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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 19 avril 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
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Références

L'Action, 1913-04-19, Collections de BAnQ.

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[" I que ANNÉE.\u2014N\" 106 -\u2014\u2014\u2014 \u2014 TOUS LES SAMEDIS Toumbé déssus ! Eecrasas lous | (CYRANO) mme ction LE NUMERO: CINQ SOUS PAR AN: DEUX DOLLARS | - a - = \u2014\u2014 A la maniere notaire Oscar Mayrand.Deux des rédacteurs de Veletion ont mal aux dents cette semaine.x x x Deux, pour un personnel comme le nope c'est beaucoup; nous dirions méme beaucoup trop.* x x \u201cMal de dents, mal d'amour\u201d, dit le proverbe.* ES * Un des pauvres malheureux est marié: l'autre, céhibataire endurei.Cette fois done, le proverbe s'est trompé.x kx Qui sait pourtant quels crimes, au prin- temps, l'amour ne peut pas commettre ?.« Le temps est plus douteux depuis vingt- quatre heures.De quoi demain sera-t-il fait?\u201c+ * Oicïe ! & * * Quand le Ion Dieu eréa les dentistes, il savait bien ce qu'il faisait! * x % Mais pour aller chez le dentiste, il faut en avoir le temps.les rédacteurs de l'Ae- tion n'en ont pas le temps.x % x M.Louis-Joseph Tarte veut déeidément nous arracher les $ M3000.En voilà un qui aurait besoin de se la faire extraire (celle qu'il a contre nous!) x xx Pour extraire les S45,000, Louis-Joseph ferait bien d'amener son dentiste.\u201c * * Qui sait\u201d c'est peut-être le mol air du printemps qui nous apporte tous ces maux.\u201c * = Après le mauvais temps viendra le beau temps, et après le beau temps le mauvais temps.Fn météorologie comme en tout le reste, plus ça change, plus c'est la méme chose, * x ¥ Si deux pls font un moins et deux moins font un plus, pourquoi deux maux de dents ne feraïent-ils pas un sourire?\u201cx % \u201cLaisse-moi contempler ton sourire!\u201d \u201c+ Là, maintenant, ce sacré printemps nous rend pratiques ! * * * \u201cSa Muse 1 abuse\u201d, comme disait l'autre, + + + Les riteaux sont plus heureux que nous: ils n\u2019ont jamais mal aux dents.* * + Après tout, pourquoi ne pas nous les faire extraire\u201d Napoléon 111 n\u2019a-t-il pas, lui aussi, perdu Sédan ?4 * + Ce qui nous fait hésiter, c\u2019est la peur de perdre nos dents de sagesse.* + * l\u2019ensez qu'il y a quinze jours que ça dure! LE Lt que ça pourrait durer encore quinze jours! x x x Et qu'en les faisant extraire nous deviendrons peut-être folichons comme des rédacteurs de la Presse! \u201c+ * My a de quoi rendre fou.\u201c+ + Nous pourrions continuer sur ce ton indéfiniment.ss »+s © Dieu merci! l'esprit de la Presse et le mal de dents ne sont pas incompatibles ! x x Et que sera-ce quand nous n\u2019aurons plus mal aux dents!!! : As = Ceux qui lisent la Presse pour sa rédaction dépensent sept sous par semaine (deux sous le samedi).S'ils veulent tous passer à l\u2019Action, nous leur donnerons, pour cinq sous, plus de réflexions sur la pluie, le beau temps, le mal de dents, et autres sujets idoines, que la Presse n\u2019en fait dans six numéros.* = = Us épargneront ainsi deux sous par se- Maine, * + =» Deux sous par semaine, cela fait un dollar par année.x x =x Un dollar par année: juste ce qu\u2019il faut Four appartenir à la Société Saint-Jean- Baptiste.de la \u201cPresse\u2019\u2019.Humblement dédié à M.le Ne tombons pas dans les personnalités: 1 le Mouton aussi a ses droits.- ok D'autant plus (ou d'autant moins) que HOUSs sentons venir une nouvelle crise.* x = Oiele! \u201c+ * Oleic! * x x Oieie! \u201c * % Oîele, tua mère! * + + Oicie, papa! * * x Ouf! ça va mieux.* * Xx Ah! maudit! v1à qu'ç'a recommence.* * + Oicle! * * =» Oiecie! x x x Ogle! % + + Oiete! \u201c x + Bon Dieu! ça va-t-y durer longtemps?NS * kx O)icie! x kk Ogi! x + tele! * x x Oicie! Oiele! Oiete! Oîeïe! = » CHieïe! * * » Oicice! x x * ice! x x + El maudit! que ga fait mal.» ° ® Oïcje ! * x x Crete! * * + COieie ! Oicie ! Oîete ! Oieie! Oicie! Ofete! * # + Odie! * * * Ohicie! Oiele! Oicie! Oieie! x * x Oleie! \u201c+ * Oieïle! Oicte! Oieïte! Oïcïe! £ * + Occ! Oiete! Oldie! Oieie! * + + Oieie! + + Civile! Oîeïe! Oîeie! Oïcte! % + * Once! Oicie! CHeïe! Ofeïe! x x + Oicie! x xk O)ieie! Oiete ! Oiieie! Oieie! Oicie! Oicie! x x x Oicie! * + + Odie! Oicie! Oieie! Oieie! Oidie! Oïcte ! * x x Oicie! * + + Oicie! Oicie! Oieie! Oieie! Nicie! Oicie! x x Oicie, oïcie, oïcie ! 1! x * * Qicie! Zit, Flite & Scie.P.-S.\u2014Absolument comme pour la Presse, on peut tout relire ceci à l\u2019envers, sans que le sens en souffre le moins du monde.Z, F.& S.l'honorable Jérémie Décarie était au bureau du gouvernement, ce matin.Il part ce soir pour Québec, où il y aura séance du cabinct demain.\u201d \u2014 La Presse, 15 avril.\u2014L'honorable Jérémie Décarie, qui ça peut-il bien être?.* + x La ville de Montréal est malade: (Du correspondant de la Presse) Québec, 17.\u2014 Le gouvernement provincial a nommé un remplaçant temporaire au recorder Weir, de Montréal, dans la commission des licences de la ville de Montréal, qui est malade.x * * Chargée de gaz par M.Rodolphe Le- mieux : Une bouée de Québec s\u2019est rendue jusqu'aux Nouvelles Galles du Sud.Douce milles en un an, c'est un fameux record.À Québec on ne fait jamais les choses à demi.(La Presse, 16 avril).DIRBOTBUR : le docteur Emile Legrain, ancien médecin de l'armée, lauréat de la Faculté de Médecine de Paris et de l'Académie de Médecine, membre de la Société Dermatologi- que et directeur de la Revue Médicale de l'Afrique du Nord, au cours d'un article intitulé Note de Médecine sur le pays des Kabyles, paru le 6 décembre 1912 dans l'Evangéliste, s'exprime comme suit : \u201cQuant à la tuberculose, c'est un fait indéniable que la tuberculose pulmonaire, qui etait rare parmi les indigènes jusque vers 1890, y devient de plus en plus fréquente.A quelle cause devons-nous attribuer cette progression?Dans la plupart des cas elle revet une forme subaigue; la maladie tue son homme dans l\u2019espace d'un an à dix-huit mois.11 existe certainement une cause générale qui, depuis quelques années, dispose l'organisme indigène à prendre la principale maladie de dégénérescence : la tuberculose pulmonaire.\u201cLa meme chose s\u2019est produite à certaines époques en divers pays; de nombreux et excellents médecins ont montré que l\u2019extension prise par la tuberculose pulmonaire a suivi de pres une ère de vaccination.Il est impossible de ne pas reconnaître que c'est vers 1895 que les populations indigènes, jusque-là peu ou pas du tout vaccinées, le furent completement.Ne devons-nous pas alors regarder la progression de la tuberculose pulmonaire parmi ces populations comme un résultat des multiples vaccinations et revaccinations auxquelles elles ont été soumises?Je le crois.\u201d Dans un discours prononcé pendant le Gième Congrès International de la Tuber- «ulose qui se réunit à \\Vashington à l'automne de 1908, le docteur Kitasato, représentant officiel du Japon et directeur de l'Institut Japonais pour la Recherche des Maladies Infectieuses, fit le significatif aveu qu'on va lire: \u201cLes statistiques prouvent que la tuberculose tend de plus en plus à se répandre à travers le Japon, les cas de tuberculose chez les enfants, qu\u2019on ne constatait que rarement dans le passé, ont notablement augmenté depuis une date encore récente.Cette observation est confirmée par les spécialistes des maladies infantiles.\u201d Au Japon, la vaccination obligatoire date 1876.Dans ce même discours, le docteur Kita- sato dit encore que, depuis 1890, les cas de tuberculose se sont multipliés d'une manière alarmante dans toutes les classes de la population japonaise.Cette date: 1800, correspond à l'introduction de la lymphe animale.L'augmentation est particulièrement marquée dans l'armée et la marine, où, comme chacun sait, nul n'échappe à des revaccina- tions répétées à la moindre alerte, et chez les jeunes enfants, qui, là comme ailleurs, sont la chair à vaccin la plus recherchée, Le docteur Kitasato n\u2019est pas un anti- vaccinateur, tant s\u2019en faut, II a au contraire pris la défense de la vaccination contre le docteur J.-W.Ilodge à la suite de l'écrasante attaque de ce dernier dans l'article The Failure of Vaccination to Protect from Smallpox in Revaccinated Japan, qui a eu un vif retentissement.de Moins perspicace ou moins libre de préjugés que le docteur Legrain, il se garde bien de rattacher à sa véritable cause la brusque expansion prise au Japon par la tuberculose.Mais comme il se montre im- JULES FOURNIER Tuberculose et Vaccination puissant à lui assigner une explication plausible, que d'autre part il est forcé d'admettre l'étroite coïncidence qui existe entre la ri pude progression du fléau et l'introdue- tion de la lymphe bovine, c'est-à-dire provenant de l'espèce animal la plus sujette à la tuberculose, son témoignage, venant après tant d'autres, constitue une précieuse pièce de conviction dans le procès fait à la vaccination comme propagatrice la blanche, de peste x * x IE me parait intéressant de rapprocher de tels faits l'augmentation notable des décès par tuberculose pulmonaire constatée à Montreal en 1912.D'après les statistiques vitales rendues publiques en janvier dernier, tandis que le taux de la mortalité générale, qui était de 21,19 pour 1,000 en 1911, ton bait à 19.99 cn 1912; que le taux de la mortalité parmi les enfants de moins de cinq ans s'abaissait de 33.09 à 49.92 pour 1,000 de lu mortalité totale, le chiffre des décès par tuberculose pulmonaire, de 737 qu'il était en 1911, passait à 805 en 1912, soit un bond de 21 pour 100 en une seule année.Le taux de la mortalité par la même maladie, qui était de 1.56 par 1,000 habitants vivants, est passe à 184, seit une augmentation de 18 pour 100.D'où provient done cette recrudescence au moment méme où se multiplient les oeuvres anti-tuberculeuses et où les conditions sanitaires de la ville sont devenues meilleures?Un seul fait en rend compte et c'est celui-ci.\u2014 À partir d'avril 1911 la vaccination a sévi à Montréal comme à aucune époque depuis 1885, particulièrement parmi les écoliers et les employés de toute catégorie.Comme la tuberculose, inoculée ou exacer- \u2018béc par le coup de lancette des vaccinateurs, eu d'une forme subaigue et met de douze à dix-huit mois à terrasser ses victimes, il s\u2019en suit que l'année 1913 a vu l'échéance du plus grand nombre des cas de cette provenance, De li ce ressaut surprenant de 18 pour cent, imprévu pour cinateurs exceptés.ll est facile de prévoir que le taux exceptionnel atteint en 1912 ne s'abaissera pas beaucoup en 1913, ni ménie en 1914, à raison du grand nombre de vaccinations et de re- vaccinations opérées en 1912 la conclusion à tirer de ce qui précède, t'est que toutes les oeuvres anti-tubereu- leuses : dispensaires, sanatoria, ligues, expositions pour le bien-être de l'enfance, n'obtiendront jamais que des résultats médiocres tant que les vaccinateurs resteront libres de polluer les organismes avec ce qu\u2019un médecin anglais appelle \u201cla quintessence de la pourriture animale et humaine.\u201d Tous les médecins admettent aujourd'hui que l'alcool, la misère, l\u2019insalubrité, le surmenage, les excès, que tout ce qui pollue le terrain humain et l\u2019affaiblit est une cause de tuberculose; un grand pas leur reste à faire, un pas décisif.Dans la lutte comre la tuberculose, ils sont condamnés à piétiner sur place tant qu'ils n'auront pas reconnu que le geste des vaccinateurs jetant à pleines mains dans les économies humaines des semences issues d\u2019ulcères, est un signal non pas de rédemption, mais de dégénérescence et de mort.\u2019 tous, les antivac- FERDINAND PARADIS.Dr SYIVIO ROCH.Lac-au-Saumion, le 14 février 1913.l'article qui paraît ailleurs sous ce titre, destiné à la Clinique, avait été accepté d\u2019emblée par le secrétaire de cette revue médicale et devait paraître dans la livraison d\u2019avril.Il était composé, et les épreuves corrigées, quand au moment de la mise en pages, c'est-à-dire à la dernière minute, il souleva dans le comité de rédaction une telle tempête, que le secrétaire crut devoir le retirer, bien malgré lui, soit dit à sa louange.Très intéressant au point de vue documentaire, sa lettre, ci-après reproduite, nous apporte les graves motifs du veto de ces messieurs du comité de rédaction.2 Montreal, \u201cDr Sylvio Roch, Lac-au-Saumon.\u201cMon cher Confrère, Votre article, fait en collaboration avec M.Ferdinand Paradis, et que vous trouverez ci-joint, a amené un échange d\u2019explica- avril 1913.tions avec certains membres de notre comité Ou l\u2019étroitesse d\u2019 esprit va se loger A propos de notre article : \u201cTuberculose et Vaccination\u201d de rédaction, et j'ai cru bon et plus prudent de le faire enlever à la dernière minute de la mise en pages de la.Clinique.\u201cOn m'a objecté: 1° Pourquoi l\u2019association de M.l\u2019aradis avec le docteur Roch?2° Que le fond de l'article est faux, attendu que le vaccin, aujourd'hui, est produit à l\u2019aide de mesures antiseptiques>et de surveillance qui en détruisent la toxicité; 3° qu\u2019un article semblable est mal venu au Canada, où la variole fait encore des victimes nombreuses, Enfin, je vous fais grâce de toutes les objections plus ou moins.\u201c\u201cvirulentes\u201d qui\u2018m\u2019ont été faites.\u201cJ'ai insisté, au nom de la liberté d'écrire, pour publier votre article, et deux confrères ont dit qu\u2019ils y répondraient et que vous seriez assez malmené.Devant cet argument comminatoire, j'ai cru qu\u2019il était prudent d\u2019enlever l'article et de vous en informer.Si vous persistez i vouloir qu'il passe, je l\u2019insérerai et je mettrai une note en-des- sous pour dégager la rédaction, et la polémique se fera entre vous et les contradic- teurs.EVE dr _ A ITE, \u201cJ'ai eru bon de vous demander quel était votre avis.\u201cCordialement vôtre, \u201cDr KR.VILLECOURT.* ll va sans dire que nous cussions volon- ces foudruyants contradicteurs ; c'est même uniquement pour en venir là que nous avons tenté d'avoir accès à une revue médicale.Telle est notre présomption, que sur ce sujet de la vaccination, la contradiction, d'où qu'elle puisse ve- mr, ne nous fait pas peur, tiers croisé le fer avec fût-elle même soulevée par un Sévérin Lachapelle où par une Lachapelle plus huppé encore, le propre président du Conseil d'hygiène de la l\u2019rovin- ce de Québee et l'inspirateur de la loi de vaccination obligatoire dont nous jurissons, Nous avons tout de même décliné l'offre du docteur Villecourt de faire paraître l\u2019article à une date ultérieure, parce que nous croyons que le comité de rédaction, plutôt que de courir le risque de nous pulvériser, nous eut charitablement refusé encore ung fois, à la dernicre minute, son imprimatur.Un bref examen des trois objections rapportées plus haut ne manquera pas, croyons- nous, d'intérêt.1\u201d Pourquoi l'association de M.Paradis au docteur Roch?Sauf erreur, cela signifie que, pour faire cause commune avec un homme aussi ignorant que le nommé Ferdinand Paradis\u201d {style médical d'en bas de Québec), il faut d'avoir nul souci de la solidarité et de la cignité professionnelle.Mais, qu'on le sache bien, c'est le travail persévérant d'ignorants comme ce nommé l\u2019aradis, aidés de médecins aussi peu soucieux que le docteur Roch de la solidarité professionelle, qui achèvent de tuer la vaccination en Angle- bien des habitants de ces pays.2° Le fond de l'article est faux, attendu que le vaccin, aujourd'hui, est produit à l'aide de mesures antiseptiques et de sur- Veillance qui en interdisent la toastité.Je ferai connaître, quelqu'un de ces jours, et dans tous les détails, comment se fabrique le vaccin, Disons en attendant qu'on ne saurait parler sérieusement d'antiseptie à propos d'un produit recueilli sur le ventre de veaux qui, comme les autres veaux, vivent dans des écuries, avec tout ce que ces lieux comportent d'inévitable malpropreté.Des gens décorés du titre de professeur ont ffirmé, sans rire, que \u201cla glycérine (qui sert à diluer la \u201c\u201clymphe\u201d) détruit tous les microbes vulgaires tout en conservant la (Vicolas).la vérité est que la glycérine ni aucun autre \u201cdiluant\u201d employé n'a pour effet d\u2019atténuer, si peu que ce soit, la nocivité des germes étrangers ; que, si ceux-ci ne prennent pas plus de développement dans le médium de culture qu\u2019est lu glycérine (car c'en est un), et s'ils ne donnent pas lieu à plus d'accidents, cela est du uniquement à la basse température à laquelle le vaccin est conservé, ainsi que l'ont démontré des expériences très soigneusement conduites, Au reste, le vaccin antivariolique craint à ce point le contact des antiseptiques, que sur l'enveloppe des paquets de vaccin on peut lire qu\u2019il faut se garder d'employer des antiseptiques pour préparer la surface à vacciner.ll ne se rencontrera pas moins des quantités de Nicolas pour affirmer que la glycérine a assez de savoir-faire pour discerner entre le germe de la vaccine et les autres germes infectieux, savoir-faire que les plus grands savants n\u2019ont pas, attendu que le microbe de la vaccine n'a jamais pu être identifié.3° Qu'un article semblable est mal venu au Canada, où la variole fait encore des victimes nombreuses.virulence du vaccin Ce qui revient à dire, conune réponse aux arguments apportés dans notre article, que, füût-il prouvé que la vaccination est la cause que la tuberculose fait annuellement dans la province des milliers de victimes, il n\u2019en faudrait pas moins continuer à vacciner, attendu que la variole est encore la cause d'un décès de temps à autre.Un ignorant comme Ferdinand Paradis peut s\u2019imaginer qu\u2019entre deux maux il faut choisir le moin- dire: dans la confrérie des vaccinateurs on cst apparemment d\u2019une autre opinion.Des revues médicales qui se publient dans la province, la Clinique est reconnue comme la plus indépendante, la moins inféodée à unc coterie ou à une doctrine, celle, en un mot, où le dogmatisme a le moins de prise.Et cependant on refuse d\u2019y laisser discuter une question de la plus haute importance pour la santé publique, dans la crainte que des médecins n\u2019en prennent occasion pour sc former une opinion qui ne relève plus de l'enseignement officiel et orthodoxe.On peut juger par là de l\u2019étroitesse d\u2019esprit qui règne dans nos autres revues médicales.FERDINAND PARADIS.terre et en Ecosse, et ce pour le plus grand.19 AVRIL 193 MONTREAL 323, Rue SAINT-DENIS, 333 Téléphone: Est 1678 la fascination \u2014\u2014 lorsque le législateur a prescrit la publicité des exécutions capitales dans l'espoir d'efirayer les criminels, il a fait preuve d'une pauvre psychologie, L'homme a peur de la mort, c\u2019est entendu ; l'homme est un animal raisonnant, c'est con- BU; ads sa raison ne règle pas ses actes; même l'instinet le plus naturel et le plus fort, l'instinct de conservation, ne l'arrête pas au bord du péril: au contraire, le \u201cdémon de la perversité\u201d le pousse vers l'abime.Rien ne l'attire autant que ce qui l\u2019épouvante.Quelles fautes, quelles folies ne sont pas commises tous les jours par des individus qui n'y ont point d'intérêt, qui n'y trouvent guère de plaisir, mais qu'enivre la certitude d'un terrible risque! Si la justice les saisit brutalement, ils se passent la main sur le front, comune au sortir d\u2019un rêve; pendant qu'un magistrat leur demande: \u201cPourquoi avez-vous fait cela?\u201d ils se posent eux-mêmes la question: \u201cOui, pourquoi?pourquoi ai-je fait cela?\u201d Is n\u2019avaient pas envie de le faire; ils l'ont fait, contraints par une force mystérieuse que nos pères appelaient le Diable, que nous ne savons plus comment appeler, mais qui nous domine : par l'attrait de la chose interdite, par l'attrait du danger, par l'attrait de la perdition.Ah! oui, eachez la guillotine! Elle n'in-s tinnde pas les crintinels ; elle n'intimide pas meme les honnêtes gens ; elle les fascine.Au sortir des hécatombes révolutionnaires, les auteurs du Code pénal auraient dû le savoir.Je me rappelle une nuit de juillet, en 1891, où la foule parisienne se rassasia d'émotions tragiques.C'était un dimanche, et c'était la fète de Saint-Mandé; une collision se produisit sur la ligne de Vincennes; trois wagons chargés de voyageurs furent écrasés et brûlés ; quarante-trois personnes périrent sur le coup, Une centaine d\u2019autres ne valaient guère mieux; on déserta les chevaux de bois et les bastringues pour ce beau spectacle, que des torches éclairèrent jusqu'au petit jour.l'récisément, on décapitait, ce matin-là, deux assassins, place de la Roquette : les curieux se rendirent en masse du lieu de la catastrophe au lieu de Ia double exécution.Des flonflons, des cris, des lu- micres, du sang, de la mort, on n\u2019en avait jamais eu pareil régal en quelques heures, L'homme ne peut penser à la mort sans cffroi; mais ne la lui faites pas voir, ne la lui faites pas flairer: car il est tout de suite en proie à la fureur de tuer ou à la fureur de mourir.\u201cNous sommes tous fous\u201d, déclarait gravement un avocat général, devant la cour d'assises de la Seine.T'antot notre folie affecte des manifestations bouffonnes, et tantôt une forme sinistre.A Rome, quand la civilisation fut aussi.avancée qu\u2019elle est aujourd'hui chez nous, les scènes de carnage devinrent la passion du peuple, Les meilleurs souverains, Trajan, le grand politique; Titus, délices du genre humain; les citoyens généreux et riches, faisaient périr dans le Cirque des milliers de gladiateurs pour obtenir les suffrages du public: dix mille d'un coup pour célébrer la défaite des Daces, près de vingt mille dans un combat naval sur le lac Fucin ; de simples particuliers sacrifiaient tous les mois cing cents esclaves pour un petit divertissement de quartier.Aussi, quand on crut arrêter par des supplices le progrès de la secte chrétienne, on échoua pitoyablement.La vue des martyrs déchirés par les fauves, (gorgés, violés, rompus, écartelés, rôtis à petit feu, suscitait en foule d\u2019autres mar- lyrs.\u2026.\u2026.\u2026.Au moyen âge, la cruauté des juges ct l'ingéniosité des bourreaux surexcitèrent Ja témérité des malfaiteurs ; les extraordinaires incriminations de sacrilège, d\u2019hérésie, de sorcellerie et les tortures atroces que subissaient les condamnés multiplièrent à l\u2019infini les blasphémateurs, les hérétiques et les sorciers, 11 y avait une émulation entre les tourmenteurs ct les victimes.Les meurtriers et les sorciers venaient se dénoncer eux- mêmes quand la justice trop lente exaspérait leur impatience.Une multitude de gens qui n\u2019avaient tué personne et qui n\u2019avaient jamais évoqué Satan se dénonçaient comme meurtriers ou commie sorciers, affamés de supplices, ambitieux de finir sur le \u2018chevalét ou sur le bûcher.passion de la mort, enflammée par les exécutions publiques, livra d'innombrables malles magistrats.Le Parlement de Toulouse rétiques et sorciers d\u2019une seule foufnée; Jusqu\u2019 en plein dix-huitième siècle, cette heureux à la barbarie de ces autres aliénés,.envoyait dans les flammes quatre centahhé- (Voir la siite-en dernière * page Bu.i \"ace L'ACTION La question d'Alsace-Lorraine Un remarquable article de M.Lichtenberger dans l\u201d\u201cOpinion\u2019\u201d\u2019 Il y a peu d'années encore, la question d'Alsace-Lorraine apparaissait principalement, dans les milieux intellectuels, humanitaires ct français, commie une occasion de déplorer les violations du droit des peuples à disposer de soi.Voluntiers l'assimilait-on à la question de Finlande où à celle de Polo- gue.Et je sais des hommes de pensée élevée et de coeur excellent qui arriveraient mal à concevoir pourquoi nous tenons cette identification pour une impiété, une erreur de lèse Alsace et de lèse patriotisme.Questions d'Alsace, de Finlande, de l\u2019ologne, autant de compartiments d'une vague dette flottante de l'humanité, prétexte inépuisable à congrès, à envois de questionnaires, à échanges de vues, et dont au surplus la liquidation était ajournée, il allait de soi, an surlendemain de l'avénement universel du pacifisme.Il y a quelque temps que nous avons changé tout cela, Et quand je dis nous, je vise immense majorité de ce qui pense et de ce qui sent dans notre pays.L'été dernier un journal eut l'idée, d'une opportunité discutable, d'ouvrir une enquête sur les chances d'un rapprochement \u201cintellectuel\u201d fran- co-allemand.ll reçut des réponses significatives, M.Louis Havet s\u2019'exprimait dans des termes que n\u2019eût pas désavoués Maurice Barres, Son cas est celui de la généralité des intellectuels.L'attitude de la masse n\u2019est pas moins nette.On peut même penser que, depuis quelques mois surtout, la question d'Alsace est presque exagérément tombée dans le domaine public.I est des blessures qui, füt-ce dans les meilleurs intentions, demandent à n'être cffleurées qu\u2019avec des ménagements infinis Néanmoins sachons préférer des suffrages trop bruyants à des sympathies trop discrètes, trop planétaires.Si même certaines outrances nous paraissent inopportunes, réjouissons- nous de voir chez nous prévaloir le point de vue \u201cnational\u201d sur le point de vue \u201ceuropéen.\u201d Ce n\u2019est pas à dire que celui-ci soit négligeable.ll convient de noter avec sympathie et avec intérét, même quand leurs conclusions ne sont point exactement les nôtres, les études que le problème alsacien suscite en dehors de nos frontières.Ja menace que le militarisme allemand fait peser sur l\u2019Europe entière, la tension périodique depuis quelques années des relations franco- allemandes, le réveil antigermanique de la jeune Alsace, le sursaut de notre propre patriotisme, autant de phénomènes qui intéressent, qui passionnent même hors de France.J'ai pu personnellement constater en Angleterre aussi bien qu'en Pologne, en Norvège aussi bien qu\u2019en Suisse, qu'aux veux d\u2019une élite dont le nombre va grandissant, la question d\u2019Alsace-Lorraine demeure un des points critiques, je dirais volontiers le point critique essentiel de la politique contemporaine.ll n\u2019est pas jusqu\u2019à la guerre des Balkans qui ne lui ait valu un regain d'actualité en démontrant l'impossibilité, füût-ce au prix d\u2019une oppression séculaire, de fonder quelque chose de stable sur une conquête militaire qui ne se double pas d\u2019une assimilation.* x x L'un des témoignages les plus topiques d'un état d'esprit international que nous n\u2019avons pas le droit de dédaigner nous est fourni par le livre récent de M.Novicow: L\u2019Alsace-Lorraine obstacle à l'expansion allemande.\u201cRusse par son père, écrit M.Charles Richet, Grec par sa mère, ayant) vécu en Italie ct en France, connaissant parfaitement I'allemand, Novicow n'a jamais de parti pris en faveur d'un peuple ou d\u2019un autre.1l s\u2019est toujours mis du côté de la justice.Il fut un internationaliste parmi les internationalistes.Parlant d\u2019ailleurs avec la même facilité le français, l\u2019anglais, l'allemand, l\u2019italien, le grec, le russe, il con- .naissait la littérature de tous les divers pays, B Nous nous dispenserons de I'analyser.Tes faits et les arguments sont connus, Nod et il étendait sa pensée au-deld des fron- tiéres de sa patrie.Il se qualifiait lui-méme fièrement et justement d\u2019Européen.Antina- tionaliste convaincu, féministe ardent, pacifiste, libre échangiste, matérialiste résolu au point de vue économique, M.Novicow voyait l\u2019avenir du vieux continent dans la constitution d\u2019un fédéralisme appelé à faire tomber les barrières économiques et milis taires des nations.Dans cette Europe de demain, le rôle de la France lui apparaissait considérable.Pour lui notre Europe est probablement celle que fondera l'Univers éultivé ; notre mentalité, une des plus lumi- fieuses, est appelée largement à prévaloir.\u201d Mais en scrupuleux internationaliste M.No- vicow se défendait de toute partialité à no- \u2018 Îre endroit.C\u2019est:au point de vue-européen, : Cest même au point de vue allemand qu\u2019il s'est placé pour écrire le livre dont.il corri- - -geait-les derniéres épreuves Quand la mort ; Ta enlevé it Lya quelques mois.* .Ce tyre, constitue, pour moi, un.réquisi- oire fuliminant contre le régime de la paix armée sous lequel vit l\u2019Europe- d'aujourd'hui: : -Jectéurs savent-la lourde charge économique nancière: que.constituent.-pour - Cross militaires.| \u2018Ce n\u2019est.pas en ce moi rdassionision avo Et tit Pentretien -et l'accroissement de sed entiique.nous \u2018pouvons: en .méconnaitre- 1 fgime- quelle.est-la cause?rfi prendre contre M.Novicow la défense de l'Allemagne, nous ne sommes pas convaincus qu'elle soit seule responsable du retard apporté à la constitution de la \u201cfédération européenne.\u201d En pacifiste impénitent, M.Novicow fait bon marché des causes profondes qui semblent devoir maintenir encore - pour quelques années au moins! \u2014 la personnalité jalouse des nations, Mais, ces réserves faites, reconnaissons qu'il démontre, avec une verve et une vigueur incontestables, que l'état d\u2019'infériorité déterminé par le traité de Francfort et par la politique impérialiste de l\u2019Allemagne est la véritable cause de cette fièvre de surenchères militaires dont la fin logique est sans doute une conflagration générale.Avec ingénuité il nous fait toucher du duigt combien l'Allemagne elle-meme malgré sa victoire est punie d'avoir abusé d'elle.\u201cLa perte de l'Alsace-lorraine, écrit-il, a fait un tort considérable à la France, mais elle ne l\u2019a pas abaissée.La conquête de l'Alsace-Lor- raine a abaissé l'Allemagne parce qu\u2019elle lui a fait mépriser le droit et adorer la force brutale.\u201d C'est un Italien qui constate son affaissement intellectuel depuis quarante ans, \u201cl'Allemagne, note M.Olivetti, subit certainement une profonde décadence dans tous les champs du connaissable.Elle manque absolument de toute marque de supériorité.\u201d Sa civilisation a perdu de son prestige; aux Etats-Unis, les Allemands \u201csont considérés comme une population de second rang; ils passent après les Anglais et les Français, tenus pour des races aristocratiques, s'il est permis de s'exprimer ainsi, pour des races supérieures.\u201d Ce n'est pas seulement la force morale de l'Allemagne qui est diminuée.Sa prospérité matérielle et nationale elle-même reçoit le contre-coup de la défaveur mondiale qui l'environne.Perdant de sa séduction, de sa considération, de son pouvoir d'assimilation, elle voit de toutes parts restreindre ses champs d'expansion.Principale responsable de \u201cl'anarchie internationale\u201d dont souffrent tous les pays, l'Allemagne en est donc également, malgré les apparences, la principale victime, Sa prépondérance par la force, dont elle s\u2019est assuré la puissance subtile, est peu de chose auprès de la prépondérance qu\u2019elle se fût acquise en Évitant de traîner derrière soi le \u2018boulet alsacien\u201d et en devenant de par son énorme développement pacifique le suzerain véritable de la \u201cfédération européenne.\u201d + = De cette situation dont la prolongation est impossible quel est le dénouement?Il n\u2019en est pas d'autre que la solution équitable du problème \u2018d\u2019Alsace-ILorraine.Avec une clairvoyance qu\u2019il faut souligner, M.Novi- cow montre l\u2019impossibiHté pour la France, quoi \u2018qu'elle fasse, de diminuer la tension curopéenne.Le voulüt-elle, il lui serait impossible de donner l'assurance qu'elle abandonne \u201cpsychologiquement\u201d l\u2019Alsace- Lorraine.Elle n'a aucun moyen de témoigner d\u2019une façon incontestable qu\u2019elle accepte dans sa conscience le traité de Francfort qu'elle observe -avec correction depuis quarante ans.Quoi qu\u2019elle fasse, l\u2019Allemagne restera défiante et l\u2019Europe en armes, jusqu\u2019à ce qu\u2019à un état de choses créé par la violence succède un état de choses con- forine à la justice.Il n\u2019appartient qu\u2019à l\u2019AI- lemagne de dissiper le cauchemar qui pèse sur l'Europe et sur elle-méme.Qu\u2019un plébiscite accordé à l'Alsace dans des conditions à déterminer, permette aux Alsaciens- Lorrains, conformément à leurs droits imprescriptibles, de choisir eux-mêmes leur destinée.Leur décision quelle qu\u2019elle soit devra être acceptée par les deux nations.Faisant disparaître entre elles, toute cause de haine, elle scra le signal décisif de l\u2019apaisement, de la diminution graduelle des armements et enfin de l\u2019acheminement des peuples vers cette fédération européenne où ils doivent paisiblement cohabiter.\u2018l'elle est la thèse, telles sont les conclusions de M.Novicow.ll nous paraît 'oiseux-d'en discuter spécu- lativement la valeur.Contentons-nous, envisageant les choses politiquement, de deux observations.La première c\u2019est qu'il ne semble pas, à l'heure actuelle, que la situation indiquée par de sympathique sociologue ait la moindre: chance de succès.Sans doute certains hom-i \u2018mes politiques allemands peuvent recon-| naître que l'Allemagne digère l\u2019Alsace plus; difficilement \u2018que l'on ne pensait et parfois! regrettent à part eux-mêmes que l\u2019on n \"ait| pas signé en 1870 un \u201ctraité de Ferriéres\u201d, au lieu\u2018d'un \u201ctraité de Francfort.\u201d On nous; rapporte \u2018des boutades de l\u2019empereur lui- même, qui-donnent à croire:que de temps en; temps-au moins il en-a le sentiment.L'autre] Jour, dans une réunion organisée à Paris par: le Sillon, un jeune Allemand \u2018appartenant à la social-démocratie a pu déclarer: \u201cJe vous accorderais satisfaction si la majorité de l\u2019Alsace-Lorraine demandait à être fran- caise.\u201d Ne nous faisons pas d'illusion sur la portée de ces manifestations.\u201cAu-dessus de tous les traités passent les droits des nations, \u2018Sont contraires aux droits reconnus.par: Fhumanité et nuls, par conséquent, mo+| les traités qui disposent d\u2019une nation contre son gré.\u201d Il semble que ces déclarations de E|1\u2019Allemagne de '1806-soient trés loin de la mémoire de celle d'aujourd\u2019hui.Jusqu'à tinue et elle continuera à estimer qu\u2019il n'y a pas de question d'Alsace-Iorraine, et elle se tient ussez satisfaite de son développement depuis 1870 pour porter, en somme, allègrement le harnais sous lequel M.Novi- cow voulait lui démontrer qu\u2019elle plie.Au mois d'octobre dernier, c\u2019est une assemblée pacifiste elle-meme qui a rappelé à Heidelberg à M.d\u2019Estournelles de Constant que le traité de Francfort supprimait toute possibilité de désunion pour les provinces annexées devenues parties intégrantes de l'Empire.Un de nos compatriotes interviewait naguère le Berliner Tayeblatt sur ces possibilités, moyennant certaines concessions coloniales notre part, d'obtenir pour l'Alsace non pas un plebiscite, mais la neutralisation.le journal radical lui répondit qu'à elle seule une proposition officielle de ce genre constituerait un casus belli.Jusqu'à nouvel ordre, tenons done les conclusions de M.Novicow, commic toutes autres du même genre, pour pure utopie, Il sera temps en France d'examiner ce qu'elles ptuvent valoir en clles-memes le jour où, de l'autre côté du Rhin, quelqu'un les formulera.Pour le présent, souhaitons que nos compatriotes ne s\u2019y abandonnent pas ct ne témoignent pas ainsi d'une singulière méconnaissance de la réalité.# + * de {ne saurait nous déplaire, en revanche, de voir l'opinion étrangère se préoccuper, de plus en plus, de la question d'Alsace- Lorraine et témoigner qu'elle en mesure la gravité.Sans doute convient-il à ce sujet de ne se faire aucune illusion.Ce n'est pas la sympathie platonique d'une élite européenne qui nous rendra les Fille était acquise aux Doërs au moment de la guerre du Transvaal et, de nombreuses années avant celle des Balkans, elle déplorait la situation des chrétiens de Macédoine, Mais sans doute que sans les baïonnetles bulgares et les canons du Creusot, elle laisserait encore aujourd'hui à la \u2019Furquie le statu quu territorial.Il n'est pas cependant entièrement indif- férent d'avoir pour sui le suffrage de cette opinion curopéenne en formation ct de constater que les revendications silencieuses de la France sont liées par elle à celles de la justice.Nous qui nous enorgueillissons d'identifier l'expansion française avec celle d'une équité plus haute, présidant aux relations des hommes comme a celles des na tions, nous ne tenons pas pour négligeables de tels suffrages.Et sans faire trop de fond sur la justice immanente, nous sommes fiers que, dans toutes les langues de l'univers, elle parle pour l\u2019Alsace.J'ajoute qu\u2019il est encore plus utile qu'en même temps que l'Europe s'aperçoit que les revendications de l\u2019Alsace-Lorraine sont justes, clle s\u2019aperçoive qu\u2019elle souffre clle- même, Europe, de l'injustice dont l'Alsace- Lorraine fut victime.Peut-être la revision du traité de Francfort n\u2019entraiînerait pas, après soi, le baiser Lamourette universel.Suns cette revision, pas d'atténuation sérieuse à espérer au régime des relations internationales, L\u2019égoïsme de l\u2019Europe, avide de tranquillité, s'agite en faveur de l\u2019Alsace à la voix de l'humanité.En un temps où la situation politique générale est si profondément troublée, il n'est pas mauvais que ces peuples et leurs chefs aient ces constatations devant les yeux.l\u2018ormulées par des étrangers, clles en acquiérent plus de raleur et ne coûtent rien à notre dignité.Enfin, pour terminer, répétons encoru unc fois que, selon l'aveu même de M.Novi- cow, pacifiste notoire, la l*rance ne peut rien faire en faveur de l\u2019Europe, rien faire pour la paix de demain.I ne lui appartient pas dc demeurer l'arme au pied dans cette veillée des armes, de plus en plus lourde pour tous, qui, en même temps qu\u2019elle punit notre imprévoyance de 1870, châtie l'Allemagne de l'abus de sa force et l\u2019Europe de sa lâcheté.Attendons.terres annexées.André LICHTENBERG L\u2019Apothéose \u2014moe SER, Jeanne, la bonne Lorraine, connaitra tous les triomphes dans le ciel et sur la terre.Il est bien juste que celle qui fut à la peine, soit enfin à l\u2019honneur.La béatifiée d\u2019hier sera canonisée de- mein, Rome s'apprête à lui dresser des autels, Avant le 8 mai, très probablement, la Vierge guerrière, en qui s\u2019incarne le patriotisme français, aura pris rang dans la glorieuse phalange des saints.Elle portera l'auréole et les fidèles allumeront devant ses images une foison de cierges.C\u2019est M.l'abbé Hertzog, le très fin et très érudit procurateur de la congrégation de Saint-Sulpice, qui est chargé de plaider la cause de la Pucelle en cour de Rome.L'avocat du diable se trémousse fort, il est vrai, et tâche à démontrer, que Jeanne manqua d'héroïcité parce que la pauvre fille signa peut-être au cimetière Saint-Ouen son abjuration qu\u2019elle rétracta aussitôt après.Mois \u2018il aura beau faire, M.l'abbé Hert- 20g gagnera la partie.Ainsi sera réalisé le voeu de Voltaire dont ôn nt connaît guère que les petits vers po- lissons de Ya Pucelle, mais qui admirait néuyel ace :son- 9 ensemble elle con- pourtant.I'héroine et qui, dans son.-Bssoi- 2 A sur les Mocurs, écrivit ces lignes prophétiques: \u2014-Ses juges firent meurir par le feu celle qui, ayant sauvé son roi, aurait cu des ~utels dans les temps héroiques on les hom- i en clevaient à leurs libérateurs.x x x Voilà pour le ciel.Sur terre, une autre apothéose se prépare.Jeanne d'Arc fut souvent célébrée par les peintres, les sculpteurs et les poètes.Dernièrement encore, notre tragédienne nationale, Mme Sarah Bernhardt, avee génie notre héroine nationale.Ce n'etait rien encore.nouvelle : incarnait Voici la grande M.Edmond Rostand, chantre incomparable de Cyrano et de l\u2019eliglon, a mis sur le chantier une tragédie de Jeanne d'alre.Dans les loisirs que lui laissent les répétitions de la Porte-Saint-Martin, il y tri vaille avec enthousiasme; nous applaudirons certainement le nouveau chef-d'neu- vre avant quinze où vingt ans, (Du Cri de Paris.) Les élections de la Saint-Jean-Baptiste J'ai complètement refusé de n'oceuper des élections de la Saint-Jeun-Baptiste, Ceux qui me demandaient mon opinion recevaient Mon cher si on vous demande pour qui je vote, VOUS direz que vous ne le savez pas.l'rocedé qui a pour résultat de décourager jes ennuyeux et de faire rire les gens d'es- tous cette délicate réponse: - monsieur, prit, Au lieu de consacrer mon temps à des discours pour où contre le papa Beauchamp, pour où contre le papa Dan:lurand, j'ai, tous ces temps derniers, tendu visite aux amis qui, comme mot, aiment le caline et lu paix.Ensemble nous flänions le long des rues noires de foule où nous lisions des ouvrages intéressants en nous communiquant parfois nos impressions, C'est ainsi que louis me disait l'autre soir: \u2014- Men cher, je trouve un réel plaisir aux affaires depuis que j'ai fan la connaissance de J.-1.-D.Légaré, qui ost vraiment un courtier d'immeubles prudi- gieux.-\u2014 Rue Saint- Jacques, 11 Main 6620.; téléphone : \u2014\u2014\u20140 Mangez des raisins ! 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