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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2008-01-10, Collections de BAnQ.

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[" ###PAGE###1### = ee > = \u2014\u2014\u2014e \u2014 \u2014= = va mms, .VICTORIAVILLE UNE CURE MINCEUR ? Des élus remettent en question le rôle des arrondissements Des élus de la Ville de Sherbrooke remettent en question le rôle des arrondissements et réclament un débat sur le sujet.Certains estiment que la structure actuelle, mise en place depuis la fusion municipale en 2002, crée des dédoublements et connaît des ratés pour assurer les services à la population.À LIRE EN PAGE 3 Argyll et de Portland > Une collision fait t quatre blesses IMACOM,JESSICA GARNEAU BOUTIQUE DU Une violente collision frontale a fait quatre blessés hier soir vers 18 h 30 à l'intersection de la rue Argyll et du boulevard de Portland.Un CORDONNIER jeune homme de 21 ans, passager de I'un des deux véhicules impliqués, repose au CHUS-Fleurimont pour y soigner d'importantes bles- / > Vr a, Alexandre, Sherbrooke À sures.Selon le Service de police de Sherbrooke, on craindrait pour sa vie.819 346-4141 3 TOUJOURS AVEC VOUS.> la 7 {No / i \\ NS 7 ST 7 7% Zz, = ~~ ) = 1-17 SAR SC Æ RÉSIDENCE FUNÉRAIRE ; entreprise familiale < service 24 heures CREMATORIUM : { \\ 819 565-1155 steveelkas.com ###PAGE###2### 2 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 Présidente?éditrice / Louise Boisvert INFORMATION Rédacteur en chef / Maurice Cloutier Directeur / Louis-Éric Allard Adjointe /Jacynthe Nadeau PUBLICITÉ Directrice / Suzanne-Marie Landry Adjoints / Alain LeClerc / Sophie Thibaudeau / Mélissa Jean FINANCES Directeur / Yvon Gauvin PRODUCTION ET INFORMATIQUE Directeur / René Béliveau Adjoints / André Roberge / Steeve Rancourt / Stéphane Garant ABONNEMENT ET TIRAGE Directeur / André Custeau Coordonnatrice / Cynthia Morin ADRESSES ET NUMÉROS www.cyberpresse.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450 / téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 2 / Actualités Annonces classées 20 Arts et spectacles 17 à 18 Décès 24 à 26 Économie 19 Horoscope 21 Loterie 8 Monde 16 Mots croisés 21 National 11 Opinions 14 Sports 27 à 31 Sommaire Mon clin d\u2019œil STÉPHANE LAPORTE Il ventait tellement fort hier, ça ne devait pas être facile pour Mario Dumont RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La résidence pour personnes âgées Sainte- Marguerite-Marie de Magog est en attente de certification de l\u2019Agence de la Santé et des services sociaux de l\u2019Estrie.C\u2019est à cet endroit que résidait Alice Lafrance-Bourdeau.La dame de 86 ans souffrant d\u2019Alzheimer a été retrouvée sans vie dans la neige lundi, une quinzaine d\u2019heures après avoir été portée disparue de cet établissement.La résidence privée a fait la demande de certification en septembre 2007 et le conseil québécois d\u2019agrément a réalisé sa visite d\u2019inspection en novembre dernier.«Cette résidence privée est en attente de certification.Il n\u2019y a pas encore eu de retour concernant des modifications à apporter ou non avant que la certification puisse être émise», explique la directrice générale associée de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de l\u2019Es- trie, Johanne Turgeon.À l\u2019instar des autres résidences privées pour personnes âgées du Québec, les quelque 140 établissements que compte l\u2019Es- trie devront être certifiés avant février 2009, en vertu de la loi 83, si elles souhaitent être référées par les Centres de Santé et des services sociaux (CSSS).Divers point sont évalués pour obtenir la certification gouvernementale, dont l\u2019aspect de la sécurité des résidents.Le président de la FADOQ Es- trie, Jacques Demers, qui place la sécurité des aînés au coeur de ses préoccupations, croit qu\u2019il faut aller au-delà de cette certification.Selon lui, une surveillance constante devrait être effectuée dans les résidences pour personnes âgées en perte d\u2019autonomie présentant des troubles cognitifs comme l\u2019Alzheimer.«Une caméra de surveillance aurait pu éviter ce qui s\u2019est passé à Magog», croit M.Demers.La coordonnatrice de la Société d\u2019Alzheimer en Estrie, Chantal Gosselin, estime qu\u2019il faut doser lorsqu\u2019il est question de sécurité pour les personnes atteintes de cette maladie.Sans viser le cas d\u2019Alice Lafrance-Bourdeau, elle croit qu\u2019une hausse importante de la sécurité des personnes atteintes d\u2019Alzheimer n\u2019est pas la meilleure solution.«Je ne crois pas que c\u2019est en enfermant ces personnes que nous allons améliorer leur sort.Il y a des questions générales à se poser pour répondre aux personnes atteintes d\u2019Alzheimer, pas seulement tout mettre sur le dos de problèmes technologiques.Il faut regarder ce que nous avons à leur offrir.La technologie ne remplacera jamais la présence humaine, celle d\u2019être entouré.Il faut travailler à ce que les personnes souffrant d\u2019Alzheimer puissent se sentir utiles, qu\u2019on puisse aller prendre des marches avec elles malgré leurs difficultés cognitives, croit Mme Gosselin.DÉCÈS D\u2019UNE PATIENTE PORTÉE DISPARUE La résidence Sainte-Marguerite-Marie n\u2019était pas encore certifiée ###PAGE###3### Actualités/ 3 Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 3 DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Plusieurs élus de la Ville de Sherbrooke remettent en question le rôle des arrondissements et réclament un débat sur le sujet.Doit-on centraliser certains services municipaux par souci d\u2019efficacité et d\u2019économie? L\u2019abolition pure et simple des conseils d\u2019arrondissements est-elle souhaitable? Pourrait-on réduire le nombre de districts électoraux de Sherbrooke? Ces questions, certains élus se les posent et jugent qu\u2019il est temps d\u2019en discuter, six ans après la fusion municipale ayant fait naître la nouvelle Ville de Sherbrooke et ses six arrondissements.Le sujet sera probablement abordé lors d\u2019une séance intensive de travail, à la fin de janvier.«Le statu quo est inacceptable, juge le conseiller du district de l\u2019Université, Jean-François Rouleau.Avec les arrondissements, on a des dédoublements et ça ne fonctionne pas présentement.Les arrondissements ne sont pas toujours efficaces pour assurer les services à la population.On a besoin d\u2019une structure plus efficace et on doit revoir nos façons de faire.C\u2019est toujours plus compliqué de fonctionner avec six structures plutôt qu\u2019une seule.» En 2008, le budget de fonctionnement des arrondissements atteindra environ 11 M $, soit plus du double d\u2019il y a six ans.L\u2019abolition des arrondissements ne se traduirait pas par une économie équivalente, mais elle permettrait sûrement de sauver de l\u2019argent, évalue M.Rouleau.Contrairement à Sherbrooke, les villes fusionnées de Gatineau et de Trois-Rivières fonctionnent sans arrondissements.En revanche, Saguenay et Lévis comptent trois arrondissements chacun.Moins d\u2019élus? Le président de l\u2019arrondissement de Rock-Forest-Saint-Élie- Deauville, Bernard Sévigny, va encore plus loin que son confrère Rouleau.Tout en questionnant la pertinence des arrondissements, il suggère de faire passer de 19 à 12 le nombre de districts électoraux (donc d\u2019élus) à Sherbrooke.«À 19 autour de la table, on est trop et ça devient difficile de dégager des consensus.Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019un jury compte seulement 12 membres.Chose certaine, on gagnerait en efficacité».MM.Rouleau et Sévigny insistent sur la nécessité de conserver des bureaux municipaux dans différents secteurs de la ville afin d\u2019assurer certains services de proximité aux citoyens.Ils rappellent que la création des arrondissements, lors de la fusion, est le fruit d\u2019un compromis politique visant à satisfaire les anciens maires de banlieue qui souhaitaient garder les spécificités de leurs communautés, notamment le caractère anglophone de Lennoxville.Même s\u2019ils réclament eux aussi un débat sur la question, les conseillers Marc Denault et Roger Labrecque sont un peu moins drastiques.Ils ne souhaitent pas la disparition complète des arrondissements, mais croient que la centralisation de certains services pourrait permettre des économies et une plus grande efficacité.Si les conseils d\u2019arrondissements étaient abolis, les demandes de dérogation mineure et la gestion des parcs locaux devraient être discutées à l\u2019hôtel de ville en présence de tous les élus, ce qui n\u2019a pas vraiment de sens aux yeux de M.Denault, représentant du district de Montcalm.Dans le district des Qua- tre-Saisons, Roger Labrecque ajoute qu\u2019il ne voudrait pas avoir à négocier avec 18 autres conseillers municipaux pour qu\u2019une petite rue de son quartier soit repavée.La réfection des rues locales et la gestion des parcs de quartier relèvent davantage des élus d\u2019un secteur donné, mentionne-t-il.Fusionner? M.Labrecque comprend mal comment les arrondissements de Brompton et Lennoxville peuvent compter beaucoup moins de citoyens que le seul district qu\u2019il représente.Il se demande si la fusion de certains arrondissements ne pourrait pas représenter une solution.Pour sa part, l\u2019ex-maire de Fleurimont et conseiller du district de Desranleau, Francis Gagnon, estime que les arrondissements ont encore leur raison d\u2019être.Plutôt que de travailler chacun de leur côté, les membres d\u2019un conseil d\u2019arrondissement peuvent se concerter pour développer un secteur donné, comme on le voit présentement dans l\u2019arrondissement de Fleurimont, fait valoir M.Gagnon.«Mais une ville sans arrondissement, ça fonctionne aussi», ajoute-t-il.Débat réclamé sur les arrondissements Des élus proposent leur abolition ou de réduire le nombre de districts électoraux SHERBROOKE \u2014 La Ville de Sherbrooke n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019imiter Montréal et Longueuil en réduisant la limite de vitesse à 40 km/h dans les rues résidentielles.Du moins pas pour le moment.«Personnellement, je ne crois pas qu\u2019il y ait de réel problème de sécurité dans les rues parce que la limite est fixée à 50 km/h plutôt qu\u2019à 40 km/h», affirme le président du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, Serge Paquin.«Notre problème, précise-t-il, c\u2019est plutôt qu\u2019on a de la difficulté à faire respecter les limites de vitesse en place.En ce sens, il y a un sérieux problème de délinquance à Sherbrooke.On a beau faire abaisser les limites de vitesse, mais si on ne peut pas les faire respecter, on ne sera pas plus avancé.» Le comité de sécurité publique de la Ville pourrait tout de même étudier la question au cours des prochains mois, même si, à première vue, son président n\u2019est pas très chaud à une éventuelle réduction de la limite de vitesse dans les rues résidentielles.Contrairement à ceux de Sherbrooke, les élus de Montréal et de Longueuil comptent profiter d\u2019une récente modification au Code de la sécurité routière, qui donne aux municipalités un plus grand contrôle sur leurs limites de vitesse.Dans ces deux villes, la limite de vitesse devrait passer à 40 km/h dans certaines rues résidentielles.Du côté de Gatineau, le discours est sensiblement le même qu\u2019à Sherbrooke, les élus préférant miser sur le respect des limites en place.Dans la capitale de l\u2019Outaouais, la diminution de la limite de vitesse dans les rues résidentielles entraînerait des frais de 500 000 $ pour l\u2019installation de nouveaux panneaux, tandis que 250 000 $ devraient être déboursés, chaque année, pour réajuster les circuits d\u2019autobus.Pour sa part, la Table de la sécurité routière du Québec étudiera les impacts d\u2019une éventuelle réduction de la limite de vitesse dans les quartiers résidentiels, à la demande de la ministre des Transports, Julie Boulet.\u2014 David Bombardier Sherbrooke n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019imiter Montréal 40KM/H DANS LES RUES RÉSIDENTIELLES? Jean-François Rouleau Bernard Sévigny Marc Denault Roger Labrecque Francis Gagnon ARCHIVES LA TRIBUNE La Ville de Sherbrooke n\u2019a pas l\u2019intention de profiter de la latitude accrue contenue dans le Code de la sécurité routière.Elle pourrait abaisser la limite de vitesse à 40 km/h dans les quartiers résidentiels.###PAGE###4### 4 / Actualités 4 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Désireuse d\u2019offrir un maximum de données au comité chargé de relancer la station Mont-Orford, la MRC de Memph- rémagog a entrepris une étude ayant pour but de cerner la réalité de l\u2019industrie du ski en Amérique du Nord.«Cette étude est en cours, a révélé le préfet de la MRC de Memphrémagog, Roger Nico- let, à La Tribune.Nous voulons avoir des informations approfondies sur 30 centres de ski en Amérique du Nord et dégager certaines tendances.C\u2019est un travail de moine.Il faut entre autres réussir à trouver des organisations qui acceptent de parler.» Michel Archambault et Claude Péloquin, deux spécialistes de l\u2019industrie du ski, ont déjà présenté des chiffres au comité de relance l\u2019automne dernier.Mais ce n\u2019était visiblement pas suffisant.«On n\u2019a pas trouvé de document bien sérieux correspondant à ce qu\u2019on cherchait.On aurait pu faire appel à Michel Archambault de nouveau, mais les coûts auraient été bien plus importants.C\u2019est donc quelqu\u2019un de la MRC qui fait ce travail de recherche.» M.Nicolet espère que les renseignements compilés seront d\u2019une grande utilité pour le comité de relance, composé d\u2019élus de la MRC de Memphrémagog ainsi que de représentants de diverses organisations, dont la Fédération des travailleurs du Québec et SOS Parc Orford.Selon les informations obtenues, les résultats de la recherche seront dévoilés aux nombreux membres du comité de relance lors d\u2019une séance de travail prévue fin janvier ou début février.Directeur général du Centre local de développement de la MRC de Memphrémagog, Ghys- lain Goulet prévoit que cette prochaine rencontre sera «une grosse séance de travail».Quant au directeur général de la MRC, Guy Jauron, il admet que le temps file rapidement, mais ajoute que les «travaux commencent à avancer».Rappelons que la région a jusqu\u2019au printemps 2009 pour élaborer un projet qui permettrait de relancer la station Mont-Orford, présentement gérée par Gestion Soroma et la Sépaq.«L\u2019ensemble des membres du comité seront mis dans le coup quand arrivera le temps de définir le projet final, qui devra refléter toutes les sensibilités des gens de la région.Il n\u2019est pas question de travailler autrement», assure Roger Nicolet.De l\u2019argent disponible Par ailleurs, le député d\u2019Or- ford, Pierre Reid, invite le comité de relance à tenir compte des nombreux programmes de soutien financier du gouvernement provincial lorsque viendra le temps d\u2019élaborer le projet pour sauver la station Mont-Orford.«Le ministre Claude Béchard l\u2019avait dit, à l\u2019époque où il était dans le dossier, que de l\u2019argent est disponible pour les montagnes.Si la région le souhaite, elle peut aussi avoir des millions.La relance de ce centre de ski demeure importante.On ne désire pas être gestionnaire de la montagne, mais on espère que les efforts de la région porteront fruits», lance M.Reid.Au cours des dernières semaines, le gouvernement du Québec a annoncé l\u2019octroi d\u2019un montant de 2,45 millions $ au Mont Grand- Fonds, situé dans la région de Charlevoix.Cet argent servira notamment à la modernisation des équipements de ski alpin de cette entreprise.La MRC de Memphrémagog mène une étude Elle désire mieux connaître l\u2019industrie du ski en Amérique du Nord JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-françois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 L\u2019Estrimont suites et spa rouvrira ses portes le 17 janvier prochain après une fermeture forcée d\u2019un peu plus de sept mois, occasionnée par un violent incendie qui avait dévasté le coeur de ses installations.«Ça va bien au niveau des travaux.Nous sommes dans les délais qui avaient été établis.Nos nouveaux meubles rentrent vendredi», affirme le directeur général de l\u2019établissement hôtelier, François Dallaire.Au lendemain de la réouverture, il demeurera cependant toujours certains travaux à effectuer.Par exemple, quatre condominiums seront ajoutés aux 91 existants et une grande salle de réception, épargnée par les flammes au moment du sinistre, sera rénovée.LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Les travaux de reconstruction vont bon train à l\u2019Estrimont suites et spa.Le directeur général de l\u2019établissement, François Dallaire, annonce que la réouverture aura lieu le 17 janvier.Les travaux ainsi que l\u2019achat de nouveaux équipements coûteront au total quelque 4,5 millions $.M.Dallaire assure que les coûts ne dépasseront que légèrement les prévisions.Pendant les derniers mois, seul un groupe restreint d\u2019employés de l\u2019Estrimont suites et spa est demeuré au travail.Ils ont principalement surveillé le site et travaillé aux ventes.Lundi, un groupe additionnel d\u2019une douzaine employées a repris du service.Il s\u2019agit de femmes de chambres, dont le mandat est de faire en sorte que l\u2019établissement soit vu sous son meilleur jour le 17 janvier.Lundi prochain, le reste des travailleurs seront de retour au boulot.Parmi eux, on compte plusieurs nouveaux employés, la plupart embauchés parce que la direction prévoit une croissance des activités ces prochains mois et années.«On a maintenant une trentaine d\u2019employés de plus, ce qui porte le total à près d\u2019une centaine, indique François Dallaire.On aura beaucoup plus de place pour la restauration, les réunions et les soins de santé.» Le directeur général de l\u2019établissement souligne que de nombreuses réservations ont été enregistrées.«Les gens préfèrent souvent attendre à la dernière minute pour réserver.Pourtant, on est déjà plein à 41 pour cent en février.C\u2019est très encourageant!» Rappelons que, dans les mois ayant précédé le sinistre, l\u2019ensemble des chambres de l\u2019établissement avaient été transformées en petits condominiums.Même si aucun des condos n\u2019a été endommagé par les flammes, leur location a été interrompue pour la durée des travaux.L\u2019Estrimont sur le point de rouvrir ses portes LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 La station de ski du mont Bellevue sera fermée aujourd\u2019hui et demain en raison du temps chaud des derniers jours.Cette fermeture est requise afin de conserver les conditions d\u2019enneigement des pistes, indique un communiqué.Les gestionnaires de la montagne avaient décidé de ne pas ouvrir les pentes hier matin non plus.Un nouvel avis sera émis demain afin d\u2019informer la population sur la situation qui prévaudra en fin de semaine à la station de ski, soit pour la tenue de la Journée de la famille, les cours de ski ainsi que la Semaine nationale d\u2019initiation au ski et au surf des neiges.Pour tout renseignement sur les activités du mont Bellevue, on peut consulter le site Internet au www.ville.sherbrooke.q c.ca, ou communiquer au 819 821-5872 pour la billetterie ou au 819 565-8626 pour la Boutique de ski.Du côté du mont Orford, certaines pistes ont dû être fermées aussi.Le redoux a placé la station «en mode réduction des opérations et préservation de la matière première», indique son site Internet.Seul le versant Giroux-Nord sera accessible aujourd\u2019hui et demain, au tarif nominal de 17 $.«La saute d\u2019humeur de dame Nature a causé préjudice au mont Alfred-Desro- cher dont les pistes à neige naturelle ne seront pas accessibles ce week-end».La fermeture des pentes du mont Orford et du versant Gi- roux-Est «jusqu\u2019à samedi matin devrait permettre à l\u2019eau de bien se drainer et aux équipes de montagne de peaufiner les conditions à temps pour le début des cours hebdomadaires de l\u2019école de neige».La station de ski de Montjoye était fermée hier, et une décision sera prise ce matin à savoir si les conditions permettent une réouverture des pentes.Le mont Bellevue fermé jusqu\u2019à samedi ARCHIVES LA TRIBUNE, JOCELYN RIENDEAU Quel avenir attend la station Mont-Orford? La MRC de Memphrémagog a entrepris une étude pour aider le comité de relance dans sa réflexion.###PAGE###5### Actualités/ 5 Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 5 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un père de famille de Coaticook a reconnu sa culpabilité à divers gestes à caractère sexuel sur ses deux filles mineures.Devant le juge Michel Côté de la Cour du Québec, il a reconnu sa culpabilité à quatre chefs d\u2019accusation d\u2019attouchement sexuel et d\u2019incitation à des contacts sexuels qui se sont déroulés entre 2003 et 2007.L\u2019accusé a exigé de ses deux filles des gestes comme des fellations, des jeux à connotation sexuelle et des attouchements.Pour ne pas identifier les deux fillettes, on doit taire l\u2019identité de l\u2019accusé.C\u2019est la mère, nouvellement séparée du père, qui a eu des soupçons lorsque ses deux filles refusaient d\u2019aller visiter leur père.Les deux enfants ont tout déballé à leur mère.L\u2019abuseur a été arrêté en avril 2007 dans cette affaire.Il a été évalué par un psychiatre qui a déterminé qu\u2019il était apte à faire face aux accusations portées contre lui.Étant donné que ce père de famille ne possède aucun antécédent judiciaire, son avocat, Me Michel Dussault, a demandé la confection d\u2019un rapport présen- tentiel.Le procureur de la poursuite au dossier, Me André Campagna, qui fera ses représentations sur la peine au tribunal en même temps que Me Dussault le 1er avril prochain, entend demander une longue période d\u2019incarcération.Autre cas sur sa soeur Par ailleurs, un homme de 32 ans de Sherbrooke, qui subissait son enquête préliminaire hier concernant une affaire d\u2019agression sexuelle sur sa soeur, a été cité à son procès.Les sordides événements se seraient déroulés sur une période d\u2019environ dix ans.On ne peut révéler l\u2019identité de l\u2019accusé pour ne pas identifier sa présumée victime.Tous les faits de ces événements ont été frappés d\u2019une ordonnance de huis clos et de non-publication à ce stade des procédures empêchant de divulguer tout détail.L\u2019homme est accusé d\u2019inceste, d\u2019agression sexuelle, d\u2019agression armée ainsi que de voies de fait sur sa petite soeur de trois ans sa cadette.Un chef de menaces de mort a aussi été ajouté.L\u2019individu défendu par Me Christian Raymond a comparu une première fois le 17 avril 2007 dans cette affaire.La procureure de la poursuite dans cette affaire est Me Hélène Fabi.La date du 25 mars a été retenue pour la suite des procédures.Il admet ses gestes d\u2019inceste sur ses deux filles RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un deuxième hold-up en moins d\u2019un mois est survenu hier après-midi dans une banque de l\u2019arrondissement de Lennoxville.Cette fois, c\u2019est la succursale de la Banque royale du Canada (RBC) du 131 de la rue Queen dans l\u2019arrondissement de Len- noxville qui a été la cible d\u2019un voleur.L\u2019individu dans la quarantaine s\u2019est présenté au comptoir de l\u2019institution financière vers 13 h 10.«Il a présenté un papier à la commis sur lequel il demandait un montant spécifique d\u2019argent.L\u2019employée lui a remis l\u2019argent avant que le suspect ne prenne la fuite.Tout s\u2019est déroulé dans le calme», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.L\u2019individu originaire vraisemblablement d\u2019un pays du Moyen-Orient s\u2019exprimait dans un français présentant un léger accent.Il a pris la fuite à pied en direction de la rue College.«Nous avons rapidement déployé des patrouilleurs et des enquêteurs pour le retracer.La bande vidéo de l\u2019établissement fait partie des éléments de preuve que nous allons analyser», mentionne le porte-parole du SPS.Le suspect portait des verres fumés, une casquette noire ainsi qu\u2019un manteau bleu-vert.«Toute information peut nous être communiquée pour nous aider à retracer l\u2019auteur de ce vol», mentionne Martin Carrier.Ce vol dans une banque de l\u2019arrondissement de Lennoxville est survenu moins de trente jours après celui de la succursale de la CIBC située à une centaine de mètres de celle cambriolée hier.«C\u2019est certain qu\u2019avec ces deux vols, nous allons porter une attention plus particulière au secteur.Déjà à la suite du vol de la CIBC, nous avions accentué la surveillance.Les effectifs nécessaires seront mis en place pour que la population se sente en sécurité.Il est certain que nous allons nous pencher sur la question de ces deux vols qualifiés survenus en moins d\u2019un mois», assure le porte-parole du SPS.Toute information concernant ce vol qualifié peut être communiquée à la division des enquêtes du SPS au 819-821-5544.IMACOM, CLAUDE POULIN Un vol est survenu hier après-midi à la succursale de Lennxoville de la Banque Royale du Canada.Un deuxième hold-up en trois semaines dans Lennoxville RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est un professionnel du vol à main armée, qui a été condamné jusqu\u2019à maintenant à une trentaine d\u2019années de pénitencier au cours de sa vie, qui serait à l\u2019origine du braquage de la succursale de la banque CI- BC de l\u2019arrondissement de Len- noxville survenu le 20 décembre dernier.Normand Charpentier, 56 ans, de Montréal a comparu hier devant le juge Michel Beauchemin de la Cour du Québec pour répondre à des accusations de vol qualifié en utilisant une arme à feu, de port de déguisement ainsi que de complot pour production de cannabis dans une autre affaire à Montréal.La procureure de la poursuite au dossier Me Martine Deschê- nes s\u2019est objectée à la remise en liberté du prévenu.Son avocate Me Claire Desgens a fixé la date de l\u2019enquête sur remise en liberté au 16 janvier prochain.Lors du vol dans l\u2019arrondissement de Lennoxville, Charpentier était recherché sur mandat pour une cause pendante en Abitibi-Témiscamingue.Dans cette région, il est accusé pour une affaire de production de marijuana, de menaces de mort et de voies de fait qui seraient survenus en octobre 2006.Depuis 1969 Normand Charpentier a entamé sa «carrière» dans le vol à Montréal en 1969.Son premier vol à main armée a été perpétré à Vancouver en Colombie-Britannique en 1980.Par la suite, il a sévi à Longueuil, Valleyfield, Ottawa, Québec et Montréal.Sa dernière peine de pénitencier remonte en 2000 à Montréal où il a été condamné à sept ans.Lors du vol de la CIBC, Normand Charpentier et un autre complice toujours au large auraient sauté par-dessus le comptoir en aspergeant le personnel de poivre de Cayenne avant de s\u2019emparer de l\u2019argent et de prendre la fuite à pied.«Nous recherchons toujours le deuxième suspect dans cette affaire», mentionne le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.Déjà deux personnes, Keven Morin et Francine Ouellette, ont été arrêtées en possession d\u2019argent marqué obtenu lors de ce vol.Ils ont été accusés de complicité après le fait.La police épingle un voleur aguerri HOLD-UP DE LA CIBC ###PAGE###6### 6 / Actualités 6 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 Perspectives LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Douze élèves de l\u2019école secondaire du Triolet ont été suspendus peu avant les Fêtes pour avoir consommé de la drogue.Selon le directeur de l\u2019établissement, Marc Juneau, c\u2019est la première fois que l\u2019établissement suspend autant d\u2019élèves d\u2019un seul coup.«C\u2019est un groupe d\u2019élèves qui consommaient souvent, pas sur les terrains de l\u2019école, mais près des terrains.Nos surveillants avaient des inquiétudes», raconte M.Juneau.Les élèves du deuxième cycle (de la troisième à la cinquième secondaire) ont reconnu leur culpabilité.Les jeunes ont été suspendus pour une période d\u2019environ trois jours.«On a un protocole d\u2019intervention en toxicomanie.Lorsque c\u2019est un premier événement, c\u2019est une suspension de deux à cinq jours.Durant la suspension, il y a une réflexion écrite à faire.L\u2019objectif est de les faire réfléchir.» Dans ce genre d\u2019affaire, des suivis sont faits auprès des élèves, notamment avec un intervenant en toxicomanie; une trousse d\u2019informations est également remise aux parents.Rappelons que, depuis l\u2019automne, la présence policière a été accrue dans les écoles secondaires grâce à une entente entre la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et le Service de police de Sherbrooke (SPS).De plus, en 2006, la CSRS a modifié son approche auprès des élèves consommant ou faisant le trafic de substances psychotropes; elle mise davantage sur l\u2019accompagnement plutôt que les sanctions.Le Triolet suspend 12 élèves Ç a n\u2019a rien d\u2019un saccage à grande échelle, mais ça irrite l\u2019oeil.Suffisamment pour que le président de l\u2019arrondissement de Lennoxville, Douglas MacAulay, soit intervenu sur place le 23 décembre pour faire cesser le déboisement d\u2019un terrain longeant la rivière Saint-François.Sur le site de l\u2019ancienne cour à bois qui pourrait devenir un complexe de condominiums, au carrefour des Petites-Fourches (jonction de la rivière Mas- sawippi) où les Amérindiens ont longtemps planté leurs tipis.Le propriétaire se retrouve avec la Ville de Sherbrooke et le ministère de l\u2019Environnement sur les talons et sera vraisemblablement mis à l\u2019amende pour avoir entrepris un «ménage» constituant une entrave aux lois.Je vous situe.La Bowen Lumber a longtemps été au coeur du quartier d\u2019affaires de Lennoxville.Avec le déplacement de l\u2019activité commerciale, ce magasin général s\u2019est retrouvé trop isolé à l\u2019extrémité du cul-de-sac qu\u2019est la rue Conley, le long de la voie ferrée et du corridor récréatif débouchant derrière le motel La Marquise.Le pouvoir d\u2019attraction des cours d\u2019eau fait aujourd\u2019hui de cette enclave en retrait un endroit de rêve pour un projet immobilier.Telles sont d\u2019ailleurs les visées de la compagnie Gestion David Duncan, présidée par l\u2019homme d\u2019affaires Paul McLean, notamment propriétaire de franchises Subway à Sherbrooke et dans la région.«Nous avons nettoyé et éclairci un peu la rive pour améliorer le coup d\u2019oeil pour nos condos.Auparavant, nous avions ramassé les vieux débris de bois et de métal accumulés sur le terrain.Nous replanterons d\u2019autres arbres, les bonnes essences aux bonnes places.C\u2019est un site exceptionnel que nous voulons valoriser et non endommager», plaide M.McLean.Quelques arbres n\u2019ont pas été coupés, mais seulement élagués.Dans l\u2019appréciation de la Ville de Sherbrooke, il ne s\u2019agit toutefois pas que de travaux de jardinage.«Le propriétaire a agi sans permis et il est en infraction.La Ville, qui a aussi le statut d\u2019une MRC, a l\u2019obligation légale de faire respecter la politique provinciale de protection des berges, du littoral et des plaines inondables.Pas question de poursuivre cette opération», commente le directeur du Service de planification et de développement urbain, Sylvain Bouliane.À titre de président d\u2019arrondissement, Douglas MacAulay n\u2019avait aucun pouvoir légal de stopper ce défrichage à la veille de Noël.Son autorité morale a suffi.«Je suis content qu\u2019une citoyenne nous ait alertés et rassuré par la collaboration du propriétaire.Nous nous chargerons de le seconder et de bien le conseiller, car il faut que ce projet se réalise.Lennoxville en a besoin.Des citoyens de mon âge veulent se relocaliser dans des condos après avoir vendu leur maison», insiste- t-il.La procédure d\u2019amendement au zonage pour changer la vocation du terrain a été initiée auprès de la Ville.«Je vis à Lennoxville, je suis un homme d\u2019affaires connu et respecté et je saurai gagner la confiance du voisinage avec un projet de qualité», assure Paul McLean.Selon les plans élaborés, entre 18 et 36 unités de condominiums pourraient voir le jour sur la rive ouest de la Saint-François sans que les occupants ne soient exposés aux crues.La construction se ferait dans la zone inondable à récurrence de 0-100 ans.Ce n\u2019est pas le cas d\u2019une partie des bâtiments de l\u2019ancienne aire commerciale se trouvant plutôt à l\u2019intérieur de la zone 0- 20 ans.Tous les bâtiments existants seront d\u2019ailleurs démolis si le projet de condos est mené à terme.Je ne sais pas mais, pour améliorer mes chances de ne pas rater ce rendez-vous avec l\u2019histoire, moi, j\u2019aurais eu tendance à dérouler des plans et à attendre le changement de zonage avant de sortir les scies à chaîne.Ça ménage les susceptibilités.Dans une région frappée par les algues bleues, dans une ville qui veut s\u2019amender pour l\u2019exportation de ses déchets en plantant massivement des arbres, un pareil ménage, c\u2019est se jeter à la rivière en nageant à contrecourant.IMACOM, JESSICA GARNEAU Des travaux de défrichage ont été entrepris illégalement en bordure de la rivière Saint-François, dans l\u2019arrondissement de Lennoxville, sur le site d\u2019une ancienne cour à bois acquis en vue de l\u2019implantation d\u2019un complexe de condominiums.La Ville a ordonné l\u2019arrêt des travaux et met le propriétaire en infraction.Le ministère de l\u2019Environnement y dépêchera également un de ses inspecteurs.« Ménage » délinquant à Lennoxville FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Rien n\u2019a encore bougé dans le projet de condos sur le site de la Clinique médicale Vimy, dans la rue du même nom à Sherbrooke, qui sera désaffectée à la mi-janvier.Du moins hier, aucune demande de permis de démolition de l\u2019immeuble actuel, occupant les 44 et 46 de la rue Vimy, n\u2019avait été reçue à la Ville de Sherbrooke, même si cela peut faire l\u2019objet de discussions entre promoteurs et fonctionnaires, comme dans tout dossier de cette nature.Par conséquent, le directeur du service de la planification et du développement urbain, Sylvain Boulianne, ne pouvait dire ce que sera la suite des choses.«Il faut attendre d\u2019avoir la demande (de permis), pour en faire ensuite l\u2019analyse.Pour l\u2019usage futur (du terrain), tout est fonction du zonage en vigueur, si des amendements sont nécessaires et ainsi de suite», a-t-il précisé.En octobre dernier, La Tribune avait fait état d\u2019un projet de promoteurs, dont un des gestionnaires de la clinique médicale, pour la construction d\u2019un premier ensemble de 16 condos, le printemps prochain.Quant au bâtiment actuel, qui ne jouit d\u2019aucune protection ni classement, l\u2019historienne de l\u2019architecture Jacqueline Hallée le considère patrimonial (voir la page Opinions en 14).«Même si cette résidence n\u2019est pas classée, elle est patrimoniale, compte tenu de l\u2019architecte qui en a dessiné les plans et qui l\u2019a habitée, Alphonse Bélanger.Il a été un architecte très important, qui a réalisé de grandes choses», a dit Mme Hallée.Elle souhaite par son intervention «éveiller les consciences», face à l\u2019importance de préserver le patrimoine bâti.Démolition de l\u2019immeuble de la Clinique Vimy: rien ne bouge ###PAGE###7### Actualités/ 7 Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 7 TRISTAN PÉLOQUIN MONTRÉAL \u2014 Après le temps exceptionnellement doux qui a gonflé les rivières en Monté- régie, les fortes rafales de vent ont donné du fil à retordre aux autorités hier au Québec.En fin d\u2019après-midi, tout près de 100 000 abonnés d\u2019Hydro-Québec étaient privés de courant.Les pannes, particulièrement importantes dans les Laurenti- des (25 000 abonnés touchés), en Outaouais (15 000) et à Montréal (23 000), on été provoquées dans bien cas par des branches d\u2019arbres soufflées sur les fils par des bourrasques approchant les 100 km/h.«En tombant, ces branches ont déclenché les systèmes d\u2019arrêt automatique.Dans d\u2019autres cas, les fils électriques ont tout simplement décroché, a expliqué le porte-parole de la société d\u2019État, Jean-Philippe Rousseau.Heureusement, le vent s\u2019est calmé en fin de journée, ce qui a considérablement facilité le travail de nos équipes.» Près de Huntingdon, où une dizaine de résidants ont été évacués en matinée après le débordement de la rivière Châteauguay, un autobus d\u2019écoliers occupé par une quarantaine d\u2019enfants s\u2019est retrouvé embourbé dans un fossé rempli d\u2019eau, vers 16h, sur une route du secteur Hinchinbrooke.«Les enfants ont été évacués à l\u2019aide d\u2019un tracteur.Il n\u2019y a eu aucun blessé», a indiqué le sergent Michel Brunet, de la Sûreté du Québec.Un peu plus tard, un autre véhicule s\u2019est trouvé coincé sur une route inondée du même secteur; son conducteur avait de l\u2019eau jusqu\u2019à la taille.«L\u2019homme a souffert d\u2019hypothermie», a précisé le sergent Brunet.À L\u2019Île-Perrot, une dame a dû être transportée à l\u2019hôpital en ambulance après avoir été coincée sous un arbre.On ne craint pas pour sa vie.À Montréal, en plus des nombreuses pannes, le vent a causé plusieurs problèmes mineurs.Un arbre s\u2019est effondré sur une voiture rue Saint-Denis, près de la rue Beaubien.L\u2019incident n\u2019a fait aucun blessé, mais la circulation a été perturbée pendant plusieurs minutes, alors que des employés de la Ville s\u2019affairaient à tronçonner l\u2019arbre.La Tour IBM-Marathon, coin René-Lévesque et Drummond, a aussi dû fermer deux entrées en fin d\u2019avant midi, après que les débris d\u2019un chantier de construction voisin, transportés sur plusieurs centaines de mètres par le vent, eurent percuté le toit de l\u2019édifice.Les travaux aux étages supérieurs du Crystal, situé à l\u2019angle de la rue de la Montagne et du boulevard René-Lévesque, ont dû être interrompus à la suite de l\u2019incident.Selon Hydro-Québec, le courant devrait être revenu d\u2019ici ce matin chez la plupart des abonnés qui en étaient privés.La situation était par ailleurs stable sur la rivière Château- guay en fin de journée, ce qui n\u2019a pas empêché un aéroglisseur de la Garde côtière de fendre la glace en aval pour éviter la formation d\u2019embâcles.Selon Environnement Canada, la température devrait baisser au cours des prochaines heures, mais restera largement au-dessus de la normale saisonnière.Du temps chaud, avec un maximum de 6 degrés, est à nouveau prévu demain.(La Presse) Après le redoux, au tour du vent.RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les forts vents de la soirée d\u2019hier ont entraîné des pannes de courant un peu partout sur le territoire estrien.Plusieurs arbres de même que des poteaux électriques ont aussi été sectionnés par les rafales de vent.Les secteurs du Val-Saint-François et du Haut- Saint-François ont été touchés plus particulièrement.La route 222 à Maricourt a été fermée une partie de la soirée en raison d\u2019un arbre tombé sur la chaussée.Même chose pour le chemin Fontainbleau à Lingwick fermé à la circulation en raison du débordement de la rivière aux saumons.Hier, le réseau d\u2019Hydro-Sher- brooke a été soumis à rude épreuve, en début d\u2019après-midi, en raison des forts vents qui sévissaient sur la région.Des chutes d\u2019arbres et de branches ont causé de nombreuses pannes de courant.Vers 13h, 3000 clients étaient privés d\u2019électricité.Ce nombre a chuté au fur et à mesure que les gens d\u2019Hydro- Sherbrooke réparaient les bris.Deux secteurs étaient plus problématiques, soit celui de Bertrand-Fabi et de Saint-De- nis-de-Brompton.À cet endroit, un arbre était tombé sur la route 249.Des pannes dispersées YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Vu le niveau alarmant du réservoir Bulstro- de, le maire de Victoriaville, Roger Richard, n\u2019a eu d\u2019autre choix que de mettre en place le plan de sécurité civile et d\u2019émettre un avis d\u2019évacuation préventif pour une trentaine de résidences des rues Dorilla, Louise, des Éboulis, Lavoie, Yannick, Amé- lie et Fraser, vers 15 heures, hier après-midi.Au total, une soixantaine de personnes ont été expulsées temporairement de leur chez- soi.La plupart d\u2019entre eux ont élu domicile chez des proches, 12 ont été pris en charge par la Croix-Rouge et ont logé à l\u2019hôtel.Comme le prévoit le plan de sécurité civile, la municipalité a mis une ligne téléphonique à l\u2019intention des personnes évacuées.En composant le 819 758-4338, les citoyens seront informés de l\u2019état des cours d\u2019eau et du maintien ou non de l\u2019avis d\u2019évacuation pour leur secteur.De 2,12 mètres qu\u2019il était en début de journée, l\u2019eau du réservoir a cru pour atteindre 2,44 mètres vers 15 heures et des informations provenant d\u2019observateurs postés en amont, à Sainte-Sophie-d\u2019Halifax, laissaient entrevoir le pire.«On croyait bien que les choses étaient en train de se normaliser, mais la situation commandera possiblement l\u2019ouverture de trois des quatre portes du barrage, inondant ainsi les secteurs situés en aval», a indiqué le maire.Le niveau de l\u2019eau a atteint 2,52 mètres vers 19 heures, hier soir, soit deux centimètres de plus que le seuil critique commandant l\u2019ouverture de vannes additionnelles.Malgré tout, les autorités n\u2019ont pas cru bon ouvrir la troisième porte et soumettre les résidents des quartiers des Éboulis et de la plage Hamel à des inondations plus importantes.«Les données obtenues nous indiquaient que le niveau avait atteint son maximum.Il s\u2019était stabilisé à l\u2019entrée du bassin», a ajouté M.Richard.Au moment d\u2019écrire ces lignes, le niveau de l\u2019eau du réservoir Bulstrode était stable à 2,47 mètres et il n\u2019y avait pas d\u2019embâcle visible en amont, ce qui laisse présager que tout devrait rentrer dans l\u2019ordre au cours de la journée d\u2019aujourd\u2019hui (jeudi).«Si la tendance se maintient, nous devrions être en mesure de retourner les gens chez eux au cours de la journée», a-t-il affirmé.La rivière Nicolet sous haute surveillance La rivière Nicolet a également attiré l\u2019attention des autorités au cours de la journée d\u2019hier.L\u2019embâcle, située sous le pont Baril, à l\u2019entrée de la ville, a fait un bond de 300 mètres avant de se coincer un peu plus loin sur le cours d\u2019eau, faisant monter le niveau très rapidement et inondant partiellement la rue Pellerin.Heureusement, l\u2019eau s\u2019est finalement frayée un chemin à travers l\u2019amas de glace, faisant baisser le niveau en amont.Selon le maire Richard, il faudra tout de même que l\u2019embâcle soit brisée si elle gèle à cet endroit.Une soixantaine de riverains ont dû être évacués à Victoriaville LA TRIBUNE, YANICK POISSON Une embâcle située sous le pont Baril a fait grimper le niveau de la rivière Nicolet, hier à Victoriaville, inondant partiellement la rue Pellerin.Une trentaine de résidences ont dû être évacuées en raison du niveau alarmant du réservoir Bulstrode.###PAGE###8### 8 / Actualités 8 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sept des victimes de l\u2019abbé Daniel Pichette demandent chacune 100 000 $ en dommages et intérêts pour les gestes à caractères sexuels qu\u2019elles ont subi de la part du prêtre pédophile.Dans la requête introductive d\u2019instance en dommages et intérêts, les trois femmes et quatre hommes réclament conjointement 700 000 $ à l\u2019abbé Pichette de même qu\u2019à l\u2019Archevêché de Sherbrooke.En janvier 2007, Pichette avait été condamné à 21 mois de prison pour les abus sexuels de huit victimes entre 1951 et 1976 au centre Val-du-Lac et au camp chez grand-maman.L\u2019abu- seur a reconnu sa culpabilité à l\u2019endroit des ses victimes devant la Cour du Québec en novembre 2007.La requête déposée par Me Pierre Lessard, en Cour supérieure, stipule que lors des agressions sexuelles de Daniel Pichette, ses victimes «éprouvaient de la peur, se sentaient menacées, ne pouvaient rien dire et se sentaient impuissantes à se faire entendre ou croire».À la suite de ces terribles gestes, ils ont «vécu la honte, la peur, la culpabilité, la solitude, l\u2019isolement et étaient dans un état d\u2019équilibre précaire, de sidéra- tion et d\u2019emprise, occultant ces agressions pour y survivre.» Les victimes de Pichette réclament des dommages pour incapacité partielle permanente, dommages moraux et psychologiques, atteinte illicite à l\u2019intégrité et à la dignité de la personne, troubles, ennuis, douleurs, souffrances, perte de jouissance de vie et inconvénients multiples, dommages punitifs ainsi que perte de revenus et autres dommages matériels.La présentation de la requête introductive d\u2019instance en Cour supérieure se déroulera le 20 février prochain au palais de justice de Sherbrooke.Les victimes de l\u2019abbé Daniel Pichette demandent réparation SHERBROOKE \u2014 Michel Lussier l\u2019avoue sans gêne : il n\u2019a jamais su ce qu\u2019il voulait faire dans la vie.Et à 36 ans, il soutient qu\u2019il ne le sait toujours pas.C\u2019est ce qui explique, dit-il, qu\u2019il ait décroché aussi rapidement des bancs d\u2019école une fois rendu au Cégep.Il n\u2019avait alors que 18 ans.«J\u2019étais plus ou moins intéressé à continuer l\u2019école parce que je n\u2019avais pas de but précis.Je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie.Je suis tombé dans le monde de la restauration par accident», explique-t-il.Et quel accident! Hier soir, le jeune homme d\u2019affaires sher- brookois inaugurait rien de moins que son 4e café-bistro Caffucino, un investissement de 250 000 $.Plus petit de talle que ses grands frères avec sa quarantaine de places intérieures, il est situé à l\u2019angle des rues King et Wellington Nord, dans le local qui a longtemps abrité la bijouterie Turcotte.Dans la cuisine Michel Lussier peut dire qu\u2019il n\u2019a pas volé le succès qu\u2019il connaît.Le travail ne lui a en effet jamais fait peur.Enfant, il a agi comme camelot pour La Tribune pendant cinq ans.Avec l\u2019argent ainsi amassé, il a acquis une mobylette qui lui a permis de se véhiculer et de devenir plongeur au restaurant Giorgio, qui est plus tard devenu le Ranch du Spaghetti, propriété de Jacques Lussier, son cousin.«Mon père, Réal, voyait que j\u2019aimais ça et il m\u2019a proposé de m\u2019associer à lui et d\u2019ouvrir un restaurant Ranch du Spaghetti, qui existe encore aujourd\u2019hui en bordure de l\u2019autoroute 10 à Magog», rappelle-t-il.«Comme j\u2019étais très gêné, mon père s\u2019occupait des clients et moi de la cuisine.Je travaillais sept jours sur sept dans la cuisine et j\u2019aimais ça.» Le père et le fils ont vendu le Ranch du Spaghetti peu de temps après que Michel eut lancé son premier Caffucino.«Au Québec, il y a plein de super beaux cafés et il y a plein de super beaux bars, mais le mixte des deux est plutôt rare.C\u2019est ce que nous offrons et c\u2019est ce combiné que nos clients apprécient», explique le concepteur qui concocte lui-même, encore aujourd\u2019hui, les menus et les plats offerts dans ses «restos».«Tout le menu, c\u2019est moi qui l\u2019ai pensé.J\u2019ai créé toutes nos pizzas.Le croquis du logo est de moi aussi.Le nom vient par ailleurs d\u2019un de mes deux associés du départ et, aujourd\u2019hui, il est tellement populaire, qu\u2019il arrive que des clients demandent dans certains restaurants un caffucino plutôt qu\u2019un capuccino », expli- que-t-il fièrement.Dans un garage! On inaugurait hier, au cen- tre-ville, le 3e café-bistro Caf- fucino à avoir pignon sur rue dans les limites de Sherbrooke et il voit le jour un peu plus de 10 ans après que Michel Lussier et deux copains aient osé sortir des sentiers battus en offrant un endroit spécialisé dans les cafés, les desserts et les sandwichs.Rapidement, un copain s\u2019est éclipsé, après quoi Michel Lussier a racheté les parts du deuxième.Aujourd\u2019hui, il dirige une entre- Et il ne savait pas quoi faire dans la vie.MARIO GOUPIL mario.goupil@latribune.qc.ca prise florissante qui compte 105 employés et qui fait des envieux.On retrouve même un «Caffu» dans le même édifice qu\u2019un commerce de pneus (Le Relais) à Rock Forest.Faut le faire! «Je ne sais pas si j\u2019ai été audacieux ou insouciant, mais je n\u2019ai jamais regretté ma décision, dit Michel Lussier.Je dirais de mon \u2018Caffu\u2019 de Rock Forest, qu\u2019il est le meilleur en terme de rentabilité.» Le voici maintenant au cen- tre-ville de Sherbrooke avec un nouveau concept.Benjamin Dumas se joint se joint à lui comme actionnaire minoritaire.«Cela fait cinq ans qu\u2019il travaille pour moi et c\u2019est lui qui s\u2019occupe de tous les employés.C\u2019était une façon de l\u2019encourager et de le garder.Nous mettons de l\u2019avant cette fois un petit-café-coin-de- rue qui pourrait être implanté à bien des coins de rue dans la région», avoue Michel Lussier.Il ne se passe d\u2019ailleurs à peu près jamais une semaine sans que ce dernier reçoive un coup de fil d\u2019investisseurs intéressés à acquérir une concession du populaire Caffucino.«Je suis super prudent à ce chapitre, avoue finalement le principal intéressé.Devenir franchiseur ne fait pas partie de mes plans.Je sais que ça marcherait, mais je suis heureux dans mon affaire comme elle est présentement.J\u2019ai une femme et deux jeunes enfants et ça ne me tente pas d\u2019être sur la route constamment.Dans mon concept, il y a de \u2018l\u2019âme\u2019 et \u2018l\u2019âme\u2019, ça ne se franchise pas.» IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Michel Lussier, propriétaire du nouveau café-bistro Caffucino du centre-ville de Sherbrooke, pose en compagnie de son partenaire d\u2019affaires, Benjamin Dumas.L\u2019affaire a nécessité un investissement de 250 000 $.###PAGE###9### ??????????? ? ????????????? ? ?????????????????????????????????? ?????????? ?????? National / 9 Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 9 LAURIER CLOUTIER MONTRÉAL \u2014 Les constructeurs d\u2019automobiles lanceront des rabais plus importants le printemps prochain pour mieux refléter la parité du huard avec le dollar américain.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré hier à La Presse Affaires le président de l\u2019Association pour la protection des automobilistes (APA), George Iny.«Il ne faut pas acheter un véhicule avant que les prix baissent encore.Il y a d\u2019autres rabais dans le pipeline pour le printemps prochain», selon George Iny.Encore des écarts L\u2019automne dernier, le président de l\u2019APA avait soulevé l\u2019ire de concessionnaires en recommandant de ne pas acheter un véhicule avant janvier 2008, afin de laisser le temps aux constructeurs de s\u2019ajuster au nouveau taux de change.Mais ils ont manqué de temps, car il y a toujours des écarts importants entre les prix américains et canadiens, selon George Iny.Au contraire, le président de DesRosiers Automotive Consultants, Dennis DesRosiers, a déclaré à La Presse Affaires, mardi, que les rabais des constructeurs risquent d\u2019être un peu moins élevés au cours des prochains mois.«Il y aura encore des rabais en 2008, ils ne disparaîtront jamais, mais ils perdront un peu d\u2019importance, car les constructeurs n\u2019auront pas les moyens de les maintenir aussi élevés», estimait Dennis DesRosiers.L\u2019économiste de la Banque Sco- tia, Carlos Gomes, soulignait de son côté que les achats de véhicules aux États-Unis font pression sur les prix au Canada.Les importations continuent Des Canadiens et des Québécois continuent d\u2019importer des véhicules américains moins chers, renchérit le président de l\u2019APA, qui aide ses membres dans leurs acquisitions.«C\u2019est technique, il y a parité.Si l\u2019industrie automobile travaille bien sur ses prix, le marché n\u2019aura pas besoin de l\u2019APA», lance George Iny.«Là, il y a toujours des écarts de prix.Leur importance dépend des modèles», dit George Iny.Des constructeurs viennent de comprendre que ça ne vaut pas la peine d\u2019offrir des rabais de moins de 3500 $.Par contre, les clients savent que la parité du taux de change commande des rabais plus importants, dit-il.«C\u2019est super bon pour les acheteurs de véhicules neufs.Et dans le marché de l\u2019occasion, un niveau de professionnalisme s\u2019instaure.Des groupes de détaillants, bien capitalisés, peuvent acheter de plus gros volumes de véhicules, dont de luxe», conclut George Iny.(La Presse) Automobile : de meilleures aubaines au printemps, dit l\u2019APA MARIE TISON MONTRÉAL \u2014 La Cour supérieure du Québec a fait dérailler le projet de remplacement des voitures du métro concocté par la Société des transports de Montréal.Dans un jugement de 46 pages rendu hier, le juge Joël Silcoff déclare que la STM ne peut pas négocier un contrat de gré à gré avec Bombardier Transport pour le remplacement des 336 voitures MR-63 du métro montréalais.Le juge ordonne à la STM de procéder par appel d\u2019offres.Il s\u2019agit d\u2019une importante victoire pour Alstom, qui avait été écartée du processus.«Nous allons aiguiser nos crayons et nous allons nous mettre au travail pour produire dans les meilleurs délais, dès que nous aurons le cahier des charges, une soumission qui va présenter le meilleur produit au meilleur prix», a commenté le vice-président aux communications d\u2019Als- tom Canada, Pierre Renault.Le président du conseil d\u2019administration de la STM, Claude Trudel, s\u2019est montré déçu.«Il y a des conséquences, a-t-il fait valoir.Il faut remplacer ces voitures.Quelque soit la décision qui sera prise, on doit parler d\u2019un retard d\u2019un an.» La STM n\u2019a pas encore décidé si elle en appellera du jugement Silcoff.Il s\u2019agira en fait d\u2019une décision qui sera prise conjointement avec le gouvernement québécois.Québec doit financer 75% du projet de remplacement des voitures du métro, un projet de 1,2 milliard de dollars.Le gouvernement n\u2019a pas voulu émettre de commentaires hier soir.C\u2019est le ministre Béchard qui a parti le bal en juillet 2005 en déclarant que le gouvernement cherchait à accorder le contrat à Bombardier Transport sans appel d\u2019offres.À l\u2019époque, M.Béchard était, et il est encore, député de la circonscription de Kamouraska-Témiscouata, dans laquelle se trouve l\u2019usine de Bombardier à La Pocatière.Le 11 mai 2006, le gouvernement québécois a annoncé en grande pompe que le contrat de 1,2 milliard sera effectivement négocié de gré à gré avec Bombardier Transport.Le nouveau ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a soutenu que le gouvernement pouvait légalement procéder ainsi parce qu\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un manufacturier de voitures de métro au Canada, Bombardier.Alstom a contesté cette interprétation et s\u2019est adressée aux tribunaux pour forcer la STM à procéder par appel d\u2019offres.«Selon la prépondérance de la preuve crédible, le Tribunal conclut que ni la STM ni le MDEIE (.) n\u2019ont mené des vérifications sérieuses sur l\u2019unicité des fournisseurs en l\u2019espèce», écrit le juge.Bombardier a qualifié la décision de décevante.«Ça peut occasionner des délais supplémentaires dans le processus d\u2019approvisionnement, ce qui peut avoir des impacts au niveau des usagers», a fait valoir la porte-parole de Bombardier Transport, Geneviève Dion.Elle a indiqué que Bombardier analysera la décision en détail et examinera les avenues qui se présentent à elle.«Nous sommes confiants d\u2019avoir le produit qui peut répondre aux besoins des Montréalais et de la STM, a-t-elle déclaré.Nous sommes prêts à répondre à ce qui sera demandé.» (La Presse) MÉTRO DE MONTRÉAL La Cour ordonne un appel d\u2019offres ###PAGE###10### 10 L a T ribune - Sherbrooke Jeudi 10 Janvier 2008 ###PAGE###11### Harper reçoit les PM demain / 11 Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 11 KARINE FORTIN LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les partis d\u2019opposition à Ottawa sont unanimes à croire que rien de substantiel ne pourra émerger de la rencontre informelle des premiers ministres prévue pour demain soir à la résidence officielle de Stephen Harper.La réunion, réclamée par plusieurs chefs de gouvernement dont Jean Charest, aura lieu autour d\u2019un dîner au 24, Sussex.Il n\u2019y a pas d\u2019ordre du jour, mais l\u2019on s\u2019attend à ce que l\u2019économie, l\u2019environnement et la réforme du Sénat figurent parmi les questions abordées.Pour le chef libéral Stéphane Dion, le premier ministre Harper fait preuve de bien peu de considération pour ses homologues en les recevant sans cérémonie et sans organisation adéquate.« Ça a été préparé tout croche, a-t-il insisté hier.Normalement on s\u2019entend sur un ordre du jour et c\u2019est bien connu, c\u2019est public, les premiers ministres travaillent ensemble avec leurs ministres et leurs hauts fonctionnaires afin que tout cela soit bien préparé.» C\u2019est aussi l\u2019avis du chef néo- démocrate Jack Layton pour qui « rien ne peut remplacer les réunions formelles et régulières en personne des premiers ministres du Canada ».« Malheureusement, une courte réunion lors d\u2019un souper deux ans après le début de votre mandat n\u2019incarne pas le fédéralisme ouvert ni la consultation sincère nécessaires pour aborder les enjeux importants auxquels notre pays est confronté », peut-on lire dans une missive adressée à Stephen Harper et rendue publique hier.« Il est lamentable que votre gouvernement ne s\u2019efforce pas de tenir des réunions plus fréquentes et dotées d\u2019ordres du jour plus formels avec vos homologues provinciaux et territoriaux.Cela fait longtemps que l\u2019on essaie de faire en sorte que la tenue régulière de telles réunions soit une obligation constitutionnelle.» À l\u2019instar du Bloc québécois, les deux partis d\u2019opposition fédéralistes croient que l\u2019économie \u2014 et particulièrement la crise du secteur manufacturier \u2014 devrait être le thème principal de la rencontre à huis clos.Le chef libéral est curieux de voir ce que le gouvernement a en réserve pour le secteur forestier.On s\u2019attend en effet à ce que le premier ministre Harper profite d\u2019une visite au Nouveau- Brunswick pour dévoiler les grandes lignes d\u2019un plan d\u2019aide à cette industrie malmenée.M.Dion estime cependant que les conservateurs ont erré en ne consultant pas les provinces comme l\u2019Ontario et le Québec, qui ont déjà adopté des mesures de soutien aux travailleurs et aux communautés en crise.Une réunion sans ordre du jour, déplore Stéphane Dion MARTIN OUELLET LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le Québec doit obtenir au moins le tiers de l\u2019enveloppe budgétaire que réserve le gouvernement Harper pour aider l\u2019industrie forestière, a soutenu hier le chef de l\u2019opposition officielle, Mario Dumont.Le leader adéquiste a fait part de ses attentes à 48 heures de la rencontre entre le premier ministre Stephen Harper et ses homologues des provinces, demain à Ottawa.« Mes attentes sont extrêmement élevées », a-t-il dit, lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019Assemblée nationale, appelant le premier ministre Jean Cha- rest à soutirer pour le Québec « sa juste part » des centaines de millions $ que pourrait annoncer M.Harper dès aujourd\u2019hui dans les maritimes.Des informations non confirmées circulaient hier à l\u2019effet qu\u2019Ottawa consentirait 500 millions $ pour aplanir les effets de la crise forestière.Comme le Québec compte le tiers des emplois de l\u2019industrie de la forêt au pays, le premier ministre Charest doit obtenir un pourcentage de cet ordre de la cagnotte fédérale, a expliqué le chef de l\u2019Action démocratique.« Lorsqu\u2019on parle de notre juste part, le nombre d\u2019emplois devient un critère assez objectif pour nous éclairer et nous donner un ordre de grandeur », a-t- il précisé.Un porte-parole du premier ministre fédéral a répliqué, hier en fin d\u2019après-midi, pour dégonfler les attentes exprimées par M.Dumont.Il est inexact de prétendre que le Québec compte le tiers des emplois forestiers au Canada, a mentionné Dimitri Soudas, attaché de presse de Stephen Harper.Citant des données de Statistique Canada, M.Soudas a fait remarquer que les travailleurs québécois \u2014 86 000 sur un total 301 000 \u2014 comptaient pour 28,6 pour cent des salariés de la forêt au pays en 2007.« Ce n\u2019est pas le tiers », a insisté M.Soudas.Les demandes de l\u2019ADQ ne se limitent pas au secteur forestier.Mario Dumont prévient le premier ministre Charest qu\u2019il devra aussi exiger de nouveaux fonds du gouvernement conservateur en prévision du dépôt du budget fédéral en février prochain.L\u2019ADQ réclame entre autres de l\u2019argent pour le transport en commun, le secteur manufacturier \u2014 lui aussi en crise \u2014 et l\u2019éducation.« Il faut être beaucoup plus large.Ce n\u2019est pas juste la crise forestière, c\u2019est l\u2019ensemble du secteur manufacturier, ce sont des programmes d\u2019infrastructures, et là, je mets l\u2019emphase sur le transport en commun.Et c\u2019est aussi l\u2019éducation post-secondaire », a-t-il dit.Le sous-financement de l\u2019éducation post-secondaire révèle à quel point il est faux de prétendre que le déséquilibre fiscal est résorbé, a fait valoir M.Dumont.Dumont réclame le tiers des sous ###PAGE###12### ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? 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contre 30 pour cent pour les libéraux.L\u2019appui accordé au Nouveau Parti démocratique par les 1000 Canadiens interrogés entre les 3 et 6 janvier a quant à lui reculé en Colombie-Britannique, au Québec et en Ontario, passant à 13 pour cent.Au Québec, le Bloc québécois obtient 41 pour cent des intentions de vote, les conservateurs 23, les libéraux 19, le Parti vert 9 pour cent et le NPD, 8 pour cent.Le sondeur Bruce Anderson estime que plusieurs raisons évidentes peuvent expliquer un regain de popularité du gouvernement pendant la période tranquille du temps des Fêtes.Il a expliqué que les gouvernements sont toujours plus populaires quand le Parlement ne siège pas et qu\u2019ils ne font donc pas l\u2019objet d\u2019attaques quotidiennes de la part des partis d\u2019opposition, attaques qui retiennent souvent l\u2019attention des médias.Les conservateurs avaient connu un regain de popularité similaire pendant la période estivale.À l\u2019automne, toutefois, ils ont souffert de l\u2019affaire Mulro- ney-Schreiber et de leur position au sommet environnemental de Bali.Les résultats des conservateurs au Québec ont de quoi les préoccuper, même si la marge d\u2019erreur est plus grande.Il est possible que les Québécois aient été plus sensibles aux critiques de la position du gouvernement au sommet de Bali, au dire de M.Anderson.Cependant, les estimations sont nettement plus encourageantes en Colombie-Britannique, où les troupes de M.Harper devancent les libéraux de 13 points, de même que dans les provinces de l\u2019Atlantique, où elles ont consolidé leurs appuis et ne traînent derrière le PLC que par 4 points, à 30 pour cent par rapport à 34 pour cent.Le NPD a aussi de quoi se faire du souci.Même après son succès aux complémentaires de septembre, dans Outremont, il piétine à 8 pour cent au Québec, derrière les Verts, à 9 pour cent.En Ontario, il est à 12 pour cent, les Verts sont à 10 pour cent, alors que les libéraux coiffent les conservateurs, 40 pour cent contre 37.Dans l\u2019Atlantique, il figure à 25 pour cent et les Verts à 6 pour cent.Le sondage comporte une marge d\u2019erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.La marge d\u2019erreur est plus grande pour les résultats régionaux.Le PC en avance dans un sondage ###PAGE###13### ????????????????? ???????????????????????????? ?????????????????????? ???? ?????? ? ?????? ?? ????????? ??????????????????????????????? ?????? ?????? Sherbrooke Jeudi 10 Janvier 2008 - La Tribune 13 ###PAGE###14### 14 / Opinions Louise Boisvert / présidente et éditrice Maurice Cloutier / rédacteur en chef Louis-Éric Allard / directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau / adjointe au directeur 14 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Tribune libre Manque de leadership L e gouvernement conservateur de Stephen Harper a eu tout le temps voulu depuis son élection en 2006 pour adopter une stratégie de lutte aux émissions de gaz à effet de serre (GES), avec des cibles précises.Mais il n\u2019a à peu près rien fait au point où on peut se demander s\u2019il a la moindre volonté politique d\u2019agir.Depuis leur arrivée au pouvoir, les conservateurs n\u2019ont cessé de répéter que les engagements du Canada en vertu du Protocole de Kyoto, ratifiés en 2002 par les libéraux, étaient inatteignables.Et en décembre dernier, à Bali, le ministre de l\u2019Environnement, John Baird, a refusé de signer tout accord sur les changements climatiques sans les États-Unis (qui s\u2019opposent à tout plafond d\u2019émissions), ce qui lui a valu l\u2019opprobre de la communauté internationale.Et voilà qu\u2019un nouveau rapport déposé lundi à Ottawa presse le gouvernement fédéral de s\u2019attaquer vigoureusement au problème des GES.La Table ronde nationale sur l\u2019environnement et l\u2019économie invite le gouvernement à envoyer un «signal clair» au marché par l\u2019imposition d\u2019une taxe sur le carbone.Autrement dit, il faudra payer pour émettre du CO2.Mais pour toute réponse, le ministre Baird s\u2019est limité à dire que sa réglementation pour contraindre les entreprises à réduire leurs émissions de GES ne viendra qu\u2019en 2010.Il rejette également toute idée de taxe, notamment parce qu\u2019une telle mesure pénaliserait l\u2019industrie pétrolière de l\u2019Ouest du pays.La Table ronde recommande également la création d\u2019une Bourse du carbone (pour l\u2019échange de crédits d\u2019émissions), une mesure avec la laquelle Ottawa se dit d\u2019accord, mais qui se fait toujours attendre.Le groupe consultatif, mandaté en 2006 par le gouvernement Harper pour identifier la meilleure stratégie de réduction des GES, met aussi Ottawa en garde contre tout retard dans la mise en oeuvre d\u2019une politique.Selon lui, cela aurait un impact économique majeur au pays et occasionnerait un retard technologique pour les entreprises.De plus, l\u2019immobilisme d\u2019Ottawa risque éventuellement de pénaliser les entreprises exportatrices.Car rien ne dit que les pays fermement engagés dans la réduction leurs émissions de GES, notamment en Europe, n\u2019imposeront pas une taxe spéciale sur les produits fabriqués par des entreprises émettrices de CO2.Un nouveau rapport déposé lundi à Ottawa presse le gouvernement fédéral de s\u2019attaquer vigoureusement au problème des GES.Une taxe sur le carbone inciterait les entreprises émettrices à investir dans de nouvelles technologies de production, afin de rester concurrentielles et de protéger leur marché.Mais à l\u2019heure actuelle, faute de réglementation et de cibles de réduction, les dirigeants d\u2019entreprises hésitent à faire des choix technologiques.Et ces délais auront inévitablement un effet sur les résultats futurs.Le gouvernement Harper a dévoilé en avril dernier son intention de réduire les émissions de GES au pays de 20 % sous les niveaux de 2006 d\u2019ici 2020, ce qui est bien en deçà des cibles fixées par le Protocole de Kyoto.Ottawa doit évidemment faire plus et cesser d\u2019agir comme si cet accord international n\u2019existait pas.Les changements climatiques et le rôle des activités humaines dans ceux-ci sont certes contestés par un certain nombre de scientifiques et de groupes de réflexion.Mais la communauté internationale reconnaît le fondement scientifique du protocole de Kyoto, basé sur les travaux du Groupe international d\u2019experts sur le climat (GIEC), sous l\u2019égide des Nations-unies.Et dans l\u2019état actuel des connaissances sur la climatologie et sur les phénomènes liés au réchauffement, le gouvernement Harper est redevable devant la communauté internationale.Non seulement ses tergiversations empêchent le Canada de véritablement participer à l\u2019effort international en cours, mais elles risquent de coûter cher à l\u2019économie et aux entreprises du pays.Une maison patrimoniale à la démolition Une maison patrimoniale de Sherbrooke va subrepticement être démolie dans les prochains mois.Il s\u2019agit du 44-46 de la rue Vimy.Cette résidence a été construite selon les plans de l\u2019architecte Alphonse Bélanger pour lui et sa famille.Dans la conception des plans, il a été fortement influencé par l\u2019architecte américain Frank Lloyd Wright, initiateur du mouvement moderne en architecture.Construite au début des années 1950, l\u2019architecte s\u2019inspire du style Prairie adopté par Wright, marqué par l\u2019horizontalité, le soubassement est tout à fait au-dessus du sol, en guise de piédestal pour le reste de la maison, le toit pavillon débordant présente quatre versants surbaissés.L\u2019espace en demi sous-sol abrite les bureaux de l\u2019architecte, tandis que l\u2019étage occupe sa résidence.À l\u2019instar de Wright il choisit un site privilégié sur un promontoire qui met la maison aux lignes horizontales en valeur.À l\u2019intérieur Wright privilégie les espaces ouverts très éclairés par une abondante fenestration, ces plans ont été suivis par l\u2019architecte Bélanger.À l\u2019extérieur les quelques modifications apportées ces dernières années pour accommoder les nouveaux propriétaires ne sont pas irréversibles.Monsieur Bélanger est un architecte important dans la région de Sherbrooke après la guerre, durant les années 1940- 50-60, ou une très forte demande en bâtiments de tous genres se fait sentir.Il conçoit les plans de plusieurs églises et presbytères dont le Christ-Roi de la rue Brooks et Saint-Jean-Bosco de Magog.Il dessine les plans de nombreuses écoles et des premiers bâtiments de l\u2019Université de Sherbrooke.Dans ses plans d\u2019églises plusieurs s\u2019inspirent de l\u2019architecture de Dom Bellot.Le 44-46 de la rue Vimy est un exemple de modernisme et s\u2019inscrit dans un nouveau courant en architecture en plus de faire partie du corpus de l\u2019architecte Bélanger.Par ailleurs il semble que l\u2019architecte a très peu construit de résidences se limitant presque exclusivement aux édifices institutionnels.Extérieurement la maison est en bon état et rehaussée par un immense terrain.Il faudrait se rappeler que la notion de patrimoine ne s\u2019arrête pas seulement au bâtiment centenaire, mais à tout édifice ayant influencé l\u2019architecture d\u2019une époque et c\u2019est le cas du 44-46 Vimy, en plus d\u2019avoir été construit par un architecte sherbrookois important.Jacqueline Hallé, historienne de l\u2019architecture Ste-Catherine-de-Hatley DENIS DUFRESNE denis.dufresne@latribune.qc.ca IMACOM, CLAUDE POULIN Cette résidence a été construite selon les plans de l\u2019architecte Alphonse Bélanger pour lui et sa famille.###PAGE###15### Sherbrooke Jeudi 10 Janvier 2008 - La Tribune 15 ###PAGE###16### 16 / Monde 16 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 JÉRUSALEM \u2014 Le président George W.Bush a commencé hier sa première visite au Pro- che-Orient en menaçant de Jérusalem son ennemi numéro un, l\u2019Iran, d\u2019une riposte militaire en cas d\u2019agression.Sur le volet israélo-palestinien, il s\u2019est dit optimiste sur les chances de paix, mais a ouvertement lié un accord à la fin des attaques perpétrées contre Israël du territoire de Gaza, contrôlé par les islamistes du Hamas.«Toutes les options sont sur la table pour protéger nos biens», a dit M.Bush, utilisant la formule consacrée pour évoquer la possibilité d\u2019un recours à la force contre l\u2019Iran, trois jours après un dangereux face-à-face dans les eaux stratégiques du détroit d\u2019Ormuz, où transite une part considérable du trafic pétrolier mondial.Graves conséquences «Nous avons déjà dit clairement et publiquement, et ils (les Iraniens) connaissent notre position, (.) qu\u2019il y aura de graves conséquences s\u2019ils attaquent nos bâtiments, purement et simplement», a dit M.Bush lors d\u2019une conférence de presse conjointe avec le premier ministre israélien Ehud Olmert.«Et le conseil que je leur donne est le suivant: ne faites pas ça.» Il s\u2019agit de la plus vigoureuse mise en garde publique de la part de l\u2019administration américaine depuis l\u2019incident de dimanche, qui vient s\u2019ajouter au contentieux sur le nucléaire iranien.Washington accuse en outre Téhéran d\u2019attiser les violences en Irak et a annoncé hier avoir gelé les avoirs d\u2019un général de l\u2019armée iranienne.La mise en garde de M.Bush résonne d\u2019autant plus qu\u2019elle est lancée lors d\u2019un voyage précisément destiné à affirmer l\u2019engagement des États-Unis à contenir l\u2019Iran, accusé de vouloir se doter de l\u2019arme atomique, et à assurer la sécurité de l\u2019allié israélien et des pays arabes de la région pétrolifère du Golfe.Selon des documents du Pentagone, des vedettes iraniennes ont harcelé et menacé d\u2019attaquer trois bâtiments américains dans le détroit d\u2019Ormuz.Le conseiller de M.Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley, a affirmé qu\u2019un échange de tirs avait été très proche.Un haut responsable militaire iranien a assuré que les images du Pentagone provenaient des archives et que la bande son était «truquée».Ces nouvelles crispations ont confirmé combien la «menace» iranienne pèse sur la tournée du président américain.A peine avait-il posé le pied sur le sol israélien qu\u2019il était rappelé aux inquiétudes du grand allié régional, qui se considère comme la cible désignée des activités nucléaires et balistiques de Téhéran.Sur le dossier palestinien, le président Bush a assuré être très confiant quant aux chances de parvenir à un règlement avant la fin de son mandat, début 2009, tandis que M.Olmert a promis de poursuivre sérieusement les négociations de paix relancées officiellement à Annapolis fin novembre.Bush sert une mise en garde à l\u2019Iran Le président américain optimiste sur les chances de paix au Proche-Orient AGENCE FRANCE-PRESSE George W.Bush a inspecté une garde d\u2019honneur à son arrivée en Israël hier, entouré du président israélien Shi- mon Peres et du premier ministre Ehud Olmert.Tour de globe ASSOCIATED PRESS KANDAHAR \u2014 Un ancien commandant taliban, qui avait changé de camp le mois dernier après une bataille-clé à Musa Qala, une ville du sud de l\u2019Afghanistan, a été nommé gouverneur de ce district, a annoncé le porte-parole du président Hamid Karzaï.Musa Qala, située dans la province d\u2019Helmand, était contrôlée par les talibans avant que les forces de la coalition, réunissant des soldats afghans, britanniques et américaines, ne reprennent la ville le mois dernier.Avant l\u2019opération de reprise de la ville, le gouvernement avait tendu la main à Salaam, qui avait promis l\u2019allégeance de sa tribu, les Alizai, a déclaré le mollah Salaam à l\u2019Associated Press.Un ex-chef taliban nommé gouverneur ASSOCIATED PRESS Le nouveau gouverneur du district de Musa Qala, le mollah Abdul Salaam, au centre, serre la main d\u2019un officier britannique, membre de l\u2019ISAF, sous l\u2019oeil d\u2019un représentant de l\u2019armée afghane.AGENCE FRANCE-PRESSE Hugo Chavez AGENCE FRANCE-PRESSE BOGOTA \u2014 Le Haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a déclaré hier après-midi que les préparatifs pour la libération de deux otages de la guérilla colombienne des Farc avançaient.Peu auparavant, le président vénézuélien Hugo Chavez avait affirmé avoir reçu les coordonnées du lieu où pourraient être libérés les deux otages et que Caracas avait envoyé au gouvernement colombien une demande officielle pour pouvoir les récupérer dans le département de Guaviare, dans le sud- est de la Colombie, si possible dès aujourd\u2019hui.«Cette fois, oui, je viens de recevoir des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) les coordonnées, là-bas, dans les Chavez saurait où récupérer les otages montagnes de Colombie», a dit M.Chavez.Afghanistan : des Marines en renfort ? WASHINGTON \u2014 Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates envisage d\u2019envoyer plus de 3000 Marines en Afghanistan en renfort pour lutter contre les talibans, a annoncé mercredi un porte-parole du Pentagone.Cette proposition, recommandée par les responsables militaires américains en Afghanistan sera soumise au secrétaire à la Défense demain, mais une décision finale n\u2019est pas attendue à cette date.Des F-15 abîmés WASHINGTON \u2014 Des défauts structurels ont été découverts sur 40 pour cent des vieux avions de chasse F-15 de l\u2019armée de l\u2019Air américaine, dans le cadre d\u2019une vaste inspection, remettant en question la viabilité de cette flotte sur le long terme, a annoncé hier l\u2019US Air Force.L\u2019armée de l\u2019Air avait cloué au sol ses 665 F-15 en novembre.Après deux mois d\u2019inspections, seulement 295 F-15 de type A à D (les plus anciens modèles de la gamme) ont reçu le feu vert pour voler de nouveau dès hier.\u2014 Agence France-Presse Six morts à cause du mauvais temps REMINGTON, Indiana \u2014 De violents orages dûs aux températures très douces pour un mois de janvier ont provoqué des tornades et inondations qui ont fait six morts dans plusieurs États américains au cours des deux derniers jours, selon un dernier bilan des autorités locales.Deux jeunes enfants figurent parmi les victimes décédées.\u2014 Associated Press ###PAGE###17### ?????? ??????????????????? ????????????????????????????? ???? / 17 Arts/spectacles Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 17 PAUL JOURNET MONTRÉAL \u2014 Triste jour pour l\u2019école Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Après 12 saisons dans la peau du prof Virginie Boivin, son interprète Chantal Fontaine annonçait hier qu\u2019elle quittera l\u2019émission Virginie ce printemps.«C\u2019est une décision très très difficile, avoue-t-elle.Comme actrice, j\u2019avais besoin de trouver de nouveaux défis.Douze ans dans la peau d\u2019une même personnage, ce n\u2019est pas normal.Je commençais à sentir une certaine lassitude, et ma Virginie ne méritait pas cela.» « Douze ans dans la peau d\u2019une même personnage, ce n\u2019est pas normal.» Ses projets? Elle a notamment commencé à écrire un long métrage, un drame psychologique.Et elle a hâte de respirer aussi.«J\u2019ai adoré jouer dans Virginie, tient-elle à rappeler.Mais depuis très longtemps, cela occupe toute ma vie.À 42 ans, je veux maintenant ralentir et vivre autre chose.« Le dernier épisode de la saison de Virginie sera diffusé le 24 avril.D\u2019ici là, qu\u2019adviendra-t-il de la plus célèbre prof d\u2019éducation physique de notre petit écran? Difficile à dire.Comme à son habitude, l\u2019auteure Fabienne La- rouche écrira l\u2019épisode quelques jours seulement avant le tournage, prévu pour le 19 avril.Enceinte Hier, dans le 1379e épisode du feuilleton, on apprenait que Virginie Boivin était enceinte.C\u2019était donc à cause d\u2019une chute de pression qu\u2019elle s\u2019était évanouie au dernier épisode présenté en décembre.À son âge, sa grossesse est risquée.Elle doit se reposer, et paraîtra donc dans moins d\u2019épisodes.C\u2019est en 1996 que Chantal Fontaine a incarné Virginie Boivin pour la première fois.Elle avait alors laissé tomber un rôle dans Urgence pour commencer dans la nouvelle quotidienne.«On a fait sauter mon personnage d\u2019Urgence avec une bombe, se souvient-elle.Peu après, je commençais Virginie.Fabienne m\u2019avait donné une brique de 88 pages de textes à apprendre.» Elle distribuera bientôt pour la dernière fois des textes à Chantal Fontaine.Nostalgique, l\u2019auteure? «Je ne suis pas vraiment de nature nostalgique, répond-elle après une longue pause.Mais cela dit, on se quitte en bons termes.» Depuis déjà deux ou trois ans, Chantal Fontaine laissait entendre qu\u2019elle ne resterait pas éternellement à Virginie.Ce qui n\u2019est pas étranger à l\u2019arrivée en scène cet automne d\u2019une nouvelle Virginie: Virginie Charest (Stéphanie Crête-Blais).Elle aussi une prof d\u2019éducation physique à l\u2019école Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Bref, Virginie pourra se poursuivre sans Virginie, grâce à Virginie.Mais l\u2019école, un sujet inspirant et intarissable, a toujours été la principale vedette de l\u2019émission, raconte Fabienne La- rouche.Et ce sujet, elle compte continuer à l\u2019exploiter.Son contrat la lie jusqu\u2019à 2011 avec Ra- dio-Canada, pour Virginie ou une autre série.«Virginie pourrait se poursuivre pour encore quatre ans ou même 10 ans.Qui sait.Après tout, quand on a commencé, ça ne devait pas durer plus de quelques années.Et peut être que Virginie Boivin refera plus tard une apparition spéciale dans un épisode.» Départ canon pour Les Lavigueur Départ canon mardi soir pour Les Lavigueur, la vraie histoire.La nouvelle série de Radio-Cana- da a attiré pas moins de 1 931 000 téléspectateurs.«Nous avons positionné la série comme présentant leur vraie histoire, basée sur le livre d\u2019Yve Lavigueur.Pratiquement tout le monde connaît la famille.Je pense que les gens voulaient enfin connaître leur version», explique Marc Pichette, directeur des relations publiques à la SRC.L\u2019importante campagne de promotion n\u2019a sûrement pas nuit non plus à cette popularité.«Mais l\u2019argent investi dans la promotion des Lavigueur reste dans la moyenne de celle investie pour les autres nouvelles fictions», précise Marc Pichette.Les Lavigueur.a nettement devancé le match des Canadiens à RDS (714 000) et La Promesse à TVA (763 000).Il faut remonter aux Bougons pour trouver de meilleures cotes d\u2019écoute à Ra- dio-Canada pour une fiction.À sa première saison à l\u2019hiver 2004, l\u2019émission avait été regardée en moyenne par 2 025 000 personnes.(La Presse) Virginie s\u2019apprête à quitter Virginie LA PRESSE, ARCHIVES, RÉMI LEMÉE Après 12 saisons dans la peau du prof Virginie Boivin, son interprète Chantal Fontaine (à droite) a annoncé hier qu\u2019elle quittera l\u2019émission Virginie ce printemps.L\u2019autre Virginie, Charest celle-là (Stéphanie Crête-Blais), devrait prendre plus de place dans le téléroman quotidien.###PAGE###18### 18 / Arts et spectacles 18 L a T ribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 ALEXANDRE VIGNEAULT MONTRÉAL \u2014 Daniel Hétu, connu pour son succès Je t\u2019attendais et comme directeur musical de plusieurs populaires émissions de télévision dont Les tannants, est mort mardi soir des suites d\u2019une série de graves hémorragies gastriques.L\u2019organiste, pianiste, arrangeur, chef d\u2019orchestre et chanteur né le 1er décembre 1950 venait d\u2019avoir 57 ans.Frappé d\u2019une hémorragie gastrique le soir du 4 décembre, Daniel Hétu a dû être opéré d\u2019urgence.Son état s\u2019est par la suite suffisamment amélioré pour qu\u2019il puisse recevoir des proches et des amis, mais le 28 décembre, à quelques heures d\u2019intervalle, deux autres hémorragies se sont déclarées et ont fini par le plonger dans un profond coma dont il ne devait jamais se réveiller.Très actif dans les années 70, Daniel Hétu a collaboré avec nombre d\u2019artistes populaires, dont Renée Claude, Édith Butler, Patsy Gallant et Renée Martel.Il a par ailleurs été chef d\u2019orchestre et arrangeur de René Simard et de Ginette Reno.Sa carrière de scène, il l\u2019a aussi poursuivie à la télévision, puisqu\u2019il a été directeur musical des émissions Les coqueluches et, de 1977 à 1981, des Tannants.Pierre Marcotte se rappelle l\u2019atmosphère bon enfant qui régnait sur le plateau de l\u2019émission et aussi des taquineries de l\u2019équipe à l\u2019endroit de ce chef d\u2019orchestre «timide», «surdoué» et «en demande comme ça ne se peut pas».«Il était réputé pour Daniel Hétu s\u2019éteint à 57 ans LA PRESSE, ARCHIVES Très actif dans les années 70, Daniel Hétu a collaboré avec nombre d\u2019artistes populaires, dont Renée Claude, Édith Butler, Patsy Gallant, Renée Martel, René Simard et Ginette Reno.écrire les arrangements des artistes d\u2019une façon exceptionnelle, alors il accompagnait tout le monde, rappelle-t-il.France Castel, Ginette Reno, nommez-les, et les gars et les filles, il les a tous accompagnés.» Puis est venue sa chanson Je t\u2019attendais.«Là, ç\u2019a été un succès monstre, dit encore Pierre Marcotte.De chef d\u2019orchestre émérite, il a été propulsé star lui-même.Grâce à Je t\u2019attendais et à sa participation aux Tan- nants, il est devenu une grande vedette.» Daniel Hétu a par la suite enregistré quatre autres albums de chansons originales, résumés dans une rétrospective éditée par les Disques Mérite sous le titre Je t\u2019attendais, il y a quelques années.Daniel Hétu était le fils de l\u2019organiste Lucien Hétu.Enfant, il avait amorcé sa formation musicale entre bonnes mains puisqu\u2019il a été l\u2019élève du pianiste et compositeur André Mathieu.Il a connu du succès dès l\u2019âge de 11 ans avec un disque à l\u2019orgue intitulé La parade des soldats de bois et a poursuivi sa formation musicale à l\u2019école de musique Vincent-d\u2019Indy et auprès de Neil Chotem, l\u2019un des arrangeurs de L\u2019heptade, d\u2019Harmonium.«Nous nous souviendrons toujours de cet homme extraordinaire qui, durant son trop court passage ici-bas, se dévoua entièrement à semer généreusement en nos coeurs de si douces et tendres notes d\u2019amour», écrit son agent, Eugène L.Bé- rubé, sur le site internet de l\u2019artiste.Les détails concernant ses funérailles seront rendus publics dans les prochains jours.(La Presse) ###PAGE###19### / 19 Économie S&P/TSX 13579,94 38,19 TSX CROISSANCE 2774,52 -45,69 $ CAN 99,03 ¢ US -0,53 DOW JONES 12735,31 146,24 S&P 500 1409,13 18,94 NASDAQ 2474,55 34,04 OR US 879,50 1,50 Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 - La Tribune 19 LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Cogeco affiche une perte de 10 millions $, soit 60 cents l\u2019action, au premier trimestre, tandis que ses revenus ont été de 292,8 millions $.L\u2019an dernier, l\u2019entreprise avait réalisé un profit de 6,8 millions $, soit 41 cents l\u2019action et ses revenus étaient de 263,3m $.Cette perte nette est essentiellement imputable à une charge de 30,3m $ provenant des activités du réseau de télévision TQS, une filiale de Cogeco dans le secteur des médias.L\u2019entreprise a indiqué dans un communiqué après la fermeture des marchés que cette perte a été neutralisée en partie par la croissance du bénéfice d\u2019exploitation avant amortissement, qui a surpassé l\u2019augmentation des charges fixes dans le secteur de la câblodistribution.Compte non tenu de la charge provenant de TQS, le bénéfice net se serait élevé à 8,5 millions $, soit 51 cents par action.Au premier trimestre, conclu le 30 novembre, TQS a obtenu une ordonnance de la Cour en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies visant à protéger le réseau de télévision et ses filiales de poursuites.Cogeco perd 10 millions $ à cause de TQS GARY NORRIS LA PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Les économistes des cinq grandes banques canadiennes s\u2019entendent pour dire que l\u2019économie ralentira cette année, affectée par la faiblesse de l\u2019activité aux États-Unis et par les incertitudes persistantes au sujet des marchés financiers.Mais ils ne prévoient cependant pas de récession ni au Canada ni aux États-Unis.«Ce sera plus faible», a indiqué Don Drummond, économiste principal à la Banque TD, hier matin, lors du petit déjeuner annuel du Club économique de Toronto portant sur les perspectives économiques.Cette édition a été la plus populaire jusqu\u2019ici, rassemblant quelque 600 personnes \u2014 essentiellement des hommes vêtus de complets sombres qui souriaient d\u2019un air entendu à l\u2019évocation de formules telles que «taux de change» et «habitudes de consommation».L\u2019économie canadienne traversera «non pas une récession, mais quelques très faibles trimestres», selon M.Drum- mond, qui prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,9 pour cent en 2008, comparativement à environ 2,5 pour cent en 2007.De son côté, Sherry Cooper, de BMO Marchés des capitaux, est légèrement plus optimiste avec sa prévision de croissance de 2,2 pour cent pour 2008 au Canada, mais en deçà de deux pour cent aux États-Unis.«Je ne suis pas encore prête à dire que l\u2019économie américaine est en récession, mais nous ne sommes certainement pas loin de cela», a dit Mme Cooper, soulignant que la débâcle du secteur de l\u2019habitation aux États-Unis est «sans précédent».Warren Jestin, de la Banque Scotia, a, pour sa part, avancé que deux pour cent par année pourrait bien être le rythme de croissance maximal de la plupart des pays développés pour les cinq prochaines années ou plus.M.Jestin prévoit un virage important en faveur de pays en développement comme la Chine et l\u2019Inde.Les opinions des économistes des banques canadiennes étaient davantage mitigées hier au sujet du huard.L\u2019économiste principal de la Banque Royale, Craig Wright, s\u2019attend à ce que la devise recule jusqu\u2019à 90 cents US d\u2019ici la fin de l\u2019année, alors que M.Drummond pense qu\u2019elle sera à 94 cents $ US.L\u2019économiste de la Banque TD croit que le dollar canadien se situera en moyenne au-dessus de la parité avec son vis-à-vis américain au cours de 2008 ainsi qu\u2019en 2009.Il n\u2019y a pas eu de consensus non plus sur la question des prix du pétrole.Les opinions vont de 70 $ US à 95 $ US le baril comme prix moyen en 2008.Avery Shenfeld, de Marchés mondiaux CIBC, prévoit que le prix du pétrole se situera dans le haut de cette fourchette.Il croit aussi que ce sera une bonne année pour les obligations du gouvernement, puisque les investisseurs rechercheront la sécurité davantage que le rendement.«Il se pourrait bien que tous ces déchets toxiques sur le marché des obligations ne soient finalement pas si toxiques que ça \u2014 en fait, que tous ces prêts hypothécaires à risques ne fassent pas défaut, a-t-il dit.Ce ne sera peut-être pas aussi grave que ce que les marchés financiers anticipent actuellement.» Une opinion que ne partage pas Mme Cooper de la BMO.Elle croit que de nouvelles pertes de 250 milliards $, en plus des charges de 100 milliards $ déjà révélées, pourraient être annoncées cette année relativement à ces prêts, puisque la majorité d\u2019entre eux passeront à des taux d\u2019intérêts plus élevés en mars.Les banques croient que l\u2019économie ralentira, mais excluent toute récession ###PAGE###20### 20 La Tribune - Sherbrooke jeudi 10 janvier 2008 Annonces classées | PLUS DE 119 900 LECTEURS PAR JOUR! La Tribune et La Nouvelle 1950, rue Roy, Sherbrooke (Québec) JIK 2X8 Pour placer une annonce classée 819 564-2222 Sans frais 1 800 567-6955 Du lundi au vendredi de 8h30 a 16h30 DUO PLUS (pour un temps limité) 1 Une portée sans égal avec 250 000 copies de votre annonce! Une semaine complète dans La Tribune et La Nouvelle a 50 % DE RABAIS Cette promotion est réservée aux particuliers.Aucun changement ne peut être apporté à l'annonce en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.
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