Album universel, 17 novembre 1906, samedi 17 novembre 1906
[" |, 17 novembre 1906.Montr.Album Universel (Monde Illustré) XXIIIème ANNEE, No 1177 965 \u2014 AVIS DE L'ADMINISTRATION \u2014 i, abonnements partent du ler ou du chaque mois, Les remises d'argent do; nt être faites en mandats-poste, man.d.d'express ou chèque à l'ordre de L.+.Lay, Boîte postalo 758, Montréal.manuscrits non insérés ne sont pas br C ts, PRIX DE LA REVUE Par abonnements: $2.50 par année, $1.25 pour 6 mois, franc de port ur tout le Canada, les Etats-Unis, Alaska, Cuba, le Mexique, les Iles Hawaï et les Iles Philipr pines.Au numéro : 5 cents.Pour les autres pays de l\u2019Union Postale: Abonnements : 83.50 par année, ou 18 francs.Lu Mowns ILLUSTRE Album Universel Publié toutes les somaines à Montréal, par E.MACKAY, Editeur-Propriétaire.L'Honorable G.A, NANTEL, Directeur de la Itédaction.51, rue Sainte-Catherine-Ouest.Téléphone EST 4415 Coin de la rue 8t-Urbain LE CANADA PITTORESQUE.ATE Fh wow ia 3 A a \u201cArrow \u201caot f I ww.reese \u20ac 4 ' OFFICE Un bureau temporaire ou se font les transactions des mineurs.District de Cobalt, Ontario.\u2014Ligne du G.T.R. \u2014 966 Album Universel (Monde Illustré) No 1177 Montréal, 17 nove bre 1906 Xam ape - NOS GRAVURES D'ACTUALITE Me L.T.Maréchal, C.R.avocat de Montréal.qui a brillamment défendu la cause des grévistes à l\u2019enquête tenue à Buckingham, P.Q.à la suite des meurtres commis duwrant les troubles survenus entre la Cie MacLaren et ses ouvriers.Me Honoré Gervais, C.R., député au parlement fédéral par le quartier St Jacques de Montréal: professeur à l'UniversitéLaval (faculté de droit} : fiminent politicien et jurisconsulte canadien-fran- cais, qui s'occupe activement de la formation d\u2019un corps consulaire canadien.dont In mission serait de développer nos relations commerciales avec l'é tranger.En France \u2014 Dernière innovation en locomotion, apercue récemment au Bois de Boulogne, près Paris.\u2018 4 A 15564 * En France \u2014 Les pompiers parisiens manoeuvrant devant le lord-maire de Londres, sur une place dont la publie a été écarté.Me Charlemagne Rodier, avocat de Montréal.qui a brillamment défendu la cause des grévistes à l\u2019enquête tenue à Buckingham, P.Q.à la auit- des meurtres commis durant les troubles survenus entre la Cie MacLaren et ses ouvriers.En France \u2014 A Paris, la visite du lord-inaire de Londres.Ln foule attendan' sur les boulevards l\u2019arrivée du premier magistrat de la métropole britannique En France \u2014 Autre manoeuvre des supeurs-pom- piers de Paris, exécutée devant le lord-maire de Londres.En France \u2014 Prince Javunnais et son épouse, ae tucllement de passage a Paris.Nos lecteurs 4F- précieront l\u2019exotisme du costume de ces po tats orientaux. mary Montréal, 17 novembre 1906.Sommaire du No 1177 du 17 novembre 1906.\u2014 Hors texte: le Canada pittoresque ; nos gravures d'actualité \u2014 Choses d Europe \u2014 Commission exécutive, par l'hon.G.À.Vantel \u2014 Propos de Montréalais \u2014 Fchos d'Amérique, par L.d'Ornano \u2014 Nouvelles cnadiennes inédites: la statuette, par \\1ie Marie Ie France \u2014 Le chien et le mundiant, par Henri Roullaud\u2014Les moustiques de l\u2019île d'Anticosti, par Paul Com- \\ travers la mode\u2014l,a vie au foyer Los Pour nos jeunes amis \u2014 Feuilletons : Le Chien d'Or \u2014 Colomba \u2014 3 pages hu- voristiques \u2014 La cuisine de Madame \u2014 Conte de fée: La chatte blanche \u2014 Une d'histoire contemporaine inédite, par page ¢ l'abbé Serpaggi \u2014 Concours de labour \\ travers le Canada \u2014 Nos gar- \u201cmalades, par Jeanne \u2014 De ci de là \u2014 Frude sociale inédite: Dieu et le matéria- Cte, par fen A.Thomas \u2014 Poésies, varié- \u2026, ete.Musique : t hant: La rose du lac, mélodie par EF.de Lntenailles.fr 11 Choses d'Europe | = | En Angleterre La politique des délégués anglais à la confé- race internationale de Berlin, tenue pour dis- coter la question de la télégraphie sans fils, est loon d'avoir contenté tout le monde.On les accuse d'avoir compromis la situation qu'occupait la Grande-Bretagne arrivée à la tete de tauttes les nations, tant sous le rapport de l'éten- duc de son système que de l'excellence des pos- \u201cvs où elle avait établi ses stations navales.ll est difficile de se rendre compte du bien onde de ces accusations qui seraient dictées, disent les défenseurs des délégués, par les partisans intéressés dans les privilèges de la Cie Marconi.Les rapports sent encore incomplets et on ne pent se former une opinion satisfaisante sur la matiere qui est considérée comme des plus im- prrtantes par la marine anglaise.lc point le plus discuté repose sur les réserves de la Grande-Bretagne, quant à la clause 3ivme, par lesquelles le gouvernement entend -tttraire telles stations, qu'il désignera, autres que les stations navales ou militaires, de I\" peration de la convention générale d'inter- vumunication obligatoire.Ces réserves ont été vigoureusement défendues par les délégués anglais tout d\u2019abord, mais elles furent plus tard adoucies, dit-on, par des assurances particulières et privées, contre lesquelles les partisans de la Cie Marconi en Angleterre protestent vivement allant jusqu\u2019à prédire un procès entre le Gouvernement anglais ct vette dernière.le correspondant de Berlin, du \u201cTimes\u201d dé- wend Pa-propos des concessions anglaises et svutlent que cette libéralité sera bien récom- pensce en temps de guerre par la familiarité \u201cque les opérateurs anglais auront acquise avec lv.divers systèmes en usage et que le controle du Gouvernement de toutes les stations sur le territoire anglais assurera a la Grande-Breta- gn une immense prépondérance dans le domine de la télégraphie sans fils.la Grande-Bretagne a été le principal adver- sure de la proposition des Etats-Unis de rendre obligatoire l\u2019intercommunication entre vais- scan et vaisseau, qui a été adoptée contre elle grace à l'appui de l\u2019Allemagne et des petites nations de l\u2019Europe et de l\u2019Amérique du Sud._\u201c Jæ Canada\u201d, dit un journaliste anglais dans I\"Fvening Post\u201d de N.-Y., a propos de cette Krnsse discussion internationale, \u201c possède un , Vaste système Marconi, dans le golfe Saint- ; laurent, et il se plaint qu\u2019il n\u2019a pas été repré- , \u201centé par ses propres délégués à la conférence,\u201d »* + + An dernier moment, nous voyons que le traité international dit du Radio-Telegraph, qui est basé sur le principe d\u2019intercommunication obligatoire entre les systèmes de télégraphie sans fils, a été signé par toutes les parties inté- Tessees, Album Universel (Monde Îllustré) No 1179 En France Le changement du gouvernement Sarrien en gouvernement Clémenceau n\u2019a pas marché tout seul.M.Clémenceau n\u2019était pas l'unique appelé à la succession Sarrien.I! fut très fortement question de M.Léon Bourgeois.M.Fallières fut sur le point de l'appeler le premier.Mais le ministre des affaires étrangères se montra très hésitant et plutôt disposé, dès les débuts de la crise, à suivre son chef M, Sarrien.\u201cNous nous en irons ensemble\u201d, aurait-il dit à ce dernier.les ministres modérés MM.Poincarré, Ley- gues, Ftienne se sont retirés pour ne pas embarrasser le nouveau Premier qui, d'ailleurs, ne se serait pas géné plus que d'habitude et aurait fait comme il a fait en plaçant à ses côtés dans le cabinet, des radicaux avancés comme MM.Pichon, Caillaux, Viviani.ll a fallu quelque temps pour mettre le nouvel orchestre d'accord, mais enfin, au nom des grands principes à sauvegarder et de l'humanitarisme libéral et libérant à propager, on a réussi à former un ministère Clémenceau.Gam- betta, \\Valdeck-Rousseau, Clémenceau, c'est la trinité des Grands Ministères de la \"Troisième.Reste à savoir si le dernier venu fera mieux que ses deux prédécesseurs.C\u2019est fort douteux.* * +#* le nouveau cabinet, après plusieurs délibérations et beaucoup de tätonnements, a réussi à s'entendre sur une formule qui définit sa politique ct cristallise\u2014pour employer le dernier mot à la mode \u2014 la pensée ministérielle à l\u2019'endroit de la mise à exécution de la loi de séparation: l'Etat, les délais écoulés pour la formation des Cultuelles, déclarera désaffectés les églises, chapelles et séminaires pour se les attribuer à lui-méme, aux départements, aux cantons ou aux communes, suivant le cas, confisquant ainsi pour Ro0,000,000 de francs de propriété aux catholiques et mettant ceux-ci dans l'obligation de se pourvoir, à nouveau, de tous les objets du culte.On ne veut pas profiter, dirait M.Briand, de notre loi si large de la Séparation, eh bien! tant mieux pour l'Etat.tant pis pour l'Eglise.l'Etat.déchargé de tous les frais concordataires va hériter de milliards qui iront rejoindre ceux des communautés religieuses ! Et les bonnes razzias de cléricailleries que les officiels se promettent tout en faisant miroiter aux veux des fidèles de la Nouvelle Loi des parts de gâteaux succulents, qui mettent déjà l'eau à la bouche de tous ces héritiers de l'Eglise dépouillée ! Mais que de déceptions se préparent les uns et les autres! Que reviendrait-il à chacun des détrousseurs, si.de fait.les églises allaient écheoir à l'Etat.aux cantons, aux communes! * * * Mais la Nouvelle Loi, qui est peut-être le dernier testament \u2014non sans codiciles\u2014de la \u2018I'roi- sième, aura toujours eu du bon.Elle aura réveillé le sentiment religieux dans l'âme d'une foule de radicaux-socialistes-collectivistes, incroyants de tous calibres par conviction, ignorance, mais plutôt par calcul politique ou d'affaires.Imagine-t-on que nombre de non pratiquants qui ont passé leur vie à blasphémer Dieu, à se moquer de ses commandements et de ceux de son Eglise, se sont mis en tête d\u2019¢- tablir des associations cultuelles! Leur propre bien et le mal des catholiques, voilà ce que veulent ces bons apôtres de la Nouvelle Loi.C'est à Auch que se produit ce zèle inespéré pour la rénovation religieuse et il y revêt de telles formes qu'on se demande si la France officielle tout entière, athée et persécutrice, n'a pas d'ores et déjà trouvé son chemin de Damas.Voyons en effet.Le conseil municipal de la ville d'Auch vient de se constituer en association cultuelle, et a décidé que, dorénavant, dans les quatre anciennes paroisses concordataires de la commune d\u2019Auch, l'exercice du culte catholique serait assuré par les scins de ses conseillers municipaux.Est-ce à dire que ce sont les conseillers municipaux eux-mêmes qui donneront l\u2019absolution, célèbreront les messes et administreront les sacrements?Non \u2014 mais alors comment la municipalité va-t-elle recruter ses desservants ?Les sentiments anticléricaux de la municipalité d\u2019Auch' sont notoires, et il est hors de doute que le fait de fréquenter les offices était auprès d\u2019elle la pire des recommandations.Lorsqu\u2019un candidat se présentait pour briguer une fonction municipale quelconque, à la voirie urbaine, dans les bureaux de la mairie, ou dans les octrois, le premier point était que 967 ni lui ni les siens ne misser\u2026 et n\u2019eussent jamais mis les pieds à l'église.C\u2019est pourquoi on se demande où la municipalité d\u2019Auch ira chercher des libres-penseurs chargés de dire la messe, et s'il ne lui sera pas difficile de placer, à la téte de ses quatre paroisses, pour y assurer l'exercice du culte catholique, des desservants selon son coeur, \u2014des prêtres catholiques qui n'auraient pas été baptisés.Qu'importe! On aura toujours fait son gros possible pour mettre la main sur les églises, en tirer un certain bénéfice ct ça durera ce que ça pourra.Qui donc a dit que le Français manquait de sens pratique?(a n'est toujours pas celui de la bonne ville d\u2019Auch.* 0% + les évêques irlandais ont, à leur tour, adressé une lettre de sympathie, de haute et entière approbation, au clergé de France.Voici le texte de ce précieux document qui fait bien suite aux commiunications des épiscopats américains : Collège de Saint-Patrice, Maynooth, Irlande.Votre Eminence, l'amitié chaleureuse qui a toujours uni les catholiques d\u2019Irlande à leurs frères de France et les faveurs signalées dont nous avons souvent bénéficié de la part de la grande et généreuse nation française, nous font un devoir spécial de partager vos soins et vos douleurs comme vous avez partagé les nôtres aux jours de nos luttes pour la foi de Jésus-Christ.Nous profitons donc de notre réunion annuelle pour offrir à Votre Eminence, au vénérable épiscopat de France, au clergé et au peuple catholique de votre pays, l\u2019expression de nos profondes et très fraternelles sympathies au milieu des épreuves pénibles que vous traversez aujourd'hui.i \u201cDe méme que les catholiques du monde entier, nous nous réjouissons de l'attitude ferme et digne que vous maintenez en présence des dangers qui vous menacent.Votre esprit d'unité et de foi, votre fidélité admirable aux plus glorieuses traditions de la France, votre confiance si complète et si frappante dans la direction et les conseils de l'auguste Pontife dont c'est le devoir de veiller aux intérêts suprèmes de l'Eglise, sont pour nous l'objet d'une juste admiration et ne nous laissent aucun doute sur l'issue d'un conflit que vous ne pouviez pas éviter.Nous avons la profonde conviction que la ioi de la France catholique sortira plus forte et plus pure des épreuves auxquelles elle est 4c- tuellement soumise, et que l'Eglise de saint Louis, loin d'hésiter, acquerra de nouvelles forces pour remplir sa glorieuse et digne mission.Avec les sentiments de la plus profonde vénération, nous sommes les serviteurs en Jésus- Christ les plus fidèles et les plus dévoués de Votre Eminence.Au nom de tous les archevèques et éve- ques d'Irlande: Michel, cardinal; Logue, archevéque d'Armagh; Richard, évéque de Waterford et Lis- more; Henri, évéque de Down et Connor.En Espagne Le parti libéral qui est au pouvoir, semble bien décidé à presser l'adoption d'une loi sur les associations religieuses, assez semblable, dans les grandes lignes à celle de la France.Mais il y a loin de l\u2019esprit dans lequel sera rédigée et appliquée cette législation à l'esprit de persécution qui a présidé à la mise à exécution de la loi française.On légifèrera bien sur les associations religieuses en Espagne, comme on fait partout, mais pour les réglementer non pour les supprimer, pour délimiter leurs droits civils, leurs devoirs, leurs privilèges, non pour leur enlever toute existence légale.Le Roi Alphonse XIII est d'accord sur ce point avec ses ministres, car il est un roi constitutionnel qui règne mais ne gouverne pas.Il est aussi question de reviser le concordat de 1852, mais en respectant les prescriptions du protocole, et en se servant de tous les moyens qu\u2019une diplomatie autorisée de part et d'autre, peut employer pour arriver à une entente amicale, à un \u201cmodus vivendi\u201d, qui soit acceptable aux deux parties intéressées\u201d Certes on aurait bien tort de chercher des traits de ressemblance parfaite entre les projets des gouvernants espagnols, tout radicaux qu\u2019ils sont, et les entreprises sectaires du \u201cBloc\u201d contre l\u2019Église de France.NEMO. 968 COMMISSION EXECUTIVE Nous avons, ici même, au cours de plusieurs articles, insisté avec autant de force que possible, sur la nécessité urgente d'une commission exécutive qui serait chargée de l'exécution des lois, règlements et travaux de la Cité Nous l'avons fait sans parti pris et avec tous les menagements que méritent les personnes mêmes qui composent le conseil municipal de Montréal.Nous n\u2019avons aucune raison de diminuer ni leur rôle, ni leur caractère public, ni leurs capacités.Au fait, le conseil actuel vaut bien, sous tous les rapports, ceux qui l'ont précédé.Mais nous avons cru devoir, nous Mspirant de l'expérience des grands corps municipaux qui entreprennent la tâche d\u2019administrer quand ils devraient strictement se borner à délibérer, à légiférer et à réglementer, nous inspirant aussi du spectacle navrant d'un gâchis administratif comme il s'en est rarement vu, nous avons eru devoir denoncer, disons-nous, le système qui preside aux aftaires de Montréal.Les 40 messieurs de l'Hôtel de Ville, gens fort estimables sans doute.chacun en son particulier.sont les moins qualifiés du mionde, pris en corps ou répartis en commissions ou comités, à faire exceuter nos reglements et, en général, à gérer nos affaires.Non seulement ils ne le peu- veut pas, mais encore empéchent-ils par leur intervention auprès des chefs de départements,par l'exercice d'un patronage excessif, odieux, parce que ruineux pour les contribuables, tout effort sérieux, tout esprit de suite, dans le sens d'une saine et efficace administration.le résultat dusastreux OÙ en est arrivee Ve gestion civique par un parlement municipal.où en fin de compte.tout !e monde est maitre quand l'échevin va de la salle des délibérations géne- rales à la chambre des commissions, crève les veux, demande impérieusement à Ctre supprimé sans retard.IT est ausst absurde de vouloir administrer Montréal avec 40 échevins dont chacun n'a qu'à lever le doigt pour émnecher, au comité, un travail d'intéret pullie d'etre exécuté, qu'au l\u2019ar- lement de Quebec de mettre ses Iois en opération, premier ministre d\u2019Angleterre, que preoceupe fort le bill de education, ° Voilà une vérité qui est en train de pénétrer dans l'opinion publique et, déjà, nos plus hautes autorités municipales, comme entr'autres M.La- porte, ancien maire, et la plupart des échevins actuels, l\u2019ont reconnue.Le Board of \"rade, la Chambre de Commerce et l'Association immobilière viennent de se ranger à cet avis.Sous une forme ou sous une autre, ils demandent la création d\u2019un Bureau exécutif qui sera chargé de voir à l'application de nos lois municipales, ou règlements et à l'exécution de nos travaux publics.Tous les journaux importants de la Cité sont aussi favorables a cette création et nous ne voyons pas qu'il soit possible d\u2019'ajourner davantage cette réforme capitale si, enfin, Montréal doit voir de meilleurs jours ct les contribuables, déjà lourdement taxés, en avoir pour leur argent.Le comité chargé de préparer la législation municipale de la prochaine session, ne peut éviter d'y introduire les clauses nécessaires à la création de ce Bureau exécutif ct technique, s\u2019il n'entend pas se moquer du public de Montréal, Et nous ne serions pas surpris que le Parlement de Québec, plus désintéressé qu\u2019on le dit et il Album Universel (Monde Illustré) No 1177 Le PRINCE FAT DINAN D de Bulgarie qui compte Visiter jrocuunement l'Amerque.moins aveugle que semblent le croire certains échevins préjugés à son endroit, n'exige, comme condition sine qui non que les projets de lois soient sountis préalablement à cette innovation.Pourquoi donnerait-on de nouveaux pouvoirs d'emprunt ou de taxation à la Cité de Montréal, si l'administration de la cité de Montréal n'est pas organisée de façon que ses revenus, «normes apres tout puisqu'ils dépassent S4,000.- 000, soient économiquement, honnétement et in- tellisremment cinploves.Les citoyens de Montréal, n'ayant pas d'autre role que celui de contribuables et de spectateurs désarmés de l'état hideux du leur ville, des travaux de voirie toujours à recommencer ct aussi mal restaurés, raccommodés, rapiècés, di- -ons, qu'ils ont étè originellement mal conçus, mal dirigés et mal exécutés, ne demandent pas d'accroissement de revenus si administration civique doit s'en tenir aux memes méthodes, aux memes errements.C'est donc par la création d'un LDureau exécutif que l'on devrait, il nous semble, commencer à Montréal comme à Québec.Une fois d'accord sur ce point essentiel, tout marchera pour Je mieux dans le meilleur des mondes.Mais le public exige que le conseil de Montréal supprime ses fonctions exécutives, telles qu'il les entend et les exerce aujourd'hui.Les tenants, quand même, du patronage ne l'entendent pas ainsiet trop de nos échevins se trouveraient diminués et génés si la loi venait à leur supprimer cet appendice administratif qu\u2019ils croient indispensalde à leur popularité, mais qu'ils nous en croient, s'ils venaient à triompher encore une fois du sentiment général, peut- étre Monsieur Tout le Monde demandera-t-il qu'on supprime tout le corps représentatif municipal et que notre administration soit confiée à un Bureau de trois ou cinq personnes élu par le peuple ou nommé par la Couronne.C\u2019est ainsi qu'il en est, en certaines cités où les choses ne vont pas plus mal pour cela.Le principe du lureau exécutif étant admis, il resterait à examiner le mode de sa nomination ct l'étenduè de ses fonctions.UT PROPOS DE MONTREALAIS Si tant de modestie n\u2019était pas dans notre famille des Jean de Montréal, plus d\u2019un aurait crevé d\u2019orgucil.It par la faute de ces loustics de notre Parlement municipal! L'autre jour c\u2019était Monsieur Noé Leclair qui nous empruntait la découverte du macadam ignoré du Président même de la voirie, M.Larivière, que hante, trop complaisamment le macadam à base de bitume.Maintenant c\u2019est M.Dagenais qui en tient à la moitié de la suppression totale des 40 immortels que l\u2019un de nous proposait, du corps municipal.Quand je dis suppression, j'entends suppression administrative, et non autre, il va sans dire.! \u2014\u2014 Montréal, 17 novembre 1906 Nous aurions donc obtenu un gain net ou à peu prés, de 50 pour cent, de notre propositi ; puisque nous voulions supprimer le corps ion, entier.eut C'est déjà bien quelque chose et nous no tons tranquillement gonfler d'aise et Loran an ce suffrage de notre hygiénique Bee ! Va t-il remporter son point et Verrons-nous de nos yeux, de petits vieux, déjà, cette diminutio de personne dans le corps municipal?J'en doute \u2018Johannes dubitat\u201d, et pour plus d'une valable raison.\\ingt immortels au lieu de 40! Non, ca n'e- pas possible,et que deviendraient les supprimés.Ombres errantes de par des rues déshon po remords ineffaçables, ces 20 amputés devin ' se résoudre à voir comme nous, à parler de tw the ton, à entendre des mêmes oreilles que le Conn des humains et à sentir d\u2019un nez non échevinal le memes odeurs de Montréal que tout le n De contrôleurs du fise et de Timp, ile gl raient au rôle vulgaire, peu rémunératif et nulle ment envié, de simples payeurs de contributor.sans exemption ni diminution; d'écorcheur- re pectés ils passeraient écorchés sans nulle conne, sation.Encore une fois, cela ne s\u2019est pats vu he se Verra pas à moins que reviennent les temps lhéroiques racontés par de légendaires histoires © nous faire dormir debout.On a vu élargir les portes des assemblées pujn, fires, les retrécir, jamais, monter fe nombre des représentants, le baisser, je ne mu le rappelle pa Monsieur Dagenais a-t-il pensé à la gravit- d sa démarche?ou a-t-il voulu jeter à l'eau son col lègue de quartier et s'attribuer ainsi tous le.car rés de pavages et tous les bouts de trottoir de pro chez lui : Craint-il, dans une secousse de ci Visme.qu'on s'en prenne à tout le corps et veu 11 en sauver la moitié en jetant du lest à lu mn + Que de suppositions vous font monter à la tet un dessein aussi étrange, aussi imprévu ! Cu'en pensent les collègues du docteur, à part le leader du conseil, M.Payette, qui se range à avi de l'amputation! * Il y aurait assez de vingt échevin \u2018 aurait-il dit: il y a trop d'échevins au conseil et \u201cla bonne administration des affaires publi \u201cen est paralysée \".Voilà qui va fort bien! n'est-ce pas, et fat davantage la vanité de la gent des Jean.ronde ae \u2018 w Le célebre romancier et denna cope itahien G.D'ANNUNZIO dont le dernier drame à été siftle a Milan, lor de sa premiere representation.Mais entendons-nous: si MM.l\u2019ayette ct Da- genais veulent de amputation pour grossir le morceau d\u2019un chacun échevin restant et micux tenir le patronage, ils font fausse route.Un parlement de 40 n'est pas trop replet pour les elicts de langue et de pugilat, suivant les besoins de toute délibération populaire, mais il l'est et de beaucoup trop, s il s'agit de la gestion de nos affaires.J'aime mieux un amphitheatre agrandi qu'un hémicycle rétréci ol ne se mest rent que vingt lutteurs.Montréal est menacé tout simplement dans son unique maison de joie, de sport et de concours de ruine-babines.; Nous protestons de toutes nos énergies et nous demandons qu\u2019on s'explique sans attermoiement.Est-ce une amputation toute simple que l'on propose ou une amputation avec l'addition d un appendice sous forme de Bureau technique Ceci réunirait tous les suffrages et le docteur comme le leader seraient sûrs de l'immortalité.en marbre ou en bronze, mais surtout és-coeWrs des contribuables de Montréal.JEAN LE SOUHAIT 0 ad Montréal, 17 novembre 1906.ECHOS D'AMERIQUE Aux Etats Unis , .[1 n'y a pas à se le dissimuler, les Etats- race à la générosité de leurs milliardai- souicrent sans cesse des tresors artisti- putes natures, On se souvient, par ex- Ple, ct nous le disons pour prouver que les cn nv recutent devant rien lorsqu ils veu- pi vaire un caprice, OI SC souvient du dé- lent des Larvint il y a quelques années entre Plralic nos voisins, À s'agissait de l'achat d'une de plus helles oeuvres de l'architecture jraieame, oetuate dont un Américain voulait faire trop ter les materiaux dans sa patrie, itl ene bat los rassembler fidélement de mous ca prés de sa villa, en New-Jersey.I, lta- fie mit he hola à cette vente, consentie par un marqué eux en faveur d'un chareutier prodigues \u201citalic cat raison, parce qu'elle sait que ter ut ses chefs-d'oeuvre auront enu- eu le font du reste trop de ses fils), Unis.res, doy quer de 1 re, Hee! Farr ctqe visitera guère plus la class.que pe- pin- a empeche ques toutes les fois qu ils je per +1 les neveux de l'oncle Sam conti pent + caparer les richesses artistiques du pers ronde, Pronzes, marbres, tableaux, eq, abelots merveilleux, manuscrits \u201ceux, afffuent à New-York et dans les grands l'Union.l'as plus tard que ces jours 41, 7, Fierpont Morgan, au coût de Soe sde rt - dde douane, v faisait entrer huit © pages, de tout premier choix, des ma- nues - du cdlèbre poète écossais Robert Bore oo 0 nème qui remit à la mode HT AT ete que nos concitovens anglais cup! \u201c* Joveusement tous les 31 octobre VARIANCE CLos fs DK HONENLOHE ( conte Pappeiait Guillaume HH, Les memoires ' \u201cde Hobenloihe a cuellement publiés sans arent du Kiser, causent une profonde ation dans te moude diplotnatique.azur otons que |.1, Morgan a payé $200,- om ee actouraphes de Burns, qui, mort à 37 ans 5 demeure pas moins une des gluires fiteu.e les plus pures du Royaume-Uni, tant Ma Cha 0us populaires d'Écosse\u201d ont couru le momie.Aux bats Unis, la générosité des rois de cag chose ne semble pas avoir de bornes.Pour sa \u201ccule part, M.Morgan aurait, dit-on, deja «cie en létrope environ $15,000,000 d'ob- Jets d'arts qu'il se propose d'offrir au \u201cMetro- puitan Museum of Arts\u201d de New-York.Seuls les Choriies droits de douane qu'il devrait Payer pour entrer de tels trésors dans son pays, l'empechent encore de mettre son projet à exé- Cütton, et de donner de la besogne (Ô combien Micresante!) aux conservateurs du musée sus- nomme.Este an bien, est-ce un mal, que tant de D vhjets passent aux mains des Améri- Ns2 Certes, ils ont absolument le droit de les MR nul ne saurait trouver à redire au que, \u2018; Ni est en pour quelque pièce uni- et d'u ; fu ihre de payer selon ses moyens art oo rier où il veut.Mais, au point de vue tique ne To Ons-nous, un crime de lèse-esthé- perdent 4 PA ransplanter ainsi des oeuvres qui du mili Ne en vies de leur cadre naturel, que soit ce Le 3 med un peuple les créa, quel sent de La | euple, Que, si les Américains agis- eurs Me cest, disent-ils, pour que les I, pent le goût des arts, pour qu ils grands Maitre sur ce continent l\u2019oeuvre des cachets ; Tere sans avoir a payer de lourds peut-être ri RET.En cela nos voisins ont nées les professe puisque depuis quelques an- revenus 1, ones suropéens se font de beaux ficains, sare ant des leçons aux jeunes Amé- « Sans toutcfois leur infuser la sève du Album Universel (Monde Illustré) No 1177 grand art, comme naguère le faisait remarquer très franchement le maître musicien Vincent d'Indy.Somme toute, cependant, nos voisins devraient peut-être se pénétrer que l'argent, pas plus que la contemplation des oeuvres magistrales, ne font le génie.Trop souvent c\u2019est le contraire qui arrive.Si les Amcricains, malgré les réels succès que d'aucuns d'entre eux remportent dans le domaine du beau laissent encore à désirer sous ce rapport, nul ne conteste la place enviable qu'ils oceupent dans le monde de l\u2019activité, Ce n'est du reste ffis étonnant, étant donnée la passion dont ce jeune peuple fait montre pour tout ce qui peut procurer une solution tangible, pour tout ce qui réclame un effort physique.Aussi, se réjouit-on de ce côté de l'Atlantique de la prouesse qu'accomplit l'an dernier le commandant Robert KE.Peary, président du \u201cPeary Arctic Club\u201d.et dont la nouvelle arrivait à loston la semaine dernière.Parti une fois de plus, depuis «nviron dtux ans, à la recherche du pôle nord, le hard explorateur a actuellement la gloire de s'être approché le plus près du niyvstérieux sommiet de la calotte terrestre.Dé- jt le due des \\bruzzes, dans une expédition mémorable, avait atteint la jolie latitude de 86 degrés 34 minutes nord; le commandant Peary a fait mieux, il a battu ce recard, et l'on sait qu'il est parvenu, non sans d'innombrables difficultés, à 87 deurés 6 minutes, c'est-à-dire à moins de trois degrés du pôle.Honneur au vaillant marin.Camille Same Sacns, Villustre chef de Ta isique française moderne, est arrivé à New- Vork, après une pénible traversée, au cours de laquelle vn accès de grippe failht compromettre ses jours, Le 3 du courant, dans ses oeuvres, le maître à dicié l'orchestre Symphonique de New-\\ork, et a exceuté lui-même une partie du programme.le succès a été vraiment triomphal, au point d'émouvoir l'intrépide et génial vovagenr, à pene remis de sa récente maladie.Espérons que l'avtenr de tant de chefs-d'oeuvre ais de notee poblie, sy résoudra à se faire entendre à Montréal, ot au moins, qu'on l'invite à nous © tr rendre visite.Aprés mille manoçuvres politiques plus \u201ces des unes que les autres, l'élection du gouverneur de l'I£tat de New-York\u2014ce poste officiel est très important dans la grande république, comme nous l'avons dejà dit-vient enfin de prendre fn, dans une excitation populaire indescriptible.Les démocrates se sont fort agités pendant la campagne Clecterale qui a mene M.Hughes au Capitole d'Albany.M.liearst ne pourra certes pas se plaindre du support de T'ammany qui a remué tous les bas-fonds de la métropole afin de mener aux urnes une foule cosmopolite qui n'entendait rien à la politique locale.Quant à M.Hughes, sans conteste, on peut affirmer qu'il doit sa popularité à la facon dont l'an dernier il fit la lumière sur les manoeuvres louches des grandes compagnies d'assurances de l'Union.l£t, maintenant que par 50.000 voix de majorité il en est arrivé à ses fins, il pourra goûter le bonheur d'une victoire rensportée de haute lutte.T1 est à remarquer que les démocrates se remuent plus qu'à l'accoutumce, et que tout indique qu'ils gagneront de nombreux sièges au Congrès de \\Vashington lors des prochaines élections générales, \u2014Parlant un lrin de la politique américaine, signalons un lait unique qu'enregistreront ses historiens.lour la première fois, en effet, un Israclite prend possession d'un portefeuille aux Etats-Unis.Car, on ne l'ignore sans doute pas, M.Oscar 5.Straus, que le president Roosevelt nommait récemment ministre du commerce et du travail, est Juif.Cette nomination n'a pas été sans causer queique surprise.C'est, assurent plusieurs journaux, un coup à la Roosevelt.Mais, comme le nouveau ministre connait à fond son affaire même au point de vue mondial, et qu'il est habile financier, toujours larges dans leurs vues, nos voisins l'acceptent sans regimber, ne tenant nul compte de sa religion, ct affirmant qu'il accomplira convenablement son devoir.Au Chili Le ministre des finances du nouveau gouvernement chilien, dans sa présentation du budget à la commission budgétaire des Chambres, a prouvé que cette république s'est promptement relèvée des malheurs qui l\u2019atteignirent l\u2019été dernier.En effet, malgré le changement de gouvernement, malgré le cataclysme qui dé- 969 truisit Valparaiso et paralysa temporairement ce port important, le Chili se tire passablement bien d\u2019un mauvais pas.C\u2019est ainsi qu\u2019il appert que ses recettes et ses dépenses s'élèvent à 149 millions de piastres.l\u2019our équilibrer ces finances, si d\u2019un côté il faudra réduire le salaire des employés, (en entendrait-on des hauts cris si telle chose survenait au Canada !), d'autre part les trava\"1x publics -eront augmentés, par le fait qu'on er.ploiera dans ce but la moitié de l'im- pô: sur le salpêtre et l'iode.la mesure ne manque pas de sagesse, dans un pays où la dette extérieure est de 21 millions de livres sterling, et la dette intérieure de 147 millions de piastres, En Canada l'eu de choses à vous dire cette semaine en dehors de la politique, que nous ne touchons pas en ces colonnes.Comme d'habitude, les tramways de Montréal font leur victime quotidienne, écrabouillant sans se lasser: hommes, femmes et enfants.\u2014\u2014F'automne que nous traversons est un des plus doux que nous avons eu de longues années.Par contre, le midi de l'Europe souffre des rigueurs d'une froidure hâtive et de violentes tempéte .le Gulif-Stream aurait-il changé son cours comme le prétendent certains savants\u201d Cela se pourrait, et, pour notre part, nous n\u2019en sommes pas fiché, bien que les \u201chabitants\u201d ne chantent dans notre ton.À la ville, on peut aimer les douceurs du climat, mais, en foret, nos gens ont besoin de neige pour le charrois du bois, etc.Au Canada, la neige, a dit quelqu'un.c'est la fortune du pays, d'où le désir général d'en voir tomber abondamment au moment voulu.\u2014M.A.Klecezkowski.consul général de France près la Puissance du Canada, docteur Le PRINCE PHALHPPE DE MOHENLOHE que le Kaiser a severenient réprimandé d'avoir publié les métnoires de l'ancien Chancelier de Hoheuluhe, son pére.&s-lettres, officier de la Légiun d'honneur, ctc., ete, vient d'étre promu au grade de ministre plénipotentiaire de deuxième classe à Monte- vidéo.M.Dallemagne remplacera M.Kleez- kowski parmi nous, comme représentant de la république française.Tout en fillicitant le nouveau ministre plenipotentiaire de son avancement mérité, nous n'en regrettons pas moins et très vivement son départ, tant, pendant les douze années qu'il a passées au Canada, M.Klecz- kuwski s'était fait d'amis, et par son tact diplomatique et par sa parfaite courtoisie.Très aimé de ses compatriotes qui lui temoignèrent toujours des marques non équivoques d'estime et de considération respectueuse, M, Kleczkows- ki l'est également de notre haute société canadienne.Nos meilleurs souhaits accompagnent donc Monsieur le ministre plénipotentiaire Kleczkowski au cours de la brillante carrière qu'il suit, pour le mener à une ambassade, espérons-le.Et, ce n'est pas sans émotion que nous lui en donnons l\u2019augure, en lui adressant le plus cordial des adieux.-\u2014Nous sommes heureux de faire écho a une récente nouvelle, qui a impressionné agréablement le journalisme de cette province: l'hon.L.Berthiaume, ancien propriétaire de cette Revue et du plus grand quotidien caua- dien, la \u201cPresse\u201d, vient de racheter ce dernier.Ayant fait d la \u201cPresse\u201d une puissance sociale de premier ordre, toujours épris d'activité, dans la force de l'âge, l'hon.Berthiaume est revenu, comme on dit, à ses anciennes amours.Nous l'en félicitons vivement, persuadé que sous son habile main notre grand confrère fera de la saine et bunne besogne, servant plus que jamais la cause de notre belle patrie et celle des humbles, qui, eux, ont encore besoin d\u2019un support moral désintéressé.L.d'ORNANO, | LA STATU:! NOUVELLE CANADIENNE INEDITE Album Universel (Monde lllustré) No 1177 \u2014 \u2014\u2014 pam anne CETTE Par MARIE LE FRANC 7777\u2014E Montréal, 17 novembre 1906 \u2014\"\u201d Dites, mademoiselle Rose, dites-moi pourquoi.\u201d \u2014Encore, monsieur Jo! Et la douce mademoiselle Rose pointa son aiguille d'un air de menace dans la direction de monsieur Jo qui continuait innocemment à dévider des écheveaux de soie tendus sur le dossier d'une chaise basse, en face de lui.Un silence tomba.Le soleil d'octobre glissait à travers l'écran doré et endentellé des arbres de la rue Sherbrooke, pleine de magnificence, de sérénité et de songe à cette époque de l'année, jusqu'à la pièce haute où il baignait de lumière tiède les bandeaux ondés de la vieille demoiselle et le front pâle de l'adolescent, les piles de linge rangées sur le sofa, les coupures d'étoffe sur le tapis, la machine à coudre, les soies multicolores qui glissaient entre les doigts vifs de Jo avec des reflets brouillés de kaléidoscope.Un n'entendait que le cliquetis du dé d\u2019argent contre l'aiguille et le glissement des écheveaux autour du dossier de la chaise.Mademoiselle Rose poussa un soupir, tout en continuant à recoudre les boutons d'une petite robe d'enfant qui pour le moment sollicitait ses soins.Jo leva la tête et, sans qu'elle s'en aperçût, examina avec at- trèrent ; leur souffrance, lointaine et infinie chez l\u2019une, jeune et plus désespérée chez l\u2019autre, se pénétra.Mais Mademoiselle Rose comprit qu'il fallait oublier la sienne pour distraire celle de l\u2019enfant.Elle attira près d\u2019elle le fauteuil d'infirme, et commença, tandis que le front blanc venait de lui-même se poser sur ses genoux: \u2014\" Je t'ai raconté si souvent des histoires imaginaires, mon petit Jo, que je veux t\u2019en dire une vraie aujourd\u2019hui.Tu as assez de raison et de sentiment pour la comprendre.\u2019l'u veux savoir pourquoi ta vieille amie ne s\u2019est pas mariée.Eh bien ! c\u2019est à cause d'une statuette.J'ai bien dit, d'une statuette, prends patience et écoute.Je suis née aux environs de Montréal sur l\u2019autre versant de la montagne, à la Côte-des-Neiges.Mon père était un cultivateur aisé, connu au village, pour l'estime de ses voisins et l'amitié de son curé et renommé au marché de la ville pour ses inelons fameux ct son humeur joviale.Nous étions dix enfants, dont six garçons qui aidaient le père dans ses travaux de culture.Les filles apprenaient à la maison l'art du ménage et au couvent différentes sciences dont la plus importante consistait à toucher du piano.De plus, tention sa vieille amie.Elle avait un visage pâle et doux comme une soie fanée, des yeux transparents, calmes et bons à l'ombre des fins sourcils, une bouche qui s'entr'ouvrait un peu sur des dents parfaites, pour mieux respirer dans l'attitude penchée qui lui était familière, une masse de cheveux châtains encadrant les tempes et tordus au sommet de la tête à la façon antique.Jo songea que mademoiselle Rose avait dû être jolie, qu'elle avait été jeune comme tout le monde et bonne plus que tout le monde et il se dit une fois de plus: * Pourquoi mademoiselle Rose ne s'est-elle pas mariée 7 \u201d\u2019 Mais il la vit si absorbée, avec une ombre douloureuse sous ses paupières mi-closes, qu'il n'osa formuler une seconde fois sa question.C\u2019était d'ailleurs bien heureux pour lui qu'ille ne se füt pas mariée, mademoiselle Rose! Que serait devenu sans elle le pauvre Joseph La- fond, Jo pour les familiers\u201d \u2014 Et Jo regarda avec amertume ses deux jambes emprisonnées dans une couverture de laine, ses deux trop longues mains, son fauteuil d\u2019infirme et cette \u201cnursery\u201d qui continuait a être considérée comme son domaine, bien qu\u2019il eût vingt ans.Et Jo avait quelque part dans la maison, aux étages brillants et vivants, un père sénateur, une mère mondaine, des frères et des soeurs qui faisaient l\u2019orgueil des parents.On cachait Jo comme une plaie.Dans sa petite enfance, des spécialistes illustres, consultés à grands frais, avaient hoché la tête devant son corps débile et ses yeux atones, on s'était désolé que le fils ainé, l\u2019héritier du nom ne fût qu\u2019un être mal venu, une larve humaine.Et puis, d'autres enfants étaient nés, et avec eux d'autres espoirs; Jo avait été abandonné aux soins de domestiques toujours occupés ailleurs, jusqu\u2019au jour où Mademoiselle Rose, ayant découvert qu'il existait dans une partie reculée du somptueux hôtel un petit être à choyer, à aimer, à vivifier, transporta sans rien dire son attirail de lingère à quelques étages au-dessus, et, pendant trois jours chaque semaine, les jours où elle venait coudre, servit de mère à l'abandonné.Qui, que serait-il devenu, le pauvre Jo, sans la tendresse patiente et merveilleuse de Mademoiselle Rose; qui, si elle n\u2019avait pu lui donner des jambes, réalisa du moins ce miracle presque aussi grand de réveiller en lui une âme, un coeur et une intelligence.Que serait-il devenu?Jo soupira, comme Mademoiselle Rose avait soupiré tout à l\u2019heure, et ce fut à son tour de rêver avec la même ombre douloureuse sous ses paupières mi-closes et d\u2019être observé par le regard pénétrant de la vieille demoiselle.Quand il leva la tête, leurs yeux, lourds de mélancolie se rencon- % Marcel demeura quelques minutes au milieu de aou-.elles se formaient le goût, et quel goût! dans la lecture des feuilles qui existaient alors.Toute la famille palpitait d'émoi chaque soir aux aventures de feuilletons sensationnels, et chaque semaine à celles d\u2019un héros de caricaturiste lourdaud.J'étais la benjamine et on me traitait comme telle ; j'avais fait ma première communion et je pouvais lire avec intelligence les lointains et premiers numéros de notre \u201cMonde Illustré\u201d, qu'on m'appelait encore \u201cle bébé \u201d.Mes trois soeurs s\u2019élevaient ensemble, partageant les mêmes études, les mêmes occupations domestiques, les mêmes plaisirs, et non seulement elles se ressemblaient au physique, Léonide la cadette sensiblement pareille à Amélic l\u2019ainée, ou à Délia l\u2019intermédiaire, mais elles s\u2019étaient façonné trois âmes pareilles, trois bonnes petites âmes qui dépensaient leur trop plein de vie en éclats de rire et en réflexions spirituelles, ou qui croyaient l\u2019être devant les fantaisies illustrées des humoristes du cru, ou en gammes chromatiques sur le piano loué au mois, éternellement.Moi je poussais toute seule dans l\u2019ombre de ces remuantes personnes qui persistaient à ne voir en moi qu'une enfant, \u201cle bébé\u201d comme elles disaient, méme quand j\u2019eus seize ans et fus devenue une grande fille, une si grande fille que je ne pouvais plus porter les vieilles robes de mes soeurs.Elles ne tenaient guère à ma compagnie ét je m\u2019aperçus plus d\u2019une fois qu\u2019à mon arrivée au milieu d'elles, elles baissaient soudain la voix comme pour se chuchoter des secrets, ou au contraire haussaient le ton et se mettaient à échan er des propos sur la pluie ct le beau temps, © © Aussi, je «Vhabituai a ne compter que sur moi pour m'instruire ou me distraire, Je den ol plus longtemps à l\u2019école que les autres qu vrai que j'étais la plus jeune, mais parce que iy sence à la maison était inutile et encombrante P ces années supplémentaires d'étuiles je ra » De des théories de latin ct une pratique de pa manières, toutes choses utiles à l'occasion ro tinguées en toutes circonstances, Mais co > acheva mon éducation, fut le vieux very wi oo tourait la maison paternelle.Ne t'étonne de Fi mon petit Jo: les histoires de vieilles fill ne dent parfois dans les vieux vergers mais Tu finissent par retrouver leur chemin ct fines ° à la statuette qui en marque le but Cu Je te disais donc que mon meilleur nur gy Un vieux verger.J'y passais tous mes loi-irs o compagnie des papillons et des abeilles 4 es réverics n'étaient troublées que par la ch .pommes mures.Ah! les bons dimanche.d'été que j'ai connus là.dans le grand silence quam : nait la suspension des travaux de Ia campagne o où le soleil lui-même semblait faire la sieste sur les branches basses des pommiers Quand ie rentrais à la maison à l\u2019heure du souper, hélée par la voix impatiente de ma mère, à moins que le père lui-même, après sa partie de \u201cpallet\u201d, ne vint à ma recherche, en fumant une dernière pipe, les rires de mes soeurs et les taquineries de leurs \u201ccavaliers\u201d m'accueillaient.Des années passèrent.|conide et Délia se marièrent.Mes parents.sur les conseils d'Amélie, qui prenait de l'âge et dont le caractère tournait à l'aigre, me mirent en apprentissage chez une lingère, non loin de chez nous.On voulait me faire perlre mon air de \u201c Belle au bois dormant \u201d.-clon l'expression d'Amélie.Je ne montrai aucune résistance; j'étais une enfant aussi docile et respectueuse que renfermée et timide.Après le mariage de mes deux soeurs, la maison devint presque triste, habituée qu\u2019elle était au bruit, a l'animation, au va-et-vient des visiteurs.Deux jeunes hommes continuaient à venir nous voir et Amelie se flattait d\u2019être l'objet de leurs assiduités.Quoique peu perspicace ct restée sur certains sujets \u201cle bébé\u201d qu'on s\u2019entétait 4 voir en moi, un vague instinct m'avertissait que l\u2019icrre Décary le plombier, et Marcel Chevallier, le fils de l'horticulteur, auraient volontiers fait la cour, en tout bien tout honneur, à la petite demoiselle Rose, le bébé\u201d de chez les Duchène.Mais pour cela, il eût fallu que la petite demoiselle Rose les encourageät un peu et celle n'aurait su comment s\u2019y prendre, en admettant qu\u2019elle en cût l\u2019idée, De sorte que peu à peu, Pierre Décary tourna ses batteries galantes du côté d'Amélie et que Marcel seul continua à me manifester sa préférence.Sous les regards approbateurs de mes parents, je me laissai entourer par lui d\u2019attentions délicates, de prévenances discrètes, d\u2019une atmosphère de tendresse qu' finit par conquérir mon coeur de petite fille detiante.Î1 se donna tout entier à Marcel, mais jamais un mot ne sortit de mes lèvres trop longtemps con primées pour lui avouer que je l\u2019aimais.De sorte qu\u2019il ne savait que penser.| ; Un jour, \u2014 c'était la veille de mes dix-huit ans, \u2014 il m\u2019apporta des serres de son pére deux magnifiques pots de jacinthes bleues qu'il posa lui- même sur la cheminée, laissant au milieu une pé tite statuette gris et or qu'il maniait avec des pré cautions infinies.\u2018 Il prononça quelques mots d\u2019une voix grave \u201c Mademoiselle Rose, cette petite statuette est une relique de famille; elle représente la bonne Sainte Anne, patronne des Bretons et des Cant diens.Depuis que mes aïeux sont établis sur ¢ sol du Canada, ils se transmettent de génération en génération cette statuette apportée avec eux qui ne doit pas sortir des mains d\u2019un Chevallief- Elle est la propriété du fils aîné qui l'offre en pr sent à celle qu\u2019il désire prendre pour femme.Cl ie des ll 17 novembre 1906.Album Universel (Monde Illustré) No 1177 971 Montréal, Mademoiselle Rose?.Vous pour un jeu.Comme je refusais de rien lui mon- J'étais au supplice! Marcel demeura quelques enez-vOuS, Comprenee , pas.\u2026 J'attendrai que vous puis- trer, il me poursuivit à travers l'appartement sous minutes au milieu de nous, pour n'avoir pas l'air ne me rep : votre coeur et décider librement et les yeux d'Amélie qui, amusée, battait des mains de fuir, hautain et glacial.Je ne pouvais cepen- siez lire Cu sardez ma statuette, et tant que je et l\u2019encourageait dans sa poursuite.dant pas lui expliquer devant ma soeur et son fermement mème place, ce sera signe qu\u2019il m'est Enfin, il me saisit, m'immobilisa entre ses bras fiancé qu\u2019il n\u2019y avait pas de ma faute dans la dis- ja verrai à 74 r.Si vous venez à découvrir qu'il robustes et, sous l'effort qu'il fit pour desserrer parition de la statuette, m\u2019étant bien gardée de permis de, \"ai s me la ren- Ps est impossible de m\u2019aimer, vou vous \u20ac 2 \\ai- dans tous les cas, prenez-en soin com- dre.\u201cdepot prcieux, Mademoiselle Rose; c'est me md ja meilleure part d'héritage.Cette pe- ve statuette passe pour protéger son possesseur ; oil nalheur à l\u2019imprudent qui n'aurait pas su la l'étreinte de mes doigts crispés, la statuette m\u2019échappa, tomba sur le plancher du salon et se brisa en pièces.Je me sauvai dans ma chambre le visage en feu, les tempes battantes, le coeur empli d\u2019un immense désespoir.Ma statuette n\u2019était plus! Et Marcel dire à personne ce qu\u2019elle signifiait aux yeux de Marcel et aux miens.J'avais avoué seulement qu\u2019elle me venait de lui et c\u2019est pourquoi, au moment où il était apparu sur le seuil, Amélie avait dû murmurer à Pierre : \u201c Voilà le donateur de la statuette!\u201d Eve de tout péril! La statuette se venge- qui m'avait dit: * Prenez-en soin comme d\u2019un dé- Lui se disait que je lui faisais connaître ma ré- Dee pa lévende le dit et il faut en croire la pot précieux.c'est une relique de famille.la ponse à ses propos émus du matin, d\u2019une façon mit ES meilleure part de mon héritage.Malheur 3 brutale et laide.Amélie avait ri quand il était I Te ne pis prononcer une parole tant j'étais émue imprudent qui n'aurait pas su la préserver de entré.On se moquait de lui, non seulement de de la preive de confiance que Marcel venait de tout peri).La légende le dit et il faut en croire son amour, mais de sa pieuse superstition.Il me dont.©.Cnue par l\u2019aveu d'amour qu'il m'avait la pee e._ | comprenait maintenant.fait t Je navais pas su la conserver une heure! Il se retira en me saluant cérémonieusement.{1 lienes de leur palais; mais ce n\u2019était li une affaire.Perroquet entendit ce \u201con conseils il vint m'en rendre compte et me dit: © AB! que je vous plains, ma chère u ftresse, si vous devenez la reine Migon- Lette! c'est un magot qui fait peur; j'ai vot de vous le dire; mais, en vérité, le i qui vous aime ne voudrait pas de lui pour son valet de pied.\u2014 Est-ce que tu l'a= vu, Perraquet ?\u2014 Je le crois vraiment, © \u201ctint til, j'ai été élevé sur une branche wee Ini, - Comment, aur une branche?re- pte je.- Oui, dit-il, c\u2019est qu\u2019il a les pieds d'un aigle\u201d Un tel récit m'affligen étrangement.Je 1 .ardais le charmant portrait du jeune : 1, je pensais bien qu\u2019il n\u2019en avait régalé l'erroquet que pour me donner lieu de le voir: et quand j'en faisais comparaison ve Migonnet, je n\u2019espérais plus rien de ma vie, ot je me résolvais plutôt à mourir A l'épouser, \u201coe ne dormis point tant que la nuit dura, Porroquet, et \u2018Foutou causèrent avec moi, Je m'endormis un peu sur le matin.\u201c1.comme mon chien avait le nez bon, il \u201cnti que le roi était au pied de la tour.Il éveilla Perroquet.\u201c Je gage, dit-il, que le tal est lA-bas.\u201d Perroquet répondit: \u201c Tais- tn.bubillard: parce que tu as presque touions les veux ouverts et l\u2019oreille alerte, tu \"> faché du repos des autres.\u2014 Mais ga- bien et encore le bon Touton; je sais od ! at eat.Perroquet répliqua: \u201cEt IN } i Tefen qu'il ny est point: ne lui notre attr et a hE vn de In part de I donne poe \u2014 Ah! vraiment! tu me mon chien: ur i avec tes défenses, 8 deria te que son oo tome passionné ne consul- à lui tivailles or Et là-dessus il fe mit et Harr si jot les niles, que Perro- l'un et de Pant Jde m'éveillai aux cris de Vrisait.le mu Pr ils me dirent ce qui en lai à ln font.: je eourus, ou plutôt je vo- dait les brna Te je vis le roi qui me ten- pette qu\u2019il ne \u20ac qui me dit avec sa trom- qu'il the eu © pouvait plus vivre anns moi, de sortir de ae de trouver les moyens qu'il able : ma four ou de l\u2019y faire entrer; stnit tous les dieux et tous les A - pris À pleurer.CONTE DE FÉE 7 La Chatte Blanche qu\u2019il y .SL AN Li tit cout questions à Perroquet Album Universel (Monde Illustré) No 1177 éléments qu\u2019il m'épouserait aussitôt et que je serais une des plus grandes reines de l\u2019univers.\u201c Je commandai à Perroquet de lui aller dire que ce qu'il souhaitait me semblait presque impossible: que cependant, sur la parole qu\u2019il me donnait et les serments qu\u2019il avait faits, j'allais m\u2019appliquer à ce qu\u2019il désirait, que je le conjurais de ne pas venir tous les jours; qu\u2019enfin l\u2019on pourrait s'en apercevoir, et qu\u2019il n\u2019y aurait point de quartier avec les fées.\u201cIl se retira, comblé de joie par l\u2019espérance dont je le flattais, et je me trouvai dans le plus grand embarras du monde lorsque je fis réflexion À ce que je venais de promettre.Comment sortir de cette tour, où il n\u2019y avait point de portes?et n'avoir pour tout secours que Perroquet et Toutou; être si jeune, si peu expérimentée, si craintive! Je pris donc la résolution de ne .point tenter une chose où je ne r@ussirais jamais, et je l\u2019envoyai dire au roi par Per- Te roquet.Il voulut se .tuer À ges yeux; mais enfin il' ; le chargea de = me persuader YEE Jou de le venir voir mourir, ou or de le soulager.SFA \u201cSire, s\u2019écria l\u2019ambassadeur emplumé, ma maîtresse est suffisamment persuadée, elle ne manque que de pouvoir.\u201d \u201cQuand il mme rendit compte de tout ce qui s'était passé, je m'affligeai plus que je l'eusse encore fait.La fée Violente vint, elle me trouva les yeux enflés et rouges; elle dit que j'avais pleuré, et que, si je ne lui en avouais le sujet, elle me brûlerait : car toutes ses menaces étaient toujours terribles.Je répondis, en tremblant, que j'étais lusse de filer, et que j'avais envie de petits filets pour prendre des oisillons qui venaient becqueter les fruits de mon jardin.\u2018\u201c Ce que tu souhaites, ma fille, me dit-elle, ne te coûtera plus de larmes : je tapporterai des cordelettes tant que tu en voudras.\u201d Et, en effet, j'en eus le soir même.Mais elle m\u2019avertit de songer moins à travailler qu\u2019à me faire belle, parce que le roi Migontiet devait arriver dans peu de jours.Je frémis A ces ficheuses nouvelles, ot ne répliquai rien.\u201cDès qu'elle fut partie, je commencai deux où trois morceaux de filet; mais à quoi je m'appliquai, ce fut à faire une échelle de corde, qui était très bien faite, sas en avoir jamais vu.(A suivre) AU NORD-OUEST Développement merveilleux Qu'y a-t-il de plus merveilleux que le développement de cette contrée qui était | à peine connue des trappeurs il y a cinquante ans, et qui aujourd\u2019hui est couverte de villes et village, reliés entre eux par d'innombrables voies de communication ?Et combien de gens sont renseignés sûrement sur ces régions fortunées?Combien | y en a-t-il qui connaissent le progrès inouï qui s'opère dans l\u2019Alberta, synthèse du : Nord-Ouest ?| Combien y en a-t-il qui se doutent de la valeur d\u2019un homestead, donné gratuitement ' aux colons par le gouvernement du Canada, .dans ce pays doté déjà de deux chemins de fer transcontinentaux et de leurs nombreu- | ses ramifications, et qui sera sillonné de voies ferrées dans trois ou quatre années?| Sont-ils plus nombreux ceux qui savent que déjà dans ces contrées splendides, sa- | lubres et riches, il y a des groupements ca- nadiens-français nombreux et prospères ?À toutes ces questions il faut répondre: Non! L'Ouest n\u2019est pas suffisamment connu.| Pour combler cette lacune, \u201c Le Courrier | de l\u2019Ouest \u201d, le si intéressant journal d\u2019Edmonton, va éditer sous peu un superbe numéro spécial, consacré uniquement À la description écrite et illustrée des merveilleuses plaines de I\u2019Ouest.Toutes les informations abonderont et après avoir lu ce numéro on saura ce qu\u2019est le Nord-Ouest ct quels avantages immenses il offre à tous.Ce numéro de luxe sera envoyé gratuitement à toute personne qui enverra son adresse, ac- cowpagnée d'un timbre de cing cents, au COURRIER DE L\u2019OUFST, Edmonton, Alta.993 Jamais un Marchand Honnête ne voudrait vous faire croire que pour le prix du savon \u201cBaby's Own Soap\u201d vous puissiez acheter un savon aussi bon.Bien plus, quelque prix que vous paylez vous ne pouvez pas en acheter un meilleur que le savon \u201c Baby's Own Soap.\u201d ALBERT SOAPS LIMITED MFRS.MONTREAL Les mots \u201cBaby's Own Soap\u201d imprimés dans le savon et sur la boite ne sont JAMAIS TRADUITS Cette BELLE ECHARPE en FOURRURE CETTE BELLE ECHARPE, EX RICHE FOURAURE NOIRE, MESURE PLUS DE 44 POUCES DE LONGUEUR ; lHe est confectionnée À la dernière mode de New-York, a, en belles peaux choisies; elle & six belles queues, en martre noire, bien fournies, est pourvue d\u2019une chatne de col.Cette Echarpe est égale.en apparence, aux fourrures de la plus haute qualité, Afin d'introduire et de faire connat- tre rapidement notre merveilleux Remède de Famille, les Pilules Végétales du Dr Maturin, (remède par excellen- ve euntre ln pauvreté et l\u2019impureté du sang, l\u2019indigestion.le rhumatismie, la constipation, les désordres nerveux, la naladie des rognons, le catarrhe et les faiblesses particu- lidres aux femmes, parfait rénovateur des forces vitales), nous désirons quelques agents honnêtes dans chaque ln- \u201clité pour recevoir nos belles fourrures.N\u2019envoyez pas d'argent \u2014 Nous nous fions à vous.Envoyez seulement que votre nom et 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primitives, est restée de nos joura celui de tous les genres de commerce qui a le moins subi l'influence de la civilisation.Au commencement du vingtième siècle, la Compagnie de la Baie d'Hudson conserve la même organisation et emploie, à l\u2019égard des Indiens, les mêmes procédés que du temps de Charles IL.Pourtant le progrès commence À se faire sentir.Les Peaux-Rouges deviennent un peu plus avisés et paraissent se préoceuper des variations de la mode sur les marchés de l'Occident.D'autre part, dans les provinces les mieux administrées de l\u2019Amérique anglaise, la chasse tend de plus en plus à devenir une industrie régulière et soumise À des règlements d\u2019une indiscutable prévoyance.Enfin, nous devons signaler l\u2019importance de plus en plus considérable que prend le lapin blane du Canada.qui se prête aux colorations les plus variées et paraît appelé à de brillantes destinées, + L'exploitation des chasseurs plutôt que de la chasse.M existe des affinités singulières entre l'extrême barbarie et l\u2019extrême civilisation.La femme d'un Esquimau considéré dans sa tribu porte les mêmes fourrures qu\u2019une élégante de Paris, de Londres ou de New- York.Peut-être même la Beauté professionnelle universellement admirée dans le monde des Peaux-Rouges a-t-elle sur ses rivales d'Europe et d'Amérique la supériorité de porter sur ses épaules les dépouilles d\u2019animaux plus authentiques et plus précieux que les contrefaçons acceptées sans défiance sur les marchés des peuples civilisés.Les femmes sauvages prélèvent sur la chasse de leurs époux les pelleteries qu'\u2019elles destinent à leur propre parure, et le reste est vendu aux agents de la Compagnie de la Baie d'Hudson.Cette Société célèbre a régné pendant deux siècles sur l'immense désert de neige qui s\u2019étend à l\u2019extrême nord du continent américain.Au début, elle ne s\u2019était constituée que pour profiter d\u2019une découverte faite par deux colons français du Canada, qui avaient rencontré un nombre incaleula- ble d\u2019animaux à fourrure sur les nôtes septentrionales du Labrador.Il va de soi que Groseillers et Radisson ne retirèrent aucun bénéfice de leur découverte.Suivant une inexorable loi de l\u2019histoire: aussi bien sur les bords des mers polaires que plus tard en Egypte, ce sont les Français qui sèment et les Anglais qui récoltent.Depuis 1870, la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson a cessé d\u2019exercer un monopole légal et n\u2019est plus qu\u2019une entreprise privée, mais elle n\u2019en reste pas moins une Puissance.Il y a eu un moment où elle n\u2019occupait pas moins de deux cents postes disséminés dans les solitudes glacées qui s'étendent depuis le Labrador jusqu'aux frontières de l'Alaska.Les coureurs des bois, les courtiers, les porteurs, les trappeurs, les guides, en un mot, le personnel qui était à titre permanent au service de la Société, formait une véritable armée de cinq mille hommes commandée par un état-major de trois cents officiers.Des légions d\u2019Esquimaux, habitués À vivre la rame À la main; de Sioux, habiles à tendre des pièges au gibier; de Pieds-Noira, autrefois redoutés de leurs voisins ; d\u2019Ojibouais inoffensifs, de Chilcouts indolents, de Kostenais aux formes athlétiques et de métia Montagnais, fiers d\u2019avoir quelque peu de sang européen dans leurs veines, étaient les sujets taillables À merci de cette souveraineté mise en actions, Pendant les dernières années du dix- neuvième siècle, le personnel de la Compagnie a subi quelques réductions, et le whia- key a cessé de jouer un râle prépondérant dans les transactions engagées entre les Peaux-Rouges et les agents de la Société.Les sauvages ont appris à leura dépens ques marché trop abondamment arrosé \u2018alcool ne leur était jamais avantageux, et ils ont fait introduire de sérieux remaniements dans les anciens tarifs où le prix de toutes les marchandises était évalué en eaux de castor.On se fait une idée des néfices que devait réaliser la Compagnie, À l\u2019époque où elle échangeait un paquet de y e contre une peau de castor qui valait Album Universel (Monde Illustré) No 1177 | D'OU VIENNENT LES FOURRURES da 4 À 5 dollars, et où un mouchoir de cotonnade bleue qui avait coûté en Angleterre 2 pence, était vendu moyennant une peau et demie de castor, c\u2019est-A-dire de 5 À 6 dollars, À un malheureux Esquimau, impatient de s'initier à tout prix aux raffinements de la civilisation.+ Comment on vend la peau de l'ours avant de l'avoir tué.Aujourd\u2019hui, ces anciens abus se sont quelque peu atténués, mais les chasseurs de fourrures n\u2019en restent pas moins soumis À la servitude de la dette.En garantie des avances en nature que leur font les agents de la Compagnie, ils engagent les prises de la saison qui n\u2019est pas encore commencée.De même que le paysan slave mange son blé en herbe, le trappeur de l\u2019Amérique du Nord vend la peau de l'ours avant de l\u2019avoir tué.A la vérité, il le tue presque toujours, et si par hasard le gibier qu\u2019il cherchait ne s\u2019est pas laissé prendre, il a toujours le droit de remplacer une peau d'ours par quatre peaux de loutre.Le système monétaire en vigueur dans les solitudes de l\u2019extrême nord du continent américain permettant de ramener à la même unité, c\u2019est- A-dire À la peau de castor, le prix de toutes les fourrures, le trappeur canadien est A peu près sûr de trouver dans le produit de sa chasse le moyen de tenir ses engagements.Tl convient d\u2019ajouter que ces hommes primitifs exécutent leurs obligations avec une probité et une droiture dignes de servir de modèles aux peuples les plus civilisés de l\u2019Europe et du Nouveau-Monde.» Le nombre des victimes.A combien s\u2019élève le nombre de ces victimes de tout poil et de toute taille qui sont immolées chaque année sur les autels de la Mode ?La Compagnie de la Baie d'Hudson s\u2019est de tout temps fait un devoir d'entourer ses opérations d\u2019un impénétrable secret.Pour des hommes civilisés qui font un commerce des plus lucratifs avec des sauvages, le mystère le plus absolu est la première condition de succès.La seule piâce officielle qui jette quelque lu- midre sur les massacres de bêtes À fourrure exécutés tous les ans pour le compte de la puissante Société, dont le monopole.de fait, n\u2019a pas été sérieusement entamé, est une liste des dépouilles qu'elle a mises en vente sur le marché de Londres en 1887.Tl résulte de ce document, dont l'authenticité n\u2019est pas douteuse, car il a été publié par une commission du Sénat canadien, que le nombre des animaux mis à mort dans une seule année par les serviteurs immédiats, les vassaux et les arrière-vassaux de la Comyagnie, a atteint un total de plus de 4 millions ! Il est vrai que, sur cette liste, figurent près de 2 millions et demi de rats musqués, dont la surprenante fécondité résiste aux destructions les nlus impitoyables, près de 700.000 putois assez peu dignes d'intérêt et 115,000 lièvres destinés à changer de nom avant d\u2019entrer dans le commerce.Jusqu\u2019à présent nous n\u2019avons eu À si- gmaler aucune perte irréparable, mais est-il bien sûr que les 376.223 visons, et les 104,- 279 castors et les 08.342 martres tués en 1887 aient été remplacés ! Le contingent de victimes fourni par la nombreuse tribu des renards est peut-être la partie la plus intéressante de cette statistique funèbre.Tandis que, dans une seule saison, 85.022 renards rouges, 31.507 renards gris.10,257 renards blancs et 6,785 renards croisés étaient pris au piège ou tombaient sous le plomb des chasseurs, la famille des renarda argentés ne perdait que 1.967 de ses membres et celle des renards bleus que 1,440.Ces chiffres permettent de comprendre comment il auffit d\u2019une différence de couleur entre deux animaux de la même espèce, et qui pourraient A la rigueur provenir de la même portée, pour provoquer un écart énorme entre les prix de leurs dépouilles.Tandis que la peau d\u2019un renard jaune pâle est À peu près sans valeur, 1a peau d\u2019un renard noir argenté atteint parfois le chiffre de 2600 sur le marché de Londres, et deux peaux de renards noirs À poils longs et lustrés se aont vendues, en 1800, l\u2019une $1,000 et l\u2019autre $1 400.+ Une colonie de remards.Un animal dont la dépouille peut atteindre des prix aussi fabuleux devait nécessairement exciter les convoitises des spéculateurs.Il 7 a quelques années, une Compagnie américaine a essayé de fonder dang les îles Semedi, non loin des côtes de l'Alaska, une colonie de bêtes à fourrures.Les tentatives faites pour acclimater dans ces flots déserts les zibelines de Sibérie, n'ont donné que de médiucres résultats.Les précieuses petites bêtes, qui sont devenues très rares dans la presqu\u2019île du Kamtchat- ka et ne se trouvent guère plus maintenant \u2018 que eur les bords de l'Iénissef, où elles sont protégées par d'impénétrables forêts, ne survivaient pas aux fatigues d\u2019un long voyage.route, elles succombaient peu de temps après leur arrivée.Les renards ont mieux résisté, parce qu\u2019ils avaient un tempérament plus robuste et qu\u2019ils ne venaient pas de ai loin.Les \u201cisatis \u2019\u201d, ou renards bleus, se rencontrent dans toutes les régions polaires.Il semblait done qu\u2019une colonie d\u2019\u201cisatis\u201d devait prospérer dans les fles Semedi, qui sont presque toujours couvertes de glace et de neige, et il faut reconnaître que ces animaux ont en grande partie justifié les calculs des spéculateurs américains.De leur côté, les renards du Canada, qui avaient été introduits en assez grand nombre dans ce petit archipel, affecté à la déportation des bêtes à fourrure, n\u2019ont pas été éprouvés outre mesure par un clima.un peu plus froid que celui de leur pays natal.Le rêve de la Compagnie était que les renards canadiens seraient tous d\u2019un beau noir argents, mais ce calcul était malheureusement contraire aux lois de l\u2019histoire naturelle.Tandis que le pelage de l\u2019\u201cisatis\u201d polaire subit une série de transformations soumises À des règles fixes, suivant l\u2019âge et le sexe du sujet, son cousin de l\u2019Amérique du Nord conserve toute sa vie la coloration qui lui a été attribuée au moment de sa naissance par un caprice du hasard.Cette colonie de renards de toutes les couleurs n\u2019a pas précisément dépéri, mais elle a exigé d'énormes frais de nourriture.Une superficie de 60.000 acres de terrain couvert de glace et de neige pendant In plus grande partie de l\u2019année, ne pouvait évidemment fournir une quantité suffisante de gibier à des milliers de chasseurs doués d\u2019un appétit robuste.En été, la colonie des animaux À fourrures vit tant bien que mal des oiseaux de mer qui viennent en grand nombre passer la belle saison sur les côtes des fles Semedi; mais, en hiver, les renards mourraient de faim si on ne leur apportait de Ia nourriture.et les vivres coûtent cher dans les archipels inhospitaliers que baigne la mer de Behring.& L'élevage du castor.Feu de Puyjalon, inspecteur général de la Chasse de la province de Québec, paraît donner la préférence à l\u2019élevage du castor.Suivant l'opinion du savant auteur de l\u2019\u201cHistoire naturelle à l\u2019usage des chasseurs canadiens \u201d, un animal sédentaire entre tous, éprouvant une vive répugnance à s\u2019éloigner de sa cabane qu\u2019il a construite lui-même, offre infiniment plus de garanties pour fonder une colonie vraiment prospère qu\u2019un carnassier d'humeur vagabonde toujours disposé à entreprendre de lointaines pérégrinations.La mer elle-même n\u2019arrête pas le renard bleu qui, pour s\u2019échapper d\u2019une île où il a été interné, voyage sur un bloc de glace à défaut d\u2019autre moyen de transport.Un fermier qui dispose d\u2019une superficie de 400 acres au Canada ou aux Etats-Unis, peut assez facilement exploiter une colonie de 200 castors.Les tentatives faites pour élever dans trois des îles du lac Chaud, aux environs de Labelle, À une cinquantaine de milles au nord de Montréal, des loutres, des martres, des putois et même des kangourous, ont donné, paraft-il, des résultats satisfaisants.Un jour viendra où toutes les bêtes À fourrures seront promues au rang d'animaux domestiques.+ Grandeur, décadence et l\u2019hermine.À la vérité, les éleveurs seront obligés de compter avec les exigences de la mode.Après avoir installé à grands frais des colonies d\u2019ours noirs, de pékans, de visons, de carcajous, et s'être exposé au risque d'être dévorés par les moins accommodants de leurs pensionnaires, ils devront s\u2019attendre à de cruelles déceptions au moment où ils croiront enfin recevoir la récompense de tant de soucis, de dangers et de travaux.Les cours de la pelleterie sont soumis à de violentes oscillations.Telle fourrure qui, l\u2019année précédente, avait atteint des prix fantastique, tombe tout à coup dans le plus complet discrédit.Ne cherchez pas à découvrir les causes de ces brusques revirements.Les décrets rendus par les élégan- résurrection de Lorsqu\u2019elles ne mouraient pas en Montréal, 17 novembre 1906, a2 GIRARDOT Pez ya ESCAROTS 40¢ LA DOUZAINE, PATISSERIE $ F 1878, RUE STE-CATHENINE, (Cals per $t-Justie.) J mes LE PACIFI ® Tr Les trains partent de Montréal, DE LA GARE WINDSOR BOSTON, LOWE * 9,00 .SPRINGFIELD HARTEOAD =\" rd TORON'«U, CHICAGO, 19.80 uy * \u201can OTTA WA.Ÿ8.45 a.m., \u201c9.40 a.4 10.00 21 td.om, 8.40pm, *10.10 p.m SHER BROOKE, 18.80 a.m, 0.| VFAX, BT JO m, 14.80 p.us.17.25 p.m.» ST.JOHN, N.B., .17.25 ST.PAUL, MINNKAPOLIB, \u201c10.15 p,m>™ WiNNI I 3.CALGARY, Bi0a tn mio VANCOUVER, \u20188.10 p.nn., DE LA ÊARE VIGER UEREC t855a.m., * 200 p.m., * ROTS-RIVIERES, \u201cAssam, 5.00 pa Det ur, *11.90 p.m.tr OTTAWA.18.20 a.m., {5.45 pm, JOLIET \"RK, 18.00 a.m., {8.55 a.m., 5.10 pm 8T-G ABRIKL, 15.56 a.mn., 15.00 p.m, Cu AT.AGATHE 1345 &.M., 88.15 à mi 1 14.15 pm, NOMININGUE, 7.846 &.1n., 89.15 8.1, t 1,1 pu.* Quotidien.t Quotidien, oxcepté les dimanches L Mar, Jeu.et sai.# Dimanche
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