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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 25 janvier 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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Références

L'Action, 1913-01-25, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 LE NUMERO: CINQ SOUS PAR AN: DEUX DOLLARS a pm Toumbé dèssus ! Escrasas lous ! (CYRANO) re DIRECTEUR : JULES FOURNIER LETTRE DE PARIS Madame Madeleine - M.Edouard Montpetit - M.Olivar Asselin - Madame Madeleine se dépouille de plus en plus de ce ton conventionnel, mignard, léger, que l'on rencontrait dans ses premiers écrits.Elle brûle ce bois vert et dédaigne les éclats d'artifice dont elle sembla friande jadis Une flamme plus nette, plus pare, monte de ses productions; il y a moins de fumée répandue sur les objets où s'exerce son imagination.Telle page s\u2019anime comme un paysage lavé, et les pensées, les images, se groupent en séries aimables, souriantes.Rien n'est supérieur à la vie pour nous délivrer de nous-mêmes, de nos défauts, maladresses, hésitations.À moins que lc temps ne passe Un peu contraire: alors, s\u2019il brise ou renverse, c\u2019est pour élever des dieux étranges, des divinités qu\u2019élisent lc caprice, la misère de l\u2019ame ou le dégoût des hommes.On n\u2019a pas tout dit sur la hétise humaine, et le secret de tels tarissements trouve en clle des explications décisives.Certains hommes étaient nés bons, enthousiastes, fiers de comprendre ct de sentir qui se refusent maintenant à cel exercice Hs nicut! 1s nient encore parce qu\u2019ils n\u2019ont plus la force d'aimer; et la fée noire les a enveloppés du deuil éternel de lcur coeur.Madame Madeleine n\u2019a pas cessé d'être attendrie par le spectacle de la terre ct ce nous est un charme de la voir penchée sur la douleur, faisant office de bonté, éparpillant ses mots, le trésor renouvelé de ses con- solafions, Madeleine! Jamais l\u2019accent de sa pitié ne crie ou grince; jamais on ne suspecte les larmes qui tombent de ses yeux.Ce n\u2019est pas à cause d'elle que l'on déclarera la guerre à la sensibilité.Et puis, une femme qui abdiquerait la royauté de son coeur nous semblerait une reine déchue, une sacrifiée à des forces étrangères.L'auteur de /.e long du chemin demeure dans la vérité d'elle- même: clle en est récompensée par l'attirance de son oeuvre; nous saisissons le courant d'humanité dont ce livre se rehaus- Se; nous croyons découvrir, au milieu de telles compositions que lui suggéraient le moment, l'heure, un mélange heureux d'art et de vie.Félicitons-la de ne pas s\u2019énerver dans des exaltations inutiles, de descendre vers ceux qui souffrent sans que l'humanitarisme ne montre ses cornes.Que de notations délicates et de nuances d'âme qu\u2019une femme seule peut ramasser en gerbes! -Et pour peu que les pages se déroulent sous nos doigts, de petites scènes d'âme s'offrent à votre étude, es visages féminins crispés et douloureux apparaissent; ailleurs, des silhouettes orgucillenses de l'homme, toujours si fat, si plein de lui- même, si profondément égoiste.Toute une humanité, quoi! ct qui se range à côté de celles qui sont com:ues ct que relie une même parenté d\u2019esprit ct de sentiments Ces hommes, ces femmes, ont été coudoyés par vous et par moi.Madeleine nous a livré leurs tourments, leurs angoisses, le drame de leur existence.Derrière les mots et les phrases, le rire ou la mélancolie de Madeleine se laissent apercevoir.Une ame fine.susceptible d\u2019être -Émue, de traverser les motifs les plus divers de | impression, de trembler ou de se fondre! \u20acn admiration ct en tristesse; un esprit qui , .Souvre, comprend et dirige les gestes le la -Main ; ct par-dessus tout cela, leur donnant Une unité de sympathie, de modération clair- \"Voyante, de bonté exillée, Madame Made- deine entière, telle que la connurent les jeu- Nes gens enthotisiastes qui se lancèrent \u2018ans l'illusion, armés du sourire venu de ses lèvres, contents du témoignage généreux Jailli de son coeur et de sa plume.On la trouve toute en ces pages, et cc West pas choquant, car une déesse attentive \u201cprit soin d'orner son talent de spontanéité et de pudeur, Quel plaisir de savoir la chroniqueuse de la Patrie anti-féministe, pour un homme qui voudrait marier sa nourrice! Cet homme, dénonçons-le: c\u2019est moi! Nous voulons d'une femme qui passera son temps à nous aimer et à nous faire-de la soupe.Ne me Parlez pas de ces femelles qui ne sont autre chose que des directeurs de conscience.La vilaine espèce! Une bonne femme Me causera beaucoup plus de bonheur qu\u2019une Jeune fille ayant fait ses études chez les Dames du Sacré-Coeur.Je ne serais nulle- Elle pleure Lien, cette mudame , M.Guy Delahaye ment honteux de la femme qui m\u2019aimerait Je la voudrais vêtue de blanc ou de noir, sans bijoux, simple, détestant l'horrible mode et (cela, j'y tiens) laissant à la porte de ma maison les imbéciles ct ces mon- breux messieurs qui se présentent à toute heure du jour pour examiner l'état de notre coscience.Je n\u2019imagine pas la maison d'un homme intelligent transformée en forum où entrent femmes, députés, sénateurs, moines, notaires, abbés, journalistes, ctc., cte.Non, très non.Mon idéal serait complet si ma future épouse, excédée par les visiteurs, daignait leur jeter de l\u2019eau sur la tète.J'adorcrais cela.Madeleine ne prêche nulle part un tel ten- versement de la société et des usages reçus Son anti-féminisme n'a pas été fabriqué pour un vicux garçon dégoûté.Elle se contente de ramener la femme à son foyer, où elle la déclare reine pleine de charmes et de bontés.Elle bâcle à l\u2019usage des gens bien ct de tous ses lecteurs un code de morale chrétienne d'où le sourire n\u2019est pas absent.Madeleine veut de la santé, de la joie, au sein des familles.Elle a horreur des familles tristes.Et c\u2019est à peu près tout le livre, du moins l'essence du livre de notre chroniqueuse.11 ne fatigue pas les yeux ni l\u2019esprit; il est charmant, ailé, femme.x + ¥ Ou cpuise miaï les éloges que mérite le distingué professeur de l\u2019École des Hautes Etudes et de l\u2019Université Laval, M.Mont- petit.Bien avant d\u2019avoir vécu en France, il apportait dans ses conférences le soin et la correction qui devaient lui constituer au- jourd'hui, dans les chaires où il enseigne, une sorte de maîtrise.; Quand il inaugura à Montréal ses cours d'économie politique, les assistants nombreux qui étaient allés l\u2019écouter et l'applaudir avaient eu l'impression nette que quelque chose de nouveau s\u2019était opéré à l\u2019Université.Pour la première fois, an monsieur canadien s\u2019exprimait en français; nos orcilles n'étaient plus accablées de l\u2019un de ces terribles jargons si florissants encore parmi ceux qui ont charge d'instruire la jeunesse.C'était nouveau.Séduits, charmés, les auditeurs nourrissaient leurs applaudissements d'enthousiasme.Après un séjour en France, cette impression heureuse produite autrefois a dû se renforcer, et le charme de sa parole se doubler d'un nouvel éclat.Nous n\u2019avons garde d'oublier que, le jour où les délégués de France-Amérique visitèrent Montréal, M.Montpetit honora la Province de Québec par son éloquence et sa distinction.Avec quelques autres hommes remarquables, il nous empêche de haïr entièrement notre pauvre époque de cabotinisme, de honteuse politicaillerie, de bétise confite.A l'Université, il fait figure d'homme au milieu des glaudinards repus, des veaux bélant un latin estropié et des épiciers mués en professeurs de droit, de notariat et de médecine.Il empêche que tout l'effort des Sulpiciens ne soit subordonné au derrière émerveillé de M.Pangloss.M\u2019as-tu-vue ou aux glapissements de Balthasar Paturot, le fréra de Jérôme.Parce qu'il est là avec quelques autres exceptions, l'Université Laval n\u2019est pas précisément une boîte infecte, une odieuse fabrique de médecins, de notaires, d'avocats ou plutôt elle n\u2019est rien que cela ; et l'influence d'un Montpetit, etc, est étouffée par d'autres.Les nombreux imbéciles qui proclament que le Canada cst le premier peuple de la terre peuvent flatter leur chauvinisme stupide et se donner l'illusion facile d\u2019une supériorité qui n\u2019apparaît ni dans la philosophie, ni dans les lettres, les arts, la sculpture, la poésie et la musique.Et quand, des hommes pourraient réaliser des réformes nécessaires, on les éloigne, on s\u2019en débarra- se, ou bien encore on stérilise leur action par des bassesses sans exemple, sans nom Je crois que c\u2019est de l\u2019histoire toute récente, et on peut à bon droit penser qu\u2019il s'agit de personnes qui demeuraient à Montréal.Il y a des gens qui se sentent heureux à condition de s\u2019entourer de toutes les médiocrités d\u2019un régime, d\u2019une congrégation, d\u2019une société.Mais ces intérêts supérieurs que vous en faites?pansues.livres de M.Arthur Savaéte (1), qui sont demeurés sans réponse et qui constitnent un merveilleux itistrument de travail.Si vous croyez qu'il est possible d'arrêter le rire, vous avez mal lu.M.Montpetit présente le livre de Madeleine avec beaucoup d'allure et d\u2019expression heureuse.On y devine la tenue d\u2019un normalien, laquelle ne va pas sans richesse d\u2019esprit et de tour dans la pensée.Chose sûre Si M.Montpetit nous donne un livre, nous y retrouverons les meilleures qualités qui ornent ses articles et nous permettent de le goûter en le lisant.M.Edouard Montpetit défie à l\u2019avance nos éloges.Si son bon goût le poussait à quelque protestation, nous sommes convain- CUs que nos exagérations même auraient chance d'être justes.* * ¥% M.Olivar Asselin.en parler avec impartialité ct autrement qu'en écoutant battre son coeur?Nous sommes un de ceux qui virent le beau miracle de la rue Sainte T'hérèse, les campagnes ardentes, les vendredis de fièvre et les samedis sans feu ct sans pain.Si nous nou- vions avoir la faiblesse de regretter nos illusions, il nous viendrait bien quelques remords en les voyant se lever dans notre mémoire, belles et pures comme le matin.Et si le destin nous assignait un rôle douloureux, ce sera quelque chose que d'avoir senti passer le vent dans nos chevelures et livré nos âmes aux caprices de la chimère.Notre fierté sera satisfaite si cle recoit le téme» gnage que nous n'avons pas commencé à vivre d'une façon vulgaire.Cela nous permet déjà quelque dédain.Dans une préface ironique, mordante à la façon d'un acier fin, le fondateur du Nationaliste nous fait souvenir qu\u2019il est un des écrivains les plus originaux du Canada- français.Les livres du Crédit Métroroli- tain, Limitée, malgré toute leur malfaisance, n'ont pas réussi à tuer le publiciste.Sa uis- sance échappe à toute prison : veut-elle se manifester, elle éclate aux yeux de tous, agrandie même d'un feu sombre dont je ne peux dire tout le prix.La préface qu\u2019il a écrite pour le livre de M.Delahaye renferme des qualites d\u2019ironie, de finesse, de couleur \u2014 et de celles des grands jours d'autrefois.Elles laissent supposer jusqu'où serait allé le magnifique talent de ce journaliste si des destins contraires ne l'avaient rejeté dant le flot bana' de la vie.T1 y a conservé néanmoins l'horreur de la médiocrité, de ce qui est bas et vil, le goût de l\u2019audace et de l'aventure intellectuelles.La vie, les hommes, le troupeau des bétes ne parviennent jamais à détruire le jet initial d\u2019une âme, Remettre un homme dans son atmosphère essentielle, c\u2019est lui restituer ses mots, ses gestes, la voix qui l\u2019a servi jadis et qui, dans d'autres âmes ouvertes, a projeté le sentiment de leur valeur intime, de leurs virtualités os- sibles.Alors, la figure se recompose.le regard reprend sa chaleur , la bouche son éloquence perdue: ce n\u2019est plus l\u2019homme comme tout le monde, c'est l'homme personnel qui ressaisit son empire déserté et qu'\u2019acclament ceux qui demeurèrent fidèles à son souvenir.Graces soient rendues à M.De- lahaye, qui voulut arracher du silence où il se mure un homme qui passionna notre jeunesse et donna à nos rêves des visages souffrants ct ironiques.Notre Assclin re- wit! Et son cerveau avec son coeur gardent le méme rythme de vigueur et de force.Il n\u2019a plus le droit de se taire et espérons qu'il mettra le mot final à des livres qu\u2019il peut nous donner.Sous des apparences anarchiques, M.Guy Delahaye cache un sens de l\u2019ordre qui le tient à la borne des grands poètes.Je serai franc de dire que sa personnalité poétique me semble assise, inattaquable.Malgré les protestations que souleva Les Phases ct l\u2019intervention scandaleuse du poète Lozeau qui, jaloux de sa domination littéraire, s\u2019en vint avec de la belle assurance affirmer que M.Delahaye n\u2019était rien moins qu\u2019un poète symboliste, il s\u2019est rencontré quelques Canadiens pour opposer résistance à la 1age mesquine de l\u2019auteur de l\u2019Ame Solitaire.\\Vraiment, ce monsieur dépassait les bornes.(1) Les voix de l'abime, 6 vols.Paris, librairie Savaète, .rue Malebranche.dont vous avez la bouche pleine, qu'est-ce la vérité?La vérité?On se joue la comédic à soi-même: l\u2019Empire, Dieu, les hommes se trouveront bien, si d\u2019abord les petites vanités sont ivres et ll ne faut pas trop secouer cette ques- tion-là : on en verrait sortir quelque serpent.Ah! nous sommes documentés, depuis les Celui-la, comment, matin aura été traversé de soleil; et notred N'avait-il pas parlé d'un \u201ccommencement d'aliénation mentale\u201d?Pour un artiste qui, durant dix ans, s'était famitiarisé avec la poésie française, cet accès de mauvaise humeur ne laissait pas d\u2019être ridicule.Du moins, l'attitude manquait de pudeur.Nous le disons aujourd'hui, depuis que M.Jules Fournier, notre directeur, a fondé un journal où toute opinion honnéte trouve moyen de s'exprimer.Nous le disons avec notre franchise habituelle, peu soucieux du déplaisir qu'elle pourra causer, uniquen:ent préoccupé de vérité littéraire Si notre langage surprend, nous avertissons le lecteur que nous ne faisons pas partie de l\u2019archiconfrérie des critiques québecquois et mon- tréalais \u2014 de ces terribles messieurs qui se haïssent tous ensemble (tradition! tradi tion!) et qui n\u2019ont rien trouvé de mieux sur terre que de faire.en rond en se léchant mutuellement les pattes.(2) On a bien prétendu que M.Albert Lo- zeau s'était créé une manière personnelle, une physionomie à part dans la littérature.Une foule de vicilles filles le croient et nous en sommes heureux.Mais rien n'est plus faux.Charles Guérin, Georges Rodenbach, André Rivoire, Albert Samain, Jacques Normand, ete, etc, out profondément déteint sur l'auteur du Miroir des Jours.Et cette influence qui est visible n\u2019empêche {pas M.Lozeau d\u2019être souvent un bon poète.Il est cependant bien inutile, comme tente de le faire M, Edmond Léo, d'amener toute la faveur des lettrés sur la tête de M.Lozeau aux dépens de MM, Morin et Charbonnsan.Ces derniers valent M.Lozeau et ne laissent pas de lui être supérieurs.Ajoutons que la comparaison entre ces trois poètes nous paraît extrèmement odieuse: M.Paul Morin ne ressemble pas à M.Jean Charbon- neau et M.Albert Lozeau ne s'apparente d'aucune manière à ses deux confrères.Je suis heureux qu\u2019ils existent; ils nous font espérer que la poésie canadienne ne restera pas tauiours en enfance, OU, si vous voulez, entre les mains des Fréchette et des Chap- Man, puètes inférieurs et grossiers.Nelligan avait commencé à nous délivrer du joug abrutico-traditionnel: ils ont suivi son exemple ct ils ont fécondé l'initiative de notre malheureux artiste.Ils ont des qualités de pensée, de couleurs, de visions, de pessimisme.Jà s'arrête leur effort! J'aime à supposer que ce n\u2019est pas le livre de poésies religieuses que prépare M, Lozeau qui a dicté au critique du Devoir ses assertions.M.Edmond Léo a des lettres.Il se lit, quand il fait en prose (3).Et ceci est un compliment et nous voudrions le mériter.Le Canada, qui depuis toujours s'est désintéressé des lettres et s\u2019en désintéressera aussi longtemps que la barbarie ac- tuclie péscra sur les esprits, n\u2019a pas mérité d'autres écrivains que cela: des gens qui peuvent être lus.M.Edmond Léo est Jonc un homme considérable, puisqu'il se lit.Nous voudrions mériter ce compliment, De si bonnes raisons nous forcent à ne pas imaginer un seul moment M.Edmond Léo décernant de l'originalité à un poète pour des causes religieuses.Cette idée ne nous entre pas dans la tête ; M.Léo ne peut verser Jans detels enfantillages.Voyons un peu: on n'est pas original parce que l\u2019on fait de la poésie religieuse, car, à ce compte-là, mes anciennes productions poétiques, livrées aux flammes avec enthousiasme, seraient des chefs d'oeuvre d'originalité ; de même, votre prière sur le T'itanic, monsieur Léo, si ridi- eule, si, inexistante! Vous savez bien que non, encore une fois, vous avez été distrait.Nous dénoncons cette prostitution de la poésie.Il est bien entendu \u2014 avis a Var- chiconfréric \u2014 qu\u2019un Verlaine et d'autres poètes ont vivifié ce genre, ont élevé : leurs accents dorment dans toutes les mémoires.En plus, le Cantique des Cantiques demeure un maitre libre.Poétes-nés et poètes savants, ils ont construit une matiére d'art pur, libre de tout gravier.Nos bafouilleurs éhontés nous ont fourni, avant tout, la mesure de leurs naiseries.M.Lozeau, en mal de jammisme et qui.à ses heures, prend des poses de psycho- Jogue ou de précheur des nations, veut toucher aux cordes de la lyre sainte.: Que son désir soit exaucé! En tous cas, l'impunité lui est ouverte.11 serait aussi plat qu\u2019un homme peut rêver de l'être, la pieusarderie ab- solverait la faiblesse de sa pensée et les vagissements de son coeur.Mais il a droit d\u2019ambitionner davantage, et c\u2019est assez con- (2) Se lécher les pattes est une expression classique, par conséquent très distinguée.On la cueillerait dans Rabelais et Lafontaine.Ja de plus insupportable et de plus nis.(3) Il est purement grotesque érivers.C'est du Gingras, du Burke, tout ce qu\u2019il y solant pour lui et pour nous.Une poésie religieuse de la fabrication de M.Lozeau et qu'un ami nous a fait lire, pour ne pas dé- céler de l'originalité, nous à paru fort con- Venable.D'ailleurs le passé de ce poète entretient en nous l'espoir qu'il ne s\u2019abaissera pas au degré du sentinientalismie Lebête où se tient la troupe des gnan-gnan et des cagots.Ses succès d'hier, sa distinction naturelle lui font un devoir de ne pas sacrifier à l'autel du faux idéalisme, Mais correct, pudique, tel qu\u2019il l'a été dans ses autres productions, nous ne l'apercevons pas, tout de même, avec l'auréole de l'originalité! Est- ce que nous aurions des yeux pour ne point voir?On nous le dira.l\u2019ar ses vers de neuf pieds, par ses rhyt- Mes nouveaux, par cette buée mystérieuse qui baigne les Phases, M.Delahaye, à vingt et Un ans, ayant rejeté l\u2019influence de nos mauvais poètes et sous l'impulsion de Nelligan et de Ernest Hello son maître, est parvenu de suite à la nouveauté, Un Français distingué nous le disait hier: «Votre Dela- haye est un poète remarquable\u201d.La dextérité que manifeste Mignonne, si louable soit- elle, nous laisse encore à l'admiration des Phases.Aujourd'hui, c'est affaire de doigté, de joie de l\u2019esprit, de blague animée.Les Phases nous introduisaient dans une âme : elles livraient le secret de la pensée de ce poète spirituel qui mettait son jeu dans l'infini et les démontages minutieux du coeur.Rien ne se peut ramener à Moine, Air de glas, Volupté mystique.Nous allons citer les deux premiers morceaux.Ils sont beaux et purs comme des enfants de l'esprit qui ont été engendrés parfaits.MOINE Ployé sous l'univers et son Dieu, Le front grand comme l'intelligence, L'ocil doux et voilé comme un adieu; Rayonnant de son corps odieux, Magnifique dans son indigence, Et maître de tout sans liberté; D'idéal, d'amour ou d\u2019indulgence, Il va de son vol à la Trinité.AIR DE GLAS Coups d'ailes que donne le méial A la prière de ceux qui pleurent, Les dbourdons frappent d'un son brutal Les airs se brisant comme un cristal; Puis, telle souffle de ceux qui meurent, Pures de la pureté d'antan, Les ondulations en montant Se raidissent, retombent, s'effleurent, Et bientôt s'endorment en chantant! l'équilibre, les mots définitifs, le rayonnement qui s\u2019en échappe, leur pouvoir «de suggestion, leur vertu abstraite et frémissante, les rapprochent du classiscisme éternel.Ce sont morceaux d'anthologic, Mignonne, allons voir si la rose \u2026.en jeune fille très bien, nous ouvre les portes du rire, et c\u2019est assez une scandaleuse chose.Quel diable que le rire! Et les personnes nerveuses, de lancer des cris d'horreur comme dans Shakespeare.Et M.Joseph Prud'homme, de s\u2019étrangler dans sa tasse de café cn poussant des gémissements épouvan- fables.Et monsieur I'rés-Rien de re-cali- fourchonner sur le bras de l'escalier de Laval avec des indignations tragi-comiques.Tout cela parce que Mignonne souriante nous convie à un festin où foisonnent les dindes et les oies.C\u2019est un tour de cette Mignonne, atteinte de perversité, Les hommes superficiels et les messieurs graves, qui de tout temps eurent des curiosités malsaines, se précipiteront à la fete.Ah! mon Dieu, que je calomnie Mignonne! Je veux effacer les lignes précédentes, non, non, car elle a du piment.Allez-y voir: Mignonne est homogène, deuxièmement elle laisse éclater la souplesse de l'auteur, et troisièmement prouve la naïveté de certaines gens.Mais il n\u2019est que de citer: \u201cSur le titre de Mignonne\u201d : \u201cLéon Bloy a intitulé: \u2018Iéon Bloy devant les cochons\u201d ; nous avons intitulé : \u201cMig(nonne, allons voir si la rose.\u201cdeux expressions différentes de la même idée, deux manifestations opposées du même sentiment.\u201cSur la licence de Mignonne: \u201cMignonne: jeune fille trés bien, ne s'amusant qu\u2019aux jeux permis par Edmond Léo, comme, par exemple, l\u2019accouplement d\u2019un singulier avec un pluriel.parce que Louis Mercier le fait ! \u201cSur l'équilibre de Mignonne : \u201cL'auteur de Mignonne n'est pas morphinomane, ni nymphomane, éthéromane, ni érotomane, succèssomane (ni égalomane) ni quoi que ce soit \u2014 mane, à moiris\u2019 qu'être soi-même \u2014 self-made-man pon dipsomane) \u2014 soit être un mane quel- début d\u2019âliénation mentale.\u201d Il va, consumé de vérité, \u2026 ; \u2018 (ipsomune, | conque; car il peut bien rester quelque chose cet homme-là.d\u2019avoir produit un livre bizarre comme un lutionne.MONTREAL 323, Rue SAINT-DENIS, 3a3 Téléphone: Est 1678 Nous ne parlerons pas de la Note sé- ricuse, qui posséde toute la valeur d'un manifeste et demanderait a étre citée toute entière.La bibliographie est également très intéressante.Nous retenons au passage un des principaux auteurs recommandés ; Sur le principe d'autorité: Oeuvres complètes.Edmond Léo (pas in odio auctoris).Voilà qui nous soulagerait de bien des \u201cveuleries\u201d si nous n\u2019avions pas à l'avance des consolations innombrables, au nombre desquelles il faudrait ranger, en tout premier lieu, M.Longhaye, et ses falsifica- leurs tout au moins.ses démarqueurs.On ne finirait pas d'épiloguer sur Mignonne.Auprès d'un public qui admire des âneries des journaux illustrés et celles des honnêtes gens, ce livre sera probablement incompris, Il contient pourtant une rude matière à réflexions et de quoi nourrir les entretiens d'après-diner, Les raffinés ne se feront pa sfaute de le discuter, de l\u2019orner d'interprétation diverses, aussi nombreuses qu'il existe de têtes.Une ocuvre laisse jaillir des sens diffé- tents: nos passions, nos intérêts, nos intérêts, nos espoirs, notre dégoût, dictent fort souvent la compréhension d\u2019un livre.Un idéaliste comme Marcile Ficin salue en Dante la beauté immatérielle; un Maurras, bâtisseur du siècle nouveau, transporté dans l'interprétation de la Divine Comédie son besoin de réalisme, de positivisme pratique.Par ailleurs, un Marcel Henry.\u2014 pardon de parler de nous après de si grands hommes, c'est sans vanité aucuné, \u2014 pour échapper au crétinisme de son pays, imagine une théorie inhumaine de l\u2019art, où.entouré de rêves, il oublicra la bêtise fondamentale d'une race abrutie d\u2019alcool et de stupidité patrotique.M.Delahaye ne presse pas le lecteur de solliciter son texte; il sera complétemnt heureux de se savoir compris, deviné, et il ne désire rien tant que d'avoir convaineu tout le monde.Il ne fait pas bon araréHé- de l'ironie, craignant peu pour son derrière.Depuis Aristophane jusqu'à nos jours tous les hommies n\u2019ont pas jeté de l\u2019esprit par les fenetres.Pas plus que nous il ne désire le méconnaitre, et s'il le rencontrait chez ses adversaires, il le saluerait avee allégresse, orgueilleux d'avoir pu les tirer des régions funèbres qui avoisinent la mort (image presque classique et qui ici ne veut rien dire.Un tel abus arrive dans les n.cil- leures familles ; on ne sera donc pas surpris de le rencontrer sous notre plume).Le malheur ne serait pas grand, si, par un hasard déplorable, M.Delahaye incarnait aux yeux ce ses compatriotes je ne sais quel cphinx ressuscité et que l\u2019on voudrait mépriser.| Le poète des Phases est à la hauteur de tous les dédains.MARCEL HENRY.Paris, 10 janvier 19:3.ontrnammt\u2014\u2014t Mon cher Blondin, voici votre homme Le \u201cCanada\u201d publiait la semaine passée, au lendemain de la décision de M.Leet dans l'affaire Forget, une traduction de cette pièce que nous n\u2019hésitons pas uu seul instant à qualifier de géniale.Le savant juge ayant dit.par exemple, au cours de ses explications, qu\u2019il avait préféré pour diverses raisons \u201cque la preuve dans cette cause se fit à sa chambre\u201d (en anglais \u201cin camera\u201d), et non pas publiquement, le confrère traduisait ainsi :\u2014 \u201cJ\u2019ai voulu dans cette affaire entendre la preuve \u201cPAR PHOTOGRAPHIE\u201d (sic).(Voir le \u201cCanada\u201d du 20 janvier, sme page, 3me ct 4me colonnes).Pour une fois, voilà au moins, dans un quotidien, un beau travail! Nous n'avons pas l'honneur d\u2019en connaître l\u2019auteur et nous le regrettons.Sans cela nous nous ferions un devoir-de signaler son nom a M.Blondin, vice-président des Communes, qui est par le temps qui court, ainsi qu\u2019on le verra dans un autre endroit.du journal, à la recherche de bons tradué- teurs pour le gouvernement.o-\u2014 Quel satyre ! (De l'Action Sociale) .\u201cC'est une indécence que de paraitre en public le cou, les bras ou les jambes nus, SURTOUT POUR UNE PETITE FILL > ; ny Se füt-on jamais douté qu\u2019il suffit d\u2019aussi peu pour scandaliser M.I'abbé d\u2019Amours?Eh De voir une petite fille .en manches \u2018courtes, il.paraît que ça le révolutionne, vas Nee.i x ositivement, ça le : 22 1.2 vu, Lu On, mais quel satyre! \u2026.on we a 28.JANVIERé1ÿt3 | | \u201ctn Ye >.Se Te : dio.L'ACT LUN EEE EEE EE EEE EEE Echos d\u2019actualité En France :\u2014l\u2019élection du Président, ETC.Grâce à nus excellents quotidiens, il n\u2019est pas un citoyen de la rue Wolfe qui ne sache a cette heure que M.Raymond Poincaré \u2014- Poincarré, cvec deux ©, pour la Presse \u2014- serd le prochain président de la Républiue française.A cc propos, il nous a paru qu'il ne serait pus sans intérêt pour nos lecteurs de lire ici les lignes suivantes, empriontées a deux de nos confrères parisiens les plus brillants, \u201c d\u2019Opinion et l Oeuvre.- \" D'abord ves quelques notes de l'Opinion, \"publiées à la zwille même du Congrès de \u201c Versailles: Les témoins de l'élection: Nous avons dit qu'il n'y avait plus de cartes disponibles pour le Congrès.Un député de Versailles a demandé à ce sujet à da questure un traitement de faveur; M.Durand a di I est réservé au Parlement, a-t-il dit.84 places de galerie et O6 de tribune, sur lesquelles sont attribués par voie de tirage au sort aux députés 56 billets de galerie et 64 de tribunes.Ajoutons que ces 120 cartes sont données par deux à 00 de nos honorables.Le tirage de la lettre a été effectué, le IF est sorti de l'urne.M.Walker aura donc les deux premières et ainsi de suite, jusqu'à M.Binet qui aura la dernière.La presse dispose de 130 entrées au Cun- grès, le corps diplomatique en a 50, le pré- -fet de Seine-et-Oise 2, les édiles de Versail- \u201c*les 6.Le reste est réparti entre l'A/ysée, la \u201c* présideuce du Sénat et celle de la Chambre.les questeurs, la préfecture de police et la \u201cpréfceture de la Seine, jusqu'à concurrence \u201cide 058 sièges.:*: Câr il y a 669 places et comme la séance \u201cest publique, on laisse la foule assiéger les \u2018* porte puis les huissiers s'avancent et majes- \u201clûetuement introduisent.\u2014 Le premier de ces Messieurs.refuser.Une entrevue de M.Poincaré avec M.Ribot: Rien n\u2019a transpiré de la courtoise entrevue qu\u2019eurent dimanche MM, Ribot et l'oin- caré.Nous croyons savoir pourtant que M., Bibot s\u2019est.plaint doucement au Président , du -conseil, .de ce que certains menaient :.:campagne contre lui d raison de son grand age.;_-.\u201cSavez-vous, mon cher ami, a-t-il dit, en -; Souriant, que mon père est mort à quatre- \u2018-Vingt-onzc ans, et que je supporte parfaite- = ment le champagne.\u201d .\u2014Oh! répartit M.Poincaré, ne vous inquiétez pas et surtout ne vous disculpez \"pas.Quand il s'agit de l'Élysée, la vicillesse aussi donne des espérances.Et puis ceux \u2018ui vous trouvent trop vieux me trouveront troj: j zur.LE) * .° LA) Honni soit qui mal y.pams\u201d: -M.Jaurès traverse le salon de la Paix.On.'arréte pour avoir son sentiment sur l'élection présidentielle: avec un agréable éclectisme le leader évalue les chances de succès de MM.Poincaré, Ribot et Descha- nel.< \u2014\u201c Vous ne sortez donc pas de l\u2019Académie! lui reproche M.- Barthe, favorable, comme on sait, à la candidature du ministre de l'agriculture (M.Jules PAMS).\u2014\u201cFHonni soit qui mal y.pams.\u201d lui ;) répond en souriant M.Jaurès.\u201c En second lieu ce portrait de M.Pams \u201cministre de l'agriculture, principal adver- \u201csare de M.Poincaré dans la lutte pour la un personnel poli (ch! oui, pourquoi pas?); \u201cdes .recoins confortables, une belle- bibliothèque et une salle de musique d\u2019où sortaient des sons enchanteurs.C\u2019était à bord dc l\u2019un des plus magnifiques paque: bots de la ligne Liverpool-Montréal.-Jiavais fait la connaissance, dès le jour du épart, de quelques compatriotes, les plus charmantes gens du monde, avec qui je causais la plus grande partie du temps.Quels bons moments nous avons passés là tous en- Charmante sio- Si d'aventure vous passez par Lodève, vous apercevrez, non loin de la gare, un su- un cffort car on lutte ici pour la tempérance: un large écriteau placé bien en vne dit Juge un peu, si on n'était pas antialeccoli- L'amie de Sa Majesté: A l'occasion du nouvel an, la reine d'An- frleterre à envoyé son portrait a Rosie Dlox- Cette jeune personne amie personnelle de la souveraine villégiature dans le village où habite Rosie, elle se plait à inviter l'enfant à sa table et s'amuse folle- Rosie déjeunait ainsi récemment chez la Sa maman l'interrogea à son retour\u201d \u2014Oui, répondit Rosie, mais la reine n\u2019a \u2014ÉËt pourquoi Su Majesté n'a-t-elle pas été sage?demanda la maman prévoyant une \u2014Parce qu'elle a pris un os avec ses Grave question: [es Américains, s'il faut en croire les sta- On a, aux États-Unis, grillé trois milliard huit cent millions de cigarettes pendant le trimestre écoulé, soit environ un A quoi tient cette augmentation, les chiffres ne le disent pas: ils constatent seulement que la consommation du whisky a cri Mais est-ce UN DIGNE disent les journaux Nous lisons dans un journal américain: \u201cBoston, 4\u2014Avec son Eminence le car- dunal O'Connell, archevèque de Boston, rehaussant la beauté et la solennité de la féte par sa présence dans la loge centrale du balcon, le bal de charité donné la veille de la fète d'actions de grâces, à l'hôtel Plazza, fut un succes immense et sans pré cédent.nombreux automobiles vinrent déposer leur flot de dames et de demoiselles en brillantes toilettes sous le porche de cet hôtel fashionable où devait se tenir le plus grand bal de la société de Boston, \u201cVers des 11 heures, le cardinal O'Con- nell, qui était allé a Brockton a une réunion des Knights of Columbus, arriva en grand apparat, accompagué de Joseph O- Connell, de Mle Mary O'Connell et de Mlle Bertha O'Connor.\u201cDe la toge de Son Eminence, le spee- tacle était on ne peut plus charmant.La grande salle de danse, brillamment illu- Le cardinal O\u2019Connell rehausse par sa présence, public d\u2019une magnificence inouie \u201cIT était environ dix heures quand les), MEMBRE américains, un bal mince de ses milliers de lampes électriques, festonnant en arabesques lumineu- \u201ccs tout le tour de lu salle, faisait ressor- Ur avantageusement les décorations dé- deates el artistiques que l'on avait imaginées à grands frais.Tout cela était un décor magnifique pour contenir les trésors Le Leauté et de grâce que déployaient les \u2018enumes qui se balançaient langoureuse- «it au ryuimme cadencé d'une musique de premier choix.\u201cLes toilettes de ces dames étaient certainement ce qu\u2019il y avait de plus remarquable dans cette circonstance ct le déploiement de richesses de cette partiv de la fète ne pouvait être égalé.\u201cSon Eminence quitta le bal vers la minuit, au moment où l'on ouvrait toutes vrandes les portes de l'immense salle à manger où les invités et les danseurs pri- La fête se termina vers deux heures jeudi matin ct fut au dire de tous le plus grand succès de la saison.\u201d rent des salades et des glaces.De M.Potdevin l'Evénement : (Graindesel), dans Pierre Loti est venu, récemment, en Amérique, et, comme les gouvernements wavaient pus dessein de lui payer une prime d'immigré et de l'établir sur un homestead de l'Ouest, il est reparti, pour parler comme lui, daus l'espace immense et bleu, \u201csur l'infinie solitude du silence, à peine bruissante des frolements de l'eau.\u201d l'auteur de \u2018Pécheurs d'Islande\u201d n'a pas daigné venir rendre visite aux Azi- yades canadiennes et à nos l\u2018outma, qué- becoises.Une petite visite dans nos étendues vertes et bleues lui eut peut-être donné l'idée de \u201cVisions Canadiennes\u201d.Mais bah! Pierre Loti, paraît-il, bien que grand voyageur, n'a pas besoin de voir Un pays pour y étoffer une intrigue de roman.Sait-on que, sans être jamais venu à Québec, il a fait ébaucher à l\u2019un de ses héros une idylle en pleine Basse-Ville?Le morceau n'est pas, à la vérité, trés compliqué, et cela ne brille pas par la préei- sion ni par la couleur locale.Cela se fat passé à Honolulu ou à Tombouctou que -|c'eût êté la méme chose.l'épisode se trouve dans \u2018Matelot\u201d, l'ouvrage peut-étre le moins connu de Loti, en tout cas son meilleur après *Pécheur d'Islande\u201d.11 y fait promener son héros, Jean Borny, sur toutes les mers où navigue la Résolue\u201d.Un jour, la \u201cRésolue\u201d fait une longue halte imprévue pour des avaries à Québec.1 I avait \u2018allu, à cette \u201cRésolue\u201d, pour cette \u201chalt: amprévue\u201d, remonter le Saint- laurent, mais Loti se f.de notre Saint- Laurent comme un poisson d'une pomme.Toujours est-il que \u201cdans une petite rue qui fui était déjà familière\u201d on voyait Jean M.Pierre Loti et les Québecquois sortir, chaque soir, d'une maison, en compagnie .d'une blonde fille de dix-huit ans, qui était sa propre fiancée.\u201d Ceta c'était fait très vite, ces fiancail- \u201cles, comme un jeu.Certain jour, un \u201cFrançais, à barbe grise, \u2014 bonhomme à \u201cmoitié riche, descendant des anciens co- \u201clons du Canada \u2014 qui visitait la *Réso- \u201clue\u201d, s'était arrété pour contempler Jean \u201calla manoeuvre, et, à brûle-pourpoint, lui \u201cavait dit: \"Venez chez moi, j'ai trois \u201cfilles: vous choisirez celle que vous vou- \u201cdrez, pour vous marier avec elle.\u201d C'était tout, mais c'était assez.Jean suivit le bonhomme et il se fiança aussitôt avec Marie.Et ce Loti continue \u201cComme des promis, ils sortaient en- \u201csemble sans qu'on y trouvät rien à re- Française d\u2019une pièce mode teurs malins n'avaient oublié sous-secrétaire d'État, ni l'éminent rappor teur des Deaux-Arts.11 était ° \u2014\u2014 rne et les au.d'inviter ni le entendu d'ai].leurs qu\u2019au dessert on ne parlerait pas Mais M.Jules Claretie parla.| fallut iui répondre.Alors le sous-secrétaire d'Etat pris de court, s\u2019avisa que le rapporteur,son collègue, venait, dans son rapport, de se montrer sévère pour M.Jules Claretie el l\u2019abus du moderne au lhéâtre-Français Vous voyez la malice.Ce fut un toast charmant à quoi M.l\u2019aul-Boncour répondit de son mieux, c'est-à-dire admirablement.Ft M.Jules Claretie goûta ROU Ta foie, s'entendre louer deux fois ! o\u2014\u2014\u2014\u2014 Le \u201cPays\u201d a vraiment bien mal cherché Il y a quelque temps, le \u201cPays\u201d faisait toute une affaire à propos d'une certaine histoire de l'abbé Drioux, autorisée par le Conseil de l'instruction publique de | l\u2019rovince de Québec.Informations prises par le \u201cDevoi:\u201d, à appert que l'ouvrage en question (\"Précis élémentaire d'Histoire d'Angleterre\u201d) n'a cours actuellement dans aucun collège de la Province de Québec.\u201cSur dix-neuf collèges classiques, dit à ce sujet l'Action Sociale\u201d , QUistre seulement emploient encore quelques VUVTS ges de Drioux.quinze collèges n'emploient aucun ouvrage de Drioux.\u201d (Quant à critiquer l'enscignement de nos collèges classiques, pourquoi le \u201cPays\u201d, au lieu de signaler de telles vétilles, ne s'at- taque-t-il pas au fond méme de notre en- cignement soi-disant classique, capable de farmer des esprits comme M.Hector Ber- nier (Lu merveille du Séminaire de Qué- bee) ou, par exemple encore, comme M.le juge l\u2019outiot ?o-\u2014\u2014\u2014\u2014 Quel aliéné ! l'Action Sociale\u201d (nous l'en remercions de tout coeur) nous apporte le texte suivant d'une phrase prononcée zu parle- lement provincial par le citoyen Bou- chard, il y a quelque temps: \u201cNos oreilles sont déjà agacées par le grincement ENERVANT de- plurnes ANTIQUES promenant leurs pointes CORRODEES sur le papier JAUNI qu'une main PARCIMONIEUSE à arraché de vieux bouquins MOYEN.AGEUX après la page imprimée portant \u201cdire\u201d.Ceci se passait au commencement de mai, à Québec et pourtant \u2014 6 couleur locale, voilà de tes coups! \u2014 Marie s'en allait seule avec Jean \u2018par des sen-j tiers d'herbe, errer jusqu'à la nuit close.\u201d marcher à la raquette avec des flambeaux.Comment l'histoire se termine?Comme toutes les idylles qui s\u2019ébauchent pendant les visites de croiseurs français dans le port de Québec.\u201cMalgré les supplications de Marie, de ses deux soeurs et du \u201cbonhomme à bar- \u201cbe grise\u201d, Jean partit, \u201cse disant qu\u2019il \u2018\u2019écrirait bientôt, qu\u2019il reviendrait sûre- \u201cment, qu'il épouserait Marie peut-être.\u201cMais il était ainsi fait, que.\u201d ete, et.Jean ne revint pas à Québec et il fit bien, Marie attend peut-être vainement \u201cRésolue\u201d qui doit lui ramener son matelot; à moins qu'elle n'ait épousé un soldat.la (De l'Opinion) Deux des habitués du Palais Bourbon sont depuis quelques jours persécutés par un photographe qui s\u2019est juré de réunir sur un cliché pour carte postale \u201d les plus jeunes élus de France\u201d Le benjamin de la Chambre est, comme on sait, M.l\u2019erreau-Pradier, et d\u2019autre part le plus jeune conseiller général est un journaliste parlementaire, M.Chaigne, ré- cennnent élu à la Réole.Or tous deux ayant continué l'amitié qui unissait leurs pères, on les voit toujours ensemble, mais dès qu'apparaît le photographie, ils se hatent de fuir dans des directions opposées, Lassé de cette obsession, l\u2019un d\u2019eux a eu une lieureuse idée; il a malicieusement confié à l'opérateur qu'étant très lié avec M.Herriot, \u201cle plus jeune de nos sénateurs\u201d, celui-ci devait venir prochainement lui parler à la Chambre.Depuis lors on se divertit au Palais Bourbon à voir lc photographe qui guette pendant des heures au bout du pont de la Concorde l\u2019arrivée du sénateur du Rhône.+ * + La semdiite' passée, M.Paul-Boncour, env plaidant la cause de la marlufàcture de Sèvres, regrettait le temps où Mme de Pompadour pouvait consacrer à l\u2019art tant de libéralités \u201csans être arrêtée par la fixité Echos de Paris re eee re peuvent compter sur le coeur et le concours de M.Paul-Boncour.\u201d Léon Bérard et Paul-Boncour sont de vrais camarades, Ils s'aiment bien \u2014 mais ils s'aiment avec esprit.* \u201c * Quelqu'un cependant a plus d'esprit que MM.Léon Bérard et Paul-Boncour réunis: c'est M.Jules Clarctie, Président a vie du Clafoutis et administrateur perpétuel du Théätre-lrançais.Dimanche soir un ob:cur pressentiment avertit M, Clarctic que peut- étre le discours du sous-secrétaire d'Etat ne renfermerait pas à son endroit les habituels éloges.Lundi matin, M.Jules Cla- retie sc présentait rue de Valois et \u201cdevant les attaques dont il était l\u2019objet\u201d offrit sa \u201cVrai, il eût mieux valu alors les faire! le finis TRADITIONNEL\" l'avance, nous prenions bien le citoyen Douchard, pour l'avoir entendu pérorer à deux ou trois reprises dans le comté de St.-IHyacinthe, pour un complet imbécile: après cette citation textuelle tirée de l'un de ses discours, inutile d'ajouter que nous n'avons en aucune manière à revenir sur l'opinion que nous nous étions déjà faite de ce brillant monsieur.En voilà un, au moins, qui ne manque rait \u2018pas de raisons pour réclamer la ré forme de l'enseignement.D'aucuns se sont peut-être imaginé que les rédacteurs de l\u2019Action vivent d'amour et d'eau fraiche.Rien n'est plus faux.Ils travaillent pour gagner leur vie.Quand ils n\u2019ont pas autre chose à faire, ils rédigent des discours ou des mémoires pour les autres, font de la traduction ou préparent des annonces moyennant finances.leur tarif est élevé, mais leur travail est irréprochable.Avez-vous besoin d'eux ?\u2014S'adresser rue Saint-Denis, 323.Téléphone: Est 1678.Quatre trains express par jour MONTREAL, TORONTO et L'OUEST 9 a.m., 9.40 a.m., 7.30 p.m., 10.30 pan.\\Wagons-buffet, salon et bibliothèque aux trains du jour ; wagons-lits \u2018\u201cPullman\u201d éclairés à l'électricité aux trains de nuit.Seule double voie ferrée.L'INTERNATIONAL LIMITED Le convoi le plus beau ct le plus rapide du Canada.Part de Montréal, à 9.00 a.m., tous les jours pour Toronto ct l'Ouest.Plus haute classe d'équipement.Bureaux des Billets en Ville: 122 rue St Jacques.Tél.Main 6905, ou gare Bona- venture.mat am démission.M.Léon Bérard pour le calmer et le garder protesta de son admiration et promit d'en témoigner publiquement.\u201cQue valent ces attaques, Monsieur l'Administrateur?Ce nc sont -que des bagatelles.\u201d M.Claretie ne souligna pas le mot ct partit satisfait.Le truc avait réussi.C\u2019est un bien vieux truc.11 a toujcurs réussi.Une fois cependant quelque ministre plus nerveux tendit la main pour prendre l'acte d'abdication.Peut-être ne- voulait-il que le lire ou le déchirer.Mais | Tel.Bell: Main 3930 LA CIE GAREAU - SAURIOL FABRICANTS DE Livres Perpétuels à Feuillets Mobiles Livres de Reçus pour Comptoirs Papeterie en général Articles de Bureaux 26, NOTRE-DAME (EST) M.Jules Claretie est un homme habile et soupçonneux.D'un geste distrait il remit |.le, papier dans sa poche, fit semblant.de | cherctièr et sortit un coupon de loge, T° DE.\u2018 * .* .eue MONTREAL 30 in La Compagnie \u2018MARCHAND FRERES, LIMITEE, \"img es if \u2018Un Homme char- Zerg lenn, AY 4am Ta député, d voué, un .minisire conn ami \u201c\u2018 ec semible! Te me des cadres budgétaires!.\u201d ~ vie, 1é NN .+.2, NE | grcice du _pouyoir_donne i.u homme le.ercice du, pouvoir.dann rappellerai surtout, toute ma £out, des responsabilités.\\ elles\u2019 promenatlés que nous faisions traque soir: sur le pont, après souper, tout JU.' i * ll n\u2019y a pas très \u2018longtemps qu\u2019un ban-[-+ :.Imprimeurs quet réunissait à la même table Léon Bé-|! 56, Rue Amherst, in Lien Bd ; , tréal.\u201cna ah Mardi matin Léon Bérard répondait: Mon EE tT NK LC eae, 7 à .Adèle, un mil GaFtair.pe MT EEE enzgrillant,chucun l'une de ces délicieuse \u201cLes artisans et les artistes n'ont 3 regret- rard, Paul-Boncour et.M.Jules Clare-| 1\" Tél.Bell: Est 3396.Ea RE Enfin, pour terminer, divers Echos de cigarettes que l\u2019on appelle les Sweet Caporal ter que des sourires évanouis puisqu\u2019ils tie.On fêtait la centième à la Comédie- \u2019 x Là MI oi 86 me: FÉRIÉS je A ae L'ACTION Co A LE SILENCE à l'information qui vous demandera ce qui s\u2019est fait ?retie se prolongeait vraiment trop, je lui fis \u2014Eh bien, rien! On ne dit rien.11 n\u2019y a|dire par M.Truffier j'en étais étonné et|Trone mettent en circulation, entre Mont- rien de fait, aujourd'hui, ni dans un sens, |meme blessé.11 m'écrivit aussitôt et la pre-|réal et Strathmore, des trains rapides à in- ni dans l\u2019autre.Le jugement est remis.|mière phrase de sa lettre était: \u201cC\u2019est vrai, |tervalles rapprochés.Le voyage est une af- Nous ne savons pas.vraiment!.j'aurais dù vous écrire au lendemain de la faire de vingt minutes tout juste Je crois me souvenir que je me fâchai un|séance du Comité.Je voulais ie faire et peu.Je dis avec énergie à l'administrateur: [c'est parce que je me proposais de vous dN LE) * » * 1 > Mo » ~ - : ; Prouvant alors que le silence de M.Cla-[inier au dernier, une vue superbe sur le A ! sports d'hiver ct d'été.Les amateurs de lac Saint-Louis.Le C.P.R.et le Grand patin surtout pourront s\u2019en donner à coeur joie ces mois prochains, sur les immenses nappes glacées du lac.On y fait des courses de yachts à glace l'hiver et de yachts à Les ho-[voile l'été.Les routes sont excellentes et raires sont combinés de manière à accont-|on peut venir à la ville en quinze minutes Il est l'ami des coeurs farouches et meurtris; Lui seul nous parle après que plus rien ne nous reste; Dans l'émoi d'un regard ou la ferveur d'un geste Il est persuasif autant que I'éloquence; ; : .LL moder parfaitement les gens de bureaux, à, avec ; H fait tenir tous les aveux et tous les cris.Ah! non, je n\u2019admets pas ce rien.J'ai lu, écrire longuement que je ne l'ai pas fait.\u201d l'atler comme au retour.On a des trains à nl me bonne patomopile Pour Plus o .+ .4 .; .: ; ; « sl - .« 5 qd .' : > : 2 Il nous ouvre, loin des propos habituels, à ces messieurs; je veux une solution im-| Ensuite, il m'avertissait charitablement toute heure du jour, jusqu'à la fin des spec apes rer qu resser à M.N\" .a .\u201ca: [3 .4410 .+ + ol « Mpls \u2018orge Al: + S - .- D'autres espoirs, d'autres âmes et d'autres ciels; médiate.Qu'ils me reçoivent ou me refu-|que cela avait été dur, très dur, 3 voix seule- icorge Marcil, 180 rue Saint-Jacques; télé à etre La ) ., LL tacles, \u2014 On pratique à Strathimore les| phone: Main 37 Il enseigne le prix sacré de ce qu\u2019on pense.sent, et vite, n'est-ce pas?Après, vous me|ment, me disait-il, ont déclaré la pièce reçue.| ! ! phone: Main 3791, parlez de remettre votre décision.A|lLes autres suffrages n'ont été donnés, je ne quand?.De quoi ou de qui prétendez-vous|«is pas arrachés, à la condition que l'ocuvre la faire dépendre ?\u201d fut soumise au laissez-passer de l'autorité C'est alors que M.Claretie me dit: \u201cDe |supérieure.l'autorité supérieure ! 1] nous faut l'avis du gouvernement.Le ministre! Je demande, nous demandons tous le visa du ministre.Sans cela, impossible.\u201d Se cramponnant à ce mot, comme à cette pensée, il me répéta : \u201cMon ministre! mon ministre!\u201d du même accent que M.de Charrette s\u2019écriait: \u201cMon roi!\u201d 11 redit le scrments qu'on n'a pas entendus, I murmure ceux qu'il fallait que l'on devine; Près de nous le silence est une voix divine, Qui continue alors que les mots se sont tus.LISEZ l\u2019\u2018\u2018Eclat de Rire\u201d Journal humoristique I ajouta cette phrase étonnante que je crus d'abord ironique et qui, en ne l'étant Pas, acquiert encore plus de beauté: \u201cC\u2019est la reconnaissance des Certains soirs désolés, sous le halo des lampes, H éclôt cependant que meurt le dernier bruit; Puis il ferme nos yeux et caresse nos tempes, Et niûrit gravement le rêve comme un fruit.artistes pour les grands succès qu'ils vous doivent, c'est leur sympathique admiration pour votre talent qui leur a fait écrire leur bulletin à la fois affirmatif et restrictif.\u201d ll me disait encore: Si le ministre n'y voit pas d'inconvénient, \u2018allons-y\"\u201d, et tout aussitôt, reprenant de la gauche le \u201cAllons- y\" qu'il me tendait de la droite: \u201cQuand je dis \u201cAllons-y\", ça ne serait pas demain 1 porte dans ses mtains patientes et sûres [es favots du sommeil, le lierre des tombeaux, de calme de la mort et l'ombre du repos .:« guérit le chagrin secret et la blessure.Je lui dis qu'en principe je n'avais pas peur de l'avis du gouvernement, quel qu'il fat ou dut être, mais qu'il me semblait là que le Comité s'aventurait dans une voie dangereuse, qui était de se retranchee, désormais, à tout propos, derrière le ministre.Vous savez les engagements administra- \u201cDemain, si on vous apporte une pièce sur jf\" J U Bl LE E R I N K 3 la culture et la terre, qui vous laisse plon- .qe - A ges dans la perplexité, vous invoquerez le se- La Ligue de Hockey de la ville de Montréal joucra rROIS 4 vours du ministre de l'Agriculture; mme parties LUNDI SOIR i) autre fois, si c'est de la Bourse et du capital l\u2019atinage l'après-midi et le soir, excepté le mercredi et le vendredi.N'oubliez pas la grande MASCARADE du MARDI GRAS français, vous réclamerez à M.le ministre FANFARE.Téléphone: LaSalle 1648 i 5 SOUS LE NUMERO Après la passion bridante, il rentre en nous, sur conne un crépuscule où perle la rosée; «ue rendit de la fièvre apaisée; Il est puissant, il est invisible, il est doux.Je ne repondis pas à M.Claretie.J'avais pris mon parti.Sans attendre que la décision du pouvoir supérieur donnât raison ds seutoirs fleurissent la mémoire Ft, dans un instant noble, intime et précieux, ge lesitour encor chaud vicnne boire ou non à la prétention et aux alarmes du connte et de l'administrateur, je résolus de men aller, de mon plein gré, justement avant que Fon pat dire que j'étais influence ; dans un sens ou dans l'autre par la réponse du ministre.Et je brusquai done les cho- | | ses.J'écrivis à M.le président du conseil, Tél: Main 4582 | à MM.Guist'hau et Bérard, quel était mon INSTITUT MEDICAL dessein, et de cette minute je fus soulagé.DES Or, après avoir donné ici, dans ce jour- Docteurs DORVAL et MALO nial les déclarations qu'on avait bien voulu Spécialistes des reproduire, et ayant été déposer chez M.le ministre de l'Instruction publique une nou- MALADIES VENERIENNES : velle lettre par laquelle, en le remerciant, 208 RUE SAINT-LAURENT : | je le priais d'avoir l'amabilité de laisser chez Ouvert tous los jours de 10 heures du matin à 9 heures du soir.Le dimunche, de Z heures à 4 heures.son concierge le manuscrit de ma pièce que Love calme où se mirent ses yeux \u2026.* ; .des Finances pour faire remonter le cours subitement en baisse de vos appréciations.Enfin, soit, ajoutai-je, j'accepte d'en référer à la consultation gouvernementale ; mais je le répète, je veux une décision préalable et rapide.Prenez ma pièce ou refusez-la.\u201d \u2014\"\u201cOui, oui, fit l'administrateur, eh bien! attendez.\u201d vonve est maitre de la terre, IL remplit les chemins; il baigne l'horison, dendortle fewillage et bénit la maison 11 te Jardin où de jet d'eau vient de se taire \u2026.N Fovaas doar delle oo Alors, silence qui veilles, Je vous donne à deux mains, ce soir qu'elle est absente, vu adidresse isolée et toujours frémissante, Men labeur simple ct: mes songes émerveillés! \u2026.\u2014Je ne fais que ça.\u2014Je vais leur dire.Et il rentra côté cour, me laissant, si j'ose dire, au jardin ! Au bout de dix minutes, il eut la bonté de venir me tenir compagnie.\u2014El bien?\u2014Eh bien! voilà: on a toujours peur, les avis sont très divisés, je ne vous le cache pas.| .Co .JIN Gant croisée avec la mienne.une lettre de Je crois que vous allez etre reçu.Mais 1l Dites-lui, si jamais son coeur vain vous écoute, Que les espoirs muets sont les moins inconstants; Silence.parlez-lui très bas, troubles-la toute, Silence, frère obseur et fidèle du temps \u2026 Je pensais reprendre un de cs jours, Voici 3 \u201cLA DECORATION MODERNE\u201d qu'en rentrant chez moi, hier, j'ai trouvé, JACQUES CHENEVIERE., M.Guist'hau accompagnant la remise de (R.HELIVEAU, ARTISTE-PEINTRE) est bien entendu, bien convenu, n'est-ce| __.ENCADREMENT, FRESQUES ET DECORATIONS Servir.Cette lettre, je suis heureux de la pas.Mon ministre?>.vous acceptez.3 , J - van Out, cest convenu.Cher monsieur Lavedan, prie.Vous recevrez, avec cette lettre, le manus- Je sentais s'échapper, je le confesse, les crit de votre pièce \u2018\u2019Servir\u201d que vous avez bien , * voulu me communiquer.Je l'ai lue, ai-je besoin de vous le dire, avec l'intérêt passionné qu\u2019elle mérite, Mais, sl vous Une affaire de théâtre ne pouvez douter dos sentiments que j'éprouve qui devient une \u2014Bon, bien! Plus qu'une minute.On, vis-à-vis de son auteur, vous conviendrez néan- affaire d\u2019Etat va voter, allons, on va voter.moins avec moi que ce n\u2019est pas au ministre des ps .\u2026 Beaux-Arts qu'il appartient de décider de sa re- Puis, franchissant à nouveau le seuil.présentation: prérogative réservée, par le règle- Du moment que Importation de photographies d'art, statuettes et grès flammées, accessoires photographiques, tapisseries, etc.698 RUE SAINT-DENIS.citer : La dernière pièce de M.Henri Lavedan, \u2018\u201cSERVIR\u201d\u2019 15 décembhre.Mais je vous en TEL.EST 5713 trésors de calme et de patience amassés avec soin.H.Beauregard L'Intransigeant, de Paris, publie dans: l'un de ses derniers numéros une interview de M.Henri Lavedan, (de l'Académie fran- caise) qui n'est pas sans curiosité.On en jugera: \u2014Pouvez-vous, maitre, avons-nous dc- mandé, nous faire connaître vos raisons \u2014Oni, à présent.je puis tout vus dive, Questionnez-moi, je vous répondrai D\u2014Eh bien, d\u2019abord, cette lecture de Servir, qui ne paraît pas vous avuir laissé un souvenir très satisfaisant, comivent cela s'est-if passé, maitre?R\u2014 Vraiment?Vous voulez?.D\u2014 Mais oui.Comment et quand cela fut-il décidé entre vous et M.Claretie?R\u2014Avec une soudaineté qui me surprit un peu.J'avais écrit à M.Clarctie, à la fin des vacances, que je venais de terminer, pour la Comédie, une pièce en deux actes que je me proposais de \u2018lui\u201d\u2019 lire chez lui, dès ma rentrée.Il m'avait répondu qu'il était très heureux de cette bonne nouvelle, sans me parler du Comité et de la formalité de cette lecture qu\u2019il savait m'être plutôt pénible.Peu de jours après mon retour, hâté par un deuil cruel, et alors que je ne lui avais reparlé de rien, je reçus un mot où il me disait: \u201cEtes-vous disposé à lire vendredi prochain (c'était dans deux ou trois jours) votre pièce au Comité?Je serais heureux d'inaugurer ces réunions par une réception.\u201d Malgré ma répugnance pour la petite cérémonie qui m'a toujours paru un peu humiliante, même quand cela se passe le mieux du monde, je répondis que j'acceptais, Et, à l'heure dite, je fus exact.D\u2014Vous trouvâtes M.Claretie qui vous attendait et vous reçut avant la réunion?R\u2014Non.J'allai déposer mes affaires dans la loge de M.Truffier, qui m'offrit aimablement l'hospitalité, et j'attendis en sa compagnie qu'on vint nous prévenir que \u201cc'était servi\u201d et je descendis à la salle de lecture où tout le monde était déjà à table autour de M.Claretie.Saluts.Je fais le 0 lis.D.\u2014Des effets?Marques d\u2019assentiment?de satisfaction?R.\u2014Non.te.D.\u2014Qui dure combien?Le bronze.A la fin de l\u2019ac- R\u2014Une grande heure.A la fin quelques applaudissements, discrets et polis.D.\u2014Et puis?Sur la pièce ?R.\u2014Rien, des paroles vagues, brèves.Mais, sans doute parce qu\u2019on se rend compte que c'est ce à quoi je tiens le plus, surtout en ce moment, on ne tarit pas d'éloges sur mon grand talent.de lecteur! Je fais signe que je suis sensible.Et au bout de cinq minutes de gêne silencieuse, j'entame le deuxième et dernier acte, ma pièce n\u2019en ayant pas davantage.D.\u2014Après le deux?R\u2014Rien.La glace.Aussitôt, d'ailleurs, à peine ai-je laché le dernier mot, M.Clare- tie est debout, ses clefs à la main, tel le geo- lier ; il m\u2019ouvre la porte de son cabinet où je pénètre, ayant en hâte rassemblé les fcuil- lets de mon manuscrit.11 me fait: \u201cUne minute! Simple formalité.\u201d Me voilà seul dans ce beau cabinet où j'ai attendu plusieurs fois déjà au cours de la vic, ct je reconnais la pendule amie dont les minutes, en ces instants, comptent double, comme la voix de l'administrateur.J'en compte ving.au bout desquelles M.Claretie vient me visiter.[Il me paraît très troublé.Je lui dis: \u2014 Eh bien ?\u2014 Eh bien ,ils ont peur, oui.on a peur.\u2014De quoi?\u2014Sujet dangereux.Oh, très généreux, mais dangereux.La pièce, hors de cause! Mais.mais.mais.Nous prévoyons de l'effervescence.Que sais-je!.\u2014Enfin, quelle réponse m\u2019apportez-vous ?\u2014Aucune, aucunel.\u2014Comment | Aucune.quelque chose ?\u2014Non.Rien.\u2014Rien?Ah qa! c'est une plaisanterie.Vous avez décidé tour de la société.Poignées de main.Je Qu'allez-vous dire tout à l'heure à la presse, +\u2018 \u2014 LYON, ayant ouvert la porte de communication, il me dit: \u201cCombien je suis confus!.Excusez ce petit tracas.\u201d\u201d Et, vite, avant de refermer: \u201cEt c'est pas fini! Et c\u2019est pas fini!\u201d Quelques instants après, il reparaissait ; et d'un air accablé: \u201c Eh bien, c\u2019est fait.On a voté.Servir est reçu.Voulez-vous les voir?\u201d Je n'en avais qu'une petite envie.Et cependant la curiosité, l'intérêt des moments où l'on vit de façon curieuse et passionnée.me fit répondre : \u201cMais comment donc! avec plaisir!\u201d Je rentrai donc dans la salle du Comité, où l'on se dispersait déjà.parla?on vous adressa tout de même quelques bonnes paroles ?.R.\u2014Non.Si j'excepte MM.Albert Lambert et Truffier, l'exquise et bonne Mme Pierson, nul ne ne me dit un mot, méme cordial.Alors, je partis.D.\u2014L'administrateur vous prit alors à part ?vous retint dans un cabinet ?R\u2014 Non.D.\u2014Et le soir ?le lendemain ?il vous écrivit?vous convoqua ?R\u2014Non.H ne donna pas signe de vie pendant dix jours.D.\u2014Et vous maitre, qu'avez-vous fait à la suite de cette lecture?R.\u2014Le soir même, à neuf heures et demie, (J'étais chez mon illustre confrère ct ami, M Poincaré, qui veut bien m'honorer d'une affectueuse cordialité, Quoique chargé, sans faiblir, du poids formidable que l\u2019on sait, il me reçut dans la minute.J'attendis moins jusqu'à trois heures de l'après-midi, rue Richelieu.Je lui contai la chose et lui annonçai que je lui remettrais ma pièce.I! me promit de faire tout son possible pour la lire dans le moins long délai et décider ce qu'il conviendrait.Ai-je besoin \u2018le dire que, confus et reconnaissant, je lui donna tout son temps.Le lendemain, soucieux de la plus élémentaire correction, je vis MM.Guist'hau et Bérard.En tous deux, je trouvai le plus délicat et sûr accueil.D.\u2014Et alors.se déridèrent-ils ?on vous} ment, à l'administrateur général de la Comédie- Française.C'est dans ce sens que j'écris, ce jour même, à M.Claretie.Veuillez agréer, cher monsieur Lavedan, l'expression de mes meilleurs sentiments, GUIST'HAU.Je crois, n'est-ce pas, qu'après cette lettre je n'ai rien à ajouter?Elle me confirme dans la résolution que j'ai eu la dignité, je n'ose dire en parlant de moi-même, mais toutefois je le dis, le courage de prendre, avant de la recevoir.Ft méme à présent, ott la Comédie-Frangaise n'a plus d'obstacle ministériel à m'objecter, il me plairait moins qu'avant de profiter d'un entrain et d'une chaleur qui ne se manifestent qu'après coup, quand il n\u2019y a plus moyen de faire autrement.La ville de Strathmore Les Montréalais qui habitent Strathmore sont fort orgucilleux de leur petite ville et ils ont raison.Pour la beauté du site comme pour les facilités de communication, Strath- more ne le cède à aucun endroit de l'Ile de Montréal.Ja salubrité de Strathmore est proverbiale et le chercheur de beautés naturelles y trouve ses délices.Depuis plusieurs années Strathmore a été le lieu de prédilection des nombreux Montréalais désireux d'habiter à peu de distance du centre de la ville, mais pourtant en pleine campagne.Les polices maisons qu\u2019ils y ont construites démontrent d'une manière convaincante l'aristocratie de cette jolie banlieue.\u2014Les Jardins de Strathmore sont un emplacement de choix situé au coeur méme de Strathmore.Hs ne contiennent plus que peu de terrains à vendre, mais qui sont les plus beaux de la localité.Grâce à un plan très ingénieusement dessiné, ils commandent tous, du pre- Automobiles ROCHET - SCHNEIDER PARIS, 782-Ouest, rue Sainte-Catherine LONDRES, MONTREAL.Montréal 70, Entrepreneur général en construction rue St-Jacques, MONTREAL Téléphone: Main 735.Le Scotch Pet Whisky sans égal SP fats =\" (Les Biéres de la Brasserie \"DOW?\" ont, par leur supériorité, conservé depuis cent années la première position.@ Adoucies et muries dans du bois, elles ne peuvent être surpassées pour leur qualité, leur pureté et leur excellence.@ Vous êtes assurés d'obtenir les meilleures Bières en demandant celles de Dow.En vente par tous les commerçants et dans \u2018 tous les Bare ot Cafés.THE NATIONAL BREWHRIES, Tdmited 25 er Dawson C'est un bon vieux scotch distillé à la bonne vieille façon.Liqueur exquise, au goût savoureux, elle fera les délices de tout véritable connaisseur.i ; i \u201cdu français dans les services fédéraux et : \u2018possible*la/traduction des livres bleus.On : \u201cdans les ) journaux, dix traducteurs, au ; Salaire initial de $1600, lesquels seront \u201cces messieurs comme il convient, sous Ir _.comptonsisyr des résultats \u2018magnifiques.\u201cLa décision de M.Leet n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019une honte pour Notre article de samedi dernier, à propos du jugement de M.Leet dans l'affaire de la Banque Internationale, nous a valu plus d'une remontrance.La moins intéressante n\u2019est pas celle que nous faisait mercredi, au l\u2019alais de justice, l\u2019honurable juge dont nous rapporterons ici les propos.\u2014 Monsieur, nous disait ce magistrat, je vous aime besucoup personnellement, malgré vos nombreux défants, et ce n\u2019est jamais sans plaisir que je lis chaque dimanche votre journal.Laissez-moi pourtant vous dire que je ne saurais que blä- mer énergiquement votre dernier article.\u2014 A cause?.\u2014 À cause de ce que vous y dites de la magistrature.Vous prétendez qu'il y a des juges qui se vendent: or, quoi qu'on en dise, je ne le crois pas.Je suis même persuadé du contraire.Il y a peut-être des juges qui se laissent.comment di- rais-je?.qui se laissent \u201cinfluencer\u201d, mais à ma connaissance il n'en existe pas qui se vendent \u201cà tant\u201d, comme vous dites.Tin écrivant une pareille chose, vous discréditez injustement l'administration de la Justice.Vous avez tort.\u2014 C'est vrai, répondimes-nous.Je I'a- vote, sur ce point, nous avons tort.Il ne fallait point dire, ainsi que nous l'avons écrit dans un moment d'humeur, que certains juges se vendent à prix fixe; ct aussi bien notre expression, ici, passait-elle notre pensée.Nous aurions dû écrire plutôt, comme vous le dites, qu\u2019ils se laissent souvent \u201cinfluencer\u201d, \u2014 mais non pas à prix fixe.-\u2014 De plus, repartit notre interlocuteur, il y a d'après vous des juges qui déshonorent leur charge par leur inconduite, \u2014 L\u2019'OPINION D'UN JUGE L la magistrature.\u201d qui s'en vont chaque jour, comme vous dites, \u201crendre la justice après avoir rendu leur diner.\u201d M y en à, je le reconnais ; il y en a très peu, mais il y cena.Seulement, ceux-là, vous devriez les nommer! Autrement vous laissez planer sur tous leurs collegues des soupçons atroces, qui sont de nature, encore une fois, à discréditer d'une façon générale l\u2019audministration de la Justice.\u2014 Les nommer, mais y pensez-vous?répondit notre rédacteur.Vous êtes bien bon, en vérité, vous, monsieur le juge !.\u2026.[es nommer! prison demain, et serait-ce vous qui viendriez nous en faire sortir?\u2014 Vous auriez justice, affirma le juge.Les coupables seraient punis, et ce serait unt soulagement pour tout le monde.\u2014V'ous croyez?Ih bien nous en avons assez d'avoir été échaudé une fois! Pour avoir écrit naguère encore, au sujet d'in juge qui invariablement acquittait journalistes de son \u201cparti\u201d et condan- nait les autres, qu'il vaudrait peut-etre mieux, à l'avenir, choisir les juges en dehors de la politique, je fus, moi-mème qui vous parle, condamné à trois mois de prison.lt quant au \u201ccoupable\u201d, comme vous dites, vous savez comme on l\u2019a puni.On en a fait un lieutenant-gouver- neur.\u2014 Apres cela, monsieur le juge, ne crovez pas que j'aie grande envie, comme vous m'y engagez, de NOMMER les juges indignes.M.le juge X., s'il n\u2019en tient qua moi, pourra tant qu\u2019il voudra continuer de faire des folichonneries sous l'hermine.I pourra même, s\u2019il lui en prend fantaisie, monter de nouveau sur le banc, comme il lui arriva naguère, le revolver à la main et le flacon de gin dans Mais nous serions en les sa poche de veston: le gin pour lui et le Mon expérience avec M.François Langelier me suffit Ce n'est pas moi qui NOM- MISRAT M.le juge NX.Et si la magistrature en souffre, tant pis pour la magistrature! Elle n\u2019a qu'à se défendre.\u2014 Je regrette que vous pensiez ainsi, reprit le juge.Vous semblez ignorer qu'en définitive il vous reste toujours ce recours, contre les juges indignes, de les dénoncer au ministre de la Justice.Enfin, quoi qu'il en soit de votre opinion sar ce point, je dois vous dire que, quant à ce que vous dites de M.le juge Leet, lnin d'avoir dépassé la mesure.je trouve que vous n'avez pas encore Été assez loin.\u2014 Comment, monsieur le juge, pour une fois vous me donneriez raison?\u2014 Comment donc! répondit notre interlocuteur, mais comment donc!.Je ne passe pas pour un homme d'ordinaire violent, au contraire : cependant j'ose vous dire que ce jugement, à mon sens, est une honte pour la magistrature, ni plus ni moins qu'une honte.Et c'est ce que vous auriez dû dire.\u201cQu'un juge, poursuivit-il, dans un cas aussi grave que celui-là, attende vinet- quatre heures, au besoin, pour décider si oui où non il émettra un mandat, cela est raisonnable.\u2014 Nous, dit notre rédacteur, nous aurions été plus généreux; nous aurions .revolver pour ses contradicteurs.se faire une opinion.\u2014 l\u2019as du tout moi, interrompit le juge.Vinget-quatre heures, dans les cas même les plus graves, c\u2019est tout ce qu'on peut accorder.l\u2019assé ce temps, tout retard de- vient purement et simplement scandaleux : donné jusqu'à huit jours à M.Leet pour, \"ACTION le juge alors n'a plus qu'à faire droit à la plainte ou à la rejeter.\"Et, continua notre en scandant chacun de ses mots, je vous prie de croire que je sais ici ce que je dis.| Je fus moi-méme un de ceux qui contri- buerent, il y a quelques années, à faire, amender la loi de façon à donner au juge,1 ditns certains cas exceptionnels, ce pouvoir diserétionnaire dont M.leet vient d'abuser comme vous savez.Or je puis vous dire que jamais un seul instant il n'entra dans l'esprit du législateur, à ce sujet, d'accorder au juge plus que le délai de quelques heures strictement nécessaire non pas pour instruire la cause à fond comme l'a fait M.Leet, mais bien sculem nt pour se rendre compte s'il doit oui ou non émettre un mandat.\u2014 Ainsi done, d'après vous, monsieur le interlocuteur juge.?\u2014 D'après moi, vous avez eu tort d'imprimer que la conduite de M.I,eet était \u201cplus qu'étrange\u201d: vous auriez dû dire qu'elle constitue, au point de vue judi- chaire, ni plus ni moins qu'une monstruosité.11 n'y a pas d'autre mot.\u201d x Et voilà comme nous parlait mercredi pussé, vers trois heures de l'après-midi.au palais de justice, un de nos juges les plus savants, les plus intègres et les plus justement estimés.On comprendra qu'il ne nous ait poi: permis de mettre son nom en tête de ces observations.Mais nous donnons ici notre parole d'honneur que nous n'avons fait que répéter très fidèlement.la subs- tence de ses paroles.JULES FOURNIER.LE FRANÇAIS DANS LES SERVICES PUBLICS La version française des Livres Bleus, au lieu de paraitre, comme par le passé, | deux, trois ET MEME CINQ ANS EN RETARD, paraitra désormais en même temps que la version anglaise Comme quoi nous obtenons du docteur Sproule, en un tour de main, une réforme que nous avions vainement sollicitée de M.Laurier pendant Un de nos amis nous écrit: Mon cher Fournier, Voici une lettre qui vous fera,-je l\u2019espère, autant de plaisir qu\u2019elle m\u2019en fait à moi-même.Je crois qu\u2019elle scrait à citer.Vous vous rappelez tout ce que nous avons écrit jadis sur le même sujet, et le mémioire que j'adressais moi-même à Blondin il y a un an.La lettre en question de M.Blondin se lit ainsi: Ottawa, le 20 janvier 1913.*.Chambre des Communes, Cabinet du vice-président.Cher monsieur X., Je reçois une bonne nouvelle au sujet je vous en-dois la primeur.Plus de traduction à l\u2019extérieur, dorénavant.Nous organisons un service d'experts.en herbe, où'.sc fera avec toute la diligence va demander incessamment, par annonces \u2018choisis sur concours.Nous installerons surveillarnce:de M.Desaulniers.Nous Jusqu'iéi, comme vous le savez, tous les \u2018Rapports devaient d\u2019abord être imprimés efi anglais) puis brochés, avant que de agser 4:1aTraduction.À l'avenir, cha-.ère sera tenu de fournir à la 1 n¥un double de ses manuscrits.Immédiatément ces manuscrits seront tra- e:facon.d «poüvoir'arriver à l'Im- e'presqu LBS, A quinze ans tzmps l'équipe française d'imprimeurs.Résultat: Au lieu de paraître trois, quatre et même cinq ans après la version anglaise, la nôtre verra le jour en même temps que celle-ci, comme il convient au siècle de l\u2019Entente Cordiale ! M.Sproule a fait preuve d\u2019un bon vouloir admirable en cette affaire, dont l\u2019idée et le mérite reviennent atant tout à M.sant de constater que tout ceci se passe sous la présidence de Sproule, Sam étant tétrarque et Borden premier-ministre.A vous en hâte.P.-E.BLONDIN.Voilà, croyons-nous, qui pourrait à la rigueur se passer de commentaires.Ce que M.Laurier, Canadien-Français, l'avait pu nous donner en quinze ans de ministère, M.Sproule, Orangiste et grand- maitre de l'Orangisme, nous l'accorde tout de suite, sans se faire prier.Jusqu'ici les livres bleus du gouvernement fédéral, version française, paraissaient deux, trois ct même cinq ans après la version anglaise.Dorénavant, grâce à cet affreux docteur Sproule, que le *Canada\u201d assure qui mange les petits enfants, les deux versions paraîtront en même temps.N.-B.\u2014La publication de cette lettre dans nos colonnes, est-il besoin de le dire.ne signifie en aucune sorte que nous ap- | Tél.Bet 473 C\u2019est le Temps des Fêtes et des Gros Soupers Voulez-vous guérir vos indigestions et vos Maux de Tête ?Prenez un verre d'Eau Purgative RIGA Société des Eaux Purgatives \u201cRIGA\u201d 215-Est, rue Notre-Dame Montréal Péléphone Est 2264.NOUS VOUS INYITONS a venir a notre atelier pour vos portraits.VOUS AUREZ unitravail parfait et absoluement irréprochable, car -not | STUDIO \u2018est sañs cëntredit le plus A LA MODE.! » moire \u2018G.H.CREPEAU Artiste Photographe prouvions le règlement de la question du Keewatin, et encore moins la marine Dor- den.Mais enfin il faut bien rendre au diable son dû, ce diable s\u2019appelät-il Plon- din! \u2014\u2014 (Os | JUBILEE RINK La foule continue d'affluer au Jubilee Rink.Lundi soir dernier, on n\u2019y comptait pas moins de quatre mille personnes, \u201cour assister à la fameuse joûte de hackey Tel.Est 799 Pâtisserie Française JOSEPIL KERILULU 176 RUE SAINT-DENIS Pour Banquets, Euchres, Lunches, Soirées, Réceptions, etc, demandes nos prix.I que nous annoncions dans notre dernier nels de la Ligue Nationale, numero.M faut dire que cete jotite ne manaua point d'intéret.De l'aveu unanime, on put rarement voir à Montréal concours plus palpitant, même entre les profession- M.HARMANT et la Troupo dans : nements sportifs d'une qu exceptionnelle.NATIONOSCOPE Semaine du 27 janvier 1913 \u201cLA VOLEUSE D\u2019ENFANTS\"\u201d Grand draine en 5 actes ct 7 tableaux MATINEE TOUS LES JOURS THEATRE DES NOUVEAUTES Semaine du 27 janvier 1913 \u201cLes Boulinard\u201d Comédie-Vaudeville en 3 actes par M.Ordonneau, A, Valabrègue et H.Kéroul MATINEE TOUS LES JOURS La direction du Jubilee Rink os hous i nonce d'ailleurs qu'elle réserve au nb pour ces temps prochains Public » Quelques évé.alité tout à fais \" en AE \u2014\u2014 un choix considérable de Plumes-Fontaines.THEATRE-NATIONAL Semaine du 27 janvier 1913 6 - \" L\u2019AVENTURIER \u2019» Comédie en 4 actes par Alfred Capus MATINEE TOUS LES JOURS PLUMES-FONTAINES.\u2014l'our un temps litHé, tous offrons au prix uniforme de $1.23, Modèles se vendant ordinatrement depuis à à $5.00.Ces plumes sent en or de 14 carats el nous garantissons qu\u2019elle donneront satisfaction sinon elles seront Celiatigées, où l'argent seru retuboursé, Franco sur réception ode $1.25, \u2019 LECOURS & LANCTOT, pharmaciens, Coin des rues St-Denis et Ste-Catherine, Montréal.a $2.50 à A.LECOMPTE, Succursale : 241-Est rue Ste-Catherine Les geus de goût, par exemple les lecteurs de 1\" Action\u201d, trouveront ayx magasins de M.Lecompte des chaussures élégantes et confortables, capables de leur donner à tous égards la plus complète satisfaction.A 521-EST RUE STE-CATHERINE (coin Sanguine) 288-EST RUE STE-CATHERINE Librairie St-Louis NORBERT FARIBAULT, Papeterie, fournitures de bureaux, livres, revues, romans, journaux.(près St-Denis) Toutes les derntères nouveautés.Tél.Est 2660 Dr Li.NOLIN TRUDEAU CHIRURGIEN -DENTISTE | 389 rue Saint-Denis La différence?.dissements possibles, OU Sad (Téléphone : Est 5969) De 9 h.à 5 h.tous les jonrs, et les mardis, mercredis et veréredis, de 7 h.à 9 bh.du solr.HENRI avec un club ordinaire?.interrogatoire complet sur vos antécédents héréditaires ct personnels, un bon examen médical dont dépend le prograntine qu'on vous donnera pour votre régime, les exercices, douches, massages ou toutes autres applications d'agents physiques jugées nécessaires a votre cas! 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