L'Action, 22 février 1913, samedi 22 février 1913
[" v nai TT nT AC DAC TOUS-LES SAMEDIS Toumbé dèssus ! Escrasas lous! (CYRANO) 1Q CI RN OTR ar \u2019 2; LE NUMERO: CINQ SOUS PAR AN: DEUX DOLLARS R7 Nu \u2014 DIRECTEUR : JULES FOURNIER | gration fra | MONTREAL 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone: Est 1678 TEXTE DU RAPPORT DE M.OLIVAR ASSELIN AU MINISTERE DE L\u2019INTERIEUR (Sade de la semaine dernières H one trappartenait pas de remettre en question la valeur du colon belge ou français au Canada après ce que les fonction- paires de l'Immigration en ont dit en diverses occust MS.Votre prédécesseur, M.Smartt, dans sen rapport de 1907 que \"les agrieul- teurs Érançais et belges sont parmi les moeil- leurs que l'on puisse faire venir au Canada.\u201d M.j.-Ubed.Smith, aujourd'hui votre agent general en Angleterre, mais alors commissaire de l'émigration à \\Vinnipeg, et, en cette qualité, préposé à l a direction et i la surveillance des ¢migres dans les provinces de l'Ouest, cerit en 1907 : \u201cLa grande majorité des emnigrés Érançaus et belges sont des agriculteurs.Ces colons sont très industrieux el réussissent très bien.\u201d On lit dans un rapport antérieur de M.Smith: \u201cLe fait saillant de année a Qé Parrivée d'un grand nombre de Français accompagnés de leurs familles.Je suis heureux de rapporter que nous aVoils put assurer a tous de l'ouvrage à de bons salaires.lls ac- cepient volontiers le travail qui leur est offert, particulièrement de leurs compatriotes, ct ils sont impatients de gagner et de mettre de coté l'argent nécessaire pour s'engager dans des opérations agricoles à leur propre compte.Je suis heureux de dire que partou: dans le Canada occidental le Français et lu belge réussissent fort bien.L'éner- gle et l'industrie qu'ils montrent dans tous leurs ouvrages caractérise leurs opérations agricoles.\u201d Le stüccesseur de M.Smith à \\Vinnipeg.M.J-fFiruce Walker, ancien en Angleterre, écrit en 1909 : ngent général \u201cLes émigres français et belges arrivés ici l\u2019année dernière étaient d'une très bonne classe; comme c'étaient presque tous des agriculteurs, ils se sont Mis en service dans des fermes vu ont pris des terres pour leur propre compte.\u201d Le meme fonctionnaire dit en 1911, parlant des émigres français, Lelges, suisses, allemands et scandinaves, dans l'ordre indiqué : en \u201cCes gens sont au-dessus de la moyenne (unusually good class), et montrent un gout très prononcé pour l'agriculture.\u201d Que pourrais-je ajouter à cela, si se W'est que les agriculteurs belges et français, par leur connaissance approfondie de la culture rotative (mixed farming et soiling), se- Font particulièrement-précieux dans un pays comme le Canada occidental, où l'exploita- fon du sol a été jusqu'ici toute rudimentaire, ct que les artisans français et belges, les plus habiles, les plus industrieux de l'Europe entière, seraient pour notre jeune industrie, surtout dans l\u2019Ouest, Un appoint inestimable ?.\u20140\u2014 Situation économique et sociale de la Belgique et de la France LA BELGIQUE Avec une population de près de huit millions et un territoire grand comnie certains comtes du Québec, la Delgique a une seule colonic, dont toute la population blanche ne dépasse pas quinze cents âmes, après Une des entreprises de peuplement et d\u2019 exploita- \u2018tion les plus intelligentes et les plus persévé- : rantes des \u2018temps modernes.J'ai rencon- \u201ctré à Anvers, en- route pour Harwich, un ; : jeune Belge qui allait, comme renrésentant : d'une maison de commerce \u2018liégeoisc.s\u2019éta- \u201cBir au Katanga, présentement la \u2018seule région du Congo belge habitable par la race : blanche.Ce j jeune Homme se rendait à Har- » Wich par bateau ; de Harwich à Southamp- \u201cton par chemin de fer; de Southampton au - \u201cCap par bateau, du Cap à Broken-Hill par chemin de fer, en passant par Boulouvayo ; de Broken-Hill- au Katanga en charrette a ufs \u2014 soit, .avec une demi-douzaine de \u201ctransbordements, et tantôt en bateau, tantôt \u20acn cheminde fer, tantôt en charrette à boeufs , un voyag :de.cing semaines, coil- déclare ; tant, ch seconde partout, si ce n'est dans la charrette à boeufs, quatre cents prrstres.Jl aurait pu par Suez cl orientale, mais ses patrons, tout fait, n'y avaient pas vu d'économi\u2019e, bien de gens du peuple passer l'Afrique compte Com- - domestiques, pe- Uts paysans, artisans, ouvriers, tächerons,- peuvent se payer le luxe d'un voyage de cing semaines et de quatre cents piustres pour tenter, ct tenter seulement, d'améliorer leur sort?N'esteil pas evident que l'impossibilité virtuelle de revenir en cas d'in- succes emptchera toujours l'émigration de ces différentes classes, sans lesquelles aueu- Le Congo sera peut-etre une jour accessible à l'activité des races blanches, ne colonisation serieuse n\u2019est posible?-\u2014 iol ue, meme en Delgique, plusieurs en dontent, - mais i semble que pour le préseut les fonctionnaires de la métropole et les travants pouvent seuls v trouver leur Le gros de l'emigration belge à lheur: actuelle se dirige sue le nord de ia F Gn cstbaie que chaque année plus de cant mile lrlges traversent la frontiere pour aller tra- viëller à ki mtoisson dans la provrice jran- coute, Fanice.qadse.La plupart sans doute reviennent au pros, mais il en reste des milliers en l'tan- «6, el dans des aepartemenus où 030 scule- tient la terre coûte beaucoup plus cher que partout au Canada sauf le voisinage innné- dial de nos grandes villes, mais où, l'attachement au sol étant beaucoup plus fort que chez nous, il est, méme à prix plus clevé, plus difficile d'acquérir des domaines de quelque étendue.Le jour est proche où la Belgique, malgré un régime économique ct institutions sociales qui fort que Je paupérisme est chose inconnue en ce beau pays, he pourra plus nourrir toute sa population, quoi qu'elle fasse, et devra se resi- gner à voir partir chaque année des dizaines de mifle de ses enfants pour l'étranger.Tous les hommes dirigeants que j'ai rencontrés étaient d'avis que le Canada pour- ruit facilement attirer la plus grade partie de cette émigration.Le comité dit d'Expansion mondiale, sicgeant à Mors durant l'exposition de Liège, en 1905, én.it le voeu que la jeunesse belge se dirigeät de préférence vers notre pays.Dans les écoles commerciales supérieures, telles que l\u2019Institut Saint-Ignace d\u2019Anvers, on enseigoe déjà, et fort convenablement, la géographie et l'histoire du Canada.des [A FRANCE Avec une population moins dense, une natalité à peine égale à la mortali.é, un service militaire plus exigeant, la Frince diffère encore de la Belgique en ce qu'elle ne manque pas de territoires coloniaux et qu'elle-même à Lesoin de main-d'oeuvre agricole.La différence n\u2019est cependant pas aussi grande qu'elle lc paraît de prime abord.De ce qu\u2019un pays comme la France a toujours eu ct aura toujours besoin de main-d'ocuvre sur un point quelconque de son territoire ct dans l\u2019une quelconque de ses industries, cela ne veut pas dire qu\u2019il\u2018 puisse, ou même qu'il doive, retenir de force ses habitants; même en Angleterre \u2014 pays qui, à tout prendre, s'en trouve bien\u2014 l'émigration est vivement combatine par les grands agriculteurs ; je vous réfère là-dessus au témoignage de M.John McLennan, aujourd'hui agent 4 Birmingham et qui écrivait le 31 mars 1911 d\u2019Aberdeen, où il était alors stationné: \u201cQuelques ans des grands agriculteurs et des grands patrons d'industrie s\u2019opposent à notre propagande.\u201d Le désir, je devrais dire le besoin de propriété \u2014 qui ne peut sc satisfaire nulle part mieux que dans les colonies, -\u2014 est peut-être le trait caractéristique le plus prononcé du Français.En France comme ailleurs, les sacrifices de plus en plus grands imposés au contribuable, c\u2019est-à-dire, en définitive, à tous, pour le soutien des institutions civiles et militaires, font naître chez un grand nombre l\u2019idée de rechercher ailleurs un régime politique plus propice à l'effort individuel.Enfin, dans un gouvernement aussi fortement centralisé ct aussi dominé par les idées, il y aura tou- jours une partie de la population qui ne pil canadiennes, dont Tane, la CPR.Co, à pourra s'accommioder des théorics sociales ou religieuses des hommes au pouvoir.Que gcc.La son service toute une armée de conicren- Aux instituteurs, ministre: du cul- le l'rançais ne se porte pas davaittage vers pre «t particuliers qui veulent faire des conses propres colonies, doive étonner : la chose n'a rien qui cférences sur le C pendant que, au Canada, surtout dans le Canada central, conununément appelé l'Ouest canadien, l'exploitation agricole est profitable dès la premicre année, dd.Canada, l'on fournit gratis les
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