Le rappel, 9 novembre 1902, dimanche 9 novembre 1902
[" è 7 0 lere Annee\u2014N o.9.AGAPES FRATERNELLES | Selon l'usage antique et so- 'lennel, dans la chaleur communicative des banquets, l\u2019on ne manque jamais de célébrer \u2018ces \u2018\u2019agapes iraternelles où il fait si bon se retrouver ensemble.\u201d La formule est de rigueur, mais elle n\u2019a pas toujours empêché les banquets de finir parfois comme le fameux festin des Lapithes.Au dernier banquet des Etu- diants, mardi dernier, il n\u2019y a heureusement pas eu de sang versé, ni même de larmes ré pandues.L\u2019on a ri; et c'est assez, car il faut bien avouer que tout le monde ne riait pas de même façon, Ches les uns, c'était le rire franc et ouvert de la satisfaction, et chez les autres le rire jaune et gêné de la stupéfaction.Aussi, à cause même de ce mélange incohérent d\u2019impressions, nous sem- ble-t-il que ces agapes, ont été fort peu fraternelles.Une chose certaine, c\u2019est qu\u2019on ne s\u2019y est pas ennuyé.Les journaux quotidiens en ont assez dit pour le laisser deviner, mais l\u2019évènement est assez important pour que nous croyions devoir y revenir.Le banquet des Etudiants resteru certainement comme le clou de la saison, à cause de la qualité des convives et surtout à cause des choses très intéressantes qui s\u2019y sont passées.Sir Wilfrid Laurier avait fait annoncer sa présence ; les sommités de la politique devaient s\u2019y trouver réunies; en un mot, l\u2019on s\u2019attendait à quelque chose chose de palpitant, et l'on n\u2019a pas été trompé.Les curieux, en quête d\u2019émotion, ont été servis à point.\u2014\u2014 = lL'honorah/a premier ministre yû, à son refour d'Europe est passé si rapidement chez nous, pour aller au'plus tot régler, à Ottawa, les affaires que vous savez, s\u2019asseyait à une table de banquet, pour la première fois depuis l'ouverture de la crise.Nous avons été Feureux de constater que Sir Wilfrid avait reconquis des forces sur le sol natal et qu'il était sur le chemin d'un entier rétablissement; toute l\u2019assemblée a d\u2019ailleurs témoigné sa légitime sympathie par des applaudissements unanimes, et par une brillante ovation.Mais il faut avouer que} sous les autres rapports, l\u2019hgnora- ble premier ministre nous a complètement déçus.L'on s\u2019attendait qu\u2019il nous donnerait enfin le fruit de ses cogitations profondes et qu\u2019il toucherait, au moins de loin, à quelqu\u2019une des questions qui passionnent en ce moment l\u2019opinion.Mais il n\u2019a rien dit, il a raconté avec signité d\u2019intéressantes anecdotes.La diplomatie, à laquelle il a été initié au cours de son récent voyage, lui commandait peut-être, après tout, cette noble insignifiance.Quoiqu'il en soit, dans sa banalité voulue, le discours de Sir Wilirid a déçu l\u2019assemblée, qui n'était pas venue, en si grand nombre, pour rien.Mais l\u2019assemblée savait qu\u2019elle se rattraperait tout à l\u2019heure avec l'honorable M.Tarte et qu\u2019elle apprendrait enfin du nouveau.L\u2019ex-ministre était là, en effet, à deux pas de son chef d\u2019avant-hier ; :1 était là, calme, souriant aux innocentes allusions qu'on lui decochait et attendant paisiblement son tour.NH y avait dans l'air, comme une odeur de poudre, et l\u2019on flairait partout la mitraille.Enfir, M.Tarte s\u2019est levé, avec l'énergie tranquille de l\u2019homme qui accomplit un devoir ; il s\u2019est levé et la tempête des bravos a soudain éclaté.Nous ne faisons ici que fonction d\u2019historiens, mais nous ne pouvons nous empêcher de constater combien est significative cette longue et enthousiaste ovation qui a salué le ministre tombé, avant même qu\u2019il oût parlé, et sous les veux du premier ministre \u2018ui même.Le général Pichegru, prisonnier, disait À un officier qui à MusuUltast : * lorsque le soleil ESL CUUCAE, LA Y àù bien ues dus Clues a JL olpre.Al saul doug Yue 1 Jaol, mt.Lalu sull eugore \u201d Jueljue chose, lading uals sa Cuuw, PUISQU li 11 & cuuserve vady du allls, Liaigie si disgrace.ui, larte a parle avec | ur- dente cumbativiteé qui lui osu coutumiere, \u20acl, sagiutaire 1u- Llepide, 1 à lauce ue Lous Cu- Ws ue ces lleches, COW'LES MAIS acerees, (ui entreny dans le souvenir et qui s\u2019y entoucent à Jutnais.lt, chaque luis, UN LonLerre d'applaudissements rappelait au premier ministre etoune que la roche tarpéienne est près du capitole.Sans doute, 11 est très pénible de voir un homme distingué assister à l'agonie de sa gloire, et quelques-uns ont trouvé inconvenante et hors de propas allure cavalière et provocante de l'Hon.M.Tarte, attendu que, dans un banquet universitaire, il est assez d\u2019usage de laisser la politique à la porte.En effet, peut-être eût-il été préférable, comme M.Monk l\u2019a fait avec son ordinaire dignité et sa maîtrise habituelle, de se tenir au-dessus des questions personnelles, dans la sphère plus pacitique de la spéculation.Mais qui n\u2019avouera que l\u2019assemblée presque entière a été complice ?La moitié des convives n\u2019étail venue que dans l\u2019espoir d\u2019entendre la bômbe éclater.Avant toute parole, M.Tarte avait déjà vaincu ; et, après tout, est-il responsable même des applaudissements qu\u2019il soulevait à chaque phra- ve ?-Uvmimë ii l\u2019a dit, \u2018la parole était au parlement, mais elle était à la nation aussi, la nation qui fait et défait les parlements.\u201d\u201d Et la nation n\u2019a pu s'empêcher d\u2019approuver ce qu\u2019olle croyait vrai.\u2018Ministre de la Couronne, hier, par la grâce de son roi, M.Tarte est député aujour- d\u2019hui par sa volonté.\u201d 11 peut continuer, dans son journal, à alterner les louanges et les critiques, au sujet du gouvernement ; il peut affecter une fidélité ironique au parti qui le repousse, Quoiqu'il fasse, il aura servi à quelque chose, dans le banquet de mardi; il aura montré à Sir Wilfrid que si son ex-ministre a été si bruyamment applaudi, que si sa présence n'a pas arrêté cet éclat, c\u2019est que M.Tarte était censé ce soir-là faire son premier acte d\u2019opposition au gouvernement néfaste qui nous dirige.En un mot, M.Tarte aura montré au premier ministre la vérité de ce que nous disions dimanche dernier que l\u2019on voit déjà s\u2019ébranler, au haut de la montagne de l\u2019opinion publique, le roc qui brisera dans sa chute le colosse aux pieds d\u2019argile.Nous le voyons descendre ce roc vengeur avec la rapidité terrible de l\u2019avalanche qui se grossit, sur son chemin, de toutes les fautes commises ; et personne désormais, M.Tarte, pas plus que les autres, ne pourra l\u2019arrêtor.SS Hors de PEglise point de Salut Au banquet des dentistes, le 5 du courant, M.Tarte disait à l\u2019auditoire qu\u2019à venir à ces dernières années, il croyait que tous les protestants étaient damnés.Voilà plusieurs fois que l'ex- ministée des travaux publics fait cette déclaration dans des réunions importantes.Est-il bien prudent de parler ainsi ?N\u2019est-ce pas créer une fausse impression sur les enseignements de l\u2019Eglise ?On ne nous a jamais enseigné que les protestants sont damnés.11 serait reyrettable de répandre l'impression que la croyance féroce.catholique est aussi M.MONK Au Banquet des Etudiants Des nombreux discours qui ont été prononcés, mardi soi.à l\u2019hôtel Viger, c\u2019est celui du distingué lieutenant de l\u2019opposition, M.F.I).Monk, qui semble avoir rencontré le mieux l\u2019approbation générale, surtout si l'on ne tient pas compte de l\u2019attrait du scandale qu'apportaient certains autres discours.M.Monk a donné, une fois de plus, une preuve de son grand sens politique et de sa dignité de gentilhomme.Aussi, a-t-il été accueilli avec un véritable enthousiasme par l\u2019assemblée et son éloquent discours, fait de tact, de mesure, et de vérité, lui a valu des applaudissements bien mérités, M.Monk, qui répondait à la santé de \u2018Nos parlements \u201d a exprimé l'ardent désir de voir le parlement canadien doué de pouvoirs assez étendus pour se gouverner entièrement lui-même,et composé d\u2019hommes assez éclairés pour promouvoir les intérêts nationaux.Parmi les obstacles les plus dangereux à cette ascension nationale, M.Monk a surtout mentionné le \u2018\u2018caucus\u2019\u2019.11 a flétri fortement cette institution démoralisatrice qui paralyse le sentiment individuel et met les énergies de tout un parti à la remorque des opinions d\u2019un groupe.Nous ne pouvons trop féliciter M.Monk d\u2019avoir touché ce point important et nous nous joignons à lui pour réclamer l'abolition de cette coutume.\u2014_ LES \u201cGINO MINUTES\u201d DE M.DUPUIS A Ste-Cunegonde Les éledteurs de Ste-Cunégon- de savaient déjà, avec quelle désinvolture leurs anciens échevins les avaient défranchi- sés du droit qu'ils avaient d\u2019élire le maire de leur municipalité.Mais ces échevins pen- tants, sentant le terrain glisser sous eux, avaient essayé de rattraper la confiance de leurs électeurs, et de réparer leur bévue devant le comité des bills privés, à Québec.Mais ils avaient compté sans M.Parent.C\u2019est M.F.X.Dupuis, l\u2019avocat de la cité, et l\u2019un des plus fermes soutiens du gouvernement même, qui s\u2019est chargé de le leur apprendre.Quand ce bill des amendements à la charte de Ste-Cuné- gonde est venu en troisième lecture, le premier ministre a averti M.Dupuis qu\u2019il n\u2019avait que cinq minutes à y consacrer.On a fait alors de bonne grâce le sacrifice des locataires\u201d; on les a renvoyé aux calendes grecques.Les marchands de bois américains prennent sane doute tout le temps de M.Parent, et nous ne doutons pas que les électeurs de Ste-Cuné- gonde se souviendront longtemps du péché que leurs échevins ont confessé avec tant 6de ferme-propos, jeudi dernier ; mais surtout ils n\u2019oublieront pas \u2018\u2018 les cinq minutes \u201d de M.Dupuis.SIFTON C\u2019est l'honorable Sifton ; le ministre de l\u2019intérieur et le collègue préféré de Sir Wilfrid Laurier, qui est directement responsable de l'importation des Doukhobors.Ce M.Sifton a des idées si étroites, est animé d\u2019un fanatisme tel qu\u2019il préfère dépenser des sommes considérables pour infester notre pays de maniaques étrangers, plutôt que d\u2019accorder quelque aide à l\u2019œu- vre pourtant désirable du ra- patricment des nôtres émigrés aux Etats-Unis.N\u2019importe qui, « excepté des Canadiens- français, telle semble être la politique du ministre db l\u2019inté- -rieur et du gouvernement Laurier concernant l'immigration.A-t-on jamais vu fanatisme i plus bite et peut-on imaginer une politique plus contraire aux intérêts de notre pays ?\u201c Le Peuple \u201d.Montreal, Dimanche, 9 Nove mbre 1902.Notte Legislature à Celle de nos institutions politiques qui devrait être la plus aimée et à laquelle nous devrions prêter le plus d\u2019attention, c\u2019est notñ.Législature.Sa création a été la raison d'être de la Confédération.C\u2019est elle qui marque la fin du régime oligarchique et arbitraire dont la dernière forme a été la constitution de 1840.C\u2019est elle qui ; nous a rendus maîtres chez nous.Elle est une reconnaissance solennelle et éfficace par l\u2019Angleterre de \u2018\u2018 nos droits\u201d.Elle est le traité de paix qui termine la lutte politique, longue d\u2019un siècle et par moments si douloureuse du Canada Français pour la liberté.Elle a aussi, sur les régimes qui Pont précédée, le mérite d\u2019être sortie de la volonté du peuple.Elle ouvre, dans notre histoire, une ère d\u2019apaisement et de progrès.Nous la croyons suffisamment large pour répondre à son objet, qui est de développer notre province française suivant nos lois, nos mœurs, nos coutumes, notre langue et notre religion.11 arrive cependant que le grand nombre de nos hommes publics, surtout parmi les plus considérables, concentrent leurs aspirations sur le Parlement et négligent de s\u2019occuper de la Législature.Le public, suivant leur exemple, a fini par ne pas donner, lui aussi, à la.Législature l\u2019intérêt qu\u2019elle mérite.H suffit, comme preuve de cette affirmation, d\u2019évoquer ie | spectacle.que préænte avtuelle- ment notre AssembléeLégisla- tive avec S.N.Parent à son sommet et Etienne Blanchard à sa base ;\u2014 et pour monter de la base au.sommet la distance est vite franchie.Il reste bien encore quelques députés de valeur et de bonne volonté, mais ils sont si peu nombreux qu\u2019ils n\u2019ont pu empêcher le niveau intellectuel et patriotique de notre Assemblée Législative de descendre jusqu\u2019à zéro.Nous croyons qu\u2019il faut déplorer ce fait a l\u2019égal d\u2019un malheur national.Et remarquons d\u2019abord que : \u2018\u201c éternelle si la lutte pour la liberté est terminée, cette liberté si péniblement conquise ne nous sera conservée qu\u2019au prix d\u2019une vigilance.\u201d poste naturel de notre vigie, c\u2019est Québec.La Législature, on l\u2019a dit avec raison, est le rempart de nos libertés.Or le : Les choses politiques que le | Parlement doit accomplir, pour | étre trés grandes, ne sont pas d\u2019un plus grand prix et n\u2019exigent pas plus de patriotisme et de sens politique que les choses dont la Législature devrait s\u2019occuper.Les questions de tarif, de transport et de développement des ressources et des richesses du Dominion ne sont pas plus compliquées, ni plus belles et méritoires à étudier que les questions d\u2019éducation, d\u2019agriculture, d\u2019industrie, de résistance à l\u2019absorption américaine ainsi qu\u2019à absorption fédérale, de conservation de notre domaine national, de colonisation, de rapatriement, etc.La solution des questions fédérales devra faire le Diminion puissant et prospère, et certes nous n\u2019y sommes pas indifférents, mais la solution des questions provinciales renferme autant et plus de bonheur pour notre peuple.Nous pouvons parler très haut de nos droits, mais il serait peut-être d\u2019utilité pratique de parler plus souvent et plus sérieusement de nos devoirs politiques.Si l\u2019établissement de la Confédération et de notre Législature consacre notre, droit: de | 4° pee Eat 6 propriété de tétre du Bas Canada, si française pour avoir été déc nocupée, défrichée, et dcii- nn trois fois conquise par nox pères, il devrait aussi consacrer notre devoir de développer cette propriété par un travail incessant, et de ne pas permettre que les provinces sœurs devancent la nôtre dans la voie du progrès.Il n\u2019est pas permis de faire moins que les autres, et il suf- + fit à peine de faire autant ; il convient de faire mieux.Telle devrait être notre façon de soutenir l\u2019konneur du nom français en Amérique.Jules Normand.De \u201c© Les Doux Khobors Nous continuons d\u2019en apprendre de belles sur le compte des Doukhobor.Un triste personnage, qui s\u2019est fourré un doigt dans l\u2019œæil, et, qui loin d\u2019avoir mérité de la patrie, doit, au contraire, être honni, conspué, c\u2019est bien l\u2019hon.M.Sifton, le petit Napoléon de l\u2019Ouest, le champion des turpitudes du Yukon, a doté nos plaines du Nord Canadien de plusieurs milliers d\u2019idiots, d\u2019abrutis et de crétins fanatiques.Seize cents ou plus de ces dévergondés ont jeté leur frus- quin à tous les diables et se balladent à la recherche d\u2019une apparition céleste ou d\u2019un veau d\u2019or quelconque.Cette caravane d\u2019illuminés, de dérviches incontrôlables, de maniaques, et pour tout dire, de fous à lier traîne à sa remorque des femmes et même des enfants à la mamelle.Affamés, pieds nus, ils refusent de réintégrer leurs fermes avant d\u2019en avoir reçu l\u2019ordre du Grand Manitou.De pauvres petits êtres déplumés, inconscients sont brutalement abandonnés dans les buissons qui bordent les routes.Les atrocités ne se comptent plus.Et dire, que ces scènes révoltantes se produisent en plein 20ème siècle, soun l'égide de l\u2019Union Jack, du Greater Empire ?C\u2019est dégoûtant, et, jusqu\u2019à preuve du contraire nous resterons convaincus que le plus cuistre de toute cette bande de miséreux c\u2019eat bien Monsieur le ministre Sifton qui a dépensé notre argent pour importer de tels énergumènes.Le Noblet.+000 PLUS DE BAISERS \u201cL\u2019Avenir du Nord\u201d, dirigé par M.Jean Prévost, M.P.P., dit ce qui suit sous le titre : \u2018\u2018 Comment on réfute à \u2018\u2018 La Patrie.\u201d \u2018\u201c A Montréal est publié un grand quotidien qui a nom : \u2018\u201c La Patrie\u201d.Ce grand journal paraît avoir parmi son personnel certain dialecticien très retors.Ce n\u2019en veux d'autre preuve que ceci : La semaine dernière, notre premier Saint-Jérôme intitulé \u2018\u2018 L\u2019énigme d\u2019une démission, \u201d a eu le malheur de ne pas plaire aux messieurs de \u2018\u2018 La Patrie \u201d qui se chargèrent de ré futer \u2018\u2018 irréfutablement \u201d les avancés de l\u2019article.Voici ce qu\u2019on écrivit : \u2018\u201c L\u2019opinion de \u201cL\u2019Avenir du Nord *\u2019, journal libéral publié a Saint-Jérome, comté et district de Terrebonne, \u2014 sur le passé, le présent et l\u2019avenir de M.Tarte, a de l\u2019importance, mais pas une importance décisive.\u201cJean! Jean ! ! voir s\u2019ils viennent ! \u2018\u201c Et s\u2019ils ae viennent pas, calme-toi.\u201d Nous n\u2019attribuerons pas à l\u2019honorable M.Tarte cette monumentale bourde.11 y a tout de même du Tarte là-dedans, mais ceci doit être du crû des jeunes Tarte, revenus d\u2019une course à bord de \u2018\u201c\u201cMarie-Jeanne.2 Comme il change M.Pré- vost ! M.Tarte a pourtant été bien utile au parti libéral dans Va-t-en le district de \u201c-mne.Et l\u2019on sait cela ; Avenir du Nord.\u201d Après M.Ethier, c'est M.Prévost qui jase.: > - e \u201d % NOS HOMMES PUBLICS Le numero 2 sous En Carlcature Par Evmonn-ÉMasaicorra Sis Richard Cartwright.A A A EL EGIE Muse de la pitié, de grâce, inspirez-moi ! Je chante ce héros qui, sans savoir pourquoi, Se trouve i regenter notre pauvre province, Caché dans le prouillard, peu fait pour 8tre prince.Parent Nancléon a vu soudainement, ,.; - Error AslotticsaRt ve tu Ans BERRI » Ouvrage merveilleux de Dame Circonstance ! C\u2019est alors qu\u2019il voulut, dans sa reconnaissance, Célèbrer à jamais ce hasard bienfaiteur.Hélas ! l'émotion fit du grand orateur, Un homme aussi muet qu\u2019une carpe de France, 0 muse, entendez-mol, guérissez la rouffrance, Du sage lumineux qui ne peut plus parler, Ouvrez, ouvrez sa bouche, enfin pour consoler, La chambre de Québec, de sou sort déplorable, Faites qu\u2019il nous reporte À ce temps mémorable, , Où Mercier et Chapleau, ces deux choyés des cieux, Savaient faire monter les larmes daus nos yeux.S\u2019il doit rester muet, éparguez-nous la peine, Le le voir sacrifier notre riche domaine,.A ces américains affamés et repus, Pour grossir sou budget et faire des surplus.Que la voix de Stanstead, de l\u2019Islot, de Soulanges, Lui fasse regretter tous ses exploits étranges.Et qu\u2019il n\u2019attende pas que son pont suit fini, Pour nous débarrasser de son rêgne terni.S\u2019il meurt, n\u2019oubliez pas, 6 ma muse fidèle, Quand chez-nous cessera, la peine universelle, D\u2019exaucer le désir d\u2019un trépassé marquant, Qui veut pour sa dépouille un riche monument, Et que Napoleon, le plus grand des timides, Repose pour toujours au sein des Invalides.Mareel Robert.CHOCO PCTV OOE Il y a Promesse de Mariage Avant 1896, M.Godfroy Lan- glois se faisait, dans son journal de Ste Scholastique, l\u2019interprète des libéraux, quand il écrivait : \u2018Ça va bien mal sous le régime de la Proteec- tion.Le cultivateur paie cher ce qu\u2019il achète.La protection a aplati la bourse du cultivateur, pour gonfler le goussct des millionnaires, et subvenir aux orgies d\u2019un gouvernement qui, à l'heure qu'il est, nous coûte 37 millions de piastres par année et nous & donné une dette de 108 millions.\u201d Aujourd'hui, les amis de M.Langlois sont au pouvoir.lls ont gardé, malgré eux, la protection, politique des conservateurs.lls ne veulent pas le dire, cependant.Pqur l'avoir déclaré, M.Tarte a dû abandonner le ministère.Les dépenses sont de 20 millions plus élevées qu\u2019en 1896.La dette est augmentée d\u2019au- delà de 8 millions, depuis que M.Laurier est au pouvo;r.Les cultivateurs et les ouvriers payent plus cher qu\u2019en 1896 ce qu\u2019ils achètent.M.Langlois doit être bien désenchanté.11 croyait tant en la bonne foi du grand Laurier.Mais, ministre, \u2018À paraît que le jeune homme n'a pas autant d\u2019enthousiasme.Il est aujourd\u2019hui rédacteur du journal le plus protectionniste du Canada.Il paraît même qu\u2019il y a promesse de mariage entre M.Tarte et M.Langlois.Ce serait une bonne aubaine pour la page des mariages chics de l\u2019 \u2018Album Universel.\u201d pour Laurier, premier ; PROTÈGEONS-NOUS Notre tarif est de moitié moins élevé que celui des Etats-Unis.ll ouvre aux marchandises américaines le marché du Canada, quand les américains excluent nos produits de leurs marchés.De plus, nous accordons aux Etats-Unis, malgré leur égois- me, un tarif inférieur à ceux que nous imposons au reste du monde, et même À celui que nous avons imposé à l\u2019Angleterre.Malgré que nous soyons pour les Etats-Unis l\u2019un de leurs meilleurs cliente, ils nous refusent la faculté d\u2019échanger le produit de notre travail contre les marchandises que nous achetons chez eux.C'est mépriser le principe le plus élé: mentaire des opérations com Î merciales.C\u2019est\u2018se moquer de: nous.Nous devons donc nous protéger contre l\u2019égoïsme des Etats-Unis.Nous devons avoir un tarif douanier gui nous aide À nous procurer au Canada, les produits que nous achetons actuellement aux Etats-Unis.Encourageons l'industrie et la culture qui peuvent nous fournir ces produits.+ ETRANGE RUMEUR Est-il possible que l\u2019hon M.Fitzpatrick, ministre de la jus tice, a déclaré que si M.Tarte ou son journal ne donnait pas \u2018fair play \u201d au gouvernement, des révélations graves, suivies gy de poursuites plus graves encore, aurélent lieu en rapport avec |\u2019administration du département des Travaux Publics depuis 1896 ? PUBLIÉ PAR A \u201cAY nom Gt gouvernement du anada.\u201c5, Beipgetiaire de la Rédaction.QA Tn, depuis quelque a et temps.nous :chantent que M.ABONNEMENTS : | Lieuvier à administré une rebuf- Mn vilie cé = - Lod facia M.Chamberlain, lors Aletranger, \"7 10 \u2026.de dernière conférence colu- À Ja campagne, - 8, nous ère n est pas autre ues Cartier.Le Bas-Canada ÿ de notre province ?ve, vint eau-Branswick, il d\u2019Adam, qui testament Jacques-Cartier, vigateur appelait E, prend et la Nouvelle-Ecosse.verts, en partie du de =a tombe, daute un \u2018regal de sa rité et de bonheur.0 peut aller, \u2018au même procédé, de date 5.puis le \u201ccoup\u201d : Petites communes où to \u201cmonde se-connaît et où | vent facilement.Aussi \u201cscerutateur \u2019 tne - Bat, ane goy \u201coreille où if d'un.thé trou 5 pe FE parce: avait été, Fait I\u2019élection.\u201d Anne \u201d\u2019, les machines da et des Deux-Mon \u2018écrivains\u2019 du père dans § rJacqueg ?ien difficile.i > od ; la réalisation d\u2019un de ü premier Européen, qui is le pied on Canada: J sg | Fanclle ont coopéré la mère- Jgloire: nous atrons dans la nfedération.nelle ne vou ie pas! Ce we, au reste, ssein ae voudrait-il ne: limiter» Vinfluence de la ace française aux bornes étroi- uand, en 1534, Jacques-Car- ; après avoir touché à Ter- découvrir uae tie du Canada et du Nou- en assura possession à la France.= sançois qui réclamait sa part de A on voya dit .ses découvertes.Ce que le na- l\u2019Acadie le Nouveau-Brunswick Ainsi, les pays que Jacques \u2018Cartier a reconnus ou décou- moins, vont bientôt se trouver régis par un même gouvernement.Avec la Confédération, nous \u2018 réaliserons une vue de ce grand \u201c\u2018homme: la réunion de toutes les provinces qu\u2019il avait décou- Vertes.S\u2019il sortait aujourd hui ib sans\u2019 ination d\u2019hui- Uf ce vaste pays, que la civilisation éclaire de ses lumières ét \u2018auquel la Confédération va biéëntôt ouvrir une ère de pros- George-Etienne Cartier.Ronn TLE ORALE, recosg Erunot est-il Où ne saurait s\u2019imaginer jus- dans le domaine de l\u2019invention ou de la erie, I'ingéniosité des politi- tiens.La France, malheureu- bement, ne le cède en rien aux autres pays, en fait de corruption.Un journal Parisien nous en dit quelque chose.Voici : Il.est des trucs électoraux ui sont devenus classiques : lui, \u2018par exemple, qui consiste \"yd fdire voter les absents, dont \u201can remet les cartes électorales 7:4 \u2018des hommes srs ; et, grâce les défunts récente dont le nom \u2018a, pas encore été rayé des lis- de la rixe ulée, à la suite de laquelle on fait.\u2018évacuer la salle de vote; ce qui permet l'introduction .dans l\u2019urne de paquets de bulle- tiné au pom du candidat préfé- a TR Biliran ee dans les \u2018nione de chaque habitant se sa- En voici un sez nsité.: la loi porte que bulletins de vote ne doivent être revétus d\u2019aucun signe ex- ur prohibé.Une maculatu- aton : clouer un céau de lard sous la ta- devant laquelle il présidait té; à Varrivée de tout i suspect, l\u2019homme astu- passant la main sous la Bissait légèrement tte avint de.prendre le À i devait déposer de le ren- vu htrodui- lk 5 jour H ya ) Quel déigt au 1 moment 0 it encore percer lé \u201cc'est Mais, est-ce que ela pet, 3 être pire que la \u201ctrappe ds Be | 3 @noiivenu câble.jt Lhrapicle, 3 nôv.*tinfez pourraient lire avec profit tes félicitations qui viennent de s \u2019échanger au sujet du - (The Quebec 1902 a secrétaire: des colonies fé- livite lord Minto au nom de gouvernement, espérant \u2018\u2019le nauccès de l\u2019entroprise à patrie et les colonies, servira à fortäfier l\u2019idée qui l\u2019a fait naître.\u201d 1 , bien clair que I \u201cidée\u201d estion, chez le ministre 3, c'est cette fédération, Bs om union si chère à son cœur.set; ue répond lord Min- to ?\u201cAu nom du gouvernement du Canada\u201d , il se réjouit du nouveau lien qui attache la mère-patrie aux colonies et fuit de toutes ces entités politiques un seul et même grand empire.\u2018Canada, divil, rejoice in the new link binding the Mother-country and her colonies in one great Empire.\u201d Ainsi, notre gouvernement est si heureux qu\u2019il confond dans sa joie toutes les colonies en une seule et appelle de tous ses vœux leur union avec l\u2019Empire, tout cela parce qu\u2019un câble vient d\u2019être posé entre le Canada et l\u2019Australie au moyen duquel l\u2019on pourra commander quelques ballots de marchandises et s\u2019informer de la santé de Buller sur les bords de la Tugela, la prochaine fois.Dans l'esprit du gouverne ment du Canada, le travail de yaunité impériale va donc son \u2018ain et les ciments sont en cours de fabrication.C\u2019est évident.Le gouverneur des Iles Fiji n\u2019est pas plus modeste que le nôtre, ce qui prouve que deux pôles peuvent avoir plus d\u2019une \u201cattraction\u2019\u2019.11 soupire après sa disparition dans la gueule | béante de l\u2019Empire.M.Sändford Fleming\u2014qui a botrossjonme ITT ausst, repréeté, un gouvernement quelconque, sous tous les régimes, est pâmé! L'ingénieur fait dans le ré- ve, quoi ! C\u2019est d\u2019une poésie ! Notre Laurier seul y met du calme et de la proportion.Re- présenterait-il, par hasard, \u201cmoins\u201d le gouvernement que lord Minto, en cette circonstance ?William Mulock qui se décharge, vour le moment, sur les câbles des soucis que lui donnent des Postes mal administrées, fait de véritables génuflexions devant ce dicu Jag- gernat de Londres.Tout y passe: \u2018British Empire, Inter- imperiel policy, political and commercial interest of the Mother-country and her dominions beyond the seas\u201d, etc.Pour ce dernier comme pour le noble lord Minto, \u201cc'est déja arrivé ! \u201d Il répéte son message presque en entier a Sir Edmund Barton, : premier d\u2019Aus tralie, il le répète au Right Honourable Richard J.Seddon,.premier de la Nouvelle-Zélande.\u201cMay it be the means\u201d dit-il, puisse ce \u2018\u2018câble\u201d devenir le moyen d\u2019accroitre le commerce entre Jes | \u201cself\u201d gouvernement, et.paisde- t-il promouvoir *\u2018Vunité'® de l\u2019Empire-mondial ( world Empire) auquel noûs nons ! Jamais, \u2018on Favovera,.un cable, tout cible qu\u2019il soit, aura eu de sa vie tant.à faire.\u2026.seul, pris en Pair de n\u2019être pas autorisé à parler \u2018aussi fort au nom de son gouvernement.Eh! bien, de deux choses du ne: Gu lord Minto et Mulodk peuvent ainsi faite des déclara- l\u2019autorisation, M.Laurier est un unioniaté ! Ge sincère ; i uble it, gouverneurr,et/M.-Mulock con- 4 tredisenbz fa pensée du- gouver- | nement {ib'ils ne sort pas\u201d au- SR, ne resteoplus à M.Se cache, il joue pren ndre : faire poser vite to et à Mulock que \u201cutilité à Cessé.\u201d\u2019\u201d.\u2026\u2026 \u2018Pour la jurisprudence, \u2018\u2018voir | l'affaire Tarte ( Rapporte constitutionnel, o vol, ler, p.lre, 1902: 5° \u201c e °6 Jean Bart.Dé \u201cL\u2019Événement\u201d * | sères, la | vent égoïste des eolonies de apparte- Encore: une fois, M.Laurier} \u2018\u2019aparte\u201d, aurait | tions a brile-pourpoint, ou ils | ne le peuvent pas.8\u2019ls en- ont Si,\u2018au: contraire, le L Fier qi\u2019 une seule chose- à I câble pour téléphoner : La grève, des prisièfes de.la Pensylvanie est su: la point d'é- tre réghbe.Li président Roosevelt a fait accepter par les spé- qulateurs\u2018et par les uuvricrs, c\u2019est-à-dire par l\u2019une et l\u2019autre coalition des deux forces qui étaient pareilles en guerre, le principe de arbitrage.Une commission d\u2019hommes distin- , Parmi lesquels je relève bonheur le nom de Mgr Spalding, évêque de Peoris { le futur Archevéque de Chicago, d\u2019après la rumeur), a été chargée d\u2019examiner les griefs et de donner une solution.Conséquence pratique : nous aurons du charbon cet hiver.Oui, mais l\u2019hiver prochain ?La grève ot son cortège de mi- Jutte organisée des travailleurs, la résistance sou- spéculateurs, le trouble et le malaise ne re viendront-ils pas ?C\u2019est hélas! fort probable.Le grand pro- des Nouveaux \u20ac ux Cesa ary ® 18 imagination dus\u201d pote; Moco phtisiques, def euvrières mal\u201d.heureuses, des pélits grelottants, des hommus révoltés; tous, des souffrants par le froid et par.la \u201cgrève \u201d{ \u2018\u201cQuoi, s\u2019écrie le poète, après des siècles de fui, après le triomphe de la croix, des hommes wsouffrent encore et leurs bourreaux sont des chrétiens \u201d ! et poursuivant son rêve, il ajoute plus loin : \u2018ces chrétiens d\u2019un autre âge, sa\" crifiés à une cause ignoble, ces martyrs de la soif de l\u2019or auront connu l'ironie de saluer Néron.Le petib amas de fumée (sorti de la cigarette.) va se\u2019 dissiper.Jiu momeny il tremblotte.à légers fragments s\u2019en détaSñent, languettes allongées qui adhérent encore {au tablgan) par la base.Ce des bras qui se lèvent: blème social, en dépit des ef- Salut, Cézar, émpereur, ux forts généreux des hommes bien pensants, restera toujours, il faut le craindre, une question ouverte.Il y a déjà plusieurs années cependant, que notre grand Pontife Léon XITI a proposé au monde la solution vraie de cette question.On l'a bien vu ici au Canada, l\u2019autre hiver, quand Mgr Bégin a appliqué aux patrons et aux ouvriers en cuir de Québec, les lumineux enseignements de l\u2019encyclique \u201cRerum Novarum\u2019.Un journaliste de Rome, rédacteur à la \u201cVoce della Verita\u2019\u2019, a salué fort heureusement à cette occasion le métropolitain de Qué- bee du nom significatif de \u201cManning canadien.\u201d Mais, en fait, les peuples modernes se refusent pour la plupart à comprendre la sagesse des doctrines venues de Rome.Pour nous, catholiques, on ne saurait trop le répêter, il faut nous y tenir et nous y ancrer à cet enseignement du Pape; nous sommes certains, en effet, de par l\u2019histoire, que c\u2019est du Vatican seulement que peuvent venir le salut et la paix.o Ce m'\u2019arrêtais à ces pensées | en lisant tout à Eheure un article d\u2019ailleurs plein d'émotion, que signait dans la \u2018\u2018 Presse\u2019\u201d\u2019 de Montréal, de samedi dernier (18 octobre) l\u2019artiste-poëte que tous connaissent, Charles Gill.Il est intitulé: \u2018\u2018\u201cAve Caesar.\u201d Assurément, personne ne peut le lire sans se sentir au cœur quelque chose qui vibre.Je connais M.Gill, de longtemps.Depuis les jours déjà lointains où j\u2019allai le relancer dans ses poéciques mansardes du quai Saint Michel, à Paris, je ne l\u2019ai jamais perdu de vue, et, maintes fois, j'ai eu le plaisir de causer avec lui.Sa conversation est originale comme son style.De même qu\u2019il s\u2019entend à brosser une toile et à tourner un sonnet, le jeune écrivain réussit très bien, il me semble, à peindre un état d\u2019a- me.Peut-être pourtant sa pensée reste-t-elle parfois un peu réveuse, ce pendant que sa plume glisse alerte toujours et facile.Voilà justement ce qu\u2019amica- { lement, s\u2019il me permet bien, je voudrais lui reprocher à propos de son \u2018Ave Caesar\u201d.Pour saisissant qu \u2019il soit, son tableau des miséres que la \u201cgrève\u201d allait occasionner et | des malheurs.dont nous menaçait l\u2019obstination des \u2018\u2018rois du charbon\u201d me paraît n\u2019être ni \u2018assez complet ni assez prati- :quement instructif.Le .Ce-tableau, en voici.'analyse.Après .avoir \u2018rappelé oe qu\u2019est cette œuvre de Gérôme { son maître'et son ami, je pense ) \u2018dans laquelle le puissant | artiste a fait revivre ce moment dramatique où les vaincus de Rome, prisonniers Gaulois et Germains, \u201cvenaient, avant de .s\u2019entr\u2019égorger dans {l\u2019arêrie, saluer dans: sa foge- le: un impérialiste.dernier modèle, .op réticent pour - cruel Néron, \u201cd\u2019Imperator\u201d - dont le nom est restée unè op- protte,.en lui jetant Jes mots corinus : \u201cCésar, deur \u2018quti vont.mourir te saluent ?/*le Jetmne | maître canadien.nous\u2019 did gue.la.copie de: ce cheted\u2019 teuvre\u2019 est \u2018là, idstallée à M \u2018place d'haœbr Neur, au-dessus de:pon bureau de travail.Puis, il nous explique comment,® en çétte soirées d\u2019automne, 1a fumée de sa lations lentes de blanes flocons: et de taches grises, s\u2019arréter comme une traînée vis-à-vis le\u201d rer, Par je ne sais quoi quelle |.magie poétique, tout un corté-\u201d £ ,qui vont mourir te saluent di garette s\u2019en cst allée,.en ondux: tableau de Gérôme, pour.figu- 1 »> ! o Vraiment, c\u2019est joli et ce n\u2019est pas banal du tout.Vous avez bien saisie l\u2019allégorie, n\u2019est-Ce pas ?Il ne manque au tableau, a la place de Néron, que ces \u2018\u2018 nouveaux Césars \u201d qui gouvernent de nos jours, comme dit encore M.Gill, au nom \u2018\u2018de la féodalité du chiffre.\u201d\u201d Aussi ne se fait-il pas faute de les assigner à comparaître.Et \u2018ces messieurs, ma foi, attendu qu\u2019ils le méritent, sont joliment malmenés par le poète irrité \u2014 \u201c\u2018 gens irascibi- lis \u201d ! \u2014 \u2018\u201c Autrefois, conclut- il, les hommes mouraient pour une idée, pour une patrie.Au- jourd\u2019hui ils ne combattent plus dans l\u2019amphithéâtre, ils ne meurent plus pour la folie du panache : ils sont légalement assassinée dans une époque sans gloire dont les dieux sont des dollars, les drapeaux des chèques et les patries des coffre-forts \u201d\u201d ! o Certes, M.Gill a raison de signaler au mépris public cette soif de l\u2019or qui fait méconnai- tre tant de justes droits.Mais n\u2019est-il pas vrai aussi que les \u201c \u201ctruste\u201d\"éd travail qu\u2019on oppose aux \u2018\u2018trusts\u2019 du capital ne vont pas, souvent, sans violenter, eux gussi, des droits naturels Crtains?Et, pour m\u2019en tenir \u2018à son émouvante comparaisob, parmi ces groupes d\u2019ouvriers coalisés qui vont saluer, hvant de mourir par la \u2018\u201c\u2018gréve\u201d\u2019, les \u2018\u201c Césars nouveaux \u201d\u2019, qui s\u2019appellent les rois de l\u2019acier, du pétrole, du blé ou du charbon, n\u2019y en a-t- il pas quelques-uns que l\u2019esprit de justice et d\u2019équité n\u2019est pas tout seul à pousser à la guerre sans merci contre le capital ?Que si, au demeurant, son tableau est tout vivant d'une.triste réalité, n\u2019est-il pas incomplet, et, ne risque til pas d\u2019être un appel à des révoites qui seraient, parfois injustifiables et\u2018 le plus souvent impuissantes ?o En outre, et c'est le point capital, si l\u2019évocation de M.Gill est impressionnante et belle, elle n\u2019est toujours qu\u2019un point d\u2019interrogation douloureux.Elle peint avec force l\u2019un des côtés de la question sociale, elle laisse l\u2019autre dans l\u2019ombre et, surtout, elle ne présente pas de solution.Ah ! certes j'aime à voir ceux de mes jeunes compatriotes, qui ont une bonne plume et du talent, exposer leurs idées et travailler à instruire le peuple.Mais pourquoi s\u2019arrêter en si beau chemin ?D'ailleurs, il y a une solution qui s\u2019offre spontanément à l\u2019esprit à la suite de pour- | quoi douloureux que pose l\u2019article \u2018\u201cAve Caesar,\u201d et c\u2019est la * solution chrétienne.Elle se présente si naturellement que l\u2019artiste-poête l\u2019aura, j'en suis sûr, laissée simplement sous entendue.; sO Oui ! c\u2019ést vrai, poête, la so- ctiété souffre.Mais, il n\u2019y a pas l'êfue coux qui nagont dans l\u2019a- l Bondance qui ignorent les droits d\u2019autrui.Les responsa- \u201cbilités sont; partagées.Le capital et le travail, chacun de -leur côté, creusent chaque jour des abimes.Si, commu vous le tes sont plus grands il n'en reste pas moins vrai que les Féravaillenrs aussi det: bons-tonsells.: écrite .ost™né j l\u2019homme.{voilà précisément ce qu\u2019on né former gagues prirent, corps : s'étaient des mulédes & figure | désespéree, 37 adolescenta \u2018croyez, les torts des capitalis- \u2018ont besaire & 7h.*J déutumance t.aine de porte en Gest; su \u2018des vôtres, à Coded\u201d agile, que savoir souffrir ssaire et salutaire à Il avait raison et \u201cveut pas comprendre.On s\u2019ot- ating d'une part à vouloir jouir toujours, d'autre part a ne vouloir\u2019 se résigner jamais.C'est, 13.le grand malheur.Après dix-neuf siècles de christianisme, dites-vous, des chrétiens font souffrir d\u2019autres chrétiens ?Ce n\u2019est hélas! que trop vrai, le mal est certain.Mais we n'est pas tout de le constatér'il faut travailler à le guérir ! : o _.RQuevne tévignt-on pas de par tout à l\u2019esprit chrétien, à l\u2019enseignement romain ?Que ne va-t-on pas s\u2019instruire aux documents qu\u2019a signés Léon XTIl ?L\u2019encyclique sur la con- ditiou des ouvriers ! ah ! si tous les patrons et tous les ouvriers\u2018 la connaissaient et la metta/ent en pratique, les abus que notre jeune poëte stigmatise avec tant de verue \u2014 et d'autres encore \u2014 seraient) moins fréquents et le monde s\u2019en porterait mieux.La voilà la vraie solution de la question sociale ! C\u2019est quand la Croix se fut\u2019 implantée au Co- lisée, c'est quand son esprit eut gagné les cœurs qu\u2019on vit, au moins pour un temps, les Césars être hons aux peuples et les peuples rendre à César ce qui est à César, parce que les uns et les autres donnaient à Dieu ce qui est à Dieu ! L\u2019abbé Elie J.Auclair, ptre.Sherbrooke, 22 octobre 1902, GHRONIQUE Lorsqu'on Voyage Scene d'Automne Cetto bise, corbleu \u2014 vous rougit l\u2019épiderme, tant elle pique.Et, blindées de flanelle, les personnes & constitutions délicates toussent, les pieds dans l\u2019eau chaude, les bronches tein- turées d\u2019iode, la poitrine rosée par une étendue de moutarde capable de faire honte aux sandwichs les mieux achalan- dés du \u201cfree lunch\u201d te plus libéral, n\u2019a sans doute rien à faire avec la dite moutarde.Et sur les routes asseulées et ser- pentueuses, la poussidre \u2014 que nous habiterons un jour\u2014foli- chonne avec les feuilles qu\u2019ont fait choir les rafales hâtives de septembre.Aux champs désertés où plus rien ne demeure des moissons recueillies, des troupes d\u2019oies à l\u2019allure faite bourgeoisiaque par l\u2019embohpoint, s\u2019en vont, avec un ensemble vraiment exemplaire, pincer ce qui reste encore d\u2019herbe.Et des demeures éparpillées qu\u2019on voit parmi les rameaux nus, la fumée bleue monte plus vive, tandis qu\u2019au loin, dans l\u2019inape-çu des savanes vertes quand même, retentit parfois la détonation d\u2019une arme à feu clamant la mort.d\u2019une perdrix baiourde ou le dépit d\u2019un chasseur non moins balourd.Et la lumière du jour a des reflets charmeurs inconnus de juillet et des caresses qui font songer.le dernier sourire de lèvres que la mort va fermer pour jamais.(Lamartine.) o Cependant, sur la route assemblée chemine un homme dont la mélancolie semble s\u2019harmoniser avec cette tristesse des jours qui déclinent.C\u2019est un mendiant.Sa marche est lente et les haillons dont il est revêtu d:- sent Jl\u2019indigence comme ses épaules .voutées avant l\u2019heure disent la résignation peut-être malsaine d\u2019un être qui subit parce qu\u2019il doit subir.Et ce voyageur flétri qu\u2019aucune ambition, sans doute, ne stimule, s\u2019avance parmi les harmonies de l\u2019automne sans s\u2019attarder à les comprendre =t son regard ne va pas dire à ce qui s\u2019en va l'adieu que l\u2019âÂme murmure en voyant mourir.Qu'importe au chemineau la fouille: qui tombe ou la caresse tardive du soleil d'automne ?Il veut du pain.Splendeur d\u2019avril et mélan- côlie de fin d\u2019été, fleurs commençantes ét fr ondaison dé- \u201cchués \u2018n\u2019ont rien qui puisso l\u2019émonvoir, car la poésie n\u2019é- \u201cmeult, fjèe les rassasiées.\u201cSeul au monde, incompris des \u2018autres qui ne savent pas l\u2019an- roisse d\u2019être seul, il s\u2019on va, \"Machine à mendier que l'ac- Fpôrte \u2014 s\u2019éternisert à gueuser | quelques charités pour amour \u201cde Diev.Son village, © comme une trat- née d\u2019ombre, effarouche le rire au sein des épanouissements de la gaité des vivants et quand le quêteux passe, les enfants qui jouaient, s'arrêtent, apeurés, jusqu\u2019à ce qu\u2019il disparaisse, comme au bois se taisent les oisillons timides quand un nuage s\u2019allonge dans l\u2019azur et fait croire au retour des 16 rue St-Sacrement, - - delpl sur domandu.FINANCES J.S.BACHE & CIE.Banquiers et Courtiers, MOdTAEAL C.D.MONK, Gerant.Bureau Principal, 66 EZOHANGS FL, N.Y, Membre de la Bourse du Coton et du Cafe, Ia New-York, de la Chambre de Commorce, la Shicago, doa Boursep du Chicago et de Phila- Rapports et cotes de la Bourse quotidivnne du coton et des grains envoyés gratuitement FIL TÉLÉGRAPHIQUE PRIVÉ et DIRECT nuits.C\u2019est un homme pourtant, comme le premier des rois, mais connaître la misère, n\u2019étre rien, ns pavoir de l\u2019existence que ce qu\u2019elle renferme d\u2019amer abrutit l\u2019âÂme à la lon- L.G.BEAUBIEN & CIE COURTIERS 104 rue St-Francois-Xavier gue et voici qu\u2019il est venu comme ceux qui n'ont pas d\u2019espérances d\u2019amour ou de BANQUIERS et pensées.COURTIERS Quand il rode auprés des demeures et qu\u2019il épie d\u2019un re- 116 Rue 8t-Jacques, .MONTREAL gard supplian: le signe qui lui Garand, Terroux à (jie permettra de ramasser ce dont les autres a\u2019nnt plus faim, on dirait un chien sans chenil qui cherche un trou quelque part, d\u2019où les galvaudeux ne vier ront pas le relancer avec des cailloux et des malédictions.\u2026.Commissaires el Agents RABY & MOTARD Comptables, Auditeurs - Genera © 71 Rue St-Jacques, Cependant l\u2019automne fait Montreal.tournoyer les feuilles et chasse Tel.Bell Main 1254.March, (672 les canards et la lumière du - ! jour à des reflets inconnus de PHOTOGRAPHES juillet, des caresses qui font songer.\u201cCest le dernier sourire de lèvres que la mort va fermer pour jamais.\u201d Gaston.deur naturelle.AE > > 60 = > À { Soie, etc.Montréal, 15 mai 1902.Messieurs J, P.COUTLEE, O.J.DESJARDINS 1509 rue Ste-Catherine Anciens ateliers de J.A, VAILLANCOURT.Portraits au crayon et bromure, gran- Photographies copiées et agrandies.Photographies sur Porcelaine, Verre, SATISFACTION GARANTIE.1345 Rue Ontario, Messieurs, Je viens avec gratitude vous (162 rue Ontario, offrir nes plus sincères remerciements pour votre remède sans égal pour la guérison de l'alcoolisme, * L\u2019ADIPSONE,\u201d qui ma complètement guéri de la terrible maladie dont je souffrais depuis douze ans, et qui faiseit la désolation de ma femme et de mes deur naturelle.dies.D.LEONARD, PHOTOGRAPHE MONTREAL Portraits au Crayon, au Bromure, au Pastel et au Collodio Carbon, Aussi Portraits sur Porcelaine et sur Verre, gran- Vieilles protographies recopiées et agran- Le tout exécuté avec soin.Je m'\u2019énivrais tellement: que j'a vais perdu toute mon Ho Tel.Bell Est 2206.ma santé était tellement affectée que je ne pouvais travailler que quelques jours par semaine afin de me procurer un peu d\u2019urgent pour payer mes consomima- tions au cabaretier.Des personnes apitoyées sur mon triste sort me conseillèrent de suivre le traitement de I'A- DIPSONE, ce que je consentis à essayer.J'en pris huit bouteilles et maintenant c\u2019est avec plaisir et reconnaissance que je puis dire au public que ma guérisen.est complète._._____ Je donnerai toujours \u201cah bon mot à la louange de l\u2019ADIPSO- JIG -_\u2014 genres.| J.B.DUPONT, 1733 Rue Ste.JUN Les plus bautes nouveautés en tous NE, car je suis certain quo c'est un reméde d'une grande valeur our les personnes adonnées à la r- | ÿ | | | | | | enfants.| | | | | | | |: | Librairie - anger boisson.X.X.(Noms fournis sur demande.) 1603 RU E UE NOTRE-D Pour vérifier l'orignal de cette lettre.ainsi que les attestations de plusieurs personnes qui connaissent le signataire depuis nombre d'années, «adresser directe- P.Coutlée & Cie, un plaisir de montrer à toute personne intéressée une centaine d\u2019autres certilicats, prouvant l\u2019efficacité de leur remède, \u201c L'ADIP- SONE.\u201d DAME Ouvrages Lines &i Clssique, PAPETERIE, Articles re igieux et de fantaisie.TAPISSERIE.En Gros et en Detail.es médecing crire I' \u201cAD E\u201d peuvent s'adresser à on Erma Barbeau, goin des rues Ontario et St-An- ré.8 Sai d désirent pres- | Pé54 Srisisetils D aE A al A
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