Album universel, 3 avril 1906, mardi 3 avril 1906
[" pare Afontréal, 3 avril 1906 ALBÜM UNIVERSEL (Monde Mlustré) No 1148 1477 \u2014 AVIS DE L'ADMINISTRATION Lun abonnements partent du ler ou du Ja de chaque mois.Les remises d'argent vivent être faites en imandats-poste, mandats d'express ou chôques à l\u2019ordre de E.\u2018tackay, Boîte postale 758, Montréal, Les manuscrits non insérés ne sont pas -ndus.Téléphone KBT is Lu Monpa ILLvernu Album Universel Publié toutes les semaines à Montréal, par E.MAOKAY, Editeur-Propriétaire.G.A.NANTEL, Directeur\u201dde la Rédaction.1961, RUE STE-CATHERINE Coin de la rue St-Urbain PRIX DE LA REVUE mme Par abonnements: $2.50 par année, $1.25 pour 6 mois, franc de port pour tout le Canada, les Etats-Unis, l\u2019Alaska, Cuba, le Mexique, les Iles Hawaï et les Iles Philippines, Au numéro: 5 cents, ° Pour les autres pays de l\u2019Union Postale: Abonnements : #3,50 par année, ou 18 francs, LES TROUBLES RELIGIEUX EN FRANCE.\u2014 Les inventaires des églises dans la Haute-Loire.L'abbé Sabat, curé de Champels, entouré de quelques- uns de ses paroissiens, Cola, Hs ses æ ay ait LE CANADA PITTORESQUE : Défricheurs canadiens en forêt.LES NOUVEAUX EVEQUES FRANÇAIS (2ème série), \u2014 1.Mgr Grellier, évêque de Laval ; 2.Mgr Ollivier, évêque d\u2019Ajaccio ; 3.Mgr de Ligonnès, évêque de Rodez ; 4.Mgr Guillibert, évêque de Fréjus ; 5.Mgr Gieure, évêque de Bayonne.(Voir le texte page 1508.) i teil 1478 Sommaire du N° 1148, du 3 avril 1906 Planche hore texte \u2014 L'Album Universel aux Etate-Unis \u2014 Echange amical! \u2014 Chronique \u2014 Echos de la semaine \u2014 La croisade de la Tempérance, texte publié sous les auspices de Su Grandeur Mgr l\u2019archevêque de Montréal \u2014 Québec religieux et pittoresque \u2014 La prédie- tion du Caréme à Montréal: à Notre-Dame \u2014 Bourbonnais, lll.\u2014 Le défrichement au Canada \u2014 l'honneur des indiens Chocktaws \u2014 Troie pages humoristiques \u2014 Feuilletons: Sans famille; La Guerre noire \u2014 Musique: Conte vert, valae lente, par Deutsch \u2014 Page de la ménagère \u2014 Daus le monde de la musique \u2014 Algésiras \u2014 Chronique des théâtres \u2014 Courrier de Colette \u2014 La fin d'un \u201ctrust\u201d au Canada, ete., ete.L'Album Universel aux Etats-Unis Nous disions dans notre lettre à Mouseigneur l'archevêque de Montréal que nous voulions faire de l\u2019Album Universel l\u2019organe de la famille canadienne agrandie, c'est-à-dire vivant au Canada et aux létats-Unis.Près d'un million de Canadiens-français sont établis aux Etats-Unis, soit environ 200,000 familles.Des groupements considérables formant villages et villes habitent cette terre bien américaine, et vivent de la vie de nos familles, reproduisant fidèlement, par l'organisation de la paroisse catholique et do la famille canadienne, l'image de la patrie absente.Les églises, les presbytères, les couvents, les hôpitaux, les écoles et académies bâtis et maintenus par le zèle de leurs prêtres et la générosité des fidèles sout innombrables.Beaucoup des nôtres occupent de hautes situations dans le monde de la politique et des affaires ; leur influence est décisive dans les élections cuiu- me dans le succès des grandes entreprises publiques.Il existe donc au delà de nos frontières une autre patrie qui n\u2019est que le prolongement de la vicille province de Québec, une portion de nous-mêmes, possédant la même mentalité, parlant la même langue, attachée aux traditions d'ancètres communs et travaillant d'après les mêmes méthodes à se procurer une somme de bonheur domestique, de liberté religieuse et de paix sociale égale à celle dont nous jouissons dans notre heureux pays.L'Album Universel se rend bien compte de cet état de choses, et c'est notre ferme détermination de déployer tous les efforts possibles pour reproduire, aux Etats-Unis comme ici, par la plume et par l'image, les traits de la vie canadienne dans les rayonnements de sa pensée et dans les résultats pratiques de ses diverses initiatives.Aux Etats-Unis comme ici, le clergé est par excellence la classe dirigeante parmi les nôtres, et di- sons-le aussi, à son très grand honneur et grâce à des qualités, à des vertus indéniables, il exerce une influence sensible sur toute une classe de protestants, foncièrement chrétiens, qui ont l'esprit assez large pour juger l'arbre par les fruits qu'il porte ct les prêtres catholiques par le bien qu\u2019ils sèment sur leur passage, au milieu de classes divergentes et d'intérêts souvent irréconciliables, C'est done au clergé que nous nous adressons comme étant la première des classes dirigeantes et à tous les prélats de notre Eglise, aux curés, aux prêtres, aux directeurs des institutions religieuses, nous enverrons l\u2019Album Universel; c\u2019est à cc tribunal que nous en référons pour décider de notre mérite ou de notre indignité.La paroisse catholique avec toutes ses oeuvres, la famille canadienne avec ses vertus patriarcales, ses élans de patriotisme, ses ambitions d\u2019agrandissement vivront dans nos pages, ct seront traités en tous points comme choses du \u201c vieux pays \u201d.Nous demandons aux milliers de prélats, curés, vicaires, directeurs religieux de communautés, de nous bien accueillir; nous leur voulons être un auxiliaire dans le bien social qu\u2019ils poursuivent, dans leur travail de moralisation domestique et de saine doctrine économique dont l\u2019Eglise catholique, de l\u2019aveu de tous, détient à la fois l\u2019enseignemant et la pratique la plus acceptable à toutes les exigences de la société.Nous publicrons les portraits des prélats catholiques de l\u2019Union américaine au fur et à mesure que nous pourrons compléter notre documentation tant biographique que photographique de ces Pasteurs et des oeuvres qu\u2019ils ont accomplies.e ALBUM UNIVERSEL (Monde lilustré) No 1145 Nous n\u2019avons pas besoin d'ajouter combien nous serons heureux et reconnaissant de toute cullabora- tion qui nous renseignera sur ce double objet de l\u2019Album : l\u2019image et la documentation de la vie canadienne en tous les endroits qu'elle est répandue.Ie directeur, G.A, NANTEL.Echange amical J'avais le plaisir, très grand et toujours nouveau, de recevoir l\u2019autre jour à l\u2019Album le Dr Wilfrid Grignon de Ste Adèle.Le docteur est un \u201cpays\u201d à moi, de Saint-Jérôme, condisciple d'école de ce village, alors bien modeste, puis de Ste Thérèse, où nous étions eu l'été de 1867, présentés au curé Labedle qui, laissant Lacolle, allait prendre possession de sa nouvelle cure au portique des Laurentides.Je puis dire, sans fausse honte, que nous sommes, à peu près, les rares disciples survivants du curé Labelle, qui remontent À cette époque callé- giale déjà lointaine.Disciple du curé Labelle le Docteur Grigron lv fut en agriculture surtout et au maître comme au suivant on peut appliquer la simple parole de PEcriture \u201cPater meus agricola\u201d qui était la devise du roi du Nord.Le Docteur est lauréat, avec très grande distine- tion, du Mérite agricole et par l'exemple comme par le coup de main il peut, à l\u2019occasion, démontrer aux freluquets qui le taquinent à propos de \u201cl'Ordre du Poireau \u201d qu'il a bel et bien gagné sa médaille et qu'il peut aussi bien tenir le manchon de la charrue que terrasser le vilain drôle qui se moquerait de sa décoration.Ie Docteur a été fait membre du Conseil d'agriculture sous l'administration conservatrice de 1892.puis conférencier agricole et maintenu dans cc double emploi par les divers cabinets qui se sont suecédés jusqu'à ce jour.Je ne l'avais guère vu depuis quelque dix-huit mois, c'est dire qu'il en avait long à me raconter.Il m'est arrivé tout essoufflé, non qu'il fat au bout de son souffle, il ne l\u2019est jamais, mais il trottait depuis le matin de chez Ewing le marchand d- grains au pharmacien le fournisseur de la trayeuse mécanique et, d'ici, au bureau du gouvernement oi il venait de verser le dernier paiement sur l'Arden- nais qu'il avait acheté pour sa Société d'agriculture.Après une courte pause, simple affaire de prendre vent: \u2014 Eh bien.to voilà revenu au pays pour de bon, me fit-il; tu sais nous avons besoin de tout notre monde, tu as préché cela trop lonyg- temps pour donner le mauvais exemple\u201d.Et de ce sujet nous passons rapidement aux cereles agricoles, à la colonisation, aux conférences, ete.Le Docteur Grignon parle beaucoup, mais il parle bien et du coeur, il sait rire en instruisant; il a de l\u2019étude, de la lecture, une expérience des choses et des hommes comme en possèdent peu de nos députés ct journalistes.Il a vu bien des dessous que tous ne soupçonnent pas et qui n\u2019ont pu échapper à son oeil de fin observateur.Je lui pose à brûle-pourpcint cette question : \u2014\u201c Ÿ at-il réveil dans notre population, lit-on davantage, s'intéresse-t-on sérieusement au progrès de Ja culture, de l\u2019industrie agricole, des marchés d'écoulement les plus favorables?Le Docteur répond nettement à mes questions, il ne s'engage pas trop à fond dans de certaines matières délicates ; il est homme de ministère et il paraît flairer le jour- nadiste sous le plus franc et le plus sincère ami.Jc vois d\u2019ailleurs qu\u2019il s'observe et m\u2019observe: la vérité sans fard, c\u2019est bien ; elle ne lui répugne pas «t il voudrait qu\u2019on la propageât à grands sons de trompette pour qu\u2019on ne se fasse pas une fausse paix, qu\u2019on ne s'endorme pas sous des lauriers qui ne sont pas encore nôtres.La région du lac St Jean va à merveille; le beurre, le fromage l\u2019enrichissent.La région du Nord de Montréal est sérieusement éprouvée par le manque de travail dans les chantiers de forêt.On compte trop sur le bois, on a négligé les vaches et cette négligence coûte cher, etc.\u2014\u201c Et toi, tu cultives toujours ta ferme modèle.Et ton verger, vioux Normand, donne toujours; tu fabriques du cidre sans doute comme nos ancûtres do là-bas et auesi bien ceux du pays, de l\u2019île de Montréal, où l\u2019on aperçoit encore quelque vieux pressoirs?\u201d \u2014 Non, pas de cidre, mais je vends des pommes et mieux que cela, je réussis à produire la poire, vrai comme tu me parles là.Quel pays, quel ec] que nos Laurentides pour les fruits si nos gene se livraient avec intelligence et ardeur à cette culture! Là-dessus je lui dis les prix incroyables des pom- Montréal, 3 avril 1908 mes en France, je lui faia le récit de lu qu\u2019on y vend en criant: \u201c Reinette du (ete On importe, à tous les deux ans, beaucou,, peda \u2019 mes du Canada qui se vendent très bien a pourrait faire encore davantage.Poe \u2014Dis à tes habitants et redis-le sans \u2026 \u2026 l'avenir de nos montagnes, de nos terres Ny Je et de piturages, cwt grice aux aources ' Le daus le bourre, le fromage, ot dans la po, ue portation; la demande est illimitée en |- w les prix simplement renversants.pe et \u2014EËt nos gene lisent-ils davantage?\u2014Peu do progrès sous c rapport, mais fu pas désespérer; les grands journaux heu- me publient une édition agricole, très soign- ont traités par des connaisseurs les sujets al ! d\u2019intéresser et d\u2019instruire nos gens.Je | + le précher la lecture, la lecture, toujours ture aux jeunes gens surtout qui, malheureuse un fois sortis de l\u2019école négligent tout truvs l'a.prit.Oh! quel contraste avec nos A1 =.os Ecossais, nos Américains qui regoivent t., journal local, et, en outre, le magazine, la res qui se rapporte au métier ou à l\u2019état de la fam: .Trig souvent je trouve sur da table du \u201clivin.uj\").journal de la ménagère où elle lit, à côté a nouvelle littéraire, tous les renseignements u: pour former les fidlettes à la tenue de la mais: Il va loin de là, mon vieux, à ce que notre prudu \u2018on ca.usdienne sert à nos familles pour élever le.-nfants dans les habitudes d\u2019ordre, d'économie © 4 propreté qui font aimer le foyer.Et amené sur ce terrain le Docteur Cri tn me développe son plan d\u2019une école normalcuv-nagère qu'il veut fonder à Ste Adèle, près de sa rue mo- dele, qu'il pourrait, par conséquent.surs.\"or !ni.méme cn l'orientant bien droit dans le chewy gn; s'est tracé.\u2014Pourquoi dans les Laurentides ?~Dans les Laurentides, parce que cu -; Ly pays spéeiad, ol il faut une culture spéeiale, une teme de maison spéciale; la grande culture ne \u2018y vorra jamais, et l\u2019état de fortune, le sort du foy rd 1, famille dépend ici, peut-être peus de lu femme ni - lee industries lnitières, des soins de Ia bas cour du verger, que des labours de l'homme et di gro- travaux de la terre.Et là-dessus lancé, notre Docteur ne tart jus, I) ne fait pas un converti de son ami qui l'-1 depuis longtemps, mais me tape sur l'épaule en s1.-unt un peu avec les airs bien connus de feu le cmumar dant Fortin : \u2014* Bien.je vois que tu me comprends, t.1 vas m faire un article sur mon école normale-m'nagère\u201d, \u2014Je veux bien, si tu m\u2019écris, en échange.quelque chose pour ma page agricole que je taptiserai \u201cLa vie aux champs \u201d dans l'Album.Mon Normand ne peut reculer.I fu que je commençais par le chapitre présen\u2019 1 qu\u2019il parlerait agriculture aux lecteurs de l\u2019AT vu Universel, Voiei mon article, j'attends le sien.Sven Notre galerie nationale Cette semaine nous avons le plaisir d' 71e frontispice, le portrait de Sa Grandeur M :%égi, archevêque de Québec, si aimé et respect toute la population de ce pays; dans lo numér+ 1 du courant, nous publierons celui de M.wore Roosevelt, le Président de la grande K olique américaine, sous lo drapeau de laquelle vi.t tant de nos compatriotes et amis.Et, le 17 à var aurons Je portrait et des notes concern.Sbaretti délégué du Souverain Pontife au \u2018 anada.Nos lecteurs nous rendrons justice, croy i.nous quant aux efforta que nous faisons pour \u2018ner # d\u2019Album Universel un cachet de plus en !! © ca dien.Causerie médicale \u2014 Dans l\u2019intérêt de nos nombreux lecteurs et lee trices, nous inaugurerons dans le prochain vu de l\u2019Album Universel une causerie médicale cous A signature du Dr R.Villecourt, lauréat de I'Acade mie et de la Faculté de médecine de Paris.te Nos lecteurs et lectrices trouveront duis wh partie non seulement un intérêt personnel.me surtout un enscignement général sur d'hygiène, médecine et les sciences médicales. \\fontréa], 3 avril 1906 CHRONIQUE | L | 1 i A La question de l'éducation en in Angleterre Irlande a été lu sujet d\u2019un mg débat, la semaine dernière au Parlement.Les putés catholiques ont soutenu que le système ac- «l'est défectueux et qu\u2019il n\u2019y à aucun espoir de svificution à attendre si la majorité catholique \\btieut pas une université qui représente ses in- pur vicorges Windham le secrétaire d'Etat pour l\u2019Ir- ule, dans feu le cabinet Balfour, a fortement ap.vé les revendications des catholiques.\u201c Si l\u2019Ir- «de, a-t-il dit, possédait los mêmes avantages que \\ngleterre, pour l\u2019instruction de ses enfants, se \"uit déjà un gage sérieux d'apaisement dans ce vs\", Jamis Bryce, le secrétaire d\u2019Etat dans le cabinet mphell Bannerman, parlant au nom du gouver- ment, donna dans le ton conciliateur et admit le un foudé des plaintes des Irlandais catholiques.& uvernement étudiera la question et il ne dé- père pas de trouver le moyen de satisfaire tous intérêts en cause.La démarche des députés catholiques a produit \u2026 excellent effot; elle est venue à son heure et par ir langage modéré aussi bien que par le ton de irs organes ln cause irlandaise crée des sympa- ies qu'on ne rencontrait pas parmii les classes igcantes de la Grande-Bretagne.M.John Murphy, député nationaliste qui a sou- 6 la question de l\u2019univereité irlandaise, s'est dé- «ré satisfait des explications ministérielles, a re- wreié M.Bryce de sa réponse et a retiré la motion i avait soulevé cette discussion.De plus en plus l\u2019esprit de tolérance rligieuse se pind dans le Royaume-Uni et y pousse ses raci- s dans des couches jusque là impénétrables.La berté de l'enseignement religieux y est reconnue ans l'école primaire et bientôt on peut s'attendre v ir une université catholique prospérer a l'ombre reteetrice de ces vieux châteaux-forts du protes- autisme qui ont nom Oxford et Cambridge.Que < temps sout changés! ete.* * * la général Buoth de l'Armée du Sadut, a expliqué \\rnièrement le projet formé par son association \u201cair diriger le mouvement d\u2019émigration des retrai- - de l'armée sur les colonies anglaises.l'Armée du Salut se propose tout simplement \u2018expédier cette année, de dl\u2019Angleterre, dix mille de - membres appartenant à ln classe ouvrière.Nous n'avons pas besoin de dire que le Canada capte parmi les pays les plus favorisés par I'Ar- ve comme devant recevoir les plus glorieux mais si les plus délaissés de ses combattants.On nous assure que c'est là une classe digne d'in- ret et capable de former des citoyens canadiens, - pères de famille incomparables pour un pays de omplexion anglaise\u201d comme le nôtre! Nous le haitons vivement mais nous nous demandons si, x Etats-Tnis, on serait aussi coulants que nous - mines, Sir Frederick Young présidait la réunion à la- le lord Stratheona assistait.Le président n'a - manqué d'offrir, à ectte occasion, l'expression Mus cordiale de la recomaissance de l\u2019Armée ir les dons généreux de lord et de lady Strath- a i l'armée du général Booth.* * Vi cours de son ADRESSE, \u2014 le général Booth * à ses chambres par une adrese, comme un Roi ir un message comme ün Président, \u2014 a insis- ur les avantages tout particuliers que le Cana- vffre à ses soldats mis en disponibilité.\u201c Le da, a-t-il dit, nous offre présentement, un i-million d'acres de terre dans différentes pros Pendant quo le gouvernement canadien se t sur la réserve et veut étudier les résultats qui, point de vue politique, pourront découler de no- coopération, los sociétés d'entreprises diverses \u2018les particulicrs riches nous approchent pour r de nous des avantages financiers et ils nous nt des conditions alléchantes pour aider à nos Juts de philantropie.Nous avons déjà arrêté des hgements pour envoyer 500 familles au Cana- dont 100 vont partir dès ce printemps Nous \u201cUs, à dit lo général, présentement des offres en- \u201cvaintes de pays divers n\u2019appartenant pas à l\u2019al- \u2018ance britannique, mais il ne nous est pas diffi- * le comprendre qu\u2019en dedans des quatre murs l'Empire britannique, il doit y avoir place pour .fils et les filles de la métropole, qui sont dane le Peso, ALBUM UNIVERSEL (Monde Hlustré) No 1148 En France Les événements qui se sont passés ; en France depuis notre dernière chronique ont été beaucoup plus graves que la presse associée avait bien voulu nous le dire et la silhouette qui nous en a été fournie par la télégraphic uest qu\u2019une ombre bien pâle à côté de œ qui y est réellement arrivé.Nous ne voulons pas faire do réclame en faveur du journal \u201cLe Matin\u201d, il n\u2019en mérite aucune, à cause de son esprit sectaire et de ecs tendances, qu\u2019on dirait invincibles, à dénaturer tous les faits dès qu\u2019il s'agit des choses de l\u2019Eglise et des hommes qui la défendent.Mais on nous croira doublement quand nous le citerons ; puisque s\u2019il rend hommage à la vérité c\u2019est qu\u2019il y est forcé par l\u2019éclat avec lequel elle æ manifeste publiquement.Beaucoup de ses confrères publient eous la rubrique \u201cGuerre de Religion\u201d les prises d'assaut des églises par lu troupe armée et les actes de résistance des manifestants catholiques; il n\u2019en est pas rendu là, mais au simple récit des faits qu\u2019il nous fournit, on ne peut douter que la France traverse une crise politique comme il ne s\u2019en est pas vue depuis la Révolution.Il y a eu peu de sang versé encore, mais n\u2019oublions pas qu\u2019on n\u2019est encore qu\u2019au début de la mise à exécution de la Loi de séparation.\u201c L\u2019effervescence provoquée dans certaines ré- gione, dit le confrère de Paris, par les opérations des inventaires continue et eemble s'étendre.Et malheureusement, on à eu hier\u2014Je 6 mars\u2014à enrc- gistrer un incident d\u2019une gravité particulière.Dans le Nord, où le calme jusqu\u2019alors paraissait régner, des manifestations violentes se sont produites.Au cours de l\u2019une d\u2019elles, dans un village éloigué des centres et proche de la frontière, un homme ost tombé, mortellement frappé d\u2019une balle \u201d.11 s'agit ici de l\u2019affaire de Boeschepe.\u201cLa situation, continue le correspondant du \u201cMutin\u201d, est toujours aussi grave; les paysans des montu- gnes sont résolus à ne pas céder, et continuent à fortifier leurs villages (dans la Haute Loire).Saugues présente aujourd'hui une animation extraur- dinaire.On dirait une ville assiégée.Ce ne sont que sonneries de clairons et de trompettes, roulements de tambours, piaffement de chevaux, bruits d\u2019armes et cliquetis de sabres.Depuis une heure de l'après-midi, à chaque instant, des troupes arrivent, cavalerie, infanterie, gendarmes, sapeurs.Ce sont elles qui, demain matin, vont tenter l'approche des villages de Thoras et de Vaseilles, Sommairement, je vous ai décrit les préparatifs de défense des habitants: routes minées et barricadées, bois gardés par des sentinelles armées, fosses creusées autour de l\u2019église, provisions d\u2019armes de toutes sortes.Cet après-midi, l\u2019huissier de Saugues, qui devait aller opérer un constat à Thoras, a dû rebrousser chemin.J'ai pu voir tout à l'heure un fabricien de cette dernière commune, homme calme et froid.l\u2019ourtant, il ne m\u2019a pus dissimulé ses inquiétudes.\u2014Je connais là-haut, m\u2019a-t-il dit, certains montagnards qui, persuadés qu\u2019ils allaient périr demain, sont allés se confesser.Aujourd\u2019hui, ils sont décidés à su- crifier leur vie plutôt que de laisser approcher les agents du gouvernement.11 faut donc, avec de telles gens, s\u2019attendre aux pires extrémités.J\u2019ai eu l\u2019occusiun de parcourir hier soir une courte étude faite par un prêtre de la région sur le canton de Suugues pendant la \u201c Révolution\u201d, Cette étude, fort sérieuse,est établie d\u2019après des documents non fantaisistes.Eh bien! la résistance, alors, se présentait de la même façon, avec les mêmes moyens, d\u2019après les mû- mes méthodes et les mêmes traditions.On y retrouve les sentinelles postées sur les mamelons, les visages enduits de suie; un y retrouve les rocs roulés sur les chemins pour en empêcher l\u2019accès, les fossés creusés autour des maisons et des églises ; les communes qui sont au- ourd'hui les centres de résistance l\u2019étaient déjà à cette époque, et Vazeilles et Thoras se distinguérent tout particulièrement.A Tourcoing, les manifestations des catholiques ont amené des contre-manifestations, et des bagarres sérieuses se sont produites.11 y a eu plusieurs arrestations.Un manifestant catholique, nommé Ernest Joire, Âgé de vingt et un ans, filateur, ayant tiré un coup de revolver, eût été lynché s\u2019il n\u2019avait été protégé par In police.Une femme a été arrêtée pour coups aux agents.Le receveur a été blessé par un projectile lancé par un catholique.À Boeschepe (Pas-de-Calais), le curé a intimé l\u2019ordre aux fonctionnaires et gendarmes de se retirer, et il a traité la force armée de: \u201c brigands et de lâches \u201d ; il a ensuite violenté le commissaire spécial et le brigadier de gendarmerie; il a été arrêté, et le parquet de Montreuil a été avisé aussitôt.A Giromagny (territoire de Belfort), un grand nombre d\u2019ouvriers chômaient.Le tocsin sonnait à toute volée.Le curé a conseillé le calme, \u201cafin qu\u2019à deux pas de Ia frontière on ne puisse dire que la population était entrée en conflit avec l\u2019armée \u201d.algré ces exhortations, la troupe dut disperser les manifestants.æ * * C'est à la suite de l\u2019affaire de Boeschepe où il y eut meurtre d\u2019un nommé Ghysel, qu\u2019eut lieu l\u2019interpellation de l\u2019abbé Lemire, suivie de l'intervention de M.Ribot au nom de la droite et de M.Maasé de l\u2019extrôme gauche, se coalisant avec M.Briand pour renverser le gouvernement.Voilà bien un des coups les plus curieux de la politique française, telle que les partis l\u2019entendent au Palais-Bourbon.Ayant décidé d\u2019afficher les discours de M.Briand socialiste, de M.Ribot progreseiste, et de M.l\u2019abbé Lemire catholique, Ja Chambre vote, par dessus le 1479 marché l'affichage du discours de M.Dubief, ministre de l\u2019intérieur.Après quoi elle renverse le ministère! ! * # L'effondrement du cabinet Rouvier s\u2019effeotua à la suite d\u2019une discussion violente, par bouts mais extrêmement relevée par ailleurs et dont MM.Le- mire, Briand et Ribot, s\u2019entendant pour l\u2019occasion, firent les principaux frais.On vociféra à tue tête, les mots d'assassine, de voleur et de franc-maçon.M.Massé, suciadiste, ayant dit: \u201c M.Ribot, après \u2018avoir \u201cout à l\u2019houre regretté que le gouvernement \u201cwait pas négocié avec Home avant la sépara- \u201ction\u201d, M.Jules Coutant l\u2019interrompit on ala- mant: \u201c Nous nous f.du Saint-Siège!!!\u201d Je le disais, M.Rouvier eut pu se tirer d\u2019affaire s'il l'eût voudu, mais il ne l\u2019a pas voulu.Ceci est confirmé par noe échanges.M.Rouvier en avait assez et il s\u2019est retiré de gaîté de coeur de la présidence du conseil français.+ # + Personne non plus ne se doutait que M.Sarrien allait lui succéder et personne ne peut se convaincre qu\u2019il va durer longtemps.Les paris allaient en faveur de M.Bourgeois, mais je suppose que le terrain n\u2019est pas encore suffisamment déblayé, pour que ce grand bâtisseur de cabinets qui ne vivent pas, ait jugé sûr de prendre la barre du gouvernail.\u201c+ N Nous n\u2019avons rien à dire d\u2019Algésiras, cette fois, à moins de répéter ce que nous écrivions dane notre dernière chronique.Ie tempe est au beau, aujour- d\u2019hui, le 26, demain il fera de la pluie, du vent, de la grêle, ce qu'il plaira au caprice de Guillaume IT.\u201c Annuit et nutu\u201d, ete.En attendant que la mise en scène se dégarnisse et que baisse lo rideau, disons nous bien que les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.Ne désespérons pas de la paix cependant puisqu\u2019au fond personne ne tient à se battre.La Russie a eu le temps de se reseaisir, Edouard V1I do se consulter avec ses cousins d'Europe et il en possède un si grand nombre! et, la France ne pousse pas trop loin ses réclamations; enfin on s'entend mais on n\u2019a pas encore trouvé Ja formule qui sauvera l'honneur protocolaire et permettra à tout ce monde de s'en aller tranquillement à ses potites affaires.A Rome Un correspondant de \u201cl\u2019Echo de Paris \u201d, un des journaux les mieux renseignés que nous connaissions, écrit de Rome à la date du 4 mars : Les manifestations de plus en plus graves qui se produisent en France à l\u2019occosion des inventaires causent ici une profonde émotion.Il va sans dire qu\u2019on les exploite comme un argument nouveau en faveur de la non- acceptation de la loi, car \u2014 font remarquer quelques - uns \u2014 si la simple opération des inventaires provoque une résistance pareille, qu\u2019arriverait-il si les catholiques refusaient d\u2019accepter la loi de séparation, s\u2019ils obligeaient le gouvernement de les chasser de leurs quarante mille églises?Ne peut-on espérer que le gouvernement reculerait devant un soulèvement pareil, dont la force serait irrésistible ?Tel est le langage qui se fait entendre jusque dans l'entourage immédiat du pape.Je ne juge pas les impressions et me borne à vous les signaler.Il est certain que les partisans de la résistance gagnent tous les jours du terrain.Un éminent catholique français qui occupe ici une haute position, me disait aujourd\u2019hui : \u201c Jusqu\u2019à présent, j'ai été optimiste, j'ai toujours cru que le pape se prêterait à l\u2019essai loyal, maintenant je commence à en douter.\u201d Cette .opinion, je le sais de bonnc'source, est partagée également par plusieurs membres du Sacré-Collège.Dans tous les cas, au point où en sont les choses, per- somie ne peut prévoir quel sera le dernier mot du pape.Malgré tout ce qu\u2019en disent les rapports contradictoires de la presse associée et subventionnées par les intéressés juifs, les élections en Russie se sont faites sans désordre, en général, et avec un sens de liberté politique dont on pourrait s'étonner pour un pays d\u2019autocratie séculaire.L'empereur a promulgué, le 21, la constitution du Parlemest et si ce document n\u2019est pas de nature à satisfaire lcs agitateure c'est que la Révolution est insatiable.Plus on lui donne à manger plus elle se sent 'appétit de tout dévorer.Un Parlement qui a jurisdiction législative sur des matières suivantes n\u2019est pae précisément dénué d'autorité sur le gouvernement d\u2019un paye; de fait par les cordons de la bourse que lui met en main le vote du budget il possède un plein contrôle eur le sort du pays : 1.Questions ayant trait à la publication des lois, à leur amendement, suspension ou rappel indéfini ; II.Le budget des ministres ou de l\u2019Empire ; III.Le rapport du contrôleur de l\u2019Empire sur les appropriations et dépenses budgétaires ; IV.Questions ayant trait à l\u2019aliénation de propriétés d'Etat nécessitant l'autorisation de l\u2019Empereur ; V.Construction des voies ferrées d\u2019Etat, discussion du coût ; VI.Constitutions des compagnies par actions non couvertes par les lois actuellement existances ; VII.Questions soumises par l\u2019Empereur à la Douma.En Russie 2 2 IN (2 Nor SY h Tout à coup, un point pâle se montra au ciel, dans le nord; il grandit rapidement en venant eur nous, et nous entendîmes un étrange murmure de cris discordants; c\u2019étaient des oies ou des cygnes sauvages qui, du .Nord, émigraient dans le Lom Midi; ils passèrent au-dessus de nos têtes, e\u2018 ils étaient déjà loin qu\u2019on voyait encore volt\u2019 .r dans lair quelques flocons de duvet, dont la blancheur se détachait sur le ciel noir.5 Le pays que nous traversions était d\u2019une tristesse lugubre qu\u2019augmentait encore le silence; aussi loin que les regards pouvaient s\u2019étendre dans ce jour sombre, on ne voyait que des champs dénudés, des collines arides et des bois roussis.Le vent soufflait toujours du nord avec une légère tendance cependant à tourner à l\u2019ouest; de ce côté de l\u2019horizon arrivaient des nuages cuivrés, lourds et bas qui paraissaient peser eur la cime des arbres.Bientôt quelques flocons de neige, larges comme des papillons, nous passèrent devant les yeux; ils montaient, descendaient, tourbillonnaient sans toucher la terre.Nous n\u2019avions pas encore fait beaucoup de chemin, et il me paraissait impossible d\u2019arriver à Troyes avant la neige; au reste, cela m'inquiétait peu, et je me disais même que la neige, en tombant, arrêterait ce vent du nord et apaiserait le froid.Mais je ne savais pas ce que c\u2019était qu\u2019une tempête de neige.Je ne tardai pas à l\u2019apprendre, et de façon à n\u2019oublier jamais cette leçon.Les nuages qui venaient du nord-ouest s\u2019étaient approchés, et une sorte de lueur éclairait le ciel de leur côté ; leurs flancs s'étaient entr\u2019ouverts, c'était le neige.1489 Ce ne furent plus des papillons qui voltigèrent devant nous, ce fut une pluie de neige qui nous enveloppa.\u2014Il était écrit que nous n\u2019arriverions pas -à Troyes, dit Vitalis; il faudra nous mettre a l\u2019abri dans la premidre maison que nous rencontrerons, C\u2019était là une bonne parole qui ne pouvait m\u2019âtre que très agréable ; mais où trouverions-nous cette maison hospitalière?Avant que la neige nous enveloppât dans sa blanche obscurité, j'avais examiné le pays aussi loin que ma vue pouvait s\u2019étendre, et je n\u2019avais pas aperçu de maison, ni rien qui annonçât un village.Tout au contraire, nous étions sur le point d\u2019entrer dans une forêt dont les profondeurs sombres se confondaient avec l\u2019infini, devant nous, aussi bien que de chaque côté sur les collines qui nous entouraient.Il ne fallait donc pas trop compter sur cette maison promise; mais, après tout, la neige ne continuerait peut-être pas.Elle continua, elle augmenta.En peu d\u2019instants, elle avait couvert la route et tout ce qui l\u2019arrêtait sur la route : tas de pierres, herbes des bas-c8tés, broussailles et buissons des fossés, car, poussée par le vent qui n\u2019avait pas faibli elle courait ras de terre pour s\u2019entasser contre ce qui lui faisait obstacle.L\u2019ennui pour nous était que nous fussions du nombre de ces obstacles; lorsqu\u2019elle nous frappait, elle glissait sur les surfaces rondes, mais partout où se trouvait une fente, elle entrait comme une poussière et ne tardait pas à fondre.Pour moi, je la sentais me descendre en eau froide dans le cou, et mon maître, dont la peau de mouton était soulevée pour laisser respirer Joli-Coeur, ne devait pas être mieux protégé.Cependant, nous continuions de marcher contre le vent et contre la neige, sans parler; de temps en temps, nous retournions à demi la tête pour respirer.Les chiens n\u2019allaient plus en avant, ils marchaient sur nos talons, nous demandant un abri que nous ne pouvions leur donner.Nous avancions lentement, avec peine, aveuglés, mouillés, glacés, et bien que nous fussions depuis assez longtemps déjà en pleine forêt, nous ne nous trouvions nullement abrités, la route étant exposée en plein au vent.Heureusement, ce vent qui soufflait en tourmente s\u2019affaiblit peu à peu, maïs alors la neige augmenta, et au lieu de s\u2019abattre en poussière, elle tomba large et compacte.En quelques minutes, la route fut couverte d\u2019une épaisse couche de neige, dans laquelle nous marchâmes sans bruit.De temps en temps je voyais mon maître regarder sur la gauche, comme s\u2019il cherchait quelque chose, mais on n\u2019apercevait qu\u2019une vaste clairière dans laquelle on avait fait une coupe au printemps précé- dent, et dont les jeunes baliveaux aux tiges flexibles se courbaient sous le poids de la neige.Qu'\u2019espérait-il trouver de ce côté?Pour moi, je regardais droit devant moi, sur la route, aussi loin que mes yeux pouvaient porter, cherchant si cette forêt ne finirait pas bientôt et si nous n\u2019apercevrions pas une maison.Mais c\u2019était folie de vouloir percer cette averse blanche; À quelques mètres les objets se brouillaient et l\u2019on ne voyait plus rien que des flocons de plus en plus serrés, qui nous enveloppaient dans les mailles d\u2019un immense filet.La situation n\u2019était pas gaie, car je n\u2019ai jamais vu tomber la neige, alors même que j\u2019étais derrière une vitre dans une chambre bien chauffée, sans éprouver un sentiment de vague tristesse, et présentement je me disais que la chambre chauffée devait être bien loin encore.Cependant, il fallait marcher et ne pas se décourager, parce que nos pieds enfonçaient de plus en plus, et parce que le poids qui chargeait nos chapeaux devenait de plus en plus lourd.Tout & coup, je vis Vitalis étendre la main dans la direction de la gauche, comme pour attirer mon attention.Je regardai, et il me sembla apercevoir confusément dans la clairière une hutte en branchages.Je ne demandai pas d\u2019explication, comprenant que si mou maîtro m'avait miontré cette Mutte, oo n\u2019était pss pour que j'admirause l'effet qu\u2019elle produisait 1 1490 dans le paysage; il s\u2019agissait de trouver le chemin qui conduisait à cette hutte.C'était difficile, car la neige était déjà assez épaisse pour effacer toute trace de route ou de sentier; cependant, À l\u2019extrémité do la clairière, à l'en- lroit où recommençaient les bois de haute futaie, il me sembla que le fossé de la grande route était comblé: là sans doute débouchait le chemin qui conduisait à la hutte.C'était raisonner juste ; nous descendimes duns le fossé, ot nous ne tardâmes pas à arriver À cette hutte.Elle était formée de fugots et de bourrées, au- dessus desquels avaient été disposés des branchages : en forme de toit ; et ce toit était assez serré pour que la neige n'eût point passé à travers.Cet abri valait une maison.Plus pressés ou plus vifs que nous, les chiens étaient entrés les premiers dans la hutte, et ils se roulaient sur le sol sec, dans la poussière, en poussant des aboiements joyeux.Notre satisfaction n'était pas moins vive que la leur, mais nous la manifestâmes autrement qu'en noua roulant dans ln poussière; ce qui, cependant.n\u2019eût pas été mauvais pour nous sécher.\u2014Je me doutais bien, dit Vitalis, que dans cette jeune vente il devait se trouver juelque part une ca- \u201c bane de bâcheron ; maintenant la neige peut tomber.\u2014Oui, qu'elle tombe! répondis-je d\u2019un air de défi.Et j'allai à la porte, ou plus justement à l\u2019ouverture de la hutte, car elle n'avait ni porte ni fenêtre.pour secouer ma veste et mon chapeau, de manière à ne pas mouiller l'intérieur de notre appartement.Il était tout à fait simple.cet appartement, aussi bien dans sa construction que dans son mobilier, qui consistait en un banc de terre et en quelques | grosses pierres servant de sièges, Mais ce qui, dans les circonstances où nous nous trouvions, avait encore un plus grand prix pour nous, c\u2019étaient cinq ou six briques posées de champ dans un coin et formant le foyer.Du feu! nous pouvons faire du feu.11 est vrai qu'un foyer ne suffit pas pour faire du feu, il faut encore du bois à mettre dans le foyer.Dans une maison comme la nôtre, le bois n\u2019était pas difficile à trouver, il n\u2019y avait qu\u2019à le prendre aux murailles et au toit, c\u2019est-à-dire à tirer des branches des fagots et des bourrées, en ayant pour tout soin de prendre ces branches çà et là, de manière à ne pas compromettre la solidité de notre maison.Cela fut vite fait, et une flamme claire ne tarda pas à briller en pétillant joyeusement au-dessus de notre âtre.Tl est vrai qu\u2019il ne brûlait pas sans fumée.et que celle-ci, ne montant pas dans une cheminée, se répandait dans la hutte : mais que nous importait : c\u2019était de la flamme.c\u2019était de la chaleur que nous voulions.Pendant que, couché sur les deux mains, je souf- | flais le feu, les chiens s\u2019étaient assis autour du foyer.et gravement.sur leur derrière.le cou tendu, ils présentaient leur ventre mouillé et glacé au rayonnement de la flamme.Bientôt Toli-Coeur écarta la veste de son maître, et, mettant prudemment le bout du nez dehors, il regarda où il se trouvait: rassuré par son examen, | il sauta vivement à terre, et, prenant la meilleure place devant le feu, il présenta à la flamme ses deux petites mains tremblotantes.Notre maître était homme de précaution et d\u2019expérience : le matin, avant que je fusse levé, il avait fait ses provisions de route: une miche de pain et un petit morceau de fromage: ce n\u2019était pas le moment de se montrer exigeant ou difficile ; aussi, quand nous vîmes apparaître la miche.y eut-il chez nous tous un vif mouvement de satisfaction.Malheureusement, les parts ne furent pas grosses, et pour mon compte mon espérance fut désagréablement trompée ; au lieu de la miche entière, mon maître ne nous en donna que la moitié.\u2014Je ne connais pas la route, dit-il, en répondant à l'interrogation de mon regard, et je ne sais pas si d'ici Troyes nous trouverons une auberge où manger.De plus, je ne connais pas non plus cette forêt.Je sais seulement que ce pays est très boisé, et que d'immenses forêts se joignent les unes aux autres: les forêts de Chaource, de Rumilly, d\u2019Othe, d\u2019Au- mont.Peut-être sommes-nous à plusieurs lieues d\u2019une habitation ?Peut-être aussi allons-nous rester bloqués longtemps dans cette cabane ?T1 faut garder des provisions pour notre dîner.C\u2019étaient là des raisons que je devais comprendre, mais elles ne touchèrent point les chiens, qui, voyant serrer la miche dans le sac, alors qu\u2019ils avaient à peine mangé, tendirent la patte à leur maître, lui grattèrent les genoux, et se livrèrent à une pantomime expressive pour faire ouvrir le sac sur letgtrel ilu derdaiont foun your supplionts.ALBUM UNIVERSEL (Monde Nlustré) No 1145 Prières et caresses furent inutiles, le sac ne s\u2019ouvrit point, Cependant, vi frugal qu\u2019eût été ce léger repas, il nous avait réconfortés; nous étions à l\u2019abri, le fau nous pénétrait d'une douce chaleur; nous pouvions attendre que la neige cessit de tomber.Rester dans cette cabane n\u2019avait rien de bien effrayant pour moi, d\u2019autant mieux que je n\u2019admettais pas que nous dussions y rester bloqués longtemps, comme Vitalis l\u2019avait dit, pour justifier son économie; la neige ne tomberait pas toujours.1 est vrai que rion n\u2019annonçait qu\u2019elle dût cesser bientôt.Par l'ouverture de notre hutte, nous apercevions les flocons descendre rapides et serrés; comme il ne ventait plus, ils tombaient droit, les uns par-dessus les autres, sans interruption.On ne voyait pas le ciel, et la clarté, au lieu de descendre d\u2019en haut, montait d\u2019en bas, de la nappe cblouissante qui couvrait la terre, Les chiens avaient pris leur parti de cette halte forcée, ct, s'étant tous les trois installés devant le feu, celui-ci couché en rond, celui-là étalé sur le flane, Capi le nez dans les cendres, ils dormaient.L'idée me vint de faire comme eux ; je m\u2019étais levé de bonne heure, il serait plus agréable de voyager dans le pays des rêves, peut-être sur le \u201cCygne\u201d, que de regarder cette neige.Je ne sais combien de temps je dormis; quand je m'\u2019éveillai, la neige avait cessé de tomber, je regardai au dehors: la couche qui s\u2019était entassée devant notre hutte avait considérablement augmenté; s\u2019il fallait se remettre en route, j'en aurais plus haut que les genoux.Quelle heure était-il ?Je ne pouvais pas le demander au maître, car en ces derniers mois, les recettes médiocres n\u2019avaient pas remplacé l\u2019argent que la prison et son procès lui avaient coûté, si bien qu\u2019à Dijon, pour acheter ma peau de mouton et différents objets, il avait dû vendre sa montre, la grosse montre en argent, sur laquelle j'avais vu Capi dire l'heure.quand Vitalis m'avait engagé dans la troupe.C\u2019était au jour de m'apprendre ce que je ne pouvais plus demander À notre bonne grosse montre.Mais rien au dehors ne pouvait me répondre: en bas, sur le sol, une ligne éblouissante: au-dessus et dans Pair, un brouillard sombre; au ciel, une lueur confuse.avec de place en place des teintes d\u2019un jaune sale.Rien de tout cela n\u2019indiquait à quelle heure de la journée nous étions.Les oreilles n\u2019en apprenaient pas plus que les yeux, car il s\u2019était établi un silence absolu que ne venait troubler ni un cri d\u2019oiseau, ni un coup de fouet, ni un roulement de voiture; jamais nuit n\u2019avait été plus silencieuse que cette journée.Avec cela régnait autour de nous une immobilité complète; la neige avait arrêté tout mouvement, tout pétrifié: de temps en temps seulement.après un petit bruit étouffé, à peine perceptible, on voyait une branche de sapin se balancer lourdement; sous le poids qui la chargeait, elle s\u2019était peu à peu inclinée vers la terre, ct quand l\u2019inclinaison avait été trop raide, la neige avait glissé jusqu\u2019en bas; alors la branche s\u2019était brusquement redressée, et son feuillage.d\u2019un vert noir, tranchait sur le linceul blanc qui enveloppait les autres arbres depuis la rime jusqu\u2019aux pieds, de sorte que lorsqu\u2019on regardait de loin on croyait voir un trou sombre s\u2019ouvrir cd et 13 dans ce linceul.Comme je restais dans embrasure de la porte, émerveillé de ce spectacle, je m\u2019entendis interpeller par mon maître.\u2014As-tu donc envie de te remettre en route ?me dit-il.\u2014Je ne sais pas; je n\u2019ai aucune envie: je ferai ce que vous voudrez que nous fassions.\u2014Eh bien ! mon avis est de rester ici, où nous avons au moins un abri et du feu.Je pensai que nous n\u2019avions guère de pain, mais je gardai ma réflexion pour moi.\u2014Je crois que la neige va reprendre bientôt, poursuivit Vitalis, il ne faut pas nous exposer sur la route sans savoir à quelle distance nous sommes des habitations, la nuit ne serait pas douce au milieu de cette neige ; miëux vaut encore la passer ici ; au moins nous aurons les pieds secs.La question de nourriture mise de côté, cet arrangement n\u2019avait rien pour me déplaire; et d\u2019ailleurs, en nous remettant en marche tout de suite, il n\u2019était nullement certain que nous pussions, avant le soir, trouver une auberge où dîner, tandis qu\u2019il n\u2019était que trop évident que nous trouverions sur la route une nappe de neige qui, n\u2019ayant pas encore été foulée, serait pénible pour la marche.T1 faudrait se serrer lc ventre dans notre hutte, voilà tout.- Ca fut ce qui arriva, lorsque, pour nôtre\u2019 dîner.Montréal, 3 avril 1906 Vitalis nous partagea entre six ce qui restait de la miche.Hélas! qu'il en restait peu, et comme ce peu fut vite expédié, bien que nous fissions les morceaux aussi petits que possible, afin de prolonger notre repas.Loreque notre pauvre dîner, si chétif et si court, fut terminé, je crus que les chiens allaient recom- tmencer leur manège du déjeuner, car il était évident qu'ils avaient encore terriblement faim.Mais il n\u2019en fut rien, et je vis une fois de plus combien vive était leur intelligence.Notre maître ayant remis le couteau dans la poche de son pantalon, ce qui indiquait que notre festin était fini, Capi se leva et, après avoir fait un signe de tête à ses deux camarades, il alla flairer le sae dans lequel on plaçait habituellement la nourriture.Eu même temps, il posa délicatement la patte sur le sac pour le palper.Ce double examen le convainquit qu\u2019il n'y avait rien à manger.Alors, il revint À sa place devant le foyer, et après avoir fait un nouveau signe de tête à Dolce et à Zerbino, il s\u2019étala tout de son long avec un soupir de résignation.\u20141Il n\u2019y a plus rien: il est inutile de demander Cela fut exprimé aussi clairement que par la parole.Ses camarades, comprenant ce langage, s\u2019étalèrent comme lui devant le feu, en poussant le même soupir, mais celui de Zerbino ne fut pas résigné, car à un grand appétit Zerbino joignait une vive gourmandise, et ce sacrifice était pour lui plus douloureux que pour tout autre.La neige avait repris depuis longtemps, et elle tombait toujours avec la même persistance ; d\u2019heure en heure on voyait le tapis qu\u2019elle formait sur le sol monter le long des jeunes cépées, dont les tiges seules émergeaient encore de la marée blanche, qui allait bientôt les engloutir.Mais lorsque notre dîner fut terminé, on commença à ne plus voir que confusément ce qui se passait au dehors de la hutte, car en cette sombre journée l\u2019obseurité était vite venue.La nuit n'arrêta pas la chute de la neige, qui, du ciel noir, continua à descendre en gros flocons sur la terre lumineuse.Puisque nous devions coucher là, le mieux était de dormir au plus vite; je fis donc comme les chiens et, après m'être roulé dans ma peau de mouton, qui, exposée à la flamme, avait séché durant le jour, je m'allongeai auprès du feu, la tête sur une pierre plate qui me servait d\u2019oreiller.\u2014Dors, me dit Vitalis, je te réveillerai quand je voudrai dormir à mon tour, car bien que nous n'avons rien & craindre des bêtes ou des gens dans cette cabane, il faut que l\u2019un de nous veille pour entretenir le feu: nous devons prendre nos: précautions contre le froid, qui peut devenir Âpre, si la neige cesse.Je ne me fis pas répéter l\u2019invitation deux fois, et m\u2019endormis.Quand mon maitre me réveilla, la nuit devait étre déjà avancée; au moins je me l\u2019imaginai; ln neige ne tombait plus; notre feu brûlait toujours.\u2014A ton tour maintenant, me dit Vitalis, tu n\u2019auras qu\u2019à mettre de temps en temps du bois dans le foyer; tu vois que je t'ai fait ta provision.En effet, un amas de fagots était entassé à portée de la main.Mon maître, qui avait le sommeil beaucoup plus léger que moi, n\u2019avait pas voulu que je l\u2019éveillasse en allant tirer un morceau de bois À notre muraille chaque fois que j'en aurais besoin, et il m\u2019avait préparé ce tas, dans lequel il n\u2019y avait qu\u2019à prendre sans bruit.C\u2019était là sans doute une sage précaution, mais elle n\u2019eut pas, hélas! les suites que Vitalis attendait.Me voyant éveillé et prêt à prendre ma faction, il s\u2019était allongé à son tour devant le feu, ayant Joli- Coeur contre lui, roulé dans une couverture, et bientôt sa respiration, plus haute et plus régulière, m'avait dit qu\u2019il venait de s\u2019endormir.Alors, je m'étais levé, et doucement, sur la pointe des pieds, j'avais été jusqu\u2019à la porte, pour voir ce qui se passait au dehors.» .La neige avait tout enseveli, les herbes, les buissons, les cépées, los arbres ; aussi loin que la vue pouvait s\u2019étendre, ce- n\u2019était qu\u2019une nappe inégale, mais uniformément blanche; le ciel était parsemé d'étoiles scintillantes, mais, si vive que fût leur clarté, c'était de In neige que montait la pâle lumière qui éclairait le paysage.Le froid avait repris, et il devait geler au dehors, car l\u2019air qui entrait dans notre cabine était glacé.Dans le silence lugubre de la nuit, on entendait parfois des craquements qui indiquaient que la surface de la neige sc congelait.Nous avions été vraiment bien heureux de rencontrer cette cabane; que serions-nous devenus en pleine forêt, sous la neige et par ce froid ! (A suivre) ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1145 ue - 3 rl 1908 CONTE VERT (VALSE LENTE) ~~ H.DEUTSCH DE LA MEURTHE.ur Piano Tatroductioan J PLA mn sf AO Pa \u2014_ | - d Td) \u2014 n'ai: \u2014 x VALSE dolce 3 a Tempo cresc.sempre dem 40 \u2014 1402 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1145 Montréal, 8 avril 150, leger et gracieux 4 4 I, 217 = s 4 Montréal, 8 avril 1906 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1145 1408 4 a Tempo ares \u2014 rit.A * a Tempo eresc, sempre p dim + bien chante \u20ac } Sa\" \u2014\u2014 51 1494 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1145 Montréal, 8 avril 1008 ENT a Tempo .- rit N a Tempo cresc sempre dim JS 69 (Suite) ju braves coeurs, fidèles au devoir, Tous Clit nt dévoués à la famille de Reillière ; sol À .5 aucun ait Probado : né sur les domaines , .ude Lb -v, compagnon d\u2019enfauce ct de jeu- ayant toujours purtagé son oxis- \u2018aimait comme un ami aime sou hien aime son maître, comme une nfant.Par affection pour lui, il - jouer le rôle d\u2019espiou, et, grâce à nergie, doublée d'une auduce peu t réussi au delà de ses espérances.du « 3 Pro i, con.alle it entre prodigh Li - aghes ull lo soleil brûle à côté des piges, bros r les tempêtes, agile colne les cha- ois qu'il ouvent poursuivis daus sa jeunes- , Probus: fasciné les nègres pur son incom- rable adi 1 fusil: \u201c Souffle-dur \u201d, sa longue prabitie, 1 jamais envoyé une balle inutile, fin, = sauce do la langue espagnole lui ail Cl pr «2, en\u2019 méme temps que sa science 5 sortie itage de sa mère (tous les Basques at un | ritanos \u201d) l\u2019avait posé comme un prophète\u201d être mystérieux et supérieur, Il ait conti, lus Français seulement, sous le nom » Prob de \u201c Souffle-dur \u201d, et dans toute lon lait * Muertal Vista\u201d (le \u201c Regard ortel \"1.Pour pr.r avec plus de sécurité aux impor- ptes ppérar us qu'il méditait, Probado s'enfonça qusquement us un fourré où il sut démêler l'é- oit entier ratiqué par les chats sauvages, et mou d'eux \u2014uls, Toute la petite troupe rampa Jenejeusere st pendant un quart d'heure; puis elle halte d.une clairière fermée comme une ambre, = -ouronnée de fleurs dont les tiges aient entre: nodes au point que la pluie même n'au- it pu pene rer ce dôme végétal, et que, malgré rage de Lu veille, la terre y était sèche.\u2014Nous © 0 aussi seuls et en sûreté que dans les ntrailles du tiros-Morne, dit Probado en jetant sur sol doux + -ablouneux son havre-sac, sur lequel sa-ir ce cnumdlément, \u201c* Souffle-dur \u201d à la main.\u2014te wand rome plaît, soupira moelleusement le Arisien eu = Étendant tout de son long; quand je tournerni + France, je veux l'emporter pour en tite cadeau ie la \u201c payse \u201d\u2026 Diiantre! le tapissier l'endroit» caines afin de leur éviter de payer les droite tou Ameri Bomandez le livre (gratis) où envoyez Ge de timbres-poato à The MADAME THORA Co., TORONTO, Ont, N\\ BEAUTE de se me est indis- ment liée à la de la cheve- Les Dames âgées ou chauves qui se désespèrent en voyant disparaître la royale parure de leur chevelure, s\u2019adres - avoir des sent toutes à la souples, lé- brillants, il ur donner des constants, il irtout se coif- '¢ les merveil- ostiches de la Maison Palmer qui crée pour elles des modèles spéciaux en cheveux blancs ou gris, à des prix défiant toute concurrence.LS \u2014\\ No.1745 RUE NOTRE-DAME, \"EL RAINSS PEL 7 \\\u2014 = Demandez mes marchandises Nos ( ] orix pour prix, à celles de n'importe quelles autres marques : je Frais de 2 Ibs Café de Madame Huot .eens 75¢ : Thé Japonais \u201cCondor\u201d { ou 2 lbs de l\u2019un ou l'autre } 40e transport à [1 Ib The noir Ceylan \u201c de ces Thés, au choix ma charge 1 1b Moutaide © Condor \u2018\u2019 absolument pure, contenant toute 50c $2 .80 , son nulle.0.00 0042505 von 604 0000 2000068 \u2014_\u2014 dans Québec 1 Ib Poudre & Pate \u201cCondor\u201d sans rivale.25e et 'ntario | Ib Epices Ausorties \u2014 Boites de | -4 Ib \u2014 les plus hautes qualités.0.00200000 000 s ananas anne In:portateur Quincaillier.vous en garantis la qualité extra-choix et vous invite à les compa- J que vous m'accorderez la préférence.Si votre fournisseur ne pas en stock, je vous les euverrai, sans frais, sur réception de Vous n'en aurez pas de regret! 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Jolie par tout ce qu\u2019elle renferme de tendre délicatesse, de précieuse sentimentalité, belle par lu grande allure que l\u2019auteur a au lui donner et par le profond enseignement moral qui s\u2019en dégage.C'est le type parfait du drame moderne, d\u2019où les exagérations vulgnires sont ex- «lues et qui touche de très près à la fine comédie.L'amour de Francoise Pascal pour son grand fils Frédéric est le motif a de délicieuses scènes, touchantes au dernier point, ct bien faites pour émouvoir les coeurs les moins tendres.Un autre amour, funeste celui-là, l'amour de la boisson, dont Pierre Paseal est devenu lu proie, donne un frappant exemple & ceux qui sont aous le joug de cette funeste passion des alcools.Buveur invétéré, devenu irascible et brutal, puis ayant vite glissé an vol, Pierre est représenté comme le parfait ivrogne, devenu inconscient, et qui, pour assouvir son vice, est prêt à commiettre les plus busses actions.Un effort de ce qui lui reste de volonté suffit cependant à le guérir, et il redevient travailleur, recouvre ses forces perdues, sn gaieté, sa bonne humeur.Ses désordres d'antan ont jeté le malheur sur les siens, mais sa conduite \u2018exemplaire aide à tout réparer.Cette vivante leçon est du meilleur effet sur les spectateurs.Les plus nobles sentiments s\u2019agitent dans le coeur de la tendre petite Delphine Vil- lette, qui sacrifie héroïquement son amour et son argent pour que celui qu\u2019elle aime silencieusement puisse être heureux en épousant Noémie Mauauit, sa rivale.Ce très intéressant drame a beaucoup plu et a obtenu un succès énorme.Ecrit en un fort beau français, net et agréable à entendre,et joué par l'excellente troupe que l\u2019on connaît.il ne pouvait en être autrement.M.Filion avait très serupuleusement composé son personnage.Au premier acte il fut un ivrogne eyni- que très réussi, puis, lorsque guéri de sa funeste passion, on le revoit aux actes suivants, sa transformation est frappante et fort bien observée.M.Scheler n fait de Frédéric Paseal le parfait type du jeune homme honnête et courageux.Cet artiste a conquis les sympathies du public par ln grande correction de son jeu, la sobriété de ses gestes et l\u2019allure distinguée qu\u2019il sait donner aux roles qu'il interprète.M.Fertinel, toujours si amusant, a donné au rôle de Xavier Mauduit toute In drôlerie qu'il comportait.Modeste bijoutier au début de l\u2019action, mais enrichi subitement par le gain d\u2019un gros lot, il devient orgueilleux d\u2019une facon extrêmement comique, et a fait rire de bon coeur, autant par la façon dont il lnnçait les mots que par la silhouette originale qu\u2019il avait donné à son personnage.MM.Lombard et Palmiéri furent à la hauteur de la situation.Le rôle de Francoise Pascal, joué dans la perfection par Madame Déricourt, fut l\u2019objet d\u2019un succès particulier.Madame Vhéry donna bien l\u2019impression douloureuse qui seyait à la jeune fille héroïque qui se dévoue si entièrement pour l\u2019amour de celui qu\u2019elle aime.Mesdemoiselles Vasse et Marsoll, très agréables et fort adroites comédiennes dans les roles de Lucie de Marcillac et de Noémie Mauduit, complétèrent cette interprétation de premier ordre, qui fait honneur à lu direction du National.Mises en scène réglées de main de mat- tre par M.Dhavrol, l\u2019habile directeur artistique, décors luxueux et nombreux accessoires, contribuent À donner aux pièces représentées À ce théâtre un cachet de vérité qui n\u2019est pas pour rien dans le succès | que le public leur fait.A PEU DE FRAIS On guérit à peu de frais, et sans changer son régime, toutes les affections des voies respiratoires, en faisant usage du BAUME RHUMAL.25 &nts partout.Sympathie bien Placée.8 ST-TITE DES Cars, Co, Montmorency, P.Q, Lorsque je suis arrivé icl ily a deux ans, je ven eoutral un de mes paroissiens affligé de l' pliepe sie, Pendaut mou séjour A Québec j'avais été témolu de cas semblables pour lesquels je recom- mandal le Tonique du Pere Koenig pour les Nerfs, et il fit merveille.Je me rappelle bien de deux cas qui furent entiè'ement guéris à l'aide de ce remède.J'ai fuit la meme chose ici, Le malade, uu jeune homme qui avait coutume de tomber de ce mal une ou deux fois par semaine, et qui peudant les deux ou trois jours suivants était incapable de travailler jusqu'à ce qu'une nouvelle attaque se ft sentir.Après avoir employé trois bouteilles de Tunique du Père Koenig pour les Nerfsil n'a pas eu une seule attaque ndant deux mois e is suis ccuvaincu qu'il va tre comp! tetnent rétabli après avoir pris quelques bouteilles de plus de ce Tunique, Rav.H.LACRANCE.Un livre precl sur les Maladies Nerveuses envoyé Gratuitement une adresse quelconque, et les patients Pauvres peuvent aussi obtenir cette Medecine Gratuitement, Ce remède a été prépa'é par le Rkv.PASTRUR OFNIG, de Fort Wayne, Ind., depuis 1876, et est préparé aujourd'hui sous sa direction par la KOENIG MED.CO., CHICAGO, ILL.Ea vente chez les pharmaciens, $1.00 la bouteille, 0 pour $5.00.LE PACIFIQUE Tr Les trains partent de Montréal, DE LA GARE WINDSOR BOSTON, LOWELL, *9.00 a.m., *7.45 pan.SPRINGFIELD, HARTFORD, - 17.46 p.m, TORONTO, CHICAGO, 19.30 a.m., *10.00 p.m, OTTAWA, t845a.m., *9.40 a.m., $10.00 a.m, t 4.00 p.m., *10.10 p.m.SHKRBHOOKK, 18.80 a.m, 14.90 p.m.17.25 p.m.HALIFAX, ST.JOHN, N.B., $7.3 p.8T.PAUL, MINNEAPOLIS, \u201c10.10 p.m.WINNIPEG, VANCOUVER, +940 à m, DE LA GARE VIGER QUEBEC, t845a.m., * 2.00 p.m., * 11.30 pr TROIS-RIVIÈRES, 18.45 8.m., $8.50 a.m., \u20182.00 .m., 5,18 p.m., *11.30 p.m.35 p.m.JOLIETTE, +8.00 n.m., *8.45 a.m., t6.16 p.m, 8T-GABRIEL, 18.45 a.m., 15.15 p.m.ST-AGATHEK.R9.00 a.1u., +6,00 p.m.LABELLE, M 8.00 a.m,, t 5.00 p.m.*Que:idien.+ Quotidien, excepté ies dimanches M Jeudi.n Mardi et jeudi ssulement., # !Aman- chessulement t Quotidien excepté 1e samedi.* Onmed!ixeniement.A.LALANDK agent des passagers pour 14 vilir, B «au des hilleta de ia ville, 129 rue St-Jacque: .ve sin Ju Bureau de Poste, Montréal.Blirvrts de passage sur steamers ss» l\u2019Asiantique et le Pacifique.ECE RAILWAY SYSTEM IEEE PART DE LA GARE BONAVENTURE \u201cInternational Limited \u201d LE MEILLEUR KT LE PLUS RAPIDE TRAIN DU CANADA.Tous les jours à 9 a.m.Arr.Toronto à 4.80 p.m.Hamilton 5.30 p.rn.\u2026 Niagara Falls.Ont, à 10.13 in, Butfalo.his p.m., London, 7.43 p.m., Dé- boit 9.45 p.m.Chicago, 7.42 a m.CAFE ELEGANT SUR CE TRAIN Montréal et New-York LA LIGNE LA PLUS COURTE, SEKVICE LE PLUS RAPIDK.2 trains de jour chaque jour\u2014le dimanche excepté, aller et retour.\u2014 1 train de nuit tous les jours, alor et retour, 1 8.45 a.m., 111.10 a.m.Part de Montréal \u201c70pm.\u2018 \u201d , In, .- $8.00 p.m., t 10 p.m,, Arrive à New-York 375, 0p * Tous les jours.t Tous les jours, dimanches oxceptés.Service Rapide d'Ottawa PART a 8.40 a.m.les jours de semaine, 4.10 p.m., tous las jours.ARKIVK A OTTAWA à 11.40 a.m., lea jours de semaine et 7.10 p.m., tous les jouts.REAUX DES BILLETS EN VILLE : 137, rue S- BUREAUX es 0 E EE AE ee New York Gentral and Hudson River, R.R.Los Traias quitient ia Gare Windsor comme suit : 9.20 A.M.tour lea jours) Pour tous les te des axoepté lu dimaucho, Montagnes d 53a acks, Malon tion, 708 P.M.tous les jours.Syracuse, Le Bul, Albany, New-York et tous les points au ud.A.M.exouptd ledimanche.Train local 3.28 AM 9.20 A.M, excopte le sam, ot dim, .| # on.le samedi seulement.ay.Chatau .10 P.M, excepté le dimanche, 100 Pl.tous les Journ.Rola eu Valley- S48 im, seulement.Pour billets, horaires, accommodation de chars Pullman, et, toutes informations, adressex - vous an bureau de In ville, 130 rue Saint-Jaocgque-.H.J.HEBERT, F.E.BARBOUR, Agent local pour la Agent gén & vente des billcts gent général re pp te mae rrr.am pt at code es fe mia \u2014 = \u2014 1504 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 Montréal, 8 avril 1904 Echange de cartes postales C\u2019EST UNE DOUBLE EPARGNE | 11 suffit de la moitié autant de SUCHARD que d'aucune au: marque pour faire une délicieuse tasse de cacao.C'est une pu gne.Le CACAO DE SUCHARD requiert moins de lait.Ces autre épargne.Ajoutez-le seulement à de l\u2019eau bouillante, et le cacao eat {.Mettez ensuite du lait et du sucre au goût.Pour les travaili.du cerveau, il n'est rien de plus vivifiant et de plus souten + 11 est facilement digestible et très nourrissant.Insistez pour Nous prions nos aimables correspondants désireux de bénéficier des avantages qu'offre cette rubrique, de vouloir bien ne air nous envoyer de demandes contenant ) din! : à plus de vingt mots.L'encombrement de ma- ; > tières que nous vaut la faveur dont jouit cette mabrique auprès a oo lecteurs, et notre désir de donner satisfaction tout le monde, nous obligent A en agir ainsi.Les avoir le SUCHARD.= f- Lh © a, Za ee Be) amis de l'Album Universel voudront bien FRANK L.BENEDICT & CQ., - SEULS aonvTs - MONTREAL , Fo nous pardonner cette petite restriction.LE MEULEUR pe % ae Les collectionneurs sont priés de nous en- A AO d S 9 \u2018 Car ÉS æ BA TA _ Yoyer leur nom véritable avec leur adresse.e ( ) ( e [ J Épur- t ie Aucun pseudonyme ne sera inscrit dans ces omme nous déstrons vous taire goûter colonnes.Les adresses, poste-restante, ce nectar des Antilles, nous vous en enverrons une boite échantillon contenant ne seront pas non plus admises.à de livre, sur réception de 10 cts et le nom de votre épicier, AUGUSTIN COMTE & CIE Les personnes dont les noms suivent dé- 11, rve Bonsecours, Montréal sirent faire échange de cartes postales il- ; lustrées : Emile Demoitine, Lyoée de Laon.Aisne.ne France.\u2014 Léo Paul Beaulieu.699 Berri.Montréal ; vues préférées, \u2014 Mlle Anna DUPUIS FRERES Beaulieu, 609 Berri, Montréal ; fantaisies préférées, \u2014 Mille Gabrielle Demers.Ste \u2014_\u2014 Thacle, Co.de Champlain.\u2014 Mile Adrienne Gingras.17 rue Belleau.Jacques-Car- Nous avons tous besoin d\u2019un Tonique pour résister aux nombreuses maladies qui nous assiègent L'enfant qui grandit, la jeune fille qui se forme.l\u2019'homme qui travaille et le vieillard qui se soutient Dentelles et Broderies ter.Re Mlle porche Ce 200 doivent, même en état de bonne santé, ajouter à leur atrice, u M .\u2026- .Vous pouvez compter sur nous Dorchester.Montréal.\u2014 Eva Montminr.alimentation ordinaire une alimentation supplémentaire 257 rue Colomb.St Sauveur de Québec.\u2014 qu'il trouveront dans le Vin de Vial, au Quina, Suc de quand il s\u2019agit de Broderies ou Dentelles.Tous les grands centres manufacturiers ont été mis à contribution.Nous sommes en relations d'\u2019affaires avec les plus grands manufac- e.Mille Lumina Dupuis.88 rue Albert, HAI.Viande et Lacto-Phosphate de chaux.P.Q.\u2014 Mille Alhertine Trudel, 105 Richelieu.Québec; timbres côté vue et fantaisie reulement.\u2014 Mlle Antoinette Béland.54 turiers du mon Chaque visiteur À St Hubert.Montréal; cartes de cuir seule- nos rayons des Dentenes et Broderies ment, \u2014 Mlle Lucette Tassé, Therville, devient un nouv au client.Qué.: fantaisies préférées.\u2014 F.A.Vnd- nais, Acton Vale, P.Q.: fantaisies prôfé- C'est la formule idéale et typique du tonique reconstituant, et c'est pourquoi : Nous avons tous Lnialitd rées.\u2014 Mile Marie-Anne Bossé, 138 Rald- Comme Spécialités win St.Taconia.N.H.U.&.\u2014 M.Fu- ° ° .Nous offrons les trois lignes sui- dore T.aRoche.10 rue Prévost.Québec.\u2014 b d V d V | vantes, lignes que vous ne pouvez pas Mlle Jeannette Tahroase, 167 Duluth.esoin \u20ac in e 14 acheter ailleurs pour quatre fois le Montréal: fantaisjies praférses.timbres ed.rix que nous demandons : té vue.\u2014 Mile Simone Maithint.183 Du- P 3.708 douzaines de belle Insertion de Inth.Montréal: fantaisies préférées.tim- PRINCIPALES PHARMACIES DU CANADA Dentelle Nottingham.\u2014 Galon ser- bres cate vie.\u2014 Rapha¥l Clusian et Po- pentin ou dessins à médaillons de 1%; mela Clusian.Buckingham.P.Q.: séries et ouce à 3 pouces de largeur.La va- fantaisies, \u2014 Mlle Yvonne Montmarquette.leur réelle serait de pas moins \"16 Robert St.Lowell.Mass.F.U.\u2014 Me de 25c la verge.Votre choix 150 la Pamela Robert.23 Fifth Avenue, Lowell ÿ Pour cette vente seulement .doz Mass.FE.TT.= Ne planche Clackmever (Nous ne divisons pas les pièces.) 3 avenue Taval.Montréal: fantaisies sen.¢ i KR) lement.\u2014 M.TAo Dufresne.22 rue St Mi.900 douzaines de Bentene Toiclion | rhel.Onêhee, \u2014 Catharina MeT.ean.Ha \u2018 | Ha! 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il est sensiblement plus lourd, plus rigide et plus court que le ski finlandais, qui ne saurait être utilisé en montagne; il mesure 7 pieds.Le ski est une lamelle de bois flexible, large de 3 pouces et quart à son extrémité postérieure, de 2 pouces et trois-quarts à son milieu, et de 3 pouces et trois-quarts à l\u2019avant, où elle s\u2019amincit et se relève en une pointe destinée à labourer la neige.L\u2019épaisseur est d\u2019un demi-pouce à l\u2019arrière et à l\u2019avant, d\u2019un pouce et quart au milieu.La première condition ur se servir du ski est de ien solidement l\u2019attacher aux pieds.Cette attache doit être à la fois très solide, simple, commode, légère et réparable sur place.Ce qu\u2019il faut assurer surtout, c\u2019est la liberté du talon, et empêcher les mouvements latéraux qui fausseraient la direction, On peut ensuite constamment maintenir les pieds parallèles, et avoir soin de pencher le corps en avant et Un groupe de skieurs en marche fixé à 8 pouces au-dessus de la pointe pour l'empêcher de s\u2019enfoncer dans la neige.Beaucoup d'amateurs emploient le double bâton, qui les habituent à une marche symétrique et à une tenue correcte ; pour éviter que la neige molle s\u2019amoncelle trop rapidement sous la semelle, on la graissera, pour obvier À cet inconvénient, avec de la cire ou de la paraffine.A première vue, le ski semble un instrument uniquement propre à la descente, et la montée paraît une opération difficile, presque impossible.1l faut, en cette occurrence, tenir le corps le plus droit possible, faire de petits pas, soulever le ski, porter en avant et frapper le sol avec rudesse pour y creuser un temps d'arrêt.Au début, l\u2019ascension ainsi entreprise est très fatigante.Si la pente paraît trop forte pour Jl\u2019attaquer de front, on la gravit obliquement, allant de droite à gauche, en maintenant les skis légèrement déversés du côté montant ; la descente est plus terrible encore pour le débutant ; c\u2019est dans ces glissades vertigineuses que le skieur émérite déploiera ses qualités d\u2019adresse, de sang-froid et de courage, car il saura toujours tomber avec à propos sur la neige molle.Le débutant devra, autant que possible, renoncer au bâton pour n\u2019être pas tenté de s\u2019accrocher désespérément à lui dès que l\u2019allure s\u2019accélère; livré à lui- même, il deviendra rapidement maître de ses mouvements et se tiendra bien droit, un pied à 8 pouces en avant de l\u2019autre, les skis pa- ralleles, les genoux légèrement infléchis, le poids du de bien plier les jarrets.On arrivera ainsi avec aisance par une série de glissements réguliers.Le baton dont le sportman doit se servir aidera beaucoup à Jeune fille sur ses skis.| corps portant tout entier 4 sur la jambe postérieure.Le skieur doit savoir s\u2019arrêter net.Le moyen le plus simple consiste À se 1 1 \\ S b .' = Nouvelles i clies sont de tou- neauté, \u201c\u2018vubliez pas que - garantissons la \u2018pe, l\u2019élégance et :stement de tout jui provient de ateliers.-é N.LEFEBVRE, MARCHER \u2018mher®t et Demontigny Té.Bell Ex 4906 ons le flock le plus considérable au Canada, de MEUBLES DE BUREAUX - de MEUBLES ECOLES, EGLISES, ' \\TRES, à EDIFICES PUBLICS.- Bureaux \"EMPIRE?vous donneront satisfaction ont à vos clients une impression favorable \u201con goût, © nus avez en vue quelques changements dans votre \u2018MI.venez nous voir, ou écrivez-nous et nous vous fa.rns des plans et efimés gratis.CANADA OFFICE FURNITURE CO., 21, rue St-Jacques, Montréal Tél.Bell:Main 1691 se pousser, mais il ne faut pas le prendre pour un frein, comme on a tendance à le faire, dans les débuts surtout, où l\u2019on craint toujours de tomber; il sera en frêne ou en bambou, muni d\u2019un anneau en osier, laisser choir de côté, ou d\u2019écarter brusquement les talons de façon à rapprocher les pointes des skis, sans qu\u2019elles se touchent.Tel est le jeu qui passionne tous ceux qui s\u2019y livrent ardemment.UNE CLOCHE COLOSSALE Voici, au dire d\u2019un confrère, la plus grande cloche du monde.Elle se trouve dans un des temples bouddhiques d\u2019Osaka, au Japon.Elle fut fondue en 1903, pour perpétuer la mémoire d\u2019un certain prince Chotokou, qui vécut il y a quelque treize cents ans.(Les Japonais ont la reconnaissance plutôt tardive !) Ce prince fut, paraît-il, un de ceux qui contribuèrent le lus à l\u2019extension de la foi bouddhique chez les Nippons.En dehors de ses dimensions colossales, cette cloche présente cette particularité, en vérité peu banale, d\u2019avoir été faite, en très grande partie, d'anciens miroirs de , cuivre.Cent cinquante mille, en * chiffres ronds, ont été ainsi employés.; Une petite explication s'impose.Nos lecteurs ignorant peut- être que dans e bon vieux au Japon, un des grands sacrifices.que pouvait faire une aponaise coquette (elles le sont toutes) La cloche est forméeide 150,000 miroirs était de donner son miroir à un temple, afin de fournir pour sa faible part le métal nécessaire à la construction d\u2019une cloche.Cette coutume s\u2019est conservée, mais de nos jours le sacrifice n\u2019a plus d\u2019importance, car la civilisation occidentale, en s\u2019introduisant au Japon, a apporté avec elle les miroirs de glace, et l\u2019art de les fabriquer, en sorte ue si une femme fait l\u2019of- rande de son miroir de cuivre, peu pratique en somme, elle sait qu\u2019au bazar du coin elle en aura un meilleur pour quelques sous.La grande cloche Choto- kou ne mesure pas moins de 22 pieds et demi de hauteur, FR 45 pieds À et 15 pieds de diamètre.® Le poids de cette énorme masse d\u2019airain dépasse cent quinze tonnes.Le son que produit cette cloche monstre peut être entendu & une distance d\u2019au moins de dix milles à la ronde.Pour une voix puissante, c\u2019en est vraiment une.de circonférence, AUSSI BON QUE LE PLUS DISPENDIEUX POUR LA MOITIE DU PRIX ULS ÂGEN LASap\" or Shouts I MDOUS rat Nouvelles { Tapisseries (mmense variété de patrons domestiques et étrangers.Effets rayés, floraux ou de Dresde; 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le soulagement lo plus permanent est apports par le muvigottement des nerfs intérieurs.Le Dr.Shoop considère que ces nerfs sont la cause principale du trouble.Le re.méêde connu par tous les médecinset pharmaciens sous le nom de \u2018Restaurant du De, Shoop \u201d est le résultat de plusieurs années de recherchez préei- sément sur ces lignes.Ce remede ne drogue pui l'organe afin d'amoindrir le tunl, mais s'attache au nerf, le nerf intéricur, le nerf puissant, le solgne, le fortitie et le guérit.; Quiconque souffre du cœur pent Avor lo liv-e du Dr.Shoop enr lo cœur, fl vous mera cniven o gratis avec le \u201cBulletin de Sauts\u201d\u2014 un pareepurt assuré à la santé.Pourlelivregratiset Livre 1 sur la Dyspepsie.le\u2018'Bulletinde Santé\u201d Livre 2 sur le Cœur, il faut adrosserau Dr Livre 3 aur los Relns, Sao .poite 30 Hack Livre 4 pour les Fermes.le livre que vous Livre 5 pour les Honimes.voulez.9 Livre 6 sur le Rhumatisme Le Restaurant du Dr.Shoop Préparé en liquide et en tablettes.En vente chez 40,000 pharmaciens.Un seul paquet guerit souvent une legère attaque.Wilson's Invalids Port LE FAVORI DES GARDE - MALADES \u2014 Milton I.Hersey, M.A.Sc, analyste officiel du gouvernement, certifie la pureté des ingrédients et l'excellence de la combinaison pharmaceutique employée pour le WILSON'S INVALIDS' PORT.JE certifie par les présentes que j'ai analysé le WILSON'S INVALIDS\u2019 PORT, et ue j'ai constaté qu'il contenait ce quil ya e mieux en fait de vin d'Oporto et d'extrait d'écorce de Cinchona, comme grincipes RC- tifs Ceux-ci sont mélangés dans les pro- portions voulues pour cn faire un excellent Apéritif et un tonique et fortifiant des plus agréables, hii : 2 Partout, chez les pharmaciens, Grosse bouteille, $1.00 Six boutsllies, $5.00 LIVRES A BON MARCHÉ, 15 cts chaque ou 7 volumes pour $1.00 H.ARDEL.Le Révede Suzy.J.THIERY.Châteaux de Cartes.1 vol, J.de GASTYNE.Mere Crucitiée.1 E.CAPENDU .Le Capitaine Laches- NaAye 0.020000 .5 P.L'honneur du Mari \u2026.5 * SALES.X.de MONTEPIN La Femme Détective 5 C.GUEROULT .La Bourgeoise d'Anvers X.do MONTEPIN Le Crime de la Poivrière.cesses À N.CONSCIENCE.Guerre des Paysans.P.FEVAL.Chouans et Bleus.E.GABORIAV.L'Affaire de la Ruedo Provence.20\u201c E.BEATHET .Le Pacte de Famine.1 * A.MATTHEY.Vengeance Secrète .1 * Ete, Ete, Ete, LIBRAIRIE DEOM FRERE 1877 Rue Ste-Catherine, MONTREAL TÆNIFUGE LANCTOT ANY Quérison Aesurée ifique incomparable dont l'emploi ef uétal et presque exclusif dans plusieurs opitaux du pays\u2014 Le TÆNIFUGE ne réquiert aucun traitement préalable, il se donne le matin & jeun\u2014 douze capsules son! une dose.\u2014 La boutellle $1.00 franco, parle poste.\u2014Ecrivez pour pamphlet des- cziptif gratuit, HENRI LANCTOT, Pharmacien Pharmacies 672 rue St-Laurent et 290} rue St-Laurent, Montréal ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 Dans le monde de la musique Vous connaissez le proverbe : \u201cles cordonniers sont les plus mal chaussés \u201d ; pro- salque ce proverbe, mais combien juste, | Puisque, eu le variant un peu, il convient à- maints ordres d'idées, C'est ainsi que Paris, si bien loti de monuments uniques au monde, Paris, oft les pus grands artistes de l'univers se donnent rendez-vous, oil ils recherchent la sanction d\u2019un publie épris d'art, eh bien! Paris n'offre pas aux musiciens une salle de concert vraiment digne de ce nom.C'est du moins ce qu'affirmait tout dernièrement le maître, - - oh! con- bien autorisé, \u2014 Camille Saint-Sutns; co- lui-ld même qui, l\u2019autre jour, à Monte- Carlo, dounait le nouvel et superbe opéra * L'Ancêtre \u201d, dont le sujet a été puisé dans les moeurs corses, si particulières, si farouches A l'occasion, Mais grandioses, somme toute.x #* +# A propos de nouveaux opéras, signalons le suceds fait à Dresde, le mois dernier, à » Salomé \u201d, du compositeur allemand, Ri: chard Strauss, Ce musicien d'élite, auteur universellement connu de: \u201cMort et Transfiguration \u201d, de \u201c Don Juan \u201d, de la \u201c Symphonie Domestica \u201d, de \u201c Fuersnot \u201d, ete.ajoute à ses lauriers par la nouvelle oeuvre lyriqne que nous venons de nommer, et dont le libretto est emprunté à un poète anglais, trop tristement célèbre pour que nous le nommions.La polyphonie de la \u201cSalomé\u201d de R.Strauss est, dit-on.aussi prodigicuse qu'admirable.ce qui, d'après les grands critiques de la musique, n'est pas peu dire.On va même jusqu'à prétendre que la © Salomé * de Strauss est oeuvre lyrique la plus intense de ces vingt deruières années, x * + A Paris, prochainement, l\u2019Opéra-Comique donnera la première représentation d'*Aphrodite \u201d.du compositeur Camille Erlan- I ger, musicien de talent, premier prix de Rome de 1888, et auteur déjà applaudi © dans \u201c Kermaria \u201d, le \u201csuif Polonais *, \u201cLe {+ Fils de l'Etoile \u201d (drame Ivrique), et \u201cLa \u2018légende de Saint-Julien l'Hospitalier \u201d (poème symphonique).La critique.à la suite d'auditions particulières, et d\u2019indiscrétions, fait l'éloge de la nouvelle ceuvre du jeune maître.Malheureusement.le sujet du libretto ne nous permet pas de nous y arrêter, quelle que belle que puisse être ln musique qu'il a inspirée A Camille Erlanger.% # + Au grand théâtre du Capitole, de Toulouse, le 25 janvier dernier.a été donné pour la première fois \u201c Amaryllis \u201d, conte mythologique en un acte.paroles de M.Adenis, musique de M.André Gailhard.fils du directeur du Grand Opéra de Paris.Le compositeur, qui n\u2019a que vingt ans.a obtenu un grand et tras légitime succès.1 doit en être fier.M.André Gailhard le prouvera, du reste, en produisant de nouvelles oeuvres saines et fortes.* * * A Bruxelles.au théâtre de la Monnaie.a été représenté récennnent, et pour la première fois: \u201c Premier rayon de soleil \u201d, légende féerique en trois actes et quatre tableaux, poème flamand de M.Pol de Mont, musique de M.Paul Gibson.Ce dernier est un des plus en vue parmi les compositeurs de la jeune école belge.TL\u2019oeuvre que nous venons de signaler est, assu- re-t-on, un chef-d'oeuvre, surtout quant a la partie orchestrale : nous ne pouvions done passer cette première sous silence.* * * Le 2 du courant, dans la salle de la Y.M.¢.A, square Dominion, a eu lieu le dernier concert de la saison, du \u201cfrie Mendelssohn \u201d, de Montréal.Le renom, et l\u2019art consciencieusement supérieur des artistes qui y ont pris part ont, ainsi qu\u2019il le méritait, fait un succès de ce concert.Les pages de Godard et de Rubenstein, inscrites au programme, ont été bien rendues.Comme toujours, l\u2019excellent violoncelliste M.Dubois à été fort applaudi, tout comme ses confrères, Mlle Goldstein dispose d'une voix qui possède de belles qualités.* * * C'est le 18 avril prochain qu\u2019à l\u2019Arena, #e feru entendre le corps de musique dirigé par M.P.Sousa.Cet ensemble de fort bons musiciens \u2014 plusieurs virtuoses en font partie \u2014 est trop universellement.connu pour que nous en parlions longuement.Citons comme solistes, en la circonstance: Mme Elisabeth Schiller, soprano; Mile Jeannette Bower, violoniste ; Herbert Clarke, cornetiste, et 160 Zim- mermann, trombone.Il y aura foule, nous n\u2019en doutons pas.Le 23 avril \u2014 ce mois semble promettre de nombreux régals à nos mélomanes \u2014 au Monument National de Montréal, aura.lieu le concert annuel des élèves du Cours.de Sulfège, sous la direction du professeur J, J.Goulet.Les répétitions vont bien.Il sera douné un fragment des \u201cJuguenots\u201d de Meverbeer, et l'oratorio \u201c Caïn \u201d, de notre aimé musicien, le professeur Alexis Contant.En sonne, c\u2019est une belle soirée en perspective, et nous prenons plaisir À la signaler À nos lecteurs.x # + Enfin, le 24 avril, à la salle Stanley, les Montréalais auront le pluisir d\u2019applaudir un de nos meilleurs musiciens, nous avous nommé le jeune pianiste virtuose, canadien- français, M.Ernest Langlois.Nous souhaitons un auditoire nombreux et choisi à cet émule des l\u2019aderewski, Pu- guo, D'Albert, ete, qui semble posséder le feu sacré du grand art.On n'encouragera jumais trop nos jeunes talents.PAUL JESMORIN.L' ministère des Travaux Publics recevra jusqu'à lundi, 23 avril 1906, inclusivement, des soumissions pour lu cons- truetion d'un prolongement du quai de l'Hôpital de la Quarantaine.à la Grosse- Île, comté de Montmagny, provinee de Qué- bee, lesquelles devront être cachetées, adressées au soussigné et porter sur leur enveloppe, en sus de l\u2019adresse.les mots : Soumission pour quai, à la Grosse-lle \u201d On peut consulter les plaus et devis au bureau de M.Chs, Desjardins, commis des Travaux Publies, bâtisse du bureau de poste, Moutréal, chez M.A, R.Décary, ingénieur résident, 5 rue du Fort, Québec, ninsi qu'au ministère des Travaux Publics, à Mtawa, les soumissions devront être libellées sur les imprimés que le ministère fournit à cette fin et devront porter la signature des soumissionnaires, Un chèque de trois mille dollars (33.- 000), A l'ordre de l'honorable ministre des Travaux Publics et accepté par une banque à charte, devra accompagner chaque soumission, Ce chèque sera confisqué si l'entrepreneur dont la soumission aura ÉIE acceptée refuse de signer le contrat d'entreprise où n'\u2019exéeute pas intégralement eye contrat.Le chèque dont on aura accompagné les soumissions qui n'auront pas été acceptées sera remis.Le ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 22 mars 1906.N.B.\u2014 Le ministère ne reconnaîtra aucune note pour la publication de l\u2019avis ci- dessus, lorsqu'il n\u2019aura pas expressément stutorisé cette publication.SOUMISSIONS CS soumissions adressées au soussigné a Ottawa, et portant sur l'enveloppe: \u201cSoumission pour huile d'éclairage \u201d, seront reçues jusqu'au CINQ AVRIL PROCHAIN, pour la livraison de 90,000 gallons, plus ou moins, d'huile d'éclairage pour phares, conformément aux devis de la saison de 1906.Une partie de l'huile doit être livrée en caisses ct l\u2019autre en barils, tel que requis par le département ; les caisses devront contenir deux bidons de 5 gullons.L'huile, les bidons, les caisses et les barils devront être conformes aux devis.Les soumissions devront mentionner leurs prix par gallon impérial, en caisses ct en barils, livrés aux endroits suivants: Sarnia, Ont, Fort Dalhousie, Ont, Kingston, Ont, Montréal, P.Q., St'Jean, N.B., New-Castle, N.B., Gloucester Junction, N.B., Halifax, N.E., Pictou, N.E,, et Charlottetown, I.P.EK.On peut se procurer les devis et formules de soumission des Collecteurs des Douanes, à Pétrolia, Sarnia et au Département ici.Chaque soumission doit être uccompu- née d\u2019un chèque accepté, égal à 50 p.c.du montant total de la soumission.F.GOURDEAU, Député-ministre de la Marine et des De.cheries.Département de la Marine et des l\u2019êcheries.\u2018Ottawa, 21 mars 1906.Les journaux insérant cette annonce sans y être autorisés par le département, ne seront pas payés.\u2019 Montréal, 3 a.ri} 1904 Livre gratis sur la surg Un ou lu aur tk moyen « LA NOUVELLE CURE ue.CONTRE LA de \u2019 ran ) y er S U R D I T E ments ra ment pr -ux et des avi | air les person: sourdes, ¢ dutiné @LUsOIUuN PAR { pour Saroule.spéclallste des orellles NICH ii yy, Er Tey, qui est eau torité we matière de surdité.Ce livre vu pr Ny dra quelles sont les causes de 1: Tar de ces terribles bourdonnemu: Unter ments et bruissements d'oreille mé temps qu\u2019il vous enseignera con : von guérir.De superbes gravures i ent n volume, Si vous voulez vous Filaser du votre surdité, écrivez im, \u201cment pour ce livre gratuit et appren ce qui concerne lu surdité et s: Érison Adrossez: Sproule, Specialiste pu à gy.dité, 409 Trade Building, Boston est imprimé en français.Feri çais ou en anglais, es.\u2014 livre ray.1 Pour la ménagtre Hachoir à viande et à légumes en fer étamé, à l'épreuve de la rouille.Con- teau on avier.Hache deux livres a la wi nute.Peut être fixée à n'importe quelle table.\u2018 Prix: de $1.25 en montant WILSON, ROUSSEAU & CIE 169 Rue St-Laurent, (Cle 315:1::) Maux de Tête, Évanouissements, Dyssenterie, \\ Digestions pénibles, \u201c7 influenza, Congestions.\u2014 Lgvats : ROUGHER Fire, 1507,8-Hotre-as M\" \u201c0 \u2014 \u2014 Ault & Wiborg of Canada, Limited Fabricants de RUBANS ET PAP \u2018BRS CARBONE POUR CLAVIGRA! HES Fetherétonhaugh & Cie Charles W.Taylor, ancien exam nateur du bureau des Brevets EDIFICE CANADA LIFE, MONTREAL, CHAMBRE 3. \\fontréal, 8 avril 1906 ALGESIRAS Les regards du monde entier sout depuis |\" courant de janvier fixés sur cette ville « paguole où se tient la grave conférence dus laquelle se débattent bien plus les \u201cvilles rivalités de l\u2019Allemagne et de la - nos que lu situation du Maroc, presque connue jusqu\u2019à ce jour, la petite cité, dé- «mmuis célèbre et dont le nom, d'origine \u2026 :be, est identique À celui d'Alger, se voit liée et décrite sous toutes ses faces par : représentants des journaux du monde wr qui y ont été envoyés pour suivre débats de la conférence.C\u2019est à l\u2019un .x, M.Galtier, le correspondant du ~mps \u201d, que nous empruntons le joli et ressant croquis suivant : \\lgésiras est situé de pittoresque fa- 11 s\u2019étend sur la baie et s\u2019adosse à un \u2026.élon, ce qui le divise en deux parties: sage et la ville haute.C'est dans la ie basse que se trouvent les hôtels, les .5, au bord de la mer.Mais la ville yvement dite, qui paraît être montée une hauteur pour mieux jouir du pay- , à Un caractère original.Ce paysage charmant.La baie s\u2019arrondit douce- 1 en Une mince ligne de terre jusqu\u2019à crémité de arc od se dresse, tout d\u2019un », le rocher immense de Gibraltar.Cette se de granit embossée devant Algésiras s atcres solides.Elle se découpe fière- : sur le ciel.Plus loin, à droite, par -anps clairs, on aperçuit la côte d\u2019Airi- Derrière lu ville, s'étend v-e plaine nnée qui se termine au pied de liautes vagnes grises, noires ou d'un vert som- wuss incultes.Le sol, autour d'Algé- i et de la baie, est fertile; on n\u2019y voit - cependant une végétation abondunte, + y chercheriez vainement des bois d'u- rs, d\u2019oraugers ou de palmiers.Les Laies i burdées d\u2019alods et de cactus robustes.La ville haute, avec ses maisons d\u2019une ucheur éclatante, enduites de chaux, Lippelle un peu Capri.Ces maisons sont \u2026-ses eb n\u2019ont que le rez-de-chaussée.De j 13 récentes constructions comportent plu- - \u2018urs élages, mais la grande généralité des h'ibitations indigènes offre l\u2019image d\u2019une v ile couchée, qui fait sa sieste, enveloppee dune toile grossière de coutil blaue.De vnaque côté de la porte d'entrée de la mui- suit Lusse, s\u2019ouvre sur la rue une fenêtre, presque du sol au faîte, une fenêtre le plus -vuvent garnie d\u2019une jalousie fine, jusqu\u2019à u-hauteur, et encadrée, en saillie, d\u2019une guile de fer \u2014 la * reja \u201d \u2014 aux barreaux -vrrés.La jalousie à des lames nombreu- -+ et très rapprochées qui cachent l\u2019inté- news des pièces.Elle a aspect ainsi d'un dewi-moucharabieh, Toute la fenêtre est priute d'un cru qui tranche violemment sur lv blanc aveuglant de la façade.\u201cLa rue à Algésiras présente du matin + svir et même du soir au matin une ani- wation intéressante.Dès la première heu- tv.on entend les cris variés et gutturaux uvs vendeurs et des marchands ambulants: marchands de petits pains (panecillos) pour lc déjeuner ; marchands d\u2019olives, dont le chant a des modulations harmonieuses d'un joli effet; marchands de poissons, can- lilcnes brèves et sèches.Puis, comme un «pel strident, retentit le cri du marchand dau: \u201cAgua!\u201d L\u2019homme passe, suivi tn Âne gris, non pas un de ces Ânes pro- jivs, luisants et léchés que Fra Angelico ait 1L À peindre, pour l\u2019usage de la Sainte i utile, mais un âne hirsute, résigné, dont poll n\u2019a jamais connu l\u2019étrille et qui por- sur un bât formant bissac, des tonne- longs, étroits, surmontés d\u2019une poignée bois.Maintenant, c\u2019est un troupeau de \u2018res dont les clochettes tintinnabulent -rement ; les chèvres ont une nuance ¢, terreuse, et des cornes grises ainsi des rochers calcinés par le soleil.On surtout, dans toute cette partie de pagne, le lait qu\u2019elles fournissent.Voici autre troupeau, plus disséminé, qui -se suns mesure: de pauvres dindons \u2018iennent haut le cou dépenaillé et por- sur le côté de la tête une crête flas- une sorte de bonnet de police rouge \"en va, dirait-on, par morceaux.kt ces bruits laissent flotter sur la ville rumeur confuse, ce \u201cbrouillard du \" dont parle Théophile Gautier, percé -in par le braiement interminable d\u2019un u le fracas d\u2019un orgue de barbarie, vi- * de toutes ses trompettes.Ces orgues rbarie, qui font rage à Séville et aussi \u2018ples, ont un éclat inconnu chez nous.\u2018ez aussi les chants des cogs qui ré- «nt de la ville haute a la plage, et _aurez, en raccourci, les notes bruyan- :e cetle vie méridionale.
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