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Titre :
Le rappel
Éditeur :
  • Montréal :Aegidius Fauteux,1902-1904
Contenu spécifique :
dimanche 13 septembre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le rappel, 1903-09-13, Collections de BAnQ.

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[" i SV SE Sng vos Feu TT SA gh ER TT ee me Tee \u201cBe Progres dans l'Ordre.\u201d 1 ANNEE\u2014No 52 À gendre dela province Peut-être u-t-on remarqué que nous avons entrepris, depuis quelques dimanches, une série de portraits politiques, l'on veut bien, la galerie ches.Nous nous étions d'abord do- mundé dans quel ordre il fallait sus- que nous appellerons, si des fanto- pendre, le long des murs de ce Panthéon nouveau, chacun dos petits grands hommes jupts dignes de cet honneur: daus l'ordre ulphabétique ou dans l\u2019ordre hiérarchique\u201d?Mais, attendu qu'ils se vuleut tous que, par cousêquent, entre eux et nous n'avons aucune prédilection spéciale; attendu voulons éviter toute question de préséance ; attendu enfin qu'il fuudra que tous y pont d'Avi- que nous pussent, couune sur le guon, pour l'édification de l'électeur intelligent, nous avons résolu de procéder en la manière suivante.Duns sou vaste chapeau, élevé pour ln circonstance à la dignité d'urne, notre rédacteur dépose en certain noum- bre de petits papiers portant des noms; et, après avoir aggité Te tout, il pique de su plume au hasard et retire le nom de l'heureux gagant.C\u2019est ainsi qu'est sorti de Purne aujourd'hui le nom vénéré de M.Ko- C.-R., député de Gaspé et gendre de In Province de Québee.M.nemment poseur, va douce poser de dolphe T.emicux, Lemieux, qui est étui- vant nous.maïs de cet honneur us- surément prématuré c'est.le sort seul qu\u2019il lui faudra remercier, «et non pus nous.Tous les gendres sont bons, hors le wendre ennuyeux, disait Albérie Second, puro- diant un Mot célèbre de Voltaire.On peut dire aussi: Tous les gendres sont bons, hors le gendre national, et c'est kif-kif, puisqu'il y M.Rodolphe niieux «nnuie tout le monde uvec son u longtemps que Le- encombrante el insatiable personnue lité.Dieu nous gurde d'envier In fortune constante du veinurd député de Gus- pé; elle nous est un sujet d'étoune- ment plutôt que d'envie; mais nous songeons i tous ces bons libéraux qui sont suns cesse à l'affat du pi- cotiu et qui se volent toujours couper l'herbe sous le pied.Heuri 1V \u2018Suivez bien disait à ses solduts : mon blane panache vous Je trouverez toujours sur le chemin de l'honneur «t de In victoire.\u201d Quel dommage que M.Lemicux paunche, eur il pourrait à si tribu, manque de aussi le douner comme signe de ralliement, nais cette fois, sur le chemin des honneurs.En offet, nous ne savons par quelle magique puissance, il emporte toutes les places, tous les honneurs, pres- Nous ne cu Parent qui jouisse d'une aussi merveil- Y a-t- il quelque part une pluce vacante, M.déjà obtenue pour Jui que sans coup férir.naissous que Simon Cumulard teuse faculté d'accapurement.Jemieux l\u2019a ou pour l'un des siens, uvant que l'innommbrable troupeau des aspirants nit songé à se ruer à l'ussaut.même Il surgit comme par enchantement ; on dirait même parfois qu'il est venu prar le corbillard, comme ce cnnudidat à l\u2019Académie.C'est un Ecadffre sans fond, qui ne se peut combler.Il nous semble toujours qu'il ne snurait se multiplier duvantage ou que tous les Lemieux sont east, ct cependant il nous ré- I'ngréable surprise serve toujours d'ane nomination nouvelle, Personne ne lui connaît un talent transcendant qui le rende & ce point nécessaire, quel précicux talisman possade-t-il done?Voici, tout ecla lui est dû parce qu\u2019il est le gendre 1000 1400) ool 118: 80D) 18: (10: 3180: 00-0 9.1 0:0) +8: 0-00-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0 :+ IMPRUDENT DEH fos Juuriers démagogiques de M.Henri Dourussa empêchent de dormir son ami M.Dominique Monet.FH est Ini aussi do l\u2019envie d'attirer dévoré sur lui l'attention de Ja foule par un moyen quelcouque, et il n\u2019a rien trouvé de mieux pour cela que de s\u2019attaquer à M.Tarte.Hu porté un #o- tennel défi à l'ancien ministre des Travaux Publics, l'invitant à venir discussion publique à La- Mo- deux fuire la prairie, samedi prochain.MM.uni leurs net ct Bourassa ont de la province.- C\u2019est pur là que ça couxnencé, tout le reste est venu par surcroît.En effet, il suffit de commencer.C\u2019est le cus du major dont parle Léon Jozlan.11 avait trois croix, le major.On lui avait donné la troisième parce qu'il avait la seconde, la seconde parce qu'il avait lu première, et la première parce qu'il n'en avait pus.Il faut personnage est moins reconnaître cepeuduut que notre pussif et Qu'il s'emploie très hubilement à uttirer sur lui l'attention de l\u2019aveugle Fortune.Persoune ne s'ontend mieux à cuisiner ses propres intérêts, c'est un talent que nous ne lui contestons pus et qu\u2019il pousse jusqu'au génie.Il a toutes les qualités de l\u2019arriviste: il est tenace, avide, souple et plat.1l est bon courtisan, fort capable de tenir le pot aux gens eu place, quitte à le renverser sur leur tête ils tombent eu disgrace.quand tuillé dépens Aussi a-l-il réussi; il s\u2019est une portion rondelette aux du puys et songe encore à l\u2019arrondir; déjà bedonnant, s\u2019ache- vers la perfection son ventre, mine rapidement qui se réalise.comme on sait, par la ligne courbe.Mais le plus touchunt c'est que M.Rodolphe Lemieux ne songe pas qu\u2019il faut donner quelque chose nu pays en retour de tous ces bionfaits.Il croit faire déjà trop d'honneur au bun peuple canadien en s\u2018emplffrant à ses frais, et pour un peu il exigerait qu\u2019on lui en fût reconnaissant.Demandez aux pêcheurs de Guspô ce que leur député a fait pour eux; et ils vous diront qu'il n\u2019a pas tort de mendier quelque part ailleurs un autre mandat.M.Temjeux n\u2019a pas trop de tout son temps pour soiguer ses petites affaires qui d'uilleurs se compliquetnt de jour en jour.Fun effet on a de l\u2019aibition on n\u2019en & pus.Notre héros, se croit tuillé pour de hautes destinées, et il n'y auruit que lui à ne pas s'étonner si on lui of frait respectueusement lu succession de sie Wilfrid.Cependant, bles chances de détail, il n\u2019est encore qu'un subalterne dune le régiment libéral.Aussi tAche-t-il de le faire oublier pre nant des cambrant comme un chef, en laissant très malgré ses innowmbra nutaut que possible, en poses hiératiques, en se croire aux naïfs qu\u2019il est très, Un gentilhomme, ayant important.eu lu chance de plaire à Muzarin, le pria, comme récompense, de lui taper amicalement sur l'épaule, do devant les courti- une graude fortune temps en temps, suns, et amass parce qu'on le croyait ami du cardi- nul.M.Rodolphe Lemieux un peu la méthode; c'est lui qui tape amicalement sur l'épaule de sir Wilfrid.Malheureusement, tout ça ne La province va finir par change peut pus durer.trouver que son gendre est bien geant et qu'il ne lui sert de rien; ot elle lui coupera les vivres.Mais M.Lemieux, qui n'a pas manœuvré de exi- manière à compter sur des amis, a si bien pris ses propres intérêts, qu'il pourra vivre longtemps des restes du festin, de sorte qu\u2019il ne sera pas encore le plus mal partagé, lorsqu'il sera battu aux prochaines élections.Et comme il sera irrémédiablement battu, pour toujours, ce sera sa mort politique, et l'on peut déjà emprunter au bon La Tontaine, pour sa tombe, cette épitaphe véridique: \u201cVu homme qui s'aimait sans avoir de rivaux.VINDEX.000\u20ac faiblesses pour renverser M.Tarte, et il paraît bien qu'ils ont cru un: moment avoir frappé un grand coup.Le \u2018Canada\u2019 a chanté sur le mode lyrique la crancerie des deux plus turbulents enfants que le parti libéral ait, jamais porté dans ses flancs.II ne pouvait entrer dans la pensée des rédacteurs de la feuille susdite, dont le courage n'est pas précisément la caractéristique principale, que le défi de ces deux politiciens inoffensife pût être lamais accepté.C'était du simple enfantillage, et cela faisait songer vraiment aux provocations des bambins d'école, qui se placent un copeau sur l'épaule et clamuent à Le Rappel MONTREAL.DIMANC leurs petits adversaires: Viens-y, si t'es un homme.Mais.M.Tarte a accepté, comine on s'y attendait.Le \u2018\u2019Canadu\u2019\u2019 doit maintenant rabaisser son caquet, car il doit prévoir pour les jeunes tirailleurs libéraux qui re sont aussi imprudemment exposés, une râcl&e superbe.Et ces derniers eux-mêmes doivent maintenant être en proie à une vague inquiétude, et regretter de s'être fourrés dans ce guëpier.De toutes manières, cependant l\u2019assemblée promet d'être intéressante.On s\u2019y amusera feriue, et ce ne sont pas les libéraux qui y riront de plus grand cœur.GODFROI LATOUR.Un plan douteux Le Grand-Tronc-Pacifique, ne saurait avoir d\u2019autre avantage pour la province de Québec, que de coloniser cette partie de notre territoire qui s'étend au-delà des Laurentides.Que sait-on de cette région?Jusqu'à quel point et sur étendue son sol csat-il colonisable.C'est ce qui reste à préciser.En guise de renscignements, on Le quelle nous a offert jusqu\u2019à aujourd'hui que des rapports de touristes, plus ou moins sôrieux, qui nous luissent apercevoir d'assez jolies perspectives.Mails de ces rapports eux-mèmes il est facile que des vallons de ci de là qui peu- de conclure qu'il r\u2019y a vent être ouverts à In culture avec profit.Ceci est certain: une chose non moins certaine, c\u2019est que ces vallons dalourisables ue peuvent se trouver tous sur la ligne droite entre Winnipeg et Qudbec.\u2019 l.e G.-T.-P., par cela seul ghe ses auteurs veulent en faire la ligne la plus courte d\u2019un océan à l\u2019autre, à travers le continent canadien, ne touchera donc pas tous les colonisables.C'est ce qui fait que l'idée de M.Borden, de faire de cette région du nord de notre province une exploration par des homies de l'art, est Ovidemment plus pratique, que le projet du gouvernement.11 y u à l'encontre du projet du envisagé au point terrains sérieuse, gouvernement, de vue de la colonisation, objection très sérieuse, el c'est celle- une autre ci.N\u2019est-il pas plus rationel de bâtir nos lignes de colonisation en les faisant converger vers les centres colonisées, les grands centres de la pro- Montréal, Trois-Riviè- une vince, comme res ot Québec, qu\u2019en bâtissant ligne de Québec à Winnipeg qui pus- sera à cent milles de tous centres habités?Quel noyau de population verrons- nous partir de Québec et de Winnipeg, pour aller faire souche dans le nord sans autre communication que celle qui leur sera donnée par le G.- T.-P.entre Winnipeg et Québec?Winnipeg n\u2019a pas de colons À offrir, il en demande; s'il en est qui songeraient à quitter l\u2019Ouest pour les forêts du Nord, ce sont les Doukho- bors, et cette colonie de sectaires stupides n\u2019est pas à désirer.II manque d'ailleurs aux Doukhobors le courage et l'énergie nécessaires aux colons qui doivent d'abord être des défricheurs.Non, l'idée du gouvernement n\u2019est pas pratique.Personne n'en doute, même parmi les membres du gouver- Je tracé n'a été dicté aque verrez nement.par le sentiment, et qu\u2019après les élections le Q.-T.-P.actuel sera remisé, et qu\u2019on laissera le Grand-Trone construire une ligne à son goQt, une ligne qui conviendra à ses intérêts.Vous PAUL BRETON.À leur devoir bien longue, et il faut bien convenir qu\u2019ils ont Hier, il n'était écoulé exactement six mois depuis que s'est assemblé le neuvième parlement.L'année 1903 aura donc vu la plus longue session depuis la Confédération.Sans doute, les représentants du peuple doivent tout leur temps et raison.UNE BOMBE CHE, 13 SEPTEMB RE 1903 \u2014 INOFFENSIVE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 En toutes choses, il y a une mesure à garder, et à dépasser la limite, on risque*souvent de se frotter le nez douloureusement au mur du ridicule.Sans doute les rédacteurs du Canada sont payés mieux possible la politique du gouvernement; cela est entendu, mals encore faut-il qu'ils y mettent quelque ap parence de bon sous et aussi un peu de pudeur.La dernière trouvaille des libéraux, la découverte d\u2019un complot contre le Canada, est vraiment réjouissante ; c'est une merveille ou d\u2019ingénuité ou d'aplomb.Ou bien ces messieurs sont à bout d'arguments et risquent tout, ou bien ils se rmoquent impu- deminent de leurs lecteurs, car, Qu'ils avaleront de confiance pour pros du pour croire une sottise aussi monumentale, il faut avoir un piètre idée des gens.Le \u2018Canada\u2019, réduit à quiu et, n'ayant rien à répondre aux très graves objections que soulève de toutes parts le projet du Transcontinental n résolu de tourner lu difficulté et de porter la guerre dans Carthage.Au lieu de se défendre, les libéraux ont pris le purti plus facile d\u2019accuser leurs accusatours; ils n\u2019ont qu'à mentir effroutement, Sans pour cela selon leur ordinaire tactique.prévoir qu'elle ferait long feu, ils ont lancé l'autre jour cette bombe inoffensive: Afin de s\u2019assurer un gros fonds électoral, M.R.-L.Borden se serait entendu avec les Américains pour Grand-Trone-Pacifique ainsi le trafic à Buffalo, combattre le et garder New-York et Portland.Qui aurait, jamais cru que M.Borden nourrissait contre son pays d'aussi noirs projets?Les libéraux eux-mêmes ne s'en doutaient pas le moins du monde, il y a deux ou trois jours, et c\u2019est d'un journal américain, le \u2018Boston Transeript\u201d qu'ils tiennent cette foudroyante révélation.Seulement, on nous prévient, pur ¢tourderie peut-Gtre, gue les révélations du \u2018Boston Transcript\u201d sont contenues dans une correspondance adressée d'Ottawa: ce qui suffit déjà qu\u2018on suspecte le dssintéresse- I'impartialité de leur au- pour ment et teur.Il n'échappera à personne que le gouvernement, à court de moyens, a chargé un certain M.E.-W.Thomp- de lancer cette petite affaire feuille américaine; son dans une aussi chacun la prendra-t-il pour ce qu\u2019'elle vaut.11 nous semble cependant que, pour mener à bonne fin cette délicate entreprise, le gouvernement aurait pu choisir un plus habile homme.M.Thompson fait vraiment trop beau le projet de sir Wilfrid; personne ne le croira.\u201cDe l'uven général, dit-il, sir Wilfrid à fait un marché si favorable au public que In compagnie du Grand-Trone se repent presque de l'avoir accepté.Et les directeurs du Grand-Tronc s\u2019en mordent si bien les pouces que.si l\u2019on croit la rumeur, ils applaudissent secrètement aux menées des adversaires de leur propre projet.\u2018l\u2019elles sont les choses toutes nouvelles que nous apprend le correspandant du \u2018\u2018Boston Transcript.\u201d\u201d Heureusement nous ne croyons personne assez naïf pour s\u2019imaginer que des financiers comme MM.Hays et Wainright se sont laissés rouler par sir Wilfrid Laurier.Si quelqu'un ua été refuit, comme c'est bien probable, on peut penser de prime abord Que plutôt le gouvernement.Lorsque Nuinistres se c'est nos vantent qu'ils tiennent Grand-Tronc, et la compagnie du qu'ils l\u2019ont faite MM.Wainright doivent rire de Quels l'esclave du peuple canadien, Hays «4 bon cœur, en disant: farceurs! lls savent bien, qu'en dépit suivront que, des contrats, les produits le chemin le plus avantageux et ce chemin est, non pas celui qui va de Fort Simpson à Moucton et que le gouvernement va payer.mais celui qui va de Fort Simpson à Portland C'est à que fixé son terminus, et qui paye le Grau ' Portland, dans les Etats-Unis, le Grand-Trouc a c'est là qu'il a intérêt A faire converger le trafic.et on pent croire qu'il s\u2019y emploiera habilement.Ce n\u2019est un secret pour peraonne qu'il \u201cné voulait pas de lu section Winni- peg-Québec et qu'il lui auffisait d'a mener les produits de l'Ouest jusqu\u2019a existante qui conduit a Qu'où se rassure, lus di ln ligne Portland.recteurs du Grand-Trouc doivent se sucer les pouces, en signe de satisfaction, plutôt que se les mordre ou signe de dépit.Pour avoir plus d'argunt à dépenser, AVant de disparaître, le gouvernement veut construire quand même la section Winnipeg-Québec, mais il sait bien qu\u2019il n\u2019enipôcheru pas avec cela le détournement du trafic.Au moins le plan Bordou nous mettait à l'abri des entreprises du Grand-Trone qui seul est dangereux parce que ses intérêts lui commandent précisément ce qu\u2019on veut empêcher.On le comprend d'ailleurs très- Etats-Unis, et contrairement à ce qu'on a voulu nous projet du G.-T.-P.les sympathies des Ils savent bien aux fuire croire, c'est au que vont toutes capitalistes Américains.que le Grand-Fronc est une compagnie américaine ot qu\u2019elle s\u2019identifie avec le Grand-Tronc-Pacifique.Qu\u2019on lise plutôt un intéressant article publié par un journal américain so pinion Publique de Worcester, ot re \u201cPatrie\u201d du 13 pas une correspon- produit dans la août.dance Ce n'est d'Ottawa, cette fois-ci, c\u2019est bien l'opinion américaine.Et l\u2019on v lit New-York on se réjouit fort parce que le gouvernement cana- qu'it dieu appuie fortement un projet si favorable au commerce amôricain.Au lieu de s'arrêter aux calembredaines de M.Thompson, le \u2018\u2019Cane- da\u2019\u2019 ferait bien de méditer cet article; car, après la douleur de nos amis, il n\u2019y a rien qu'il faille redouter plus que la liesse de nos ennemis.LUDOVIC MOREL.tout leur soin à la surveillance des affaires publiques, et l\u2019on a pu voir que, dans leur zèle vraiment admirable à l'endroit des fntérôts populaires, nos honnêtes députés de l\u2019opposition n'ont pas craint de prolonger indéfiniment trop longue.Cependant nos députés ne devaient À fournir une aussi une session déjà pas s'attendre longue carrière et la plupart d'entre eux n'ont pus les moyens suffisants pour subvenir aux frais considérables qu\u2019occasionne cette session prolongée.Le gouvernement en général, et sir Wilfrid Laurier, en particulter, doivent être tenus responsables de cette situation anormale, attendu qu\u2019il éê tait absolument irraisonnable de soumettre aux chambres, à la fin du mois d'août, après 5 mois de session, un projet de l'importance et des proportions du Grand-Tronc-Pa- cifique.On est porté À croire, et assez légitimement, que le gouvernement voulait escompter la situation et forcer pour ninsi dire la main aux députés de l'opposition.Mais air Wilfrid avait mal jugé le patriotisme des députés conserva- tours, et lorsqu'il s'attendait à trouver la route ouverte à son grand projet, il a rencontré sur son chemin, pour le rappeler au devoir, une opposition compacte.BFallQt-il rester au poste, deux mois et mème trois mois, les députés con- servaleurs ne failliront pus a leur devoir et résisteront jusqu'à ce qu'ils nient sauvegardé tout ce qu'ils pourront des intérêts pubHies.l'opposition est habilement gouvernée, et, en laissant pour un temps, la direction de ses fideles soldats à M.Monk, M.R.-L.Borden savait qu\u2019il pouvait compter sur un travail excellent.Pans cette occasion qui vient de lui être fournie, M.Monk a prouvé surabondamment qu'il avait toutes les qualités d\u2019un chef de parti.Per- D'ailleurs, sonne mieux que lui ne connaît toutes les arcanes de lu constitution ca- uadienne; persoune ne possdde un plus dis- tact plus sûr et une courtoisie exquise dans la conduite d\u2019une cussion parlementaire; enfin personne n\u2019est animé d\u2019un plus ardent patriotisme ct n'a donné de preuves plus sûres de son désintéressement.Ies députés de l'opposition se doutent bien qu'ils se dépensent en pure perte, mais ils auront du moins la consolation d'avoir rempli devoir, et le peuple leur on saura gré au jour prochain de la rétribu- leur tion.pd \" o dur > \u2018\u201c Le Canada aux Canadiens \u2019\u2019 LE NU AFFINITES SECRETES \u2014\u2014\u2014\u2014 Dans le fronton d'un temple antique, Deux blocs de marbre ont trois mille ans, Sur le fond bleu du ciel attique, Juxtaposé leurs rôvea blancs; Dans lu même nacre figées, Larmes des flots pleurant Vénus, Deux perles, au gouffre plongées, Se sont dit des mots inconnus; Au fruis généraliffe écloses, Sous le jet d\u2019eau toujours en pleure, Du temps de Bonbdil.deux roses Ensemble nt fait jaser leurs fleurs: Sur les coupoles de Venise, Deux rumiers blancs aux pleds rosés, Au nid où l'amour s\u2019éternise, Uni soir de mai se sont posés\u2014.Murbre, perle, rose, colombe, Tout se dissout, tout se détruit, Ja perle fond, le marbre tombe, la fleur se fune et 1'oiseau fuit.Par de lentes métamorphoses, Les marbres bluncs en blanches chairs, Les fleurs roses en lèvres roses Se refont en des corps divers.Les ramiers de nouveau roucoulunt Au cœur de deux jeunes aimants, Et les perles en dents se moulent l'our l'écrin des rires charmants.l'amour oublié se réveille, Le passé vaguement.renaît.La fleur, sur lu bouche vermeille Se respire of, so recounaît.bans la nacre où le rire brille, Lu perle reconnaît sablancheur; Sur une peau de jeune fille le warbre mu sent sa fraîcheur.Le raniier trouve uue voix douce, Echo de son gémissement.Toute résistance s\u2019émousse Et l'inconnu devient l'amant.Vous devant qui je brûle et tremble Quel flot, quel fronton, quel rosier, Quel dôme nous connut ensemble, Perle ou marbre, fleur ou ramier?66604096 680000066550 Hô O® A-T-IL RAISON M.R.-F.Préfontaine dort, M.M-E.Bernier fume.Pendant que Préf.dort et que Bernier fume, les scribes rouges oublient, dans leur irréductible colère contre M.\u2018Tarte, de chanter la gloire et les grandeurs de Sir Wilfrid et de convier les Canadiens a lui Clever, au prix de cent millions, un mausolée digne de lui.Parcourez la file du \u2018Cunada\u2019, où même celle du \u2018\u2018Soleil\u2019, depuis quinze jours; vous y trouverez des injures dou- des et des caricatures d\u2019un goût teux, puis encore des injures et caricatures à l'adresse de M.'Furte ; à part cela, rien ou presque rien.Il est parfaitement digne de la valeur dc ces scribes à guges de s\u2019enfermer dans ce rôle, pour eux st facile, de distiller de la bave ot de lancer \u2018de la boue.Le professeur Langlois, pour un, ne peut se consoler d\u2019avoir reçu, pendant six années, son pain quotidien des mains de l\u2019ex-ministre des Tra- vaux-Publics.M.Siuvallo écrit pour le plaisir de M.Prôfontaine; or le plaisir de M.Préfontaine c'est d\u2019injurler M.Tarte.Au demeurant.bien plus facile est cette tâche que ne le serait celle de prendre les discours et les Gcrits de M.T'arte et d'en fuire une discussion sérieuse.M.Tarte affirme qu'il serait à l'avantage du Canada de fabriquer sur notre sol une grande partie des marchandises que nous importons des Etats-Unis.M.Tarte a-t-il raison?M.Tarte affirme qu'il serait à l'avantage du peuple canadien d\u2019obtenir, sur le marché anglais, une préférence pour ses produits agricoles.M.Tarte a-t-il raison?M.Tarte affirme qu\u2019il serait plus conforme aux intérêta canadiens d'exploiter les raines de fer et de minerais divers qui se trouvent dans les limites de notre patrie et d\u2019'importer moins de fer, manufacturé ou non, de l'Allemagne, des Etats-Unis et d'autres pays.M.Tarte a-t-il ralson?La voie des lacs et du fleuve St- Laurent, dit M.Tarte, serait préférable au chemin de fer transconti- TH.GAUTIER.200 nental de M.Laurier, pour le transport des produits de l'Ouest, attendu que le transport par eau est moins coûteux que le transport par voie ferrée.Nous ne pourrons pas lutter, dit-il, contre la vuie d'eau américaine, au moyen d'un chemin de fer ; pour diriger, à travers notre territoire, les produits de l'Ouest Oana- dien, et même accaparer le transport des produits de l'Ouest Américain, il nous faut perfectionner et développer notre système de canaux, outiller mieux nos ports, et, si: le construction du Transcontinental doit retarder le perfectionnement de notre route fluviale, cette construction doit être ajournée.M.Tarte a- t-il raison?M.Tarte prétends encore que notre province, aussi longtemps qu'il l'a représentée dans le cabinet Laurier, a eu sa large part d'influence et des deniers publics; que M.Préfon- Laine, qui l\u2019a remplacé, ne compte pas à Ottawa; que M.Bernier n'a jamais été qu\u2019un figurant sur la acè- ne fédérale.M.Tarte a-t-il raison?Enfin, M.Tarte prétend que le gouverneur provincial actuel est une succursale, et une succursale indigne, du pouvoir fédéral.Oui ou non, M.Tarte a-t-11 son?Il est plus facile d'injurier que de faire une discussion honnête et sérieuse, et c\u2019est pourquoi les rédacteurs du \u2018\u2018\u2019Canada\u2019\u2019 injurient au lieu de discuter.Et dire que ces valets de M.Pré- fontaine qui crient à M.Tarte: traf- tre, rénégat, équilibriste, sont MM.Godfroi Langlois et Marc Sauvalle: M.Langlois qui se ferait taper dessus de la belle façon par ses maîtres, s\u2019il voulait seulement reproduire rai- dans les colonnes du \u2018\u2019Canada\u2019\u2019 les articles qu\u2019il publiait dans l\u2019 \u201cFE cho des Deux-Montagnes\u2019 et la \u2018\u201cLiberté\u2019\u2019 de Sainte-Scholastique! M.Sanvalle qui, en 1900 encore, faisait de la littérature électorale à tant la ligne pour les bleus, comme il fait aujourd'hui des discours & M.Préfontaine et des articles au \u2018\u2018Canada\u2019\u2019, A tant la ligne, pour les rouges.JULES NORMAND, i i. AEGIDIUS FAUTEUX, EDITEUR-PROPRINTAIRE.L.COUTURE Gerant ABONNEMENTS : née, .- - 0 pars £ tétranger, - = ao \u201c eampagne, - , Fout doit être adressé, \u201cLE APPEL,\u201d Boite A lettres 2184.: Bureaur : (Jose rue N-tre-Dame Tel.Bell Main 1664.adresser le Samedi soir au No.1988 rae Ste-Oatherine, entre les rues Visitation et Panet.Tél Bell Est, 1873.Tél.des Marchands, 1569.L\u2019Heritage \u2018Mon oncle, me dit l\u2019homme a Pil da verre, était, gi Fon peut ainsi parler, une moitié de millionnaire.Il valait environ cent vingt mille livres sterling\u2026 Parfaitement !\u2026 Et il me laisea toute sa fortune.\u201d \u2014 Je jetai les yeux sur les manches lustrées de mon interlocuteur, sur le collet râpé de son habit.\u2014+ Jusqu\u2019au dernier sou,\u201d a- jouta-t-il.Et je sentis, dans le regard expressif de cet homme, une nuance de mauvaise humeur.\u2014 \u201cJe n\u2019ai jamais eu de bonne aubaine de ce genre, m\u2019écriai-je d\u2019un ton d\u2019envie, pour l\u2019amadouer.\u2014 Un legs n\u2019est pas toujours un bienfait,\u201d observa-t-il en soupirant.Et, avec l\u2019expression d\u2019un philosophe résigné, il plongea son nez rouge et ses grandes moustachea effilées dans son pot de bière.\u2018\u201cC\u2019était un écrivain.I] a composé un tas de livres, ce fut là le malheur.\u201d Mon voisin me fixa de son seul ceil pour voir si je mordais & son récit; puis il détourna un peu la figure et tira un cure-dents.\u201cQui, dit-il en faisant claquer ses lèvres après un silence, c\u2019est comme cela.11 était mon oncle du côté de ma mère.Et il avait, comment dirai-je ?la faiblesse de faire de la littérature édiflante.Après avoir été bibliothécaire dans un po- lytechnibum, dès que l\u2019aisance lui vint, il se laissa aller à sa marotite.Vous me croirez si vous voulez, mais, lorsqu\u2019il mourut, il ne possédait même pas une montre en or.N\u2019est-il pas fa- cheux que des hommes comme ça aient de l\u2019argent?Tout ce qu\u2019il fit, ce fut de commander près de cinq mètres cubes de livres et de papier, un tonneau d\u2019encre, et de se mettre à écrire de la littérature édifiante, à cour de bras.Moi, je ne pour- rai jamais comprendre ça! Mais lui se comprenait.La fortune lui vint d\u2019une manière assez curieuse, alors qu\u2019il avait 37 ans, d\u2019un oncle maternel dont il n\u2019attendait rien.Il advint que ma mère était sa seule parente, en dehors de quelques cousins issus de germains.Et moi, j'étais fils unique.Les cousins avaient, eux aussi, un seul fils ; mais ils l\u2019amenèrent trop tôt pour voir le vieillard.C\u2019était véritablement un enfant gâté que le fils de ces cousins, et dès qu\u2019il eut regardé mon oncle, il se mit à brailler de toutes ses forces.\u2018Emmenez-le, je vous en prie, dit le vieillard.Qu\u2019on m\u2019en débarrasee ! Et lui-même en débarrassa son testament.Bonne affaire pour moi, ça; hein?Ma mère, femme avisée et prudente, avait fait son plan.C\u2019était un curieux petit homme que mon oncle.Je ne m\u2019étonne pas que le moutard ait une peur de lui.Des cheveux, comme les poupées japonaises que l\u2019on voit dans les boutiques, noirs et droits, et raides, en couronne; pas un sur le haut du crâne, et, au-dessous, une figure blème, avec des yeux gris sombre, assez grands, toujours en mouvement derrière ses lunetites.Comment il s\u2019appelait?\u2014 Oh ! quand je vous le nommerais cela ne vous dirait rien.On n\u2019aurait pas pu le dire.I fallait l\u2019entendre, taper sur les critiques; non pas qu\u2019on l\u2019é pluchât, entendez-vous?\u2014 car il aurait aimé cela\u2014mais parce qu\u2019on Ne s\u2019occupait pa de i, De quatorse ans jusqu\u2019à vingt-trois, jusqu\u2019à ce que j'aie pu cultiver mon esprit, mi mè re avait coutume de ma dé barbouiller, d¢ me brosser les cheveux (du moins pendant mon enfance ) avec une belle raie sur le milieu de la tôte, et de m\u2019emmener, une ou deux fois la semaine, entendre ce vieux fou bavarder sur les cho- ves, qu\u2019il avait lues déns les journaux du matin, et s\u2019efforcer, dans la mesure de ses moyens, d\u2019'imiter Carlyle dans ce commentaire.Moi, je m\u2019asseyais quand on me le disait, j'avais l\u2019air intelligent et bien élevé, je faisais semblant d\u2019avaler tout cela.Ensuite, je pris l\u2019habitude d\u2019y aller de ma propre volonté, sans le moindre souci de l\u2019héritage.Et j'étais la seule personne qui fréquentait chez mon oncle.Quand jallais le voir, je le trouvais toujours avec des livres dispersés par toute la pièce, avec des tas de papiers déchirés sur le parquet, des télégrammes et des journaux jetés çà et là, des tasses à café vides, des restes da rôties à demi mangées sur le pupitre ou sur la cheminée.Avec les autres personnes de son entourage, il paraissait un peu réservé, mais il ne se bornait pas à causer avec noi, il me donnait ses livres, des livres de six cents pages avec des titres tire-l\u2019œil: \u201c Nos sœurs dans la géhenne.Le démon de la bigoterie Creusets ct passoires,\u201d\u2019 etc., etc.L\u2019avant-dernière fois que je le vis, il me donna un volume.Il se sentait déjà malade, sa main tremblait, et il était abattu.Je remarquai tout cela, parce que j'avais naturellement l'œil ouvert sur tous ces petits symptômes.\u2014\u2018\u2018 Mon dernier ouvrage.Ted, me dit-il.Mon dernier mot aux peuples sourds et endurcis.\u201d\u201d .Je veux être pendu si une larme ne roula pas à @ moment sur sa Vieille joue parcheminée.ll était toujours a se plaindre que la fin fût s* proche, alors qu\u2019il n\u2019avait encore écrit à peine que cinquante trois volumes de balivernes., \u201c J'ai quelquefois pensé, Ted,\u201d me dit-il.Et il »'arré- ta.Puis, reprenant: \u2018\u201cPeut-être ai-je été un peu vif, un peu injuste à l\u2019égard de cette génération endurcie.J\u2019aurais dû lui montrer un peu plus de douceur, peut-être, lui apporter une lumière un peu moins aveuglante.J'ai quelquefois pensé.que j'aurais pu les diriger.Mais j'ai faït de mon mieux, Ted.\u201d Il parut réfléchir pendant une minute; puis il parla, tranquille et triste, aussi sain d\u2019esprit, aussi sensé que je le suis moi-même.\u201cJ\u2019ai été un imbécile, Ted, poursuivit-il.J\u2019ai passé toute ma vie à rabâcher des sotitises.Celui-là seul qui lit dans les cœurs sait s\u2019il y a eu là autra chose que de vanité.Ted, moi je n\u2019en sais rien.Mais lui le sait.ll le sait, et si j'ai agi sottement et orgueilleusement, en conscience.\u201d C\u2019est exactement ainsi qu\u2019il parla; puis il s\u2019arréta tout court et me tendit son livre, en tremblant.\u201cPrenez ce livre et lisez-le, ajouta mon oncle.C\u2019est mon dernier mot, c\u2019est bien mon dernier mot.Je vous ai laissé tout mon bien, Ted, Puissiez- vous en faire un meilleur usage que moi!\u2019\u2019 1] eut en ce moment un accès de toux.Je me rappelle tout cela parfaitement, comment jo rentrai chez moi fier comme un coq, et comment il était dans son grand lit quand je retournai le voir.Îl a\u2019affaiblissait très vite; mais, tout de même, la vanité le tenait encore.\u2018Avez vous lu?murmura-tril.\u2014J\u2019ai passé toute la nuit à le lire,\u201d lui dis-je à l\u2019oreille pour lui faire plaisir.Il sourit doucement, il essaya de me serrer la main; aussi faible qu\u2019une femme, il dut y renoncer et resta immobile.Ses yeux étaient clos, son nez pincé, mais il était toujours souriant.N\u2019était-ce pas vraiment bizarre de le voir là, étendu mort, avec le sourire du succès sur le visage, lui dont toute la vie n\u2019avait abouti à rien?Telle fut la fin de mon oncle.Ensuite, naturellement, on commença la chasse au testament.D\u2019abord, nous fâmes pleins de bienséance et de respect; mais la journée n'était pas finie que nous en étions à éventrer les sièges, à briser les panneaux du bureau, & sonder les murailles.A tout moment, nous nous atkendions à voir » \u2014 queyenir les autres, vous se- \u2018vai Ayaeit interrogé la gouvernants, nous découvrimes F qu\u2019elle \u2018avait réollanent amisté comme témoin à la confection d\u2019un testament (il &tait, di- sait-elle, éorit sur une demi- feuille de papier a lettre ordinaire et trés court) ming d\u2019un mois auparavant.L'autre témoin était le jardinier, et il nous confirma ses paroles mot pour mot, mais du diable si l\u2019on découvrit aucun testament.A la fin, un homme de toi de Reigate nous en mit un sous le nez, lequel avait été fait, plusieurs années auparavant, au temps de quelque petite difficulté avec ma mère; c\u2019était le seul testament qu\u2019on pût tirer de n\u2019importe où, et, par ct acte, mon oncle laissait jusqu\u2019au dernier sou toute sa fortune à ce morveux, enfant de son neveu; un gaillard qui n\u2019avait jamais eu, en toute une vie, & subir sa conversation seulement une journée.\u201d L\u2019homme à l\u2019œil de verre s\u2019arrêta.\u2018Je croyais que vous disiea.\u2014Attendez done un peu.Les dernières volontés furent exécutées; l'autre hérita,et dès qu\u2019il eut vingt et un ans, il se mit à dissiper son bien.Comme il le gaspilla, mon Dieu! il jouait, il buvait, il \u201carrosait\u2019\u2019 les journaux pour ceci, pour cela.Je vous le dis, cela me fait tordre de penser à la vie qu\u2019il a menée! Bref, il mangea jusqu\u2019au dernier liard avant d\u2019avoir trente ans, et la dernière fois que j'entendis parler da lui, il était 4 la ma\u2018son centrale de Hollaway, il y a trois ans de cela.Moi, naturellement je traversai des temps très durs parce que, comme vous le pensez, lu seul métier que je connusse, c\u2019était la course à l\u2019héritage.Tous mes projets, si je puis dire, attendaient que le vieux fût mort.Je m'étais mis un jour: À chercher tout autour de ma chambre quelque chose dont je pusse faire argent pour suffire aux besoins immédiats, quand mes veux tombèrent sur tous ces volumes offerts en cadeaux; personne ne voudrait les acheter, pas même pour envelopper du beurre avec les feuilles.J\u2019avais promis à mon oncle de ne pas m\u2019en séparer; aucune promesse n\u2019était plus facile a tenir.Je lançai contre eux mon soulier, et je les fis voler à travers la chambre.L\u2019un d\u2019eux fut soulevé par le choc et tournoya en l\u2019air: de ses pages s\u2019échappa.Vous devinez?C\u2019était le testament.Mon oncle me l\u2019avait remis lui-même dans ce volume, le dernier de tous.\u201d L'homme se croisa les bras sur la table et regarda de travers de son œil valide, son pot à bière vide.T1 secoua la tête lentement ot dit avec douceur: \u201cJe n\u2019avais jamais ouvert le livre, je n'en avais même pas coupé une pave!\u2019 Puis il leva la tête, avec un rire amer pour solliciter ma sympathie.\u2014 \u2018\u2018Quelle idée do le cacher ainsit\u2026 Hein?choisir cet endroit-là! 11 se mit, d'un air distrait, à repécher dans son verre avec son doigt une mouche morte.\u201cCela vous montre bien la vanité des auteurs, ajouta-t-il en levant le nez.C\u2019était un stratagème de mon oncle; il avait bel et bien son idée.Mais cela vous montre aussi comment, nous, pauvres, créatures humaines, nous nous comprenons difficilement les uns les autres.\u201d Du moins, il n\u2019y avait pas moyen de se méprendre sur la soif dont témoignait le regard de mon interlocuteur.Il accepta une tournée avec une surprise mal feinte.Et, usant de la subtile formule ordinaire, il ajouta que \u2018\u2018c\u2019était bien pour ne pas me refuser.\u201d H.-G.WELLS.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Un chroniqueur de l\u2019 \u2018\u2019International\u2019 prétend avoir été lo témoin de la scène suivante, aux Tuileries, pendant l'hiver de 1866: \u201cMme \u2026, adorablement jolie, mais trés connue pour lce audaces de son langage, est au milieu du grand salon.Toilette splendide: quelques cen- timdtres de corsage seulement.En revanche, une traîne qui n\u2019on finit pas.Un monsieur marche sur la traîne.\u2014Fichu animal! fait la dame en se retournant.\u2014Ah! madame, le \u2018\u2018fichu\u2019\u2019 mieux sur vos épaules.re \u2014 Pour qu\u2019un joint ne joue pas, il faut serrer très fort.serait LAVISSE.lem Oe sis à douze der Anlictauhales ort Mvtranes es aif 4 Ce be [i Cru Ce re > en ing will] esd gy.487 des vs near Faillite de la science L'homme en travail depuis cent ans a enfanté des manufactures, des mines, des docks, des bateaux, des télégraphes, des écoles et des théâtres; il a enfanté des habits, des journaux, du gaz, du linge, de l\u2019hygiène et des égoûts; il a enfanté des richesses et des plaisirs, de la philanthropie et des sociétés d'assurances, même des constitutions politiques et des systèmes philosophiques ; mais il n\u2019enfante pas de l'amour ni de la joie, suntout il n'enfante pas de la résignation et de l'idéal, c\u2019est-à-dire de la paix et de l\u2019espérance.La fumée des locomotives et du tabac en contient-elle plus que la fumée de l\u2019encens?Le prêt populaire à bon marché ost une belle chose, mais ce n\u2019est pas en prêtant aux besogneux à 5 ou même à 4 pour 100, que l\u2019on résoudra la question sociale.Elle nc sera jamais résolue, parce qu'elle n\u2019existe pas.Et, en effet, elle n'existe que dans notre imagination; elle ne vient pas de l\u2019estomac, comme on pense, elle vient du cerveau et du cœur.Aux maux imaginaires il faut des remèdes spirituels.Toutes nos batailles modernes contre les éléments, toutes nos victoires sur la matière, n\u2019ont, au moral, abouti à rien.La masse intelligente demeure irritée, exacerbée, les sens plus subtils, l\u2019esprit bandé vers un but impossible et l\u2019âme triste, déçue.Nous avons, pour beaucoup produire, évoqué le Gén'e de la force et déchaîné le Génie de la vitesse; ils dévorent l\u2019ouvrage: nous devons marcher et les suivre, ces esclaves-machi- nes nous entraînent.Bientôt, il n'y aura plus de place perdue sur la terre, il n'y aura plus de temps perdu dans la vie; mais entassât-on cent fois plus de jouissance, l'humanité sera la proie d'un terrible ennui, l\u2019ennu: que l\u2019on éprouve à regarder les villes que ne surmontent aucune flèche, aucun dôme, aucun tour, toutes choses de première nécessité, quoique parfaitement inutiles en elles-mêmes.Les ouvriers, les paysans, tous devenus \u2018\u2018bourgeois\u2019\u2019 dans le sens quo nous donnons au- jourd\u2019hui à œ mot, tous devenus penseurs, sentiront par là- même des souffrances qu'ils ignoraient naguère, \u2014 celles de la pensée, \u2014et seront désespérés \u2019être au monde, ayant perdu la certitude d\u2019en trouver un meilleur au sortir de celui- ci.C'est alors que le: peuple vomira les religions laïques, laborieusement absorbées; il pleurera pour avoir une âme et pour qu'on lui rende un Dieu.(+.AVENEL.sas MP Andes INR LES QLD LXE « SE VENDENT DANS TOUTES LES .PHARMACIES AU PRIX DE S0.CENTING: - LE FLACON, EXPEDIEES FRANCO.PAR LAPQETE.AU CANADA ET LES ETATS UNIS, SUR RECEPTION DU PRIX A Au National Français Reprise de \u2018Faust\u2019 au Théâtre National Français la semaine prochaine.Le grand drame fantastique de Goëétne version Morrison, adoptée à la scène françaiso par M.Caseneuve, sera mouté cette aunée de munière à surpasser toutes les répréentations été données à Montréal, jusqu'à présent.Ayunt désormais à su disposition qui en ont les uccessoires les plus nouveaux et les plus ingénieux M.Caseneuve prépare une mise en scène qui feru du spectacle une véritable févrie, une Vision des Mille et une Nuit\u2014un éblouissement.ls Brocken avec ses Inystères, ses danses de diablotins sous une pluie de feu, Ie jurdin de Marguerite avee ses fleurs lumineuses, la eroix flamboyante de Naurenberg, le duel de Faust nvec Nalentin où l'on voit les épées lancer des myriades d'étinicelles dès qu\u2019elles s'entrechoquent, les apparitions de Mephisto, le transformation de Faust et l'apôthéose final, tous ces tableaux aperçus à travers un prisine magique ne manqueront pas de produire la plus profonde fmpres- sion.Paul Cuseneuve jouera le rôle de Mephisto, Faust et Marguerite Audiot celui de Jean Guiraud celui du les autres roles prinei- confiés à MM.Filion, Godeau, Mmes Nozières et Verteuil.00e Au Francais Murguerite.paux sont Palinibri, Lu magnifique pièce de HMenck & \u201cThe Churity Nurse peut fort bien être appelée uns repré- Fennessey, sentation pour les dwmnes, et, de fait, était en grande partie dames partout où la l'assistance composée de pièce a été jouée.L'intrigue est telle qu'on voit dans la vie réelle: \u2014 Une jeune fille sans expérience quitte le toit paternel homme.Ce dernier, avec l\u2019aide d\u2019une femme, cherche à ruiner l'honneur de pour suivre un jeune cette jeune fille, miis Un ministre, en disgrâce à cause d'ivroguerie, la pro- tôge el elle, à son tour l\u2019aide À Be corriger et À reprendre sa place dans lu société.La tooupe se compose de vingt acteurs, parmi lesquels deux des plus grands acteurs enfants du théâtre américain.Dans la distribution on vorra Selma Herman, oui sont est depuis longtemps reconnue corne une actrice des plus accomplices.On dit que \u2018Charity Nurse\u2019 est une des représentations les plus élaborées.Cette pièce reru jouée tn Théâtre Français la semaine prochaine.avec matinées, mercredi, Jeudi et samedi > Ru Parc Sohmer Pour inaugurer la saison d'autoni- ne le Parc Sohmer a été chercher à l'exposition de Toronto les meilleurs numéros parmi les attractions Oui ont été produites dans cette ville si difficile dans le choix de ses plulsirs.En téte du programine, on trouvera la troupe de singes et de chiene dressés du célèbre professeur Galetti, Ces animaux savants sont extraordinaires, et nous ne croyos pas qu'on an ait, jamais vu due pareils & Montréal 1440 RUE STE Tel.Bell Est 1736.Theatre National, I .CATHERINE.Tel, Marchands 520.PAIX: SOIREES, 10,25 Semaine du 14 Septembre 1903 Grand Drame Spectacle \u201cFAUST\u201d Tout nouveau, excepte le titre ! MATINEES, 10, 15, 20, 25 et 30c.CF eae icf To oi pe eue Tige) (ue) pepe peser pepe Fo oe Toe [ne see) , 85, 40 et 50c.00000000000(000080 Nouveautes Coin des.Rues Ste-Catherine et Cadieux TEL.EST 1398.SEMAINE DU (4 SEPTEMBRE | Theatre des : Nos Bons Comedie en 5 actes Villageois de Victorien Sardou De I'Academie Francalse Debut de Mr.H.GIRAUD.Prix : 75c., 50c., 25c.et 15c.Matinee ee.- Loges : $1.00 et 50c.Samedi.(pad oor] ax Tog Fae To To ow [To Tuc Toe Tor 3 oe To sea PARC SOHMER AUJOURD'HUI DIMANCHE, Apres-midi, a 3 heures et ce Soir a 8 heures, Grandes Attractions de New-York ADMISSION : 10 CENTS.(38: Te (pc FT oo Fo [5 [1 (oT Te cl) Toe Toc no Te Tox Too [oe [Jo To Tm Tee rte Treen) Ce Douze Numeros Epatants.Art Ce 00-00-00 ASCENSION CONCERT PROMEMADE, Admission » Repair 3602 Bell Phone Mount 1045 épongeons, nettoyons compris la teinturerie.quelle partie de la ville.Louis Lemie SRLLLALAAEALAALLLLLALALLLLLELLALA00008000000/ PARC RIVERSIDE, Maisonneuve.Attractions Extraordinaires pour demain a * 3 ET 8 HEURES P.M.istes de New-York Engages a grands frais La derniere Comedie la plus originale.EN BALLON VARIFETES ADMIRABLES.IO cents SIFFFIIFBTIITITIIIIIIBIIP VIV IP vy Iv oI ISVS IPe Re Suit Concern RUE NOTRE-DAME ST-UENRI, Nous prenons soins de votre linge pour $1.00 par mois, Nous et faisons toutes les petites réparations y Nous fournissons aux clients une jolie boîte À linge, nous l'envoyons chercher et la retournons dans n'importe ux & Gie, PROPS.0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-CH00-0-0+0-0 0-0 50-0010 C_
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