La tribune, 10 mai 2012, Cahier A
[" 306121 5575 4912 330 278747 306121 5575 4912 330 278747 134, rue Wellington Nord www.rejanmode.com 2866637 Boutique Importations Italiennes en EXCLUSIVITÉ 8\u201dx10\u201d et 8\u201dx12\u201d sur tous les cadres en magasin 0.99$ 1306, rue King Ouest Sherbrooke QC J1J 2B6 Tél.: 819.565.0000 Bonne fête Maman! à seulement maximun de 3 impressions par client par jour Tous les ensembles HD Hero2 * En vigueur du 10 au 17 mai 2012.33% * * 299$ Sherbrooke jeudi 10 mai 2012 e LEADER DE L\u2019INFORMATION RÉGIONALE 85¢ www.latribune.ca UN CHANTIER DE 31 M $ AU CHUS-FLEURIMONT PAGE 4 PAGE 3 ARCHIVES, LA PRESSE UNE ENQUÊTE Réseau de clonage de cartes bancaires démantelé JUSQU\u2019À 100 M $ VOLÉS DES VOIX S\u2019ÉLÈVENT POUR EXAMINER L\u2019INTERVENTION POLICIÈRE LORS DE L\u2019ÉMEUTE DE VICTORIAVILLE PAGE 5 Le CHUS-Fleurimont sera le théâtre d\u2019un vaste chantier de 31 millions $ à compter de juillet.Le Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel doublera de superficie grâce à la construction d\u2019un nouveau bâtiment adjacent.Attendu depuis au moins sept ans, le projet devrait être complété à l\u2019été 2014.Déjà plus de 250 personnes travaillent à ce centre de recherche. Joyeuse fête des mères ! Le dimanche 13 mai QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 1-877-666-1840 La capeline anneau de bois 15.99 Large chapeau à rebord de paille tressée à porter par les chaudes journées d\u2019été.Détail anneau de bois sur le côté.Noir, blanc, bleu, ou rouge.Style 507 rég.20.00 Le bracelet gravure «merci» 39.95 Économisez 31%.Un délicat bracelet plaqué or à offrir pour la fête des mères avec le mot «merci» gravé en relief.Attache cordon couleur noué et petite breloque trè?e logo Gag et Lou de Paris.Choix de cordon constraste en taupe, bordeaux ou safran.Style 4001 rég.58.00 Le cartable duo de matières 29.95 Économisez 40%.Jeu de matières en contraste pure mode pour un sac à grand rabat fermoir ceinturé magnétique.Longue bandoulière amovible.2 poches latérales, 1 poche-zip à l\u2019arrière.Une exclusivité Simons.Façon cuir et canevas de coton.Camaïeu de charbon ou taupe.Style 4541 rég.50.00 Le collier perles d\u2019eau douce 52.00 Forme courte pour ce collier fait de véritables perles d\u2019eau douce aplaties aux doux re?ets nacrés, montées sur ?lin métallique.Attache plaquée or.Style 2106 LA CARTE-CADEAU SIMONS LA CARTE DES DÉCOUVERTES MODE.UNE ALTERNATIVE PARFAITE ! D\u2019UNE VALEUR DE VOTRE CHOIX, OFFERTE À TOUTES NOS CAISSES OU ACHAT EN LIGNE WWW.SIMONS.CA Les nouvelles de l\u2019heure.latribune.qc.ca 2 La Tribune - Sherbrooke jeudi 10 m ai 2012 ADRESSE 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450 / téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 www.latribune.qc.ca Annonces classées 23 à 32 Arts et spectacles 19 et 20 Décès 32 à 34 Économie 15 et 18 Horoscope 24 Loterie 18 Monde 14 Mots croisés 24 Opinions 10 Sports 34 à 39 SOMMAIRE LE CLIN D\u2019OEIL DE STÉPHANE LAPORTE « Ecclestone a raison, le circuit Gilles-Villeneuve doit être rénové.» \u2014 Tony Accurso et SNC-Lavalin SI VOUS AVEZ UNE INFORMATION À COMMUNIQUER À NOTRE ÉQUIPE DE JOURNALISTES, ÉCRIVEZ À redaction@latribune.qc.ca OU APPELEZ AU 819 564-5454 AUJOURD\u2019HUI MÉTÉO PLUIE MAX.: 11° MIN.: 5° Anthony, 9 ans École Champlain VENDREDI pluie intermittente, max.: 9° min.: 5° SAMEDI ensoleillé, max.: 19° min.: 2° Lever du soleil: 5 h 23 Coucher du soleil: 20 h 06 3 Sherbrooke jeudi 10 mai 2012 - La Tribune 3 [ ACTUALITÉS ] .MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 S\u2019unir pour mieux rayonner et mieux se positionner dans un monde où de nombreux pays sont en train de s\u2019ouvrir à la recherche médicale; s\u2019unir pour mieux communiquer et mieux travailler ensemble; créer des partenariats avec ses voisins pour en arriver plus rapidement à des résultats concrets pour les patients.Voici les fruits attendus de l\u2019union des grands acteurs en santé de Sherbrooke réunis par le biais du Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de Sherbrooke, soit la faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke, le Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, le Centre de recherche sur le vieillissement du CSSS- IUGS, le Centre de recherche du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne, ainsi que le CSSS de Chicoutimi.Dorénavent, les chercheurs de tous ses centres travailleront sous six thèmes porteurs, soit Cancer, Diabète, obésité et complications cardiovasculaires, Inflammation et douleur, Mère- enfant, Vieillissement, Imagerie médicale, Biologie de l\u2019ARN, Pharmacologie ainsi que Santé \u2013 populations, organisation et pratiques.Auparavant, seulement au CRC Étienne-Le Bel, on travaillait sur 12 axes de recherche différents.« En tant que CRC, nous nous trouvons à côté d\u2019une faculté de médecine et d\u2019un centre hospitalier.La proximité n\u2019est pas seulement physique, elle l\u2019est aussi dans les rencontres.Et on a tout avantage à se parler et à travailler les uns avec les autres, parce que nous avons un but commun : avancer plus vite dans la recherche pour en faire profiter le patient », illustre le professeur et chercheur Serge Marchand, qui est aussi directeur du CRC.Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche à l\u2019Université de Sherbrooke, abonde dans le même sens.« Ce n\u2019est pas seulement une question d\u2019aller chercher du financement; cette union, c\u2019est plus que ça.Ça permet une rencontre entre tous les chercheurs, de plusieurs disciplines, mais qui peuvent avoir un lien entre elles.Par exemple, les chercheurs en santé qui utilisent une machine grande comme une salle pourront rencontrer des chercheurs en génie, qui sont capables de faire entrer la même application dans un dix sous.Une fois qu\u2019ils se sont rencontrés, ils se mettent à se parler, et c\u2019est là que ça donne des résultats intéressants », fait savoir Jacques Beauvais.Cette annonce de partenariat survient quelques jours après l\u2019annonce d\u2019un autre signe évident de la volonté des chercheurs en santé d\u2019unir leurs forces.En effet, le CRC Étienne-Le Bel et le Centre de recherche sur le vieillissement ont uni leurs forces avec les compagnies privées Diex Recherche et Q&T Recherche en créant un portail internet commun pour assurer une meilleure visibilité à la région.Et c\u2019est visiblement la clé pour se démarquer ici et ailleurs dans le monde, assure Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.« Il y a trois mots-clés : partenariat, partenariat et partenariat.Les conditions de succès de la recherche en santé au Québec s\u2019appuient sur les regroupements interdisciplinaires de chercheurs et la synergie qui en découle. » Les chercheurs en santé à Sherbrooke scellent leur union Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche à l\u2019Université de Sherbrooke Serge Marchand, directeur du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un énorme chantier se mettra en branle sous peu aux abords du CHUS- Fleurimont.Le Centre de recherche clinique (CRC) Étienne-Le Bel doublera de superficie grâce à la construction d\u2019un nouveau bâtiment adjacent.Le CRC a publié un appel d\u2019offres au cours des derniers jours en vue de lancer les travaux, qui sont attendus depuis au moins sept ans.« On rivalise toujours d\u2019imagination pour agrandir par l\u2019intérieur, explique le chargé de projet, Martin Toussaint.On arrive à saturation.Si le projet avait été retardé de trois ans, ça aurait été un frein à la recherche. » Plus de 250 personnes travaillent au CRC, sur le terrain de l\u2019hôpital Fleurimont du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).L\u2019établissement de recherche a pour mission de développer de nouvelles connaissances visant à traiter et à prévenir la maladie.Le projet total est évalué à 31,7 M $.Son financement a été accordé en juin 2010.La voie d\u2019accès a d\u2019abord été déplacée et une voûte a été construite pour accueillir un cyclotron, en janvier dernier.L\u2019instrumentation du cyclotron permet de produire différents Un énorme chantier de 31 millions Le Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel va doubler sa superficie IMACOM, JESSICA GARNEAU Un nouveau bâtiment de trois étages sera construit à la gauche du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel.Chaque étage sera relié au premier immeuble par un corridor.Les travaux devraient s\u2019amorcer en juillet pour se terminer au début 2014.isotopes pour pallier la pénurie actuelle.Les isotopes sont entre autres utilisés pour les diagnostics de cancer.À l\u2019origine, deux étages devaient être ajoutés aux quatre étages du CRC actuel.Les premier et deuxième étages devaient aussi être agrandis.Le projet a été modifié pour diminuer les risques et les désagréments pour les employés, qui continueront leurs travaux de recherche dans l\u2019immeuble malgré les travaux.Ainsi, un nouveau bâtiment de trois étages sera construit à la gauche du CRC, entre la voie d\u2019accès et la centrale thermique du CHUS.Chaque étage sera relié au premier immeuble par un corridor.La superficie totale du CRC passera d\u2019un peu plus de 7000 mètres carrés à près de 15 000 mètres carrés.Les travaux devraient s\u2019amorcer en juillet pour se terminer au début 2014.D\u2019ici l\u2019été 2014, des chercheurs logés dans l\u2019aile 4 du CHUS y éliront domicile, ce qui laissera davantage d\u2019espace au CHUS pour réaliser des activités cliniques.En somme, un étage du nouvel immeuble sera réservé à la recherche clinique et un autre permettra d\u2019accueillir de nouveaux équipements de recherche, notamment dans le domaine de l\u2019imagerie médicale.Des employés qui travaillent dans le CRC actuel traverseront également dans le nouveau bâtiment.« Ce projet nous permettra de continuer à bonifier le développement de la recherche à Sherbrooke », indique M.Toussaint. 4 4 La Tribune - Sherbrooke jeudi 10 m ai 2012 [ NATIONAL ] .CAROLINE TOUZIN ET DAVID SANTERRE MONTRÉAL \u2014 Un groupe de fraudeurs aux ramifications internationales qui se spécialisait dans le clonage de cartes de débit a été démantelé hier matin.Les fraudeurs auraient volé 100 millions de dollars à des Québécois.Ils ont été accusés de fraude, mais aussi de gangstérisme, une accusation rare en matière de crimes fiscaux.Hier en début de soirée, 48 des 61 individus visés par les mandats d\u2019arrêt obtenus par l\u2019équipe d\u2019enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de la Sûreté du Québec (SQ) avaient été arrêtés.Le groupe était dans la mire des enquêteurs depuis 2008.En cours d\u2019enquête, on leur a saisi 12 000 cartes de débit contrefaites, des terminaux de paiement trafiqués, 120 000 $ en espèces et des armes à feu.Le groupe avait des complices en Malaisie, en Nouvelle- Zélande et en Tunisie, notamment.Quant à leur butin, il a été en grande partie envoyé en espèces au Liban et au Sri Lanka, pays d\u2019origine des présumés dirigeants.Comparution Lors de la comparution par vidéoconférence des accusés, hier après-midi, on a pu apprendre qu\u2019il s\u2019agissait en fait de deux gangs.«Il s\u2019agit de deux organisations distinctes qui collaboraient ensemble», a expliqué la procu- reure de la Couronne du Bureau de lutte au crime organisé, Me Virginie Leblond.Deux des trois présumées têtes dirigeantes du premier groupe ne sont toujours pas arrêtées, soit Chabesan Chanmugarasa et Satheesan Shanmugarajah.La seconde organisation serait dirigée par Mahmoud Alieh et Imad Ibrahim.Simple mais efficace Plus tôt, le sergent d\u2019état- major de la GRC Yves Leblanc a décrit le fonctionnement de cette organisation qui a raffiné des méthodes simples mais efficaces pour cloner des cartes.Notamment, les fraudeurs remplaçaient les terminaux de paiement automatisés de commerces par des terminaux bidon peu avant l\u2019heure de fermeture.Pendant la nuit, ils trafiquaient le vrai terminal en y installant un système Bluetooth qui, une fois l\u2019appareil réinstallé, transmettait à distance les données de chaque carte qui y était insérée par des clients.Les retraits avec les cartes contrefaites étaient faits simultanément en plusieurs endroits.On contournait ainsi le système de vigilance des banques.Car lorsque l\u2019utilisation d\u2019une carte clonée est rapportée, les institutions annulent sur-le-champ toutes celles qui auraient pu l\u2019être aussi.«Lors d\u2019un des retraits observés, ils ont visité 23 institutions bancaires, effectué 203 retraits pour 30 000 $ en 5 minutes», a illustré le sergent Yves Leblanc.Cousin de Maria Mourani Parmi les accusés figure Cédric Mourani, 31 ans, cousin de la députée bloquiste d\u2019Ahuntsic, Maria Mourani.Criminologue elle a maintes fois dénoncé le crime organisé, et même un fraudeur de sa circonscription dans Ahuntsic.«On ne contrôle pas tous les membres de sa famille», a indiqué Mme Mourani à La Presse.Elle s\u2019est dite «atterrée» par la nouvelle.La députée fédérale est critique en matière de sécurité publique pour le Bloc québécois depuis 2010.«On part du principe qu\u2019il est innocent, mais s\u2019il est reconnu coupable, qu\u2019il purge sa peine.Ce sont des crimes graves», a-t-elle souligné en précisant que «ce n\u2019était pas le cousin qu\u2019elle fréquentait le plus».Il a pu être libéré sous conditions, mais 29 membres du groupe restent détenus.Ils seront de retour en cour lundi prochain.(La Presse) VASTE RÉSEAU DE CLONAGE DE CARTES BANCAIRES DÉMANTELÉ La fraude atteindrait 100 millions LA PRESSE CANADIENNE La police a saisi 12 000 cartes de débit contrefaites, des terminaux de paiement trafiqués, plus de 120 000 $ en espèces et des armes à feu.CHRISTIANE DESJARDINS QUÉBEC \u2014 Ce n\u2019était pas la retraite que le juge Jacques Delisle avait imaginée.L\u2019handicap de sa femme, séquelle d\u2019un accident vasculaire cérébral, lui pesait.Le matin du drame, ils se sont querellés.«J\u2019aurais pas dû m\u2019énerver.Je me suis laissé emporter.Je lui ai dit: Ça va tu finir un jour?» C\u2019est ce que le juge à la retraite Jacques Delisle a confié au policier Richard Lord, le matin du 12 novembre 2009, pendant que les ambulanciers s\u2019apprêtaient à transporter à l\u2019hôpital le corps de sa femme, Marie- Nicole Rainville.Au procès de M.Delisle, 77 ans, accusé du meurtre prémédité de sa femme, le policier a indiqué que l\u2019homme avait les bras crispés en racontant cela, comme s\u2019il prenait quelqu\u2019un par les épaules.Mais M.Delisle a tout de suite ajouté: «Non, non, j\u2019ai pas brassé ma femme, j\u2019ai jamais fait ça de ma vie.» M.Lord a expliqué qu\u2019un peu plus tôt, il était sorti du condo où se trouvait toujours le corps de la victime pour offrir ses condoléances à M.Delisle, qui attendait dans un petit hall en compagnie d\u2019un autre policier, Jean-François Bégin.Quelques instants plus tard, les ambulanciers sont passés devant eux avec le corps sur une civière.M.Delisle a remarqué que les ambulanciers faisaient des manoeuvres de réanimation, et il a demandé pourquoi.«Je lui ai dit: On n\u2019a pas le choix, tant que le décès n\u2019a pas été constaté par un médecin.Il a semblé comprendre», a raconté le policier Richard Lord.Il se souvient que M.Delisle a ajouté: «Vous n\u2019avez pas idée comment c\u2019est dur de s\u2019occuper de quelqu\u2019un en perte d\u2019autonomie.Avant, quand je voyais quelqu\u2019un en chaise roulante, je ne pensais pas au fait que quelqu\u2019un s\u2019en occupait.» Les volontés M.Delisle a appelé le 911, vers 10h30 le matin du 12 novembre 2009, en disant que sa femme s\u2019était «enlevé la vie».Les policiers Richard Lord et Jean- François Bégin sont arrivés les premiers sur les lieux.Ils ont demandé à M.Delisle de rester à l\u2019extérieur de l\u2019appartement, pour ne pas ajouter à son épreuve.Mme Rainville était étendue sur le sofa du salon, la tête sur un oreiller.Mme Rainville avait un trou de 3 cm à la tempe gauche, il y avait du sang.Elle n\u2019avait aucun signe vital, elle était froide, mais la rigidité cadavérique n\u2019était pas encore installée.Elle avait les yeux fermés, la bouche ouverte, et il y avait du sang coagulé sur sa langue.Son bras droit était replié sur sa poitrine.(Elle était paralysée complètement du côté droit.) Son bras gauche pendait le long du sofa.Tout près, par terre, il y avait une arme en deux parties.M.Delisle a dit aux policiers qu\u2019il avait trouvé sa femme ainsi en revenant de chez Rozette (une épicerie fine), et que c\u2019est lui qui avait enlevé le chargeur de l\u2019arme, pour la sécuriser.Il a aussi précisé que ce pistolet de calibre 22 lui avait été offert de nombreuses années auparavant, quand il chassait les oiseaux migrateurs.Quand il était juge, il gardait l\u2019arme dans son bureau, à son travail.PROCÈS POUR MEURTRE DE L\u2019EX-JUGE JACQUES DELISLE « Ça va tu finir un jour ?» Il l\u2019avait apportée à la maison à sa retraite, quelques mois auparavant.M.Delisle ne voulait pas que des manoeuvres de réanimation soient faites sur sa femme, ont raconté des témoins policiers et un ambulancier, hier.Il l\u2019a souligné sur place, et une fois rendu à l\u2019hôpital.C\u2019était «les volontés» de sa femme, a-t-il dit.Malgré cela, les premiers répondants n\u2019ont ménagé aucun effort pour sauver la femme: succion du sang des voies respiratoires, intubation, massages cardiaques.En voyant la civière, M.Delisle a demandé si elle était vivante, a raconté l\u2019ambulancier Maxime Robitaille-Fortin.«Je n\u2019ai pas répondu, mais un policier a répondu: On fait tout ce qu\u2019on peut.» L\u2019ambulancier se souvient d\u2019être entré dans l\u2019ascenseur avec la civière, pour se diriger vers l\u2019hôpital.Au moment où les portes se refermaient, «le monsieur [Delisle] a dit que la dame en voulait pas, de réanimation».Selon les témoins policiers entendus hier, M.Delisle était calme, mais émotif.Il était aussi sous le choc.Et il tremblait à un certain moment.En contre-interrogatoire, Me Jacques Larochelle a suggéré que M.Delisle se maîtrisait.Le procès se poursuit aujourd\u2019hui au palais de justice de Québec.(La Presse) EN BREF QUÉBEC \u2014 Deux élections complémentaires auront bientôt lieu au Québec.Le gouvernement vient d\u2019annoncer que le scrutin dans Lafontaine et Argenteuil se déroulera le 11 juin, pour les sièges laissés vacants par les départs de Tony Tomassi et David Whissell.La circonscription d\u2019Argen- teuil était orpheline depuis la démission du libéral Whissell à la mi-décembre et le gouvernement avait six mois pour convoquer les électeurs aux urnes.Quant à Lafontaine, le député Tomassi, un ex-minis- tre exclu du caucus libéral pour une affaire de fraude, a annoncé sa démission la semaine dernière.Lafontaine est une circonscription traditionellement libérale, mais Argenteuil, à l\u2019ouest de Mirabel, à cheval entre les Laurentides et l\u2019Outaouais, pourrait faire l\u2019objet d\u2019une chaude lutte entre le PLQ, le PQ et la CAQ.\u2014 La Presse Canadienne Deux élections complémentaires le 11 juin Orange soleil 819 569-7095 800, rue du Conseil, Sherbrooke On a la peinture que vous cherchez Patrick Craig Conseiller en peinture André Francis Coloriste 5 Sherbrooke jeudi 10 mai 2012 - La Tribune 5 [ ACTUALITÉS ] .Conflit étudiant CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les jours se suivent et se ressemblent.Hier, c\u2019était au tour des membres de l\u2019Association générale des étudiantes et étudiants de la faculté d\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke (AGEEFEUS) de refuser l\u2019offre du gouvernement.Le vote s\u2019est effectué à main levée.La majorité étant clairement visible, le comptage n\u2019a pas été demandé.Le Regroupement des étu- diants-chercheurs en sciences de l\u2019Université de Sherbrooke (RECSUS) s\u2019est également prononcé dans une forte majorité contre l\u2019offre mise sur la table le 5 mai.Lors d\u2019une assemblée générale, les membres ont refusé à 87% l\u2019entente de principe soumise par le gouvernement Charest.Par ailleurs, les étudiants en grève des cycles supérieurs de l\u2019UdeS organisent une manifestation familiale ce samedi 12 mai.Il s\u2019agit d\u2019une marche qui commencera à 12 h 45 devant l\u2019hôtel de ville de Sherbrooke et qui se terminera au Marché de la Gare, où il y aura des activités éducatives pour tous les âges, telles que la lecture de poèmes et de textes engagés ou des présentations des différents domaines d\u2019études.La manifestation s\u2019insère dans le cadre des moyens de pression pour bloquer la hausse des droits de scolarité.Chacune des associations étudiantes des cycles supérieurs en grève a rejeté la dernière offre gouvernementale et demande à la ministre Beauchamp de revenir à la table de négociations.Autre vote, même résultat TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 La ministre de l\u2019Éducation, Line Beauchamp, est prête à apporter une « précision » à l\u2019entente de principe conclue samedi pour que la question des droits de scolarité puisse être « abordée » au conseil provisoire des universités.Mais elle rejette les principales demandes de modification des associations étudiantes.Mme Beauchamp n\u2019entend pas tenir une nouvelle rencontre pour dénouer le conflit.« Honnêtement, le temps compte.On est plus en mode contact téléphonique » avec les associations étudiantes, a affirmé la ministre à l\u2019entrée d\u2019une réunion des députés libéraux, hier.Elle se dit « très ouverte à apporter des précisions » à l\u2019entente de principe qui, depuis lundi, est massivement rejetée par les étudiants en grève.Elle veut « mener des discussions » sur le sujet.« Je cherche vraiment ce qui peut être utile dans le débat.Et je veux qu\u2019on se réentende sur le fait qu\u2019il faut qu\u2019on soit en mode sortie de crise.Ça, ça signifie qu\u2019on ne peut pas régler tous les enjeux.On ne peut pas revenir sur des débats concernant la gratuité scolaire ou le gel des droits de scolarité », a-t-elle expliqué.Elle n\u2019a évoqué qu\u2019une seule éventuelle « précision ».« Est-ce que la question des droits de scolarité est un enjeu à aborder autour d\u2019une table qui s\u2019appelle le conseil des universités?La réponse est oui.On a toujours dit qu\u2019on veut créer un espace de discussion », a-t-elle précisé.Elle a toutefois prévenu qu\u2019« on ne se mettra pas à tout renégocier ».Ainsi, elle refuse de modifier l\u2019entente pour faire en sorte que les économies éventuelles dans la gestion des universités puissent également faire diminuer les droits de scolarité, et non seulement les frais afférents.« Le principe était clair autour de la table que les économies potentielles [.] sont applicables aux frais institutionnels obligatoires », a-t-elle dit.(La Presse) Préciser, oui; renégocier, non Beauchamp ouvre la porte au dialogue JOCELYNE RICHER LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Deux partis d\u2019opposition, Québec solidaire et le Parti québécois, ont réclamé hier la tenue d\u2019une enquête indépendante sur l\u2019émeute survenue vendredi dernier à Victoriaville, en marge du conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ).Le travail des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) est mis en cause.En point de presse, le député de Mercier, Amir Khadir, a tenu pour acquis que les blessures infligées à trois manifestants lors de l\u2019émeute avaient été causées par des projectiles lancés par des policiers de la SQ.Sans en avoir fait la démonstration, il a dit avoir acquis la certitude que les blessures n\u2019avaient pas été causées par les nombreux projectiles lancés par des casseurs vendredi.Selon le député de Québec solidaire seule une enquête indépendante et civile pourra faire toute la lumière sur l\u2019émeute, qui s\u2019est conclue par plus d\u2019une centaine d\u2019arrestations et des blessures à neuf personnes, dont trois policiers.Un jeune homme a perdu l\u2019usage d\u2019un oeil, après avoir reçu un projectile.M.Khadir a dénoncé les méthodes employées par la Sûreté du Québec durant l\u2019événement, s\u2019en prenant particulièrement au recours aux balles de plastique ou de caoutchouc (des bâtons cinétiques, dans le jargon policier) qui, selon lui, peuvent causer la mort.La SQ nie toutefois cette allégation et mène une enquête interne sur les événements survenus à Victoriaville, au cours desquels une trentaine de ces bâtons ont été utilisés en vue de contrôler les manifestants.Plus posé, le député péquiste de Chambly, Bertrand St-Arnaud, s\u2019est dit préoccupé lui aussi par la violence de la manifestation et il a invité le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, à faire appel à des «sages» qui viendraient enquêter sur le travail des policiers à cette occasion.Le ministre Dutil a rappelé qu\u2019il existait un Commissaire à la déontologie policière pour effectuer ce genre d\u2019enquêtes et analyser ce type de plaintes.«Nous avons là des personnes sages qui reçoivent chaque année, sur les cinq millions d\u2019interventions policières par année, 2000 plaintes et qui les traitent», a dit M.Dutil, en décrivant l\u2019émeute de Victoriaville comme «une des manifestations les plus violentes que nous ayons connues au Québec depuis longtemps».Le point de vue de manifestants La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, qui organisait la manifestation en marge du conseil général du Parti libéral à Victoriaville, réclame elle aussi une enquête publique.Sophie Desbiens, une infirmière qui se trouvait sur place au sein d\u2019une équipe médicale, a rapporté hier, lors d\u2019une conférence de presse à Montréal, que les policiers ont tardé à permettre aux véhicules d\u2019urgence d\u2019accéder au site.Elle a dit souhaiter que le déclenchement d\u2019une enquête permette des modifications aux procédures d\u2019interventions policières et ambulancières lors de débordements du genre.Sa collègue Karoline Demers, aussi membre de l\u2019équipe de secouristes, a dit avoir répertorié environ 400 blessures allant de légères à graves.Ces infirmières ont soutenu que le matériel médical était insuffisant et que rapidement les gaz lacrymogènes ont incommodé des enfants, leurs parents, des citoyens et des personnes âgées qui se trouvaient sur les lieux.Johanne Nasstrom, de la Coalition des tables régionales d\u2019organismes communautaires, a dit que les gaz ont rendu l\u2019évacuation des lieux difficile puisque les manifestants ont rapidement été incommodés avec des brûlures aux yeux.ÉMEUTE À VICTORIAVILLE Des voix réclament une enquête LA PRESSE CANADIENNE Le député de Mercier, Amir Khadir, estime que seule une enquête indépendante et civile pourra faire toute la lumière sur l\u2019émeute, qui s\u2019est conclue par plus d\u2019une centaine d\u2019arrestations et des blessures à neuf personnes, dont trois policiers. je t\u2019aime partout, je te veux partout! 5260, Boul.Bourque, Sherbrooke .819 864-4253 .www.tapisvn.com Trouvez la QUALITÉ, au meilleur PRIX! .BOIS FRANC / MERCIER, GARANTIE 25 ANS, 3,99 $ PI CA .CÉRAMIQUE / GRAND CHOIX EN INVENTAIRE .TAPIS / ET PLUS PLUS .6 6 La Tribune - Sherbrooke jeudi 10 m ai 2012 [ ACTUALITÉS ] .LUC LAROCHELLE PERSPECTIVES luc.larochelle@latribune.qc.ca S i à la lecture de ce texte vous prend l\u2019envie de m\u2019envoyer au bûcher avec une lettre d\u2019opinion incendiaire, donnez-vous la peine de la signer.Sans quoi elle ne sera jamais publiée.Mon journal ouvre son forum à tous, à condition d\u2019y entrer à visage découvert.C\u2019est la moindre des choses.Une signature est un signe d\u2019affirmation.Je certifie être l\u2019auteur de ce texte, j\u2019en assume les prétentions et, par la même occasion, vous libère de l\u2019obligation de respecter mes droits de propriété intellectuelle.Je me responsabilise et vous dédouane dans la même phrase, venez prétendre ensuite que je ne suis pas d\u2019adon.La signature étant aussi preuve d\u2019engagement, par la présente, je me porte garant de votre réaction modérée à mon propos qui l\u2019est tout autant sans quoi je suis disposé à payer le prix de tout débordement, quels qu\u2019en soient les dommages.Ma signature est honorable et je l\u2019ai toujours honorée.Une signature nous est propre.C\u2019est une partie de nous.Un trait de notre personnalité.Une carte d\u2019identité.Aussi, suis-je prêt à accepter qu\u2019il y a autant de signatures qu\u2019il y a d\u2019humains sur cette planète.Pas prêt à reconnaître par contre le masque d\u2019un manifestant comme signe identi- taire, à l\u2019associer à une liberté d\u2019expression qui serait brimée par un règlement qui obligerait à se découvrir le visage pour critiquer, contester et revendiquer dans la rue.Là, je débarque.Quand j\u2019entends des arguments semblables, je raye mon nom de la liste.La mascarade Que s\u2019est-il produit à la suite des attentats terroristes de 2001 commis par des pirates de l\u2019air ?En dépit de certaines réticences et bien que de pareilles mesures n\u2019aient jamais été nécessaires dans le passé, il a fallu se déchausser dans les aéroports.Il a fallu accepter des restrictions dans les bagages acceptés dans l\u2019aire des passagers.Toutes les mesures de contrôle préalable à l\u2019embarquement et pour assurer la sécurité en vol ont été renforcées.Prenons pour acquis que le jour où celles-ci seront déjouées par des fous furieux, il faudra de nouveau les reconsidérer.Les manifestations houleuses des dernières semaines, et carrément hostiles et violentes comme celle de Victoriaville, commandent de la même façon une révision des pratiques.Même si tous les manifestants au visage masqué n\u2019étaient pas nécessairement fauteurs de trouble.Les services policiers sont de nouveau montrés du doigt pour l\u2019utilisation d\u2019une force abusive.Questionnons, et exigeons une reddition de comptes.C\u2019est souhaitable et sain de revenir sur les méthodes de contrôle de foule, y compris dans des situations corsées comme celle de vendredi soir dernier.La Sûreté du Québec s\u2019expliquera aujourd\u2019hui.Attendons, cela permettra de juger le degré d\u2019objectivité face aux images et aux témoignages qui circulent.On verra ensuite s\u2019il y a lieu d\u2019aller plus loin.Assurons-nous d\u2019examiner toutes les facettes du respect de l\u2019ordre, y compris la doublure des masques.Mais assurons-nous d\u2019examiner toutes les facettes du respect de l\u2019ordre, y compris la doublure des masques.Pareil désordre n\u2019est pas dans nos mœurs, le Québec ne doit pas le tolérer.Or, il est évident que des extrémistes sont en voie de transformer des manifestations pacifiques en dangereuses mascarades.Ils sont les premiers à brimer la liberté d\u2019expression, et ils le font en semant le chaos, en augmentant les tensions et la provocation.La prétendue oppression systématique par une force policière qui ne serait plus qu\u2019exécutante servile de bourreaux politiques sentant leur pouvoir menacé, c\u2019est de la grossière exagération.Quand même! Idem pour la supposée mainmise de Big Brother, qui piétinerait nos libertés en nous surveillant de manière abusive pour nous cataloguer et nous ficher arbitrairement comme des criminels.La police a sorti l\u2019artillerie lourde pour neutraliser les Hells Angels et nos règles strictes obligent la justice à marcher à pas de tortue pour les faire condamner.S\u2019il faut demeurer vigilants quant à l\u2019utilisation des outils de surveillance électronique, nous sommes très loin de complots sataniques qui justifieraient ne serait-ce qu\u2019un début de riposte par la violence incontrôlée et la justice sauvage.Ça sonne faux de réclamer une société plus juste et plus humaine avec le visage masqué.Ça fait lâche, peureux et baveux.Adoptons des règlements et renforçons des lois au plus vite pour que ces faux mercenaires n\u2019aient plus de déguisement pour s\u2019esquiver et se soustraire à la justice.RENE-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Service de police de Sherbrooke s\u2019est joint un allié de taille alors que le programme Info-Crime sollicite l\u2019aide de la population pour mettre fin à la vague de seringues souillées dissimulées dans des vêtements se trouvant sur les étalages de magasins de Sherbrooke.En janvier, en mars et en mai, plus d\u2019une quinzaine de seringues souillées ont été découvertes dans des vêtements de magasins des Galeries Quatre- Saisons et du Carrefour de l\u2019Estrie.Jusqu\u2019à maintenant, quatre personnes ont été piquées et doivent suivre des traitements préventifs.« Nous sommes partenaires en tout temps avec Info-Crime.Cependant, un appel au public dans un dossier spécifique se fait de façon plus exceptionnelle », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.Info-Crime invite la population à signaler au SPS toute information pouvant permettre d\u2019identifier un suspect.Si une personne qui possède de l\u2019information ne souhaite pas joindre les services policiers, Info-Crime demande de se manifester auprès d\u2019elle.L\u2019organisme de lutte contre le crime assure que l\u2019appel ne sera jamais retracé ou enregistré.« Notre objectif demeure la sécurité du grand public.Nous voulons employer tous les moyens possibles pour mettre fin à cette vague de crimes.Si une personne possède une information et ne souhaite pas joindre la police, elle peut le faire avec Info-Crime.L\u2019important est d\u2019obtenir cette information », soutient Martin Carrier du SPS.Pendant ce temps l\u2019enquête se poursuit.Des résultats d\u2019analyse des seringues souillées et les expertises dans ce dossier du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal sont attendus par l\u2019enquêteur au dossier.Info-Crime promet une récompense en argent remise de façon anonyme et en toute sécurité à toute personne qui transmet une information permettant l\u2019arrestation et la mise en accusation d\u2019un suspect.Il est possible de joindre Info- Crime au 1-800-711-1800 ou par l\u2019internet au www.infocrime.org.SERINGUES SOUILLÉES Info-Crime lance un appel à tous 2894075 sur la marchandise pour femme en magasin.819 346-5286 Carrefour de l\u2019Estrie 4 jours seulement ! Du 10 au 13 mai de rabais sur notre prix étiqueté* *Excluant les produits à prix réduits.Carrefour de l\u2019Estrie Petites et moyennes entreprises Spécialiste 7 DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Toutes les matières amassées lors de la collecte des résidus encombrants à Sherbrooke prennent systématiquement le chemin du dépotoir, qu\u2019elles soient valorisables ou non.Cette pratique déplaît au citoyen Alain Perrault, qui a interpellé les élus à ce sujet en début de semaine, à l\u2019hôtel de ville, alors qu\u2019une telle collecte est en cours.«Plusieurs de ces déchets pourraient être réutilisés, que ce soit de beaux jouets en plastique ou des meubles, a fait valoir M.Perrault.Au lieu d\u2019être systématiquement enfouies, ces matières pourraient être triées.» Ce ne sont pas tous les citoyens qui ont accès à une remorque pour transporter leurs matières valorisables jusqu\u2019à un écocentre ou vers un organisme de charité, a-t-il ajouté.Aucun élu n\u2019a pris la parole à la suite de cette intervention.Seul René Allaire, directeur général adjoint de la Ville, a rappelé que la Ville avait mis en place une collecte distincte pour le bois, qui est maintenant valorisé.Plusieurs ferrailleurs ramassent des matières déposées en bordure de rue avant la collecte, a-t-il également mentionné.Jusqu\u2019à l\u2019été dernier, un règlement de la Ville interdisait cette pratique.Les contrevenants \u2014 surtout des ferrailleurs et des brocanteurs \u2014 s\u2019exposaient à une amende minimale de 100 $.Au cours des dernières années, aucune amende n\u2019avait toutefois été donnée.La Ville a abrogé son règlement en juillet dernier afin de favoriser la valorisation.« Plusieurs déchets, que ce soit des jouets en plastique ou des meubles, pourraient être réutilisés », fait valoir un citoyen aux élus.Quant à la collecte parallèle pour le bois, elle a été implantée en 2009.Pas moins de 40 pour cent des encombrants en étaient alors composés.Alors que Sherbrooke envoie directement au dépotoir les résidus encombrants qui sont ramassés en bordure de rue, la compagnie Gaudreau Environnement trie manuellement les matières amassées à Victoriaville lors de ces collectes spéciales, ce qui permet d\u2019en valoriser au moins les deux tiers.Rappelons qu\u2019une collecte des résidus encombrants et de bois se tient depuis la semaine dernière à Sherbrooke.Cette semaine, elle a lieu dans les arrondissements de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville et de Brompton, le jour habituel de la collecte.Quant aux citoyens de Fleurimont et de Lennoxville, ils auront droit à leurs collectes spéciales la semaine prochaine.La collecte des résidus encombrants s\u2019en va directement au dépotoir Sherbrooke jeudi 10 mai 2012 - La Tribune 7 [ ACTUALITÉS ] . LESACHETEURSAVISÉSLISENTLESPETITSCARACTÈRES.Lesvéhiculesillustréspeuventêtredotésd\u2019équipementsoffertsenoption.Lesconcessionnairespeuventloueràprixmoindre.Cesoffress\u2019adressentàdesparticuliersadmissiblesuniquement,surapprobationducréditparCréditFord.Certainsclientspourraientnepasêtreadmissiblesautauxd\u2019intérêtannuelleplusbas.Cesoffresexcluentlesfraisd\u2019immatriculation,lesassurances,lepleindecarburant,l\u2019inscriptionauRDPRM (pourlesvéhiculesloués),lataxeécologiquesurlespneusneufs,laTPSetlaTVQ.Touslesprixetrabaissontappliquésàpartirduprixdedétailsuggéréparleconstructeur(PDSC).Cesoffressontd\u2019uneduréelimitéeetpeuventêtreannuléesentouttempssanspréavis.Pourobtenirtouslesdétails,consultezvotreconcessionnaireFord,ouappelezleCentredesrelationsaveclaclientèleFordau1800565-3673.?LaSérieFestlagammedecamionnetteslaplusvendueaupaysdepuis 46ansselonlesstatistiquesdeventededécembre2011établiesparl\u2019Associationcanadiennedesconstructeursdevéhicules.*LouezleF-150XLT4X42012équipéd\u2019unecabinedoubleetd\u2019unmoteurde3,7L/F-150XLT4X42012équipéd\u2019unecabinedoubleetd\u2019unmoteurde5,0L/F-150SUPERCREW XLT4X42012équipéd\u2019unmoteurde5,0Lautauxd\u2019intérêtannuelde4,99% pouruntermeallantjusqu\u2019à36moisetunacomptede3995$pourunemensualitéexigiblede 369 $ /369 $/399 $ incluant7 500 $ /8 500 $ /8 500 $ enrabaisduconstructeuret1 350 $ /1 000 $ /500 $ encontributionduconcessionnaire.L\u2019obligationlocativetotaleestde17 279 $ /17 279 $ /18 359 $,lavaleurderachatoptionnelleestde15 990 $ /16 400 $ /18 017 $ etleprixtotald\u2019acquisitionestde30 149 $ /30 499 $ /32 899 $.Lestaxessontexigiblessurlemontanttotalduprixde?nancementàlalocation,aprèsdéductiondetoutrajustementdeprix.Certainesconditionsetunelimitede20000km parannéepourunepériodede36moiss\u2019appliquent.Uncoûtde0,16$parkilomètres\u2019appliqueau-delàdelalimitepermise,enplusdestaxesexigibles.± CotesdeconsommationdecarburantestimativespourleF-150XLT4x4àcabinedouble2012équipéd\u2019unmoteurde3,7L.Lescotesdeconsommationdecarburantsontétabliesselondesméthodesd\u2019essaiapprouvéesparTransportsCanada.?Cetteoffreestenvigueurdu3avril au31 mai2012 («lapériodedel\u2019offre»)seulementets\u2019adresseauxrésidantscanadiensmembresenrègledeCostco,endatedu31 mars2012 ouavant.Pro?tezdecetteoffreauxmembresdeCostcode1 000 $ CAN deréductionàl\u2019achatouàlalocationdelaplupartdesvéhiculesFordouLincoln2012 ou2013 neufs(àl\u2019exceptiondesFiesta,Focus,Raptor,GT500,MustangBoss302,TransitConnectEVetcamionsdepoidsmoyens)(chacunétantun«véhiculeadmissible»).Levéhiculeneufdoitêtrelivréoucommandéàl\u2019usineparvotreconcessionnaireFordouLincolnparticipantdurantlapériodedel\u2019offre.Cetteoffren\u2019estvalablequechezlesconcessionnairesparticipantsetestassujettieàladisponibilitédesvéhicules,etpeutêtreannuléeoumodi?éeentouttempssanspréavis.Uneseuleoffreestapplicableàl\u2019achatouàlalocationd\u2019un(1)véhiculeadmissibleparmembreadmissibledeCostco,jusqu\u2019àconcurrencededeux(2)véhiculesparnuméro demembredeCostcoseulement.Cetteoffreesttransférableauxpersonnesvivantdanslemêmefoyerqu\u2019unmembreadmissibledeCostco.Lestaxess\u2019appliquentavantladéductionde1 000 $ CAN.\u2020\u2020© 2012 SIRIUS CanadaInc.«SiriusXM\u2019»,lelogoSiriusXM,demêmequelesnomsetlogosdesstationssontdesmarquesdecommercedeSiriusXM RadioInc.utiliséesenvertud\u2019unelicence.De série sur la plupart des véhicules Ford avec abonnement de 6 mois prépayé \u2020\u2020 quebecford.ca AUCUNE COMPARAISON.AUCUN COMPROMIS.SEULEMENT CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE FORD.AUCUNE COMPARAISON.AUCUN COMPROMIS.VOUSVOULEZLEMEILLEUR?VOUSL\u2019AVEZTROUVÉ.LA GAMME DE CAMIONNETTES LA PLUS VENDUE DEPUIS 46 ANS.?F-150XLT 4X4 2012 DOTÉ D\u2019UNE CABINE DOUBLE 9,8 L / 100 km SUR ROUTE 13,4 L / 100 km EN VILLE± 369$* 8 850 $ EN RAJUSTEMENTS DE PRIX TAUX DE FINANCEMENT ANNUEL DE 4,99%.TERME DE 36 MOIS.LIMITE DE 20 000 KM PAR AN I N C L U A N T PARMOIS ACOMPTE DE 3 995 $.0 $ DÉPÔT DE GARANTIE.FRAISDETRANSPORTETTAXESURLE CLIMATISEUR INCLUS.1000$?LES MEMBRES COSTCO ADMISSIBLES OBTIENNENT PLUS LOUEZPOURSEULEMENT NOS F-150 SONT ÉQUIPÉS D\u2019UNE FOULE DE CARACTÉRISTIQUES \u2022 Régulateur de vitesse \u2022 Système antidémarrage Securilock \u2022 Jante de 17 po en aluminium usiné \u2022 Marchepied de hayon \u2022 Rallonge de plateau escamotable \u2022 Vérrouillage électrique des portes \u2022 Console au pavillon avec bacs de rangement et lampes de lecture LAPUISSANCEDUMOTEURV8DE5,0 L POURLEMÊMEPRIX.L\u2019ÉCONOMIEDUMOTEURV6DE3,7 L OBTENEZ OU 30$* DE PLUS PAR MOIS POUR SEULEMENT « ENCORE AUJOURD\u2019HUI, LE F-150 DEMEURE, ET DE LOIN, LA CAMIONNETTE LA PLUS POPULAIRE AU PAYS.» -JEAN-FRANÇOIS GUAY, L\u2019AUTO 2012 LES MEMBRES COSTCO ADMISSIBLES OBTIENNENT UN RABAIS ADDITIONNEL DE 1 000$?DERETOUR OBTENEZ LE F-150SUPERCREW 2012 AVEC LA PUISSANCE DE360CHDUMOTEUR5,O L 8 La Tribune - Sherbrooke jeudi 10 m ai 2012 De toutes les couleurs pour un été wow! Hibiscus exotiques Immortelles pot de 6'' 4.99$ reg.: 7.99$ 25% de rabais Spirées printannières : 19,99$ À PARTIR DE 4675, boulevard Industriel, Sherbrooke Tel: 819 564-3243 serresstelie.com CÉLÉBREZ LA FÊTE DES MÈRES! VALIDE DU 10 AU 13 MAI Rock Moto Sport est très fier d\u2019annoncer la venue de M.Luc Descormiers dans son équipe.Très connu comme technicien Harley Davidson, Luc s\u2019y connait très bien aussi en moto japonaise et européenne.Fort de ses 30 années d\u2019expérience, il saura trouver la solution pour faire durer le plaisir de votre motocyclette ou autre véhicule que vous chérissez tant.Venez le rencontrer chez Rock Moto Sport et il s\u2019empressera, tout comme les autres techniciens, de résoudre le problème ou de faire l\u2019entretien de routine sur votre véhicule.Bienvenue dans l\u2019équipe Luc.2907045 NOMINATION 989, rue Fortier, Rock Forest www.rockmotosport.com 9 Sherbrooke jeudi 10 mai 2012 - La Tribune 9 [ ACTUALITÉS ] .CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Vous n\u2019avez pas la berlue si vous voyez voler des appareils plus petits que d\u2019habitude au-dessus de l\u2019Aéroport de Sherbrooke.C\u2019est que la compagnie ING Engineering a pris de l\u2019expansion et a fait du site de Cookshire-Eaton un de ses terrains d\u2019expérimentation.Ce fournisseur de services d\u2019aviation robotisé, basé en Ontario, s\u2019est installé à Sherbrooke l\u2019automne dernier.Elle emploie déjà six jeunes ingénieurs et prévoit doubler ce nombre d\u2019ici cinq ans dans ses locaux de la rue Des Sables.L\u2019augmentation de la demande pour les appareils téléguidés sans pilote dans un marché hautement spécialisé et technologique, ainsi que la disponibilité de professionnels qualifiés dans la région ont motivé l\u2019implantation de l\u2019entreprise à Sherbrooke, a-t- on insisté lors de la conférence de presse tenue mercredi avant-midi.Les petits appareils volants, comme des hélicoptères et des avions format réduit, peuvent être utilisés pour diverses fonctions, comme survoler des endroits dangereux et prendre des images en direct des lieux.« Nous avons plusieurs avantages à nous installer à Sherbrooke.Son aéroport est un atout pour nous », affirme le pdg d\u2019ING Engineering, Ian Glenn.« Nous avons plusieurs avantages à nous installer à Sherbrooke.Son aéroport est un atout pour nous », a expliqué Ian Glenn, président-directeur général d\u2019ING Engineering.De plus, l\u2019expertise des diplômés de l\u2019Université de Sherbrooke a été un élément décisif dans la décision de l\u2019entreprise de s\u2019implanter à Sherbrooke.« Nous avons décidé de nous installer dans la région de Sherbrooke parce que nous voyons un grand potentiel au Québec pour l\u2019expansion d\u2019ING Engineering.Nous avons hâte d\u2019engager encore plus de finissants en ingénierie spécialisés en aviation robotisée », a noté M. Glenn.ING Engineering a engagé plus de 80 pour cent de son équipe d\u2019ingénierie dans la région de Sherbrooke.Le siège social de cette entreprise fondée en 2001 est situé à Ottawa.ING Engineering a accompli 30 000 heures de vol avec les Forces canadiennes dans les dernières années.ING Engineering fournit également des simulateurs pour l\u2019entraînement des opérateurs d\u2019aéronefs sans pilotes.Elle centralise toute l\u2019ingénierie et le développement de ses produits dans ses installations de la rue des Sables, a mentionné Charles Vidal, directeur de l\u2019ingénierie.Les aéronefs sans pilote ont été utilisés par les forces canadiennes en Afghanistan, mais plusieurs applications commerciales sont possibles.Dans bien des cas, leur utilisation est plus sécuritaire et plus efficace que les méthodes traditionnelles utilisant un avion ou un hélicoptère, dit-il.« Nous fabriquons des prototypes qui peuvent être vendus, mais ce sont des appareils très complexes et on nous demande souvent d\u2019intervenir nous- mêmes parce que nous savons les faire fonctionner. » L\u2019objectif principal du bureau de Sherbrooke est de développer des systèmes avancés de robots volants et aussi d\u2019adapter les systèmes actuels avec les nouvelles technologies.Plusieurs systèmes d\u2019aéronefs sans pilote sont développés et testés au bureau d\u2019ING Engineering de Sherbrooke, ainsi qu\u2019aux aéroports environnants de Sherbrooke, Bromont et Thetford Mines, ajoute M. Vidal.L\u2019arrivée d\u2019ING Engineering à Sherbrooke correspond à la volonté de Sherbrooke Innopole d\u2019unir économie du savoir et rétention des diplômés chez nous, a fait remarquer Gordon Harling, directeur du développement des affaires de l\u2019organisme.Des avions robotisés au-dessus de l\u2019aéroport ING Engineering s\u2019installe à Sherbrooke en raison du bassin de professionnels qualifiés IMACOM, CLAUDE POULIN L\u2019augmentation de la demande pour les appareils téléguidés sans pilote a incité l\u2019entreprise ING Engineering à s\u2019installer à Sherbrooke en raison de la disponibilité de professionnels qualifiés dans la région. 10 10 La Tribune - Sherbrooke jeudi 10 m ai 2012 TRIBUNE LIBRE hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Une quinzaine de cégeps sont encore en grève (ou en boycott), certains dans leur treizième semaine d\u2019arrêt.La session d\u2019hiver de ces cégeps est pratiquement perdue et à peu près irrécupérable.Au plan individuel, chaque étudiant peut se permettre de perdre une session et de prolonger la durée de ses études collégiales.Beaucoup le font déjà, les étalant sur une année de plus.Collectivement par contre, le système scolaire ne peut assumer la perte d\u2019une session sans conséquences majeures.C\u2019est une fraction importante d\u2019une cohorte de finissants qui sans leur diplôme (D.E.C.) ne pourra pas quitter le cégep pour entrer à l\u2019université cet automne; c\u2019est aussi un grand nombre de finissants du secteur technique qui n\u2019accéderont pas au marché du travail.Pensons seulement à la pénurie d\u2019infirmières dans les hôpitaux\u2026 La plupart des établissements du réseau collégial fonctionnent déjà à la limite de leur capacité d\u2019accueil.Comment pourraient- ils dispenser en parallèle (ou en succession) la session d\u2019automne et reprendre la session d\u2019hiver perdue?Car ils devront, comme d\u2019habitude, accueillir à l\u2019automne toute la cohorte des nouveaux venus qui auront terminé leur secondaire ce printemps.Sans compter que les salaires des personnels des cégeps auront été versés sans que le service d\u2019enseignement ait été rendu.Où trouvera-t-on l\u2019espace et l\u2019argent nécessaire à cette reprise?Dans le débat un brin surréaliste qui entoure ce conflit, il me semble que peu de voix se sont fait entendre pour souligner la rupture qui s\u2019ensuivra au sein du système scolaire dans la séquence et la succession nécessaires des cohortes d\u2019étudiants.Au collégial, celle des finissants doit quitter pour accueillir la suivante issue du secondaire.Je ne peux que souhaiter bonne chance (et beaucoup d\u2019ingéniosité) à ceux qui devront réparer les pots cassés dans un réseau d\u2019éducation perturbé.Guy Denis Retraité du Cégep de Sherbrooke Cassure dans le système éducatif Le dernier rapport du commissaire à l\u2019environnement et au développement durable du Canada, Scott Vaughan, démontre qu\u2019on ne peut plus faire confiance au gouvernement Harper tant en matière de lutte aux émissions de gaz à effet de serre (GES) que de surveillance environnementale.Car, non seulement le Canada n\u2019a pas respecté ses engagements en vertu du protocole de Kyoto, dont il s\u2019est du reste retiré l\u2019an dernier, mais il risque de ne pas atteindre les cibles plus modestes qu\u2019il s\u2019était fixées lors du Sommet de Copenhague, en 2009.Le Rapport du printemps 2012 du commissaire Vaughan démontre que, selon les prévisions d\u2019Environnement Canada, plutôt que de diminuer de 17 pour cent d\u2019ici 2020, par rapport à 2005, comme prévu, les émissions canadiennes de GES devraient progresser de 7 pour cent.M. Vaughan rappelle également que le Canada est aux prises avec des milliers des sites contaminés qui « vont présenter des risques pour la santé humaine et un fardeau financier et environnemental pendant des générations à venir ».En fait, il n\u2019y a rien de bien surprenant dans ce rapport puisque le gouvernement conservateur se traîne les pieds depuis des années en matière d\u2019environnement.Ottawa s\u2019est certes doté d\u2019une approche sectorielle, réglementaire, mais Environnement Canada n\u2019a toujours pas de plan national pour réduire les émissions de GES.De plus, le gouvernement n\u2019a pas estimé les coûts pour atteindre sa cible de 2020.D\u2019ailleurs, le gouvernement fédéral n\u2019a toujours pas de réglementation pour encadrer la pollution générée par l\u2019industrie pétrolière et gazière, responsable de 21 pour cent des émissions de GES au pays.Il s\u2019apprête également à abroger la loi sur l\u2019évaluation environnementale pour accélérer l\u2019approbation des projets miniers, pétroliers et gaziers, une décision éminemment politique liée à l\u2019exploitation des sables bitumineux.En outre, l\u2019automne dernier, le commissaire Vaughan soulignait des problèmes de gestion, de manque d\u2019informations fiables et d\u2019objectifs clairs dans la lutte aux émissions de GES.Le ministre fédéral de l\u2019Environnement, Peter Kent, a beau affirmer que les mesures fédérales et provinciales ont permis d\u2019atteindre le quart des objectifs de 2020, il est difficile de croire que le Canada pourra d\u2019ici huit ans élaborer, adopter et faire respecter par l\u2019industrie les règlements qui lui permettront d\u2019atteindre les objectifs fixés à Copenhague.Selon le commissaire Vaughan, les règlements fédéraux en vigueur devraient permettre de réduire les émissions de GES de 11 à 13 millions de tonnes d\u2019ici 2020, alors que le Canada devrait les diminuer de 178 millions de tonnes supplémentaires! Il est vrai que le gouvernement conservateur s\u2019est dit prêt, lors de la conférence des Nations unies de Durban en décembre dernier, à négocier un pacte international qui inclurait les grands émetteurs comme la Chine et les États-Unis, prônant avec raison une approche globale et équitable.Au plan domestique, Ottawa a aussi réglementé les émissions de GES des voitures et des camions légers et vise à éliminer l\u2019utilisation du charbon pour la production d\u2019électricité.Mais cela est nettement insuffisant.Le gouvernement Harper avait justifié son retrait de Kyoto en raison des coûts pour l\u2019économie canadienne et les entreprises.Pourtant, dans plusieurs provinces le secteur industriel a réduit ses émissions de GES malgré une augmentation de sa production.Au Québec, par exemple, Équiterre signale que l\u2019industrie a diminué ses émissions de 11 pour cent entre 1990 et 2010, sous le niveau de 1990, alors que sa production a doublé.« Nous travaillons avec les provinces, les municipalités et les industries, ce serait bien que le fédéral n\u2019aille pas contre nous », résume Steven Guil- beault, porte-parole d\u2019Équiterre.Malheureusement, pour l\u2019heure, les conservateurs semblent plutôt indifférents et s\u2019apprêtent à laisser un héritage empoisonné aux générations futures.L\u2019immobilisme d\u2019Ottawa OPINIONS Louise Boisvert présidente-éditrice Maurice Cloutier rédacteur en chef Louis-Éric Allard directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau directrice au pupitre et des cahiers spéciaux DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca Monsieur François Evoy, Je suis père de deux universitaires et d\u2019un cégépien qui est opposé à la hausse.J\u2019appuie sa cause et je m\u2019implique dans certaines manifestations.J\u2019ai réagi négativement à vos propos lors de la tenue du vote au cégep, dont j\u2019ai pris connaissance samedi dans un article de Luc Larochelle.Je trouve que les tensions sont suffisamment vives, ce n\u2019est pas sage d\u2019y aller d\u2019électrochocs.Votre allusion à la déficience intellectuelle m\u2019a fait penser à la blague de mononcle de M. Charest.Le conflit est complexe et dépasse les notions de colonnes de chiffres et de statistiques.Même Alain Dubuc le constate.Faites confiance aux étudiants.Ils mesurent très bien les risques et les gestes qu\u2019ils posent.L\u2019impact majeur de la crise dans la société montre la pertinence du questionnement qu\u2019ils soulèvent (.) Tous les hommes sont égaux : journaliers, professionnels, B.S., techniciens, et leur opinion également.(.) Normand Paulhus Sherbrooke Un conflit complexe !\"#$%&'()*+ #$,-$.$+( /01 2345/330 *, 66678'(*+)79*.:$%&)9$ $+(%$ 0;< $( 031?@A'8,-($ 0=>1?@A$+B'+( 0= '+# $( .*)+# C).'+9
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