La tribune, 20 février 2007, Cahier B
[" ###PAGE###1### Sherbrooke mardi 20 février 2007 LO 0 sribune sedition GRANIT 2 HAUT-SAINT-FRANÇOIS RÉGION DE SHERBROOKE MEMPHRÉMAGOG COATICOOK | I111177777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777/7777/777/77//77/7/ // //// // III DANS LEUR ENTREPRISE, DANS LEUR LABORATOIRE, ILS SONT DES DIZAINES DE JEUNES À SE DÉMARQUER, À PRÉPARER L'ESTRIE DE DEMAIN.LA TRIBUNE EN SALUE UNE CINQUANTAINE DANS CETTE DEUXIÈME ÉDITION DE L'ESTRIE RAYONNE, QUI MARQUE AUSSI LE 97° ANNIVERSAIRE DE VOTRE QUOTIDIEN.###PAGE###2### B2 / L\u2019Estrie rayonne B 2 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 La relève, le sujet préoccupe toutes les organisations.Du commerçant au propriétaire d\u2019usine, du chercheur au plus éminent spécialiste, chacun rêve que des jeunes vont poursuivre leur oeuvre, suivre leur trace.La deuxième édition de L\u2019Estrie rayonne, qui marque aussi le 97e anniversaire de votre quotidien, permet de mettre en évidence ceux et celles qui commencent à se faire remarquer dans leur entreprise ou leur laboratoire ou qui vont se retrouver sans doute sous les projecteurs au cours des prochaines années, en raison de leur parcours.L\u2019an passé, nous vous avions présenté 50 personnes qui retiennent l\u2019attention au pays, voire à travers le monde, dans le premier cahier L\u2019Estrie rayonne.Cette fois-ci, nous vous présentons des courts portraits d\u2019une cinquantaine de jeunes qui réussissent et se démarquent dans différents domaines liés aux affaires, à la recherche et à l\u2019innovation.Ces personnes, toutes âgées de moins de 40 ans, sont toutes des modèles pour les plus jeunes qui sont beaucoup trop nombreux chez nous à abandonner l\u2019école avant même d\u2019avoir complété des études de niveau secondaire.Ces personnes sont toutes des modèles pour les plus jeunes.Des dizaines d\u2019autres personnes auraient pu se retrouver dans ce numéro spécial.Il était impossible de faire une place à tous ceux et celles qui auraient mérité d\u2019être cités.L\u2019équipe de La Tribune a demandé le concours de plusieurs personnes impliquées en affaires, en recherche et en innovation pour recueillir des propositions et établir la liste; une tâche difficile.Dans la présentation du cahier, il n\u2019était pas question pour l\u2019équipe de la rédaction de donner un ordre d\u2019importance aux réalisations et aux ambitions des uns et des autres, qui oeuvrent dans des domaines variés.La disposition des portraits ou la dimension des photos ne correspond pas à un jugement de valeur.Les choix ont été basés sur une mise en page dynamique.Pour nous, ces jeunes sont tous exceptionnels.Ce cahier spécial est inséré dans une édition distribuée à 105 000 copies partout en Estrie.En lisant les reportages, vous découvrirez des personnes souvent peu connues qui auront la responsabilité d\u2019élargir le rayonnement de l\u2019Estrie au cours des prochaines années.Découvrez des personnes qui voient grand ! Bonne lecture! Maurice Cloutier Rédacteur en chef Une belle relève! À 30 ans, Lucien Junior Bergeron a déjà attiré l\u2019attention de toute la communauté scientifique.Dans le cadre de ses travaux de recherche doctorale à l\u2019Université de Sherbrooke, Lucien Junior Bergeron a conçu «un système ingénieux d\u2019inactivation des gènes basé sur le ribozyme delta, le concept SOFA», sorte de ciseaux moléculaires permettant de cibler des séquences d\u2019ARN spécifiques au niveau de la cellule, expliquait le journal Liaison de l\u2019UdeS cet automne, et dont La Tribune avait fait état.Des possibilités infinies À quoi servent les résultats de ses travaux? Les possibilités sont infinies dans plusieurs domaines, notamment en biotechnologie et en thérapie génique.Ces travaux pourraient également servir dans le cadre de thérapies contre le virus de l\u2019hépatite C et contre la leucémie lymphoblastique.Les chercheurs voient aussi des applications concrètes dans des domaines comme le traitement de la maladie d\u2019Alzheimer et du VIH, par exemple.Prix Innovation Cet automne, ce postdoctorant de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l\u2019UdeS a remporté le prix Innovation, une distinction prestigieuse décernée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).Son projet de recherche s\u2019est aussi classé en 2005 parmi les 12 meilleurs au Canada pour l\u2019impact du projet en biopharmaceutique.Il avait également remporté en début d\u2019année le prix institutionnel de la meilleure thèse de doctorat dans le secteur des sciences de la santé.M.Berge- ron effectue actuellement un stage postdoctoral au laboratoire de génomique fonctionnelle à la FMSS.\u2014 Isabelle Pion PHOTO FOURNIE PAR ROGER LAFONTAINE Lucien Junior Bergeron La naissance d\u2019un concept révolutionnaire ???????????? ?????????? ? ??????????????? ??????????????????? ?????????? ??????? ??????????? ????????????? ??????????????????? ?????? ??????????????????????????? ?????????? ?????????????? ????? ????????? 220980 ###PAGE###3### ?????? L\u2019Estrie rayonne / B3 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B3 À 35 ans, Patrick Ayotte, un chercheur de l\u2019Université de Sherbrooke, vient de faire une découverte fondamentale en thermodynamique qui met fin à un débat qui durait depuis des décennies.Les résultats de ses recherches figurent parmi les 10 découvertes de l\u2019année de la revue Québec Science.Parce que ce qui semblait évident ne l\u2019est pas du tout.Les résultats de ses recherches figurent parmi les 10 découvertes de l\u2019année de la revue Québec Science.Les travaux de recherche de Patrick Ayotte attirent l\u2019attention sur une conclusion que «tout le monde négligeait».L\u2019acide fluorhydrique (HF) est un gaz qui était présumé inoffensif.M.Ayotte a toutefois démontré que lorsque ce gaz se colle sur de la glace, cela donne lieu à de nouvelles réactions.En présence de glace, le composé se dissocie, entraînant par le fait même la formation de composés nocifs pour la couche d\u2019ozone.Molécules transformées Mais ce qu\u2019il faut d\u2019abord retenir, soutient le chercheur, ce n\u2019est pas le caractère offensif du HF.Ce qui doit retenir l\u2019attention, insiste-t-il, c\u2019est le principe découvert: «Là où je vois des applications, c\u2019est de dire que la glace et la neige jouent un rôle important pour transformer les molécules.» Les résultats de M.Ayotte pourraient faire en sorte que d\u2019autre gaz se retrouvent sous surveillance du protocole de Kyoto, au même titre que les CFC, par exemple, qui se trouvent sur la liste des six catégories de gaz ayant une contribution importante à l\u2019effet de serre.En ce début de l\u2019Année polaire internationale, les résultats de M.Ayotte pourront servir aux chercheurs qui se rendent sur le terrain.À l\u2019inverse, les travaux de ces derniers pourront servir dans les laboratoires de l\u2019UdeS.Patrick Ayotte dirige un groupe de recherche sur la recherche et la physique des glaces, dont le mandat est de mieux comprendre l\u2019interaction des molécules et des impuretés chimiques avec la neige et les glaces, et à documenter les écosystèmes polaires menacés d\u2019extinction.\u2014 Isabelle Pion PHOTO FOURNIE PAR ROGER LAFONTAINE Patrick Ayotte La découverte de l\u2019année de Patrick Ayotte ###PAGE###4### B4 / L\u2019Estrie rayonne B 4 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Âgé de 34 ans, Éric Grondin cumule une feuille de route impressionnante.Comptable agréé de formation, administrateur de la Chambre de commerce de Sherbrooke depuis 2004, il en est devenu trésorier en 2005 puis président en 2006.Âgé de 34 ans, Éric Grondin cumule une feuille de route impressionnante.Qu\u2019est-ce qui l\u2019anime? «Je me suis toujours impliqué dans la communauté et dans différents organismes depuis mon adolescence, mais une cause à la fois, toujours à fond, dit-il, ce qui me demande de nombreuses heures.Ma priorité est de trouver l\u2019équilibre entre travail et famille.Je m\u2019implique dans le but d\u2019obtenir des retombées dans ma communauté.À l\u2019heure de la mondialisation, la région a des défis pour faire profiter le milieu d\u2019un réseau mondial».Cet homme-orchestre a reçu son titre de comptable agréé en 1998.À 25 ans, le Groupe Mallette Maheu lui a confié la mise sur pied de la pratique de consultation en services-conseils financiers pour le bureau de Sherbrooke; rien de tel n\u2019existait alors en dehors de Montréal.En 2001, il a été promu directeur des services financiers du groupe.Puis, six mois après la fusion de Mallette Maheu avec Samson Bélair/Deloitte & Touche, il est promu directeur des Services financiers pour Sherbrooke.En 2002, il devient directeur principal du service, poste qu\u2019il occupe toujours.Au-delà de sa compétence de CA, il se démarque en finance et gestion, ce qui en fait un véritable conseiller d\u2019affaires.\u2014 Albert Bérubé LA TRIBUNE, ARCHIVES Éric Grondin Éric Grondin: un homme- orchestre ###PAGE###5### L\u2019Estrie rayonne / B5 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B5 Au départ, rien ne prédestinait Mélanie Grégoire à assurer la relève de Serres & Pépinières St-Élie.«Jusqu\u2019à mes 18 ans, je criais haut et fort que jamais je ne travaillerais en horticulture (.).Je ne voyais pas le plaisir que les gens avaient à faire ça.Je voyais l\u2019entreprise qui me prenait mes parents.», raconte la jeune femme, aujourd\u2019hui directrice générale de l\u2019entreprise.Il est donc vrai qu\u2019il ne faut jamais dire jamais, puisque Mélanie Grégoire est à la tête de l\u2019entreprise depuis 2003.«Jusqu\u2019à mes 18 ans, je criais haut et fort que jamais je ne travaillerais en horticulture (.).Je ne voyais pas le plaisir que les gens avaient à faire ça.» Il lui aura fallu un séjour en Angleterre - où elle a étudié la littérature anglaise, l\u2019histoire de l\u2019Europe et le théâtre - pour avoir le coup de foudre pour la culture des fleurs et des arbustes.Le déclic s\u2019est fait grâce à la famille d\u2019adoption qui l\u2019hébergeait pendant ses études, dont les membres étaient de véritables mordus d\u2019horticulture.Son passage au pays de Tony Blair et les cours de théâtre qu\u2019elle y a suivis, plus particulièrement, lui ont ouvert d\u2019autres portes, dont l\u2019animation de l\u2019émission L\u2019espace d\u2019un été à Canal Vie.À son retour d\u2019Europe, tout était clair: Mélanie Grégoire a entrepris des études à l\u2019Institut de technologie agroalimentaire (ITA) à Saint-Hyacinthe, où elle a gradué exactement 30 ans après son père, Jean Grégoire.L\u2019entreprise, qui célèbre cette année ses 28 ans d\u2019existence, embauche une quarantaine d\u2019employés lors des périodes les plus achalandées.\u2014 Isabelle Pion Un déclic tardif pour l\u2019horticulture IMACOM, JESSICA GARNEAU Mélanie Grégoire ###PAGE###6### B6 / L\u2019Estrie rayonne B 6 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 À 23 ans, Mariève Beaucage caresse le rêve de diriger un jour le Groupe Beaucage, un groupe de 15 concessionnaires automobiles que dirige son père, Daniel, avec divers associés à Sherbrooke, Granby et Drummondville.Mariève est l\u2019une des quatre filles de Daniel Beaucage, et elle a les yeux résolument tournés vers la croissance de l\u2019entreprise familiale.Elle terminera en mai un baccalauréat de trois ans en gestion automobile à Northwood University de West Palm Beach.Son excellence aux études lui a jusqu\u2019ici valu chaque année de faire partie de la «Dean\u2019s list» certifiant les meilleures notes de son groupe.Mariève est l\u2019une des quatre filles de Daniel Beaucage, et elle a les yeux résolument tournés vers la croissance de l\u2019entreprise familiale.Elle s\u2019est distinguée en décembre avec le prix «Chairman\u2019s Choice Award» pour avoir dirigé Prendre sa place au sein de la famille une équipe de 15 personnes de la section Honda et Acura du salon de l\u2019auto de Northwood University à West Palm Beach.«Mon cours consiste à bien apprendre comment gérer une concession automobile, voir au service, aux pièces, aux finances, et aux ventes».«Je me suis impliquée dans l\u2019entreprise de mon père à la réception, à la comptabilité, au service, puis comme secrétaire aux ventes.Après mon diplôme, je vais travailler un an chez un détaillant aux États-Unis.Je compte toucher aux ventes avant de revenir.Avec mon bagage, ça ira mieux pour gérer l\u2019entreprise familiale».Son père n\u2019a que 49 ans, et la transition pourra se faire graduellement.\u2014 Albert Bérubé Mariève Beaucage ###PAGE###7### L\u2019Estrie rayonne / B7 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B7 L\u2019année sera bien chargée pour Alexandre Lamoureux, directeur des opérations chez Candock, une entreprise spécialisée dans la vente de quais modulaires.«Je suis dans un processus d\u2019acquisition de l\u2019entreprise», raconte celui qui est entré en fonction en janvier et qui souhaite assurer la relève de Candock.L\u2019entreprise, fondée par son père, Serge La- moureux, fête en 2007 son dixième anniversaire.«Je l\u2019ai aidé au début à démarrer.Ça se fait naturellement.Je me verrais mal faire autre chose», indique Alexandre Lamoureux, qui a vendu les parts qu\u2019il avait dans une entreprise de soudure pour faire le saut dans l\u2019entreprise familiale.Le jeune homme a de qui de tenir: de son père, certes, mais aussi son grand-père, qui s\u2019est lancé en affaires à l\u2019âge de 17 ans.Les Jeux olympiques de Pékin en 2008 sont également dans la mire de Candock.M.Lamoureux prévoit donc se rendre en Chine prochainement avec des représentants de la Banque de développement du Canada, afin d\u2019aller présenter ses installations au comité olympique, notamment pour les compétitions qui nécessiteraient des quais et des plateformes flottantes.Pour Candock, il s\u2019agit d\u2019un autre Les yeux tournés vers Pékin IMACOM, CLAUDE POULIN Alexandre Lamoureux moyen pour percer le marché asiatique.L\u2019entreprise sise dans l\u2019ancienne municipalité de Deauville n\u2019en est pas à ses premières armes en Asie ni à l\u2019international.Candock est d\u2019ailleurs membre de la Chambre de commerce de Macao.«Ce que j\u2019aime, c\u2019est que ça offre une opportunité de vendre des produits qui ont une orientation axée sur l\u2019environnement.Ça me tient à coeur.Le produit a une facilité d\u2019exportation de par sa facilité de conception», indique-t-il.\u2014 Isabelle Pion ###PAGE###8### Il existerait plus d\u2019un million d\u2019espèces d\u2019insectes sur la planète, et on estime que 70 pour cent du monde animal serait un insecte.Pas de doute: les humains en ont encore beaucoup à apprendre sur ces spécimens.Pendant que certains craignent les insectes comme la peste, Jade Savage, entomologiste et profes- seure à l\u2019Université Bishop\u2019s, se passionne pour eux.«J\u2019ai eu mon premier filet, je devais avoir cinq ans», raconte-t-elle.Mais c\u2019est lors d\u2019un projet de coopération à l\u2019étranger qu\u2019elle a su qu\u2019elle voulait consacrer sa carrière à toutes ces petites bestioles.«J\u2019ai été malade tout le long, et je n\u2019avais rien d\u2019autre à faire que de regarder ce que je retrouvais dans ma chambre!» Elle a donc délaissé ses études en sciences humaines pour les sciences pures, «avec la ferme intention de devenir entomologiste».Cette chercheure s\u2019intéresse à un groupe de mouches qui contient quelque 5000 espèces, qui se retrouvent principalement dans les régions nordiques.«J\u2019ai eu mon premier filet, je devais avoir cinq ans.» L\u2019un des objectifs de Jade Savage est de cataloguer ce qu\u2019on y retrouve.En comparant ses résultats avec ceux recueillis dans les années 60, elle peut observer certains effets du réchauffement climatique, notamment que les espèces vivant au Sud envahissent celles qui se retrouvent en région nordique.Elle fabrique également des outils d\u2019identification.Car, dit-elle, pour pouvoir estimer la biodiver- sité, il faut être capable d\u2019identifier les spécimens.Ses recherches lui ont permis de découvrir plusieurs pays, dont la Suède, l\u2019Australie et le Costa Rica.\u2014 Isabelle Pion Un coup de coeur pour les «bibittes» IMACOM, JESSICA GARNEAU Jade Savage B8 / L\u2019Estrie rayonne B 8 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 ###PAGE###9### ????? ????? ???????? ?????????? ?????????????? ??????????????????????? ?????? Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B9 ###PAGE###10### B10 / L\u2019Estrie rayonne B 10 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Les fonctions s\u2019accumulent sur le curriculum vitae de Steve Bourassa, mais le temps, lui, ne s\u2019étire pas.Ce n\u2019est pourtant pas ce qui va empêcher le président de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie de s\u2019investir dans la communaut.Ce qu\u2019on peut lire, sur son C.V.? Il est président de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, qui inaugurera ce printemps un complexe multifonctionnel de cinq millions $, et dont les portes sont ouvertes depuis janvier.Il est aussi conseiller financier et vice-président régional de Primerica, administrateur à la Fédération des coopératives funéraires du Québec.Ce n\u2019est pas écrit dans son curriculum, mais il est aussi papa d\u2019une fillette, et il donne également de son temps pour certaines causes, dont la campagne du pain partagé et la guignolée, entre autres.D\u2019ailleurs, souligne-t-il au passage, la Coopérative funéraire remet annuellement une somme d\u2019environ 250 000 $ à différents organismes de la région, comme Moisson Estrie ou la Maison Aube-Lumière.«C\u2019est toujours une question de gestion de temps et des priorités», explique- t-il simplement.Et si l\u2019implication sociale arrive à se faufiler dans un horaire déjà chargé, c\u2019est en partie grâce aux valeurs que ses parents lui ont inculquées.\u2014 Isabelle Pion IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Steve Bourassa Le sens des affaires et une âme de missionnaire ###PAGE###11### ??????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????? ????????????????????????????? ???????????????????????????? ???????????? ?????? L\u2019Estrie rayonne / B11 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B11 La douleur: tous les gens la fuient.Patricia Bourgault, elle, s\u2019y intéresse avec beaucoup d\u2019intérêt.Ce sujet se retrouve au coeur des recherches de cette professeu- re adjointe à l\u2019École des infirmières de la faculté de médecine et des sciences (FMSS) de l\u2019Université de Sherbrooke.C\u2019est son expérience à l\u2019urgence et sa propre mère qui ont éveillé cet intérêt.«Personnellement, je ne souffre pas de douleur.Mais j\u2019ai vu ma mère avec des migraines.La recherche d\u2019aide pour les migraines, je m\u2019étais aperçue que ce n\u2019était pas facile», indique-t-elle.La douleur: tous les gens la fuient.Patricia Bourgault, elle, s\u2019y intéresse avec beaucoup d\u2019intérêt.Les femmes souffrant de fibro- myalgie et du syndrome du côlon irritable peinent aussi à trouver de l\u2019aide, et Mme Bourgault s\u2019est d\u2019ailleurs intéressée à ces sujets.«Les infirmières, on a un rôle à IMACOM, JESSICA GARNEAU Patricia Bourgault S\u2019attaquer de front à la douleur jouer.C\u2019est nous qui sommes l\u2019avocat du patient.» Avec son équipe, Mme Bourgault a fait des recherches sur l\u2019évaluation et la gestion de la douleur, qui ont donné naissance à une formation pour les infirmières.L\u2019impact des odeurs agréables sur la douleur a également été scruté à la loupe, et dès le printemps, elle et ses collègues s\u2019intéresseront aussi à l\u2019inclusion des patients pour le soulagement de la douleur en postopératoire.Celle qui a complété son doctorat en 2005 entreprendra cette année un postdoctorat sur le rôle de l\u2019empathie sur la gestion de la douleur.\u2014 Isabelle Pion ###PAGE###12### B 12 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 ###PAGE###13### ?????? ???????????????? ????? ???????????????????? ?????????? ???????????? ??????????????????????????????????????????????????? ??????????? ???????????????? ?? ?????????? ????????????????????????????????????????????? ???????????????? ?? ?????????????? ??????????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????? ??????????? L\u2019Estrie rayonne / B13 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B13 À une autre époque, Annick Gazaille ne voulait surtout pas que les gens croient que c\u2019est grâce à son père qu\u2019elle se taillerait une place dans le domaine de l\u2019alimentation.Si la jeune femme semble bien être la digne fille de son père, elle a néanmoins tracé sa propre voie.Aujourd\u2019hui, Annick Gazaille, ses parents et son frère Hugo possèdent le supermarché IGA qui porte leur nom à Magog, de même que deux autres magasins à Knowlton et Farnham.«C\u2019est sûr qu\u2019on prendra de l\u2019expansion! J\u2019aimerais qu\u2019on achète de nouveaux magasins», avait-elle fait valoir en entrevue à La Tribune cet été, alors qu\u2019elle était nommée personnalité du Mérite estrien.Annick Gazaille a commencé à travailler dans les commerces de ses parents vers l\u2019âge de 12 ans.«Je ne voulais pas que les gens pensent que j\u2019étais là en raison de mon père.En plus, j\u2019essayais de plaire à mon père, que je considère comme mon mentor», confiait-elle également.En plus de voir aux affaires familiales, la jeune femme est également présidente de l\u2019Association des détaillants en alimentation du Québec (ADAQ) et par le fait même la seule femme qui siège au conseil d\u2019administration.Elle a d\u2019ailleurs été réélue pour un deuxième mandat cet automne.\u2014 Isabelle Pion Tracer sa voie LA TRIBUNE, ARCHIVES Annick Gazaille ###PAGE###14### B14 / L\u2019Estrie rayonne B 14 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 IMACOM, CLAUDE POULIN Daniel Pellerin La vie peut parfois nous entraîner dans de beaux grands détours.Peu après son licenciement de Nortel, comme des milliers d\u2019autres personnes, le président de l\u2019entreprise sherbrookoise Phoenix, Daniel Pellerin, a décidé de parcourir la planète.Pendant environ un an et demi, il a fait escale dans une quinzaine de pays, en Europe, en Afrique et en Asie.Il était installé à Saïgon, au Viêt-Nam, où il enseignait le français à l\u2019Université de Hô Chi Minh-Ville, quand il a appris que son père n\u2019en avait plus que pour quelques semaines à vivre.Sa carrière allait du même coup prendre un tout autre tournant.En rentrant à Sherbrooke, le jeune homme de 31 ans a décidé de reprendre les rênes de Phoenix, l\u2019entreprise que dirigeait son père.La compagnie, spécialisée dans la restauration après sinistre, emploie actuellement 13 personnes.Daniel Pellerin a d\u2019abord cru qu\u2019il serait là uniquement le temps d\u2019assurer la transition.«J\u2019ai découvert le plaisir de travailler avec les gens, de régler les problèmes, et j\u2019ai découvert que j\u2019aimais le milieu des affaires, que j\u2019aimais prendre des décisions», raconte-t-il en soulignant que son père lui avait donné la piqûre des affaires.Quatre ans plus tard, M.Pellerin caresse plusieurs projets.«Cette année, je m\u2019attaque aux CPE, côté entretien ménager.On a développé un produit haut de gamme qui répond aux exigences des CPE.C\u2019est toujours en train de se peaufiner.On a des appareils qui peuvent mesurer le niveau d\u2019activité biologique d\u2019une surface, qui permettent de voir si les nettoyages ont été efficaces.» explique-t-il.\u2014 Isabelle Pion Les beaux grands détours de Daniel Pellerin Avant de devenir directeur funéraire à la Résidence funéraire Steve L.Elkas, Stephan Elkas a déjà livré des fleurs, lavé des voitures pour l\u2019entreprise, mais il a aussi travaillé dans le domaine des finances à Ottawa.S\u2019il se doutait bien qu\u2019il finirait un jour par revenir dans sa ville natale, M.Elkas a d\u2019abord voulu avoir sa propre carrière, notamment pour être autre chose que «le fils de Steve Elkas».Et ce, même s\u2019il a toujours été très fier de ce que son père a accompli.À la naissance de son premier enfant, lui et sa conjointe ont décidé de rentrer au bercail.Comme l\u2019univers funéraire l\u2019a toujours intéressé, ce partenariat en affaires s\u2019est fait tout naturellement.«Ma plus grande inquiétude, ce n\u2019était pas de savoir si j\u2019étais capable de faire la tâche, mais de savoir si j\u2019étais capable de travailler avec mon père.» Douze ans plus tard, Stephan Elkas peut répondre par l\u2019affirmative à cette dernière question.Les affaires vont bien, puisque les deux partenaires sont en train de finaliser l\u2019acquisition de l\u2019église Notre-Dame-de- l\u2019Assomption.Qu\u2019est-ce qui le passionne dans son travail? Le contact avec les gens, répond-il sans hésitation, en soulignant qu\u2019il aime bien leur simplifier la vie lorsqu\u2019ils se rendent au salon.Parce que, rappelle-t- il, en plus d\u2019avoir à vivre une peine immense, les personnes endeuillées doivent composer avec une tonne d\u2019affaires à régler.\u2014 Isabelle Pion Donner un coup de main dans l\u2019adversité IMACOM, JESSICA GARNEAU Stephan Elkas ###PAGE###15### L\u2019Estrie rayonne / B15 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B15 IMACOM, JESSICA GARNEAU Sylvain Turcotte À l\u2019instar de l\u2019environnement, l\u2019éducation à la santé n\u2019a jamais été aussi populaire.Professeur adjoint à la faculté d\u2019éducation physique et sportive de l\u2019Université de Sherbrooke, Sylvain Turcotte est un jeune chercheur qui s\u2019intéresse à cette question.Il se penche entre autres sur les pratiques pédagogiques des éducateurs physiques du primaire et sur le niveau de maîtrise de compétences chez les futurs maîtres en éducation physique.Son objectif? Documenter la pratique, mais aussi la modifier si nécessaire.En misant sur l\u2019éducation à la santé dans les écoles, on souhaite améliorer l\u2019alimentation des élèves et la pratique d\u2019activité physique, mais surtout, «qu\u2019ils soient capables d\u2019être responsables par rapport à leurs habitudes», résume M.Turcotte.«On est dans une nouvelle ère de recherche», souligne-t-il en précisant que les spécialistes formés en éducation à la santé sont encore très peu nombreux.Vous vous souvenez peut-être de l\u2019expérience menée avec des souris à l\u2019école La Maisonnée, afin de démontrer aux élèves les bienfaits d\u2019une saine et d\u2019une mauvaise alimentation.En peu de temps, les enfants avaient pu constater les changements chez les petits animaux, selon les aliments qu\u2019on leur donnait.Sylvain Turcotte chapeautait ce projet, d\u2019abord réalisé par une chercheure de l\u2019Université de Montréal.Ce genre d\u2019expérience, souligne-t-il, s\u2019avère un bon exemple d\u2019intégration entre la recherche et le milieu scolaire.\u2014 Isabelle Pion Miser sur la santé ###PAGE###16### B16 / L\u2019Estrie rayonne B 16 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Le milieu de l\u2019automobile, Danielle Rousseau a très certainement ça dans les gênes: comme Obélix, elle est tombée dans la marmite toute jeune.«Ça m\u2019a toujours attirée.J\u2019ai été élevée dans ce domaine en suivant mon père régulièrement au garage.J\u2019y ai occupé tous mes emplois d\u2019été pendant mes études, comme vendeuse et dans la comptabilité», exprime la copropriétaire avec son père Michel de Sherbrooke Toyota.En fait, la jeune femme de 28 ans, diplômée universitaire en administration, est de la troisième génération dans l\u2019entreprise.C\u2019est son grand-père qui, en 1977, a ouvert la concession de la marque japonaise à Sherbrooke.On dit du milieu automobile, essentiellement masculin, que c\u2019est parfois macho.Cela fait sourire Danielle Rousseau.«Je suis capable d\u2019en prendre.Les machos ne me font pas peur! La réalité c\u2019est que c\u2019est un milieu très stimulant et très dynamique.On est toujours en action», décrit-elle.Avec ses 70 employés et un projet de rénovation de 3 millions $ en cours, Danielle Rousseau n\u2019a pas le temps de chômer.«Je suis copropriétaire avec mon père depuis 2005 et j\u2019acquièrs de l\u2019expérience.Mais avec ce gros projet-là (le chantier en cours), heureusement que mon père n\u2019est pas loin», dit-elle.Au fait, si elle excelle dans l\u2019administration et la gestion de l\u2019entreprise, comment se débrouille-t-elle en mécanique? «Ce n\u2019est pas mon point fort mais je dirais que je suis meilleure que mon chum», lance-t-elle dans un éclat de rire.\u2014 François Gougeon Pas peur des machos IMACOM, JESSICA GARNEAU Danielle Rousseau ###PAGE###17### ??????????? ??? ? ? ???? ??????????????? ? ? ???? ??????????????? ? ? ???? ??????????????? ? ? ???? ?????? ? ???????????? ????????? ??????????????????????????? ???????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??? ????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ? ? ? ? L\u2019Estrie rayonne / B17 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B17 Le génie du père et la calculatrice du fils: c\u2019est la «combinaison gagnante» d\u2019une aventure typiquement estrienne baptisée Enerkem Technologies.«On fait une bonne équipe mon père et moi.Et ce sera encore mieux quand il (Esteban Chornet) va prendre sa retraite de l\u2019Université de Sherbrooke, en septembre prochain, pour se retrouver à plein temps avec Enerkem», soumet le jeune cofondateur de l\u2019entreprise, qui en est le président-directeur général, Vincent Chornet.Diplôme en finances des Hautes études commerciales (HÉC), il a permis à l\u2019entreprise de la rue Courcellette de réaliser quelques audacieux coups d\u2019éclat: un gros contrat avec la Ville de Londres pour le traitement des déchets ou encore tout dernièrement une ronde de placement privé de 8,6 millions $ en capital-actions privilégié auprès de partenaires majeurs.L\u2019entreprise spécialisée dans les gaz de synthèse et les carburants de remplacement a le vent dans les voiles: d\u2019ici quelques mois, elle devrait conclure un projet semblable à celui de Londres à Edmonton.«On reçoit un très bon écho de notre technologie à l\u2019extérieur.Au Québec c\u2019est plus difficile, compte tenu des bas tarifs d\u2019électricité, mais j\u2019ai confiance que ça va débloquer un jour», exprime l\u2019ancien étudiant du Séminaire de Sherbrooke.Vincent Chornet mijote aussi des projets concernant l\u2019usine pilote et la vitrine industrielle de Sherbrooke.«On va grossir pour mieux structurer nos activités de recherche et d\u2019ingénierie.Si on déménage nos installations, c\u2019est sûr qu\u2019on veut demeurer dans les Cantons-de-l\u2019Est», a aussi confié M.Chornet.\u2014 François Gougeon Combinaison gagnante IMACOM, JESSICA GARNEAU Vincent chornet ###PAGE###18### B18 / L\u2019Estrie rayonne B 18 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 La relève est assurée chez Décoration King, propriété de Gérard Vachon, qui s\u2019est porté acquéreur de l\u2019entreprise en 1972.Maintenant âgé de 34 ans et directeur général du magasin sherbrookois depuis 2003, Bruno Vachon a commencé à 15 ans à gravir les échelons de l\u2019entreprise de son père, dans l\u2019entrepôt, et au nettoyage des colorants entre autres.«J\u2019ai commencé au service aux clients à 18 ans».Bruno a veillé récemment à la relocalisation des installations.Le magasin de peinture et de décoration intérieure offre notamment les choix de papier peint, les stores, meubles d\u2019appoint, cadres et luminaires, en plus d\u2019un département de vêtements de travail.Bruno a veillé récemment à la relocalisation des installations, rue King Ouest, dans un espace beaucoup plus vaste avec les services regroupés sur un étage.Bruno Vachon a aussi ouvert le magasin Peinture Memphré, à Magog, en 1997, et l\u2019a relocalisé l\u2019automne dernier.Il en est copropriétaire avec son père, toujours actif principalement en administration au magasin de Sherbrooke.Les magasins de Sherbrooke et Magog comptent respectivement quinze et trois employés.Pendant qu\u2019il veillait à l\u2019ouverture du magasin de Magog, Bruno Vachon a poursuivi ses études en droit, et il a terminé sa licence en 2000.Pourquoi être devenu avocat? «C\u2019est une super belle formation, je ne regretterai jamais d\u2019avoir fait ça.Cependant, je voulais faire ce que je fais maintenant par choix, et non pas parce que j\u2019y étais obligé.» \u2014 Albert Bérubé Par choix et non par obligation IMACOM, JESSICA GARNEAU Bruno Vachon ###PAGE###19### L\u2019Estrie rayonne / B19 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B19 Diplômé d\u2019agroéconomie de l\u2019Université Laval, Sébastien Richer, un entrepreneur de 33 ans, a imprimé un virage vert à l\u2019entreprise de collecte des déchets lancée par son père Bertrand en 1994.L\u2019entreprise compte une quarantaine d\u2019employés.Au début, les déchets allaient à l\u2019enfouissement.Depuis que Sébastien s\u2019est joint à l\u2019entreprise, en 1996, Gestion Ressources Richer a accru la quantité de matières récupérées des milieux commercial, industriel et institutionnel.«Faire récupérer est moins cher que jeter.» En 1999, on a commencé le tri des matières venant des conteneurs, et en 2001, année où Sébastien est devenu directeur général, l\u2019entreprise a amorcé le tri mécanique en inaugurant son centre de valorisation des matériaux secs.Le centre de l\u2019arrondissement de Brompton reçoit annuellement près de 7000 tonnes de matériaux secs.On y récupère brique, béton, bois, carton, métaux ferreux et non ferreux.Près de 90 pour cent de la matière est récupérée et sera acheminée à des fonderies, des papeteries, à diverses entreprises, pour le compostage, la fabrication de panneaux, ou la sous-fondation d\u2019infrastructures.«Faire récupérer est moins cher que jeter, note Sébastien Richer.Notre entreprise touche 85 pour cent de ses revenus en recevant les matériaux, et 15 pour cent par la revente des matériaux traités.Notre défi est d\u2019en traiter plus, au meilleur coût, grâce aux nouvelles technologies.Nous avons lancé en 2006 un projet de 1,5 million $ comprenant 800 000 $ pour l\u2019équipement».\u2014 Albert Bérubé IMACOM, MAXIME PICARD Sébastien Richer Un virage vert assuré pour les déchets ###PAGE###20### ?????? B20 / L\u2019Estrie rayonne B 20 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Étienne Caza avait à peine 3 ans lorsque les opérations de la Biblairie GGC ont démarré.Ses parents, Gérald- Guy Caza et Diane Corriveau, ont lancé les opérations de leur première succursale en 1977, au Cégep de Sherbrooke.Gérald-Guy y enseignait la philosophie, et Diane était aux opérations comme gérante.Aujourd\u2019hui, Étienne est le directeur principal des opérations du groupe de la Biblairie GGC, qui compte six succursales: King Ouest, une au Cégep, deux rattachées à l\u2019Université de Sherbrooke (UdeS), une à Magog et une à Montréal.Le père s\u2019occupe de la haute direction, puis de l\u2019édition et de la distribution.Fort d\u2019un baccalauréat en histoire et politiques (1996), puis d\u2019un MBA pour cadre (2005), Étienne Caza s\u2019est intégré à l\u2019entreprise dès ses 16 ans.Il est devenu gérant de la succursale de l\u2019UdeS en 1996, puis adjoint au directeur général en 1998.«Mes parents ont été mes meilleurs enseignants.Ensuite, j\u2019ai eu besoin de mon MBA pour aller chercher le bagage nécessaire pour tenir les rênes de l\u2019entreprise».La succursale de la King Ouest, ouverte en 2003 sous la surveillance d\u2019Étienne, a permis d\u2019unifier les services du groupe: librairie, papeterie, matériel d\u2019art, jeux éducatifs, centre administratif, les Productions GGC, puis l\u2019entrepôt.«Nous sommes un leader dans le manuel scolaire et dans le monde du livre, et nous allons accroître notre présence sur la Rive-Sud et à Montréal».\u2014 Albert Bérubé ÉTIENNE CAZA «Nous allons accroître notre présence» IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Étienne Caza ###PAGE###21### ?????? L\u2019Estrie rayonne/ B21 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B21 Les situations complexes et les défis, voilà l\u2019adrénaline qui nourrit David Gosselin, à la tête depuis janvier dernier de l\u2019importante société de construction Gératek.Quand il a mis les pieds dans l\u2019entreprise fondée en 1980 par Gérard Beauregard, en 1998, le jeune finissant de génie de l\u2019Université de Sherbrooke voyait grand mais savait que ça ne viendrait pas tout seul.«J\u2019ai commencé comme chargé de projet.J\u2019y ai mis les efforts pour gravir tous les échelons et maintenant, je préside la compagnie en association avec Charlotte Anger», dit fièrement ce fils d\u2019entrepreneur en construction de Thetford Mines, mais sans aucunement se péter les bretelles.Des projets audacieux Pourtant, il aurait de quoi le faire, compte tenu des projets audacieux et compliqués que Gératek a signés au fils des ans.David Gosselin en cite quelques-uns: le dernier immeuble de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke, le «bunker» de radio-oncologie du CHUS de Fleurimont (qui abrite le fameux scalpel gamma), le siège social et le centre de recherche de Bombardier, le stade des Mondiaux jeunesse de l\u2019Université de IMACOM, CLAUDE POULIN David Gosselin Nourri par l\u2019adrénaline du défi Sherbrooke.«Ce sont des projets, comme le stade d\u2019athlétisme par exemple, souvent avec des normes extrêmement sévères et qu\u2019il faut réaliser en peu de temps.Mais ce sont des projets extrêmement stimulants à concrétiser», soumet l\u2019homme d\u2019affaires dont l\u2019entreprise compte en haute saison quelque 85 ouvriers.\u2014 François Gougeon ###PAGE###22### Nathalie Rivard ne lâche pas facilement: le cancer colorectal, elle a décidé dès le début de sa jeune carrière de lui mener une lutte sans merci.Professeure au département d\u2019anatomie et de biologie cellulaire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke (FMSSS), elle s\u2019est lancée dans une recherche visant à mieux comprendre le dérèglement des mécanismes de contrôle de la signalisation intercellulaire qui peut mener au développement du cancer colorectal.«Au Canada, une personne sur 18 sera affectée du cancer colorectal au cours de sa vie.» Elle postule à cet effet que la division excessive des cellules, résultant d\u2019une perte de contrôle de certaines protéines, contribue à l\u2019apparition de tumeurs dans l\u2019intestin.«Au Canada, une personne sur 18 sera affectée du cancer colorectal au cours de sa vie.C\u2019est le troisième type de cancer le plus fréquent et le deuxième plus mortel, après le cancer du poumon», dit-elle à propos du tueur qu\u2019elle voudrait bien terrasser.À cet effet, une chaire de recherche du Canada lui a été décernée en 2002 et a été renouvelée pour cinq autres années, dans le cadre de ses travaux menés sous l\u2019axe de physiopathologie digestive du CRC Étienne Le Bel.En raison de ses réalisations exceptionnelles dans la recherche en gastroentérologie, Nathalie Rivard a mérité en 2006 le Prix du jeune chercheur de l\u2019Association canadienne de gastroentérologie.Une distinction qui s\u2019ajoute au Prix Pierre-et- Danielle-Bourgaux de la FMSSS, pour son implication comme chercheure de moins de 10 ans de carrière.\u2014 François Gougeon B22 / L\u2019Estrie rayonne B 22 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Lutter sans merci et sans compromis IMACOM, JESSICA GARNEAU Dre Nathalie Rivard ###PAGE###23### L\u2019Estrie rayonne / B23 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B23 Pierre Lefebvre a été l\u2019un des principaux acteurs de la saga Mont- Orford.Contre vents et marées, il a continué à soutenir publiquement l\u2019idée d\u2019un développement immobilier au pied des pistes du centre de ski.Il a démontré qu\u2019il avait un coeur de battant véritable.Aussi surprenant que cela paraîtra à certains, ce natif de Mont-Laurier, dans les Laurentides, se définit comme un homme de compromis.Son objectif est que tous obtiennent leur part du gâteau.Les inégalités entre les riches et les pauvres figurent au nombre de ses grandes préoccupations.«Je viens d\u2019un milieu pauvre.À certains moments, on crevait de faim», raconte-t-il, tout en soulignant avoir été marqué, durant sa jeunesse, par la période durant laquelle il a habité une habitation à loyer modique.Ce vécu expliquerait justement sa façon de concevoir la vie en général et les affaires.«Je pense qu\u2019il y a moyen de gagner ta vie tout en reconnaissant ton personnel.Sans les travailleurs, un entrepreneur n\u2019est rien», déclare celui qui est mieux connu pour son rôle de président de la Chambre de commerce et d\u2019industrie Magog-Orford.D\u2019ailleurs, Pierre Lefebvre a d\u2019abord décroché un baccalauréat en travail social avant de se lancer en affaires.Son bagage de connaissances dans ce domaine lui servirait beaucoup comme dirigeant d\u2019entreprises.Avec le Magogois Jean-Guy Gingras, il a fondé, à la fin des années 1990, Gexel Télécom, qui emploierait aujourd\u2019hui plus de 500 travailleurs.Ayant quitté cette compagnie dans les dernières années, il est aujourd\u2019hui propriétaire des entreprises Action emploi Haute Yamaska et Lefebvre et associés.\u2014 Jean-François Gagnon Le travailleur social devenu entrepreneur LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Pierre Lefebvre La jeune compagnie Magex Technologies, de Sherbrooke, spécialisée dans les logiciels pour le domaine immobilier, a le vent dans les voiles.L\u2019entreprise existe depuis à peine quatre ans et cumule déjà de belles distinctions: elle a été nommée l\u2019entreprise la plus innovatrice au pays par la Fondation des jeunes entrepreneurs, en 2004, et elle a reçu également le titre de nouvelle entreprise de l\u2019année au gala Reconnaissance de l\u2019Estrie, en 2005.Magex Technologies est la propriété de Geneviève Janelle et Marc-André Fontaine, des entrepreneurs de la relève âgés respectivement de 27 et 26 ans, tous deux diplômés de l\u2019Université de Sherbrooke.Mme Janelle a obtenu son baccalauréat en informatique en 2002, et M.Fontaine, un baccalauréat en génie informatique l\u2019année suivante.Jusqu\u2019ici, la compagnie a mis au point deux logiciels particuliers.L\u2019un s\u2019adresse aux agents immobiliers, et l\u2019autre aux propriétaires d\u2019immeubles à revenus.Le premier analyse la rentabilité d\u2019un immeuble à revenus en fonction de divers critères, tels ses revenus et dépenses prévisibles, pour guider l\u2019investisseur intéressé à se porter acquéreur d\u2019un tel immeuble.Le deuxième est un outil rapide et méthodique de gestion pour les proprios d\u2019immeubles à revenus.Il prépare notamment les avis de renouvellement de bail des locataires, les avis d\u2019augmentation de loyer, imprime les relevés d\u2019impôts fonciers, fait la comptabilité spécialisée des immeubles, ainsi que la gestion de l\u2019état des rénovations de chaque logement.«L\u2019entreprise compte huit employés à temps plein, note Geneviève Janelle, et une grosse partie de la clientèle est de la région montréa- laise».«Pour l\u2019instant, on améliore constamment nos logiciels actuels avec diverses fonctionnalités».Soucieux d\u2019intéresser les plus jeunes à leur domaine de travail, les deux propriétaires sont présidents d\u2019honneur de la Quinzaine de l\u2019entreprenariat qui se tiendra à l\u2019Université de Sherbrooke le mois prochain.Mme Janelle agissait également en fin de semaine dernière comme présidente de l\u2019événement «Les filles et les sciences» qui avait lieu à l\u2019UdeS et qui s\u2019adressait à toutes les filles de 2e et 3e des écoles secondaires de l\u2019Estrie.\u2014 Albert Bérubé IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Geneviève Janelle et Marc-André Fontaine Des outils pour proprios ###PAGE###24### C\u2019est le cas de le dire, la carrière de Dre Sophie Michaud a débuté sur les chapeaux de roue.À peine en poste comme microbiologiste-in- fectiologue, elle avait dû composer avec une crise majeure d\u2019infection du Clostridium ou C.difficile au CHUS.Mais aujourd\u2019hui, grâce à un plan de mesures sans précédent mis en place par le Comité de prévention des infections dont elle est responsable, Dre Michaud a le sourire beaucoup plus facile.Si bien que depuis trois ans, la vilaine bibitte du C.difficile a battu en retraite, de même que le SARM, et le CHUS fait l\u2019envie de bien des hôpitaux du Québec, où l\u2019épidémie sévit encore.Comme dans certains hôpitaux de Montréal ou Ste-Croix à Drummondville.Constamment à l\u2019affût et passionnée de ce qu\u2019elle fait, Dre Mi- chaud pilote même des études sur les infections nosocomiales, dont une qui est une première au Canada concernant six hôpitaux du pays.«J\u2019ai toujours été intéressée par la dimension de santé publique en établissement, dont les infections nosocomiales.Cela a un impact direct sur les patients.Au cours des dernières années, on a pu au CHUS, grâce à une équipe pleinement motivée et mobilisée, arriver à de bons résultats.Mais il ne faut jamais baisser la garde.On doit toujours demeurer en alerte surtout que des infections comme le C.difficile ont la particularité de se développer en nouvelles souches, toujours plus virulentes», exprime la jeune spécialiste.\u2014 François Gougeon LA TRIBUNE, ARCHIVES Sophie Michaud Le sourire d\u2019une gagnante B24 / L\u2019Estrie rayonne B 24 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Au fil des années, Marie-Claude Lamoureux a gravi les échelons du garage Lamoureux Pontiac Buick de Coaticook, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle devienne la directrice générale du commerce.Pas étonnant qu\u2019elle en soit arrivée à cette étape dans son parcours professionnel: après tout, dit-elle, elle baigne dans l\u2019univers de l\u2019automobile depuis qu\u2019elle est toute petite.Marie-Claude Lamoureux est aujourd\u2019hui actionnaire de l\u2019entreprise avec son père, le maire de Coaticook Bertrand Lamoureux, et son oncle, André Lamoureux.C\u2019est leur père qui avait acheté l\u2019entreprise familiale il y a plus de quatre décennies et c\u2019est Bertrand Lamoureux lui-même qui a recruté sa fille il y a presque dix ans, alors qu\u2019elle travaillait en gestion des ressources humaines chez JR Lefebvre.«Depuis que Bertrand a pris ses fonctions de maire, j\u2019ai été parachutée à l\u2019avant, à l\u2019administration», souligne Mme Lamoureux, qui a fait ses études en relations industrielles.Lamoureux Pontiac Buick compte actuellement 16 employés.Et la mécanique, dans tout ça? Marie- Claude Lamoureux a aussi fait ses classes dans cette matière, grâce aux différentes fonctions qu\u2019elle a occupées depuis 1998.«À force d\u2019être là-dedans, tu viens à savoir de quoi tu parles.Quand mon chum part avec moi, il dit qu\u2019il se sent en sécurité!» \u2014 Isabelle Pion IMACOM, CLAUDE POULIN Marie-Claude Lamoureux Tout baigne pour Marie-Claude Lamoureux ###PAGE###25### ?????? La relève est abondante chez Hyundai Sherbrooke et Sherbrooke Suzuki, les garages de Renaud Fortier et son épouse Huguette.Ils misent sur leurs enfants Karine, Patrick et David, âgés de 27, 24 et 22 ans, impliqués dans l\u2019entreprise.Karine s\u2019est jointe il y a neuf ans au département des pièces, et elle en est la gérante.Patrick, mécanicien de formation, est directeur des pièces et du service chez Sherbrooke Suzuki, aussi propriété familiale.Quant à David, il a fait ses classes aux ventes de Hyundai, et il agit comme directeur des ventes de véhicules d\u2019occasion.La relève est abondante chez Hyundai Sherbrooke et Sherbrooke Suzuki, les garages de Renaud Fortier et son épouse Huguette.Le trio a des compétences complémentaires, ce qui réjouit leur père Renaud, qui à 48 ans peut entrevoir sereinement l\u2019avenir, lui qui avait ouvert un garage de mécanique générale en 1984 à Coaticook, puis une franchise de Hyundai en 1992, franchise relocalisée à Sherbrooke en 1997.C\u2019est en 2003 qu\u2019il a aussi ouvert la franchise Suzuki.«Mon but est de toucher à chaque aspect de l\u2019entreprise.Après les pièces, il me reste aussi la vente et la comptabilité.Comme mes frères, je vise un jour diriger l\u2019entreprise», mentionne Karine.«Notre intégration se passe en douce», note Patrick, chez Suzuki depuis un an et demi.«Je me verrais bien dans le rôle de directeur général un jour.On se partagera les rôles dans la famille».\u2014 Albert Bérubé IMACOM, JESSICA GARNEAU Renaud Fortier, David Fortier, Huguette Breton-Fortier, Patrick Fortier et Karine Fortier Une relève assurée chez les Fortier L\u2019Estrie rayonne / B25 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B25 ###PAGE###26### B26 / L\u2019Estrie rayonne B 26 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Lorsque La Tribune a joint Étienne Laneville, l\u2019ingénieur informatique livrait un dernier sprint, puisqu\u2019il s\u2019affairait à préparer la saison 2007 de Nascar sur FOX.«Le Daytona 500 approche et c\u2019est ce qui occupe tout mon temps», confiait-il.«Le Daytona 500 approche et c\u2019est ce qui occupe tout mon temps.» Cet ancien étudiant de l\u2019Université de Sherbrooke établi à Los An- geles travaille maintenant pour le réseau américain FOX.Il s\u2019occupe de la conception des logiciels utilisés en production et pour la réalisation d\u2019événements sportifs.Parmi ses réalisations, citons le FoxBox, qui superpose un graphique pardessus l\u2019image des caméras et qui permet d\u2019afficher différentes informations comme le nom des équipes, le pointage, etc.Au cours de la dernière année, le jeune homme a travaillé sur une multitude de projets.«J\u2019ai fait l\u2019intégration d\u2019un système de probabilité de victoire pour FSN (Fox Sports Net) Bay Area.C\u2019est un petit projet qui a eu beaucoup d\u2019attention.En utilisant les résultats provenant d\u2019une énorme base de données, le logiciel est capable d\u2019estimer la probabilité de victoire en fonction de certaines variables comme le nombre de minutes restantes, les points de chaque équipe.» Étienne Laneville a quitté Sherbrooke après ses études.Il a travaillé deux ans à Montréal pour VertigoXmedia, période où il a beaucoup voyagé aux États-Unis.Il s\u2019est installé à Los Angeles en 2000.Bien qu\u2019il n\u2019ait pas de plan précis en tête, il aimerait bien revenir au Québec un jour.\u2014 Isabelle Pion Rouler sur les chapeaux de roues Étienne Laneville ###PAGE###27### L\u2019Estrie rayonne/ B27 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B27 Lorsque Gérard Cameron a décidé de léguer l\u2019entreprise familiale Extermination Cameron à sa progéniture, il n\u2019a émis qu\u2019une seule condition: que les trois frères soient partenaires à parts égales dans l\u2019aventure.Des années plus tard, non seulement les fils Cameron sont toujours égaux, mais l\u2019entreprise a beaucoup prospéré.«On a beau travailler ensemble toute la semaine, on se regroupe même la fin de semaine», raconte Pierre Cameron, administrateur de l\u2019entreprise qui a suivi les traces de son père il y a 21 ans déjà.Ses frères Guy et Jean, de leur côté, sont respectivement en charge des bureaux de Sherbrooke et Granby, de même que ceux de Montréal et Québec.Extermination Cameron, spécialisée dans la gestion parasitaire, embauche aujourd\u2019hui 52 employés répartis dans les quatre bureaux de la province.«Nous sommes la quatrième génération des Cameron qui oeuvrons dans le domaine, mais c\u2019est nous qui avons amené le plus de développement», lance-t-il fièrement.Comptent-ils sur leurs propres héritiers pour travailler à leur côté un jour? «Ce sera leur choix», fait valoir M.Cameron en soulignant que l\u2019un de ses jeunes neveux a déjà démontré un certain intérêt.IMACOM, MAXIME PICARD Pierre, Guy et Jean Cameron Partenaires à parts égales Plus de deux décennies plus tard, Pierre Cameron semble toujours aussi amoureux de son emploi.«C\u2019est un domaine très particulier.Selon moi, c\u2019est le plus beau métier du monde.» C\u2019est un métier, préci- se-t-il aussi en riant, où lorsque l\u2019on part, «on souhaite toujours ne plus nous revoir!» \u2014 Isabelle Pion ###PAGE###28### ???????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????? ????????? ????????????????????????????????????????????????????????? ??????????? ???????? ???????????? ??? ????? ?????? ??????? ??????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????? ???????????????? ?????????????????????????????? ??? ????? ??????????????????????????????????????????????????????? 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B28 / L\u2019Estrie rayonne B 28 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Il n\u2019est officiellement en poste que depuis juillet dernier, mais déjà dans son entourage on parle de lui comme d\u2019une «étoile montante» en neurochirurgie.David Mathieu, spécialisé dans la technique du célèbre scalpel gamma, rougit de ce compliment.«J\u2019ai simplement des idées et j\u2019essaie de les faire avancer du mieux possible», réagit avec beaucoup de modestie le Beauceron d\u2019origine.En fait, celui qui est allé se sur- spécialiser à Pittsburgh sur cet appareil opérant le cerveau sans bistouri - et que le CHUS est seul à posséder au Québec - s\u2019intéresse plus particulièrement à la neurochirurgie fonctionnelle.C\u2019est par exemple traiter des problèmes de santé comme le Parkinson, l\u2019épilepsie ou des affections psychiatriques sévères pour palier aux médicaments.«En neurochirurgie, on a des possibilités énormes, surtout grâce aux installations qu\u2019on retrouve au CHUS, mais il reste beaucoup de recherche à faire.» «Et c\u2019est un domaine qui m\u2019intéresse, en partant du fondamental pour la translation sur l\u2019humain.Ce qu\u2019a fait Dr David Fortin par exemple en neuro-oncologie (traitement du cancer cérébral) constitue une avancée extraordinaire», IMACOM, JESSICA GARNEAU David Mathieu Des idées tout simplement fait-il valoir.Pour le jeune homme, qui a connu d\u2019autres lieux de pratique au Québec, le fait de se retrouver au CHUS offre un avantage indéniable.«C\u2019est peut-être le plus petit CHU du Québec et qui n\u2019a pas le volume de patients des autres.Mais c\u2019est moins hiérarchisé et l\u2019ambiance y est plus agréable.» La synergie et la facilité de travailler en collégialité offrent des avantages incomparables», a-t-il livré sans détour.\u2014 François Gougeon ###PAGE###29### ?? ??????? ?????? ????????????? ???????????????????????? ?????????????????? ?????? ???????????????????????????????? ?????????????????? ??????? ???????????????????????????????? ?????????? ????? ???????????????????????????????? ??? ??????????? ???????????????????????????????????? ??????????? ???? ??????????????????????????????????? ??????????????? ???????????????????????????????? ???? ??????? ?????? ????????????????????????????????? ??????????????????? ????????????????????????????????? ??? ??????? ???? ??????????????????????????????????? ???????????????????? ????????????????????????? ????????????????????? ???? ????????????????? ???? ?????? ?????? ??????????????????????? ???? ????????????????? ?????????????? ???? ???????????? ??????????????????????? ???? ???????? ???? ?????????? ?????????????????? ??????????????????????? ???? ???????????? ??? ??????????????????????? ????????????? ??????????? ????? ? ?????????? ??????????? ??????????????????? ???? ???? ?????????????? ??????????????????????? ???? ?????????????? ????? ?????????????? ??????????????? ??????????????????????? ?????? ??????????????????? ????? ??????????????????????? ????????????????????? ????????????? ?????????? ??????????????? ?????????????????????????? ???????????? ???????????? ?????????????????????????? ??????????????????? ????????????????????? ??????????? ????????????? ?????????? ????????????????????? ?????? ???????? ???????????????? ????? ??????????????????? ??????????????????????? ????????????????? ???????????????????????? ??????????????????????????? ????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????????? ????????? ??? ????????????? ?????????? ??????????????????????????? ?????? ??????????? ???????????? ????????????? ???????????? ???? ??????????????? Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B29 ###PAGE###30### B30 / L\u2019Estrie rayonne B 30 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Chez Matelas Houde, une petite entreprise spécialisée dans le domaine du matelas, la relève a pour nom Dominic Houde.L\u2019entreprise a été fondée en 1935 par Alfred Houde, qui l\u2019a passée à son fils Michel au début des années 1970.Michel Houde demeure à 62 ans le propriétaire de l\u2019entreprise, et toujours passionné de son travail, mais son fils Dominic, âgé de 29 ans, occupe maintenant une place de premier plan dans l\u2019entreprise.Il cumule les fonctions de gérant des ventes, responsable des achats, en plus de superviser la quinzaine d\u2019employés et de veiller au service à la clientèle.Dominic occupe maintenant une place de premier plan dans l\u2019entreprise.«Matelas Houde est une petite entreprise sherbrookoise très spécialisée.Nous faisons entre autres du matelas de ressorts, également des ressorts ensachés, des matelas en mousse, en mousse naturelle latex et du sur mesure par exemple pour les lits antiques.Nous fabriquons près de 6500 matelas par IMACOM, CLAUDE POULIN Dominic Houde Un service personnalisé et sur mesure année.Ce qui fait notre force dans notre créneau, c\u2019est le service après vente et le rapport qualité prix.Comme nous n\u2019avons pas d\u2019intermédiaire entre l\u2019usine et le client, les économies de prix par rapport à d\u2019autres détaillants varient entre 15 et 50 pour cent selon le type de matelas».L\u2019entreprise compte deux points de vente.«Nos défis actuels sont de continuer en innovation et de développer la clientèle», souligne Dominic.\u2014 Albert Bérubé ###PAGE###31### L\u2019Estrie rayonne/ B31 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B31 Développer des méthodes pour le diagnostic le plus précoce et intervenir aussitôt pour limiter les dégâts.et la mortalité.C\u2019est en gros la motivation de Dr François Bénard, clinicien, professeur et chercheur, en matière de cancer du sein.C\u2019est sous son impulsion que le CHUS, via son Centre de recherche clinique (CRC) Étienne Le Bel, est devenu le leader canadien dans l\u2019imagerie du cancer à l\u2019aide de la tomographie par émission de positrons (imagerie TEP).«Le cancer du sein n\u2019est pas incurable s\u2019il est pris tôt.Et tous nos efforts concourent en ce sens, un peu comme une course contre la montre », rappelle le médecin.Celui-ci, après sa résidence en médecine nucléaire au CHUS, est allé faire ses premières armes en imagerie du cancer par TEP à l\u2019University of Pennsylvania, à Philadelphie.Entre ses travaux de recherche sur le modèle animal et son job de clinicien auprès de femmes ayant déjà eu le cancer et chez qui on suspecte une récidive, Dr Bénard est particulièrement sensible à la dimension humaine de son rôle.«Le cancer du sein n\u2019est pas incurable s\u2019il est pris tôt.Et tous nos efforts concourent en ce sens.» «Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on baigne dans la technologie qu\u2019il faut ignorer l\u2019importance du contact avec le patient.Il faut leur expliquer les choses avec empathie.On a beau parler de médecine hi-tech en constant développement, à la base c\u2019est toujours un patient qu\u2019on soigne, surtout que quand il est question de cancer, on sait l\u2019épreuve que cela représente», fait-il valoir.\u2014 François Gougeon Sensible à la dimension humaine IMACOM, JESSICA GARNEAU François Bénard ###PAGE###32### ?????? 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Quand la valeur n\u2019attend pas le nombre des années, il se trouve des jeunes pour qui l\u2019expression de l\u2019engagement et du dévouement prend tout son sens.À 30 ans, après avoir complété en juillet dernier sa résidence en cardiologie au CHUS, Dr Paul Farand en est un bel exemple.Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019il fait partie de la dernière cuvée des Prix du lieutenant-gouverneur du Québec, soulignant une parfaite réussite scolaire et un engagement personnel, social et communautaire marqué.Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019il fait partie de la dernière cuvée des Prix du lieutenant-gouverneur du Québec.Pour y avoir droit, cela signifie des sacrifices: des études supérieures qui ont débuté en physique, une maîtrise en pharmacologie et maintenant le contact avec des patients en cardiologie.Tout au long de ce cheminement, cet ancien athlète de haut calibre ayant remporté plusieurs prix en Un jeune médecin engagé et dévoué natation s\u2019est impliqué dans plein de causes: dans la Fondation FORCE de l\u2019Université de Sherbrooke, à la Commission des affaires pédagogiques, au conseil d\u2019administration du CHUS, au comité d\u2019éthique de la recherche sur l\u2019humain, au comité Brigitte-Perreault, etc.Son prochain projet sera en matière de recherche fondamentale pour dégager de meilleurs mécanismes de prévention des maladies cardio-vasculaires.«Aujourd\u2019hui, quelqu\u2019un qui a eu un infarctus peut bien vivre grâce à la médication.Mais l\u2019idéal, c\u2019est d\u2019éviter l\u2019infarctus car le mal qui est fait reste toujours là.Avec la prévention, dans un modèle bien organisé, je suis convaincu que c\u2019est possible d\u2019y arriver», soutient-il avec conviction.\u2014 François Gougeon IMACOM, JESSICA GARNEAU Paul Farand B32 / L\u2019Estrie rayonne B 32 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 ###PAGE###33### L\u2019Estrie rayonne / B33 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B33 IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Alain Compagna «La base pour un entrepreneur, c\u2019est de satisfaire le client».C\u2019est en ces mots que résume son engagement le vice-président de Bois ouvrés Waterville, Alain Compa- gna, un homme d\u2019affaires de 37 ans.À Waterville, quatre des six enfants de Monique et Léo-Paul Compagna assument la relève de l\u2019entreprise familiale fondée en 1969 à partir d\u2019un produit, la boîte à onglets, ces gabarits servant à faire des coupes à angles exacts à partir des traits de scie déjà en place.L\u2019entreprise a ajouté graduellement divers produits de bois à son éventail, dont des planches à découper, des planches à fromage, et des bibliothèques à assembler.En 1985, année déterminante, elle a acheté une division de coulisses de tables, ces mécanismes servant à placer les rallonges des tables de cuisine.En 1990, ce fut la création de l\u2019entreprise Apaulo, une usine de con- treplaqué courbé utilisé notamment dans la fabrication de divers meubles.Yves Compagna est devenu le seul propriétaire d\u2019Apaulo au début des années 2000.La firme emploie une cinquantaine de personnes.Quant à Bois ouvrés Waterville, qui emploie aussi une cinquantaine de personnes, elle est la propriété à parts égales de Lise, Alain et Claude Compagna.Ce dernier est «La base est de satisfaire le client» actionnaire mais il n\u2019est pas actif dans l\u2019entreprise.Lise agit comme présidente et veille à la bonne administration de la compagnie, tandis qu\u2019Alain, le plus jeune des trois, est vice-président aux opérations.Aujourd\u2019hui, pour le compte de divers manufacturiers, Bois ouvrés Waterville fabrique toujours des coulisses de tables, des tiroirs en bois en queue d\u2019aronde, des coulis- seaux de tiroirs en bois, et des pièces de bois en série de dimension spécifiques pour certains clients.La réputation d\u2019excellence de l\u2019entreprise est maintenant solidement établie.En 2006, Bois ouvrés Waterville a reçu le titre de «Manufacturier de l\u2019année» décerné par le Centre local de développement de la Municipalité régionale de comté de Coaticook.\u2014 Albert Bérubé ###PAGE###34### B34 / L\u2019Estrie rayonne B 34 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Une livre et demie à deux livres: c\u2019est le gain de poids que prennent, en moyenne, les étudiants au baccalauréat.Mais à long terme, ces données pourraient s\u2019améliorer, grâce à une étude lancée par Marie-France Hivert, médecin résidente en endocrinologie de l\u2019Université de Sherbrooke.L\u2019objectif? Inculquer aux jeunes adultes de saines habitudes de vie qu\u2019ils conserveront pour les années à venir.C\u2019est au contact des patients que Marie-France Hi- vert a pu observer les effets néfastes d\u2019un surplus de poids.«On s\u2019aperçoit rapidement que même des jeunes ont des surplus de poids et qu\u2019ils ont des complications.Ça m\u2019avait frappée», explique la jeune femme de 29 ans.Très peu d\u2019études se sont penchées sur cette question jusqu\u2019à maintenant.Celle-ci est menée en collaboration avec l\u2019Association canadienne du diabète.Quelque 220 étudiants de l\u2019UdeS ont accepté d\u2019y prendre part.La moitié d\u2019entre eux se livrent à un contrôle de leur poids, tandis que tous les autres assistent à des ateliers visant à leur inculquer de bonnes habitudes.Les conclusions de l\u2019étude permettront de voir si les interventions faites auprès d\u2019une partie des étudiants auront un impact sur la stabilisation de leur poids.Éventuellement, si les données sont concluantes, on aimerait étendre ces services à l\u2019ensemble de la population étudiante.«Ce serait bon si on pouvait prendre de bonnes habitudes de vie dès le début de notre vie autonome», indique-t-elle.\u2014 Isabelle Pion Contrer le gain de poids à l\u2019école PHOTO FOURNIE PAR ROBERT DUMONT Marie-France Hivert ###PAGE###35### L\u2019Estrie rayonne / B35 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B35 Stéphane Tremblay assume les commandes de l\u2019entreprise de revêtement métallique RTSI (Rodrigue Tremblay Sherbrooke inc.) depuis 2002.Ce chef d\u2019entreprise de 39 ans a précisément l\u2019âge de sa compagnie, fondée par ses parents Rodrigue et Diane.L\u2019entreprise est spécialisée dans les revêtements métalliques de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels, en plus de réaliser des toitures métalliques de résidences.Nombreux contrats RTSI a à son actif le revêtement du poste frontalier de Stanstead, en 2005, un contrat de 1 165 000 $.L\u2019entreprise de 25 employés a réalisé aussi des revêtements à l\u2019Université de Sherbrooke, ainsi que ceux du Home Depot de Sherbrooke, et des Canadian Tire de Fleurimont et Magog.Elle travaille actuellement au pavillon Argyll du CHUS et sera aussi du chantier de l\u2019Hôtel-Dieu.«Nous travaillons aussi à l\u2019extérieur de la région, comme à Montréal, Gatineau, Matane, et sur la Côte-Nord», note M.Tremblay.Stéphane Tremblay a gravi un à un les échelons de l\u2019entreprise.«J\u2019ai commencé vers l\u2019âge de 6 ans, observe-t-il.Au gazon, puis dans l\u2019entrepôt sur les moulures, et plus tard sur les chantiers tout en suivant les cours techniques né- IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Stéphane Tremblay Une relève entreprise depuis longtemps cessaires».Il a aussi fait des études collégiales en administration.Stéphane Tremblay est vice- président de l\u2019Association des entrepreneurs en revêtement métallique du Québec.Il en deviendra le président en mai.«Notre but est de bien développer le produit auprès des architectes et des entrepreneurs».\u2014 Albert Bérubé ###PAGE###36### B36 / L\u2019Estrie rayonne B 36 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Sa passion très jeune pour la médecine et sa curiosité marquée pour le cerveau ont stimulé David Fortin à révolutionner les traitements face à la maladie de ce complexe organe.Et de donner un espoir aux malades comme jamais auparavant.C\u2019est sa patience et sa détermination qui ont permis au premier et encore seul neurochirurgien et neuro-oncologue au Canada de mettre au point une technique unique au CHUS dans le traitement du cancer cérébral.«Comme à mes patients à qui je ne promets jamais la guérison absolue, je ne peux promettre une assurance formelle de résultats.» Cette intervention, consistant à ouvrir la barrière hémato- encéphalique pour y injecter directement au cerveau la chimiothérapie, permet d\u2019accroître considérablement l\u2019espérance de vie.Mais même si cela passe de un à trois et même jusqu\u2019à cinq ans chez certains patients, le cancer du cerveau demeure toujours incurable.Et c\u2019est justement pour faire un pas de plus dans la bataille contre ce mal que le jeune spécialiste, entouré d\u2019une équipe aguerrie, vient de se retrouver à la direction d\u2019une chaire de recherche.Ses travaux, financés à hauteur de 1 million $ par la Banque Nationale, s\u2019échelonneront sur cinq ans.Mais avec modestie et franchise, Dr Fortin ne laisse miroiter aucun miracle à l\u2019horizon.«Comme à mes patients à qui je ne promets jamais la guérison absolue, je ne peux promettre une assurance formelle de résultats.Mais on va s\u2019appliquer au meilleur de nos compétences et de nos efforts à pousser le plus loin possible nos limites face à cette maladie», a- t-il déclaré à ce sujet.\u2014 François Gougeon Patience et détermination IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Dr David Fortin ###PAGE###37### ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????? ?????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????? ??????? ??????????? ?????????? ?????????????????????? ????????????????????????????????? ????????????????? ??????????? ?????????????????????????????? ?????? ?????????? ???????? ??????? ??? ??????? ????????? ???????????????????????????? ????????????????????? ?????????????????????? ????????????? ????????????? ????????????????????? ???????????? ??????????????????????????? ?????????????????????????????? ??? ???????????????? ?????????????? ? ??????????? ????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???? ? ??????????? ???????????? ?? ???????????????????? ???????????????????????????????? ???????????????????????? ?????????????????????????????????????? ?????????????????? ??? ???? ???? ???? ?????????????????? ??????????????????? ??????????????????????? ???????????????????? ? ? ????????????????????? ??? ???????????????????????? ???????????? ? ? ????????????????????????? ??? ?? ??????????????????????????? ???????????????????????????????????? ?????????????????????????????? ??????????? ???????? ?? ? ????????????????? ???????????????????????????????????????????????? ?? ??????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????? ?? ??? ? ? ????? ????? ????? ????? ????????????????? ???????????????????? ??????????????????????????? ?????? ??? L\u2019Estrie rayonne / B37 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B37 La région estrienne pourrait devenir officiellement cette année une réserve de ciel étoilé.Depuis quelques années, l\u2019Estrie est devenue un chef de file en matière de lutte contre la pollution lumineuse.Derrière ce combat contre les lumières envahissantes et tout ce succès se cache Chloé Legris, ingénieure et chargée de projet à l\u2019ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic.«J\u2019avais le fervent désir de travailler dans un milieu porté sur l\u2019environnement», raconte celle qui est arrivée à Sherbrooke il y a 12 ans pour commencer ses études.Qu\u2019elle ait les yeux et la tête levés vers le ciel dans le cadre de son emploi se veut toutefois un concours de circonstances.Après tout, lance-t-elle en riant, la petite fille de Montréal ne connaissait pas les étoiles! Elle dit aimer travailler sur ces différents projets de lutte contre la pollution lumineuse parce qu\u2019il y a des liens concrets avec la population.«C\u2019est l\u2019ensemble de la cause qui m\u2019a séduite.» L\u2019année 2007 sera chargée: en plus de travailler à la reconnaissance officielle d\u2019une réserve de ciel étoilé et d\u2019une participation à une conférence internationale chapeautée par l\u2019UNESCO, l\u2019AS- TROLab sera l\u2019hôte d\u2019un symposium international réunissant des spécialistes du monde entier.«J\u2019avais le fervent désir de travailler dans un milieu porté sur l\u2019environnement.» On dévoilera ces jours-ci la troisième phase du projet de lutte contre la pollution lumineuse, qui consiste en un programme de conversion offert aux résidents de 16 municipalités voisines du mont Mégantic.Le projet est estimé à environ 1,8 million $.D\u2019ailleurs, souligne Chloé Legris, c\u2019est grâce à la mobilisation de beaucoup d\u2019acteurs de la région que l\u2019on obtient ces résultats.\u2014 Isabelle Pion À la rescousse du ciel étoilé IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Chloé Legris ###PAGE###38### B38 / L\u2019Estrie rayonne B 38 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 C\u2019est la passion envers ses patients qui a amené la pharmacienne Brigitte Boilard, du CHUS de Fleurimont, à se dépasser pour aller chercher une certification très rare en oncologie.Après un an d\u2019études et de préparatifs, elle a obtenu avec succès la très reconnue certification américaine en oncologie du «Board of Phamaceutical Specialties».Ce n\u2019est pas peu, car le taux de réussite n\u2019est que de 40 pour cent La jeune femme originaire de Disraeli mais bien enracinée à Sherbrooke est la seule du CHUS jusqu\u2019à maintenant à détenir cette certification.On en compte que cinq au Québec et à peine trois fois plus pour l\u2019ensemble du Canada.Ce mérite est une façon pour elle de soulager du mieux possible les patients qu\u2019elle adore côtoyer.Que ce soit face au cancer ou autre pathologie.«Je n\u2019aime pas le papier ou la gestion dans le bureau, soumet-elle sans détour.Ce qui me fait carburer ce sont les patients, intervenir directement auprès d\u2019eux, les écouter, leur parler, les informer.» Brigitte Boilard rajoute que cela explique justement son choix de travailler en établissement plutôt qu\u2019au privé, dès la fin de ses études, à l\u2019Université Laval.«Dans un établissement de santé, de surcroît dans un endroit comme le CHUS, on développe une expertise très pointue.Je trouve qu\u2019on a plus le temps que dans le privé d\u2019établir un très bon lien avec les patients.Ça me nourrit», glisse-t-elle avec enthousiasme.\u2014 François Gougeon Pour la passion envers ses patients PHOTO FOURNIE PAR ROBERT DUMOND Brigitte Boilard ###PAGE###39### L\u2019Estrie rayonne / B39 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B39 PHOTO FOURNIE PAR ROGER LAFONTAINE François Michaud Le mot science-fiction ne semble plus avoir aucune emprise sur François Michaud, professeur à l\u2019Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en robotique mobile et systèmes intelligents autonomes.Non, ce n\u2019est pas arrangé avec le gars des vues: les robots du chercheur et de ses collaborateurs peuvent faire mille et une choses, dont s\u2019immiscer dans l\u2019univers des enfants autistes, distribuer des cartes d\u2019affaires, interagir avec les gens grâce à des sens artificiels.Et bientôt, ils pourront même veiller sur les personnes âgées en perte d\u2019autonomie ou sur les gens ayant des handicaps.L\u2019UdeS fait d\u2019ailleurs partie, depuis peu, du réseau Intelligent Computational Assistive Science and Technology (ICAST), constitué d\u2019universités du pays et de partenaires privés.L\u2019objectif: améliorer la qualité de vie des personnes âgées ou handicapées en développant de nouvelles technologies.Le Laboratoire de robotique mobile et systèmes intelligents de l\u2019Université de Sherbrooke (LABORIUS), fondé par M.Michaud, continue de son côté à donner vie à d\u2019autres innovations.L\u2019un de ses rejetons, l\u2019entreprise dérivée Robomotio, dont M.Michaud est cofondateur, signait cet automne une convention de licence avec l\u2019UdeS.Les robots du chercheur et de ses collaborateurs peuvent faire mille et une choses, dont s\u2019immiscer dans l\u2019univers des enfants autistes, distribuer des cartes d\u2019affaires, interagir avec les gens grâce à des sens artificiels.Cette licence porte sur des unités de contrôles modulaires qui se retrouvent au coeur des systèmes de robotique mobile développés et en voie de commercialisation par Robomotio.«On a l\u2019ambition de devenir ou d\u2019être un laboratoire de calibre international, mais on n\u2019a vraiment pas les mêmes ressources.Il faut être plus astucieux», indique M.Michaud au sujet de Laborius, en faisant une comparaison avec d\u2019autres grandes universités de la planète.\u2014 Isabelle Pion La réalité rattrape la fiction ###PAGE###40### ?????? ???????????????????? ????????????????????????????????????????? ??????????????????? ?????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ????????????????? ?????????????????????? ?????????????????????????????? ???????????????????????????????? ???????????? ??????????????????????????? ??????????????????????????????? ??????????????????? ????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????? ??????????????? ????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????? ???????????????? ???? ????? ???????? ??? ?? ???????? ??????? ???? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?????????????????????????????? ????????? ????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????? ??????????????????? ??????????? ??????????????? ?????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????? ????????????????? ??? ??????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????? ????????????????????? ????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????? ???????????????? ??????????????? ?????????????????????????? ????? ?????????????? ??????????? ???????????? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? B40 / L\u2019Estrie rayonne B 40 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Dans les bureaux du Perimeter Institute for Theoretical Physics de Waterloo, Justin Khoury, spécialiste en cosmologie, s\u2019affaire à valider l\u2019une des théories d\u2019Einstein.Quand la journaliste lui demande si elle a bien compris, s\u2019il s\u2019attaque réellement à l\u2019une des théories d\u2019Einstein, Justin Khoury répond oui du bout des lèvres, bien humblement, en soulignant qu\u2019il ne veut pas être trop prétentieux.Selon une découverte récente (réalisée au cours des dix dernières années), l\u2019expansion de l\u2019univers est maintenant en accélération, plutôt qu\u2019en décélération.L\u2019univers a été en décélération pour la majeure partie du temps depuis le big bang.Deux possibilités sont étudiées pour expliquer ce phénomène.Selon la première, cette accélération pourrait se justifier par une forme d\u2019énergie dans le vide qu\u2019on n\u2019aurait pas détectée.L\u2019autre possibilité, c\u2019est que l\u2019expansion de l\u2019univers est gouvernée par la théorie dans le temps, pour laquelle on utilise l\u2019équation d\u2019Albert Einstein.Mais la théorie de l\u2019illustre physicien ne serait peut-être pas valide aux échelles cosmologiques; il est donc possible que cette équation ne soit pas valide pour décrire l\u2019expansion récente de l\u2019univers.Voilà donc l\u2019un des aspects de la recherche sur laquelle se penche LA TRIBUNE, ARCHIVES Justin Khoury Défier l\u2019équation d\u2019Albert Einstein Justin Khoury, un Sherbrookois d\u2019origine qui a fait ses premières armes au Club de sciences de l\u2019école Montcalm.«Ce n\u2019est pas facile.Mathématiquement parlant, on ne peut pas modifier la théorie d\u2019Einstein comme on veut!» lance- t-il.On s\u2019en doute.Une question d\u2019années, de décennies, ces recherches? «On pourrait probablement passer une vie à ne rien accomplir, lance-t-il en riant.On fait de petits pas!» Justin Khoury travaille depuis maintenant un an à l\u2019Institut Perimeter, où il a été le premier professeur spécialisé en cosmologie à être embauché.\u2014 Isabelle Pion ###PAGE###41### ?????? ?????? ????????????? ???????????? ??????? ????? ?????????? ???????????? ????? ????? ??????????? ???????????? ????? ???????? ?????????? ???????????? ?????? ?????? ?????????? ??????????? ?????? ??????? ?????????? ???????????? ?????? ???????????? ???????? ??????????? ????????? ??????? ???????? ??????????? ????? ??????? ??????????? ?????????????????? ??????????? ??????? ???????????????? ??????????????????? ?????????????? ???????? ????????????? ???? ??????????????????? ???????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????? L\u2019Estrie rayonne / B41 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B41 Depuis environ trois ans, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) compte une clinique de grossesse à risque, où les femmes peuvent recevoir l\u2019ensemble des services dont elles ont besoin.«Le but de la clinique, c\u2019est de faire un rendez-vous où elles peuvent rencontrer tous les spécialistes.Elles peuvent passer un avant-midi ici», illustre la Dre Annie Ouellet, médecin gynécologue-obstétricienne.Mme Ouellet dispose d\u2019une superspécialité en médecine foeto-maternelle.La clinique accueille une clientèle qui a un statut à risque, (des femmes atteintes de diabète ou souffrant d\u2019un cancer du sein, entre autres) ou des femmes porteuses d\u2019une anomalie génétique, par exemple.La clinique accueille maintenant quelque 500 patientes, dix fois plus que lors de sa première d\u2019année d\u2019existence.Cela s\u2019explique notamment en raison de l\u2019agrandissement du territoire desservi par le CHUS pour le Réseau universitaire intégré de santé (RUIS).Avant que Mme Ouellet et son équipe mettent en place cette clinique, les patientes devaient valser de rendez-vous en rendez-vous, si bien que certaines n\u2019assistaient pas à toutes les rencontres prévues.L\u2019institution offrait déjà des services pour les grossesses à risque, mais l\u2019équipe souhaitait optimiser l\u2019approche multidisciplinaire.Mme Ouellet habitait Ottawa lorsque le CHUS l\u2019a contactée pour faire partie de son équipe et relever ce défi.Contrairement à la majorité de ses collègues, elle pratique uniquement dans son champ de surspécialité.En plus de faire de la recherche, la Dre Ouellet est aussi professeure.et mère de famille, précise-t-elle.«Il faut essayer de concilier tout ça pour arriver à atteindre un équilibre.C\u2019est pour ça qu\u2019il faut bien s\u2019entourer!» \u2014 Isabelle Pion Pour atteindre l\u2019équilibre IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Dr Annie Ouellet ###PAGE###42### ???????????????????? ???????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????? ???????????? ???????? ????????????????????? ???????????????????? ?????????????????????????? ???????????????????? ??????????????????? ?????? ?????????????????????????????????? ?????????????????????????????? ??????????????????????????????? ???? ?????????????????????????????? ???????????????????????? ?????????? ?? ?????????????? ??????????????????? ???????????????????????? ???????????????? ?????????????????? ??????????????????????????????? ???????????? ????????? ???????????????????????????????? ?? ???????????????? ???????????????????? ?????????????? ???????????????????????????????????? ????????????? ??????? ????????????? ???????????? ?????? B42 / L\u2019Estrie rayonne B 42 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 ARCHIVES, LA TRIBUNE Jason Wheeler En juin dernier, un incendie ravageait le plus ancien bâtiment de l\u2019usine Herwood, à Windsor.Jason Wheeler, directeur des opérations et copropriétaire de l\u2019entreprise familiale, et son équipe se sont relevé les manches pour reconstruire l\u2019édifice détruit par les flammes.On pourrait même dire qu\u2019Herwood s\u2019est relevée grandie du sinistre qui l\u2019a aff ligée.Ses propriétaires ont décidé d\u2019annexer le bâtiment à l\u2019usine principale, de l\u2019agrandir pour améliorer l\u2019espace de travail et de se procurer de l\u2019équipement d\u2019assemblage plus moderne, espérant ainsi ouvrir la porte à de nouveaux contrats.L\u2019entreprise spécialisée dans la fabrication de palettes de bois embauche une cinquantaine de travailleurs.Difficile de parler de Jason Wheeler sans parler de son père, le maire de Windsor Malcolm Wheeler.Ce dernier a longtemps tenu les rênes d\u2019Herwood.Les deux hommes partagent la même passion pour les chevaux, pour les affaires et pour l\u2019implication sociale.Jason Wheeler a été nommé cet automne président de la Chambre de commerce de Windsor, succédant ainsi à Carole Corriveau.\u2014 Isabelle Pion À l\u2019image du père ###PAGE###43### L\u2019Estrie rayonne / B43 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B43 Le monde de l\u2019automobile est une véritable passion pour Hugo Desgreniers.Au travail comme dans les loisirs.Le jeune homme de 27 ans travaille à temps plein aux côtés de son père, Yvan Desgreniers, propriétaire de Relais Pneu Mécanique, depuis presque 10 ans.Le contraire aurait été surprenant.«C\u2019est un peu comme tous les petits gars quand ils sont jeunes et que leur père a un garage.J\u2019ai toujours été un maniaque d\u2019auto et de véhicule de course», dit celui qui a occupé ses premiers emplois d\u2019été dans l\u2019entreprise de son père, laquelle compte aujourd\u2019hui huit magasins.Dans ses temps libres, Hugo Desgreniers aime bien faire de la course en solo (qui consiste à dépasser son propre record) et du rallye cross.Pour cette passion aussi, il ne tient pas des voisins! Son père, rappelle-t-il d\u2019ailleurs, a souvent prêté main-forte à des coureurs comme Bertrand Fabi, et plus récemment, Olivier Comeau.Au moment d\u2019écrire ces lignes, les partenaires de Relais Pneu Mécanique se préparaient pour le Challenge sur glace Continental.\u2014 Isabelle Pion Toujours porté à se dépasser IMACOM, MAXIME PICARD Hugo Desgreniers ###PAGE###44### B44 / L\u2019Estrie rayonne B 44 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Alain C.Houle aurait pu rester bien au chaud, sous le soleil brillant de la Californie.Mais en 2003, ce chercheur de l\u2019Université de Sherbrooke a décidé de rentrer au Québec, après «avoir vécu la bulle des télécommunications de l\u2019intérieur».Qu\u2019est-ce qui l\u2019a décidé à quitter cet État paradisiaque des États-Unis, où il a vécu pendant trois ans? «L\u2019Université de Sherbrooke», répond-il sans hésitation.«Ce n\u2019est certainement pas les ouvertures qui manquent.On ne fait que commencer à voir les opportunités que ça ouvre.» À l\u2019époque, l\u2019ancien doyen de la faculté de génie, Richard Marceau, travaillait à constituer une nouvelle équipe pour la recherche au département de génie.L\u2019objectif? Faciliter la collaboration entre l\u2019université et les entreprises.Pour M.Houle, il s\u2019agissait d\u2019un retour à son alma mater.Trois ans après son arrivée sur la colline universitaire, M.Houle est devenu le titulaire de la Chaire Média5 de recherche industrielle en infrastructures et outils de communication.Celle- ci a été créée en partenariat avec Lagassé Communications et Industries (LC&I) et Media5 Corporation.Il mène des recherches pour développer des technologies facilitant le transport de l\u2019information sous protocole IP.Cette chaire développera des technologies associées aux infrastructures de communication, qu\u2019elles soient filaires, comme la fibre optique, ou sans fil.Les possibilités sont nombreuses; les technologies pourraient servir dans le domaine médical, du divertissement, et bien d\u2019autres encore.«Ce n\u2019est certainement pas les ouvertures qui manquent.On ne fait que commencer à voir les opportunités que ça ouvre», indique M.Houle en soulignant que l\u2019institution pourrait collaborer également avec d\u2019autres partenaires, du pays ou d\u2019ailleurs dans le monde.Une vingtaine d\u2019étudiants actifs en recherche gravitent autour de cette chaire.\u2014 Isabelle Pion IMACOM, CLAUDE POULIN Alain C.Houle Chercheur dans toutes ses fibres ###PAGE###45### ???????????? ??????????????????????? ???????????????????? ??????????????????????? ?????????????????????????????????? ???????????????????? ????????????????????? ??????????????????? ??????????????????? ???????????????? ?????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????? ??? ? ??????? ? ?????? ?????????????????? ?? ??????????????????????????????????????????????? ?? ??????????????????????????? ?? ???????????????????????????????????????????????????? ? ? ??? ????????????????? ?? ???????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????? ?????????????????????? ??????? ?????????????????????????????????????? ?????? ???????????? ???????? ?????? ?????????????????? Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B45 ###PAGE###46### B46 / L\u2019Estrie rayonne B 46 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 La valeur n\u2019attend pas le nombre des années, au Groupe COMU, une firme d\u2019ingénierie fondée à l\u2019automne 2003 et dirigée par les ingénieurs Frédéric Côté et David Murray, tous deux âgés de 31 ans.Les deux associés comptent chacun près de 10 ans d\u2019expérience et ils travaillaient pour des firmes reconnues à Québec lorsqu\u2019ils ont décidé de revenir à Sherbrooke, où ils ont fait leurs études.Une firme différente «On se démarque parce que dans les firmes de grosseur intermédiaire, on regroupe tous les services d\u2019ingénierie du bâtiment, de structure, d\u2019électrique et de mécanique», fait valoir Frédéric Côté.«Depuis août 2006, nous sommes accrédités ISO 9001-2000, ce qui nous permet d\u2019aller chercher des contrats publics», note M.Côté, dont la firme a aussi à son service une professionnelle accréditée Leed, ce qui est intéressant pour répondre aux appels d\u2019offres publics.«On travaille davantage au niveau public même si c\u2019est difficile».L\u2019entreprise qui compte 12 employés réalise divers projets dans les bâtiment industriels, commerciaux ou institutionnels.À la Chambre de commerce de Sherbrooke, M.Côté est membre du conseil d\u2019administration et vi- Le Groupe COMU, déjà reconnu ce-président de la relève affairée.Quant à David Murray, il s\u2019implique notamment au Club Optimiste.Le Groupe COMU a raflé l\u2019an dernier le titre de meilleure nouvelle entreprise au gala Reconnaissance Estrie, quelques mois après avoir décroché le même titre au gala Distinction de la Chambre de commerce et d\u2019industrie Magog-Orford.\u2014 Albert Bérubé David Murray et Frédéric Côté ###PAGE###47### L\u2019Estrie rayonne / B47 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B47 Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que le mouvement ne manque pas chez Balances M.Dodier! «Il y a toujours des projets en cours, des nouveaux produits à analyser.On a aussi commencé à faire fabriquer nos propres balances pour camions.», a expliqué Marc Dodier, le président de l\u2019entreprise.C\u2019est en 1997 que l\u2019homme d\u2019affaires a créé Balances M.Dodier, une entreprise spécialisée dans la vente et la réparation de balances industrielles.Sa clientèle est notamment composée de laboratoires, de fermes et de firmes de camionnage.L\u2019histoire a débuté modestement, dans le sous-sol de sa résidence.Après en avoir bûché un coup pour développer ses services et sa clientèle, épaulé par son épouse, l\u2019entrepreneur a pu changer de vitesse.«Quelques mois après, on se relocalisait dans des locaux plus adaptés, puis, il y a un an, on déménageait enfin dans notre nouvelle construction», a-t-il relaté.En 2003, l\u2019entreprise a aussi été certifiée ISO-9000 et elle est accréditée par Mesures Canada depuis un an, une norme détenue par peu d\u2019entreprises québécoises.Esprit de famille L\u2019entreprise est toujours demeurée dans le secteur Sawyerville de Cookshire-Eaton.Pour le proprio, pas question de déménager vers un grand centre! «J\u2019ai un sentiment d\u2019appartenance très fort à ma région», a-t-il tenu à souligner.En 2002, son épouse, Josée Lambert, a aussi acquis des parts de l\u2019entreprise.«Elle a toujours travaillé fort à mes côtés et m\u2019a toujours soutenu dans cette grande aventure», a expliqué Marc Dodier, aujourd\u2019hui âgé de 38 ans et père de trois enfants de 16, 13 et 10 ans.Au fil des années, six autres employés se sont aussi greffés à l\u2019équipe de l\u2019homme d\u2019affaires, qui n\u2019a jamais eu peur de mettre les heures nécessaires pour assurer le succès et la croissance de Balances M.Dodier.\u2014 Marie-Christine Bouchard Devenir grand mais demeurer «chez soi» LA TRIBUNE, MARIE-CHRISTINE BOUCHARD Marc Dodier ###PAGE###48### ?????? B48 / L\u2019Estrie rayonne B 48 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Depuis déjà trois ans, une jeune compagnie est en train de faire sa niche à Sherbrooke et ailleurs au Québec dans un créneau particulier en matière de services informatiques: il s\u2019agit de Révolution Linux.L\u2019entreprise est une compagnie de services spécialisés en infrastructure à base de logiciels, et elle est en cours de certification ISO 9001: 2000.L\u2019année dernière, l\u2019entreprise a été finaliste dans la catégorie «jeune entreprise» au gala Reconnaissance Estrie.Elle a été fondée par des hommes aux compétences informatiques complémentaires: Benoît des Ligneris, Jean-Michel Dault (qui détiennent chacun 45 pour cent des actions) et Francis Giraldeau (cofondateur du projet Edulinux).«Nous nous sommes implantés à Sherbrooke à la fin de mes études de maîtrise et de doctorat à l\u2019Université de Sherbrooke», signale le président de l\u2019entreprise, M.des Ligneris.Notons que M.Dault est cofondateur d\u2019Abacom et de Ne- tRevolution.L\u2019entreprise qui compte aujourd\u2019hui 17 employés est spécialisée dans le service en infrastructure, tout ce qui concerne le monde des serveurs, la sécurité, les réseaux, et elle a la particularité de travailler essentiellement avec des À la tête de Révolution Linux logiciels libres, c\u2019est-à-dire gratuits et que les clients peuvent modifier et redistribuer; des logiciels donc économiques pour les clients qui les intègrent sans avoir à payer de licence.Elle propose des solutions entre autres pour ce qui est des serveurs de courriels, filtres antispam et an- tivirus, consultation réseau, avec une spécialité dans les déploiements de milliers d\u2019utilisateurs.«Notre premier marché, c\u2019est les commissions scolaires.Ça a commencé avec Edulinux», note Benoît des Ligneris, qui détient notamment un doctorat en physique.«Les organisations que nous visons à accompagner pour leur faire réaliser des économies sont le gouvernement et le monde de la santé».\u2014 Albert Bérubé Benoît des Ligneris ###PAGE###49### ?????? ??????????????????? ? ????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ????????????????????????????????? ?? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????? ?????????? ???????????? ????????????????????? ?????????? ???????????? ???????????? ??????????????? ????????????? ???????????? ???????????? ??????????????? ???????????? ???????????? ????????????????????????? ????? ???????????? ???? ???? ?????????????? ?????????????????? ?????????????????????? ????? ????????????????????????????????? ?????????????????????????????????? ????? ?????????????????????????????????? ??????????????????????????? ????????????????????????????????? ????? ?????????????????????????????????????????? ???? ???????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????? ???????????? ??????????????????? ????????? ????????????????????????????????????????????????????????? ?????? Olivier Desilets a commencé à travailler à l\u2019Auberge Memphré, longtemps propriété de son père, vers l\u2019âge de 15 ans.Il n\u2019a jamais cessé par la suite d\u2019oeuvrer dans ce domaine, dont il est même devenu un des leaders au Québec.En décembre, l\u2019homme d\u2019affaires de 34 ans a quitté la présidence de l\u2019Association des hôteliers du Québec au terme d\u2019un mandat de deux ans.Il aura été le plus jeune de tous les présidents de cette organisation, possédant une histoire de plus d\u2019un demi-siècle.Dauphin? L\u2019entrepreneur agit cependant toujours à titre de premier vice-président de l\u2019Association touristique des Cantons-de- l\u2019Est et plusieurs le percevraient comme le dauphin du président Jacques Robidas.Il est également copropriétaire de l\u2019Auberge Estrimont, un établissement qui a été complètement rénové pendant la dernière année, ainsi que de l\u2019Auberge Memphré, quant à elle appelée à devenir une résidence pour personnes aînées à brève échéance.Détenteur d\u2019un baccalauréat en gestion hôtelière et d\u2019une maîtrise en affaires et administration, Olivier Desilets apprécie la dimension humaine rattachée à son secteur d\u2019activité.«On ne fait pas de la production de masse.Et ça me motive», lance celui qui avait été candidat du Parti québécois, dans le comté d\u2019Orford, lors des élections provinciales de 1998.Déjà un vieux routier de l\u2019hôtellerie, il enseigne depuis un an aux élèves du collégial au Séminaire de Sherbrooke, une tâche qui semble beaucoup lui plaire.D\u2019ailleurs, il devrait augmenter sa charge de cours de manière importante lors de la prochaine année scolaire.Consultant Parallèlement, il fait profiter différentes organisations de son expérience et de son savoir en effectuant de la consultation.Au même titre que l\u2019enseignement, cette tâche pourrait l\u2019occuper de plus en plus ces prochaines années.En vérité, le rôle de dirigeant d\u2019entreprise l\u2019excite moins qu\u2019auparavant.«J\u2019ai le goût de rester dans mon domaine, mais d\u2019avoir de meilleures conditions de travail.J\u2019ai trois jeunes enfants et j\u2019ai le goût d\u2019être plus souvent avec eux», admet-il.\u2014 Jean-François Gagnon L\u2019Estrie rayonne/ B49 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B49 LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Olivier Desilets L\u2019expérience et le savoir d\u2019un vieux routier ###PAGE###50### B50 / L\u2019Estrie rayonne B 50 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Au tournant du millénaire, Alain Boucher a décidé d\u2019emboîter le pas à son père Rosaire, en faisant l\u2019acquisition de l\u2019entreprise que ce dernier avait fondée, il y a 25 ans, Sanitaire Lac-Mégantic, pour la gestion des matières résiduelles.Avec toute l\u2019importance que revêtent aujourd\u2019hui les questions environnementales, Alain Boucher a su s\u2019adapter au virage vert.Il a sensiblement amélioré les installations que son père avait créées sur le site de l\u2019entreprise, à Frontenac, à quelques kilomètres de Lac-Mégantic.Trois à quatre fois plus Tant et si bien que l\u2019ensemble pourrait maintenant répondre adéquatement aux besoins d\u2019une population de trois à quatre fois celle de la MRC du Granit, un territoire que Sanitaire Lac-Mégantic 2000 inc.ne dessert même pas au complet, à l\u2019heure actuelle.L\u2019entreprise peut recevoir les déchets de matériaux de construction, les métaux en tous genres, pratiquement tout ce qui échappe à la collecte des matières recyclables effectuée par les municipalités, incluant certaines matières étiquetées dangereuses, comme les colles à base d\u2019urée formaldéhide, les gaz des appareils ménagers, tous les genres de piles domestiques et les batteries d\u2019automobiles, etc.L\u2019entreprise offre également toute une panoplie de services, comme par exemple la location de conteneurs scellés, de conteneurs à rebuts, de toilettes mobiles, le transport de rebuts secs, le service de démolition et de démantèlement en tout genre, un centre de tri de déchets, etc.Le broyage des déchets de construction produit une matière qu\u2019elle exporte dans le Maine, où une entreprise s\u2019en sert pour produire de l\u2019électricité.Sanitaire Lac-Mégantic 2000, qui emploie 15 personnes à temps plein et trois ou quatre à temps partiel selon la saison, se fait ainsi un point d\u2019honneur de travailler à bonifier les matières résiduelles afin de les enlever au site d\u2019enfouissement, pour le bien de l\u2019environnement et de toute la communauté.Un idéal devenu une passion pour Alain Boucher et sa vingtaine d\u2019employés.\u2014 Ronald Martel SANITAIRE LAC-MÉGANTIC Alain Boucher a su relever le défi LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Alain Boucher en compagnie de son père Rosaire.###PAGE###51### L\u2019Estrie rayonne / B51 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B51 Jean-Sébastien Crépeau et son frère Rémi-Martin, âgés de 34 et 33 ans, ont baigné depuis l\u2019enfance dans l\u2019univers des placements financiers.Leur père, Jean, a commencé dans le domaine des valeurs mobilières en 1980 après une brève carrière de notaire.Le Groupe Crépeau, bien connu, a été formé en 1998 quand Jean- Sébastien s\u2019est joint à son père comme conseiller en placement.Rémi s\u2019est ajouté en 2000.Le père agit toujours comme consultant, mais aujourd\u2019hui les deux fils assument pleinement la relève.Le Groupe est avec RBC Dominion depuis 2004.«Nous avons choisi la firme RBC parce qu\u2019on pense que c\u2019est la meilleure pour servir nos clients», fait valoir Jean-Sébastien, en tête du Groupe Crépeau.Le Groupe Crépeau se distingue en région par son expérience et les accréditations nécessaires «en offrant la possibilité de faire de la gestion discrétionnaire» permettant la prise de décision rapide sur les placements», note Jean-Sébastien.Le Groupe offre aussi tous les services liés à la protection et à la croissance du patrimoine des clients.Les deux hommes d\u2019affaires s\u2019impliquent aussi dans la communauté.Rémi oeuvre à La Grande Table où, note-t-il, «on procure à ceux qui sont dans le besoin des repas à faible coût, grâce à diverses formes de financement».Jean-Sébastien est quant à lui dans le Club Richelieu, qui assure du financement et de la redistribution à divers organismes d\u2019aide.\u2014 Albert Bérubé La mission: l\u2019intérêt du client IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Rémi-Martin Crépeau et son frère Jean-Sébastien Crépeau.###PAGE###52### B52 / L\u2019Estrie rayonne B 52 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Son initiative en regard du traitement du glaucome a valu à Dr Éric Mazerolle le «Prix du meilleur projet de recherche» de la Société canadienne du glaucome.Ce grand honneur, l\u2019étudiant de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke (FMSSS), qui en est sa dernière année de résidence avec des stages dans la région montréalaise, dit le mériter grâce à l\u2019ophtalmologiste sherbrookois Pierre Blondeau.Participation «Quand Dr Blondeau a lancé sa clinique du glaucome (une première mondiale dont La Tribune a déjà fait écho), il voulait valider certaines informations, comme la satisfaction des participants, la rétention de l\u2019information, l\u2019impact à plus long terme sur le traitement.» «J\u2019ai participé à une partie de l\u2019étude sur le sujet et il y a des éléments qui continueront d\u2019être analysés d\u2019ici 2010», exprime simplement l\u2019Acadien de Neguac, installé à Sherbrooke depuis 10 ans pour ses études.Si bien sûr tout ce qui touche l\u2019oeil le passionne, Dr Mazerolle compte plutôt se sur-spécialiser en ophtalmologie pédiatrique, du côté chirurgical.Quand il reviendra de sa formation pour pratiquer au CHUS en juillet 2008, le jeune homme sera un précurseur: l\u2019établissement n\u2019a pas de tel spécialiste.Et on en compte que quelques-uns dans tout le Québec.Un domaine extraordinaire «Quand on parle de problèmes oculaires, les gens pensent spontanément aux cataractes reliées au vieillissement.Mais chez les enfants aussi il y a des problèmes.Ce secteur de la médecine est extraordinaire à fouiller», a aussi émis Éric Mazerolle.\u2014 François Gougeon Chercheur, visionnaire et passionné LA TRIBUNE, ARCHIVES Éric Mazerolle ###PAGE###53### L\u2019Estrie rayonne/ B53 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B53 La douleur chronique n\u2019est pas une vue de l\u2019esprit.Et c\u2019est à cette réalité réduisant la qualité de vie des gens et très coûteuse à tout point de vue que s\u2019attaque le jeune chercheur Philippe Sarret.C\u2019est d\u2019ailleurs pour ses travaux sur la neurophysiologie de la douleur que le chercheur-boursier au CRC Étienne-Le Bel a récemment reçu le prix d\u2019excellence «Early Career Award», de la Société canadienne de la recherche sur la douleur.Celui qui est arrivé à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke en 2004 travaille avec son équipe au développement d\u2019un médicament pour soulager adéquatement les douleurs neu- ropathiques.Celles-ci, les plus difficiles à supporter et à traiter, résultent en général d\u2019une atteinte ou d\u2019une compression des éléments périphériques (nerfs, racines) ou centraux (cerveau, moelle épinière).«On s\u2019y consacre avec intensité ,car il n\u2019est pas normal de tolérer un problème de douleur chronique.» Or, on estime que seulement 15 à 30 pour cent de ces douleurs peuvent être traitées par la médication actuelle.C\u2019est sans ternir compter des effets secondaires que certains médicaments entraînent.«Plus spécifiquement, précise Dr Sar- ret, on étudie la neurotensine, un peptide ayant des effets antidouleurs non opioïder- giques.Il est possible que ce soit la solution.On s\u2019y consacre avec intensité, car il n\u2019est pas normal de tolérer un problème de douleur chronique.C\u2019est un fléau social et économique, qui représente une moyenne de 16 jours d\u2019absentéisme au travail pour les Canadiens qui en sont atteints et des coûts globaux de plus de 10 milliards $ par année.» \u2014 François Gougeon Pour que cesse la douleur LA TRIBUNE, ARCHIVES Dr Philippe Sarret ###PAGE###54### B54 / L\u2019Estrie rayonne B 54 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 20 février 2007 Le Groupe Gaston Côté, spécialisé dans les matériaux de construction, est entre des mains à la fois jeunes et expérimentées.Soutenue par l\u2019activité engendrée par l\u2019arrivée de l\u2019Université de Sherbrooke et du centre hospitalier universitaire, l\u2019entreprise fondée en 1947 est passée il y aura bientôt 10 ans entre les mains de Gesner Blenkhorn et Stéphane Côté (petit-fils du fondateur).Depuis ce changement de garde, «le chiffre d\u2019affaires est passé de 8 millions avec 60 employés pour frôler aujourd\u2019hui les 50 millions avec 185 personnes à temps plein», note M.Gesner, un bâtisseur qui vient d\u2019arriver au tournant de la quarantaine.L\u2019entreprise compte trois usines, une à Richmond et deux dans le secteur Rock Forest.Une centaine de personnes y travaillent, fabriquant notamment des planchers, des murs, des poutrelles et des fermes de toit.Le Groupe Gaston Côté compte aussi six magasins, deux sur le boulevard Bourque à Sherbrooke, puis les autres à Lac-Mégantic, Windsor, Cowansville et L\u2019Ange-Gardien.Comptable agréé de formation qui a étudié à Bishop\u2019s et à l\u2019Université de Sherbrooke, Gesner Blenkhorn a commencé à l\u2019entreprise comme travailleur en 1985 pendant ses études.Aujourd\u2019hui, il s\u2019occupe directement des opérations de la firme pendant que Stéphane Côté s\u2019occupe du développement, du marketing.Les deux hommes s\u2019impliquent aussi dans la communauté.Entre autres, l\u2019entreprise a doté le camp religieux Frontier Lodge, à Saint-Herménégilde, d\u2019installations sanitaires, une contribution de l\u2019ordre de 75 000 $.«L\u2019éducation est importante pour nous», note M.Blenkhorn, mais dit-il, on ne s\u2019affiche pas trop, lui qui s\u2019est aussi impliqué entre autres pour la Maison Aube- Lumière et la Fondation des maladies du coeur.\u2014 Albert Bérubé Au rythme de Sherbrooke ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔ Gesner Blenkhorn ###PAGE###55### L\u2019Estrie rayonne / B55 Sherbrooke mardi 20 février 2007 - La Tribune B55 Décidément, Cédric Bourgeois a l\u2019environnement et l\u2019Estrie tatoués sur le coeur! Après avoir complété sa maîtrise en environnement à l\u2019Université de Sherbrooke, le jeune entrepreneur originaire de Bury et deux de ses confrères ont lancé 3RV Environnement en 2004.Aujourd\u2019hui, l\u2019entreprise roule sa bosse aux quatre coins de la province et même au-delà de nos frontières! «Je tiens beaucoup à favoriser la rétention du savoir dans notre ville.» La mission de l\u2019entreprise est de concevoir et de proposer des services conseils novateurs aux différentes organisations, question de leur permettre d\u2019améliorer leur durabilité environnementale, sociale et économique.«Nous avons trois créneaux particuliers: la gestion des matières résiduelles, la communication environnementale ainsi que l\u2019élaboration et la mise en oeuvre de stratégies de développement durable», explique Cédric Bourgeois.Depuis la création de l\u2019entreprise, quatre autres diplômés de l\u2019Université de Sherbrooke se sont greffés à l\u2019équipe.De plus, un important projet flotte dans l\u2019air: ouvrir des bureaux à Montréal et à Québec.«Je tiens beaucoup à favoriser la rétention du savoir dans notre ville, et on travaille fort dans ce sens-là», ajoute l\u2019entrepreneur de 27 ans.S\u2019il ne compte pas ses heures lorsqu\u2019il parle environnement, Cédric Bourgeois n\u2019hésite pas non plus à s\u2019investir dans sa communauté.Bien qu\u2019il ait quitté sa ville natale après son baccalauréat à l\u2019Université Bishop\u2019s, il occupe encore le poste de président de la Société d\u2019histoire et du patrimoine de Bury.\u2014 Marie-Christine Bouchard L\u2019environnement à saveur estrienne LA TRIBUNE, MARIE-CHRISTINE BOUCHARD Cédric Bourgeois ###PAGE###56### ????????????????????? ????????????????????????????????????? ????? ?????????? ?????????????????????? ???????????????????? ????????????????????????????????????? ????????? ?????? ? ????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????? ??????????????????? ?? ??????????????????????????????????????? ??????????????? ??????????? ??????????????????? ????????????????????? ?????? ?????? ???????? ???? ? ??????????????? ??????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????? ?????? ??????????????????????????????????????????? ????? ?????????????????????????? ?????????????????? ????? ?????????? ??????????? ????????????????????? ???????????????????????????? ?????? ?????????????? ????????????????????????????? ??????????? ???????????????????????????????????????? ???????????????????? ????????????????????????? ??????????????? ?? ???????????????????? ? ??????????????????????? ?? ??????????????????????? ? ?????????????? ????? ?? ???????????????????????????? ? ??? ???? ???? ?? ? ?????????????????? ? ?????????????? ?? ??????????????????????????? ?? ???????????????????????? ?? ????????????????????? ? ???????????????????? ?? ????????????????????? ? ????????????????????????? ?? ??????????????????? ? ?????????????????????????? ?? ???????????????????????????????????? ? ????????????????????????????? ?? ???????????????????????????????????? ? ?????????????????????????? ? ?? ??????????????????????????????? ? ???????????????????????????? ?? ????????????????????????????? ? ????????????????????? ? ????????????????? ? ?? ????????????????????????? ? ????????????????? ?? ?????????????????????????????? ? ????????????????????????? ?? ????????????????????????????? ? ??????????????????????????????? ? ?????????????????? ???????? ??????? ?????????? ?????????? ?????? 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