La tribune, 14 mars 2009, Cahier S
[" ?IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Samedi 14 mars 2009 /S3 Humour > Le retour à la scène de Jici Lauzon /S4 et S5 S2 / Arts et spectacles S2 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 CANAUX CAMPING .ET L\u2019ENFER ENTRE LE PARADIS.COUPÉ AU MONTAGE NOS ANTENNES ENTRE GUILLEMETS Une course de Rio de Janeiro à Lima, baptisée Pékin Express?Il s\u2019agit en fait de la troisième édition de cette télé-réalité campée sur le continent asiatique la première fois.La formule est la même: dix équipes de deux personnes, un euro par jour, treize étapes à franchir et l\u2019équipe la plus lente éliminée à chaque étape.Sachez toutefois qu\u2019un procès en diffamation a cours en France entre la production et un journaliste affirmant que l\u2019émission est en partie scénarisée.Pékin Express: la route des Incas Mardi, 20 h TV5 On critique souvent Star Académie, mais l\u2019idée de créer trois bourses de bon parler pour les candidats est excellente.Et pas n\u2019importe quelle bourse: 5000 tomates pour celui ou celle qui s\u2019exprime le mieux, et 2500 pour le garçon et la fille qui se seront le plus améliorés! Même à la Dictée des Amé- riques, on n\u2019a jamais vu ça.On entendra peut-être moins des expressions comme «ça me curiose».Question: comment les quatre candidats déjà éliminés pourront-ils s\u2019améliorer?Aux yeux de la loi, Jean-François Har- risson est toujours présumé innocent.Mais la possession de pornographie juvénile n\u2019est-elle pas la pire accusation pour un acteur qui s\u2019est fait connaître sur la chaîne fille du Canal Famille?Comment se remettre de ça?Même le trafic de drogues aurait été moins lourd de conséquence.Cette semaine, l\u2019acteur a été retiré de la programmation de Vrak TV et des nominations des prix Artis, lesquels ont dû réimprimer leurs 100 000 bulletins de vote.Le film Dédé à travers les brumes s\u2019amorce alors que les Colocs se retrouvent dans un chalet de Saint-Étienne-de-Bolton, en plein hiver, pour réaliser ce qui deviendra l\u2019album Dehors novembre.Les scènes ont toutefois été tournées à Saint-Jude, un village près de Saint-Hyacinthe, révèle Sébastien Ricard.Les concepteurs des décors ont pratiquement refait, à partir de photos, le chalet de Saint- Étienne.«Les frères Diouf [les seuls à jouer leur propre rôle dans le film] n\u2019en revenaient pas tellement c\u2019était pareil!» rapporte l\u2019acteur, qui a dû aussi se taper une scène où Dédé court pieds nus dans la neige.«C\u2019était une semaine de temps doux, mais le jour où nous avons tourné cette scène fut une des plus froides de l\u2019hiver.La neige était durcie en surface.J\u2019avais plein de coupures sur les pieds après.Heureusement, nous n\u2019avons fait que deux prises.» C\u2019est important pour nous d\u2019être derrière.Judi Richards à Tout le monde en parle, en parlant de l\u2019appui du groupe Toulouse à la lutte contre le cancer colorectal.Une des activités de sensibilisation consistera à la visite par le public d\u2019une immense réplique de côlon.Yvon Deschamps a demandé: «C\u2019est qui, le gros colon?» J e ne me souviens plus du titre de l\u2019histoire.C\u2019était une BD publiée dans Fluide glacial ou L\u2019écho des savanes, je ne m\u2019en rappelle plus.J\u2019étais au cégep.Je passais mon temps à la bibliothèque pour plonger dans ces magazines.J\u2019ai encore des cases de l\u2019histoire en tête.Cela raconte l\u2019ascension rapide d\u2019un écrivain dans une société où le gouvernement assume le financement complet de la culture.Les artistes, fonctionnaires de l\u2019État, sont hiérarchisés selon leur talent.Ils reçoivent un salaire en corrélation avec leur grade.La jeune vedette fait la gloire de son père, un tâcheron plafonné à l\u2019échelon de scripteur de soap d\u2019après-midi.Imaginez! Avec un seul roman, son fils est propulsé au sommet de la pyramide.Un second roman est attendu avec impatience, on s\u2019en doute bien.Sauf que les manuscrits suivants sont rejetés par le ministre.Pas parce qu\u2019ils sont mauvais.Parce qu\u2019ils sont considérés subversifs.La générosité de l\u2019État envers les arts n\u2019est pas désintéressée.Elle justifie la censure.En retour d\u2019un train de vie enviable, les artistes n\u2019ont pas le droit de créer d\u2019oeuvres critiques, mélancoliques ou simplement pessimistes.De tels œuvres déstabilisent la population, causent le désordre civil et ultimement les guerres, prétend cet État.La mission des artistes se limitait à divertir, point.Mais le jeune auteur n\u2019accouche que de romans peuplés d\u2019ouvriers et de femmes de ménage à la vie triste.Devant les refus répétés de publication, l\u2019écrivain donne finalement sa démission pour disparaître.Il prend un job de manœuvre dans un chantier maritime.Là, dans une buvette peuplée de journaliers, il se fait vite repérer par quelques fans.Ceux-ci font imprimer clandestinement ses manuscrits rejetés pour les faire circuler sous le manteau.Le gars se croyait un écrivain fini.Il s\u2019avère en fait l\u2019étoile de l\u2019underground.Jamais su la fin de l\u2019histoire.La bibliothèque avait égaré le numéro suivant.Cette BD m\u2019est revenue à la mémoire cette semaine.D\u2019une manière assez étrange: en lisant les comptes rendus des audiences du CRTC.On y discutait d\u2019une réglementation éventuelle de l\u2019internet.Le sujet vous ennuie?Je vous comprends.Plate à mort.Mais jasons-en un peu pareil.Univers libre de toute censure (du moins ici), l\u2019internet appauvrit les créateurs.C\u2019est quand même ironique quand on y pense.Deux ou trois adresses suffisent pour remplir notre disque dur à satiété de musique, d\u2019émissions, de logiciels et bientôt de films.En toute logique, cette consommation frénétique de culture devrait faire vivre bon nombre de créateurs.Au contraire, elle les affame.À cause du piratage.Les artistes réclament leur dû aux fournisseurs de connexion internet.Une taxe de redevances, du genre à laquelle sont astreints les radios et les télévisions.Le piratage profite aux fournisseurs, il devrait aussi profiter à ses créateurs, soutiennent-ils.On se doutait bien de la réaction des fournisseurs: pas question.Le financement de la culture n\u2019est pas de leur ressort.Le citoyen paie déjà des impôts pour subventionner la culture.On n\u2019y ajoutera pas une taxe pour qu\u2019il la consomme, a dit en gros le grand patron de Quebecor.Le raisonnement est idiot, mais son application est vraie: le fruit d\u2019une taxe ne pourrait jamais être redistribué avec justice entre les artistes.Et la mettre dans un fonds d\u2019aide à la création n\u2019est pas génial non plus.Sur quelle base l\u2019attribuer?Sur les valeurs d\u2019un gouvernement fédéral habité par des red necks, effrayés dès que le mot «fuck» apparaît à l\u2019affiche?Faut-il rappeler le projet C-10 où les conservateurs suggéraient de retirer le financement aux œu- vres jugées «contraires à l\u2019ordre public»?On revient alors à mon histoire du début: sous le couvert de récompense au succès, la censure d\u2019un État ne se cachera jamais bien loin.En passant, un mot sur l\u2019affaire Jean-François Harrisson.Il n\u2019a pas été jugé ni condamné, faut-il le préciser.Du moins pas devant le tribunal.Mais TVA n\u2019a pas attendu le verdict.Le retrait de Harrisson des nominations du gala des Artis équivaut à une condamnation pure et simple.Alors, ne me parlez pas non plus d\u2019un fonds géré par l\u2019industrie.La censure n\u2019est pas l\u2019apanage du gouvernement.Il faut trouver un autre moyen pour payer les artistes.ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca CHRONIQUE RADIO-CANADA Jean-François Harrisson La censure ARCHIVES, LA PRESSE, IVANOH DEMERS Arts et spectacles / S3 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S3 IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Après douze années retenu loin de la scène par Virginie, Jici Lauzon est prêt à chevaucher de nouveau les planches qui lui ont procuré, jusqu\u2019à maintenant, le plus de plaisir dans sa vie.«Lacaille est le rôle d\u2019une vie.Mais après neuf ans, l\u2019envie de faire autre chose, de voir si j\u2019étais encore drôle, de goûter à nouveau au fun que j\u2019ai déjà eu, est devenue trop forte.» STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Fonctionnaire du téléroman.C\u2019est ce que Jici Lauzon appréhendait de devenir après neuf ans à porter les habits de Lacaille dans Virginie.En 2006, le personnage est parti en sabbatique pour bourlinguer sur la planète.Lauzon, lui, s\u2019en allait terminer sa maîtrise en communications et préparer un retour dans ce qu\u2019il a aimé le plus faire dans sa vie: la scène.Mais comprenons-nous bien: «Lacaille est le rôle d\u2019une vie.Fabienne Larouche est l\u2019auteu- re qui a le plus écrit pour moi et la personne qui a le plus cru en mes talents de comédien.La sabbatique du personnage laissait entrevoir qu\u2019il reviendrait.Mais après neuf ans, l\u2019envie de faire autre chose, de voir si j\u2019étais encore drôle, de goûter à nouveau au fun que j\u2019ai déjà eu, est devenue trop forte.» Voilà quand même douze ans que Jici n\u2019avait pas monté de spectacle complet juste à lui.Il a donné les dernières représentations de Satires du monde en 1997.Quant au premier, Crudités, il remonte à vingt ans.C\u2019était juste après les Monstres de l\u2019humour, dont faisait aussi partie Michel Courtemanche.Il y a bien eu quelques prestations occasionnelles pendant sa disette des planches.Des numéros pour des amis, au Grand rire, à sa propre petite salle dans les Laurentides, ou pour des événements privés.Mais en regardant Michel Barrette et en faisant la première partie de plusieurs humoristes à Saint-Eusta- che, la piqûre a refait effet.«Il y a évidemment un stress à revenir.Le monde de l\u2019humour a vraiment changé et est devenu une industrie.Moi, j\u2019ai connu les débuts, je suis passé de chansonnier aux Lundis des Ha! Ha! du jour au lendemain.Aujourd\u2019hui, j\u2019aspire simplement à la place que le public va m\u2019accorder.Je n\u2019ai pas l\u2019ambition du Centre Bell.J\u2019essaie de garder ça simple.» Jici dans les messes à gogo Ce spectacle, baptisé Tout baigne! et mis en scène par François Léveillé, est d\u2019ailleurs une autoproduction et survole la vie de l\u2019humoriste, faite de mille et une expériences.Jici a été hippie, G.O.dans un club Med, acteur de théâtre pour enfants, chansonnier aux Deux Pierrots, Jean-Claude Peinard dans Cent limites, animateur de Métropolis, méchant policier dans Jasmine, étudiant quadragénaire à la maîtrise en communications à l\u2019UQAM, papa pour la première fois à 50 ans (et pour une deuxième fois l\u2019été prochain).« Aujourd\u2019hui, j\u2019aspire simplement à la place que le public va m\u2019accorder.» «C\u2019est un bagage très hétéroclite.Je pars donc de réflexions sur la vie en général et ma vie en particulier.Par exemple, les conflits intergénérationnels entre les babyboomers, dont je fais partie, les X et les Y.Il y a aussi beaucoup de musique, car j\u2019en ai écouté et joué pas mal dans ma vie (je suis d\u2019ailleurs accompagné d\u2019un musicien).Enfant, je chantais déjà le Minuit, chrétiens dans des messes à gogo.» Revenir à l\u2019écriture humoristique a été tout un exercice pour lui.Mais écrire son mémoire de maîtrise a aussi exigé VOUS VOULEZ Y ALLER Tout baigne ! Ce soir, 20 h 30 Vieux Clocher de Magog Entrée: 27,50 $ Billetterie: 819 847-0470 Cette scène qui procure tant de plaisir.JICI LAUZON une grosse adaptation.«J\u2019étais habitué d\u2019écrire des lignes.Voilà qu\u2019on me demandait d\u2019écrire des paragraphes! Avant, c\u2019était une phrase, un punch.Il fallait maintenant que je nuance, que j\u2019élabore, que j\u2019argumente.» On sent d\u2019ailleurs que l\u2019université ne l\u2019a pas vraiment quitté (ce n\u2019est pas fortuitement qu\u2019il a animé plusieurs émissions d\u2019Historia).Jici a rédigé sa thèse sur les effets du zapping et des nouvelles technologies de communications sur nos conversations.Les one- liners sont pour lui le produit direct de cette culture du zapping ayant créé une sorte d\u2019intolérance à la longueur.«Revenir à l\u2019écriture humoristique a quand même été revivifiant.J\u2019adore ça, cette concision qui demande souvent bien plus de travail.Parce qu\u2019écrire de l\u2019humour, c\u2019est réécrire.Il faut que tu sois sûr de ton coup.» S4 / La Patère rose S4 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 SHERBROOKE \u2014 Les tourbillons médiatiques?Parlez-en aux membres de la Patère rose.Le trio sherbrookois a été sollicité sur toutes les tribunes après avoir remporté les Francouver- tes en 2008.Moins d\u2019un an plus tard, les voici déjà avec un premier disque.Tout ça est allé très vite, parfois trop vite, créant momentanément chez eux le fameux stress de l\u2019imposteur.«Nous avons eu un peu l\u2019impression d\u2019être devenus des stars instantanées.Toutes ces entrevues, c\u2019était vraiment trop intense.C\u2019est cool d\u2019avoir gagné les Francouvertes, mais pas besoin de revirer le monde.Il y avait encore tellement de travail à faire, la musique n\u2019était pas mûre, alors que les spectacles s\u2019ajoutaient au calendrier.Nous avions surtout peur de nous planter et de nous brûler», racontent Fanny Bloom, KiloJu- les et Roboto, trois anciens étudiants du Cégep de Sherbrooke (dans la vraie vie, ils s\u2019appellent Fanny Grosjean, Julien Harbec et Thomas Hébert).«Heureusement, ça s\u2019est quand même estompé rapidement.Nous avons réussi à mettre les spectacles de côté, à nous enfermer pour faire notre album.Et maintenant qu\u2019on se sent prêt à jouer, on s\u2019aperçoit que le monde ne nous a pas oubliés, qu\u2019il attendait l\u2019album», ajoute Julien.Autre motif d\u2019être rassuré: le groupe a décroché le prix Étoiles Galaxie à la Bourse Rideau (la grande foire annuelle du spectacle) pour son audace et la qualité de son entreprise artistique.Ce janvier-là Elle en a donc fait du chemin, cette Patère rose, depuis la finale locale de Cégeps en spectacles de 2005.Ce janvier-là à la salle Al- fred-DesRochers, Fanny, qui se présentait alors seule avec sa guitare et son piano, a remporté la palme, pendant que les gars de Misteur Valaire, dont faisaient et font encore partie Julien et Thomas, terminaient troisièmes.C\u2019était l\u2019époque où naissait ce qui fut baptisé plus tard Sher- brooklyn, cette belle bande sherbrookoise musicale particulièrement créatrice, aujourd\u2019hui transplantée à Montréal, incluant notamment les groupes Misteur Valaire, Le Citoyen et le Roi Poisson.Au début, Fanny, Julien et Thomas ont simplement jammé pour le plaisir.C\u2019était à un moment où la chanteuse avait envie de travailler avec d\u2019autres musiciens, plutôt que toute seule.Au contact des deux maniaques de musique électronique, l\u2019étudiante de lettres a vu son côté chansonnier prendre une couleur beaucoup plus jeune et moderne.«Je ne me suis pas dit: \u201cIl faut absolument que je travaille avec Julien et Thomas.\u201d Je voulais simplement essayer de faire quelque chose avec d\u2019autres personnes, sans objectif précis.Et le son a commencé à changer», raconte la jeune femme, qui signe tous les textes de l\u2019album (excepté le poème de Baudelaire Les deux bonnes soeurs).«Nous, nous étions contents d\u2019explorer d\u2019autres avenues que Misteur Valaire.Cela nous permettait de travailler des compositions, de les arranger pour que ça sonne.C\u2019était un nouveau défi.Nous voulions essayer le plus de choses possibles et nous avons vraiment pris plaisir à le faire.Avec les Francouvertes, la musique a pris une coche de sérieux», disent KiloJules et Roboto.Le groupe a été recruté l\u2019automne dernier par l\u2019étiquette Grosse Boîte, qui regroupe également Coeur de pirate, Tricot machine et Avec pas d\u2019casque.Torcher un peu L\u2019album est donc une rencontre du piano, de l\u2019orgue et l\u2019accordéon de Fanny avec la programmation, les synthétiseurs et les scratchs des garçons.«L\u2019éponge est la première chanson que nous avons écrite ensemble, et dès ce moment, les deux univers ont collé.Après ça, on ne s\u2019est plus posé de questions sur le mélange», rapporte Julien.Étant donné que Fanny compose au piano, celui-ci constitue la base de plusieurs pièces.«Des fois, j\u2019arrive avec une chanson presque complète, d\u2019autres fois j\u2019ai simplement quatre accords et une mélodie sans texte.Il m\u2019arrive aussi de partir de la musique de Thomas», explique-t-elle.Plusieurs plages durent moins de trois minutes.Fanny explique qu\u2019elle a simplement l\u2019impression d\u2019avoir tout dit en peu de mots.«On aime aussi l\u2019efficacité des p\u2019tites tounes.Il y a des artistes qui en font des extraordinaires de six minutes.Ce n\u2019est juste pas notre créneau», expliquent-ils.La Patère espère faire quelques spectacles durant l\u2019été, mais la vraie tournée devrait s\u2019amorcer en automne.Et tout comme ils ont su marier leurs univers sonores respectifs, Fanny, Thomas et Julien ont amalgamé le party dansant des Misteur Valaire aux chansons intimes des débuts de Fanny Grosjean.«Nous avons besoin des deux.Avec Fa, nous avons fait des spectacles très intimes, mais ça ne lève pas assez.Nous avons envie de torcher ça un peu pour que ça dérange», conclut Thomas.VOUS VOULEZ Y ALLER Lancement sherbrookois du premier album de la Patère rose Vendredi 27 mars, 20 h 30 Vieux Clocher de Sherbrooke Entrée: 17,50 $ Billetterie: 819 822-2102 STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca Il y a un an, jamais la Patère rose n\u2019aurait pensé avoir son premier album en poche douze mois plus tard.Mais la victoire au concours des Francouvertes l\u2019an dernier a propulsé le trio originaire de Sherbrooke vers le studio et la scène.Même s\u2019ils ont été un peu pris de court, Thomas Hébert (Roboto), Julien Harbec (KiloJules) et Fanny Grosjean (Fanny Bloom) ont vite repris pied et livrent aujourd\u2019hui l\u2019album qu\u2019ils avaient en tête.UNE PATÈRE BIEN DE CHEZ NOUS La Patère rose / S5 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S5 LA PATÈRE ROSE La Patère rose iiii POP ROCK FRANCO Grosse Boîte Joyeusement irrévérencieux Le premier disque de la Patère rose s\u2019amorce sur Les deux bonnes soeurs, un poème grave de Baudelaire.Fanny Bloom chante seule au piano, avec un échantillonnage vieillot d\u2019orchestre à cordes.Ça s\u2019annonce un peu pompeux.Du bidouillage s\u2019ajoute au troisième couplet.Puis arrivent les deux derniers vers de l\u2019alexandrin, et là, c\u2019est la débauche sonore, Fanny hurle comme une gamine désespérée «Ô Mort, quand viendras-tu!» Cela résume bien la Patère rose.Un univers où il y a collision entre l\u2019enfance et la vie adulte.Comme si une fillette de sept ans racontait sa première baise ou que Passe-Partout avait fait une chanson sur le condom.Il y a clash entre la maturité des sujets et l\u2019angle volontairement enfantin avec lequel ils sont traités.La petite voix de Fanny ne dissipera pas cette impression, au contraire.Et le plus beau, c\u2019est que ça marche aussi bien dans les textes que l\u2019interprétation et la musique.Le «sérieux» des instruments acoustiques côtoie la folie des sons électroniques, créant des paradoxes sonores joyeux et fous, des distorsions vocales sur du petit piano gentil, de la musique d\u2019Oraliens sur des histoires de rupture.Le groupe offre ici un univers cohérent, qu\u2019il maîtrise déjà.Non, le jury des Francouvertes ne s\u2019est pas trompé.\u2014 Steve Bergeron IMACOM, JOCELYN RIENDEAU S6 / Arts et spectacles / Cinéma S6 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE MONTRÉAL \u2014 On est presque écoeuré de devoir sortir ici, semaine après semaine, les grands poncifs à propos des remakes américains, de cette «vaste entreprise révisionniste et bassement commerciale».On est fatigué de devoir écrire à tout bout de champ que c\u2019était meilleur dans le temps, que Hollywood n\u2019avait pas le droit de toucher à tel ou tel chef-d\u2019oeuvre, ou que les jeunes ne connaissent pas leurs classiques.Mais les faits sont là et on ne peut y échapper.Cette profusion de redites, de refontes et de liftings exaspère les fans et pose des questions inquiétantes quant à l\u2019avenir du cinéma de genre.Quand donc cessera la LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE THE LAST HOUSE ON THE LEFT DRAME D\u2019HORREUR ii Réalisé par Dennis Iliadis Avec Garret Dillahunt, Sara Paxton, Spencer Treat Clark.UNIVERSAL Film d\u2019horreur, La dernière maison sur la gauche est plutôt risible comme remake.Vain retour à la source profanation?On veut du neuf, pas du couper-coller! À peu près toutes les oeuvres marquantes du genre horrifique ont passé, passent ou passeront systématiquement à la moulinette du remake.Et maintenant The Last House on the Left, premier long métrage de Wes Craven sorti ici au début des années 70.Un film dur, enragé et dépressif, assez mal ficelé mais profondément troublant produit avec des restants de miettes et l\u2019énergie de la provoc, qui a fait jaser en son temps.The Last House on the Left, film d\u2019exploitation directement et pompeusement inspiré de La source de Bergman (en anglais The Virgin Spring) raconte le calvaire de deux jeunes filles en fleur, kidnappées par un quatuor de psychopathes criminels, malmenées, violées et tuées dans quelque sous-bois isolé.Par un hasard extraordinaire, les truands en cavale trouveront refuge chez les parents d\u2019une victime, lesquels découvriront vite le pot aux roses et organiseront une terrible vengeance.Le film d\u2019origine, film fauché, film fâché, ne vole pas son petit espace dans les encyclopédies spécialisées du cinéma américain.Charge contre l\u2019utopie hippie, il est le produit brut et brutal d\u2019une époque, celle de la guerre du Vietnam.Pas certain que les experts du cinéma parleront de cette version 2009 de The Last House on the Left en termes sociologiques.Et dire que Craven et Cunningham ont non seulement donné leur aval à la création de ce remake, ils y ont même investi de leur argent, flairant le bon coup.Décevant, risible et vain.(La Presse) Cinéma / Arts et spectacles / S7 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S7 STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dédé à travers les brumes est un drame musical.C\u2019est comme ça qu\u2019on nous le présente.Genre, deux points, drame musical.La musique des Colocs, le nom le dit, occupe une place prépondérante dans le long métrage.On y voit comment naissent les chansons, qui sont super bien intégrées à l\u2019histoire.Dans ce créneau (drame musical), c\u2019est un fichu de bon film.Mais il manque quelque chose.Pas facilement identifiable au départ, sinon une vague impression d\u2019être resté un peu en surface, de ne pas être entré suffisamment dans ce qu\u2019était vraiment Dédé pour se laisser émouvoir et saisir toutes les répercussions de son oeuvre et de sa vie.Ce n\u2019est pas la faute de Sébastien Ricard, qui décrochera sûrement une nomination pour les Jutra avec ce rôle.S\u2019il cherchait le bon dosage entre la ressemblance frappante ou éloignée, il l\u2019a assurément trouvé.DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES DRAME MUSICAL iii 1?2 Réalisé par Jean-Philippe Duval Avec Sébastien Ricard, Joseph Mesiano, Dimitri Storoge, Louis Saïa, Bénédicte Décary, David Quertigniez, Mélissa Désormeaux-Poulin, Mathieu Handfield et Claudia Ferri.TVA FILMS Avec Dédé à travers les brumes, dont le rôle-titre est tenu par Sébastien Ricard, le réalisateur Jean-Philippe Duval a éludé quelques pans émotifs du personnage, mais livre un excellent drame musical et réussit à nous faire regretter que le chanteur des Colocs ne soit plus là aujourd\u2019hui.Le regret de ne plus avoir Dédé Notamment quand il réussit à chanter avec la voix pleine de souffle de Dédé.Non, la source du hic se trouve simplement dans les choix scénaristiques.Jean-Philippe Duval a décidé de montrer surtout la vie musicale d\u2019André Fortin, celle avec ses potes des Colocs, à laquelle s\u2019entremêlent de temps en temps ses relations amoureuses.Si Sébastien Ricard cherchait le bon dosage entre la ressemblance frappante ou éloignée, il l\u2019a assurément trouvé.Notamment quand il réussit à chanter avec la voix pleine de souffle de Dédé.Ce faisant, et sans doute parce que la matière aurait été trop ample (le film dure déjà deux heures dix minutes), l\u2019enfance du petit gars de Norman- din est éludée.Les rapports avec sa famille aussi.On voit Dédé bien plus souvent avec ses amis qu\u2019avec ses blondes.La torture intérieure de l\u2019artiste a aussi été tassée aux trois quarts du film.Tout un pan émotif est passé en deuxième.Mais il est possible de faire avec, si on considère ces ellipses simplement comme la part d\u2019insaisissable de Dédé, celle qu\u2019il a apportée avec lui dans la mort, et que le réalisateur a préféré ne pas présumer.Porte ouverte sur l\u2019imaginaire Cela dit, le drame musical, lui, est fichtrement bien torché, en une sorte de grande porte ouverte sur l\u2019imaginaire de Dédé, les événements qui ont fait naître ses chansons, les rêves qu\u2019il a chéris.Cinématographiquement parlant, Duval en donne beaucoup, avec plusieurs séquences d\u2019animation, des incartades poétiques, un montage nerveux et un défilement narratif qui préserve de l\u2019envie de regarder sa montre.Le réalisateur a d\u2019ailleurs usé d\u2019une structure allergique à la monotonie, soit un point d\u2019ancrage au présent (la création de l\u2019album Dehors novembre), avec de fréquents retours en arrière.Parmi les plus belles scènes figure la rencontre avec Patrick Esposito dans le métro.Même si la fin est un peu précipitée et qu\u2019on ne voit pas le geste fatal, la mort du héros reste un moment de haute tension, tourné avec la pudeur nécessaire, mais que certains trouveront quand même difficile à regarder.Une chose est sûre: on en ressort avec le net regret de ne plus avoir Dédé avec nous en ce monde et de n\u2019avoir pu le connaître davantage. S8 / Arts et spectacles / Cinéma S8 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 Anne Heche enfin divorcée LOS ANGELES \u2014 Clap de fin pour le divorce entre l\u2019actrice Anne Heche et le réalisateur Coleman «Coley» Laffoon.Le couple, marié en septembre 2001, était séparé légalement depuis décembre 2006, citant selon la formule consacrée à Hollywood des différents inconciliables.Selon les documents enregistrés lundi auprès de la Cour supérieure de Los Angeles, les deux futurs divorcés assureront la garde alternée de leur fils de 7 ans, Homer, quand ils seront tous deux à Los Angeles.\u2014 The Associated Press L\u2019EMPREINTE DE L\u2019ANGE DRAME PSYCHOLOGIQUE iii Réalisé par Safy Nebbou Avec Catherine Frot, Sandrine Bonnaire et Wladimir Yordanoff.NORMAND PROVENCHER QUÉBEC \u2014 Après Le cou de la girafe, le réalisateur Safy Neb- bou poursuit l\u2019exploration des relations parents-enfants dans son second long-métrage, L\u2019empreinte de l\u2019ange, où une femme à l\u2019équilibre psychologique précaire (Catherine Frot) croit reconnaître dans une fillette de son entourage l\u2019enfant qu\u2019elle a jadis perdu tragiquement.Qui est cette femme?Quel secret cache-t-elle?Pourquoi cette Catherine Frot, la mère mythomane et fragile de L\u2019empreinte de l\u2019ange, un thriller psychologique signé Safy Nebbou.attirance soudaine et incontrôlable pour cette fillette de sept ans, croisée à un souper d\u2019anniversaire où elle était allée reconduire son fils?Les questions abondent dans L\u2019empreinte de l\u2019ange \u2014 qui n\u2019est pas, il est important de le préciser, l\u2019adaptation du roman éponyme de Nancy Huston \u2014 et c\u2019est de façon graduelle, sans précipitation, que Nebbou apporte les réponses.Fragile et mythomane Entre-temps, cette mère divorcée, fragile et mythomane, aura eu le temps de rendre insupportable l\u2019existence de la mère de la fillette, Claire (Sandrine Bon- naire), de plus en plus irritée par ses intrusions répétées dans son existence.Elle prétextera l\u2019achat de sa maison pour s\u2019approcher de cette petite famille rangée, se cachera la nuit dans les buissons pour l\u2019espionner, ira même jusqu\u2019à s\u2019introduire par effraction dans la demeure afin d\u2019y cueillir un cheveu de la gamine pour un test d\u2019ADN.Ce n\u2019est que dans le dernier droit que Nebbou fait la lumière sur les agissements bizarres d\u2019Elsa et de cette histoire de maternité schizophrénique qui donne lieu à un beau face- à-face d\u2019actrices entre la rarement mauvaise Catherine Frot et Sandrine Bonnaire, dans un rôle plus en retrait et moins porteur d\u2019émotions.Avec son mystère distillé avec intelligence, Safy Nebbou livre un intéressant thriller psychologique qui, malgré quelques baisses de régime, captive sans verser dans l\u2019exagération propre aux productions américaines.(Le Soleil) La femme mystère Cinéma / Arts et spectacles / S9 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S9 ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE MONTRÉAL \u2014 Oubliez ces chenapans hyperactifs ou amorphes, libidineux, vulgaires, indociles et en tous points maladroits: les ados de Race to Witch Mountain sont proprets, brillants, respectueux des convenances et d\u2019une indéfectible politesse.Ils sont aussi extraterrestres.Apparemment, les kids de l\u2019espace savent se comporter «comme du monde».Dans cette mielleuse et gluante production Disney, Dwayne Johnson (alias The Rock) incarne un chauffeur de taxi bourru au passé trouble, coincé avec deux ados venus d\u2019une autre sphère pour sauver à la fois leur planète et notre Terre.Méfiant au départ, le viril héros fera tout en son pouvoir pour aider les ados cosmiques à récupérer leur soucoupe volante, laquelle est remisée quelque part dans les grottes d\u2019une montagne par quelques méchants hommes en noir à la LA COURSE VERS LA MONTAGNE ENSORCELÉE RACE TO WITCH MOUNTAIN COMÉDIE D\u2019ACTION ii Réalisé par Andy Fickman Avec Anna Sophia Robb, Alexander Ludwig et Dwayne Johnson.Du pur (et du pire) Disney solde du gouvernement.Le trio fugitif sera accompagné d\u2019une spécialiste en matière d\u2019ovni et, oui, d\u2019un brave chien égaré.On aura droit à l\u2019apparition d\u2019un dangereux robot au design tout à fait kitsch, résolu à retrouver les ados rebelles et à éliminer tout ce qui l\u2019empêche de venir à bout de sa mission.Du pur (et du pire) Disney, d\u2019un quétaine consommé et d\u2019une mièvrerie presque passée date.On se demande comment et pourquoi ce produit, réalisé par Andy Fickman, est distribué en salle alors qu\u2019un passage direct en DVD aurait suffi.(La Presse) S10 / Arts et spectacles S10 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 MARIE-PIERRE ARTHUR Marie-Pierre Arthur FOLK CONTEMPORAIN iiii Révélation Marie-Pierre Arthur a accompagné à la basse Ariane Moffatt et Stefie Shock, la voilà maintenant qui tente l\u2019aventure solo.La bonne idée! Car son univers à elle, entre douceur et passion, est vraiment invitant.Elle fait de la musique folk avec du rythme et des mélodies fluides, avec des accents tantôt country, tantôt actuels; ici le piano côtoie harmonieusement l\u2019égoïne.Sa voix fragile ondule et s\u2019envole joliment, s\u2019entourant au passage de choeurs.L\u2019artiste a eu le don de collaborer avec des gens qui l\u2019ont mise en valeur: François Lafontaine et Louis- Jean Cormier (Karkwa) signent une réalisation subtile et délicate.Michel Rivard et Olivier Langevin (Galaxie) ont aussi prêté leur talent, et c\u2019est Gaële qui, avec Marie-Pierre Arthur, a écrit la plupart des textes, dont la beauté et la tristesse sont illuminées par la musique.Un coup de coeur.(Le Soleil) \u2014 Valérie Lesage Si la cowgirl est dorée, comme dans la chanson, sa vie n\u2019est pas plaquée de carat.Remise d\u2019une grave maladie pulmonaire, qui lui a volé sa voix pendant six ans, Renée Martel a dû encaisser le suicide de son fiancé l\u2019automne dernier.Les émotions encore à fleur de peau, la native de Drummondville reprend la tournée, interrompue à la suite d\u2019un malaise à la Place des arts en novembre, et s\u2019arrête au Théâtre Granada ce soir, pour présenter sa vie et quelques chansons de son plus récent album, L\u2019héritage, considéré par certains connaisseurs comme son meilleur.La maladie vous a tenue à l\u2019écart de la scène et de la vie publique pendant dix ans.De quoi vous êtes-vous le plus ennuyé?Mon métier ne m\u2019a pas manqué.J\u2019ai été tellement malade pendant six ans et demi.J\u2019ai perdu la moitié d\u2019un poumon.J\u2019avais tant de difficulté à parler \u2014 j\u2019ai même passé un mois complet sans dire un mot \u2014 que chanter ne faisait plus partie de mes préoccupations.Je n\u2019ai rien fait pendant cette pause.Même une fois rétablie, je ne savais pas si je serais capable de revenir, physiquement, si j\u2019en aurais la force.J\u2019ai pris deux ans pour y réfléchir.Vous avez déjà dit avoir eu peur d\u2019avoir été oubliée.Le pensiez-vous vraiment, après 40 ans de carrière?On se demande certainement si on a encore notre place.En dix ans, les choses changent, des artistes arrivent, des vents soufflent.Mais depuis le début de ma tournée, j\u2019ai ma réponse.Toutes mes salles ont été pleines jusqu\u2019à maintenant.Je suis tellement contente.Les gens rient, pleurent, passent par toutes les émotions.Et moi aussi.C\u2019est sans nul doute la tournée la plus émotive de ma vie.Elle est exigeante, elle touche à des choses personnelles qui me sont arrivées et elle a été marquée par des drames.Quelles chansons de votre spectacle vous évoquent les moments les plus durs?Et les plus heureux?Ta femme à toi est la plus difficile à chanter.C\u2019est une chanson que j\u2019ai écrite il y a plusieurs années, mais que je n\u2019avais jamais voulu interpréter sur scène.Pour ce spectacle, j\u2019avais eu envie de la faire pour mon fiancé.Depuis sa mort, il y a des soirs où je suis incapable de l\u2019assumer.Mais je vais mieux maintenant.Ça a l\u2019air fou à dire, mais je sens Bruno toujours là, avec moi, à chaque spectacle.Les medleys de chansons de mon père et des autres pionniers du country me mettent dans de plus amusantes dispositions.Étant donné que vous êtes en rémission de la maladie, voyez- vous cette tournée comme une tournée d\u2019adieu?Non.Une tournée aussi grosse que celle-là, il n\u2019y en aura probablement plus.Quand je la terminerai en 2010, elle aura duré trois ans.Mais je suis tellement bien entourée qu\u2019elle n\u2019est pas pesante.Mon chef d\u2019orchestre, Marc Beaulieu, me suit depuis 12 ans.Mon fils Dominic est mon batteur.Et un maudit bon batteur.Ce n\u2019est pas juste sa mère qui le dit! J\u2019ai du bon monde autour de moi, avec qui je me sens en sécurité et qui ne me donne pas du tout le goût d\u2019arrêter.\u2014 Laura Martin CD PALMARÈS Sur un air de déjà vu Les Cowboys Fringants Dédé à travers les brumes Artistes variés Rouge Dumas Labyrinthes Malajube Coeur de pirate Coeur de pirate Marie-Pierre Arthur Marie-Pierre Arthur L\u2019expédition Les Cowboys Fringants Les mille et une nuits Sherazade C\u2019est pas de l\u2019amour mais c\u2019est tout comme Michel Fugain Microphonium Bruno Pelletier No Line On The Horizon U2 We Sing We Dance We Steal Things Jason Mraz B.Coming Bet.E The Fame Lady Gaga Soul Seal Les grands classiques d\u2019Edgar \u2014 La musique romantique Artistes variés Trame sonore Slumdog Millionaire La historia de Lola Florence K Play List Volume 1 Artistes variés Dark Horse Nickelback CRITIQUES CHRIS ISAAK Mr.Lucky POP-ROCK iiii GREAT LAKE SWIMMERS Lost Channels FOLK iiii RENÉE MARTEL « C\u2019est sans nul doute la tournée la plus émotive de ma vie.» Un heureux retour Cela faisait sept ans que l\u2019on n\u2019avait pas eu la chance d\u2019entendre du matériel original de ce chanteur passé maître dans l\u2019art du rock tranquille du début des années 60 et de son cousin le rockabilly.Qu\u2019il le veuille ou non, Isaak ne peut échapper au succès de sa chanson Wicked Game (1989) popularisée par le film Wild at Heart de David Lynch l\u2019année d\u2019après.Un héritage fort heureux, d\u2019ailleurs, qui transpire dans presque toutes les pièces de ce nouvel album, ne serait-ce que par les lamentos des cordes de sa Gibson et le rythme caractéristique de ses chansons.Que du nouveau, donc, mais totalement dans le style de ce compositeur à la voix de baryton qui nous rappelle tellement Roy Orbison que c\u2019est parfois à s\u2019y méprendre (Very Pretty Girl), pour notre plus grand plaisir.Des chansons entraînantes, lancinantes, éclatées (Mr.Lonely Man), ne laissant pas une seconde de répit jusqu\u2019à l\u2019apothéose, la très swing Take My Heart et la géniale Big Wide Wonderful World, un slow-blues du genre de ceux que tous les gars attendaient pour la fin de la soirée.(Le Soleil)\u2014 Michel Truchon Des échos du Grand Esprit L\u2019archipel des Mille-Îles qui chevauche la frontière entre l\u2019Ontario et l\u2019État de New York, à la source du Saint-Laurent, était jadis désigné par les autochtones comme le jardin du Grand Esprit.Une région splendide, bourrée d\u2019histoire et d\u2019histoires, terre on ne peut plus fertile pour le folklore.L\u2019idéal pour un groupe ontarien comme les Great Lake Swimmers.Leur folk planante est magnifiquement servie par la voix aérienne de Tony Dekker qui n\u2019a pas changé au fil des ans.Une folk aux assises classiques, mais à une sauce plus moderne, un peu plus rock (aux accents à la America), des arrangements à la fois apaisants et entraînants.On comprend facilement pourquoi ce groupe fait rêver les cousins européens qui ont toujours la nostalgie des grands espaces.L\u2019enregistrement, magnifique et exceptionnel, a été réalisé dans de vieilles églises, dans des salles communautaires, dans un silo abandonné et dans un château, sur.l\u2019Île Noire.Relaxant, mais pas endormant.(Le Soleil) \u2014 Michel Truchon NON FRANCOPHONE FRANCOPHONE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Arts et spectacles / S11 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S11 ELEGY ÉLÉGIE L\u2019ULTIME PASSION DRAME SENTIMENTAL ii 1?2 Sortie: 17 mars CRITIQUES LET THE RIGHT ONE IN DRAME D\u2019HORREUR iii 1?2 Sortie: 17 mars SAGAN DRAME BIOGRAPHIQUE ii 1?2 Sortie: 17 mars MARDI 17 MARS The Punisher: War Zone Drame d\u2019action Nobel Son Comédie noire Chrysalis Drame MR73 Drame Filth and Wisdom Comédie sentimentale PROCHAINES SORTIES DVD D\u2019Isabel Coixet.Avec Penélope Cruz, Ben Kingsley, Dennis Hopper.(13 ans +) Nicholas Meyer en est à son deuxième colletage avec les romans de Philip Roth.Après The Human Stain, porté à l\u2019écran par Robert Benton et mettant en vedette un couple disparate en termes d\u2019âge formé par Anthony Hopkins et Nicole Kid- man, il a tenté d\u2019extraire un scénario des pages de The Dying Animal.Le résultat, intitulé Elegy, a été mis entre les mains douées d\u2019Isabel Coixet (The Secret Life of Words) et met en scène.un couple disparate en termes d\u2019âge incarné par Ben Kingsley et Penélope Cruz.Et, encore une fois, le scénariste ne remplit pas sa mission.Et si certaines images sont éblouissantes, l\u2019ensemble manque de naturel à un point tel qu\u2019on s\u2019y ennuie.Qu\u2019on reste froid devant cette histoire qui en est une de passion entre un professeur d\u2019un âge certain et une de ses jeunes étudiantes.(La Presse) \u2014 Sonia Sarfati De Tomas Alfredson.Avec Lina Leandersson et Kare Hedebrant.En suédois avec sous-titres français ou anglais.(13 ans +) Dur, ces derniers temps, de ne pas avoir entendu parler de cette histoire d\u2019attraction (peut-être) fatale entre vampire et humain.Celle de Twilight, pensez-vous.Il en existe une autre.Moins connue, car moins grand public.Où l\u2019humain est de sexe masculin et le vampire, de nature féminine.Ils se croisent sous les cieux neigeux de la Suède.Et ils présentent une audacieuse relecture de mythe du vampire.Le titre: Let the Right One In.On y suit Oskar, gamin au teint d\u2019albinos, persécuté par ses pairs à l\u2019école.Une fois seul, il imagine ses vengeances.Jusqu\u2019au jour où Eli vient s\u2019installer dans l\u2019appartement voisin.Elle ne sort que la nuit, n\u2019a jamais froid.Son arrivée s\u2019accompagne de morts violentes dans le quartier.Oui, elle est une vampire.Cela ne fera pas peur à Oskar.Bien au contraire.Oui, le sang coule.Mais, aussi, une étrange et lancinante poésie.(La Presse) \u2014 Sonia Sarfati De Diane Kurys.Avec Sylvie Testud, Pierre Palma- de, Denis Podalydes, Jeanne Balibar.(Général) Le «charmant petit monstre» qu\u2019était Françoise Sagan (décédée à 69 ans en 2004) en devient un très agaçant dans la biographie filmée de Diane Kurys, sous le jeu sans naturel et la voix saccadée et monocorde de Sylvie Testud.On est dans la caricature plus que dans le «captage» de l\u2019esprit du personnage.Et puis, cette volonté de tout tout tout dire qui va de paire avec un résultat qui survole tout tout tout! Bref, une déception que ce Sagan dont les moments les plus réussis, touchants et vrais, sont ceux où la comédienne, dont la transformation physique est, elle, réussie, déambule sur les bords de la Seine ou les plages normandes et, avec une voix presque «normal » dit, lit, vit des passages écrits par l\u2019auteure de Bonjour tristesse, celle qui a connu la gloire trop grande et trop vite alors qu\u2019elle n\u2019avait que 18 ans.Le résultat est linéaire, plat et très sage.Trop sage.(La Presse) \u2014 Sonia Sarfati S12 / Arts et spectacles / Nos sorties S12 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 Exposition: Capter tout Artiste: Jocelyn Philibert Médium: Installation, photo Démarche: L\u2019exposition Capter tout est représenté par un dispositif fait de carton d\u2019emballage usagé qui rappelle les grandes roues des parcs d\u2019amusement jumelé à des images numériques représentant des végétaux dans la nuit.Abondant, léger et accessible, le carton facilite l\u2019expérimentation, endure l\u2019erreur, aime la reprise et se réinsère facilement dans le cycle de construction, déconstruction et récupération.Inspiration: Selon Jocelyn Phili- bert, cette grande roue peut être perçue comme une machine à capter tout, une machine qui effectue un balayage de ce qui se trouve devant lui afin d\u2019en saisir le sens.Capter tout évoque également une façon de voir le monde, un rapport au réel qui passe par la globalité et l\u2019inclusion, y compris la réunion de choses disparates.Où: Groupement des arts visuels de Victoriaville, jusqu\u2019au 10 avril EXPOSITIONS SPECTACLES LIVRES 14 MARS ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES JEUNES DE SHERBROOKE \u2014 LES CLASSIQUES DU CINÉMA Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke JICI LAUZON Vieux Clocher de Magog ALPHA YAYA DIALLO Vieux Clocher de Sherbrooke RENÉE MARTEL Théâtre Granada de Sherbrooke BRASSENS D\u2019ABORD PAR JEAN CUSTEAU Téléphone Rouge LES CONTES DE JOCELYN BÉRUBÉ Salle de Littorale, Sherbrooke 15 MARS IMPROVISATION AVEC L\u2019ABORDAGE Téléphone Rouge 16 MARS GRUPO CORPO Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke 17 MARS PAS DE SILENCE Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke 18 MARS ANTOINE GRATTON Téléphone Rouge 19 MARS ZIKAK TRIO Téléphone Rouge EAUBANSAN, PIANO-VOIX Salle Le Tremplin 20 MARS TRYO Théâtre Granada de Sherbrooke CLÉMENT JACQUES Téléphone Rouge LE CONTEUR IRLANDAIS MIKE BURNS Centre culturel Pierre-Gobeil / 40 ARTISTES PEINTRES ET SCULPTEURS DE L\u2019ESTRIE Maison de la culture de Dudswell Marbleton 819 887-6093 / 64 SCULPTURES DE BOIS Musée Louis-Émile-Beauregard Marbleton 819 887-6093 / COURTEPOINTES Musée Colby-Curtis Stanstead 819 876-7322 / LES DIEUX D\u2019AIRAIN Musée du bronze Inverness 418 453-2101 CESTAC / TEULÉ Je voudrais me suicider mais je n\u2019ai pas le temps BANDE DESSINÉE Dargaud iii 100 pages en noir et blanc VOUS VOULEZ VOIR?LA TRIBUNE, YANICK POISSON LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Antoine Gratton / LES SENTIERS DE LA FORÊT Expo-photos Jeunes Desjardins Parc historique de La Poudrière, Windsor 819 845-5284 / LES MOUCHES DE RIOPELLE ET AUTRES ESTAMPES Musée des beaux-arts de Sherbrooke 819 821-2115 / DOS-À-DOS, FACE-À-FACE Valérie Blass Galerie d\u2019art Foreman de l\u2019Université Bishop\u2019s 819 822-9600 poste 2260 / CENTRE D\u2019INTERPRÉTATION DE L\u2019ARDOISE Richmond 819 826-3313 / CARTES POSTALES DE LA VILLE DE COATICOOK ET ENVIRONS Société d\u2019histoire de Coaticook / LE FESTIVAL DES COULEURS 1974-1989 Société d\u2019histoire de Magog 819 868-6779 / LES NAÏFS QUÉBÉCOIS Musée international d\u2019art naïf de Magog 819 843-2099 / LE GÉNIE DU GÉNOME Musée minéralogique et minier de Thetford Mines 514 398-0668 / SERGE ROUX Bibliotèque municipale d\u2019Asbestos / EXPOSITION D\u2019ART PAR DES ARTISTES VIVANT AVEC UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE Centre culturel et du patrimoine Uplands 819 564-0409 / 50 ANS DE SKI-DOO Musée J.-Armand Bombardier, Valcourt / EXPOSITION PHOTOGRAPHIE SUBORDONNÉE RELATIVE Olivier-Charles Philibert Bar Tapageur, Sherbrooke / ART MÉTROPOLE, LE TOP 100 Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke / ANNIE BEAUGRAND-CHAMPAGNE Centre culturel de Drummondville 819 477-5518 / PAUL TRIFIRO Steeve Lechasseur Maison des arts et de la culture de Brompton 819 846-1122 / DISSEMBLANCE Pierre Chénier Musée des beaux-arts de Sherbrooke Putain de vie Le dessinateur Charles Schlingo n\u2019a pas connu la célébrité.Pas la grande, du moins.Il a cependant marqué l\u2019univers de la BD française avec son humour complètement déjanté et disjoncté.Une oeuvre rocambolesque à l\u2019image de sa vie digne d\u2019un roman absurde.Dès son jeune âge, victime de la polio trois mois avant la distribution du vaccin, il devait se cacher sous la table de cuisine quand la visite frappait à la porte.Ridiculisé et marginalisé à l\u2019école pour sa jambe croche, il s\u2019était mis à marcher sur les mains pour éviter l\u2019humiliation.Les albums de BD sont devenus le refuge et la passion de cet enfant traité en petit monstre.Quelques années plus tard, il a frappé aux portes des magazines pour proposer ses histoires qu\u2019on imagine aussi cinglées que sa vie.Ses planches étaient peuplées de personnages crétins, à l\u2019humour idiot, crado ou complètement trash.Poète débile pour certains, il s\u2019avérait un génie provocateur pour d\u2019autres.Ingérable, autodestructeur et alcoolo chronique, Schlingo comptait néanmoins sur un cercle d\u2019amis fidèles avant qu\u2019il se pète le crâne à 49 ans après avoir trébuché sur sa chienne baptisée «La Méchanceté».Deux de ses copains d\u2019armes, les bédéistes Florence Cestac et Jean Teulé, ont choisi d\u2019honorer sa mémoire avec cet album brodé d\u2019anecdotes.«Toutes vérifiées», assurent-ils.Cestac et Teulé qualifient leur ami disparu «d\u2019Amélie Poulin sous acide».En refermant le livre, on dirait plutôt Gaston La- gaffe complètement coké.\u2014 André Laroche Sur nos écrans / Arts et spectacles / S13 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S13 LE BONHEUR DE PIERRE Comédie de Robert Ménard, avec Pierre Richard, Rémy Girard et Sylvie Testud.Pierre Martin, physicien quantique à Paris, reçoit un coup de fil l\u2019informant qu\u2019il est, avec sa fille, l\u2019héritier d\u2019une auberge à Sainte-Simone-du-Nord, petit village situé aux confins du Saguenay, appartenant à sa tante décédée.À 65 ans, il a envie de renaître, de partir pour le Canada.(Général) 115 min ii Maison du cinéma: lundi au vendredi 13 h 5, 15 h 20, 19 h 5, 21 h 20, samedi et dimanche 15 h 20, 19 h 5, 21 h 20 CADAVRES Comédie noire d\u2019Érik Canuel, avec Patrick huard, Julie LeBreton et Sylvie Boucher.Le jour de la mort de sa mère, Raymond Marchildon appelle à la rescousse Angèle, sa soeur aînée.Il réveille alors la conscience qu\u2019il lui manquait, ainsi que les souvenirs d\u2019un paradis perdu: l\u2019innocence de leur enfance.(13 ans et plus) 117 min iii 1?2 Maison du cinéma: 19 h, 21 h 30 CONFESSIONS D\u2019UNE ACCRO DU SHOPPING Confessions of a Shopaholic Comédie de P.J.Hogan, avec Isla Fisher, Hugh Dancy et Krysten Rit- ter.Dans le monde glamour de New York, Rebecca Bloomwood est une jeune fille qui est vraiment douée pour le shopping, un peu trop peut- être.Elle rêve de travailler pour son magazine de mode préféré, mais n\u2019arrive pas à mettre son pied dans la porte, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle déniche un emploi de chroniqueuse dans un magazine financier.(Général) 104 min iii Cinéma Galaxy: v.f.19 h 5, 21 h 25 Cinéma Magog: v.f.19 h, 21 h 10 CORALINE Coraline Film d\u2019animation de Henry Selick.Une jeune fille découvre une version alternative de son existence après avoir franchi une porte secrète.Un monde merveilleux qui prend une tournure bien plus sombre lorsque ses «parents du monde parallèle» veulent la garder pour toujours.(Général) 100 min iiii Cinéma Galaxy: v.f.12 h 50, 15 h 20, 19 h 15, 21 h 30 Maison du cinéma: v.f.samedi et dimanche 13 h 5, 15 h 20 LA COURSE VERS LA MONTAGNE ENSORCELÉE Race to Witch Mountain Aventure de science-fiction de Andy Fickman, avec Dwayne Johnson, Anna Sophia Robb, Alexander Ludwig et Tom Everett Scott.Un chauffeur de taxi prend à son bord deux adolescents qui déclarent venir d\u2019une autre planète pour sauver la Terre de la destruction.Commence pour lui une course folle vers Witch Mountain, un lieu situé en plein coeur du désert du Nevada, réputé pour être le théâtre de phénomènes inexpliqués.(Général) 98 min ii Cinéma Galaxy: v.f.samedi au mardi et jeudi 12 h 15, 14 h 25, 16 h 35, 19 h 10, 21 h 25, mercredi À NOTER La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.Ce service est offert le samedi seulement.Conservez cette page.Pour des détails additionnels concernant les horaires, nous vous invitons à communiquer avec les diffuseurs.WARNER Le film de superhéros Les gardiens, adapté d\u2019une populaire bande dessinée, a raflé 55,2 millions de dollars entre vendredi et dimanche dernier aux États-Unis et au Canada, un score légèrement en retrait des espérances de son distributeur qui l\u2019avait affiché sur 3611 écrans.16 h 35, 19 h 10, 21 h 25 Maison du cinéma: v.f.13 h, 15 h 30, 19 h, 21 h 30 DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES Drame biographique de Jean- Philippe Duval, avec Sébastien Ricard, Joseph Mesiano, Dimitri Storoge, Louis Saïa et Bénédicte Décary.En 1997, André «Dédé» Fortin se retire en Estrie avec les Colocs, le groupe rock dont il est le leader, afin d\u2019y enregistrer Dehors Novembre, leur troisième album.Confronté à des musiciens impatients, en pleine rupture amoureuse, Dédé oscille entre moments de création et périodes d\u2019angoisse.Le natif du Saguenay revisite alors son passé.Malgré le vif succès remporté par Dehors Novembre, Dédé sombre dans la dépression.Le 8 mai 2000, il s\u2019enlève la vie dans son appartement de Montréal.(13 ans et plus) 140 min iii 1?2 Cinéma Galaxy: samedi à mardi et jeudi 12 h 45, 15 h 35, 18 h 45, 21 h 35, mercredi 15 h 35, 18 h 45, 21 h 35 Maison du cinéma: 12 h 45, 15 h 35, 18 h 45, 21 h 35 Cinéma Magog: samedi et dimanche 13 h, 15 h 30, 19 h, 21 h 30, lundi au jeudi 19 h , 21 h 30 LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE The Last House on the Left Suspense de Dennis Iliadis, avec Garret Dillahunt, Tony Goldwyn, Monica Potter et Michael Bowen.Menés par un évadé de prison, des criminels kidnappent et agressent sauvagement deux jeunes femmes, puis vont se planquer dans une maison isolée, sans se douter que celle-ci est habitée par les parents d\u2019une de leurs victimes.(16 ans et plus) 110 min ii Cinéma Galaxy: v.f.12 h 55, 15 h 25, 19 h, 21 h 40 Maison du cinéma: v.f.13 h, 15 h 40, 19 h, 21 h 40 L\u2019EMPREINTE DE L\u2019ANGE Drame de Safy Nebbou, avec Catherine Frot, Sandrine Bonnaire, Héloïse Cunin, Michel Aumont et Michèle Moretti.Alors qu\u2019elle vient chercher son fils Thomas à un goûter d\u2019anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse.Elle ne tarde pas à découvrir son identité: Lola, fille de Claire et Bernard Vigneaux.La préparatrice en pharmacie aux tendances dépressives, séparée de son mari qui lui dispute la garde de Thomas, imagine alors divers subterfuges pour se rapprocher de Lola qui, elle en est convaincue, est sa propre fille qu\u2019elle croyait avoir perdu dans l\u2019incendie de la maternité de l\u2019hôpital survenu six ans plus tôt.(Général) 95 min iii Maison du cinéma: v.o.f.12 h 55, 15 h 25, 18 h 55, 21 h 25 L\u2019ENLÈVEMENT Taken Suspense de Pierre Morel, avec Liam Neeson, Maggie Grace et Fam- ke Janssen.Que peut-on imaginer de pire pour un père que d\u2019assister impuissant à l\u2019enlèvement de sa fille via un téléphone portable?C\u2019est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n\u2019a que quelques heures pour arracher Kim des mains d\u2019un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes.(13 ans et plus) 90 min L Cinéma Galaxy: v.f.13 h 10, 15 h 35, 19 h, 21 h 45 Maison du cinéma: v.f.13 h 10, 15 h 45, 19 h 10, 21 h 45 ENTRE LES MURS Chronique de Laurent Cantet, avec François Bégaudeau, Nassim Amrabt et Laura Baquela.François est un jeune professeur de français dans un collège difficile.Il n\u2019hésite pas à affronter Esmeralda, Souley- mane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu.(Général) 130 min iiiii Maison du cinéma: 12 h 50, 15 h 30 L\u2019ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON The Curious Case of Benjamin Button Drame fantaisiste de David Fin- cher, avec Brad Pitt, Cate Blanchett et Tilda Swinton.L\u2019histoire étrange de Benjamin Button, un homme ordinaire qui, à l\u2019aube de la cinquantaine, se met subitement à rajeunir.Il tombe amoureux d\u2019une femme de 30 ans.Mais comment continuer à l\u2019aimer s\u2019il ne cesse, année après année, de remonter le cours de sa propre existence.(Général) 142 min iiii Maison du cinéma: v.f.13 h 30, 19 h 35 LES GARDIENS Watchmen Suspense de science-fiction de Zack Snyder, avec Jeffrey Dean Morgan, Patrick Wilson et Billy Crudup.En 1985, dans une Amérique alternative, les superhéros font partie du quotidien.L\u2019horloge de l\u2019Apocalypse, qui est le symbole de la tension entre les États-Unis et l\u2019Union soviétique, indique en permanence minuit moins cinq.Lorsque l\u2019un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les superhéros du passé et du présent.(13 ans et plus) 162 min iii 1?2 Cinéma Galaxy: v.f.samedi 12 h 10, 13 h 5, 15 h 20, 16 h 20, 18 h 20, 20 h, 21 h 25, dimanche au jeudi 12 h 15, 13 h 5, 15 h 30, 16 h 20, 19 h 15, 20 h; v.o.a.13 h 15, 16 h 30, 20 h 10 Maison du cinéma: v.o.a.12 h 30, 15 h 35, 19 h 30; v.f.12 h 30, 15 h 40, 19 h 30 L\u2019INTERNATIONAL The International Suspense financier de Tom Tykwer, avec Naomi Watts, Clive Owen et Armin Mueller-Stahl.Un agent d\u2019Interpol enquête sur l\u2019une des plus puissantes institutions financières du monde.Selon lui, cette dernière baignerait dans de sombres affaires de trafic d\u2019armes, de corruption et de meurtres.(13 ans et plus) 117 min Cinéma Galaxy: v.f.21 h 20 Maison du cinéma: v.f.21 h 30 JE ME SOUVIENS Comédie dramatique d\u2019André For- cier, avec Roy Dupuis, Céline Bonnier et Hélène Bourgeois-Leclerc.Pour son fils Louis, un adorable gamin aux fossettes rieuses, Robert Sincenne est un héros.Mais pour les patrons de la mine où il travaille, l\u2019Église catholique et le tout-puissant premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, il est l\u2019ennemi.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 90 min iii 1?2 Maison du cinéma: 13 h 10, 15 h 40, 19 h 10, 21 h 40 LE LISEUR The Reader Drame de Stephen Daldry, avec Kate Winslet, Ralph Fiennes et Bruno Ganz.Allemagne, 1966.Étudiant en droit, Michael Berg est amené à suivre en direct, dans la salle d\u2019audience, les procès de criminels nazis.À sa grande stupéfaction, il reconnaît parmi les accusées Hannah Schmit, une ouvrière qui, bien qu\u2019ayant le double de son âge, l\u2019a dépucelé huit ans plus tôt et fait vivre, le temps d\u2019un été, sa première histoire d\u2019amour.(13 ans et plus) 124 min iiii Maison du cinéma: v.f.samedi et dimanche 15 h 20, 18 h 50, 21 h 20, lundi au jeudi 12 h 50, 15 h 20, 18 h 50, 21 h 20 Cinéma Magog: v.f.samedi 16 h 55, lundi 19 h MIA ET LE MIGOU Film d\u2019animation de Jacques-Remy Girerd, avec les voix de Dany Boon, Romain Bouteille et Jean-Pierre Cof- fe.Mia est une fillette d\u2019à peine dix ans.Alertée par un pressentiment, elle décide de quitter son village natal quelque part en Amérique du Sud pour partir à la recherche de son père.Ce dernier travaille sur un chantier gigantesque visant à transformer une forêt tropicale en luxueuse résidence hôtelière.(Général) 92 min iii 1?2 Maison du cinéma: samedi à lundi 13 h 5 MILK Milk Drame de Gus Van Sant, avec Sean Penn, Josh Brolin et Emile Hirsch.En compagnie de son amant, harvey Milk, quarante ans, quitte New York pour San Francisco.Dans Castro Street, artère commerçante d\u2019un quartier ouvrier pris d\u2019assaut par la communauté homosexuelle, il ouvre un magasin d\u2019articles de photographie.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 128 min iiii Maison du cinéma: v.f.12 h 50, 15 h 30, 18 h 50 MISS MARS Comédie de Zach Cregger et Trevor Moore, avec Zach Cregger, Trevor Moore, Raquel Alessi et Molly Stanton.Se réveillant d\u2019un coma de quatre ans, un jeune homme apprend que celle avec qui il devait perdre sa virginité est devenue modèle pour la revue Playboy.Avec des amis, il se rend au manoir de Hugh Hefner, où réside la jeune femme, dans l\u2019espoir de la reconquérir.(13 ans et plus) 90 min Cinéma Galaxy: 12 h 25, 14 h 30, 16 h 35, 19 h 10, 21 h 35 MON AMI FINN Finn on the Fly Comédie de Mark Jean, avec Matthew Knight, Ryan Belleville et Ana Gasteyer.Le chien du jeune Ben, 13 ans, est transformé en être humain lorsque l\u2019expérience scientifique de leur voisine Madeline Madsens tourne mal.(Général) 101 min i 1?2 Maison du cinéma: v.f.samedi et dimanche 13 h 5 Cinéma Magog: v.f.samedi et dimanche 13 h, 15 h 5 PALACE POUR CHIENS Hotel for Dogs Comédie familiale de Thor Freu- denthal, avec Emma Roberts, Lisa Kudrow et Don Cheadle.Deux jeunes orphelins malicieux décident de cacher des douzaines de chiens dans un hôtel abandonné.(Général) 100 min iii Cinéma Galaxy: v.f.12 h 40, 15 h 30 PAUL BLART: FLIC DU MAIL Paul Blart: Mall Cop Comédie de Steve Carr, avec Kevin James, Peter Gerety et Keir O\u2019Donnell.Lorsqu\u2019un centre commercial est pris d\u2019assaut par un gang d\u2019escrocs, un agent aux manières douces tente de sauver la situation.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 90 min Cinéma Galaxy: v.f.dimanche au jeudi 12 h 25, 14 h 30, 16 h 30, 19 h 5, samedi 16 h 30, 19 h 5 POLYTECHNIQUE Drame de Denis Villeneuve, avec Karine Vanasse, Maxim Gaudette et Sébastien Huberdeau.Basé sur les témoignages des survivants du drame survenu à l\u2019École Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989, le film raconte l\u2019événement à travers les yeux de Valérie et Jean- François, deux étudiants qui ont vu leur vie basculer lorsqu\u2019un jeune homme s\u2019est introduit dans l\u2019école avec une idée en tête: amener avec lui dans la mort le plus de femmes possible.(13 ans et plus) 80 min iii 1?2 Maison du cinéma: v.f.samedi et dimanche 19 h 5, 21 h 20, lundi au jeudi 13 h 5, 15 h 20, 19 h 5, 21 h 20 LE POUILLEUX MILLIONNAIRE Slumdog Millionaire Comédie de Danny Boyle et Lo- veleen Tandan, avec Mia Drake, Imran Hasnee et Anil Kapoor.Jamal, 18 ans, issu d\u2019un bidonville de Mumbai, est à une question près de remporter le gros lot au jeu télévisé Who Wants to Be A Millionaire?Sa victoire, à portée de main, apparaît si suspecte qu\u2019à la veille de la dernière manche, il est placé en garde à vue par la police.(13 ans et plus) 120 min iii 1?2 Cinéma Galaxy: v.f.12 h 20, 15 h 25, 18 h 45, 21 h 20 Maison du cinéma: v.f.12 h 55, 15 h 25, 18 h 55, 21 h 25; v.o.a.12 h 55, 15 h 25, 18 h 55, 21 h 25 Cinéma Magog: v.f.samedi et dimanche 12 h 45, 14 h 50, 19 h, 21 h 15, lundi 21 h 15, mardi à jeudi 19 h, 21 h 15 Note: les horaires de cinéma sont sujets à changement. S14 / Arts et spectacles S14 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 ALAIN BRUNET MONTRÉAL \u2014 De concert avec le secteur internet et services numériques de la Société Ra- dio-Canada, Espace musique propose désormais la webradio Espace Jazz, un nouveau service destiné aux jazzophiles que la chaîne généraliste (100,7 FM) laisse sur leur appétit: à l\u2019instar d\u2019Espace classique, webra- dio lancée il y a 18 mois, Espace jazz diffuse en ligne une variété de contenus jazzistiques à l\u2019adresse internet www.Radio- Canada.ca/musique.Espace jazz propose une programmation musicale continue (streaming), répartie en plusieurs catégories dont six ambiances spécifiques: ambiance Martini pour l\u2019apéro et autres moments de légèreté, ambiance Express pour qui aime les dynamiques plus fougueuses (genre bebop), Audacieuse pour les jazzophiles plus avertis, globetrotter pour les férus d\u2019un jazz métissé aux quatre coins du monde, Delirium pour les fans de jazz d\u2019avant-garde, Urbaine pour les amateurs d\u2019électro-jazz pour ne citer qu\u2019un sous-genre fort en groove.Espace jazz suggère également une écoute par genre (smooth, swing, nu, vocal, avant-garde, contemporain, world) ou encore par instrument (saxophone, trompette, vents, guitare, cordes, batterie, percussions, big band, basse/contrebasse).«Nous avons essayé de donner plusieurs paramètres à notre logiciel de programmation, nous avons ainsi cherché à rendre plus intelligente la manière dont procède ce logiciel», explique Frédéric Cardin, qui a oeuvré de près au développement d\u2019Espace jazz.Comptant sur plus de 15 000 pièces numérisées, ce qui représente 40 journées entières de programmation (auxquelles on ajoutera nouveautés, rééditions et concerts préenregistrés), cette webradio peut donc s\u2019adapter aux goûts et intérêts des jazzo- philes de tous niveaux.Un blogue quotidien Qui plus est, les internautes pourront y consulter un blogue tenu quotidiennement par Stanley Péan, auteur, animateur et amateur de jazz bien connu des auditeurs d\u2019Espace musique.«Je compte alimenter ce blogue d\u2019entrevues, portraits, émissions archivées, capsules vidéo, critiques d\u2019albums, coups de coeur.» annonce Péan, que ses collègues qualifient «d\u2019interface humaine», non sans humour.Est-il besoin d\u2019ajouter que cette webradio ne comporte pas d\u2019animateur en direct?Christiane Leblanc, directrice d\u2019Espace musique, ne cache pas son enthousiasme quant à la mise en ligne d\u2019Espace jazz: «Pour tout le service francophone de la SRC, ce projet tient à coeur.Il fait suite à la création d\u2019Espace classique, dont nous sommes très fiers des 60 000 visites mensuelles.Il faut rappeler qu\u2019Espace musique (100,7 FM) est une chaîne généraliste qui attire des gens curieux, ce qui justifie d\u2019en personnaliser l\u2019écoute et d\u2019en augmenter la diversité musicale en créant ces webradios que l\u2019on ne cessera d\u2019alimenter, tout en faisant la promotion des musiciens canadiens (25 pour cent de la programmation d\u2019Espace jazz).» «Ainsi, nous avons voulu créer des portes d\u2019entrées invitantes et pas trop intimidantes, regroupées sous la bannière Radio-Canada Musique.» (La Presse) Espace jazz arrive sur la toile Arts et spectacles / S15 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S15 YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Le festival de courts métrages le Boisé court toujours a donné le coup d\u2019envoi, cette semaine, à l\u2019appel de films en vue du 5e événement qui aura lieu au Cinéma Laurier ainsi que dans les écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire des Bois-Francs, du 19 au 21 mai.Afin d\u2019intéresser un plus grand nombre de jeunes de la région, l\u2019organisation du festival a décidé d\u2019innover en ajoutant une catégorie réservée aux élèves de niveau collégial au volet compétition de l\u2019événement.Contrairement aux écoliers du primaire et aux élèves du secondaire et de formation professionnelle, ces derniers feront cependant l\u2019objet d\u2019un festival parallèle, qui aura lieu le 8 avril.«C\u2019est la seule clientèle qu\u2019il nous restait à contaminer dans la région.Comme leur session se termine tout juste avant notre festival, nous avons cru bon organiser un événement juste pour eux», a indiqué la coordonnatrice, Na- taly Gagnon.Cette nouvelle catégorie s\u2019adresse aux étudiants du Cégep de Victoriaville avec qui le festival collabore déjà depuis deux ans, mais aussi à la trentaine de cégeps du Québec qui offrent un programme ou, à tout le moins, un cours de perfectionnement en cinéma.Une catégorie «verte» Afin de se mettre au goût du jour, l\u2019organisation du Boisé court toujours a annoncé l\u2019ajout d\u2019«On tourne en vert» aux catégories déjà existantes.Dans le cadre de ces productions, les jeunes cinéphiles devront faire de la vulgarisation scientifique d\u2019enjeux ou de phénomènes en lien avec l\u2019environnement.«On sait que ce sont des thèmes qu\u2019ils abordent dans le cadre de leurs cours.Nous nous sommes dit qu\u2019ils pourraient les traduire en films», a mentionné la coordonnatrice.Contrairement aux autres catégories, les réalisations vertes pourront donner dans la fiction, l\u2019animation et le documentaire sans contrainte par rapport au style.Les étudiants du collégial ont jusqu\u2019au 30 mars pour envoyer leurs oeuvres, alors que les autres participants pourront le faire d\u2019ici le 15 avril.On s\u2019attend à recevoir environ 125 vidéos qui passeront dans les mains du directeur de la programmation, Martin Morissette, avant d\u2019être visionnés par les membres du jury.Les meilleures productions seront récompensées à la fin mai lors des différents galas animés par le parrain et la marraine de l\u2019événement, Antoine Mongrain et Marianne Moisan.Il est possible d\u2019inscrire un court métrage en se visitant le: http://spip.csbf.qc.ca/ capix/spip.php?article112 ou en envoyant un courriel à ngagnon@csbf.qc.ca.LA TRIBUNE, YANICK POISSON Des dizaines de DVD devraient atterrir sur le bureau de Nataly Gagnon, la coordonnatrice de Boisé court toujours, au cours des prochaines semaines.Le Boisé court toujours en appel de films ?S16 / Arts et spectacles S16 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 Le rocker américain Iggy Pop sortira le 18 mai un album dans lequel il «dévoile son amour pour la culture française», inf luencé par le livre de Michel Houellebecq La possibilité d\u2019une île, a annoncé lundi la maison de disques EMIL\u2019identité visuelle du disque, qui porte un titre français (Préliminaires), est signée par la dessinatrice franco-iranienne Marjane Satrapi, la créatrice de la BD et du film d\u2019animation Persépolis.«Je l\u2019ai fait spécialement pour la France et les gens qui parlent français», indique Iggy Pop dans une vidéo mise en ligne sur son site www.iggypoppreliminaire s.com.L\u2019album comprendra une reprise des Feuilles mortes, chanson écrite par Jacques Prévert et composée par Joseph Kosma, qu\u2019a popularisée Yves Montand, seul morceau en français du disque.«L\u2019Iguane», le surnom d\u2019Iggy Pop, explique que Préliminaires a été influencé par La possibilité d\u2019une île de Houellebecq.«J\u2019ai créé la musique que mon âme entendait en lisant le livre», souligne le rocker, selon qui il s\u2019agit d\u2019un «très bon livre, qui parle de la mort, de sexe, de la fin de la race humaine et d\u2019autres trucs assez drôles».Le chanteur de 61 ans affirme que cet album sera plus calme et marqué par une ambiance jazz, influencée par «la New Orleans, Louis Armstrong et Jelly Roll Morton», car il en avait «marre d\u2019entendre toutes ces guitares».Iggy Pop sortira un album francophile ARCHIVES LA PRESSE, DAVID BOILY Iggy Pop, le rocker américain, sortira en mai un album francophile influencé par le livre de Michel Houellebecq La possibilité d\u2019une île. Arts et spectacles / S17 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S17 LA VIE CULTURELLE EN ESTRIE Découvrez-la, chaque jour dans La Tribune Michael J.Fox présentera le 7 mai sur le réseau ABC le 7 un programme spécial avec l\u2019optimisme comme fil conducteur.Intitulée Michael J.Fox: Adventures of an Incurable Optimist cette émission spéciale le mènera sur les terres du Bhoutan dans l\u2019Himalaya.Michael J.Fox, un optimiste incorrigible NEW YORK \u2014 Depuis qu\u2019il a été diagnostiqué comme étant atteint de la maladie de Parkinson, Michael J.Fox aurait toutes les raisons du monde d\u2019être plutôt pessimiste.C\u2019est même l\u2019inverse.L\u2019acteur qui a dû interrompre sa carrière à cause de sa maladie présentera sur le réseau ABC le 7 mai un programme spécial avec l\u2019optimisme comme fil conducteur.Il y fera le point sur la recherche médicale et sur sa propre expérience de la maladie, puisqu\u2019il assure que les dix années passées depuis son diagnostic ont été les meilleures de sa vie.Cette émission spéciale, intitulée Michael J.Fox: Adventures of an Incurable Optimist le mènera sur les terres du Bhoutan dans l\u2019Himalaya.L\u2019acteur a connu le succès grâce à à la série des films Retour vers le futur et la série TV Spin City.\u2014 The Associated Press Twilight : Drew Barrymore derrière la caméra NEW YORK \u2014 Elle a incarné, enfant, la meilleure amie du gentil extraterrestre E.T., mais saura-t-elle diriger des vampires?L\u2019actrice de 34 ans, également vue dans la série de films Charlie\u2019s Angels, est pressentie pour réaliser Eclipse, le troisième volet de la saga pour adolescents débutée l\u2019an dernier, Twilight, dont les vampires sont des héros.Je suis l\u2019une des réalisatrices dont on parle pour ce film parce que tout le monde sait que désormais je suis devenue réalisatrice, mais c\u2019est la production qui fera son propre choix», a expliqué Drew Barrymore dans une récente interview.Eclipse est attendu sur les écrans à l\u2019été 2010.C\u2019est Chris Weitz, qui dirige le second volet de cette série Twilight Saga: New Moon.Cette série de films est adaptée des best-sellers de Stephenie Meyer.Le deuxième volet New Moon est attendu en novembre aux États-Unis.Comme réalisatrice, on doit déjà Whip it! (prochainement sur les écrans français) à Drew Barrymore avec en vedette Ellen Page, film qui devrait être à l\u2019affiche dans l\u2019année.En attendant, elle jouera encore la comédie dans un autre film à venir, Grey Gardens, au côté de Jessica Lange et de Jeanne Tripplehorn.\u2014 The Associated Press S18 / Gastronomie S18 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 JACQUES BENOÎT Chronique MONTRÉAL \u2014 «Un exploit de l\u2019Ontario» - tel était le titre dont j\u2019avais coiffé, il y a deux ans, un premier article sur les vins de Pinot noir et de Chardonnay 2004 du Clos Jor- danne, de la province voisine.C\u2019était, pour ce jeune vignoble de 48 hectares, son premier millésime commercialisé, toutes ses vignes ayant été plantées entre 2000 et 2002.Or, déjà à ce moment-là, les 2004 étaient à ce point réussis, tout particulièrement ceux de Pinot noir, et d\u2019un style rappelant à ce point la Bourgogne, qu\u2019on ne pouvait être.que médusé .Et enchanté! Coentreprise réunissant la société Boisset, de Bourgogne, et Vincor International (du très grand groupe américain Constellation), le Clos Jordanne s\u2019apprête à mettre en marché son troisième millésime, un 2006.À la mi-février, la presse spécialisée a eu l\u2019occasion de goûter les neuf vins de ce nouveau millésime, soit cinq rouges de Pinot noir et quatre blancs de Chardonnay.Deux faits à signaler, d\u2019abord, et comme le rappelait ce jour-là son vinificateur, le Québécois Thomas Bachelder, qui en est aussi le directeur général: le Clos Jordanne n\u2019achète pas de raisins et ne vinifie donc que ses propres fruits; par ailleurs, la vigne y est cultivée de façon biologique (sans produits chimiques) et en biodynamie.Pour ce qui est du millésime, ajoutait Thomas Bachelder, lequel ne semble pas très porté.sur la langue de bois, «on a eu un été convenable et de la flotte en masse aux vendanges!» Afin d\u2019avoir des vins plus concentrés, ce domaine a donc saigné les cuves de fermentation, autant dans le cas des rouges que des blancs, ce qui a consisté à en retirer «6 à 10 %» de la partie liquide, a-t-il indiqué.Le résultat?Malgré la pluie, et bien que les vignes du Clos Jordanne soient encore très jeunes, la qualité est de nouveau au rendez-vous, avec notamment des vins de Chardonnay moins boisés, tant mieux, que ne l\u2019étaient les 2005 et les 2004.À tout seigneur tout honneur, voici donc de brèves descriptions des sept vins (sur neuf) dont la SAQ s\u2019apprête à mettre sur le marché 1128 caisses, dans l\u2019ordre où ils furent dégustés.Tous ces vins, rouges et blancs, sont de l\u2019appellation (ou VQA) Niagara Peninsula.- Village Reserve 2006 Pinot noir.D\u2019un rouge clair.on ne peut plus bourgogne.Typé, net, le bouquet a de la finesse, avec une bouche moyennement corsée, aux tannins veloutés.Du niveau de bourgognes rouges vendus au même prix.Très bon (300 caisses).S, 10745487, 26,25 $, iii, Le Clos Jordanne récidive ou 16,7/20, $$$ , 2009-2011.- La Petite Vineyard 2006 Pinot noir.Même couleur que le précédent, avec un bouquet un peu plus ample, mais retenu, et plus de corps sans que ce soit un vin corsé, avec des tannins qui ont de la fermeté.On monte (75 caisses).Signature, 10697374, 42,25$, iii 1/2, 17/20, $$$$ , 2009-2013.- Claystone Terrace 2006 Pinot noir.Plus coloré que les deux premiers, plus corsé, il se présente avec une curieuse note métallique au nez, comme le signalait Thomas Bachelder.Du corps, des tannins fermes, quoique ce vin n\u2019ait rien de rustique (137 caisses).S, 10697358, 42 $, iii 1/2, 17/20, $$$$ , 2009-2014.- Le Clos Jordanne Vineyard 2006 Pinot noir.Un peu plus dense et concentré que La Petite, ses tannins sont serrés, et il surpasse le Claystone du point de vue distinction.On monte encore (109 caisses en avril).S, 10697420, 43,75 $, iii 1/2, 17,3/20, $$$$ , 2009- 2014.Les vins blancs - Village Reserve 2006 Chardonnay.De corps moyen, ne manquant pas de finesse, boisé sans excès, on y détecte des arômes rappelant, à mon sens, des odeurs de lies.Impeccable (125 caisses).S, 10745567, 23,75 $, iii, 16,8/20, $$ 1/2, 2009-2011.- Claystone Terrace 2006 Chardonnay.Dans le style du précédent, mais en un peu plus riche.Très bon également, sans que ce soit un vin d\u2019une très grande finesse (100 caisses).S, 10697331, 39,25 $, iii 1/2, 17/20, $$$$ , 2009- 2013.- Le Grand Clos 2006 Chardonnay.Un bouquet de très bonne ampleur, aux arômes de fruits confits et comme de lies, avec un boisé bien présent, quoique sans rien d\u2019exagéré, il surpasse le précédent des points de vue à la fois de la distinction et de la complexité.Un style très bourguignon (65 caisses).Signature, 10697403, 56 $, iii 1/2, 17,5/20, 2009-2013.Enfin, la SAQ n\u2019a pas acheté, du moins pour l\u2019instant, le plus cher des vins rouges, à savoir Le Grand Clos 2006 Pinot noir, plus élégant et plus nuancé que tous les autres, et qui m\u2019est apparu comme le meilleur des cinq vins rouges.iii 1/2, 17,7/ 20, 2009-2015.Mais.il serait cher (62 $).Même chose enfin pour ce qui est du Clos Jordanne 2006 Chardonnay, plus boisé que les autres blancs et aux arômes genre citrons confits, très réussi quand même, que j\u2019ai noté iii 1/2, ou 17,2/20, et qui coûterait 39 $ .Le Clos Jordanne, rappelons- le, doit beaucoup à Pascal Marchand (lequel vinifie désormais des vins dans plusieurs pays), qui y travailla pendant les trois premières années suivant sa fondation.ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca IMACOM, CLAUDE POULIN Milos Vukovic présente ici un plat typique du Café du Globe: un panini cajun avec poitrine de poulet, bacon, fromage suisse, piment grillé sauce BBQ, laitue, tomate, sur un pain sous-marin au sésame.Un café servi avec un petit chocolat accompagne le tout.SHERBROOKE \u2014 Nouveau propriétaire, nouvelle musique d\u2019ambiance, menu remanié, décor retouché légèrement, sessions de musique traditionnelle, un chansonnier à l\u2019occasion, repas servis aux tables, cafés alcoolisés variés: voilà ce qui attend maintenant les clients du Café du Globe, rue Galt Ouest, à l\u2019angle de Cabana.L\u2019établissement vient de prendre une nouvelle erre d\u2019aller, avec son nouveau propriétaire depuis décembre, Milos Vuko- vic, un Sherbrookois de 21 ans fraîchement diplômé en 2008 du cours collégial de gestion hôtelière du Séminaire de Sherbrooke «J\u2019étais venu comme client, l\u2019année dernière.C\u2019était l\u2019été, sur la terrasse», raconte le proprio.C\u2019était au moment où la terrasse d\u2019une soixantaine de places tendait les bras aux passants de ce lieu bien connu du quartier universitaire.«Quand j\u2019ai vu dans le journal que c\u2019était à vendre, ça m\u2019a intéressé.J\u2019aimais le concept de café étudiant, avec un côté bistro bar».L\u2019intérieur du Café du Globe compte une cinquantaine de places assises.Invariablement, lorsqu\u2019on y entre, on est apaisé par le décor de murs de brique ornés de photos prises autour du monde.Les étudiants qui viennent y prendre un café ou casser la croûte représentent «environ les trois quarts de la clientèle», indique le proprio, mais les autres clients s\u2019y intègrent bien, dans l\u2019éclairage chaleureux, tamisé, et l\u2019ambiance quand même intime.Tous les premiers mardis du mois, le Café du Globe offre une session de musique traditionnelle du monde, comme du Québec, d\u2019Irlande ou d\u2019Europe en général.Au début du mois, «c\u2019était presque plein et ça dansait même un peu» sur des airs de violon, cornemuse, flûte, violoncelle et tambours, raconte M.Vukovic.Et le jeudi soir au milieu du mois, c\u2019est la soirée d\u2019un chansonnier, comme David Chamber- land et son rock relaxe.En temps normal, le café bistro offre une musique d\u2019ambiance de milliers de chansons qui accompagnent bien les étudiants munis de leur portable (avec internet sans fil), tout comme les couples qui sirotent un café, une bière ou une coupe de vin.Au menu «J\u2019ai gardé l\u2019ancienne équipe de quatre employés», raconte le proprio.«Ils font tous la cuisine.Tout ce qui est au menu, c\u2019est nous qui le faisons.Le service se fait aux tables.C\u2019est plus personnalisé.Le midi, les gens peuvent très bien prendre leur repas en une demi-heure».Au menu, l\u2019établissement a toujours un spécial pour 12 $ comprenant le potage, le pani- ni, la salade et le breuvage au choix.«On garde notre spécialité, le panini, soit le panini végé ou le clubatta.On va ajouter des entrées, des Brie fondants.On ajoute des nouveaux desserts, comme la tarte aux pacanes et sucre à la crème, et un gâteau été sans fin (un gâteau géant aux fruits)».Les nachos avec salsa ou crème sûre en petite ou grande assiette sont toujours de mise, tout comme la lasagne.C\u2019est le même menu midi et soir.Le Café du Globe sert de la bière en fût, puis des bières du Québec et importées pour un prix variant entre 4 $ et 6,25 $ selon les formats.Il offre aussi divers cafés alcoolisés: à l\u2019Amarulla, Grand Marnier et Kahlua, puis l\u2019espagnol, le brésilien, le français, l\u2019italien et le jamaïcain, pour 6,25 $.Le café régulier, cinq variétés toujours équitables, se vend 2,25 $, petit chocolat inclus.Craint-il l\u2019aventure du café bistro?«J\u2019ai beaucoup entendu parler d\u2019établissements semblables de mon père et de mon oncle en ex-Yougoslavie.Et j\u2019ai travaillé dans divers restaurants, à divers postes.J\u2019ai gravi les échelons.C\u2019est la persévérance, la confiance et le travail qui comptent pour beaucoup.La restauration ne m\u2019était pas étrangère, ni le service ni la gestion».«Depuis le secondaire, je mettais de l\u2019argent de côté pour avoir mon entreprise.L\u2019occasion s\u2019est présentée.Je l\u2019ai saisie.Depuis trois mois, je remarque une croissance.Le public en général se mélange bien aux étudiants.C\u2019est un quartier où il y a beaucoup de piétons.Ça donne de la vie».CAFÉ DU GLOBE 2230, Galt Ouest Sherbrooke 819 791-0651 Le Café du Globe se renouvelle Arts et spectacles / S19 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S19 En bref DRUMMONDVILLE \u2014 La 14e édition du Symposium des arts de Drummond- ville accompagnera cette année les premières couleurs du printemps puisque les organisateurs ont décidé de le devancer d\u2019un mois.Les 75 artistes participants prendront place dans la cour centrale des Promenades Drummondville du 20 au 22 mars prochain.«Au lieu de la fin avril alors que les premières belles journées incitent les gens à profiter du soleil, nous avons opté pour la fin mars en espérant que nous aurons un achalandage plus important», explique la coordonnatrice Marie-Pierre Si- moneau.Au total, le comité a reçu plus de 125 inscriptions pour en retenir 75.De ce nombre, une vingtaine proviennent de la région drummondvilloise; le reste de la cuvée venant d\u2019un peu partout à travers le Québec.Des 75 artistes acceptés, 20 d\u2019entre eux prendront part au Symposium pour la première fois.«Sans devenir un salon des métiers d\u2019art, le Symposium veut présenter d\u2019autres formes d\u2019art que la peinture, comme le verre soufflé, la sculpture, le vitrail, la photographie, ou encore la céramique.Le Symposium veut continuer de s\u2019ouvrir à divers médiums afin d\u2019offrir davantage de variété au public», a indiqué Mme Simoneau.Cette année, le public aura la chance de gagner une oeuvre de l\u2019artiste Alain Roy, «coup de coeur» du public en 2007 et 2008.Cette oeuvre aura été imaginée et réalisée spécialement pour l\u2019occasion et le nom du gagnant sera tiré au sort.Il est d\u2019ores et déjà possible de se procurer des billets au coût de 3 $ chacun.L\u2019accès est gratuit et les heures d\u2019ouverture sont les suivantes: le vendredi 20 mars de 9 h 30 à 21 h, le samedi 21 mars de 9 h à 17 h et le dimanche 22 mars de 10 h à 17 h.\u2014 Jean-Pierre Boisvert Le 14e Symposium des arts de Drummond se tiendra plus tôt Le cinéma à l\u2019OSJS SHERBROOKE \u2014 Le prochain concert de l\u2019Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke (OSJS) sera dévolu à la musique écrite pour le cinéma ou intégrée à celui-ci.Par exemple, Ainsi parlait Zarathoustra, de Richard Strauss, et Le beau Danube bleu, de Johann Strauss, deux pièces utilisées par Stanley Ku- brik pour le film 2001, odyssée de l\u2019espace.Les jeunes musiciens joueront également West Side Story de Bernstein, The Star Wars Epic, part II de John Williams, Une nuit sur le mont Chauve de Moussorgski et le premier mouvement de la 25e symphonie de Mozart.Sans oublier le thème de Pirates des Caraïbes.Rendez-vous samedi à 20 h à la salle Maurice-O\u2019Bready.À l\u2019occasion du 35e anniversaire de l\u2019OSJS, il y aura hommage aux administrateurs qui ont fait partie de l\u2019organisation pendant cinq ans ou plus.Un premier album pour DJ Clem SHERBROOKE \u2014 Après avoir étudié le piano classique pendant une décennie, le Sherbrookois Clément Leduc a opté pour le piano jazz au cégep.Rebaptisé DJ Clem, il mêle désormais son art à l\u2019électro pour accoucher d\u2019une musique non seulement expérimentale, mais terriblement festive.Il a réuni ses meilleures compositions l\u2019automne dernier sur un album intitulé Sherbrooke Spleen.Il montera ce soir à 19 h 30 sur la scène de la Maison de la culture de Waterloo, accompagné du batteur Daniel Dion Jean et le bassiste Antoine Laberge pour former le trio Purple Cerise (www.myspace.com/ mellowelectro).Ils interpréteront leurs airs jazz, électroniques et world pour faire vibrer leurs auditeurs.\u2014 André Laroche POUR EN SAVOIR PLUS Sur les dernières nouvelles cyberpresse.ca S20 / Tourisme S20 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 COLLABORATION SPÉCIALE, MIREILLE JEANJEAN Le prêtre de l\u2019église de Nakuto Lab, du nom du neveu de Lalibela qui l\u2019a fait construire dans une caverne de la falaise, présente les croix en argent et autres trésors d\u2019époque (XIIIe siècle).LA ROUTE HISTORIQUE, C\u2019EST 12 JOURS ÉPOUSTOUFLANTS, 3000 KILOMÈTRES DANS UN DÉCOR SANS CESSE RENOUVELÉ, SUR DES PISTES MALAISÉES ET POUSSIÉREUSES.L\u2019ASPHALTE, QUAND ON LE RETROUVE EST DOUX COMME UN TAPIS DE LAINE.BIEN SÛR IL AURAIT ÉTÉ POSSIBLE DE COUPER COURT EN EMPRUNTANT LES AVIONS QUI RELIENT ADDIS-ABEBA À LALIBELA, AXOUM, BAHAR-DAR OU GONDAR, ET S\u2019IMMERGER TOUT DE SUITE DANS L\u2019HISTOIRE ANCIENNE DE L\u2019ÉTHIOPIE.MAIS COMME IL AURAIT ÉTÉ DOMMAGE DE SE PRIVER DE LA BEAUTÉ DES PAYSAGES ET DE LA VIE DES PEUPLES QUI LES HABITENT.MIREILLE JEANJEAN COLLABORATION SPÉCIALE ADDIS-ABEBA, Éthiopie \u2014 Sur la route historique de l\u2019Éthiopie, les sols boisés, ras ou rocailleux sont cultivés.Et quand la pente est trop forte, on bâtit des terrasses.Les pierres, ce n\u2019est pas ce qui manque ici et le courage non plus.Des escaliers de géants s\u2019enroulent autour de la montagne.Toute une gamme de bruns, de roux, de verts émaille le paysage.En mars, la moisson est finie.Les meules, tantôt rondes, tantôt pointues, éclairent les champs d\u2019un jaune lumineux.Près des fermes, le battage va bon train: à la main ou à l\u2019aide des animaux.Déjà les laboureurs s\u2019activent, les champs doivent être prêts pour l\u2019ensemencement, avant le mois de juin, début de la saison des pluies.Des hommes, araire sur l\u2019épaule, guidant des ânes lourdement chargés, des femmes, dos courbés sous le poids des cruches d\u2019eau ou des fagots de bois, des enfants de tous âges sur le chemin de l\u2019école quand ce n\u2019est pas bâton en main surveillant un troupeau de zébus ou de chèvres.De l\u2019aube au crépuscule, un cordon humain avance le long des chemins.Sorti d\u2019Addis, fini les baraques de tôle, fini aussi les nouveaux immeubles en béton et les anciennes maisons en pierre de l\u2019époque italienne.L\u2019habitat traditionnel reprend ses droits: huttes rondes surmontées d\u2019un toit pointu en paille au travers duquel s\u2019échappe, au petit matin, la fumée du foyer intérieur.Sol de terre battue, armature en branches d\u2019eucalyptus, torchis pour colmater les interstices et faire obstacle à l\u2019air frais.Car même si on se trouve tout près de l\u2019équateur, le froid pince au- delà des 2500 m d\u2019altitude.Entre Debré Birham et Kom- bolcha, la route ne cesse de grimper et soudain, dans le froid vif des 3200 mètres d\u2019altitude et la brume des sommets, se découpe une faille: la «fenêtre afar».Elle s\u2019ouvre sur un impressionnant précipice bordé de minuscules fleurs blanches.Tout au fond brillent les méandres de la rivière Awash.Il faudra deux jours de 4 X 4 pour atteindre Lalibela à 700 km d\u2019Addis.On s\u2019arrête admirer les ÉTHIOPIE Sur les traces de l\u2019Histoire babouins gélada qui caracolent dans les escarpements des falaises, crinière au vent et poitrail arborant leur fameuse tache rouge.Le passage dans une agglomération est l\u2019occasion de déguster un buna (café en amharique) ou un jus de fruit «à étages» (avocat, mangue, papaye) sans eau, juste la pulpe et quelques gouttes de lomi (citron).Ou encore l\u2019injera (plat national) et même des spaghettis sauce bolognaise et ber- béré (piment).Lalibela et ses églises La piste vers Lalibela grimpe sur les hauts plateaux.À mi- pente, ruisselle une eau sacrée.Tous les conducteurs s\u2019arrêtent pour s\u2019asperger d\u2019eau bénite, déposer leur obole dans le petit autel et s\u2019assurer ainsi d\u2019un bon voyage.La religion est très présente en Éthiopie.Du haut de ses 2600 mètres d\u2019altitude, l\u2019ancienne Roha en est une des preuves.Elle a été rebaptisée Lalibela (Les abeilles reconnaissent sa souveraineté), du nom du roi éthiopien qui a fait tailler dans le tuf, à la fin du XIIe siècle, 11 églises.Le site est en quelque sorte la reconstitution de Jérusalem.Le Jourdain, la colline des sept oliviers, le Sinaï, le Golgotha.Les fresques sur les murs illustrent l\u2019Ancien et le Nouveau Testament.Tout cela conservé depuis plus de 800 ans.Ville sainte de l\u2019Éthiopie, La- libela accueille des milliers de pèlerins lors des grandes fêtes chrétiennes orthodoxes.Des églises extraites de la terre, il faut voir ça! Le monument a d\u2019abord été excavé, un bloc brut, ensuite les façades ont été travaillées et font apparaître pilastres, corniches, piliers, fenêtres, portes.Certaines fenêtres sont aveugles.Celles qui ont été percées ont permis d\u2019évider le bloc et de pénétrer dans le roc afin de modeler les volumes intérieurs : coupoles, voûtes, arcs, piliers, nefs, chapiteaux, tout ce qu\u2019on peut voir dans une basilique.La plus émouvante est Biéta Ghiorghis (la maison de Saint- Georges).Quelle féerie quand les rayons du couchant ravivent le grès rose de ses murs, ombrent les nuances de lichens qui l\u2019habitent depuis huit siècles et dégagent avec netteté l\u2019imbrication en creux et en relief des croix qui ornent son sommet.Après cette journée culturelle bien remplie, nous nous retrouvons autour d\u2019un tedj.C\u2019est une sorte d\u2019hydromel, une boisson fermentée à base de miel.À La- libela, ville des abeilles, le tedj ne peut être que délicieux.Entre histoire et légendes L\u2019étape suivante sera Axoum, à des kilomètres à travers le Tigré, ses montagnes tabulaires, ses pitons volcaniques, ses orgues de basalte.Cette région, frontalière avec l\u2019Érythrée, garde les traces des guerres successives et notamment du Derg (dictature militaire conduite par Mengistu).Nous ne pouvions traverser le Tigré sans visiter quelques- unes de ces églises rupestres, creusées dans les falaises.Des centaines de sanctuaires, certains interdits aux femmes.Le clou de la journée est incontestablement Abreha et Asbeha ou Debra Negast (monastère des rois).Dès le seuil, on reste muet d\u2019admiration devant les peintures qui couvrent les murs et les plafonds.Avant d\u2019arriver à Axoum, un détour s\u2019impose pour visiter le temple de Yeha (ruines d\u2019époque pré-axoumite, cinq siècles avant J.-C.).La plus ancienne construction sur le sol éthiopien aurait été édifiée par des Sabéens venus du Yémen.Le musée recèle des pierres gravées en sabéen, en grec et en guèze.On y trouve des frises d\u2019ibex.On y parle aussi de Gudit, reine juive qui aurait persécuté les chrétiens.Ancienne capitale du pays et royaume de la légendaire reine Tourisme / S21 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S21 Bâtiments de la cité impériale de Gondar avec, de gauche à droite, la bibliothèque et la chancellerie qui datent du règne de Yohannès 1er (1667-1682).de Saba (Makeda, comme on la nomme ici) et du roi Salo- mon, Axoum est le berceau du christianisme en Éthiopie.Légendes et histoire se mêlent en ce lieu et les travaux archéologiques entrepris depuis peu commencent à dévoiler les confidences de la terre.r les confidences de la terre.Les monolithes du IIe siècle av.J.-C.sont bien visibles.Croix, couronnes précieuses, les trésors de l\u2019ancienne Sain- te-Marie-de-Sion s\u2019exposent.Pour admirer le manuscrit aux belles enluminures, il faudra entrer dans le nouveau sanctuaire que fit construire le Négus Halié Sélassié.Une longue marche nous mène aux tombeaux de Meskal et de Kaleb, rois axoumites du VIe siècle.En chemin, nous nous attardons devant les bains de la reine de Saba.De jeunes enfants y barbotent, les mamans lavent les vêtements, les grands puisent l\u2019eau.Plus loin à l\u2019abri dans une cabane obscure, la pierre d\u2019Ezana, récemment mise au jour par un laboureur, exhibe ses textes gravés en gèze, en sabéen et en grec.Empereurs fasilades Deux jours de route sont nécessaires pour parvenir à la cité impériale de Gondar.Capitale d\u2019Abyssinie au XVIIe siècle, Gondar était la cité impériale des rois fasilades.Dans un environnement verdoyant et bruissant d\u2019oiseaux, on peut admirer les vestiges de ces magnifiques châteaux fortifiés qui dressent leurs pans de murs, leurs donjons, leurs créneaux en pierre.À proximité, on ne manque pas de visiter les bains de Fasi- lades.Autrefois lieu de détente, ce bassin est de nos jours rempli une fois l\u2019an pour le traditionnel bain de la fête de Timkat qui commémore le baptême du Christ.On ne quitte pas Gondar sans visiter l\u2019église Debré Birhan Selassié (église de la Trinité).Magnifique iconographie.Le plafond est entièrement peint de visages de chérubins aux yeux écarquillés, qui n\u2019ont de cesse de vous suivre du regard.Au- dessus de la porte, on découvre avec étonnement Mahomet enchaîné sur son dromadaire et emmené par le diable.Les sources du Nil bleu C\u2019est en voiture, sur l\u2019asphalte enfin, que nous rejoindrons Bahar Dar, petite ville au bord du lac Tana.Le plus grand lac d\u2019Éthiopie avec ses monastères accessibles par bateau, ses hippopotames, ses pê- cheurs qui glissent en silence sur de légères barques de papyrus, ses colonies de pélicans qui, le soir, font l\u2019attraction des touristes installés sur la rive.C\u2019est de ce lac qu\u2019est issu le Nil bleu.Abbay, comme on le nomme ici, va parcourir 1500 km avant de rejoindre le Nil blanc et former le mythique Nil.Nous n\u2019irons pas si loin pour admirer ses chutes.À 30 km de là, un chemin y conduit.Le sentier débouche sur un spectacle étourdissant: le f leuve serpente, luisant sous le soleil couchant et soudain précipite ses eaux du haut de ses 400 mètres.Nous nous rendons jusqu\u2019à la péninsule de Zhegué.L\u2019église d\u2019Uhra Kidane Mehret nous y attend.Nous ne pénétrerons pas en son centre, mais la galerie couverte qui court tout autour du saint des saints est une merveille picturale.Comme partout, on y retrouve Ghiorghis, patron de l\u2019Éthiopie, qui n\u2019est autre que Saint- Georges terrassant le dragon du haut de son cheval blanc.Retour à Addis-Abeba Deux jours pour rejoindre la capitale.Une toute dernière visite au monastère Debré Libanos.Notre chauffeur nous guide jusqu\u2019à la grotte où vécut saint Takla Haymanot.La légende dit que ce saint homme pria debout, sans manger, ni boire, ni dormir pendant des années.À la fin, son fémur se détacha.Il continua de prier sur une seule jambe.Un cordon de fidèles vient faire provision d\u2019eau sacrée qui suinte de la voûte et s\u2019en revient trempé de la tête aux pieds.C\u2019est purifiés que nous sommes rentrés à Addis.(Le Soleil) COLLABORATION SPÉCIALE, MIREILLE JEANJEAN S22 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 Tourisme / S23 Sherbrooke sa medi 14 mars 2009 - La Tribune S23 Escapades printanières MONTRÉAL \u2014 Le Versant du Massif offre des tarifs avantageux ce printemps.Du 20 mars au 6 avril et lors du long congé de Pâques, il sera possible de se loger dans ces chalets situés près de Baie-Saint- Paul pour moins de 35 $ la nuitée, par personne.Pour la troisième nuitée, le Versant du Massif propose une réduction allant jusqu\u2019à 50 %.Quant à la quatrième nuitée, elle est gratuite.Les 20 ans à 20 $ MONTRÉAL \u2014 Pour souligner de 20e anniversaire de la station touristique Massif du Sud, dans la région de Bellechasse, skieurs et planchistes pourront dévaler les pentes pour 20 $ le 20 mars prochain.Les skieurs sont aussi invités à porter des tenues qui ont marqué la mode des 20 dernières années.Sortez vos habits une pièce et vos vêtements fluo! (Le Soleil) www.massifdusud.net NATHAËLLE MORISSETTE MONTRÉAL \u2014 Si la situation s\u2019améliore en Guadeloupe depuis la fin de la grève qui a duré 44 jours, l\u2019activité touristique n\u2019a pas encore repris son rythme normal.À preuve, le Club Med n\u2019a toujours pas rouvert les portes de son village, La Caravelle, fermé depuis le début du mois de février.C\u2019est que, pendant le conflit - marqué par des protestations de syndicats contre la hausse du coût de la vie - il était difficile de s\u2019approvisionner en essence et en nourriture.Pour le moment, la direction du Club a décidé de ne pas accueillir de clients avant le 3 avril.Impossible de savoir si La Caravelle reprendra ses activités après cette date.«Nous ne sommes pas encore certains à 100 % que nous serions en mesure d\u2019offrir le service haut de gamme auquel les gens s\u2019attendent, souligne Marine Kaysen, conseillère en marketing et en communication pour le Club Med.Nous n\u2019avons pas droit à l\u2019erreur.» Depuis le 18 février, Vacances Tours Mont-Royal ne vend plus aucun forfait ni billet d\u2019avion sur les ailes de WestJet- en direction de ce département français d\u2019outre-mer.«Habituellement, cette destination est offerte par les grossistes de la fin-novem- bre à la fin-mars, explique Luce Prud\u2019homme, porte-parole de Vacances TMR.Donc, même si la situation s\u2019est améliorée là-bas, on ne recommencera pas à offrir le service pour quelques semaines seulement.» De son côté, Air Canada poursuit ses vols en direction de Poin- te-à-Pitre.D\u2019ailleurs, depuis le début du conflit, le transporteur aérien n\u2019a jamais cessé ses vols vers la Guadeloupe.La Martinique Pendant ce temps, en Martinique, un accord sur le salaire minimum a récemment été signé, mais au moment d\u2019aller sous presse, le mot d\u2019ordre de grève - déclenchée il y a un peu plus d\u2019un mois - n\u2019avait pas été levé.Le Club Med de l\u2019endroit, Les Boucaniers, n\u2019a jamais cessé d\u2019accueillir des clients en dépit du conflit.Vacances TMR poursuit également ses activités «puisque pour le moment, les hôteliers ne semblent avoir aucun problème à accueillir les touristes», assure Mme Prud\u2019homme.De Montréal, le dernier départ vers la Martinique est prévu pour le 28 mars.(La Presse) GUADELOUPE L\u2019industrie touristique tourne encore au ralenti ?S24 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 14 m ars 2009 "]
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