Le rappel, 20 septembre 1903, dimanche 20 septembre 1903
[" 4 l\u2019Ordre.\u2019\u2019 \u2018\u201c Le Progres dans \u2014_\u2014 -_\u2014 \u2014 \u201c2 ANNEE\u2014No1 Er EEE Anniversaire Avec le uuméro d'aujourd'hui, le \u2018Rappel\u2019 est entré duaus su deuxième année d'existence.L'occasion est propice pour faire un retour vers le passé, ct nous, invitons sans crainte nos uitnables lecteurs à nous accompagner duns cette revue retrospective.ll n'y a rien dans notre œuvre dont nous ayons à rougir et que nous cherchlons à faire oublier.Le \u2018\u2018Rappel\u201d\u2019 est né, il y a un un, de l\u2019union avec une foi sincère.d\u2019un patriotisme ardent Ses fondateurs n'obéissaient qu'à ane seule et couru- geuse pensée: prendre leur part des luttes uécessaires pour le maintien de l'intégrité nationale.Ils voulaient faire du \u2018Rappel\u2019.non pas un comptloir, mais une arène.Nos lecteurs nous rendront sans doute ce témnoiguage Que nous n'u- vous pas failli à notre tâche et que persévéramment lutte idées.Hous avons pour le triomphe On aura pu peut-être différer parfois d'opinion avec nous, Iuais on n'aura jumais pu contester séricusement nodes saines tre parfaite sincérité.défions qui que ce s0it du nous inettre en contradiction pro- En effet, nous avec un seul article de notre gramme.Nous nous étions solennellement ungagés à défendre suns relà- che les intérêts de notre nationalité CAnadionne-française, nous avons rempli notro prowesse.Et si pour cela, il nous a fallu dénoucer suns cesse les prévaricutions du parti libéral, ce n'est pus à nous qu'il faut le reprocher.C'était surtout sur le terrain poli- tinue que nous uous étions placés en som- sentinelles vigilautes.Or nous utes de ceux qui croieut qu'on ne saurait bien gouverner avec un assemblage d'individualités +t cue IA où chacun veut ce qu'il veut, c'est bientôt l'anarchie.Malgré de réels inconvénients de serVilisme et de rou- Line, nous croyons indispensable qu'il Vv ait des partis politiques en pré- dout idée, un principe.Le peuple, exami- se confie au principe sence, chacun représente une ne, pèse, ct il qui lui offre les garanties les sûres.Le parti politique est une personne morale qui subsiste toujours et toujours plus sur lequel le peuple peut s'appuyer, lora même que les hommes disparaissent.ce Lrès siuuple rai- sonueuIeNt que nous avons réglé notre conduite.Des deux drapeaux sous lesquels se runge l\u2019électurat, et ontre lesquels il n\u2019est pus permis de s'attarder, lequel est le plus glorieux, lequel promet plus de sécurité À lu conscience nationale?ll nous a seinblé que la réponse s'imposait et Qu'il ne fallait pas hésiter un seul instant entre le drupeau des nean et des Dorion, et le drapeau des Lafontaine et des Cartier.Suns doute, tous les partis se composent d'êtres humains, c'est-à-di- C'est d\u2019après Papi- re imparfaits, et ils peuvent toujours commettre des erreurs ct même des fautes.Mais si l\u2019on fuit le bilan des œuvres conservatrices et qu'on le mette en regard de lu nullité libôra- le, quel instructif et frappant contraste! la parti conservateur est établi sur des principes; le purtf libéral est une négation.Pour répondre à notre inission de promouvoir la cause nationale, il nous fallait donc défendre l\u2019idée conservatrice, et c'est ce Que naus ferons, tant que le parti conservateur méritera son nom.par suite, combattu, Com- Nous avons, l'erreur libérale; nous l'avons battue avec force, sans ménugements, Mais toujours Nos faibles efforts, joints À ceux de nos aînés, auront peut-être contribué a avec droiture.lu déraciner peu à peu; nous nous nous croyons à la vetle du succès, hais quand même nous n'aurions pas encore compldtement réussi, nous savons que ce Que la patrie exige de nous, ce u'est pus le succès, mais effort.C'est donc avec un légitime orgueil, duns lu conscience du devoir accompli, que le \u2018Rappel\u2019 va continuer sa dans cette deuxiè- Cesl un enfunl asses ro- charge en avant, me année.buste pour son age et qui a déjà toutes ses dents; il pourra fournir une longue carrière, surtout si ses nombreux lecteurs, Comme nous oRONS l'espérer, continuent à l'entourer et à le réchauffer d'aussi vives sympathies et d'aussi précieux encourage- Nous saisissons donc cette du les remercier chaleureu- encore ments.occasion sement et de leur promettre une fois notre entier dévouement à la cause qui nous est chère, la cause eunadienne-française.0 C0 oe e800 100 0 +04 1184 O00: 00-0 0:01 0:8: 0+0: O 200 02000000 020000000 EEN ZY Larry au Senat Le régime rouge est un procréateur continu et constant de nouveautés administratives, juridiques et politiques.Au fuit, nos buns amis les eunewis, pour voler a sir Wilfrid l'expression si neuve que l'on connait, sont à l'heure actuelle occupés à travailler au remodelement du Séuat du Cnna- da.les théories politiques de noîre ami Langlois, pu recevoir, le sait, n'ont comme on leur réalisation dans l\u2019action libérale, Les grands manitous qui tiennent À mêler à leur sang sauvage, d'après Clétus Robillard, et les Papineau de M.Fréchette, quelques gouttes de l'ancien sang gaulois mélangé d'un soupçon de sang romain, veulent faire de notre haute assemblée délibérante une mosaique sénatorienne.Voici comment inarcherait le processus.Te parti liberal n\u2019entend pas yal- ler de main morte.Après avoir fumé tous les principes de son programme politique pour s'accaparer ensuite le programme du conservateur, ce parti seul peut maintenant faire de grandes choses; il veut faire d'autant, plus grand qu'il est plus proche de sa chute.Un parti qui chomin de fer à la lune comme le G.T.P., dane un pays inconnu pour suivre l'exemple do Disraé:i, qui se serait embarquéd dans une aventure, d'après M.Lemieux qui n'a jamais couché avec Lord Beaconsfield; un tel parti peut blen se permettre de mou- bler un sénat à l'encontre de la pu- litique suivie par les peuples lra plus avancés de l'histoire.Evidemment sir Prêt.et l'homme À la pipe ne pas pour loger dans le sénat du Ca- parti veut construire un Wilfrid Laurier, sont nada des hommes à lu culture, a l\u2019encolure, comme dirait M.Frêchet- te, de ceux qui ont battu les dalles des sénats d'Athènes, de Sparte, de Carthage, de Rome, de Vénise.Non, sir Wilfrid veut mettre des ornements d\u2019un nouveau genre dans son sénatule du Canada.Il était bien permis aux Grecs, aux Romains, aux Carthaginois et aux Vénitiens de faire représenter par leurs Hautes Assemblées de délibérations, tantôt l'aristocratie do naissance, tantôt l'aristocratie de Jl\u2019argent, parfois l'oligarchie de l'esprit, parfois la puissance universitaire; le parti rouge, composé d'hommes instruits duns toutes les sciences fnco- gnoscibles, veut fafre mieux que tous ses devanciers.De mémoire d'homines jamais les débitants de liqueurs n\u2019ont représen- t6 lu nation.\u2026 M} faut que cela soit au Canada.Cela sera dans quinze jours.Ce rêve et sa réalisation s'incarneront dans la personne de Larry Wilson, uncien ministre municipal des hôteliers et des propriétaires de cafés de la province de Quêbec.En effet, depuis quelques jours notre ami aspire à devenir le premier ministre des marchands de vin du Canada, après avoir êL6 leur sénateur pendant quelques 1nois.Cela est bien dû, Lady Laurier l'a déclaré tout dernièrement À un intime ami.Comme on le sait, Lady Laurier n'est pas unc protectrice dont les cllents attendent longtemps à la porte de la fortune.Comme le disait M.Jos.Perreault A Siméon Tesage, Lary mérite le né- nat.Some toute il a tien mérité le sénat.ar yy.MONTREAL.DIMANC LE SATELLITE Parmi les chétives pécores qui s'é&- tendent, s'enflent et se travaillent pour se grandir et se hausser jus- Qu'à ras de terre, M.Dominique Monet se distingue entre toutes.En effet il se donne un mal infini pour paraître quelque chose, et c'est vraiment charité que de lui dire : *\u2018Nennl, mou cher, vous n'y 8tes pus vncore.A force d'efforts, a\u2019aidant des pieds et des mains, il réussit bien, de temps à autre, À émerger du marais de 1'indifférence; mais ce n'est que pour un fugitif instant, et le bon sens populaire l\u2019y replouge aussitôt.Hier encore, juché sur les épaules de M.Bourassa, il était visible a l\u2019œil nu; nous saisissons cette rare occasion de le photographier, pour l'amusement de unos lecteurs.Tout politicien à dans son cœur un cabotin qui sommnéeille.Le politicien,\u2014j'entends l'espèce inférieure qui pullulo dans la fange chaude du parlementarisme moderne,\u2014se prend au sérieux, et, victime d'une INlusion parfois touchante, se croit un personnage; 11 joue des coudes pour atteindre le bord de la rampe, et il minaude devant lo public, en sollici- taut des applaudissements.M.Monet, dont la juvénile aubi- tion bouillonnait depuis sa plus lointaine adolescence, découvrit un jour su vocation véritable, et, paro- dant le inot du Corrège, il s\u2019écria: Et moi aussi, je suis pftre! Et c'est depuis lors qu\u2019il joue la comédie et souvent même la tragédie sur Jes tréteaux politiques.11 y est monté en 1891, et 11 y est resté jusqu'à ce jour, grâce A ses nombreux défauts.Il y a en effet, en M.Monet, du cabotin, du mâtin et du gamin, et c\u2019est à ce brillant assemblage qu\u2019il doit pardessus tout d'avoir conservé jusqu\u2019à ce jour son mandat de député, Sur la scène politique, si notre héros ne paye pas de mine, il sait du moins payer d'audace.Cuirassé du plus épais orgueil, il no doute de rien et il se lance tête baissée dans toutes les aventures.De plus, il a le monsonge facile, et c'est encore un uvantage considérable, surtout lorsqu\u2019on a de puls- sants poumons pour le livrer à tous les vents.On se souvient, comment en 1896 ct avec quelle effronterie superbe, il déployait au-dessus des té- tes les nombreux certificats épisco- puux qui attestaient ses intentions excellentes.Enfin, M.Monet manque de politesse, et cela dispense de bien des devoirs.Une allure cavalière, un tempérament frondeur ne sont pas pour nous déplaire, mais pour se tenir dans les justes limites de la bienséance, il faut une certaine hauteur d'âme qui fait absolument défaut à M.Dominique Monet.Nous n'en voulons pas d'autre preuve que le sot télégramme adressé, le 94 juin 1896, 629009630030 69 Pour avoir été bleu à mort il n\u2019en est pas moins rouge à mort.Autant il a flagorné Atwater autant il a flagarné le dernier tréeo- sie, autant il flagornera le \u2019Fréso- rier de demain.Autant il a lutté en 1896 pour le parti libéral, autant il a travaillé à oxpluiter au Yukon le whiskey saisi dans la Nouvelle-Ecosse par le ministère de l'Intérieur, pour empêcher de mourir de roif les mineurs du Yukon.Autant il a lutté pour faire élire ses amis à Montréal, autant il s'est esquinté à créer l'odieux monopole des patentes d'hôtel.Inutile de dire que Larry avait Ainsi conquis trop de titres à la sympathies de sir Wilfrid pour qu'il ne pensât pas à l'appeler au sénat du Canada.Ce sera là un digne précédant au mausolée de sir Wilfrid que la nomination de Larry à notre Haule Chambre fédérale.Pour une surprise, c'en sera une, cet sora aussi l'occasion pour de crier dans son langage néo çais: ya, oui, yes, thanks à 4° my dear friend Laurier.pres Une poignée de Parisiens font assez de tapage pour qu\u2019on les croie, sur parole, Tout Paris.LULES CLARETIE.A \u2018\u2018Adélard Langevin, archevêque de Sai\u201dt-Boniface\u2019\u2019.Il restera comme le plus bel exploit de goujaterie Qu'ait jamais accompli un bipdde parlementaire.\u2014 Cabotinage, fourberis, gaminerie, telle est la luxuriante fleur de trèfle qui, seule, fait valoir le champ de M.Monet.C'est assez pour être dé- putô, pour être un étuile de troisième grandeur au firmament politique, mais ce n\u2019est pas ussez pour jour un premier role.Or, & la puissance d'un pygnée, M.Monet marie des appdtences de Titan; il nourrit la vaste ambition de régner dans le cœur des foules.Et c\u2019est pour étancher cette soif dévorante de popularité qu\u2019on a vu «& fanfaron d'indépendance se mettre humblement à la remorque de M.Henri Bourassa.l! s\u2019est fait le sa- tellitu obligé de M.Bourassa, soleil donut il est le Memnonu.I & emboîté le pas derrière lui, s\u2019'exerçant à chanter sur le même ton, la ritournelle anti-Impérialiste.Il à copié sun modèle avec une servilité remarquable, jusqu'en ses verrues, comme ce tailleur chinoïs A qui on avait ap porté un habit d'Europe et qui en rendit un autre absolument semblable, .taiu de.la popularité, ot qui avec une pièce au coude et une tache de graisse au collet.M.Monet gu- gnerait à être plus original, car à rester ainsi dans l'ombre de \u2018\u2018inon ami M.Bourassa\u2019, Il est même un peu ridicule.Les miettes Lowmbées de la table du jeune député de Labelle, ne satisferaient certes pas tout au- tré qui aurait une fierté véritable.On dit que certains petits viseaux, dout l'aile n'ést pas assez puissante pour résister au vent du large, confient leur faiblesse à de généreux pru- tecteurs et traversent l'Atlantique accrochés aux larges ailes des alba- Pour atteindre au bord luin- sait-?peut-être de la gloire, M.Monet s\u2019est attaché à M.Bourassa, mals Il n'\u2019a- Vait pas réfléchi que son passeur n'& tait pas d'épaule à le porter jusqu'aux générations futures.H a dû mesurer, hier, toute la profondeur de ses illusions et toute la vanité de ses rêves.tros.Hier, ils se sont rencontrés, nus deux paladins, et d'un commun élan ils se sont élancés pour terrasser et briser comme verre, l'Honorable M.Tarte.Malheureusement, et comme on devait s\u2019y attendre, ce sont eux Qui, pour s'être ianprudemment attaquer à plus dur qu\u2019eux-mémes, ont eu le crâne outrageusement fendu.Le peuple qui fut témoin de l'accident, s'est contenté de dire : Que diable allaient-ils faire dans cette galère?Et il est retourné paisiblement chez lai, laissant.Ces deux petits débris se consoler entre eux.VINDEX, POURQUOI ?Le gouvernement sait-il que depuis six mois le district de Montréal a été privé d'un juge de la Cour Supérieure; nous n\u2019en avons pas trop cependant.Tout le monde se plaint de cumbrement des affaires.Pourquoi ne rappelle-t-on pas le juge Langelier qui n'a plus rien & fal- re à Québec, maintenant que Je juge Caron a repris son siège.Les justiciables en souffrent, le barreau en souffre, les juges en souffrent, il n\u2019y que M.Langelier qui n\u2019en souffre pas.\u2014_\u2014\u2014 LHON.JUGE LANGELIER L'Honorable Ministre de la Justice pourrait-il nous dire pourquoi le juge Langelier, nommé pour administrer la Justice à Montréal, n\u2019est pas à son poste?Depuis six mois, il a quitté le palais do Justice, pour aller remplacer nous a-t-on dit l'Hon.juge Caron quf venait d'obtenir un congé.Ie congé est maintenant expiré eu le juge Caron a repris son siège.La besogne a recommencé plus active que jamais au palais- et l\u2019Honorable juge trouverait sans doute beaucoup d'avocats et de plaideurs, qui seraient enchantés de lui souhaiter la bienvenue après uno ni longue absence! l\u2019en- HE, 20 SEPTEMBRE 1903 ANALOGIES Les événements se précipitent en Angleterre; ils viennent d'apporter temporairement une solution à la situation tendue qui entravait depuis ussez longtemps l'action du cabinet Balfour.Pour sauvegarder le principe consti- tutionncl en vertu duquel l'homogsnéi- té d'un cabinet «t la communion d'idées entre ses membres sont nécessaires au bon fonctionnement d'une administration, trois ministres ont remis à Sa Majesté leurs portefeuilles respectifs.M.Chamberlain démissionne purce que son chef n'est bas assez protectionniste; lord Hamilton ¢t M.Ritchie démissionnent parce que leur chef n'est pas assez libre-échangiste.Nous ne croyons pus que l'unalogie frappante qui existe entre la situation au Canada et la situation en Angleterre, ait échappé à personne.Je rapprochement est aussi intéressant qu\u2019instructif et il mérite certainement qu'on s\u2019y arrôte.En Angleterre, M.Chamberlain n'était que secrétaire d\u2019Etat pour les Colonies, mais, en réalité, il était l'âme dirigeante de la politique an- #luise.Au Canada, M.'Purte n'était que ministre des Travaux Publics, en réalité, il était \u2018le maître de l'administration\u2019.mais, Et ces deux hones d'Etat, auprès avoir cherché le plus graud avantage de leur propre pays, en sont Venus, Sans se concerter, & une conclusion identique: la nécessité d'une plus grande protection.M.Chamberlain a compris que I'Angloterre doit faire le sacrifice de ses théories séculaires, si elle veut tenir tête à la formidable concurreu- ce moderne.M.Tarte, avait appris à l'école conservatrice que l\u2019avènement du libre-échange constitue rait un véritable suicide pour un jeune pays comme le nôtre.Et comiue, des deux côtés, il y a- Vait péril en la demeure, ils ont élevé la voix pour guider l\u2019opinion et conjurer le désastre imminent.C'& tuit leur droit, c'était aussi leur devoir.Malheureusement, tous deux perdirent bientôt l'espoir de convaincre leurs collègues, et tous deux ils out depuis longtemps démissionné, pour permettre au peuple de juger le différend.L'on voit donc que l'utnalogie est parfaite sur tous les points essentiels, mais l\u2019on remarquera cesse, si l\u2019on s'arrête aux circonstances et que la différence est toute à l'honneur du cabinet! anglais.D'abord, sieurs nuances d'opinions dans le cabinet Balfour, il y avait aussi, on ne s'en souvient que trop, autant de sentiments que de têtes, dans ce cabinet Laurier qui est bien le plus bigarré qui fut jamais.M.Fielding, et M.Sifton, sont libre-échangistes, M.Patterson est protectionniste, M.Bernier et M.Préfontaine ne sont rien, sir Wilfrid Laurier est tout ce que les autres voudront.Et cependant, il n\u2019y a que M.Tarte qui, dans cette question capitale, ait cu le courage de sacrifier su position à ses opinions; aucun aulre ministre n\u2019a été assez sincère pour précéder dans leur layale détermination, M.Ritchie et lord Hamilton.qu\u2019elle comme il y avait plu- Autre différence: Tout le monde & lu et relu l'admirable et courtoisie correspondanco échangée à cette occasion entre M.Balfour et M.Chamberlain.Sir Wilfrid y trouvera une leçon bien méritée de politesse diplomatique; les procédés plus qu'é tranges dont il a usée À l\u2019égard d'un de ses ministres démissionnaires et le lettre d'accepta- con- ton cavalier de sa tion, forment un désobligeant traste avec la conduite si \u2018\u2018correcte\u2019\u2019 et si pleine de tact de M.Balfour.Pour revenir au nœud même de lu question, l'on peut s'attendre À des développements prochains.Il sera très intéressant de suivre les diverses phases do cette lutte parallèle dans la métropole et dans la colonie.M.Chamberlain et M.Tarte sont tous les deux profondément convaincus, et l'on suit quelle indomptable énergie et quelle Infatigable activité, ils mettent au service de leurs opinions ou plutôt de leurs convictions.C'est sans doute M.Chamberlain à qui incombe la plus lourde tâche.11 est très difficile de déraciner le libre- échange en Angleterre.C'est une tA- che herculéenne que M.Chamberlain i La - } .\\ \"à + v 5 \u2014 \u20ac \u2014- À ., Lo pe , 7 \u201c \u2019 TS 2 244 \u201cIL aux Canadiens\u2019 e Canada Poésie Près du bols qui sc tail s\u2019endort l\u2019Ame des roses.Un attelage auguste, au rythme lent des pas, Berce les gerbes d'or au seuil des couchants roses: Le laboureur brutal passe et ue comprend pas.~ C'est l'heure solennelle où plane un frisson vague, Dans le mystère épars du nocturne repos, Silence profané par le ve nt qui divague, La voix grêle des coqs et leurs aigres propos.Sous In forét palpite une rumeur lointaine, Un gulop qui s'éteint sous l\u2019ombre des halliers, Les longs sanglots du cor, les pleurs de ln fontaine Et le chuchotement des tremblants peupliers.Le son mystique et pur des cluchen argentines Qui sème en nôtre extase une exquise ferveur, Se meurt dans les parfumis subtils des églantines Et fuit courber le front du paysau rêveur.Dans la lungueur des soirs où ln fleur est plus 1uièvre, Chère, n'entends-tu pas des gazouilles d'ofscaux Qui sont les baisers fous Sous les fourrés obscurs Jaa age oxo [Toe oe] oe] oe] ox oe Thee aT] ok] L'Interim volant de lèvre à lèvre, aux ténébreux réseaux EMILE GIGLEUX.HART] de M.Monk Si sir Wilfrid Laurier s\u2019est bercod de l'espérance Que la course vers la sanction finale de son projet Iusensé du Urand-Trone Pacifique pouvait ètre précipitée par la maladie de M.Borden, colle espérance à été bien déçue.Lu repos forcé, pendant près do trois semaines, de M.Bordeu fai- suil, il est Vrai, reposer sur le seul chef conservateur français toutes les responsabilités do la conduite des débats de lu part de l'opposition , mais il à aussi fourni à ce dernier l'heureuse occasion de mieux mettre en relief d'exceptionnelles qualités de tacticien consomuié, qui ont tenu le gouvernement en échec.Cortes, ln Chambre des Communes a, de vieille date, porté sur M.Monk comme économiste, constitutionnel et dialecticien érudit, autant que com- mo jurisconsulte de race, le plus favorable des jugements; maintes fois sa vigueur et son inlassable tenacité dung la défense et l'exécution de ses vues, toujours d'ordre élevé, ont provoqué d'enthousiustes \u2026udmirations dans les rangs de l'adversaire mê& Mo; son éloquence enfin, à la fois sobre et entrafnante, invariablement servie par une impeccable logique, lui ont conquis, autant que la dignité de sa vie et la droiture de son caractère, la confiance et le respoct universels: mais M.Monk n\u2019avait pas encore paru dans ce rôle, où, suivant l'expression du poète, \u2018\u2018tel s'é&- clipse qui a brillé au second rang\u2019.D'excellents parsementaires ont puissamment aidé au succès de Jour politique, sous lu direction d\u2019hommes inférieurs à d'autres égards, mais mieux doués de l'esprit d\u2019initiative et de prévision si essentiels à un chef: ils ont pitoyablement & choud, comme Lamartine entre autres, comme sir Wilfrid Laurier, particulièrement, à assumer des fonctions où l'hommic supérieur ne doit avoir d'autre phare que son individuel génie.Autant cette épreuve du commandement, pendant l'action, est redoutable ct désastreuse au très- grand nombre que l'ambition aiguillonne, autant elle paraît légère à ces privilégiés que la nature et lo tra vail ont concouru à former pour manier les hommes ct les événements Cartier attendait patiemment que son heure fut venue, où la violence des passions politiques étreignant les esprits, demandait pour coordonner le chaos, l'ascendant d'un cerveau puissant ct d\u2019une volonté indomptable.C'est avec une sorte d'ivresse que cet homme de lutte se jeta alors dans la mêlée célèbre d'où devalt sortir cette ceuvre géante de la confédération, autour de laquelle gravitent, dans un ciel devenu serein, les créations secondaires dont il nous dota.A 35 ans de distance, nous retrouvons le pays dans une agitation qui A A entreprend, mais elle n\u2019est pas au- dessus de son talent.D'ailleurs, la prépondérance prochaine de l\u2019Alle magne en matière commerciale ne tardera pas à dessiller les yeux des Anglais trop obstinés.Au Canada, la cause que défend M.Tarte est déjà à moitié gagnée; elle a pour elle la majorité du peuple \"à Ra EURE AAMAS SIACKASIICHSICISIGIIISIGIOEICRKANONON menace de devenir non moins considérable, & mesure que les esprits réalisent dans quelles aventures êcouu- miques s\u2019effurce de nous lancer sir Wilfrid Laurier.En dépit des pro- testutions qui éclatent dans son propre ministdre, en dépit du la notion élémentaire que notre prospérité Comuierciale repose surtout sur \u2018l\u2019a- mélivration et le développement de nos Voies fluviales, siv Wilfrid impose uu puys des obligations de plus de ceut millions de piastres pour lu construction d'un chemin de fer de _ tracé inconnu, dans des régions inexplorées, et que seuls réclament les intérêts particuliers de spéculateurs avides et de politiciens cupides.A la majorité servile, qui f'entoure, il intime de voter sans examen et de fermer l'oreille à la critique, les yeux à la lumière.L'oppcaition se\u2019 dresse devant cetle gigantesque spoliation du trésor public, ce scandaleux attentat à notre prospérité future, ct c'est à la phase aïgue de lu mémorable bataille, qui & déjà vu tant d'incidents extraordinaires, que M.Monk prend la direction de la discussion.Plus d'un des spectateurs de lu lutte a involontairement évoqué la grande figure de Cartier ou de Lafontaine, à voir le chef conservateur français, démolissant le dangereux projet piéce par pièce, avec une impitoyable logique, en découvrant les dessous, en démontrant à l\u2019évidence les fatales conséquences pour l'avenir du Canada.Et pour Gui a eu l\u2019avantage do connaître M.Monk et de l'entendre dans les occasions trop rares où les foules sympathiques l'ont applaudi, ce rapprochement s'impose; c\u2019est la même dignité d\u2019allures, la même ampleur de la pensée, la même vigueur de l'esprit, ln même maîtrise du sujet dans les détails.C'est en vain, que le gouvernement aux abois a lancé contre M.Monk ses meilleurs sujets el que les ministres inquiets so sont rués; la conviction s'affermissait trop impérieuse et le ministère, si \u2018\u2018press&\u2019\u2019 jusque-là, au point de croire le pays en danger si l\u2019on retardait d\u2019un jour le projet \u2018\u201c\u201cnational\u2019\u2019, même à l'examiner un peu, baissait pavillon et demandait à parlementer.L'on vit alors ce spectacle, peu banal assurément, de M.Monk dictant sa volonté à ces ministres disposant d\u2019une très-forte majorité et obtenir l'ajournement à quinze jours du débat.A ceux qui ont des yeux pour ne pas voir, il conviendrait peut-être maintenant de dire qu'il ne faut pas chercher bien longtemps le secret de la popularité grandissante: de M.Monk et du ferme espoir qu\u2019entretient le parti conservateur, sous son énergique et patriotique direction, de chasser les vendeurs du temple.nadien qui snisit l\u2019évidence de sos besoins.Le parti conservateur a fait là-dessus l'éducation de l'électorat, el il n'y aura qu\u2019à poser la Question nettement pour que là protection pleine et entière soit enfin sanctionnée.Et la colonie aura donné à la métropole l'exemple de la sagesse.' ~ or mm wr wat 2 pre LE RAPP PUBLIÉ PAR ARGIDIUS FAUTEUX, EprraUR-PROPRISTAIRE.L.COUTURE Gerant ABONNEMENTS : -Baville, - - - MC0par es 9 - - 200 A incameagne, - 1000 « Tout doit être adressé, «LE RAPPEL,\u201d Boito à lotres 2154.Bureaux: 15861 rue Notre-Dame Tel.Bell Main 1664.S'adresser le Samedi soir au No.1386 rue Ste-Catherine, entre les rues Visitation et Panet.TéL Bell Est, 1873.Tél.des Marchands, 1560, Le pari du lieutenant - Le lieutenant Verdier gagnait tous ses paris, chacun sait cela dans les régiments, où l\u2019on a coutume do raconter son histoire entre la poire et le fromage.Personne ne voulait plus pa- \u201d- fier avec lui parce qu\u2019il ga «@nait toujours.Lorsqu'il fut - pour cette fois, appelé À un autre régiment, son ancien colonel écrivit au nouveau colonel qui était son ami: \u2018\u2018Défiez-vous de ce terrible Verdier il gagne tous les % paris; c\u2019est une ruine.\u201d Verdier arriva à son nouveau régiment.Au diner, on fit fête pour accueillir le nouvel officier et voici qu\u2019entre la poire et le fromage, au moment ou l\u2019on a coutume depuis de raconter cet histoire le colonel, qui était un brave ut qui n\u2019entendait pas qu\u2019on le mit dodans d\u2019un ton légèrement provocateur: \u2014C\u2019est donc vous, licute- nant, qui gagnez tous vos paris?\u2014Moi, colonel.\u2014Oui, oui on me l\u2019a écrit.\u2014On est bien bon; je ne m\u2019en défende pas; c\u2019est vrai?\u2014Comment faites-vous?\u2014Je suis physionomiste et je ne parie qu\u2019à coup sûr.\u2014Ah! vous êtes physiono- miaste !! ; \u2014Oui, mon colonel.\u2014Eh bien, dites-moi un peu © que vous voyez sur me physionomie?\u2014dJe vois que votro blessure à la cuisse s\u2019est rouverte, \u2014Ah! elle est bonne celle-là.Je n\u2019ai jamais été blessé à la cuisse.\u2014Pardon mon colonel! \u2014Quand je vous le dis.\u2014Mon colonel, vous avez peutrétre vos raisons et ja les respecte.\u2014Voulez-vous que nous fas sions un pari?\u2014Je veux bien, mon colonel je Ne recule pas.Si, vous voulez voilà vingt cing louis, et il les jeta sur la table.\u2014Va! pour cinq cents francs fit le colonel émerveillé.\u2014Cinq cents francs! je les ai gagné trois fois.\u2014Comment! vous les gagnez, lieutenant, \u201cyous avez perdu.\u201cBt le brave colonel, qui n\u2019a- \u2018Wait pas sur lui les cinq cents \u201cfrancs mais qui n\u2019avait qu\u2019une - parole dans le feu de l\u2019impro- \u2018Wisation met loyalement sa \u201ctalotte bas.i-Regardez.\u2014L\u2019autre?\u2014Saines toutes les deux, \u201c monsieur ! \u2014C\u2019est vrai j'ai perdu; peut se tromper, voilà cinq cents francs.On se leva de table en riant, et le colonel, plus joyeux que tous, prit sa bonne plume et écrivit À aon collègue de lau- on vos tre régiment.\u201c\u201cQu\u2019est-co que vous me di- \u2018siez donc, que le Heudtenant : Verdier\" gagne tous sea paris ; \u201c il vient de parier avec moi que \u201c j'évais une blessure à la cuisee et il les a perdus.Le lendemain, réponse du collègue: \u201cMon cher camarade, quel tour vous nous joues! Quand nous avons fait notre dîner d'adieu j\u2019ai dit à Verdier, que je vous avais prévenu en ami ; il nous a répondu: Ça n\u2019em- de pas que je parie 2,000 fr, qu\u2019au milieu de mon diner de bienvenue je ferai déculotter mon nouveau colonel.\u201d Nous EL \u2018l\u2019eau: Ayez la bonté de lui avancer cette somme, c\u2019est dette d\u2019honneur qu\u2019il ne faut pas remettre nous vous rendrons cela le plus tôt possible.\u201d avons tenu le pari.Toge et Tunique Sans doute, on a vu de beaux vêtements qui n\u2019étaient pas construits selon la forme du corps humain.Tel est le cas du plue beau de tous: le vêtement antique.Seulement, c\u2019étaient des vêtements sans forme aucune.La draperie antique est amorpho.Elle n\u2019est rien par elle-même et doit tout à la nature de l\u2019être qu\u2019elle recouvre.Un voile léger, une calyptre jetée a terre est sans forme comme une nappe d\u2019eau, mais, posée sur la tête d\u2019une femme, tombant sur les épaules, sur les seins et jusqu\u2019aux pieds, elle devient plastique infiniment.Comme cette même nappe d\u2019eau tombant du haut d\u2019un rocher, rebondissant en Hgnes courbes, s\u2019étalant en vagues, se réduisant en longs filets liquides, semblables à des plis, se nouant et se dénouant comme deux cordes pa- ralièles qu\u2019un mouvement concentrique rapproche et sépare, se réjoignant comme des ceils de plis, descendant par larges nappes, puis tombant droit aux pieds comme une averse de plis parallèles et se répandant en gros bouillons tout autour de la déesse, puis, lorsqu'elle a trouvé son équilibre, demeurant toute plane sur le sol comme une eau tranquille qui ne bouge plus: telle est la draperie antique.Etant amorphe, elle peut devenir plastique; étant une, elle est infinimont variable.Le corps ne fait pas la plus légère inflexion sans que le reflet en tressaille dans tous les plis.Toute statue antique ne porte pas dans le pli de sa toge la paix et la guerre, mais toute v porte l\u2019image du corps humain.Ce ne sont pas seulement les expressions prévues par Quintilien qu\u2019elle donne: qu\u2019un homme en toge lève doucement le bras, ce mouvement du vaisseau crée le sillage.Qu\u2019au contraire, un homme en redingote le lève deux fois plus haut: la ligne inférieure de la jupe n\u2019oscillera même pas.À peine, autour de l\u2019é paule, se ferat-il une légère grimace, une patte d\u2019oie.Le mouvement sous une draperic, c\u2019est une pierre jetée dans jusqu\u2019aux extrémités, des frémissements concentriques à la surface indiquant le mouvement qui s\u2019est produit.Le mouvement dans un vêtement ajusté, c\u2019est une pierre tombant dans du sable.Là où il 2e produit, il y a une légère perturbation, peut-être un froncement d\u2019étoffe: c\u2019est tout.R.de La SIZERANNE.tt queen Capitulation Interessee M.Combes, malgré ses serments réitérés de ne pas céder une pierre de la forteresse de ses convictions ni un pouce de son territoire anticlérical, vient, une fois de plus, de capi tuler.Si cette capitulation était honorable, c\u2019est-à-dire si elle était basée sur des sentiments d'équité, nous pourrions lui en savoir quelque gré.Mais ce n\u2019est pas le cas.Le président du conseil n\u2019a donné une entorse à ses prétendus principes que pour se ménager lo bulletin de vote de ceux qui le maintiennent au pouvoir, le sectarisme antireligieux de M.Combes finissant où commence son intérêt ministériel.Tous les ans, à pareille époque, on organise un vaste pèlerinage pour Lourdes, dit pèlerinage national, qui se compose d\u2019une dizaine de trains amenant à la chapelle baignée par le gave de Pau des milliers de pèlerins français.Le président du conseil, sous l\u2019influence des loges maçonniques dont il subit le despotisme encombrant, avait résolu d\u2019interdire cette manifestation qui cependant ne fait de mal à personne.Mais c\u2019est alors que les sénateurs et députés blocards du Sud-Ouest intervinrent auprès de leur ami Combes, faisant ressortir que leur intérêt électoral était lié au maintien des pèlerinages qui font la fortune de leur région.A son tour, le chef du ministére comprit que sa résistance pourrait lui aliéner les voix do ses partisans et il résolut alors d'autoriser ce qu\u2019il avait projeté d\u2019interdire.Les purs du parti, les intransigeants, ne sont pas satisfaits de cette décision qu\u2019ils traitent de \u201c\u2018palinodie déconcertante\u2019.Nous plaçant à un autre point de vue que les professionnels de l\u2019anticléricalisme, nous dirons au président du conseil: \u2018\u2018Si les processions de Lourdes mettent en péril la République, comme le prétendent les sectaires du bloc, pourquoi les autoriser?Et si ces défilés de pèlerins sont inoffensifs, comme nous le croyons, pourquoi supprimer alors l\u2019usage d\u2019une liberté qui ne cause de préjudice à personne?\u201d La vérité, c\u2019est que M.Combes fait de la politique antireligieuse sans conviction; il attaque aujourd\u2019hui le clergé avec la même ardeur qu\u2019il mettait à le défendre à l'époque où il portait la robe de moine et demain il baiserait avec dévo- thon la mule du Pape asi cette génuflexion devait assurer son existence ministérielle.C\u2019est un Cassandre doublé d\u2019un arlequin.EMILE MASSARD.Theatre des Nouveautes \u2014 Le succds du Théâtre des Nouveau- téa va grandissant, et le choix des F pièces est une eurtitude Que la direction ne fera que continuer sa marche ascendante, \u2018\u2019Dora\u201d du maître Sar- dou va donner une nouvelle consécration au succès des deux premières semaines.A l'instar de \u201cNos bona Villa- &cols\u201d Dora est une étude de mœurs, mais cette fois le grand nombfe sert de thèse à Sardou \u2014Quelle peinture habile et magistrale des Vertus et des Vices! des beautés et des laideurs, des rayons et des ombres.Le début de l'action se passe à Niee dans ce monde si bigarré de la ville reine de lu Méditerranée.A côté de personnes d'une honorabilité inpecca- ble, d\u2019une naissance de marque nous voyons les rastales boulevardier, les espions de la politique ot les chova- liers de la finance.\u2018Dora\u2019, malgré le chaperonnage d'une mère trop faible aux allures cascadeuses, mais au fond parfaitement honnête est remarquée par un jeune officier de marin qui l'épouse.L\u2019ofticier avait une intrigue avec une certaine comtesse Zicka, qui pour se venger du mariage de son amant fait incarcérer un réfugié hongrois et li- tiques, et.fait retomber le soupçon de ces infamies sur Dora\u2014 An- peon de ces infamies sur Dora.\u2014An- dré de Maurillac veut abandonner sa femme, mais grâce à l'habileté de Favrolles l\u2019un de ses amis: la véritable coupable est découverte.Partant de ce thème Sardou a bâti un drame de splendide structure ; plein d'une émotion intense et d'une Les Nouveautés leurs observation vécue.auront dans cette pièce un de plus beaux succès de la saison.Cette pièce demande un grand luxe de décors et des toilettes magiques.\u2014 Nous savons que les révélations artistiques que les costumes de ces da- mies offriront au public créeront un véritable enthausiasme.Toute la troupe paraît dans \u2018\u2019Dora\u2019\u2019 Varennes sera splendide dans Dora et Devoyod sera À son aise dans le rôle de l\u2019envergure de \u2018\u2018Dora\u2019'.\u2014Ce sera au fait la pièce dans laquelle elle pourra faire juger et applaudir toutes ses brillantes qualités.Les autres rôles sont ainsi distribués: (Favrolles) Dhavrol, (André de Maurillac) Laurel, (Von der Krapt) Giraud, (Tekli), Fertinel, (la marquise de Rio-Zar2s) Madame Jeannin, (la princesse), Mlle Beau- champ, (Mion), Mlle Morman, etc., ete.; _\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ru Parc Sohmer Les deux représentations annoncées au Parc Sohmer pour aujourd'hui, promettent d'être des plus brillantes.La direction est parvenue A réunir en un groupe séduisant des numéros de tout premier ordre.En tête nous remarquons Lavelles et sa troupe de chiens savants qui attireront l'attention et les bravos de la foule.Ces chiens se livrent à exercices d'intelligence et d\u2019acrobatie.L'un d'eux gravit une haute échelle, atteint le sommet de la scène, et de IA plonge dans le vide sans sourciller.C\u2019est extraordinaire.Vient ensuite le tour des Gaspard, jongleurs de fantaisie, qui manient toutes sortes d'objets disparates, notamment des haches très lourdes et tranchantes comme une guillotine.Ce numéro est remarquable par la science et l\u2019acdresse qu'il exige.On applaudira encore le magicien Dal- vine, qui, au moyen-âge aurait passé pour sorcier et aurait fait fuir son entourage, tant ses opérations sont mystérieuses; puis le sympathique Delville, chanteur français, aussi apprécié dans la romance que dans la chansonnette, et même dans la danse, etc., etc.Brochant sur lo tout, l'excellent orchestre du Parc Sohmer, aussi complet et aussi fort que durant la saison d'été, nous charmera à l'aide des plus beaux morceaux de son inépuisable répertoire.Représentalions après-midi et soir.- Au National Français La direction du théâtre National Française nous gâte.Après \u2018\u2019La Closerie des Genets\u201d, \u2018\u2018Jean la Cocarde\u201d le \u2018Cadet de Gascogne\", le \u2018Maître de Forges'\u2019, \u2018Faust\u2019, pie- Un Bienfait pour le Beau Sexe Poitrine parfaite par les Psadres Orlentales les seules qui assurent en 8 mois le développement des formes chez la femme et guérissent la dys 1 et la maladie du BERNARD Montréal.L.A.1882 Ste-Catherine.- - Aux Ktat-Unis: Dufert et Mertigay, phar- nx maciens, Mate de.H.r MEILLEURE QUALITE MEME PRIX Quoique le Scotch \u2018\u201c\u2018 King Edward Vil,\" distille par Creeniess Brothers, n\u2019a pas d\u2019egal en qualite et en merite, il ne coute pas plus que les autres Scotchs mis en vente sur ce marche.\u201cKING EDWARD VII \u201d SCOTCH 5% LUNETTES.PINGE-NEZ CHBZ Rod.Carriere Opticien diplomé du Collège d\u2019Optiv ue de Philadelphie.Chargé du Cour- Optique de Pharmacie de Montréal.Mon Magasin comprend le choix le plus complet de Lunettes, Pinee-Nez Loupes.Longues-vues, Lunettes d'Opera, Barometrss, Boussoles, Lorgnons.Lorgnettes, Face a main, Thermometres, Vers fumes i la disposition de tous lcs clients.- 52 j.n.o.++++++
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