La tribune, 31 mars 2012, Cahier A
[" Côtes levées à volonté Le dimanche Sherbrooke, Magog, Coaticook 2814463 22 $ OUI À LA HAUSSE UNE MAJORITÉ DE QUÉBÉCOIS APPUIENT LE GOUVERNEMENT Sherbrooke deviendra le point culminant de la contestation étudiante au cours des prochains jours.Les étudiants en grève de partout au Québec mettront le cap vers l\u2019Estrie, lundi et mercredi.La grande marche de protestation de mercredi, qui se terminera au bureau de circonscription de Jean Charest, retient particulièrement l\u2019attention.Le Service de police de Sherbrooke a déjà installé un centre opérationnel dans le pourtour de ce périmètre chaud.Les activités de plusieurs commerces risquent d\u2019être perturbées.SONDAGE CROP - LA PRESSE > DROITS DE SCOLARITÉ e LEADER DE L\u2019INFORMATION RÉGIONALE 1,90$ www.latribune.ca PAGE 7 PAGES 3, 4 ET 6 Tenter de tout prévoir \u2014 La chronique de Luc Larochelle La directrice du CHUS honorée par ses pairs PAGE 10 PATRICIA GAUTHIER SPECTACLE Ariane Moffatt sans compromis PAGE 21 2835225 Pour un remboursement d\u2019impôt maximum GARANTI.2 adresses pour mieux vous servir! 456, rue King Est, Sherbrooke 819 346-0034 1300, boul.Mi-Vallon 819 791-4057 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 1-877-666-1840 LE COMPLET AJUSTÉ GRIS MÉTAL 25995 Voyez notre choix exclusif de complets de graduation pour tous les styles et tous les budgets.Ici, un 2 boutons très moderne avec sa coupe près du corps, sa troisième poche plaquée à la taille.Revers à crans aigus, fentes latérales.Pantalon droit sans plis.38 à 44.Style 12817.Rég.350.00.Une économie de 25%.Chemise couleur vitaminée 39.95 style 7503, cravate étroite satin métallisé 28.00 style 10087801.LA CHEMISE COULEUR VITAMINÉE 3995 Un point clé pour l\u2019effet mode : ajouter de la couleur vive à votre complet.Allez-y pour l\u2019orange tangerine vu sur tous les podiums, pour le rouge tomate, le violet aubergine, le vert aqua ou le vert irlandais éclatants.Une exclusivité du 31 de notre collection pur coton.14 1/2 à 18.Rég.68.00 style 7503.Cravate paisley ludique 68.00 style 75822.BAL 2012 LA GRANDE SOIRÉE GLAMOUR 2 2 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 ADRESSE 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450 / téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 www.latribune.qc.ca Annonces classées C1 à C22 Arts et spectacles W1 à W16 Décès C24 à C27 Économie 23 à 27 Horoscope 29 Loterie 10 Monde 22 Mots croisés 29 Opinions 16 et 17 Sports 31 à 39 SOMMAIRE LE CLIN D\u2019OEIL DE STÉPHANE LAPORTE « Il ne faut pas vendre la peau de l\u2019ours avant d\u2019avoir tué le Coyote. » \u2014 PKP SI VOUS AVEZ UNE INFORMATION À COMMUNIQUER À NOTRE ÉQUIPE DE JOURNALISTES, ÉCRIVEZ À redaction@latribune.qc.ca OU APPELEZ AU 819 564-5454 AUJOURD\u2019HUI MÉTÉO NUAGEUX MAX.: 6° MIN.: -10° Adèle, 5 ans CPE Jeunestrie DIMANCHE soleil et nuages, max.: 6° min.: -10° LUNDI ensoleillé, max.: 6° min.: -9° Lever du soleil: 6 h 29 Coucher du soleil: 19 h 15 [ ACTUALITÉS ] .JÉRÔME GAUDREAU SHERBROOKE \u2014 Les lumières de l\u2019hôtel de ville de Sherbrooke, du carré Strathcona et de la croix du Mont-Bellevue s\u2019éteindront ce samedi 31 mars, entre 20 h 30 et 21 h 30 à l\u2019occasion du mouvement Une heure pour la Terre servant à sensibiliser les gens sur les changements climatiques et les nombreux impacts qui en découlent.La Ville de Sherbrooke fait ainsi sa part chaque année dans le cadre de l\u2019événement Une heure pour la Terre, initiative coordonnée par le Wold Wildlife Fund ralliant les citoyens du monde entier et contribuant ainsi à faire du Canada une des nations affichant le plus haut taux de participation à cet événement.La population estrienne est également invitée à joindre le mouvement et à fermer ses lumières pour donner un répit à la Terre.Informations : www.wwf.ca/ fr/uneheurepourlaterre/.Sherbrooke plongée dans le noir pendant une heure 2460, RUE GALT OUEST SHERBROOKE 819 822-3993 D! J\"!\"m#$ Béliveau lefeBvre D.M.D.Pour vous offrir une nouvelle expérience en matière de dentisterie D! T#moth\"$ Béliveau lefeBvre D.M.D.2860779 APPROUVÉE PAR LEMINISTÈRE DE L\u2019ÉDUCATION DUQUÉBEC Unique en Estrie! Éveil à l\u2019anglais et à la musique Depuis 15 ans Maternelle (place disponible) Prématernelle (complet) 2861801 2796, rue Prospect, Sherbrooke Information et inscription : 819 562-2323 Directrice : Annie Richard, B.Sc.Éd.3 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 3 RENÉ-CHARLES QUIRION, ISABELLE PION ET VÉRONIQUE LAROCQUE SHERBROOKE \u2014 Après avoir convergé vers Montréal le 22 mars dernier, les étudiants en grève de partout au Québec sont invités à Sherbrooke les 2 et 4 avril prochains.C\u2019est la manifestation du 4 avril qui devrait attirer davantage de personnes contre l\u2019intention du gouvernement Charest d\u2019augmenter les droits de scolarité.C\u2019est la Fédération étudiante de l\u2019Université de Sherbrooke (FEUS) qui a lancé cette invitation à venir manifester dans la circonscription du premier ministre Jean Charest contre la hausse des frais de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans soit 1625 $ au terme de l\u2019exercice.Le départ de cette marche est prévu à 13 h 15 dans les rues de Sherbrooke.Le groupe se mettra en marche à partir de l\u2019Université de Sherbrooke pour emprunter la rue Galt Ouest en direction Est jusqu\u2019au centre-ville de Sherbrooke.Par la suite, les manifestants doivent emprunter la rue Belvédère avant de reprendre la direction ouest par la rue King jusqu\u2019à la Place des congrès de Sherbrooke où est situé le bureau de circonscription du premier ministre du Québec.La Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) organise une manifestation lundi prochain.Tout en faisant partie du groupe qui manifestera mercredi, les étudiants de l\u2019Association des étudiants du Cégep de Sherbrooke et ceux de l\u2019Association générale des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines de l\u2019Université de Sherbrooke font partie de cette association temporaire de type syndical.Ces deux groupes se joignent pour accueillir des étudiants le 2 avril.Le rassemblement pour cette manifestation est prévu au parc Jacques-Cartier à 14 h.Sur le site de la CLASSE, les organisateurs mentionnent que le 22 mars, où 200 000 étudiants ont pris la rue, « ce n\u2019était qu\u2019un début ».Des transports sont organisés de partout au Québec.En mars 2005, la manifestation étudiante nationale de Sherbrooke avait attiré 3000 personnes.Les actions se poursuivent D\u2019ici les manifestations de la semaine prochaine, les étudiants sherbrookois continuent d\u2019exercer de la pression sur le gouvernement Charest.Plusieurs actions d\u2019éclat se sont tenues hier.En matinée, les étudiants se sont rendus au bureau de la député de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, où ils sont allés porter une lettre.Un peu plus tard dans la journée, ils se sont transformés quelques instants en statue, dans le secteur du Cégep de Sherbrooke et du centre-ville.Des étudiants de l\u2019UdeS ont aussi pris part à une marche au centre-ville.En fin de journée, vers 18 h, des membres de l\u2019AÉCS ont également tenu une action de visibilité au cen- tre-ville.Pour signifier la mort de l\u2019accessibilité aux études, ils se sont étendus sur les trottoirs.Vandalisme au cénotaphe Un ou des partisans de la cause étudiante ont également attiré l\u2019attention de la population, de la Ville, des médias et des policiers en appliquant de la peinture rouge sur le cénotaphe à la mémoire des Anciens combattants.Selon Philippe Dubois du Service de police de Sherbrooke (SPS), le geste aurait été posé en soirée jeudi ou au cours de la nuit de jeudi à vendredi.Les policiers ont ouvert une enquête à la suite d\u2019une plainte déposée par la Ville de Sherbrooke à qui appartient la statue de la rue King Ouest.En visionnant les caméras de surveillance du centre-ville, le SPS espère trouver le ou les coupables, qui pourront être traduits en justice.«Ce geste a un impact assez sentimental pour certaines personnes», explique Philippe Dubois.En début d\u2019après-midi hier, les marques rouges avaient été nettoyées par des employés de la Ville.Protestation nationale à Sherbrooke IMACOM, MAXIME PICARD En fin de journée hier, , des membres de l\u2019association étudiante du Collège de Sherbrooke ont tenu une action de visibilité sur la rue Wellington, au centre-ville, en s\u2019étendant sur les trottoirs pour signifier la mort de l\u2019accessibilité aux études.[ ACTUALITÉS ] .Grève étudiante LUNDI 2 AVRIL ET MERCREDI 4 AVRIL OUVERT 7 JOURS SUR 7.ARRIVAGE TOUS LES JOURS.ACCÈS DIRECT À PLUS DE 1500 VÉHICULES.ESTRIE 2390 rue Sherbrooke, Magog 819 843-1122 Sur le site du Centre HondaMagog Tous nos véhicules possèdent l'historique complet CarProof.Demandez-la! MAGASINEZ AU CHAUD DANS LA PLUS GRANDE SALLE DE MONTRE EN ESTRIE 4 4 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 [ ACTUALITÉS ] Grève étudiante .LUC LAROCHELLE PERSPECTIVES luc.larochelle@latribune.qc.ca Un jour, quand nos enfants raconteront le Sherbrooke de leur époque, peut-être auront-ils le souvenir de la place rouge.N\u2019ayons pas la malhonnêteté intellectuelle de comparer la Place des congrès à la célèbre place Rouge.Elle n\u2019a ni le parcours historique ni les charmes architecturaux de la carte postale de Moscou qui, comme le Vieux-Québec, figure sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.La Place des congrès n\u2019est qu\u2019un ensemble assez commun d\u2019espaces locatifs.Sauf que, parce que le bureau de circonscription du premier ministre Jean Charest s\u2019y trouve, des milliers de carrés de tissu doivent la colorer de rouge au cours de la semaine prochaine.Le Service de police de Sherbrooke a déjà installé un centre opérationnel dans le pourtour de ce périmètre chaud, en préparation des rendez-vous annoncés.« Lorsque le premier ministre Charest a récemment été reçu à l\u2019hôtel de ville, nos coordonnateurs étaient installés dans un édifice adjacent pour suivre tout ce qui se passait.Vous ne les avez jamais vus.Ils seront aussi discrets la semaine prochaine.Pour nous, il est impératif d\u2019avoir un centre de coordination sur place afin de pouvoir sentir la foule, pour observer l\u2019évolution de son comportement et prendre les bonnes décisions au bon moment », confirme le directeur du SPS, Gaétan Labbé.Des renseignements stratégiques gardés secrets pour éviter d\u2019exposer les acteurs collaborant avec les policiers à de possibles représailles.« Nous n\u2019anticipons pas de comportement délinquant et nous ne voulons pas en provoquer non plus.Soyez cependant assurés qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019improvisation.Tout aura été analysé à l\u2019avance : le dispositif pour assurer la sécurité des commerces et de leurs clients, les moyens à prendre en cas de débordement, les aires d\u2019évacuation ou de confinement, etc. », raconte M. Labbé.En mars 2005, lors d\u2019une manifestation qui avait réuni 3000 personnes à Sherbrooke à l\u2019invitation de la Coalition de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSÉE, devenue la CLASSE), les policiers avaient réussi à contenir la foule.Une poignée de participants avait tenté de franchir les barrières de sécurité, mais elle avait été rappelée à l\u2019ordre par d\u2019autres manifestants sans que les forces de l\u2019ordre aient à s\u2019interposer.Dans le présent conflit, la CLASSE affiche une position plus radicale et le comportement imprévisible de certains de ses militants nourrit des appréhensions quant au déroulement de la manifestation de lundi.On verra bien.Quant au rendez-vous de mercredi, c\u2019est en nombre qu\u2019il pourrait poser un défi aux autorités policières.Certaines informations laissent croire que cette manifestation pourrait regrouper trois fois plus de participants qu\u2019en 2005.La Fédération étudiante de l\u2019Université de Sherbrooke (FEUS) refuse de s\u2019avancer là-dessus.« Tant que nous n\u2019aurons pas un décompte complet du nombre d\u2019autobus qui convergeront vers Sherbrooke, des projections ne s\u2019appuieront que sur du vent », véhicule prudemment l\u2019attaché de presse de la FEUS, Guillaume Raymond.Les locataires de la Place des congrès ont reçu un avis écrit du propriétaire les informant de possibles perturbations au cours de ces deux jours.Suggestion leur a été faite de libérer certains stationnements afin de prévenir le vandalisme.La Sûreté du Québec assure la sécurité du premier ministre dans tous ses déplacements sauf que le Service de police de Sherbrooke est maître d\u2019oeuvre sur son territoire.Les « verts » sont en appui aux « bleus ».Cette agitation sociale occasionne des déboursés importants pour les Sherbrookois.« Au quotidien, nous gérons avec les mesures que nous jugeons essentielles, en essayant de tout prévoir, et en recherchant le fragile équilibre entre « le juste assez, et pas trop ».Il n\u2019y aura toutefois pas de surprises pour mes supérieurs parce que je les tiens informés.Une fois la tempête passée, nous comptabiliserons tous les coûts et, sans qu\u2019il y ait de cachettes, nous rendrons des comptes en toute transparence aux citoyens.Cela ne me pose aucun problème ».Bon an, mal an, le SPS verse plus d\u2019un million de dollars en temps supplémentaire à ses membres.« Des déboursés en grande partie liés au remplacement de congés, de vacances ou pour défrayer les coûts d\u2019enquêtes d\u2019envergure et urgentes.La souplesse que nous avons obtenue dans la dernière convention collective nous permettait d\u2019escompter des économies, car nous pouvons maintenant recourir à des policiers temporaires pour les affectations de nuit.Comme nous sommes en début d\u2019année financière, cette marge de manoeuvre pourrait nous permettre d\u2019absorber les dépenses supplémentaires sans dépassements budgétaires.Je ne peux l\u2019assurer, mais c\u2019est l\u2019objectif poursuivi », assure M. Labbé.Ce dernier précise que le territoire n\u2019est jamais laissé à découvert.« On ne pourrait pas demander aux préposés au 911 de répondre à un appel d\u2019urgence en disant qu\u2019on va s\u2019en occuper après une manifestation.Nos patrouilles de quartier restent en place.Nous suspendons par contre les activités de prévention et nos dix policiers de la division de la sécurité des milieux sont affectés aux secteurs perturbés ».Un budget de 31,6 M$ a été octroyé en 2012 au Service de police de Sherbrooke.S\u2019il y avait des dépassements pour contenir les débordements, la particularité de la « place rouge » suffirait-elle à obtenir de Québec une compensation semblable à celle que réclame la Ville de Montréal?Ne me dites pas qu\u2019il faudrait à notre tour aller manifester! Tenter de tout prévoir IMACOM, JESSICA GARNEAU Le directeur du SPS, Gaétan Labbé, assure qu\u2019il fournira en toute transparence les coûts de multiples interventions qui auront été nécessaires pour contenir les manifestations étudiantes.M. Labbé a présenté un rapport préliminaire cette semaine au directeur général adjoint, Claude Périnet, responsable des services à la communauté, et l\u2019a informé des mesures exceptionnelles prises en prévision des rassemblements des prochains jours.ARCHIVES LA TRIBUNE En mars 2005, une manifestation avait réuni 3000 personnes à Sherbrooke à l\u2019invitation de la Coalition de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSÉE, devenue la CLASSE).Les policiers avaient alors réussi à contenir la foule. La Tribune poursuit sa croissance et est encore plus populaire auprès de sa communauté ! Vous êtes 15% de plus à nous lire.75500 lecteurs Nadbank 2002* 80400 lecteurs Nadbank 2005* * Sherbrooke métropolitain.Lectorat total.Source : lectorat cumulatif 6 jours.18 ans et plus.81000 lecteurs Nadbank 2009* 92900 lecteurs Nadbank 2011* 2860131 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 5 6 6 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 [ ACTUALITÉS ] Grève étudiante .ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Une étudiante du Cégep de Sherbrooke conteste les façons de faire prises à l\u2019assemblée générale jeudi.Inscrite pour le vote, Marie-Kristine Hamel s\u2019est vu interdire l\u2019accès à la salle en pleine assemblée parce qu\u2019un amendement avait été adopté.Celui-ci stipulait que les étudiants ne pouvaient plus avoir accès à la salle à la délibérante, un des derniers points à l\u2019ordre du jour.La jeune femme se dit choquée d\u2019être privée de vote.Une fois inscrite, l\u2019étudiante en techniques d\u2019inhalothéra- pie a décidé de s\u2019absenter pour esquiver la période où les participants discutent des procédures et s\u2019expriment en plénière.« Les assemblées durent trois heures, mais ça pourrait durer une heure.Il y a beaucoup de procédures et de blabla pour rien. » « Quand j\u2019ai demandé à la personne qui s\u2019occupait de la sécurité où ça en était, il m\u2019a carrément renvoyée.Je n\u2019avais même pas droit à l\u2019information. » En entendant la conversation, des étudiants auraient rebroussé chemin.Le problème, souligne-t-elle, est que bien des étudiants s\u2019empêchent d\u2019aller voter parce qu\u2019ils ne veulent pas ou ne peuvent pas assister à une assemblée aussi longue.Elle estime que l\u2019issue du scrutin serait bien différente si les organisateurs dissociaient l\u2019assemblée du vote.Étudiante en troisième année, Marie-Kristine est inquiète pour la suite des choses.La matière, selon elle, ne pourra pas être trop comprimée : après tout, les étudiants en inhalothérapie sont appelés à travailler auprès de patients, fait-elle valoir.« Je ne comprends pas pourquoi ç\u2019a pu se faire.Le président aurait pu dire que c\u2019est irrecevable parce que c\u2019est antidémocratique.Voter, c\u2019est un droit civique (.) Il faut que ce soit dénoncé. » Selon elle, c\u2019est la première fois qu\u2019un tel amendement est voté.Elle estime que d\u2019autres façons de faire pourraient être mises en place, comme un scrutin par internet ou encore être étalé sur quelques heures, un peu comme des élections provinciales ou fédérales.La porte-parole de l\u2019Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS), Catherine Boudin, a réagi en mentionnant que limiter l\u2019accès à la salle à partir de la délibérante était un souhait de l\u2019assemblée.« Il a été proposé de faire un vote omnivox (via internet) et un référendum, mais les deux options ont été rejetées. » Pourquoi ne pas prévoir un temps précis pour voter?Pourquoi ne pas faire comme des élections provinciales afin de s\u2019assurer que tout le monde vienne voter?« En tant que membre du conseil exécutif, je n\u2019ai pas à me prononcer là-dessus.C\u2019est une décision de l\u2019assemblée générale.La démocratie a parlé », répond la porte-parole.VOTE AU CÉGEP DE SHERBROOKE La démocratie étudiante malmenée?MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les commerçants qui possèdent des locaux près du Delta, où le premier ministre Jean Charest loue ses bureaux, craignent que leurs clients n\u2019aient pas accès à leur entreprise lors des manifestations nationales annoncées pour lundi et mercredi.Par chance, jusqu\u2019ici, les nombreuses manifestations, tant étudiantes que celles des ambulanciers paramédicaux, ne leur ont pas trop nui.Les impacts les plus importants se font certainement sentir à la Banque Royale et au salon de coiffure et d\u2019esthétique Concept Glam.Ceux-ci sont situés sous la passerelle qui relie l\u2019hôtel et la tour à bureaux de l\u2019hôtel Delta.Dans les dernières semaines, la Banque Royale a dû, à plusieurs reprises, déployer un plan qui lui permette de diriger ses clients vers d\u2019autres succursales lorsque l\u2019accès à leurs locaux est rendu difficile par la présence de manifestants.« Nous avons été avertis que les manifestations de lundi et mercredi seraient plus grosses, mais nous n\u2019allons pas fermer nos bureaux parce que nous avons l\u2019obligation d\u2019offrir nos services à nos clients », explique la directrice de la succursale Place des congrès, Nathalie Martin.Malgré ces désagréments, ces derniers temps, il n\u2019est pas question pour la banque de déménager pour permettre un accès plus serein aux clients souvent confrontés, ces derniers temps, aux ambulanciers paramédicaux ou aux étudiants en grève.« Nous sommes ici depuis longtemps, depuis plus longtemps que les bureaux de Jean Charest », ajoute Mme Martin.Au salon de coiffure et d\u2019esthétique situé de l\u2019autre côté de la passerelle, la bonne humeur n\u2019était pas au rendez-vous non plus.Les gestionnaires du Delta ont « fortement conseillé » à la propriétaire de fermer ses portes lors de la manifestation de mercredi.Par chance, le salon est habituellement fermé le lundi, jour de la première sortie des étudiants.Au salon de coiffure et d\u2019esthétique, la bonne humeur n\u2019était pas au rendez-vous.Les gestionnaires du Delta ont « fortement conseillé » à la propriétaire de fermer ses portes lors de la manifestation de mercredi.Isabelle Sage, la propriétaire de l\u2019endroit, déplore la situation.« Si ça ne se prolonge pas trop, nous allons tolérer la situation.Mais il ne faudrait pas que ça se répète.Replacer les clients d\u2019une journée, c\u2019est quelque chose, mais les replacer pour deux ou trois jours, c\u2019est une autre affaire », explique-t-elle.Ces derniers mois, elle a vu de nombreux travailleurs et étudiants défiler, pancartes à la main, devant les bureaux de son célèbre voisin.« Jusqu\u2019à présent, les manifestations ont surtout eu lieu en début de semaine, journées où nous avons moins d\u2019heures d\u2019ouvertures, alors ce n\u2019était pas si mal.Notre salon est bien situé géographiquement, mais si la situation persistait, un déménagement serait quelque chose à considérer », assure-t-elle.Chez Sushi Shop, un restaurant situé plus loin dans le centre commercial, les précédentes manifestations n\u2019ont pas eu d\u2019impacts sur la clientèle.« Pendant certaines manifestations, il y a des gens qui viennent aux toilettes ou se chercher à boire ou à manger.Sinon, il n\u2019y pas d\u2019impact, nous avons toujours eu la même clientèle », font savoir deux des employées du restaurant, Vicky Poulin et Gabrielle Martin.Chez Bronzage Laguna, il y a peut-être eu une journée où les clients ont bougonné à propos des places de stationnements difficiles à trouver, mais point à la ligne.« On a été avisés qu\u2019il y aurait au moins une grosse manifestation la semaine prochaine, et qu\u2019il n\u2019y aurait pas vraiment grand-monde dans nos commerces », fait savoir Steven Lemay.Au restaurant Normandin, situé en contrebas du Delta, l\u2019incertitude règne quant au remue-ménage qu\u2019amèneront les manifestations nationales.« Jusqu\u2019à présent, il n\u2019y a pas eu de problème pour nous.Pour la manifestation de mercredi, on s\u2019attend à ce que ce soit bloqué partout autour et que ce soit difficile de venir au restaurant.Par contre, si les gens du coin se retrouvent à pied, peut-être qu\u2019on aura plein de clientèle?En tout cas, nous serons prêts pour les deux éventualités », affirme le gérant de l\u2019endroit, Daniel Pelletier.Des commercants victimes des manifestations IMACOM, MAXIME PICARD Des commercants de la Place des congrès situés près du bureau de Jean Charest craignent de devoir fermer les portes de leur entreprise lors de la manifestation de mercredi.EN GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE NE SONT PAS EN GRÈVE UN APERÇU DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES EN GRÈVE Possibilité de financement Accumulez vos milles de récompense Air Miles ! 2857320 Du 29 mars au 15 avril Nous PAYONS les TAXES PORTES FENÊTRES & MATÉRIAUX J.ANCTIL 3110, Route 222 Saint-Denis-de-Brompton 819 846-2747 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des gens l\u2019appuient est une très bonne nouvelle pour lui.» Toutefois, autant de répondants (61%) pensent que le gouvernement doit négocier avec les étudiants.Même ceux qui appuient la hausse des droits de scolarité veulent, dans une proportion de 38%, que le gouvernement convie les étudiants à la table de négociation.«Les gens veulent une sortie de crise, conclut M.Rivest.Ils veulent que ça se règle.C\u2019est très québécois de ne pas aimer la chicane.» La grève en est aujourd\u2019hui au 46e jour.Depuis une semaine, les étudiants ont multiplié les actions et les manifestations un peu partout dans la province.Le sondage a été mené auprès de 800 internautes les 28 et 29 mars, soit après que le premier ministre Jean Charest eut manifesté une timide ouverture à la bonification du programme d\u2019aide financière aux études.Jeudi, la ministre de l\u2019Éducation, Line Beauchamp, a pour la première fois laissé entendre qu\u2019elle était prête à renouer le dialogue, à la condition que les étudiants renoncent à réclamer le gel des droits de scolarité.Depuis plusieurs mois, tant Mme Beauchamp que le ministre des Finances, Raymond Bachand, se refusaient à tout dialogue au motif qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de discuter avec des gens qui ne veulent que le gel des droits de scolarité ou carrément la gratuité.Les étudiants doivent faire des compromis Si les Québécois sont fatigués du conflit, le sondage démontre par ailleurs qu\u2019ils veulent aussi que les étudiants mettent de l\u2019eau dans leur vin.L\u2019intransigeance dont certaines associations font preuve ne trouve pas d\u2019écho dans la population.Certaines associations ont en effet voté pour la grève générale illimitée tant que le gouvernement n\u2019aura pas totalement reculé sur la question de la hausse des droits de scolarité.Cette position reçoit très peu d\u2019appuis: seulement 8% des Québécois sont d\u2019avis que les étudiants ne devraient faire aucun compromis.Une majorité (57%) pense plutôt que les étudiants devraient accepter de faire certains compromis.Même les répondants qui sont contre la hausse des frais pensent, dans une proportion de 77%, que les étudiants devraient se montrer flexibles.Enfin, le tiers des gens pensent que les étudiants devraient tout simplement accepter la hausse des droits de scolarité et rentrer en classe.Les solutions Comment le gouvernement devrait-il dénouer la crise?La première option, c\u2019est la bonification du régime de prêts et bourses, croient 26% des répondants.Le premier choix d\u2019un autre quart des répondants, c\u2019est de soumettre les universités à une vérification comptable plus serrée.Le vice-président de CROP voit là un message clair à l\u2019intention des recteurs et des administrations des universités: «Les gens pensent qu\u2019il y a un ménage à faire là-dedans.» Les pertes financières qu\u2019ont essuyées les universités dans des projets immobiliers qui ont mal tourné ainsi que les indemnités de départ et les salaires élevés que touchent des cadres et des recteurs semblent avoir marqué la mémoire des gens.Parmi les autres propositions, une hausse moins marquée des droits de scolarité trouve écho chez 17% des répondants.Un Québécois sur six (15%) pense par ailleurs que les étudiants devraient rembourser leurs prêts et bourses s\u2019ils ne travaillent pas au Québec une fois diplômés.(La Presse) SONDAGE CROP - LA PRESSE Pour la hausse.et la négociation PASCALE BRETON MONTRÉAL \u2014 Un futur médecin devrait-il payer davantage pour sa formation qu\u2019un enseignant?Les deux tiers des Québécois croient que oui.Près de la moitié (45%) des répondants au sondage estiment que les droits de scolarité devraient varier selon le coût réel de la formation reçue et l\u2019espérance de revenu par la suite, et un Québécois sur cinq (21%) croit que les droits devraient varier en fonction du domaine d\u2019étude seulement.Les deux propositions reçoivent donc l\u2019approbation des deux tiers des répondants.«Il y a une tendance de fond, actuellement: les gens sont de plus en plus d\u2019accord avec l\u2019idée de l\u2019utilisateur-payeur», observe le vice-président de CROP, Youri Rivest.Cette idée de moduler les droits de scolarité en fonction des programmes a notamment été présentée dans des recherches du Centre interuniversi- taire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), le gouvernement l\u2019a rejetée.Le sondage révèle toutefois que le quart des Québécois sont d\u2019avis que les droits de scolarité doivent continuer d\u2019être les mêmes pour tous, peu importe le programme ou le revenu que touchera plus tard le diplômé.(La Presse) Payer en fonction de son programme d\u2019études Que pensez-vous de la proposition du gouvernement du Québec de hausser de 1625$ sur cinq ans les frais de scolarité à l\u2019université ?Tout à fait / plutôt d\u2019accord 61 % Tout à fait d\u2019accord 30 % Plutôt d\u2019accord 31 % Plutôt / Tout à fait en désaccord 39 % Plutôt en désaccord 25 % Tout à fait en désaccord 14 % Le gouvernement devrait-il négocier avec les étudiants ?Oui 61 % Non 39 % Même les répondants qui sont contre la hausse des frais pensent, dans une proportion de 77%, que les étudiants devraient se montrer flexibles. carrefourdelestrie.com VENDREDI 6AVRIL SAMEDI 7 AVRIL Chasse aux oeufs Mail Sports Experts 10 h à 12 h 13 h à 16 h Joyeuses Pâques! DU 29MARS AU 7 AVRIL ANIMATION Nousseronsfermés ledimanche8avril,et ouvert le lundidePâques de9h30à17h30 8 8 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 [ ACTUALITÉS ] .RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pendant que la situation est sous contrôle au Mali à la suite du coup d\u2019État réalisé la semaine dernière, le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke profite de l\u2019opportunité pour rapatrier au pays les 16 volontaires qui se trouvaient dans ce pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Le 22 mars dernier, la junte militaire a renversé le président Amadou Toumani Touré en prenant d\u2019assaut le palais présidentiel situé dans la capitale Bamako en l\u2019accusant d\u2019incompétence dans la lutte contre la rébellion touareg et les groupes islamistes dans le nord du pays.Étant donné la présence de volontaires dans ce pays, le CSI a mis en place une cellule de crise.Le CSI assure que ses volontaires de l\u2018École de politique appliquée de l\u2019Université et du programme Québec sans- frontière (QSF) sont en sécurité dans les villages où ils séjournent.« La situation à Bamako demeure imprévisible, alors nous avons choisi de rapatrier nos volontaires de manière préventive.Jamais la sécurité de nos volontaires n\u2019a été compromise.Nous avons averti les familles de nos volontaires qu\u2019ils reviendront au pays au début de la semaine prochaine.Nous avons procédé à l\u2019achat de billets de retour jeudi dernier.Ce sont des déboursés supplémentaires, mais cette question était bien secondaire », explique le directeur du CSI, Marco Labrie.La CSI a pris la décision de rapatrier ses volontaires la veille de la consigne émise hier par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada d\u2019inviter ses résidents à quitter le Mali pendant que les transports commerciaux sont disponibles.« Avec notre partenaire au Mali, nous avons organisé toute la logistique pour le déplacement.Les stagiaires seront reconduits directement à l\u2019aéroport à partir de la brousse », mentionne le directeur du CSI.Le mandat de ces volontaires tirait à sa fin et il ne restait plus que le séjour culturel dans le pays qui avait déjà été annulé étant donné la situation dans le pays.Ils devaient revenir au Canada sur des vols les 9 et 13 avril prochains.« Nous allons demeurer actifs avec notre partenaire Kilabo.D\u2019autres volontaires doivent partir à la fin juin au Mali.Les formations continuent, mais nous suivons la situation de près afin de nous assurer que les stages puissent se dérouler dans des conditions sécuritaires », soutient Marco Labrie du CSI.Les volontaires se trouvaient dans des villages ruraux à plus de 250 km de la capitale où il n\u2019y avait aucun danger.Des consignes strictes de ne pas quitter les villages où ils étaient accueillis avaient été transmises.Situation politique au Mali La junte militaire a annoncé cette semaine l\u2019adoption d\u2019un « acte fondamental » destiné selon elle à garantir « un État de droit » et une « démocratie pluraliste ».Le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l\u2019État (CNRDRE, junte) « a adopté l\u2019acte fondamental constitué de quelque 70 articles qui, durant la période de transition, « sera exécuté comme Constitution de l\u2019État », indique le texte lu par un militaire sur les ondes de la télévision publique.Le CSI rapatrie ses volontaires du Mali JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Plusieurs projectiles provenant de carabine à plomb ont été tirés en direction de commerces situés à Magog au cours des dernières semaines.La Régie de police Memphrémagog a ouvert une enquête.D u r a n t l e d e r n i e r mois, la Régie de police Memphrémagog a reçu au moins six plaintes en lien avec des vitres ou vitrines endommagées par des tirs de carabine à plomb.Les plaintes concernent principalement des établissements des rues Sherbrooke et Merry Nord.Les dommages s\u2019élèvent à plusieurs milliers de dollars.La Régie invite la population à lui transmettre toute information susceptible de l\u2019aider à retracer le ou les malfaiteurs.Il est possible de s\u2019adresser aux enquêteurs en composant le 819 843-3334 ou encore de téléphoner à Info-Crime au 1 800 711-1800.Des plombs tirés en direction de commerces à Magog ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Marco Labrie est directeur du Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke. 9 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 9 [ ACTUALITÉS ] .C\u2019est un peu beaucoup grâce à Claude Rousseau que la ville de Québec aura son nouveau Colisée et qu\u2019elle aura la possibilité de retourner dans la Ligue nationale de hockey, peut-être plus tôt qu\u2019on le pense.Si Claude Rousseau n\u2019avait pas réussi, à la demande du maire Régis Labeaume, à trouver une solution au budget de construction, qui gonflait à vue d\u2019œil \u2014 on parlait de 570 millions $ alors qu\u2019il ne devait pas dépasser 400 $ millions \u2014 le projet serait peut-être déjà mort et enterré.Véritable tour de force, dit- on depuis dans la région de la Vieille Capitale, qui fait d\u2019ailleurs de Claude Rousseau l\u2019une des personnes les plus respectées dans son milieu.Bien des Sherbrookois, qui ont eu la chance de connaître Claude Rousseau lorsqu\u2019il s\u2019est amené à Sherbrooke pour prendre en charge pendant quelques années le chapitre estrien de la compagnie Bell, ne sont pas étonnés de son cheminement et de ses réussites.Le principal intéressé confesse, quant à lui, qu\u2019il met tout simplement en pratique dans la région de la Vieille Capitale ce qu\u2019il a appris à Sherbrooke.« La région de Sherbrooke a marqué ma carrière pour plusieurs raisons », confie Claude Rousseau, qui n\u2019avait que 28 ans lorsqu\u2019il s\u2019est amené en Estrie.Il en a aujourd\u2019hui 50.« Je me rappelle que deux personnes m\u2019avaient téléphoné pour me souhaiter la bienvenue à Sherbrooke : Lynn Charpentier, qui était impliquée beaucoup à la Chambre de commerce, et Jean Perrault, qui travaillait au Cégep à l\u2019époque et qui voulait que Bell s\u2019implique comme commanditaire dans son fameux Défi à l\u2019entreprise\u2026 », rappelle-t-il en riant.Claude Rousseau venait de se marier et le couple a immédiatement acheté le dernier terrain disponible sur la rue Rousseau, dans le quartier Nord, pour s\u2019y faire construire une maison.« Claude s\u2019amusait à dire que c\u2019est parce qu\u2019il s\u2019impliquait dans sa communauté que la Ville avait décidé de donner son nom à une rue\u2026 », rappelle avec humour Serge Audet qui allait plus tard être recruté par Claude Rousseau chez Bell.Il lui a même succédé lorsque celui-ci est devenu vice-président national.« J\u2019ai découvert à Sherbrooke une ville, une région et des gens extraordinaires, poursuit Claude Rousseau.J\u2019ai vu des gens d\u2019affaire se prendre en main et ne pas attendre après les autres pour réaliser leurs projets.C\u2019est ce que l\u2019on fait aussi à Québec.Je n\u2019ai jamais oublié la Table de la fierté qui avait été mise sur pied au début des années 90 alors que la région de Sherbrooke traversait une période plus difficile.Les représentants des plus grands employeurs de la région s\u2019étaient investis.Bell était de ceux-là.Nous nous étions repris en main, sans attendre après qui que ce soit. » De retour dans sa région natale de Québec en 2008 au terme d\u2019une carrière de 28 ans chez Bell, Claude Rousseau se joint à la famille Tanguay, qui s\u2019illustre dans le monde des affaires et du sport.Il devient président du groupe Remparts de Québec, qui inclut l\u2019équipe de hockey junior dirigée par Patrick Roy, l\u2019équipe Blizzard midget AAA, le Challenge de tennis Bell et la station de radio CHRC.En 2009, Claude Rousseau est nommé par le premier ministre Jean Charest chef d\u2019Équipe Québec, organisme qui a pour mandat d\u2019analyser les infrastructures de la capitale dans la perspective d\u2019une candidature olympique.Il a quitté lorsque Québec a décidé de ne pas être candidate pour les Jeux de 2022.C\u2019est au moment où il se trouvait en vacances pour un week-end en Floride avec son épouse, le mois dernier, que Claude Rousseau a reçu un appel à l\u2019aide du maire Régis Labeaume.« Nous magasinions pour une maison en Floride et j\u2019avais promis à mon épouse de fermer mon téléphone pour le week-end.Quand j\u2019ai constaté que ma boîte de messages était pleine, j\u2019ai pensé qu\u2019il valait mieux prendre mes messages.C\u2019est à ce moment que j\u2019ai trouvé celui du maire Labeaume\u2026 », raconte le principal intéressé.Claude Rousseau et son épouse n\u2019ont toujours pas de maison en Floride.Québec, elle, l\u2019aura son nouvel amphithéâtre.Un séjour bénéfique à Sherbrooke pour le sauveur du Colisée ARCHIVES, LE SOLEIL Si Claude Rousseau (à gauche) n\u2019avait pas réussi, à la demande du maire Régis Labeaume, à trouver une solution au budget de construction qui gonflait à vue d\u2019œil, le projet serait peut-être déjà mort et enterré.MARIO GOUPIL CHRONIQUE mario.goupil@latribune.qc.ca 7003 #1 chemin St-Élie Sherbrooke 819.575.9991 2866501 Rabais printaniers jusqu\u2019au 14 avril 2012 256, rue du Domaine, Ascot Corner, SUR RÉSERVATION : 819 346-0852 PRODUITS D\u2019ÉRABLE DISPONIBLES REPAS DE CABANE À SUCRE 1er mars jusqu\u2019à la fin avril SALLE DE RÉCEPTION 300 personnes www.erabliere-sanders.com BRUNCH « Sleigh ride » (disponible sur demande) On mange de la tire sur la neige et à l\u2019intérieur! 2832047 Résultats des tirages du : Jour Mois Année Signe - - - En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.lotoquebec.co m lotoquebec lotoquebec.co m uebec.com lotoquebec.com lotoquebec.com COMPL.(C) 6 Ford Escape 2012 hybrides (ou 45 000 $)* (non décomposables) * Le gagnant d\u2019un Ford Escape 2012 hybride pourra choisir entre le véhicule ou un montant en argent de 45 000 $.Il est à noter que le lot doit être réclamé dans l\u2019année suivant la date du tirage.153A806 434A266 791A053 380A768 450A952 968A549 922720 17 516 5951 28 AOÛT 04 BALANCE 1782286 02 03 05 06 10 11 13 15 18 24 30 45 53 56 57 58 61 66 67 70 12 15 20 22 2012-03-30 03 11 12 19 35 45 47 13 Manon Thibodeau devient directrice des services aux familles à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie.Monsieur François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, est fier d\u2019annoncer la nomination de madame Manon Thibodeau au poste de directrice des services aux familles.Dans un milieu funéraire qui redéfinit ses repères, il importe d\u2019accorder une importance toute particulière à l\u2019accompagnement et au soutien des familles.Cette nomination s\u2019inscrit dans la volonté de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie de toujours améliorer et adapter sa prestation de service.Diplômée de l\u2019Université de Sherbrooke en rédaction-communication et en gestion des ressources humaines, madame Thibodeau compte plus de dix ans d\u2019expérience en gestion, organisation d\u2019événements et planification du travail.Grandement impliquée dans le réseau communautaire et des affaires de la région, madame Thibodeau occupait, jusqu\u2019à maintenant, le poste de directrice régionale de la Fondation des maladies du coeur.« Je suis très enthousiaste de rejoindre le milieu de la Coopérative funéraire et d\u2019oeuvrer au sein d\u2019une équipe professionnelle et motivée », nous confiait madame Thibodeau.Vous pouvez rejoindre madame Manon Thibodeau en composant le 819 565-7646 ou, par courriel, en lui écrivant à l\u2019adresse : mthibodeau@coopfuneraire.com 2865370 Nomination 10 10 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 [ ACTUALITÉS ] Santé .JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019infectiologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke et professeur à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019Université de Sherbrooke, le Dr Jacques Pépin, a reçu jeudi soir le Prix de la personnalité internationale de l\u2019année offert par le Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal.Celui qui est également chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS a reçu ce prix pour la publication en 2011 de son livre The Origins of AIDS publié aux Presses de l\u2019Université de Cambridge qui a transformé la compréhension de l\u2019origine de la pandémie du VIH et du sida.« Pour moi, ce prix souligne le travail et les efforts consentis à mes recherches sur les origines du sida et du VIH.Cette démarche m\u2019a amené à élucider les facteurs qui ont permis l\u2019émergence du VIH et du sida.Publier ce livre était non seulement une obligation morale vis-à-vis les 33 millions de victimes, mais aussi une façon d\u2019en tirer des leçons utiles pour l\u2019avenir», a laissé savoir l\u2019heureux récipiendaire.Manon Barbeau, cinéaste de documentaire et fondatrice du Wapikoni mobile, Daniel Bellemare, ancien procureur du Tribunal spécial pour le Liban, Marguerite Mendell, économiste et directrice de l\u2019Institut Karl Polanyi de l\u2019Université Concordia, ainsi que l\u2019entreprise Moment Factory, spécialisée en conception et production d\u2019environnements multimédias, étaient aussi en lice pour ce prix.« Pour moi, ce prix souligne le travail et les efforts consentis à mes recherches sur les origines du sida et du VIH. » « Son intérêt scientifique, son angle d\u2019approche original et sa rigueur méthodologique ont permis au Dr Pépin de faire cette percée remarquable dans la compréhension des causes de l\u2019épidémie de VIH.Ce prix décerné par le CÉRIUM est tout à son honneur », a indiqué le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019UdeS, Pierre Cossette.Le Prix de la personnalité internationale de l\u2019année est remis chaque année à un individu s\u2019étant distingué par sa contribution exceptionnelle à la production d\u2019un savoir ou d\u2019un savoir-faire utile à la communauté internationale, tout en contribuant au rayonnement des savoirs québécois ou à l\u2019établissement de passerelles entre les Québécois et l\u2019étranger.Le Dr Jacques Pépin, personnalité internationale de l\u2019année SHERBROOKE \u2014 Pour l\u2019ensemble de son oeuvre, la directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Patricia Gauthier, a été honorée par les autres directeurs généraux des établissements de santé et de services sociaux du Québec, jeudi soir lors du congrès annuel tenu au Hilton Bonaventure de Montréal.Après avoir passé 37 ans dans le monde de la gestion hospitalière, et ce, dans cinq établissements de soins spécialisés et universitaires, dont sept ans comme cadre intermédiaire, 23 en tant que directrice et bientôt huit ans comme directrice générale du CHUS, Patricia Gauthier a reçu le prix Raymond-Carignan pour avoir notamment eu la préoccupation constante de bonifier les façons de faire, l\u2019organisation, les partenariats et le mieux?être des patients.Ses talents, ses intérêts pour les patients, les ressources humaines, le réseautage et le transfert des connaissances, ainsi que ses grandes qualités de leader ont fait d\u2019elle une gestionnaire et une directrice hors pair selon l\u2019Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.« Normalement, on remet ce genre de prix à des gens qui ont non seulement une longue carrière derrière eux, mais qui s\u2019approchent aussi de la fin de carrière et ce n\u2019est pas mon cas.Ce fut un beau moment de reconnaissance par mes pairs, mais je considère que ce prix revient à l\u2019ensemble de l\u2019Estrie et à tous les directeurs généraux des différents établissements puisque nous partageons tous la même mission, soit celle d\u2019assurer le meilleur service possible aux patients », confie Mme Gauthier.Selon elle, ce serait surtout grâce à son souci du partenariat que ses pairs l\u2019ont désignée comme étant la récipiendaire de cet honneur.« Ce souci de partenariat m\u2019a toujours animée et je crois que ma passion se traduit dans le travail de nos différentes équipes de chercheurs, de médecins et d\u2019autres employés.Le respect et l\u2019écoute sont deux éléments qui me tiennent aussi à coeur.J\u2019ai toujours écouté les bénévoles, employés et syndicats », souligne la directrice générale du CHUS.« Je considère que ce prix revient à l\u2019ensemble de l\u2019Estrie et à tous les directeurs généraux des différents établissements. » Rappelons que cette dernière est arrivée à un moment important de l\u2019histoire du CHUS, avec la création de ce Réseau universitaire intégré de santé de Sherbrooke permettant d\u2019offrir des soins surspécialisés aux citoyens du Centre?du?Québec et d\u2019une partie de la Montérégie.Et tout cela dans un contexte de rareté de main?d\u2019oeuvre et d\u2019accroissement des besoins de la population.« Patricia Gauthier a réussi des tours de force que plusieurs envient, et ce, sans se placer elle?même devant les projecteurs, une distinction qui lui est propre et qui la rend encore plus grande aux yeux de tous, admet Jacques Fortier, président du conseil d\u2019administration du CHUS.Elle est douée d\u2019une force tranquille qui mène ses troupes, ou toutes personnes cheminant avec elle, vers les plus hauts sommets.Il va sans dire que son savoir?être et son savoir?faire sont une source constante d\u2019inspiration pour tous. » \u2014 Jérôme Gaudreau Patricia Gauthier honorée par ses pairs COLLABORATION SPÉCIALE La directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Patricia Gauthier, a mis la main sur le prix Raymond- Carignan jeudi soir. L\u2019AssociationdesconcessionnairesChevroletduQuébecsuggèreauxconsom m ateursdelirecequisuit.Offresd\u2019uneduréelim itée,réservéesauxparticuliersets\u2019appliquantauxm odèlesneufs2012suivants:Sonic(1JU69/1SA)etCruze(1PJ69/1SA).Lesm odèlesillustréspeuventcom prendrecertainescaractéristiquesoffertesenoptionàuncoûtadditionnel.1.Consom m ationétablieselonlam éthodologieapprouvéeparTransportsCanadapourlaSonic avecm oteurde1,8Letboîtem anuelle5vitessesainsiquepourlaCruzeavecm oteurde1,4Letboîtem anuelle6vitessesspécifiqueaum odèleECO avecsurm ultipliéeàtroiscônes.Votreconsom m ationréelledecarburantpeutvarier.2.Prixàl\u2019achatde15740$pourlaberlineSonicetde17150$pourlaCruze.Paiem entsm ensuelsbaséssurunelocationde60m ois,àuntauxdelocationde2,9% .SurapprobationdecréditdelaFinanciaLinxCorporation.Transport(1495$)inclus.Im m atriculation,assurance,fraisliésàl\u2019inscriptionauRDPRM ,droitsettaxesensus.Lim iteannuellede20000km ;0,16$parkilom ètreexcédentaire.Lesversem entsm ensuelspeuventvarierselonlavaleurduversem entinitialouduvéhiculed\u2019échange.Prem ièrem ensualitéexigibleàlalivraison.Aucundépôtdesécuritérequis.3.Financem entàl\u2019achatde0% offertsurapprobationdecréditdesServicesdefinancem entTD pendant 72m oissurSonicetCruze2012deChevrolet.Lestauxdesautresinstitutionsfinancièresvarient.Unversem entinitial,unéchangeet/ouundépôtdesécuritépeuventêtrerequis.Leversem entm ensueletlecoûtducréditpeuventvarierselonlem ontantem pruntéetleversem entinitial/échange.Exem ple:basésurunfinancem entde15000$àuntauxannuelde0% ,lepaiem entm ensuelestde247.11$pour72m ois.Lecoûtd\u2019em pruntestde0$,etl\u2019obligation totaleestde15000$.L\u2019offrenecom porteaucunpaiem entd\u2019intérêts.L\u2019offres\u2019adresseuniquem entauxparticuliersadm issibles.Certainesconditionss\u2019appliquent.*Lesétudiantsoulesdiplôm ésrécentssontadm issiblesàunrabaisde500$(taxesincluses)applicableàl\u2019achatouàlalocationd\u2019uneSonicouCruze2012neuveadm issiblelivréeentrele4janvier2012etle3janvier2013.Levéhiculedoitêtreim m atriculéuniquem entaunom dudem andeur (m aislescontratspeuventêtrecosignés)pendantunm inim um de6m oiset12000km .Détailsduprogram m echezvotreconcessionnaire,ycom prisl\u2019adm issibilitédesdem andeursetdesvéhicules.CesoffressontexclusivesauxconcessionnairesduRM AB Québec(excluantlarégiondeGatineau-Hull)etnepeuventêtrecom binéesavecaucuneautreoffreniaucunautreprogram m eincitatifd\u2019achat,àl\u2019exceptiondesprogram m esdeLaCarteGM ,deprim e pourétudiantsetdeGM M obilité.LaGM CLseréserveledroitdem odifier,deprolongeroudesupprim ercesoffrespourquelqueraisonquecesoit,entoutouenpartie,àtoutm om entetsanspréavis.Leconcessionnairepeutvendreouloueràprixm oindre.Unecom m andeouunéchangeentreconcessionnairespeutêtrerequis.Pourdeplusam plesrenseignem ents,passezchezvotreconcessionnaire,com posezle1800463-7483ouvisitezgm .ca.CRUZE LS 2012 \u2022 10 sacs gon?ables de série \u2022 Freins ABS aux 4 roues \u2022 Système StabiliTrakMD et antipatinage LOCATION 60 MOIS 1 195 $de comptant ou échange équivalent.Comprend le transport.179$2 par mois Modèle LTZ illustré Modèle LTZ illustré LOCATION 60 MOIS 1 195 $de comptant ou échange équivalent.Comprend le transport.195$2 par mois SONIC berline LS 2012 \u2022 Système StabiliTrakMD et antipatinage \u2022 Téléphonie BluetoothMD de série \u2022 Moteur ECOTEC de 1,8 L développant 138 ch L\u2019ÉCONOMIE D\u2019ESSEN CE AVANT TOUT.Sonic : 5,6 L/100 km sur rout e Cruze ECO : 4,9 L/100 km sur route1 offreschevrolet.ca Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 11 12 12 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 EN BREF SAINT-HYACINTHE \u2014 La jeune mère dont le bébé a été attaqué à mort par un chien husky a finalement plaidé coupable à une accusation réduite de négligence criminelle ayant causé la mort, hier, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.La jeune femme, qui avait 17 ans au moment des faits, était accusée d\u2019homicide involontaire.En juin 2010, son poupon de 21 jours avait été mordu à mort par un chien husky alors qu\u2019il était sans surveillance.La jeune mère ainsi que sa propre mère étaient sorties fumer à l\u2019extérieur du logement et avaient laissé le bébé dans un landau au sol.Les représentations sur sentence auront lieu devant le tribunal de la jeunesse de Saint- Hyacinthe, le 12 juin prochain.La jeune femme purge actuellement une peine de 60 jours de prison après avoir été trouvée coupable d\u2019entrave à la justice.Elle avait incité sa mère à se parjurer.\u2014 La Presse Canadienne Bébé attaqué par un chien: la mère plaide coupable OTTAWA \u2014 Le premier ministre Stephen Harper a perdu un autre directeur des communications.Angelo Persichilli, qui occupait ce poste depuis le mois de septembre, a annoncé sa démission hier.L\u2019ancien chroniqueur politique de 63 ans a dit de son emploi qu\u2019il était «un poste prestigieux qui exige un effort extrêmement intense et de très longues heures», et qu\u2019«à un certain âge, ce n\u2019est pas une option durable».La nomination de M.Persichilli, en août dernier, avait suscité de vives réactions au Québec, puisque le directeur des communications du premier ministre canadien ne parlait pas français.On lui avait également reproché d\u2019avoir déjà écrit qu\u2019il y avait trop de francophones au Parlement et dans la fonction publique fédérale.Il avait aussi déjà dénoncé, dans une chronique au Toronto Star, les «lamentations agaçantes» du Québec face au traitement que lui réserve le reste du Canada.Dans sa lettre de démission, M.Persichilli a qualifié l\u2019opportunité de travailler pour Stephen Harper d\u2019«honneur».Il demeurera en poste jusqu\u2019à ce que son successeur soit nommé.Il est le septième directeur des communications de Stephen Harper.Six d\u2019entre eux ont occupé ce poste depuis que M.Harper a été élu premier ministre en 2006.\u2014 La Presse Canadienne Le directeur des communications de Stephen Harper démissionne CHRISTIANE DESJARDINS MONTRÉAL \u2014 Même si l\u2019enseignante Tania Pontbriand était souvent vue en compagnie d\u2019un de ses élèves, le directeur de l\u2019école secondaire Rosemère ne s\u2019en est pas inquiété.C\u2019est lorsque la mère du garçon est venue se plaindre qu\u2019il a réalisé la singularité de la situation.C\u2019est ce qui se dégage du témoignage que l\u2019ex-directeur de l\u2019école Rosemère, Alain Guay, a rendu hier au procès de Tania Pontbriand.La femme de 41 ans est accusée d\u2019avoir agressé sexuellement un garçon et d\u2019avoir eu des contacts sexuels avec lui alors qu\u2019elle était en position d\u2019autorité.Les faits seraient survenus entre 2002 et 2004, alors que Mme Pontbriand enseignait l\u2019éducation physique et le leadership à cette école anglophone.Elle avait 32 ans, et le garçon, que nous appellerons Félix, avait 15 ans au début.Il soutient avoir eu de 200 à 300 relations sexuelles avec Mme Pontbriand.Hier, M.Guay a décrit Mme Pontbriand comme une excellente enseignante, très engagée et qui n\u2019avait jamais eu de problème de discipline.En mars 2003, la mère de Félix est cependant allée voir le directeur pour se plaindre du fait que l\u2019enseignante entretenait des liens trop étroits avec son fils.La mère, elle-même enseignante, n\u2019a pas voulu porter plainte officiellement, car elle ne voulait pas nuire à Mme Pontbriand.Mais elle voulait que la relation cesse.Surprise À la suite de cette rencontre, le directeur a convoqué Mme Pontbriand.« J\u2019ai dit : la mère veut que la relation cesse.Mme Pontbriand semblait surprise », a expliqué M. Guay.Mme Pontbriand est revenue voir le directeur un peu plus tard, avec une lettre de 10 pages qui détaillait ses relations avec l\u2019élève.Leurs familles étaient amies de longue date, disait-elle.« Je lui ai dit : moi je ne suis pas inquiet, mais je suis concerné.Ça peut donner l\u2019impression qu\u2019il y a autre chose », a signalé M.Guay.Le directeur affirme par ailleurs qu\u2019il a offert à la mère de changer l\u2019élève de classe afin qu\u2019il ne soit plus avec Mme Pontbriand.La mère a refusé, car son fils voulait rester avec l\u2019enseignante, mais elle a insisté pour qu\u2019ils ne se voient pas à l\u2019extérieur de l\u2019école.On sait par le témoignage de Félix (aujourd\u2019hui âgé de 25 ans et universitaire) qu\u2019il en voulait beaucoup à sa mère à cette époque.Il la voyait comme une ennemie qui voulait briser sa relation avec Mme Pontbriand.Le procès reprendra en mai.(La Presse) PROCÈS DE L\u2019ENSEIGNANTE TANIA PONTBRIAND Le directeur n\u2019avait rien vu IVANOH DEMERS, LA PRESSE L\u2019ex-directeur de l\u2019école Rosemère, Alain Guay, a témoigné lors de l\u2019ouverture du procès de l\u2019enseignante Tania Pontbriand.La femme de 41 ans est accusée d\u2019avoir agressé sexuellement un garçon et d\u2019avoir eu des contacts sexuels avec lui alors qu\u2019elle était en position d\u2019autorité.[ ACTUALITÉS ] . 304076 Location - VEntE www.remorqueslaroche.com 819 846-2622 t!u\"es gr#$deurs !uver\"es !u fermées 13 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 13 [ NATIONAL ] .TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 La protectrice du citoyen, Raymonde Saint- Germain, est «vivement préoccupée» par l\u2019impact du manque de services de soutien à domicile sur la sécurité et la qualité de vie de personnes âgées et handicapées.Son rapport d\u2019enquête rendu public hier démontre que, contrairement à ce qu\u2019affirme le gouvernement Charest, les compressions budgétaires grâce auxquelles il espère éliminer son déficit touchent bel et bien des services à la population, en l\u2019occurrence le soutien à domicile.Elle déplore le «manque d\u2019accessibilité» de ces services d\u2019assistance personnelle (alimentation, soins d\u2019hygiène) et d\u2019aide domestique.Selon elle, le gouvernement Charest a adopté en 2003 une politique de soutien à domicile sans dégager les sommes nécessaires pour la mettre en application.Elle conclut que les agences et les centres de santé et de services sociaux «ne sont pas en mesure de respecter l\u2019esprit de cette politique».«Faute de moyens, les instances locales ont dû développer des pratiques qui privent les usagers des services nécessaires pour répondre à leurs besoins», affirme-t-elle.Elles ont ainsi reporté «totalement ou partiellement le fardeau sur les aidants naturels», qui souffrent souvent d\u2019épuisement.Elles ont contribué à la surcharge du système de santé: des personnes sont obligées de rester durant de longues périodes parfois plus d\u2019un an dans des unités de soins de courte durée ou de réadaptation.Selon Mme Saint-Germain, les principaux problèmes sont «l\u2019insuffisance des heures de services allouées en fonction des besoins et les délais à recevoir des services».L\u2019attente peut durer plus d\u2019un an.Au cours des dernières années, les agences et les centres de santé ont adopté des règles qui dérogent à la politique de 2003.Par exemple, ils ont instauré des plafonds d\u2019heures de services «souvent en deçà des besoins évalués».Ils ont créé de «nouveaux critères» qui excluent certaines personnes.Ils se disent incapables de respecter la politique en raison de «la nécessité de répondre à l\u2019objectif financier du Ministère dans l\u2019atteinte du déficit zéro».«Nous constatons que cet objectif financier compromet le maintien à domicile d\u2019une clientèle vulnérable», lit-on dans le rapport.La protectrice du citoyen a ouvert cette enquête à la suite d\u2019une augmentation du nombre de plaintes sur les services de soutien à domicile (89 en 2009- 2010, 142 au cours des 9 premiers mois de 2011-2012).(La Presse) SOINS À DOMICILE DES AÎNÉES Québec semoncé pour le manque de soutien QUÉBEC \u2014 L\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) pourrait bientôt prendre l\u2019initiative d\u2019enquêter au lieu d\u2019attendre les plaintes des citoyens.Même si la loi le lui permet, l\u2019Office utilise «très, très peu» ce pouvoir, avoue son porte-parole, Martin Bergeron.Les inspecteurs ne peuvent choisir eux-mêmes leurs cibles et ouvrir des dossiers.Ils doivent d\u2019abord avoir un mandat en ce sens du conseil l\u2019Office, ce qu\u2019ils n\u2019ont pas, confirme M.Bergeron.Cela pourrait toutefois changer bientôt.L\u2019Office a récemment retardé la publication d\u2019études sur la langue de commerce à Montréal.Elle doit les dévoiler ce printemps.Par la suite, un mandat sur la langue de commerce pourrait être donné aux inspecteurs.L\u2019Office a demandé plus de moyens à la ministre de la Culture, Christine St-Pierre.Hier, elle a annoncé la «création» de 43 postes, qui s\u2019ajoutent aux 26 qui ont été créés l\u2019automne dernier.Mais il s\u2019agit tout de même d\u2019une perte nette.L\u2019Office a perdu plusieurs employés à cause de la politique d\u2019attrition imposée par le Conseil du Trésor, qui ne remplace qu\u2019un employé sur deux lors des retraites.Il y avait aussi un gel d\u2019embauche depuis l\u2019été dernier.Résultat: à la suite des annonces de la ministre, l\u2019Office comptera 246 employés.Il en avait 251 en 2010-2011.«Pour la célébration, on va y aller doucement», a dit le critique du PQ en matière de langue, Yves-François Blanchet.En 2010-2011, l\u2019OQLF a reçu 3661 plaintes, soit 1000 de plus que l\u2019année précédente.Le quart de ces plaintes concernaient la langue d\u2019affichage des commerces.En entrevue avec La Presse, la présidente de l\u2019Office, Louise Marchand, a récemment prédit que le nombre de plaintes serait «dépassé largement» cette année.«On en attend plus de 4000», confirme M.Bergeron.Le nombre de plaintes a augmenté depuis la récente campagne publicitaire de l\u2019Office.Selon nos sources, cela aurait créé des tensions entre Mme Marchand et Mme St-Pierre.Mais seulement 2% des plaintes portées à l\u2019Office débouchent sur une poursuite.(La Presse) L\u2019OQLF pourrait bientôt montrer les dents Votre voiture ne rêve que demordre la route.Libérez sa puissance en gardant le contrôle grâce à la traction exceptionnelle et à la tenue de route supérieure des pneus BFGoodrichMD.Demandez à votre détaillant comment prendre le contrôle avec les pneus BFGoodrichMD et pro?tez de la performance unique sur laquelle vous, et votre voiture, pouvez compter.BFGoodrich, créateur du premier pneu de route à effectuer un virage à 1 G.g-ForceMC Sport COMP-2MC All-TerrainMC T/AMD KO AdvantageMC T/AMD Long TrailMC T/AMD TOUR facebook.com/BFGoodrichCanada Du 26 mars au 19 mai 2012 OBTENEZ UNE REMISE POSTALE DE 50$ À L\u2019ACHAT DE 4 PNEUS TOURISME OU CAMIONNETTE BFGOODRICHMD Consultez le formulaire de réclamation pour les détails.LIBÉREZ LA BÊTE 46130435561 .c n I u a e m o C s u e n P e D e c i v r e S S s u g n A e u r 3 3 1 8 2 9 3 - 2 3 8 ) 9 1 8 ( m o c .e l p m e x e .w w w e r u t r e v u o ´ d s e r u e H m p 0 0 : 4 - m a 0 0 : 8 n e V - n u L alignement suspension silencieux freins Votre garagiste de confiance 133, rue Angus Sud, EAST ANGUS 819 832-3928 Avis de convocation Caisse Desjardins du Nord de Sherbrooke Aux membres de la Caisse Desjardins du Nord de Sherbrooke Vous êtes, par la présente, convoqués à l\u2019assemblée annuelle de votre caisse qui aura lieu : ww Les membres pourront prendre connaissance du rapport annuel et du rapport du conseil de surveillance, décider de la répartition des excédents annuels, de l\u2019intérêt payable sur les parts permanentes et sur les parts de ristournes, adopter un budget pour certains placements, élire les membres du conseil d\u2019administration et du conseil de surveillance et traiter de tout autre sujet inscrit à l\u2019ordre du jour disponible sur le site Internet de la caisse.Deux périodes de questions sont également prévues, l\u2019une pour les questions destinées aux membres du conseil d\u2019administration et l\u2019autre pour les questions destinées aux membres du conseil de surveillance.ÉLECTIONS Veuillez noter que, lors des élections, est éligible toute personne physique qui est membre de plein droit, pourvu qu\u2019elle soit admise depuis au moins 90 jours et qu\u2019elle ne soit pas inéligible au sens de la Loi.Une candidature ne pourra être soumise à l\u2019assemblée générale que si un préavis, signé par un membre et contresigné par le candidat, et respectant les autres modalités prévues au Règlement de régie interne de la Caisse, a été remis avant la fermeture de la Caisse le 13 avril 2012.Des formulaires d\u2019avis de candidature, dont l\u2019usage n\u2019est pas obligatoire, sont disponibles à la Caisse.Tous les membres de la Caisse sont cordialement invités à participer à cette assemblée.qui se déroulera dans le respect des normes écoresponsables.Signé le 29 août 2011 Yves Thibault, secrétaire du conseil d\u2019administration Bienvenue à tous les membres! 2852574 Date : lundi 23 avril 2012 Heure : 19 h Endroit :Théâtre Granada 53, rueWellington Nord à Sherbrooke 14 14 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 [ ACTUALITÉS ] .JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les funérailles de Luka Dussault, victime d\u2019un accident d\u2019avion survenu le samedi 24 mars à Bury, se tiendront cet après- midi à 13 h en l\u2019église Saint- François-d\u2019Assise, tout juste avant l\u2019exposition du matin au salon funéraire Steve L.Elkas qui aura lieu de 10 h à 12 h 40.Luka Dussault, un jeune père de famille âgé de 35 ans et habitant Bury, était le pilote de l\u2019ultraléger motorisé dans lequel prenait place un ami, qui s\u2019en est finalement tiré avec des blessures mineures.L\u2019enquête se poursuit afin de déterminer la cause exacte de l\u2019écrasement Si l\u2019enquête se poursuit afin de déterminer la cause exacte de l\u2019écrasement, les policiers de la Sûreté du Québec admettent toutefois que l\u2019hypothèse de la défaillance mécanique a rapidement été écartée.Les funérailles de Luka Dussault se déroulent aujourd\u2019hui COLLABORATION SPÉCIALE Luka Dussault est décédé lors d\u2019un accident d\u2019avion survenu à Bury le 24 mars dernier.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca PLESSISVILLE \u2013 Un mois après l\u2019accident d\u2019autocar qui a coûté la vie de Maurice Turcotte et de Denise Jalbert- Doyon, il n\u2019était toujours pas possible de consulter le rapport des spécialistes de la Sûreté du Québec, ou à tout le moins d\u2019obtenir une bribe de conclusion sur ce qui a pu causer le drame.« Le travail n\u2019est pas terminé.Notre enquête n\u2019est pas encore complétée.Une fois que nous aurons tout rassemblé, nous soumettrons le document au Bureau du coroner afin qu\u2019il puisse faire son rapport », a indiqué la porte-parole de la SQ pour la Mauricie et le Centre-du- Québec, Éloïse Cossette.Encore un mois Sans donner d\u2019échéancier précis, la sergente a statué qu\u2019on pourrait bien avoir besoin d\u2019un autre mois afin de colliger toutes les informations, d\u2019informatiser les déclarations et de tirer les conclusions.À ce jour, nombre de témoins ont été rencontrés, dont le conducteur du véhicule et des dizaines d\u2019experts ont eu à intervenir sur le mastodonte, à la recherche de failles.Si des membres de la famille ont avancé au cours des dernières semaines que l\u2019état de l\u2019autocar n\u2019était pas en cause lors de l\u2019accident, la sergente Cossette estime que cette conclusion est encore hâtive.Nombreux experts « Beaucoup de personnes ont été mises à contribution.On a eu recours à des mécaniciens, des ingénieurs et d\u2019autres corps de métiers.Il y a toujours des choses à évaluer, des analyses à mener.Il est impossible de s\u2019avancer à ce moment-ci », a conclu la policière.Rappelons qu\u2019un autocar nolisé des Autocars de la Chaudière a effectué une sortie de route, le 3 mars dernier, alors qu\u2019il s\u2019apprêtait à prendre un virage sur la route 165 à la hauteur de Plessisville.Deux personnes ont été tuées et 51 autres ont été blessées lors de cet événement que plusieurs témoins ont rapidement attribué aux conditions météorologiques difficiles et à l\u2019état de la chaussée.ACCIDENT D\u2019AUTOCAR Le rapport policier se fait toujours attendre 15 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 15 [ ACTUALITÉS ] .NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca THETFORD MINES \u2014 Un mois après le tragique accident d\u2019autocar survenu sur la route 165 entre Thetford Mines et Plessisville, la vie reprend ses droits tant chez M. Turcotte que chez l\u2019organisatrice, Huguette Vachon.D\u2019ailleurs, au moment où vous lirez ces lignes, elle sera à bord d\u2019un autocar avec un groupe d\u2019amis.Surprenant?« Les gens tiennent à ce que je continue d\u2019organiser ces voyages », affirme Mme Vachon pour expliquer sa décision.Cette dernière qui organise de telles sorties depuis maintenant 30 ans, dont 20 ans en direction de casinos, avait affirmé qu\u2019elle y mettrait un terme.« En voyage, on est tous des amis.On s\u2019attache les uns aux autres.On a besoin les uns des autres », de dire Mme Vachon.Cette dernière souligne qu\u2019elle n\u2019est pas encore assez forte pour assurer l\u2019animation à bord.« Une bonne amie à moi va s\u2019en charger. » Blessée aux côtes, Mme Vachon refait lentement sa santé.« Des jours ça va, d\u2019autres moins. » Un mauvais film « Je revois souvent un film que je n\u2019aime pas.Mais il reste de beaux souvenirs.Je me souviens d\u2019être allée à l\u2019arrière de l\u2019autobus où se trouvait mon amie Denise et lui avoir fait la remarque qu\u2019il ne s\u2019agissait pas de sa place habituelle.Elle m\u2019a expliqué pourquoi et m\u2019a fait un beau sourire.Je suis retournée à l\u2019avant.C\u2019est la dernière fois que je l\u2019ai vue. » Passant beaucoup de son temps en physiothérapie depuis la tragédie, Mme Vachon a pris des nouvelles de tout son monde régulièrement.« Ce qui me peine, c\u2019est que deux personnes soient décédées.Il y en a qui sont pires que moi.Ils ont été blessés plus gravement.J\u2019espère que ces personnes n\u2019en garderont pas de séquelles. » L\u2019émotion sera sans doute au rendez-vous aujourd\u2019hui.Si Armand Turcotte perdait son frère Maurice dans cet accident, Mme Vachon déplorait la perte d\u2019une grande amie, Denise Jalbert-Doyon.Mais la vie continue.L\u2019attrait du voyage persiste pour Huguette Vachon NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca T H E T F O R D M I N E S \u2014 Lourdement éprouvé lors de l\u2019accident d\u2019autocar qui a fait deux morts et 46 blessés le 3 mars dernier, Armand Turcotte prend du mieux.Physiquement et moralement.Ayant subi une fracture de la clavicule lors de la tragédie, M. Turcotte se remet assez bien de sa blessure.« Ça a de l\u2019allure », affirme-t-il.« Je commence à sortir mon bras de l\u2019écharpe et à le laisser pendre.Je rencontre le médecin la semaine prochaine.J\u2019espère que je ne garderai pas de séquelles. » L\u2019accident survenu entre Saint-Ferdinand et Plessisville a coûté la vie à Denise Jalbert- Doyon, 70 ans, de Thetford Mines, et Maurice Turcotte, 67 ans, de Stratford, le frère d\u2019Armand Turcotte.M. Turcotte a vu son frère Maurice mourir sous ses yeux.Ce dernier s\u2019est frappé violemment la tête sur un coffre à bagages et s\u2019est cassé le cou.Il a été témoin d\u2019images d\u2019horreurs.« Ceux qui étaient à l\u2019avant de l\u2019autobus ont eu le temps de voir venir le coup.Pas nous. » Après avoir soutenu sur lui son épouse gravement blessée au dos, il a vu cette dernière prendre la route du centre hospitalier Enfant-Jésus de Québec craignant que la moelle épinière de cette dernière soit atteinte.Son beau-frère a dû être transféré au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).Finalement, l\u2019une de ses sœurs qui était du voyage a également été blessée au dos.Si son état de santé s\u2019améliore de jour en jour, M. Turcotte a une autre excellente raison de se réjouir.Hospitalisée depuis le 3 mars, son épouse devrait quitter l\u2019hôpital mercredi ou jeudi prochain.« Elle devrait revenir à la maison la semaine prochaine.Le danger de paralysie est écarté et elle a commencé à marcher toute seule à l\u2019aide d\u2019une marchette.C\u2019est vraiment plus encourageant », BLESSÉ DANS L\u2019ACCIDENT D\u2019AUTOCAR DU 3 MARS Armand Turcotte se rétablit bien ARCHIVES LA TRIBUNE Armand Turcotte reconnaît-il.Ce dernier n\u2019a que de bons mots pour le personnel du centre hospitalier.« Elle reçoit de très bons soins.Le personnel est très dévoué », affirme-t-il en ajoutant prendre des repas à la cafétéria avec son épouse.Rappelons que le groupe est parti de Saint-Georges-de- Beauce tôt le matin le 3 mars en direction du casino d\u2019Akwe- sasne, à Hogansburg dans l\u2019État de New York.L\u2019autocar a terminé son parcours dans le fossé dans une courbe de la route 165.Armand Turcotte a eu l\u2019occasion de prendre des nouvelles de certains compagnons et compagnes de voyage, directement et par l\u2019entremise de l\u2019organisatrice, Huguette Vachon.« J\u2019ai parlé avec quelques-uns d\u2019entre eux.Tout le monde a l\u2019air d\u2019aller assez bien.Certains sont en réadaptation.Mon épouse sera dans les dernières sinon la dernière à sortir de l\u2019hôpital. » Quant à son moral, Armand Turcotte est partagé.« Mon moral est bon.C\u2019est pas si pire », commence-t-il par dire.« Mais les souvenirs vont rester là.Les images reviennent continuellement.Le temps devrait faire le reste », estime-t-il.ARCHIVES LA TRIBUNE L\u2019autocar a terminé son parcours dans le fossé dans une courbe de la route 165, entre Thetford Mines et Plessisville. 16 TRIBUNE LIBRE hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Après plus de quatre semaines de grève étudiante et, parfois, d\u2019affrontements avec les forces de l\u2019ordre, il est plus que temps que le gouvernement du Québec et les porte-parole des associations étudiantes amorcent un dialogue et tentent de ménager un compromis.Le gouvernement Charest doit entendre l\u2019appel de la Table des partenaires universitaires, un regroupement de syndicats d\u2019enseignants et d\u2019associations étudiantes, qui dénonçait hier l\u2019absence de réel débat sur la nécessité de hausser les droits de scolarité et le pressait de négocier avec les étudiants.C\u2019est au gouvernement, et principalement à la ministre de l\u2019Éducation, Line Beau- champ, d\u2019ouvrir la porte au dialogue avant que la situation ne dégénère ou que des éléments du mouvement étudiant se radicalisent.Jusqu\u2019ici, elle s\u2019est dite ouverte à discuter du programme des prêts et bourses.Mobilisés comme jamais, les étudiants bénéficient d\u2019appuis importants, notamment chez les syndicats d\u2019enseignants, et vivent une expérience de démocratie directe.Un sondage CROP/La Presse, publié ce matin dans La Tribune, démontre toutefois qu\u2019une majorité de Québécois (61 pour cent) sont d\u2019accord avec la hausse des frais de scolarité.Mais ils sont autant à souhaiter également que le gouvernement négocie avec les étudiants, tandis que 57 pour cent pensent que ces derniers devraient « faire certains compromis ».On peut penser ce que l\u2019on veut des sondages, mais celui-ci démontre à tout le moins que la population a une position somme toute modérée sur la question et souhaite un dialogue entre les parties.La Tribune s\u2019est déjà prononcée en faveur d\u2019une augmentation progressive des droits de scolarité, mais alors que s\u2019annonce une autre semaine mouvementée avec deux importantes manifestations à Sherbrooke, l\u2019heure est au dialogue et à la recherche d\u2019un compromis.Hier, les associations étudiantes ont réitéré qu\u2019il n\u2019y aura pas de négociations sans parler de gel des frais de scolarité, tandis que la ministre Beauchamp a répété qu\u2019elle ne négocierait pas avec les associations tant qu\u2019elles maintiendront cette demande.Bref, quelqu\u2019un, quelque part, doit faire un premier pas.Et cela devrait venir du côté du gouvernement du Québec qui a la responsabilité d\u2019assurer la paix sociale et de trouver une issue à ce conflit.Ce n\u2019est pas parce que le gouvernement a annoncé sa décision il y a un an et demi qu\u2019il doit refuser toute discussion aujourd\u2019hui.À moins bien sûr qu\u2019il mise sur l\u2019essoufflement du mouvement étudiant ou veuille attendre que des divisions éclatent au grand jour.Il est inconcevable que les deux parties ne puissent se mettre d\u2019accord pour au moins explorer certaines pistes de solution, qu\u2019il s\u2019agisse, par exemple, d\u2019étaler différemment la hausse des frais de scolarité de 1625 $, actuellement prévue sur cinq ans, de moduler le montant des frais de scolarité et leur remboursement en fonction du domaine d\u2019études ou de revoir le plafond de revenu des parents.L\u2019un des grands mérites de cette grève, qui a mobilisé plus de 200 000 étudiants jusqu\u2019ici, a été de démontrer la nécessité d\u2019un débat public sur l\u2019accessibilité à l\u2019éducation, le rôle des universités, leur gestion et leur financement.Il faut souhaiter que cela se fasse et plus tôt que tard.Mais les cours doivent reprendre.On ne pourra prolonger indéfiniment les semestres des cégépiens et des universitaires : il faudra payer les enseignants, sans compter que cela pourrait engendrer, ultimement, une pénurie de main- d\u2019oeuvre étudiante cet été.L\u2019impasse actuelle ne peut plus durer.Il faut éviter un enlisement du conflit et une détérioration du climat social.Il faut un déblocage OPINIONS Louise Boisvert présidente-éditrice Maurice Cloutier rédacteur en chef Louis-Éric Allard directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau directrice au pupitre et des cahiers spéciaux DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca Dr Réjean Hébert, J\u2019ai pris connaissance de votre lettre ouverte publiée dans La Tribune libre, en date du 24 mars.À la lumière de vos propos, j\u2019en conclus que vous êtes déçu.Oui, sans doute déçu \u2014 à la suite de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés qui s\u2019est terminée le 16 novembre 2007 \u2014 de ne pas avoir été en mesure de mettre en place d\u2019imposantes et d\u2019importantes actions largement demandées par les aînés et leurs proches.Nous avons réussi le pari d\u2019établir un audacieux Plan d\u2019action pour contrer la mal- traitance envers les aînés, 2010-2015 (20 M $), et d\u2019offrir des appuis aux proches aidants qui seront déployés sur tout le territoire du Québec d\u2019ici la fin de 2012 (200 M $).Pour l\u2019Estrie, sur une période de 10 ans, cela représente près de 7,3 M $.D\u2019ici la fin de l\u2019année, 30 carrefours d\u2019information pour les aînés (2,1 M $) verront le jour.Vous souvenez-vous, Dr Hébert, les aînés nous disaient qu\u2019ils avaient un besoin criant d\u2019avoir accès plus facilement à l\u2019information gouvernementale?De plus, nous avons augmenté substantiellement l\u2019enveloppe pour soutenir les organismes communautaires (11,2 M $).Nous consolidons le financement des maisons des grands-parents et nous ajoutons aux six maisons existantes, 12 nouvelles maisons pour que les aînés tissent des liens intergénérationnels.Vous ne pouvez quand même pas renier votre alma mater, le Centre de vieillissement de l\u2019Université de Sherbrooke.Un audacieux projet Villes amies des aînés nous avait été proposé le 19 octobre 2007, dans la capitale nationale.À ce jour, nous comptons 327 municipalités amies des aînés et d\u2019ici 2016, c\u2019est plus de 860 municipalités qui auront adopté des politiques avec et pour les aînés du Québec.(.) Dans le dernier budget du ministre des Finances, Raymond Bachand, c\u2019est un cadre financier de 2,7 milliards de dollars sur cinq ans qu\u2019il propose, afin de lancer la politique Vieillir chez soi, qui se veut un changement de paradigme.Cette politique est axée sur l\u2019aspect sociocommu- nautaire lié aux services et aux soins en santé.Je me serais attendue à ce que vous commentiez la politique une fois celle-ci déposée au lieu de le faire prématurément et sans réellement en connaître les tenants et les aboutissants.Désormais, vous faites de la politique, Dr Hébert, et je veux vous rassurer.Je me suis engagée en politique pour faire avancer des dossiers de société et j\u2019ai le privilège, depuis le dépôt du rapport de la consultation publique, soit depuis quatre ans, de mettre en place, jour après jour, des actions qui améliorent les conditions de vie de nos aînés.Je suis fière du travail accompli et il se poursuit.Si vous êtes honnête, vous reconnaîtrez que malgré des divergences idéologiques sur la nature du financement de certains projets, à la suite de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés, plusieurs réalisations ont vu le jour et remportent un franc succès.Marguerite Blais Ministre responsable des Aînés Un plan pour les aînés qui veulent vieillir dans leur communauté 16 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 17 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 17 [ OPINIONS ] .À Marcel, retraité, 72 ans : Depuis quelques semaines, on nous présente comme des opposants.Moi, l\u2019étudiant, on m\u2019accuse d\u2019être égoïste et d\u2019en vouloir encore plus, toujours au détriment des autres.Votre poste, vous l\u2019avez obtenu grâce à votre talent et vos efforts.Votre retraite, vous l\u2019avez amplement méritée et je ne demande pas mieux que d\u2019y contribuer, car vous avez fait votre juste part.De notre côté, nous soutenons que nos études aussi profiteront à tous et à toutes.Ce n\u2019est pas contre vous que je fais la grève.C\u2019est pour protéger le système que votre génération a mis en place en réponse aux injustices que crée un système d\u2019éducation élitiste qui favorise toujours les plus aisés.On nous oppose pour nous diviser alors que nos aspirations sont les mêmes.Souvenez-vous! À Fatimah, mère de famille, 30 ans : Vous êtes arrivée depuis bientôt 10 ans au Québec.Comme la majorité des immigrants, votre mari et vous-mêmes cherchiez un lieu plus sécuritaire et un avenir prospère pour élever votre famille.Or, la hausse des frais de scolarité de l\u2019ordre de 75 % vient ébranler la capacité de votre revenu familial à soutenir vos enfants pour leur scolarité universitaire.Et vous n\u2019êtes pas seule.Pensez aussi aux autres ménages dans une situation semblable.Votre famille sera peut-être en sécurité loin des conflits, mais vos enfants auront-ils accès à l\u2019éducation postsecondaire pour laquelle ils travaillent si fort?Appuyez-nous! À Michel, mécanicien, 47 ans : Nous sommes tout à fait conscients que vous êtes celui auquel le gouvernement en demande toujours plus.Notre juste part, ce n\u2019est pas à vous que nous voulons la refiler.On veut simplement l\u2019assumer lorsque nous en aurons les moyens.Ce que nous voulons aussi, c\u2019est que le gouvernement assume ses devoirs et responsabilités.Il doit réviser sérieusement la gestion de notre système public et non s\u2019en remettre à l\u2019option facile d\u2019imposer une hausse aux contribuables.C\u2019est ça la réalité.Ce qui n\u2019est pas la réalité, c\u2019est le mythe de l\u2019étudiant moyen constamment sur le party et insouciant de ses dépenses.L\u2019étudiant moyen travaille toute la semaine dans ses livres et doit boucler son budget en travaillant aussi les soirs et la fin de semaine.Soutenez-nous! À Nathalie, mère monoparen- tale, 37 ans : Plusieurs prétendent que les étudiants doivent assumer une plus grande part des frais de scolarité.Les étudiants, ne possédant pas les moyens d\u2019assumer cette hausse seuls, doivent souvent s\u2019en remettre au soutien de leurs parents.Or, vous êtes la seule à subvenir aux besoins de votre enfant.Vous travaillez pour deux, vous êtes imposée, vous faites amplement votre part.Pourquoi alors le gouvernement n\u2019est-il pas capable d\u2019assurer une éducation abordable à votre enfant?Ralliez-vous! À Alexandre, élève de troisième secondaire, 15 ans : Tu veux devenir ingénieur, mais avec la hausse que le gouvernement a annoncée, le pas à franchir te semble énorme.Tu vas devoir envisager de t\u2019endetter d\u2019environ 15 000 $ et plus pour poursuivre ton rêve, et ça, c\u2019est au mieux, car il s\u2019agit de l\u2019endettement moyen d\u2019un étudiant universitaire avant cette hausse.Malheureusement, rien n\u2019assure que tes parents pourront t\u2019aider à réaliser ton rêve.On t\u2019a dit que tu pourrais t\u2019en sortir en travaillant la fin de semaine et en remboursant tes dettes une fois diplômé.Là tu te sens étourdi : « travailler, payer, t\u2019endetter, est-ce que je peux simplement étudier? » Ça en fait beaucoup pour un jeune de 15 ans n\u2019est-ce pas?Est-ce que tu rêves encore?Parce que la hausse nous concerne tous! Alexandrine Cardin-Dubé Renaud Charland Grenier Mylène Clavreul Mathieu Cloutier Maxime Soutière-Kucharski Étudiantes à la maîtrise en études politiques appliquées, Université de Sherbrooke Vicky Fleurent Étudiante à la maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke Tous concernés par la hausse des droits de scolarité.IMACOM, MAXIME PICARD «Ce n\u2019est pas contre vous que je fais la grève.C\u2019est pour protéger le système que votre génération a mis en place en réponse aux injustices que crée un système d\u2019éducation élitiste qui favorise toujours les plus aisés.On nous oppose pour nous diviser alors que nos aspirations sont les mêmes.Souvenez- vous!» J\u2019ai entendu un leader étudiant dire à la télévision que le gouvernement de M. Charest traitait les étudiants et étudiantes comme des enfants.Je ne puis me rallier à un tel jugement.Les représentants de nos associations, qui sont des adultes, ont quitté de leur plein gré la table des négociations et ce choix se devait d\u2019être éclairé.Il nous revient d\u2019assumer les conséquences de ce geste.La fin de non-recevoir des responsables gouvernementaux n\u2019est pas un geste punitif envers de jeunes récalcitrants, mais une attitude de respect devant une décision prise par des adultes.S\u2019ils nous permettaient de revenir à la table des négociations pour recommencer l\u2019exercice, ils nous traiteraient comme des enfants à qui on cède constamment parce qu\u2019ils ne sont pas en âge de comprendre les mécanismes de la démocratie et que des essais répétitifs permettraient d\u2019éduquer.Si jamais le gouvernement de M. Charest cède à la pression étudiante, cela sera-t-il un signe avant-coureur qu\u2019il devra céder aussi devant la résistance des syndicats?Ce serait, quant à moi, un désastre.La gratuité dans quelque domaine que ce soit est un mythe.Nous devons payer pour les services dont nous avons besoin, comme société et comme individu.C\u2019est un constat que l\u2019on fait à l\u2019âge adulte.Manifester pour le gel des frais de scolarité ne mène à rien.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est apporter des modifications au système de prêts et bourses pour qu\u2019il soit bonifié et pour que son application touche ceux et celles qui en ont vraiment besoin.À partir de là, l\u2019accessibilité à l\u2019université sera ouverte à tous peu importe la condition sociale.En terminant je me demande d\u2019où viennent les fonds qui nous permettent de manifester avec autant de persistance et je m\u2019inquiète de la manipulation possible par d\u2019autres organismes qui pourraient profiter de nous pour défendre leurs propres intérêts.Ne soyons pas naïfs! Louise Dazé Retraitée de l\u2019enseignement et étudiante à l\u2019Université de Sherbrooke Plier ou ne pas plier?IMACOM, JESSICA GARNEAU « Si jamais le gouvernement de Jean Charest cède à la pression étudiante, cela sera-t-il un signe avant-coureur qu\u2019il devra céder aussi devant la résistance des syndicats?» Hier matin vers 10 h 30, des employés s\u2019affairaient à enlever la peinture dont on avait enduit le cénotaphe de la rue King Ouest.Savez-vous ce qui me trouble dans le mouvement de contestation des étudiants?Certainement pas leurs revendications pour l\u2019accès gratuit à l\u2019instruction, car sur ce principe, je leur prête mon appui à 100 %! Là où je n\u2019en suis plus, c\u2019est lorsque nos manifestations amènent certains individus à profaner des symboles reliés à des valeurs de société comme notre cénotaphe, élevé à la mémoire de nos anciens combattants.Lorsque nous revendiquons des droits, il faut savoir que nous avons aussi des devoirs à pratiquer en commençant par le respect s\u2019il vous plaît! L\u2019autre point que j\u2019aimerais soulever sans vouloir généraliser cependant, c\u2019est celui des prêts et bourses qui servent à payer les voyages dans le Sud à certains groupes d\u2019étudiants pendant les semaines de relâche ou les congés des fêtes, etc.C\u2019est ce que j\u2019ai malheureusement été en mesure de constater de la bouche de certains étudiants devant les babillards de nos cégeps et universités que j\u2019ai fréquentés pendant toutes les années 90 jusqu\u2019à 2010.La gratuité scolaire provient des taxes et impôts des travailleurs et ne vise certainement pas de pareils comportements pour ceux et celles qui croient que tout leur est dû.Si nos étudiants doivent avoir l\u2019accès gratuit à l\u2019instruction, le gouvernement, de son côté, doit voir à une distribution équitable et exclusive des argents nécessaires à cet objectif.Finalement, il n\u2019est pas nécessaire de détenir un doctorat pour acquérir une conscience sociale empreinte de respect et d\u2019honnêteté, aussi il serait temps que certains s\u2019inscrivent au plus vite à cet apprentissage! Pierre Des Rochers Sherbrooke À la gloire des étudiants! COLLABORATION SPÉCIALE Jeudi matin, des cols bleus de Sherbrooke nettoyaient le cénotaphe de la rue King Ouest. 18 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 80 $ de rabais 60$ À partir de CAMIONNETTES ET VUS ROF/DSST : la série .80 $ Rover H/TMC .60 $ Signature CSMC .60 $ PERFORMANCE SP SportMD : la série.60 $ SP Sport MaxxMD : la série .60 $ * Bons de remise postale et liste de pneus admissibles sur www.goodyear.ca.Offre se terminant le 16 juin 2012 chez les détaillants participants.Détails en magasin.Obtenez jusqu\u2019à 80 $ en rabais postal à l\u2019achat de 4 pneus sélectionnés* RELAIS PNEUS & MÉCANIQUE 4255, BOUL.BOURQUE 819 566-7722 ROBERT BERNARD PNEUS & MÉCANIQUE 1091, 13E AVENUE NORD 819 565-2111 ROBERT BERNARD PNEUS & MÉCANIQUE 5040, BOUL.INDUSTRIEL 819 564-1636 \u2022 1 866 261-1772 MEMBRE DE L\u2019ÉQUIPE ROBERT BERNARD robertbernard.com 19 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 19 [ ACTUALITÉS ] Autour du monde JONATHAN CUSTEAU jcusteau@latribune.qc.ca AUTOUR DU MONDE SYDNEY, Australie \u2014 Pendant que Sherbrooke prépare avidement le retour du hockey junior et que Québec espère toujours revoir ses Nordiques soulever les foules, la ville de Sydney en Australie savoure avec joie la naissance de sa deuxième équipe professionnelle de football australien.Moment historique, s\u2019il en est un, l\u2019équipe d\u2019expansion des Giants de West Sydney disputait samedi dernier le premier match de son histoire contre les Swans\u2026 de Sydney.Il me fallait donc aller mon petit bonhomme de chemin jusqu\u2019au stade olympique pour contribuer à ma façon à cette page d\u2019histoire qui s\u2019écrivait.Grossièrement, dans l\u2019Australian Football League, qui compte 18 équipes disséminées d\u2019Adélaïde à la Gold Coast, l\u2019objectif est de botter un ballon entre deux des quatre poteaux à l\u2019extrémité du terrain.Viser entre les deux plus longs, au centre, rapporte six points.Sur les côtés, un botté ne vaut qu\u2019un point.C\u2019est à peu près tout ce que le néophyte nord-américain peut et doit comprendre de ce sport qui, comme le football, compte quatre quarts.Ils ont été patients les amateurs de Sydney, qui ont attendu environ trois ans entre l\u2019annonce de l\u2019obtention d\u2019une concession et l\u2019arrivée des maillots orange sur le terrain.Et ils ont eu beau obtenir les huit premiers choix au repêchage de 2010 et neuf choix de première ronde en 2011, les Giants ne connaîtront le succès qu\u2019avec beaucoup de patience.Les dirigeants ont pourtant tenté un grand coup en offrant un contrat à Israel Folau\u2026 Qui?Un célèbre joueur de rugby, paraît-il.Nous étions donc plus de 38 000 dans un stade à moitié plein pour observer la déconfiture des petits nouveaux samedi dernier.S\u2019ils ont baissé pavillon 100 à 37, les « locaux » n\u2019auront déçu personne, la plupart des spectateurs semblant de toute façon encourager les Swans, une équipe beaucoup mieux établie.Malgré la foule impressionnante, l\u2019ambiance dans le stade, quoique un peu festive, ne ressemblait en rien à la fête dans les gradins des matchs de football québécois.On comprend à l\u2019usure que le jeu, moins excitant que ses cousins du ballon ovale, soulève plus difficilement les passions.Et que le sport est davantage une religion au Québec qu\u2019en Australie.Une taxe carbone Sur une note plus sérieuse, LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Bien que fascinant, le football australien, aussi appelé footy, n\u2019est certainement pas aussi intéressant que le football américain.En attendant le Phoenix.le footy l\u2019Australie implantera le 1er juillet une taxe carbone sur les émissions de gaz à effet de serre.Une initiative adoptée en novembre dernier qui est toujours loin de faire l\u2019unanimité, tant au parlement que dans la rue.Lors de mon passage dans la capitale, Canberra, une manifestation réunissait quelques centaines de personnes devant un énorme bonhomme de neige de caoutchouc pour dénoncer cette nouvelle mesure.Une mobilisation timide qui ne se compare en rien à celle des étudiants au Québec.En chambre, pendant la période des questions et des réponses, la première ministre Julia Gillard a tenté de défendre le projet une nouvelle fois devant les rires calculés de l\u2019opposition et de son chef Tony Abbott.Ce dernier, que la presse locale décrit comme trop agressif pour s\u2019attirer la faveur populaire, croit toutefois que la population a montré son désaccord avec le parti travailliste au pouvoir en votant majoritairement pour les libéraux dans une élection provinciale tenue la semaine dernière.Les journaux rapportent par ailleurs que des membres du parti travailliste admettent maintenant que Mme Gilliard ne convainc pas les électeurs que sa taxe de carbone ne brise pas une promesse électorale.La première ministre martèle qu\u2019elle agit dans l\u2019intérêt de toute la population plutôt que dans celui des membres privilégiés de la société.The Australian indique que le leadership de Mme Gilliard pourrait être contesté au sein de son propre parti si la situation ne s\u2019améliore pas rapidement\u2026 20 20 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 [ ACTUALITÉS ] .Dans le cadre du concours « Déroule le rebord pour gagner », le Sherbrookois Serge Bolduc est devenu l\u2019heureux propriétaire d\u2019une voiture hybride neuve de marque Toyota Camry en déroulant simplement le rebord de son gobelet de café acheté au Tim Hortons du 339, rue King Est à Sherbrooke.Le client en question a reçu les clefs de sa nouvelle voiture jeudi matin au restaurant du propriétaire Denis Bourque.« Nos invités sont contents lorsqu\u2019ils gagnent un beigne ou un café, alors vous pouvez vous imaginer le plaisir qu\u2019ils ont lorsqu\u2019ils déroulent le rebord et constatent qu\u2019ils ont gagné un véhicule neuf! » explique le propriétaire Denis Bourque.COLLABORATION SPÉCIALE Déroule et roule à bord d\u2019une Camry SHERBROOKE \u2014 Un souper- bénéfice spaghetti au profit de la Fondation du CHUS aura lieu le 16 avril à la Brasserie Mi-Vallon, suivi d\u2019une soirée musicale.L\u2019initiative en revient pour une seconde année à Sonia Bisson, qui avait organisé ce premier souper-béné- fice pour souligner les 20 ans de la mort de sa mère par cancer.L\u2019an passé, elle avait ainsi amassé quelque 3200 $ au profit de la Fondation du CHUS et mise cette année sur un objectif de 4500 $.Les billets au coût de 15 $ l\u2019unité sont disponibles à la brasserie même et pour toute autre information, il est possible de joindre Mme Bisson par courriel à soann_33@hot- mail.com.\u2014 La Tribune Souper-bénéfice au spaghetti SHERBROOKE \u2014 La capacité d\u2019accueil du refuge de la Société protectrice des animaux de l\u2019Estrie est presque atteinte.La SPA-Estrie lance un appel à la population pour trouver des familles d\u2019accueil pour les chats et les chiens qui y sont logés en attendant d\u2019être adoptés.Plusieurs chats et chiens ont été apportés aux locaux de la SPA au cours des dernières semaines ce qui fait en sorte que l\u2019organisme souhaite trouver des familles d\u2019accueil pour leurs pensionnaires.Près d\u2019une cinquantaine de chiens, dont 28 sont prêts à l\u2019adoption, alors que près de 65 chats se trouvent au refuge de la SPA-Estrie.Avec le retour du beau temps, l\u2019organisme s\u2019attend à recevoir de nouveaux pensionnaires au cours des prochaines semaines.Tous les chats et chiens provenant de la SPA-Estrie sont stérilisés, vaccinés, ver- mifugés, dotés d\u2019une micro- puce et bénéficient d\u2019une garantie de santé.Il est possible de voir les pensionnaires au www.spaestrie.qc.ca.\u2014 La Tribune La SPA-Estrie déborde Produits du tabac saisis à Magog LAMBTON \u2013 Invitant au recueillement et à la célébration du renouveau printanier, un concert de musique sacrée sera présenté demain, à 15 h, à l\u2019église Saint-Vital de Lambton, dans la région de Mégantic.Le concert mettra en vedette des talents québécois de valeur sûre, soit la soprano Valérie Bélanger, la mezzo-soprano Andréanne Moreau et le pianiste Jérémie Pelletier.Au programme, une œuvre incontournable pour ce temps de l\u2019année, le Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi, et plusieurs pièces très populaires, comme le Panis Angelicus de Franck, les Ave Maria de Gounod et Schubert, et le Pie Jesu, d\u2019Andrew Lloyd Weber.Un programme contemplatif qui saura conquérir tous les mélomanes, tout comme les fidèles touchés par la mort du Christ et soucieux de rendre hommage à la Vierge Marie.Les billets sont disponibles au presbytère de Lambton, à la pharmacie Manon-Roy ou au Marché Poirier, de Lambton, ou encore en téléphonant à l\u2019un des numéros suivants : 418 486-2444 ou 418 486-2821.Les profits seront remis au Comité culturel Patrimoin\u2019Art et à la Fabrique Saint-Vital.\u2014 Ronald Martel Concert de musique sacrée à Lambton MAGOG \u2014 Plusieurs milliers de cigarettes, des paquets de cigares ainsi qu\u2019un montant d\u2019argent ont été saisis jeudi matin à Magog, au terme d\u2019une enquête policière s\u2019étant échelonnée sur quelques mois.La valeur de la marchandise, 92 cartons de cigarettes et 13 paquets de cigares est estimée à 1400 $.Il faut ajouter à cela une somme de 1165 $ découverte par la Régie de police Memphrémagog dans le cadre de l\u2019opération de jeudi.Une dizaine de pol i- ciers de la Régie de police Memphrémagog ont mené deux perquisitions successives en lien avec cette affaire jeudi vers 9 h sur la rue St-Patrice Ouest.Des accusations en vertu de la loi de l\u2019impôt sur le tabac seront normalement portées contre un homme et deux femmes, âgés tous trois dans la soixantaine.\u2014 Jean-François Gagnon LE MONDE SPORTIF EN ESTRIE chaque jour dans 21 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 21 SHERBROOKE \u2014 Décidément, Ariane Moffatt est résolue à n\u2019en faire qu\u2019à sa tête.Après avoir fait fi des standards sur son nouvel album MA, elle a récidivé hier soir sur la scène du Granada.Et ses fans l\u2019ont suivie avec bonheur dans sa démarche sans compromis.Dans la pure tradition de Pink Floyd selon ses propres mots, la chanteuse a enfilé dans l\u2019ordre les 11 pièces de son disque dans leur intégralité.Pas question de casser l\u2019ambiance ou de briser l\u2019élan avec un ancien succès radio.Même remaniées, Poussière d\u2019ange ou Réverbère n\u2019auraient pas eu leur place dans cette ambiance techno.En cette époque iTunes de chansons vendues à la pièce, l\u2019audacieuse auteure-compo- sitrice-interprète a ainsi lancé un message clair.Les pièces de son MA sont indissociables, ni même interchangeables.C\u2019est à prendre ou à laisser en bloc.En pleine maitrise de ses moyens et déjà complice avec ses nouveaux musiciens après un mois intense de spectacles au Canada, au Texas et en France, la chanteuse s\u2019est lancée dans ce marathon avec une énergie folle.Elle a imposé le tempo dès le départ avec les rythmes lourds de Walls of the World et Your Body.La piste de danse, aménagée devant la scène s\u2019est aussitôt animée.Le magnifique Hôtel Amour aurait ensuite pu provoquer une baisse de régime.Au contraire, les quatre musiciens (le guitariste Serge Nakauchi Pelletier, la claviériste Lisa Iwanycki, le bassiste Jonathan Dauphinais et le batteur Patrick Sayers) ont profité pour démontrer toute leur cohésion dans un maelström hypnotique.Idem pour Mon corps carrément charnel.Passant d\u2019un clavier à un autre, ou encore en empoignant une guitare ou en battant la mesure sur une caisse claire, la multi-instrumentiste n\u2019a pas levé le pied dans le dernier droit.Son Too late a carrément déchiré l\u2019air.C\u2019est carrément en transe qu\u2019elle a conclu la dernière pièce, l\u2019impressionnante Sourire sincère.Au retour de l\u2019entracte, Ariane Moffatt s\u2019est amusée avec des versions réarrangées de ses chansons qu\u2019on pourrait appeler « d\u2019une autre vie ».Ainsi, Hiver mile end a été fusionnée à Combustion lente.Puis la très touchante reprise de Be my baby, chantée en chœur avec le public, a servi d\u2019amorce à La fille de l\u2019iceberg.Une version électro-reggae de Montréal a donné un goût d\u2019été à la soirée qui s\u2019achevait.Au rappel, elle a offert une reprise du succès Running up that hill de Kate Bush.Loin d\u2019être déroutés, les fans ont démontré à leur vedette qu\u2019elle avait réussi son virage sans concession.Au début de la soirée, une centaine de spectateurs ont eu la désagréable surprise de se voir déplacer à l\u2019arrière ou au balcon.Ils avaient payé leurs places réservées devant la scène, mais la chanteuse tenait à avoir un plancher de danse sous ses yeux.Il n\u2019y avait pas de place au compromis.David Giguère En première partie, David Giguère avait installé l\u2019ambiance électro de la soirée.Simplement assis au piano électrique et accompagné de la choriste Camille Péloquin, il a offert un enrobage épuré de ses chansons de son album Hisser haut.Chantées plus lentement, dépouillées de leur énergie folk rock, les textes ont perdu de leur couleur enjouée.Mais cela n\u2019a pas empêché le charme de ce grand gamin dégingandé, un brin maladroit, d\u2019opérer bellement.Il ira faire quelques spectacles en France à l\u2019automne, a-t- on appris.[ ARTS & SPECTACLES ] .VÉRONIQUE LAROCQUE veronique.larocque@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019avidité : désir démesuré de tout posséder, peu importe les conséquences.Traduction italienne : « avi- dità ».Un nom devenu un titre qui illustre à la perfection la grande soif de richesses vécue par les personnages du spectacle de l\u2019Atelier d\u2019opéra de l\u2019École de musique de l\u2019Université de Sherbrooke.Mis en scène par Normand Chouinard, l\u2019opéra Avidità plonge les spectateurs du Vieux Clocher de l\u2019Université de Sherbrooke dans l\u2019Italie des années 1950.Sur un pont, on y rencontre Patachou et Girafielle, deux femmes habillées de loques qui implorent la générosité des passants.Après tout, elles sont « aveugles ».Elles ont besoin d\u2019aide pour survivre.Mais voilà, deux mendiantes aux mimiques comiques sur un seul pont, c\u2019est peut-être trop.Disputes et mensonges semblent être inévitables pour s\u2019attirer la bonté des citadins\u2026 et leurs florins.Impossible toutefois pour les vieilles dames d\u2019attirer l\u2019attention des Donati qui traversent le cours d\u2019eau en coup de vent.Leur oncle, leur cousin, leur beau-frère, leur mari, bref, Buoso Donati, rendra bientôt l\u2019âme.Non pas que la mort du pauvre homme soit un événement qui fait courir les foules, mais l\u2019héritage, lui, oui.Argent, bijoux, biens de grande valeur : chacun exige sa part, en espérant être le chanceux à qui reviendra la maison, les moulins et la mule.En poussant son dernier souffle, le vieux Donati leur a cependant réservé une surprise.Que faire pour remédier à cette désagréable situation?se demanderont, en italien, ces séraphins.Cet élément inattendu perturbera- t-il les projets de mariage de la belle Lauretta à la voix d\u2019or et du parent de Buoso?Ce mélange des pièces Les deux aveugles, du compositeur français d\u2019origine allemande Jacques Offenbach, et Gianni Schicchi, de l\u2019Italien Giacomo Puccini, offre aux spectateurs une soirée divertissante qui met en évidence le talent des douze jeunes qui font partie de la distribution.L\u2019humour qui s\u2019y glisse rend d\u2019ailleurs le genre musical plus accessible au grand public.L\u2019École de musique présentera deux dernières représentations aujourd\u2019hui à 13 h et 20 h.Les billets sont en vente au coût de 27 $ pour les adultes et de 12 $ pour les étudiants.Ah ! l\u2019avidité ! IMACOM, MAXIME PICARD L\u2019opéra Avidità plonge les spectateurs dans l\u2019Italie des années 1950.IMACOM, MAXIME PICARD Pleine d\u2019énergie, Ariane Moffatt a présenté dans l\u2019ordre les 11 pièces de son disque MA dans leur intégralité.ANDRÉ LAROCHE andré.laroche@latribune.qc.ca CRITIQUE Ariane Moffatt sans compromis 22 22 La Tribune - Sherbrooke sam edi 31 m ars 2012 MONDE TOUR DE GLOBE AGENCE FRANCE-PRESSE BAMAKO \u2014 Les rebelles touareg ont pris hier le contrôle de la ville stratégique de Kidal, dans le nord-est du Mali, poussant la junte militaire à s\u2019alarmer de cette situation « critique » et à appeler au soutien « extérieur » pour endiguer cette avancée.Après 48 heures de combats, le groupe armé islamiste Ansar Dine, appuyé par des éléments du Mouvement national pour la libération de l\u2019Azawad (MNLA), le grand groupe rebelle touareg, a pris le contrôle de Kidal dans la matinée.Le chef d\u2019Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, natif de Kidal, a fait peu après une entrée triomphale dans la ville, où il est arrivé « à la tête d\u2019un cortège de véhicules » sur lesquels flottait le drapeau noir frappé du sceau du prophète, habituel emblème des salafistes et des islamistes radicaux, selon des témoins.Un député et fils du chef traditionnel de Kidal, Intallah, compte également parmi les commandants d\u2019Ansar Dine.Le camp de la Garde nationale (armée) a été pillé en partie et incendié.Des maisons d\u2019officiers ont également été pillées.Le gouverneur de la région et six autres officiels locaux sont détenus « en sécurité » chez un chef traditionnel, selon un responsable local.Figurent parmi eux le commandant de zone de l\u2019armée, le colonel des unités spéciales et le chef de la gendarmerie.Aucun bilan des pertes n\u2019était disponible en fin de journée.Toujours selon des témoins, des éléments d\u2019Al-Qaïda au Maghreb islamique auraient pris part à l\u2019attaque.Le MNLA, qui affiche une position laïque, ne partage pas les objectifs d\u2019Ansar Dine (défenseur de l\u2019islam, en arabe), qui vise l\u2019instauration de la charia (loi islamique) et a des liens avec Aqmi, mais les deux groupes combattent parfois ensemble l\u2019armée malienne par stratégie.Accompagné de plusieurs dizaines d\u2019hommes, le chef des forces gouvernementales à Kidal, le colonel-major Aladji Gamou, lui-même touareg, a fait retraite en direction de Gao où se trouve l\u2019état-major régional de l\u2019armée malienne.Le Nord du Mali subit depuis la mi-janvier une vaste offensive des rebelles touareg et de groupes islamistes.Avec les localités d\u2019Aguel- hok, Tessalit, Tinzawaten et aujourd\u2019hui Kidal, les rebelles contrôlent désormais la quasi- totalité du Nord-Est malien, considéré comme le berceau des Touareg.Gao et Tombouctou (nord-ouest) restent sous contrôle de l\u2019armée.CRISE AU MALI La ville de Kidal aux mains des rebelles THE ASSOCIATED PRESS « L\u2019ennemi était en position de supériorité », et « a su profiter » de la situation, a justifié le capitaine Amadou Sanogo.AGENCE FRANCE-PRESSE DAMAS \u2014 Le régime syrien a intensifié hier ses opérations militaires contre les villes rebelles malgré sa promesse de faire réussir la dernière mission de paix, suscitant l\u2019impatience de l\u2019émissaire international Kofi Annan qui a demandé un cessez-le-feu « immédiat ».À travers le pays, des milliers de Syriens ont manifesté pour exprimer leur déception au lendemain d\u2019un sommet arabe qui s\u2019est contenté d\u2019appeler régime et opposition au dialogue, et pour dénoncer l\u2019inaction des pays de la région qu\u2019ils accusent de les avoir « lâchés ».Parallèlement, des affrontements entre soldats des forces régulières et dissidents passés à l\u2019opposition ont eu lieu dans plusieurs villes ainsi qu\u2019à Damas, où la police a tenté de disperser une manifestation dans le quartier de Jobar, fait rare dans la capitale.À l\u2019étranger, Washington a annoncé des sanctions contre le ministre de la Défense et deux hauts gradés, après avoir estimé que l\u2019armée syrienne n\u2019avait rien fait pour se conformer au plan de sortie de crise de Kofi Annan qui prévoit le retrait des chars des villes, la fourniture d\u2019aide humanitaire et la libération des détenus.De fait, les violences ont fait hier 39 nouvelles victimes, dont 32 civils.L\u2019armée a bombardé plusieurs quartiers de Homs, où elle tente d\u2019écraser les poches de résistance, selon l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019Homme (OSDH), qui a recensé près de 10 000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation populaire le 15 mars 2011.À Alep, deuxième ville du pays, six militaires et cinq civils ont été grièvement blessés dans l\u2019explosion d\u2019une bombe.Le président Bachar al-Assad a en effet posé comme condition à la réussite du plan Annan l\u2019arrêt des violences commises selon lui par des « terroristes », soutenus par des pays de la région, allusion au Qatar et à l\u2019Arabie saoudite, accusés par Damas de financer et d\u2019armer l\u2019opposition.Damas s\u2019acharne contre les rebelles AGENCE FRANCE-PRESSE Kofi Annan ISLAMABAD \u2014 Pendant sa cavale de près de dix ans qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001, Oussama Ben Laden a eu quatre enfants au Pakistan, dont deux nés lors de furtives escapades clandestines dans un hôpital public, a raconté sa plus jeune épouse.Citée dans un rapport d\u2019enquête policier, la Yéménite Amal Abdulfattah, 30 ans, y détaille une grande partie du parcours du chef d\u2019Al-Qaïda de sa fuite d\u2019Afghanistan après l\u2019intervention militaire américaine de la fin 2001 à sa mort en mai dernier.Après avoir tué le chef d\u2019Al- Qaïda, ses deux gardes et un de ses fils, les Américains avaient emmené son corps, laissant au Pakistanais le soin de décider du sort de ses trois femmes et des enfants trouvés sur place.Ben Laden a eu quatre enfants pendant sa cavale AGENCE FRANCE-PRESSE Total a annoncé hier avoir lancé deux opérations pour tenter de colmater l\u2019importante fuite de gaz sur une de ses plateformes en mer du Nord, un incident qui pourrait coûter cher au groupe pétrolier français en termes financiers et d\u2019image.La plateforme, où travaillaient plus de 200 personnes, est totalement évacuée depuis lundi, et une zone d\u2019exclusion est en place à proximité, en raison du danger représenté par cette fuite qui constitue, selon Total, son « plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans » Total tente de stopper une fuite WASHINGTON \u2014 L\u2019Agence américaine de sécurité alimentaire (FDA) a refusé hier d\u2019interdire l\u2019utilisation dans les conteneurs alimentaires du composant chimique bisphénol A, estimant qu\u2019il n\u2019y avait pas assez de preuves scientifiques de sa toxicité pour l\u2019homme.Le bisphénol A (BPA), composant chimique très répandu dans les boîtes de conserve, cannettes et bouteilles en plastique, est soupçonné, avec d\u2019autres substances de type « perturbateurs endocriniens », d\u2019augmenter le nombre des cancers dits hormono-dépendants Une association écologiste américaine, la Natural Resources Defense Council (NRDC), avait déposé une demande d\u2019interdiction du BPA auprès de la FDA.Les É.-U.refusent d\u2019interdire le bisphénol A WASHINGTON \u2014 Les États-Unis ont appelé hier Israéliens et Palestiniens à la retenue après les affrontements qui ont eu lieu à l\u2019occasion des commémorations de la Journée de la Terre et qui ont fait un mort et plusieurs dizaines de blessés.« Nous ne voulons voir de violence d\u2019aucune part, a déclaré un porte-parole du département d\u2019État américain Mark Toner.Comme vous le savez, nous défendons le droit de tout peuple à manifester de façon pacifique.Nous appelons à la retenue. » Des milliers de personnes se sont réunies hier en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et Gaza pour célébrer la Journée de la Terre, une commémoration annuelle en l\u2019honneur de six Arabes israéliens morts en 1976 lors de manifestations.\u2014 Agence France-Presse Appel au calme des Israéliens et Palestiniens BMO Nesbitt Burns est heureux d\u2019annoncer la nomination de David Laramée en tant que conseiller en placement à la succursale BMO Nesbitt Burns de Sherbrooke.BMO Nesbitt Burns a acquis sa réputation en offrant aux clients un service complet, des conseils personnalisés et l\u2019accès à une vaste gamme de solutions de gestion de patrimoine adaptées à leurs besoins et à leurs objectifs.David Laramée, B.A.A.,Pl.Fin.Conseiller en placement Tél.: 819-820-7877 Sans frais : 1-800-820-7870 david.laramee@nbpcd.com MD « BMO (le médaillon contenant le M souligné) » et « Ça a du sens.Profitez » sont des marques de commerce déposées de la Banque de Montréal, utilisées sous licence.MD « Nesbitt Burns » est une marque de commerce déposée de la Corporation BMO Nesbitt Burns Limitée, utilisée sous licence.BMO Nesbitt Burns Inc.et BMO Nesbitt Burns Ltée sont des filiales indirectes de la Banque de Montréal.Membre-Fonds canadien de protection des épargnants 23 Sherbrooke sa medi 31 mars 2012 - La Tribune 23 VÉRONIQUE LAROCQUE veronique.larocque@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, affirme le dicton.À la recherche d\u2019un emploi, des travailleurs ont mis à l\u2019épreuve cette célèbre maxime hier en se présentant au Centre de foires de Sherbrooke bien avant l\u2019ouverture du Salon Priorité-Emploi.L\u2019objectif : être les premiers à prendre part à cette chasse à l\u2019emploi.Les aiguilles de l\u2019horloge indiquent 8 h 45.Assis à une table près de l\u2019entrée du Centre de foires, Jean Néron feuillette son journal en buvant quelques gorgées de café.Visiblement calme, l\u2019homme qui vient de franchir le cap de la cinquantaine est très zen à l\u2019idée de rencontrer des employeurs potentiels.Bien préparé, M. Néron a confiance en sa formation et surtout en son expérience.Ancien entrepreneur, il a décidé de redevenir un employé en janvier dernier.« Être en affaires, c\u2019est dur.J\u2019ai fait ma part », estime-t-il.En cette dernière fin de semaine de mars, il a choisi de se présenter au Salon Priorité-Emploi pour faciliter sa recherche d\u2019un poste dans un département de service à la clientèle.« Je trouve que c\u2019est intéressant comme événement pour bien du monde.Pour les travailleurs, mais pour les employeurs aussi.Ça simplifie les choses », affirme-t-il.À quelques pas de lui, Gerry Serio attend patiemment l\u2019ouverture des portes du salon.« Je suis de Montréal et je viens de déménager à Magog, ça fait un mois », raconte-t- il.Parfaitement bilingue et comptant plus de 30 années d\u2019expérience dans le domaine financier, ce Montréalais d\u2019origine qui a adopté l\u2019Estrie pour y rejoindre sa conjointe trouve que cet événement tombe à point.« Je commençais mes recherches cette semaine », se réjouit-il.Difficile de se trouver un emploi Les minutes avancent.À l\u2019extérieur, le stationnement se remplit de voitures desquelles descendent des travailleurs qui sont parfois à la recherche d\u2019un emploi depuis des mois.Parmi eux, on trouve les Magogois Lucien Carrier et Daniel Bessette.Ces deux travailleurs d\u2019usine n\u2019en sont pas à leur premier salon de l\u2019emploi.Pourtant, ils n\u2019ont pas encore réussi à décrocher un poste dans leur domaine.« Ils recherchent souvent des jeunes avec beaucoup d\u2019expérience », déplore M. Carrier, qui trouve ces exigences un peu contradictoires.Avec peu de formation scolaire, M. Bessette, qui a travaillé toute sa vie dans des usines, a de la difficulté à trouver un emploi depuis la fermeture, en août dernier, de l\u2019entreprise pour laquelle il travaillait.« Avant tu entrais dans une usine et tu apprenais là.Maintenant, il demande des diplômes, des DEP », souligne-t-il.À la recherche d\u2019un travail depuis février, Nathalie Dion soulève une autre difficulté rencontrée par les chercheurs d\u2019emploi.« Ce qui est difficile, c\u2019est qu\u2019il y a beaucoup de travail à temps partiel.J\u2019ai vraiment hâte de trouver quelque chose à temps plein », partage celle qui a espoir de décrocher un poste dans un centre hospitalier grâce à l\u2019événement.Le Salon Priorité-Emploi se poursuit aujourd\u2019hui de 9 h 30 à 16 h.Certains employeurs présents cherchent à remplir plus de cent postes, dont Revenu Québec et certains centres hospitaliers de la région.En tout, ce sont 1500 emplois qui sont offerts au cours des jours que dure cet événement.L\u2019entrée y est gratuite.SALON PRIORITÉ-EMPLOI 2012 La chasse à l\u2019emploi est ouverte IMACOM, MAXIME PICARD Des centaines de travailleurs à la recherche d\u2019emploi sont venus rencontrer les représentants d\u2019entreprises de la région au Salon Priorité- Emploi 2012, hier.Parmi eux, on comptait Jean Néron, un ancien entrepreneur, qui a discuté avec Hélène Chrétien, associée chez Raymond Chabot Grant Thornton.L\u2019événement se poursuit aujourd\u2019hui.S&P/TSX 12392,18 52,82 TSX C.1566,39 16,63 $ CAN 100,25 -0,08 D.JONES 13212,04 66,22 S&P 500 1408,47 5,19 NASDAQ 3091,57 -3,79 OR US 1671,90 17,00 PÉTROLE 103,02 0,24 ÉCONOMIE !\" #!$$%&'\"$ (% )*+,-$.% /&!0% !\" 12'$-, +32%$-,4 2'\"$ )! #'!).-.'5 ,6%$7$''8'.,% 2'\"$ )% -$!9!.) 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