La tribune, 25 janvier 2006, Tribu
[" BIMENSUEL DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 G R A T U IT L E C A H I E R C U L T U R E L CINÉMA ARTS VISUELS ACTUEL MUSIQUE LIVRES CALENDRIER 03 Autorisé par Serge Fiori - H armonium BILLETTERIE : (819) 565-5656 Théâtre d \u2019atmosphère Le coeur du centre-v ille www.theatregranada.com 53, rue Wellington Nord, Sherbrooke Collaboration SPECTACLES À VENIR CET HIVER LE VENDREDI 3 FÉVRIER À 20 H 30 LE VENDREDI 24 FÉVRIER À 20 H 30 194208 LE SAMEDI 18 FÉVRIER À 20 H 30 LE SAMEDI 4 MARS À 20 H 30 Hommage à Harmonium LE SAMEDI 11 MARS À 20 H 30 LOUISE ATTAQUE CORAL EGAN GIANMARIA TESTA JAMIL SOMMAIRE volume 1 numéro 22 Présidente et éditrice LOUISE BOISVERT Adjointe au directeur de l\u2019information JACYNTHE NADEAU Journaliste MÉLANIE NOËL Directrice de la publicité et du marketing SUZANNE-MARIE LANDRY Adjoint ALAIN LECLERC Responsable de la production STEEVE RANCOURT Photos de la page couverture VINCENT COTNOIR, IMACOM Conception de la page couverture CHANTAL FAUTEUX Production graphique LA TRIBUNE TRIBU est un cahier culturel de La Tribune publié et édité par Les Journaux Trans-Canada (1996) inc.1950, rue Roy Sherbrooke (Québec) J1K 2X8 Tél.: (819) 564-5450 Téléc.: (819) 564-8098 e-mail : tribu@latribune.qc.ca Tirage : 48 000 copies Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Canada et Bibliothèque nationale du Québec.Tous droits réservés.Le contenu de cette publication ne peut être reproduit en tout ou en partie sans l\u2019autorisation écrite de Les Journaux Trans-Canada (1996) inc.BILLET Finir sa fin 04 CINÉMA 06 Jasons cinoche! 07 Les années Patrice Robitaille HUMOUR La nouvelle Dodo La Presse/Patrick Sanfaçon 11 ENTREVUE Im acom /Vincent Cotnoir 09 ARTS VISUELS Les disciples du frère Jérôme 10 ACTUEL Radio sur mesure MUSIQUE 12 Karkwa, héritiers de Radiohead 13 Alexandre Belliard, artiste engagé 14 LIVRES Werber manquerait-il de souffle?15 CALENDRIER 04 2 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 CARTECAMPUS Le pr iv i lège d \u2019être étudiant La seule carte de réductions étudiantes Visitez CARTECAMPUS.COM 192003 192463 Par Mélanie Noël Parlons cinéma.La même réflexion s\u2019applique au théâtre ou à la lecture, mais parlons cinéma.Habituellement, une histoire est composée de trois grandes étapes.Un début où l\u2019auteur nous présente ses personnages.Un déroulement où on suit nos amis imaginaires dans une intrigue plus ou moins inusitée et où on passe par différentes émotions en leur compagnie.Puis vient la conclusion.La fin qui donne réponse à nos questions.Une fin qui nous laisse croire que, si les personnages avaient une vie après le générique, ils prendraient cette direction plutôt qu\u2019une autre.Évidemment, il y a des fins plus prévisibles que d\u2019autres.On regarde les films FINIR SA FIN BILLET historiques en sachant souvent comment tout se termine.On le fait pour mieux comprendre le pourquoi et le comment.J\u2019aurais été bien surprise que le Titanic ne coule pas.Je savais que les Juifs ne se sortiraient pas indemnes de La Liste de Schindler.Et j\u2019aurais été déçue que Babe Ruth ou Maurice Richard ne fracassent pas de record dans les films qu\u2019ils ont inspirés.Lorsqu\u2019on mange du pop-corn devant un film léger, on sait souvent comment tout se terminera avant même d\u2019en avoir avalé la première poignée.J\u2019ai l\u2019impression que ces histoires sont plus faciles à raconter, mais certains auteurs ont le mérite d\u2019inclure juste assez de subtilités, sarcasmes ou répliques humoristiques de bon goût pour rendre ce type de scénario intelligent.Parfois, lorsqu\u2019on a le cerveau congestionné, on a besoin d\u2019un petit Ils se marièrent et eurent beaucoup d\u2019enfants.Et puis, il y a les films qui nous laissent pantois.Ceux qui ont une fin insoupçonnable.On a cru que Michael Douglas vivait ses dernières minutes lorsqu\u2019il est tombé en bas du gratte-ciel dans The Game.Jusqu\u2019à la fin, on croyait que Brad Pitt et Edward Norton jouaient deux personnages distincts dans Fight Club.J\u2019adore ces films Mais en fin de semaine, je me suis tapé deux films sans fin.D\u2019abord, je me suis demandé si Jim Jarmusch était mort avant de finir le scénario de Broken Flowers.Dans cette charmante et lente aventure, on suit le stoïque Don Johnston (Bill Murray) sur les routes de son passé où une intrigue se cache.Deux heures plus tard, quand l\u2019écran est devenu noir, j\u2019ai réalisé que je ne saurai jamais la VRAIE fausse histoire.Je suis restée sur ma fin\u2026 En réfléchissant, je me rends compte que plusieurs scénarios imaginés au cours du visionnement de Broken Flowers peuvent être plausibles et qu\u2019il importe peu de savoir qui a fait quoi.L\u2019important, c\u2019est de voir l\u2019état d\u2019esprit dans lequel le personnage se retrouve et comment son passé est superposé à son présent et son futur.Même si j\u2019aimerais bien prendre un café avec l\u2019auteur pour comprendre quelle est sa version des faits, je sais que pour lui l\u2019important, c\u2019est que chacun trouve sa vision, sa fin.Je suis capable de vivre avec ça.Par contre, lorsque je suis sortie de la représentation de Caché, le dernier-né de Daniel Auteuil et Juliette Binoche, j\u2019étais en profond manque d\u2019explication.Et la réflexion qui a suivi a simplement empiré la situation.Après quelques heures, j\u2019étais carrément frustrée.Après nous avoir présenté un bon film construit de plans fixes, on nous laisse avec plus de questions que de réponses.Par surcroît, on ne nous donne aucun indice pour trouver des explications potentielles à cette intrigue.Comme les personnages du film, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir été manipulée.Et ce sentiment me suit longtemps après être sortie du cinéma.Si troubler et nous faire penser sans avoir l\u2019espoir de résoudre la solution sont les objectifs de l\u2019auteur, c\u2019est réussi.Mais ce n\u2019est pas reposant pour le cinéphile.Pour ou contre les histoires sans fin ?POUR celles qui nous laissent des pistes de réflexion.CONTRE un visionnement trop fréquent de films parsemés d\u2019illogismes insolvables qui vont tout simplement nulle part.Trop perturbant pour l\u2019humeur.nT TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 3 4 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 Et que Dieu bénisse l\u2019Amérique est le prochain film dans lequel nous pourrons apprécier le travail de Sylvie Léonard.S\u2019il y a des liens certains entre le film Horloge biologique et la série Les Invincibles, on peut aussi retrouver des points communs entre le long-métrage Et que Dieu bénisse l\u2019Amérique et la télésérie Vice caché.«Par contre, il ne s\u2019agit pas du tout de la même banlieue.Alors que dans Vice caché les gens ne savent plus quoi acheter avec leur argent, les banlieusards de Et que Dieu bénisse l\u2019Amérique ont des moyens beaucoup plus limités», précise la comédienne.Reste tout de même le concept du voisinage où BBQ et illusions de bonheur se côtoient.Avec meurtre et terrorisme en bonis! Et que Dieu bénisse.Par Mélanie Noël Emmitouflée dans son Kanuk, une femme miniature se présente dans le petit resto aux saveurs italiennes du Vieux Longueuil.Sylvie Léonard nous a donné rendez-vous près de chez-elle.En entrant, la comédienne jase avec la proprio et s\u2019informe si le nouveau-né d\u2019une employée se porte bien.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019elle vient salir de la vaisselle dans le coin! À peine la conversation engagée, elle s\u2019élance.Elle parle de jeu, de personnages, de scènes avec cette étincelle qu\u2019on retrouve dans les yeux des passionnés qui vivent sans compromis.C\u2019est une évidence, la comédienne adore son métier.«Ce que j\u2019aime, c\u2019est émouvoir par mon jeu.Que ce soit pour faire rire ou pour faire pleurer, ça m\u2019importe peu.» Parfois, l\u2019instant d\u2019une réplique, elle joue la comédie pour mieux faire comprendre son propos.Sylvie Léonard choisit des scénarios à contenu.Elle aime s\u2019entourer de comédiens avec une démarche artistique à leur actif.Anti-téléréalité, l\u2019actrice déplore le fait que certains créent et regardent ce vide télévisuel qui a pour effet secondaire de ramollir la vigueur intellectuelle.Pour sa part, le scénario de Et que Dieu bénisse l\u2019Amérique, de Robert Morin, place au premier plan un quartier de banlieue où un tueur en série vient de sévir.Le meurtrier choisit ses victimes parmi une liste de prédateurs sexuels qui a été affichée sur la place publique.En toile de fond: les attentats du 11 septembre 2001.Le film prend l\u2019affiche le 17 février.Im acom /Vincent Cotnoir Sylvie Léonard TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 5 Sylvie Léonard s\u2019est prêtée à une série de questions inspirées des projets télévisuels, cinématographiques ou théâtraux auxquels elle a participé depuis le début de sa carrière.Sylvie Léonard Questionnaire ils sont rarement virils.Il n\u2019y a pas juste une recette, mais les femmes de mon entourage aiment la virilité.Alors les métrosexuels, no way, ce n\u2019est pas pour moi.Ça prend Bono ou Robert De Niro.» «Comme les femmes n\u2019ont pas à mettre leur féminité de côté pour revendiquer leur autonomie, les hommes n\u2019ont pas à délaisser leur virilité pour être modernes.» Un gars une fille Est-ce que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus?«Il y a quelque chose qui est irréconciliable si on s\u2019attend à penser de la même façon que les gens du sexe opposé.Si on comprend qu\u2019on ne peut pas penser pareil, mais qu\u2019on peut se rejoindre, alors on est capables de vivre ensemble.» «On n\u2019est pas pareils\u2026 mais ça ne signifie pas que tous les hommes sont des coureurs de jupon et que toutes les femmes sont des madones qui veulent juste avoir des enfants.» Pour illustrer une des différences, elle raconte cette histoire : «J\u2019ai vu une bande dessinée qui illustrait bien la différence entre la maternité et la paternité.Le petit écureuil faisait son baluchon pour partir faire le tour de la montagne.La mère dit : «Fais bien attention! As-tu tout ce qu\u2019il te faut?» tandis que le père dit : «Va mon garçon».C\u2019est un cliché, mais c\u2019est vrai que souvent le père porte l\u2019enfant vers l\u2019extérieur et la mère le retient.L\u2019équilibre des deux fait que l\u2019enfant va se sentir en sécurité chez lui et aura aussi le goût d\u2019aller ailleurs.Il ne faut pas essayer d\u2019être pareil, on a besoin des deux pôles.Un monde à part As-tu un monde parallèle?«Quand on est comédien, il y une partie de notre vie qui se déroule sur la place publique.À cause de ça, j\u2019ai vraiment besoin d\u2019un monde à part.Ma vie privée est SACRÉE et je ne comprends pas que certaines personnes ne saisissent pas ça.Je dis toujours \u201cPensez-vous que je vais répondre à une question très personnelle d\u2019un journaliste ou d\u2019un inconnu alors que je n\u2019ai jamais parlé de ça avec une amie de longue date?\u201d» Elle reste flattée par les gens spontanés et respectueux qui lui avouent leur admiration sans tenter de la suivre avec leur panier pour faire l\u2019épicerie avec elle.Vice caché Quel est le vice caché qui t\u2019importune le plus chez les autres?«La mauvaise foi m\u2019agresse ben ben gros.Parce que si tu as de la mauvaise foi, ça veut dire que tu caches ou que tu n\u2019es pas capable d\u2019assumer quelque chose.Souvent, tu n\u2019avances pas, car c\u2019est toujours la faute des autres.Ça devient de la malhonnêteté, de la paresse intellectuelle, de la bêtise, un manque d\u2019évolution\u2026 La mauvaise foi amène bien des vices.» Idole instantanée As-tu une idole?«Oui, Bono!», lance-t-elle avec les yeux dans la graisse de bine et un air de gamine en pâmoison.«Je ne l\u2019ai jamais rencontré, une chance parce que je n\u2019aurais probablement rien trouvé de plus intelligent à lui dire que \u201cAllo\u2026 je vous aime beaucoup!\u201d» Bachelor Cette pièce de théâtre traite du culte de la beauté.À cause de lui, est-il difficile de vieillir en tant que comédienne?«C\u2019est une réalité.Même si je disais que je ne trouve pas ça difficile et que je suis bien dans ma peau, il n\u2019y en a pas de rôle pour les femmes d\u2019un certain âge.Et Terre humaine Que changerais-tu pour rendre la terre plus humaine?«La terre est humaine, c\u2019est les hommes qui ne le sont pas.Comme disait Christian Bégin au Gala de La Presse, la terre n\u2019arrête pas de nous parler, c\u2019est nous autres qui ne l\u2019écoutons pas.C\u2019est ça le drame.Les hommes doivent arrêter de jeter et arrêter de penser à court terme.» « J\u2019ai une voisine qui a coupé trois pins centenaires parce qu\u2019ils gommaient sa balançoire.Ça n\u2019a pas de bon sens! Pourquoi ne pas déplacer la balançoire au lieu d\u2019éliminer l\u2019habitat d\u2019oiseaux, une source d\u2019oxygène?» «La terre est humaine, elle pousse.Il faut que les humains arrêtent de lui nuire.» Traboulidon Où aimerais-tu te téléporter?«Dans un pays qui n\u2019existe pas, où il n\u2019y aurait pas de bêtise.» Elle parle de l\u2019insipidité de la téléréalité qu\u2019elle a écoutée juste assez pour pouvoir se faire une opinion.Elle fait également référence à certaines émissions de radio qui ne devraient pas exister.L\u2019héritage Ce que tu aimerais laisser en héritage à ta fille et au monde artistique?«Le goût du risque.Le goût de penser que même lorsque tu te trompes, au moins quand tu crées quelque chose, tu fais avancer le monde.Donc, j\u2019aimerais léguer le courage de risquer.» Les Machos Est-ce que c\u2019est vrai que les femmes préfèrent les machos?«Non, les femmes préfèrent les hommes virils.Je crois qu\u2019il y a une confusion.Par exemple, les Français sont machos mais Im acom /Vincent Cotnoir Archives/La Presse La Presse pourtant, on sait qu\u2019un comédien, plus il joue, meilleur il est.Regarde Andrée Lachapelle dans La promesse de l\u2019aube à l\u2019Espace Go, elle est tellement bonne, ça n\u2019a pas de bon sens.Tu tombes à terre! Alors, c\u2019est triste qu\u2019il n\u2019y ait pas plus de rôles pour les femmes qui ont eu le temps de se développer.» Casino Es-tu une joueuse?«Pas du tout.Je n\u2019étais jamais allée au casino avant de devoir le faire professionnellement.Je n\u2019achète même pas de petit billet de loto une fois de temps en temps.J\u2019aime mieux profiter du cent piastres que j\u2019ai pour me payer une bonne bouffe au resto que pour m\u2019acheter du rêve.C\u2019est mon côté terre-à-terre.» Et que Dieu bénisse l\u2019Amérique Si tu avais à compléter la phrase Et que Dieu bénisse\u2026 tu la terminerais comment?«Je vais avoir l\u2019air écolo, mais je dirai Et que Dieu bénisse la terre!» Aussitôt, elle avoue ne pas croire en Dieu de toute façon\u2026 «Je crois en la vie et les religions causent trop de morts.» \u2022 \u2022 \u2022 Ce n\u2019est pas seulement les scénarios qu\u2019elle choisit qui ont du contenu, les entrevues qu\u2019elle accorde en ont également énormément.Merci Sylvie.On va faire notre épicerie?nT AUDITIONS APPEL À TOUS ! Des auditions ouvertes seront tenues dans les grandes régions du Québec afin de trouver les personnages de Roméo et de Juliette pour le tournage du long métrage Roméo & Juliette, réalisé par Yves Desgagnés.Les candidats devront être âgés entre 15 et 20 ans pour le rôle de Roméo et 14 et 20 ans pour celui de Juliette.Horaire des auditions : Sherbrooke le 13 février.Pour vous inscrire, consultez le site cyberpresse.ca/arts Pour tout connaître sur les auditions, soyez au rendez-vous avec VÉRO, du lundi au vendredi à 17 h à la télé de Radio-Canada.194654 JASONS CINOCHE! CINÉMA Par Mélanie Noël De ma fenêtre, sans maison, le premier long métrage de Maryanne Zéhil, clôturera la 24ème édition des Rendez-vous du cinéma québécois le 26 février prochain.Le film sera précédé d\u2019Au coeur brisé, un court métrage réalisé par Antoinette Karuna.Les deux oeuvres prendront l\u2019affiche le 17 mars sur les écrans québécois.Louise Portal tient le rôle principal de ce drame qui raconte l\u2019histoire de Sana, une Libanaise chrétienne.Incapable de survivre au traditionnel rôle de mère qu\u2019on lui impose, Sana quitte le Liban, y laissant sa fille de quatre ans pour émigrer au Québec, échappant ainsi à l\u2019unique statut de la femme moyen-orientale.Pour survivre à cette immense douleur, elle coupe les ponts avec son passé.Mais la visite de sa fille au Québec, 17 ans plus tard, fera rejaillir tout ce qu\u2019elle a tenté d\u2019oublier.Près de sept ans après avoir lancé le film choc L'Erreur boréale, Richard Desjardins et Robert Monderie s'attaquent à un nouveau projet: un documentaire sur les Algonquins de l'Abitibi qui sera intitulé Le Peuple invisible.Ils entreprenaient le tournage de ce nouveau film lundi passé, en Abitibi.Cette fois, le duo derrière le documentaire qui a réveillé l'intérêt des Québécois pour leur forêt racontera les misères et la survie de 7000 Algonquins qui vivent dans cette forêt et qui en dépendent.Le long métrage, financé à 100% par l'Office national du film, devrait sortir en 2007.Le film Kamataki réalisé par Claude Gagnon sera présenté en compétition au Festival de Berlin 2006, dans la catégorie Kinderfilmfest, pour les 14 ans et plus.Avec son film Kenny, présenté dans la même catégorie en 1988, Gagnon avait récolté le prix Unesco et le Unicef.C'est la quatrième fois que Claude Gagnon participe au célèbre Festival.Kamataki, une co-production Canada-Japon, avait mérité cinq prix au 29ème Festival des Films du Monde de Montréal.Le film prendra l'affiche le 3 mars prochain au Québec.Imacom/Vincent Cotnoir La Presse Un nouveau teaser du film Date Movie vient de faire son apparition sur la Toile.Dans ce segment, les créateurs de Date Movie se moque de la publicité torride que Paris Hilton a accepté de faire pour la chaîne américaine de fast-foods Hardee\u2019s.Écrit et coréalisé par Jason Friedberg et Aaron Seltz, le long métrage est une parodie des comédies sentimentales par les scénaristes de Scary Movie et Spy Hard.La distribution est composée d\u2019Alyson Hannigan, Adam Campbell, Eddie Griffin, Fred Willard, Jennifer Coolidge, Sophie Monk et Carmen Electra.Date Movie doit sortir sur les écrans nord- américains le 17 février prochain.Presse canadienne Agence AP La Presse/Martin Chamberland L\u2019acteur Jason Statham (The Transporter I et II) a accepté de rejoindre la distribution du thriller d\u2019action Rogue dans lequel il donnera la réplique à Jet Li rapporte Production Weekly.Les deux acteurs avaient déjà travaillé ensemble dans le film The One.Le projet sera dirigé par le réalisateur de vidéoclips Philip Atwell qui fera ses débuts au grand écran.Corey Yuen, qui a dirigé Statham dans The Transporter chorégraphiera et dirigera les séquences d\u2019action.L\u2019histoire suivra Jack Crawford (Statham) dont le partenaire et sa famille ont été assassinés par la famille criminelle Chang.Crawford devient obsédé par le désir de retrouver le tueur connu sous le nom de Rogue (Li).Le tournage doit débuter en mars.(showbizz.net) nT 6 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 7 LES ANNÉES PATRICE ROBITAILLE CINÉMA Le succès, quand il est bien vécu, peut faire juste du bien.Le comédien-vedette Patrice Robitaille a décidé d\u2019aborder le nouvel élan de sa carrière avec humilité, réalisme et surtout en gardant les deux pieds sur terre.«Au début, tout va vite, c\u2019est même un peu épeurant.Tu crains que le regard des autres envers toi change.Mais attention, tout est relatif, je ne suis pas Tom Cruise et je ne fais pas fermer des boutiques pour m\u2019acheter des chandails», confie avec un large sourire le comédien.Patrice Robitaille est associé à la belle gang de Québec-Montréal, d\u2019Horloge biologique et des téléséries Grande Ourse, Les Invincibles et François en série.Il est en train de terminer le tournage de Cheech, de Patrice Sauvé, dans lequel il joue un grand boss d\u2019une agence d\u2019escortes.Privilégié, oui! Il fut aussi de l\u2019aventure du film Maurice Richard.Il en a d\u2019ailleurs profité pour parler de ce succès avec Roy Dupuis.«Après Les Filles de Caleb, Roy Dupuis a vécu une véritable descente aux enfers.Pas facile de devenir une grosse star du jour au lendemain.Mais moi, ça n\u2019a rien à voir avec cela.On ne vit pas ici des succès à l\u2019américaine.Et des fois lorsque je regarde de vieux téléromans, je me demande ce que sont devenus certains artistes-vedettes de l\u2019époque et je me dis voilà, tout est oublié aujourd\u2019hui», raconte, réaliste, Patrice Robitaille.Ce qui ne l\u2019empêche pas de savourer chaque moment et de se considérer comme un privilégié du métier.«Je réalise de plus en plus que tout est une question de timing, et surtout je n\u2019oublierai jamais mes amis et les premières personnes du début qui ont su me faire confiance.» Un bon timing! Il reconnaît que percer dans ce milieu de la télévision et du cinéma, où il y a très peu d\u2019élus, est tout un défi pour un acteur.«Je compare cela un peu à une petite mafia, à un petit monde dans lequel il faut savoir se taire au bon moment, développer des stratégies, avoir du flair et être capable de faire confiance aux bonnes personnes.Mon agent, Maxime Vanasse, est le gars idéal pour moi.Il respecte ce que je suis et il me représente parfaitement.C\u2019est toute une chance dans ce métier», affirme le comédien, rassuré.Ne lui dites pas que son métier est exigeant, Patrice Robitaille vous ramènera vite sur terre.«Il y a bien des gens qui l\u2019ont moins facile que moi; lorsque je vois au grand froid des gars travailler dehors sur la construction à gagner moins cher que moi, je me la ferme et Dieu que je me trouve chanceux! Je pars faire un film à La Havane tandis que d\u2019autres devront se geler le cul dehors à travailler.Ça, je ne l\u2019oublie jamais.J\u2019essaie du moins très fort.» Rafraîchissant d\u2019entendre un discours aussi lucide d\u2019un gars de 31 ans qui est en train de devenir une des vedettes du star système québécois! Le Québec d\u2019abord! Rêve-t-il à une carrière internationale?«C\u2019est un peu snob de penser à cela.Ce n\u2019est pas mon cas et regardez notre cinéma de plus en plus populaire et tellement bon; on est aussi exportable que n\u2019importe qui.Je suis fier de faire carrière chez nous et je ne rêve pas d\u2019être ailleurs.» Il tournera la deuxième saison des Invincibles, et il espère aussi une suite pour François en série (à Série+), du réalisateur Jean- François Asselin, dans lequel il joue un ami en chute libre; il souhaite réécrire un autre projet avec son compagnon Ricardo Trogi de Québec-Montréal, et on le verra à nouveau sur grand écran plus tard en 2006 dans le film de Denis Chouinard Annie croyait aux esprits (sortie prévue en mai), en compagnie de Geneviève Bujold et de Céline Bonnier.Et quel est le rapport de Patrice Robitaille avec l\u2019argent depuis son nouveau statut de vedette?«Pas très compliqué.Et je reste prudent; des fois, lorsqu\u2019on te voit partout, on se tanne de ta face.Je suis un gars ben simple, je ne me suis pas acheté un penthouse et je ne roule pas dans une bagnole de malade», conclut l\u2019authentique comédien.(Presse canadienne) nT Bertrand Calm eau Marc St-Martin et Patrice Robitaille dans une scène de Horloge biologique.Dans Cheech, qu\u2019on espère pour l\u2019automne 2006 dans les cinémas, Patrice Robitaille jouera le grand boss d\u2019une agence d\u2019escortes.Alliance Atlantis 194656 8 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 LES DISCIPLES DU FRÈRE JÉRÔME ARTS VISUELS Im acom /Jocelyn Riendeau Neuf femmes artistes se réunissent pour présenter l\u2019exposition Expression au féminin.Leur point commun: elles ont toutes reçu les enseignements du frère Jérôme (1902-1994).Bon chrétien, ce peintre avait foi en l\u2019art.Compagnon de Borduas et excellent pédagogue, le frère Jérôme a également été le maître de pinceaux de Diane Dufresne, Raoûl Duguay, Tex Lecor, Guy Godin, et Claude Vermette.Lorsque les disciples sont artistes, les influences se perpétuent et les styles se multiplient.Par Mélanie Noël Depuis qu\u2019elles ont reçu les sages enseignements du frère Jérôme, les neufs artistes professionnelles ont poursuivi leurs démarches artistiques et ont développé un style qui est unique à chacune.«Ce n\u2019est pas un enseignement académique ou technique que nous avons reçu.Ça ressemblait plus à une vision ou une philosophie de vie.Jamais le frère Jérôme ne nous a dit quoi faire ou comment le faire.Ses mots d\u2019ordre étaient sensibilité, créativité et personnalité.Il nous poussait à être authentiques», explique Doris Bellefeuille, une des exposantes qui a suivi les ateliers de Jérôme Paradis entre 1979 et 1985.De son enseignement, elles ont tout de même gardé le côté souvent coloré et expressif inspiré d\u2019une grande gestuelle.«Les œuvres naissent d\u2019un travail intuitif qui laisse place à l\u2019accident», explique Josianne Bolduc, coordonnatrice à la vie culturelle de Brompton.Parmi les œuvres, certaines sont abstraites et d\u2019autres relèvent davantage du style figuratif.Certaines artistes ont choisi d\u2019utiliser l\u2019huile, d\u2019autres l\u2019acrylique, le pastel sec, l\u2019eau-forte ou même le collage.«Un jour, une dame s\u2019inquiétait du fait que la tête du personnage qu\u2019elle venait de peindre était beaucoup trop grosse par rapport à ses pieds.Le frère Jérôme lui a répondu: Qu\u2019est-ce que ça fait?De toute façon, il ne marchera jamais!», relate Mme Bellefeuille.Organisée par l\u2019Association des Artistes de l\u2019Atelier du frère Jérôme, l\u2019exposition Expression au féminin est présentée à la Maison des arts et de la culture de Brompton jusqu\u2019au 26 février, du mercredi au dimanche, de 13h à 17h.On y retrouve les œuvres de Raymonde Lacasse, Chantale Bédard, Doris Bellefeuille, Hélène Lussier, Denise Boissonneault, Suzanne Parent, Odette Frigon, Madeleine Royer et une peintre de la région, Francine Fortier-Blouin.Au cours du vernissage qui aura lieu le 12 février à 14h, une des exposantes, Mme Royer, offrira les mots de Brel, Barbara, Ferré, Vigneault et Léveillée en chansons.Josianne Bolduc, coordonnatrice à la vie culturelle de Brompton, est sur place aux heures d\u2019ouverture pour vous guider dans votre visite.«Mais comme il se doit, les œuvres ne disent pas tout et c\u2019est bien, car elles laissent place à l\u2019interprétation du visiteur».nT Josianne Bolduc TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 9 Isabelle Blais est la porte-parole de radiolibre.ca.Une radio Internet qui personnalise l\u2019écoute des utilisateurs.Astral Media a lancé radiolibre.ca.Une radio Internet qui propose des découvertes musicales à ses auditeurs, en apprivoisant ses goûts musicaux.D\u2019autres sites offrent déjà un service de radio sur mesure, dont pandora.com et lastfm.com.Un nouveau juke-box Internet personnalisé?En quelque sorte.par Émilie Côté Collaboration spéciale J\u2019aime, j\u2019aime pas.Un petit peu, beaucoup.Quand radiolibre.ca vous propose une chanson, vous dites si vous appréciez ou non, selon une échelle de 1 à 5.Vous avez déjà choisi un style musical.Rock alternatif, par exemple.Dans ce style, vous avez aussi établi des préférences: indie rock, élecronique, new wave\u2026Et le pourcentage désiré de contenu francophone.Au fur et à mesure que vous attribuez des cotes, radiolibre.ca devine vos goûts musicaux.Il personnalise votre profil.Le but ultime?Vous faire entendre de la musique qui saura vous plaire, en favorisant la découverte de nouveaux artistes.Vous en avez marre de la radio commerciale?Toujours les mêmes chansons, les mêmes artistes?La banque de radiolibre.ca contient 400 000 chansons, dont 100 000 québécoises.«C\u2019est vous le DJ, vous contrôlez ce que vous écoutez par la rétroaction, a expliqué lors du lancement Benjamin Masse, président de la boîte Double V3, qui commercialise la technologie.Plus vous votez, plus la musique sera bonne.» Les propositions de radiolibre.ca ne tombent pas dans le mille du premier coup.Il faut être patient.Lors de notre première visite, nous sommes passés de Greenday à Matchbox Twenty (bof\u2026), en passant par les Monkees et Mudhoney (bizarre\u2026).«Plus les gens votent, plus le système fonctionne bien», explique Benjamin Masse.À l\u2019image du site d\u2019amazon.com, radiolibre.ca fonctionne par filtrage collaboratif.Le site compare nos préférences à celle des autres utilisateurs.Plus de gens aimeront à la fois The Killers et The Strokes, par exemple, plus le site proposera un des deux groupes, si vous avez aimé l\u2019autre.RADIO SUR MESURE ACTUEL «C\u2019est une forme d\u2019intelligence artificielle, poursuit Benjamin.Radiolibre.ca est comme un bébé.Au début, ses recommandations ne sont pas intelligentes.Plus les gens votent, plus le site fait des associations.» D\u2019où l\u2019importance de voter.On peut également importer le profil musical d\u2019un ami.Assurez-vous qu\u2019il écoute de la bonne musique, car vous importez aussi ses préférences musicales.«Mais le site ne compare que ce qui est comparable» Si vous importez un profil Avant-Garde ou Jazz, son contenu ne se retrouvera pas dans votre profil Reggae.Il est aussi possible d\u2019importer les profils des animateurs, appelés «experts».Et on peut télécharger leur «émission» hebdomadaire.Avec ou sans leurs commentaires.Pandora.com Pandora.com est un autre site de recommandation musicale.Un site gratuit, si on accepte la présence de publicités (rien de dérangeant).Il n\u2019y pas d\u2019«experts» et le catalogue est essentiellement anglophone.Petit hic, le site n\u2019est offert qu\u2019aux résidents des États-Unis.Mais avec un peu d\u2019imagination \u2013 un code postal américain valide \u2013, le tour est joué.Et un véritable coffre à trésors musical s\u2019ouvre à nous\u2026 L\u2019avantage de pandora.com?On peut «avancer» les chansons indésirables.Et pour démarrer une recherche, on indique un artiste ou une chanson qu\u2019on aime.Impossible de procéder ainsi sur radiolibre.ca.Une question de droits d\u2019auteur.La plate-forme fonctionne différemment.Les propositions musicales se font à partir de 400 attributs musicaux: accords en majeur, emphase sur les harmonies vocales, arrangements acoustiques, etc.Fascinant\u2026 Vous aimez Franz Ferdinand et les Yeah Yeah Yeahs, on vous propose Tommy Stinson, Bikini Kill et Fugazi.Loin d\u2019être mainstream\u2026 Comme la recommandation se fait selon les caractéristiques musicales des chansons, le site nous introduit à un plus grand nombre d\u2019artistes.Souvent inconnus, mais très à cheval sur nos goûts.Pandora est l\u2019outil de rêve pour les passionnés de musique en recherche constante de nouveautés.Lastfm.com est une autre radio Internet qui personnalise l\u2019écoute de chaque utilisateur.Son fonctionnement s\u2019apparente à celui de radiolibre.ca.Il met en relation les gens qui partagent les mêmes goûts.Le site s\u2019annonce gratuit, mais il faut débourser trois dollars pour compléter une inscription.L\u2019avantage de radiolibre.ca?Le catalogue, les émissions à télécharger et les blogues made in Québec.Le site est un work-in- progress, insiste Benjamin Masse.Bientôt, les styles seront sous-divisés davantage.Le site pourrait aussi offrir l\u2019option de sauter les chansons qu\u2019on ne veut pas écouter jusqu\u2019à la fin.«Nous allons tenir compte du feedback des utilisateurs.» Comme un juke-box, il faut payer pour utiliser radiolibre.ca.Le coût?6,99$ par mois, ou 59,99$ par année.Mais les internautes ont droit à une période d\u2019essai gratuite de 30 jours.Astral Media a investi beaucoup dans radiolibre.ca.Le propriétaire des stations Énergie et RockDétente ne veut pas manquer le bateau des nouvelles technologies.Pour les artistes québécois et émergents \u2013 boudés par les radios conventionnelles \u2013, c\u2019est une excellente nouvelle.«Ils veulent seulement se faire entendre», a déclaré la porte-parole Isabelle Blais, du groupe Caïman Fu, lors du lancement.nT La Presse/Patrick Sanfaçon Illustration: Luc St-Jacques 10 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 LA NOUVELLE DODO HUMOUR La P ress e/ R obe rt M aillo ux Si Dominique Michel commençait sa carrière à l\u2019ère de Juste pour Rire, si elle était enfant de baby-boomer et diplômée de l\u2019École nationale de l\u2019humour, elle aurait sans doute l\u2019allure, l\u2019esprit et la tournure de Cathy Gauthier.Nouvelle Dodo?Plusieurs l\u2019affirment sans hésiter.La vraie Dodo ne s\u2019y est pas trompée, puisqu\u2019elle a décidé de prendre Cathy sous son aile : «Je crois sincèrement que c\u2019est la prochaine Dodo!» a-t-elle déclaré.Par Régis Tremblay Comme Dominique, Cathy est aussi vivante et énergique qu\u2019elle est petite et menue: un concentré de femme ! Comme sa mère spirituelle, Cathy a du chien, du punch et du coeur.La première collaboration entre ces deux-là s\u2019intitule 100 % vache folle ! Le premier one-woman-show de Cathy Gauthier est présenté au Vieux Clocher, le 28 janvier à 20h30.«Quand j\u2019étais petite, je jouais à être Dodo! J\u2019ai toujours voulu être une comique comme elle ! Tellement que ma seule formation, c\u2019est l\u2019École nationale de l\u2019humour.Je fais ce métier parce que je ne sais rien faire d\u2019autre!» s\u2019exclame Cathy Gauthier, en entrevue.Ce petit bout de femme est d\u2019une simplicité non feinte et d\u2019une franchise quasi enfantine.Son t-shirt et ses jeans, c\u2019est son habillement de tous les jours, mais aussi son costume de scène.«En spectacle, je n\u2019use pas d\u2019artifice : je ne change pas de tenue, je n\u2019utilise pas d\u2019accessoires, je n\u2019ai rien ! Je me fie à l\u2019éclairagiste pour changer l\u2019atmosphère.Ce n\u2019est pas une question d\u2019argent, mais de goût : j\u2019aime ça simple!» 100 % vache folle!, c\u2019est 100 % blagues fofolles ! Cathy Gauthier enfile les historiettes les unes après les autres, sans sketchs, sans fil conducteur, dans la pure tradition stand-up.« Pendant des années, j\u2019ai écrit des tonnes de gags en prévision de mon premier grand show.Si bien que j\u2019avais une brique de 100 pages, que j\u2019ai remise à François Avard (Les Bougon), mon script-éditeur.Nous en avons gardé la moitié », révèle la jeune humoriste.Depuis 1999, Cathy Gauthier s\u2019est fait les dents en devenant une habituée du Grand Rire Bleue et du Festival Juste pour Rire, dont elle a été proclamée la Révélation, en 2003.Fonceuse, déterminée, Cathy n\u2019a pas mis de temps à prendre sa place parmi la faune des humoristes, qui sont presque tous des hommes.«J\u2019étais très impressionnée de me retrouver au milieu de ces gens que j\u2019admirais, et cela me stimulait», déclare-t-elle.La jeune femme a beaucoup profité des conseils de Dominique Michel, surtout pour la mise en scène: «Par exemple, à un moment donné, je parlais d\u2019une fille saoule.À partir de cette seule ligne, Dodo m\u2019a aidée à élaborer tout un numéro.Elle m\u2019a dit : \u201cNe fais pas seulement en parler : montre-le ! Le monde ne veut pas le savoir, il veut le voir!\u201d» Et Cathy d\u2019imiter amicalement la voix de Dominique Michel : «Le monde veut pas le saouair, il veut le ouair!» Dans ce numéro de fille saoule, Cathy descend péniblement de la scène pour aller se promener dans le public : « Je fouille même dans les sacoches de quelques spectatrices ! Tant pis pour ceux qui trouvent qu\u2019une fille chaude, c\u2019est moins drôle, moins convenable qu\u2019un gars saoul! Je ne crois pas à ces préjugés.En humour, je réclame un statut égal à celui des hommes!» Si Cathy Gauthier est un peu effrontée, cela lui vient de ses années de bar-spectacle, où elle devait parfois crier pour attirer l\u2019attention des buveurs.«Aujour- d\u2019hui, je fais les grandes salles! Je me pince pour le croire! Je n\u2019en reviens pas! Au fond, je souffre toujours du syndrome de l\u2019imposteur.» (Le Soleil) nT La Presse/Patrick Sanfaçon «En humour, je réclame un statut égal à celui des hommes!» TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 11 KARKWA, HÉRITIERS DE RADIOHEAD MUSIQUE Après un premier disque éclectique, le groupe québécois Karkwa revient en force avec Les tremblements s'immobilisent, un album qui cimente le son du band.Par Daphné Bédard Le nom du disque n'a pas été choisi au hasard par Karkwa.Il reflète bien l'esprit du groupe en ce moment, croit le chanteur et guitariste Louis-Jean Cormier.«Pour nous, ça explique un peu la démarche du band, dans le sens qu'on a enfin réussi à trouver notre son.On s'est stabilisés.On s'est immobilisés sur quelque chose qui correspond à nous.Ça ressemble un peu à nos vies personnelles aussi.Tout le monde est mieux installé.On trouvait que cette phrase-là avait du sens.» Impossible de ne pas penser à Radiohead à l'écoute du CD.Les membres du groupe ne nient pas l'influence qu'ont eue les Britanniques sur leur musique.«Le premier disque était comme une carte de visite.On passait du jazz au punk, à la musique du monde, explique Louis-Jean.Dans Les tremblements s'immobilisent, il y a des arrangements à la brit rock comme Radiohead.C'est plus fluide.Ça reste authentique et unique au Québec.Enfin, j'espère.» Vrai qu'il est difficile de comparer le son de Karkwa à celui d'autres artistes d'ici.Leur rock planant riche en sonorités les met dans une classe à part.«C'est notre deuxième disque, mais on a un peu l'impression que c'est notre premier», admet le batteur Stéphane Bergeron.«C'est vraiment l'album dont on est le plus fiers et sur lequel on mise beaucoup», renchérit Louis-Jean.L'accueil reçu depuis le lancement du disque au début de novembre laisse entrevoir un brillant avenir au groupe.Leçon de rock and roll Même Brigitte Fontaine est tombée sous le charme de Karkwa.Elle chante sur la neuvième trame intitulée Red Light.On peut avancer sans trop se tromper que les sinistres paroles de la chanson ont sûrement séduit la singulière artiste: «La lumière rouge / Les soupirs derrière les rideaux/Les hommes au rictus en coin/Pissent dans les caniveaux.» Le rock planant de Karkwa, riche en sonorités, place Stéphane Bergeron et Louis-Jean Cormier dans une classe à part.C'est l'agent du groupe, Sandy Boutin, qui a fait les démarches auprès de la chanteuse française.«On lui a envoyé une lettre et un démo de quelques chansons, raconte Louis-Jean.Elle a adoré la préproduction et nous a invités chez elle.» Les membres du groupe prennent l'avion direction Paris.Ils enregistrent la chanson directement chez Fontaine.«J'étais angoissé de la rencontrer parce qu'elle est assez flyée, reconnaît Louis-Jean.C'est une femme de la trempe de Gainsbourg.Mais c'était passionnant.Elle est super attachante.Elle a juste fait trois takes de Red Light et elle venait à peine de lire le texte.C'était une belle leçon de rock and roll.» Encore jeunes (dans la mi-vingtaine), les membres de Karkwa continuent de vouloir apprendre.Les musiciens jouent d'ailleurs avec d'autres artistes (Vincent Vallières, Beluga, Diane Tell) pendant les pauses de Karkwa.Des expériences qu'ils trouvent toujours enrichissantes.«Quand je vais jouer avec Vincent Vallières, ça me fait voir la musique autrement, souligne Louis-Jean.C'est un style country-folk et rockabilly.C'est comme un échange de langues.» Toujours en français Même s'il fait de la musique d'inspiration anglaise, Karkwa n'est pas du tout intéressé à chanter dans la langue de Shakespeare.«Tu ne veux juste pas entendre mon accent en anglais», rigole Louis-Jean, un Septilien d'origine.Le groupe miserait davantage sur un disque instrumental.Leur album Les tremblements s'immobilisent, qui sonne comme une tonne de briques, risque d'atteindre plusieurs cibles, comme le nom du groupe le suggère.«Karkwa, c'est le mot carquois en phonétique internationale, explique Louis- Jean.Ça signifie étui à flèches.Je trouvais que c'était percutant.Il y a quelque chose de québécois là-dedans, qui vient du terroir, et en même temps, c'est international.» (Le Soleil) nT Le Soleil/Steve Deschenes 12 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 3, rue Wellington Nord, Sherbrooke (819) 348-1604 hez nous c\u2019est écologique, C c\u2019est du prolongement durable! Disques compacts et livres Neufs et usagés Vente et achat 184582 194657 Alexandre Belliard ne craint pas de prendre position dans ses chansons comme dans la vie.L'auteur- compositeur-interprète québécois carbure aux poèmes et se laisse inspirer par les écorchés vifs.Il vous invite amicalement à vous laisser prendre dans son Piège à con le 27 janvier, 20h30, au Vieux Clocher de Sherbrooke.Par Daphné Bédard \u2022 Nom : Alexandre Belliard \u2022 Âge: 28 ans \u2022 Provenance: Montréal.Mon nom de famille vient de mon arrière-grand-père qui était Normand ou Breton.\u2022 Profession: J'écris des chansons, donc auteur-compositeur.\u2022 Style musical: Les chansons à textes.\u2022 Premiers pas: Mon premier spectacle a eu lieu à l'Ascenseur vers l'échafaud à Montréal, où j'allais à des soirées de poésie.C'est là que j'ai découvert le poète Denis Vanier.\u2022 Aspirations: tre capable de vivre de ma musique toute ma vie.Personnellement, avoir d'autres enfants.(Il a un fils de deux ans et demi.) \u2022 Mentor: Renaud.Pour tout son univers, la richesse de ses textes, pour ses personnages et pour ses valeurs familiales qui rejoignent les miennes.\u2022 Allégeances: Je suis très souverainiste.Je suis préoccupé par la consommation de l'eau et par la violence.\u2022 Dépendances: Je suis un dépendant affectif.J'ai besoin de ma blonde et de mon fils.Quand ça fait longtemps que je ne les ai pas vus, je panique.J'ai aussi besoin de créer, d'écrire des chansons.\u2022 Allergies: À la bêtise de nos politiciens.On dirait que la bêtise est comme le virus de la grippe, il se répand.\u2022 Fiertés: Je suis fier de Raymond Lévesque.(L'auteur de Quand les hommes vivront d'amour a refusé à l\u2019automne 2005 le Prix du Gouverneur général et la bourse de 15 000 $ qui y était reliée.) Ça me rend fier des gens qui ont de l'honneur et un respect du passé.Ça m'émeut beaucoup.\u2022 Regret: De m'être fracturé le talon un soir que j'étais saoul.Ça fait 10 ans que c'est arrivé et je boite encore à cause de ça.(Le Soleil) nT ARTISTE ENGAGÉ MUSIQUE Imacom/Vincent Cotnoir TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 13 14 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 Tout un livre de zapartisteries L\u2019humoriste François Parenteau refait surface en publiant un livre.La maison Lanctôt éditeur redonne une voix à l\u2019humoriste québécois qui vient de lancer Délits d\u2019opinion: chroniques d\u2019humeur et rien d\u2019autre.Il s\u2019agit d\u2019un recueil de ses billets diffusés lors de l\u2019émission Samedi et rien d\u2019autre animée par Joël Le Bigot à la radio de Radio-Canada.La société d\u2019État avait remercié François Parenteau à la mi-décembre en faisant valoir que ces billets versaient plus dans l\u2019éditorial que dans l\u2019humour.Plusieurs auditeurs ainsi que le Bloc québécois sont intervenus après le congédiement pour soutenir ce membre des Zapartistes.Il est impossible de lire le plus récent bouquin de Bernard Werber, Le Souffle des dieux, sans avoir lu Nous, les dieux, voire une large partie de la bibliographie de l'auteur.Les références à des récits précédents se multiplient, à un tel point qu'un lecteur nouvellement intéressé à l'écrivain ne saura plus où donner de la tête.Mais les mordus, eux, y trouveront leur compte.Enfin, presque.Par David Savoie Tout démarre là où Bernard Werber avait laissé avec Nous, les dieux, terminant sur un momentum monumental, un oeil gigantesque dans le ciel laissant présager une représaille du dieu des dieux.Les avides du genre werberien attendaient avec quasi désespoir la suite.Il dégonfle le ballon de façon désinvolte: «C'est une illusion.» Cela donne le ton à certaines facilités plus visibles de l'auteur ça et là, avec des intrigues de moins en moins subtiles.Ou est-ce une irritation croissante à la découverte d'une certaine redondance de Werber dans sa façon de bâtir ses histoires?L'un comme dans WERBER MANQUERAIT-IL DE SOUFFLE?LECTURE Parmi les thèmes retenus par M.Parenteau dans son livre, notons le scandale des commandites, les politiques de Jean Charest et de Paul Martin, la démission de Bernard Landry et la couverture médiatique entourant la candidature d\u2019André Boisclair à la tête du PQ.Aspirants aux Prix des libraires du Québec Les noms des finalistes des Prix des libraires du Québec, qui seront remis en mai prochain, sont maintenant connus.Dans la catégorie Roman québécois, les livres retenus sont Nikolski de Nicolas Dickner, L\u2019Âme frère de Gilles Jobidon, La Femme de ma vie de Francine Noël, La Mort de Mignonne et autres histoires, de Marie Hélène Poitras, et Le Siècle de Jeanne, d\u2019Yvon Rivard.LE SOUFFLE DES DIEUX Bernard Werber Albin Michel l'autre, la magie n'y est plus autant qu'auparavant.Passé ce choc, Bernard Werber ramène le lecteur en terrain connu: histoires rocambolesques, amours volatils et un éternel sous-entendu philosophique.Comme ils l'avaient commencé, les apprentis-dieux continuent de façonner leurs petits peuples sur Terre 18, énième réplique Dans la catégorie Roman hors Québec, on retrouve Falaises d\u2019Olivier Adam, Les Cerfs-Volants de Kaboul de Khaled Hosseini, Le Temps n\u2019est rien d\u2019Audrey Niffenegger, La Peau des autres d\u2019Eric Paradisi, et Chicken Street d\u2019Amanda Sthers.Ce concours annuel est organisé par l\u2019Association des libraires du Québec pour la treizième année.La cérémonie de remise des prix aura lieu le 8 mai au Lion d\u2019or, à Montréal.Elle sera animée par la comédienne Catherine Trudeau.La soirée \u2013 gratuite \u2013 sera agrémentée d\u2019une mise en lecture d\u2019extraits des oeuvres finalistes par Julie Beauchemin et Catherine Trudeau.Elles seront accompagnées à la guitare par Simon Proulx.(Presse canadienne) de notre planète.À l'image des animaux représentant chaque divin étudiant, les nations se déchirent, les héros apparaissent et meurent.Pour accompagner l'apprentissage des étudiants, viennent leur enseigner des figures de la mythologie grecque.L'action tourne autour du peuple-dauphin de Michael Pinson, qui, à l'image de son dieu, vit et survit.On en vient à apprécier cet anti-héros, résolu à ne pas gagner en tuant.Le suspense - traînant un peu en longueur - tourne encore autour de l'identité du tueur de dieu.Et cette même question émanant de toutes les péripéties: et s'il y avait quelque chose au-dessus des dieux eux-mêmes?Une fois de plus, le personnage principal ne pourra s'empêcher d'enfreindre des règles, et tenter de se rendre là où habiterait présumément Zeus en personne.Comme toujours, un bouquin comme celui- là s'apprécie autant pour son aspect ludique que pour son côté encyclopédique fascinant.Ces petits interludes historico-scientifiques entre chaque chapitre demeurent un attrait intéressant des livres de Werber.Ici, les thèmes tourneront naturellement autour de l'histoire et les personnages, fictifs ou non, l'ayant marquée.L'auteur français montre parfois un côté imbu de lui-même, que ses détracteurs aiment souligner.Difficile de passer sous silence ce passage où son personnage principal compose, sous l'influence de sa muse, une pièce de théâtre mettant en scène les deux derniers humains d'une certaine planète Terre.Le féru de Werber y reconnaîtra aisément le travail de l'écrivain, Nos amis, les humains.Une prétention un peu agaçante.Certes, l'auteur écrit toujours aussi bien, mais le résultat manque cruellement de l'éclat de nouveauté tant attendue.Le travail de l'écrivain paraît à une croisée des chemins.Déjà bien enfoncée dans son genre, la complexité de son oeuvre tient maintenant plus des clins d'oeil à ses autres bouquins.Avec sa saga des dieux installée, le questionnement plane: comment réussira- t-il à se réinventer avec de nombreuses idées déjà amplement explorées depuis ses Fourmis?La réponse se manifestera avec le mot final du dernier tome à venir, Le Mystère des dieux.(Le Droit) nT Archives La Presse SORTEZ DE CHEZ VOUS! SPECTACLES EN VRAC EN ESTRIE CALENDRIER Tonnedebrick - Hommage à Offenbach, Café du Palais, le 25 janvier à 22h.Everest 2005 - Entre la tragédie et l\u2019espoir - Conférencier Gabriel Filippi, Théâtre Granada, le 25 janvier à 19h30.Jean-Thomas Jobin - Sacré Révélation de l\u2019année au Gala des Oliviers 2004, Jean- Thomas Jobin a concocté un premier one- man-show à son image, où il navigue dans les eaux de l\u2019absurde et du non-sens, Centre culturel de l\u2019U.de S., le 25 janvier à 20h.Rollin Laporte OSS \u2013 L\u2019Année 2006 Mozart - Centre culturel de l\u2019U.de S., le 28 janvier à 20h.Dominic et Martin - Plus deux que jamais après 12 ans de carrière, Dominic et Martin reviennent avec un 3e spectacle, intitulé Inséparables, Vieux Clocher de Sherbrooke, le 28 janvier et le 4 février à 20h30.Steeve Diamond \u2013 L\u2019humoriste sera de passage dans la région, Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, le 28 janvier à 20h.Festival International de la chanson de Granby - Pour une cinquième année consécutive, le Festival prend la route avec sa Tournée des lauréats accompagnés dans ce périple musical par Yann Perreau, le groupe sherbrookois Benwela sera de la tournée, Centre culturel de l\u2019U.de S., le 31 janvier à 20h.Festival du film de montagne de Banff - Centre culturel de l\u2019U.de S., le 1er février à 19h.Coral Egan \u2013 Allez découvrir ses talents d\u2019auteure- compositeure-interprète sur des musiques hybrides aux accents folk, pop, soul et jazz, Théâtre Granada, le 3 février à 20h30.Laurent Paquin - Après avoir goûté à l\u2019animation et à la comédie musicale, l\u2019humoriste est de retour avec son nouveau one-man-show, Centre culturel de l\u2019U.de S., les 3 et 4 février à 20h.Fred Pellerin - Vieux Clocher de Magog, le 4 février à 20h30.À guichet fermé.Gagarin Way - Deux ouvriers d\u2019une usine d\u2019électronique kidnappent un patron étranger afin de dénoncer la mondialisation, l\u2019exploitation et l\u2019assimilation.Pièce de théâtre présentant, entre autres, David Boutin et Daniel Gadouas, Centre culturel de l\u2019U.de S., le 7 février à 20h.Alexandre Belliard Im acom /Vincent Cotnoir Alexandre Belliard - Libre et rafraîchissant dans ses prises de positions, le chanteur raconte et commente avec loquacité l\u2019intimité mais aussi les travers de notre société, Vieux Clocher de Sherbrooke, le 27 janvier à 20h30.Brian Borcherdt- L\u2019homme derrière The Remains of Brian Borcherdt et Holy Fuck, Café Bla Bla, le 28 janvier à 21h.Cathy Gauthier - Après un passage remarqué la revoici en supplémentaire avec son premier one-woman-show 100% vache folle, Vieux Clocher de Magog, le 28 janvier à 20h30.Coral Egan Im acom /Jocelyn Riendeau Jean-Thomas Jobin La Presse/André Trem blay Gagarin Way TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 15 194655 Le mardi 21 février 2006, La Tribune présentera une édition spéciale sur le rayonnement des gens de l\u2019Estrie.Dans ce cahier spécial qui sera distribué à 100 000 copies, La Tribune présentera une cinquantaine de personnes qui font rayonner notre région à l\u2019extérieur et qui réalisent de belles carrières dans différents domaines tels les arts, la politique, l\u2019aide internationale, les sports, les affaires et autres secteurs d\u2019activités.Voici donc une belle occasion de faire connaître vos services à plus de 225 000 lecteurs.Pour plus de renseignements sur nos tarifs et disponibilités, veuillez communiquer avec votre CONSEILLER PUBLICITAIRE à La Tribune en composant le (819) 564-5450 (sans frais 1 800 567-6955) Télécopieur (819) 564-5482 16 TRIBU DU 25 JANVIER AU 7 FÉVRIER 2006 "]
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