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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 8 avril 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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L'Action, 1916-04-08, Collections de BAnQ.

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[" gw ANNEE \u2014N° 247.SIS LE NUMERO: CINQ SOUS.PAR AN: DEUX DOLLARS.A MES AMIS Le directeur de l'ACTION se fait un devoir d'offrir ici, du fond du coeur, ses remerciements les plus sincères aux noi campagne, un concours si actif et si généreux.nbreux amis qui lui ont apporté, dans sa Médéric prend sa revanche La signification du scrutin de lundi t-Jacques Notre ami Raphaël Ouïmet, s\u2019il n\u2019a pas obtenu dans Saint-Jacques le succès brillant qu\u2019il attendait, a du moins réussi à décrocher un nombre respectable de voix, Il en a pris exactement 441.De ce nombre, nous ne croyons pas cxagérer en disant qu'il y en avait bien les trois quarts, à tout le moins, qui au mois de janvier dernier étaient allées à votre serviteur.Il ne faut pas en effet oublier que nous avions tous deux à peu près exactement les mêmes amis et que c\u2019est parmi ces amis communs que Ouimet a trouvé ses partisans les plus précieux.Résultat: non seulement il m\u2019enlève plus de 300 voix qui lui sont données à lui, mais, en me privant du concours de quelques-uns des chefs de groupe qui avaient le plus travaillé à créer, la fois précédente, un \u201ccourant\u201d en ma faveur, il \u201cgèle\u201d \u2014- sans aucun profit pour lui \u2014 un grand nombre de mes autres partisans dont les votes iront soit à Brodeur, soit à Loran- ger, C'est une première cause du résultat de lund* soir.Une deuxième en est dans l\u2019infériorité lamentable où, faute d'argent, nous nous trouvions au point de vue organisation, surtout à l\u2019égard de notre concurrent heureux.Songez en effet que ce n\u2019est que deux jours avant le scrutin que nous avons pu ouvrir une salle de comité et que nous n\u2019eûmes mè- me pas les moyens d'y faire installer le téléphone (un ami obligeant du voisinage, heureusement, voulut Licn mettre le sien à notre disposition).Cela, tandis que M.Brodeur, dans l\u2019espace de dix jours à peine, dépensait en frais de \u201ccabale\u201d et d'organisation plus de 6,000 piastres! Cinquante \u201cca- baleurs\u201d jour et nuit sur pied, vingt-cinq automobiles pour le jour du scrutin, et ainsi du reste.Joignez à cela maintenant, s\u2019il vous plaît, l'incroyable campagne de dif famation menée de porte en porte durant les derniers jours de la lutte, par M.Brodeur et ses \u201ccabaleurs\u201d, contre la vie privée de ses trois adversaires indistinctement, et vous aurez une troisième cause de notre défaite.Vous serez loin cependant d'en tenir la principale.Même, en cffet, avec ces trois atouts que nous venons d\u2019énumérer \u2014 candidature de Ouïmet, organisation supérieure, diffamation systématique, \u2014 jamaïs M.J.- A.-À.Brodeur n'aurait réussi à battre Jules Fournier dans Saint-Jacques sans une circonstance qui vint tout à coup renforcer ses chances en diminuant les nôtres, \u2014 je veux parler de la popularité soudain: revenue du maire Martin.Si vous voulez bien vous rappeler plutôt que toute notre campagne du mois de janvier dernier se fit sur le dos du maire Martin, alors probablement l'un des hommes les plus impopulaires de Montréal, et que ce fut réellement le maire Martin que Fournier battit alors, vous n\u2019aurez sans doute pas de peine à comprendre que, le maire Martin redevenu populaire, Fournier, lui, ne pouvait garder longtemps la faveur publique.Un homme qui applaudit Martin ne peut applaudir Fournier, un homme qui vote pour Martin ne peut voter pour Fournier.Comment ce revirement, dans esprit de la foule, en faveur d'un homme qu'elle conspuait il y a trois mois dans cette même salle de l\u2019école Montcalm où elle devait lui prodiguer les ovations pas plus tard que la semaine dernière, conument et quand ce revirement s\u2019est produit, c\u2019est une question qu'il ne serait pas sans intérêt d'approfondir.Autant qu\u2019on puisse voir, il ne doit pas remonter à fort longtemps encore et je mettrais bien a main au feu, pour ma part, qu'il y a tout au plus six semaines M.Médéric Martin n\u2019avait pas regagné pour deux sous de son emprise sur le bon peuple.M.Lapointe, à cette époque, se füût-il lancé carrément dans la lutte, sans hésitations, sans altermoiements, eût-j suite conduit cette lutte de la Täçon énergique ct vigoureuse qui seule \u201cprend\u201d auprès du peuple, Médéric était fichu.Malheureusement, M.Lapointe ne sut point se décider, et le peuple, qui n\u2019aimait pas Médéric Martin mais qui déteste encore plus les gens sans décision (M.G.-\\W.Steptiens s\u2019en était pareillement aperçu il y a deux ans), le peuple en masse se rejeta dans les bras de Médéric.Résultat : dans S, Jacques, que M.lapointe représente à Ottawa depuis six ans, dans l'Est où il avait été élu par acclamation durant seize ans, enfin dans le Centre, quartier des affaires ct des professions libérales.dans ces trois quartiers réunis, c\u2019est à peine si M.Lapointe l\u2019emporte de 25 voix sur son concurrent (il prend 1,090 voix, si j'ai bonne mémoire, contre 1,071 à Médéric).Autre résultat : l'électeur de Saint-Jac- ques qui le 4 janvier avait voté pour Fournier contre le candidat de Mcdéric et qui le 3 avril vote pour Médéric, cet électeur se croit en conscience tenu de voter cette fois contre Fournier, l\u2019adversaire par excellence de Médéric.N\u2019est- ce pas d\u2019élémentaire logique, et que redire à cela?Que le nouvel échevin de Saint-Jacques, donc, ne se fasse pas d'illusions.Quoi qu\u2019il puisse penser des services que lui ont rendus, et la candidature Ouimet, et la supériorité de son organisation, et la supériorité non moindre de son système de diffamation contre la vie privée de ses adversaires, ce n\u2019est pas à tout cela qu\u2019il doit surtout sa victoire.Il la doit surtout à Médéric et aux partisans de Médéric.Espérons qu'en homme reconnaissant il ne I'oubiiera point, ct qu\u2019il saura, particulièrement, s\u2019en souvenir à l\u2019hôtel de ville, dans ses relations avec le maire.JULES FOURNIER.La tournée de \u2014Pan! Pan! \u2018 \u2014Tiens,t iens! Ustache.Entrez vous asseoir, \u2014S\u2019cusez si j'ai cogné avec ma patte.Vous comprenez, avec les bras entrepris de paquets comme je les ai, je pouvais pas m'ingérer autrement.\u2014C\u2019est des emplettes tout ça?\u2014Ma foi! c\u2019en est et pis c\u2019en est point.C'est-à-dire, pour parler sans farfinage, que c\u2019est les étrennes du Rang pour vous.Y a toutes sortes de boustifailles là-dedans, à partir d'un p'tit cochon de laite pour finir par les respèques de toute la gang, même de Larpignière le serré.\u2014Vous êtes bien trop bons tous ce que vous en êtes.Le bedeau Bolduc est-il venu avec vous?-Pas de danger! Quand il a r\u2019soud de vous emporter vot\u2019 oie, l\u2019année dargnière, MOEURS CANADIENNES l\u2019Enfant Jésus blagues.Et comme c'était not\u2019 curé nouveau, ça s\u2019est trouvé pire.Encore, si ç'avait été le révérend feu M\u2019sieu Parent.Y avait pas de géne ni de simagrées avec - - - - » TOUS LES SAMÉDIS /, Toumbé dèsous | Eassanas lous | (CYRANGO) JULES FOURNIER SAMEDI, 8 AVRIL 916° \u2014 EE, Adresser toutes communications comme suit: Jules Fournier, Rue Sherbrooke, 308-Est.Montréal.\u2014 a ee a mr >» 4 th NETTOYAGE QUI S\u2019IMPOSE Citoyens de Montréal, voulez-vous savoir avec certitude jusqu\u2019à quel point vos administrateurs municipaux vous ont volés- et lesquels ?- Réclamez une Enquête Royale, obtenez-la, et pour notre part nous nous engageons, si seulement le procureur \u2018général veut bien appliquer la loi, à en mettre en prison au moins HUIT Nos accusations sont prêtes, -nos témoins aussi! de l'Enfant Jésus, v'Ik comment que ça s'est passé, pas toute, comme de vrai, ça serait trop long.Faut vous dire que le Rang se trouvait dans les honneurs pisque c'est Prosper qui était le marguillier dont auquel que le curé sortait avec et que c'é tait-anGé qui menais.dire que j'avais un gréément pas mal sprou- ce.Et pis je venais de bargaïner mon brun pour la grise; vous savez la grise à Johnny Paquet?une bête dépareillée pour le prix.Je commence par aller qu\u2019ri Prosper qui étrennait des pieds à la tête et avait pas mal de misère avec son col à éperons.Mais, par exemple, à jeun comme une croix de tempérance.Seulement, ça la chocotait pas mal tout ce temps à passer avec un curé nouveau et pas mal géneux.Sa femme lui remontait le tempérament quand je sus-t-arrivé.\u2014Créyez-vous, Ustache, qu'a me dit, créez- vous que depus le matin je, passe mon temps à l\u2019atteler, pis à l\u2019émouvoir.Ÿ a peur d\u2019être gêné.Comme j'y dis: c\u2019est p\u2019tet ben lui, le curé, qui sera le plus figé.Y a pas l'air embardeux, le saint homme ! Toujours les yeux baissés, même quand y parle au monde dans la saintcristic.Et pis Bolduc sera avec vous autres, et s\u2019il est en air le moindrement, c\u2019est pas ni toé ni Ustache qui auront le plus à jaser.Autant vous le dire tout de suite, M\u2019sieu Mistigris, Bolduc était en air; en air, dépareillé! A part la lichette de vin qui y simogle tous les matins et qui était double ce jour-là, notre bedeau avait suiffé quèques coups dans le village.Il était donc, comme dit le notaïre, sous vapeur, quand on vint le prendre; même qu\u2019il était grand temps qu\u2019on arrive.\u2014Ouo! ouo! que je lâche, on dirait que la Grise fait exprès à matin ; alle est pas ar- rétable.0 V'là Bolduc \u2018qui \u2018se met à faire l'inspection pour voir si on est arfimé dignes de sortir avec un curé.Après avoir reniflé sur les peaux de carriole et le col à Prosper, le va qui dit que la Grise, c\u2019est anne sorte de bêtes qui cassent en route à moins qu\u2019on leur-z-administre une dose de frène piquant sur le matin.Et un tas d'autres remarques invétérées du même genrc.Toujours est-il qu\u2019on va chercher le curé.On ôte nos casques, il nous les fait remettre et lui.Un coup de plus ou de moins y faisait semblant de rien voir.1] commençait par sortir sa blague à tabac longue de dix- huit pouces et savatée comme un pied de bas qui a servi pendant toute une récolte au même gas.Et pis marche! et pis ouo! ouo! Mais avec un jeune curé tout imbibé de magnières rares et de talogie, à ce qui paraît, c'était pus la même chose.Ah! le Bolduc! \u2014On va aller prendre un verre et on se rendra à la maison pour diner.Vous me conterez ça.\u2014All réte! Le temps de rapailler mes paquets et ça y este oo il était si plein que M\u2019sieu le curé a fini Par, s\u2019en apercevoir.Ah! le Bolduc.Il était pas encore refrédi pour la tournée de l'Enfant.Jésus et ça été blagues par-dessus du \u2014Merci, M\u2019ame Mistigris, j'en ai jusqu\u2019au gargoton.Une bouchée de plus, faudrait que je l'avalerais par le nez.Merci! Pour en revenir à Bolduc et la tournée moi j'y dis comme c'était mon devoir : \u2014Embarquez, M\u2019sieu le curé, pis excusez le gréement.C\u2019est pas comme èn ville, vous savez, sans compter qu\u2019il faut se tasser un p'tit brin et que.Mais Bolduc me coupa la parole: \u2014 ate! tate! qu'y dit, M'sicu le curé est pas ben épais, y trouvera ben à se loger, surtout que Prosper a un capot qui l\u2019étripe et l\u2019émincit.Je vous dirai ben, par exemple, comme bedeau je trouve que ça va mieux à un curé d\u2019avoir un peu plus de cor- porance que moins.Ça fait pas de tort à la r'nommée d\u2019une paroisse.Mais en voyage, Pas besoin de vous}bon monde pour le reste.Owoooo! \u2014Vouws avez l'air d'avoir été matinal, Bolduc, ot de.~ \u2014l\u2019ardon! que fait Bolduc, mais c'est pour annoncer que nous v'là arrivés à not\u201d première station.Isaïe Gervais, des avaricieux à se manger les sueurs, mais du On: débarque, et Bolduc, qui à pris les devants, ouvre la porte en criant : \u201cHé, là! les Gervais, c'est minieu le curé qu\u2019 wvrive.Par terre toute la gang pour recevoir sa bénédiction, après Ça vons sortirez vot\u2019 petit cliange pour l'offrande.C'est le programme, n'es vieux.\u201d Vous parliez d'anne arrivée! Après la bénddic- tion, on s'œssit et v'là Isaïe qui sort ses coppes et qui se mot à geigner: \u2014Ah! oui, on n'a besoin de bénédictions, Pas de neige, la terre galée jusqu'au coton, les vaches en galagme.Ah! c'est pas drôle le règne ousqu'on est! Bolduc s'ingère pour y dire que si ça se présente mal au printemps, les gens auront qu'à faire chanter un peu plus de granl'messes, mais Isaïe le laisise pas continuer.i -Toé, Bolduc, qu'y y répond, tu pourrais mettre tous nos biens en messes.(a fait ton affaire, l'es bedeau.Comme de vrai, j'sus pas contre les prières et c\u2019est pas moi qui chenique, quand on fait la tournée pour.Mais, je vous en parsouc- de, m'sieu le curé, si Je roule d'aujour- hui change pas, j'eré que les habitants awmont pas de quoi vous acheter du sel pour trimer vot\u2019 eau bénite.Voyant que le parfement prend un mauvais bord, mame Gervais va vite qu'ri quèque chose à boire ct à manger, comme c'est la façon (dans le Rang.Le curé et nous autres on se dance dans les liqueurs douces.nis Isaie et le bddeau y foncent sur le fort.Aprés quoi on wembar- que pendant que mot\u2019 curé espère tout haut que Bolduc est pas pour nous faire des entrées pareñtles partout où on va accro- chor.\u2014Craignez rien, que répond Bolduc, j'connais tout le monde de par icite comme si je les avais élevés et je sais ce qu'- est bon pour leur rhume.Avec les Ger- vais, faut pas mettre des gants ide fil.Ah! les sarpents de clôture! Mais la ousqu\u2019on va à c\u2019te heure, chez les Gi- gnac, c\u2019est un autre reflain.C\u2019est bon, c'est bonasse que les enfants en mangeraient si on y avait pas l\u2019oeil.Mais c'est donneux et de sarvice tant qu'on veut.Ouooo 1 Bolduc prend encore tes «avants et crie aux Gignac de plier les pattes de devant et de pas perdre connaissarice, que le cuné les mangera point.Après la petite cérémonie du commencement, on s'assit et v\u2019là Gignac qui s'arrache quéques paroles du corps mialgné sa gène: \u2014Manquablement, m'sieu le curé, que vous êtes dans vus visites?Etiez-vous surtout dans les carrioles du Rang du Bord de l'Eau, ça fait pas de dommage d'être plutôt sur la minceur.: Le curé peut pas s'empêcher de plisser comme on dit en souriant et -d'y faire une remarque : - - a \u2014 a lin Ae tis ee Lo prêtre avant de venir par icite?.Bolduc dit: \u2014Tu veux savoir s'il était curé ailleurs avant qu'il soye le notre?Eh ben non.quoisse que c'est?C'est les ceusses qui montrent aux ceusses qui sont pour entrer dans les ordres.Faut ben qu'y on aye pour trimer bas jeunes, Tot le monkde ayant find par comprendre et Gignac ayant dit : ** Bolduc est ben ermpaudi* vid M'ame Gignac qui sort les provisions.Ÿ en avait en masse, Et ile quoi boire, jusqu'à \u2018des airinks farne- cés, des magnières de strops.On se tape dedans penkkunt que Gignac et Bolduc s'envoyent sur fe rye.Le curé avait bean faire hum! hum! au Lodenu, il a avalé quatre cing coups en ayant l'air d'être ben occupé à parler du temps qu\u2019on aurait pour la St Jean-Baptiste.Toujours est-H qu\u2019on finit par (décoller.Bolduc é- twrt gai sans bon sens et pour rempiror los choses, c'était plein ide cahots, ce (ui muementait sa boisson.\u2014A cte heure, qu'y tit, c'est sus Dhi- lémon qu'on va, le mari à la veuve Ro- chette.C'est à peu près ce qu\u2019on a de mieux dans le Rang, surtoui quand lui met son surtout et qu'a se fignote un peu.Pis pas mal instruits.Si vous voulez sortir vos belles pliruses, m'sieu le ctrré, c\u2019est le tdomps, Ouooo! On nla pas le temips de débarquer que la parte se rouvre et que l\u2019huilémon et sa femme vienment jusqu'en bas du perron.Et pis des ci et pis des ga! i,a bénédiction se donne quasiment sur la weige, et pis à peine entré Bolduc déclare que c\u2019est icite qu'on dine.Dans le temps «te te dire nous v'ià décapotés et installés dans le salon avec des cigûres, des liqueurs avec des amertumes diedans pour ouvrir l'appétit.Bokduc fait rien qu'un roild, va dans ta cuisine klonner un cowp de main, revient ossayor une autre liqueur, va voir au poôle, propose de se mettre en manches de chemise et un tas de micmacs pareils.Tout le monde est (de bonne humeur, le curé peut pas s'empécher de rire aux éclats, Philémon sort trois quatre grands amots et lu veuve se rappelle qu\u2019elle a vu not\u2019 nouveau curé quand §l aidait à monscigneur à confirmer des cnlants.Toujours cst-il qu'on se met à table.Un vrai snack de banquet, Ÿ avait de toute.On était servi dans les principes, parce que ka femme à Philémon, souquecée en cachette par le bedcau quèques jours avant, avait engagé la petite Brindamour qui a été waiteuse en ville avant de venir modiste au village.Au dessert, va Bolduc qui veut absolument qu'on chante comme aux noces, On a mille misères à y faire comprendre la raison.Pis le v'là qu'y fige p'tit à p'tit et qu\u2019y s'endort avec son couteau dans la bouche.M\u2019sieu le curé donne \u2018ke aignaux vie sc lever sans faire de train, on se r'habille et après avoir r\u2019marcié pour les politesses, on continue not' tournée jusqu'à la brunante.Phälé- mon a ramené le bodcau \u2018dans la soirée.\u201c Ç'à été là not\u2019 aventure l\u2019année dargniè- re.Pour c'te année, Bolduc est sur la blacklist.Le curé sera accompagné par deux marldillers ot ce sera encore moé qui va Il était professeur au grand sémimaire.Ben, oui, professeur.Tu sais pas de .bonme, Heureuse, le Paradis à la fin + mener.Mais pour ça y faut que je men aille.Je votés ka souhaite donc kd'avance ape 4 | .Le concert Louis Graveure Nous étions dans le cas de nombre d'auditeurs: nous ne connaissions pas Louis Graveure et il nous faut lui en demander pardon.Inconnu d'hier, il s'est d'un seul coup révélé au publie de Montréal et ceux qui ne l'ont pas entendu seraient désappointés s\u2019ils savaient ce qu'ils ont manqué, Chose curieuse, dès son apparition et avant même qu\u2019il n'eût émis une seule note, nous avons eu l'impression que cet artiste, avec sa tête superbe et sa façon charmante de se présenter, devait avoir une belle voix! Cette impression n'était point trompeuse.Louis Graveure, à part une figure de réve qui semble avoir été dessinée par quelque grand peintre flamand, possède une voix de baryton que l\u2019on serait tenté de qualifier de parfaite.Qu'il chante à niï-voix\"ou à pleine voix, il sait admirablement se servir de son organe, avec une souplesse surprenante et une maîtrise incomparable.Il a su rendre le Prologue de Paillasse cn artiste et, disons-le sans hésiter, en grand artiste.On sentait Lien qu\u2019il y avaït une âme ct un coeur qui vibraient en harmonie avec vette voix si pure, ct tous ceux qui savent goûter la musique ont dû ressentir cette émotion délicieuse el ravissante qui, pour un instant trop rapide, secoue toutes les fibres de notre être.Tes vicilles chansons anglaises, qui venaient ensuite au programme, ont le même charme que les vieilles chansons françaises \u2014charme de choses anciennes où s\u2019éveillent de lointains souvenirs; on dirait qu'on y voit tomber les neiges d'antan dans un décor du passé défunt, au temps joii des gentilles bergères et des gracieuses marquises aux cheveux poudrés à frimas, Charme jinexprimable de choses qui sont belles aussi parce qu\u2019elles ne reviendront plus.Louis Graveure a su les interpréter, ces vicilles chansons, avec une grâce hors pair ; bien à nos coeurs._ chantées avec un léger accent anglais, cu.flamand, la voix de Graveure s\u2019est mop- trée tour à tour câline, tendre, sentimentale, touchante, passionnée.oo Et nous sommes encore à nous demander presque du prodige.oe Dans les quatre dernières cliänsons anglaises, Graveure continue à charmer ngs oreilles.Propice nous a moins plu, mais.Shania Vale a d'une façon très remarquable, de mémè que (Suite à7la quatrième.page) vos jours, ot oubliez pas qu'on vont tats tend pour les Rois, sans manquement\u201d ni HSE excuses.RTI ewer: SAYS il a fait parfaitement ressortir la beauté de ces airs tout simples, mais qui parlent si Dans les trois chansons de Bemberg, A comment un artiste peut, sans respirer, soutenir des notes si longtemps.Cela tient\u201d été chanté, \u2014 enlevé serait plüs juste, \u2014 * \u2014\u2014 IASI TY AE Dans le Poilu, journal des Tranchées, \u201cle seul irrégulier \u2018du front qui n\u2019ait pas de col- x la Orateurs académiciens\u201d, entré déjà dans sa troisième année, je cueille cette BALLADE DES EMBUSQUES Déambulant, rieur, badin, Élégant jusqu\u2019à l\u2019'mpudence, Ii: \u201ctale, ce muscadin, Sa martiale outrecuidance.Verbeux, tranchant, plein d'arrogance, I se prend pour un paladin, L-Salut à toi, embuscadin, dù flanc, premier tireur de France.Celui-ci, d'esprit anodin, A moins d'allure et de prestance, Et, satisfait d\u2019être gandin, Vit, en dormant, son existence.\u2014En attendant la délivrance Fais tes ongles, pâle blondin! Et dors tranquille, embuscadin : Les Poilus gardent notre France.\u2014 Pitié pour toi, pauvre Dandin! Quelque malpropre manigance A fait de toi ce baladin Peureux, terré sans élégance.Disserte, flirle et conférence A l'ombre d'un vertugadin.\u2014Amuse-toi, embuscadin! Tant d'autres peinent pour la France.\u201cLE POILU\u201d Envoi : Inconnu qui, avec instance, Crois cette pierre en ton jardin, Ramasse-la, embuscadin, \u2014Et gloire à nos Poilus de France.11 faut le dire, le Poilu, ainsi d'ailleurs que tous les journaux de tranchées dont il est l\u2019ainé, ne se croit pas obligé à la même gravité un peu larmoyante des journaux de l'arrière.Le Poilu est un journal gai, satirique et qui ne dédaigne pas les choses saincment libertines.On imagine trop nos \u201cpoilus\u2019\u2019 hypnotisés par la guerre; en dehors des heures de combat, ils n\u2019y pensent pas et ne sont plus que des hommes qui rêvent et qui désirent.Ce qu\u2019ils désirent alors, ce sont des lectures ou des images étrangères à la stratégie ou à leur héroïsme quotidien, qui n\u2019étonne plus que quelques jour- nafistes de l'arrière.En vérité, je vous le dis, ce ton épique que se croient obligés de soutenir certains grands patriotes ennuie ou fait sourire les soldats qui se battent.Eux, entre deux attaques ou contre-attaques, ils jouent, ils font des vers, ou, comme le Dr Voivenel, des pièces de théâtre, des revues du front.Le style des journaux pendant la guerre sera d\u2019ailleurs fort curieux à étudier plus tard, et je ne pense pas seulement aux néologismes provoqués par les événements.(Du Mercure de France.) Ces prétendus sermons D'une enquête minutieuse à laquelle s\u2019est livrée la Semaine religieuse de Genève, il ressort qu'il faut abandonner jusqu\u2019à nouvel avis la légende des trois sermons sanguinaires [attribués à des prédicateurs allemandes].Sur les trois prédicateurs, un seul en effet semble avoir préché.C\u2019est l\u2019aumonier inilitaire Philippi, dont l\u2019homélie, prononcée sur le front ct non à Berlin, a été reproduite le 12 août 1915 dans la Christliche Welt.Le texte du Standard n\u2019est pas une citation, mais un résumé inexact d\u2019un sermon qui prétait facilement à l\u2019ironie.On faisait dire à Philippi que la mission divine de l\u2019Allemagne était de crucifier l\u2019humanité, et plus d'un lecteur s\u2019é- \u2018tonnait qu\u2019un Allemand attribuât lui-même à son pays le rôle des Pharisiens.Or la traduction de l'original montre l\u2019erreur commise.Philippi a dit: C\u2019est toi, mon peuple d'hommes en armes, qui es l'humanité crucifiée.La guerre est ta crucifivion.Tu sais pour qui tu souffres.Tu travailles pour la rédemption de l\u2019Allemagne.Il paraît que le pasteur Locbel n'existe pas.Par contre, on connaît un M.Laible, qui n\u2019a pas prononcé de sermon guerrier, mais qui publie un journal, l\u2019Ev.lutheris- che Kirchenseitang, où il a fait paraître d'odieux articles contre l\u2019Angleterre.Il y a aussi un certain M.Locber, de Iremdis- walde, qui a publié à Leïpzig (chez Strauch) une brochure : le Christianisme et la guerre, dans laquelle on ne trouve pas non plus les passages en question.Quand au professeur Sceberg, il n\u2019a jamais prêché au*Dôme de Berlin, comme l'avait indiqué le Standard, et il ne parait pas d\u2019ailleurs partager les sentiments violents de certains de ses collègues.Il s\u2019est contenté d'écrire dans l\u2019Illustrierte Zeitung de Leipzig, du 7 octobre 1915, un article sur la guerre et l'amour du prochain, qui paraît bien être la source du Standard, mais qui ne contient pas la phrase fameuse: \u201cNous faisons une oeuvre d\u2019amour en tuant nos ennemis, en les faisant souffrir, en brûlant leurs maisons, en envahissant leurs territoires\u201d, L'idée qui inspire l'article est celle-ci: Les soldats font ocuvre, d'amour en défendant leur patrie et ils n\u2019ont pas besoin de haïr leurs ennemis pour faire la guerre.Après avoir analysé les protestations que soulèvent cn Allemagne l\u2019article du Standard et la lecture des \u201cextraits de sermons\u201d dans les lycées français, la Semaine religieuse de Genève conclut en ces termes: Quant à la Gazette de Francfort, elle éclare sur un ton abrupt et sommaire que les documents cités par le Standard ont été forgés de toutes pièces.Elle aussi se montre inexacte et injuste.Il y a des documents authentiques, mais ils ont été en partie défigurés par ceux qui ont prétendu les résumer.L\u2019aberration des intellectuels et des ecclésiastiques de l\u2019Allemagne officielle s\u2019est trop clairement révélée par des manifestes et des publications révoltants pour qu\u2019on ait besoin de faire dire à tel ou tel d\u2019entre eux des choses qu\u2019il n\u2019a pas dites et de faire passer pour des sermons d\u2019églises des bri- bles d'articles défigurés.Sans doute on ne prête qu\u2019aux riches, rniais des prêts de ce genre sont habilement exploités en Allemagne ct ailleurs contre la presse des pays alliés.© ® + + 6 + © © + +.EDMOND PRIVAT.(Du Temps.) SUR LA GUERRE .\"La situation jugée par la presse française »; - 1.En Roumanie\u2014Les nouvelles sur \u201cla \u2018Roumanie représentent la situation com- \u2018me très tendue entre Bucarest et Berlin.On arle de quasi-ultimatum adressé à M.Bra- Î ano.On met en circulation des paroles enagantes à l'adresse de la Roumanie que iGuillaûme II aurait prononcées à Nisch \u201cIrs de son entrevue avec le tsar Ferdi- \u201cand.Les agents de la Wilhelmstrasse croient.devoir crier aux Roumains: \u201cSou- venez-vous - \u201cdi: sort des Belges et des Ser- \u201cbé Malheur 3 vous si vous ne nous obéis- \u201c+sez pas !\u2019\u201d Les informations de source incer- \u201c taine\u2019doivent: être examinées de deux points a Te Qu d'abord on ne Peut s \u2018empé- r Jute sa défaillance par re \u2018germanique.C'était tin scéna- mn de j Jguer le eus = -d'arbitre qu'il bien.la gu qu'ici la conduit à la vassalité de fait de I'Austro-Allemagne, à cette \u201cinterdépendance\u201d dont Guillaume II parle quand il veut L'ACTION nous avons déjà transporté hors d\u2019Albanie, | tant à Corfou qu'à Bizerte et à Salonique, | environ 120,000 soldats serbes, et il en reste encore à recueillir.C'est donc une armée d'au moins 350,000 hommes dont les Alliés disposcront ce printemps en Macédoine.Il y à de quoi donner à penser à nos ennemis.Il est trop tard pour eux d'essayer de nous chasser du Bas-Vardar ; l\u2019entreprise leur\u2018coûteraït trop cher et les Bulgares ne veulent pas en faire les frais.Les Germano-Bulgares sont acculés en Macédoine à la plus pénible situation.Quoique vainqueurs des Serbes, ils ne sont pas libres de leurs mouvements.Raison de plus pour nous de persévérer dans notre dessein et de ne pas laisser notre nouvelle politique dévier de la ligne qui lui a été heureusement fixée.TIM.La conférence de Paris \u2014La conférence des Alliés à Paris se réunira bientôt.On ignore pas que la Russie et l\u2019Angleterre s'étaient, depuis quelque temps déjà, associées au projet de la réunion, à Paris, d'une conférence destinée à coordonner méthodiquement leurs cfforts, en réglant directement les questions politiques urgentes ct en assurant la parfaite unité de leur action militaire.L\u2019adhésion de l'Italie à ce programme n\u2019est pas un des résultats les moins heureux du voyage de M.Briand à Rome.Le cours des événements militaires a fait de la France le principal théâtre des opérations.Paris constituera le centre de la coalition, d\u2019où partira la direction de l\u2019activité commune.Celle-ci ne peut, d\u2019ailleurs, être envisagée que d\u2019une manière élevée ct au-dessus des actions particulières, sans autre pensée que de faire concourir ces dernières au même but.M.Briand a défini, en termes excellents, l'esprit qui présida à la création de cet organisme nouveau: \u201cChez nos ennemis, di- sait-il, la coordination est commandée, pour ainsi dire imposée,par les conditions mêmes de la géographie.Dans le camp des Alliés, elle ne pouvait être que le résultat d'une inspiration supérieure et d\u2019une volonté réfléchie, consciente de ses devoirs, au service du plus noble idéal\u201d.Cette conception supérieure a inspiré les échanges de vues entre les ministres français et italien.Elle s'est traduite dans les discours, à la fois concis et chaleureux, des représentants des deux gouvernements.J,es deux nations soeurs se sont retrou- véèes dans la lutte qu\u2019elles soutiennent pour la défense des principes qui sont la gloire du leur ancienne civilisation.M.Salan- dra a mentionné, en termes émouvants, cet heureux événement, consacré par les grandioses manifestations du peuple romain, M.Sonnino a souligné, dans son toast à la Consulta, ce renouvellement de frfiternité.le coeur des deux pays a battu à l'unisson lorsque M.Briand a célébré les soldats qui tombent glorieusement sur les champs de bataille éloignés, mais qui ne forment \u201cqu\u2019un seul front où les Alliés, face à l\u2019ennemi, poursuivent une lutte sans merci pour assurer le libre essor de l\u2019esprit humain\u201d.Ie sentiment et la raison se sont trouvés d\u2019accord pour resserrer davantage les liens rétablis par dix mois de rudes batailles pour un idéal commun.Je communiqué de l\u2019agence Stefani, annonçant l\u2019entente sur la nécessité de réunir, dans le plus bref délai, la conférence de Paris apporte une nouvelle qui ne manquera pas d'exercer sur le cours de la guerre la plus heureuse influence.I affirme aux peuples alliés la continuité et la communauté de l\u2019effort, de plus en plus étroitement solidaire et de plus en plus fructueux.(De la Revue hebdomadaire.) L'action allemande aux Etats-Unis Un des chapitres importants de cette guerre sera celui de l\u2019Action allemande aux États-Unis.M.Gabriel Alphaud, secrétaire général du Temps, nous donne, sous ce rapport, l\u2019historique de la fameuse mission Dernburg, complété par celui de l\u2019incident Dumba (2 aofit 1911-25 septembre 1915).l\u2019our comprendre la portée de la mission en Amérique de l\u2019envoyé du Kaiser, il ne faut pas perdre de vue que \u201cnulle part, selon l\u2019expression de M.Lavisse dans la Fré- face qu\u2019il a rédigée pour ce livre, l'action de l\u2019Allemagne n\u2019est plus puissante qu\u2019en ce pays.C\u2019est que le théâtre est vaste, énorme l\u2019activité, et les affaires très grandes, et les Allemands une foule de plusieurs millions (quinze à dix-huit).Des Allemands participent à toutes les grandes affaires financières, commrerciales, industrielles.Ils ont leurs banques, très actives.Ils participent à la vie intellectuelle par l'affluence de leurs maîtres dans les universités et les écoles secondaires; leurs suffrages comptent pour beaucoup dans l\u2019élection présidentielle et dans toutes les élections politiques ; les journaux de langue allemande sont très répandus; nombre de journaux indigènes sont tributaires de la finance et du commerce allemands.C'est non pas comme le représentant d\u2019une puissance étrangère, mais comme délégué de leur empereur que les Germano-Américains ont accueilli M.Dern- burg.On comprend l\u2019embarras, les hési- armes tations, la timidité de la résistance américaine.\u201d Dans cet ouvrage, dont maints éléments ont été recueillis par l\u2019auteur durant une mission en Amérique, la principale place est donnée à l\u2019envoyé du Kaiser, M.Dernburg, bien au-dessus de l\u2019ambassadeur officiel, le comte Bernstorff, lequel a essayé de sc rattraper depuis.On lc voit, là-bas, \u201cfaisant jouer tous les ressorts de l'organisation allemande\u201d, dans la presse, dans les milieux politiques, financiers, industriels, etc, et sa tentative, bien qu'elle ait été imparfaite, a suffi pour montrer la puissance de ces ressorts.I! faut bien reconnaître que nous n'avons rien de comparable aux Etats-Unis.Le torpillage de la Lusitania mit un terme, on s\u2019en souvient, à la mission Dernburg.Mais d'après ce qui s\u2019est passé depuis, d\u2019après la transaction intervenue tout dernièrement entre les États-Unis et l\u2019Allemagne, on peut croire que les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais le blocus en ce qui concerne l\u2019Allemagne, à moins d'y être forcés par le fait même.Ils préfèrent importer chez celle-ci que de faire les affaires de l\u2019Angleterre.J'avoue être moins rassuré là-dessus que M.Gabriel Alphaud, lequel se bat un peu les flancs pour trouver que tout va bien pour nous de l\u2019autre coté de l'Atlantique, en regardant les couleurs libérales qu\u2019on est sûr de trouver dans quelque coin de tout tableau américain.En appendice est reproduite une curieuse collection de documents émanés de l\u2019officine de M.Dern- burg, et ayant tous un but de propagande et d\u2019apologie.EDMOND BARTHELEMY.2 habillements de gala (habit, gilet et pantalon) pour hommes de 120 à 125 livres.commis, etc.Bibliothèque à rideaux de 10 pieds x 10; 90 pieds courants de rayons; en deux sections de 5 pieds chacune, pouvant se joindre en angle ou bout à bout.Pour plus amples renseignements, écrire Casier postal 1525, Poste centrale, à Montréal.Chaque rédacteur n'est responsa- CESR 4 A VENDRE Bionne occasion pour étudiants .\u201c .\"| Pour tirer la Ville de l\u2019ornière, s\u2019il est encore possible, c\u2019est une Enquête Royale qu\u2019il nous faut.Citoyens de Montréal, réclamez, réclamez tous à grand cris une Enquête Royale! \u2014_\u20140 ble que de ses propres articles.HUARD, adapté aux moeurs de Québec.lebois.Édition de luxe .lin Edition de luXe .ociveererroscsrosoamorscsocnssacssons Edition de luxe Edition de luxe, avec initiales enluminées .En vente aux bureaux de I\u2019\u201cAction\u201d de Ch.Couverture en couleurs de Char- Nos Amis les Québecquois, album de caricatures.Dessins .25 cents weeeee meses $1.00 Préface de Jules Fournier .covevvuevennen e.s.entsnevees 6 00006 Se?Pg srr Souvenirs de Prison, par JULES FOURNIER, Préface d\u2019Olivar Asse- .25 cents $1.00 © 6006508050 00000000000 mette encens.20 1000000000 se ee veel oe, of A Quebec View of Canadian Nationalism, par OLIVAR ASSELIN.25 cents $1.00 \u2018ese asco essieu.00.00.0000 013000000000 Rapport sur l'Immigration française et belge, par OLIVAR ASSELIN.25 cents te 0.000 2000 \u2018+0.00.as os Aux amis de l\u2019\u201cAction\u2019\u2019 Aimez-vous notre journal?Nos idées vous plaisent- elles?Il n\u2019est pas de plus efficace moyen de nous encourager que de nous confier VOS IMPRESSIONS Tarif modéré Travail de premier ordre DEMANDEZ NOS PRIX n it jvenu.Ils constituent l\u2019appoïnt décisif qui ou | peut \u2018entraîner, à un \u2018moment :donné, les définir es rapports de l\u2019Allemagne avec la Bulgarie et la Turquie.Entre des Etats de taille si différente, l\u2019interdépendanc signifie simplement la prépotence des grands et la dépendance des petits.M.Bratiano est donc amené fatalement à envisager l\u2019éventualité d\u2019une intervention militaire de la Roumanie en vue de sauvegarder les in- lérêts vitaux du pays.Or, le peuple ne veut pas entendre parler d\u2019une intervention du côté austro-allemand, et les Allemands eux-mêmes ne demandent rien d\u2019autre que le maïntien de la neutralité.= + II.Nos forces a Salonique\u2014Ce qui fait réfléchir M.Bratiano et qui inquiète les Allemands, c\u2019est l'accroissement continue des forces alliées à Salonique.Les complices inconscients de nos ennemïs vont cha- | tilement, Ces 200,000 hommes \u2014 ils sont davantage maintenant \u2014 montent pour les Alliés la garde en Orient et empêchent les Germano-Bulgares de jouir des gages dont ils se sont emparés.Ils se tiennent prêts A se jeter en avant lorsque le moment sera \u2018Grecs et les Roumains à sortir d&leur apathie.Ils serônt prochainement renforcés de \u201cplus de 100,000 soldats serbes, rééqui- 1pés, réarmés, avides de revanche et entrai- ors \u2018façon.tout à à fait exceptionnelle, Car, grâce.à Tactivité mervéilleuse de là flotte[- Supprimé par la censure que jour répétant chez nous que nous avons .là plus de 200,000 hommes immobilisés inu- ment nous rendre service, \u2014par exemple en nous confiant leurs annonces.avons spécialement en vue, ici, d'abord les nombreux amis que l'Action compte au Barreau et qui ont à tout moment des annonces officielles à distribuer aux journaux ; ensuite les nombreux amis que l'Action compte dans le monde des affaires, où, comme chacun sait, il n'est pas un homme qui n\u2019ait de temps en temps à faire publier un avis \u201cd\u2019incorporation\u201d, etc.ONE A NOS AMIS Il n\u2019est pour ainsi dire pas de jour que des lecteurs, nous \u2018envoyant a pr.de leur abonnement, ne nous expriment en même temps \u201cle regret où ils sont de ne pouvoir faire davantage pour encourager notre journal.\u201d Très souvent, ces personnes bienveillantes n'ont en effet pas d'autre occasion de nous témoigner de façon tangible leur sympathie.Assez souvent aussi, elles n'auraient que d'y penser pour pouvoir très facile- Nous Les uns et les autres peuvent\u2014sans qu'il leur en coûte plus qu\u2019un petit et: \u201cfort de mémoire\u2014nous donner le plus précieux encouragement.: \u201c| française, sous la \u2018très _ vigoureuse impul- ; a= \u201c1 ion.d'un à : I voudront.bien à l\u2019occasion, nous en sommes sûrs, ne pas nous oublier.or L'ACTION.| 3 H.Beauregard Entrepreneur général en construction 70, rue St-Jacques, 70 MONTREAL Téléphone: Mein y35- Avis aux gens de gout S'il est une obligation qui s'impose aux gens de goût.désireux de s'habiller avec élégance, c'est bien une visite au magasin d\u2019 Oscar Loiselle & Cie 159, rue Saint-Denis, 159 Téléphone ; Est 446 Complets de tout genre pour messieurs.\u2014 Costumes pour dames.P Etoffes de premier choix, main d\u2019oeuvre irréprochable.SPECIALITE: HABITS DE GALA N.-B.\u2014.Se réclamer de l\"Action \u201d sé EEL Ne L'ACTION 8 EEE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 In Memoria re est le prétendu besoin d\u2019expansion et de Les volontaires au service de la France débouchés commerciaux.Ces débouchés.nous dit M.Le Bon, les Allemands les pos - sence à Salonique lui assure.Elle encourage même l'extension de notre position dans la direction de Florina, et le roi ainsi que OLIVIER HOURCADE sédaient dans tous les pays oti ils se répari- daient chaque jour et qu\u2019ils conquéraient .+ +.La brochure 57 de la même collection milliers de volontaires hétéroclites qui ont permis à nos troupes de briser le choc des l'état-major hellène ont accueilli très favorablement la proposition d\u2019une collabora- pacifiquement.\u2014 Dans quelle mesure ces I paradoxes économiques de M.Te Bon sont-ils justifiés?Ma tâche n'est pas de le tion des troupes alliées et grecques pour la garde des ponts et des ouvrages d\u2019art du Les V'olontaires enrôlés au service de la hordes allemandes, mais vraiment il se- France en 1914, de M.Poinsot, mérite aus- rait d'un bien mauvais réalisme de nier lc Sur le vitrail où ton pur profil s\u2019imprécise, rechercher ici où ie n'ai à m\u2019 à si une mention spéciale.Certains d'entre|rôle de ces \u201cimpondérables\u201d dont le grand chemin de fer de Macédoine.Les attaques .A \u2018 ., ec cher ici n'ai à m'occuper que de squat ; ., \u201cye .Le .comitadji i Beau chevrier du Pinde à qui l'Ange a parlé, i .jet PET QUE CCl hous avaient vraïment, les années précé- réaliste Bismarck reconnaissait la puissan- des comitadjis bulgares ne sont d'ailleurs psychologie, Aussi bien, comme il vient d'é- Le laurier du soldat qu'une auréole irise .FP a LA .- oe 0.\u2019 S * : > >CIS tre dit, imaginaires ou réelles, peu import dentes, abusé des plaisanteries sur les ras-[ce.Si nous nous étions engagés dans la pas nes a cette décision, de chênes Cg iene .serps \u2019 .celles, peu 1 ei.ne .oe .> eC me \u201c Ath S'avive, au sang jailli de l'horizon foulé; ! 8 , p *|tuquouères ou des désobligeances pour les/ voie de l\u2019autoritarisme et du purisme ex- que le mécontentement provoque à nes l'efficacité psychologique de ces causes reste inchangée.\u2014 Les autres causes lointaines de la guerre sont d'ordre intellectuel (erreurs politiques des hommes d'Etat anglais ou russes qui ne firent rien en 1870 pour empêcher les annexions de la Prusse) ; d'ordre collectif et affectif : haine de races, crgueil collectif des Germains; d'ordre mystique: mysticisme pangermaniste.Dans un curieux résumé (p.124), M.Le Bon par l'expulsion du consul grec de Monastir où plus de 15,000 notables grecs affirment l'importance de l\u2019élément hellénique.L'obligation des Germano-Bulgares de poursuivre les Serbes en Albanie, la déviation vers l\u2019ouest d\u2019une entreprise d'abord orientée vers le Bosphore, les tergiversations des Bulgares ct l'impuissance des Allemands à déloger de Salonique les Alliés, dont ils ne devaïent faire qu\u2019une bouchée, métèques.l'heure sonne, et voilà que tous ces suspects accourent sous nos drapeaux ! On entend souvent parler d\u2019étrangers qui se battent pour la France, disait alors le Chicago Terald, on n'entend jamais parler d'étrangers le faisant pour la Russie, l'Angleterre, l\u2019Allemagne ou l'Autriche.Aucune de ces nations ne possède une légion étrangère.la logique n\u2019a clusiviste, nous n\u2019eussions obtenu ni la presque unanimité des sympathies au dehors, nù la complète unanimité des fervents au dedans.Et ceci sans doute est matière à philosopher: comment se fait-il que le ralliement national s'effectue plus facite- ment autour de gouvernants avancés et quelquefois même énergumênes rouges qu'autour de personnages sages ct modé- Diacre, guerrier, poète, il est bon que t'élise La gloire vierge dont s'éprit ton coeur ailé,; La Rosace où s'inscrit ton ombre chaste, é puise, Pour en nourrir ses feux, tout un monde écroulé! Hs ne rediront plus, ceux que ton rêve étonne, Que tout est vain hormis le crime monotone De vivre sans amour, sans foi, sans loi, ni lieu! Et bien d'autres, survie épique des tranchées, rien à y voir.Croiront ouïr chanter tes lèvres étanchées , .Qu'ensanglanta, vin d\u2019aube, un baiser de ton Dieu.Il Olivier, ombre ardente où Minerve n'accuville, Du geste de sa lance altière, que l'esprit; Dir rière de là ; ped Paix guerriére de I'dime, arbre sacré qu'ef feuille La gloire, ct dont la sève illumine et nourrit; Cette heure ténébreuse où trop d'espoir s'endeuille, Haletante du choc brutal qui la surprit, Mêle au mâle laurier la branche qu\u2019elle cucille Lt, tressant la couronne héroïque, sourit! récapitule les facteurs psychologiques qui, dans les divers pays: Autriche, Russie, France, Angleterre, Allemagne, poussèrent les peuples à la guerre.\u201cOn y trouvera des mobiles affectifs, collectiis ou mystiques, mais peu ou pas die mobiles rationnels.\u201d Cela est surtout irappant pour l'Allemagne.Si la logique rationnelle avait joué un rôle quelconque dans la volonté de ses dirigeants, elle leur atvrait fait éviter à tout prix le déclan- chement du conflit.\u201cIL apparaît très évident, en effet, que la progression de son iudustrie, de son commerce, et l'infiltra- Les étrangers se battent pour la France parce que c\u2019est la France; ils ne se battent pas pour l\u2019Angleterre et les autres pays parce qu'ils ne sont pas la France, voild tout.\u201d Au ler janvier 1913, d'après l'auteur que je cite, plus de 16,000 étrangers s'étaient engagés dans notre armée; 1,462 Belges, 379 Anglais, 3393 Russes, 4913 Italiens, 300 Grees, 541 Luxem- bourgeois, 969 Espagnols, 1407 Suisses, Ivy Austro-llongrois, 1072 Allemands, sont à retenir, car aucun peuple, cela est certain, n'aurait exercé une attraction sem- rés, défenseurs de la propriété, de la religion, de l\u2019armée, de la patrie, ete?Les conservateurs prétendent que c'est parse qu\u2019ils ont plus d'abnégation que les chambar- dears, et il est opssible qu\u2019ils aient quelqu'un peu raison, mais les autres prétendent que c'est parce que leur soi-disant antipatriotisme est au fond plus patriote que le militarisme des sages, et qui sait s'ils ont tout à fait tort?Du moiuvs faut-il reconnaître 502 Turcs, 200 Américaïns; ces chiffre 592 8 s; ces es, que les juifs, que l\u2019on croyait parfois incapables de patriotisme, ont été parmi les plus ardents défenseurs de chacune de leur patrie adoptive (en Allemagne les plus constituent un ensemble d'insuccès pénibles pour nos ennemis.Ces échecs seront suivis d'autres plus graves qui peut-être seront l'origine de la défaite décisive qui duit être infligée à l'Allemagne sur son propre territoire.Mais, dès à présent, tous les alliés ant prouvé qu\u2019ils se sont pénétrés de cette absolue nécessité que partout l'ennemi doit trouver en face de lui la résistance d\u2019un groupe d'adversaires résolus à le battre par tous les moyens.Elle sait, maintenant, que la mort est vaincue; blable, méme pour une cause aussi juste bruyants pangermanistes, Harden ct Tas- Elle vit, à jamais, par ceux qui l'ont vêcue, tion universelle de ses nationaux lui au- - .que la nôtre.Pourquoi cela, sinon parce son, sont israclites) et ceci devrait reeti- & Belle Heure défiant la lyre et le ciscau! Et, refoulant des pleurs indignes de leur gloire, Au rythme seul des coeurs battant vers la victoire fille berce ses morts du chant de leur ber eau FRANCIS VIELE-CRIFFIN.LE LIVRE DU JOUR Le docteur Gustave Le Bon et son opinion sur les causes de la guerre De l'immense production historique, phi- lisophique ou politique qu\u2019a déjà suscitée la guerre, l'essai du Dr G.Le Bon émerge comme un phare éclairant au loin une mer brumeuse, \u2014 Ce n\u2019est pas que je nie le mérite d'un grand nombre des écrits publiés sur les événements en cours; mais la plupart d'entre eux sont fragmentaires, mieux intentionnés que documentés ; plus passionnés que perspicaces, plus hâtifs qu'intuitifs, ou encore trop dominés par le souci de justifier une politique ou une philosophie.Le livre du Dr Le Bon atteste la maîtrise d'un esprit que les événements n\u2019ont pas surpris et qui a su garder intactes ses rares facultés d'analyse et de synthèse.Ce travail d\u2019ensemble sur la guerre, élaboré dans l\u2019espace de quelques mois, apparaît comme une entreprise unique.L'avoir menée à bien cons- litue une gageure ajoutée aux paradoxes que ce livre propose à notre curiosité, \u2014 J'ajoute que ce travail intéresse tout particulièrement le philosophe; car ce sont moins les événements de la guerre que l'auteur se propose d'étudier que les phénome- nes psychologiques dont sa genèse et son évolution restent enveloppées.M.Le Bon appartient à la lignée des historiens psychologues ; il croit avec T'aine que le racine des grands événements est toujours un caractère de peuple et que l\u2019histoire se ramène à la psychologie.Les diverses forces économiques, forces militaires, forces politiques, sc trouvent finalement transformées en forces psychologiques.C\u2019est donc à ces dernières que toutes les autres se réduisent.Iles directives de la psychologie de M.G.Le Bon sont trop connues pour que je les rappelle longuement ici.Aussi bien me faut-il pas voir en celles d\u2019arbitraires postulats a priori, mais des principes empiriques résumant une masse considérable d\u2019observations historiques et politiques.La principale de ces directives réside dans la distinction des cinq catégories dk forces qui engendrent les événements humains ct des cinq logiques: biologiques, affective, mystique, collective, intellectuelle, qui régissent les divers cycles de l'activité humaine.-\u2014 La logique rationnelle règne d'une façon exclusive dans le laboratoire du savant; mais elle n\u2019exerce qu'une faible influence sur la conduite des individus ct des nations.Ce sont surtout des éléments affectifs, mystiques et collectifs qui conditionnent leur activité.Sans 1a connaissance de ces éléments, il serait impossible de comprendre la vie des peuples.La raison n'oriente que bien ra- memenit leurs pensées et leurs aktions.L\u2019Wistorien rationaliste \u2018explique les faits par l'influence des idées, par le dévelop- pemient normal des institutions, par le jeu des intérêts, par les combinaisons préméditées des hommes d'Etat et des diplomates.Ce sont li, d'après M.Le Bon, des explications incomplètes; les grandes dominatrices de l\u2019histoire sont les forces biologiques : da faim, le besoin facteurs mystiques, créateurs des illu-! sions qui font vivre l'histoire et auxquels, en «lépit du préjugé homaisien, l'huma- nit¢ ne fut jamais plus asservie que de nos jours.Est-ce à dire que M.Le Bon dénie toute influence à l'ntelligence dans l\u2019évolution historique ?Non, mais cette influence est tres lente, En réalité l'intelligence prépare lentement les changements qui, à la longue, trans- fermeront nos âmes, mais son action immédiate est très faible.Fort peu de choses peuvent être changées par elle brusquement, Si l'on voulait rechercher les antécédents de cette conception qui domine toute l\u2019oeuvre de M.Je Bon, on pourrait citer les noms de M.Ribot, qui a réhabilité l\u2019affee- tif dans la psychologie générale; de Taine \u2014 le T'aine de l'Ancien Régime et lu Révolution, \u2014 admirable analyste des forces collectives qui entrent en scène aux jours de crise et changent .ours de l'histoire ; du génial comte de Gobineau \u2014 soigneusement laissé dans l'ombre par les adeptes de la sociologie intellectualiste \u2014 et qui a mis en parallèle, d\u2019une part, la faible influence des idées, des institutions, des bonnes ou des mauvaises moeurs, et, d'autre part, l'influence primordiale, prépondérante de la race.Mais laissons ces généralités et passons aux applications à la guerre.Les directives de la psychologie de M.Le Bon le conduisent à concevoir d\u2019une façon particulière les causes soit lointaines, soit inimédiates de la conflagration curopéenne, De là un certain nombre de paradoxes ou rectifications d'erreurs courantes qui dominent cette philosophie de la guerre.En ce qui concerne les causes lointaines, le paradoxe essentiel de M.Le Bon consiste à qualifier d'imaginaires des causes généralement considérées comme réelles ou objectives.Cette ce qui concerne l'efficacité psychologique de ces causes, En cffet, suivant la remarque de l'auteur (p.88), les causes les plus \u2018imaginaires ne sont pas les moins efficaces quand on les envisage comme mobiles d'actions.\u2014 L'une de ces causes imaginaires est la prétendue surpopnlation de l\u2019Allemagne.M.Le Bon discute cette opinion : Si celte conception était juste, l\u2019émigration allemande s'accroîtrait tous les jours, alors qu\u2019au contraire clle a diminué au point d'être devenue fort inférieure à l'éniigra- tion anglaise.Et non seulement il n\u2019y a pas surpopulation en Allemagne, mais depuis sa transformation industrielle, on peut dire qu'elle manque de bras.À de certains moments, clle est obligée de faire venir plusieurs centaines de milliers d'ouvriers étrangers: Îtaliens, Croates, ete, pour les travaux des récoltes et des mines.D'ailleurs y eût-il en chez elle surpopulation, l\u2019Allemagne n'aurait eu intérêt à la guerre que si les pays voisins avaient in- distinction, d\u2019ailleurs, importe assez peu en|, raient bientôt permis de réaliser sans lutte ce qu'elle n'obtiendra jamais par la force après cinquante ans de bataille.\u201d la question des causes immédiates de lu guerre est généralement moins diseu- tée que celle des causes lointaines.Ici encore M.Fe Bon prend le contrepied de l'opinion courante, Cette dernière consiste à admettre que l'Allemagne a profité du premier prétexte venu pour déclarer une guerre désirée ou même qu\u2019elle a provoqué ce prétexte.Ir forme popu- Laire, romantique et un peu mélodramatique de cette conception est ta thèse du complot, du guet-apens mis au point par l'impérial protagoniste du drame, Guil- taume HI, à qui l'histoire sera en droit de lancer l'apostrophe du poète des Châtiments: C'est la date choisie au fond de ta pensée, Prince.Une variante de cette thèse, variante que des esprits informés et avisés n\u2019ont pus dédaigné le prendre à leur compte, admettrait meme deux complots; le pre- mior gui daterait de l\u2019entrevue au château de Konopicht entre Guillaume et l'archidue Frangois-Ferdinand (12 juin 191,4) aurait échoué par suite de l\u2019assassinat de l'archidue à Sérajevo, ce qui aurait contraint Guillaume 11 à \u201ctout recommencer\u201d et à dresser un nouveau plan qui devait aboutir à l'ultimatum à la Ser- bic.\u2014 On sait que l'explication de M.Te Mon est tout autre.M.Le Bon rappelle qu'on ne saurait trop dissocier deux choses: Quelles furent les causes préparatoires du conflit actuel pendant les cinquante dernières années ?Première question.Qui voulut la guerre pendant la semaine des pourparlers diplomatiques?Autre question.\u2014 Ces deux questions sont de très inégale importance.Tes documents diplomatiques représentent a simple relation des cfforts accomplis pour éviter la chute de la goutte d'eau qui tôt ou tard devait faire déborder le vase.Ta vraie question ne consiste pas à savoir qui versa cette goutte d\u2019eau, maïs hien ce qui avait rempli peu à peu le vase.\u2014 Cette distinction bien établie, M.Ie Bon croît qu'à cete question: Qui a voulu la guerre pendant la semaine des pourparlers diplomatiques ?l\u2019historien qui se fonde sur la seule étude de la correspondance diplomatique sera tenté de répondre: Personne, Personne, en effet, ne l'a voulue; tout Ie monde la craignait et cependant clle éclata, donnant ainsi un mémorable exemple de l'impuissance des chefs d'Etat devant l\u2019en- grenaye des fatalités que créent les passions et les sentiments des hommes.Ces fatalités, ce sont les événements eux- mênies, une fois mis en mouvement; ou plutôt, comme tout se résout en termes psychologiques, ce sont des erreurs de psycho- logic: crreur de psychologie de PAutriche qui croyait que la Russie n'interviendrait pas à fond ; erreur de l'Allemagne qui croyait que la Russie et la France n\u2019étaient pas dans la disposition de faire la guerre ct aussi que l\u2019Angleterre n\u2019interviendrait en aucun cas; enfin les méfiances mutuelles de l'empereur de Russie et de l\u2019empereur d'AI- lemagne craïgnant l\u2019un et l\u2019autre d\u2019être devancé par la mobilisation du voisin.L'exposé de ces considérations remplit deux des chapitres les plus passionnants du livre.Maintenant l'exposé de M.Le Bon est-il aussi probant qu'il est émouvant ?Ne reste- til dans l\u2019esprit aucun doute?Quelques puinis obscurs subsistent.Par exemple, si l\u2019empereur d'Allemagne était persuadé à ce points de la faiblesse et de l\u2019impréparation de la Russie et de la France, comment re- doutait-il à ce point d'être devancé par la mobilisation russe?\u2014 M.Le Bon nous dit que l'Allemagne, vu l'état de prospérité de son commerce et de son industrie qui lui que notre pays a toujours ¢té le champion du droit et de la justice, le défenseur des nationalités, le héraut de la liberté, de l\u2019égalité, et de la fraternité ?Ces idées-la, il est facile de les bafouer, et on peut même ajouter que ce n\u2019est pas le renfort de quelques \u201cH ony a pas plusieurs fronts, il n\u2019y en a qu'un seul\u201d, disait ces jours derniers M.Briand aux journalistes italiens.C'est une vérité que certains n\u2019ont pas encore com- plétement reconnue.If ne puraît done pas mutile d'y insister.Mais s'il n'existe qu\u2019une seule ligne de bataille, où les deux groupes ennemis luttent face à face, cette ligne se divise en secteurs qui, pour n'avoir pas tous une égale importance, n\u2019en exerceront pas moins sur le résultat final une influence que les circonstances et les conditions de la guerre déterminent et peuvent modifier.Parmi tous ces terrains d'opérations, celui de l'Orient excite en ce moment un vif intéret, TAllemagne a acheté les services de la Turquie et de la Bulgarie.Elle a cherclié, dans les Balkans, par un coup de surprise, la victoire qu\u2019elle ne pouvait rencontrer ailleurs.Lentreprise a échoué grà- ce à l'expédition de Salonique, et celle-ci restera l'honneur du gouvernement français pourparlers diplomatiques.En ce qui concerne cette période, l'interprétation de M.G.Le Bon est probablement la vraie.L'intérêt psychologique de cette question surpasse d'ailleurs son \u2018intérët historique : Nul ne souhuitait la guerre, et cependant clle fut déclarée par l\u2019empereur d\u2019Allemagne.Il en porte donc a responsabilité; ct c'est seulement au point de vue psychologique qu'il est intéressant de montrer qu'il ne la voulait pas.L'espace nous manque pour suivre dans le détail la dynamique psychologique klont M.Le Bon a posé les principes.À propos du facteur biologique de da race, un pourrait rappeler les vues de M, Le Bon sur l'incompréhension mutuelle des peuples de races différentes et sur l'impossibilité psychologique de l'internationalisme.On pourrait aussi rappeler quelques-unes des lois de la logique affective, celle-ci par exemple que M.Le Bon emprunte au formulaire d\u2019Hippocrate et qu'il transfère du médical au psychologique : Duobus doloribus simul abortis, vehemen- tior obscurat alterum.De deux haines qui surviennent simultanément dans une ame, la plus forte annule l'autre; principe qu\u2019il applique aux divisions intestines de la France et de l\u2019Angleterre, lesquelles cédèrent instantanément devant la haine plus forte de l'agresseur.\u2014 On pourrait rappeler aussi les vues sur les variations de la personnalité: sur l'apparition de personnalités nouvelles en temps de guerre; sur le rôle des erreurs de psychologie dans la genèse des é- vénements; sur le rôle de de l\u2019imprévisible en histoire.Une conséquence théorique de la systématique de M.Le Bon me paraît ê- tre la dépréciation de l'histoire rationaliste, des idéologies intellectualistes.Une autre conséquence, d'ordre pratique celle-là, se- raît, pour parer aux mauvais tours toujours possibles des imprévisibles fatalités, de s'assurer toujours d'un surcroît de puissance, d\u2019une réserve de force supérieure aux disponibilités requises par les nécessités prévisibles.(Du Mercure de France.) Pour tirer la Ville de l'ornière, s'il fier bien des idées.Ce que les grincheux reprocheront désormais aux juifs, ce sera peut-être d'être trop chauvins! Tit le fait est qu'on peut manquer de tact, même en patriotisme.(Du Mercure de France.) DANS LES BALKANS qui l'a organisée, en dépit des oppositions qu'elle soulevait au dehors et dans le pays méme.l'initiative française a jeté le trouble dans le canp ennemi.Elle a été l'origine de la coordination des efforts des Alliés qui vient d'aboutir à la création de la conférence de Paris, Elle aura été le point de départ d'actions communes dont on verra le développement progressif.Enfin le cours même des événements semble devoir déterminer dans la péninsule balkanique une situation dont l'importance apparaît avec une évidence croissante, La Roumanie, dont les conceptions d'avenir ne peuvent admettre ni une hégémonie bulgare dans les Balkans, ni une victoire des empires centraux, trouve dans l'accroissement de nos forcés à Salonique un encouragement à sa résistance aux pressions germaniques.la Grèce commence à se Pour tirer la Ville de l\u2019ornière, s\u2019il est encore possible, c'est une Enquête Royale qu'il nous faut.Citoyens de Montréal, réclamez, réclamez tous à grand cris une Enquête Royale! 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