer vn général.Ete, ete, ete, A vus principaux articles, déjà favorablement connus blie, nous en ajoutous de nouveanx, qui sont lu propri cinle de notre maison, Grand assortiment de : Cupitulations honorables.Sabres dits de Sédan, niques pour leur adhérence an fourreau, Articles de Metz à l'unage des dienx, Balles de Sarrebruck pour lapté Scier-manifestes à l'usage des pré Etc, vic, ete.Lu maison se charge en outre de l'épuration du pétrole «4 de la société, du placement et dit recouvrement des valeurs, des expéditions en province of i l\u2019étranger, de l'exportation des produits politiques, en un not, de tous lex articles de Paris ot du Code pénal.Noux oxons espérer, monsieur, que vous vz ane she bon sens pour ne pas confondre nos produits avec ceux de nok cone currents, Notre magasin est le mieux ussorti de Punivers entier, Nos commis-voyageurs vont prochainement faire leur tournée.Ils auront l'honneur de se présenter chez vous, Veuillez les honorer de votre choix; vous screz convaineu que seule la consommation de nos produits peut tre bu France dans le voie du Proyrès national.Duns l'attente de vos ordres, noux voux prions d'agréer, mon- sienr, nox civilités distinguées wants.L-N.BONAPARTE ET CIE, LES PRUSSIENS A STENAY Voici quelques renseignements trés-précieux sur le passage des Prussiens à Stenay.N'oublions pas que, depuis le traité de paix, les troupes allemandes n'ont plus aucun droit pour réclamer des objets cn nature, des réquisitions, etc.Or, le 21 dernier, le 69e régiment prussien arrivait à Stensy.Lex hommes, «xcités par leurs chefs, dit-on, avaient été la ter- reue den villages où ils w'étaient arrêtés les jours précédents, En arrivant, îls ont de suite réclamé des draps, des vivres ete, ete, dans bien des maisons, il y avait vingt solduts.Chacun w'est emprexsé d'être aux ordres de ces messieurs qui n'avaient pa Tair facile, Le 22, au matin, les personues qui out inkpecté leurs lits, ont trouvé, lex unes leur matelsa et leurs couvertures tra versés de coups de sabre, les autres leurs lits absolument remplis d'ordures.Une dame qui a l'estime publique a été st indignée de lu conduite dex Prussicns, que, st moment du départ, elle ext allée se plaindre à un officier.Celui-ci répondit : \u2014Niz comprendre.=O! vous nc comprenez pas que Nous Vous trouvons «n- core plus lâches que vos soldats, jai ue vous les laisaux agir comme des gueux ! s'écria-t-elle.Eh bien! pour nous Francais, vous êtes des canaïlles!.Mais patience, notre tour viendra.et vous verres !.Ils ont fait lex gestes de In prendre ; cependant ils ne l'ont it.Disons aussi que le 69e régiment prussien et particulièrement In Te compagnie, se distingue par les vexations les plus atroces Îinponsées partout aux habitants, Un quatrain rencontré au détour d'un couloir et dont on charge M, de J'illancourt : Lorsque je vois l'exécutif, Et ce qu'il a su faire, Dussé-Je paraitre exclusif, Je crois voir la parmis enTrÈes (en Thicra).\u2014Depuis le jour de la revue, les députés sont d'une soif inextinguible, L'immense salle de la buvette ne désemplit pas.On devrait, dit M.de Rességuler, écrite aur ls porte d'entrée: (auccursale des réservoirs), \u2014 10 Aour, 1871.L'OPINION PUBLIQUE.891 ExkraisTat conformité de l\u2019Acte protéger Cuba a droits d'auteurs, do 1840 L'INTENDANT BIGOT.PAR JOSKPII MAKMKTTS, SILCONDE PARTIE.CHAPITRE [11 \u2014 Suite.cortex! répondit Vergor.ez-vous expédient qui peut ox er?\u2014Mu foi non! \u2014 Alors, nots somes perde; cbr vous si vez qu'en tombant, moi, Je vons entrainerai tons din ma chinte, \u2014(vé tonnerre! Et Vergor ouvrit bien gens ses petits v come pour sondes Fabime éffroyable qu ines pleads, vit Bigot: vouliez me \u2014vui.Vous et moi, Verger, nous pouver r tous les autres el surtout grons-Mmênes, ht micas, ut cela?demande qui ne xe nerait 6 une pareille importance, \u2014Ecoutez, fit Bigot en se mpprochant de d'abord, si jumanis votre bouche laisse per Un soul des mots que je vais vous dire, je vous jure que Ton vous trouveru, une lieure après, les reins cussés xtr une borne comme un chien enragé sur qui l'on à tiré à bout portant.Vergor sentit en [risson lui « alu dos, Il conunissait Bigot ct le savait bu i tenir une parole de ce re.Ve craignez rien, dit-il en étendant lu main, tandis que son regurd faux essayait de monter jusqu'à celui de l\u2019intendant, \u2014Bon! Ditex-moi, maintenant, mon cher Vergor, ne vous semble-t-il pus que si le pays sat Immédintement entre los mains des An- uluis, Il nous serait assez nisé de cacher une srande partie de nos méfaits sous les ri 7 Ne Croyez-vous puis que bien difficile à messionrs nus juges, si t il nous fant comparaître devant an tribunal, de notts forcer à un c pte-rendu trém-exact de notre administrut La belle occasion pour rejeter premque toutes les dépenses sur les frs le guerre \u2014Pardié, cest vrmi ça! \u2014Maintemnt, au traîne que vont tes choses, pensez-vous que lex Anglais sofent bien pres ele réussir à nous soumettre ?\u2014Diable nou! La perte de ln dernière le taille ne les avance paus beaucoup.\u2014De sorte que la guerre court de graudx risques de se prolonger longtemps?\u2014oui.\u2014A moins d'un hasard ?\u2014À moins d'un lasse.\u2014Vous y _fiez-vous beaucoup, Verger, à cet imbécile de hasard ?\u2014Ma foi non.\u2014Ni moi.Il m'u toujours semblé qu peu de prévoyance ct d'habileté valnit b mien \u2014C'est vei, \u2014Dites done, si nous faisions le bmx, nous?\u2014Dame \u2014Oui, si nous le forcions de nous servir en vaclave ?\u2014Hein! fit Vergor d'un air ahuri, L'histoire nous «it que Pintelligence de cet liomme w'était pus trés-développée, \u2014Entin, ni nous aidions l\u2019Angluis à nous luttre ?\u2014v'omment! insis il s'agit dune de trahit ?\u2014Oul, mon ami, dit l'intendant d'une voix fatefsitement calme.Vergor le regarda avec épouvante, Higot poursuivit sans paraître remarquer ln surprise de l'autre : \u2014Pouvez-vous me dire à qui vous devez le cotatnaudement de de poste important du Foulon, que l'un vous # confié depuis quetoues jours?\u2014Je n'en vais ri \u2014Je le crois bien ; car on wa plus grand confiance en vous depuis In capitulation de Brauséjour, Et il m'a fallt mettre bien des influences en mouvement pour vous faire nome 1er à ve poste de confiance, Je ue voulais pus me compromettre en le demandant moi-même ur vous.Vous comprendrez pourquoi quand rv vous dirai qu'il entre dans mon plan que vous.t\u2019empéchiex pus trop les Anglais de forcer le passage du Foulon aux plaines d\u2019ALr- liam, \u2014C'estoh-diire que\u2026qu'il me frudra.les lnise ser faire ! \u2014Oui, A \u2014Mais, je risque ma tête?\u2014Je le Li pandié bien.~Et vous croyes que.?\u2014Ïe crois que vous exécuterex mes ordres.\u2014-8i je refusais ?~\u2014B81 tit refuses, mon petit Vergor, je be fais pendre haut et court comme traître et voleur, \u2014Je vous en défie, \u2014Môme si je prouve devant une cour-mare tiale que tu étals d'intelligence avec Monckton pour lui livrer Bemuséjour ot pour partager le lutin avec lui?\u2014A ent prouver colu?demanda Verger je prends In pein \u2014Par ls production [d'une*lettre que'tu évri- vin à Monckton ; lettre que Je me subs procarée lors de ton procès «t qui, mon cher, est en lien sûr.\u2014Ah! vous êtes le diublet wécrim Vergor qui s'affsisue sur son wiége.Mais je la crovuis détruite cette maudite lettre! Monektor \u2018m'avait promis du le faire, \u2014Sais-tu le latin, cl \u2014Non, iu Vergor abruti.\u2014C'est hion dommage, va; cest à Welle langue! Elle renferme entres a Choses admivables cet axiôme ni vrai que Verba volant, scripta manent; vent-iralire, langue vulgaire, que tu aurais bien mieux fait de ne pus écrire à M.Monckton, main de lui parle vive voix, Vergor était vainen, ot iv patie de co moment- Tit Biggost étuit som maitre, \u2014 Kotte, Vergor, poursuivit l'intendant d'os sérieux.\u2018Fu sais dabond gui Ie c que tu Cavises de divadgner sur ce sujet, tn es an homme mort! Alors, en suppo- KUL Ae LEt tisse rétine) qui west pus probable, to M t vnque je Cixsure vu d'autant plus certaine qque mon plan ext sand de maniè he compromettre personne.To sulx que mon cerveau est assez inventif quand le consulter.\u2014Ah! quant à ça! \u2014Eh bien! alors, laisse-moi faire, «6 non- seulement il ne tombers pas un seul cheveu de tu mais tu pourras bientôt jouir en France, avec mot, de toutes lex douceurs de Vopulence.Car tu l'imagines bien que ce service sera lurgement payé, Dis, maintenant, puisje compter sur toi ?\u2014Aveuglément, je vous le jure! \u2014C'est bon, Tiens-toi prêt, alors, à recevoir mes ordres et à les exécuter au moment voulu.Quand Vergor eut pris congé de lui, l'intendant appela Sournois pour l'aider à se mettre au lit.Jumuix le valet n'avait été si compluisant, si obxéquieux.Et pourtant, il xe disait en lui- même: \u2014Ah! mon ol usitre, si vous xavicz les Lelles choses que ntenduex ce soir, en cole tunt mon oreille sur le trou lu serrure! Si vents vous douties que je vous tiens aussi bien ous tenez votre imbécile de Vergor, vous 'z peut-être que je pense quelle drôle de figure vous feriez au hout d'une corde! Sournoix s'était toujours montré si serviable, même depuis l'affaire du soufflet, que jamais Bigut n'aurait pu soupçonner un seul instant lité de son domestique.Au contraire, il hote lui était dés lit-il au valet, quand soigneusement la porte, mou cher pis, Jui à te parler confidentielle t \u2014Ticns! où veutil ct venir?songen le valet de chambre, qui poussa jes verroux.Et il revint vers le lit où son nutitre était mollement étendu.\u2014Assieds-toi, mon wi, Ca que j'ui à te dire est un qe à domestique s'installa duns vu grand fine teuil, placé prés du chevet de l\u2019intendant.\u2014Sournois, dit Bigot après quelques instants de silence, je suis content de toi, bien que tu uies luluxé Mme Péan pénétrer dans lu petite tour de l'ouest et cmmuener la jeune fille.Je eunçois qf était ctiticile de refaxer l'accès de lu tourelle à cutte chère Angélique, et qu\u2019une fois entrée, &u jalousie lui ait iuspiré l'idée de se délarranwer de celle qu'elle pouvait croire sa rivale, D'ailleurs, je l'avais toujours dit de lui obéiren quoi que ce fût.Tu was done pus été fautif de la laisser faire, et, bien que tu wales paru d'abord craindre le contraire, Ju ne ten veux point pour lu perte de cotte fant juitae pourtant à foliv, On dit qu\u2019elle est prisonniére des Anglais, 11 faut tâcher de le rejoindre, Sournois, avant que ce petit fat de Beaulac ne l'ait retrouvée.Tu ne murais croire, won ami, la passion prouve pour cette adorable crentu le jour où ss figure mutine « feupy urd, je ne me recommis plus.V\u2019élofgnement que j'ai toujours ressenti pour le mariage.Eb bien, si cette Jeune enfant Vexigesit pour se rendre & wes dé Je crois, foi de Bigot, que je me luisserain chaîner par les nœuds sacrés de l\u2019hyménée ! n'est plus de l'amour, de In passion que J prouve pour vlle, Cest de lu rage, Sournois 1 Si Favals leur dimes, je les vendrais lune après l'autre à Satan pour que cette femme fût à moil Ah! je n\u2019auraïs jamais cru qu'on pit aimer de le sorte! Dans cette détresue de mon vœur sux abois, c'est à toi que je m'adresse r que tu m'aides à revoir cet ange qui, je le sens bien, à emporté la moitié de ma vie on m'échappant, Aussi n'est-ce pas un service de valet quo je vais te demander, Sournois, c'est un service d'ami, et dans lequel il entre plus de conflanee et d'estime de ma part, que de commandement.\u2014Employezemoi sans craînte, monvicur l'intendant; vous savez combien je vous suis dè- voué.=Oul, mon ani, ve je suis décidé de ten rè- com r royalement.Je sais que tr as défi réaliné de fort jolles économics, pas encore nu- tant sur tux guges que sur certaines transac- fournois, si tu n'étais pus plutôt mon ami que mon domentique, j'appellerals coquineries ce genre d'affaires où tu as trempé, et qui suffit souvent pour conduire un homme à lu pu- tence.En frappant doucement ce coup qui, sans avoir l\u2019air d'y toucher, tranchait profoudémeut «ans le vif, Bigot décocha un regard de feu au valet, Celui-ci se mordit les lèvres et devint violet, La pensée que lui aussi ve trouvait à la merci de cet homme, le suffoquait, \u2014Muis pour revenir à nos moutons, continus Bigot, si te me sees fidèlement dans l'affaire que je vais te confier, ju double cu coup lu somme do tes épangnes, que je sax se monter à Leu près à vingt-cinq mille francs.si tu réussix, je t'en donne chepiante mille, Sournois ouvrit démesttément les yeux, tant ite de cette offre magnifique que pur la surprise de voir son maitre wi bien an fait des petites afinires du vale! chambre.sut ivrogne qu\u2019il était, Sournois nimmit avisé Denucoupe l'argent ; lu preuve, c'est que sa passion pour be vin Jui av in dee fo dus é mics, Attssi #écr pressement quelque peu outré; car le savait bien qu'il tenait nn secret qui valait plus plus de cinquante mille francs : \u2014C'est trop, cher maitre! c'est bien trop! \u2014Non, mon ami, et quand tu suuras que tu vas avoir ul à remplir, tu double mission à avoucras toi-même que tes services ne sont que juxtement payés à ce prix.Ecoute, mais que chacun des mots que je vais te dire s'enfouisse xi profondément en toi, que jiunais un seul ne t'échappe pour frapper lorcille d'un autre homme que i vers lequel je vais t'envoyer.ur, si quer malheur tu me trabis, Sour- noïs, outre que jui assez de preuves en maîns pour te faire jeter, quand je voudrai, «uns un cul de bussefusse, je te jure que tu pé rires de mort violente dans les vingt-quatre heures ! Bournois, qui connaissait son terrible maitre mieux que personne, ne put s'empêcher de frémir; ct ce fut avec sincérité qu'il jura, pour le moment du moins, discrétion à son maitre, \u2014F'ai dit, il n'y & qu\u2019un instant, Sournois, reprit l\u2019intendant, que je vendrais mon âme pour posséder cette jeune fille, e sois donc pas surpris si j'ajoute maintenant que je suis décidé à trahir presque mon pays pour qu\u2019elle retombe en mon pouvoir.J'ai dit presqu , ct tu vas comprendre pourquui.fe vais offrir nu général anglaix de lui faciliter Le débarquement au Foulon et l'accès de Is rampe qui conduit sur lu hauteur des Plaines-d'AUrahem, à condition qu'il ne remette qu\u2019à moi seul lu belle vuptive.Tu conçois que là s'arrêtera ms come plaisance, et que rien n'ussure les Anglais de nous vaincre ensuite, \u2014 Mais comment monsieur l\u2019inteudant ?\u2014Vergur est à moi, Le truitre apparent sers lui, «it ne sait pus bien jouer ses cartes, Quant à toi, mon cher Sournois, tune te con promettrus nul ten allant porter un message verbal an général Wolfe, Si par hasard tu ex près pur les nôtres, tu finirax par avouer que tu te rendads camp des Anglais pour Venquérir de lo jeune personue, On ne verra Và dedans qu'aue simple affuire de gulanterie ; et comme où Me connait à ce sujet, la chose n'ira pas plus loi \u2014Quel «él rent Sournois tout étaute veillé de Plusbileté de son maitre, \u2014Eh bien! continu Bigot, crainsetn d'uc- vepter?vous 5 premdrez-vous, plus votre génie in yeux (ermés.\u2014Bien, mon ami, je wattenduis rien moins de ton dévoucment\u2026et de ton bon sens.Mais il ne fuit tard ot j'ai trop Lesvin de sommeil pour te donner ce soir les instructions que tu auras à suivre.Prépare-toi, et silence ! \u2014Je serail uct comme une carpe! Monsieur l\u2019intendant n\u2019a besoin de rien ?\u2014Non, mon ati, «i ce west de de pen.Bonsoir, \u2014Bien bonne uvit, monsieur.\u2014Il faudra te surveiller, toi aussi, mon gros Sournols, pense Bigot on formant les yeux.Si tu bronches, hum.£t ui dernière menace #éteignit dans tn premier ronttement, Les scélérats au surtire fortement rep, comme Bigot, acquièrent à lu longue une séeu- rité won te fw le erie, © Ils s'accoutument À risquer si souvent leur vic qu'ils dormirafent sur le cratère encore tiède d'un volcan.Quant à Nournois, il se tourna et se retouruu dans son lit en songeant au terrible secret dont il était le dépositaire.\u2014Je vois que mon cher maitre chins deux lévrex à la fois, se disait-il.Si je n'avais pas entondu son entretien avec Vergor, j'aurais pu croire qu\u2019il ne s'agissait que de sa passion pour la fillette, Mais tout en s'ussurant de ls pouvoir posséder, il travaille à mettre aussi sh fore tune à l'abri du naufrage.Eufin, ce que Pat de mieux à faire, pour le quart-d'heure, c\u2019est de lut obéir.Quant à lu réalisation de mon grand projet\u2014car j'ai mon plan aussi mol, et un fameux, encore !\u2014l'exéctution va eu être avancée par les fuit mêtoe de l'acomplissement des des seins de mnou maitre, Car si les nôtres sont run tions, où tu partagoais avec Clavery les gaite qu'il\u201d pré evalt sur plusicues fournisseurs que jui ae sudeuses tel qu'une couleuvre.j tu lui adressais par mou entromise.Entre uous, | Twatttrs, l'urtnée va ans doute étre obligée de veiller à la subaistance des troupes, C'est alors \u201cque nous visiterons le souterrain.Une fois le coup fait, Il me sera facile de profiter du brou- luhä de la guerre pour puiser insperçu en France, où je méneral, ma foi, un train d'enfer ! Car j'ui acquis agses de bon langage et de belles mantéres pour teancher un peu du grand seignenr, lorsque mes poche it bien gur- 8 de beaux louis d\u2019or, Ki le maitre volé me retro t veut fire trop de bruit, alors je le menacerai de divulguer ce fameux scoret qui sent sa corde d'une | 5 et il sers bien fier encore de puirtsger ws fortune avec moi pour acheter mon si » Je meri riche alors, je saurai ntourer du serviteurs ticdèles qui me permettront de we rien radon.ter de Jui.Humt monsieur ltigot, vous Je puyeres bien cher co bade poing de Pantre Jou, et je me serai enrich i bien bon mare chéf Tee fandrait pas se mépreudre sur les vêri- tables sentiments de Sournois, Il n'é cute pour que la senle re le poussil t Lintendant.xte et le vol avait ; tps avant le coup reçu.Ent ré de gens qui n'étaient guère de mcilleure © que lui, et qui énisaient rapide es fortunes, Sourncis avait conseleuce de sew petits talents ot x'étuit menti pris de le flèvre contagieuse du gain Luiuussi voulait devenir riche, Longtemps il avait songé à éventer lu cache du souterrain de Beammanoir pour enl ver le trésor de l'intendant, Mais outre que lex circonstances avaient jusque-là peu prèté la main i l'exécution de ce projet, il lui en avait coûté de payer dune aussi noire ingratitude les boutés dont sou maître l'avait accablé.Aussi avait-il vuisi avec empressement l'idée de vengeance que lo soufflet de Bigot fui avait inspiré \u2014T'oujours est-il, murmura-til en s'endor- nunt, que ce coup de poing vaut bien plus que son pesant d\u2019or ! Bigot avait des espions dans le camp des Angluis.Aussi appritil, quelques jours après la Tutaille de Montmorency, que Wolfe était malsde.I! lui failutalors attendre le rétablinies ment du Général pour s'aboucher avec lui.- II cut done tout le loisir de méditer ses projets coupables et de se concerter avec Vergor pour que personne ne fût compromis dans ln lache trahison qu'ils allaient accomplir.On verra par la suite que le complot était bien ourdi\u2014 Maintenant l\u2019on doit s'expliquer la prévence de Sournois au camp de l'Ange-tiar- on, CHAPITRE IV.MILLE, DE ROCHEHRUSE, J ext bps de revenir i notre héroïne que lu fumée des combats nous « fait perdre de vue Ou se rappelle que le capitaine Brown la- vuit cnlevée du carronse de Mme Péun at moment où lu voiture, qui reyagnait lu ville, pus- sait cn arrière du pare de l'intendance., L'écluir du coup de pistolet de Brown avait ébloui Berthe dont les yeux étaient fermés en voyant chanceler Raoul.Ce qui suivit ensuite ne lui fut plus qu\u2019un rôve pénible et con- fux: wn cliquetis d'armes; Beaulse entrainé Eurrotté; Lavigueur jurunt Dieu et torransé ; ellvemému arrachée du siége de la voiture et emportée dans une course échevelée per un homme inconnu ; des chaloupes, des clameurs et des conps du feu sur le rivage; un grand eri d'effroi sur les eaux noires, puis iten.si ce west le brouillard d'un long sommeil étendu un voile épais sur fous ces souvenirs épars, T1 était grand jour quand elle reprit connais- sauve, Elle en jugea de la sorte par un fais- cenu de rayons de soloil qui pénétralont à travers une étroite ouverture dans l'endroit res serré où elle se trouvait, fille se souleva machinelement sur le cadre vit elle était couchée, et approchs ses yeux de l'épueisse vitre ronde qui donnait accès à la lu- mitre du jour.En regardant de haut on bus, 1e vit que les sillons mouvants des vagues verdâtres.Deux frégutes se drexsaient en face, dont les sabords entrouverts laissaient passer le Tong cou des canons.Durunt quelques minutos, ss pensée Hotta duns le vague, comme ces flocons de brume que l'on voit glisser le matin sue un luc an lever du soleil, Bientôt, cepemdant, à l'aide des lunbeaux de souvenirs qu\u2019elle parviut à rattacher ensemble, elle rovonstruisit en partie les événements de la veille, Elle se ressouvint d'avoir vu tomber Raval, L'écluir du voup de feu repates devant sex yeux, Alors elle jeta un grand cri et so renverse sur es couche.Avec cette sensibilité den femmes qui sont toujours prêtes à tirer \u2018ubonl lex conséquences lex plu déens- \"y du moindre accident, elle se dit que son amant était mort, Puis elle sentit son corset devenir trop étroit jour vs poitrine gunfiée de ranglots, et lui broyer le cœur, 11 lui semble qu'elle étouffait et elle perdit de nouveau connaissance, Lorsqu'on vint lui apporter à diner sur le midi, on Je trouva en proie à un affreux délire.Le chirurgien du vaisseau, qui fut immédiatement appelé auprès de lu prisonnière, constatn ne fièvre cérébrale des plus violentes vennit wempirer de Berthe.fuir et l\u2019intendant contealut de lu suivre pour La sacle an prochain numéro, 892 xx cour.Le Président.Vous êtes accusé d'avoir volé 2 moutons à une pauvre vieille femme ; qu'avex-vous à répondre ?Le prévenu.C\u2019est vrai, mon Président.Le Préside N'avez-vous honte de votre conduite?Au jour du Figement, ces moutons seront là pour déposer contre vous, Le prévenu, Les moutons seront là, M.le Président?Le Président, Suns doute.Le prévent, Alors, clle reprendra sex mou- tonx, TAXE D'EAU.Payez votre Taxe d\u2019Eau le ou avant MARDI, le 6 COURANT, et vous aurez droit à une remise de CINQ POUR CENT.LE SOTHERION.A THÉRAPEUTIQUE vient de s'enrichir d'une importante découverte, c\u2019est lo BOTHE- 810K, Papier pulmonaire, anti-asthmatique.Ce nouveau remède longtemps cherché.jamais trouvé, contre une maladie considérée jusqu\u2019à ce Jour comme incurable, réumt toutes les conditions de l\u2019infaillibilité.et nseure Ia guérison.Co remède unique, presque providentiel, ne peut tarder d\u2019être uriversellement connu.Depuis le pou de temps il à commencé d'être en usage, des cures rapides us des cas désespérés ont été obtenues, et un nombre considérable de certificats sont venus uttes- ter son effiuacité, Le SoTHERION est infaillible contre Is maladie des voles re piratoires.Il guérit In phthisie pulmonaire ou conromption, l\u2019asthme, tes bronchites, la toux nerveuse, la grippe.l\u2019irritation de poitrine, l\u2019insomnie, le ca ie, [a palpitation du cœur, la faiblesse de gonstituts n.toutes les ph n vente dans toutes les pharmacies, Dépot général pour la France : No.14.Rue de Castiglione, Paris.\u2018anadn : 3 le Ce : Cher le Da.Pourrirn, Dentiste, rue Saint-Jean, lébec.® Agents la Puissance du Canada: VANS.MRCER Æ CiR., Montréal.3 NOUVELLES PUBLICATIONS.LE PROTESTANTISME JUGÉ: ET CONDAMNÉ PAR LER PROTESTANTS.Pesli in-8 de 500 pages, par l'Abbé C.GuattauxK, Curé de St, André-Avellin.Ouvrage rovétu de l'approbation de 8.G.L'EVEQUE D'OTTAW À.PRIX: - .- - - - .PE 1X) \u2014_\u2014\u2014 COURS ELEMENTAIRE DE BOTANIQUE er FLORE DU CANADA.62 pages de texto et 1 pages de gravures, PAR L'Abbé J, MOYEN.8.5.Professeur de Sciences Naturelles au Collégo de Montréal.\u20140 LIVRE DE TEXTE A L'USAGE DES COLLÈGES, COUVENTS, ECOLES, ACADEMIES.Prix,cartonné: - - 1 « \u201c \u201c - - m4 in duuzaine - 1 1 4m Ces doux ouvrages sont en vente chez MM.Fabre À Gravel.J.B.Rolland £ Fils, Montréal, et Lépine & Darveuu, Québec.En gros sonlement par l'Editenr, \u201cEORGE E.DESBARATS, Montréal.{ SEIGNE DU CADENAS D'OR.Soussimé est agent pour 8 Cafetidre ha à vapeur, le Fer com- bind A guuffrer et repasser, le célèbre Se potio pour nettoyer et poli: 1e poéle de passage à Hurner, L.J.A.BURVEYER., 24, Rux Craie, outréal, LAURENCELLE & VARY.FABRICANTS DE CHAUSSURES DE GOUT Pour Daurs xr Mrssixues, CHAUSSURES FAITES A ORDRE.Emportateurs de Chaussures Anglaises et Fran- qaises de première qualité, Ont tamment ins des chaussures i se- molle de Licks, oto.on.mains des chaussures ss.No.303, RUE NOTRE-DAME.2-lmz 2-3 LE LIVRE A MEILLEUR MARCHE DANS LE MONDE! 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