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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2006-12-12, Collections de BAnQ.

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[" Sherbrooke mardi 12 décembre 2006 _ JP cahier spécial LCM Rg ITI _ ~\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 FONDATION | ROCK-GUERTIN | = y) \u2014 - IMACOM, FREDERIC COTE TROIS GENERATIONS UNIES DANS UNE GRANDE CAUSE Tout a commence par l'appel à l'aide d\u2019une famille démunie à deux jours de Noël.L'animateur de tribune téléphonique Rock Guertin a été touché droit \u2018 au cœur; les Estriens aussi.Depuis 25 ans, le Panier de l'Espoir n\u2019a jamais fait relâche.Plus de 1300 familles ont été aidées l'an dernier grace a | l\u2019implication d\u2019environ 500 bénévoles.Regard sur une grande œuvre à ( laquelle contribuent maintenant trois générations de Guertin : Catherine, Sylvain, Rock et Sophie._ .\u2014= - \u2014 - - \u2014 a \u2014_ _\u2014 Le.a A a \u2014 - _.a - ?S2 / 25 ans d\u2019espoir S2 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 Dans quelques jours, vendredi plus précisément, les Sherbrookois et les Estriens feront des milliers d\u2019heureux pour toute la période des Fêtes, grâce à la campagne fantastique du Panier de l\u2019Espoir et à la générosité de notre grande communauté.Plus de 10 000 boîtes de nourriture seront alors livrées chez 1400 familles démunies qui verront comme par miracle leur réfrigérateur garni de viande et de bons produits pour la santé.Bien des enfants passeront un Noël plus gai, l\u2019estomac plein.L\u2019organisation a encore reçu plus de 2000 demandes.L\u2019an dernier, 1361 familles avaient reçu des belles grosses boîtes remplies de nourriture.Et dire que tout a commencé à quelques jours de Noël, lors d\u2019une émission sur les ondes de CHLT radio, avec l\u2019animateur Rock Guertin.Ému par un appel d\u2019un auditeur qui cherchait de l\u2019aide pour une famille démunie, M.Guertin a lancé le défi aux Sherbrookois de donner de la nourriture pour aider cette famille.La réponse des auditeurs fut telle que 14 boîtes de victuailles ont été préparées spontanément.Une oeuvre venait de naître.Depuis 25 ans, Rock Guertin et des centaines de bénévoles répandent le bonheur aux quatre coins de la ville avec la campagne du Panier de l\u2019Espoir.Parmi les centaines de bénévoles, M.Guertin a aussi obtenu l\u2019aide de ses proches, son fils et ses petites-filles.Trois générations de Guertin sont associées à cette grande campagne de solidarité envers les moins favorisés.Je veux aussi souligner le travail de la Fondation Rock-Guertin qui, pendant toute l\u2019année, vient en aide à une trentaine d\u2019organismes.M.Guertin, son fils Sylvain, ses petites- filles Catherine et Sophie ainsi que tous les bénévoles méritent toute notre admiration.Avec ce cahier, vous découvrirez des gens de coeur, dont le dévouement est exemplaire.Bravo à tous pour ces 25 ans de succès! Louise Boisvert Présidente et éditrice Lorsque le coeur entend l\u2019appel à l\u2019aide Jean Charest connaissait Rock Guertin bien avant que ce dernier se spécialise dans la distribution de Paniers de l\u2019Espoir.«Je l\u2019ai connu lorsqu\u2019il était animateur sur les ondes de CHLT.Son émission était très populaire et les gens aimaient beaucoup son style tranchant et direct.» Le premier ministre du Québec explique comment, il y a 25 ans, M.Guertin a mis ses habiletés personnelles au profit d\u2019une famille dans le besoin qui l\u2019avait contacté à la station de radio.«En entreprenant le projet d\u2019aider cette famille démunie, il s\u2019est rendu compte de son talent pour mobiliser les gens.Je crois qu\u2019il était le premier surpris de l\u2019ampleur des réactions qu\u2019il avait suscitées.Il a ensuite décidé de continuer l\u2019oeuvre que son destin lui avait réservée.» M.Charest se rappelle que son bureau de comté a fait appel à quelques reprises aux bonnes oeuvres de M.Guertin lorsque le gouvernement n\u2019avait pas d\u2019outils pour aider des familles avec des problèmes particuliers.Le premier ministre souligne que M.Guertin n\u2019a jamais cherché de reconnaissance personnelle et que la première chose qu\u2019il fait lorsqu\u2019il prend la parole est de remercier les nombreux bénévoles qui l\u2019entourent.«L\u2019histoire de Rock Guertin est une belle histoire! C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un homme engagé, combatif qui a su faire une différence dans la vie des autres.» «Rock Guertin est un grand Sherbrookois.Quelqu\u2019un qui s\u2019implique à longueur d\u2019année et qui a le don d\u2019inspirer les gens autour de lui à s\u2019impliquer.» C\u2019est ainsi que le maire de Sherbrooke décrit le fondateur du Panier de l\u2019Espoir.Jean Perrault rappelle aussi les bienfaits engendrés par les actions de M.Guertin.«Pour avoir moi-même participé à la distribution des paniers, je sais tout le bonheur que ça apporte aux familles démunies.J\u2019ai vu les enfants aux yeux pétillants et les parents aux bras ouverts qui attendent avec impatience la visite des bénévoles de la Fondation.» M.Perrault décrit M.Guertin comme un homme plein d\u2019humour, facile d\u2019approche, tellement attachant qu\u2019il est impossible de lui dire non.Mais si le maire avait à choisir un seul mot pour décrire le père Noël sherbrookois, généreux serait celui qu\u2019il choisirait.«Il est généreux de son temps, de ses contacts et même de sa santé.» «Et parlant de santé, je lui en souhaite encore longtemps, car on a besoin de lui», conclut M.Perrault.\u2014 Propos recueillis par Mélanie Noël Même s\u2019ils se sont rencontrés à quelques reprises, monseigneur André Gau- mond ne connaît pas personnellement Rock Guertin.Par contre, il connaît bien son oeuvre et tous les impacts positifs qu\u2019elle a sur la population sherbrookoise.«Les organismes qui se soucient des plus démunis comme celui de M.Guertin sont importants.Dans le temps de Noël où l\u2019étalement des richesses est omniprésent, il est particulièrement important de se rappeler que certains ne sont pas capables de se payer cette abondance.Dans une société comme la nôtre, il est essentiel que le communautaire puisse assurer des services d\u2019appoint.» Monseigneur Gaumond croit qu\u2019il faut souligner l\u2019intérêt des plus nantis à l\u2019égard de ceux qui sont moins pourvus.«Les actions de M.Guertin sont une manière de donner une tape sur l\u2019épaule aux plus démunis et de leur dire «ne lâchez pas et joyeux Noël!»» Aussi, monseigneur Gaumond rappelle que la Fondation Rock-Guertin a acquis une crédibilité au fil des années et qu\u2019avoir un nom qui inspire confiance est important dans ce domaine.«La population sanctionne son oeuvre et M.Guertin mérite toute notre reconnaissance.» Un travail important Un grand Sherbrookois inspirant Il a su faire une différence ARCHIVES, LA TRIBUNE Le premier ministre du Québec, M.Jean Charest ARCHIVES, LA TRIBUNE Le maire de Sherbrooke, M.Jean Perrault ARCHIVES, LA TRIBUNE Mgr André Gaumond Mme Louise Boisvert 25 ans d\u2019espoir / S3 Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S3 PIERRE SAINT-JACQUES pstjacqu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019était en 1980.À deux jours de Noël, un intervenant demanda de l\u2019aide pour une famille dans le besoin à l\u2019émission de ligne ouverte de Rock Guertin sur les ondes de CHLT radio Sherbrooke.Sans l\u2019ombre d\u2019une hésitation, le réputé animateur invita l\u2019auditeur à lui communiquer en dehors des ondes les coordonnées de cette famille.Voilà qu\u2019à deux jours de Noël, s\u2019écrivait la première page de cette grande histoire de la générosité.Les premiers moments n\u2019ont pas manqué de couleur.À l\u2019heure où les employés de la station rentraient de la pause du midi, plusieurs ont croisé des visiteurs les bras chargés de nourriture.Ils répondaient à l\u2019appel de Rock Guertin qui, sous l\u2019impulsion d\u2019un geste du coeur, consacra le reste de son émission à chercher du soutien pour cette famille démunie et pour quelques autres qui se manifestèrent.Dans les notes historiques de cette petite action devenue une grande oeuvre, compilées par Jean-Marc Rancourt, pionnier de la première minute, on lit que tout le personnel s\u2019impliqua dans une joyeuse effervescence.L\u2019espace au centre du bâtiment de la rue Bryant devint le quartier général d\u2019une mise en oeuvre improvisée pour recevoir, sélectionner, empaqueter et livrer la première moisson du Panier de l\u2019Espoir.Total: QUATORZE BOÎTES.Équipe de bénévoles Cet événement, des appels en ondes lors de ses émissions et un important courrier incitèrent Rock Guertin à former une équipe de bénévoles afin de prévoir, l\u2019année suivante, une structure capable de répondre plus largement à une très forte demande.Le temps de crier «Panier», le local de CHLT radio s\u2019est retrouvé trop exigu.La Sûreté du Québec, déjà impliquée dans une distribution de paniers de Noël, suggéra de déménager toute l\u2019opération dans son édifice de la rue Don Bosco.Quelques semaines avant les Fêtes, le même scénario reprenait d\u2019année en année.Un vaste rituel En 1980, après une mise en oeuvre improvisée dans les locaux de CHLT radio, 14 boîtes de nourriture avaient été préparées.Au 20e anniversaire, on parlait de 150 000 boîtes livrées au fil des ans.Cette année, on espère aider 1400 familles démunies.De la première demande jusqu\u2019au dernier panier livré, Rock Guertin harmonise et surveille toute l\u2019opération.La naissance d\u2019une grande oeuvre s\u2019établit, impliquant de plus en plus de bénévoles, dont la majorité du personnel de la station.Pour désigner l\u2019oeuvre, l\u2019animateur Jean-Marc Rancourt parlait régulièrement de Paniers de l\u2019Espoir.Le nom fut retenu et devint incorporé en 1994.Le succès de l\u2019entreprise commandait l\u2019élargissement de son action et pour mener à terme ses opérations exigeait encore plus d\u2019espace, mettant ainsi fin au séjour dans les locaux de la Sûreté du Québec.La hausse des demandes et l\u2019abondance des provisions ont amené, en 1990, Rock Guertin à transporter ses troupes dans l\u2019édifice CERAS.Cette même année vit la création de la Fondation Rock- Guertin, organisme sans but lucratif, qui voit à la réalisation du Panier de l\u2019Espoir tout en s\u2019ouvrant vers d\u2019autres horizons pour promouvoir d\u2019autres missions de solidarité.Depuis, en prélude des Fêtes, le centre CERAS ressemble à un authentique commerce d\u2019alimentation où s\u2019affairent des dizaines de bénévoles comme dans une véritable fourmilière.À l\u2019aide d\u2019un bon de commande spécifique, ils circulent pour cueillir les denrées amenant la confection des paniers que d\u2019autres bénévoles livreront à domicile.Pour recueillir des fonds, il y a eu d\u2019abord un cocktail vins et fromages puis s\u2019ajouta une pièce d\u2019artillerie majeure, le radiothon sur les ondes de CHLT radio.Au fil des ans, s\u2019ajoutent de nombreux collaborateurs et partenaires.De la première demande jusqu\u2019au dernier panier livré, Rock Guertin, comme un chef d\u2019orchestre, harmonise et surveille toute l\u2019opération.Quand le grand jour se présente, le chef peut compter sur la collaboration de quelque 500 bénévoles.Au vingtième anniversaire du Panier de l\u2019Espoir, la Fondation Rock-Guertin avait distribué plus de 150 000 boîtes de denrées alimentaires et par le truchement de différentes implications, continue d\u2019alléger le fardeau d\u2019une souffrance dont chacun a sa part de responsabilité.Le radiothon 2006 a permis d\u2019amasser près de 75 000 $ avec comme dénominateur commun le dynamisme des bénévoles et la générosité des gens du grand Sherbrooke.Il y a 25 ans, on écrivait QUATORZE BOÎTES et en 2006, on espère aider 1400 FAMILLES! Qu\u2019ajouter de plus? S4 / 25 ans d\u2019espoir S4 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 MARIO GOUPIL mario.goupil@latribune.qc.ca IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Toujours solide, Rock Guertin travaille tous les jours à l\u2019oeuvre du Panier de l\u2019Espoir.«Le jour où je vais arrêter, je ne ferai pas six mois», dit-il.SHERBROOKE \u2014 J\u2019avais sollicité une entrevue auprès de Rock Guertin en prévision de ce numéro spécial consacré au 25e anniversaire de l\u2019oeuvre du Panier de l\u2019Espoir.Il m\u2019a rappelé samedi soir.pour me proposer un rendez-vous le lendemain matin à l\u2019entrepôt où loge l\u2019organisme de charité, rue des Sables.Eh oui, le dimanche matin.L\u2019oeuvre de Rock Guertin n\u2019est pas l\u2019affaire d\u2019un jour, d\u2019une semaine ou d\u2019un mois.La bonne action de Rock Guertin et de son organisation se perpétue à l\u2019année et c\u2019est pourquoi son fondateur y consacre chaque journée de sa vie.Y compris ses dimanches.Après tout, il n\u2019y a pas qu\u2019à Noël que les plus vulnérables de notre société n\u2019ont rien à manger.Partage Saint-François (26 000 $ en nourriture et vêtements), Naissance/Renaissance (3900 $ en couches, biberons et articles de bébés) et Famille Marie-Jeunesse (22 800 $ en nourriture), pour n\u2019en nommer que quelques-uns, sont au nombre des 34 organismes qui ont bénéficié du soutien de la Fondation Rock-Guertin l\u2019an dernier.On fait grand état de la distribution des Paniers de l\u2019Espoir chaque année, mais l\u2019autre charité, celle qui se fait durant toute l\u2019année, passe habituellement sous silence.C\u2019est le cas, par exemple, du soutien que la Fondation apporte à des écoles primaires comme Notre- Dame-du-Rosaire, Larocque, Desjardins, Sainte-Famille et Quatre-Vents, à Sherbrooke.«On leur fournit le lait pour les enfants, entre autres choses, explique Rock Guertin.Dans les faits, les écoles n\u2019ont qu\u2019à commander le lait dont elles ont besoin et nous on acquitte la facture.Si elles ont besoin de yogourt ou de fromage, c\u2019est la même chose.Et souvent, ce n\u2019est pas seulement de la nourriture», explique Rock Guertin.Il y a deux semaines, par exemple, l\u2019organisation de M.Guertin a remis 450 pantalons de neige à des élèves du primaire dans le besoin.Ce sont les directeurs des écoles qui sont venus sélectionner les pantalons pour leurs jeunes.«Ce sont des pantalons de neige qui nous avaient été donnés à la suite d\u2019une saisie faite aux postes frontaliers.Il s\u2019agissait d\u2019imitations parfaites de grandes marques.On en a reçu 55 grosses caisses», raconte M.Guertin.Il y a donc de jeunes Sherbrookois qui, grâce à la Fondation Rock- Guertin, vont avoir plus chaud quand ils vont aller jouer dehors cet hiver.Là pour rester À quelques dodos de la grande distribution, le petit homme au grand coeur a offert à l\u2019auteur de ces lignes une visite guidée de l\u2019entrepôt de son organisation.«Je viens ici tous les jours et je pense bien que je vais mourir ici», lance-t-il, pour illustrer son désir de poursuivre son oeuvre.«Je vais continuer à le faire tant que la santé va me le permettre.D\u2019ailleurs, je me sens beaucoup mieux depuis qu\u2019on m\u2019a installé un régulateur de rythme cardiaque (pacemaker) en janvier dernier.De toute façon, mon médecin m\u2019a suggéré de me tenir occupé.Il m\u2019a même dit que le jour où je vais m\u2019arrêter, je ne ferai pas six mois.» L\u2019homme célébrera son 80e anniversaire de naissance la veille de Noël.Preuve que le père Noël existe réellement.Évidemment, à 80 ans, plusieurs se résignent à aller terminer leurs jours dans une résidence destinée aux gens du troisième âge.«Quand je me rends dans les \u2018foyers\u2019, c\u2019est pour les visiter et leur apporter des boîtes de chocolat.», lance-t-il avec un clin d\u2019oeil.Nul n\u2019est éternel bien sûr, et Rock Guertin sait qu\u2019il devra un jour céder sa place.Son fils, l\u2019avocat Sylvain Guertin, est aussi impliqué dans l\u2019organisation.Ses deux petites-filles, Catherine, 20 ans, et Sophie, 18 ans, mettent également l\u2019épaule à la roue le jour de la distribution des Paniers de l\u2019Espoir.«Je crois que Catherine pourrait se joindre au conseil d\u2019administration l\u2019an prochain, avance le fier grand-papa.Elle fait actuellement ses études en droit à l\u2019université et je ne veux pas que cela vienne la déranger dans ses études.Je crois qu\u2019un jour, elle pourrait bien assurer la relève et prendre ma place.» Chose certaine, assure Rock Guertin, c\u2019est que son oeuvre va lui survivre.«Il le faut.Trop de gens ont besoin de nous.» Le père Noël existe 25 ans d\u2019espoir/ S5 Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S5 MARIO GOUPIL mario.goupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Ce qui m\u2019a toujours le plus frappé pendant ces 25 années, c\u2019est de voir à quel point la pauvreté et la tristesse des gens affectent mon père.Quand tu es enfant unique et que tu vois ton père pleurer à chaque Noël.» Sylvain Guertin perd le flegme qui caractérise l\u2019avocat qu\u2019il est devenu, et il se fait même surprendre par l\u2019émotion, quand on lui demande de parler de son papa, Rock Guertin.Il était là, à la station radiophonique CHLT, le jour où le tout premier Panier de l\u2019Espoir a été confectionné.Il était alors journaliste (22 ans) les fins de semaine, et jeune avocat pendant la semaine.«À l\u2019époque, je faisais plus d\u2019argent comme journaliste le week-end que comme avocat sur semaine.», lance en retrouvant le sourire celui qui, avec son associé Me Marc Vaillancourt, dirige maintenant pas moins de trois bureaux et 25 employés.Sylvain Guertin rentrait justement de sa première assignation du week-end, à la salle des nouvelles de CHLT, ce vendredi après-midi de décembre, quand il a vu toutes ces denrées empilées à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de la station.«Mon père animait l\u2019émission de lignes ouvertes et il avait accepté d\u2019aider une auditrice dans le besoin.Mais comme il avait reçu plein de bouffe et qu\u2019il y en avait encore partout après avoir secouru cette dame, il s\u2019était mis à rechercher d\u2019autres bénéficiaires», se souvient-il.C\u2019est de cette façon qu\u2019est né le Panier de l\u2019Espoir.«Il fallait voir l\u2019état de surprise de mon père et de tout le monde à la station.Papa était réellement content de la réponse des gens et tout aussi content d\u2019aider les plus démunis», rappelle Sylvain Guertin.Affaire de famille La belle histoire se répète depuis un quart de siècle maintenant.Rock Guertin, qui avait 55 ans à l\u2019époque, en aura 80 la veille de Noël.Sylvain Guertin est aujourd\u2019hui lui-même papa de deux jeunes femmes de 20 et 18 ans, Catherine et Sophie, qui, comme lui, ont épousé la cause du Panier de l\u2019Espoir.Sylvain Guertin n\u2019a évidemment jamais pu demeurer indifférent aux réactions de son père quand, année après année, il prend connaissance des lettres et des photos d\u2019enfants, de parents également, qui lui envoient des becs et des mercis.«C\u2019est mon père à moi qui pleure et ça, comme enfant, ce n\u2019est pas évident.Après tout, c\u2019est pour aider les autres qu\u2019il fait ça.» Sylvain Guertin siège au conseil d\u2019administration de la Fondation Rock-Guertin depuis qu\u2019elle existe.Pas question de prendre la relève de son père cependant.«Mon père s\u2019est dépassé là- dedans et, tant qu\u2019il sera vivant, il n\u2019y aura personne d\u2019autre pour diriger l\u2019organisation.Cette oeuvre, c\u2019est ce qui le garde en vie», avance Sylvain Guertin.«Ma priorité à moi, c\u2019est mon travail, ce qui ne m\u2019empêche de donner un petit coup de main en fonction du temps que j\u2019ai», ajoute-t-il.Chaque année, Sylvain Guertin trouve quand même le moyen d\u2019organiser deux activités de financement \u2014 un tournoi de golf et une soirée vin et fromage \u2014 qui rapporte presque 100 000 $ à la Fondation de son père.Ce n\u2019est pas rien, quand on sait à quel point les gens sont sollicités de toutes parts aujourd\u2019hui.La belle histoire d\u2019un grand coeur tendre ARCHIVES, LA TRIBUNE Sylvain Guertin SHERBROOKE \u2014 «Un premier et dernier panier de Noël pour Rock Guertin».On pouvait lire ces mots à la une de l\u2019édition de La Tribune du samedi 13 décembre 2003, sous la plume du chroniqueur Mario Goupil.«Rock Guertin a livré son premier et dernier Panier de l\u2019Espoir.Et il l\u2019a fait en compagnie de sa petite-fille, le jour de son 17e anniversaire de naissance.Pour Catherine aussi, il s\u2019agissait d\u2019une toute première expérience.Qu\u2019elle promet bien de répéter toutefois.» L\u2019homme qui devait atteindre le plateau des 77 ans, la veille de Noël, paraissait ému avant de quitter l\u2019édifice CÉRAS.Aussi étonnant que cela puisse paraître, il avait toujours refusé de livrer lui- même des paniers de victuailles à des familles dans le besoin.«J\u2019ai le coeur trop sensible et je vais me mettre à pleurer.C\u2019est trop m\u2019en demander.» Cette année là, c\u2019était la 22e édition du Panier de l\u2019Espoir.Le premier et le dernier! ARCHIVES, LA TRIBUNE En décembre 2003, Rock Guertin se permettait pour la première fois, en 22 ans du Panier de l\u2019Espoir, d\u2019effectuer une livraison.Sa petite-fille Catherine (à gauche) l\u2019accompagnait pour ce qui devait être le premier et le dernier panier livré par le fondateur de l\u2019oeuvre.Brigitte Dubois, au centre, avait été la bénéficiaire de cette précieuse aide. S6 / 25 ans d\u2019espoir S6 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 J\u2019avais 20 ans.Je commençais dans le métier et j\u2019avais la voix hésitante d\u2019un substitut au micro de CHLT- radio.J\u2019apprivoisais l\u2019animateur bourru qui prenait l\u2019antenne à l\u2019heure du midi avec sa populaire émission de tribune téléphonique.Rock Guertin était intimidant lorsqu\u2019il sortait du studio et lançait sèchement: «hé, le gars des nouvelles, viens t\u2019en, c\u2019est à ton tour».Je marchais entre le mur et la peinture jusqu\u2019à la chaise chaude que le patriarche cédait le temps du bulletin de nouvelles.Vous comprendrez ma surprise le jour où j\u2019ai entendu le Père Bou- gonneux pleurer à la radio.Lui, l\u2019animateur à la réplique tranchante et souvent assommante, totalement dévasté.Mis hors de combat par l\u2019appel de détresse d\u2019une auditrice.«Ça se peut pas, madame!» ai-je souvenir de l\u2019avoir entendu répéter durant de longues minutes.Cinq mots noyés par des sanglots, c\u2019est assez vide pour meubler une conversation à la radio.Mais pas quand celle-ci décrit la misère humaine.J\u2019ai pleuré à mon tour.Mes collègues de la radio, aussi.J\u2019ai l\u2019impression que tous les auditeurs ont pleuré.La réaction fut instantanée.Nous étions encore à nous sécher les yeux lorsque les premières boîtes de denrées sont arrivées.L\u2019aire de travail où les animateurs préparaient leurs émissions s\u2019est transformée en épicerie.Un miracle s\u2019est produit sur la rue Bryant.«Rock Guertin venait de trouver sa vocation: quéteux», a décrit avec justesse et humour un ancien collègue journaliste, Pierre Laramée, durant les premières minutes du ra- diothon ayant marqué ce 25e anniversaire du Panier de l\u2019Espoir.De fait, cet après-midi-là, Rock Guertin a prononcé des voeux et toute l\u2019Estrie «est entrée» en même temps que lui en communauté.Qu\u2019il est tricoté serré, le Panier de l\u2019Espoir.À commencer par les mailles tissées par le personnel de CHLT.«Jamais je n\u2019ai eu à demander aux membres de l\u2019équipe de s\u2019impliquer.L\u2019oeuvre de M.Guertin inspirait, l\u2019engagement était spontané», témoigne Michel Fortin, qui en fut le patron durant quinze ans.Cet après-midi-là, Rock Guertin a prononcé des voeux et toute l\u2019Estrie «est entrée» en même temps que lui en communauté.Un engagement durable.Des carrières professionnelles se sont détachées de cette station radiophonique mais jamais de la cause.«Y avoir été associé une fois déclenche un automatisme.Nous formons pratiquement chaque année la même équipe de livreurs», raconte le directeur général du Carrefour de l\u2019Estrie, Michel Roy, ancien représentant publicitaire de CHLT.Même s\u2019il est aujourd\u2019hui à l\u2019emploi d\u2019une station concurrente, André Roy est toujours membre du «club des anciens».«La première année suivant mon départ, j\u2019étais mal à l\u2019aise d\u2019offrir mes services.Le directeur, Jocelyn Proulx, m\u2019a rassuré en me disant que le Panier de l\u2019Espoir n\u2019était pas l\u2019affaire d\u2019une station mais d\u2019une région», confie-t-il.À ce noyau dur a toujours été associé une armée de bénévoles dédiés, parmi lesquels on retrouve nombre de «récidivistes».Les femmes et les hommes de main du mercenaire de la pauvreté.Car il n\u2019existe probablement sur terre de quéteux plus intransigeant que Rock Guertin.Si d\u2019aucuns sollicitent avec réserve et timidité, lui, il passe sans détour sa commande.«N\u2019essaye même pas de me faire croire que tu ne peux m\u2019aider», l\u2019ai- je déjà entendu durant un plaidoyer sans appel.Le pain, le lait, la farine, la soupe rentraient à pleines remorques.D\u2019autres communautés ont repris la formule.Sollicitées de partout, les grandes corporations ont dilué leur contribution pour l\u2019éparpiller.La déception ne nourrissant pas les ventres creux, M.Guertin est allé frapper ailleurs.Avec ténacité, se montrant encore plus entêté.et sans jamais laisser la satisfaction nourrir son amour propre.Il y a tellement de démunis qu\u2019on n\u2019en fera jamais assez, a-t-il toujours eu comme credo.Au cours des premières années du Panier de l\u2019Espoir, la générosité avait probablement à voir avec la pitié.Vingt-cinq plus tard, c\u2019est de l\u2019entraide.Un soutien structuré et efficacement déployé.Le Panier de l\u2019Espoir est à l\u2019origine d\u2019un mouvement d\u2019entraide organisée.À mes yeux, il est le parrain légitime d\u2019autres organismes aidant à longueur d\u2019année.Qu\u2019on pense à Moisson-Estrie ou à la Grande Table.De la même façon, la Coalition des travailleurs de rue aurait-elle pu miser sur un radiothon comme principale activité de financement si le Panier de l\u2019Espoir n\u2019avait pas été aussi crédible aux yeux du public ?J\u2019ai 25 ans de métier.J\u2019ai le propos plus sûr, le matin à la radio.Mais, cher M.Guertin, la larme me monte encore à l\u2019oeil en même temps que vous.Je suis honoré de m\u2019être assis sur la même chaise que vous.D\u2019avoir marché dans vos souliers et d\u2019avoir porté vos rêves.qui, finalement, étaient aussi les nôtres.Merci de nous avoir tant inspirés, bougre de vieux grincheux! Le miracle de la rue Bryant Perspectives LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca Ce matin-là au centre de distribution, nous avons chargé notre camion de bonne heure.À voir tomber la neige, je savais par expérience que la journée serait plus difficile qu\u2019à l\u2019habitude, que les rues deviendraient glissantes ainsi que les marches des escaliers.Mais par contre, cette neige allait mettre un peu de féerie dans l\u2019ambiance et de la joie au sein des équipes de confectionneurs de paniers et de livreurs.Nous avons quitté le centre de distribution avec le camion rempli à pleine capacité et nous nous sommes dirigé vers nos premières adresses dans l\u2019Est de la ville.Elles nous amenèrent à un gros immeuble de plusieurs logements.Arrivé à destination, il faut vérifier la présence du récipiendaire du panier avant de décharger le camion.Chose faite, nous grimpons les quatre étages de l\u2019immeuble et traversons un long corridor au son d\u2019une magnifique musique de Noël.Par la porte du logement entrouverte, nous avons pu voir que c\u2019était le locataire qui jouait de la guitare et qui chantait des cantiques pour nous.Il n\u2019y avait pas grand-chose dans l\u2019appartement mis à part sa petite table, ses deux chaises et quelques meubles, mais sa bonne humeur l\u2019occupait littéralement à la pensée de recevoir ce panier.J\u2019avoue que j\u2019ai trouvé ça assez spécial.La tempête s\u2019intensifiait et la neige s\u2019accumulait rapidement, rendant nos déplacements de plus en plus laborieux.Finalement, nous sommes parvenus à un ensemble de vieux immeubles qui ceinturaient une grande cour intérieure.Notre camion a gravi la côte péniblement pour se stationner au milieu de cette cour.Les numéros sur notre liste indiquaient plusieurs livraisons à effectuer à cet endroit.Des enfants glissaient et jouaient dans la neige.Il y en avait de toutes les sortes, des petits blancs, des petits noirs, des enneigés.Ils s\u2019approchèrent du camion en criant et gesticulant.Nous étions les livreurs des Paniers de l\u2019Espoir.Tous pointaient l\u2019endroit où ils demeuraient.Même un plus jeune, en tirant la manche de mon manteau, me dit que ses parents avaient donné des denrées à l\u2019école pour les pauvres.À voir le délabrement des lieux, j\u2019ai eu comme réflexion, mais à qui d\u2019autres sinon eux?Par la porte du logement entrouverte, nous avons pu voir que c\u2019était le locataire qui jouait de la guitare et qui chantait des cantiques pour nous.Ces livraisons ont créé un moment de grand bonheur parmi ces enfants et leurs parents.Des gens se tenaient dehors et nous remerciaient avec autant d\u2019ardeur que la neige tombait.Avant de partir, nous avons rencontré une dame qui nous a reçus, tenaillée par les remords et avec beaucoup de peine.Elle pleurait en nous montrant son sapin de Noël dans le salon.Elle avait quatre garçons.Elle mentionnait qu\u2019elle avait négligé l\u2019achat de la Quand la misère cède sa place à la joie nourriture pour pouvoir se payer un sapin afin d\u2019inculquer des traditions de Noël à ses enfants.Pour elle, ces valeurs étaient d\u2019une grande importance mais en même temps, elle se sentait si déchirée.Nous lui avons remis son Panier avec un grand plaisir.Face à ce genre de situation, que dire de plus.Pierre Toulouse Livreur du Panier de l\u2019Espoir Les livreurs reviennent souvent bouleversés et profondément touchés par les scènes qu\u2019ils vivent lors des livraisons.Ils constatent à la fois la misère que certaines personnes vivent et la grande joie pour elles quand les équipes de livreurs font un arrêt à leur domicile. 25 ans d\u2019espoir / S7 Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S7 IMACOM, MAXIME PICARD Serge Grégoire est un rouage important du Panier de l\u2019Espoir et de la Fondation Rock-Guertin.C\u2019est d\u2019ailleurs lui qui était en charge du dernier radiothon sur les ondes de CHLT 630.SHERBROOKE \u2014 Impliqué dans le Panier de l\u2019Espoir et dans la Fondation Rock-Guertin depuis deux décennies, Serge Grégoire a aussi converti plusieurs membres de sa famille à la cause.Enfants, neveux, nièces, frère, plusieurs membres de sa belle famille et même son petit-fils sont impliqués dans le Panier de l\u2019Espoir.En plus d\u2019être un rouage important du transport lors de la journée de distribution des paniers, Serge Grégoire occupe des fonctions importantes au sein de la Fondation.Il était responsable du radiothon sur les ondes de CHLT 630.Il fait partie du comité organisateur du tournoi de golf de la Fondation et de celui de la soirée Vins et fromages.Faire sa place «C\u2019est de plus en plus difficile de ramasser de l\u2019argent.Toutes les causes sont bonnes, alors il faut faire notre place», mentionne M.Grégoire.Ce dernier a commencé à s\u2019impliquer alors que le quartier général du Panier de l\u2019Espoir était situé à la Sûreté du Québec.«J\u2019ai été chanceux dans la vie.J\u2019ai eu de bons parents et une bonne éducation qui m\u2019ont permis de dénicher un bon emploi chez Ultramar pendant 38 ans.Cette implication me permet de donner un peu de ce que j\u2019ai reçu», indique Serge Grégoire.\u2014 René-Charles Quirion Une histoire de famille aussi chez les Grégoire RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ne cherchez pas de camion cube à Sherbrooke la journée de la distribution des Paniers de l\u2019Espoir, ils sont tous voués au service des plus démunis.Bénévole depuis une vingtaine d\u2019années au Panier de l\u2019Espoir et à la Fondation Rock-Guertin, Serge Grégoire coordonne cette équipe de bénévoles qui se rendent distribuer cette dose de réconfort dans des centaines de foyers de Sherbrooke.«Il y a 39 camions avec 150 à 160 personnes chaque année qui livrent les paniers.Nous devons coordonner les équipes avec chaque camion», explique Serge Grégoire.Pour que la journée de distribution se déroule dans le bon ordre, Serge Grégoire compte sur ses deux répartiteurs Laurent Masson et Yves Houle pour attribuer les fiches des familles dans le besoin aux camionneurs.Une dizaine de retraités de la Sûreté du Québec se joignent aux responsables du transport des denrées en chargeant les camions et en assurant la circulation à l\u2019extérieur du Centre Expo- Sherbrooke.Pour le recrutement des camionneurs, Serge Grégoire mentionne qu\u2019il n\u2019a pas trop à s\u2019en faire car les mêmes personnes reviennent année après année.«Les gens se font un devoir de revenir chaque année.Ils ne veulent pas céder leur place.C\u2019est presque devenu une religion.Nos bénévoles sont très généreux de leur temps», soutient le coordonnateur du transport lors de la journée de distribution des paniers.Les camions de livraison sont gracieusement fournis par des compagnies de location ou des entreprises qui possèdent des véhicules assez gros pour pouvoir livrer les boîtes de nourriture aux familles plus démunies.La distribution des Paniers de l\u2019Espoir commence vers 8 h et se termine souvent en soirée.Serge Grégoire mentionne que l\u2019an dernier, les dernières familles ont été visitées à 20 h 45.«Les camionneurs passent toute la journée sur la route.Il y plus de 9000 boîtes qui doivent être distribuées.Ces sont ces personnes qui entrent en contact avec les familles», mentionne M.Grégoire.Chaque année, les chauffeurs reviennent avec des souvenirs de familles qui n\u2019ont plus rien dans leurs armoires et leur réfrigérateur.«C\u2019est surprenant que de telles scènes se déroulent à Sherbrooke en 2006.La pauvreté ce n\u2019est pas seulement au tiers monde.Il y en a aussi beaucoup ici», estime le coordonnateur du transport.Les deux souhaits de Serge Grégoire pour le jour J 2006, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y ait pas de neige abondante et que les familles aidées soient présentes à leur domicile pour recevoir l\u2019attendue livraison.Une longue journée de distribution ?« Ça fait chaud au coeur de voir la solidarité des Sherbrookois.» ?Bonjour pa pa Guertin , Nous somm es trois ado lescentes d e 18, 17 et 15 ans.N ous vous d emandons un beau gros panie r de Noël p our notre m aman qui ne gagne pas beauc oup d\u2019arge nt, car elle travaille se ulement d eux jours p ar semaine .Depuis 14 ans, elle no us élève se ule.Notre maman a un grand c oeur remp li d\u2019amour et de tendres se pour no us trois.?S8 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 ?Bonjour, Je veux m\u2019ad resser au pè re du Panier de l\u2019E spoir, Rock G uertin, ainsi qu\u2019à tou s les bénévole s qui ont participé à ce tte grande d istribution pour vous r emercier du plus profond de mon coeur p our cette merveilleuse générosité qu i m\u2019est arrivée vendr edi matin.?Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S9 S10 / 25 ans d\u2019espoir S10 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 PIERRE SAINT-JACQUES pstjacqu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dans les Paniers de l\u2019Espoir reposent des petits trésors de tricot.Responsable de ce volet, la Sherbrookoise Yvette Robitaille, âgée de 84 ans, y met tout son coeur avec l\u2019aide de 80 bénévoles que l\u2019on retrouve un peu partout dans la région et même jusqu\u2019à Détroit.Même son mari Paul, âgé de 90 ans, lui donne un fameux coup de main Dans «notre» coin de pays, on pourrait énumérer Victoriaville, La Patrie, Sawyerville et bien d\u2019autres endroits sans oublier St-Hubert et Montréal où des bénévoles mettent la main au tricot.«Cela fait six ans que je suis impliquée dans l\u2019oeuvre du Panier de l\u2019Espoir de M.Guertin.Tout est parti d\u2019une promesse que j\u2019ai adressée au Seigneur et qui m\u2019avait exaucée.Alors, d\u2019une certaine façon, c\u2019est le juste retour des choses.Je dois dire que j\u2019ai fait du bénévolat toute ma vie et j\u2019ai toujours aimé donner un coup de main aux personnes démunies.» Les pièces de tricot que l\u2019on crée sont infiniment variées: petits gilets, couvre-pieds, petits draps, sacs à soulier, pantoufles, petits chapeaux, foulards, tabliers et avec un peu d\u2019imagination, la liste s\u2019allongerait à l\u2019infini.Une des facettes extraordinaires de ce travail de bénévolat est que l\u2019on récupère toutes sortes de pièces de vêtements, de laine, de tissus et à partir de ces morceaux, on les recycle et on en fait du neuf.«Ce serait impossible de se procurer de la laine neuve et des matières dans des boutiques.Alors nous procédons avec tout ce que les gens nous donnent.Cette année, nous espérons produire 5500 à 5600 pièces de tricot.Ce que j\u2019aime aussi de cette implication dans l\u2019oeuvre de M.Guertin, c\u2019est que je peux accomplir ce travail à la maison.» Yvette Robitaille a taillé pas moins de 2000 morceaux de tissu durant les mois de mai et juin pour alimenter la couture et le tricot, en prévision du Panier de l\u2019Espoir.La moyenne d\u2019âge des quelque 80 bénévoles se situe autour de 80 ans.Il y en a 25 dont l\u2019âge va de 90 à 95 ans.Souvent les bénévoles diront à Yvette Robitaille de ne pas lâcher, que l\u2019on a besoin d\u2019elle.«Vous savez, des personnes qui ont fait du tricot et du tissage toute leur vie ne peuvent pas arrêter du jour au lendemain.Cela permet de conserver une bonne forme morale et à partir de là, la santé physique se maintient.» Il n\u2019était pas question pour Yvette Robitaille de clore l\u2019entretien sans remercier encore une fois tous les bénévoles qui lui donnent un inestimable et précieux coup de main.FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Comme on se trouvait privilégié, au moins, de ne pas avoir à quémander pour manger, ça faisait plaisir de donner à des gens mal pris.» L\u2019ancien propriétaire de Margarine Bergeron de Brompton, aujourd\u2019hui le Groupe Thibault- Bergeron installé à Trois-Rivières, Philippe Bergeron, résume bien l\u2019esprit des donateurs qui permettent de garnir adéquatement les Paniers de l\u2019Espoir.«C\u2019est pas mal dès le début (du Panier de l\u2019Espoir) qu\u2019on a commencé à donner une partie de notre production.C\u2019est une cinquantaine de caisses de margarine par année.«J\u2019ai appris la générosité de mon père qui, du temps de la beurrerie familiale à Brompton (transformée au début des années 1950 en fabrique de margarine), donnait du beurre aux gens pauvres.Et je suis content que la tradition se continue avec ma fille Danielle, qui a pris la relève de l\u2019entreprise, et qui donne encore à des groupes comme le Panier de l\u2019Espoir», raconte M.Bergeron.Un autre pionnier de l\u2019alimentation à Sherbrooke, Henri Demers, de l\u2019ancienne boulangerie du même nom rue Denault, s\u2019est impliqué dès le début, il y a 25 ans.«La première année, c\u2019était 100 pains et la dernière, avant la vente de ma boulangerie qui a malheureusement déménagée, c\u2019était 6000 pains.Tout le temps que j\u2019ai participé (au Panier de l\u2019Espoir), j\u2019étais content de le faire.C\u2019est important pour moi de donner à des gens plus mal pris», indique l\u2019ancien boulanger.IMACOM, JESSICA GARNEAU Très impliquée dans l\u2019organisation du Panier de l\u2019Espoir, Yvette Robitaille poursuit une mission de bénévolat qui a rythmé toute sa vie.On peu aussi tricoter l\u2019espoir Donner reste une question de foi IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Cette année, les pains que distribueront les bénévoles du Panier de l\u2019Espoir proviennent de la boulangerie Georges comme le montre Rock Guertin.C\u2019est également une longue habitude pour la Ferme Sainte- Catherine de donner des pommes, jusqu\u2019à une centaine de minots (environ 4000 livres) par année.«On faisait une cueillette spéciale dans de grosses boîtes, spécialement pour le Panier de l\u2019Espoir.Donner c\u2019est une question de foi en pensant aux plus mal pris, signale la propriétaire, Claire Forget.Malheureusement, cette année, en raison d\u2019une très mauvaise saison, on ne pourra contribuer.Même que c\u2019est du jamais vu: notre entreprise n\u2019a jamais fermé aussi tôt avant Noël, faute de production.» Les donateurs, on peut les retrouver parfois loin de Sherbrooke, comme Au jardin noir, une ferme maraîchère de L\u2019Ange-Gardien, en Montérégie.«On ne connaissait pas M.Guertin au début et notre distribution de surplus de légumes, d\u2019abord des carottes, se faisait par l\u2019intermédiaire d\u2019un grossiste qui venait de Sherbrooke.Ce sont différents légumes qu\u2019on envoyait en plus des carottes, comme des oignons, des choux, des courges.Je me suis toujours dit que donner en faveur de gens plus mal pris nous revient toujours.Ça permet aussi de se détacher des biens matériels», confie la propriétaire, Marie-Paule Messier. 25 ans d\u2019espoir / S11 Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S11 MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le travail accompli par la Fondation Rock- Guertin ne serait pas possible sans l\u2019aide de nombreux donateurs.La Boucherie Clément Jacques est parmi les plus fidèles d\u2019entre eux.Depuis les tous débuts du Panier de l\u2019Espoir, l\u2019entreprise contribue à sa façon.«La cause de la pauvreté me tient à coeur.Comme tout le monde, j\u2019aimerais qu\u2019il n\u2019y ait pas de pauvres dans le monde.Je suis un parmi tant d\u2019autres qui aimeraient que tout le monde soit heureux», raconte humblement Clément Jacques, ami de longue date de M.Guertin.«On a toujours donné et on n\u2019est pas pauvres pour autant.Je me considère riche, car j\u2019ai la santé et je ne m\u2019inquiète pas à savoir si je vais manger ou pas demain», explique M.Jacques.Le propriétaire de la boucherie refuse de quantifier sa contribution monétaire à la cause.«Quand on donne, on ne compte pas.Et ça nous ait toujours remis, d\u2019une façon ou d\u2019une autre.» M.Jacques considère Rock Guertin comme un père spirituel, même s\u2019il est loin d\u2019être vieux à ses yeux.«Rock est un homme simple et un grand homme», résume son fidèle complice.Le Groupe Beaucage est aussi un des généreux donateurs qui soutiennent la cause de la Fondation Rock-Guertin.Depuis cinq ans, le Groupe verse de l\u2019argent à l\u2019organisme et prête ses locaux lors de divers événements de financement.«Cette cause est importante de par sa nature mais aussi parce qu\u2019elle a été fondée par un Sherbrookois pour les Sherbrookois.La population de la région a été très bonne pour nous alors c\u2019est important de lui redonner», explique Daniel Beaucage.Le propriétaire de concessions automobiles connaît M.Guertin depuis une quinzaine d\u2019années et il le décrit comme un homme passionné.«Malgré son âge avancé, il a la flamme dans ses yeux.Il est très convainquant et très convaincu.Je l\u2019admire, car même s\u2019il est supposé être à la retraite, il travaille 12 mois par année.Il ne lâche jamais!» Une grande chaîne de donateurs ARCHIVES, LA TRIBUNE, IMACOM, CLAUDE POULIN Le groupe Beaucage contribue annuellement au succès du Panier de l\u2019Espoir.Sur cette photo prise en 2003, Daniel Beaucage (président) remet l\u2019une de ses contributions à Rock Guertin, président de la fondation qui porte son nom et du Panier de l\u2019Espoir.Clément Jacques rappelle que les pauvres ne vivent pas tous très loin d\u2019ici.Il y en a près de chez nous et il est important, pour lui, de redonner un petit peu de ce que la vie lui a donné.ARCHIVES, LA TRIBUNE, IMACOM, JULIE ROY PIERRE SAINT-JACQUES pstjacqu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il y a beaucoup plus que des denrées alimentaires dans les Paniers de l\u2019Espoir.S\u2019y trouvent générosité, coeur, bonté et grand désir de donner un coup de main pour illuminer le Noël de milliers de personnes.Pour une, Suzanne Laurin vit sa 17e implication.Elle connaissait Rock Guertin et cela l\u2019a amenée à prendre contact avec l\u2019organisation.«La première fois, j\u2019ai travaillé deux jours.La seconde année, trois semaines.Depuis 15 ans, j\u2019y passe sept semaines, soit du 1er novembre jusqu\u2019au jour de la distribution.Je vérifie les lettres afin de voir si tous les renseignements sont complets pour le comité de sélection.Nous recevons quelque 2000 lettres.C\u2019est effrayant de constater à quel point il existe de la misère à Sherbrooke.Je me trouve chanceuse de ne pas avoir à demander un panier.» «La première fois, j\u2019ai travaillé deux jours.La seconde année, trois semaines.Depuis 15 ans, j\u2019y passe sept semaines.» Jean-Marc Rancourt s\u2019est retrouvé dans la mêlée dès que Rock Guertin a reçu les premières demandes d\u2019aide.Il venait de terminer son émission du matin et préparait la place -la mise en ondes- pour Rock Guertin.«J\u2019ai été témoin de ses émotions, de son engagement dans ce grand mouvement d\u2019entraide.Je n\u2019ai pas pu faire autrement que de préparer les tous premiers paniers.» Bénévoles un jour, bénévoles toujours IMACOM, FRÉDÉRIC COTÉ IMACOM, VINCENT COTNOIR Jean-Marc Rancourt s\u2019est retrouvé dans la mêlée dès que Rock Guertin a reçu les premières demandes d\u2019aide.IMACOM, MAXIME PICARD Comme bien des gens, Alphonse Fabi se considère choyé par la vie alors en remettre un peu aux autres, c\u2019est le juste retour des choses.S12 / 25 ans d\u2019espoir S12 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 Impressionné par la traversée du Canada de Terry Fox et son Marathon de l\u2019Espoir, c\u2019est là que Jean-Marc Rancourt a décidé de «baptiser» le Panier de l\u2019Espoir.Le temps d\u2019une oeillade et d\u2019un sourire, Rock Guertin adoptait le principe.«C\u2019était pathétique de le voir s\u2019investir et d\u2019entamer sa carrière de quêteux.» Cette grande chaîne de générosité s\u2019étire dans la grâce de Noël et les demandes d\u2019aide s\u2019accomplissent avec un sourire.Tous les animateurs de la famille CHLT 630 ont embarqué de plain- pied.Quand il est question de «soldats de la première heure», Alphonse Fa- bi fait partie de cette unité.Besoin de 14 paniers «Il y a 25 ans, quand Rock Guer- tin a terminé son émission de radio, il m\u2019a contacté pour me dire que l\u2019on devait préparer 14 paniers de nourriture.Je lui ai répondu que nous étions pour nous organiser avec ça.De fil en aiguille, la machine a pris de l\u2019ampleur.L\u2019année suivante, il était question de 125-130 paniers.Aujourd\u2019hui, cela se compte par centaines.» Comme bien des gens, il se considère choyé par la vie alors en remettre un peu aux autres, c\u2019est le juste retour des choses.«Dans l\u2019organisation du Panier de l\u2019Espoir, je peux affirmer que j\u2019ai accompli toutes les jobines.J\u2019ai agi comme téléphoniste, bénévole des paniers, enquêteur pour vérifier si telle ou telle demande était justifiée.» Le jour où La Tribune s\u2019est entretenue avec Alphonse Fabi, il revenait tout juste du Centre CERAS où il avait manoeuvré un liftier.Il fait un peu n\u2019importe quoi et il trouve cela bien correct.Raymond Boislard se consacre à La bénévole Suzanne Laurin vit sa 17e implication.Elle connaissait Rock Guertin et cela l\u2019a amenée à prendre contact avec l\u2019organisation.l\u2019oeuvre depuis 22 ans maintenant.Il était répartiteur civil à la Sûreté du Québec quand l\u2019organisation du Panier de l\u2019Espoir a déménagé ses locaux depuis CHLT Radio 630, rue Bryant, dans le sous-sol du quartier général de la SQ, rue Don Bosco.Il s\u2019y est impliqué dès ce moment et prend encore plaisir à participer à ce grand rendez-vous annuel.«Humainement, je trouve que c\u2019est un réconfort de pouvoir aider les gens.» «C\u2019était pathétique de le voir s\u2019investir et d\u2019entamer sa carrière de quêteux.» Il y a une autre facette de l\u2019organisation qui lui plaît beaucoup: revoir chaque année, les gens qui oeuvrent depuis longtemps pour le Panier de l\u2019Espoir et faire de nouvelles connaissances.Comme un conventum Pour lui, le tout prend l\u2019allure d\u2019un conventum d\u2019anciens d\u2019un collège.«La gang du début ne change pas.Des nouveaux s\u2019ajoutent.Le tout se vit dans un contexte très fraternel.J\u2019aime bien ça.» Policier de carrière au sein de la Sûreté du Québec durant 26 ans et présentement enquêteur privé depuis 10 ans, Patrick Hall connaît ça la livraison de Paniers de l\u2019Espoir.Il a bien huilé son organisation de transport.Livrer plusieurs boîtes à des étages supérieurs demande une bonne forme physique.«J\u2019en suis à ma 23e année et dans le fond, tout en alliant le plaisir de donner une fois par année, tu retombes sur terre à voir toute la misère que tu croises.» Il a entraîné six jeunes de 17-18 ans pour qu\u2019ils réalisent eux aussi comment certaines personnes en arrachent.La pauvreté a grandement évolué. RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Une semaine de vacances pour donner un peu de magie aux enfants à Noël.Depuis 22 ans, Daniel Grégoire se fait un devoir d\u2019être présent chaque année pour la distribution des Paniers de l\u2019Espoir afin de réaliser un geste «d\u2019amour et de dignité».Même s\u2019il demeure à Montréal et son fils Jean-François à Mont- Laurier, le duo père-fils prend une semaine de vacances pour ne pas manquer ce rendez-vous annuel.«C\u2019est notre façon de contribuer à la société.Nous concentrons notre temps de bénévolat à cette période de l\u2019année», explique M.Grégoire.De la livraison aux achats Au fil des ans, Daniel Grégoire a touché à toutes les fonctions de l\u2019organisation, de la livraison en passant pas les achats ou l\u2019emballage.Il est maintenant coordonnateur de l\u2019entrepôt.Il voit ainsi au contrôle des inventaires et des achats de même qu\u2019à une répartition équitable des denrées entre les familles aidées.«C\u2019est par personnes interposées que j\u2019ai été mis en contact avec Rock Guertin.Mon domaine de travail fait en sorte que j\u2019ai pu mettre mes connaissances au profit de l\u2019organisation», mentionne M.Grégoire qui travaille pour Campbell dans le domaine de l\u2019alimentation.Unique au Québec Daniel Grégoire mentionne que nulle part ailleurs au Québec il n\u2019a trouvé une organisation semblable pour venir en aide aux plus démunis pendant la période des Fêtes.«C\u2019est notre façon de contribuer à la société.Nous concentrons notre temps de bénévolat à cette période de l\u2019année.» «C\u2019est un geste exceptionnel que l\u2019on ne voit nulle part ailleurs.C\u2019est vraiment typique de Sherbrooke», soutient M.Grégoire.Ce dernier considère que c\u2019est la moindre des choses de s\u2019impliquer depuis toutes ces années dans le Panier de l\u2019Espoir.«Noël, c\u2019est la fête des enfants.Il faut simplement avoir fait la livraison pour se rendre compte comment certains enfants attendent le camion avec impatience.Dans leurs yeux, on peut percevoir l\u2019espoir et la reconnaissance», mentionne Daniel Grégoire.Compassion Que ce soit le souvenir de cette famille avec un jeune bébé, sans rien pour le nourrir ou cette famille de sept enfants dans un abri exigu, Daniel Grégoire conserve des images de compassion envers ces personnes qui ont été aidées par le Panier de l\u2019Espoir au fil des ans.«Les bénévoles et les donateurs investissent beaucoup dans cette opération.Il y a beaucoup d\u2019énergie qui se dégage du Panier de l\u2019Espoir», estime Daniel Grégoire.Des vacances au profit des Paniers IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ «J\u2019en suis à ma 23e année et dans le fond, tout en alliant le plaisir de donner une fois par année, tu retombes sur terre à voir toute la misère que tu croises», dit Patrick Hall.IMACOM, VINCENT COTNOIR Bénévole depuis 22 ans maintenant, Raymond Boislard aime bien revoir chaque année, les gens qui oeuvrent depuis longtemps pour le Panier de l\u2019Espoir et faire de nouvelles connaissances.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Même s\u2019ils demeurent respectivement à Montréal et Mont-Laurier, Daniel Grégoire et son fils Jean-François prennent une semaine de vacances pour ne pas manquer le rendez-vous annuel du Panier de l\u2019Espoir.POUR EN SAVOIR PLUS Sur les dernières nouvelles cyberpresse.ca 25 ans d\u2019espoir / S13 Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S13 S14 / 25 ans d\u2019espoir S14 L a T ribune - Sherbrooke m ardi 12 décem bre 2006 Entre le radiothon du Panier de l\u2019Espoir et la distribution des paniers, ça ne bouge pas à la vitesse des abeilles.Il faut dire que les gars qui préparent le jour J à CE- RAS sont des habitués.L\u2019objectif de chacun, sous l\u2019oeil pas trop critique des RAYMOND BOISLARD, ALPHONSE FABI, GUY CHAMPAGNE et JACQUES BÉGIN, est de préparer le plus beau supermarché qui soit et qui, vendredi, va employer près de 400 personnes.-0- PIERRE BROSSEAU et PAUL SIMARD sont du nombre des bénévoles responsables de la récolte des denrées à la grandeur de la ville de Sherbrooke.Son travail n\u2019est pas de tout repos considérant les caprices de Dame Nature.PAUL , pour un, est impliqué depuis dix ans et la ville n\u2019a plus aucun secret pour lui.-0- Il y a un p\u2019tit quelque chose des firmes Simplex et Belley dans le Panier de l\u2019Espoir.SIMPLEX de la rue King Ouest est celle qui prête les étagères qui accueilleront les denrées à CERAS, tandis que les boîtes de carton, elles, sont identifiées au nom de ROCK GUERTIN, une commandite de BELLEY.Aussi, comme il doit y avoir de la bouffe pour les bénévoles présents à CERAS pour la préparation des paniers, le Buffet Albert de JEAN- GUY ALBERT est celui qui répond à l\u2019appel.-0- ALPHONSE FABI, anciennement de PCS Sherbrooke, est pour sa part au Panier de l\u2019Espoir depuis le jour Un.ALPHONSE a touché à tout au Panier.Aujourd\u2019hui, il est celui à qui on donne un premier coup de fil pour conduire le camion qui sert à aller recueillir les pommes, patates, carottes et autres grosses commandes! Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que ALPHONSE livre la marchandise.-0- RAYNALD LAUZIER est l\u2019ingénieur responsable de la ligne de montage sur laquelle les boîtes voyageront vers les livreurs.RAYNALD est secondé par LUC GRÉGOIRE , un ancien gars de Lowney\u2019s pour qui une chaîne de montage n\u2019a plus aucun secret.GHISLAIN MURRAY, un ancien de la SQ qui a aidé à la fabrication des boîtes, fera équipe avec RAY- NALD et LUC.-0- Gardien de prison durant 30 ans, RÉAL BENOÎT oeuvre au Panier de l\u2019Espoir pour une 10e année.Fan de musique country et de rock\u2019n roll, RÉAL rentre à peine d\u2019un voyage à Branson au Missouri, ainsi qu\u2019à Graceland au Tennessee.Il pourrait vous parler des deux sites pendant des heures.-0- Il est rare de retrouver à CERAS, avant la journée de la distribution des paniers, de nouveaux visages.Pourtant, j\u2019y ai croisé trois nouvelles figures l\u2019autre jour, concentrées sur la classification des denrées.LUCIEN CARRIER et sa conjointe FRANCINE étaient là pour une première fois.LUCIEN a été le proprio de l\u2019entreprise Les Automobiles Carrier et ils avaient l\u2019habitude de se retrouver en Floride.«RAYMOND (Boislard), mon partenaire de golf, m\u2019a parlé souvent des Paniers, nous avons décidé de tenter l\u2019expérience», m\u2019a avoué LUCIEN.-0- LÉO QUENNEVILLE, lui, est à l\u2019emploi d\u2019Hydro-Québec et il va vivre l\u2019expérience pour une première fois.«En raison de mon état de santé, j\u2019avais besoin de voir du monde et de changer d\u2019air et les gars sont corrects», confie LÉO qui oeuvre en grande partie à la Baie James.-0- BENOÎT et DENIS PÉPIN sont des habitués au classement des denrées qui sont envoyées à CERAS.PIERRE DELISLE, qui a travaillé plus de 45 ans pour ARMTREC, est associé au Panier depuis 10 ans, alors que NORMAND TURGEON, lui, un débosseleur et peintre chez Le Voiturier depuis 41 ans, y est bénévole depuis cinq ans.-0- Ancien directeur des ventes chez Centennial, CLAUDE COUSINEAU est lui aussi présent à CERAS, vivant le Panier de l\u2019Espoir pour une cinquième année.«L\u2019atmosphère est relaxe.Chacun se taquine un peu, mais le temps passe plus vite et le travail est exécuté», avance CLAUDE.-0- DENIS MESSIER denis.messier@latribune.qc.ca Café-potins Cuisinier à l\u2019hôpital St-Vincent de Paul, ANDRÉ ROY oeuvre depuis 13 ans au Panier de l\u2019Espoir et il entend bien poursuivre longtemps.MARCEL COUTURE, un retraité de la Combustion après une carrière de 30 ans, prête main-forte lui aussi à la préparation des étagères depuis cinq ans.-0- JEAN-PIERRE CLÉMENT s\u2019est gâté un p\u2019tit peu dernièrement en Californie, plus précisément sur les parcours de golf de San Diego, et aujourd\u2019hui il accepte avec le sourire de travailler bénévolement pour les démunis au Panier de l\u2019Espoir.Jeune retraité, JEAN-PIERRE est présent pour une troisième année.-0- JEAN-MARC RANCOURT a apprécié sa visite dans les studios de CHLT 630 à l\u2019occasion du dernier radiothon du Panier de l\u2019Espoir.JEAN-MARC est un gars de la première heure et de renouer avec ROCK GUERTIN et les autres a été pour lui une grande joie.-0- JEAN AREL était présent à CHLT bien avant sa première intervention au radiothon du Panier de l\u2019Espoir.JEAN était là au moment de la première et il entend bien être présent dans les années à venir!.JACQUES LAVOIE est un autre animateur du 630 qui est toujours prêt à dire «OUI» à la Fondation et au Panier de l\u2019Espoir.-0- ALAIN CAMPAGNA a abandonné le temps d\u2019une couple d\u2019heures ses dossiers au Groupe Investors pour donner un coup de pouce à son ami ROCK GUERTIN au radiothon et lui permettre en même temps de dépasser l\u2019objectif de 73 000 $.ALAIN a confié au confrère MARIO GOUPIL qu\u2019il adorait le micro.Il l\u2019a démontré une fois de plus!-0- GUY CHAMPAGNE a passé bien du temps dans les locaux de CHLT afin d\u2019épauler ROCK GUER- TIN, ainsi que SERGE GRÉGOIRE, un gars très impliqué au sein de la Fondation et qui est associé au Panier de l\u2019Espoir à titre de responsable de la livraison au moment du jour J.-0- Grand patron de la Banque Nationale en Estrie à une certaine époque, JEAN-MARIE CANUEL agissait à titre de bénévole au radio- thon du Panier de l\u2019Espoir au Carrefour de l\u2019Estrie en collaboration avec GEORGES VEILLEUX .-0- À l\u2019accueil dans le hall d\u2019entrée de CHLT, dans le cadre du radio- thon, on retrouvait JEANNINE GIARD, CLAIRE BROSSEAU, MICHELINE GILBERT et SUZANNE LAURIN, bras droit de ROCK GUERTIN.-0- La compilation de l\u2019argent au radiothon était la petite affaire des CLAIRE POULIN, NANCY PLANTE, LISE MARTEL et RENÉE DUFOUR .Aujourd\u2019hui à la retraite, CLAIRE a été à l\u2019emploi d\u2019Eaton.NANCY oeuvre pour la firme assurances Caron Trépanier & Associés.LISE est avec la RBC depuis 33 ans et aujourd\u2019hui à la succursale de Lennoxville.RENÉE est dans la planification financière avec Investors et secrétaire de la Fondation.-0- En plus d\u2019une équipe qui assurait la compilation de l\u2019argent au radiothon, on retrouvait aussi une équipe pour recevoir les appels des donateurs.Ainsi donc, l\u2019infirmière à la retraite GEORGINE WOOD, le spécialiste en réfrigération à la retraite DONALD BOUTIN et DIANE ROY, une nouvelle retraitée à sa première expérience, répondaient aux téléphones.-0- Le nom de RICHARD HARDY est toujours dans la discussion à CERAS, site du supermarché du Panier de l\u2019Espoirs.RICHARD, on le sait, était le gars qui était responsable du groupe de prisonniers qu\u2019il amenait avec lui pour donner un coup de pouce à l\u2019organisation, tout comme JEAN-CHARLES ROBERT.-0- JACQUES BÉGIN est le directeur des opérations pour le Panier de l\u2019Espoir.Au jour J, le gars qui va prendre charge du site a pour nom DANIEL GRÉGOIRE.Employé de l\u2019entreprise Campbell, DANIEL se donne à 100 pour cent avec l\u2019aide de son fils JEAN-FRANÇOIS, des Croustilles Lays, qui imite le paternel en prenant une semaine de congé pour le Panier.-0- ROCK GUERTIN, le père du Panier de l\u2019Espoir, va célébrer le 24 décembre son 80e anniversaire de naissance.ROCK m\u2019a confié tout dernièrement qu\u2019il était aujourd\u2019hui le dernier de la famille Guertin de St-Hyacinthe.En parlant de ROCK , saviez-vous que le radio- thon a rapporté en bout de ligne la somme de 78 047 $?Le père du Panier avait en effet une somme de 3900 $ dans son porte-monnaie à sa sortie de CHLT qui n\u2019avait pas été compilée.-0- Quand on s\u2019arrête sur les 24 premières années du Panier de l\u2019Espoir, le nom de BERTRAND DEGRÉ, un allié de longue date de ROCK GUERTIN, est mentionné tout comme les PATRICK HALL et PIERRE GRAVEL, deux anciens de la SQ-Estrie, pour ne nommer que ceux-là.IMACOM, MAXIME PICARD Avec l\u2019aide de son épouse Joy, Paul Cameron a amassé une somme de 425 $ qu\u2019il a remise à Rock Guertin lors du radiothon 2006.Comme on le constate, l\u2019animatrice «morning woman» Susan Léger et Rock Guertin ont accueilli ce don avec beaucoup de bonheur.Le directeur régional de Bell, Serge Audet, est impliqué depuis une quinzaine d\u2019années dans l\u2019oeuvre de Rock Guertin.Il a d\u2019ailleurs été président du conseil d\u2019administration de la Fondation en 1997 et 1998.Il donne encore un coup de main à la cause et encourage son employeur à y souscrire chaque année. 25 ans d\u2019espoir / S15 Sherbrooke mardi 12 déce mbre 2006 - La Tribune S15 PIERRE SAINT-JACQUES pstjacqu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Nous apprécions beaucoup l\u2019ouverture et la gentillesse de Rock Guertin.La Fondation nous donne un fameux coup de main.» Le directeur de La Source-Soleil à Sherbrooke, Martin Monette, ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019endroit de Rock Guertin et de la Fondation qui porte son nom.La Source-Soleil est une auberge du coeur qui accueille des hommes et des femmes de 18-30 ans en difficulté ou sans abri.Il se trouve toujours un intervenant à l\u2019auberge 24 heures par jour, sept jours par semaine.Depuis plusieurs années, la Fondation Rock-Guertin fournit des denrées non périssables et des produits laitiers.Si jamais un besoin autre que de la nourriture se fait sentir, la Fondation se vire de bord et rejoint des organisations capables d\u2019intervenir en appoint.Quelle différence?Quand on demande à Rock Guertin de présenter la différence entre l\u2019événement de novembre- décembre qui en est à sa 25e année, Le Panier de l\u2019Espoir, et la Fondation Rock-Guertin, il y va de cette explication.«L\u2019oeuvre du Panier de l\u2019Espoir s\u2019étale sur une partie bien précise IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Martin Monette, directeur de La Source-Soleil à Sherbrooke, ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019endroit de Rock Guertin et de la Fondation qui porte son nom.Un coup de main à longueur d\u2019année SHERBROOKE \u2014 «Rock Guertin est un homme heureux.Il est ressorti victorieux de la maladie.Vendredi dernier, alors que 1360 paniers de Noël étaient livrés aux plus démunis, le père du Panier de l\u2019Espoir obtenait finalement son congé de l\u2019hôpital.Jamais il n\u2019a eu le cancer.La tumeur qu\u2019on croyait avoir décelée dans son poumon était une simple arachide coincée dans une bronche depuis des mois.» Voilà ce qu\u2019on pouvait lire dans un article du collègue journaliste Steve Bergeron, publié le mercredi 23 décembre 1998.«Jamais il n\u2019a eu le cancer.La tumeur qu\u2019on croyait avoir décelée dans son poumon était une simple arachide coincée dans une bronche depuis des mois.» On peut que Rock Guertin aura vécu toutes les gammes d\u2019émotion au cours de sa vie.Depuis juin dernier, lit-on dans la nouvelle, cette arachide avait fait vivre de sévères pneumonies à Rock Guertin.Elle lui avait donné des quintes de toux interminables et lui avait fait cracher le sang.Elle l\u2019avait plongé dans de véritables moments de martyre.La nouvelle de la pinotte a apporté un indicible soulagement.La tumeur cancéreuse qu\u2019on croyait avoir décelée n\u2019en était pas une.«C\u2019était une super bonne nouvelle.Mon médecin avait les larmes aux yeux» a-t-il raconté.Son médecin, Dr Robert Boileau, a réussi l\u2019exploit d\u2019extraire la cacahuète maudite sans chirurgie.Il y est arrivé à l\u2019aide d\u2019un bronchosco- pe, une sonde au bout de laquelle se trouve une pince avec laquelle il a réussi à saisir l\u2019arachide dans la bronche infectée.Juste des cashews «J\u2019étais sous anesthésie générale.Il paraît qu\u2019à mon réveil - je ne m\u2019en souviens pas, ça m\u2019a été raconté - on m\u2019a montré la fameuse arachide.J\u2019aurais répondu: «Dorénavant, je vais juste manger des cashews.» Rock Guertin, durant ces quelques mois d\u2019incertitude, a cru qu\u2019il y resterait.C\u2019était quelque chose de passer par là.Ça fait apprécier la vie.Le tout a viré sur le bon bord et il a reçu des soins exceptionnels du Dr Boileau et du Dr Bégin.«Sans oublier la prière.Sans doute que la sainte Mère Léonie, à qui j\u2019ai confié mon épreuve, ainsi que les membres des diverses communautés religieuses au courant de mon état, ont influencé de gars d\u2019En Haut.» «C\u2019est sûr.La prière, c\u2019est un stimulant.On ne se sent pas seul.» \u2014 Pierre Saint-Jacques Une arachide lui cause la frousse de sa vie de l\u2019année alors que la Fondation oeuvre toute l\u2019année.C\u2019est la Fondation qui supporte le Panier, qui collecte, qui représente l\u2019événement, qui ramasse tout.Elle agit depuis plus de 16 ans.» La Fondation Rock-Guertin donne un coup de main précieux à près d\u2019une quarantaine d\u2019organismes, en denrées alimentaires mais également en services divers.Elle a l\u2019intention de continuer à soutenir des écoles pour les produits laitiers, les petits déjeuners et les collations.Il y a des gens qui lui apportent des meubles, car ils ne veulent pas les donner ailleurs alors la Fondation les refile là où on en a grand besoin.La Fondation n\u2019a pas le temps de chômer.«On ne vend rien, explique Rock Guertin.On a un salarié.La balance: des bénévoles.On ne reçoit aucun financement des gouvernements, que ce soit le municipal, le provincial ou le fédéral.Au conseil d\u2019administration de la Fondation, siègent deux comptables.» À la Fondation Rock-Guertin, on veut que ce soit clair sur toute la ligne et ça l\u2019est.Quand le grand bal du Panier de l\u2019Espoir s\u2019arrête, la Fondation Rock-Guertin poursuit son oeuvre toute l\u2019année.Plusieurs écoles primaires de Sherbrooke profitent de sa générosité.VOUS VOULEZ FAIRE UN DON?FONDATION ROCK-GUERTIN: 819 562-0401 yy | 7 / Il a suffi d\u2019un appel.Un appel de détresse, lancé un certain jour de décembre, pour enclencher une merveilleuse chaine de solidarité et de générosité.Cet appel, vous y avez répondu avec votre cœur, et d\u2019année en année, vous n\u2019avez jamais cessé de contribuer au succès des Paniers de l\u2019Espoir.Aujourd\u2019hui, grâce à vous, plusieurs Estriens vivent des fêtes heureuses et festives.Ils ont reçu plus que des boîtes de nourriture en cadeau, ils ont reçu l\u2019espoir\u2026 Et que dire de nos nombreux bénévoles qui posent ce beau geste d\u2019amour et de dignité: certains d\u2019entre eux sont fidèles au poste depuis plusieurs années! Sans eux, rien de tout | x cela ne serait possible.5 \u201c CL > : / v ) F Co \\ Il paraît c qu\u2019en évalue la valeur d\u2019une communauté aux efforts qu\u2019elle déploie pour ses ( SES A : lus démunis (Ce que j'ai vu depuis 25,ans me prouve qu\u2019en Estrie, nous avons une belle y GN 3 VA communauté kissée serrée, WO I | traide, a sa place au quotidien.ra É y ae N=~ - | 7 M.\" f pa d\u2019avoir cru e Fe eng N= appui nous est extrêmement précieux 3 nos efforts.grain joyeuses fêtes! P J "]
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