La tribune, 24 novembre 2009, Cahier S
[" For 24 novembre 2009 cars - er < 3 A0 DE PÂTES ET PA PIERS © BN ESTRI -\u2014# L'HISTOIRE D'UNE Aa gu 3 | ! GRANDE INDUS AY) \u2014\u2014 + re TRIE | +1 i ¢ 7% Cahier spécial La Tribune | $> te ee, À \u2014> Ÿ / pan Fine Le ve == \u2014 À ¥N Tru me ae ÿ jm a CCS \u2014 = INS a A.9 he A ci [3 ¥ = %3- 3 YI 7 37 += \u2014 \u2018 > Cat YY | 5 ' > F TE o- id | gy & 7 i x P 7 y ; * = 7) k (© & 2 | ©) >} + dl ee rs \u2018A ,+ = J y 4 Se ayy U = ( O | O - ; fat .{ ; > | J \\% Tata \u2019 > re nm \u2014 \u2014\u2014\u2014 X « ) ; A D Sv [ \u2014\u2014\u2014 ND ~A æ \u2014 py wa | (( a») Po) An 4 => ) Cab ad ») UNS SY CP Ge Ÿ bo 4d.DM v AS | (1 (CC ( >> ) A. Ja TA 4 C.D At A 422 sy 150 ANS! \u2014 _DE PÂTES ET PAPIERS 2 (©) Un siècle et demi d\u2019'innovations À une autre époque, on les appelait les paper makers.De père en fils, plus rarement en fille mais quand même, ils ont développé une expertise pour dompter les machines à papier.Ils étaient fiers de décrocher un job à l\u2019usine; leur avenir était ainsi assuré.Ils exportent tout aussi fièrement depuis les noms de Windsor, East Angus, Brompton et Kinsgey Falls aux quatre coins des Etats-Unis et ailleurs dans le monde.Voilà plus de 150 ans qu\u2019on fabrique du papier en Estrie.Voilà un siècle et demi que William Angus et Thomas Logan ont jeté les bases d\u2019une industrie qui fait encore bien vivre, aujourd\u2019hui, des milliers de familles.En 1859, les deux commerçants montréalais qu\u2019on peut qualifier de pères de l\u2019industrie moderne des pâtes et papiers reprennent les activités de la papetière sherbrookoise de William Brooks.Six ans plus tard, ils seront les premiers au Canada à lancer la fabrication de pâte à partir de billots de bois par un procédé chimique à la soude.La technique mise à l\u2019essai à leur usine neuve de Windsor \u2014 un petit village d\u2019à peine 150 âmes \u2014 allait bientôt être utilisée dans les usines à papier d\u2019East Angus et de Kingsey Falls.Etsid\u2019aucuns ont préditlafin du secteur des pates et papiers cette derniere décennie, force est de constater qu\u2019ils se sont trompés.À preuve, les usines de pâtes et papiers en Estrie arrivent encore au 5° rang de la capacité de production québécoise.Elles font bonne figure sur le marché de l\u2019exportation et : po rar LE ol irs Ses ane À o SRR Ee EN a Lf em se a ht Sa SER eres pec inc x asd tpt, yA RE ATE AE M ER PESTE NS fournissent plus de 3000 emplois directs aux Estriens.Peut-être parce qu\u2019ils s\u2019en trouvent encore des inconditionnels qui aiment étaler leur journal sur la table du petit déjeuner; qui préférent tourner les pages d\u2019une livre pour s\u2019instruire et se divertir; qui impriment courriels et documentation pour ne rien oublier; qui pensent Estrie au moment de passer à la caisse.A trois mois de son propre centenaire, La Tribune a voulu souligner ce siècle et demi de continuité.Féliciter à sa façon CANADA PAPER la longévité de ces géants du papier que sont Cascades, Domtar et Kruger.Lever bien haut son chapeau à tous ces paper makers qui sont encore là, depuis des générations, parce qu\u2019ils ont su s'adapter dans une industrie en constante mutation.Les fabricants de papier ont signé de belles réussites au cours des derniers 150 ans.Il n\u2019en tient qu\u2019à vous de continuer à encourager leur travail.Jacynthe Nadeau Adjointe à l'information et coordonnatrice du projet 1 ns EP a - 11 et j _ \u2014e v \u2014 By ax = 5 = à ral 255 ey 10e Cette publication spéciale n\u2019aurait pas été possible sans la précieuse collaboration de Cascades, Domtar et Kruger.Sans les connaissances également de l'historien et auteur Jean-Pierre Kesteman, de la recherchiste Hélène Liard à la Société d'histoire de Sherbrooke et de Guy Moreau, employé de Domtar, historien à ses heures et auteur de l\u2019Histoire de Windsor.Nous saluons et remercions chaleureusement, enfin, les nombreux intervenants qui ont accepté de fouiller dans leurs souvenirs pour nous aider à raconter ce siècle et demi d'histoire.La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S2 Un groupe de travailleurs de la Canada Paper pose, endimanchés, devant ce qui était alors la plus grosse machine a papier journal au Canada.Installée au moulin Saint-Francois de Windsor, elle fabriquait en 1903 une feuille de papier large de 156 pouces.La machine fit parler d\u2019elle dans toute l'industrie et plusieurs affirmaient qu\u2019elle ne fonctionnerait pas.Au contraire, elle donna un rendement remarquable, selon la Canada Paper, et fit prospérer l\u2019entreprise.À la Une D\u2019hier à aujourd\u2019hui : une employée de la Canada Paper, Lina Chênevert, manipule les serviettes alors fabriquées par découpage, perforation et rebobinage du papier en petits rouleaux.C\u2019était dans les années 1950.En arrière-plan, on reconnaît les installations actuelles du département de la finition de l\u2019usine Domtar à Windsor.PHOTOS CANADA PAPER ET IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ COORDINATION RÉDACTIONNELLE : Jacynthe Nadeau COORDINATION PUBLICITAIRE: Alain LeClerc REDACTION: Sonia Bolduc, Caroline Bouchard, Marie-Christine Bouchard, Marianne Dandurand, Jérôme Gaudreau, François Gougeon, Ronald Martel, Yanick Poisson MISE EN PAGES : Laurent Gelé, Josiane Guay, Marc Laprise, Marie-Christine Bouchard GRAPHISME (couverture): Marie-Ève Girard RÉALISATION : équipe de production de La Tribune 304607 (2) DE Ww Cw Tr ger De la Chine a.\u2019'Estrie Les bases modernes de l\u2019industrie papetière étaient jetées 1l y a un siecle et demi PÂTES ETPAPIERS__ FRANÇOIS GOUGEON ey) - = ., ÿ / SN ges Eeneinbie ec: | SHERBROOKE \u2014 Si l\u2019aventure de la production de papier en Es- trie commence autour de 1825 dans l\u2019ancien hameau de Rock Island devenu Stanstead, les véritables bases modernes de cette importante industrie sont jetées en 1859.Il y a de cela un siècle et demi.C\u2019est alors que deux commerçants montréalais, William Angus et Thomas Logan, forment la compagnie qui reprend les activités de la papetière en faillite du Sherbrookois William Brooks.Cette fabrique avait été établie dix ans plus tôt, sur les rives de la Magog, au centre- ville de Sherbrooke, là où on retrouve aujourd\u2019hui la compagnie American Biltrite.«L'année 1859 est vraiment significative, car avec la création de la compagnie Angus et Logan, c\u2019est le début d\u2019une grande aventure, marquée par d\u2019importants développements techniques et de ce qui sera ensuite le devenir de géants aujourd\u2019hui implantés à Brompton, East Angus, Windsor et Kingsey Falls», relate le spécialiste de l\u2019histoire régionale Jean-Pierre Kesteman.Auteur d\u2019un ouvrage extrêmement fouillé sur le sujet, dont le premier tome s\u2019intitule Les débuts de l\u2019histoire papetière en Estrie 1825-1900, M.Keste- man précise que la région est même la seule au Québec, avec Porneuf, où l\u2019industrie est passée à travers toutes les phases techniques dans l\u2019histoire de la fabrication du papier.C\u2019est- à-dire depuis le procédé inventé par les Chinois il y a 2000 ans à la production assistée par ordinateur.L'histoire des pâtes et papiers en Estrie est marquée d'une foule d'événements, et souvent de premières.Certes, il ne reste plus rien, depuis longtemps, de l\u2019atelier de fabrication artisanale \u2014 et une à une \u2014 de feuilles de papier de ee - \u2014 up ww a rv SY yw Ld = .ab + st, - 7 Ps \u2019 \u2019 we = \" a ! + x \u201c- ot v ; PY M ES w Rock Island, localisée en bordure de la rivière Tomifobia (on en perd toutes traces en 1849).Tout comme sont disparues graduellement la vingtaine d\u2019entreprises de pâtes et papiers qui ont essaime ca et 1a au fil des presque deux derniers siecles, pour ne laisser aujourd\u2019hui que les Cascades, Domtar et Kruger.De telles entreprises, comme le révele Jean-Pierre Kesteman, n\u2019ont pas existé qu\u2019à Sherbrooke mais aussi à Scotstown, à Lac-Mégantic et même à Saint- Gérard.«Les causes de ces disparitions sont multiples: les faillites, la désuétude des machines, les cycles économiques avec ses crises, la concentration des actifs et les incendies très fréquents \u2014 par exemple, un moulin de Scotstown construit en 1884 sera complètement rasé par les flammes deux ans plus tard.«Les investissements toujours plus importants requis pour moderniser les équipements ont fait en sorte que les plus forts ont résisté», émet en substance celui dont l\u2019ouvrage paru aux Editions GGC est le fruit de 35 ans de recherche sur le passé des Cantons-de-l\u2019Est.L'histoire des pâtes et papiers en Estrie est marquée d\u2019une foule d\u2019événements, et souvent de premières.On n\u2019a qu\u2019à penser à l\u2019installation du premier fourdrinier (longue table de traitement de la pâte avec ses cylindres presseurs, sécheurs et calandreurs d\u2019où sortent les rouleaux de papier) au Canada, produit aux Etats-Unis, dans l\u2019usine sherbrookoise de Brooks, en 1849.* > > ae cesta.Hl Sens 88 Suse mut oa Be Sa .A a a a ù - o PA oer 2 le \u2014 te ft 2.COLLECTION GUY MOREAU Vers 1888, Thomas Logan (à l\u2019extrémité gauche), président et directeur-gérant de la Canada Paper à Windsor, pose avec un groupe d'ouvriers devant le moulin Watopeka.Les jeunes femmes sont affectées aux tâches de triage des chiffons.T5 TEP PR LB PTET A CE gE RI RE CM Laid RL eg ne a a a AES = ES Goa ida | = CS FE.À EL wx : 3 SE RN aad y - \u2018 Eu, CE men = a ie ra.= 2 Te cs 3 \" TRL : L ie a\" e * A * ps: x i vis + \"4 I ] FE - \u2018 ph PRCT \u2019 .ples\u201d -.go Ba cu.T5 2 a LE ; to.IRE 2 hb Fe iw «, 5 rg = ad ~ 5, MT : ; ie = a À : geo - ee on a SE A - SHERBROOKE \u2014 Qualifiés de pères de l\u2019industrie moderne des pâtes et papiers, William Angus et Thomas Logan ont été des associés avant de se séparer et de faire des affaires chacun de leur côté._ Le premier, né vers 1834 en Ecosse et émigré à Montréal en 1852, a donné son nom à la ville d\u2019East Angus, où il lance une pulperie en 1882, la William Angus & Co.Il avait quitté l\u2019année précédente son partenaire Logan, avec qui il avait lancé l\u2019usine de Windsor, en 1865, sous l\u2019appellation Angus, Logan & Co.Angus, qui a surtout dirigé depuis Montréal l\u2019aspect commercial des entreprises dans lesquelles il a été impliqué, sera peu à peu tassé par les autres actionnaires de son usine an- gussienne, devenue en 1891 la Royal Pulp & Paper Co.En 1896, il sera complètement écarté de l\u2019affaire et décédera à Montréal 20 ans plus tard.Quant à Logan, un Irlandais typique né vers 1824 et qui a débuté dans l\u2019industrie papetière à Chambly en 1842, il a vécu en Estrie une partie de sa vie.On le retrouve en 1861 à l\u2019ancienne fabrique sherbrookoise de William Brooks puis à la Canada Paper de Windsor en 1881.Bien installé dans cette ville, il deviendra maire à deux reprises: le 12 février 1886 pour un mandat d\u2019un an et du 7 février 1890 jusqu\u2019à son décès subit le 2 décembre 1893.auNnqrL], BY - 5002 4qLISAOU #7 IPJEU OYOO1GUOUS eS La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S4 sv 150 ANS \u2014_ _DE PÂTES ET PAPIERS | FRANÇOIS GOUGEON françois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L'importance de l\u2019industrie papetière dans l\u2019histoire du développement de l\u2019Estrie n\u2019est plus à démontrer: cela a même donné une couleur RC AA = .a \u2019 Cig bay J 5 ii 4 dung AL à £ ag fs \u2014 754 »-.As & .Ti = -C < CL chp Ÿ = > Ly r Th particulière à la région.«Quand des villes comme Brompton, East Angus, Windsor ou Kingsey Falls doivent leur origine à cette industrie, cela façonne un caractère unique à la communauté qui en découle.À l\u2019image de Magog avec le textile, de Richmond avec son fort passé ferroviaire, d\u2019Asbestos avec son ca- ractèreminier», illustrel\u2019historien Jean-Pierre Kesteman.Quant aux atouts qui ont permis la naissance et le développement du secteur des pâtes et papiers, l\u2019Estrie en est particulièrement pourvue.«Autant la présence de cours d\u2019eau et de chutes avec leurs possibilités hydrauliques et ensuite de développement électrique, l\u2019abondante présence de forêts de feuillus de qualité, la proximité du marché américain, l\u2019accroissement des liens ferroviaires et ainsi de suite», énumère entre autres M.Kesteman.Au début de l\u2019industrie, les Quant aux atouts qui ont permis la naissance et le développement du secteur des pâtes et papiers, l'Estrie en est bien pourvue.promoteurs d\u2019usines papetières en Estrie sont surtout des commerçants anglophones de Montréal.«Les équipements étaient coûteux mais durables et l'amortissement se faisait sur une longue période.Le retard de certaines à se moderniser a même causé leur perte.Puis au fil du temps et d\u2019investissements toujours plus élevés, on a élargi le nombre de partenaires et leurs moyens financiers et on en est arrivé à du capital avec des sociétés par actions», explique le professeur émérite de l\u2019Université de Sherbrooke.La présence marquée de l\u2019industrie papetière s\u2019est aussi Pour alimenter de bois les moulins de pâtes et papiers de la région, il y eut plusieurs générations de bûcherons et de draveurs, comme ici à Woburn, dans les années 1890.Lors d\u2019une pause où, à l'arrière-plan à gauche, l\u2019un d\u2019eux en profite pour casser la croûte, on voit au fond un monticule com- WAL aa ee CU ai + * - plètement mis à nu.Les coupes forestières n\u2019avaient rien de jardinières à l\u2019époque.traduite par le développement économique en amont et en aval.Comme lors de l\u2019arrivée de la fibre de bois dans la production de pâte, avec ces générations de bûcherons, de draveurs et de «barons du bois» que sont les Pope (de Cookshire), Ives, To- bin (Brompton), Howard (qui a légué le Domaine du même nom aux Sherbrookois) et autres, tirant à la fois les ficelles de la politique, d\u2019importantes concessions de bois et d\u2019investissements ça et là.En parallèle à l\u2019industrie papetière, il ne faut pas oublier toutes les entreprises tributaires qui ont aussi façonné le paysage économique et crééen leurtemps des milliers d\u2019emplois : Jenckes Machine, Rand, SW Hooper, United Screen, etc.Elles oeuvraient, en tout ou en partie, dans la fabrication d\u2019équipements requis pour faire tourner les moulins de pâtes et papiers.as ras FONDS DE J.E.SIMARD.LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE SHERBROOKE ET Les draveurs ont pu cesser leur difficile boulot grâce au développement des liens ferroviaires dans la région.Cela permettait en plus aux usines de s'approvisionner en bois toute l\u2019année, car la drave, bien évidemment, n\u2019était pas possible pendant la froide saison.KRUGER De chiffons et de paille jusqu'à la mécanisation SHERBROOKE \u2014 Des chiffons et de la paille: ces matières premières ont longtemps servi à la production des pâtes et papiers, même après l\u2019introduction du bois.Alors que depuis l\u2019invention du papier par les Chinois au premier siècle de notre ère le mode de production n\u2019avait guère évolué, la mécanisation apparue dans la foulée de la Révolution industrielle a fait faire des pas de géant à cette industrie, surtout à partir du milieu du 19e siècle.Dans le processus de développement de machines toujours plus performantes, l\u2019historien Jean-Pierre Kes- teman relate dans son livre le cas de l\u2019inventeur prolifique Richard Smith, né à Dudswell en Estrie, en 1838.Celui qui est qualifié de «père de la fabrication du papier à haute vitesse» avait commencé à l\u2019âge de 11 ans dans la papetière naissante du Sherbrookois William Brooks.Leader québécois Bref, d\u2019innovations en innovations, du développement des usines mécaniques et chimiques à la fabrication de pâtes et bois pour mille et un papiers, l\u2019Estrie a longtemps été le leader québécois dans le domaine.Si aujourd\u2019hui la région est au cinquième rang québécois pour sa capacité de production, sa domination a été marquante jusqu\u2019au début des années 1900.Pour illustrer, en 1871, la future Canada Paper avec ses usines de Windsor et de Sherbrooke a produit à elle seule 46 pour cent des pâtes et papiers du Québec et 23 pour cent de l\u2019ensemble canadien.À la fin des années 1800, révèle en outre M.Kesteman, la région compte les papetières aux plus gros rendements de la province, soit celles de Windsor et de Kingsey Falls.En 1890, les 618 000 $ en valeurs de production représentent 41 pour cent de toute la production québécoise.\u2014 François Gougeon © FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La guerre de Sécession aux Etats-Unis est en partie à l\u2019origine de la naissance de Windsor comme capitale mondiale du papier fin.En d\u2019autres circonstances, ce titre aurait pu échoir à Sherbrooke.Il faut savoir qu'avant Windsor, East Angus et Brompton, le berceau de l\u2019industrie mécanisée de fabrication du papier est Sherbrooke.Dès 1849, William Brooks y lance la première de ses deux usines dans le secteur de la gorge de la rivière Magog.«Quand on regarde de près les événements du passé, c'est quand même tout un revirement.» «Quand Brooks fait faillite 10 ans plus tard, deux grossistes montréalais qui achetaient sa production, William Angus et Thomas Logan, reprennent les affaires.Mais surtout, vers 1862, ils commencent à s\u2019intéresser à un procédé révolutionnaire de fabrication de pâte de bois à la soude.Angus et Logan pensaient expérimenter ce nouveau procédé à Sherbrooke mais les circonstances ont favorisé Windsor, en 1865, qui était alors un village d\u2019à peine 150 habitants avec son petit moulin à scie et à farine au pied de la Wa- topeka», rappelle l\u2019historien Jean-Pierre Kesteman.A Sherbrooke, la compagnie fonciere gérant les terrains industriels et les barrages hydrauliques où devait s\u2019installer la manufacture n\u2019accepte que des locataires.Angus et Logan se tournent alors vers l\u2019achat d\u2019un site à Windsor, disposant de bonnes chutes et relié à Sherbrooke par le chemin de fer du Grand-Tronc pour y transporter la matière première à transformer en papier.Mais ce qui a contribué aussi à «prendre le risque de Windsor», c\u2019est la terrible guerre de Sécession chez nos voisins du Sud, de 1861 à 1865.«La vente de papier était très florissante et très payante aux Etats-Unis, car cette guerre civile entraînait la destruction des papeteries et les gens étant toujours plus avides de nouvelles sur le conflit, cela a amené une hausse appréciable du tirage des journaux)», signale en outre M.Kesteman.Chose certaine, rajoute le spécialiste de l\u2019histoire régionale, c\u2019était une grande première canadienne que vivait Windsor, qui a plus tard récupéré l\u2019ensemble des procédés de production, car les usines de Sherbrooke n\u2019ont subsisté qu\u2019une trentaine d'années.«Quand on regarde de près les événements du passé, c\u2019est quand même tout un revirement.Parce qu\u2019au départ, le projet de Windsor ne devait être que l\u2019appendice d\u2019une industrie déjà existante à Sherbrooke.Avec le temps et la croissance des affaires grâce au nouveau procédé chimique à Windsor, tout ce qu\u2019il y avait à Sherbrooke a complètement disparu», exprime M.Keste- man.Qui plus est, ce même procédé de fabrication chimique de pâte de bois servira au lancement d\u2019activités industrielles dans les hameaux d\u2019alors de Kingsey Falls en 1872, de East Angus en 1882 et méme de Scotstown en 1884.Toy Ri /$53 DE PATES ETPAPIERS __ - M R \\X .RE FONDS DE L'INGERSOLL-RAND.LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE SHERBROOKE Prise entre 1896 et 1905, cette photo montre des ouvriers de la défunte Jenckes Machine Co.de la rue des Grandes-Fourches Sud, à Sherbrooke, qui produisait de l\u2019équipement pour les papetières.C\u2019est par un complexe système de roues et de courroies que la machinerie était activée dans l\u2019entreprise fondue ensuite dans une autre défunte, la Rand.SHERBROOKE \u2014 Quand Dom- tar a résolu de construire sa méga-usine ultra moderne de Windsor, à la fin des années 1980, la Ville n\u2019a pas hésité à se donner le titre de «capitale mondiale du papier fin».«On avait bien spécifié papier fin, car à l\u2019époque, Trois- Rivières se qualifiait de capitale mondiale du papier tout court», rappelle Adrien Péloquin, maire de Windsor à ce moment.«Compte tenu de l\u2019investis- sement (plus de 1,2 milliard $) et de la capacité de production, Domtar dans notre ville devenait le géant du papier fin», note en outre M.Péloquin.L\u2019appellation n\u2019avait pas fait l\u2019objet d\u2019un concours public mais tombait sous le sens, tout simplement.Du côté de la capitale de la Mauricie, François Roy, du service municipal des communications, rappelle que le titre de capitale mondiale du papier a été conféré vers La capitale mondiale du papier fin 1925.«À cette époque, grâce à d'immenses réserves de bois, les industries se sont rapidement développées.Chez nous, c\u2019est surtout le papier journal», précise-t-il.Cependant, au fil des ans et des difficultés qu\u2019a traversées cette industrie en Mau- ricie, le slogan de capitale mondiale du papier a été de plus en plus délaissé, a aussi expliqué M.Roy.\u2014 François Gougeon Ésduseries ( \u2018 | -ascades A Qualité synonyme de réussite En tant que distributeur national de composants industriels, Kinecor est fier de souligner son partenariat avec des entreprises canadiennes telles que Cascades, Domtar et Kruger.Tout débute sur papier\u201d KINECOR Approvisionnement e Logistique e Solutions techniques Kinecor Sherbrooke Service 24/7 391, rue Belvédère Sud Sherbrooke, Québec J1H 4B7 sherbrooke@kinecor.com www.kinecor.com 305664 aunqraJ, Br - 6002 2/qSA0U pZ IPIEU 3HOO1GIOUS GS La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S6 1963 > Les Lemaire achètent 150 ANS \u2014 DE PÂTES ET PAPIERS anna à + : + 1957 > Antonio Lemaire fonde : d'un congédiement la Drummond Pulp & Fibre à Drummondville.l'usine de Dominion Paper cie à Kingsey Falls.1964 > Fondation de Papier Cascades inc.1971 > Création de Cascades Forma-Pak (pâte moulée).1972 à 1977 > Création de Papier Kingsey Falls (cartons multicouches), Industries Cascades (papiers tissu), Plastiques Cascades et Cascades Conversion.1976 > Première exportation du savoir-faire de Cascades (usine de carton-caisse à Cabano).1983 > Cascades fait son entrée en bourse.Fondation de Cascades industries à Rockingham en Caroline du Sud.Création d'une usine de papier kraft à East Angus.1984 > Acquisition d'une usine de carton plat à Jonquière.1985 > Acquisition d'une usine de carton plat à La Rochette en France.Création du centre de recherche de développement à Kingsey Falls.1986 > Acquisition d'une usine de carton plat à Blendecques en France et création de Cascades S.A.1987 à 1989 > Acquisition d'autres usines de transformation de pâtes papier en France, en Suède et en Belgique.Début 1990 > Création de Cascades Energie.1992 > L'achat de Rolland et de Paperboard Industries Corporation.1995 > Acquisition de Boralex.Achat de Papiers Perkins.Sn mn + Joy On fait du papier depuis 136 ans a Kingsey Falls.La famille Lemaire y laisse sa marque depuis 1963.- | ~~ dw.7 @ 7 Cascades _-\u2014 O07 \"roger Ted ~~, L., Une entreprise née YANICK } = POISSON \u2018 ds A yanick.poisson@latribune.qc.ca I KINGSEY FALLS \u2014 Preuve que les meilleures initiatives émanent souvent de concours de circonstances, la multinationale Cascades doit son existence à un congédiement.Mis à pied par une entreprise du domaine du textile de la région de Drummondville et infructueux dans ses tentatives de se trouver un nouvel emploi, Antonio Lemaire, le patriarche des trois célèbres frères du même nom, a décidé de suivre un courant qui commençait à poindre au Québec, celui de la récupération.Antonio Lemaire Il a arpenté les dépotoirs de sa municipalité à la recherche de métaux, plastiques et papiers, qu\u2019il revendait ensuite à des usines de transformation.Il a eu l\u2019idée, au tournant des années 60, de transformer le vieux papier en pâte afin de le vendre aux papetières de Grand-Mère et d\u2019Alma.«Mon père était un activiste syndical qui militait pour l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.Lorsqu'il a été mis à pied, il a été mis sur une liste noire et n\u2019a pas pu se trouver un nouvel emploi.Par chance, sa débrouillardise et son ingéniosité lui ont permis de se remettre sur les rails», raconte Alain Le- maire, l\u2019actuel président et chef de la direction de Cascades.De fil en aiguille, le père Le- Les trois frères Lemaire maire s\u2019est organisé et est devenu responsable de la collecte des ordures ménagères drum- mondvilloise.C\u2019est au sein de Drummond Pulp & Fibre que Bernard, Laurent puis Alain, quelques années plus tard, devaient obtenir leur premier emploi.«On faisait ça parce que ça nous donnait l\u2019occasion de conduire les camions et ça nous faisait un peu d\u2019argent de poche», continue le cadet des frères Lemaire.Si l\u2019entreprise a été fondée en 1964, l\u2019aventure Cascades a débuté quelques années auparavant lors de l\u2019achat du vieux moulin de Kingsey Falls, une usine abandonnée depuis sept ans par Dominion Paper cie.Antonio Lemaire a flairé la bonne affaire et a fait les démarches afin que ses trois garçons démarrent leur propre entreprise.S\u2019il croyait qu\u2019il y avait là une mine d\u2019or, les Lemaire ont vite déchanté.Les installations de la rue Marie-Victorin étaient en complète désuétude et ne leur permettaient pas de fabriquer un papier d\u2019assez bonne qualité pour être vendu.«On a vite compris pourquoi l\u2019entreprise qui occupait cette usine a fermé ses portes.Certains équipements étaient encore actionnés par des moteurs à vapeur et étaient munis d\u2019engrenages en bois.Ca datait de la fin du 19° siècle.Il a fallu travailler fort pendant trois ans avant de commencer à être rentable», se rappelle le président.Quelques années plus tard, les frères Lemaire ont profité de la fermeture d\u2019une entreprise albertaine afin d'acquérir les équipements nécessaires à la fabrication d\u2019articles de pâte moulée (boîtes d\u2019oeufs) et ont procédé à une première expansion, Cascades Forma-pak.De 1972 à 1977 naîtront à Kingsey Falls les divisions Papier Kingsey Falls, Industries Cascades, Plastiques Cascades et Cascades conversion.Au début des années 1980, les frères Lemaire inscrivent leur entreprise à la bourse, puis procèdent à l\u2019achat d\u2019unités à > PHOTOS CASCADES l\u2019extérieur de la petite municipalité des Bois-Francs, en Caroline du Nord, à East Angus et à Jonquière.La progression de Cascades se poursuit jusqu\u2019à ce qu\u2019elle atteigne son apogée en 2002.À son plus fort, elle comptera 150 unités.L'augmentation considérable de la valeur du dollar canadien, combinée à une réduction de la valeur du papier et de l\u2019avènement d\u2019entreprises chinoises et sud-américaine a obligé les frères à rationaliser au cours des sept dernières années.Aujourd\u2019hui, Cascades exploite une centaine d\u2019usines réparties un peu partout à travers le globe.Alain Lemaire, en 1956, devant les camions de collecte des déchets de la Ville de Drummondville.Sous ses pieds, le sol est composé de morceaux d\u2019asphalte récupérés et imbriqués. © Cascades doit son CASCADES TOY Atoms - x 1997 > Achat de Provincial YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca KINGSEY FALLS \u2014 Selon le président et chef de la direction de Cascades, Alain Lemaire, l\u2019entreprise ne serait pas ce qu\u2019elle est si ce n'avait été de la collaboration, de la débrouillardise et de la fibre entrepreneuriale de ses travailleurs.Il faut dire que la multinationale a décidé d\u2019adopter une gestion peu orthodoxe de ses ressources humaines.Elle a opté pour la décentralisation de ses décisions et privilégie une relation de transparence avec ses employés.Les salaires alléchants, les avantages sociaux concurrentiels et les traditionnels partages du profit font en sorte que les travailleurs ont l\u2019impression d\u2019occuper une place de choix dans la vie de l\u2019entreprise.«On est là pour donner des conseils, fournir de l\u2019argent et s\u2019assurer qu\u2019il y a une synergie entre les employés et les usines.Ça a beaucoup facilité la gestion de la croissance des 30 premières années», indique M.Lemaire.«On est là pour donner des conseils, fournir de l'argent et s'assurer qu'il y a une synergie entre les employés et les usines.» Le président estime que le succès de Cascades peut également être attribué à la complémentarité et à l\u2019humilité des trois frères.Bien conscients du fait qu\u2019ils ne savent pas tout, ils TOYOTA Je PRE + ç succès à ses employés IMACOM, JESSICA GARNEAU «Nous sommes des gars très ordinaires, explique Alain Lemaire, président et chef de la direction de Cascades.On ne connaît pas tout, mais on sait bien s\u2019entourer.» ont été en mesure de s\u2019entourer de gens compétents, de sauter sur les occasions d\u2019affaires et de garder une relation privilégiée avec leurs employés.«Nous sommes des gars très ordinaires et pas très scolarisés.On ne connaît pas tout, mais on sait bien s\u2019entourer et ça ne nous dérange pas de faire des erreurs», ajoute le président.Le secret réside également dans la capacité à s\u2019adapter aux différentes cultures.On n\u2019engage pas des Américains aux mêmes conditions que des Européens ou des Québécois.M.Lemaire considère que les gens d\u2019ici sont les plus gâtés, alors que dans certaines régions des Etats-Unis on recherche un bon salaire au détriment des avantages sociaux.L'homme d\u2019affaires précise que dans l\u2019esprit des frères, le nom de Lemaire est moins important que celui de Cascades et que l\u2019entreprise a été bâtie non pas pour permettre à ses propriétaires de faire de l'argent, mais pour ses travailleurs.Pe 00 151.route 116,\" Richmond , dP Bem 3 e A Ç Tél.: 819 826-5923 ou sans frais: 21:800:363.1 676 ZXX Obtenez tous = détails chez Toyota Richmond LIK www.toyotarichmond.com J Le meilleur coup de Cascades au fil des ans?La création de l\u2019entreprise de fabrication de carton Norampac, en collaboration avec Domtar.Cette entité a permis de mieux structurer l\u2019offre des deux gros joueurs du domaine en plus d\u2019éliminer un compétiteur.Fini l\u2019âge d\u2019or des pâtes et papiers Après avoir géré plus d\u2019une trentaine d'années de croissance, les frères Lemaire doivent maintenant gérer la décroissance.Fermetures d\u2019usines et mises à pied sont dans le vocabulaire depuis près de dix ans et ce, pour la première fois depuis la création de Cascades.Selon Alain Lemaire, les belles années de l\u2019industrie des pâtes et papiers au Canada sont révolues et les entreprises du domaine devront continuer d'innover et de se battre avec acharnement seulement pour rester en vie.Il considère que les entreprises chinoises, sud- américaines et américaines ont toutes un net avantage concurrentiel.«Je ne vois pas comment l\u2019industrie peut se relever à court terme.En Amérique du Sud, les arbres se régénèrent en moins de dix ans, en Chine, les employés gagnent 20 fois moins que les nôtres et les Etats-Unis ont investi plus de 300 milliards en subventions afin de relancer leurs entreprises du domaine», constate Alain Lemaire.Afin d'assurer sa progression, Cascades a créé, au début des années 90, sa division Energie et a fait l\u2019acquisition de Boralex, une entreprise spécialisée dans les énergies vertes.Papers.Création de Norampac en partenariat avec Domtar.Acquisition d'une usine de carton plat à Arnsberg en Allemagne.Restructuration de Cascades en cinq groupes: l'emballage spécialisé, les cartons- caisses, les papiers tissu, les papiers fins et le carton plat.1998 > Démarrage d'une unité de conversion à Wednesbury en Angleterre.Début 2000 > Fermeture d'usines à Thunder Bay, Montréal, Red Rock, Pickering, Buffalo et Boissy le Châtel.2001 > Acquisition d'usines en Pennsylvanie et au Wisconsin.2003 > Acquisitions en Alberta, à New York, en Arizona, en Oregon et au Tennessee.2005 > Vente des actifs de distribution de papiers fins (Cascades Ressources) et de papiers tissues (Wood Wyant).2006 > Rachat de la participation de Domtar dans Norampac.2007 > Fusion des activités européennes de fabrication de carton plat avec Reno de Medici.2008 > Les activités nord-américaines de carton plat sont intégrées à celles des cartons-caisses de Norampac.aunqraJ, BT - 6002 2/qUaA0U HZ IPJEU 34001GIOUS AS _ _oephieserpanies, CASCADES Un apport incommensurable pour Kingsey Falls YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca KINGSEY FALLS \u2014 Il s\u2019en est fallu de peu pour que Kingsey Falls devienne un village fantome.Au lendemain de la fermeture de la Dominion Paper, principal employeur de la municipalité, en 1957, plusieurs ont été forcés de trouver de l\u2019emploi ailleurs et quelques-uns ont dû déménager.Heureusement, le syndicat des travailleurs de l\u2019entreprise a refusé de participer au déménagement de la machinerie de l\u2019usine, ce qui aurait eu pour effet de transformer le vieux moulin en bâtiment vide et inintéressant.Cet entêtement a permis la venue des frères Lemaire et de leur rêve qui a transformé le destin de tout un village.Pendant que Cascades progressait, le visage de Kingsey Falls s\u2019embellissait.Au cours des 45 dernières années, la population du village est passée de quelques centaines d\u2019âmes à plus de 2000.De nouvelles rues ont été construites et, pour servir la population grandissante, de nouveaux commerces ont vu le jour.La mairesse de Kingsey Falls, Micheline Pinard-Lam- pron, n\u2019ose même pas s\u2019imaginer de quoi aurait l\u2019air sa municipalité si les frères Le- maire n\u2019y avaient jamais mis les pieds.Ils ont notamment participé à la construction du gymnase de l\u2019école primaire \u2014 qui porte d\u2019ailleurs le nom de Cascatelle \u2014, du Centre récréatif, du Théâtre des Grands Chênes, du Parc Marie-Victorin et, plus récemment, du Parc Bernard-Lemaire, qui constitue un joyau en plein coeur du village.En plus de toutes ces réalisations qui ont bonifié de beaucoup la qualité de vie des gens de la localité, Cascades a mis de l\u2019avant une politique d\u2019avantages financiers afin d\u2019inciter ses quelque 1200 employés de King- sey Falls à s\u2019installer à proximité de l\u2019entreprise.Comme si ce n\u2019était pas assez, la part de la multinationale en taxes foncières et en taxes d\u2019affaires représente 50% du budget de 3 millions $ de la municipalité.«Cascades n\u2019a pas son pareil.Nous pouvons nous compter chanceux que ces hommes d\u2019affaires soient partis de Drummondville pour s\u2019installer chez nous.Ce sont des gens respectueux et ils sont demeurés fidèles à leur milieu», indique la politicienne.Alain Lemaire demeure toujours a Kingsey Falls et son fre- re aîné Bernard a toujours un pied-à-terre dans la municipalité.Pour ce qui est de Laurent, il réside à Warwick, dans la municipalité voisine.Une fierté Au-delà de la contribution économique, Cascades est devenue un véritable objet de fierté pour les Kingsey-Fallois et tout le travail accompli afin de développer l\u2019image verte de l\u2019entreprise n\u2019y est pas étranger.Même s\u2019il peut être qualifié d\u2019industriel, le village est renommé pour sa fibre environnementale.Lu a Te 0 \u2018., 7 1 A et LP « yey ; tS op RES S ; \u2019u, ta as i] \u201cat.2 ¥ ve pT : = 8 y , 27 \u201d - Fr \u20ac gt priété des frères Lemaire en 1963.ADOITIFS & LUBRIFIANTS Az a CASCADES Voici une vue d\u2019ensemble de l'usine de la Dominion Paper, au début du siécle dernier, qui allait devenir pro- Le passage de Bernard Lemaire dans l\u2019histoire de Kingsey Falls a été immortalisé par cette sculpture placée bien en vue dans le parc qui porte son nom.L\u2019importante implication de la multinationale dans le sport amateur lui confère également un rôle d\u2019ambassadeur de la municipalité.En plus d\u2019encourager des athlètes comme Stéphanie St-Pierre, Pierre-Alexandre Rousseau et Sylvain Bernier qui s\u2019illustrent un peu partout autour du globe, elle a fait le nécessaire pour que toutes les équipes de hockey de niveau AA des Bois-Francs portent son nom.Cette contribution fait également en sorte qu\u2019une centai- ne de joueurs de haut calibre évoluent sur la glace du Centre récréatif de Kingsey Falls chaque année.Selon Julien Couture, un des premiers employés de Cascades, ce n\u2019est pas d\u2019hier que l\u2019entreprise constitue un objet de fierté.«C\u2019était notre entreprise, le sentiment d\u2019appartenance était si fort que les gars passaient les vis et les écrous à la brosse d\u2019acier pendant leurs moments libres afin de s'assurer que l\u2019équipement soit propre», affirme-t-il.POUR TOUT SAVOIR Chaque jour, lisez La Tribune Des services conseils d'accompagnement pour vos projets de démarrage ou d'acquisition d'entreprise Pierre Traversy IDE des Sources De l\u2019aide financière pour vos projets créateurs d'emplois : * Fonds agro * Fonds commerce et service * Fonds tourisme et culture * Fonds usinage et métaux De l'information, du réseautage et du soutien à l'animation du milieu dans les secteurs : * Agriculture et foresterie * Industriel et commercial + Culture * Tourisme * Soutien au travail autonome * Fonds développement durable * Fonds soutien à l'émergence * Fonds jeunes promoteurs * Fonds local d'investissement * Fonds économie sociale Les Distributions Pierre Traversy inc.104, rue Larocque, Drummondville (Québec) J2C 2W4 La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 Contactez nos conseillers au 819 879-6643 - Venez nous rencontrer au 309, rue Chassé, Asbestos Ecrivez-nous : cld@mrcdessources.com 288485 S8 © Le salut d'une famille YANICK POISSON ypoisson@latribune.gc.ca KINGSEY FALLS \u2014 Pour certains, la création de Cascades à Kingsey Falls a été génératrice d\u2019emplois bien rémunérés et de conditions de travail avantageuses à proximité du domicile familial.Pour d\u2019autres, elle a été un véritable salut.« Je me souviens encore avoir vu mon père arriver avec son premier chèque de partage du profit.| avait les yeux brillants.» C\u2019est notamment le cas d\u2019Irénée Labrecque, un homme a tout faire de King- sey Falls qui est passé par toute une gamme de métiers avant de finalement trouver l\u2019emploi rêvé au tournant de son 40° anniversaire.De chauffeur de taxi à ouvrier en construction, en passant par agriculteur et conducteur d\u2019autobus scolaire, il a franchi bien des étapes avant de joindre les rangs de Cascades et d\u2019avoir enfin les moyens d'offrir un peu de confort à sa petite famille.La fille de M.Labrecque, Claudette Simoneau, se rappelle avoir vu la joie dans le visage de son père lorsqu'il a reçu ses premières paies et son premier chèque de partage du profit.Il faut dire que les Labrecque étaient sept à habiter un tout petit loyer et qu\u2019ils avaient du mal à joindre les deux bouts.«Je me souviens encore avoir vu mon père arriver avec son premier chèque de partage du profit.Il avait les yeux brillants.Enfin, il pouvait nous gâter.À 40 ans, il n\u2019avait pas encore trouvé d\u2019emploi stable et ça a été un véritable soulagement pour toute la famille», raconte- t-elle.En amour Irénée Labrecque est littéralement tombé amoureux de Cascades.Fréquemment, il abordait le sujet à la maison et faisait part à ses enfants de l\u2019évolution de la compagnie.Pas étonnant que Mme Simoneau ait choisi de suivre les traces de son père, quelques années plus tard, en 1970.Après avoir terminé ses études à l\u2019école Sainte-Thé- rèse de Sherbrooke, elle a entrepris une formation en comptabilité.Avant même d\u2019avoir terminé son cours, elle s\u2019est vu offrir un poste de secreétaire-comptable, initialement occupé par la femme de Bernard Lemaire, France.Complicité des trois frères Puisqu\u2019elle travaille au siège social depuis près de 40 ans, Claudette Simoneau a eu la chance de côtoyer les frères Lemaire de façon quasi quotidienne.Selon elle, le succès de Cascades réside dans la complémentarité du trio.«Ça m\u2019a toujours épatée de voir à quel point ils s\u2019entendent bien.Il y a une synergie incroyable entre les trois hommes.Il leur est arrivé de s\u2019obstiner, mais jamais ils n\u2019ont eu de conflits personnels.Bernard et Alain faisaient valoir leurs positions et Laurent les regardait calmement», dit-elle.Cascades a beaucoup changé au rythme de sa progression sur la scène mondiale.Le départ de Bernard, puis celui de Laurent, des opérations courantes de l\u2019entreprise ont aussi contribué TRANSPORT \u201cTransport Henrué Lemieux, fier transporteur de grandes compagnies tient à souliquer sa reconnaissance pour tout l'apport fait dans la région de l'Ectrée A depuis ces 150 dernières années.re 305262 > 72 » 7%, www.regiondesboisfrancs.com à réduire la quantité et la qualité des relations patrons employés.Selon Line Couture, une collègue de travail de Mme Simoneau au siège social, tant qu\u2019Alain Lemaire sera en poste, les choses continueront de tourner rondement.Elle se fait plus inquiète par rapport à la suite.Elle appréhende le départ d\u2019Alain de son poste de président et chef de la direction, lequel est prévu d\u2019ici cinq ans.«Ça m\u2019inquiète.Je crois qu\u2019on est plusieurs à redouter le départ des frères Lemaire.L\u2019entreprise est basée sur une belle philosophie, mais ce n\u2019est pas tout le monde qui embarque», a- t-elle affirmé.Heureusement, un autre Lemaire gravit peu à peu les échelons à la succession de la première génération.Patrick, le fils de Bernard, est président de Boralex, l\u2019une des entreprises satellites de Cascades.Il pourrait être intéressé par le défi.«Ce serait une très bonne nouvelle, Patrick, c\u2019est Bernard en peinture.Il a été élevé là-dedans, il pense de la même façon et il entretient le même discours», conclut Mme Simoneau.Corporation de développement économique BOIS-FRANCS (CLD) www.mrc-arthabaska.qc.ca are rie Tat RAN Le site d'enfouissement au sein duquel on entrepose les déchets de Drummondville est le même qu\u2019au cours des années 60 et il appartient toujours à Cascades.1111 Les freres Lemaire ont acheté le vieux moulin de Kingsey Falls des mains des caisses populaires Desjardins.Appelés a voter relativement a la vente et aux modalités de paiement, les administrateurs de l\u2019époque ont tranché à quatre contre trois en faveur du projet.III Le nom «Cascades» est une idée d\u2019une tante des frères Lemaire.Cette dernière faisait tout simplement référence aux chutes situées à proximité de la première usine de Cascades sur la rue Marie-Victorin à King- sey Falls.1111 FP ARTHABASKA 50 ANS 7s 288482 oUNGIIT, ET - 6007 81GUOAOU #Z IpJEU 8YOO1GUOUS 6S La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S10 s10/ 150, ANS! _DE PATES ES ET PAPERS Bernard Lemaire : un homme d'exce YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca KINGSEY FALLS \u2014 La plupart des employés de la première heure de Cascades s\u2019entendront pour dire que le premier chef de l\u2019entreprise, Bernard Lemaire, est un homme d'exception et qu\u2019il est l\u2019une des principales raisons des succès de l\u2019entreprise.Sous sa gouverne, la petite usine de pâtes et papiers peu fonctionnelle de Kingsey Falls s\u2019est transformée en multinationale.Julien Couture, que plusieurs connaissent sous le pseudonyme de «Dédé», se souvient de ses premières rencontres avec l\u2019aîné des trois frères en 1964.Ancien employé de la Dominion Paper, qui avait fermé ses portes sept ans plus tôt, il avait noté qu\u2019il y avait de nouveau de l\u2019action dans le vieux moulin et avait décidé d\u2019aller y jeter un oeil.Il y a trouvé un homme sympathique et débrouillard qui s\u2019affairait à faire fonctionner les différents équipements de l\u2019usine.Au fil des discussions, Bernard Lemaire lui a offert un emploi, offre à laquelle il n\u2019a pu acquiescer immédiatement, échaudé par une tentative infructueuse de relance de l\u2019entreprise survenue quelques années auparavant.«J\u2019avais quitté un emploi à Votre garagiste de confiance ! RIICE DE (A rs 133\" rue Angus rey EAST i 819) 832°3928 * CASCADES Asbestos pour travailler pour le gouvernement qui tentait de relancer l\u2019usine.Ça n\u2019a pas duré bien longtemps et il a fallu que je retourne sur le chômage et que je me trouve une autre job», a indiqué M.Couture.Ce n\u2019était que partie remise puisque l\u2019aiîné des frères Lemai- re est revenu à la charge deux ans plus tard.Il avait alors une meilleure idée du succès que connaîtrait son entreprise et de la stabilité d\u2019emploi qu\u2019il pouvait offrir.«Il est venu chez nous et m\u2019a dit: \u201cDéde, j'ai un job pour toi\u201d.Le lendemain, je donnais ma démission et une semaine plus tard, je travaillais pour Cascades», raconte l\u2019homme maintenant âgé de 82 ans.Ce dernier se rappelle de l\u2019importante différence qui existait entre la façon de gérer des anglophones de la Dominion Paper et celle de Bernard Lemaire.Il éprouvait un important sentiment de liberté et pour une raison qu\u2019il ignorait, il était prêt à tout pour que cette entreprise connaisse du succès.En 22 ans de service, M.Couture se souvient d\u2019avoir vu son patron se fâcher une seule fois.«C\u2019était tout un leader.Pour lui, on aurait été prêts à passer dans un trou de souris.Il nous faisait confiance, il nous laissait faire ce qu\u2019on pensait qui était le mieux pour l\u2019entreprise et ne se choquait jamais.AE 3 tryed IE ALT) suspension = tlignement 2 3 Ves lx -m A ) La Kilgour Bros.principal actionnaire de la Canada Paper, décide d'installer une manufacture de sacs de papier (Bag Mill) à Windsor.1925 > La Canada Paper passe aux mains de la St-Maurice Valley Corporation, elle-même propriété de Canada Power ans Paper Company.1929 > Création du club de hockey Les Papetiers (Paper Makers) qui joue dans la Ligue intermédiaire des Cantons de l'Est.1934 > Alors que le papier journal consistait la majorité de la production des usines de Windsor en 1929, on mise cinq ans plus tard sur des papiers de spécialités, les machines étant devenus désuètes pour le papier journal.1942 > Quelque 500 ouvriers insatisfaits de leurs conditions de travail forment une deuxième union et se joignent à la Confédération des Travailleurs Catholiques de Canada (CTCC l'ancêtre de la CSN).1944 > Après deux ans de tensions (incluant une grève de 3 jours), de nouvelles lois gouvernementales font en sorte que le CTCC devient le syndicat de tous les ouvriers de la Canada Paper.1947 > Instauration d'une caisse de retraite pour les employés de la Canada Paper.L'âge de la retraite est de 65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes.1948 > Début du vaste programme d'expansion de la Canada Paper à Windsor.1951 > Au grand bonheur de la population qui encaisse chaque jour les émanations des fournaises, la nouvelle cheminée du moulin Watope- ka, d'une hauteur d'environ 300 pieds, est construite.1953 > La semaine de travail passe de 48 à 40 heures, on instaure une rémunération à temps et demi pour le temps supplémentaire et des primes pour les quarts de travail de soir et de nuit.1956 > La Canada Paper investit 750 000$ pour lutter contre la pollution causée par ses usines de Windsor et collabore avec l'Association des clubs de chasse et pêche dans sa lutte contre la pollution dans les cours d'eau.aunqraJ, Br - 6002 2/qLUSA0U HZ IPIEUI 3HOO1GIOUS 16S S22 » _DE PATES ET PAPIERS - 1957 > Le chômage étant élevé, une centaine d'ouvriers débarquent à l'hôtel de ville pour demander aux élus d'intervenir auprès de la Canada Paper afin de priori- ser l'embauche de gens de Windsor, Greenlay et St-François.1959 > C'est le 100\u20ac anniversaire de la Canada Paper et on ouvre les portes aux citoyens pour une visite des lieux.1961 > La Dominion Tar and Chemical Company (Domtar) prend le contrôle de la Canada Paper Company.1964 > Domtar spécialise sa production à Windsor vers les papiers fins.1966 > Dernier d\u2019une trop longue liste de décès survenus dans les papeteries de Windsor depuis ses tout débuts.Au cours des semaines, des mois et des années qui suivent, employeur et syndicat s'entendent pour améliorer la sécurité sur les installa tions.1968 > Une grève est déclarée à l'usine Domtar.Les employés ne rentreront au travail que six mois plus tard.On s'oriente à Windsor vers la production de papier fin, alors que le papier kraft passe progressivement aux mains des Américains.1973 > Un lock-out de deux jours paralyse les opérations chez Domtar.1975 > On célèbre le centenaire de Windsor.1977 > La manufacture de sacs (Bag Mill) est vendue à la compagnie Atlantic.1981 > Le gouvernement québécois devient principal actionnaire de Domtar.1982 > Des inondations monstres ont lieu dans les secteurs de Windsor, Greenlay et Richmond.DOMTAR Une nouvelle usine.non sans ' \u2014 ° al = : - Ed 7 pe, Ale arte 12p-\"a dp in Titi, er \u201cwd .- PE ' - ff > ; - > ~ oR .hy - - Xr - a , COLLECTION GUY MOREAU Amorcés en juin 1985, les travaux de construction du complexe de papiers fins de Windsor se sont poursuivis pendant deux années avant que les premiers rouleaux de papier ne soient produits sur la nouvelle machine numéro 7.SONIA BOLDUC sonia.bolduc@Iatribune.qc.ca WINDSOR \u2014 L'affaire semblait dans le sac.On est en 1983 et la survie de l\u2019usine Domtar à Windsor passe inévitablement par des investissements majeurs qui viennent d\u2019ailleurs d\u2019être annoncés par la papetière, soutenues par Québec et Ottawa.On prévoit ainsi construire sur le territoire windsorois une toute nouvelle mégapapetière au coût de 1,2 milliard qui permettra de conserver une place de choix sur le marché et les quelque 900 emplois existants.Mais fin 1984, voilà que le gouvernement conservateur de Brian Mulroney succède aux libéraux alors brièvement dirigés par John Turner.Les rumeurs de retrait de l\u2019aide fédérale se mettent rapidement à circuler; les conservateurs sont peu enclins à soutenir financièrement la papetière et pourraient annoncer sous peu l\u2019annulation de la subvention fédérale de 100 millions $ déjà engagée.«C\u2019était le premier gros La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 prirr Contactez-nous dès maintenant re jpassior.« Conception Design graphique Rédaction = Infographie = Photographie- Impression as tnezau Communication & Impression tés et sites ir 92, rue Principale Nord Windsor (Québec) J1S 2C7 Tel.: 819.845.5488 ternet nous transformerons tous vos projets en REUSSITE Téléc.: 819.845.3706 www.martineauci.com info@martineauci.com (©) 305369 © quelques sueurs froides ~ IMACOM.JESSICA GARNEAU Adrien Péloquin dossier du gouvernement Mulroney à son arrivée au pouvoir et il ne voulait pas céder aux revendications de Domtar», se rappelle le président de syndicat des travailleurs de Domtar à Windsor à l\u2019époque, Emilien Dubreuil.«Domtar voulait une subvention par le biais d\u2019un nouveau programme, pas un prêt sans intérêt comme le proposaient les conservateurs, et menaçait d'aller s'installer ailleurs, en Ontario ou aux Etats-Unis.Mais le gouvernement ne voulait pas ouvrir la porte à ça parce qu\u2019il trouvait que Domtar était dans une trop bonne situation financière», raconte encore M.Du- breuil.Devant cette incertitude, les Windsorois se mobilisent.Le maire Adrien Péloquin met sur pied un comité de survie auquel participent activement les membres du conseil municipal, les représentants du syndicat de Domtar et les élus de la région.C\u2019est le front commun:les Windsorois participent même à un tintamarre dans les rues de la ville.La députée péquiste de Johnson Carmen Juneau, le député fédéral libéral de Richmond Alain Tardif et le jeune élu conservateur de Sherbrooke Jean Charest participent aux négociations avec Ottawa.Mais curieusement, c\u2019est le libéral Jean Lapierre qui fera la différence dans le dossier.«Il connaissait la game, se rap- DOMTAR Linauguration du chantier de construction du complexe de papiers fins de Domtar avait réuni a Windsor les trois paliers de gouvernement ayant contribué à la réalisation du projet: de gauche à droite, le maire de Windsor, Adrien Péloquin, le ministre des Communications et représentant du gouvernement fédéral, Marcel Masse, le premier ministre du Québec, René Lévesque, la députée provinciale de Johnson, Carmen Juneau, et le député de Sherbrooke à la Chambre des communes, Jean Charest.pelle Adrien Péloquin.Lorsqu\u2019on s\u2019est rendu en délégation à Ottawa, il nous a dit de nous tenir prêts.Pendant la période de questions, il a défié Mulroney de nous rencontrer.Lorsque le premier ministre a dit qu\u2019il était prêt à le faire n'importe quand, Lapierre lui a répondu: \u201cCa tombe bien, ils sont ici pour ça.\u201d» Dans l\u2019heure qui a suivi, le comité de survie de l\u2019usine de Windsor a rencontré le premier ministre Mulroney qui leur a confirmé: «Si on le fait, ce n\u2019est pas pour Domtar, c\u2019est pour les travailleurs», se souvient bien Emilien Dubreuil.Le 5 avril 1985, on annonce simultanément à Montréal et DOMTAR À Windsor, on espérait ce projet de nouvelle usine depuis longtemps et le dévoilement du panneau identifiant le chantier a réuni bon nombre d\u2019employés.C\u2019est au représentant des employés de l'usine, Pierre-An- dré Therrien, et au vice-président directeur et chef des exploitations de Domtar, Raymond Pinard, qu\u2019est revenu l\u2019honneur de ce dévoilement.a l\u2019hôtel de ville de Windsor la confirmation du projet de la mégapapetière.«C\u2019était le Vendredi saint, lance l\u2019ancien maire Péloquin.Nous, on le savait depuis une couple de jours, mais là, on faisait l\u2019annonce officielle.L'hôtel de ville était plein a craquer, Lucien Côté jouait de la trompette et on a ouvert le bar pour fêter ça.On venait de créer 5000 emplois dans la région pour les trois prochaines années et d'assurer la survie de Domtar à Windsor.Y\u2019avait de quoi fêter, sinon, on perdait tout.» DOMTAR ANS 7523 DE PÂTES ET PAPIERS__ ; 1983 > On annonce le projet d'une nouvelle usine qui sera construite au coût de 1,2 milliard $.Domtar consolide ses opérations à Windsor en une seule mégapapetière.1985 > Les travaux de construction de la nouvelle usine débutent, même chose pour la formation du personnel qui travaillera désormais avec des appareils de fine pointe.1987 > La construction de la nouvelle usine est complétée et les machines no.7 et no.9 commencent à produire.En octobre, explosion de la chaudière de récupération de la liqueur noire, on remet temporairement en fonction les installations de la Wato- péka et la machine numéro 1.1990 > Le moulin Watopeka est démoli après 126 ans de production.La cheminée du Vieux-Moulin est abattue après 39 ans d'activité, non sans que quelque nostalgique ait inscrit dessus : bye bye ma girouette merci pour 4 générations.1992 > Les machines no.3 et no.6 du moulin Saint-François cessent leurs opérations.Le moulin Saint-François est abandonné après 97 ans de production.1993 > Un référendum rejette un projet de pont à la hauteur de la 6° avenue et la mise en place d'un parc industriel appartenant à Domtar.1997 > Le prolongement ouest de la rue DuMoulin (situé sur l'ancien site de l'usine Watopeka) est appelé Thomas-Logan en l'honneur de ce dernier.72, rue Principale Sud | Qasr I aR: Des spéciaux pour vous, tous les mois.d une Sa a.Fier aptenaire unin tre dynamique aul : marqué no pre régions 305371 aunqraJ, Br - 6002 2/qUSA0U HZ IPIEU 3HO01GIOUS &6S 7 Hg I ty 4 NL ad ay To = = = \u201cre: i op dl BD vue nus Neo + ae vas He J 4 suds y Aes \u2014 -\u2014 \u2014 Teuf stiles.aa FRE TR = RP RANRAECSUE,.| 3 ps pr \u201c4 4 4, wee \u201cdhe a BE TAH 3 FW = oll > 2 de parer + = \u201c TRY a BB Mn.« I \"= em TE, = hd o_o 2-3 _\u2014.ps -\u2014 \u2018a - i, oe = yet \u201che ~~ aT vw ve > Lm, 4 à Fe Taf = A à œ.\u2026x t y ae =* =rF5à Bw © Ye ~~ * = Wt = mn unde mir \u201cetes SEP 4 or = [= Fw \u2018: + = = \u2014 JE : : \u2014 \u2014 ww 2iE = \u2014= pe te ES \u2018 «WW = PTR raté \u201c+ 3: = = \u2014 -\u2014 ote ag v + % > @\" = = mon 2 \"E-F4 - = ~~ = -\u2014 \u2014 ?sy A KF ME.INR A aL {i 3 + «> YR go » we = = coun gat a8 te wm wv TE.PDomtar Une histoire commune oa J \u2014_\u2014 \u2014_ EE Go Ir Pillenimportant du développement 2 \\Windsor et sa region OD omtar a toujours UDC aA Ea aS te elgl\u2019engagement de ses generations Wdiemployes quilse_sont:succedeesnour, wo rar faire dejliusine desWindsor ce\u2018qu'elle | eSt-maintenanty La Tribune Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S24 __ tram oO ere Dai a §F > Eg 'Q e \u2014\u2014 Vo r 2 >, Ter\u201d A e © = Gy pri Pr G&G = I \u2014 Tn a 8 7 A a \"x À.\u2014 07 vr.X JS eu Fr y\" RE ZE \u20ac eT \u2014m_ 2 I at WIN = wl alk.it de ey 1 mm ed Lalla gs Fo i AT - & a ee SP wr a ~~ -_\" = » go LL 1 ~~ Big UN NT ess \u2014\u2014 miss\" =._\" Fun eT ass LH \u2014 tN -\u2014 LIE a SE nil ts y - x ue \u2014\u2014 ~~ +de y 5 mes\u201d \u2018at \u2014r -\u2014 ay o_o vs / 2 1 FP awe | tf +?Jean-Francois Nicol, contremaitre en optimisation chez Kruger, présente une partie de l'usine de désencrage qui se trouve a Brompton.Environ 600 tonnes de pate a papier est produite tous les jours dans cette usine.- me I T \u2014 Que se passe-t-il avec le journal que vous mettez au bac de recyclage?Voici les dix étapes nécessaires pour le ramener à l\u2019état de pâte à papier.1.Vous recevez votre journal, le lisez, puis le jetez au bac de récupération.2.Le journal se retrouve dans un centre de tri, où il est trié puis emballé avec d\u2019autres journaux.Les différentes sortes de papier et de carton (journaux, magazines, papiers de bureau, boîtes telles que mouchoirs, céréales, etc.) sont triées et emballées dans des paquets différents.3.Les vieux journaux sont transportés à l\u2019usine de dé- sencrage de Kruger.4.Une fois le vieux papier à l\u2019usine, la première étape consiste à démêler les pro- duits destinés au recyclage.Si le triage a été effectué trop rapidement au centre de tri et que d\u2019autres matières recyclables ont été mélées au papier journal, que ce soit du carton ou du plastiques par exemple, elles seront rejetées par la trieuse hyper performante de l\u2019usine de désencrage.5.Le papier journal ou magazine subit l\u2019étape de la trituration.Le papier est mélangé à des produits chimiques.C\u2019est alors qu\u2019on détache l\u2019encre du papier journal.(L'eau utilisée dans le processus se trouve bien entendu en circuit fermé: elle sera traitée avant de retourner à la rivière Saint- François.) 6.Pour enlever les contaminants du produit, il y a alors un premier tamisage grossier.Du bac de recyclage à la pâte à papier 7.C\u2019est l\u2019étape de la flottaison.L\u2019encre est alors totalement enlevée du papier grâce aux produits chimiques.Il ne reste plus que la fibre du papier.8.Un autre tamisage fin est effectué pour enlever encore tous les petits contaminants.9.C\u2019est enfin l\u2019étape de l\u2019épaississage, où un maximum d\u2019eau est enlevé de la pâte.10.Et voilà que la pâte de papier est prête à être utilisée dans la fabrication d\u2019autres journaux.Environ 66 % du produit traversera la cour pour être traité directement à l\u2019usine de Brompton et redevenir du papier journal, prêt à être réimprimé.Le reste de la pâte, soit environ 33 % du produit, s\u2019en ira plutôt vers d\u2019autres usines de Kruger dans la province.l\u2019instauration d\u2019usines comme la nôtre, tout ce papier devait être jeté dans les sites d\u2019enfouissement», fait savoir Jean-François Nicol, contremaître en optimisation chez Kruger.De ces 850 tonnes de produit utilisé chaque jour à l\u2019usine de Brompton, environ 80 % sont du vieux papier journal et 20 %, de vieux magazines.Beaucoup de matière provient des Etats-Unis, pays où Kruger vend en contrepartie beaucoup de son papier journal prêt à être imprimer.Une partie provient aussi du Québec.250 tonnes manquent Si 850 tonnes de produits rentrent dans l\u2019usine de dé- sencrage tous les jours, ce sont environ 600 tonnes de pâte de papier qui sont produites quotidiennement.Que se passe-t-il avec les 250 tonnes restantes?«Nous produisons environ 200 tonnes de boue de désen- crage et nous avons environ 50 tonnes de rejets solides», précise Jean-François Nicol.Les rejets solides sont toutes les matières qui sont rejetées à l\u2019étape du triage, donc, - toutes les matières autres que papier journal et papier magazine qui ont été envoyées par mégarde par le centre de triage.Rien de perdu Quant aux boues de désen- crage, il s\u2019agit de l\u2019encre et de l\u2019eau usée qui demeurent à la fin du processus.Mais attention, ces boues ne prennent plus le chemin de l\u2019enfouissement comme il était coutume de le faire auparavant.Depuis quelques années, ces boues deviennent de l\u2019énergie chez Kruger, puisqu\u2019elles servent de combustible dans la centrale thermique de co- génération (voir autre texte) de l\u2019usine.«Les gains pour l\u2019environnement sont importants.Sans une usine de désencra- ge comme celle-ci, les quantités de papier qui iraient directement à l\u2019enfouissement seraient considérables», assure Jean-François Nicol.Donc, grâce à Kruger, La Tribune que vous avez entre les mains pourrait ainsi être récupérée\u2026 pour redevenir une autre Tribune, avec des nouvelles fraîches du jour. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 S38 La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 ss/ 150 ANS! _ _DE nu AS KRUGER Solidaires face à la crise SONIA BOLDUC sbolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pierre Dallaire n\u2019est pas seul.Arrivé dans l\u2019arrondissement de Brompton il y a cinq mois à peine, le nouveau directeur général de l\u2019usine Kruger ne s\u2019est pas retrouvé dans un cockpit en solo afin de traverser la présente crise qui sévit dans le secteur du papier journal.Amorcée par un ancien directeur général de l\u2019usine, Daniel Archambault, la table de mobilisation poursuit le travail autour de M.Dallaire avec une fois encore un seul et même but: se serrer les coudes pour permettre à l\u2019usine de Brompton de garder sa place de leader.«C\u2019est clair qu\u2019on n\u2019est pas dans un créneau facile en ce moment.Dans le contexte actuel, il faut absolument augmenter notre nos employés font partie de la solution.Ils ont non seulement les connaissances et le savoir-faire, mais ona constaté qu\u2019ils ont aussi une grande volonté de contribuer au succès de Kruger», explique Pierre Dallaire en s\u2019animant devant les avancées réussies jusqu'ici par le comité de mobilisation.«On est une quarantaine de personnes au sein de ce comité, Matériaux J'Anctil www.janctil.com LR 3110, Route 222 et de ce nombre, il y a 24 employés, fait savoir l\u2019ingénieur de formation.Ce nombre, ça dit tout.Ça démontre le désir des employés de faire partie du processus, de prendre part aux décisions et de travailler à faire fonctionner l\u2019usine.On a besoin d\u2019eux pour le faire, c\u2019est évident, puisque ce sonteux qui sont dans chaque secteur de l\u2019usine et qui connaissent nos façons de faire sur le bout de leurs doigts.Disséquer l\u2019usine «En ce moment, notre façon de faire pour arriver à traverser la crise, c\u2019est de disséquer l\u2019usine afin de trouver des façons de diminuer les coûts de production», poursuit encore le directeur de Kruger à Brompton, sa quatrième assignation en trois ans pour la compagnie.«Qu'est-ce qu\u2019on peut améliorer?Qu'est-ce qu\u2019on peut changer?Comment peut-on faire autrement pour augmenter notre production tout en diminuant les coûts?Ce sont autant de questions sur lesquelles on se penche en comité et auxquelles on trouve les réponses.» Le processus se déroule selon la méthode du «pouce levé».Pour chaque proposition apportée à la table de concertation, ses membres votent à pouce levé, simple- SAINT-DENIS-DE-BROMPTON 819 846-2747 N ~ Avec accord D BENE (3) Desjardins Lael IMACOM, MAXIME PICARD Arrivé en poste il y a cing mois a peine, le directeur de l'usine Kruger de Brompton, Pierre Dallaire, a pour mandat de traverser la présente crise qui sévit dans le secteur du papier journal.ment.C\u2019est clair, net, précis, et rapide.Jusqu'ici, cette concertation autour de la table a permis de réduire les coûts dans certains secteurs, on a procédé à trois arrêts de production temporaires et les syndiqués ont même concédé des baisses salariales afin de minimiser les mises à pied.Fin 2010, on espère avoir fait le tour des options par secteur après évaluation des ressources humaines, des coûts de production, du taux de rendement global.«Notre plus grande force est sans contredit la qualité de nos employés qui ont la fierté de livrer un excellent produit et qui contribuent au climat de travail harmonieux à l\u2019usine, renchérit Pierre Dallaire.En effet, nous pouvons dire que les relations de travail ont toujours été bonnes et cette solidarité va certainement aider l\u2019usine à passer à travers la crise que traverse l\u2019industrie actuellement.» LA MAISON RÉGIONALE DE L'INDUSTRIE ET EMPLOIS COMPÉTENCES, :$S PARTENAIRES 0 © \"ANS /53! DE PÂTES ETPAPIERS __ - KRUGER Leader pour l'environnement et pour rester en affaires SONIA BOLDUC sonia.bolduc@Iatribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Kruger n\u2019a jamais hésité a prendre les devants et a se montrer proactive dans le domaine de l\u2019énergie et de l\u2019environnement.Ne serait- ce qu\u2019au cours des années 1990, l\u2019usine de Brompton s\u2019est dotée d\u2019un réacteur biologique séquentiel afin d\u2019améliorer le traitement de ses effluents secondaires, puis elle a misé sur une usine de désencrage lui permettant d\u2019augmenter l\u2019utilisation de pâte recyclé dans la composition de son papier.Au cours de la décennie suivante, Kruger s\u2019est de nouveau démarquée du côté environnemental avec un investissement de près de 100 millions $ pour une centrale de cogénération à la biomasse de 23 kW lui permettant de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 83 000 tonnes par année.On y brûle les boues d\u2019usine et du vieux bois de construction, on récupère les surplus de vapeur pour le séchage du papier en plus de réduire l\u2019équivalent annuel de GES de 18 000 voitures.Que demander de mieux?«Kruger a toujours été une compagnie très proactive en environnement et on souhaite le demeurer, fait savoir le directeur de l\u2019usine Brompton, Pierre Dallaire.On recycle environ 500 tonnes de papier par jour, on mise sur un barrage hydroélectrique, notre plan de cogé- nération fournit 18 mégawatts et on cherche toujours à rendre notre usine plus verte.«Depuis 1990, on a descendu de 64 % nos émanations de gaz à effet de serre, ce qui est mieux encore que la norme demandée par les gouvernements, poursuit Pierre Dallaire.Cette gestion environnementale et énergétique dynamique, c\u2019est une des marques de commerce de Kruger, un peu comme la diversification des produits.» Kruger fait effectivement dans la diversité.Des papiers divers, bien sûr, du carton au papier fin, des produits d\u2019emballage aux papiers d\u2019usage domestique en passant par les produits forestiers, les systèmes de sous-planchers et même les vins, pourquoi pas, depuis l'acquisition il y a trois ans de la Maison des Futailles.A Brompton?Le papier journal constitue toujours le produit de première ligne, mais LL a rt | i yf .ht + NE : AB desi LL .- Lhd *, ie ¥ A EE , Sue 2.NER t si SE ve , 3 .\u2014\u2014 ol orn Re ae TY , ; 4 188 Ta Me gn I 5 £3 - =, 4 » .x ya i > -\u2014 SAS tr © fo iby pix pt fai IE 2 a CS pra = aE WE IC COTE L\u2019usine Kruger a pris un tournant vert au cours des 20 dernières années, notamment avec la construction d\u2019une unité de désencrage et d\u2019une centrale de cogénération.on mise de plus en plus sur le papier newsprint pour les petites publications du monde de l\u2019édition.D\u2019autres projets en vue?«Non, explique le directeur de l\u2019usine, Pierre Dallaire.Pour l'instant, notre énergie est canalisée vers la diminution des coûts de production.Ce qu\u2019il nous faut faire, c\u2019est aller chercher de l\u2019argent partout et réduire les coûts de production plus encore que les autres compagnies de notre secteur afin de rester en affaires.» AL'ÉCOUTE SUR MESURE * LOCATION DE REMORQUE - RÉ Technologies Avancées de Fibres (AFT) division du Groupe Aikawa, est un fier partenaire des bâtisseurs de l\u2019industrie des pâtes et papiers depuis 1903 ! AFT se spécialise dans la fabrication de composantes en acier inoxydable destinées aux usines de transformation des pâtes et papiers.AFT est l\u2019un des plus anciens et des plus importants producteurs de composantes de tamisage de la pâte au monde.Il existe autant de tamis qu\u2019on retrouve de besoins.Des petits, des grands, à fentes ou perforés, à anneaux, etc.Des rotors et des plagues de raffineur, etc, pour des usines de cartons, de papiers fins, papiers recyclés et tissu, etc.REMORQUES SROUPE AIRAYWA Tout le personnel d\u2019AFT \u2014 Groupe Aika doit d\u2019être ingénieux et créatif, L\u2019expé acquise au fil des ans a permis a 'éguir développer des technologies et : valeur ajoutée afin d\u2019aider.ue leurs coûts.Avec la, marchés, plus ge tous sera péféss Technologies avancées de Hhres (AFT 72 rue Queen, Sherbrooke {Québec} JIM 2C3 Canada Tél, : +1 819 562 4754 # Télécopieur : +1 819 562 6964 www.aikawagroup.com TOUJOURS DE L'AVANT 2060,\" route 222} Fe El LVI (I) 819,846-2622 www.remorqueslaroche.com Pre 305511 aunqrL], BT - 6007 81GUIOAOU #Z |p1EU 8YOO1GUAUS GES La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S40 sao/ 15,0 ; 1 3 \u2014 _DE PÂTES ET PAPIERS .KRUGER PHOTOS KRUGER La santé et la sécurité n'avait pas la même signification au siècle dernier.En 1964, par exemple, les opérateurs de la machine no 2 travaillent torse nu.En 1970, un bris du pont roulant de la même machine ne fait heureusement aucun blessé.Une usine qui surmonte tous les pépins.MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 I1 se produit du papier depuis 108 ans sur la rivière Saint-François, à la hauteur de l\u2019arrondissement de Brompton.La papetière a été source de fierté et de prospérité pour les Bromptonvillois et leur ville.mais, bien entendu, une pareille histoire industrielle ne se fait pas sans quelques pépins ça et là au fil du temps.Voici quelques écueils qui ont marqué l\u2019histoire du moulin à papier.Le feu Les flammes ont plus d\u2019une fois fait des ravages dans l\u2019histoire de la papetière brompton- villoise.En 1932, le feu a ravagé l\u2019équi- valent de 25 000 cordes de bois.Une perte immense! Les employés ont été en congé forcé pendant quatre mois; jusqu\u2019au printemps, lorsque la drave a pu reprendre sur la rivière Saint- François, question de ramener du bois, la matière première, à l\u2019usine! En 1959, les flammesravagent les moteurs, les câbles et les convoyeurs de la salle d\u2019écorçage.La cantine et le convoyeur qui alimente les meules électriques brûlent aussi.Malgré tout, l\u2019usine ne ferme pas et continue sa production.En 1973, un incendie se déclare dans la machine à papier no 2.La situation aurait pu être bien grave, mais elle n\u2019entraîne la fermeture de l\u2019usine que pendant une journée.La machine à papier, elle, reprend du service LE GROUPE S.M.INTERNATIONAL INC.15 jours après l\u2019incendie.Sept années plus tard, en 1980, un court-circuit dans le câblage électrique s\u2019avere tres destructeur.Les dommages s\u2019élevent a quelque 4 à 5 M $.Les 550 employés de Kruger se retrouvent au chômage pendant de six à huit semaines, le temps que l\u2019usine soit réparée et remise en service.Les inondations Kruger a besoin de la rivière pour fonctionner.Mais qui dit rivière dit aussi crues printanières et autres caprices du cours d\u2019eau.Ainsi, au fil des années, quelques graves inondations ont interrompu le cours des choses à la papetière.Le grand débordement de 1948 a cependant permis à l\u2019usine de AR RR A repartir sur des bases nouvelles grâce à l\u2019acquisition de l\u2019usine par la compagnie Kruger.Une autre inondation a grandement perturbé la papetière au cours de son histoire.C\u2019était en 1979.L'ingéniosité et la rapidité d'intervention des employés de l\u2019usine ont cependant permis d\u2019épargner le barrage, qui avait alors tenu bon.L'eau avait cependant inondé une partie de l\u2019usine, forçantain- si les trois machines à papier à s\u2019arrêter pendant environ deux jours.Les bris Les bris sont évidemment nombreux à survenir dans une telle usine au fil du temps.Quoi de plus normal dans une usine aussi complexe et où se produisent plusieurs tonnes de papier tous les jours! Souvent, le pire a été évité, tant pour la production que pour les employés.Voici un exemple.Le pont roulant de la machine à papier no2a brisé en 1970.Un tel bris aurait pu causer de graves blessures, voire s\u2019avérer mortel.Par chance, personne n\u2019a eu la moindre égratignure! Les accidents de travail Les accidents de travail ont été nombreux à survenir à l\u2019usine de papier journal.Onze employés ont perdu la vie au cours des 108 années d\u2019histoire de l\u2019usine de pâtes et papiers de Brompton et plusieurs graves accidents sont survenus (Voir autre texte en page S41).*Source: Le livre-souvenir Kruger 1950-2000 Bromptonville a KRUGER DEpÂTESETPAPIERS__ - mesures blindées (e) De zéro sécuri MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Des employés pieds nus dans l\u2019usine.De grands appareils sans garde de sécurité pour éviter la chute des travailleurs.Des hommes torse nu devant leurs machines à papier.Des employés ne portant pas de lunettes de protection, encore moins de casque de sécurité.Aujourd\u2019hui, ces images font sourire, car même un simple visiteur ne peut plus mettre un pied chez Kruger sans poser un casque sur sa tête et des lunettes de sécurité sur son nez.Tant de choses ont changé au niveau de la santé et de la sécurité au travail depuis le début du siècle dernier! Parlez-en d\u2019ailleurs à Gaston Tremblay, qui a reçu son premier chèque de paye de Kruger en 1952.«Dans les années 1950, il n\u2019y avait à peu près pas de mesures de sécurité.Quand il y en avait, elles n\u2019étaient pas obligatoires.À l\u2019époque, il y avait donc passablement d'accidents de travail, dont certains étaient mortels.J\u2019ai été témoin de quelques-uns\u2026» se souvient-il, lui qui a pris sa retraite en 1992, après 40 ans de loyaux services auprès de l\u2019entreprise.Département de la sécurité En 1976, la carrière de Gaston Tremblay a pris un virage important, alors qu\u2019il s\u2019est joint au département de la sécurité chez Kruger.Il y a monté les échelons jusqu\u2019à devenir directeur en 1986, poste qu\u2019il occupera jusqu\u2019à sa retraite.«Il y avait beaucoup de choses à faire pour rendre le milieu de travail sécuritaire.Chez Kruger comme ailleurs sans doute, on a commencé à s\u2019en occuper au milieu des an- ah IMACOM, CLAUDE POULIN Gaston Tremblay a travaillé chez Kruger pendant 40 ans.Il a vu bien des choses changer dans l\u2019entreprise entre 1952 et 1992, dont les mesures de santé et sécurité au travail, qui ont grandement permis d'améliorer la qualité de vie des travailleurs.nées 1960.Par exemple, on a introduit les casques de sécurité.Au début, comme ce n\u2019était pas obligatoire, bien des employés ne voulaient pas les porter.Mais ça n\u2019a pas pris de temps avant que les employés collaborent et comprennent l\u2019importance de changer les choses», explique l\u2019ancien directeur de la sécurité.Gaston Tremblay cite des dizaines d\u2019éléments qui ont été améliorés.Des détails, parfois petits et parfois grands, qui ont bien changé le visage de la santé et de la sécurité dans l\u2019entreprise\u2026 «En 1986, c\u2019était le début de l\u2019ère de l\u2019ordinateur.J\u2019en ai profité pour faire informatiser tout le système de protection incendie.Quand le processus a été terminé, on avait un livre avec moins de casque de sécurité.toutes les procédures à suivre.Comme ça, quand une alarme se déclenchait, on savait exactement quoi faire.Avant, tout le monde cherchait d\u2019où provenait l\u2019alarme et ce qu\u2019il fallait faire ensuite», cite-t-il en exemple.Les démarches de M.Tremblay ont aussi permis de mieux former le personnel, notamment en cas d\u2019incendie.«J\u2019ai monté une formation de 40 heures pour tout le personnel», explique-t-il.Encore une préoccupation Les années ont passé, les choses ont bien changé et continuent de changer, assure Gaston Tremblay.Parlez-en aussi à Yoland Roy, qui occupe aujourd\u2019hui le poste de responsable de la sécurité chez Kruger.«Je me souviens de quelques accidents de travail qui se sont produits dans l\u2019usine.Même s\u2019ils ne sont pas toujours mortels, ils coûtent quand même très chers à l\u2019entreprise et au travailleur qui le subit.» Yoland Roy travaille chez Kruger comme son père et ses grands-pères avant lui.Il se souvient notamment d\u2019un accident de travail qui a coûté la vie à un des collègues de travail de son père.qu\u2019ilremplaçait justement le soir fatidique! «Ça nous a marqués», assure M.Roy.Voilà pourquoi il se réjouit de voir que, depuis un bon dix ans COLLECTION GASTON TREMBLAY Les choses ont bien changé au niveau de la sécurité chez Kruger au fil des ans.Il y a un temps pas si lointain où les employés pouvaient marcher pieds nus dans l'usine, sans porter de lunettes de protection et encore déja, tout est mis en place pour assurer au maximum la santé et la sécurité des employés de l\u2019entreprise.Une procédure pour les interventions en espaces clos.Des procédures signées et contresignées pour le cadenassage des appareils lors de l\u2019entretien ou des réparations.Des gardes sur la machinerie.Des analyses de risques régulières sur les différents postes de travail.Des gants, des bottes de protection, des lunettes, des casques.Des détecteurs de gaz, des pompiers spécialisés.La liste des mesures de protection pourrait s\u2019allonger encore et encore.Et encore.«Et c\u2019est tant mieux», assure en souriant Yoland Roy.L'industrie papetière en Estrie a été pionnière et demeure un pilier du recyclage du papier, du carton et du bois.Malgré son âge, elle est résolument tournée vers l'avenir.Gestion Ressources Richer a pu devenir un acteur régional dominant dans la récupération en grande partie grâce à l\u2019appui des entreprises ' papetières d'ici.à, Avec GB, forces Richer, vous savez pourquoi récupérer, Nous savons comment ! 819.822.1200 305363 Longue vie à notre industrie papetière\u2026et à notre partenariat d\u2019affaires! #\u201d Riclher aunqray, Br - 6002 2/qLSA0U pZ IPIEW 9HO01GIOUS Ss MN O O A La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre S42 \u2014 _DEPATES ET PAPIERS KRUGER Comme a la maison.au boulot « Quand je suis rentre ici, c\u2019était comme si J\u2019y avais toujours été » s\u2019exclame Yoland Roy MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Kruger a longtemps été au cœur de nombreuses familles bromptonvilloises.C\u2019était notamment le cas dans la famille de Yoland Roy, même lorsque celui-ci était haut comme trois pommes.«Mes deux grands-pères, mes oncles, des amis de la famille, des voisins, tout mon entourage travaillait au moulin», raconte-t-il.Dans son enfance, combien de fois Yoland Roy a-t-il entendu son père et ses oncles parler de la vie «au moulin»?Le moulin, ou Kruger si vous préférez, était synonyme de travail et de prospérité pour toute la communauté.«Quand je suis rentré ici, chez Kruger, c\u2019étaitcommesij\u2019y avais toujours été.Je n'avais jamais visité les lieux, mais je voyais les machines, les rouleaux, les lieux, et ça correspondait à peu près aux images que je m\u2019étais faites à force d\u2019entendre parler tous les membres de ma famille», précise celui qui est aujourd\u2019hui responsable de la sécurité.Yoland Roy, lorsqu'il se trouvait au boulot, avait un peu l\u2019impression d\u2019étre chez lui.«Tous les employés étaient des gens de Brompton! On connaissait tout le monde, peu importe où on travaillait dans l\u2019usine.On devenait amis un peu avec tout le monde», explique-t-il.Même la famille y était.car Yoland Roy a travaillé chez Kruger en même temps que son père et ses deux frères, bien qu\u2019un des deux ait ensuite migré vers la papetière de la ville voisine, celle de Domtar.Et que dire des amis?«Les amis que j'avais à l\u2019école sont rentrés au moulin en même temps que moi.Je jouais au hockey quand j'étais jeune et je dirais que la moitié de l\u2019équipe de mon enfance est encore ici aujourd\u2019hui!» rigole Yoland Roy.Objectif: un boulot au moulin Cette omniprésence de l\u2019employeur dans la municipalité a bien sûr influencé le cours de la vie des jeunes Bromptonvillois.En effet, au milieu et même à la fin du siècle dernier, un emploi RON | IMACOM, JESSICA GARNEAU Yoland Roy travaille chez Kruger comme son père, ses oncles et ses grands-pères avant lui.KRUGER Le père de Yoland Roy, Roger, a travaillé pendant 40 ans chez Kruger.On le voit ici, à droite, devant une machine à papier qui atteignait à l\u2019époque 3000 pieds par minute.En 1979, il s'agissait d\u2019une performance unique et impressionnante.se DID ESCATEX a la Kruger représentait un objectif de carrière en soi.«Quand j'étais jeune, les enfants n\u2019étaient pas incités à poursuivre leurs études après le secondaire à cause de la présence de Kruger au village.Mes parents, par exemple, étaient de la génération qui avait connu une grande pauvreté.Ils devaient donc penser que le travail chez Kruger représentait la prospérité puisqu'il y avait des bons salaires, du travail assuré et que ça nous empêcherait de vivre la pauvreté à notre tour», raconte M.Roy.Effectivement, il n\u2019a pas manqué de boulot.Et il a pu travailler çà et là dans l\u2019usine, montant les échelons un à un.Les défis ont été nombreux.«Ça ne m\u2019a pas dérangé qu\u2019on me pousse à rentrer à l\u2019usine.J\u2019avais envie de travailler chez Kruger.Mais ça ne m\u2019a pas empêché de rêver d\u2019autres choses.J\u2019ai même arrêté de travailler ici pendant deux ans pour m\u2019acheter une quincaillerie à Bromp- ton.Je suis revenu ensuite, parce que j'aimais ça», raconte le chef de la sécurité.« Je jouais au hockey quand j'étais jeune et je dirais que la moitié de l'équipe de mon enfance est encore ici aujourd\u2019hui ! ») Plus de Roy chez Kruger ?Ces trois générations de Roy à la papetière s\u2019arrêteront peut-être là, cependant, car les mentalités ont bien changé ces BLOC-NOTES A dernières années, et les horizons se sont largement ouverts.Pour trouver du boulot chez Kruger, il faut aujourd\u2019hui avoir un diplôme spécialisé.Qu\u2019importe qu\u2019on provienne de Sherbrooke, Montréal ou Saguenay! La porte n\u2019est plus ouverte qu\u2019«aux gens du village».Les enfants de Yoland Roy, comme ceux de son frère Jean- Pierre qui travaille toujours à la Kruger, ont d\u2019autres projets que l\u2019usine, une fois leur secondaire terminé.«Mon fils aîné veut aller à l\u2019université en génie.Mes autres enfants sont encore jeunes.On verra», raconte M.Roy en souriant.Un jour, il n\u2019y aura peut-être plus de Roy qui se promèneront sur les terrains de la Kruger.Mais peu importe.Les Roy auront toujours Kruger gravé sur le cœur.Produits haut de gamme ESCALIERS intérieurs de bois franc réalisés selon vos goûts SERVICE d'installation TRAVAIL de qualité 2519, chemin des Ecossais Sherbrook \u2018atek Tél.: 819 346-8478 inc.Téléc.: 819 346-0020 Dans le syndicat des travailleurs de : Brompton affilié à la Confédération des : travailleurs catholiques du Canada (la : CTCC, ancêtre de la CSN), la religion était : omniprésente.Comme lors de l\u2019assem- : blée du 16 mai 1945, où l\u2019aumônier Edgar : Parent implore les syndiqués de «réduire : les blasphèmes» pour «protéger le mou- : lin des malédictions de Dieu».Quelques : années plus tard, la dévotion est toujours : bien présente: une résolution adoptée le : 11 juin 1951 mandate le syndicat à «payer : une grande messe en l'honneur de Saint- : Joseph pour de l\u2019aide en vue du renouvel- : : en1887.lement du prochain contrat de travail».Maire fondateur de Bromptonville en 1902, dont il avait obtenu le détachement du Canton de Brompton, Edmund Tobin n\u2019avait pas hésité à recourir au soutien de la municipalité pour aménager son usine de la Brompton Pulp & Paper: un «bonus» de 10 000 $ et une exemption de taxes de 25 ans.Il s'était probablement inspiré du fondateur et président de la Canada Paper, Thomas Logan, qui, tout en étant maire de Windsor, avait fait adopter une résolution pour permettre à son entreprise de bénéficier d\u2019un congé de taxes de 20 ans, \"ANS /543: DE PÂTES ETPAPIERS __ - KRUGER FTE geet \\ _ oes tom 4 : \\ .* - .en BE med LL oN - \u2018 atta pe ;_ \u2014\u2014 7 a tf mas di EE Ae 7 | UE 5 [ [ * \"A Bi ol 4 .=u\" - ; vw, ! \u2018i i af ! _ ih gra eu\u201d .+ =x ah TH if PR US el.nora 3 dn Nf TAS a - wi i Te \u2014 tn A .- 4 3 .r w AiR ny rw tA MT : Le 4 Mai) wt ; Pre LL à TT EE ES - : Li -'À Fm 4 X28 A ly AL me ah 4 .= - ww * - - et ste > .s - dite Tas mL \u201c$14 pg sal], Har - + 2 hat 7 an.+ * w 1 = - - ry\u2019 \" \"CE a Ev Ev : , _w.Fra Bt Bri A A RE A El ban » UA A a 21 : w= A ë fre in, ri No i rE] r - Fu = + 4° Lg\" pa + A .> Tm = AN = at 2, PE pe Wh avy - ale 1 Mt ul - 5 + AS oY + a d A IMACOM, MAXIME PICARD Yvan Nault, Michaél Nault, Mario Madore, Edgar Nault, Guylaine Gladu, Etienne Nault, Richard Nault, Denis Doyon, Diane Auger, Lucien Nault, Luc Nault, Claude Nault, Ludovic Nault et Réal Nault, sont quelques-uns des descendants d\u2019Elphège Nault qui ont oeuvré ou qui oeuvrent encore chez Kruger.Gaétan Nault, Jean-Guy Doyon et Jocelyn Hénault, absents au moment de la photo, sont aussi des membres de la famille Nault toujours a I'emploi de Kruger.ienvenue chez Kruger & Nault MARIANNE | DANDURAND marianne.dandurand@latribune.gc.ca PB\u201d.SHERBROOKE \u2014 Il y a une règle non écrite qui circule à l\u2019usine Kruger de l\u2019arrondissement de Brompton.Jamais, jamais, il ne faut parler d\u2019un Nault à quelqu\u2019un qu\u2019on rencontre.Il y a de fortes chances que c\u2019en soit un autre en face de vous.Parfois même s\u2019il n\u2019en porte pas le nom.L\u2019anecdote est rapportée par Richard Nault, un des innombrables membres de la descendance d\u2019Elphège Nault qui travaille à l\u2019usine.Il y a maintenant quatre générations qui y ont oeuvré.Et depuis l\u2019aïeul, qui y a travaillé durant 20 ans, il y atoujours eu des Nault dans l\u2019usine.«Quand il y avait des funérailles dans la famille, on vidait l\u2019usine», illustre Edgar Nault, un des fils d\u2019Elphège, retraité en 1993 au terme d\u2019une carrière de 37 ans, dont 32 à titre de con- tremaitre.Une rapide rencontre organisée pour La Tribune a permis d\u2019en réunir 14.Entre eux, ils n'arrivent pas à faire le juste décompte de ceux qui y travaillent ou y ont travaillé; jusqu\u2019à une vingtaine à la fois, plus d\u2019une trentaine en tout; de jour, de soir, de nuit; à temps plein, partiel ou en stage; au moulin, à la mécanique, à l\u2019administration; côté patronal ou syndical.Parce qu\u2019ils sont nombreux à avoir porté le chapeau de contremaître.«Mais il y a des syndicalistes», lâche un membre du premier groupe, attirant les rires du groupe.«Fallait rétablir l\u2019équilibre!» rétorque un autre, amusé.Les conversations entreme- lées sont quasi impossibles à suivre.Oui, dans les rencontres de famille, ça parle Kruger.Avec passion.Du salaire horaire à 2,78 $ en 1978, de la baisse de la demande du papier journal, de la drave, de la construction de nouvelles annexes.Pourquoi ont-ils tous choisi Kruger?«Quand on était à l\u2019école, on regardait l\u2019usine et on savait qu\u2019on irait travailler là.Il y avait de bons salaires», partage Yvan Nault, qui cumule 38 ans de service, côté syndical.Une histoire d\u2019amour Les commentaires fusent.«Si ton père travaillait là, tu avais plus de chances d\u2019être engagé.» «Mais juste s\u2019il était bon.» «Il faut croire que les Nault sont pas mal bons!» Question lancée au hasard, parce qu\u2019il est impossible de mener une entrevue traditionnelle: «I1 n\u2019y aurait pas une rencontre, une histoire d\u2019amour qui serait née chez Kruger dans votre famille?» Tout le monde se tourne vers Guylaine Gladu et Denis Doyon.L'histoire intéresse tout le groupe, parce que plusieurs n\u2019en connaissent que des bribes.«Elle était réceptionniste, et moi mécanicien, commence Denis Doyon.On passait toujours devant le bureau en entrant, et je lui parlais.Je m\u2019arrangeais pour passer souvent!» «On est allés prendre des marches, le midi, et on mangeait ensemble», ajoute Guylai- ne Gladu.L'histoire a connu ses vrais débuts en 1980, quand les employés, excédés par la chaleur qui régnait dans l\u2019usine, ont décidé de sortir pour protester.Les deux jeunes gens ont passé la «grève» ensemble.«On s\u2019est rencontrés en mai.En septembre, il a emménagé avec moi», raconte Mme Gladu.Ils ont eu5 enfants, 7 petits-enfants, et travaillent encore tous deux chez Kruger.Des histoires qui marquent une famille.Etienne Nault se rappelle de son enfance, l\u2019odeur des copeaux de bois que portaient les vêtements de son père Richard à son retour du travail.Plus tard, il a été le premier de la famille à suivre une formation spécialisée en pâtes et papiers, à Windsor.«J\u2019ai fait un stage à Trois- Rivières, mais je suis revenu à Bromptonville.» Croiser son père au travail, c\u2019est comment?«Spécial.Il y a une certaine source de fierté», assure-t-il.Une complicité aussi, une compréhension.«Quand on était l'école, on regardait l'usine et on savait qu'on irait travailler là.Il y avait de bons salaires.» Père de deux fillettes, il a déjà amené la plus vieille, âgée de 5 ans, faire un tour à l\u2019usine.Seulement pour lui montrer où papa travaille.Il ne formule pas le souhait que sa fille suive les traces de ses aïeuls.«J'espère seulement que ça va rester ouvert.» Un souhait formulé par tous les Nault.aunqrLJ, BT - 6007 81GUOAOU #Z Ip1EU 8YOO1GUOUS YS \u2014 DE PÂTES ET PAP La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S44 \"S447 150 ANS! ie Des ambitions rs.ALA UNE hydroelectriques (dé)battues en referendum NDLR \u2014 Les papetières estriennes ont évidemment fait l\u2019actualité en un siècle et demi d'histoire.À la une de La Tribune, on parle régulièrement de leurs bons coups comme de leurs moins bons.Voici quelques dossiers qui ont retenu notre attention.FRANCOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le destin entrecroisé d\u2019une papetière et de la Ville de Sherbrooke a suscité de vifs débats parmi la population et même donné lieu à un référendum il y a 55 ans.Toute l\u2019affaire remonte au 13 mai 1949 quand la défunte Brompton Pulp and Paper (BPP) met fin à ses opérations, liquidant 240 emplois, à la suite de poursuites intentées dans la foulée de la tristement célèbre inondation du 20 mars 1948 à Bromptonville.La gestion du barrage de la BPP sur la Saint-François a été pointée du doigt comme cause du débordement de glace, causant un million $ de dommages (en dollars du temps) dans le petit village.Tous les arguments ont été entendus.Or, le malheur des uns fait le bonheur des autres: voilà une bonne occasion pour la Ville de Sherbrooke, en quête d\u2019autonomie hydroélectrique, de mettre la patte sur le barrage et la petite centrale de la papetière moribonde, relancée plus tard par la famille Kruger.Mais dans l\u2019intervalle, c\u2019est toute une saga qui aboutira en octobre 1955 par l\u2019adoption d\u2019un règlement d'emprunt par les élus sherbrookois de 2,8 millions $, le plus important de l\u2019histoire de la Ville.Le montant devait servir à renforcer le barrage et à faire passer la puissance de la centrale électrique de 2200 à 10 000 chevaux- vapeur.Sauf que les Sherbrookois, sous l\u2019action de la défunte Union des électeurs et sur fond d\u2019arguments créditistes, ne l\u2019entendront pas de la même manière.Tous les arguments ont été entendus, y compris le risque qu\u2019advenant une autre inondation à Bromptonville à cause du barrage, ce serait ne = Tre PHARMACIE CHAGNON Bas élastiques \u2014 Bandes berui \u2014 Parfumerie tonne lement serré, OTAL 250 3,025,464 75 ian oT 8 nay QU 4 is mem es du Syndicat, pro nox eves Quels >, les cor aires : .vote contre | > 27 & \u2014_ \u2014_\u2014 S433) 1 Par çeux-ci, © e à leurs employé et de ; © e pro.| SUD+\u20141 07,047 \u2014 \u2014 Vent mn : Sen dan, \\ ployés ue Bromptonville se chiffre par 809.cependant 40 oa 29 1.572328 A TTT eee 4M Sddsas] Contrat qui far formes dul me ge omer los wort pas de mé 1 Précisona a de ceux qui ont voté pour atteint 706 TOTAL 9 10zcans 5 Ur TS - 547,444 su, dernière convention rs de Ty Jéeion.A preure.Cote cans en ; ns, de pin - TE eee Sas 1 -\u2014 ! mn 2897212 enduc hier matin des Se ! un pus, que le vote opposant représente OMt~1 .4 3 ! \u2014 vs \u2014 Preuve de Me Th Be William Mitchell, on con montant d'évaiuation immobilière de 51 = 2 \u2026 MH i 3852 ree 42 390.310 7.449 #221 Dodean périeure : &M Cour su en regard de $14,026,457 pour | es 4,162,225 300 xn hz mn 37 sis UT - 14.658 Me Thibodeau, Ir procures gl.Me Ephrem est une 3 aussi le Leur P e vote affimatif.Là à 71 aan een 27 171,247 6 116003 7 765,962 |SFMAicar.Quvrit la same ue du, SBinQuagénaire habitant ge : # marge à été très étroite, et l'an azrait pu at.| so 36 J2T 877 : 30 1164955 1 176.003 924627 [ETacant au tribunn que ea | Ia région de Disraëli vis de endre beaucoup mieux idér os | pu at- #8.\u2026 3 1280, - 60 444.070 6 475, 429377 [991 mel aus prises te Syndicat ©] PTE d'années.Elle jouit d , mobilière à - considérant l'évaluation im.7 5 i rt .42 258.119 24 985 ; 1.853925 {18 Commission cs Je ieat etltaine reputation, aa, JUNE cers aux 6 ve ae $75,803,596 des propriétés appartenant | \u2014 hess \"031 238,110 39 32134 CT 171,947 Quatre années de Inde et pe puisqu'elle possède un restaurant o vx 6,498 contribuables qui étai as GTAL .M1 504561] \u2014 \u2014\u2014_ 6 ore 63 384,1 wine par l'arbitrage Je faire ta.) Jor.MMSON de chambres en pine q ent quilifiés 5045611 269 3.087 \u2014_\u2014 a 79> blir ure juste sal po être la : pl Pour Conger ETE \u2026.ry \u2014 92395 conditions de ae Que des léphonique (101 à la centrale 16.5 022 L146275 LL.44 1.04].72% 55 un US ons de Ira wil raisonnables| yr q 3 a 1 041,720.232,737 Fou Short Siltuteurs ot institueeices les GIE me Enbrem travaille \"dans ! a \u2014 \u2014_\u2014 1% + 5 aie ply \u201cLa i FE È Plus importante Laîterie de Sherbrogke\" v ; Tél; : 562-1585 ; + NC SERRE > ie a a CRNIERE EDITION cv\u201d EY Domtar à Windsor et surtout qués qui se «faisaient chauffer M nN , Cw ay ro | a East Angus reste tristement par des têtes brûlées de la CSN ( UE by Co Lo | mémorable.de Montréal» mais assure que a A ni, OD OU ¥ \u201ca À Breas to «Ce n\u2019est pas un épisode que cela ne lui a jamais fait peur.| Pepe Pgo a de LA A EE ese et, SR 7 Eu Lu j'aime beaucoup me rappeler «Une fois, entre autres, quand ( ÉRRERTENENS MTS OA SE ES LE ou Rue PME re ue, 5 parce que ça a créé beaucoup des manifestants enragés se I RL Teo BOE ct A el romans FRE RACE Los / de tumulte», déplore plus de 40 sont mis a brasser mon véhi- vo bo | \u2018 - re rT Ovni or .+1, ° ° ° 3 È plis mi - fe \u201csoif, 8 55 5 compailie 1 ans plus tard un acteur privilé- cule de service (limousine du i Pa gié malgré lui des événements, gouvernement) en voulant le ; a Te nn ct any l\u2019ancien député-ministre unio- jeter dans un ravin de 40 pieds.E | Mende Poe Eat niste Claude G.Gosselin.Je leur ai dit: \u201callez-y les gars : mé BE ot Ti HE dri © .«Si c\u2019est à East Angus que ça c\u2019est à vous autres ce char-là, / Po | hep REARS ERIM a brassé plus fort, c\u2019est parce payé avec vos taxes et je vais f # i AEE ot SE à que le ministre (des Terres et aller m\u2019en chercher un autre > | De 8 ee ie Forêts) y habitait», signalel\u2019an- après\u201d.J\u2019ai fini par les calmer ol f © RV Bi page\u201d a i me tw] cienreprésentantde Comptona maislasituation était tres diffi- j | J Compagnie n'a jamais eu l'idée oo 5 4 : ; ; 21 préndre i in\u2019 \u2018Assemblée nationale.i; che, raconte M.Gosselin.| vn et Bg i ane drlion armée\u201d (Pinard) on oqué, occupation près six mois de grève, les; | HAN re eee He hy la destructj gsi spction par ns l'usine dn Windear 4g.: Sp ndsor afin de fai ; : Je froid tes dates les bouiloires re fonctionp- d'usine, menaces, cassage de jambe, le niveau de violence a été très élevé.Au pire du conflit de juillet 1968 à janvier 1969, il s\u2019en est fallu de peu qu\u2019une marche de 300 personnes munies de bâtons en direction de l\u2019hôtel de ville et du poste de police d\u2019East ouvriers de l\u2019usine de papier kraft acceptent finalement le retour au travail, loin d\u2019avoir obtenu les 53 cents de l\u2019heure qu\u2019ils réclamaient au début.La promesse de ne pas poursuivre au criminel certains fauteurs de trouble pour des actes de vandalisme a davantage pesé dans la balance que les modestes gains obtenus.«Mais il n\u2019était pas question d\u2019éviter au syndicat de payer pour les dommages causés à la propriété privée.Ca a coûté pas loin de 75 000 $ ala CSN cette af- faire-la», a aussi confié Claude G.Gosselin.yoo vd ug Pon Br XP 7 an À A / \u2026 paf Le, oi Ÿ Dehors le ur éviter a ee Une injonction po les attroupements par les grévistes d East Angus- Mitchell a émis (p \u2014 Lon, BAEC anisms syn SHERBROOR on inicrlocutoire contre les Picton is, ries du moulin de papier 3 i An tar dicaux, et hos dure a élé accordée à la ref tie proce | et Puls & ait Paper Limited.ours de cerner ze ee clion interdit aux ailleurs de 0 vey et \u201cet Les résidences de ses représer ants, do Brains de \u20ac ésirant \u20ac § ; Ins Cu der les pero attroupements on blecus ainsi 4 agnie ( PT Tes voies ¢ syndicat américain! SHERBROOKE \u2014 Avant l\u2019arrivée de la CSN et de syndicats démocratiques, les ouvriers des pâtes et papiers ont souvent connu Pre SE moulin intimx- la come d'obs- avy liu.+ tecnrété duisant 38 NE toutetois pas être interprétés \u20ac iquetage légal.ws travailleurs de.comme défendant 1e ne syndirat national acs syndical natio- - \u2018injonction VISE U0 CC angus (USN), EE tédé 1 A 1 RN mera a vin du (a NLL vay de curieuses représentations nal des employes es travailleurs des PARCS ar, l'assistant dis .3 don Came acteur de reve Era DY Stic 06a syndicales en Estrie.4 al .od Leh! ane Ct 2 3 Denis st Pd - -~ - rector Kean Baptiste Roy, Noël me ec Fournier: C\u2019 ét ait 1 e cas a 1\u2019 ancienne = - \u2014 TT ndré Monfette.it poprésentée par ME TLL 0 5 ~ .N A duit (re naw es Em à: Canada Paper, à Windsor, où La compagnie \u20ac: é agit ne nier Me Laurent Dubé Me Pa ne st deux affida-, tandis que \u201caudition d'Hier, .; z \u2018 5 de au A la compagnie .{ ch com en rene ae com ST le premier syndicat était une vits.à s'en est remis à la disereliof 0 ordonnange.suis fil .t .oe .Me Dubé Mitchell a aussitôt ém « a latlION americalne.non A , \u201chon Mie la requête.; clusions de catholique.ce vant les com Re En novembre 1902, 65 des quelque 300 ouvriers, essentiellement anglophones, adhèrent a I'International Brotherhood of Paper-Makers de\u2019 American Federation of Labor (AFL).Ce n\u2019est qu\u2019en 1918 que ce syndicat exprime une première revendication: une augmentation de 0,28 à 0,30$ l\u2019heure.Ce sera un fiasco, tout comme lorsqu\u2019en 1930, la compagnie décrète unilatéralement une réduction des salaires de 10 pour cent et que le syndicat rouspète à peine.Au fil des années, en raison de mauvaises conditions et d'accidents de travail, les employés de l\u2019ancêtre de Domtar en ont ras le bol: en août 1942, il seffectuent un débrayage de trois jours pour obtenir la re- | connaissance syndicale.d Depuis les derniers mois en pete \"ye \u20ac rompre le ar uel elle se retranche de- temps, .Gosselin s\u2019adressa: Assemblée Composer eSSail alors à une vistes de la Domtan d'environ go gré.à \u20ac l a même ajouté uns Angus.Cette pri Approbation © Stes.\u201d 5 + TUSqu'à pren Ilse de posit : \u2014\u2014\u2014 - sition pas man z.ri à ; un tonnerr 1 que de dé | prises de bec amplaudissements ot.les FONDS JOHN S.BOURQUE.LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE SHERBROOK effet, les employés sont courti- Clure dy Valen précédé .x Slaient s'être estomie, d® Presse sen Prise vers 1950, cette photo de I'usine d\u2019East Angus qui projette sa sil- sés par la CTCC, l\u2019ancêtre de la \u2014 En\u2019 effet, M.Goge ; AR un clin houette dans l\u2019eau permet de voir également des wagons de transport CSN.Pendant un court laps de - » ba.e 7 * \" x A, \" .A .oss dinparlie facile durant\u201d asc tou.et, à droite, derrière les bâtiments, des montagnes de bois.temps, il y a même deux syndi- rmation, et .reu 1 N 1 1 sont.pas génés pour by; Cetains ne cats mais la détermination des rola 108s concernant pepsi der des ouvriers, majoritaires à 60 pour déclarations Come concerne Ig possibiii cment cent lors d\u2019un vote, fait en sor- portes.Me éventuellement see | te que le syndicat international M.Gosson, A vérité étasunien, davantage enclin à Osselin .collecter les cotisations sans liré, expli S'en est toutefois b; ne vou ant à maintes reprises Dien divulguer ja rr © n etait as réels services en retour, sera bouté dehors pour de bon.; ui de pli ou plie sidé autre partie \u201cou 4 sévant lune rément l\u2019un d\u2019entre orcer incon.\u20ac ; ; \u20ac5 gestes Tegrettables elles ä poser - François Gougeon aunqray, Br - 6002 2/qLSA0U pZ IPIEU 9HO01GIOUS avs s46/ | 0 ANS! DE PÂTES SET PAPIERS - LAC-MÉGANTIC ©, Le moulin des Stearns a aussi fait l'histoire RONALD MARTEL ronald.martel@Iatribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Dans l\u2019histoire des pâtes et papiers en Estrie, il y a des noms prestigieux encore très connus aujourd\u2019hui: Domtar, Cascades, Kruger.Mais les gens de Lac-Mé- gantic se souviennent nombreux du moulin de pâte à papier de moindre envergure, sur le bord de la rivière Chaudière, et de la scierie sur la rive du lac Mégantic, opérés par la famille Stearns, à la fin du 19° et jusqu\u2019au milieu du 20° siècle.Cette belle histoire, reliée aux débuts du village de Mégantic, créé en 1885, commence avec George Mc- Clellan Stearns qui, à l\u2019âge de 22 ans, arpentait la forêt, en juin 1889 dans le Canton de Clinton, accompagné d\u2019un bûcheron d\u2019expérience, Enrico M.Perry.Ce dernier était rattaché à une compagnie du Massachusetts, la Montague Paper Co.,ets\u2019y trouvait pour se rendre compte du potentiel que représentait le bois de qualité de cette forêt, alors que le jeune Stearns complétait sa formation commencée dans les chantiers de son père, Lennard Asa Stearns, qui avait acheté un petit moulin à scie près de la frontière ca- nado-américaine.L\u2019amitié qui se développa entre les deux hommes les amena dans une aventure commune, qu\u2019ils n\u2019avaient jamais soupçonnée auparavant, celle de la Lake Megan- tic Pulp Company, fondée en 1893.Le groupe des signataires de la charte de l\u2019entreprise comprenait d\u2019autres Américains de la Nouvelle- Angleterre, Bernard E.Far- ren, qui devint le premier président, William Delano Russel, premier trésorier qui le resta pendant 43 ans, Clifton A.Crocker et plusieurs autres.Le capital-ac- tions de l\u2019entreprise s\u2019élevait à 50 000 $.Le moulin de pâte à papier fut construit en 1893-1894, en même temps qu\u2019un barrage sur la rivière Chaudière, afin d\u2019assurer l\u2019alimentation constante en eau pour les énormes turbines qui actionnaient les six meules de pierre servant à broyer les copeaux et déchets de bois entrant dans la fabrication de la pâte à papier, de même que trois machines a humidifier de 72 pouces.En 1896, 25 employés travaillaient à la manufacture de pulpe, 15 à la préparation du bois de pulpe et 100 à la scierie.La manufacture produisait 15 tonnes de pulpe par 24 heures et fonctionnait sept jours sur sept, l\u2019équivalent de 75 pour cent de la production de l\u2019usine d\u2019East Angus et 60 pour cent de celle de Windsor.Contre toute attente Le barrage en bois, construit sur l\u2019argile, à l\u2019opposé des principes de construction du temps, dura contre toute attente 43 ans.Les fondations du moulin à papier, quant à elles, furent taillées dans du granit trouvé à proximité.Ce barrage fut la cause de différends qui se réglèrent souvent devant les tribunaux, puisque des dommages aux terrains voisins furent nombreux à cause des inondations dont il était la cause.En 1900, le barrage fut même la cible d\u2019une tentative criminelle de dynamitage, qui échoua.Les coupables ne furent jamais appréhendés.Le moulin à papier a pu compter sur l\u2019approvisionnement de la scierie des Stearns qui opérait sur le bord du lac Mégantic, laquelle recevait, par la drave, les billots coupés à plusieurs endroits autour du lac: Woburn, Pio- polis, Marston, etc.En 1925, le fils de George M.Stearns, qui portait le même nom que son père, mais qu\u2019on surnommait Mac, a pris sa relève à la tête de la Lake Megantic Pulp Co.A la fin des années 1950, l\u2019industrie du bois a traversé TORIES, | ee des conjonctures difficiles, a Lac-Mégantic, malgré la présence de vastes zones forestières à proximité.La Lake Megantic Pulp Co.ferme l\u2019un de ses deux moulins, celui qui prépare la pâte à bois, parce que la machinerie y était assez ancienne et que le barrage commençait à éprouver des problèmes structurels et de contrôle de l\u2019énergie hydraulique.La scierie continua ses opérations.Mais là aussi l\u2019équipement devint désuet et aurait coûté très cher à remplacer.Elle ferma en mai 1972.Fin du 19° siècle, Windsor regorge d\u2019activités.Bien sûr, l\u2019usine de pâtes et papiers de la Canada Paper va bon train et la Poudrière Hamilton y produit 125 barils de poudre noire par jour, mais on y dénombre aussi un moulin à farine, trois scieries à vapeur employant 500 ouvriers, deux autres qui sont en construction, un certain nombre de petites manufactures, 12 magasins généraux et épiceries, deux magasins à farine et de denrées en gros, deux boucheries, trois boulangeries, deux ferblantiers, quatre forgerons, quatre églises, un couvent, une école catholique et deux protestantes, une bijouterie, deux médecins, un notaire, un huissier et un avocat.S46 = Ty \u2014_\u2014 - 4 [oe pou - Ta a.Tribu dune Rests o> BIR Sa En étroite collaboration depuis 1 00 ans! Palpable, maniable, durable.le papier a donné vie à La Tribune il y a cent ans, faisant de lui un | média convivial et accessible qu'on peut facilement se partager, transporter, y découper de l'info à conserver.L'industrie des pâtes et papiers a aussi donné vie à notre économie, devenant l'un de ses principaux acteurs.Par cette édition spéciale, La Tribune est fière d'avoir pu mettre en lumière le travail d'un étroit collaborateur, certes, mais surtout d'un secteur d'activité qui s'est relevé les manches plus d'une fois pour être toujours aussi important, plus de 150 ans plus tard! La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 Merci aux entreprises des pâtes et papiers d'avoir choisi l'Estrie pour prospérer.Un grand MERCT aussi à tous ceux qui ont cru en notre projet et participé à ce bel hommage.283645 © x i B à So = ALAUNE pp pATESETPAPIERS _ - Condamnée pour odeurs « pestilentielles » NE GROSSE ACTION * CONTRE LA CANADA | PAPER GO, DE WINDSOR - = \u2014 : ; | s compagnie M ne des DE de, la Canada pon yan a dang un but dle mu produit ohim'- \u2019 y i rl loin d'être insipide et M@- , ft, que qui \u20ac ude, se trouve in ¥ - ° ; % ar \u2018propriété Apte abl à nufactune .; océdés modernes veulent aus, La dans la fabrication du paper, _ me | É pole le cd nate de soute To iy : moins nuisible à Vodorat, mais fie \"| i jeux.ae ; plus dise e de Ja «rise a papier \u2018 Ho jg Canada Pap ese sp BR cient BE own.avait aèqu'5, se, î 1905, de \"sôar parer M Sa Le T très >.Windsor (Mills, Une propMiér oT ande avec bâtisses dessus © sde 5 hy fit faire des réparations ma.ro rabies an terrain gb hy ormR TR son résidence d'été.demi vu ete ssopriété so prove & UT Wi + mille © Pad du moulin de 1a.Canada\u2019 - £ 1m: CN TT 7 Paper ge 1910, la.compagnie trésolut À sor.y Les pT ~anTfate de soude(R ; JUN JUGEMENT 7% | IMPORTANT POUR 1 WINDSOR MILLS § 4.; .; , La Cour Suprême a renvoyé l'ap-;; \u201c2 pel de la Canada Paper Com; - pany contre la décision en fa-: 1%.veur de l'avocat-Brown.\u2014 Lai À *.\u201cÀ compagnie nas devra plus, Re td ; : i A Bervi de supstaniedsr malodo- \u2018 1 A 10 1 ASS .| ranles gaps Bi Fabrique Ve, 3 d'a yindsof Mills 170200 8 RUE, (Es ae 2 FEUX» A A : 5 É {De nobre covrespondant) Li Sg |; WINDSOR MILLS, 934+ Qutiop].2 d'apprendre Jer que, va\u2019 Copy Supitme |e, $ To.RL renvoyé Pappel te la, Candds, 2 \"per Company\u201d contre-Ær :décisiow \u2018en: © ; z faveur de M.l\u2019avodat À.J- Brox, Go ay 8 \u2026 {donnée- par.le \u2018juge Matlennan, : *°) décision conf invite enspitechar la-côur du Bane da ROL A Rg À | Par celte décision, hadntenant cod.bo ô firmée.par: 1 Guêr Suprême, le jusets , * lmlacLennat\u201d acdvordaitg gue: jung on Le perinanente pout pmpéchey 1a Gatlace | Paper Company de.ye servir\"de subs- Lode Cs dwn dégageant.des tr \u2026 ghammaques défageant.des |.se #5 LS odeurs ,61 vaneufs \u2018désagréables: \u201cet Le \" Eprinéipétentent de se servivée \u2018sur- i pe A phdte de soude, de gél où de nitye où L 7 Wantie composé chimique nuisible ! 4 \u201c |dans'ses fabriques situées dans la vii | 4 \u201cile de Windsor Mills.° EEE ; | Historique de la cause Cy 4 Cette cause prit naissance à la fa-r | brique de papier de la Canada Paper | | Company, 3 Windsor\u2019 Mills.En 1905,) iN * - Papuan ds ang pronriété | + pr 4 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ordonner la fermeture d\u2019un géant de la production de papier de Windsor en 1922 pour des considérations environnementales.Etonnant?C\u2019est pourtant ce que décide la Cour suprême du Canada dans un litige ayant pris son origine une dizaine d'années plus tôt, avec la décision de la Canada Paper Co.(ancêtre de Domtar) de revenir à une vieille méthode pour sa production dans un souci d\u2019économie: le sulfate de soude au lieu du carbonate de soude.Un citoyen, À.J.Brown, propriétaire d\u2019une grande propriété située à un demi-mille du moulin, n\u2019entendait pas à rire avec les odeurs «pestilentielles» qui s\u2019en dégageaient.«Les habitants de la demeure du requérant ne pouvant plus endurer cette odeur, que plusieurs furent malades et qu\u2019on dut fermer les fenêtres et les portes et que la maison vint inhabitable\u2026» peut-on lire dans La Tribune du 16 septembre 1918 à propos de l\u2019action déposée à la Cour supérieure à Sherbrooke pour obtenir une injonction forçant la compagnie de mettre fin à son procédé.Cette affaire faisait suite à un échange de lettres entrepris L\u2019usine de Domtar aujourd\u2019hui démolie à Windsor, entre la route 143 et la rivière Saint-François.La petite chapelle patrimoniale autrefois de l\u2019Église unie du Canada, à gauche de la haute cheminée, fait encore partie du décor.Lourd bilan côté santé et sécurité SHERBROOKE \u2014 «Les accidents du travail sont très fréquents», titre-t-on à la une de La Tribune du 15 février 1919, à propos d\u2019un estropié de la défunte Bromp- ton Pulp and Paper Company d\u2019East Angus: le machiniste Edmond Fréchette s\u2019est fait broyer le pied gauche quand des rouleaux de carton de 10 000 livres lui sont tombés dessus.Elles n\u2019étaient pas rares les nouvelles du genre avant l\u2019assainissement des règles de santé et sécurité au travail dans l\u2019industrie.Celle des pâtes et papiers comme les autres.Dans le cas de M.Fré- chette, le fait n\u2019est pas banal et particulièrement rare: la compagnie est poursuivie en Cour supérieure du district de Saint-François pour 2797 $.C\u2019est le maximum alors possible en vertu de la Loi sur les accidents du travail du temps.«Est-ce que les accidents de travail étaient pires dans les entreprises de pâtes et papiers qu\u2019ailleurs au 19° et début de 20esiècle, avant l\u2019instauration de mesures adéquates?Je ne crois pas.Ce n\u2019était pas joli non plus dans le textile, l\u2019industrie lourde et ailleurs où les machines tournant à plein régime ne disposaient pas de mécanismes de sécurité comme c\u2019est le cas maintenant», évoque brièvement l\u2019historien Jean-Pierre Kesteman.Bien sûr, il n\u2019est pas possible de recenser l\u2019ensemble des blessés et des morts dans les accidents de travail des 150 dernières années dans l\u2019industrie papetière.Les dossiers, pour ce qui avait pu être colligé au 19° siècle, n'existent à peu pres plus.Néanmoins, M.Kesteman en énumere un certain nombre dans son livre.Par exemple, un jeune de 14 ans, David Salls, qui est tué apres avoir été happé par une courroie de l\u2019ancien moulin Angus et Logan de Windsor, en septembre 1869, deux ouvriers qui meurent dans l\u2019explosion d\u2019un lessiveur dans l\u2019ancienne Dominion Paper de Kingsey Falls, le 31 décembre 1878 et ainsi de suite.Et les salaires Du côté des salaires cependant, c\u2019était un secteur relativement bien rémunéré.Par exemple, en 1888, à l\u2019ancienne William Angus & Co d\u2019East Angus, les ouvriers de la pul- perie touchaient de 1 $ à 1,50 $ par jour.«A l\u2019époque, une moyenne de 1 $ par jour constituait un très bon salaire dans le milieu ouvrier», résume en outre l\u2019historien.\u2014 François Gougeon \u2018 _ ar - Ap ach) Ca F a bi .Pe ce.Er ai I For NE » mes 8.+ : tc a : COLLECTION DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE SHERBROOKE plaint et allègue le réquerant sel\u201d | pied gauche broyé entre le propriétaire excédé par les odeurs et les dirigeants de la Canada Paper à partir de 1908.L'affaire s\u2019est retrouvée en Cour suprême où, en février 1922, le plaignant obtient gain de cause.Encore à la fin avril 1922, le «vieux moulin» de Windsor demeurait fermé.«C\u2019est quand même spécial qu\u2019en ce début du 20° siècle, où l\u2019environnement était loin d\u2019être à la mode, le plus haut tribunal du pays donne gain de cause à un plaignant», s\u2019étonne Jean-Pierre Kesteman.Ce sujet sera davantage fouillé dans son deuxième tome de l\u2019industrie papetière en Estrie.y 1 TRES FREQUENTS | Un autre ouvrier | patrons, pou r de sues Tr éclame une Ses anciens |.blessures re- A Set « ; + > PENSION.ALIMENTAIRE \u2018I Une action contre | : ela Brompt Paper Commpany, any, \\ 2797.00, ce de la part d\u2019'Ed.machiniste, de cette] 4 D'après les procédur j au dûssier de ln Cour Sung oduites Palais de Justice, il appert ue ne | à eur, âgé de 29 ans, était à ¢ acte \u2018er pour \u201cla Compagnie : hgus,.le 13 octobre \u2018dernier, Cj comme :H PhYait fait.dares Af@ mois.+ 291 lais-depuis environ | >}.Sen ouvr CL 2502598 \u201cEF ER âge consistait aloys à Fa .briquez certains r lors à fa- ! ce; ouleaux de d une pesanteur de-10000 livres pe | pion et qu\u2019il devait transporter com J auttss employes, a, moyen d'un }-Pendant oùc Mons: oo.4° était à travonr Monsieur Fréchette Yo.kl Der sur le pied ere, un de ces nme, conséquence + s x il a les os du : Foyes et cassé OIE oui une diminution dans a Te pre qe Bagner d\u2019une façon perma.n fad au moins 40 p, ¢., véclam \u201cOrs Je capital de toute, Ta.quelle il pourra; Somme \u201cde $2000,00; \u20ac de ce dit accident LES Accents | DUTRAVAIL SONT | F aunqray, Br - 6002 2/qSA0U pZ IPIEW 9HO01GIOUS AVS La Tribune - Sherbrooke mardi 24 novembre 2009 S48 a KRUGER pour son appul tang Gomité exécutiL: | Paul Pr Proulx Président 7 CP ry \u201cNT an\u201d pu SR ce x: oe ets\u201d we Res : he 3 = LAS Ty = LL: SNS Le mA St > 3° vie es arme Des BRU rag ve -\u2014_ CTT Take = = Fut ER L- sm \"4% * » - ar RQ eo VN 2 IR y + ; ! À 8.2 NL Sa + > \u201csy \\ y = ., « , 7 eee) v , bee o Lu 3 TN 4s NZ \u201cuv, (PSE Loe ! « ; eb ss + Sv N Lire 83 : 2 UN If AA \u2018 aN WV 4 + \u2018 > * » x + \\ + + \" > x + a uis 199 Bertrand Racine À Administrateur Clément Nault ?- \u2014 Administrateur ae Nicole Bergeron ~~ Jacques St-Pierre Secrétaire-trésoriere Vice-président Autres administrateurs \u2018 Michel Lamontagne du Comité Jean-Marie Tellier de Promotion Stéphane Reynolds industrielle | Philippe Bergeron de Brompton : \u2018 Pierre Dagenais 58, rue Alfred-Paradis, Sherbrooke, Qc J1C 0G3 Ea 819 846-2757 819 349-3793 Comité de Promotion Industrielle de Brompton Inc.Nancy.rouleau6 (@sympatico.Cd 305359 "]
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