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Titre :
L'indépendance : organe officiel du Rassemblement pour l'indépendance nationale
Éditeur :
  • Montréal :Rassemblement pour l'indépendance nationale,1962-1968
Contenu spécifique :
Vol. 4, no 9
Genre spécifique :
  • Journaux
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L'indépendance : organe officiel du Rassemblement pour l'indépendance nationale, 1966-03, Collections de BAnQ.

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[" Gln iE a, spas\u2019 LES BEAUX JOURS DE McGILL TIRENT A LEUR FIN Bourgaulf qualifie Robertson de \u2018\"Privilégié faussement vertueux L'annonce que le gouvernement québécois avait diminué quelque peu les subventions accordées à McGill a provoqué la consternation au sein de cette université anglaise de Montréal.Ayant joui depuis un siècle et demi de tous les privilèges du conquérant, cette institution crie à l'injustice parce que, recevant jusqu\u2019à ce jour 38 p.100 des crédits québécois aux universités, alors que le Québec ne compte que 13 p.100 d\u2019 anglophones, le gouvernement ne lui apporte aujourd'hui que 25 p.100.En réaction, la population française du Québec, prenant conscience qu'elle a payé trop longtemps le tribut de la Conquête de 1760 s\u2019indigne devant tant d\u2019arrogance.Interrogé à ce sujet, M.Pierre Bourgault, président national du Rassemblement pour l'Indépendance Nationale, n'a principal de McGill, de \u201cIl faut avoir un culot inouï, de dire M.Bourgault, pour oser protester contre une décision du ministère de l'Education du Québec qui vise à assurer les universités francophones du Québec d\u2019une plus grande part de justice dans l'attribution des fonds de l\u2019Etat \u201cLes privilégiés anglophones du Québec, qui n\u2019ont jamais élevé la moindre protestation contre le traitement odieux dont sont victimes les Canadiens français des autres provinces, utilisent aujour- d\u2019hui le ton de la pire arrogance pour essayer de préserver leurs privileges au détriment des droits des Québécois francophones.\u201cEt, de poursuivre le chef du RIN, je dis qu\u2019ils sont faussement vertueux lorsqu\u2019ils déclarent qu'on ne peut accorder des crédits selon la langue mais qu\u2019en même temps ils conscrivent deux ministres fédéraux de langue anglaise pour faire pression sur deux ministres provinciaux de langue anglaise.\u201cM.Drury nous cite des chiffres concernant les subventions du fédéral à la recherche scien- pu s'empêcher de qualifier M.Rocke Robertson, privilégié faussement vertueux\u201d tifique.Or s'il est vrai que les crédits accordés aux universités francophones ont augmenté depuis quatre ans, le manque à gagner du côté canadien- français est encore flagrant.\u201cEn effet, de préciser M.Bour- gault, la somme totale perçue par McGill depuis quatre ans est de $5,911,000, alors que les trois universités francophones ne recevaient dans le même temps que $5,633.000.\u201cC\u2019est un manque a gagner absolu.De plus, si l\u2019on considère que les Candiens anglais du Québec ne forment que 13 p.100 de la population et qu\u2019ils recoivent plus de 50 p.100 des subventions fédérales, on ne peut plus parler de manque à gagner mais d\u2019injustice criante.\u201cSi l\u2019on ajoute à cela que Mc- Gill a profité d\u2019une situation de \u201cconquérants\u201d depuis plus d\u2019un siècle pendant que les universités francophones vivotaient tant bien que mal, alors nous ne pouvons plus cacher notre indignation devant l'attitude de ceux qui s\u2019accrochent à des privilèges au mépris des droits des Canadiens français.! McGILL Et M.Bourgault de conclure: \u201cNous appuyons fortement le ministre de l\u2019Education du Québec dans sa lutte contre le racisme et les privilèges anglo-saxons.Et nous ne pouvons que conseiller aux gens de McGill d\u2019avoir au moins la décence de se taire.Qu'ils se souviennent qu\u2019ils sont UNIVERSITY \u2014 encore bien loin de \u2018@vbif le sort réservé aux minorités françaises du reste du Canada.\u201d N.D.L.R.Dans sa prochaine livraison, datée du 15 mars, L\u2019IN- DEPENDANCE reprendra en détails cette question des crédits gouvernementaux aux universités.LE RIN RECLAME POUR LE QUEBEC LABOLITION DE [A FONCTION DE LIEUTENANT - GOUVERNEUR La mort tragique de M.Paul Comtois, lieutenan t -gouverneur du Québec, met en cause, chez les Canadiens français qui souhaitent la liberté de leur nation, le sens de la fonction de lieutenant- gouverneur.A son arrivée à Chicoutimi, le 13 février, M.Pierre Bourgault, président général du RIN, a clairement laissé entendre que son parti indépendantiste réclame l\u2019abolition de la fonction de lieu- tenant-gouverneur au Québec.M.Bourgault s\u2019est exprimé en ces termes: \u201cLa bataille que nous avons engagée vise, entre autres choses, PY à changer des institutions qu\u2019on nous a imposées et qui ne nous ressemblent pas \u201cLa mort du lieutenant- -gouver- neur du Québec, M.Comtois, et son remplacement par M.Hughes Lapointe, nous force à nous demander si la fonction de lieute- nant-gouverneur est acceptable pour les Québécois.\u201cSoulignons d'abord que le lieutenant-gouverneur est le véritable chef de l\u2019Etat du Québec, n\u2019en déplaise à la vanité de M.Lesage.\u201cAjoutons à cela que le gouvernement du Québec, élu par le peuple, se trouve paralysé dans son travail à la mort d\u2019un lieute- nant-gouverneur.Le gouvernement ne peut rien entreprendre sans lui.\u201cNous croyons, nous du RIN, que la fonction de lieutenant- gouverneur, représentant de la reine d\u2019Angleterre, n\u2019a plus sa raison d\u2019être parce qu\u2019elle ne correspond plus à la réalité québécoise.\u201cIl est aujourd\u2019hui inadmissible que le représentant d\u2019une puissance étrangère puisse encore avoir son mot à dire dans la politique du Québec.Il est encore plus inadmissible que ce personnage ait droit de véto sur des lois votées par les représentants élus du Québec.\u201cLa personnalité de M.Comtois ou de M.Lapointe n\u2019est nullement en cause.C\u2019est une institution inutile et dépassée que nous attaquons.\u201cNous demandons donc au gouvernement de Québec de prendre ses responsabilités.Qu\u2019il abolisse la fonction de lieutenant-gouver- neur, instrument colonial, et qu\u2019il le fasse unilatéralement si nécessaire.ous croyons les Québécois assez dignes pour sa donner un GOUVERNEMENT RESPONSABLE \u201cNous exigeons un gouvernement responsable pour des hommes libres.\u201d rs QUEBEC DOIT AGIR AU LABRADOR \u2014 ET VITE Pendant qu'à Londres en 1927, le gouvernement fédéral défendait si piteusement ses droits, qui étaient aussi ceux du Québec, sur le Labrador, le gouvernement libéral québécois de l\u2019époque n'avait même pas jugé bon de se faire représenter, On voit aujourd\u2019hui où nous a mené l'imbécile négligence d'un gouvernement de colonisés, qui se fiait à un gouvernement fédéral à cette époque déjà, soit incompétent, soit traître au Qué- ec! Aujourd'hui, l\u2019affaire de la frontière du Labrador est un imbroglio abominable, où pataugent avec joie les financiers des grands intérêts internationaux téléguidant des politiciens aux abois.Par des tractations de coulisses, des solutions partielles nous seront présentées comme d'habiles négociations et des gains dérisoires comme de fructueuses victoires, L'enjeu est d'importance.Un territoire de plus de 100,000 milles carrés, recélant des ressources minérales inconnues, un important potentiel électrique, et chose que l\u2019on ignore trop souvent, occupant sur le globe terrestre une position extrêmement importante.L\u2019aspect géopolitique est beaucoup trop né- Les chutes maintenant appelées chutes Churchill sur la rivière Hamilton, devenue rivièvre Churchill.SIX NOUVEAUX CANDIDATS DU RIN M.ROGER LÉGER DANS HULL M.GASTON L'ÉCUYER DANS CHAMBLY M.PAUL SOULARD DANS STE-MARIE M.GILLES MAILLÉ DANS DORION M.RODRIGUE GUITÉ DANS ST-LAURENT M.P.-E.GUÉRARD DANS L'ASSOMPTION i SOMMAIRE 4, 9 @ L'odieuse colère i de McGill % @ La séculaire question # du Labrador 3 @ Les nouveaux candidats 4 du RIN @ Le sort fait aux Indépendantistes @ La fonction de Lt-Gouverneur @ Comment on vole une élection @ Les insultantes \u201cICE FOLLIES\u201d @ Prochain congrès du RIN i 4 i cpap SH ORE ROR age AE gligé dans la question de l\u2019indépendance québécoise ! Pourtant la Providence nous a placés en un endroit tel que dans 20 ans le Québec sera une Belgique ou une Suisse à l\u2019échelle atlantique.La plus grande vigilance de notre part, peuple québécois, s'impose.N'oublions pas que l'un des protagonistes les plus influents dans la partie qui.se joue est un \u201ccertain\u201d Robert Winters, depuis deux mois Ministre du Commerce dans le cabinet fédéral, mais juste avant, et depuis 1959, président du fameux consortium RINCO (British Newfoundland Corporation) qui détient des droits considérables pour l'exploitation du Labrador terreneuvien.Or ce monsieur Winters a été le \u201ccomplice\u201d de Jean Lesage à Ottawa, dans la sombre période de centralisation.Ayons l'oeil ouvert et tenons-nous prêts à ne pas nous laisser dépouiller du Labrador.Nous vous disons en page 4, et le gouvernement peut en prendre note, pourquoi et comment le Québec tient en ce moment le bon bout ! (VOIR EN PAGE 4) GILLES PROULX DÉMISSIONNE DE CHRS M.Gilles Proulx C\u2019est maintenant chose faite.Monsieur Gilles Proulx, chef-an- nonceur a C.H.R.S., ne fait plus partie du personnel de cette station radiophonique.Depuis plusieurs mois, mais surtout a la suite de la publication dans notre journal des reglements colonialistes imposés aux employés de cette station radiophonique de la rive sud, l\u2019air devenait irrespirable, des têtes allaient sauter.Devant l\u2019imminence de son congédiement, M, Gilles Proulx a préféré partir la tête haute.Il n\u2019est pas le seul, d\u2019autres sont partis avant lui, et d\u2019autres le suivront.Gilles Proulx est un véritable patriote et quels que soient les obstacles qui se présenteront devant lui, il ne la- chera jamais; il est sincère et tenace.\u201cLe patriotisme est la source du sacrifice et la plus puissante manifestation de 'ame d\u2019une race\u201d, déclare M.Proulx.Nous poursuivons notre enquête et nous espérons pouvoir vous apporter de nouveaux détails sur cette affaire dans notre prochain numéro.* PAGE 2 L\u2019INDÉPENDANCE ler MARS 1966 éditorial Pas de manchettes pour le RIN Sommes-nous, oui ou non, boycottés par les grands moyens d\u2019information\u201c?Je pense qu\u2019aujourd\u2019hui nous pouvons répondre de façon incontestable: OUI.Pour bien le démontrer, nous devons prendre les moyens d'information un par un et voir de quelle façon ils nous traitent.1.\u2014.Radio-Canada: Il n\u2019est JAMAIS question du RIN et de l'indépendance aux nouvelles de Radio-Canada (radio et TV).Quant aux programmes de commentaires et d\u2019information ils font parfois une petite part au RIN et à ses représentants.Mais ceux qui permettent à des indépendantistes de parler sur les ondes sacro-saintes de Radio-Canada le font au risque même de leur emploi.Ça leur est complètement interdit (jamais par'écrit évidemment).Si à cela nous ajoutons que pour obtenir des périodes de temps gratuites à la TV, en dehors des élections, nous devons avoir des représentants au Parlement, nous voyons bien quelles difficultés nous rencontrons pour faire connaître nos opinions.Le règlement de Radio-Canada est donc au-dessus de la loi du Québec qui fait du RIN un parti officiel.2 \u2014 Télé-Métropole: Le service des nouvelles est loin de nous accorder l\u2019importance que nous croyons mériter.Mais on y fait des efforts et il arrive qu'on parle du RIN aux nouvelles et à la revue de la semaine.C\u2019est en tout cas nettement supérieur à Radio-Canada.D'autre part, on a invité aucun indépendantiste aux émissions de commentaires depuis au moins un an.Pourtant des aventuriers politiques aussi notoires que M.Pierre Sévigny y tiennent le haut du pavé.3 \u2014 La Presse: Boycottage systématique.On passe un communiqué du RIN sur cinq et presque toujours en très mauvaise place.De plus, on couvre rarement les assemblées du parti.4 \u2014 Le journal de Montréal: Boycottage systématique.On ne passe RIEN.5 \u2014 Le Devoir: On y passe maintenant de plus en plus de nouvelles du RIN mais la comme ailleurs (malgré les dénégations) c\u2019est le sensationnel qui fait la première page.En tout cas, on ne peut pas parler de boycottage systématique dans ce cas.6 \u2014 Montréal-Matin: Boycottage partiel.On passe un communiqué sur cinq mais en meilleure place que dans La Presse.| : 7 \u2014 Métro-Express: Depuis quelques mois c\u2019est le journal le plus ouvert aux nouvelles du RIN.Rien à reprocher.8 \u2014 La Patrie: Boycottage systématique.Absolument rien depuis au moins un an.On accorde pourtant de pleines pages à Adrien Arcand.9 \u2014 Le Petit Journal: Boycottage systématique.Absolument rien.10 \u2014 Nouvelles illustrées: Presque rien.11 \u2014 Le Nouveau Samedi: Presque rien.- 12 \u2014 Dimanche-Matin: Presque rien.or 13 \u2014 Le Droit (Ottawa): Peu de nouvelles nationales du RIN mais les activités du parti dans la région sont très bien \u201ccouvertes\u201d.14 \u2014 La Tribune (Sherbrooke): Boycottage systématique.15 \u2014 Le Nouvelliste (Trois-Rivières): Boycottage partiel.16 \u2014 L'Action (Québec): Boycottage systématique, même pour les nouvelles régionales.17 \u2014 Le Soleil (Québec): Malgré les fameuses \u201cdirectives\u201d on y passe plus de nouvelles du RIN que dans La Presse.C\u2019est loin d\u2019être parfait mais cela vaut d'être sou- igné.18 \u2014 La radio: Si l\u2019on excepte CKLM et parfois CKAC, tous les postes de la région de Montréal boycottent systématiquement les nouvelles du RIN.19 \u2014 Les hebdos et la radio-télévision de province: En général, ils sont fort honnêtes envers le RIN et nous n\u2019avons aucune raison de nous plaindre sauf en de rares exceptions.On voit donc immédiatement à quel point la démocratie est à sens unique au Québec.Si on ajoute à cela que presque tous les journaux nous dénoncent ou nous ignorent dans leurs éditoriaux et leurs commentaires, on voit où cela mène.Quand on songe que pas un seul éditorialiste n'a daigné commenter le programme du RIN, qui est pourtant le plus sérieux et le plus complet jamais présenté à l\u2019électorat québécois, on se demande alors où se trouve l'honnêteté de ces gens-là.Oui nous sommes BOYCOTTES ! Ajoutez à cela toute l\u2019iniquité de la loi électorale qui joue à plein contre le RIN, il est alors facile de constater \u201cqu\u2019on n\u2019est pas \u201cgreyé\u201d pour faire des élections\u201d.Nous les ferons quand même, malgré tous les obstacles.Mais que ceux qui crient si fort à la démocratie \u2014 Yves Michaud, Roger Champoux, Renaude Lapointe, Jean- Charles Harvey, Lorenzo Paré, Jean Lesag2, etc, etc.\u2014 mettent en pratique ce qu\u2019ils crient sur tous les toits.Leur fascisme, si \u201clibéral\u201d qu\u2019il soit, ne nous intéresse guère.Pierre BOURGAULT SALUT! BANDE DE PAS BEAUXI UN STATUT BIEN L'INDÉPENDANCE Dans ses numéros des 14 et 15 février, LE DEVOIR publiait un document qui devrait faire réfléchir les tenants de la thèse du \u201cstatut particulier\u201d et des Etats associés\u201d.Il s\u2019agit d\u2019une étude de M.Donald Smiley, professeur de Sciences politiques à l'Université de Colombie-Britannique, qui porte sur l\u2019évolution récente de la politique québécoise.Cette étude est révélatrice sous deux aspects principaux: elle montre d\u2019abord qu'il y a un nombre croissant de Canadiens anglais qui comprennent la situation des Canadiens français; puis, elle prouve l'incapacité dans laquelle se trouvent ces Canadiens de tirer les conclusions qui s'imposent de leur analyse car ce serait reconnaître l\u2019existence d\u2019une « nation » canadienne-française et s'obliger à traiter avec elle d\u2019égal à égal, chose à laquelle ils ne peuvent se résigner.Le professeur Smilev rappelle d'abord la question posée par M.Gérin-Lajoie en avril 1965 et qui résume tout le problème: \u201cQuelle objection et quelle difficulté y aurait-il à ce que le Canada adopte un régime constitutionnel qui tienne compte de l\u2019existence de deux « nations » ou « sociétés » à l\u2019intérieur du tout canadien?\u201d C'est à cette question en réalité, que M.Smiley veut répondre.Il signale d\u2019abord que seul le Québec s'étant prévalu de la faculté d'option, il a acquis \u201cde facto\u201d un statut parti- sulier à l\u2019intérieur de la Confédération.Bien qu'il reconnaisse que ces ententes ne se rapportent qu'aux questions out les provinces ont une juridiction exclusive ou prioritaire, ce qui l\u2019inquiète, c'est que \u201cla théorie et la pratique du statut particulier dépassent largement ces limites.\u201d Et il décrit jusqu'où iraient ces limites nouvelles dans trois ans \u201csi le Québec réussit à atteindre la position que semble souhaiter son gouvernement.\u201d Or, d'après cette description même du professeur Smiley, il n'y a rien dans cette situation qui irait a l'en- sontre des principes de la Confédération actuelle.Le Québec s'occuperait activement de ses propres affaires dans tous les domaines où la Constitution lui en reconnaît le droit et \u2018ferait reconnaître son droit d\u2019influencer l'élaboration et l\u2019exécution de la politique extérieure fédérale dans les domaines de juridiction concurrente\u2019\u2019, ce qui est iout à fait normal.Il participerait à l\u2019élaboration de la politique fédérale et \u201cexercerait une grande influence sur les politiques fédérales monétaires, commerciales\u201d.etc, ainsi que c\u2019est son droit.Mais en même temps, \u2018aucune autre province ne cherchera à obtenir une autonomie et une influence aussi étendues à l'intérieur de la politique fédérale.\u201d Au contraire, on peut s'attendre à une nouvelle Jague centralisatrice.\u201cOn presse instamment Ottawa, dit-il, de participer au financement des coûts sans cesse accrus de l'éducation, (que ce soit en violation de la Constitution ne semble pas préoccuper le professeur Smiley) des services de santé et du développement des ressources.Ainsi les forces en présence tendent à accroître l'écart entre l'étendue et l'importance de l\u2019activité fédérale au Québec et dans le reste du pays.\u201d M.Smiley, tout en reconnaissant volontiers au fédéral le droit d\u2019empiéter à volonté sur les domaines de politique provinciale, s\u2019insurge du fait que le Québec tienne à conserver son autonomie en ces matières et veut faire porter au Québec l\u2019odieux de la situation qui va en résulter à Ottawa.Car \u201cde plus en plus, reconnaît-il, le parlement fédéral Sobcupera de problèmes au sujet desquels le Qué- \u201cbec aura sa propre politique.\u201d Et il conclut cette première tranche de son exposé par cette phrase qui est le rejet DES SYMPTOMES A LA SOURCE DU Il est maintenant de notoriété publique que 38 p.100 les Montréalais vivent dans la pauvreté, que 43 p.100 des \u2018abitants de la ville de Québec habitent des taudis, que 42 p.100 des chômeurs canadiens se rencontrent au Québec qui lui-même ne représente que 28 p.100 de la popu- Jation du pays, que le niveau de vie des Québécois est de 28 p.100 inférieur à celui des Ontariens et de 50 p.100 plus bas que celui des Etats-Uniens, et finalement, dernière découverte, que la moyenne des salaires payés dans la Belle Province est de 13.6 p.100 moindre que celle des salaires payés en Ontario, écart qui s\u2019accentue d'année en année.Devant ce triste bilan de la condition du peuple franco- shone du Canada, d\u2019aucuns y vont de leurs commentaires.{1 faut en retenir ici deux qui concordent d'ailleurs, tant sar la nature de leur contenu que par l'illogisme de leur zonclusion.Ce fut d\u2019abord M.Jean Marchand, titulaire du nouveau ministère fédéral de la main-d'oeuvre, qui s'écriait le 8 novembre dernier: \u201c.tous les espoirs sont permis pour le Canada français si la main-d'oeuvre de ce petit .peuple parvient à un niveau d'excellence propre à concurrencer celle des autres pays et des Etats-Unis.\u201d À ceci, rien à redire.Au contraire.Tous les Indépendantistes sont d\u2019accord pour souhaiter la plus haute compétence possible chez les Canadiens français.Même M.Cyrille Felteau, éditorialiste à LA PRESSE est de cet avis, car c\u2019est de lui qu\u2019il s\u2019agit aussi, ce qu\u2019il écrivait le 8 février au sujet de cette déclaration de M.Jean Marchand risquant d'être lu par un million de Canadiens français.* Poursuivant sa pensée, M.Marchand ajoutait: \u201c.on aura beau changer toutes les constitutions et faire toutes les indépendances que l\u2019on voudra, l\u2019infériorité restera là.\u201d Et M.Felteau de commenter, à l'appui de cette dernière remarque de M.le Ministre, \u201cA entendre certains hérauts de l'indépendance à tout prix, on pourrait croire qu'ils s'inquiètent fort peu du revenu et de la compétence des travailleurs sous le nouveau régime auquel ils aspirent.Ce qui paraît compter avant tout pour eux, c'est de déclencher le processus de rupture en s'assurant la maîtrise du pouvoir politique.Après, on verra, semblent-ils se dire.Mais c\u2019est AVANT qu\u2019il faut y voir.On en conviendra la différence d'approche est capitale.\u201d Nous nous empressons d\u2019en convenir, M.Felteau, la différence d'approche est capitale.La vôtre repose sur l\u2019archi-faux principe qu'un peuple, pauvre et dominé au départ, peut conquérir son économie, doter sa main-d'oeuvre d'une compétence concurrentielle chez tous les travailleurs, alors même que ce petit peuple ne détient pas les leviers politiques de sa propre administration.Ce ne sont pas les Indépendantistes qui ont créé la triste situation d'infériorité économique si bien décrite par les chiffres cités plus haut.Ce sont les Fédéralistes.Et de même pour tous les autres aspects du grand problème canadien-français.La compétence n\u2019est pas une fleur qui se cultive en serre chaude pour le seul plaisir de la fleur elle-même.C\u2019est au contraire une plante qui pousse à foison quand la demande l'y invite.PARTICULIER: même du principe du fédéralisme: \u2018Dans ces circonstances, il est probable que les autres Canadiens contesteront le droit des députés et fonctionnaires fédéraux issus du Québec de jouer un rôle important dans les affaires fédérales.\u201d En d\u2019autres termes, s\u2019il fallait que les Canadiens français soient un jour en mesure de jouer dans les affaires fédérales le même rôle qu'y jouent les Canadiens anglais depuis 1867, ceux-ci ne sauraient l'accepter.Ce sont des perspectives qui \u2018rendent presque impossible la réalisation à ce niveau de l'association dans l'égalité.\u201d Dans une seconde tranche de son exposé, le professeur Smiley rappelle d\u2019abord qu'en matière constitutionnelle, \u2018\u201cl\u2019attitude traditionnelle du Québec a été de s'appuyer sur la Constitution, stratégie qui n'a dans l'ensemble réussi ni à restreindre l\u2019empiètement du fédéral sur la juridiction des provinces, ni à garantir les droits constitutionnels des minorités françaises à l'extérieur du Québec.\u201d Le gouvernement du Québec, renonçant à ces méthodes \u2018agit désormais à partir du principe qu'on peut réaliser une révolution constitutionnelle par des pressions politiques et administratives\u201d, ce que fait le fédéral en matière d'éducation, etc., en somme, c\u2019est le pragmatisme anglo-saxon si brillamment soutenu par les Pépin, Trudeau, ct tutti quanti fédéralistes, sauf que cette fois-ci, c'est le Québec qui tente de l\u2019appliquer aux Anglais.Mais le professeur Smiley nous rappelle aux réalités: \u201cces récents succès toutefois ont été obtenus alors que le Canada anglais a manqué de vigueur et fermeté comme jamais depuis un siècle.Je n\u2019a aucune raison de croire que se perpétuera indéfiniment ce déséquilibre.\u201d Le ton change ici.\u201cSi dans un avenir prévisible le Canada anglais se mobilise \u2014 ne serait- ce que dans le but de résister aux aspirations du Québec \u2014 les revendications de celui-ci ne seront pas satisfaites aussi pleinement qu'elles l\u2019ont été récemment.\u201d C\u2019est le Rhodésien de M.Lévesque qui va vous remettre ce \u201cnative\u201d à sa place.Peu importe que les \u201crevendications\u201d du Québec reposent sur son droit le plus strict et qu'en fait on n\u2019y ait satisfait en rien, nos maîtres nous tirent la ligne au-delà de laquelle nous ne saurions mettre le pied sans manquer à la bienséance.Le professeur Smiley prétend ensuite réfuter les quatre hypothèses sur lesquelles, selon lui, repose la thèse du statut particulier.Nous ne retiendrons que la quatrième qui nous ramène au pragmatisme pratiqué par M.Lesage.\u201cCette méthode, nous dit M.Smiley, repose en réalité sur une illusion dangereuse.Jusqu'à maintenant les Canadiens anglais responsables se sont laissé guider par le principe que la fédération pouvait et devait survivre sous une forme plus ou moins semblable à celle qu'elle a présentement, et conséquemment ils ont été disposés à accepter de profonds changements dans le régime fédéral canadien afin de préserver ce principe.La tournure que prend la pensée et la politique québécoise est de nature à ébranler bientôt les fondements mêmes des convictions qui ont inspiré ces anglophones.Dans ces nouvelles conditions, le Canada anglais pourrait en venir à souhaiter la séparation formelle du Québec ne serait-ce que parce qu'elle aurait l\u2019avantage de soumettre les relations entre les deux éléments du pays aux procédures bien définies de la loi et de la diplomatie internationales.\u201d En d'autres termes, la Confédération canadienne doit survivre telle que les Canadiens: anglais l'ont conçue; si les Canadiens français veulent la modifier de façon à s\u2019y créer un statut d'égalité, noug préférons qu'ils partent.Le Comité politique MAL Et comme si MM.Marchand et Felteau ne le savaient pas: l\u2019organisation politique et constitutionnelle du Canada est telle que le Canadien français, même compétent, est exclu.Deux brefs exemples suffiront à démontrer l'importance du pouvoir politique.Comment peut-on expliquer qu\u2019avant la nationalisation de l\u2019électricité au Québec, tous les postes de commande des grandes compagnies hydro-électriques étaient occupés par des Anglo-Américains, alors que trois ans après la nationalisation, et même plus tôt, les mêmes postes de commande sont remplis par des Canadiens français?Ce qui n'empêche pas la lumière de s'allumer tous les soirs dans toutes les maisons du Québec.Est-ce que la maîtrise politique du Québec français sur son électricité n\u2019est pas plus de nature à provoquer l\u2019éclosion de compétences chez les Canadiens français que l\u2018actael \u201cmur de la honte\u201d de la discrimination raciale pratiquée depuis deux siècles par le conquérant?Autre exemple: à mille pieds de LA PRESSE se trouve le port de Montréal, le plus grand port de mer intérieur au monde.Or, tout le monde doit le savoir, le pouvoir politique exercé sur le port de Montréal réside au gouvernement fédéral d'Ottawa, gouvernement dominé par l'élément anglais, à tel point que pas un seul Montréalais ne fait partie de la Commission des ports nationaux.Conclusion de cette situation: les Québécois ne peuvent pas maintenir le fleuve St-Laurent navigable durant l'hiver parce qu'Ottawa veut favoriser les ports de Halifax et de St-Jean.Les effets de cette incapacité politique du Québec canadien-français devraient sauter aux yeux de Messieurs Jean Marchand et Cyrille Felteau: parce que notre gouvernement de Québec n'a aucune autorité sur notre port de Montréal, des milliers de Québécois, tant de Montréal que d\u2019ailleurs, sont en chômage durant l'hiver, entraînant ainsi des pertes économiques fantastiques pour les Canadiens français.Et ça, pas par incompétence des Canadiens français, mais par esprit de colonialisme de nos dirigeants, et de nos éditorialistes de LA PRESSE, colonialisme malheureusement doublé d'aveuglement.Vous avez raison M.Felteau, la différence d'approche est capitale.Et c\u2019est la vôtre, celle de M.Marchand ainsi que de tous les Fédéralistes canadiens-français qui est fautive.Vous soignez des symptômes; les Indépendantistes s'attaquent à la source du mal.Marcel CHAPUT L'INDÉPENDANCE 1382 EST, RUE BEAUBIEN, MONTREAL TEL.: 274-8055 Le Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.Publié par Le Rassemblement pour l'Indépendance Nationale ler MARS 1966 L'INDÉPENDANCE PAGE 3 C\u2019est faux, le peuple n\u2019a pas les députés qu'il a élus (2) | y a bien des façons de voler une élection La Loi Electorale.\u2026 ce \u201cchancre\u201d qui régit l\u2019élection de tout député à l\u2019Assemblée législative, demeure après amendement sur amendement l\u2019instrument le moins démocratique au service d\u2019une nation qui grandit et qui se veut adulte.Comment être maître de son destin lorsqu\u2019on laisse une population ignorante des intrigues politiques qui se jouent sous le couvert des responsabilités et des supposées pénalités.Il apparaît trop facile de vouloir corriger des situations en en créant d\u2019autres.C\u2019est d\u2019autant plus grave lorsqu\u2019il s\u2019agit de se donner un gouvernement majoritaire.Pourquoi avoir raccourci la période électorale au lieu de la prolonger?Désire-t-on vraiment que rien ne soit vérifié du travail des énumérateurs comme celui de l\u2019impression des listes.On n\u2019a pas idée de tout le travail que doit abattre le personnel du bureau du grand responsable de l\u2019élection dans chaque comté.Plus vite on expédiera le travail, moins les chances seront grandes d\u2019une justice égale pour tous les candidats à une élection générale.Grave erreur que de confier à n'importe qui une besogne extrêmement importante puisque tout le rouage électoral est touché dans les trois principales opérations d'une élection: l\u2019_énumération, la revision, la votation.Cette loi, bouclier du Parti au Pouvoir, puisqu\u2019il est le seul à en profiter, ne saura être démocratique que le jour où elle remplira bien ces fonctions, celles de bien administrer une élection.de voir à la bonne formation d\u2019 officiers et surtout de sévir contre la fraude électorale.Avant de préconiser des élections honnêtes et d\u2019exiger des gens qu\u2019ils votent librement, il faut chercher à établir un système plus valable.Ce n\u2019est certes pas dans le favoritisme, encore moins dans la parti- sannerie qu\u2019on réussira à éliminer toutes les circonstances atténuantes.Le problème numéro un: les nominations d'officiers d'élection Qui sont-ils ces adjoints du président général des élections?Tout simplement, d\u2019anciens organisateurs politiques du Parti au Pouvoir ou bien des militants fanatiques d\u2019une des nombreuses associations de comté.De qui s\u2019entourent-ils?Des gens qui suivront aveuglément les directives données.Ne nous étonnons pas s'ils doivent souvent donner des \u201crouling\u201d contraires à la Loi.Le font-ils vraiment par ignorance ou par favoritisme?Eux seuls le savent.Ce sont ces hommes, un pour la région de Montréal et un pour celle de Québec, qui dicteront la ligne de conduite aux présidents d\u2019élection de comtés.Vous aurez la surprise d\u2019entendre ces officiers supérieurs faire le procès de l\u2019opposition.N\u2019ont-ils pas prêté serment d\u2019agir sans partialité, crainte, faveur ni af- ction.Ne sont-ils pas les représentants mêmes de la justice?Puis il y a ces présidents d'élection de comtés Dieu sait qu\u2019ils n\u2019ont pas la tâche facile, puisqu'ils auront à se servir d\u2019une Loi qui avantage leurs amis seulement.Ces récompenses politiques qu\u2019on leur a données, non sans discussions et pourparlers, ils les devront à un groupe qui représente le gouvernement.Il leur sera difficile de choisir eux-mêmes leur secrétaire d\u2019élection.Des noms d\u2019 aides de bureau leur seront suggérés sinon imposés.Il sait ce qui l\u2019attend le président qui accepte cette fonction.Une fois que débute la période électorale, il se rend vite compte qu\u2019il ne mènera pas sa barque comme il espérait.Il réalisera souvent à son grand désespoir, que seul son parti a ses représentants dans son bureau.Il réalisera également que ce même groupe manipulera tous les documents d\u2019élection et qu\u2019aucun autre candidat ne pourra contrôler quoique ce soit.Assermenté, il l\u2019est bien ainsi que tout son personnel mais les propositions d'amis se feront de plus en plus nombreuses chaque jour.On exigera, on mendiera même des valeurs.Vient un temps où il doit se méfier de tout le monde.Il craint la disparition de certificats d\u2019électeur ou de bulletins de vote.Il apprend que son personnel a ses allées et venues au comité du parti qui l\u2019a nommé.Il objecte mais il n\u2019a pas gain de cause.Le Parti au Pouvoir, celui qui l\u2019a choisi, devient em- bétant.Si un autre candidat obtient des renseignements de lui et s\u2019il les fournit selon la Loi, il sera traité d\u2019adversaire.Sil a l\u2019intention de placer ses bureaux de votation dans des écoles ou salles, on le rappellera vite à l\u2019ordre en lui avouant candidement que les partisans ont faim.Des adresses lui seront fournies où il devra placer les \u201cpolls\u201d, les bureaux d\u2019addition, de correction et de radiation.Une liste d\u2019aides lui sera imposée pour tenir ces dits bureaux.Les constables spéciaux que lui seul devait engager, il sera forcé d\u2019en laisser le choix aux organisateurs de son parti politique.Ce rôle qu\u2019il croyait tenir durant toute la campagne électorale et le mener à bien, c\u2019est son parti qui en est le maître et I\u2019exerce a son gré.Il ne sera que le robot d\u2019un système faussé.Il perdra petit à petit son énergie, à moins qu\u2019il ne soit le plus fanatique des fanatiques.Son bureau, devenu le sous-co- mité de l\u2019organisation de son parti, sera pour la durée de l\u2019élection l\u2019arme la plus dangereuse contre laquelle tous les autres candidats devront se défendre.Le pourront-ils?Nous en doutons.Puisqu\u2019il n\u2019est guère facile de prouver tant d\u2019irrégularités et qu\u2019une contestation n\u2019a jamais donné de vrais résultats.Quand on voit comment le pa- tronnage exerce ses ravages dans tous les domaines, toutes les craintes sont permises.Le favoritisme: on le retrouve aussi dans l'ensemble de l'énumération urbaine Seuls les énumérateurs choisis par le candidat du parti au pouvoir recevront des instructions avant d'\u2019agir.C\u2019est à ces seuls énumérateurs que seront confiés les documents d\u2019élection.Que de fois les énumérateurs de l\u2019opposition se laissent-ils influencer par ignorance, n\u2019ayant même pas un livre d\u2019instruction.Que d\u2019erreurs de noms, d\u2019adresses, retrou- ve-t-on dans les six cahiers d\u2019énumération qui loin d\u2019étre tous identiques renferment une quantité étonnante de noms fictifs, de morts ressuscités et de non-natu- ralisés.A moins que la fraude ne soit découverte, tous ces gens voteront le jour de I'élection.Demander au président d\u2019élection de faire une vérification plus complète est quasi exiger l\u2019impossible.Impression des listes: favoritisme dangereux Qui choisit l\u2019imprimeur?Le Parti au Pouvoir dans la personne de l'organisateur du comté ou du candidat, s\u2019il est choisi à temps.Quelles seront celles qu\u2019on embauchera pour dactylographier ces listes?Toujours des recommandations de la même organisation politique.Comment peut-on s\u2019expliquer des centaines et des centaines d\u2019erreurs de noms comme cela s\u2019est produit au fédéral aux dernières élections?Même lorsque le cahier des énuméra- teurs sert de modèle, on change le nom de la rue, on saute une vingtaine de noms d\u2019électeurs, on en retrouve méme de nouveaux.Quel contrôle est exercé?Aucun.Adressage des listes électorales: vrai camouflage eo , e F d'irrégularités On sait qu\u2019ici encore le travail sera donné à des amis du Parti au Pouvoir.Ce qui est le plus étonnant, c\u2019est le peu de lettres qui sont retournées au bureau de président de comté.Lorsqu\u2019il y a tant d\u2019erreurs de noms et d\u2019adresses.A qui servent-elles ces listes mal adressées?Qui peut avoir intérêt à s\u2019en servir et où se les procure-t-on?On ne s\u2019est pas attardé à ce problème ou on en facilite la fraude.Ce qui est nouveau, copié sur le fédéral, n\u2019est pas automatiquement bon.Passons maintenant a la revision urbaine Plus qu'ailleurs le favoritisme est flagrant Trois reviseurs dont deux représentent le Parti au Pouvoir et un représente l\u2019Opposition doivent s\u2019entendre entre eux pour le choix d\u2019un troisième.Inévitablement ça revient au Président Général des Elections qui ne connaissent personne dans un comté, suggère le nom du troisième reviseur que le Parti au Pouvoir lui a fourni par l\u2019entremise de l\u2019organisation du comté.Il y a donc ici aussi tout un personnel, secrétaires de la revision, aides nombreuses qui ont été le choix de la méme organisation politique.Comment le reviseur nommé par l\u2019Opposition peut-il garder l'oeil ouvert quand tout doit se faire vite.Pour résumer, ce sera encore des gens d\u2019une même pensée politique qui manipuleront les documents d\u2019élection.Pour ce groupe d\u2019individus il sera toujours facile d\u2019ajouter des noms à volonté, d\u2019en radier comme ça s\u2019est produit si souvent dans le passé et même de poster à la dernière minute des avis de convocation pour que les gens concernés les reçoivent trop tard.La revision terminée, personne ne peut en appeler de toutes décisions prises par un quorum de 2 contre un seul.Il y a bien des façons de voler une élection et que rien ne paraisse dans le public.Si cet état de choses paraît normal à ceux qui ont amené la Loi Electorale; nous disons \u201cC\u2019est déplorable mais, Messieurs vous n\u2019y connaissez rien Ou a soustrait de la Loi Electorale l'obligation de s\u2019identifier au moyen d'un certificat d'électeur dans les régions de Montréal et de Québec Le seul fait de se présenter au bureau de votation et de décliner son nom, son adresse et son occupation facilite la votation en autant que ce nom figure bien sur la liste devant servir au scrutin.Le certificac que remettront les énumérateurs n\u2019aura aucune valeur.Aucune preuve d'identification n\u2019étant obligatoire, la porte est grande ouverte à la fraude dans la supposition de personne.Il y a bien ce serment qui peut être exigé.Comme le serment de gens de la pègre n\u2019a aucune signification pour eux, certains candidats les engageront plus que jamais.Pourquoi avoir copié sur la Loi Electorale fédérale ce qu\u2019il y a de plus mauvais et de plus anti-démocratique.S\u2019il fut très facile dans le passé de se procurer des certificats d\u2019électeurs ou \u2018d\u2019en imprimer de faux, que sera la votation cette année quand on n\u2019aura qu\u2019à demander à ces experts en télé graphes de mémoriser des noms des adresses et des occupations.Le peuple est favorable à l\u2019idée de la votation un dimanche mais non dans de telles conditions.Plus que jamais les noms fictifs sur les listes électorales auront leurs parrains dans la personne de ces fiers à bras dont seule une Loi Electorale exigeante pourrait réduire au minimum les activités.Il est étonnant de voir combien peu, nos législateurs tiennent à une identification au moyen d\u2019un carnet d\u2019électeur.Ils sont en mesure de savoir mieux que quiconque que ça éliminerait beaucoup de fraude.S'est-on penché sur le problème des visiteurs de polls?Que recherchent- ils les organisateurs?Est-il nécessaire de connaître le moment où l\u2019électeur votera ou s\u2019il ne votera pas?Encore, veut-on savoir s\u2019il sera absent de son domicile le jour de la votation, ou incapable d\u2019aller voter?Ce qui nous semble banal a énormément d\u2019 importance à leurs yeux.Si on.désire vraiment des élections honnêtes pourquoi to- lère-t-on plus longtemps ces hommes zélés qui influencent trop souvent les responsables de la votation par leurs menaces et leurs supposés conseils.Ne sont- ils pas là plutôt pour distraire de leur travail ceux qui ont accepté de le faire proprement.Ne vien- nent-ils pas tout simplement pour contrôler l\u2019exécution des ordres donnés et s\u2019assurer du bon fonctionnement de la machine électorale?Autre point important sur lequel on ne s\u2019est pas attardé! la représentation des candidats dans les bureaux de votation Si un seul représentant de candidat a le droit de se tenir dans ce bureau pourquoi tolérer une deuxième représentation pour ce même candidat surtout au moment du décompte.S\u2019il était donné au greffier, aux représentants des candidats payés par le Gouvernement, les mêmes instructions qu\u2019aux scrutateurs, on éliminerait ces causeurs de désordre, ces \u201cp\u2019tits Jos connaissants\u201d de la dernière heure, et toute la votation s\u2019en porterait mieux.si on voulait bien se résigner à laisser les officiers d\u2019élections sous l\u2019emprise du Président d\u2019élection tant par ses directives que par ses conseils, nous n\u2019aurions plus à combattre des situations plus ambiguës les unes que les autres.Aussi pourrions-nous redonner à tout ce personnel de la votation le vrai sens de ses responsabilités.Même assermentés, on ne cesse de les contacter, de les intimider et de les obliger à agir contré la Loi.Les dépenses électorales accordées aux candidats De nombreux abus surgiront bientôt.Regardons les rapports des dépenses électorales du Fédéral et vous comprendrez que plusieurs sont incomplets.Quand dans un comté il y eut envoi de nombreux imprimés et qu\u2019en plus d\u2019une publicité faite dans les quotidiens, sur des panneaux réclames, on sait tous les à-côtés d\u2019une organisation monstre et son coût.C\u2019est normal que nous nous interrogions.D\u2019où est venu cet argent?Qui l\u2019a fourni clandestinement.Qui a payé ces organisateurs à*plein temps?Quel fournisseur de fonds contestera l\u2019élection de celui qu il a grandement aidé?Qui pourra juger du coût réel de l\u2019organisation d\u2019un candidat.Pour les deux partis reconnus, ce montant alloué ne fera qu augmenter les revenus de la caisse électorale.Et les dépenses ne seront que plus fortes, en publicité et en représentation.A ces représentants on don- quand on n\u2019offrira pas davantage.Donc plus d\u2019argent disponible pour satisfaire des gens exigeants.A cet argent s\u2019ajouteront les montants souscrits a la caisse du parti.On croit éliminer ainsi la fraude et l\u2019achat des votes.Nous y croirions s\u2019il y avait un bureau de la censure des dépenses électorales.N\u2019allons pas nous leurrer.Les vieux partis ont la vie belle.Ils sont affamés plus que jamais.Les émissions de télévision coûtent très cher.Pourquoi nous doutons de l'efficacité de la Loi Electorale?Parce que personne ne peut nous convaincre d\u2019une saine énumération\u2026.d\u2019une confection normale des listes électorales.d\u2019 une revision honnête.de la non-dis- parition de certificats d\u2019électeurs.\u2026 et de bulletins de vote.et d\u2019une votation faite dans des conditions désirables.Quelles preuves avons-nous du nombre exact de livrets de certificats d\u2019électeurs en circulation dans chaque comté et si un contrôle sévère est exercé par le Président d\u2019élection de comté?Qui nous dira combien de bulletins de vote ont été imprimés et si les retailles du papier à bulletins correspondent bien au nombre de feuilles reçues?Comment pouvons-nous avoir la certitude que les boîtes de scrutin n\u2019ont pas été ouvertes après que tous les documents y furent déposés le soir de la vota- Pour ces raisons, et pour tant d\u2019autres, il faut une étude approfondie de notre système électoral.Forçons nos législateurs à se pencher sur ce problème et qu\u2019ils abandonnent eux-mêmes les tactiques qui furent leurs.(à suivre) + REFOUR DES IDÉES CARREFOUR BILLET SOCIO- ÉCONOMIQUE JACQUES-A.LAMARCHE LE RAPPORT BÉLANGER ET LA FISCALITÉ Le Rapport Bélanger est un gâteau présenté à la table familiale avec les instructions du chef cuisinier sur les ingrédients provinciaux pour le préparer.Demain, un autre cuisinier aussi habile et compétent suggérera une nouvelle posologie.En somme de la cuisine et de la pharmacie! Les ingrédients étaient connus.Le rapport Bélanger n\u2019innove pas.À l\u2019heure où le Québec a besoin d'un mode d'emploi relatif à ses pouvoirs fiscaux, le rapport Bélanger dépose un document assimilable aux recettes de Jehanne Ben VOICI VOS POUVOIRS FIS- D A BRITANNIQUE FT LA FAÇON DE VOUS EN SERVIR: tel devrait être le rapport requis par Québec tant qu\u2019il fait partie de la Fédération et de l\u2019entente née de la Confédérence de Québec en L'article 91 accorde au parlement canadien un pouvoir exclusif de législation pour \u201cle prélèvement de deniers par tout mode ou système de taxation\u201d relatif aux catégories bien prévues.L'article 92 accorde aux parlements provinciaux un droit exclusif de législation sur \u201cles contributions directes dans la province en vue de prélever des revenus pour des fins provinciales\u201d.L\u2019article 118 s\u2019inspire de la 64ième résolution de la Conférence de Québec: \u201cEn considération de la transmission faite à la législature générale du pouvoir de taxer.voici les subsides per capita .J'aurais voulu que le rapport Bélanger nous dise, à nous les citoyens du Québec et à vous messieurs les législateurs' élus du Québec, ce que le Québec doit faire pour exercer pleinement les pouvoirs fiscaux reconnus par l\u2019AANB tant et aussi longtemps que nous faisons encore partie du Canada.Après, ce ne sera plus le problème des législateurs actuels plus parle- menteurs que parlementaires.J'aurais voulu que le rapport précise un mode d\u2019action à partir de trois grands arrêts concernant Ottawa et les provinces en matière de fiscalité.1\u2014 Silver Bros.Limited et Procureur général du Québec versus le Procureur général du Canada (1932 A.C.514.Le Conseil privé établissait que les taxes exigibles lors d\u2019une faillite, en dépit de la loi prioritaire québécoise de 1909, mais à cause de la loi fédérale de 1922 \u201cne peuvent plus chevaucher.la priorité doit appartenir au Parlement fédéral\u201d Le ministre provincial de la Justice aurait pu alors continuer à s\u2019intéresser à ce qui est maintenant le champ législatif fédéral: les faillites (voir la Banque Royale du Canada versus Larue (1928) A.C.187).2.Great West Saddlery Co.versus le Roi (1921) 2 A.C.91.\u201cDans les sphères qui leur sont attribuées par l\u2019A.B., le Dominion et les provinces sont, en principe général, des gouvernements coordonnés .C\u2019est là un principe qu'il faut \u2018observer de près en éprouvant la validité de la législation provinciale à l\u2019étude comme atteignant les compagnies du Dominion\u201d.Le ministre provincial de la Santé aurait pu alors se défendre au lieu de s\u2019excuser quand M.L.B.Pearson rabrouait tout le Québec subordonate.3.Le citoyen de la province de Québec peut-il refuser de payer l'impôt sur le revenu que réclame le gouvernement fédéral lorsque par exemple, en 1953, l'excédent du revenu fédéral sur l'impôt direct était de 17%.Il s'agissait de $775,000,000 qui aurait dû rester dans le domaine provincial.\u201cQuand le parlement fédéral, en matière de taxation, pour réaliser l\u2019un des objectifs prévus à l\u2019article 91 .s\u2019il va au-delà, il n\u2019est plus dans la légalité, il répudie la constitution\u201d (p.149, Juge Bernard Bisson- nette, Essai sur la Constitution du Canada).J\u2019aurais voulu que le rapport Bélanger me confirme que juridiquement le citoyen du Québec ne doit pas a Ottawa ce qu\u2019Ottawa ne peut légalement exiger.Hélas, encore une fois, nos législateurs québécois ont hésité.I y a donc des pâtes molles partout! QUÉBEC SUR LA SCENE INTERNATIONALE Sur le plan international, nous sommes fiers qu\u2019une personnalité comme Raymond Aron reconnaisse nos droits internationaux à Jl\u2019indépendance du Québec devant le monde entier.En 1964, Raymond Aron déclarait entre autres: \u201cIl saute aux yeux que l'ethnie francaise du Canada est assez nombreuse et dispose d\u2019un territoire assez vaste pour constituer un Etat indépendant.\u201d Il serait trop long d\u2019énumérer toutes les personna- ités qui reconnaissent clairement le droit du Québec à un statut international à l\u2019O.N.U.Des groupes aussi, tels les partis socialistes ou communistes, donc indirectement les Etats socialistes et communistes ! Pourquoi pas La reconnaissance internationale du Mouvement de l\u2019indépendance du Québec s\u2019est faite d'une façon directe ou indirecte.1 \u2014Reconnaissance directe: mar la presse, la radio-télévision internationale.Dire que Radio- Canada (Canadian) ignore encore officiellement notre marche irréversible vers l\u2019indépendance ! Qu'importe ! Nous aurons bientôt Radio-Québec ! 2.\u2014Reconnaissance indirecte : par Ottawa et par Londres ! Le monde entier se souviendra longtemps de la visite \u2018 \u2018populaire\u201d de la Reine d'Angleterre à Québec, notre capitale internationale.Ensuite le 5 février dernier, lorsqu\u2019 une dépêche internationale d\u2019 Ottawa déclarait que la Reine ne viendrait pas à Montréal à cause des nationalistes \u201cextrémistes\u201d! (Voir à ce sujet mon article dans la- der- nigre édition de l\u2019Indépendance).Reconnaissance internationale de facto de l\u2019Etat du Québec Le fait international le plus important dans l\u2019histoire de l\u2019indépendance du peuple du Québec, c\u2019est certainement la première reconnaissance internationale de l\u2019Etat du Québec par la France.Reconnaissance \u201cde facto\u201d, diront les sociologues savants.D'accord! Mais c\u2019est le premier pas vers d\u2019autres reconnaissance de facto.C\u2019est le premier pas vers une première reconnaissance internationale DE JURE.Qui niera sérieusement et objectivement que la réception officielle du chef de l\u2019Etat du Québec par le chef de l\u2019Etat français, à Paris, sans invitation à l\u2019ambassadeur de l\u2019Etat cana- «lien, n'est pas une reconnais- san de, facto\u201d dudit Etat du \u201c Québe ?Autodétermination \u201cde facto\u2019.sans violence ! Notre évolution se poursuit, dans l\u2019ensemble, sans violence.Seuls, les satisfaits du statu quo ont intérêt à ralentir cette évolution par la violence.D'ailleurs, il y a peu d\u2019indépendantistes \u201csages\u201d qui feraient le jeu de la minorité contre la grande majorité, en employant la violence aujourd\u2019hui ! Poursuivons donc notre marche positivement, fraternellement vers une indépendance inspirée par l'Amour et non par la Haine ! Walter P.O\u2019Leary FEU LA CONSTITUTION LE BNA ACT ET NOUS (3) DÉCLARATION DU DÉPUTÉ ROSE Nous avons fait allusion, dans l\u2019article précédent, à la fameuse intervention du député John Rose au parlement canadien en 1865, sous l'Union, lors des débats sur la Confédération.Nous reproduisons ce texte \u201cin exten- so\u201d pour démontrer avec quel esprit colonialiste le BNA Act fut adopté.\u201cJ\u2019en viens maintenant à des objections que j'ai entendu faire même par certains de mes amis.Ces objections, comme je l\u2019ai déjà dit, ont un caractère vague et indéfini, et ne s\u2019attaquent à rien de particulier dans le projet qui nous est soumis.Elles n'en sont que plus difficiles à combattre.Si j\u2019interroge une certaine classe de la population voici la réponse que je reçois: \u201cOh! vous allez nous mettre à la merci des Canadiens français; l'influence anglaise sera entièrement annihilée ;nous n\u2019aurons plus aucune influence et les avantages que nous avons gagnés depuis vingt-cinq ans par notre union avec les populations de notre race dans le Haut- Canada, seront complètement perdus | \u2014 Je réplique: Mais que craignez-vous ?\u2018Lequel de vos intérêts est en danger ?Vous être unis à une majorité de votre race, avec pouvoir, dans la législature générale, de nommer les gouverneurs locaux, d\u2019administrer la justice et de nommer les juges; vous avez le contrôle de la milice et autres moyens de défense; vous pouvez faire des lois concernant les postes, le commerce, le traffic, la navigation; et les grands et importants intérêts, dont le centre est dans le district que je représente, \u2014 en un mot, tout ce qui intéresse la minorité Bas- Canadienne, est sous le contrôle de la législature fédérale.Les Canadiens français ont cédé au gouvernement central le règlement des questions d\u2019usure, de mariage et de divorce, tous points sur lesquels, ils ont des opinions bien arrêtées; que crai- gnez-vous donc de l\u2019action de la législature locale ?Mais on ajoute: \u201cTout cela peut être vrai; mais nous n\u2019aurons aucune nomination parmi nous.L\u2019administration des affaires du Bas- Canada sera entièrement aux mains de la majorité française qui donnera toutes les places\u201d.\u2014 Vous répondez: \u201cEst-ce l\u2019exercice du patronage qui fait votre crainte ?La nomination des juges, des employés des postes, le patronage des douanes, des travaux publics et de toutes les branches importantes locales ne pourront nommer que quelques officiers municipaux, et pour quelques petites charges vous allez compromettre le succès d\u2019un projet dont les conséquences sont si importantes pour toutes les provinces de l'Amérique Britannique du Nord !\" Honorable John Rose, député à l\u2019Assemblée législative du Canada pour le Comté de Mont- réal-Centre; Débats parlementaires sur la question de la Confédération, pages 414-415.(Québec, 1865).On a souvent signalé, aussi, la différence dans les discours de Sir John A.McDonald selon qu'il parlait au Haut- Canada ou au Bas-Canada.Pour rassurer les anglophones, il leur déclarait que jamais on ne laisserait le contrôle du St-Laurent et des grands intérêts aux ignorants du Bas-Canada où les dettes s\u2019accumulaient sous l\u2019Union.A cette époque il n'y avait ni radios ni agences de presse.Pierre M.VERDY Nom Bulletin d'inscription au RIN Je désire devenir membre du R.I.N.Veuillez trouver ci-jointe ma cotisation annuelle de $7.00 ou $4.00 (étudiant) * Adresse Ville Téléphone: Rés.Profession ou métier (Ecrire lisiblement S.V.P.) DECOUPEZ OU COPIEZ CE BULLETIN ET ADRESSEZ-LE A IN R 1382 est, Beaubien, Montréal + Ce montant inclut l'abonnement au journal \u201cL'Indépendance\u201d. PAGE 4 L\u2019INDÉPENDANCE ler MARS 1966 Le Québec est en positi reprendre le Qui lui ap Quand, tout jeune, aux cours de géographie, on commence à étudier la carte du Canada, on est surpris de voir qu\u2019un morceau de la province de Québec n\u2019est pas de la même couleur que le reste.Si, à ce moment, des explications sommaires sont données par un maître tant soit peu nationaliste, la surprise se transforme en courroux et le jeune homme qui ne connaît pas encore le contexte historique et politique du pays, se dit que cette injuste idiotie ne peut pas ne pas être un jour corrigée, de façon à ce que l\u2019Etat du Québec s\u2019étende jusqu\u2019à l\u2019Atlantique.Mais vient le jour où on se rend compte que tout n\u2019est pas aussi simple et que les prétentions de Terre-Neuve au sujet de cette côte, n\u2019étaient pas tout à fait sans fondement.Un bon Québécois cependant, n\u2019arrive jamais à admettre la frontière actuelle et a toujours envie de pousser dessus, surtout s\u2019il étudie son histoire d\u2019un peu Labrador artient Reportage par JACQUES DUPONT et JACQUES HARVEY qui, bien que convenable en elle- même, n\u2019est pas garantie par les termes de Statut de 1825 1825 .Pourquoi pas 1809 qui accordait à Terre-Neuve la limite intérieure du bassin Atlantique?Pourquoi pas 1774 qui accordait tout le Labrador à Québec?De l'avantage de la Confédération?Mais la faiblesse de la thèse plus près.canadienne justifiait, paraît-il, les ° 350 500 Cede} MILLES CEOE AUX ÉTATS-UNIS -~ FRONTIÈRES De 1774 0) \u20ac & & 8 vv v 9 Qe Evolution des frontiéres du Canada, selon les sautes d\u2019humeur des dirigeants de Londres, du traité de Paris (1763-1764) jusqu\u2019au Newfoundland Act de 1809.En ces temps, la presque totalité des habitants du Canada étaient de langue francaise.Un Cha-Cha-Cha frontalier Le match Québec-Terre-Neuve au sujet de cette frontière commence au lendemain du traité de Paris par la Proclamation royale de 1764.Celle-ci limite la province de Québec, au nord- ouest, par une ligne à peu près paral lète au fleuve, qui passe travers le lac St- Jean jusqu\u2019à la rivière Outaouais.La rive nord du St-Laurent se termine, pour le Québec, à la hauteur de Havre St-Pierre et la limite passe a l\u2019ouest de l\u2019Ile d\u2019Anticosti.Québec se résume donc à peu de chose.Avantage pour Terre-Neuve Les protestations des pêcheurs québecois firent qu\u2019en 17'74, l\u2019acte de Québec restitua tout le Labrador à notre province.Avantage pour Québec.Terre-Neuve proteste et en 1809 le Newfoundlant Act réduit à nouveau le Québec à ses proportions en 1764 Avantage à Terre-Neuve.La voix des pêcheurs du Québec se fait entendre de nouveau et l\u2019acte de 1825 étend la côte québécoise jusqu\u2019à Blanc Sablon sur le détroit de Belle-Isle.ais tous ces actes n\u2019avaient jamais clairement défini la frontière intérieure et c\u2019est Terre- Neuve qui, en 1902, prit les devants en accordant un permis de coupe de bois à la \u201cGrand River Pulp and Lumber Company\u201d dessus du 52e parallèle.C\u2019est à que naquit le conflit, qui aboutit au tracé de 1927, par le Conseil privé de Grande- Bretagne.Un jugement de salauds C\u2019est à l\u2019époque de la marche vers l'indépendance canadienne que fut rendu le jugement des Lords; on peut donc affirmer sans se tromper, que dans une certaine mesure, le conseil privé était à la fois juge et partie puisque Terre-Neuve était leur colonie.Il ne faut donc pas s\u2019étonner que le verdict ait totalement été favorable à l\u2019autre partie.La cause avait pour but de définir la limite intérieure de la côte du Labrador, que l'on reconnaissait à Terre-Neuve, mais les Lords ,en ont profité pour s\u2019attribuer un territoire.Le Québec, dépouillé, n\u2019a jamais reconnu officiellement cette frontière, résultant d\u2019un jugement, dont l\u2019un des critères de fixation, est la négation de l\u2019autre.En effet, pour fixer les frontières nord et ouest, on s\u2019est appuyé sur l\u2019argument suivant: l\u2019occupant du littoral a droit à l\u2019intérieur des terres jusqu\u2019au partage des eaux.Ainsi, le Labrador Terreneuvien pénétrait qusqu\u2019à 700 milles à l\u2019intérieur du Québec.Mais du côté Sud, le principe ne valait plus et on s\u2019est contenté de tirer une ligne droite le long du 52e parallèle, tracé qui ressemble à un geste de lassitude, après avoir trouvé une frontière aussi ridicule que compliquée.Les Québécois qui occupaient la côte du St- Laurent n\u2019avaient plus droit, eux, à l\u2019intérieur des terres jusqu\u2019au partage des eaux.Le critère, deux poids deux mesures, nous donnait comme toujours, la petite mesure.Non, ce n\u2019était pas un geste de lassitude: cette ligne coincide trop bien avec celle de la concession de Terre-Neuve à la Grand River Pulp, concession qui, on s\u2019en souvient, avait dé- clanché le conflit.En accordant ainsi à Terre-Neuve, 11,600 milles carrés de plus que la colonie ne demandait, les Lords précisaient.\u2018Une frontière ainsi tracée, en suivant la ligne de partage des eaux, serait sans doute plus convenable que celle qui suit la ligne arbitraire du cinquante deuxième parallèle et aurait l\u2019avantage d\u2019attribuer au Canada, toute la longueur des rivières, qui se jettent dans le golfe St-Laurent.Mais leurs Seigneuries ne seraient pas justifiées en adoptant une borne prétentions de Terre-Neuve.Le Canada ne devait pas être en effet très ardent à défendre contre une colonie-soeur, un territoire qui intéressait surtout les Canadiens français.Il est même permis de penser qu\u2019à ce moment, l\u2019idée de l\u2019union de Terre- Neuve au Canada devait déjà germer dans les esprits.L\u2019entrée de cette province dans la Confédération en 1949, devait fixer davantage la frontière actuelle.L'article 2 de l\u2019union dit en eff \u201cLa province de Terre-Neuve comprendra le même territoire qu\u2019à la date dè l\u2019Union, c\u2019est-à- dire, l\u2019IIe de Terre- Neuve et les îles adjacentes, ainsi que la côte du Labrador, tel qu\u2019il a été délimité dans la sentence rendue par le comité judiciaire du Conseil privé de sa Majesté, le premier jour de Mars 1927, et les îles adjacentes au dit littoral du Labrador.Pour le Canada, évidemment, c\u2019était sans importance puisqu il s\u2019agissait d\u2019 acquérir un territoire, mais pour le Québec, c\u2019était encore une concession qu\u2019il devait faire à sa présence dans la Confédération.Dans son livre La Frontière Québec- Terre- Neuve, Henri Do- rion conclut à ce sujet: \u201cEt l\u2019année 1949 n\u2019aurait-elle pas vu naître un nouvel axe.Ot- tawa-Saint-Jean dont l\u2019aboutissement fut le -mariage de ces deux pôles, mariage dont la dot fut d'ailleurs payée par un Etat tiers?\u201d (1) Le Canada s\u2019agrandissait; la province de Québec payait.Mais que faisait le mouton en 1927, pendant qu\u2019on lui tondait le dos et qu\u2019on l\u2019entaillait profondément?Il était confédéré! Que faisait-il en 1949 lorsque sa famille accueillait généreusement celui qui l\u2019avait dépouillé?Il était confédéré! (1) \u201cLa Frontière Québec-Terre- Neuve\u201d p.113 (Henri Do- rio \u201cLes presses de l\u2019Université Laval\u201d Qué.1963.Mon nom: Je désire m'abonner L'INDÉPENDANCE Mon adresse: Téléphone: Envoyez à L'INDEPENDANCE 1382 est, rue Beaubien Je joins $3.00, ce qui paie l'abonnement à: 24,numéros.Il est vrai qu\u2019on entendait de temps en temps quelques protestations, mais que peut-on, quand on est confédéré?Comment se fait-il que la province de Québec ait été absente à l'instance de 1927?Peut-elle pour cette raison, se considérer comme non liée par le jugement des Lords?Là, comme toujours, l\u2019analyse nous conduit à une impasse constitutionnelle.Mais peut-on dire que le Québec s\u2019en soit suffisamment occupé?Car la question est importante et cause aujourd\u2019hui de graves problèmes.La frontière sud, par exemple, cette ligne que les Lords n\u2019ont pas réussi à justifier convenablement, nous enlève tout le parcours supérieur d\u2019un grand nombre de rivières, qui se déversent dans le golfe St-Laurent.Ces cours d\u2019eaux qui, éventuellement, pourraient s\u2019avérer très importants pour les ressources forestières ou hydrauliques, sont devenue sans valeur, puisqu\u2019ils sont coupés par le 52e parallèle.En conséquence, l'installation de pouvoirs électriques et de moulins à papier, ne pourrait se faire, sans acheter d\u2019abord les droits de coupe et de réserve d\u2019eau à la province de Terre- Neuve.Par cette frontière, le jugement nous a non seulement dépossédé de l\u2019immense territoire (11,600 milles carrés) compris entre le 52e parallèle et le partage des eaux, mais il a fait perdre, pour nous, presque toute la valeur du territoire qu\u2019il nous laisse au-dessous.En effet, l\u2019histoire de pêche du siècle passé, est aujourd\u2019hui devenue une question de ressources naturelles et ces ressources, on les trouve davantage au fond des terres, que sur la grève.ve les moyens d'expédier son mi- nérai, alors qu\u2019il devrait refuser énergiquement de reconnaître cette frontière et prendre les moyens qui s'imposent pour la faire reculer jusqu\u2019à une ligne satisfaisante.Nous devons surtout cesser d\u2019aider Terre-Neuve à exploiter le Labrador en lui permettant d\u2019utiliser notre territoire et nos ports de mer du St-Lau- rent.Mais en avons-nous la possibilité ?Si le mouton montrait.les dents! Henri Dorion déclare: \u201cOn peut dire, pour conclure, que la position juridique de la province de Québec en face du jugement de 1927, forte à ce moment, s\u2019est progressivement détériorée depuis cette date.\u201d A ce sujet, il est question de reconnaissance tacite d\u2019occupation de territoire et de l\u2019entrée de Terre-Neuve dans la confédération.Mais la position juridique on s\u2019en fout.On sait ce que vaut pour nous la justice dans de tel- Je situation; y recourir c\u2019est retourner à 1927.La solution est bien différente: c\u2019est le chantage.A la fin de son exposé, Monsieur Dorion \u201cparle d'une solution généreuse\u201d ou la région mi- niére du Labrador serait un territoire commun aux deux provinces, une possession commune.Mais ce n\u2019est pas à nous d\u2019être généreux: nous n\u2019en avons pas les moyens.Pour faire la charité il ne faut pas être pauvre.détroit d'Hudson, au nord.Qu'est-ce que le Labrador ?n principe, c\u2019est cette partie de la péninsule québecoise ui con ine à l\u2019océan Atlantique, entre le détroit de Belle- sle (abords de Terre-Neuve) et le Cap Chidley, à l\u2019entrée du On définit du nom de Labrador \u2018 \u2018terreneuvien\u201d le territoire démesuré de la notion de \u201ccôte\u201d dans cette région.Voici quelques renseignements intéressants pour le lec- juin).Brouil 7 mois de l\u2019année.RES rere 5 chant a Sept Iles.En teur.SUPERFICIES En milles carrés Ile de Terre-Neuve 43,360 Labrador terreneuvien \u2026 112,000 Total Terre-Neuve et Labrador .\u2026\u2026 \u2026.155,360 Québec (sans le Labrador) .595,000 Québec au complet (Labrador récupéré) \u2026\u2026.\u2026\u2026 707 :000 CLIMAT Froid rigoureux, Enneigement prolongé (septembre à ards fréquents et tenaces.De plus les glaces rendent l\u2019accès des ports délicats ou impossibles pendant êts \u2014 Pêche (Morue).Depuis 1950, exploitation miné- ralière des immenses gisements du Fossé au Labrador, débou- in important potentiel hydro-électrique, en particulier aux puissantes Chutes Hamilton.AVENIR L'immense péninsule québecoise, actuellement habitée sur sa frange sud, peut voir (et verra sans doute) dans les cinquante prochaines années la multiplication d\u2019implantations comme celles de Schefferville, qui exploiteront les énormes richesses minérales du sous- -sol.moment de nous laisser \u201cdéposséder\u201d.Ce n\u2019est donc pas du tout le Sept 7 Tt ne d'Hudson 7 UNGAVA LIMITES NATURELLES AU LABRADOR \u2014 Labrador côriæn lil rabrador intérieur .Tracé de 1927 Carte montrant ce que l\u2019on devrait entendre raisonnablement par Côte du Labrador (en hachures horizontales).En hachures verticales, extension abusive des lords anglais à la notion de \u2018\u2018côtes\u2019\u2019, et du Labrador côtier.Une frontière.flottante Le fer, cette armature vitale de la vie moderne, on le trouve au coeur de notre province et son extraction, pour notre malheur et le bonheur des exploitants, se fait justement de part et d\u2019autre et même à cheval sur la frontière en question.Cette frontière est d\u2019ailleurs une ligne de brouillard.Le géographe Henri Dorion explique en substance: Ce qui, en fait, souligne avec le plus de force la futilité de la notion de ligne de partagé des eaux dans une région comme celle du Labrador, c\u2019est la présence de secteurs soumis à un drainage imprécis variable et changeant.L\u2019occurrence de tels caractères hydrogra hiques rend non seulement difficile, mais littéralement impossible la \u2018démareation, même approximative, d\u2019une ligne de partage des eaux.Et les exploitants (on devrait dire exploiteurs) s\u2019en donnent à coeur joie.Il est facile, en effet, d\u2019imaginer le marchandage Possible des compagnies minières, favorisées par la concurrence de deux provinces.La conséquence est que notre fer est pratiquement donné aux compagnies qui l\u2019exploitent.On dit souvent que le sol du Québec est riche, mais du côté du Labrador, c\u2019est une richesse qu\u2019on dilapide.Est-ce que, par des moyens occultes, ces puissantes compagnies travaillent à figer la frontière et à empêcher le règlement d\u2019une situation si avantageuse pour elles?On peut se le demander car la question semble assez secrète et le public n\u2019en est pas informé.Que se passe-t-il au juste, nous n\u2019en savons rien.- Et pendant ce temps, le Québec continue de fournir à Terre-Neu- Le Québec a les clés du Labrador Il faut accepter la solution de chantage, car c\u2019est elle seule qui peut donner au Québec une solution avantageuse.Ce chantage nous est d\u2019abord permis par les chutes de la rivière Hamilton.L\u2019électricité qui y sera produite devra passer par le Québec et M.Smallwood n\u2019a pas le choix.Malgré son projet mirifique de transporter l\u2019énergie électrique par chez-lui, en traversant le détroit de Belle- Isle, il attend encore la décision du Québec et c\u2019est cette décision qui permettra ou bloquera l\u2019exploitation des chutes Churchill.La traversée des lignes de transmission par le détroit de Belle-Isle ne peut être prise au sérieux, mais doit être considérée comme un bluff-publicitaire, destiné à faire croire aux Québécois que Terre-Neuve peut se passer du Québec et que nous pourrions perdre de l\u2019argent en refusant de conclure le marché aux conditions proposées.Ce projet n\u2019est pas sérieux et il ne se réalisera jamais pour une raison bien simple.En effet, le détroit est fréquenté par des Icebergs de grandes dimensions qui s\u2019échouent et dérivent, poussés par des courants de va et vient, pouvant atteindre une vélocité de quatre noeuds.Certain d\u2019entre eux raclent le fond au milieu du détroit.L'installation de fils électriques dans ces conditions est donc impensable.Lorsqu\u2019on sait que ces chutes représentent une puissance supérieure à celle du complexe Manicouagan-Outardes, on comprend le grand avantage de cette question pour un chantage éventuel exercé par le Québec.80 fe -Comean 0 so I 180 Milles Kilometres & Le] 9 Tv lds © cat I Sex Sup © pS i il {> Blane sablsn Fleuve St Laurent En hachures, la zone que le gouvernement Lesage essaie de se faire rétrocéder par celui de Joe Smallwood.Le R.I.N.récupérera la totalité du Labrador entre la baie d\u2019Hudson et l'Atlantique.En trait gras, tracé de 1927 de la frontière entre Terre-Neuve et Québec dans la région du Labrador.Ce qui vient étayer davantage la position de notre province, c\u2019est que le Québec possède la clef de l\u2019exploitation du minérai Terre-Neuvien.En fournissant le débouché de nos ports, nous avons jusqu'ici travaillé contre nos propres intérêts, alors que nous aurions pu bloquer toute exploitation du Labrador, en refusant qu\u2019elle passe par le Québec.L\u2019exploitation du Labrador est en effet à notre merci, malgré les prétentions fantasques et les histoires à dormir debout de M.Smallwood.D'ailleurs, la route suivie jusqu\u2019ici par le minerai Terre-Neuvien le démontre bien.Ce territoire est prisonnier d\u2019une ceinture de glace qui n\u2019y permet la navigation que durant une période d\u2019environ quatre mois par année et dans des conditions difficiles.Ceci rend toute installation portuaire non rentable.Les ports du St-Laurent, au contraire, permettent une circulation facile, pendant toute l\u2019année.Il faut donc utiliser au maximum ces moyens de pression dont nous disposons pour faire reculer les frontières.Il est ridicule de continuer de fournir à cette province, les seuls moyens dont elle dispose, pour exploiter des richesses dont nous avons été dépouillés, sur ses instances.En attendant un règlement définitif de cette frontière, il faut absolument que le Québec limite les exploitations à celles qui existent déjà.En effet, nous pouvons décider de l\u2019avenir du Labrador car, ce territoire fait physiquement partie du Québec et en dépend.Que justice nous soit faite! Jusqu\u2019à maintenant l\u2019action énergique de M.Smallwood et la molesse de nos dirigeants ont fait de Terre-Neuve un concurrent avantagé par l\u2019exploitation des mines sur la soi- -disant ligne de partage des eaux, mais un Québec déterminé à pousser sur ces frontières pourrait démontrer que, dans le doute, c\u2019est lui qui peut gagner la bataille et que Terre-Neuve doit se résigner à tenir compte de ses exigences.Il est vrai que, du sénat, dont la somnolence fut dérangée par la société St-Jean-Baptiste, nous est venu, au début de février, l\u2019appel aux armes de Monsieur Hollett à ses concitoyens, mais une telle extravagance démontre bien la faiblesse de la position de Terre- Neuve en face de cette frontière.Nous pouvons exiger de Terre-Neuve un changement de frontière important, en échange de notre collaboration.Il faut d\u2019abord exiger le partage des eaux du côté sud et sans rien offrir en échange; ce morceau nous appartient de droit, droit fondé sur un critère qui est par ailleurs si favorable à Terre- Neu uve.Nous devons exiger également le recul de la frontière ouest de façon à éliminer ce gonflement anormal du partage des eaux et régler du même coup le problème des mines.Le timide Baptiste dira peut-être que c\u2019est trop demander, mais nous venons de voir que, malgré les petites complications possibles à cause du laisser- aller du dernier demi-siècle, nous avons encore tous les atouts en mains.en ce sens petit coup de main.toires du Nord-Ouest.territoire et on se Et le reste du Canada ?| nous appartient un peu?Non ?Dans ce {£glement de comptes\u201d qui nous oppose à Terre- Neuve, le Québec a des arguments économiques de poids.ais il a aussi des arguments politiques très intéressants u'ils pourraient obliger Ottawa à nous donner un Le Québec, jusqu\u2019à nouvel ordre «(prochain d\u2019ailleurs) fait partie de la Confédération canadienne.Cette confédération ,exerce une autorité souveraine sur certains territoires aui \u201cappartiennent\u201d a la communauté, donc un peu a nous Québécois.Ces territoires sont le Yukon et surtout les terri- En principe le Québec a droit à 30% de ces territoires.Pour le moment, la première chose que le gouvernement Lesage devrait faire, ce serait d\u2019exiger que le ilinguisme y soit reconnu et surtout établi dans la réalité.(Avis à M.Laurendeau, le héros de sa commission bi-bi).Mais surtout, et dès maintenant, pour éviter que dans quelques années on nous refasse un coup aussi \u201ctordu\u201d que celui de la cote du Labrador, le gouvernement du Québec doit exiger l'application du principe qui commande l'attribution des terres polaires: Tout ce qui est au nord (ou au sud) du \u2018une nation lui est en principe reconnu.Pour le Québec, en vertu de ce principe, nous réclamons la Terre de Baffin.La superficie de cette ile immense représente environ 180,000 milles carrés.C\u2019est un peu glacé aujourd'hui, mais dans cinquante ans, on sera bien content peut-être de l'avoir, élicitera de l\u2019avoir réclamé et\u2026 exigé en 1966 ler MARS 1966 - r >) LE COIN DE FERNAND ROBIDOUX TOUJOURS TROP TARD \u201cLe hockey professionnel a prouvé qu\u2019il se f.de notre sport, a moins que ce ne soit une mine d\u2019or pour quelques-uns.Et, dans leur cupidité, les professionnels ont complètement oublié que leur programme d\u2019expansion comportait la semence même de .la mort du hockey.La Ligue nationale est notre circuit, notre orgueil et notre sport, mais on a finalement admis qu\u2019aucun de ces-titres ne signifiait quoi que ce soit pour les gouverneurs, à l\u2019exception d\u2019être un moyen d\u2019aveugler le public, d\u2019obtenir notre aide pour développer des joueurs pour eux gratuitement et de mousser la publicité et les recettes a leur profit.Les barons de la Ligue et leurs nouveaux associés aussi cupides ONT REDUIT LE ROLE DU CANADA A CELUI D'UNE FERME GIGANTESQUE D\u2019ESCLAVES DU HOCKEY.Nous ne sommes plus que la Côte d'Or du hockey.Les professionnels.n\u2019ont plus qu\u2019à exploiter leurs affaires ailleurs.Que notre sport national revienne aux gens auxquels il appartient vraiment, à ceux qui en ont fait un sport international et au peuple canadien.\u201d (Gordon Jukes, secrétaire général de l\u2019Association canadienne de Hockey amateur.) Ces sentiments vous honorent, monsieur Jukes.mais, encore une fois, vous éclatez au moment ou le mal est fait.L\u2019 establishment nord- -américain a pris toute la place et vous devez vous incliner.\u201cLe moins qu\u2019on puisse dire de l\u2019expansion de la Ligue nationale, c\u2019est qu\u2019il s'agissait d\u2019une question de piastres.Il a même été admis qu\u2019on avait refusé la demande de Vancouver parce que cette ville ne pouvait offrir LES MEMES ACCESSIBILITES AUX GRANDS RESEAUX DE TELEVISION qui jetteront des millions dans la mêlée.D'ailleurs, le ton des communiqués est clair.On n\u2019y parle pas des joueurs, ni du calibre de jeu.On n\u2019y parle que de millions.\u201d (Gérard Gosselin \u2014 Le Devoir.) Vous sentiez depuis longtemps, monsieur Gosselin, que les directeurs préparaient un tel coup.Pourquoi ne pas avoir alerté vos lecteurs ?\u201cLe joueur de hockey est un travailleur comme les autres.Son travail consiste à faire entrer la rondelle dans les buts.Le joueur de hockey est aussi un artiste de la télévision.On dit que des considérations d\u2019argent, LIEES AUX DROITS QUE LA LIGUE \u2018NATIONALE\u2019 POURRA PERCEVOIR SUR LE TRANSMISSION DES JOUTES A LA TELEVISION, ne sont pas étrangères au choix de Los Angeles, San Francisco, Pittsburgh, Minneapolis, Philadelphie, Saint-Louis et à l\u2019échec de la candidature de Vancouver.Montréal faisant partie de cette ligue américaine, faussement appelée \u2018nationale\u2019, étonnons-nous qu\u2019aucun de nos ministres n'ait eu l\u2019idée de nationaliser l\u2019équipe des CANADIENS tricolores et tout ce qui va avec, ne serait-ce que pour faire éclater.au grand jour CETTE INVRAISEMBLABLE FUMISTERIE \u201cNATIONALE\u201d.La vérité, c\u2019est que NOTRE SPORT NATIONAL EST COLONISE PAR L'ARGENT\u201d.(Guy Cormier \u2014 La Presse.) Je ne le vous fais pas dire, monsieur Cormier.Voyons si vos attitudes, face, toujours, à l\u2019 \u201cestablishment nord-américain\u2019, seront aussi claires et nettes.\u201cLa semaine dernière, à New York, est décédée la Ligue nationale de hockey, à l\u2019âge de 49 ans et trois mois, des suites d\u2019un étouffement progressif\u201d.(Gérard* Gossélin, \u2014 Le Devoir.) \u201cLe hockey* est\u2019 une \u2018bébetle\u2019 \u2018inventée.par les Canadiens, et les\u2026 Américains ont \u2018constaté qu\u2019il y avait de l\u2019argent à faire avec cette \u2018bébelle\u2019.Ils s\u2019en sont tout simplement emparé comme ils l\u2019ont fait pour nos mines, nos forêts et à peu près toutes nos ressources naturelles.\u201d (Théaume Brisebois \u2014 Dimanche-Matin.) \u201cEn voulant bien admettre qu\u2019il se trouve de bons amateurs de hockey aux Etats-Unis, il reste que les Américains se f.depuis presque toujours de notre sport national.Comme tous les autres sports majeurs en Amérique du Nord, le hockey est aussi devenu un gros \u2018business\u2019.\u201d (Maurice Richard \u2014 Dimanche-Matin.) Que la ligue nationale de Hockey repose en paix ! Nous ne pouvons plus rien pour elle.Elle a succombé au virus continentaliste, administré cette fois par les Norris (Chicago) et Smythe (Toronto).Il ne nous reste plus qu\u2019à espérer que des \u2018faiseux de piasses a la : U.S.A.ne dégradent pas ce sport, comme ils ont fait de la lutte et de la boxe.Des remèdes ?Celui de Lionel Fleury, président de l\u2019Association canadienne de hockey amateur, qui préconise la formation d\u2019une ligue ne groupant que des clubs d\u2019en- deca le 45e.et celui d\u2019Emile Bouchard, qui souhaite la formation d\u2019un circuit junior majeur dans les frontières du Québec, afin, dit-il, \u201cque nos jeunes Canadiens français échappent aux équipes des Etats- Unis et de l\u2019Ontario, où ils doivent poursuivre leurs études en anglais.\u201d Mais ce ne sont là que pieux requiems.La télévision U.S.A., via ses commanditaires, les agences de publicité qui lui sont toutes dévouées,.nous satellise _ chaque jour un peu plus.Elle trouve malheureusement en terre canadienne.et méme au Québec, des complicités intéressées.L\u2019invasion par les ondes est d\u2019autant plus pernicieuse qu\u2019elle touche l\u2019esprit de nos gens.Messieurs les journalistes, alertez le peuple avant qu\u2019il ne soit trop tard.car les funérailles de la presse écrite nationale suivront de très près celles de notre radio-télévision, déjà fortement ébranlée.878-2470 387-7201 Palin Hydraulique Enrg.ENTRETIEN \u2014 RÉPARATION \u2014 ASSEMBLAGE DE SYSTEMES HYDRAULIQUE ET PNEUMATIQUE _ SERVICE 24 HEURES 920, Gauvin Montréal CLAUDE MERCIER, ner.Rodolphe Gilbert NOTAIRE 2040 est, boul.Gouin, Montréal 12 388-3170 MONIQUE L\u2019INDEPENDANCE VERMONT & i Monique Vermont est née au Maroc durant la derniére guerre \u2018mondiale.Un peu plus tard, elle Tetournait en Belgique avec ses parents Wallons.Quelques années s\u2019écoulèrent et la famille décida alors de venir s\u2019établir à Montréal.A cette époque, Monique n\u2019avait que sept ans.Aujour- d\u2019hui elle a choisi la carrière d\u2019interprète, et l\u2019on peut dire \u2018sans crainte, qu\u2019elle peut maintenant s\u2019aligner au côté des grandes diseuses québécoises telles Renée Claude, Pauline Julien, Monique Leyrac et Ginette Ravel pour ne nommer que celles-ci.Depuis ses débuts, Monique n\u2019a cessé de travailler d'arrache-pied.ny a aucun doute qu\u2019elle soit une interprète unique en son genre et qui donne de la vie à tout ce qu\u2019elle touche.Tantôt, vous vous laisserez, par ses interprétations, transporter vers la Grèce avec la chanson de \u201c\u2018Zor- ba\u201d; un peu plus loin, elle vous fera faire la connaissance de \u201cLéon\u201d.Et puis, la ronde continue, avec autant de chansons et autant de personnage différents sortant de cette petite \u201cMôme\u201d qui peut aussi bien terminer un spectacle par une chanson du frand Léo Ferré ou ençore d\u2019un jeune compositeur, aujourd\u2019hui inconnu du public.Monique Vermont fit ses débuts à \u201cLa Catastrophe\u201d et c\u2019est le sympathique \u2018 \u201cSammy\u201d patron de cette boîte qui l\u2019encouragea à continuer.Ce dernier est très fier de sa protégée et c\u2019est pour cela que vous pourrez à l\u2019occasion la retrouver à cette boîte à chanson de la rue Guy.Q.\u2014 Monique Vermont, dites- moi quand avez-vous décidé définitivement d\u2019opter pour la carrière de diseuse ?R.\u2014 J'ai décidé de chanter parce que ça me plaisait.Au tout début c\u2019était un essai et quand jai vu que ça marchait, j'ai persévéré en ce sens.Q.Avec qui avez-vous fait vos débuts ?R.\u2014 Avec Tex Lecor et André Loiseau a \u201cLa Catastrophe\u201d.\u2014 Quel sont vos projets immédiats ?\u2014 Travailler dans le plus de cabarets et de Boîtes à chanson possible en plus de faire de la télévision et de préparer un prochain disque.Q.\u2014 Est-il vrai que vous allez bientôt interpréter une chanson que Richard Bizier a écrite en collaboration avec Marie-Perle Quintin ?R.\u2014 Oui ! C\u2019est tout à fait exact.Q.\u2014 Monique Vermont êtes- vous en faveur de l\u2019unilinguisme français ?R.\u2014 Oui naturellement, parce qu\u2019il y aurait moins d\u2019handi- caps vis-a-vis les Québécois et que c\u2019est plus normal pour une nation de s\u2019exprimer dans sa langue maternelle.Car partout dans les pays ou il y a plusieurs langues officielles des conflits linguistiques surgissent alors.\u2014 Comment expliquer Ia grande sympathie des artistes Québécois envers la cause de l\u2019Indépendance du Québec.R.\u2014 Je pense que chez les artistes et les poètes québécois, la poésie et la chanson sont une façon d\u2019exprimer le désir d\u2019épanouissement de la nation québécoise en quête de liberté.Comme tout Canadien français qui se respecte, les artistes du Québec ne restent pas indifférents à l\u2019avenir de leur pays.\u2014 Croyez-vous que le Ministère des Affaires culturelles fait .assez pour encourager les artistes au Québec 2\u2014 D'après moi, les bourses que le Ministère des Affaires Culturelles octroie ne sont pas assez nombreuses.Il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine.\u2014 Quels sont d\u2019après vous les jeunes chansonniers qui promettent le plus au Québec.R.\u2014 D'abord il y a \u201cLes Bachots\u201d, \u201cLes Quatre-Vingt\u201d, Claude Dubois et Robert Charlebois.Il ne s\u2019agit pas pour les jeunes d\u2019écrire uniquement les chansons mais aussi de bien savoir les exprimer.\u2014 A quand votre prochain disque et quelles chansons y in- terpréterez-vous ?R.\u2014 Je ne sais pas encore ce que je choisirai.Je dois rencontrer d\u2019ici peu mon directeur artistique M.Matti pour discuter du sujet.Q.\u2014 Après \u201cLa Catastrophe\u201d, dans quelles autres boîtes à chanson aurons-nous l\u2019occasion de vous entendre ?R.\u2014 \u201cChez Gaétane\u201d dans quinze jours.Je dois la remplacer pour une semaine lors de son départ pour Québec.Après cela, je ferai la tournée des Boîtes et des cabarets en province.Q.\u2014 Quel genre de public préférez-vous ?R.\u2014 Vous savez, c\u2019est assez difficile à dire puisque chaque soir le public est différent.Bien entendu je préfère un public qui sait écouter un spectacle.Q.\u2014 Monique, quelles sont vos passe-temps favoris ?\u2014 J'aime beaucoup le classique et les chansonniers québécois et dans le populaire Azna- vour et Bécaud.Monique Vermont, Je vous remercie beaucoup et a trés bientôt, car nous ne manquerons sûrement pas l\u2019occasion d\u2019aller vous entendre.Exclusif à l\u2019Indépendance vouloir langue des anglais.Pense-t-il sin- LES \u201cICE FOLLIES\u201d PAGE 5 UNE LONGUE INSULTE AUX CANADIENS FRANCAIS Du 8 au 15 février, au Forum, la revue \u201cIce Follies\u201d a attiré des milliers de Montréalais de 7 à 77 a La publicité bilingue de ce spectacle rejoint un vaste auditoire et les recettes sont certainement plus que satisfaisantes, puisque chaque année cette troupe revient au Québec.Or, nous savons que pour nos voisins américains, le $ est très important.Donc, ils reviennent parce que c\u2019est payant.Mais, le bilinguisme e MM.Shipstads & Johnson ne va pas plus loin que la publicité.Tout le spectacle est unilingue.anglais: présentation, commentaires, explications des tableaux, nomenclature des vedettes, pas un \u201cpôvre\u201d mot de francais, et ça dure depuis 30 ans.Ces gens-là viennent chez nous depuis \u201c30 ans\u201d chercher des millions de dollars et ils ne se sont pas encore aperçus QU\u2019AU QUEBEC ON PARLE FRANCAIS.Même le programme de 24 pages qu\u2019on vous vend à l\u2019entrée est rédigé exclusivement en anglais, sauf une phrase sur la dernière page.A Montréal (deuxième plus grande ville française du monde) dont les deux tiers de la population parlent français, de pareilles manifestations de mauvaise foi deviennent intolérables! Qui est responsable d\u2019une pareille \u201cbouffonnerie?\u201d Monsieur Pierre La- porte pourrait peut-être répondre à notre question, lui qui accuse les tenants de l\u2019unilinguisme de \u201carracher\u201d de force la cèrement que son pieux souhait du français prioritaire (car il semble bien que ce ne fut qu\u2019un pieux souhait) puisse arrêter de pareils scandales toujours répétés.De RT] pin IGE FOLLIE Tm YI RSARY SH Tl Pourrons-nous imposer la lan- sont là, étalés dans toute leur gue de la majorité sans une lé- brutalité.Où sont les extrémistes?gislation proclamant l\u2019unilinguis- me français au Québec?Les faits Thérèse Lesrosiers agences privées de police pour maintenir l\u2019ordre sur leur propriété.On sait aussi que le Concile a modifié plusieurs façons d'agir dans les églises.Serdit-ce par souci de moder- A nisation, I'église Saint-Louis- de-France, à Québec, s\u2019en remet à l'agence Philipps Investigation Bureau pour faire la quête aux 4 messes.Et par des agents en uniforme de police.Il est difficile de croire que cette innovation contribue à attirer les fidèles à la messe, et surtout à améliorer l'opinion qu'\u2019entretient la jeunesse d'aujourd'hui envers l\u2019Eglise ca- holique.én?2 m2 Comment les écoles de Hull perdent $57,000.00 par année Le RIN de Hull a révélé au public dernièrement, un des multiples exemples révoltants de la vie en pays conquis.Hull est une ville du Québec de 60,000 habitants, francophones et catholiques à 90 p.100 ou plus.L\u2019année dernière, un syndicat dirigé par M.Bertram Loeb construisait dans cette ville un grand centre commercial nommé PLACE CARTIER.Il y a vingt ans, un M.Achbar fondait un gros commerce de meubles et choses du genre en pleine rue principale.Or, nous apprend le RIN de Hull, Messieurs Loeb et Achbar versent sans vergogne les taxes scolaires de leurs entreprises respectives à la commission scolaire très minoritaire anglo-protestante de Hull alors que les profits de ces compagnies proviennent d\u2019une clientèle presque totalement ca- nadienne-française et catholique.Résultat: La Commission scolaire de Hull, celle qui sort d\u2019une grève d\u2019un mois et demi pour difficulté de payer ses professeurs, a perdu dans ces deux cas seulement, et cette année seulement, au moins $57,000, soit $45, 000 pour la PLACE CARTIER et $12,000 pour le magasin Achbar.UNE ORGANISATION # A PHILIPPS ENVAHIT 5 L'EGLISE EFFICACE ; On sait que de plus en plus y d'établissements ont recours aux Telle la vérité, la rumeur est souvent méchante.M.Jean Le- sage, Premier ministre du Quté- bec, aurait été nommé le plus bel homme du Québec, au concours du programme radiophonique Place aux Femmes, grâce à l'efficacité de son organisation électorale qui a vu à faire GERIN-LAJOIE DANS OUTREMONT Une rumeur persistante et de plus en plus répandue veut que le ministre Paul Gérin-Lajoie soit forcé de changer de comté lors de la prochaine campagne électorale.Sa cote de popularité serait à la baisse dans Vaudreuil- Soulanges à cause de ses absences prolongées du comté, de parvenir le nombre requis de vola hausse des taxes scolaires et i tes.wsse | dre de l'établissement des régiona- ; CONGEDIEMENT A les.M.Gérin-Lajoie songerait à L\u2019HYDRO-QUEBEC se présenter comme candidat a dans un district urbain et il au- 3 Le jeune écrivain Paul Cham- rait même choisi Montréal- berland aurait été congédié ré- Outremont qui sera probable- cemment de UHydro-Québec à ment laissé vacant par lex- cause de ses idées indépendan- fistes.ministre Georges-Emile Lapal- FY ose pA 0 rast pe 5 ge Tye Ce Congrès national du RIN les 28 et 29 mai Cette année, le congrès national du RIN aura lieu à Québec les 28 et 29 mai.Le lieu du congrès sera, comme en 1964, l'Académie de Québec.Ceux qui ont participé au congrès de 1964 se réjouiront de ce choix.En effet, l'Académie de Québec offre un cadre particulièrement agréable et propice, par la commodité et la beauté de ses salles d\u2019assemblées, de ses salons, de sa cafétéria et de sa piscine, de ses terrains.Le cationnement y est facile.Ceux qui le désireront pourront y réserver une chambre à prix modique.Notre congrès cette année revêtira une importance particulière, du fait de la proximité des élections.Tous les membres, délégués ou non, voudront y assister.Des renseignements plus complets et plus détaillés seront publiés plus tard dans l'Indépendance.DATE LIMITE POUR LES PROPOSITIONS: 26 MARS Tous les membres intéressés à voir certaines propositions discutées au prochain congrès national, doivent prendre note et tenir compte de deux articles importants des règlements du congrès: ® Un individu ne pourra présenter de proposition concernant la constitution, le programme ou la régie interne.Ce droit sera réservé aux sections, aux comtés et aux régions, ainsi qu'aux divers comités.© Toute proposition venant des sections, comtés ou régions, concernant le programme, la constitution ou la régie interne devra être envoyée au secrétariat national du R.I.N.NEUF SEMAINES avant la tenue du congrès.Le sens de ces articles est clair: tout membre intéressé à présenter une proposition au congrès doit d\u2019abord présenter cette proposition à une assemblée de son comté ou de sa région, qui, en cas de vote favorable, verra à faire parvenir le texte de la proposition au secrétariat national AVANT LE 26 MARS.Ql 5305, 11e Ave Rosemont, #1 Montréal, 36 2775, Gentilly Jacques-Cartier LEFEBVRE ET ASSOCIES INC.LES SERVICES PROFESSIONNELS ASSURANCES GENERALES ASSURANCE-VIE Tél.729-1845 D'ASSURANCES ENR.MARCELLE fleuriste 521, AVENUE DE L'ÉGLISE, VERDUN MEMBRE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL PROPRIÉTAIRES : M.Ls.Ph.LESAGE © GÉRANTE: MLLE LISE LESAGE NOS STUDIOS SONT OUVERTS TOUS LES JOURS, Y COMPRIS LE DIMANCHE, DE 9 HEURES À 9 HEURES LIVRAISON PAR TOUTE LA VILLE SEPT JOURS PAR SEMAINS 14 ARTISTES À VOTRE SERVICE 24 HEURES PAR JOUR FLEURS TÉLÉGRAPHIÉES DANS LE MONDS ENTIER COMMANDES TÉLÉPHONIQUES ACCEPTÉES 24 HEURES PAR JOUR Dr Lorenzo P.Favreau OPTOMETRISTE D 257 est, rue Ste-Catherine [J 6886 rue St-Hubert D) 7227 boulev 7 : Pie IX 0 Clin.que nr.cale Anjou, 8250 Chatillon Jour: 288-6703 \u2014 Soir: 727-4957 Dr ERNEST J.BILODEAU, CHIROPRATICIEN RAYONS X Service 24 heures \u2014 Appels à domicile \u2014 Sur rendez-vous \u2014 3980 est, Sherbrooke (près) Pie-IX CL.4-1151 TÉLÉPHONE: 768-9413 y ! PAGE 6 UN AUTRE EXEMPLE DU SORT FAIT AUX INDEPENDANTISTES L'INDÉPENDANCE SAVIEZ-VOUS QUE Le R.I.N.a pour politique de ne pas rémunérer son président.Il est facile de comprendre que cette politique a demandé de durs sacrifices et occasionné VOYAGEUR d\u2019énormes soucis financiers à tous les présidents du R.IN Vous êtes vous déjà demandé par quels prodiges Pierre Bour- gault, président du R.I.N.depuis bientôt deux ans, a pu consacrer tout son temps au service 10 Février 1966 du Parti ?re.les arrangements in .8 Y1nqu® madaire ai ie \\ Hebdo a el publié \u20ac ymprime PT ce invités à or hebdotadaire & I est de Mat = Le manque de communication entre les différents groupements dans les villes et même entr les villes, n'apporte que du dédain et de la jalousie.L'avancement culturel\u201d \u201csocial et économique de la Gaspésie ne se réalisera qu'avec du travail, de la coopération et de l\u2019 avancement.Le Voyageur n\u2019a êté établi que pour fournir un moyen de commu- _nication pour gromouvoir la comprehension et la \"Tonne volonte À ceux qui veulent poursuivre des buts politiques nous ne pouvons qu offrir espace pub icitaire.Pour les ideed separatistes) nous n avons ni sympathie ni d'espace: Ncus avons choisi de demeure feutres durant les campagnes électorales et dans les conflits entre les ouvriers et les patrons.Toutes les organisations gaspés iennes avec des buts honorables sontinvitées à utiliser les ser- oyageur.vices du Prenant conscience de cette CORRESPONDANTS BARACHOIS Mr.W.J.Chicoyne.MARSOUI Mlle Isabelle - Sohier NEW CARLISLE Mrs.J.P.Dallain.NEW RICHMOND Mrs.Charles Watson.CARLFTON Mile Louise Lavoie.CHANDLER Mrs.D.Ravenscroft.DOUGLASTOWN Mr.J.Clive Briard.GASPE au secrétriat national, Mrs.Cecil Vibert.rc¢alité, en septembre 1964, un groupe de membres décida de créer un fonds destiné à faciliter, dans la mesure du possible, les nombreux déplacements qu'occasionne la fonction de président du R.I.N.Depuis deux ans, grâce aux donateurs anonvy- mes du \u201cFonds du Président\u201d, M.Pierre Bourgault à pu consacrer tout so ps au service de INDEPENDANCE DU QUEBEC.Il a prononcé des centaines de discours et participé a de nombreux débats et colloques.Il a accordé des entrevues à tous les journalistes qui ont demandé à le rencontrer.Il a parcouru le Québec en tous sens et jusque dans les coins les plus reculés.Chaque après-midi, il est à son poste.Devant l'évidence d'une élection provinciale prochaine, nous croyons le moment venu de si gnaler aux membres et aux sympathisants, l\u2019existence de ce fonds afin de le consolider et d'en assurer la continuité.Dans le but de libérer les présidents, actuels et futurs du R.I.N, des soucis financiers et devant l\u2019importance d'assurer au PARTI la complète disponibilité de son président, dimanche le 6 mars RIVIERE AU RENARD a 6 heures, au Restaurant Mme P.P.Plourde.\u201cButch\u201d Bouchard, vous êtes ST.GEORGES DE MALBAIE Mme Donatien Dion.GASPE Lionel Bernier CAPE COVE Donat Grenier CHRONIQUEURS Clive Briand \u2018Wise Owl** tous conviés à un grand souper québécois au bénéfice du \u201cFonds du Président\u201d.Le prix d'entrée est laissé à la discrétion de chacun.De votre contribution dépendra l\u2019avenir de ce fonds dont les besoins deviennent de plus en plus pressants.Raymond Lévesque, chan- sonnier-indépendantiste renommé a déjà offert sa contribution au succès de ce souper.Il viendra gracieusement nous divertir de ses chansons et monologues.Ne risquez pas d'être déçus, la salle ne contient que 450 pla- ces ! Pour réservations voir l'annonce qui suit.Yves Poitras, Administrateur du \u201cFonds du Président\u201d BON DE SOUSCRIPTION Fonds du Président 1382 est Beaubieu Montréal, Québec.Veuillez trouver sous-pli, ma contribution au montant de .00 payable à l\u2019ordre du \u201cFonds du Président\u201d pour la réservation de (places) au \u201cSOUPER QUEBECOIS\u201d.NOM ADRESSE TELEPHONE Nous vous ferons parvenir vos billets par le retour du courrier.Restaurant \u201cBUTCH\u201d BOUCHARD\u201d, salle \u201cVieille France\u201d Pour renseignements: 387-2104 \u2014 725-9831 \u2014 274-8055 \u201cFaites-le maintenant.le 7, SOUPER QUEBECOIS au profit du Fonds du Président (voir Saviez-vous que., en page 6) Dimanche le 6 mars 1966, a 6 heures du soir 881 est, rue De Montigny, Montréal Prix.selon votre générosité il sera trop tard\u201d.VOYAGES 1966 | \u2014 Vacances de Pâques à la GUADELOUPE et MARTINIQUE Du ler au 11 avril, en avion, $480.00 Il \u2014 Paques en TERRE-SAINTE: 21 jrs (Mgr R.Marien), $998.Ill \u2014 EUROPE: 13 pays, 64 jrs (compris Espagne et Portugal), Bateau ou avion (23-30 juin), 9e Tour, -1298.00 IV \u2014 MOYEN-ORIENT: 21 jrs, en juillet (M.l\u2019abbé A.Lamou- reux) 64 jrs, $1586.V \u2014 EUROPE et MOYEN-ORIENT combinés, RENSEIGNEMENTS: Voyages Bel-Air: 2155, de la Montagne, Mtl, 844-8817 Voyage Bel-Air: 34, Côte de la Fabrique, Qué., 529-3749 M.G.Bellefleur: 3973 Mentana, Mtl, 523-2583 DIVISEUR \u201cAIR FLASH\" 152 mm et 203 mm ¥ WP RTE * \u201cpour PERCEUSES ou PETITS TRAVAUX DE FRAISAGE * \u2018 INDEX 24 DIVISIONS EN 12 SECONDES + TRAVAIL AUTOMATIQUE - PRÉCISION JUSQU'A 3° * SE REGLE A TOUTE DIVISION JUSQUE 48 * COMPACT \u2014 EFFICACE \u2014 RAPIDE Détails complementaires et caractéristiques sur demande à : Dugas Machine Works, Inc.1826 W.Commerce $f.Ri.7.2230 Dnullas 3, Texas \u201cL' INDEPENDANCE PAR LE SOL\u201d IMETRILES nu TEE, | COURTIER.W.P.O'LEARY.H.E.C.MONTREAL + CR.3-23-23 - LAURENTIDES ) ÉTAT pu QUEBEC LOUIS-ROLAND PESANT, Ls.c.ILd.4140, boul.Lévesque St-Vincent-de-Paul ASSURANCE Feu, vie, vol, responsabilité Tél.: 661-7668 IMPORTATEUR DU LIVRE FRANÇAIS LIBRAIRIE ONTARIO 4030 EST, ONTARIO i LITTERATURE GENERALE HISTOIRE - NOUVEAUTES LA.3-4333 2 LIBRAIRIES LIBRAIRIE DOMAINE CENTRE D'ACHAT DOMAINE .DACTYLOGRAPHES VENTES ET RÉPARATIONS ARTICLES DE BUREAU PRES PIE IX DEPOSITAIRE DES PRODUITS WATERMAN L.DUBOIS, PROP.254-0071 9945 rue Paris (coin boul.Industriel) MACHINISTES Dorion et frére manufacturiers et fondeurs réparations en général ouvrages de presse production - repoussage du métal en feuilles développements d\u2019inventions A MONTREAL-NORD \u2014 TEL.: 322-0320 Par mesure de prudence A l\u2019occasion des fêtes de la Confédération, la revue de langue française CHATELAINE \u2014 propriété anglo-américaine comme de bien entendu -\u2014\u2014 lance un grand concours de rédaction.Trois prix de $1.000, de $800 et e $600 seront attribués aux trois auteurs qui rédigeront les trois meilleures Nouvelles Historiques.Jusque là, rien de plus normal.Là où la prudence de la Mac- len-Hunter qui édite CHATELAI E se manifeste, c\u2019est que ces nouvelles doivent porter UNI QUEMENT sur la période historique qui s\u2019étend de la découverte du Canada par Jacques Cartier en 1534 \u201cjusqu\u2019à la Confédération qui unit les provinces en 1867.\u201d Les lecteurs de CHATELAINE étant Canadiens-français, les éditeurs anglophones ont jugé plus prudent de ne pas inclure les cent dernières années parmi les sujets de rédaction.Ca leur évite ainsi d\u2019avoir à publier un texte primé qui décrirait la tragédie quotidienne des Canadiens français dans la Confédération.Le diable dans 7 , .l'eau bénite Il est amusant, par le temps qui court, d\u2019observer les gros bonnets anglo-canadiens se débattre comme des diables dans l\u2019eau bénite devant la \u201cmenace\u201d de Jl\u2019unilinguisme français au Québec.Il ya quelques jours, c\u2019était le major général R.H.Keefler, président de la Chambre de Commerce du Canada qui venait, dans la ville de Québec, tenter de faire comprendre aux Canadiens français l\u2019inutilité d\u2019une mesure législative en ce sens.\u201cCe n\u2019est pas tellement par des lois, a dit le brave général, qu\u2019on arrivera à faire reconnaître le français comme langue de travail, mais en éduquant les gens et en travaillant à leur ouvrir Pesprit.\u201d Il va de soi que c\u2019est l\u2019esprit des Anglo-canadiens qu\u2019il faut travailler à ouvrir.Et d\u2019aucuns disent que ce peut être très long.Mais au fait, si la reconnaissance légale d\u2019une mesure linguistique n\u2019a aucun effet, pourquoi alors les provinces anglaises s\u2019opposent-elles avec acharnement à reconnaître légalement Pofficialité du francais chez elles?On n\u2019a pas raison de craindre les effets de ce qu\u2019on avoue être sans effets.C\u2019est la façon anglo-saxonne de philosopher quand on défend ses intérêts.Mais les Canadiens français ne sont pas dupes.Ils savent trop ce que veut dire cette phrase qu\u2019 \u2019ajoutait le général Keefler: \u201cJe suis en faveur de l\u2019usage des deux langues, dans la mesure où cela peut s'appliquer sans trop d\u2019inconv énients.Un signe des temps Trop révélateur pour ne pas être cité.Les journaux rapportent que sans l\u2019intervention de la police, le char allégorique du Centenaire de la Confédération aurait été démoli par la foule lors du défilé du carnaval de Québec.Mais ce n\u2019est pas tout.Le nom de Mme Jean Lesage, épouse du premier ministre et conjointe du plus bel homme de la Confédération, fut huée par les 16,000 personnes qui assistaient à la joute de hockey des \u201cpee-wee\u201d au Colisée de Québec dans le cadre du même carnaval.La centralisation plus menacante que jamais On sait avec quelle ténacité le Canada anglais essaie d\u2019augmenter l\u2019autorité du gouvernement fédéral sur les universités canadiennes.Mais voilà que le 16 février, un député libéral de Terre- Neuve, M.Richard Cashin, a lancé la proposition d\u2019aide fédérale à l\u2019éducation élémentaire et secondaire.Première tentative, la proposition n\u2019a pas encore eu de suite, mais l\u2019idée sera certainement reprise bientôt.Evidemment, affirme le pro- poseur Cashin, \u201cl\u2019éducation est et doit rester de juridiction provinciale\u201d.La pensée anglo-saxonne connaît de ces accommodements qui répugnent à la logique française.Mais ce qui est plus pitoyable, c\u2019est que nos députés de langue française du Québec ainsi que tous nos Fédéralistes ne semblent pas se rendre compte de la séculaire offensive anglo-canadienne pour faire du Canada une union législative où le parlement d\u2019Ottawa aurait droit de juridiction dans tous les domaines.Hélas, que voulez-vous?disait Décartes.\u2018Je ne puis prouver l\u2019existence du soleil à celui qui refuse de le voir.\u201d Un monopole que Québec ne détient pas - On croit souvent que le Québec détient le monopole des scandales politiques.C\u2019est exagéré.On parle de ce temps-ci d'une transaction qui aurait permis à la compagnie MacNamara-Gunnar de Toronto de réaliser un profit de $1 million \u2014 comme pour l\u2019affaire de la RAQ a Ville La- Saile \u2014 en vendant au gouvernement de l\u2019Ontario, aux prix de $3 .tissements lucratifs, millions un édifice qui ne coûtait que $2 millions.Les journaux écrivent que la compagnie MacNamara-Gunnar avait offert, il y a quelques années, un souper public en l\u2019honneur du Premier ministre John Robarts, nouvellement choisi chef du parti conservateur ontarien.Faut-il en rire ou en pleurer?Mardi soir, le 8 février dernier, Mme Cécile O\u2019Reagan, échevin d\u2019Ottawa et Canadienne-française malgré son nom, appuyée de M.Jules Morin, autre échevin de cette ville, croient avoir remporté au conseil de ville de la capitale du Canada prétendument bilingue, une grande victoire qui serait l\u2019aboutissement de 99 années de luttes au sein de la Confédération.Cette victoire des minorités françaises consiste en l\u2019adoption, à l\u2019unanimité, d\u2019une proposition à l\u2019effet que le Bureau des Commissaires d\u2019Ottawa (sorte de comité exécutif du conseil de ville) \u201cETUDIE la possibilité de faire imprimer, en français et en anglais, les en-tête de lettres, les avis d\u2019évaluation et d'impôts et d\u2019autres imprimés émanant de l'hôtel de ville.\u201d \u201cA la surprise générale, nous dit LE DROIT, journal français d\u2019Ottawa, les membres du conseil (en grande majorité de langue anglaise) et le maire Reid, prononcèrent le traditionnel mot \u201cCarried\u201d (qui veut dire adopté) pour indiquer qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019opposition.Et les Franco-Ontariens jubilent depuis.Pensez donc, les Anglais ont consenti à ETUDIER le problème du papier à lettre à en-tête bilingue à Ottawa! Quand on sait ce que veut dire le mot \u201cétudier\u201d en politique.Moi, je me demande si les Québécois de langue française doivent rire ou bien pleurer de voir l\u2019établissement de la République du Québec ralenti parce que PEUT-ETRE dans un lointain avenir, les Canadiens français d\u2019Ottawa auront un jour du papier à lettre bilingue à l\u2019hôtel de ville.Un farceur nommé Pugsley Pour être bien sûr d\u2019avoir compris, j'ai lu dans deux journaux le compte rendu de son discours prononcé à Montréal le 8 février.Et j'ai malheureusement bien compris.Le professeur Pugsley de I'université McGill ose dire, d\u2019abord, \u201cLes Anglais n\u2019ont jamais voulu, ni même tenté, de déplacer des Canadiens français.Ils ont simplement occupé un secteur vide.\u201d C\u2019est facile alors de créer des secteurs vides aux fins de les occuper soi-même.Il n\u2019y a qu\u2019à faire comme les Anglais en 1760: entrer dans le pays par la force des armes, brûler les maisons et les récoltes, expédier l\u2019élite dans la mère- patrie \u2014 et le tour est joué.La petite nation conquise est décapitée et le Conquérant est alors justifié de la remplacer dans tous les secteurs lucratifs.Mais il y a plus que ça dans la pensée du savant professeur Pugsley, car celui-ci propose aux Canadiens français SA formule pour \u201cintégrer\u201d, comme il dit si bien, les milieux d\u2019affaires anglais et français du Québec.Pourquoi pas puisque \u201cAu Québec, les besoins des deux groupes se complètent.\u201d Voyons comment, dans l\u2019esprit d\u2019un professeur anglo- canadien de McGill, ces besoins qui se eom- plètent doivent s'intégrer.\u201cLe capital et le \u2018\u201cknow-how\u201d cana- diens-anglais cherchent des inves- le Canada français veut obtenir un plus grand nombre d\u2019emplois.\u201d Alors, associons-nous.Bref, cela ne veut rien dire de moins que ceci: laissez-nous placer au Québec nos capitaux et diriger les entreprises afin d\u2019exploiter vos richesses naturelles et vos marchés; vous serez, en retour, nos employés et nos clients.Est-ce cela que les Canadiens francais veulent?Merci à M.Sauriol et au Devoir Dernièrement, la Montréal avisait le gouvernement de Québec qu\u2019elle s\u2019opposait à la signature du projet d\u2019exploitation par Terre-Neuve des chutes Churchill au Labrador parce que cet accord équivaudrait à une cession de ce territoire à Terre-Neuve.Dans le présent numéro, L\u2019IN- DEPENDANCE en fait autant.Commentant cette question pleine d\u2019actualité, M.Paul Sau- riol, éditorialiste au DEVOIR, écrivait le 10 février: \u201cSi les pays en cause (Québec et Terre-Neuve) étaient des Etats étrangers, on pourrait peut-étre tenter un arbitrage international, mais dans le contexte canadien actuel, une contestation du Québec contre Terre-Neuve aurait peu de chance de succes.\u201d LE DEVOIR pouvait-il prononcer une plus claire condamnation de la Confédération que par ces lignes?Vous avez bien lu?Si le Québec était indépendant, écrit M.Sauriol, il aurait des chances de récupérer le Labrador, mais dans la Confédération, les chances sont minces.Pourquoi?Parce qu\u2019il s\u2019agit alors d\u2019un conflit interne entre deux provinces et que dans ce cas, c\u2019est Ottawa ou Londres qui juge.SSJB de ler MARS 1966 Les intéréts du Québec pris dans la glace Nous avons publié dernièrement un reportage sur la nécessité et la possibilité d\u2019ouvrir le port de Montréal à la navigation en hiver.-Il y va de nos intérêts.Mais la navigation tombant sous l'autorité d\u2019Ottawa, le fleuve St- Laurent reste gelé pour mieux permettre aux ports de Halifax et de St-John de faire des affaires.Le 10 février, un cargo russe restait prisonnier du fleuve, ce qui n\u2019est pas particulièrement de nature à favoriser le commerce international.Mais l\u2019incident ne s'arrête pas là.Qui croyez-vous paie pour la décision d\u2019Ottawa de fermer le port de Montréal durant l\u2019hiver?Vous et moi, les Québécois.J\u2019extrais de LA PRESSE du 11 février, page 1, ce paragraphe tiré d\u2019un article sur les tentatives dudit cargo russe de se rendre à Montréal.\u201cIl va sans dire que les délais sont fort ennuyeux pour les populations de la Côte nord qui dépendent en quelque sorte de la navigation d\u2019hiver jusqu\u2019à Montréal.Le \u2018Fort Lauzon\u201d, entre autres choses, vient prendre à Montréal des pièces de machinerie qui serviront à l'usine hydro-électrique de la Manicoua- gan et dont l\u2019attente à Baie- Comeau suspend les travaux.\u201d Résultats: ralentissement du développement de la Côte nord \u2014 qui est située au Québec \u2014 et suspension des travaux, donc chômage.Morale: Aucun peuple ne peut progresser s\u2019il laisse \u2014 com nous le faisons \u2014 à un autre peuple l\u2019administration de ses affaires.Un Anglo pas comme les autres Les professeurs de nos universités anglaises se suivent mais ne se ressemblent pas.La fin de semaine du 12 février, le professeur Cameron Nish de l\u2019université montréalaise Sir George Williams, faisait à Toronto trois déclarations qui forcent à réfléchir.1.\u201cIl aura peut-être une guerre civile d\u2019ici cinq ans au Québec si la province ne se sépara pas du reste du Canada.\u201d 2.\u201cL\u2019existence de deux cultures au Canada fait non pas la force, mais la faiblesse du pays.\u201d 3.\u201cC\u2019est le Canadien français modéré qui est le vrai séparatiste parce qu il ne peut obtenir ce qu\u2019il veut sans être citoyen d\u2019un pays autre que le Canada.Merci quand même pour la guerre civile, mais j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il a un peu raison dans les deux autres cas, le professeur Nish.Les protestants de langue française Rares sont les peuples qui font exprès pour forcer leurs propres concitoyens à s\u2019assimiler à une collectivité étrangère.Et pourtant, c\u2019est le cas du peuple québécois.Durant au-delà d\u2019un siècle au Québec, l\u2019instruction publique était administrée par un comité catholique et un comité protestant.Les Francophones étant presque tous catholiques dominaient le comité catholique et dans leur servile générosité s\u2019employaient avec un rare zèle à bâtir des écoles catholiques de langue anglaise aux Irlandais.D\u2019autre part, les Anglophones étant presque tous, en principe du moins, protestants, dirigeaient le comité protestant en faisant mine de ne pas savoir qu\u2019il y avait des protestants de langue française au Québec.Et cette situation dure encore au Québec.Je ne veux pas exonérer les Canadiens français de ce qu\u2019ils auraient dû faire en cette matière et n\u2019ont pas fait, mais je n\u2019accepte pas qu\u2019on les rendent totalement responsables du fait que les protestants francophones n\u2019ont pas d\u2019écoles.Si tel est le cas, c\u2019est parce que les commissions scolaires protestantes, donc dirigées par une grande majorité d\u2019Anglo-Québécois, ne veulent pas accorder des écoles à leur coreligionnaires les forçant ainsi à s\u2019assimiler à l\u2019élément anglais.Au début du mois, le pasteur Poulain citait dans un plaidoyer lucide, le cas du petit village de Namur, dans le comté de Papineau, où 90 p.100 des enfants sont de langue française mais où l\u2019enseignement ne se donne qu\u2019en anglais parce que ces enfants sont protestants.Il y a assez longtemps que la minorité anglaise manifeste sa mauvaise foi envers les Franco- Québécois.Il est grandement temps que le Ministère de l\u2019Education intervienne pour forcer les commissions scolaires protestantes à construire des écoles françaises pour les Francophones de leur religion.Et cela, en attendant que le gouvernement du Québec déclare le français seule langue officielle et par conséquent cesse de subventionner les institutions anglaises d\u2019enseignement.Comme dans les autres provinces d\u2019ailleurs, à l\u2019inverse de la langue.n° = ht "]
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