La tribune, 27 juin 2008, Cahier S
[" Saint-François à d'arts visuels et de musiques enchanteresses.En bordure de | France Jutras et Jocelyn Bathalon peuvent dire mission accomplie.Leur Jardins Lumières attire et séduit de plus en plus de visiteurs, curieux construisent et polissent leur petit paradis > - Ja\u2019 Qe L'Avenir.À x a rivière Depuis 11 ans qu' Ils imaginent PERFOTO, Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 | cahier spé GHYSLAIN BERGERON cial @P ' jf ¥ 1 AS fa [ d Deux freres, eux univers La Tribune S2 / Drummondville et sa région S2 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 La 27e édition du Mondial des Cultures, qui se déroulera du 3 au 13 juillet, marquera la troisième année de ce que le comité organisateur a nommé le projet du Mondial vert, une initiative visant à réduire les impacts environnementaux causés par le festival que viendra saluer le réputé défenseur de la cause environnementale, le Drummondvillois Jean Lemire.L\u2019explorateur-cinéaste qui a connu un énorme succès avec sa mission antarctique, un ami d\u2019enfance de la nouvelle directrice générale du Mondial des Cultures, Marie-France Bourgeois, rehaussera de sa présence la grande soirée d\u2019ouverture du 3 juillet, démontrant tout le sérieux de la démarche environnementale de l\u2019événement.En 2008, plusieurs nouvelles actions ont été prises pour maximiser les objectifs environnementaux.Le centre d\u2019hébergement où sont logés les 500 artistes internationaux utilisera de la vaisselle bioxo, le recyclage sera omniprésent sur tous les sites et des triporteurs de Véloduo serviront de mini-navettes écologiques entre le stationnement et le site extérieur de l\u2019événement.Des capteurs de carbone De plus, une plantation d\u2019arbres à aussi eu lieu en mai dernier à St-Lucien, une petite municipalité située près de Drum- mondville, afin d\u2019atteindre l\u2019objectif de réduction de l\u2019émission de gaz à effet de serre générée par la tenue du festival.À cette occasion, 1118 arbres ont été mis en terre.Ces arbres ont gracieusement été offerts par le Ministère des Ressource Naturelles de la Faune du Québec et des Écoles vertes Brundtland du Centre-du- Québec (EVB).Les 1118 arbres plantés vont, durant leurs vies, capter et accumuler plus de 360 tonnes de carbone.Cela représente 78% des émissions de gaz à effet de serre générées par la tenue de l\u2019édition 2008 du Mondial des Cultures.Trente planteurs ont participé à l\u2019activité.Une seconde plantation d\u2019arbres aura lieu bientôt et sera rendue possible grâce à la participation du EVB, du Groupe d\u2019aide à la recherche et à l\u2019aménagement faunique (GARAF), de l\u2019école Jean-Raimbault et de Katimavik Drummondville.Ces organismes planteront 700 arbres supplémentaires.Depuis la création du comité Mondial vert en 2006, plus de 4500 arbres ont été plantés permettant l\u2019élimination de plus de 900 tonnes de gaz à effet de serre, ce qui représente plus de 70 % des émissions générées par la tenue du festival.JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Il était tout à fait naturel que les Légendes Fantastiques et Michel Cusson marchent main dans la main sur le chemin de la création musicale.Les Drummondvillois ne pouvaient pas se passer de l\u2019un des leurs, de surcroît compositeur, guitariste et musicien réputé à travers le monde.«Je me tourne surtout vers les mégapro- ductions depuis un bout de temps», a-t-il confié à La Tribune lors de son passage à Drummondville pour assister au lancement de la nouvelle saison de AO La Fantastique Légende.Impliqué avec les Légendes depuis le tout début, il y a 10 ans, Michel Cusson semble bien avoir développé un goût pour les spectacles multimédias, créant la musique pour le superbe Cavalia, pour Ulalena, présenté deux fois par jour à Hawaï, et plus récemment pour Zaia, à Macao, la première production du Cirque du Soleil à s\u2019installer de façon permanente en Asie, une production de 150 millions de dollars.«Je travaille tout le temps», dit-il, une affirmation qui ne surprend guère quand on sait que Cusson a fait la musique de 21 films, de Maurice Richard, à Aurore, en passant par Monica la mitraille et Séraphin, sept mégaspectacles, 17 téléséries, dont Omertà, et une trentaine d\u2019albums, incluant la toute récente trame sonore de AO.«C\u2019est moi qui me suis donné le trouble de mettre sur disque les chansons de AO.Je ne suis pas sûr de tirer profit de ça, au strict point de vue financier.Je sais bien qu\u2019il y a le piratage, que c\u2019est un problème incontournable, mais, en même temps, je dois reconnaître que l\u2019Internet permet de rejoindre plus de gens et que la diffusion est plus large.Pour un créateur, plus il y a de monde qui écoute ce que tu fais, mieux c\u2019est», proclame-t-il.L\u2019ex-guitariste du groupe de jazz-fu- sion Uzeb a fait les enregistrements de AO dans le studio de sa résidence, «pas dans le sous-sol, tient-il rectifier, j\u2019ai travaillé huit ans dans un sous-sol et j\u2019ai aménagé mon studio avec une vue sur l\u2019environnement».Il a fait appel à des musiciens du groupe des Légendes, dont le pianiste Sylvain Marcotte, mais aussi à des invités, comme le batteur de Céline Dion, Dominic Messier.«Je suis fier de cet album.C\u2019est un bel objet, un ambassadeur pour les Légendes.Je voulais un CD qui se tienne par lui- même, sans qu\u2019il soit nécessaire de voir le spectacle.Je crois que les Légendes sont le seul des mégaspectacles au Québec qui peut se vanter d\u2019avoir son album», fait remarquer l\u2019homme aux 14 Félix.Laval Carrier, directeur général des Légendes Fantastiques, est le premier à reconnaître le privilège de son organisation de pouvoir compter sur Michel Cus- son.«C\u2019est un atout considérable.Michel apporte de la crédibilité à toute notre organisation et il donne confiance à ceux et celles qui gravitent autour de lui.C\u2019est un peu grâce à lui si on a pu s\u2019associer avec des Raoul Duguay, Érick Villeneuve, Luc A.Plamondon et autres créateurs d\u2019envergure.«J\u2019ai assisté à des réunions de création musicale et Michel a ce don fascinant de voir tout dans son ensemble.C\u2019est un génie ce gars-là».Michel Cusson affectionne les grands projets musicaux Le vert sied bien au Mondial des Cultures LA TRIBUNE, JEAN-PIERRE BOISVERT Michel Cusson est un allié naturel de AO La Fantastique Légende.L\u2019artiste drummondvillois de renommée internationale a créé la trame musicale du spectacle à grand déploiement et il vient d\u2019enregistrer le tout sur CD. Drummondville et sa région/ S3 Sherbrooke Vendredi 27 Juin 2008 - La Tribune S3 PERFOTO, GHYSLAIN BERGERON France Jutras, accompagnée de son conjoint Jocelyn Bathalon, a fait des Jardins Lumières, situés en bordure de la rivière Saint-François, un havre de sérénité.JEAN-PIERRE BOISVERT jean-pierre.boisvert@latribune.qc.ca L\u2019AVENIR \u2014 Des fleurs, des jardins luminescents, des concerts sous les étoiles, une galerie d\u2019art en plein air; tel est ce mélange unique d\u2019extravagance et de subtilité qui s\u2019offre aux visiteurs qui entrent dans le monde de France Jutras et Jocelyn Bathalon, en bordure de la rivière Saint-François, à L\u2019Avenir.Les Jardins Lumières, c\u2019est un havre de sérénité qui s\u2019est bâti lentement au cours des 11 dernières années, fruit de l\u2019imagination fertile de ses concepteurs, issus du milieu de la scène, dont la démarche de création a été soulignée par de nombreux prix, y compris celui décerné par la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Drummond dans la catégorie ré- créo-touristique en 2007.Du design aux concerts Bien que le design d\u2019éclairage intérieur-extérieur et architectural ait été la première curiosité du couple Jutras-Bathalon, la présentation de concerts intimistes au bord de l\u2019eau, autour d\u2019un feu toujours accueillant, mettant en vedette des artistes aux talents reconnus, est devenue si populaire au fil des ans que les efforts ne pouvaient être négligés par les initiateurs pour cultiver ce qui allait devenir un atout tout à fait original.Ainsi, pour une sixième saison, France et Jocelyn ont mis au point une programmation de concerts et une exposition d\u2019oeuvres en art visuel dominées par la création artistique.Du 11 juillet au 30 août, les vendredis et samedis et parfois les dimanches, chanteurs, pianistes, écrivains, peintres et sculpteurs se voient ouvrir les portes de la grande scène des Jardins Lumières.Pas moins de 13 concerts se tiendront dans le mini-amphi- théâtre des Jardins Lumières.Par exemple, le 19 juillet, Patrick Olafson chante Michel Le- grand, accompagné au piano par Marc-André Cuierrier.Olafson, chanteur et acteur, s\u2019est taillé une place de choix ces dernières années au Québec dans plusieurs comédies musicales, dont Le Petit Prince, Grease et Jérusalem.Gaëlle, cette frénétique auteure- compositeure, y sera le 2 août avec quatre musiciens pour présenter son nouvel album Cockpit.Jazz et émotions Les amateurs de jazz ne seront pas en reste avec la présence le 16 août du pianiste Sylvain Marcotte, fort de son cinquième album, The Perfect Moment.Le 30 août, Céline Faucher offrira un répertoire riche d\u2019émotions dans son spectacle À la rencontre de Pauline Julien.À noter, deux événements spéciaux: d\u2019abord les 11, 12 et 13 juillet, Angélique Duruisseau en 3D, une chanteuse gagnante du Festival de Granby en 2005 qui s\u2019est signalée avec son concert sur Piaf lors de son passage l\u2019automne dernier au Jésus à Montréal; et le 26 juillet, le poète et dramaturge Michel Garneau, accompagné du pianiste Michel G.Côté, livrera des extraits de son tout récent ouvrage Le Miroir Variable.L\u2019exposition en art visuel réunira quant à elle 13 artistes.Ces oeuvres, mises en lumière de façon originale aux quatre coins des jardins, sont tantôt faites de bois, de métal, de pierre, de terre à grès ou tantôt de papier.L\u2019un des artistes invités est Luc St-Jacques, de Sherbrooke (art contemporain).«Les concerts prennent de plus en plus de place ici», doit reconnaître France Jutras.«Les gens sont de plus en plus nombreux à venir y assister et ils viennent d\u2019un peu partout, de l\u2019Abitibi, de Sherbrooke ou de Montréal.L\u2019an dernier, 225 personnes sont venues aux concerts.Ils arrivent un peu plus tôt pour visiter les jardins, apportent leur nourriture, nous avons une licence d\u2019alcool, et ensuite prennent place dans le théâtre de verdure.Les gens viennent ici pour respirer.pour prendre le temps de respirer.En toute simplicité», ajoute-t-elle.L\u2019ouverture du jardin est à 19 heures et les concerts commencent à 20 h 30.Les Jardins Lumières sont situés au 552, rang 1, à L\u2019Avenir.Cultivateurs de lumière et d\u2019ambiance S4 L a T ribune - Sherbrooke VENDREDI 27 M AI 2009 Drummondville et sa région/ S5 Sherbrooke Vendredi 27 Juin 2008 - La Tribune S5 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Francine Ruest Jutras est loin de regretter la décision qu\u2019elle a prise, il y a quelques années, lorsqu\u2019elle a décliné l\u2019offre de monter sur la scène provinciale de la politique active.Elle avait été approchée par le Parti québécois.«Au niveau municipal, c\u2019est un pouvoir de proximité où les décisions que l\u2019on prend se concrétisent sous nos yeux, les résultats sont tangibles et rapides», dit-elle.«C\u2019est stimulant aussi.Ce n\u2019est pas routinier et on apprend tous les jours.De plus, le niveau de gouvernement municipal est en croissance, il est appelé à prendre de plus en plus de place dans la vie des citoyens.Les municipalités se voient confier, pas toujours de bon gré, des responsabilités additionnelles et ça n\u2019ira pas en diminuant.Non, je n\u2019ai jamais regretté ma décision qui m\u2019avait pourtant obligée à bien y réfléchir», a confié la mairesse lorsque La Tribune l\u2019a rencontrée dans son bureau de l\u2019hôtel de ville.Ce qui ne va pas sans la conforter dans sa décision est aussi le fait que sa ville est en plein essor sur plusieurs plans.Encore au cours de la dernière année, la plus importante municipalité de la région du Centre-du-Québec a fracassé des records au chapitre de la construction avec des investissements de près de 155 millions de dollars en 2007.«L\u2019augmentation de la population est le meilleur indicateur économique, ça fait plus de main-d\u2019oeuvre, plus de spectateurs au Centre culturel et ailleurs et ça crée des services», souligne-t-elle en rappelant que les chiffres de la Société de développement économique sont éloquents à cet égard.En effet, il s\u2019est créé 1126 emplois industriels en 2007, selon la SDED, pour un total de 17 755.Il s\u2019est donc dégagé, malgré une conjoncture loin d\u2019être facile, un gain net de 135 emplois.« Les municipalités se voient confier, pas toujours de bon gré, des responsabilités additionnelles et ça n\u2019ira pas en diminuant.» «Notre situation financière est très saine, la taxation est moins élevée qu\u2019ailleurs, la qualité de vie est un atout et notre ville est sécuritaire; il n\u2019est pas étonnant, dans ces conditions, de voir que des personnes retraitées ou en voie de l\u2019être viennent s\u2019installer à Drummond- ville pour vivre dans un lieu stratégique, au milieu géographique des grands centres (Montréal, Québec, Sherbrooke ou Trois-Rivières) où leurs enfants travaillent», fait-elle remarquer.Francine Ruest Jutras s\u2019enorgueillit de l\u2019allure qu\u2019est en train de prendre sa ville sur le plan récréotouristique.Le développement du corridor touristique le long de la rivière Saint-François (piste cyclable, les îles reliées du parc Woodyatt, Arbre en Arbre, l\u2019acquisition du Parc des Volti- PERFOTO, GHYSLAIN BERGERON La mairesse de Drummondville Francine Ruest Jutras se dit heureuse en politique municipale et ne regrette pas d\u2019avoir refusé de faire le saut au niveau provincial.Heureuse de faire de la politique municipale geurs), et la protection du patrimoine naturel (Forêt Drummond) sont des atouts selon elle.«Nous n\u2019avons pas de lacs ici, alors il est important de mettre en valeur notre rivière».L\u2019expérience Worldbest La dernière année a aussi permis de faire une croix sur l\u2019expérience World- best, l\u2019usine chinoise ayant été vendue à Soprema au terme de multiples rebondissements.Que retient la mairesse de cette affaire ?«Ça ne s\u2019est pas déroulé de la façon que nous le souhaitions et non plus de la façon que le souhaitaient les Chinois.Rappelons que l\u2019annonce de l\u2019arrivée de Worldbest avait été faite par le Premier ministre Jean Chrétien dans des circonstances qui avaient frappé l\u2019imagination.Nous étions fiers de voir qu\u2019une entreprise de cette envergure faisait confiance à Drum- mondville pour s\u2019établir en Amérique.«Mais, outre le fait que l\u2019entreprise a fait naître des espoirs d\u2019emplois chez des travailleurs finalement déçus, les Drummondvillois ne sont pas perdants dans cette histoire.Nous restons avec une bâtisse immense le long de l\u2019autoroute 20, qui a été récupérée par des gens d\u2019affaires de chez nous, et les Chinois ont non seulement remboursé les prêts qui leur avaient été consentis mais ils ont laissé dans les coffres de la Ville une somme impressionnante de 1,7 million de dollars en taxes (excluant 2008).Qui est perdant ?», demande-t-elle en guise de conclusion. YANICK POISSON DRUMMONDVILLE \u2014 De gros nuages gris se pointent à l\u2019horizon des municipalités rurales de la MRC de Drummond.Après l\u2019annonce de la fermeture de Beaulieu Canada à Wickham, prévue pour le 27 juillet, c\u2019est au tour de l\u2019usine d\u2019Acton Vale d\u2019être plongée dans l\u2019incertitude depuis le déclenchement d\u2019une grève illimitée.Tout ceci sans oublier les difficultés que connaît l\u2019abattoir Colbex, à Saint-Cyrille-de-Wendover.Malgré la complexité économique, le préfet de la MRC et maire de Wickham, Éric Béchard, demeure optimiste.Il croit au dynamisme de la région, à la diversité des emplois offerts sur le territoire et aux chances du comité de relance de Beaulieu Canada.«Nous tentons de vendre le bâtiment de 200 000 pieds carrés à des investisseurs qui seront en mesure de garder une partie ou tous les emplois en place.Les négociations vont très bien et il se pourrait qu\u2019on en vienne à une entente avant la date fatidique», a-t-il expliqué.M.Béchard considère que, même si la tentative de sauvetage échoue, les travailleurs mis à pied possèdent une grande expertise et ils seront certainement en mesure de se trouver un nouvel emploi non loin de leur domicile.«Il y a des entreprises qui cherchent de la main-d\u2019oeuvre à 10 ou 15 minutes de route qu\u2019on soit n\u2019importe où dans la MRC», a-t-il ajouté.Drummondville et les autres L\u2019attrait de la ville-centre est si fort que six des 18 municipalités de la MRC de Drummond ont enregistré des décroissances démographiques au cours de la dernière année.Un phénomène inquiétant selon le préfet.Même s\u2019il y a généralement une belle collaboration entre les milieux ruraux et urbains, ce phénomène de dévitalisation fait en sorte que les municipalités de moindre importance voient leur pouvoir d\u2019achat et leurs capacités de développement se restreindre.«Le camion de pompier se vend le même prix qu\u2019on soit à Drummondville ou à Wickham.La différence, c\u2019est le nombre de personnes pour le payer», a indiqué Éric Béchard.Une pénurie de terrains en zone blanche pose également problème et les municipalités rurales semblent avoir de la difficulté à se faire entendre par la Commission de la protection du milieu agricole.Le problème, c\u2019est que les quelques terrains toujours disponibles pour la construction sont propriétés de seulement quelques personnes qui s\u2019amusent à faire grimper le prix inutilement.«Ils spéculent sur la rareté et ça fait monter les prix de façon exagérée.La Commission nous dit d\u2019exproprier, mais nous ne voulons pas en arriver là», a- t-il affirmé.Nombreux projets Ce ne sont pas les projets qui manquent à la MRC de Drum- mond.Au cours des dernières semaines, il y a notamment eu l\u2019inauguration de la piste cyclable Sainte-Brigitte/Saint- Cyrille/Notre-Dame-du-Bon- Conseil en plus du lancement du programme d\u2019animation dans les bibliothèques municipales.M.Béchard considère que trop peu de gens sont membres de bibliothèques qui offrent pourtant, pour la plupart, un service gratuit.Il a d\u2019ailleurs tenu à rappeler que chacune des 14 bibliothèques du territoire avait accès aux livres de tous les établissements des régions Centre-du-Québec, Mau- LA TRIBUNE, YANICK POISSON Le préfet de la MRC de Drummond et maire de Wickham, Éric Béchard, pose devant ses nouveaux bureaux.FERMETURES D\u2019ENTREPRISES DANS LA MRC DE DRUMMOND Les municipalités devront se retrousser les manches ricie et Lanaudière.Le préfet a également annoncé que la MRC travaillait sur un projet visant à donner une nouvelle vie aux plastiques agricoles.«Ça se fait déjà, mais c\u2019est très marginal, nous essayons de trouver une solution pour l\u2019appliquer à tous les producteurs», a-t-il conclu.S6 / Drummondville et sa région S6 L a T ribune - Sherbrooke Vendredi 27 Juin 2008 Drummondville et sa région/ S7 Sherbrooke Vendredi 27 Juin 2008 - La Tribune S7 YANICK POISSON DRUMMONDVILLE \u2014 Ce n\u2019est pas un hasard si 41 entreprises provenant de 13 pays étrangers oeuvrent actuellement sur le territoire de la MRC de Drum- mond.Le directeur général de la Société de développement économique de Drum- mondville, Martin Dupont, présente son «coffre à outils».La règle de base pour qui que ce soit qui désire attirer un investisseur étranger sur son territoire est d\u2019être à l\u2019écoute de ses besoins.M.Dupont donne l\u2019exemple de la compagnie pharmaceutique américaine McKesson qui a complété son implantation dans la région en début d\u2019année.Cette entreprise était fortement inquiète en rapport au recrutement de 125 employés compétents.En réaction à cette demande, la SDED a organisé un Défi-Emploi qui a permis au grossiste de recruter 75 personnes.«Ce genre d\u2019activité fait partie du coffre à outils d\u2019un CLD solide.Elle nous a permis de faire 75 matchs parfaits.L\u2019entreprise n\u2019a pas embauché que des gens de Drummondville, elle a notamment recruté des gens de Victoriaville, Sherbrooke et Trois-Rivières», a expliqué Martin Dupont.L\u2019incubateur industriel, qui célébrera son dixième anniversaire de belle façon cette année, a également une place de choix dans le coffre à outils, tout comme la relation harmonieuse avec la Ville de Drummondville.C\u2019est notamment cette relation qui a permis de trouver rapidement un terrain et d\u2019offrir un congé fiscal à Weber, une compagnie allemande qui produira désormais dans la région ses bacs destinés à la collecte de matières résiduelles.C\u2019est bien beau avoir un coffre à outils bien garnis, mais encore faut-il être en mesure de le montrer.À ce sujet, M.Dupont mise sur une équipe solide, ses 20 années d\u2019expérience et la renommée de la MRC de Drummond en ce qui concerne la vitalité de son secteur manufacturier.S\u2019ajoute à ça la participation à de nombreux salons et missions économiques un peu partout à travers le monde.Au cours des prochains mois, la SDED entend profiter de la faiblesse du dollar américain, de la force de l\u2019euro et de l\u2019émergence de la Chine et de l\u2019Inde pour développer de nouveaux marchés.La diversité fait la force Martin Dupont ne le cache pas, le contexte économique est très difficile et les entreprises manufacturières sont malmenées.Le tout pourrait même être amplifié, au cours des prochains mois, par la hausse indue du prix de l\u2019essence.Quoi qu\u2019il en soit, la MRC de Drum- mond s\u2019en sort relativement bien comme en témoigne sa création de 135 emplois nets au cours de la dernière année.Le directeur général explique cette vitalité par une belle diversité du secteur.«Nous enregistrons effectivement des baisses, notamment dans les domaines du textile et du meuble.Le tout est toutefois compensé par l\u2019essor d\u2019entreprises dans d\u2019autres spécialités», a-t-il analysé.M.Dupont souhaite la tenue d\u2019un «sommet manufacturier» qui réunirait LA TRIBUNE, YANICK POISSON En poste depuis 20 ans à la Société de développement économique de Drummondville, le directeur général, Martin Dupont, est un des grands responsables de la vivacité de l\u2019économie locale.ACCUEIL D\u2019INVESTISSEURS ÉTRANGERS La SDED possède un bon coffre à outils les gens d\u2019affaires et les différents acteurs gouvernementaux afin de déterminer de quelle façon il serait possible de diminuer les coûts des entreprises du secteur afin de leur permettre de développer de nouveaux créneaux. S8 / Drummondville et sa région S8 L a T ribune - Sherbrooke Vendredi 27 Juin 2008 JEAN-PIERRE BOISVERT SAINT-CYRILLE-DE-WENDOVER \u2014 Mélanie Beaudoin est le parfait exemple de ces jeunes femmes d\u2019affaires, déterminées malgré des périodes de doute, qui sont prêtes à sortir des sentiers battus pour se faire une place dans un monde d\u2019hommes.Elle, elle a opté pour la vente et la production de glace sèche.Avouons qu\u2019elle aurait pu trouver un domaine moins pointu! La glace sèche est produite à partir du dioxyde de carbone refroidi à - 80° Celsius, non-toxique, qui peut servir dans le nettoyage cryogénique, un procédé totalement vert qui a été développé en Europe, et qui est aussi fréquemment utilisée pour conserver à très basse température des aliments et des échantillons de sang qui doivent être transportés tout en empêchant la formation de bactéries.Pour démarrer son entreprise, Biogi- vre, en décembre 2005, la jeune mère de famille de 30 ans fait des recherches sur Internet et contacte une société au Danemark.«J\u2019ai sorti mon anglais de Drum- mondville pour leur dire que je voulais devenir distributrice au Canada.J\u2019ai rencontré ces gens à Chicago et j\u2019ai accepté de me lancer.Il y a bien eu des moments où je me suis demandée ce que je faisais là.Puis est arrivé le premier client, et un autre et le stress a fini par diminuer», raconte Mme Beaudoin.Après avoir déblayé le terrain, laissant le bouche à oreille faire son oeuvre, elle s\u2019est associée six ans plus tard à Joël Châteauneuf, qui se spécialisera dans la vente et la location de machines à pression servant au nettoyage cryogénique.La liste de produits que l\u2019on peut nettoyer à l\u2019aide de ce procédé est infinie.Multina, Norampac et Firestone sont trois des entreprises qui ont fait appel aux services de Biogivre.«Chez Multina, ils nettoient les moules.Au lieu de gratter pendant une journée, ça leur prend seulement deux minutes et demie.Cela permet soit d\u2019éviter, soit de réduire considérablement les arrêts de production», fait observer celle qui détient une Technique en procédés chimiques.Biogivre a été couronnée cet hiver grande gagnante du concours Élan Rochefort Radio Édition 2008.La reconnaissance leur a été attribuée au Gala du souper annuel des Jeunes Entrepreneurs du Centre-du-Québec (JECQ).L\u2019entreprise a récemment déménagé dans un bâtiment de 2000 pieds carrés à Saint-Cyrille-de-Wendover, dans l\u2019optique de poursuivre sa croissance et démarrer sa fabrication de glace sèche.Ce projet a nécessité un investissement de plus de 130 000 $.Le concours s\u2019adressait à des jeunes entrepreneurs de 18 à 40 ans, réalisant un projet d\u2019expansion, d\u2019investissement, d\u2019exportation ou de recherche et développement sur le territoire de la MRC de Drummond.Mélanie Beaudoin et Joël Châteauneuf se sont vu attribuer une bourse de 10 500 $ en argent et 12 000 $ en services divers (droit, comptabilité, transport, imprimerie).Les deux associés ont ainsi été en mesure de concentrer leurs activités dans les secteurs industriel, alimentaire et pharmaceutique.Faire sa place avec la glace JEAN-PIERRE BOISVERT SAINT-GERMAIN-DE-GRANTHAM \u2014 Entrer chez Performance NC, c\u2019est entrer dans un monde d\u2019évasion où se côtoient Har- ley-Davidson, motomarines et autres véhicules sur quatre ou trois roues comme le Spyder de BRP.Lequel de ces engins se vend le mieux?«Tout s\u2019est bien vendu cette année», rétorque sans ambages Pierre Gauthier, directeur général de la succursale de Performance NC, située à Saint-Germain-de- Grantham, en bordure de l\u2019autoroute 20, comme si la route invitante faisait aussi partie des produits offerts par l\u2019entreprise fondée en 1988.«Avec le bel hiver qu\u2019on a eu, les motoneiges ont créé un intérêt accru, avec en prime une nouvelle popularité pour les petites remorques, toujours utiles.Avec l\u2019arrivée du printemps, le Spyder (Bombardier Produits Récréatifs) en a intéressé plusieurs.Nous en avons vendu 70 au cours de la dernière année.Beaucoup de gens apprécient son confort, sa sécurité et sa facilité de conduite», souligne M.Gauthier.Quant aux motos, que l\u2019on croyait il n\u2019y a pas si longtemps négligées par les consommateurs en raison des hausses des primes d\u2019assurance et du coût de l\u2019immatriculation, elles apparaissent maintenant comme l\u2019une des solutions à l\u2019augmentation du prix de l\u2019essence.«Sans compter que les prix, comme ceux des Harley-Davidson, ont baissé passablement cette année, à cause du taux de change.On a vu des baisses de 15 % et même de 30 %.» Selon M.Gauthier, les moyens de transport économiques sont de plus en plus considérés par les visiteurs qui entrent dans son magasin, citant l\u2019exemple du scooter.«À 3000 $ taxes incluses, le scooter s\u2019avère fort intéressant.En remplissant le réservoir de quatre litres, on peut rouler 200 kilomètres.Sa vitesse atteint de 50 à 60 km/heure, ce qui est suffisant pour la ville.Les ventes du scooter ont augmenté considérablement ces derniers temps.Les jeunes y prêtent une attention particulière, les parents y voient une alternative pour leurs enfants et même, depuis un an, des personnes plus âgées ne cachent pas leur curiosité.Un autre avantage, c\u2019est que ça ne prend pas un permis de conduire spécifique.» Performance NC a fait l\u2019acquisition, il y a un an et demi, de Boileau Harley Davidson à Acton Vale, un investissement de 2 millions de dollars qui a créé 15 nouveaux emplois.Acton Vale est devenue la quatrième succursale de l\u2019entreprise, après celles de Drummondville, Valcourt et Plessisville.«Ce fut une excellente décision d\u2019affaires de la part du propriétaire Alain Carrier.Cela nous a permis de mettre la main sur la bannière Harley-Davidson.Cette compagnie a décidé de ne plus vendre de nouvelles bannières, pour en avoir une, il faut acheter une bannière existante», fait remarquer M.Gauthier, qui annonce, au passage, que la succursale de Plessisville déménagera à Princeville dans une toute nouvelle bâtisse l\u2019automne prochain.Performance NC compte actuellement une cinquantaine d\u2019employés et une dizaine d\u2019autres s\u2019ajouteront à Princeville.LA TRIBUNE, JEAN-PIERRE BOISVERT Pierre Gauthier, directeur général de la succursale de Performance NC, à Saint-Germain-de- Grantham, mise sur la diversité des produits pour assurer la croissance de son entreprise.Un monde d\u2019évasion Drummondville et sa région / S9 Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 - La Tribune S9 YANICK POISSON SAINT-CHARLES-DE-DRUMMOND \u2014 Les importants travaux de rénovation et d\u2019agrandissement entamés en 2004, visant principalement à répondre aux normes de production du gouvernement fédéral, ont permis à la Ferme des Voltigeurs de doubler son rendement, son nombre d\u2019employés et ses ventes.Avant d\u2019entreprendre les travaux, le producteur de poulet de Saint-Charles-de-Drummond abattait environ 30 000 bêtes par semaine.Il comptait sur les services de 25 personnes qui travaillaient de trois journées et demie par semaine, ce qui rendait la tâche des ressources humaines laborieuse.«Nous n\u2019avions qu\u2019une seule équipe qui abattait les poulets une journée et qui en faisait l\u2019emballage le lendemain.Nos méthodes de production ne nous permettaient pas de faire travailler plus de trois jours et demi par semaine.C\u2019était difficile de recruter et de garder nos gens», a indiqué Nathalie Martel, directrice des ressources humaines.Les temps ont bien changé depuis les investissements.L\u2019équipe est maintenant composée d\u2019une soixantaine de personnes qui travaillent à temps plein à l\u2019élevage, à l\u2019abattage et à la vente de poulets.L\u2019abattoir prépare près de 60 000 bêtes par semaine, dont 20 % proviennent d\u2019éleveurs extérieurs.La conformation aux normes fédérales a également permis aux cinq distributeurs de la Ferme d\u2019étendre leurs champs d\u2019action.Certains poulets se retrouvent même dans les assiettes de gens de Vancouver.Il faut dire que la réputation des poulets de grain «tout végétal» de la Ferme des Voltigeurs n\u2019est plus à faire.«Tu peux faire du végétal en ajoutant des substances fortes en énergie dans la moulée afin que les poulets grossissent plus vite.Nous préférons miser sur les protéines afin que le client en ait pour son argent», a expliqué le vice-président transformation, Junior Martel.La construction du point de vente «Aux délices des Voltigeurs» à même le terrain de la Ferme a également eu un impact significatif sur les ventes.10% du chiffre d\u2019affaires de l\u2019entreprise émane maintenant de ce magasin et du traditionnel comptoir situé au Marché public de Drummond- ville.50 ans de succès L\u2019histoire de la Ferme des Voltigeurs a débuté en 1958 lorsque Denise Turcotte-Martel, la mère de Dominique, Junior, Nathalie et Bernard, les quatre propriétaires actuels, décide d\u2019acquérir ses premiers poulets et de les élever dans la grange de son père.Un peu plus tard, la femme d\u2019affaires et son mari, Georges Martel, déménagent sur leur propre terre, située quelques mètres plus loin et continuent la production tout en s\u2019adonnant à la culture de petits fruits et de concombre afin de boucler les fins de mois.La Ferme grandit peu à peu jusqu\u2019à ce que les propriétaires prennent la décision de modifier sa méthode d\u2019élevage en intégrant le principe du poulet de grain «tout végétal», en 1985.«Ma mère a toujours surveillé son alimentation et elle a eu l\u2019idée de commencer la production «tout végétal».Nous étions parmi les premiers à le faire et ça nous a permis de prendre beaucoup d\u2019expansion», a raconté Mme Martel.La progression s\u2019est poursuivie de façon constante jusqu\u2019aux investissements de 2004 et 2005, avec les résultats que l\u2019on connaît.Parmi les activités prévues dans le cadre du 50e de la Ferme des Voltigeurs, il y a un barbecue pour les clients avec jeux gonflables, qui a eu lieu un peu plus tôt ce printemps, un party d\u2019employés en septembre et une autre soirée pour les distributeurs et les gens qui ont collaboré à l\u2019essor de l\u2019entreprise, en octobre.FERME DES VOLTIGEURS Un agrandissement bénéfique LA TRIBUNE, YANICK POISSON Maintenant directrice des ressources humaines, Nathalie Martel a contribué à la création du magasin Aux Délices des Voltigeurs S10 / Drummondville et sa région S10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 YANICK POISSON DRUMMONDVILLE \u2014 C\u2019est dans le but de redonner aux Drummondvillois une parole et une identité sur le spectre radiophonique régional que Jean-Pierre Charbonneau et son équipe ont mis en onde, le 27 décembre dernier, CJRD Ra- dio-Drummond.Le directeur général est d\u2019avis que les gens de Drummondville ont une soif intellectuelle relativement forte et qu\u2019ils ne peuvent se contenter des quelques minutes d\u2019information par jour que leur proposent les deux stations contrôlées de Montréal par le géant Astral Media.«Depuis que nous vivons le monopole d\u2019Astral, nous sommes victimes de la montréalisation de l\u2019information et les gens ne s\u2019identifient plus au contenu de leurs radios», a remarqué M.Charbon- neau.Pour l\u2019instant, les ressources de la radio, qui se décrit comme alternative et non communautaire, sont relativement limitées, mais il n\u2019en tient qu\u2019aux gens de Drummondville de lui permettre de progresser et de devenir aussi efficace, sinon plus, qu\u2019une station commerciale.«Communautaire ne veut pas nécessairement dire petit, ça veut juste dire qu\u2019il n\u2019y a pas de propriétaires qui s\u2019en mettent plein les poches.Nous avons une philosophie axée sur le marketing et notre objectif est de nous développer et de devenir la radio des gens d\u2019ici», a indiqué le président de CJRD, Georges Massé.Les subventions reçues depuis le début du projet permettent d\u2019embaucher trois employés à temps partiel.Il est toutefois dans les plans de commencer à vendre de la publicité afin de rémunérer animateurs et journalistes.Une programmation diversifiée Après sept mois de diffusion, la direction de Radio-Drummond a finalement réussi à maintenir en place une équipe de 45 bénévoles solides et d\u2019offrir une programmation professionnelle et diversifiée.Si composer avec des bénévoles qui peuvent partir en tout temps n\u2019est pas évident, M.Charbonneau constate qu\u2019ils constituent une ressource assez unique de par leurs connaissances et leur passion.En effet, puisqu\u2019ils ont une certaine latitude sur le contenu de leurs émissions, les bénévoles sont souvent mieux documentés que les animateurs des radios commerciales.Georges Massé donne notamment l\u2019exemple d\u2019Alain Chapdelaine et de son émission Le Festin, qui met en valeur les bijoux de la musique classique.«Je ne suis pas un fan de musique classique, mais notre animateur connaît tellement les artistes et leur histoire qu\u2019il réussit à susciter l\u2019intérêt par ses anecdotes et ses mises en contexte», a expliqué le président.Le contenu de CJRD est composé de 70% de musique francophone.Tous les soirs de la semaine, on y trouve des styles musicaux différents, allant du blues, au hip-hop, en passant par le rock progressif et le punk.La station est d\u2019ailleurs toujours à la recherche de projets et d\u2019idées originales afin d\u2019atteindre son objectif premier, celui de remplir les 126 heures de programmation que lui permet sa licence du CRTC.«On recherche des gens créatifs et imaginatifs qui ont un intérêt pour la musique et qui désirent partager leurs connaissances», a ajouté Jean-Pierre Charbonneau.Une fois que ce premier but sera atteint, Radio-Drummond compte adresser une nouvelle demande au CRTC afin d\u2019augmenter la puissance de son antenne et ainsi, la portée de sa diffusion.Pour l\u2019instant, le 88,9 diffuse dans 80% de la MRC de Drummond.CJRD Une radio pour combattre la montréalisation LA TRIBUNE, YANICK POISSON Le président de Radio-Drummond, Georges Massé, et son directeur général, Jean-Pierre Charbonneau. Drummondville et sa rgéion / S11 Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 - La Tribune S11 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que Maxime Tétreault a des objectifs aussi élevés que ses talents.Le jeune Drummondvillois de 18 ans, étudiant en sciences de la nature au Cé- gep de Drummondville, vise à compléter des études en médecine ou en ingénierie tout en redoublant d\u2019efforts pour atteindre en 2009 le top 10 des meilleurs athlètes en badminton au Canada.Il faut dire qu\u2019il a les moyens intellectuels et athlétiques pour se donner de telles ambitions.Au niveau académique, il a actuellement une remarquable moyenne générale de 94,5 %.Ses résultats scolaires vont de pair avec ses performances sportives.Identifié athlète de la relève au sein d\u2019Équipe Québec, le jeune homme a en effet remporté récemment la coupe Laval aux épreuves double messieurs du tournoi de catégorie Élite et il a terminé 7e au British Columbia Junior Elite en février dernier.Un de ses objectifs cette année est de participer aux Jeux du Canada dans la catégorie U-23.«Pour mes études, mon idée n\u2019est pas encore faite.Je m\u2019intéresse autant aux sciences de la logique, comme la physique, qu\u2019à celles de la santé.Le corps humain est une chose qui me fascine et je ne détesterais pas étudier dans le milieu médical», avance-t-il.Maxime Tétreault a par ailleurs développé une réelle passion pour le badminton il y a une dizaine d\u2019années.Récemment, il s\u2019est permis de battre le premier favori d\u2019un important tournoi à Toronto, Hao Lee, ce qui n\u2019a pas été sans le convaincre de perfectionner ses entraînements.«L\u2019an prochain, je déménage à Laval, afin de me rapprocher du Centre national d\u2019entraînement en badminton.Je suis déjà inscrit au Cégep Montmorency où je vais terminer mon DEC en sciences de la nature.Faire le trajet Drummondville- Laval aller retour deux fois par semaine n\u2019est pas idéal.J\u2019ai estimé que ça valait la peine de m\u2019installer à Laval où je pourrai m\u2019entraîner plus souvent, peut-être cinq fois par semaine à raison de deux ou trois heures chaque fois», précise-t-il.« Je m\u2019intéresse autant aux sciences de la logique, comme la physique, qu\u2019à celles de la santé.Le corps humain est une chose qui me fascine et je ne détesterais pas étudier dans le milieu médical.» Maxime Tétreault a reçule mois dernier l\u2019une des 28 bourses olympiques de 500 $, attribuées par la Société Radio-Ca- nada à de jeunes athlètes-étudiants qui se sont distingués par l\u2019excellence de leurs études et de leurs performances sportives.Ces boursiers sont inscrits au programme d\u2019Alliance Sport-Études et proviennent de cégeps, collèges et universités de toutes les régions du Québec.Les capacités exceptionnelles de dépassement de soi sont ainsi encouragées par ces Bourses olympiques que décerne Ra- dio-Canada depuis 1999, en association avec la Fondation Sports-Études.L\u2019athlète-étudiant drummondvillois s\u2019intéresse aussi à d\u2019autres sports comme le vélo, le tennis, le soccer et s\u2019adonne au piano.«Le piano, dit-il, c\u2019est pour la relaxation».Il admet ne pas avoir d\u2019ambitions de ce côté-là ! Jeune, talentueux et déterminé RADIO-CANADA En mai dernier, Maxime Tétreault a été récompensé d\u2019une bourse olympique de 500 $ pour ses performances, tant académiques que sportives.Sandra Moreau, représentante de l\u2019Alliance Sport-Études, a présenté la bourse au jeune Drummondvillois qui poursuivra ses études à Laval dès l\u2019automne pour améliorer ses performances en badminton. S12 / Drummondville et sa région S12 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Réal Manseau se prépare fébrilement pour l\u2019an prochain alors que 2009 a été déclarée l\u2019année mondiale de l\u2019astronomie, son année ! Le retraité féru d\u2019astronomie a de quoi vous intéresser pendant des heures avec les objets qui l\u2019entourent, y compris l\u2019observatoire qu\u2019il a lui-même construit dans sa cour, il y a 30 ans, qu\u2019il a baptisé l\u2019Observatoire du Sagittaire.Bricoleur et menuisier, patient et passionné par le ciel, il ne s\u2019est pas arrêté là.Réal Manseau fabrique des télésco- pes, des caméras, des cadrans solaires et divers objets de mesure et de grande précision dont cette superbe sphère armillaire en laiton massif qui lui a valu des prix et pour laquelle il a déjà refusé 35 000 dollars américains.Il a gagné plusieurs prix et mentions lors de divers évé- nements d\u2019astronomie tant au Canada et aux États-Unis.Il a notamment remporté le premier prix au congrès de la Société royale d\u2019astronomie du Canada, à Toronto en 1987, pour sa réplique du premier téléscope de Newton.Et on ne parle pas de sa bibliothèque avec ses dizaines de livres dont les plus anciens sont évalués à près de 3000 euros.«Mon père m\u2019a appris très jeune à bricoler.En 1966, j\u2019ai été fasciné par le livre L\u2019Univers, de Time Life.J\u2019ai voulu en savoir davantage sur la différence qu\u2019il y a entre les étoiles et les planètes.Je me suis acheté un petit téléscope et ma curiosité n\u2019a cessé de grandir.Et puis, un jour, réalisant que j\u2019avais les aptitudes et surtout la patience et la détermination pour finir ce que j\u2019allais commencer, j\u2019ai décidé de construire mon observatoire.J\u2019ai tout fait, sauf polir le miroir», racon- te-t-il non sans une certaine fierté.Son télescope (Newton 203mm F6.7) est une oeuvre qui a exigé un travail de moine.Trois ans qu\u2019il a mis à le fabriquer, agençant les engrenages, petits et gros, avec les moteurs.«J\u2019ai appris beaucoup, au point où j\u2019ai été demandé, il y a deux ans, par l\u2019Observatoire du Mont-Mégan- tic pour réparer un support d\u2019engrenage pour le téléscope destiné au public, qui fait 23 pouces».L\u2019artisan de 65 ans a aussi conçu plusieurs caméras pour le Musée populaire de la Photographie dont l\u2019étonnante «camera obscura».Fondateur du Club d\u2019astronomie de Drummondville en 1977, qui comprend maintenant 50 membres, et co-organisa- teur du premier congrès de la Fédération des astronomes amateurs du Québec au Collège St-Bernard, Réal Manseau s\u2019est d\u2019abord intéressé à observer les 110 objets de Messier, répertoriés comme étant les plus belles curiosités du ciel.«La chose la plus frappante que j\u2019ai observée est sans doute Saturne, et puis aussi Jupiter.À l\u2019oeil nu, on peut voir environ 3000 étoiles.Avec un téléscope, on peut en voir un million».L\u2019observateur du ciel croit-il aux extraterrestres ?«Il y a beaucoup de croyances populaires là-dedans.Je n\u2019adhère pas à ces croyances.Je crois davantage à l\u2019astronomie qu\u2019à l\u2019astrologie», dit-il.Nul doute que le Club d\u2019astronomie de Drummondville, comme toutes les autres organisations touchant l\u2019astronomie, la plus ancienne science de l\u2019histoire, seront fort occupés en 2009 et s\u2019attendent à être sollicités pour organiser des activités publiques et des conférences.Ce sera l\u2019année de Copernic, l\u2019année de Réal Manseau.Une vie dans les étoiles LA TRIBUNE, JEAN-PIERRE BOISVERT Réal Manseau est pleinement heureux à l\u2019intérieur de l\u2019observatoire qu\u2019il a lui même construit avec patience.LA TRIBUNE, JEAN-PIERRE BOISVERT Réal Manseau a déjà refusé 35 000 $ US pour cette superbe sphère armillaire en laiton massif qu\u2019il a fabriquée lui-même et qui lui a valu plusieurs prix. Sherbrooke VENDREDI 27 JUIN 2008 - La Tribune S13 ?JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Si vous êtes un musicien-compositeur en quête d\u2019un son, c\u2019est Davy Gallant qu\u2019il vous faut.Celui qui se définit comme un réalisateur de disques, «plus qu\u2019un pousseux de boutons», selon son expression, a fait ses preuves.Parlez-en à Garou, Daniel Lavoie et Roch Voisine qui sont passés par son studio d\u2019enregistrement, aménagé dans le sous-sol de sa résidence à Drum- mondville, dissimulée entre les arbres.Comme un tailleur saura fabriquer un habit sur mesure, Davy Gallant sait comment habiller une chanson.«La tendance est à l\u2019auto- production.Tout le monde aujourd\u2019hui peut faire un disque, moyennant un investissement de 500 ou 1000 $ dans son ordinateur.On peut facilement développer des idées.Mais quand arrive le moment de travailler un son, de définir un style propre, reconnaissable, il faut de l\u2019équipement de haute qualité.Je suis là pour ça», lance-t-il en pointant du doigt une dizaine de bidules électroniques qui valent «aussi chers que sa maison».Il est même arrivé qu\u2019un artiste enregistre sa chanson au piano et lui dise après: arran- ge-moi ça, je reviens dans deux semaines.Heureusement, le concepteur de son sait aussi jouer de la guitare, du piano, de la flûte et de quelques autres instruments, dont les percussions.Son studio d\u2019enregistrement comprend une régie, où est installée la console, une chambre morte au milieu de laquelle trône un piano Baby Grand entouré d\u2019une vingtaine de guitares, et un coin fermé pour la batterie.Pour louer au taux horaire, c\u2019est 65 $.En compagnie de sa femme, Michelle Campagne, anciennement du groupe Hart Rouge, et d\u2019autres artistes, Davy Gallant a réalisé le livre-disque La Montagne secrète, qui s\u2019adresse aux enfants.«Je pars du principe que les enfants initiés tôt à la qualité sonore vont aussi l\u2019exiger plus tard.» Michelle et lui ont trois enfants.Le groupe drummondvillois Kaïn a enregistré son premier album au complet chez Davy Gallant.Le deuxième en partie.«Maintenant Kaïn n\u2019a plus besoin de réalisateur.Les gars savent où ils s\u2019en vont et peuvent voler de leurs propres ailes.C\u2019est parfait comme ça et j\u2019en ressens un peu de fierté», souligne-t-il.Dans un tel univers de création, en s\u2019en doute bien, les anecdotes pullulent.«Je me rappelle cette fois où Jessica, la fille de Gilles Vigneault, était au piano pour enregistrer une mélodie pour enfants composée par son père.Mais la chanson n\u2019avait que deux couplets et je lui avais dit que c\u2019était dommage, que ce serait bien d\u2019en avoir un troisième.Elle appelle aussitôt son papa et lui demande un troisième couplet.Quelques heures plus tard, il rappelle et lui chante au téléphone ce qui devait compléter sa chanson.J\u2019ai souri en songeant que nous venions d\u2019avoir du Vi- gneault sur mesure.» Le Drummondvillois de 38 ans a travaillé avec des musiciens moins connus au Québec mais dont la réputation n\u2019est plus à faire dans le reste du Canada.Des artistes tels Connie Kaldor, le bluesman Harry Manx et Michael Burgess.L\u2019écoute de la musique dans le studio de Davy Gallant ne laissera pas le visiteur indiffé- rent quant à la qualité du son.Ce n\u2019est pas seulement à cause du savoir-faire de l\u2019homme derrière la console mais aussi en raison de l\u2019excellence des enceintes acoustiques, qui sont de sa fabrication.«Avec Daniel Audio Lab, nous avons conçu ces boîtes de son qui ont obtenu de très bonnes critiques de la part des connaisseurs.Peter Gabriel les a adoptés», dit-il fièrement.Le prix ?2400 $ la paire.«C\u2019pas cher.» S14 / Drummondville et sa région S14 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 L\u2019habilleur de chansons LES DRUMMONDVILLOIS DAVY ET JEFFREY GALLANT SONT ISSUS DE LA MÊME FAMILLE MAIS ÉVOLUENT DANS DEUX UNIVERS DIFFÉRENTS.LE PREMIER S\u2019EST ÉMISCÉ DANS LE MONDE DE LA CRÉATION MUSICALE EN AMÉNAGEANT SON PROPRE STUDIO D\u2019ENREGISTREMENT TANDIS QUE LE SECOND A PLONGÉ DANS L\u2019UNIVERS SOUS-MARIN ET A DIRIGÉ UNE ÉQUIPE D\u2019EXPERTS PLONGEURS ET DE SCIENTIFIQUES QUI ONT PRIS PART À LA PLUS IMPORTANTE EXPÉDITION DE RECHERCHE CONTINUE SUR LES REQUINS AU CANADA.Deux frères, deux univers PERFOTO, GHYSLAIN BERGERON Davy Gallant aime prendre les musiques que les compositeurs lui apportent et les enrober, leur donner une texture sonore solide.Et quand ces mêmes compositeurs peuvent glacer eux-mêmes leur musique, il est le plus heureux des hommes. Drummondville et sa région/ S15 Sherbrooke vendredi 27 juin 2008 - La Tribune S15 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on rencontre à Drummondville un adepte de la plongée sous-marine qui s\u2019amuse avec les requins ! C\u2019est pourtant la passion de Jeffrey Gallant.Une passion qui l\u2019entraîne souvent loin, très loin du Cégep de Drummondville, où, pour gagner sa vie, il est professeur d\u2019anglais depuis 15 ans.Il a même été chef d\u2019une équipe d\u2019experts plongeurs et de scientifiques qui ont pris part à la plus importante expédition de recherche continue sur les requins au Canada.Il y a deux ans, il a lancé le Diving Almanac, soit le premier ouvrage réunissant tous les records sous-marins au monde.L\u2019auteur a pris soin d\u2019y greffer plusieurs photos tirées sous les eaux de la rivière Saint-François, à la hauteur de Drummondville.Quand La Tribune l\u2019a rencontré, chez lui, à la mi-juin, le Drummondvillois de 41 ans venait de faire le voyage en auto depuis New York, où des problèmes d\u2019horaire et d\u2019avions l\u2019ont retenu de nombreuses heures à l\u2019aéroport alors qu\u2019il arrivait des Bahamas où il avait été invité, toutes dépenses payées, dans le cadre d\u2019un symposium sur la plongée sous- marine.«L\u2019escale à New York a été pénible, j\u2019ai perdu patience, j\u2019ai loué une voiture pour m\u2019en venir à Drummondville.J\u2019ai été 40 heures sans dormir.Il ne me reste plus qu\u2019à récupérer mes appareils photos et vidéos qui sont quelque part à New York.J\u2019espère bien les retrouver, ça vaut assez cher», m\u2019a- t-il expliqué d\u2019entrée de jeu.«L\u2019idée m\u2019est venue de publier un almanach, le premier du genre au monde, après plusieurs années de collaboration avec différents magazines spécialisées francophones et anglophones alors que j\u2019avais accumulé de nombreuses informations.La plongée sous- marine, c\u2019est toute une industrie, incluant celles des voyages et des bateaux.Pour le moment, la publication n\u2019est qu\u2019en anglais et elle recense 18 chapitres dont un, comprenant 70 pages, sur les records du monde sous-marin.Pour les deux premières années, j\u2019ai dû vendre et donner plus de 10 000 copies», dit-il.L\u2019initiative, qui l\u2019a soulagé de quelque 50 000 $, mis à part le salaire qu\u2019il n\u2019a pu s\u2019accorder, est toutefois en voie d\u2019être une réussite.Pour la troisième édition, les ventes de publicité ont déjà dépassé celles de 2007.«L\u2019an prochain, je vais y inclure un répertoire commercial sur les compagnies qui gravitent autour de la plongée partout à travers le monde», avance-t-il, réservant au passage des remerciements à sa principale collaboratrice, sa mère Patricia, une éducatrice à la retraite qui a enseigné le commerce international.Jeffrey Gallant gère un groupe d\u2019étude sur les requins du nord au Canada.La semaine prochaine, il ira dans la région de Baie-Comeau pour réaliser un documentaire sur les requins du Groenland, produit par History Channel, aux États-Unis.«Ce requin, qui peut atteindre 15 pieds, est le plus grand carnivore, après le requin blanc».Dans l\u2019une des nombreuses séquences qu\u2019il a tournées, on voit un requin s\u2019approcher de lui avant de bifurquer à la dernière seconde.Ce n\u2019est pas un peu épeurant ?«Non, pas dans ce cas-ci.Il faut simplement avoir l\u2019habitude de se placer du meilleur angle possible.Et j\u2019aurais pu me servir de la caméra pour le repousser», assure-t-il.Il lui arrive de vendre des images, à CBC, à TV5 ou à TVA qui a fait appel à ses connaissances pour commenter le décès de Steve Irwin (Crocodile Hunter), le controversé animateur de télé mort en septembre 2006, après avoir eu le coeur transpercé par le dard d\u2019une raie.«Le dard d\u2019une raie n\u2019injecte pas un poison mortel.Si Irwin avait été atteint à la jambe, il s\u2019en serait tiré.Il a été frappé au coeur, c\u2019est comme un coup de couteau», a-t-il expliqué.Jeffrey Gallant plonge aussi sous la rivière Saint-François.«L\u2019eau est de bien meilleure qualité qu\u2019il y a cinq ans.Avant je ne pouvais voir ma main, maintenant on peut voir à un mètre devant soi».Projets d\u2019avenir ?Il veut s\u2019associer avec son frère Davy pour réaliser une grande série sur le monde aquatique au Canada.«Davy s\u2019occupera de la musique».Évidemment.Le dompteur d\u2019eau COURTOISIE Spécialiste des requins, Jeffrey Gallant n\u2019hésite pas à se mouiller pour aller filmer et photographier ces grands poissons dans leur habitat.PERFOTO, GHYSLAIN BERGERON Jeffrey Gallant utilise cette cage d\u2019acier pour affronter les requins les plus dangereux. ?S16 L a T ribune - Sherbrooke VENDREDI 27 JUIN 2008 "]
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