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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 6 septembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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Références

L'Action, 1913-09-06, Collections de BAnQ.

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[" sue ANNÉE.\u2014N° 126 a TOUS LES SAMEDIS \u2019Actioi Toumbé dèssus |! Esc \u2026 rasas lous! (CYRANO) 6 SEPTEMBRE fot3.LE NUMERO: CINQ Sous | PAR AN: DEUX DOLLARS SAINT-GABRIEL, 72 = P | ; Téléphone: Main 6736.DIRECTEUR : JULES FOURNIER | MONTREAL 7 Rie Avocats, juges, fonctionnaires publics, gouvernement méme, Si} cn faut croire le compte-rendu unanime des journaux, Li population des Cantons de \"Est a fuit au citoyen Thaw, en ces deux dernières semaines, un accueil qui Jaisse Lun dans l'ombre les témoignages d'admirstion décernés, dans le même temps.à lord Ilaldane et à maître Labori par fap pulation de Montréal.Qui done a prétendu que l'enthousiasme chez nous se mourait: ans et duvantage.nous n'avions assisté à pa- Jamais assurément, depuis cent reil spectule : jamais chef politique ou militaire, jamais martyr des libertés publiques n'avait été, au Canada, l'objet de pareilles manifestations.Ses admirateurs le poursuivent de leurs ovations jusque dans le prétoire, et ses gardiens, à l'issue des séances, sont obligés de l'emmener par des portes à la foule en délire qui voudrait le porter en triomphe sur ses épaules.dérubées, pour le soustraire Un seul courrier lui apporte jusqu'à cent cinquante lettres de sympathie.bien comptées ; à] reçoit chaque jour tant fleurs qu'il ne sait plus où les mettre; enfin, de nous avons tous lu dans les journaux cette nouvelle: des personnes avi- sees, avant d'aventure pu mettre la main sur les habits du grand homme, arrache tous les boutons, en ont et voilà que l'on se dispute aujourd'hui à prix d'or, comme des reliques, ces souvenirs d'un nouveau genre.Quant aux représentants de l'Etat de New-York, qui osent bien réclamer la déportation de ce grand homme, il faut voir l'indignation qu'ils inspirent, ct comme ils sont traités.A Coaticonke, par exemple, \u201cmercredi soir (voir le Star de jeudi).M.Jérôme se cherchait en vain.pendant plus de deux heures, un abri pour la nuit: pas une hôtellerie, pas une maison de pension qui consentit à s'ouvrir devant lui.Tous ces faits n'ont hélas rien que de naturel.H! faudrait pour s\u2019en étonner ne pas beaucoup connaître le peuple, le bon peuple.Le bon peuple, le peuple qui lit les jour- Maux Jaunes pourrait-il en vérité se désintéresser du nommé Thaw?Réfléchissez-y Voici des gens qui, d'aussi loin qu'ils se rappellent, n'ont pas de plus grande jouissance intellectuelle (2) que de se passionner pour les histoires de crimes et de criminels; qui se délectent véritablement au récit copieux, circonstancié, minutieux des morts violentes: qui respirent chaque jour comme un parfum, dans les colonnes de la /'resse ou de la Patrie, l'odeur du sang caîlle\u2026 Vovez-les chez eux le soir, à l'heure où \u201cle journal\u201d arrive.Avee le reporter de la Presse ou de la Patrie, voyez-les se pencher, fébriles.sur les cadavres; la bouche serrée, le front, tendu, l'oeil ardent, Voyez-les suivre, pleins d\u2019une joie sadique, le dernier geste de l'assassin, le dernier spastne de la victime.Voyez-les, et dites si Thaw, assassin et fou par-dessus le marché, ne devait pas nécessairement exercer sur Ces gens-là une profoude attraction.un peu, = * +#* dans cette affaire de quelque chose de plus triste encore que l'attitude de la foule à l\u2019égard de Thaw.C'est l'espèce toute particulière d'intérêt dont ce répugnant individu est l'objet de la part des hommes de loi et des fnuctionnaires publics de notre beau pays.Faut-il montrer en effet tout ce qu'il y a de pénible dans le spectacle de cette dou- zame et demie d'avocats qui se pressent au- jourd'hui autour du prisonnier de Coati- cooke, pour lui vendre le plus cher possible les \u201cbons conseils\u201d qui lui permettront, Ron pas d\u2019éviter une condamnation, mais lout simplement d'échapper par subterfuge Aux gardiens qui voudraient le ramener à l'asile dont il s\u2019est enfui.\u2018aut-il montrer tout ce qu\u2019il y a de démoralisant dans le traitement d\u2019exception accordé par les autorités à ce fou sanglant, * particulièrement si l\u2019on rapproche de ceci l'histoire que nous racontait la Patrie voilà quelques jours : ll ya cependant, Sherbrooke, \u201cIl y a quelques semaines, disait le confrère, une pauvre jeune fille détraquée, venue d'Angleterre depuis quatre ans, fut déportée par le département de l'immigration, _en dehors même de la connaissance de sa famille, et renvoyée en Angleterre, où clle n'avait plus de parents pour prendre soin delle, \u201cCette jeune fille n'ayant tué personne, son cas était*au moins aussi intéressant que sera-t-il gent du fou aura suffi chez nous a tout acheter celui de \u201cThaw et cependant il a fait moins de bruit, \"Nous n'avons pas à nous prononcer, ajoutait la Patric, sur le cas de Thaw; ce oui lui adviendra hors de nos frontié- tes, ee qu'il deviendra nous est parfaitement indifférent.Mais ce qui nous importe, c'est que tout en respectant jusqu'en leurs deruières limites les droits sacrés du prisonnier de Sherbrooke, \u2018Thaw soit trai- 16 comme Un autre immigrant, comme l'a \u201cela Jenne fille pauvre dont nous parlons et dont le triste sort n'a pas ému la pitié des rigides fonctionnaires chargés d'appliquer les lois sur l'immigration.Si loi cette pertis la déportation de la jeune fille \u201cindésirable\u201d pauvre la justice, pourquoi cette rait-elle nécessaire dans le suns l'intervention de intervention se- cas de Thaw riche pour le déporter où le laisser en liber- Lu c.\u2014_ Tel n'est évidemment pas l'avis de Mai- tre Maréchal, avocat du gouvernement fédéral, qui déclarait hier, au dire de la Gu- = ESS - BF 58 c i Magnifiqu z RE je / ces de haut, reco J SK lant $18.00.: =i HONE Matelas \u20ac «AEH
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