Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
samedi 2 avril 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1870-04-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" VoL.L\u2014No.18.MO L, 1870.ONNEMENT 50.{ER Nuurno 5 Cran.L\u2019OPINION PUBLIQUE.JEUDI, 31 MARS, 110.Comme nous sommes décidés à prendre tous les moyens nécessaires pour faire distribuer notre journal dans ls ville, nous prions nos abonnés de nous avertir chaque fois qu'il ne le recevront pas.Nos lecteurs comprendront la difficulté que nous devons éprouver à faire distribuer près de 1200 numéros dans la ville seule.Notre sgent, M.Edouard Dorion, fers la collection dans les quartiers St.Jacques et Ste.Marie, Lundi et Mardi, le 4 et 5 d'Avril, et dans le quartier St.Laurent, Mercredi et Jeudi, 6 et 7 Avril.LA SEMAINE PARLEMENTAIRE.C'est plutôt une quinsaine parlementaire que nous avons à faire.Des circonstances incontrôlables nous ont em- péché de compléter notre dernier rapport: nous en étions à la séance du 16 courant, sur le zoilverein de M, Huntington.Nous continuons le résumé de cette séance, Mercredi 16 mars.\u2014 M.Pope continue le débat.Il donne une verte leçon au député de Shefford, qu'il accuse de duplicité et de vouloir cacher ses projets annexionistes sous une union douanière irréalisable.Cette agitation pour de nouveaux changements politiques lorsque le pays vient d'accepter la Confédération, ne peut que nous dis- eréditer et nous faire passer pour un peuple inconstant, cherchant sans cesse de nouvelles aventures, de nouvelles transformations, comme les Mexicains.Les Américains, ajoute M.Pope, ne consomment pas sur place les $7,000,000 de bois qu'ils importent d'ici : ils n\u2019en sont que les expéditionnaires et nous enlèvent le profit que nous pourrions et devrions faire nous-mêmes en exportant directement nos bois en Europe et dans les Indes Occidentales.L'hon.M.Dorion regrette que le ministre des finances n'ait pas jugé à propos de donner des explications sur les négociations tentées pour obtenir un renouvellement du traité de réciprocité.Il reproche au gouvernement son intention de faire de la politique de représailles avec les Etats-Unis pour le bon plaisir de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau Brunswick, et prétend que les progrès remarqués par M.Hinoks sont dus au traité de réciprocité et se sont surtout opérés de 1854 à 1864.- M.Mackensie dit que M.Huntington n's pas été compris : il ne veut pas l'introduction des tarifs américains ; se qu\u2019il veut (M.Huntington) c'est la-liberté commerciale avec les Etats-Unis, et, en second lieu, que l'Angleterre nous abandonne le droit de faire comme nous l\u2019entendrons nos arrangements commerciaux.M.Mackensie n'hésite pas à déclarer que le free-trade avecles Améri- eains en produits manufacturés ferait la fortune du Ca nada, y attirerait les capitaux américains et retiendrait su foyer notre population désormais heureuse et contente.Un azticle du London Times, suivant lui, ne serait pas éloigné de nous accorder le droit de choisir nos marchés, même au prix d'impôts prejudiciables au commerce an.gisie, Et il conolut en disant que le meilleur moyen pour le gouvernement d'arrêter le mouvement en faveur de l'indépendance, d'empécher les populations de désirer l'annexion, c'est de nous trouver les meilleurs débouchés possibles pour nos produite, Bir George E.Cartier contredit.MM.Huntington et Dorion dans leurs accusations portées contre le gouvernement et leurs avancés sur la pauvreté du peuple et son émigration.Il affirme que depuis la Confédération, de grands progrès se sont réalisés et que c'est précisément pour écouler le surplus de nos richesses et de nos produits qu'on demande si énergiquement de toutes parts de nouveaux marchés.\u2018 On ne peut, dit-il, espérer une union \u2018 douanière avec les Etats-Unis sans prélever des droits \u201cégaux aux leurs, ce qui exolurait les marchandises \u201cétrangères et fermerait nos manufactures par un tarif \u201c excessif et oppressif.La protection ne signifie rien \u201c autre chose que l'imposition de taxes sur l'agriculture \u2018et la propriété foncière au profit d'un petit nombre 4 d'industriels.On demande des tarifs différentiels vis- « à-vis les Etats-Unis et l'Angleterre, contrairement aux \u201cvœux et À la législation de celle-ci depuis 1846.L'ho- \u201c norable moteur (M.Huntington) croit que commerce \u201clibre et commerce réciproque sont synonymes: il se \u201c trompe, et de nombreuses assemblées à Manchester et * Birmingham dénoncent le free-trade et insistent pour la + réciprocité.\u201d M.Cartier oonfirme ensuite ce qu'avait déjà dit M.Hincks des dispositions concilisntes du gouvernement canadien, qui avait toujours été et était enoore prêt à conclure un traité de réciprocité avec nos voisins, et si nous n'avons pas eu dans le temps ce traité, c'est grâce à le conspiration Wood-Potter, que M.Holton n'a pas eu le courage d'aller dénoncer dans la grande convention internationale tenue à Détroit.D nie aussi la vérité de l\u2019assertion faite par M.Dorion que 500,000 Canadiens-Français avaient émigré aux Etats- Unis: M.Cartier veut qu'il n'y en ait que 25 à 80 mille ! Il y 8 ici grave erreur dans le rapport ou M.Cartier se trompe étrangement, à moins que l'honorable baronet ne veuille parler que des Etats de l'Est, de la Nouvelle Angleterre proprement dite: ce qu'indiquerait d'ailleurs la teneur générale de son discours, dans lequel il ne parle que des Etats qu'on vient de nommer et ne donne des statistiques que sur le Vermont.Par contre, nous avons ici 80 mille Américains qui ne songent pas à retourner, tandis que grand nombre de Canadiens reviennent.En somme, l\u2019union douanière quant aux objets manufacturés bannirait les marchandises anglaises, augmenterait le prix des choses nécessaires à la vie et mous forcerait de recourir à la taxte direote: C'est un état de choses auquel ne pourrait «e soumettre le peuple.Le Zollverein allemand avait des causes qui n'existent pas ici: les petits Etats n'avaient pas de débouché vers la mer, que la Prusse seule couvrait ; en outre, la oollection des impôts était difficile sur une frontière d\u2019une immense longueur.Dans le Canada, nous avons, de toutes les parties du territoire, une route à l'océan en été, et, après la construction de l'Intercolonial, nous pourrons en hiver comme en été arriver à l'océan sans passer par les Etats-Unis.Jeudi, 17 mars.\u2014Toute la séance fut consacrée a la discussion des résolutions de M.Hinoke.Les efforts des amis des petites banques furent inutiles et le gouvernement s\u2019en tint à la somme de $200.000.00 comme mi nimum du capital de toute nouvelle banque.Nous avons déjà dit que cette restriction ne signifie rien et que de nouvelles banques pourront s'établir avec un moindre cs- pital, grâce à une clause qui sers introduite dans le bill à ce sujet.Nous regardons comme puérile ostte opinis- treté du gouvernement à dire qu'il n'y aura pas de nouvelles banques avec un capital de moins de $200.000.00 quand Sir John A.Macdonald promet à M.Blake que le bill contiendra une clause dont le sens véritable est que le Gouvernement et la Chambre se réservent le droit de permettre l\u2019incorporation de nouvelles banques avec un capital moindre.Ces résolutions furent adoptées et un bill pour leur donner force de loi subit ss première lecture.Vendredi, 18 mars.\u2014Présentation d'un bill pour établir une Cour Suprême d'appel pour toute la Puissance du Canada.Voici les principaux traits de cette mesure soumise aux Comnmanes par le chef du Cabinet.lo, Cour d\u2019appel et d'Erreur de toutes les cours provinciales, au civil comme au criminel, avec 7 Juges, choisis, en autant que faire se pourra, dans toutes les provinces de la Puissance, sous l'autorité de la section 101 (et non 104, comme erronément rapporté par presque tous les journaux) de l\u2019Acte Constitionnel de 1867, qui se lit comme suit: .«101.Le parlement du Canada pourra, nonobstant toute disposition contraire énoncée dans le présent acte, lorsque l\u2019occasion le requerrs, adopter des mesures à l'effet de créer, maintenir et organiser une cour générale d\u2019appel pour le Canada, et établir des tribunaux additionnels pour meilleure administration des lois du Canada.\u201d 20.Quoique la nouvelle cour soit par essence une cour d'appel et d'erreur, elle aura juridiction, en première instance, pour connaître des causes dans lesquelles la Cou- renne est partie, telles que celles relatives au revenu, comme les affaires du Département des Postes et autres grands départements publics, à l'instar des procès mus en Angleterre entre la couronne et le peuple et dont s'occupent les cours de l\u2019échiquier.8o.Cette nouvelle cour d'appel n'aura aucun contrôle sur les actes des Légisintures Locales ni sur ceux des Communes: Mais le Conseil Privé pourrs lui soumettre quelques uns de ses statuts pour avoir, non sa décision, mais son opinion qui, naturellement, aura un grand poids, mais ne sera nullement obligatoire et ne pourra lier la Couronne.40.Il va sans dire que la nouvelle Cour d'Appel pourrs prononcer sur ls validité ou ls constitutionnalité des lois provinciales, mais dans le cas seulement où la chose se présentera de la manière ordinaire, entre parties dans un procès, où l\u2019une d'elles mettra en question ls légitimité de telles lois.Voilà, en résumé très raccourci, ls nature de la nouvelle loi: deux points importants sont laissés ouverts.Avant d\u2019en appeler au Tribunal en perspective, le plaideur de- vra-t-il épuiser tous les degrés de juridiction de es Province ?Le plaideur qui voudra aller jusqu'en Angleterre, au Conseil Privé, le pourra-t-il sans passer par ln nouvelle Cour d\u2019Appel?Ce sera à la Chambre à trancher la question.En somme, Sir John a retranché de son nouveau projet toutes les inconstitutionnalités qui déparaient son essai deladernière session pour établir une simple Cour d'appel, avec une espèce de juridiction additionnelle, dont la cons- titutionalité ne nous paraît pas trés claire, pour les causes du revenu de la couronne et voir à la fidèle exécution des lois douanières.L'exposition de cette mesure fut suivie d\u2019une discussion générale sur la loi électorale: MM.Mills, Grey, Wood, Mackenzie, Simard, Caron, Maodonald (de Lunenburg) et Costigan y prirent part sans résultat définitif, 98 L'OPINION PUBLIQUE.Landi, 21 Mars.\u2014Nouvelle représentation de la pièce de M.Huntington avec de nouveaux décors et un nouveau Star.M.Galt est venu au secours de son ami par un amendement à ls motion du député de Shefford, amendement ainsi conçu : 6 Qu'une adresse soit présentée à Son Excellence représentant que l'augmentation de la population et des produits de cette Puissance exigent des marchés plus étendus et un échange plus libre des commodités de la vie avec les autres pays ; qu'il serait três-avantageux que le gouvernement fût en position d'établir des communications directes avee les colo- Bies britanniques ou autres pays étrangers qui pourraient être disposés à conclure des arrangements commerciaux ; qu'il est à propos d'obtenir du gouvernement impérial In permission pour celui de la Puissance d'entrer en négociations directes avec les colonies britanniques et les pays étrangers, les traités conclus devant être soumis à l'approbation de 8a Majesté.\u201d C'est en substance la motion de M.Huntington, avec un ajouté qui nous mènerait droit à une rupture avec l'Angleterre.Le gouvernement le comprit de même et l'Hon.Premier opposa à l\u2019amendement de M.Galt l'amendement suivant : «Que cette Chambre, tout en désirant obtenir pour le commerce du Canada, libre accès sur tout les matchés du monde et augmenter par là Ia prospérité générale, est convaincu que l'on peut atteindre ce but par l\u2019action des autorités impériales et canadienues ; que toute tentative de faire des traités avec des gouvernements étrangers, sans le concours direct de la Mère-Patrie comme partie principale, doit échouer ; et qu\u2019une union dounnière aveu les Etats-Unis, si lourdement taxés, werait injuste pour l'empire ct onéreusu pour le Conada, et aurait pour effet d'affaiblir le lien qui existe si heureusement entre Ia métropole et la Colonte.\u201d _ De beaux et d'éloquents discours ont été prononcés par plusieurs députés et surtout par MM.Galt, John A.Macdonald, Mackenzie, Smith, Tupper, Howe, Chauveau et Cayley.La question de l'indépendance fut de nouveau traitée sous toutes ses faces.Le contre-ameridement de Sir John Macdonald fut maintenu par une majorité de 42, 100 votant pour et 58 contre.\u2018 Le Couvrier du Canada\u201d apprécie ls prétention de M.Galt à sa juste valeur, croyons-nous.\u201cQu'est-ce que demande, en définitive, M.Gult, dit notre confrère ?Tout simplement que la métropole nous délègue le pouvoir de conclure, avec les puisesnces étrangères, des traités qui seraient, une fois conclus, soumis à l'approbation de l\u2019An- Bleterre.La proposition est non ssulement absurde théoriquement parlant, mais elle l'est encore au point de vuc pratique.Elle est absurde théoriquement parlant, parcequ'elle fait litière du droit colonial en tenant puur admis qu'une colonie peut, sans cesser d'être dépendante, être investie du pouvoir de traiter directement avec les puissances étrangères.Elle est absurde au point de vue pratique, parcequ'en stipa- lant que la métropole aura le droit de veto, ellu détruit virtuellement le pouvoir accordé aux colonies, L'absurdité devient encore plus évidente si on tient compte du but auquel vise M.Galt ; et ce but c\u2019est tout simplement d'arranger les choses de manière à nous débarrasser des entraves que met l'Angleterre, \u2014pour ménager ses propres intérêts qu\u2019elle fait tout naturellement passer avant les nôtres\u2014à notre commerce par sa politique commerciale.Eh! bien, M.Galt est-il asses bon enfant pour compter que l\u2019Angleterrs approuvera les yeux fermés les traités que nous soumettrons à sa sanction.\u201d I) nous semble qu'en effet M.Gult eût été plus logique en demandant l'indépendance pure et simple.Mardi, 22 mars.\u2014Nouvelle discussion aur les résolutions de M.Hincks concernant l'émission de billets de la Puissance.Après de longs débats et deux divisions sur amendements rejetés, ces résolutions ont été adoptées sans nouvel amendement et un bill présenté à l'effet de les légaliser fut lu une première fois.La mesure de M.Langevin sur les arbitres officiels et celle de M, Dunkin sur le recensement subirent aussi une nouvelle étape et la Chambre s'ajourna.Meroredi, 23 Mars.\u2014L'\u2019élargissement de nos canaux, \u2014 Welland et St.Laurent ; le commerce de l'Ouest, l'ouverture de nouvelles voies de communications, tel n été le thème principal brodé à cette séance.Il s'agit d'une dépense de $12.000.000 pour creuser et élargir nos canaux de manière à permettre aux vaisseaux transatlantiques de remonter jusqu'aux grands Lacs.MM.Magill, Street, Shanly, Burpee, Jones et Mackenzie, quoique n'ayant pas les mêmes vues sur les moyens, ont été de même avis pour proclamer la nécessité de ces immenses travaux et le gouvernement, pressé par la Chambre et le pays, s'occupe sérieusement du sujet et va prochainement nommer une Commission d'hommes experts pour étudier les lieux, constater les améliorations nécessaires et le coût probable, fir John en à pris l'engagement au nom de ses collègues.Le reste de la séance fut employé à un bit de Sir John A.Macdonald soumis dans le but de remplacer un Juge disqualifié a siéger dans un cas particulier de divorce actuellement pendant devant la cour de divorce du Nouveau.Brunswick.M.Pelletier, député de Kamourasks, a proposé en amendement l'abolition de cette cour de divorce, Il y à eu, entre MM.Holton, Cartier, Masson (Terrebonne) Bellerose et Anglin, une passe d'armes intéressante et asses vive, qui à été ajournée à la demande de l'auteur du projet de loi, Jeudi, 24 mars.\u2014Après présentation de quelques requé- tes et rapporte, M.Fortin reprit le débat sur la loi électorale.II se plaignit de la qualification monétaire exigée et dit qu'elle priverait de leur franchise un grand nombre de citoyens dans toutes les Provinces.Après quelques remarques de Is part de l\u2019hon.M.Chauveau et de MM.Ross, Stirton, Béchard, Fortier, Gaudet, Oliver, la Chambre s\u2019ajourna.La séance de samedi, 26 mare, ne durs qu'une demie- heure, juste le temps d'expédier quelques affaires de routine, avant de s\u2019ajourner en signe de deuil de la mort de M.Kirkpatrick, député de Frontenac.Lundi (28 mars) MM.Wright et Shanly provoquèrent un débat assez intéressant, quoique peu neuf, en demandant la formation d'un comité chargé de s'enquérir des moyens d'améliorer la navigation de l\u2019Outaovuais : ces dé- Putés pensent qu'il suffirait d'une somme de #80,000,000 pour construire un bon canal reliant Montréal au Lac Huron par l'Outaouais et la Rivière des Français.L'hon.ministre des Travaux Publics annonce que la commission dont il était question l'autre soir, aurait instruction de s'occuper de tout notre système de canalisation, celle de l'Outaouais comme d\u2019autres.Suivant lui, la divergence des opinions exprimées à ce sujet nécessite davantage, s'il est possible, la création d\u2019une telle commission.Pour commencer, le gouvernement ferait faire dans la vacance, une exploration en vue de la construction du canal de la Bnie Verte et des améliorations sur la Rivière St.Jean.Quant à l'Outaousis, le plus pressé était d'agrandir le canal Grenville, et qu'à cet effet les estimés à être soumis contiendraient une appropriation qui per- mottrait de commencer de suite les travaux.Cette discussion de lundi a prouvé ce que tout le monde commençait déjà à voir avec épouvante : chaque député du Haut-Canada & un canal en poche et qui doit coûter plusieurs millions; un plaisant (M.Jones) à fait Je calcul du coût de tous ces canaux, et en est arrivé au joli chiffre de cent soixante-et-quatre millions de dollars! Aussi, le trésor fédéral ne suffit plus, et l'on parle d'incursions formidables sur les terres d'Ontario et de Québec pour subvenir aux dépenses de tous ces cunaux en perspective, qui font déjà les délices des spéculateurs.Ils seront mal reçus dans la province de Québec.L'hon.premier leur # annoncé net qu\u2019il ne lsisserait pas détacher un seul caillou de sa couronne et qu\u2019il avait besoin de toutes ses terres pour faire vivre son gouvernement et encourager ici lu colonisation et l'immigration.Il à parfaitement raison, sauf une peti'e réserve : nous eroyons qu'il pourrait faire plus pour les chemins de fer ou en lisses à bois de notre province.Mardi, 29 mars.\u2014Nouvelle discussion de la loi électo rale; nous n'en ferons pas le résumé.Les objections faites à la mesure de Sir John sont les mêmes que nou- avons déjà fait connaître ici, et ce serait une répétition inutile que de nous en occuper.Nous nous contenteron- d'ajouter que d'après la force de quelques-unes des oljec tions et le ton conciliant du gouvernement, la loi sur les élections ne sortira du comité général que profondément modifiée.J, A.MoussEau.LE ZOLLVEREIN ET LE \u201c GLOBE\" Le \u201c Globe,\u201d organe de l'hon.M.George Brown, occupe uue singulière position dans la presse haut-canadienne.Adversaire acharné du Cabinet Fédéral, surtout de Sir John A Macdonald, qu'il ne manque jamais de fustiger à propos de tout et à propos de rien, il se trouve cependant toujours du côté du gouvernement dans les grandes occasions.Ainsi, à propos du Zoliverein ou union douanière avec les Etats-Unis, révée par M.Huntington, il à publié, le 25 mars, un très remarquable article démontrant victo- rlousement la faussoté des idées du député de Shefford.Voici la conclusion de cette article: \u201c En résumé, ce Zollverein signifie tout simplement l'absorption du Canada par les Etats-Unis.Il aurait pour résultats immédiats de nous priver des revenus que nous tirons des droits imposés sur les manufactures unglaises, en en prohibunt de fait l'importation et en même temps d'appauvrir le consommateur en le forçant d'acheter des munopoleurs OÙ BoCapareurs smérioains à des prix énormes et fixés par leur capricieuss avidité.Comme résultat déti- nitif, l'union douanière anéantirait notre nationalité et étoufferait nos aspirations politiques, le rôle que nous avons à jouer dans la direction ou le règlement des destinées du Nouveau-Monde.\u201d J.A.Movssuau, Nous regrettons de ne pas avoir le temps de faire con- naitre à nos lecteurs un tableau plein d'intérêt que M.le Dr.Larocque & préparé pour mettre les autorités en état de constater le chiftre de la mortalité à Montréal, la ne.ture et les cauves des maladies etc, etc.Ce travail fait honneur à l'infatigable docteur et sers sans doute apprécié, comme il doit I'¢tre, ot comme il le serait dans tout autre pays, par ceux qui ont à cœur l\u2019état sanitaire de notre ville.2 Aven, 1870.Nous avons emprunté & M.Robertson, I'éminent rédacteur de l\u2019Ilustrateä Canadian Newe, plusieurs de ses ap- préoiations et de ses renseignements sur les hommes distingués dont nous faisons aujourd\u2019hui le Biographie.Cu superbe roman cé plusieurs articles, un entrautres sur le procès Guibord, remis faute d'espace.Un parle d'une enquête qui devra bientôt avoir lieu sur Ja conduite de certains maîtres de poste.Cette enquête pourra produire de bons effets, Les messieurs suivants ont été nommés merabres d'un comité qui doit se charger de recevoir les sousves pontificaux des paroisses de St.Constant, St.Isidore, et St.Rémi, qui doivent arriver bientôt de Rome et qui débarqueront à St.Rémi : St.Constant.Messieurs, J.E.Paradis, A.E.Lanctot, O, Barbeau, Longtin, C.Longtin, J.Pinsonneault, B.Montchamp.tt.Isidore.Messieurs, M.Parras, A.Malette, J.Bte.Colpron, J.Vézina et 8.Dupras.8t.Rémi.\u2014Messieurs, D.Dumoutet, J.Bte.Lamare- père, N.Picotte, A.Raymon, R.Visufils, L.Ste.Marie, F.X.Biss'n et C.Ferland.Nous avons le douleur d'annoncer à nos lecteurs ls mort de Dame Marie-Louise U'Leary, épouse de l'honorable W.H.Chaffers, Sénateur, de Saint Césaire, P.Q.COUR CRIMINELLE.Cette cour s'est ouverte le 14, sous la présidence de I'hon.juge Badgley, MM.Fiché et Ritchie, avocats de la couronne.Dans l'après-midi, les Grands Jurés rapportèrent les bills suivants : ACCUSATIONS FONDÉES.Simon Bourdeau, larcin, plaide coupable.Pierre Lafleur, larcin, plaide coupable.Guillaume Ledoux, vol dv cheval, deus accusations, cou- ble, Pauillsume Ledoux, larcin, deux accusations, coupable.Louis Benolt of Charles Reddy, vol d\u2019une jument, coupables.Louis Benoit et Charles Reddy, larcin, non coupables.N.Papps, Joseph Clarke et Gayley, pour avoir félonieuse- ment défoncé un magasin et ÿ evoir volé.Gayley et Papps, plaident non coupables.Patrick Beully, vol d'une jument, non coupable.Patrick Scully, larcin, non conpable, Guillavme Filion, assaut avec intention de vol, non cou- ble, William Clarke, pour avoir illégalement et félonieusement enterré et disposé du cadavre d\u2019un enfant, non coupable, Philomène, bigamie, coupable.res Gcorge Young, défonçant un magasin de ferronneries et y volant, deux accusations, coupable, Noël Dubois, Joseph Dubois et Eugénie Poirier, larcin, non coupables.Charles Rice, larcin, coupable.Pierre Benard, George Labrie, Léon Benard et Ferdinand Gariépy, larcin.Pierre Benard et George Labrie plaident coupables, les autres non coupables.ACOUSATIONS NON FONDÉES.Maurice Fitsgerald, larcin.Stephen McCarroll, assaut avec intention de vol.Les noms de Robert Notman, Sarsfield B.Nagle, G.H.Pridham, etc, etc., furent ensuite appelés.La Cour s'ajourns alors jusqu'à samedi matin.Antoine Bouthillier à subi son pro~és le 29 et 30 mars, sur l'accusation d'avoir volé la somme de $3.300, ls propriété de M.F.X.Marsoin.D'après la poursuite Bouthillier surait fait, le 14 décembre durnier l'inventaire de Marsoin et aurait constaté qu'il y avait en calese $2.300 environ.L'argent serait disparu dans la nuit du 14 au 15, et Bouthillier aurait immédiatement accusé Marsoin d\u2019être venu chercher l\u2019argent pendant Ja nuit, quoi quil eûit lui-même gardé les clefs du magn.sin, et Marsoin indigné aurait fait arrèter Bouthillier.La prétention de Bouthillicr était que Marsoin était entré dans le magasin pendant la nuit en passant par la porte de ls Cour, dont il aurait arraché les crampes.Les témoins de ls poursuite ont prouvé que les crampes n'avaient pu être dérangées et ont établi le fait important que l'argent appartenait à Mar- soin.Alors pourquoi Macsoin se serait-il volé lui-même ?Malgré les efforts des avocats de la Couronne et Ia charge du Juge contre le prisonnier, Bouthillier a été acquitté.MM.Ramsay et Piché repréeentalent la Couronne, M.Cha- pleau était l'avocat du prisonnier.11 s\u2019est passé en cette cause des scenes di bles et qui deviennent trop fréyuentes A Ia Cour Criminelle.Les avocats qui plaident devant cette Cour depuis quelques années oublient trop souvent la dignité de la profession et le res dû A In justice, Nous avons déjà rendu hommage au talent de M.Piché et à l'habilité avec laquelle il poursuit les affaires de ls Couronne, mais il y à quelquefois dans son ton, ses manières et ses paroles quelque chose qui produit un mauvais effet.Ii oublis que l\u2019avocat de Is Couronne représente une autorité dont les principales qualités doivent être la dignité, In modé- mation et Timpartialité, Des altercations comme celles qui ont eu lieu dans is cause de Bouthilller peuvent quelquefois nuire à l'action de ls justice en faisant confondre ln cause du prisonnier aveu celle de l'avocat, lorsque cet avocat saura se gagner les sympathies des jurés.Nous reviendrons eur cette Question dans un prochain article sur le Cour Criminelle.Samedi matin, Augustus Audegrese, dit Champagne, est tombé mort en travail ant dans Is cour de M.Wray, entrepre- nour, rue St.Dominique.\u2014 DÉCÈS.À Troie-Rivi le 23 ultimo, à l'âge de 36 Honoré Gélinas, als de Ouais Gélions T1 faisse pour leurer sn perte, une épouse et cing enfants on bas Age. x 3 Aven, 1870.L\u2019OPINION PUBLIQUE.99 LES MALADIES RÉGNANTES, Je les classe pin d'après examen 10.fièvre matrimoniale, contialre l'hygiène domestique) avoir pris du froid à la Mille species 30.fidvre mendiante, 30.fidvre rouge, 40.fidvi ti.catho- tite, ca une coiffure trop re, ont subi un contre- ve mile malutis erant.lique.! THe rouge, To an > temps fachoux, sur Pun de leurs pri neipaux organes, Ia mé- Pour tant de maladies, il est auss! divers remèdes.Un médecin distingué de cette ville, auquel je m'informais, l'autre jour, de l\u2019état sanitaire de notre population, me ft réponse, que jamais, depuis son entrée en pratique, il avait vu la santé publique se rire aussi cruellement des alarmes de la Faculté.Si, ajouta-t-il, les maladies régnautes au moral, n'étaient pas lus nombreuses que les corporelles, il faudrait alors renier Esculape, renverser ses autels ; mals heureusement, elles sont tellement répandues et contagieuses, que nous ne désespérons pas de les voir engendrer avant peu, ne foule de cas graves, qui nécessiteront les secours de notre art.De toutes les institutions créés par Ia médecine, il n'en est aucune à mes yeux, qui ait autant fait pour son avancement, contribué plus à sa gloire, que colle des Cours de Clinique.Saisir la nature sur lo coup, la voir aux prises avec le mal, dont notre œil suit attentivement les progrès, la marche, les arrêts, les déviations, voilà des connaissances et une expérience que Is Clinique seule, pouvait nous communiquer.Il serait complètement inutile d'aller les chercher dans les livres des auteurs les plus fameux , dans la Clinique seule, non sil- leurs, elles s\u2019y rencontrent.Nos meducins modernes, l'ont sérieusement étudiée, je pourrais même dire que sa possession complète, compose presque toute Jeur science, J'ai toujours été d'opinion, que la Clinique pouvait s'appliquer d\u2019une manière aussi satisfaisante aux maladies morales, var, si le cœur humain est lo centre des affections nobles et Kénéreuses, d'un autre côté c'est le milieu duquel s\u2019échappent ves sentiments mauvais, qui parcourant l'organisme avec plus ou moins de rapidité, lébranlent, le minent sourdement jusqu\u2019au moment, où la maladic attaquant un corps moitié ruiné par tai biinae mont, la perte de scs facultés, le terrasse et l'abat.J'occupe actuellement mes loisirs, à faire un petit traité sur les maladies régnantes au moral, dont l'étude me parait indispensable pour le perfectionnement de ls medecine ; le moral et le physique étant si intimement liés de leur nature, que l'un ne peut souffrir sans l\u2019autre.Dans le eas où vous aimeries à connaître les quelques réflexions, que j'ai pu faire sur un sujet semblable, venez me rendre visite, je vous passerai mes notes.Notre conversation se termina là, nous nous donnâmes une \u2018haleureuse poignée de main, üxant à bientôt notre prochaine entrevue.Le lendemain, j'allais chez lui, et en sortant j'emportais le fameux manuscrit dans ma poche, Je l'ai lu ct relu, avec un agrément toujours croissant, un charme toujours nouveau.es qualités du moraliste observateur, y sont au grand complet.On comprend après lecture faite, tout ce que l'auteur a dit «t voulu dire, mais il est impossible de croire qu'il eût pu en écrire autant.Certains passages, seront d\u2019une nature joliment cuisante pour quelques uns des malades, plusieurs trouveront qu'ils tranchent dans le vif.Qu'on veuille bien remarquer, à titre de correctif, que l\u2019auteur est un medecin habitué à manier le scalpel ; que parfois w'oubliant, il croit tenir en écrivant une lencette à la main, tandis qu\u2019il n\u2019a qu'une plume inoffensive.Aves ces quelques considérations, laissons parler l'écrivain medecin oe - J'ai classé mes notes sous le titre de: Réflexions sur Les maladies régnantes, au moral dans notre société canadienne, Xe position, ainsi que celle de mes patients m'y autori- *ait.Je n'ai jamais eu l'horrible peusée de me lire imprimé, tals je pardonnerai de grand cœur, à celui: qui me jouera ce vilain tour, persuadé que mes compatriotes en retireront quelgqu'avantage.J'ai beaucoup obéervé, Un peu par Pobligation que w'im- possient mes devoirs professionnels, Icaucoup par amour «de l'humanité.Les quelques remarques que j'ai jutées sur le papier, seraient sans conséquences ultérieures, et n'atteindraient pas le but proposé, sion n'y prétait «qu'une ligére attention ; lues attentivement, elles praduiront des fruits, peut-être opère- vont-elles des guérinons, Je soumets les différents cas que j'ai observés, avec leur mode de traitement, sux divers corps de la faculté, je tiens surtout à Ia considération charitable des philantropes.oe .Mars 1870.Je viens de consulter mon barométre, il indique un changement de température.Ces saute subit du beau au mauvais, du froid au chaud, a parellle saison de l'année, ont toujours des effets désastroux sur la santé des gens.Mes prévisions sont exactes, car j'apprends que plusieurs maladies tout à fait inconnues, viennent d'apparaître au milieu de notre ville, On ne sait qu'en penser, chacun fait ses conjectures, le maladie est réputée contagieuse, Le premier qui vient d'être frappé, est un personnage occupant wpe haute position sociale, Il est tombé paralysé, mais le paralysie s\u2019est localisée dans la langue.Le tente du corpe est dans un état complet, et fonctionne admirablement.Depuis quelque tempe, il faisait feu et flamme contre le gouvernement, Tout le monde le croyait sincère et franc, main il y avait anguille sous roche comme le dit le proverbe.ne lettre ministérielle la rendu tout à coup muet comme \"\u201cn tombeau, Sa maladio n'est pas très grave, et woyes eûr qu'il en reviendra, Mais cette attaque n\u2019est que le préliminaire d'attaques nutrement sérieuses, et le rumeur publique fait cirouler les Lrults que des fièvres extrémement malignes ont envahi tous lus range de l\u2019ordre social, Je me rends de suite sur le terrain, car là ost mon poste, au de combattre l'ennemi, et en Je découvre quatre os- pices de flèvres très dangereuses, dont la médecine n\u2019a pas suvors parlé.Fièvre matrimoniale, Cette maladie parait, phénomène assuz extraordinaire, n'avoir prise que sur les vieux garçons et les vietlles filles.On la constate par les symptômes suivants, ches les vieux garçons ; abandon du restaurant, oubli de billard, dédain prononcé pour les cartes, habitudes réglées, force visites ches les dames, tenue soignée, teinture sur les cheveux, corset, faux mollets, air sérieux, comme un homme qui veut faire une fin.Ches les vicilles Âlles : horreur des chiens, mépris des chats, caresses faites aux enfants, éloge du prochain, figure composée, maintien humble, semblable à colui d\u2019une personne qui désire entrer dans un couvent, fut-ce mème celui de St.Alexis.Cette fièvre ne m'a pas paru dangereuse, Elle durera tout au plus l'espâce du Carême, et Pâques sera l\u2019antidote.Fitore mendiantes, très répandue, depuis longtemps en existence, sans qu\u2019on y ait fait attention.Elle eemble inhérente à la constitution humaine, et bien rares ceux qui ne l'attrapent.Son caractère ressemble beaucoup à celui de la paralysie, dont j'ai parlé.Ses effets sont d\u2019assouplir l'épine dorsale, de faire tomber lcs cheveux, en se tenant trop longtemps découvert, de donner les rhumes de cerveau, les névralgies, enfin de doter son possesseur d\u2019une patience exemplaire, qui s'augmente par les rufus, les injures et les mépris.Bonaparte en parlant d\u2019un malade de cette espèce les a dépeint parfaitement en deux lignes : je ne sais, disait-il, comment cela se fait, cet homme a huit pouces de plus que moi, et toutes Les fois que je lui parle, je suis obligé de me bnieser pour l'entendre.don Faculté nurs besucoup de difficultés à couper cette vre, À - Fièvre ouge.Ce mal a une origine politique très prononcée.Le ramollissement du ceryeau est l\u2019une de ses consé quences sans en compter d\u2019autres aussi dangereuses, Ses victimes ont des accès de rage, à ls vue du coffre public, leurs bouches ne profèrent qu'injures à l'adresse du ministère, que calomnics vis-à-vis des gouvernements.Tout va mal suivant eux dans les départements, et si on les croyait, il faudrait vider les bureaux comme Hercule nuttoya autrefois les étables d'Augias.Leurs opinions sont infailliblement en opposition avec celles de la grande majorité du peuple.Que le ministère actuel soit battu, sur un vote de non-con- flance, que l\u2019opposition monte au pouvoir, leur maladie dispa- raitra comme par enchantement, mais au lieu de Ia fièvre rouge, qui les aura quittée, la fièvre mendiants viendra les assaillir à son tour, et presque tous y succomberont.Fièore anti-catholique.Malades en très petit nombre, ce qui est fort heureux, car cette fièvre porte en elle des germes de mort, En 1848, lora de Is révolution italienne, la Faculté avait constaté son apparition en mais un reméde efficace que les circonstances de l\u2019époque suggérèrent alors, ls fit disparaître complètement, et l'on espérait qu'elle n'ossrait jamais chercher à s'implanter sur notre sol, quand tout dernièrement des symptômes menaçants sont venus détruire nos espérances.Son ouvrage de destruction se fait surtout sentir cn deux endroits bien délicats, le cerveau et le cœur.Le Cerveau, constamment en ébullition sous l'empire de cette maladie, se dessèche, se rétrécit.Les idées qui en sortent, ne respirent que révolte contre l'autorité religieuse, que moquerle des principes catholiques.On se fait fort, à l'aide de sophismes, d'arguments spécieux, de montrer l'absurdité deu lois ecclésiastiques, de prouver par là même que le spirituel doit céder le pas, vivre par le civil, qui ont pour ces gens, le nec plus ultra de leur raison et de leur foi.Ramasser toutes les ordures que l\u2019on a essayé de jeter à la face du christianisme depuis des siècles, s'y vautrer, #'y rouler, fausser au besoin la vérité historique, ne sont pour ces esprits malades, que des manies obligatoires, dans lesquelles ils excellent, Je leur trouve un uir de ressemblance uvec le chiffonnier parisien, moins cependant l'adresse qui caractérise ce dernier.Les guenilles littéraires, philosophiques, révolutionnaires, composent leur arsenal, au besoin même, leur drapeau.Le Cœur ne souffre pas moins, lui aussi, des atteintes de cette fièvre, Toutes les bonnes inspirations qui en découlent habituelle- es aun deviant trol dur, égote lent, ingra cœur devient ur, te, insolen t.Il fait oublier le pat se ferme à reconnionne.ai Ce n\u2019est pas cependant que ces mangeurs rétres, qui ne font qu\u2019une bouchée de tout le clergé d'une province, ne vé- tranglent asses souvent dans ces repas.Quelquefois leur digestion est paresseuse, ot des bouts de soutane percent, en dépit de leurs efforts, alors vous aves sous les yeux la réédition d'une histoire qui semblait oubliée, le souvenir d'une vie généralement connue, la vue d'un bomme dont l'opinion publique fait une justice exemplaire.Le cerveau et le cœur ainsi attaqués, font disparaître toute Impression des convictions religieuses, et j'ai vu de ces malheureux n'apercevoir dans l'âme qu\u2019une vapeur mystique.Cet ordre d'idées les conduit en droite ligne à le métempsycose, qu'ils admettent du reste, et ju ne serais pas surpris Qu'à une époque plus ou moins éloignée, ils auraïent l'espé- sance de jouer à l\u2019œrénes dans l'autre monde.La fièvre anti-catholique sévit principalement parmi les pro- fonslons libérales, le barreau et ls médecine en sont gravement atteints.Les membres d'une certaine institution littéraire de cette ville, .ssent en aublr à un haut degré tae morbide, Quelqu'un a prétendu m qu\u2019elle te jusque sur 1e banc judiciaire on lence humaine vent dbclacts Impulssante à comprimer fièvre, n'oi ses abonnés que l'attrayan rapec- tive d\u2019ètre lnguscissable, per Un certaln nombre de personnes, w'être mouillés ls pieds on De portant pas de ban dans Tours soutlers (os qui est moire, Lun une ont oublié les coutumes, les usages de leur pays, ils ne parlent qu\u2019anglais, sons prétexte qu'ils ne savent pas suffisamment le français.Ils ne s'habillent, ne mangent qu\u2019à l'anglaise, comme vi Paris n\u2019était pas l'idéal da tailleur, le rève du cuisinier.Je ne serais pas surpris ei l\u2019an prochain ils faisaient venir leurs enfants d'Angleterre, Une faillite ou deux, bien conditionnées à ls mode anglaise, feront disparaitre cette monomanie.L'autres ont oublié, mais d\u2019une façon tout à fait différente.Leurs créanciers pour eux, sont de parfaits inconnus (ce qui est asses pardonnable par le temps qui court) non seulement Île nient leurs comptru, mais ils iront jusqu\u2019à nier même leur propre individualité, ne voulant pas se reconnaitre pour l\u2019occasion.Cette dernière classe guérira tôt ou tard de cette maladie, Qui n'offre de dangers qu\u2019à ceux qui les approchent de trop près.oo .Le manuscrit du médecin moratiste finissait en cet endroit, mais on voyait par le nombre de pages laissées en blanc, que le chapitre des maladies morales, n'était pas complètement épuisé.Pal lieu d'espérer que l'accueil bienveiillant qui scra fait à ces réflexions pratiques, encouragera l'auteur à terminer une étude ausui intéressante pour l'époque où nous vivons.An, Ovimer.ST \u2014\u2014 UNE SINGULIERE HALLUCINATION.On raconte, ruc Amelot, que l'assassin Fraise, après avoir assisté à l'exécution de Troppmann, était devenu tout à coup taciturne et bizarre.Est-ce que ce mulhuureux serait ,une nouvelle victime du sanglant spectacle de la guillotine, où de cet odieux Tropp- mann, qui a troublé tant de têtes avant de perdre la sienne.Un de mes amis me racontait dernièrement l'étrange monomanie d\u2019un spectateur de l'exécution de Troppmann.Cet homme se nomme Perrot ot se trouve aujourd\u2019hui daus une maison de santé, aux environs de Paris.Aussitôt qu'il aperçoit un visiteur, il Paborde et lui dit ; \u2014Ést-ce à Perrot où à Troppmunn que vous désirez parler ?Je suis tous les deux ?: \u2014Comment les deux ?\u2014Sans doute, je vais vous l\u2019expliquer ; \u2014Figurez-vous, monsieur, que je fus pris ct incarcéré comme complire de Troppmann, ui n\u2019en a pas.On me jugua ; on me condamna à mort.J'avais, du reste, commis la faute de prendre un avocat qui bégayait.Aussi tout le long de son plaidoyer, les magistrats, les gendarmes et les jurés ne firent que se tordre de rire.Le jour de l'exécution vint et je fus trainé à l\u2019échafaud, Troppmaun qui voulait être guillotiné après moi, passa le premier et se vengea cruellement de cet honneur en mordaut le bourreau, Ou m'étend sur la planche ct.ct, aussitôt, on aperçoit un cavalier, se dirigeant au grand galop de son cheval vers In place de la Roquette.C'ust le prince Napoléon qui m'apporte ma grèce de Is part de son suguste cousin.L'empereur, enfin, à été convaincu de mon innocence, Mais, hélas ! il cut trop tard! Ma tôte vient de rouler dans le panier avec celle du féroce Troppmann, dont les yeux fixes me menacent et me glacent, dont la large bouche convulsive cherche à m'atteindre.\u2014Qu'on aille vite chercher le dorteur Nélaton ! v\u2019écrie le prince, «t son aidv-de-camp part comme une flèche.Au bout d\u2019un quart d'heure, l\u2019illustre chirurgien arrive, prend ma tête ct me la soude au cou, C'est merveilleux 1 Je vis, je marche et je remercie le prince.On me fait monter en voiture et nous arrivons ches le directeur dc la Roquette, qui me fait servir un potage.\u2014Ah! mon Dieu! w'écrie tout à coup la femme du directeur ; c'est Troppmann?Regardes.Et elle denfuit épouvantée, 11 y avait justement une glace devant moi, ju frémis à mou tour.Cette tête, en effet, n'était pas la micone ; mais celle de l'assassin de Pantin.Le docteur était trompé.\u2014Ainsi, continua le fou, je suis Perrot jusqu'aux épaules et \u2018Troppmann depuis le cou, à la fois innocent et coupable, Juges de ce que le dois souffrir 1 Et le malheureux s'enfuit en faisant pivoter sa tite sur ses épaules comme t'il espérait enfin s\u2019en débarrasser.(Gautois.) PROCES DU PRINCE BONAPARTE.\u2018Tours, 24 mars 1870.M, Kloquet, avocat de la poursuite, a pris le le.II pases en reyue la vie de Noir, de Fonvielle et du Prince Bonaparte, montra la différence de leur caractère et dit que le Prince était connu pour un homme violent, qu'il avait tué quatre hommes cé qu\u2019il avait laissé le service militaire sans permission cn 1849, faute pour laquelle Louis Napoléon le congédia de l'armée.À ce moment, le Prince devint si excité qu'il n\u2019écris qu'on voulait aggraver l'accusation portée contre lui.La Cour le réprimanda sévèrement pour cette interruption.Fon- vielle & été condamné à 10 jours de prison pour mépris de Cour, \u201cTours, 25 mars.M.Floquet a terminé won discours.M.Laurier, aussi pour 16 pourauite, & parlé pendant toute Is séance.vompara Victor Noir et le Prince Bonaparte et décrivit eclui-ci dans des termes d\u2019une sévérité passionnée.Le Prince ue pouvant maitriser son émotion, interrompit aigrement le Conall.La Cour ordonna à Laurier de parler du Prince en des termes plus modérés.L'auditoire a eppleudi ces les de ls Cour.En terminant son discours, Laurier a fait quelques allusions politiques que les spentateurs ont accueillies avec des marques de déeapprobation.Ce Conseil pour la défense parlera demain, 3 « a3 ELA SI LS = = op ci [22% La ES LES 7 ES FLE AE 7 a : rs\u201d; a 1 + 5 LU Z 12 ines A R.C.8, rre pre SET = Gr LA HS as L.Ni es 5 57% F344 344 , = Lu 2 7% Ci 5 = = H Es A D.2 = : == E M.berlund, # eZ NS 5 TRS oN AN A id NW SES S NS Y= 2 Ece.n.\\4 rd RR oi 9 Loi j PA © S PA ES SES nS .P.pour Cum 2% ho DN \u201c a er 77 Pe 7 pour Lamb WN = MACKENZIE PG A 2 M K CHARLES TUPPER, ©.B.ALEX, | a SE, A M.P.pour Chateauguay.oS a HON.HON.L.EH.HOLTON, J.P.| WN N WN N S NS ! PARLEMENTAIRE 6 i Ny 25 SE Le pe rés (77 4 Ce 2 ERIE \\ Rss or 4 S 3 La = gs 4 es PCs FES H SE = es =H 2 = 2 == IN 4 2 Z: > C.R., a.SS N GAL ES 4 77 > ES É Es KAY A £2 na [£3 = > 5 = CE es Hl oP = Pry 4 x 2 XB ul é == =r r= == = a EE 5 = .C.L., Fre.4 Se © \u2014 27 gi Ki ES ES 0.oN * =.2 NR a.HE EE HES v HON.A.A.DORION M.P.pour Hoch: f = A SN Rn 3 Pa i=) RS SON nt M.= a M.P.pour Shoffurd.A Sen Sa S C.Sherbr bh a fae a Es À us A C a Es = 1, = > .pour HON.L.8.HUNTINGTON.C.R.EN 5d be ==.LN > = > ; 2 .- = Be NT NTF = oS SE es ss ss = Er = NES = > ss NA M.PEE ™ > (a 2 fg SS N S XN SE = & = = Le es 2 ES fy = == a = = == SES SA BIR A.T.GALT, = = == = => AR = == sas SS Ww se = = oa = = DN N S S NT = SN AN 100 3 2 Ava, 1870.\u2014 \u2014\u2014 101 L'OPINION PUBLIQUE.SAMEDI, 3 AVRIL, 1870.GALERIE PARLEMENTAIRE.No, 1.\u2014HON, ANTOINE-AIMF DORION.M.Dorion est né à Ste, Anne de la Pérade, le 17 janvier 1818.Il fut admis au barreau en 1842, et fut fuit conseil de 1a Reine en 1863.Il entra on chambre en 1854 comme l'un des représentants de Montréal.Battu à Montréal en 1861, il se fit élire pour Ilochelaga dont il est encore le député à la chambre des communes.M.Dorion a été, depuis son entrée dans la vie publique, le chef du parti libéral du Bas-Canada, ot c'est on cotte qualité qu'il fut appelé au pouvoir en 1858 avec l'hon.M.Brown, le chef du parti clear-grit du Haut-Canada.Le ministère Brown- Dorion ne véeut que quelques heures, En 1862, M.Dorion fut nommé secrétaire provincial dans l\u2019administration Macdonald - Sicotte.Il laissa son portefeuille, quelques mois après, sur la question du chemin de fer intercolonial.Lors du renouvellement du ministère libéral en mai 1863, M.Dorion succéda à M.Sicotte comme procureur-général et Premier du Bas-Canulu, et occupu cotte position jusqu'à la chute de son cabinet au mois de mars de l'année suivante.M.Dorion personnellement est un des hommes les plus populaires et les plus estimés du Bas-Canada ; personne ne lui est supérieur au barreau et il est un des meilleurs orateurs parlementaires de la Chambre.Il a le dévouc- ment et l'admiration de ses partisans et possède le respect et l\u2019estime de ses adversuires politiques.Il n\u2019y à qu\u2019une voix pour louer l'élévation de son intelligence, la dignité de son caractère et l'urbanité de ses manières distinguées.L'opinion publique le croit plutôt fait pour les hauteurs judiciaires que pour les honneurs ministériels.On prétend qu'il n'a pas la souplesse diplomatique et l'esprit d'intrigue nécessaires sous un gouvernement constitutionel.Les discours de M.Dorion se «listinguent par la précision, la clarté et la concision ; on n'y remarque pas les attraits de l'imagination et les entrainements du sentiment.Il excelle à analyser une question, à la réduire à sa plus simple expression en la débarrassant de tous les fils dont le sophisme a pu l'entourer.La dignité de sa physionomie et de ses munières se manifeste dans ses discours : il descend rarement «le la sphère élevée ou son intelligence et ses sentiments semblent se complaire.Une figure «louce, enlme, où la pensée se reflète sans lu troubler, et un exté rieur plein de bienveillunce contribuent beaucoup à produire les sympathies qui I'entourent.M.Dorion à eu le malheur d'être chef d'un parti qui n'a pas compris son temps et à montré plus d'ardeur ct d'enthousiasme que d'habileté.C- fut certes une jeunesse brillante, pleine de talonts et d'espérances que celle de 1854; les joutes politiques qu'elle & soutenues ont illustré cette époque de notre histoire et laissé des souvenirs agréables dans la mémoire du peuple.Mais elle s\u2019est ruinée en voulant trop entreprendre, elle s'est brisé le front contre les obstacles insurmontables.Il aurait fallu, pour maitriser sa bouillante ardeur et ses écarts dangereux, une expérience et une force de volonté que M.Dorion ne paraît pas avoir exercées.Quelques-uns de ces jeunes honunes, condamnés à l\u2019impuissance politique, ont cherché des compensations dans l'exercice honorable et lucratif de leurs professions et se sont fait de belles positions, à force d'énergie et de talent ; plusieurs, brisés par la lutte et les déboires, se sont renfermés dans le dédain et l'indifférence et sont parvenus à se faire oublier.M.Dorion surnage encore au-dessus des flots qui portent les débris de son parti, mais ses mouvements fatigués attestent qu'il a besoin de repos.Il peut surgir au sein de la Confédération des complications qui le portent au pouvoir, mais la faiblesse de son parti dans le Bas-Canada l'empêchera d'y rester longtemps.D'ailleurs, il ne retrouvera pus à cinquante ans les forces et la fortune qu'il a sacritiées inutilement au triomphe de ses principes et de son parti.Micux peut-être vaudrait pour lui attendre tranquillement qu'un gouvernement l'honore et illustre lu justice du pays en lui offrant ls première place sur le banc, No.2\u2014SIR ALEXANDER TILLOCH GALT.Sir Alexander est le plus jeune des iils de défunt M.John Galt, qui s'est fait connaître par quelques œuvres littéraires et fut le fondateur de la jolie petite ville de Guelph, dans le comté de Wellington, Haut-Canada, ot en l\u2019honneur de qui la ville de Galt, dans le comté de Waterloo, porte son nom.M.Galt est né à Chelsca, en An- gloterre, le 6 septembre 1817, et après avoir complété ses études il vint en Canada en 1835, au service de la © British American Land Company,\u201d dans les bureaux de laquelle il fut employé pendant plus de vingt ans, s'élevant de l\u2019humble position de commis à colle de commissaire en chef.Il laissa alors la compagnie et se lança avec ardeur et succès dans les entreprises de chemins de fer.En 1849 il se fit élire représentant du comté de Sherbrooke à J'As- sembléo Iégislative.Depuis 1853 jusqu'à ce jour, il a représenté la ville de Sherbrooke.Bes talonts lo firent considérer, à son entrée en chambre, comme le chef du parti anglais du Bas-Canada et le firent nommer ministre des finances on 1858, à la place de l'hon.M.Cayley.Ce fut à cette Époque qu\u2019il proposs une série de résolutions en favour de l'union des provinces anglaises de l'Amérique du Nord, et qu\u2019il alla en Angleterro en compagnie de MM, Rose ot Cartier pour y faire adopter son projet.Il conti- nun d'étre ministre des finances jusqu'en 1862, époque à laquelle l'administration Cartier-Macdonald fut renversée sur le bill cle milice du volonel T,yvon.M, Galt revint au pouvoir en 1864 avec ses collègues, à lu chute du cabinet J.B.Macdonald-Dorion.Ce fut alors qu\u2019eut lieu entre le gouvernement et l'hon, George Brown, cotte alliance gui eut pour résultat l'établissement de la Confédération.En 1866, l'Assemblée Législative ayant refusé d'accorder à la minorité protestante du Bas-(\u2018anada, sur ln question d'éducation, certuins priviléges qu'il réclamait pour elle, il Juissn son portefeuille.Il fut néanmoins l'un des délégués du Bas-Canada, à lu grande convention tenue à Londres en 1866-1867, pour faire sanctionner l'Acte d\u2019Union; et le premier juillet 1867, il redevint ministre des finances et membre du conseil privé de Sa Majesté.Il résigna peu «le temps après, en novembre 1867, au sujet de certaines matières se rattachant à la suspension de la banque commerciule que ses collègues ne voulaient pas soutenir autant qu'il le désirait lui-même.Le gouvernement impérial le nomma Compagnon du Bain, le premier juillet 1867, mnis il refusa cet honneur ainsi que M.Cartier.On sait que Sa Mnjesté acceptu leurs explications et leur accorda peu «le temps après des honneurs plus élevés, que M, Galt accepta, à la condition qu'il aurait le droit de conserver et de professer les opinions qu\u2019il entretenait sur la question de l'indépendance.Un connaît l'attitude que M, Galt vient de prendre à l'égard du gouvernement et les raisons de son éloignement de ses anciens collègues.Il paraît surtout diriger ses coups contre Sir Francis Hincks et Sir John A.Macdonald.Inutile de dire qu'il ne tardera pas à revenir au pouvoir.Un homme d'état de sa force ne peut rester longtemps loin du pouvoir.M.Galt a un extérieur imposant et agréable, une voix douce et claire, une élocution facile, un langage distingué, une éloquence vive et nerveuse.Il aura toujours sa place purmi les premiers orateurs de la Chambre des communes et nos hommes d'état les plus influents, car il sait se faire admirer et aimer en méme temps.Il paraît faire la guerre à son compte, à l'heure qu'il est, sans drapeau et snns souci de se former un parti ; s0 position ne manque pans d'exciter la curiosité publique.C'est un ! homme dangereux qui peut, à un moment donné, décider du sort d'une bataille parlementaire en se jetant dans la niêlée avec les entraînements de son éloquence.No.3.\u2014HON.CHARLES TUPPER.Le Dv, Tupper représente à la Chambre des Communes le comté de Cumberland de la Nouvelle Ecosse.11 est né A Amherst, Nouvelle Ecossc, le 2 juillet 1821.II obtint, en 1843, le dégré de docteur à Edinburgh (Ecosse) ainsi que le diplôme de chirurgien au Collége Royal.Il entra dans In politique en 1855, comme député de Cumberland qu\u2019il représente encore.[I fut secrétaire provineial duns le gouvernement db la Nouvelle-Ecosse do 1857 à 1860 et de 1863 à 1867.Il était Premier depuis 1864, lorsqu'eut lieu la Confédération.Il a été chargé de représenter la Nouvelle-Ecosse dans les conférences qui eurent lieu 4 Charlottetown et à Quebec sur la question de Confédération et d'aller combattre en Angleterre les démarches du parti anti-fédéral.Il fut l'adversaire le plus puissant de l'Ion.Joseph HMowe, auquel il cédn la place, qu'il méritait d\u2019avoir, daus le cabinet fédéral, lorsque l\u2019ex-chef de l'opposition néo-écossaise se rallia au nouveau régime, Il n sans contredit fait acte jusqu\u2019à présent de beaucoup de désintéressement et d'habileté pour faire fonctionner la Confédération, et ses discours remarquables sont d'un puissant secours au gouvernement.Il a une volubilité de parole extraordinaire, une vivacité et une force de perception considérables et une connaissance approfondie des sujets qu'il traite.Cest un intrépide jouteur qui porte des coups immortels à ses adversaires.Il a une voix claire et pénétrante, une physionomie intéressante Il vient d'augmenter considérablement sa popularité, surtout dans le Haut-Canada, en se faisant le champion d\u2019une * politique nationale,\u201d ainsi qu'il l'appelle, vis-à-vis des Etats- Unis.C'est encore un homme qui sera au pouvoir avant longtemps.No.4\u2014HUN.L.H HOLTON.M.Holton est bien connu de nos lecteurs ; le rôle qu'il a joué dans notre politique depuis un grand nombre d'années l\u2019a place au rang des premiers hommes d'Etat du Bas-Canada.M.Holton est né dans le comté de Leeds, Haut-Canada, en 1817.Il était jeune oncore lorsqu'il vint ae fixer à Montréal, qui était alors 1a seule place d'affaires du pays, et il ne tarda pas à wy créer une magnifique position.I! fit d\u2019heureuses spéculations dans les entreprises de chemins de fer et surtout danse Gran«l Tronc, Il entradans le Parlement, en 1854, commu représentant de Montréal, maiu fi perdit son slége en 1857.En 1862 il fut élu représentant du la Division Victoria au Conseil Lôgielatif.Au mois de mai du l\u2019anuée suivante il lalusa sou siége dans la Chambre Haute ct ue fit élire dans le comté de Chateauguay à l'Assemblée Législative, M.Holton a toujours êté un des chefs du parti libéral ; et il a toujours été tenu cn si haute estime par ses amie politiques que lors de la forme- tion du cabinet Brown\u2014Dorion en 1858, il fut appelé à cn faire partie, quoiqu'il n'eût pas de siége dans le Parlement, Le passage éphémère de cetto administration au pouvoir ne permit pas à M.Holton de donner de grandes preuves de ss capacité, Nommé ministre des Finances, cn mai 1863, dans le ! gouvernement Mscdonald-Dorlon, il perdit son portufeuille au mois de mars de l'année suivante, lurs du vote de non-confilance qui fit revenir le parti conservateur Au pouvoir.Depuis cette époque il est demeuré dans l'opposition, où 11 à déployé une fermeté de principes et une énergie, qui ont agrandi sa réputation.Il à Gté sans contredit le chef de l'opposition et il mérite de l'être par va connaissance parfaite des principes et des usages parlementaires, sa vigilance infatigable ot son habileté dans la discussion.La Chambre l'écoute toujours avec intérêt et lui porte une grande considération, El nu laisse rien passer et sait à propos souluver les questions embarrassantes pour le gouvernement ; personne n'est plus au fait que lui de tous les ressorts de la machine constitutionnelle et de toutes les ruses parlementaires.Il s'exprime tranquillement, sans effort, avec bonhomie, dans un langage qui se distingue aurtout par le bon sens ct la clarté, 11 ne s'élève passouvent très haut, mais il ne descend jamais trop bas.C'est l'orateur parlementaire anglais avec son flegme et son bon sens pratique.11 est curieux de contempler M.Holton en Chambre, de le voir dresser sa haute taille et agiter ses muscles puissants, lorsqu\u2019unc main profane ose toucher l'arche sainte des traditions parlementaires.11 cst impitoyable eur ce terrain là: c'est alors un véritable cerbère : il n'a qu'une tty, il est vrai, mais clle est grosse et forte, Personne ne tue autant de motions que lui ct ne fait dérailler plus souvent les petits projete ministériels lorsqu'ils sont vo train de passer à toute vapeur A travers la Chambre.No.5\u2014ALEXANDER McKENZIE.M.McKenzie est écossais ; son nom, son cxtéricur et son tempérament le disent.11 est né à Dunkeld en 1822 ct après avoir passé la plus grande partic de sa jeunesse en Ecosse, il vint sétablir en Canada où il parvint à se créer, à force d\u2019éner- gic et de talent, un avenir brillant.Le comté dv Lambton, Haut-Canada, l\u2019envoya, en 1851, en Parlement, où se fit bicn- tôt remarquer parmi les plus ardents et les plus intelligente Clear Grits, 11 s\u2019est toujours montré le plus fidèle et le plus z¢lé partizan de hon, George Brown, qu'il à suivi dans toutes ses phases.I) refuse d'enteer dans le Cabinet en 1866, lors de Ja retraite de son chef aimé.C\u2019est un travailleur infatigable, toujours prêt à traiter avec un grand talent toutes les questions qui surgissent en Chambre, Malgré une voix désu- gréable ct l'absence d'avantages oratoires, il exerce une grande influence sur la Chambre par les connuissances, lu discernement et In logique qu\u2019il déploie dans ses discours.Il est maintenant considéré comme le chef de l'opposition Haut Canadienne.No.6,\u2014HON.L.8.HUNTINGTON.Lucius Seth Huntington est né 4 Compton, dans les townships de 1\u2019Est, le 16 mai 1827; il fut admis au Barreau du Bas-Canads en 1833 et fut fait Conseil de 1a Reine, dix ans plus tard.Elu représentant de Shefford, aux élections générales de 1861, il a continué de représenter cette divi- tion électorale.Il fut solliciteur général dans l\u2019administration Macdonald-Dorion depuis mai 1863 jnsqu\u2019à sa châte, en mars de l'année suivante.M.Huntington est remarquable par son éloquence fine, mordante, pleine d'images et des charmes de l'imagination.Une voix forte, sonore, un extérieur imposant, un geste expressif, une élocution des plus faciles en font un orateur populaire.ll est magnifique sur un husting au milieu des interpellations de ses adversaires et des acclamations enthousiastes de la foule ; ses reparties vives et spirituelles, ses appels éloquents au patriotisme et aux sentiments les plus sensibles des masses qui l'entourent lui font remporter de véritables triomphes.Comme orateur parlementaire il parait quelquefois manquer de connaissances et d\u2019études ; il se joue agréablement à la surface des questions, mais il ne les entame pas; on l'applaudit, mais on vote contre lui; même sur la question de l'indépendance, dont il a fait le théâtre de ses efforts oratoires, il n'a pas encore fait un discours pratique et convainquant, du moins pour des hommes sérieux que les chiffres séduisent plus que les belles phrases.Il nesemble toucher le côté pratique des choses que du bout des ailes; il se hâte de s\u2019envoler dans des sphères plus favorables à l'expansion de son éloquence et à l'essor de son intelligence.L.O.Davi. a.Ee 102 Un membre de l\u2019Université de France, M.Hippeau, chargé per M.Duruy de faire une étude approfondie de l' ment primaire, secondaire et supérieur aux Etats-Unis, donne Les statistiques suivantes : s D'après les rapports imprimés que j'ai pu consulter à Was- sur l'enseignement public dans vingt-deux Etats de l\u2019Union, il résulte qu'en 1868 on y .comptait 124,613 écoles fréquentées par 5,360,561 élèves, dirigées par 63,600 instituteurs ot 135,200 lnstitutrices, en tout 198,860.Les sommes dépen- shes dans ces vingt-deux Etats ont dépassé l\u2019énorme chiffre de 269,288,833 fr.pour le personnel, et de 86,386,395 fr.pour les frais matériels, constructions, mobilier des écoles, acquisition de livres et appareils classiques, en tout 354,870,048 fr, Je ne crois pouvoir être taxé d\u2019exagération si j'ajoute à cette somme cent millions pour les quinse Etats sur esquels nous manquons de renseignements officiels ; je porte par conséquent à plus de quatre cent cinquante millions los sommes dépeusées annuellement pour les écoles publiques dans les trente-sept Etats de l\u2019Union.4 Ces écoles dè nt le nombre de 200,000, ce qui fait une école pour 180 habitants, et l'on peut évaluer à 7 millions le des élèves auxquels elles sont gratuitement ouvertes.\u201d LE FROID EN EUROPE.Quel freid t Tout gèle, les lacs, les rivières, les ruisseaux, les carafes.Dites-vous quelques mots, à peine sorties de votre bouche, vos paroles gèlent.Votre maitresse puise-t-elle dans son cœur une phrase bien chaude : Comme je t'aime 1=v'lan ! à peine sortie de ses lèvres elle gèle en route, et quand elle arrive à votre oreille vous n\u2019entendez plus que : Prête-moi donc dix louis.Vous pensez si ça jutte un froid, Enfin il faut en prendre notre parti, et comme on ne se guérit Jamais plus vite d\u2019une jambe causés que lorsqu\u2019on apprend que son voisin & perdu les deux siennes, nous allons passer en revue, si vous le voulez bien, en compagnie du Gaulois l\u2019hin- toire du thermomètre Chevalier.Vous alles voir si nous sommes au pair: En 1434, Is gelée commença, à Paris, le 30 novembre, et durs 114 jou.4, entre 17 et 19 degrés.La neige tomba jours et nuite consécutifs, pendant un mois et demi : En 1489, Philippe de Commines nous apprend que ls vin se
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.