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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2006-01-30, Collections de BAnQ.

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[" ?La Tribune Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 PHOTOMONTAGE LA TRIBUNE, MARIE-ÈVE GIRARD ET JOCELYN RIENDEAU La genèse Perspectives LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca Journal de bord M on journal ne trempera plus dans le bol de céréales de mes enfants au déjeuner.Il rétrécit.En fait, il grandit en rapetissant ! Le grand atlas routier devient superflu dans les voitures moins spacieuses vers lesquelles les impératifs énergétiques et environnementaux nous poussent irrémédiablement.Il est remplacé par un co-pilote électronique intégré au tableau de bord et capable de suivre les itinéraires numérisés par satellites.Mon journal, lui, ne cède pas sa place.Il s\u2019adapte.Or, s\u2019adapter, c\u2019est comprendre l\u2019évolution autour de soi.L\u2019adaptation est un signe d\u2019intelligence.Dans le tourbillon de nouveautés qui nous remue sans ménagement, nous n\u2019avons jamais eu, individuellement, à nous adapter aussi vite et aussi souvent.Le quand arrive plus vite que le pourquoi.Le changement ne frappe plus à la porte.Il s\u2019installe et s\u2019impose.Il n\u2019y a jamais eu autant d\u2019informations se rendant à nos oreilles et à nos yeux.Il n\u2019y a jamais eu autant d\u2019opinions émises, qu\u2019on ne peut toutes faire nôtres.Notre cerveau a la lourde tâche de départager l\u2019utile du futile.Mon journal peut l\u2019aider à suivre ce rythme effréné.À décoder plus d\u2019informations, plus rapidement.Les nouvelles brutes tombent brutalement.En rafales.De façon plus ou moins ordonnée.Pas toujours dans la forme la plus accessible.Mon journal suggère de mieux vous les expliquer.Plus succinctement, mais plus efficacement.Avec les mots, les photos et les illustrations graphiques appropriés.Lorsqu\u2019on voit venir le changement à l\u2019avance, on en retire généralement les bénéfices.Celui qui est surpris, souvent subit.Avancer à l\u2019improviste est de plus en plus audacieux.Contrairement à ce que plusieurs prétendent, c\u2019est encore nous qui tenons le volant de notre vie.La quincaillerie numérique est fiable pour nous aider à nous orienter, mais seulement une fois qu\u2019on a choisi sa destination.Mon journal format compact se veut le chemin le plus court vers l\u2019essentiel.Une route éclairée pour guider vos choix.Pour vous mener au bout de vos aspirations.Selon vos goûts et vos champs d\u2019intérêts.Comme le manque d\u2019information condamne à l\u2019esclavage, j\u2019exprime le souhait que vous rouliez heureux sur la route de la liberté\u2026 avec La Tribune comme journal de bord! Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 La Tribune S2/ Vox pop / 4 RÉACTIONS Les lecteurs ravis par le nouveau format Reportage photo / 11 GRAPHISME Un look rajeuni Le nouveau visage de La Tribune a nécessité un immense travail pour rendre l\u2019information plus visuelle.Pour y parvenir, le concepteur graphique David Lambert a travaillé notamment avec les journalistes Serge Denis et Pierre Turgeon.Les formats et leurs époques /6 Jeune lectorat à conquérir /7 Histoires courtes et photos sans cliché /9 À chacun sa place /10 La genèse Tour d\u2019horizon MISE EN MARCHÉ Une campagne unique Le passage de La Tribune au format compact devait faire du bruit.Objectif atteint, croit Suzanne-Marie Landry, directrice des ventes, grâce à une campagne de publicité de grande ampleur débutée depuis plusieurs semaines. La genèse SHERBROOKE \u2014 Le lecteur MP3 relègue le baladeur CD aux oubliettes.La caméra numérique rend obsolète la pellicule photo.Le téléphone à cadran est au musée depuis longtemps.Le passage de votre quotidien du grand format au format compact s\u2019inscrit dans cette foulée.Ainsi en a décidé le consommateur d\u2019informations.Et le client a toujours raison, on le sait.Plus compact mais plus percutant.Voilà la mission que se donne La Tribune en adoptant le format compact.Encore marginal en 2004, le journal compact sera roi d\u2019ici quelques années partout dans le monde.La Tribune prend ce virage avec bonheur.«Parce que c\u2019est plus convivial pour le lecteur, qui a de moins en moins de temps pour la lecture, explique la présidente-éditrice, Louise Boisvert.Un journal comme toutes les entreprises doit s\u2019ajuster aux besoins de ses clients.C\u2019est un changement en profondeur.La même information de qualité sera livrée dans des textes plus courts, avec plus d\u2019informations visuelles et plus de photos percutantes.» Mme Bois- vert ajoute que «le nouveau format compact nous permet de vous offrir deux fois plus de pages couleur.» Décider de transformer un journal n\u2019est cependant une mince affaire.L\u2019idée mijote depuis trois ans.Le projet s\u2019est précisé au sein de l\u2019équipe de direction au cours de la dernière année.Plusieurs études ont été menées.Des changements importants étaient nécessaires au niveau des équipements d\u2019impression qui sont installés dans les locaux de La Tribune.Il fallait tout nettoyer, réusiner ou changer des pièces là où passe le papier, répond René Béliveau, directeur de la production.Plusieurs centaines d\u2019heures de travail, réparties sur quatre mois, ont été nécessaires aux pressiers pour monter et démonter les quelque 200 rouleaux de l\u2019immense machine de 16 pieds de haut et 42 pieds de long.Tout ça en continuant de publier un journal, six jours semaine.Les ajustements et les améliorations devaient être apportés entre les publications.«C\u2019est une chose de transformer un journal.C\u2019en est une autre de le faire tout en produisant notre journal à chaque jour», fait remarquer Mme Boisvert.«Un journal, comme toutes les entreprises, doit s\u2019ajuster aux besoins de ses clients.C\u2019est un changement en profondeur.» Car un journal, c\u2019est une multitude infinie de détails, à partir du choix de polices de caractère jusqu\u2019aux heures de tombée en passant par l\u2019ordre des sections, les espaces offerts aux annonceurs, les espaces réservés à la rédaction.Repenser le journal Une équipe de graphistes s\u2019est donc mis à la tâche au milieu de l\u2019automne pour créer la nouvelle mouture de La Tribune.Elle a réalisé quelques maquettes différentes afin de trouver le bon dosage de textes et de photos.Les journalistes se préparent aussi à devoir «raconter autrement».«C\u2019est un changement de culture, imposé par les nouvelles habitudes de vie, l\u2019Internet et les chaînes d\u2019informations continues, explique Maurice Cloutier, rédacteur en chef.«On ne peut plus se contenter de publier le compte rendu d\u2019un événement, 24 heures après les autres médias.Il faut devancer l\u2019information pour indiquer aux lecteurs quoi surveiller, par exemple, lors d\u2019un débat politique des chefs prévu cette jour- née-là.» Il faut offrir un contenu à valeur ajoutée, accompagner le lecteur dans sa réflexion, ajoute-t-il.Finis aussi les textes au-delà de 450 mots.Dorénavant, il faudra faire court.Et le pupitre, là où en soirée des journalistes s\u2019affairent à mettre les articles en page, devra redoubler d\u2019efforts pour fignoler le journal.«Habituellement, on cherche à Le passage au format compact \u2018fermer\u2019 la page en ajustant le texte du bas.Plus de pages signifient plus d\u2019articles à éditer.Si un texte compte 12 lignes de trop, il faudra le modifier sans perdre d\u2019informations», explique Pierre Turgeon, journaliste responsable de l\u2019assurance-qualité.«Dans la couverture de l\u2019actualité, nous ferons des choix guidés par l\u2019intérêt des lecteurs et de la communauté.Nous maintenons fermement notre volonté d\u2019être un acteur favorisant le développement économique de notre grande région», conclut la présidente-éditrice de La Tribune.ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca PHOTO LA TRIBUNE, PIERRE TURGEON Pour effectuer un changement comme celui que vient de réaliser votre quotidien La Tribune, il a fallu apporter plusieurs modifications et ajustements.Comme le chef-pressier Roger Pryce, tout le monde a redoublé d\u2019efforts pour mettre la main à la pâte.La Tribune Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 / S3 Vox pop / La genèse Colette Jacques, Sherbrooke «Ça va mieux se lire! À la maison, ça ne me dérange pas que le format soit plus grand.Mais pour les personnes qui veulent le lire à l\u2019extérieur, c\u2019est plus pratique.On a aussi La Nouvelle de Sherbrooke, et ça se lit très bien.» Marie-Pascale Roy, Sherbrooke «Je suis très d\u2019accord avec ce changement de format.Je trouve ça fatigant, les pages longues; c\u2019est difficile à assembler.Ça prend beaucoup de place sur la table! Ça va être quelque chose qui va m\u2019aider à lire plus facilement, ça va être plus commode.» Ernest Jarry, Sherbrooke «Moi, personnellement, je fais tout par ordinateur.Si je veux lire le journal, je vais sur Internet.Vous avez un très bon journal!» Roland Dupuy, Sherbrooke «Ce que j\u2019aime, c\u2019est d\u2019aller lire La Tribune sur Internet.Le changement de format ne me dérange pas du tout: je vais continuer à regarder Cyberpresse.» Audrey Leroyer, Sherbrooke «Je vais vous avouer que je suis très traditionaliste.J\u2019espère que ça va être clair.mais je pense que ça va vraiment être plus pratique.Je ne l\u2019ai pas vu encore.J\u2019ai bien hâte de voir ça.Ça devrait être bien.On vous fait confiance!» Manon Chapdeleine, Sherbrooke «Pour le format, je trouve que c\u2019est une bonne chose.Je pense qu\u2019il est temps qu\u2019on se mette à l\u2019heure.Pour le format, c\u2019est bon.Pour le contenu, je ne pense pas que ça va changer grand-chose.» Jean-Claude Bruneau, Sherbrooke «En conduisant, ça va se lire mieux! Je le vois d\u2019un bon oeil: pas d\u2019avancement, pas de progrès.Pas de progrès, pas d\u2019avancement!» Richard Roux, Sherbrooke «C\u2019est très bien! Ça va se lire mieux.Moi, je me mets sur une table pour lire La Tribune parce que je n\u2019ai pas les bras longs!» Ann-Christine Kerouac, Sherbrooke «On ne pourra plus partager les petits cahiers.Ma mère va être déçue!» Que pensez-vous du nouveau format de La Tribune?PAR ISABELLE PION PHOTOS IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 La Tribune S4 / Mise en marché / La genèse ?SHERBROOKE \u2014 Toute l\u2019opération publicitaire et de marketing qui a entouré le changement de format de La Tribune est probablement sans précédant dans l\u2019histoire du quotidien de la rue Roy.Le plan de communication prévoyait qu\u2019on fasse flèche de tout bois afin de faire connaître cette évolution qui s\u2019inscrit dans la mouvance internationale du monde de l\u2019information écrite.Il y a eu bien entendu les annonces publicitaires qui roulent depuis quelques semaines dans les divers médias régionaux.Qui n\u2019a pas entendu et vu les pubs qui parlent de l\u2019évolution technologique que suit votre quotidien, à l\u2019image de la dactylo vers l\u2019ordinateur portable?Tout cela épaulé par une campagne de promotion imprimée dans le journal même.«Nous sommes dans tous les médias, y compris dans La Tribune évidemment», lance Suzanne-Marie Landry, directrice de la publicité et du marketing de La Tribune.«Nous voulions dire aux gens d\u2019être attentifs et de surveiller ce qui allait se passer le 30 janvier.» Aujourd\u2019hui, le jour J, on y met le paquet, continue-t-elle.En fait, il y a distribution massive de copies du journal nouveau format à plusieurs endroits.La Tribune sera distribuée gratuitement le long de la rue King, au CHUS, à l\u2019Université de Sherbrooke et au Cégep de Sherbrooke.Pour leur part, les représentants publicitaires du journal participeront à un blitz de distribution dans des restaurants.Bref, difficile de la manquer la nouvelle Tribune! Ajoutez à cela un concours qui incite les gens des dépanneurs à porter un macaron clignotant qui fera la promotion du changement de format.Ce midi, les employés, les clients, les médias et des personnalités de la région sont invités à un grand dîner à l\u2019hôtel Delta de Sherbrooke.De plus, cette semaine, la traditionnelle soirée du Mérite estrien de La Tribune (jeudi au théâtre Granada) aura évidement une couleur spéciale, compte tenu de la nouvelle mouture du journal, renchérit Su- zanne-Marie Landry.«Il y aura de nombreuses surprises.» «Nous avons comme deux campagnes du publicité en parallèle.Nous voulons que les gens de la région parlent et entendent parler du nouveau format.Il y a aussi une campagne de proximité.Montrer La Tribune, au coeur de la vie des gens d\u2019ici, se positionner comme produit, mais aussi aller plus loin.» «Il faut accentuer le sentiment d\u2019appartenance à La Tribune.C\u2019est un média qui fait partie du patrimoine de la région.Des institutions qui vont célébrer leur centenaire, il n\u2019y en a pas beaucoup à Sherbrooke.» Des annonceurs enchantés Au chapitre des ventes publicitaires, Mme Landry se réjouit de la réaction des annonceurs de la région.«Nous n\u2019avons reçu aucun commentaire négatif.C\u2019était unanime.Ils nous disaient que ça fait 20 ans qu\u2019ils demandaient ça!» Une pub qui fait flèche de tout bois CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca On met le paquet aujourd\u2019hui en procédant à une distribution massive de copies IMACOM, JULIE ROY Suzanne-Marie Landry La Tribune Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 / S5 La genèse ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si on a lu longtemps les journaux les bras grands ouverts, c\u2019est surtout en raison des dimensions des presses d\u2019une autre époque.«C\u2019était une contrainte technologique de la fin du XIXe siècle», explique Jean-Marie Lebel, spécialiste de l\u2019histoire des médias à l\u2019Université Laval.En fait, le premier journal imprimé au Québec (La Gazette de Québec en 1764) était un petit format.Comme les journaux n\u2019étaient alors composés que d\u2019une seule page, imprimée des deux côtés puis pliée en quatre, leurs dimensions ont ensuite augmenté graduellement pour permettre de publier plus de nouvelles.C\u2019est ainsi qu\u2019aux environs de 1860, le grand format américain s\u2019est imposé.Les limites de la dimension étant atteintes, la seule façon de hausser le volume consistait à ajouter des pages.Et finalement différentes sections.Mais un retour au plus petit format s\u2019est amorcé dans les années 1930.avec la popularité croissante du transport en commun.Les ouvriers new-yorkais ont rapidement adopté le tabloïd matinal New York Daily News qui pouvait être lu, le matin en se rendant au travail, même coude à coude avec leurs voisins.C\u2019est le Montréal-Matin, dans les mêmes années, qui a réintroduit le petit format au Québec.On l\u2019appelait alors le «journal réversible» car il était possible d\u2019en commencer la lecture par les sports placés à la fin.«Pierre Péladeau, le fondateur du Journal de Montréal, n\u2019a rien inventé.Il a simplement copié la formule au début des années 1960», affirme M.Lebel.Si le grand format est demeuré longtemps dans les moeurs québécoises, c\u2019est essentiellement pour deux raisons.Jusqu\u2019à la fin des années 1970, plusieurs quotidiens québécois étaient des journaux d\u2019après-midi, distribués dans les foyers par des écoliers à la fin des classes.Ils étaient lus dans le confort du salon.Le manque d\u2019espace était inexistant.Et puis, comme le Québec a longtemps été rural, le format pratique dans les transports en commun ne correspondait à aucun besoin.Mais le Québec a changé, fait remarquer M.Lebel, réjoui par le changement de format de La Tribune.ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Derrière nous, cette époque où les cahiers de La Tribune se retrouvaient pêle-mêle sur les tables des restaurants! Les restaurateurs sont unanimes: le tournant historique que vit notre quotidien changera les habitudes de lecture des clients.«Superbe! C\u2019est la plus belle amélioration que La Tribune pouvait faire.Ça fait des années que je dis qu\u2019il faut que La Tribune change de format.Comme restaurateur, ça fait mon affaire.Le problème que l\u2019on a, c\u2019est la grandeur.Le journal étant très long, les clients le plient, le déplient, et on se retrouve avec un journal tout en désordre», commente Jocelyn Gagné, propriétaire du restaurant Chez Charlie.Celui qui travaille dans le domaine de la restauration depuis plus de trente ans s\u2019attend d\u2019ailleurs à ce que le quotidien de la rue Roy soit davantage lu grâce à son format compact.«D\u2019après moi, ça va être apprécié de tous.Il y a les traditionalistes comme moi, mais la majorité des gens préfèrent les formats plus petits.S\u2019il y a juste le format qui change, c\u2019est beaucoup plus facile à lire.En autant que le contenu ne change pas, je pense que c\u2019est une bonne chose», estime pour sa part le propriétaire de la Taverne Alexandre et des restaurants Louis, Pierre Ellyson.Même son de cloche de la part de Marie-Claude Préfontaine, assis- tante-gérante chez Cora Déjeuners.«Je pense que les clients vont aimer mieux ce format.Nos tables sont petites, les gens se retrouvent assis à table avec le repas, le journal.» Les formats et leurs époques Un format attendu et espéré IMACOM, JULIE ROY Le nouveau format créera de nouvelles habitudes de lecture, entre autres, dans les restaurants où les propriétaires, tout comme Pierre Ellyson, applaudissent l\u2019arrivée de La Tribune dans sa nouvelle présentation.Fini l\u2019époque des tables totalement envahies par le journal.Compact Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 La Tribune S6 / La genèse SHERBROOKE \u2014 Genre est né à l\u2019automne 2003 dans les pages de La Tribune.L\u2019objectif?Donner le goût aux 12-17 ans de s\u2019informer.Pour y parvenir, le quotidien sher- brookois leur procure un média d\u2019informations générales, modelé spécialement pour eux.Comment s\u2019y prendre pour attirer l\u2019attention des ados?En privilégiant l\u2019information visuelle, les articles courts et les sujets tirés de leur vie.Faire sa boîte à lunch, magasiner une nouvelle planche à roulettes ou lire une critique d\u2019un CD hip hop peut laisser un adulte indifférent.Mais probablement pas un ado.Au fil des mois, la section Genre est passée d\u2019une à quatre pages hebdomadaires, publiées à chaque jeudi durant l\u2019année scolaire.Depuis octobre dernier, les élèves des écoles secondaires proposent des textes.Cette initiative n\u2019est pas unique, ni désintéressée.Un peu partout sur la planète, les éditeurs cherchent à vaincre l\u2019indifférence des jeunes à l\u2019égard de la presse écrite.C\u2019est une question de survie car, en général, les adolescents et les jeunes adultes boudent les quotidiens.Par exemple, la moyenne d\u2019âge des lecteurs de journaux en Europe et en Amérique du Nord tourne autour de 50 ans.Les 18-24?On en compte très peu sur les listes d\u2019abonnés.Facile de comprendre que, si la tendance se maintient, plusieurs journaux sont condamnés.«Le problème n\u2019est pas le média.Le problème est dans nos têtes», s\u2019est exclamé un éditeur brésilien lors de la dernière conférence mondiale des éditeurs sur les jeunes lecteurs, en septembre.Autrement dit, les jeunes liront des journaux quand les journaux parleront des jeunes.«Les jeunes lisent», a affirmé de son côté un éditeur argentin.«Ils ne lisent pas comme nous lisions quand nous étions jeunes.Mais ils lisent!» Le problème, c\u2019est qu\u2019ils ont trouvé ailleurs des moyens de combler leurs besoins d\u2019information.«Comment sur Terre peut-on rejoindre les jeunes si nous n\u2019utilisons pas leurs outils, notamment les téléphones cellulaires?» s\u2019est interrogé une haute dirigeante d\u2019un groupe de presse du Luxembourg.L\u2019Internet est évidemment la voie royale vers les ados.Mais il est faux de penser que le cyberespace remplacera complètement le papier.Une étude conduite en Europe et au Canada démontre que les 12-17 ans utilisent les médias numériques pour communiquer entre eux et non pour élargir leurs horizons.Les journaux ont donc une place à prendre, peu importe la formule.«Même si un journal ne peut s\u2019offrir que de petites initiatives, elles en vaudront toujours la peine», croit une chercheuse de l\u2019Association mondiale des journaux.\u2014 André Laroche À la conquête des jeunes lecteurs IMACOM, JULIE ROY Le journaliste André Laroche, responsable des pages Genre à La Tribune, s\u2019intéresse depuis quelques années à l\u2019information pour les 12-17 ans.La Tribune Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 / S7 ?Hart Nouveau local Ancien local Stitches Claire France Jacob La Source ?Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 La Tribune / S8 La genèse / ?LAURA MARTIN laura.martin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si, dans le format compact, une image vaudra mille mots, un texte en vaudra la moitié moins.Au moins.Les journalistes devront, pour bien faire le saut dans cette nouvelle dimension, mieux synthétiser leurs articles.Les tartines ne passeront plus dans la porte.Le défi est de taille, celui de faire des phrases courtes et d\u2019isoler encore mieux l\u2019essentiel, mais tous les scribes, les concis comme les plus féconds, sont emballés.«Après 30 ans dans cette salle de rédaction, j\u2019ai mes habitudes.Nous avons pris, pour plusieurs, la manie de nous étendre, d\u2019écrire sans calculer.Ça va être stimulant de réussir à synthétiser sans que le lecteur en ait moins», estime François Gougeon.Parmi ces nouveaux réflexes à développer, la vingtaine de journalistes devra penser, quand le besoin se présentera, à rédiger un deuxième texte d\u2019appoint, plutôt que d\u2019allonger inutilement le premier, ou à ajouter un graphique ou un tableau d\u2019informations complémentaires.La section des arts a déjà pris de bons plis.La transition sera donc simplifiée, croit le journaliste Steve Bergeron.«Depuis un an, je dirais, nous avons adopté la formule des capsules d\u2019information, plus invitantes.Nous allons quand même avoir le deuil de la grande page à faire, mais ce sera pour le mieux.» Les artisans de feu le cahier des sports croient aussi que le change- SHERBROOKE \u2014 Sur le terrain, les deux questions que les photographes entendent le plus des personnes qu\u2019ils cadrent dans leurs lentilles sont: «Quand est-ce que ça va passer dans le journal?» et «Est- ce que la photo va être imprimée en couleur?» Les gens aiment se voir autrement qu\u2019en noir et blanc.Ça tombe bien, parce que le nouveau format compact fera plus de place à l\u2019arc-en-ciel.Pour les photographes, cette palette élargie ne changera pas grand- chose.L\u2019évolution de leurs pratiques se fera surtout en réponse au changement de la page une, qui s\u2019articulera désormais autour d\u2019une photo grand format.Comme il n\u2019y aura pas de place pour les textes, cette image devra résumer, mieux que jamais, l\u2019événement.«Cette image va avoir beaucoup plus d\u2019impact et de présence.Il va falloir chercher, encore plus, mais comme nous l\u2019avons toujours fait, la nouvelle, le message précis, saisir l\u2019émotion en un clic», affirme Jocelyn Riendeau, l\u2019un de ceux qui sillonnent la région avec leur appareil autour du cou.Puisqu\u2019on trouvera dans le journal un plus grand nombre de photos, les artistes du cliché devront appuyer sur leur déclencheur encore plus souvent.«Ce sera plus de travail, mais du travail stimulant.Ça ne voudra pas toujours dire de prendre plus de shots, , mais il faudra être plus créatifs et plus ouverts au timing.Il faudra réussir LA bonne photo», ajoute Vincent Cotnoir.Les employés de la compagnie Imacom, qui se charge à contrat de mettre la vie dans des cadres pour le journal, croient en ce sens que la collaboration serrée avec les journalistes sera la clé.«Je suis motivée.Ces projets et ce nouvel élan m\u2019intéressent.J\u2019ai l\u2019impression que nous allons avoir une grande latitude», conclut Jessica Garneau.\u2014Laura Martin .et des photos sans cliché Pour faire une histoire courte.ment permettra de mieux satisfaire le lectorat.Sonia Bolduc, qui coordonnera maintenant les dernières pages du journal compact, consacrées aux athlètes, est très stimulée.«Moi, j\u2019ai toujours cru qu\u2019à partir du moment où les gens savent qui a gagné la partie et avec quel pointage, ils ne veulent pas avoir tout le descriptif de la partie.Ils veulent savoir ce qui s\u2019en vient.Ils veulent avoir les émotions.Oui, les textes seront plus courts, mais l\u2019émotion des athlètes y sera condensée.Nous ne ferons plus des phrases avec les informations statistiques, mais des tableaux.» Mais le bruit qui court le plus dans la salle de rédaction, après celui des touches de clavier qui s\u2019enfoncent, c\u2019est la fierté de chacun d\u2019être un acteur de premier rôle dans cette transition historique.«C\u2019est un deuxième souffle à ma carrière, affirme le chroniqueur Mario Goupil.Ce format a sauvé La Voix de l\u2019Est.Il va sauver La Tribune.J\u2019ai très hâte d\u2019écrire mes premières histoires.» Qu\u2019il y ait des tonnes de mots ou la moitié moins ne change rien.En autant qu\u2019ils soient les bons.IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Dans l\u2019art d\u2019écrire plus court et de mieux illustrer les reportages, les journalistes de La Tribune, dont René-Charles Quirion, tout comme les photographes, ont trouvé un beau défi à relever.Défi qu\u2019ils rendront à terme.La Tribune Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 S9 ?La genèse CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Considérée au départ comme une manière de se can- nibaliser, l\u2019incursion des journaux dans le monde Internet devient de plus en plus salutaire.Le rôle des deux médias semble vouloir se définir et prendra de l\u2019expansion dans l\u2019avenir, croit Pierre Arthur, du bureau montréalais de la recherche de du Groupe Gesca, qui exploite le réseau Cyberpresse, dont fait partie La Tribune.«L\u2019avenir des quotidiens est indissociable de l\u2019Internet.Pour le moment, les deux sont complémentaires.Mais avec le temps, le contenu va s\u2019accentuer et va répondre davantage aux besoins des citoyens» «Au Canada français, nous accusons un certain retard sur cette tendance, mais aux États-Unis c\u2019est déjà très limpide.» M.Arthur donne le sport en exemple.Chez nos voisins du Sud, l\u2019offre de contenu s\u2019est beaucoup étoffée.«On peut trouver tout ce que l\u2019on veut.Ici, au Québec, les sites spécialisés dans le sport sont peu nombreux.Il reste encore du travail à faire.» «Pour Gesca, l\u2019Internet est une manière de nous diversifier.Nos journaux ne connaissent pas d\u2019érosion de leur lectorat à cause du web, affirme-t-il.On se rend compte que nos sites Internet attirent des lecteurs qui ne lisent pas nécessairement des quotidiens.» La vague Internet nous amène une autre manière de penser en terme de contenu.Par exemple, nos habitudes sont appelées à changer.«L\u2019autre jour, une de mes filles m\u2019a dit: pourquoi prendre le dictionnaire quand Google est là?» «Ça va être quoi dans dix ans?Difficile à dire.Il y a quatre ans, Google n\u2019était pas là.Aujourd\u2019hui, des enfants de dix ans s\u2019en servent plusieurs fois par semaine.Le site Internet de La Tribune (www.cyberpresse.ca/tribune) sera vu comme la porte d\u2019entrée vers le monde.Plus que la télévision d\u2019ailleurs.» À chacun sa place LA PRESSE, PATRICK SANFAÇON Pierre Arthur ne doute pas que les quotidiens et Internet puissent cohabiter.Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 La Tribune S10 / La genèse ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que réduire un journal ne se fait pas en criant\u2026 «ciseau»! Car l\u2019opération ne se résume pas à enfoncer les articles d\u2019un grand format dans des pages plus petites.Il faut tout repenser, à partir de la façon d\u2019écrire plus court jusqu\u2019à modifier les presses et la plieuse, en passant par un nouveau graphisme.Pour faire vivre cette évolution majeure à leurs lecteurs, les artisans de La Tribune ont immortalisé toutes les phases de l\u2019opération.Les prochaines pages font place à l\u2019image pour bien rendre l\u2019ampleur du défi.Première phase, très technique: adapter les presses installées en 1976, lors du déménagement des installations de La Tribune sur la rue Roy.À l\u2019époque, le quotidien sherbroo- kois avait une largeur de 37 centimètres (14 pouces et demi), soit plus 6,5 centimètres (2 pouces et demi) de plus que les dernières années.Pour ce faire, comme on peut le constater dans les présentes pages, les pressiers ont dû changer plusieurs dizaines de rouleaux, en plus de modifier la plieuse.Cet incroyable enchevêtrement de couteau, d\u2019engrenages et de convoyeurs parvient (d\u2019une façon magique pour le néophyte!) à prendre des pages imprimées à la queue leu leu, à les couper, les plier et les placer dans le bon ordre.Impressionnant, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire.Suivez le reste de l\u2019aventure dans les autres pages.Une opération fort complexe IMACOM, MAXIME PICARD Des modifications importantes ont dû être apportées aux presses pour s\u2019adapter au nouveau format.Le chef-pressier Roger Pryce s\u2019assure que la plieuse répond aux nouvelles normes.La Tribune Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 / S11 La genèse IMACOM, MAXIME PICARD Robert Gravel et François Forand travaillent à l\u2019ajustement des plieurs.Ces deux triangles permettent d\u2019imprimer le journal en deux séquences.C\u2019est là que chaque copie est pliée, coupée et assemblée.IMACOM, MAXIME PICARD Bien sûr les presses doivent être arrêtées pour compléter ces travaux d\u2019ajustement.Toutes les consignes de sécurité ont été respectées avant que Roger Pryce, Robert Gravel et François Forand n\u2019y entrent les mains.IMACOM, MAXIME PICARD Parmi tous les ajustements apportés aux presses, Robert Gravel a modifié l\u2019angle du plieur selon la nouvelle largeur du papier adaptée au format compact.Sherbrooke LUNDI 30 JANVIER 2006 La Tribune S12/ 4144 bar a os a i .se So = a Sn se es .= = _ a me SERBE LS # + +
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