La tribune, 1 novembre 2012, Cahier S
[" Vous n\u2019êtes pas seuls Ensemble, nous vaincrons le diabète ! www.diabete-es tr ie .ca S2 Cahier prom otionnel LA TRIBUN E - Sherbrooke JEUDI 1 NOVEM BRE 2012 RÉDACTION Tél.: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca Téléc.: 819 564-8098 PUBLICITÉ Tél.: 819 564-5450 Téléc.: 819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES Tél.: 819 564-2222 Téléc.: 819 564-5482 ABONNEMENTS Tél.: 819 564-5466 1 800 567-6955 latribune.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 DIABÈTE ESTRIE Cahier promotionnel PRÉSIDENTE ET ÉDITRICE Louise Boisvert DIRECTEUR PRINCIPAL, VENTES Sylvain Denault DIRECTRICE, VENTES ET PROMOTION Sophie Thibaudeau DIRECTEUR, VENTES ET CAHIERS SPÉCIAUX Alain LeClerc COORDINATION : Alain LeClerc TEXTES:Annie Melançon MISE EN PAGES:Annie Melançon GRAPHISME:Lise Blouin RÉALISATION: équipe de production de La Tribune 3028759 Le diabète est un étranger sournois qui s\u2019impose dans la vie d\u2019une personne en apportant son lot de préoccupations, d\u2019interrogations et d\u2019incertitudes.On se sent alors bien seul au monde avec cette réalité de vie.C\u2019est alors que la main tendue par d\u2019autres personnes atteintes de diabète devient si importante.Et c\u2019est pourquoi des associations de patients ont vu le jour.Parce que personne ne devrait être abandonné à la dérive des sentiments qui se bousculent et qui nous tourmentent.Diabète Estrie célèbre cette année son 40e anniversaire de soutien et de réalisations au sein de la communauté.Elle est ?ère de poursuivre avec dynamisme son travail de prévention et d\u2019éducation auprès des personnes atteintes de diabète, tout en soutenant la recherche sur ce ?éau dévastateur de notre société contemporaine.La vie d\u2019une association est liée à la passion d\u2019hommes et de femmes qui ont choisi de s\u2019y engager.Je vous félicite donc pour ces 40 années de présence active et dévouée et c\u2019est avec une grande ?erté que nous vous comptons au sein de la grande famille de Diabète Québec! Diabète Estrie Au service des gens diabétiques et de leur famille 1972 Naissance d\u2019une nouvelle section rattachée à Diabète Québec.1973 Première assemblée générale et constitution d\u2019un comité exécutif temporaire avec mesdames Yvette Lapointe et Marthe McCau- ley, messieurs Gérard Thivierge et Daniel Berthold, ainsi que les docteurs Nicolas Kandalaft et Khalil Koury.De 1973 à 1986 Sous la présidence de Daniel Berthold, Pierrette Billard, Mireille Houle, Jean Legault et Daniel Lacombe, l\u2019Association progresse en membres.Il y a donc plus d\u2019informations diffusées pour le mieux-être des personnes diabétiques.1986 La section devient une corporation sous le nom de l\u2019Association des Diabétiques de l\u2019Estrie et Région 05 inc.Daniel Berthold est à nouveau président et il fonde la Coopérative d\u2019Entraide diabétique qui deviendra plus tard l\u2019Association canadienne du Diabète.1989 Sous la présidence de Mme Jeannine Roberge, la corporation devient une association af?liée à l\u2019Association Diabète Québec.1991 L\u2019Association des Diabétiques de l\u2019Estrie et Région 05 inc.devient l\u2019Association des Diabétiques de l\u2019Estrie inc.1996 L\u2019Association compte plus de 700 membres.Cependant, l\u2019Estrie en dénombre plus de 5000 diabétiques.Il nous reste donc beaucoup de travail à accomplir a?n de les rejoindre tous.2001 L\u2019ADE entre dans ses nouveaux locaux au 600 rue Woodward à Sherbrooke, le 1er octobre 2001.2002 Ouverture of?cielle de la maison : le 26 juin 2002.2004 L\u2019Association des Diabétiques de l\u2019Estrie devient Diabète Estrie.2012 Diabète Estrie fêtera le 14 novembre 2012 son 40e anniversaire.Diabète Estrie propose plusieurs services.Plus particulièrement pour les personnes diabétiques et leur famille : Trucs pour bien s\u2019occuper de sa santé.Pour mieux connaître et contrôler la maladie, Diabète Estrie met aussi à la disposition des gens plusieurs sources d\u2019information : Revue trimestrielle Plein Soleil, une mine de renseignements sur le diabète et les activités de l\u2019Association Site internet www.diabete-estrie.ca Brochures, dépliants, livres et bulletins d\u2019information sur tout ce qui touche au diabète Conférences thématiques Organisation de journées de dépistage Ligne téléphonique d\u2019aide InfoDiabète 1 800 361-3504 poste 233, infodiabete@diabete.qc.ca Diabète Estrie, c\u2019est aussi\u2026 Un organisme membre d\u2019un réseau solidement implanté d\u2019associations af?liées partout au Québec De l\u2019aide ?nancière aux camps d\u2019été pour jeunes diabétiques Son histoire.Voici le conseil d\u2019administration de Diabète Estrie : sur la première rangée Robert Potvin, Monique Roy, Jeannine Lapierre, Renaud Labbé (président), Lina Courtois et Yolande Major; sur la deuxième rangée Stéphane Leblond (coordonnateur), Florent Rousseau, Paulette Cloutier, Daniel Lacombe, Gérald Jodoin, Alain Côté.Absent sur la photo : René Blanchette.Mot de Renaud Labbé, président de Diabète Estrie C\u2019est avec ?erté que Diabète Estrie célèbre ses 40 ans de fondation.Depuis 1972, des bénévoles dynamiques se mobilisent pour réaliser la mission de l\u2019organisme soit : informer, sensibiliser, former, assurer des services, favoriser la recherche et défendre les droits des personnes diabétiques en Estrie.Plusieurs activités sont d\u2019ailleurs prévues pour souligner cette 40e année.Celle-ci débute par un salon du diabète et un souper conférence qui auront lieu le 14 novembre prochain, journée mondiale du diabète.Vous trouverez tous les détails de cette journée en page S8 de ce cahier.Le diabète touche plus de 9 % de la population.Près de la moitié des personnes atteintes l\u2019ignorent.Par la tenue d\u2019activité de dépistages, il est possible de découvrir des nouveaux diabétiques, de leur faire connaître nos différents services d\u2019entraide et ainsi de les stimuler à prendre contrôle de leur maladie.Comme notre logo le représente, que l\u2019on soit jeune ou vieux, homme, femme ou enfant, nous pouvons tous être atteints du diabète.Les trois éléments pour contrôler cette maladie sont la médication, l\u2019alimentation et l\u2019exercice.Vous en apprendrez d\u2019ailleurs plus à ce sujet dans les pages suivantes.Notre organisme est à la ?ne pointe de l\u2019information et est accessible via le site www.diabete-estrie.ca ainsi que les médias sociaux facebook et twitter.Ce cahier est aussi une belle vitrine pour mieux faire connaître l\u2019association et ses services.Bravo et merci à tous les bénévoles qui se sont investis pour amener l\u2019organisme si loin dans son existence.Je nous souhaite un bon 40e et au plaisir de se croiser au cours de nos activités.Mot de Serge Langlois, président-directeur général de Diabète Québec Vous n\u2019êtes pas seuls Ensemble, nous vaincrons le diabète!! S3 Sherbrooke - JEUDI 1 NOVE MBRE 2012 Cahier pro motionnel LA TRIBU NE Qu\u2019est-ce que le diabète?Le diabète est une condition où l\u2019organisme est incapable d\u2019utiliser le sucre (glucose) provenant des aliments consommés.En effet, la plupart des aliments sont transformés ou digérés par le corps en sucre simple, appelé le « glucose ».Ainsi la glycémie (taux de sucre dans le sang) augmente.Le glucose est la principale source d\u2019énergie de votre corps.Les millions de cellules du corps humain se nourrissent de glucose pour vivre.Le glucose est un carburant qui permet de fournir l\u2019énergie nécessaire dont le corps a besoin pour maintenir ses fonctions.Pour absorber le glucose dans les cellules, les muscles et les cellules grasses ont besoin de l\u2019insuline (une hormone) produite par le pancréas.L\u2019insuline agit comme une clé.Elle ouvre la porte des cellules au glucose.Une fois dans la cellule, le glucose peut être utilisé comme énergie.DIABÈTE DE TYPE 1 Le diabète de Type 1 survient lorsque le pancréas cesse complètement de sécréter de l\u2019insuline.DIABÈTE DE TYPE 2 Le pancréas ne sécrète pas suf?samment d\u2019insuline ou l\u2019organisme est incapable d\u2019utiliser l\u2019insuline que le pancréas produit.Vous avez peut-être le diabète sans le savoir.Seulement au Québec, 650 000 personnes en sont atteintes, mais 200 000 ignorent leur état.La plupart sont atteintes d\u2019un diabète de Type 2.Le diabète est sournois, car si on n\u2019y fait pas attention, il peut se cacher pendant plusieurs années.Mais pendant tout ce temps, il s\u2019attaque à la santé.Un diabète non contrôlé peut causer des maladies cardio-vasculaires, l\u2019amputation d\u2019un membre et la cécité.La seule façon d\u2019être sûr de ne pas en être atteint est de faire des tests sanguins demandés par son médecin.Principaux symptômes fatigue inhabituelle soif exagérée besoin fréquent d\u2019uriner perte de poids anormale cicatrisation lente sécheresse de la peau vision embrouillée picotement aux doigts et aux orteils changement de caractère nausées, vomissements 200 000 personnes ignorent qu\u2019elles sont diabétiques Mythes et réalités sur le diabète Catherine Goulet-Delorme, in?rmière clinicienne à l\u2019Unité Métabolique Ambulatoire (CHUS \u2013 Hôtel-Dieu), démysti?e certaines informations véhiculées à propos du diabète.MYTHE : Je suis responsable de ma maladie.On pointe souvent l\u2019obésité et la sédentarité comme causes du diabète, mais l\u2019origine de la maladie vient d\u2019abord d\u2019une prédisposition génétique au diabète.« Les gens vivent énormément de culpabilité et c\u2019est dommage », note Mme Goulet Delorme.Le surpoids et le manque d\u2019exercice demeurent toutefois des facteurs de risque importants pour l\u2019apparition de la maladie; d\u2019ailleurs, si on perd quelques kilos (5 à 10 % du poids fait déjà une différence) et qu\u2019on pratique une activité physique régulièrement, on réduira notre résistance à l\u2019insuline et on facilitera le travail de notre pancréas.MYTHE : Le traitement à l\u2019insuline est la preuve qu\u2019on a mal contrôlé son diabète.« Pour plusieurs, il n\u2019est pas question de se rendre à l\u2019insuline, ils voient cela comme un échec.En fait, la progression de la maladie est unique à chaque personne.Si bien manger et bouger ont des effets positifs et peuvent ralentir l\u2019évolution du diabète, on ne peut contrôler à 100% la dysfonction du pancréas, et lorsqu\u2019on doit prendre de l\u2019insuline, c\u2019est parce que c\u2019est nécessaire\u2026 et important pour notre santé! » L\u2019avantage, c\u2019est que l\u2019insuline n\u2019a aucun effet secondaire et qu\u2019on peut modeler le traitement selon le besoin et l\u2019évolution de la maladie.« On estime que la moitié des gens avec le diabète de Type 2 auront éventuellement besoin d\u2019insuline.» Les injections sont sans douleur, mais il y a une technique à bien maîtriser.Une in?rmière ou le pharmacien est en mesure de bien l\u2019enseigner.Il est aussi essentiel de faire l\u2019injection au moment prescrit, sinon l\u2019effet ne sera pas celui attendu.MYTHE : Je me sens bien, mon diabète est donc sous contrôle\u2026 Malheureusement, ce n\u2019est pas parce que ça ne fait pas mal que ce n\u2019est pas dangereux, d\u2019où le côté sournois du diabète, car même si on ne ressent pas de symptômes, les dommages s\u2019accumulent et peuvent créer des incapacités importantes (amputation, perte de la vue, paralysie à la suite d\u2019un AVC, etc.).MYTHE : Mon diabète est bien contrôlé, je n\u2019ai plus besoin de prendre ma glycémie.Même si nous avons pris une routine, certains éléments comme le stress peuvent affecter notre glycémie.Surtout, la maladie continue d\u2019évoluer.Un à deux contrôles de glycémie par jour, en alternant chaque fois le moment (matin, midi, soir, avant le coucher, avant ou après le repas), permet de mieux connaître la réaction de son corps selon ce qu\u2019on a mangé, ce qu\u2019on a fait comme activité.Pour ceux qui s\u2019injectent de l\u2019insuline, on devrait tester sa glycémie au moins autant de fois qu\u2019on a d\u2019injections.MYTHE : Le diabète ne me concerne pas, je me sens très bien! Peu de gens éprouvent de symptômes, ce qui fait que de nombreuses personnes ignorent qu\u2019elles ont la maladie.Au point de vue mondial, on parle du diabète comme d\u2019une épidémie! Par une simple prise de sang, votre médecin pourra vous dire si vous êtes à risque ou non.Plusieurs cliniques de dépistage sont aussi organisées.Hypoglycémie et hyperglycémie : DANGER!! L\u2019hypoglycémie se traduit souvent par un symptôme de faiblesse.Malheureusement, plus on fait de l\u2019hypoglycémie, moins on en ressent les symptômes.Le manque de sucre crée un stress sur l\u2019organisme et à long terme peut amener des troubles cognitifs (notre cerveau a besoin de glucose pour fonctionner).« La glycémie doit se situer entre 4 et 7 idéalement », précise l\u2019in?rmière clinicienne Catherine Goulet-Delorme.L\u2019hyperglycémie est plus dif?cile à détecter.Le danger, lorsque la glycémie est plus élevée, est imagé ainsi : c\u2019est comme si le sang était plus épais; le cœur pompe donc plus dif?cilement, et les risques de blocage d\u2019artères deviennent plus importants.« Ce sont des conséquences très invalidantes \u2013 on parle de risque d\u2019infarctus, d\u2019AVC, d\u2019amputation, de cécité, dans le cas de dysfonction rénale, de dialyse.» La bonne nouvelle, c\u2019est que ces complications peuvent être prévenues, sinon retardées, si le contrôle glycémique est adéquat.IMACOM, CLAUDE POULIN Catherine Goulet-Delorme, in?r- mière clinicienne.Informer, sensibiliser, dépister.Chaque année, Diabète Estrie organise des cliniques dans des lieux publics a?n de dépister, par des tests sanguins, des diabétiques potentiels qui ignorent leur état.Diabète Estrie pro?te aussi de certains événements, tel le Salon organisé par la FADOQ, pour démysti?er cette maladie et répondre aux questions des gens.Les membres de Diabète Estrie peuvent également assister à des ateliers et des conférences, et ont accès à de nombreux documents d\u2019information au local de l\u2019organisme, au 600 rue Woodward à Sherbrooke ou sur www.diabete-estrie.ca Notre mission Informer, sensibiliser, prévenir S4 Cahier prom otionnel LA TRIBUN E - Sherbrooke JEUDI 1 NOVEM BRE 2012 Des défis au quotidien pour vieillir en santé Une vie active pour Chelsea L\u2019importance d\u2019être bien informée Vous n\u2019êtes pas seuls IMPORTANT À SAVOIR : le diabète de Type 1 est une condition « à vie » qui peut s\u2019avérer menaçant pour la santé si non traité adéquatement.Un mauvais contrôle du diabète peut en effet affecter la circulation (petits et gros vaisseaux), ce qui pourrait entraîner de graves complications au niveau des yeux, des reins, du cœur et des extrémités.La prise d\u2019insuline est donc obligatoire, tout comme le contrôle régulier de sa glycémie.Il y a neuf ans, Linda Ross recevait un diagnostic de diabète de Type 2.« Je m\u2019en doutais un peu.Il y avait déjà des cas dans ma famille, et lors d\u2019un test de routine, on a découvert que j\u2019avais moi aussi développé la maladie.» C\u2019est toutefois lors d\u2019une formation pour nouveaux diabétiques qu\u2019elle a suivie à l\u2019Hô- tel-Dieu que Linda a réalisé davantage l\u2019impact du diabète dans sa vie.« J\u2019adorais les pâtes, le riz\u2026 Les portions qui m\u2019étaient désormais allouées étaient tellement petites que j\u2019ai préféré les remplacer complètement par d\u2019autres aliments! C\u2019est ainsi que j\u2019ai découvert la courge spaghetti, le shop suey\u2026 Je mange aussi beaucoup plus de légumes qu\u2019avant et j\u2019ai remplacé les sauces à salade par du vinaigre balsamique, moins sucré.Peu à peu, j\u2019ai ainsi appris à aimer d\u2019autres aliments, meilleurs pour ma santé, donc à manger autrement.» Un coup de pouce apprécié de Diabète Estrie Pour l\u2019aider à changer ses habitudes alimentaires, Linda Ross a pu compter sur Diabète Estrie.« Sur place, on a accès à une foule d\u2019information : guide alimentaire, mais aussi plusieurs livres de recettes, par exemple.En étant membre, je reçois une revue régulièrement qui m\u2019informe sur plusieurs sujets intéressants.Les conférences sont un autre excellent moyen d\u2019apprendre.L\u2019alimentation, ce n\u2019est pas si simple, juste apprendre à bien déchiffrer les étiquettes, ça exige certaines connaissances.Donc, plus on a d\u2019occasion d\u2019en savoir davantage \u2013 ou de rafraîchir notre mémoire! \u2013 mieux c\u2019est.» Au téléphone ou à la réception des bureaux de Diabète Estrie, Linda Ross trouve également une oreille attentive à ses besoins.« J\u2019ai une question?En appelant ici, on pourra y répondre ou me référer vers les bonnes ressources.C\u2019est rassurant.» De pouvoir partager avec d\u2019autres personnes diabétiques a aussi son avantage.« C\u2019est là qu\u2019on réalise qu\u2019on n\u2019est pas seul au monde avec cette maladie, sans compter qu\u2019entre participants aux activités, on s\u2019échange des trucs\u2026 et on se motive! » IMACOM, JESSICA GARNEAU Au ?l des ans, Linda Ross a su modi?er ses habitudes de vie, notamment grâce aux informations reçues par Diabète Estrie La famille de Chelsea Morel se souviendra longtemps de son voyage à Walt Disney, à l\u2019été 2007, et pas seulement pour la magie des lieux\u2026 « Dès la première journée, Chelsea, qui avait alors 7 ans, n\u2019était pas au sommet de sa forme.Elle mangeait très peu, buvait énormément, et en quelques jours, elle a perdu beaucoup de poids.Dans la nuit de mercredi, elle se sentait si mal qu\u2019on a appelé l\u2019ambulance.Arrivée à l\u2019hôpital, elle est tombée dans un coma diabétique.Son taux de sucre dans le sang était si élevé qu\u2019elle aurait pu en mourir », raconte avec émotion sa mère, Stéphanie Côté.Transférée à l\u2019hôpital pour enfants d\u2019Orlando, Chelsea reprend rapidement du mieux.« Mes parents me disaient que tout allait bien, mais je voyais bien, par leurs réactions, que c\u2019était grave\u2026 On m\u2019a alors dit que j\u2019avais le diabète.Les in?r- mières étaient très gentilles, et j\u2019ai pu sortir de l\u2019hôpital pour poursuivre ma visite à Walt Disney », se souvient Chelsea.À Orlando, la famille a reçu les informations nécessaires pour composer avec la maladie.« De retour chez nous, Diabète Estrie nous a guidés vers les ressources locales.La clinique d\u2019endocrinologie du CHUS est particulièrement exceptionnelle, on nous a donné tout le soutien dont nous avions besoin.» Il n\u2019en demeure pas moins que le diabète de ype 1 est une maladie mortelle si elle n\u2019est pas traitée.« J\u2019ai souvent pleuré les cinq premières semaines, et la première année, je ne voulais pas que Chelsea ait dormir chez des amies ou manger ailleurs.Mais j\u2019ai alors réalisé que je ne voulais pas la \"ghettoriser\" et depuis, Chelsea vit une vie comme toutes les ?lles de son âge.» Grande sportive, Chelsea a fait du patinage artistique pendant plusieurs années.Maintenant à l\u2019école secondaire, elle joue au volleyball.« En fait, ce que je trouve le plus dif?cile, c\u2019est le regard des autres\u2026 Lorsque je me pique pour prendre mon taux de glycémie, je me sens observée.C\u2019est dur de se sentir différente des autres, d\u2019être incomprise souvent, aussi.Le diabète est mal connu; par exemple, plusieurs pensent que je l\u2019ai développé parce que j\u2019étais grosse enfant! D\u2019autres ne comprennent pas que je dois respecter une certaine discipline lorsque je mange.Oui, la pompe d\u2019insuline me permet de manger davantage ce que je veux, mais je dois bien calculer et surtout, m\u2019en tenir à ce qui avait été prévu.» Comme les diabétiques de type 1 ne produisent aucune insuline, ils doivent continuellement être aux aguets : la nourriture, mais aussi l\u2019activité physique et le stress in?uencent le niveau de sucre dans le sang.Et chaque personne réagit différemment\u2026 « Chelsea fait davantage d\u2019hyperglycémie, cependant, elle a de la dif?culté à ressentir l\u2019hypoglycémie, ce qui peut avoir des répercussions graves\u2026 Ça nous est arrivé de lui donner des piqûres d\u2019insuline dans la nuit! » Stéphanie Côté a toutefois choisi de faire con?ance en la vie\u2026 et en Chelsea.Très mature, la jeune ?lle comprend bien les enjeux de sa maladie.« C\u2019est devenu un mode de vie », souligne Stéphanie.Bien acceptée par ses amies, l\u2019adolescente apprécie également ces moments spéciaux vécus avec d\u2019autres enfants diabétiques.« Diabète Estrie a organisé quelques activités pour les enfants, ainsi que des conférences.Grâce à son appui, Chelsea peut aussi participer gratuitement chaque année à un camp pour diabétiques.» Pendant deux semaines, Chelsea s\u2019y adonne à une foule d\u2019activités en plein air.« Ça fait du bien d\u2019être avec d\u2019autres personnes qui comprennent ce qu\u2019on vit.Et puis, les activités sont vraiment plaisantes! » À 12 ans, Anne Marcoux apprenait qu\u2019elle était diabétique de Type 1.« Ce fut un choc énorme\u2026 Juste la vue des seringues m\u2019horripilait, l\u2019aiguille était beaucoup plus grosse qu\u2019aujourd\u2019hui.Oh non, pas comme ma soeur, ai-je pensé.Pourtant, je n\u2019avais pas le choix : ou je me piquais ou je mourrais à petit feu.» Il y a 40 ans, avec seulement deux injections d\u2019insuline par jour, il fallait suivre un régime très strict, noter tout ce qu\u2019on mangeait, et contrôler sa glycémie par des tests d\u2019urine.« C\u2019était plus exigeant à l\u2019époque, et cette maladie fut un facteur de stress au quotidien pour toute ma famille.Je savais que si je ne faisais pas attention, les complications seraient sévères et qu\u2019à 50 ans, je pourrais me retrouver dans un piètre état de santé, même morte.Mais je voulais dé?er ce pronostic, et au contraire célébrer mes 50 ans sans avoir connu de complication.J\u2019y suis arrivée et c\u2019est une grande ?erté.» Lors d\u2019une hospitalisation, Anne eu l\u2019occasion de recevoir un enseignement extraordinaire qui lui a permis de mieux comprendre et surtout de mieux gérer sa maladie.L\u2019expérience lui a même donné même le goût de devenir in?rmière pour, à son tour, aider les jeunes diabétiques.« Je suis effectivement devenue in?rmière, mais dans d\u2019autres spécialités pour différentes raisons.Je demeure toutefois disponible à l\u2019écoute.C\u2019est important lorsqu\u2019on a une telle maladie de se sentir appuyée et comprise.Il y a encore beaucoup de préjugés, de fausses idées véhiculées.Ce n\u2019est pas très sexy comme maladie, le diabète; les gens ne veulent pas en entendre parler.On a de l\u2019empathie pour quelqu\u2019un qui a le cancer, mais pour un diabétique\u2026 Le combat est quotidien.» Mais il n\u2019en demeure pas moins que le diabète de Type 1 est une maladie redoutable qui peut mener à la mort.Anne Marcoux est bien placée pour le savoir\u2026 À 18 ans, elle est passée près d\u2019y rester à la suite de deux comas d\u2019hypoglycémie.Sa sœur aînée est ?nalement décédée à l\u2019âge de 52 ans des complications du diabète.« Mon autre sœur, elle aussi diabétique, souffre de séquelles du diabète et y a presque laissé sa peau.Tout cela m\u2019a rendue hypervigilante : c\u2019est vraiment du sérieux, la maîtrise de ses glycémies.» Heureusement, au fil du temps, le traitement s\u2019est grandement amélioré.L\u2019arrivée des glycémies capillaires, des insulines ultra rapides, permettent de mieux corriger les hyperglycémie pour moins de dommage à long terme.« Il y a quelques années, je me suis fait un très beau cadeau : une pompe à insuline.Ce fut évidemment tout un apprentissage, mais ma qualité de vie s\u2019est considérablement améliorée.Je me sens plus libre, que ce soit dans mes choix alimentaires ou dans mon rythme de vie.La recherche a vraiment changé la vie des diabétiques de Type 1.» Anne Marcoux suit d\u2019ailleurs de près l\u2019évolution des traitements.Elle s\u2019est aussi longtemps impliquée au sein de Diabète Estrie.« J\u2019ai fait et assisté à plusieurs conférences, j\u2019y ai également fait de l\u2019enseignement sur le diabète.C\u2019est vraiment une belle gang engagée pour une bonne cause.Cela m\u2019a aussi permis de demeurer à jour et de partager avec d\u2019autres personnes vivant la même chose.Le rôle d\u2019un organisme comme Diabète Estrie est important : il y a encore un grand travail à faire pour démysti?er le diabète, de Type 1 et de Type 2.» Anne Marcoux.IMACOM, JESSICA GARNEAU Chelsea Morel, 12 ans, et sa mère Stéphanie Côté.Ensemble, nous vaincrons le diabète!! S5 Sherbrooke - JEUDI 1 NOVE MBRE 2012 Cahier pro motionnel LA TRIBU NE Il est prouvé qu\u2019adopter de saines habitudes alimentaires aidera une personne diabétique à bien contrôler sa glycémie.Le maintien d\u2019une bonne alimentation, combiné à l\u2019activité physique, constitue la pierre angulaire du traitement du diabète et peut aider à limiter la prise de médicaments.Bien se nourrir quand on est diabétique ne rime toutefois pas avec régime strict ou privation d\u2019aliments.Cela signi?e plutôt de respecter les principes de base d\u2019une alimentation équilibrée, diversi- ?ée\u2026 et savoureuse! D\u2019ailleurs, toute la famille aurait avantage à se nourrir selon ces mêmes principes.L\u2019Association canadienne du diabète recommande le Guide alimentaire canadien comme référence pour orienter ses choix d\u2019aliments et équilibrer ses menus.Ce guide regroupe les aliments en quatre catégories selon leur valeur nutritive : légumes et fruits, produits céréaliers, lait/substituts et viandes/substituts.Il précise pour chacune de ces catégories le nombre de portions à consommer selon l\u2019âge pour permettre de combler les besoins nutritionnels quotidiens et favoriser un poids-santé.Dans le diabète, on doit de plus porter une attention particulière à l\u2019étalement des portions au cours de la journée.Par exemple, si une femme diabétique a besoin de six portions de produits céréaliers par jour, on lui suggérera d\u2019en consommer deux portions par repas.Il faut savoir que la régularité tant dans la composition des repas que les quantités ingérées aidera à la stabilité des glycémies.La prise régulière de trois repas par jour est primordiale.« Bien des gens sautent le déjeuner et ne mangent pas suf?samment au dîner dans un contexte de vie active et de contrainte de temps.Ils se retrouvent alors affamés en ?n de journée.Leurs soupers sont copieux et ils peuvent avoir tendance à grignoter en soirée.Pour le diabétique, un tel régime est dommageable : il peut ainsi consommer plus de 50 % des glucides requis pour la journée à un moment où il est peu actif.Il risque donc se coucher avec une glycémie élevée, état qui peut perdurer une bonne partie de la nuit à son insu », explique la nutritionniste Julie Dubé, qui travaille à l\u2019Unité Métabolique Ambulatoire du CHUS (Hôtel- Dieu).À bas les régimes! Les aliments interdits sont souvent à l\u2019origine d\u2019obsessions qui peuvent entraîner des excès.« Évidemment, avant de déguster un gâteau au chocolat, il faudrait d\u2019abord avoir privilégié les aliments nutritifs.Autrement dit, les extras au Guide alimentaire canadien ont leur place en petites quantités quand on a encore faim, mais ce en autant que les choix sains ne soient pas négligés », souligne la nutritionniste.Des portions raisonnables, et surtout une attention à notre sensation de satiété demeurent nos meilleurs alliés.« On recommande souvent aux diabétiques une perte de poids, mais à noter : une perte de 5 à 10 % du poids initial sur une période de 6 à 12 mois est souvent suf?sante pour avoir des impacts positifs sur le diabète et les problèmes de santé qui y sont associés.» Et n\u2019oubliez pas qu\u2019il n\u2019y a pas que le sucre qui fasse engraisser\u2026 S\u2019alimenter sainement pour mieux vivre avec le diabète ATTENTION : être diabétique n\u2019équivaut pas à limiter au minimum les sources de glucides.Le glucose représente le carburant de premier choix pour les cellules du corps humain.Le fonctionnement de certains organes vitaux dont le cerveau en dépend.Il ne faut donc pas bannir le sucre de son alimentation, mais plutôt faire des choix judicieux dans ses aliments.IMACOM, CLAUDE POULIN La nutritionniste Julie Dubé travaille à l\u2019Unité Métabolique Ambulatoire du CHUS (Hôtel-Dieu).Partager le plaisir de cuisiner de bons plats santé! Ils se rencontrent toutes les deux semaines à Magog, dans les locaux des cuisines collectives Bouchée double Mem- phrémagog.Pour cuisiner santé, évidemment, mais aussi pour le plaisir d\u2019échanger et de se motiver : bienvenue dans l\u2019univers des Gentils Diables! Ce groupe formé il y a deux ans à titre de projet-pilote réunit des personnes diabétiques de type 2 ou ayant une maladie cardiaque.Lorsque nous les avons rencontrés, Anne-Marie Boucher, Mireille Gariépy, Richard Lavallée, François Marquis, Danielle Poulin et Raymond Vaillant étaient à préparer deux plats principaux, une soupe et un dessert, chaque plat offrant deux portions.« Nous puisons nos recettes parmi celles proposées aux cuisines collectives ou parmi nos suggestions.À la ?n de chaque rencontre, nous élaborons donc le menu suivant, puis nous nous divisons la liste des ingrédients pour les emplettes.Les cuisines collectives Bouchée double nous fournissent aussi plusieurs ingrédients de base\u2026 et de bons conseils! » explique le groupe.« Le but est en effet d\u2019apprendre à remplacer certains ingrédients pour réduire la quantité de sucre, augmenter la quantité de légumes, etc.Il faut donc adapter les recettes en ce sens », explique Lucie Vachon, responsable des cuisines collectives Bouchée double.Un impact pour la santé\u2026 et socialement! François Marquis, d\u2019Orford, a eu son diagnostic de diabète de Type 2 il y a 2 ans et demi.C\u2019est d\u2019ailleurs lors de séances d\u2019information à l\u2019hôpital qu\u2019il a entendu parler de la possibilité de créer un groupe aux cuisines collectives.« Je trouvais l\u2019idée très intéressante et j\u2019y participe d\u2019ailleurs depuis les débuts.Grâce à une alimentation plus saine et à une marche quotidienne, j\u2019ai perdu 55 livres et je contrôle ma glycémie sans médicament.» Sa compagne Mireille Gariépy a joint le groupe et cuisine avec autant de plaisir.« Je sais cuisiner et au départ, je n\u2019étais pas chaude à l\u2019idée.Mais ?nalement, j\u2019adore cela.Le côté social est important, on se taquine, on jase\u2026 et on retourne à la maison avec plein de bonne nourriture! En trois heures chez moi, je n\u2019aurais jamais pu en préparer autant.C\u2019est agréable de n\u2019avoir qu\u2019à servir le tout une fois chez nous! J\u2019ai aussi appris de nouvelles recettes et de nouveaux trucs.En groupe, on se permet davantage d\u2019essayer de nouvelles choses.» Évidemment, le couple qui aimait bien terminer le repas par un dessert a appris à manger moins sucré.« Aujourd\u2019hui, je ne suis plus capable de manger autant de sucre qu\u2019avant! À moins en manger, on n\u2019en ressent plus le goût.» Richard Lavallée a pour sa part perdu 45 livres.Le groupe aux cuisines collectives fut pour ce travailleur autonome une belle façon de développer ses talents de cuisinier\u2026 et d\u2019apprendre à préparer des plats, même des desserts, beaucoup moins sucrés.« En groupe, c\u2019est beaucoup plus motivant.Quand tu es malade, tu as l\u2019impression d\u2019être le seul à vivre cela; de pouvoir échanger, s\u2019encourager, c\u2019est vraiment un avantage.Même chose pour la marche, seul, je n\u2019aurais pas été aussi motivé à parcourir quotidiennement 5 km.Au sein du groupe, j\u2019ai trouvé d\u2019autres marcheurs intéressés! » Danielle Poulin, de Magog, qui a fait une crise d\u2019angine, s\u2019est pour sa part jointe au groupe il y a quelques mois et apprécie beaucoup son expérience.« J\u2019ai toujours bien mangé et aimé cuisiner, mais avec le groupe j\u2019ai appris de nouvelles choses.Je marche aussi avec les gars le matin, puis seule le soir.Peu à peu, je perds du poids.Ça développe aussi de nouvelles amitiés », explique Danielle qui connaissait déjà François et Mireille.« En plus, ?nancièrement, ça paraît! Et c\u2019est pratique, on a déjà de bons plats tout prêts.» Anne-Marie Boucher, d\u2019Or- ford, connaissait quant à elle bien le principe des cuisines collectives avant de joindre le groupe.« Dans les années 90, nous avions formé un groupe de mamans, et ensemble, nous préparions des plats pour nos familles.L\u2019objectif à l\u2019époque était surtout ?nancier, mais j\u2019avais adoré la dynamique de groupe, et lorsqu\u2019on m\u2019a parlé du groupe de diabétiques, je voulais en faire partie.J\u2019en ai pour mon argent, chacun prend sa place, c\u2019est très agréable et vraiment très dynamique comme avant-midi.De plus, désormais, quand je mange un plat préparé ici, c\u2019est comme si je n\u2019étais pas seule, comme si je le mangeais avec tous les autres membres du groupe! » Objectifs de l\u2019alimentation 1.Favoriser une alimentation équilibrée : l\u2019alimentation conseillée aux personnes diabétiques est basée sur le Guide alimentaire canadien pour manger sainement.2.Atteindre et maintenir un poids désirable ou poids santé : une personne diabétique obèse aura généralement plus de dif?culté à contrôler ses glycémies et aura besoin d\u2019une plus grande dose de médicaments ou d\u2019insuline pour diminuer son taux de sucre sanguin.En perdant du poids, le diabète sera généralement mieux équilibré et ce, avec une quantité moindre de médicaments ou d\u2019insuline.3.Contrôler la glycémie : pour obtenir un bon contrôle glycémique, voici quelques règles à suivre.Prendre 3 repas équilibrés par jour, restreindre la consommation de sucres ajoutés et adopter un horaire régulier pour la prise des repas et des collations.4.Prévenir les maladies cardio- vasculaires : la réduction de la quantité totale en matières grasses, surtout celles d\u2019origine animale, aide à diminuer les risques de développer des maladies car- diovasculaires.Les gras saturés de même que les acides gras « trans » doivent également être restreints.IMACOM, MAXIME PICARD À chacun sa tâche, selon ses talents et ses intérêts, pour un avant-midi fort productif! Notre mission Informer, sensibiliser, prévenir S6 Cahier prom otionnel LA TRIBUN E - Sherbrooke JEUDI 1 NOVEM BRE 2012 À chacun, chacune un entraînement adapté! ouger pour la cause! La relaxation, tout aussi importante! Vous n\u2019êtes pas seuls Le stress, physique ou psychologique, peut aussi in?uencer la glycémie.En général, il fait augmenter le taux de sucre sanguin.Il peut toutefois provoquer une baisse de la glycémie chez d\u2019autres diabétiques.Reconnaître son stress et apprendre à le contrôler est donc très important.C\u2019est pourquoi la gestion du stress et la relaxation sont essentielles.IMACOM, CLAUDE POULIN Le kinésiologue David Béliveau et Mireille Bégin-Rajotte, étudiante au baccalauréat en kinésiologie et actuellement stagiaire chez Diabète- Estrie Pourquoi faire de L\u2019EXERCICE?Le diabète non insulinodépendant (80 à 90% des diabétiques) survient en général après 40 ans, presque toujours associé à un excès de poids.Son mécanisme n\u2019est pas le manque d\u2019insuline (du moins au début), mais la résistance du tissu (muscle, tissu adipeux, foie) à l\u2019action de l\u2019insuline.Par l\u2019augmentation de la sensibilité à l\u2019insuline et l\u2019aide à la perte de poids, l\u2019exercice physique est un véritable traitement du diabète insulinodépendant : personne ne le conteste, la dif?culté est « simplement » de passer aux actes.Ce qui est moins connu, c\u2019est l\u2019effet de prévention de l\u2019exercice physique sur la maladie diabétique.Cette prévention s\u2019exerce à deux niveaux : soit en empêchant l\u2019apparition du diabète : c\u2019est la prévention primaire; soit en améliorant son évolution et en freinant ses complications : c\u2019est la prévention secondaire et tertiaire.Faire de l\u2019exercice est important pour tout le monde mais encore plus pour une personne diabétique.L\u2019exercice abaisse la glycémie (taux de glucose dans le sang) : il facilite la perte de poids, ce qui peut aider au contrôle de la glycémie; il amène une meilleure réponse de l\u2019organisme à l\u2019insuline; il réduit la tension artérielle; il diminue les risques de maladies cardiaques.LE SAVIEZ-VOUS?Détenteur d\u2019un baccalauréat en kinésiologie, le kinésiolo- gue est le professionnel de la santé, spécialiste de l\u2019activité physique, qui utilise le mouvement à des ?ns de prévention, de traitement et de performance.L\u2019un de ses rôles est de s\u2019assurer que votre programme d\u2019entraînement est adapté à votre condition physique.Il évaluera votre état actuel a?n de bâtir un programme approprié et sécuritaire qui répond à vos objectifs.Personne ne conteste l\u2019importance d\u2019être actif lorsqu\u2019on est diabétique.Le défi est plutôt de se mettre en action\u2026 et de conserver le rythme.« La fréquence est d\u2019ailleurs plus importante que la durée et l\u2019intensité.Pour véritablement en ressentir les effets, il faut pratiquer régulièrement de l\u2019activité physique, aux deux jours plus précisément puisque les effets durent 48 heures.Trente minutes d\u2019intensité modérée suf?sent », précise le kinésiologue David Béliveau.Manque de temps, d\u2019intérêt, d\u2019argent\u2026 toutes les excuses sont bonnes pour éviter les séances d\u2019entraînement, pourtant\u2026 « La clé pour persévérer est d\u2019être motivé et de pratiquer une activité physique adaptée à sa condition physique\u2026 et à sa personnalité.Certains ont besoin de l\u2019effet de groupe pour se motiver, d\u2019autres préfèrent s\u2019entraîner en solitaire, au son de leur musique préférée.Il existe d\u2019ailleurs une panoplie d\u2019activités : le kinésiologue peut ainsi guider la personne dans le choix du sport ou de l\u2019activité qui lui conviendra », explique Mireille Bégin-Rajotte, étudiante en ki- nésiologie à l\u2019Université de Sherbrooke, actuellement en stage chez Diabète Estrie sous la supervision de M.Béliveau.L\u2019encadrement par un spécialiste assurera également un entraînement sécuritaire et ef?- cace.« Lorsque les exercices sont bien adaptées à la personne, on évite les blessures et on la fait travailler suf?samment, sans dépasser la mesure.Dans le cas d\u2019une personne diabétique, il faut aussi prendre en considération le taux de glycémie dans le sang, qu\u2019il faut mesurer avant et après l\u2019exercice, a?n de mieux doser l\u2019effort.» Il n\u2019est d\u2019ailleurs jamais trop tard pour débuter l\u2019entraînement.« Le kinésiologue ne réinvente pas la roue, mais il pourra personnaliser l\u2019entraînement selon les capacités et limitations de chaque personne.Quel que soit son âge, son état de santé actuel, ses limites et handicaps, il y a plein d\u2019exercices qu\u2019on peut faire.» Quant à l\u2019assiduité, David Bé- liveau recommande de noter ses entraînements dans son agenda, comme n\u2019importe quel rendez-vous.« Si c\u2019est prévu à notre horaire, on s\u2019assure d\u2019avoir le temps nécessaire pour le faire.» Côté budget, il faut parfois revoir ses priorités pour se donner les moyens de bouger\u2026 « Être actif, c\u2019est gagner en énergie, dormir mieux, et dans le cas de personnes diabétiques, réduire ou même éliminer la prise de médicaments.En fait, il n\u2019y a que des avantages! » conclut Mireille Bégin-Rajotte.Parmi les nombreuses activités qui ont permis à Diabète Estrie de se fai re mieux connaître et d\u2019amasser des sous, il y a eu le marchethon.L\u2019édition du 13 novembre 2010 (notre photo) fut l\u2019initiative d\u2019un groupe d\u2019étudiants en politique de l\u2019Université de Sherbrooke.Cette année-là, une centaine de personnes avaient marché au parc Jacques-Cartier.On aperçoit sur la photo des bénévoles et les organisateurs de l\u2019activité.Pour une 12e année, Diabète Estrie tenait son tournoi de golf annuel, une importante collecte de fond pour l\u2019orga nisme.Quelque 150 participants ont répondu à l\u2019appel, combinant les plaisirs du golf à une bonne cause.Le tournoi s\u2019est déroulé le 8 juin dernier au Club de golf de Sherbrooke.L\u2019événement a ainsi permis d\u2019amasser plus de 13 000 $.Activité très appréciée, le tournoi de golf au pro?t de Diabète Estrie accueille d\u2019ailleurs le nombre maximal de golfeurs depuis quatre ans.Merci à tous les participants et commanditaires de l\u2019événement pour leur appui! En avant marche! Tournoi de golf annuel JEAN-LOUIS BEAUDOIN Ensemble, nous vaincrons le diabète!! S7 Sherbrooke - JEUDI 1 NOVE MBRE 2012 Cahier pro motionnel LA TRIBU NE Notre mission Informer, sensibiliser, prévenir Le diabète en chiffres 760 000 personnes sont atteintes du diabète au Québec.De ce nombre, 200 000 l\u2019ignorent.Une nouvelle personne est diagnostiquée toutes les 13 minutes.90 % des diabétiques souffrent de diabète de Type 2.Il est estimé que le diabète entraîne des coûts directs et indirects de près de 3 milliards de dollars par année à la société québécoise.L\u2019Organisation mondiale de la santé prévoit que le nombre de diabétiques dans le monde doublera d\u2019ici 2030.Source : Diabète Québec Des alliés importants pour Diabète Estrie Pour atteindre ses objectifs, Diabète Estrie compte sur plusieurs partenaires ?nanciers qui, chacun à sa façon, jouent un rôle important dans l\u2019appui offert aux personnes diabétiques de la région.L\u2019organisme tient à saluer plus particulièrement la participation des commanditaires suivants pour la réalisation du cahier spécial, un outil important pour la sensibilisation et la diffusion d\u2019information à un large public.Au Canada, on estime que 3 millions de personnes vivent avec le diabète et 6 millions sont pré-diabétiques.Parmi ces personnes, un million ne savent pas encore qu\u2019elles sont atteintes de diabète.En Estrie, les chercheurs de l\u2019Axe Diabète, obésité et complications cardiovasculaires du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS orientent leurs efforts pour trouver les causes de cette maladie, comment la prévenir, améliorer les traitements et éviter les complications.Ce sont plus de 275 chercheurs, médecins, personnel in?rmier, assistants de recherche et étudiants qui travaillent ensemble pour mieux connaître le diabète et pouvoir le guérir.Parmi les expertises actuelles, notons les projets sur les liens entre l\u2019obésité, les gras alimentaires et le diabète, le rôle de la graisse brune À la recherche de réponses.et de solutions dans l\u2019obésité et le diabète de Type 2, le diabète gestationnel, la néphropathie diabétique, l\u2019insuf?sance cardiaque associée au diabète et la prise en charge de l\u2019obésité.Toute cette recherche est rendue possible en grande partie grâce aux personnes qui participent aux projets de recherche.Les chercheurs remercient Diabète-Estrie de promouvoir et d\u2019encourager la recherche auprès de ses membres.Bon 40e anniversaire! Sano?est un chef de ?le dans l\u2019éducation et dans la gestion du diabète au Canada et dans le monde entier.Comme nous travaillons avec des spécialistes et des organisations partenaires dans le domaine du diabète, nos priorités sont axées sur les besoins des personnes aux prises avec le diabète et notre modèle de soins offre une connectivité complète entre le diagnostic, le traitement et la surveillance.Sano?s\u2019appuie sur une tradition de quatre-vingt-cinq ans d\u2019histoire dans le traitement du diabète.Depuis la découverte de l\u2019insuline au Canada au début du 20e siècle par Frederick Banting et Charles Best à London, en Ontario, notre société a joué un rôle clé dans le développement de techniques pour la production de l\u2019insuline à grande échelle.Notre approche holisti- que offre un partenariat à part entière Axé sur les besoins des gens diabétiques aux personnes atteintes du diabète et aux professionnels de la santé qui les traitent en intégrant innovations thérapeutiques (Lantus et Apidra), dispositifs primés (Clickstar et SoloStar), surveillance avant-gardiste et services de soutien personnalisés (Star System).Toujours en quête de thérapies novatrices Informer, dépister et mieux soigner le diabète Des technologies qui font la différence dans le quotidien des personnes diabétiques Félicitations à Diabète Estrie pour son 40e anniversaire! Depuis maintenant cinq ans, Q & T Recherche s\u2019implique auprès de Diabète Estrie dans diverses activités de sensibilisation et de ?nancement.La mission de cet organisme nous rejoint particulièrement, car le diabète prend des proportions alarmantes et malheureusement celles-ci augmentent considérablement chaque année.Notre partenariat avec Diabète Estrie permet une collaboration et une participation conjointe lors d\u2019événements ayant pour objectifs d\u2019informer les gens sur la maladie, dépister les personnes non-diagnostiquées et renseigner les personnes aux prises avec cette maladie.C\u2019est notre façon de contribuer positivement dans la communauté tout en aidant les gens d\u2019ici.Q & T Recherche participe activement depuis une quinzaine d\u2019années à des études cliniques notamment en diabète.Ces études impliquent de nouveaux médicaments visant le traitement ou la prévention de certaines complications causées par cette maladie.Q & T Recherche est ?er d\u2019avoir contribué au développement de médicaments ef?ca- ces et maintenant accessibles aux personnes diabétiques.Nous souhaitons à Diabète Estrie de poursuivre ses activités durant encore de longues années ! Depuis l\u2019introduction par Lilly de la première insuline disponible sur le marché mondial en 1923, nous nous sommes consacrés à la découverte de thérapies novatrices a?n de répondre aux besoins critiques en terme de traitement des gens vivant avec le diabète.Chaque personne diabétique fait face à des dé?s uniques qui peuvent nuire au contrôle de la maladie.Et le succès dans le diabète est beaucoup plus que l\u2019atteinte du contrôle glycémique; il s\u2019agit de ralentir la progression de la maladie pour vivre plus longtemps, une vie plus saine et plus sereine.A?n d\u2019aider ces gens à surmonter les dé?s reliés au traitement du diabète \u2013 autant pour les individus, les professionnels de la santé que les communautés \u2013 Lilly s\u2019engage à fournir un support quotidien ainsi que des outils et des ressources pour les gens vivant avec cette maladie.La découverte de l\u2019insuline a eu lieu il y a 90 ans déjà et Lilly s\u2019est engagée dans la recherche de nouveaux traitements pour le contrôle du diabète depuis le commencement.Par l\u2019échange de connaissances, la recherche continue, par la mise en œuvre de nombreux programmes d\u2019éducation médicaux, des subventions et des formations pour les scienti?ques et les professionnels de la santé, Lilly continue de s\u2019investir dans l\u2019élaboration d\u2019approches novatrices pour le traitement du diabète et de solutions personnelles pour la vie quotidienne.Un travail remarquable à souligner « Le diabète touche plus de 10 000 personnes en Es- trie.C\u2019est pourquoi je tiens à souligner le 40e anniversaire de l\u2019association Diabète Estrie dont le travail de prévention et d\u2019accompagnement est remarquable.Merci.» Serge Cardin, député de Sherbrooke 288, rue Marquette, bureau 204 Sherbrooke (Québec) J1H 1M3 Téléphone : 819 569 5646 S8 Cahier prom otionnel LA TRIBUN E - Sherbrooke JEUDI 1 NOVEM BRE 2012 Informations et réservations : 819 823-8558 Ensemble, nous vaincrons le diabète, ensemble nous fêtons 40 ans de soutien.Le 14 novembre 2012 au Delta de Sherbrooke 12 h Ouverture du Salon du diabète 13 h Conférence de M.Julien Sylvain, pharmacien 14 h Conférence du Dr André Carpentier, endocrinologue 15 h Conférence de Mme Caroline Cayer, infrmière etM.Pierre Gervais, pharmacien 16 h Conférence de M.Jean Paré, psychologue 17 h Coquetel 18 h Souper animé 19 h 30 Dr Gilles Lapointe, conférencier invité D rG illes Lapointe Julien Sylvain D rA ndré C arpentier Jean Paré C oquetel Souperanim é Calendrier 2012-2013* Salon du diabète GRATUIT pour tous! 65$ Coquetel, souper et conférence du Dr Lapointe 2013 2013 2013 2013 2013 2013 2013 2013 2013 2013 2013 2012 n Diabète Estrie n Chaire de Recherche IRSC/GSK sur le diabète (recherche) n Eli Lilly Canada (insuline) n Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC (partenaire) n LifeScan Canada (glucomètre) n Q&T Recherche (recherche) n Sanofi (insuline et glucomètre et dépistage) n Sercovie (partenaire) C aroline C ayer,Pierre G ervais Liste des exposants INSULINOTHÉRAPIE pour les diabétiques de type 2 ÉVALUAT ION DE VOS P IEDS ( Détails chez Diabète Estrie) MOIS du COEUR MOIS de la NUTRITION SOUPER CONFÉRENCE M.Serge Langlois PDG Diabète Québec SOUPER CONFÉRENCE Soins des yeux 2 MODULES de Diabète Québec SOUPER CONFÉRENCE Dr Jean-Luc Ardilouze endocrinologue ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SOUPER CONFÉRENCE L\u2019activité physique à la maison 1er récipiendaire de la bourse du 40e de Diabète Estrie 2e récipiendaire de la bourse du 40e de Diabète Estrie * Sujet à changement, véri?er notre site internet (www.diabete-estrie.ca) SOUPER CONFÉRENCE SOUPER CONFÉRENCE 600, rue Woodward, Sherbrooke 819 823-8558 "]
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