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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2017-06-24, Collections de BAnQ.

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[" ARTS CINÉMA FESTIVALDEJAZZ UZEB EN CINQTEMPS PAGES 6 ET 7 FLORENCEFORESTI / DEPLUSBELLE APPRENDRE À S\u2019AIMER PAGE 15 MONTRÉAL, CINÉMA À CIEL OUVERT L\u2019offre de projections en plein air atteint un paroxysme cet été à Montréal, alors que des centaines de films seront diffusés gratuitement aux quatre coins de la ville.Une tendance lourde qui confirme à la fois notre besoin d\u2019une vie communautaire.et notre besoin de profiter du beau temps.UN DOSSIER DE CHANTAL GUY EN PAGES 12 ET 13 PHOTOS CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE NICOARCHAMBAULTDANS SATURDAYNIGHTFEVER LEDIEU DE LADANSE PAGE 3 MONTRÉAL SAMEDI 24 JU IN 2017 papier numérique 704 pages - 18,95 $ L\u2019équipe Flammarion Québec félicite nommée officière de l\u2019Ordre national du Québec L\u2019auteure de la série Armand Gamache enquête, best-seller au Québec et au Canada, no1 aux États-Unis, traduite en 25 langues, a grandement contribué à faire connaître le paysage culturel du Québec partout dans le monde.La romancière des Cantons-de-l\u2019Est a gagné ses lecteurs par la finesse de son regard sur la complexité humaine et l\u2019espoir qui émerge malgré tout de ses polars.WWW.LOUISEPENNY.COM WWW.FLAMMARION .QC .CA louise pen y ARTS TÉLÉVISION La télésérie québécoise Les pays d\u2019en haut a amorcé depuis quelques semaines le tournage de sa troisième saison.Elle rafle pour la deuxième année de suite les éloges aux prix Gémeaux avec 16 sélections, notamment pour le meilleur premier rôle masculin et féminin.À peine le tournage amorcé, une quatrième saison est déjà annoncée.Incursion dans le plateau des Pays d\u2019en haut au village Canadiana de Rawdon.STÉPHANIE DUPUIS Inspirée du téléroman Les belles histoires des pays d\u2019en haut et du roman Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon, la production des Pays d\u2019en haut a commencé en 2015.Près de 1,3 million de téléspectateurs sont au rendez-vous hebdomadairement pour suivre les péripéties du village de Sainte-Adèle.FIDÈLE À L\u2019HISTOIRE DUQUÉBEC L \u2019 a u t e u r d e l a s é r i e , Gilles Desjardins (Mensonges, Musée Eden), souligne que l\u2019écriture de la troisième saison a suscité énormément de recherches historiques.L\u2019objectif est de «donner une vision hyperréaliste de la vie de cette époque ».Ainsi, au fil des saisons, il prend petit à petit ses distances avec les personnages et l\u2019intrigue de la série originale.Selon ses recherches, l\u2019his- toi re du Québec v it une période charnière en 1880.Le tiers de la population a migré aux États-Unis, faisant naître des idées progressistes.Le projet de la colonisation et de l\u2019industrialisation naît de ces conditions.Gilles Desjardins accorde une grande importance à ces enjeux qui ont fondé, selon lui, les bases du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.UNE SAISON HAUTE EN REBONDISSEMENTS Selon l\u2019auteur, les spectateurs peuvent s \u2019at tendre à une « collision de deux grandes ambitions » entre Séraphin, qui souhaite à tout prix récupérer la mairie, et Alexis, qui désire reconquérir Donalda.Cette dernière sera divisée entre les deux et devra faire des choix qui auront beaucoup d\u2019inf luence sur l\u2019intrigue.L\u2019un des personnages les plus détestables, interprété pa r Rémi-P ier re Paquin , revient en force cette sai- son-ci.« L\u2019immonde Bidou fait vraiment des siennes et va provoquer des catastrophes en série », raconte Gilles Desjardins, en prenant des pauses pour rire.L\u2019auteur semble toutefois avoir une préférence marquée pour Séraphin, interprété par Vincent Leclerc.« Il y a beaucoup de choses que j\u2019ose écrire parce que je sais que c\u2019est lui qui va l\u2019interpréter.Il a une sensibilité qui tient du génie», ajoute M.Desjardins.DE NOUVEAUX PERSONNAGES Entre décor, habil lage et tournage, les comédiens doivent aussi s\u2019acclimater à la chaleur et aux moustiques du plateau de Rawdon.Pour Brigitte Laf leur (La galère , L\u2019auberge du chien noir), originaire de l\u2019Abitibi, cela ne représente pas un défi.«La coiffure, les costumes, je ne pensais pas que c\u2019était aussi plaisant que ça.C\u2019est du pur bonheur », s\u2019enthou- siasme-t-elle, avec une énergie contagieuse.Le rôle qu\u2019el le inca rne dans la série est celui de Georgiana, en couple avec Todore (Alexandre Landry).Tous deux de Montréal, ils tentent de refaire leur vie en région.À l\u2019origine, ce sont ceux qui tiennent le magasin général, qui, pour l\u2019instant, est tenu par la cour.La comédienne décrit Todore comme un bel homme, plus jeune d\u2019une dizaine d\u2019années, et qui se croit doté d\u2019une force inégalable.« Georgiana est aussi une leader.Elle a ses phases d\u2019insécurité, mais j\u2019aime le fait qu\u2019elle soit forte», raconte Brigitte Lafleur.SURPRISE SUR LE PLATEAU DE TOURNAGE Avec sa chevelure poivre et sel soigneusement bouclée et remontée, vêtue d\u2019une robe rouge ext ravagante, Denise Filiatrault apparaît sur le plateau de tournage.La comédienne, âgée de 86 ans, était de la première distribution du téléroman Les belles histoires des pays d\u2019en haut , diffusé de 1956 à 1970.Elle jouait alors le rôle de Délima, aujourd\u2019hui incarnée par Julie Le Breton.L\u2019emblémat ique d i re c - trice artistique du Théâtre du Rideau Vert jouera cette fois-ci, le temps d\u2019un épisode, le rôle de la tante de Séraphin Poudrier.La troisième saison des Pays d\u2019en haut sera diffusée à la télévision de Radio-Canada dès janvier prochain.LES PAYS D\u2019EN HAUT Une troisième saison débordante de nouveautés PHOTOS EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Denise Filiatrault (avec à sa gauche Vincent Leclerc et à sa droite Julie Le Breton) était de la première distribution du téléroman diffusé de 1956 à 1970.Elle jouera, le temps d\u2019un épisode, le rôle de la tante de Séraphin Poudrier.L\u2019un des personnages les plus détestables, Bidou, interprété par Rémi-Pierre Paquin, revient en force cette saison-ci.Donalda (Sarah-Jeanne Labrosse) sera divisée entre Séraphin, qui souhaite à tout prix récupérer la mairie, et Alexis, qui désire reconquérir sa flamme, et devra faire des choix qui auront beaucoup d\u2019influence sur l\u2019intrigue.«La coiffure, les costumes, je ne pensais pas que c\u2019était aussi plaisant que ça.C\u2019est du pur bonheur», s\u2019enthousiasme Brigitte Lafleur, qui incarne un nouveau personnage de la sériel l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 DISPONIBLE À chamberfest.com 1.613.234.6306 MiróQuartetparTaniaQuintanilla.Dessin:STCstorytellers.com Un hommage rendu à 500 ans de musique 22 jui-4 août Ottawa 30$ 175$ Concerts à partir de Passeports du festival à partir de ARTS COMÉDIE MUSICALE La production française Saturday Night Fever se pose au théâtre Capitole de Québec pour tout l\u2019été.Comme en France, Nico Archambault y interprète Tony Manero.De nombreux comédiens, chanteurs et danseurs québécois remplaceront les artistes français pour cette visite dans la Vieille Capitale, dont Wynn Holmes, Pierrette Robitaille, Rémy Girard et Amélie B.Simard.VÉRONIQUE LAUZON Après avoir été élu danseur favori des Canadiens à So You Think You Can Dance en 2008, Nico Archambault est devenu un artiste prisé.Au cours des dernières années, il a cependant délaissé la scène pour se concentrer sur son travail de chorégraphe et réalisateur.Grâce à Saturday Night Fever, le revoici sur les planches.«Finalement, j\u2019ai vraiment pris plaisir à remonter sur la scène et à revivre l\u2019énergie d\u2019une troupe.Mes moments préférés dans le spectacle sont ceux où je joue.Parce que c\u2019est là qu\u2019il y a le plus gros challenge pour moi et que j\u2019apprends encore ce métier», dit celui qui aimerait bien décrocher d\u2019autres contrats comme acteur.C o m m e s p e c t a t e u r , Nico Archambault l\u2019avoue : il se tient normalement loin des comédies musicales.C\u2019est d\u2019ailleurs une des raisons qui l\u2019ont d\u2019abord poussé à refuser le rôle de Tony Manero dans l\u2019adaptation française de SaturdayNight Fever.Également, parce qu\u2019il ne sait pas chanter.Sauf qu\u2019à force de discuter avec l\u2019équipe de production, il a été charmé par le projet.D\u2019abord, parce qu\u2019il n\u2019a pas à chanter, puisque des chanteurs professionnels se chargent de ce mandat.Également, parce que les chansons des Bee Gees ne sont pas traduites en français.Aussi, parce qu\u2019il développerait son jeu d\u2019acteur.Et pour finir, il passerait ainsi plusieurs mois en France, où le spectacle a été créé et présenté au cours des derniers mois.«Pendant les 70 représentations à Paris, nous avons constaté soir après soir que les gens sortaient heureux.Même les plus cyniques.J\u2019ai d\u2019ailleurs fait exprès d\u2019inviter des gens qui ne devraient pas aimer ça pour voir leurs réactions, et ils ont vraiment aimé ça.Je fais normalement partie de ce groupe-là, parce que les comédies musicales ne sont pas ce que je recherche comme entertainment et forme d\u2019art.Mais il y a une espèce de magie dans la recette de ce spectacle qui fait que tu embarques, tu ris et tu chantes », dit le juge de l\u2019émission Les dieux de la danse à Radio-Canada.La touche québécoise En tout, 15 artistes québécois se joignent à l\u2019équipe française, dont fait déjà partie NicoArchambault.Laconjointe de celui-ci, Wynn Holmes, remplace la danseuse fran- ça ise Fauve Hautot pou r interpréter le rôle féminin principal.Ils forment ainsi le célèbre couple porté à l\u2019écran par John Travolta et Karen Lynn Gorney, il y a exactement 40 ans.«Nous étions à la recher- c he d \u2019u ne da n s eu s e de grand calibre pour le rôle de Stephanie Mangano.Nous avons passé plusieurs auditions sans trouver la perle rare.Nous savions que Wynn avait tout ce qu\u2019il fallait pour tenir ce rôle, mais ses projets étaient très nombreux.C\u2019est une grande chance qu\u2019elle ait finalement accepté de se libérer pour notre spectacle», avance le metteur en scène, Stéphane Jarny.Parmi les acteurs québécois qui s\u2019ajoutent, il y a Amélie B.Simard, Joseph Martin et Matthieu Lévesque.Les parents de TonyManero, interprétés par Pierrette Robitaille et Rémy Girard, apparaîtront sur un grand écran.Une salle de spectacle qui devient une discothèque Le but des producteurs de Saturday Night Fever était de transformer la salle de spectacle en une immense d i s co thèque .E t d \u2019aprè s Nico Archambault, le pari est réussi.« Imaginez, au Palais des sports où il y a 4000 places, des Parisiens se levaient, dansaient, chantaient, réagissaient au dénouement de l\u2019histoire et me huaient même lorsque je suis méchant.Ouais, ils réagissaient beaucoup ! », dit le chorégraphe et danseur, qui croit que la réaction sera comparable au Capitole de Québec.Et la danse dans tout ça ?«Ne t\u2019inquiète pas ! Ça danse vraiment beaucoup dans ce spectacle.Le niveau est fort», promet-il.Au théâtre Capitole à Québec, du 28 juin au 3 septembre.La distribution française sera en tournée européenne de septembre à mars 2018.NICO ARCHAMBAULT DANS SATURDAY NIGHT FEVER Le dieu de la danse PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Comme spectateur, Nico Archambault l\u2019avoue : il se tient normalement loin des comédies musicales.C\u2019est d\u2019ailleurs une des raisons qui l\u2019ont d\u2019abord poussé à refuser le rôle de Tony Manero dans l\u2019adaptation française de Saturday Night Fever.Heureusement, il a changé d\u2019avis.«Pendant les 70 représentations à Paris, nous avons constaté soir après soir que les gens sortaient heureux.Même les plus cyniques.» \u2014 Nico Archambault l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 3 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Half Moon Run Cœur de pirate Milk & Bone The Franklin Electric Plants and Animals Métropolis Black Tiger Sex Machine \u2022 Apashe \u2022 Karluv Klub L\u2019Astral VNCE Carter \u2022 High Klassified Place Heineken Pierre Kwenders \u2022 peinture en direct Visuel par PONY Programmation officielle Une expérience unique pour célébrer Montréal signée 28 juin dès 17h GRATUIT Scène TD et Scène R io T i n to ARTS THÉÂTRE LUC BOULANGER Ça bouge en banlieue! Après le Festival annuel d\u2019innovation théâtrale (FAIT), Fous de théâtre prend le relais cet été, avec le noble mandat de rendre le théâtre de création contemporain accessible à un large public.Ce nouveau festival a le désir de faire du Quartier des Arts de L\u2019Assomption un carrefour théâtral incontournable durant la belle saison.Dès mardi, lectures publiques, pièces en chantier ou créations en reprise, spectacles de rue et déambulatoire extérieur se tiendront dans plusieurs lieux de la municipalité de Lanaudière, entre autres au Théâtre Hector-Charland.Pour sa toute première édition, la directrice artistique de Fous de théâtre, Michèle Rouleau, a concocté une programmation riche en contenu, à mille lieues des propositions légères du théâtre d\u2019été traditionnel.Un menu théâtral alléchant Parmi les incontournables à ne pas manquer, mentionnons la pièce Venir au monde d\u2019Anne- Marie Olivier, mise en scène par Véronique Côté.L\u2019auteure et directrice artistique du Trident a récolté les témoignages d\u2019une centaine de personnes autour du thème de la naissance.Ce «collage d\u2019histoires vraies, truffées d\u2019images fortes» a reçu des critiques élogieuses lors de sa création à Québec, en avril dernier.Après Faire l\u2019amour, Venir au monde est le deuxième volet d\u2019une trilogie d\u2019Anne-Marie Olivier qui se conclura par un spectacle sur la mort.De son côté, la jeune compagnie ExLibris propose une pièce conçue et mise en scène par le talentueux Nicolas Gendron, autour des mots porteurs et de la poésie du créateur de Sol: L\u2019enfance de l\u2019art \u2013 Doigts d\u2019auteur de Marc Favreau.On pourra aussi voir ou revoir l\u2019attachante comédienne Sophie Faucher, avec son hommage à la célèbre artiste peintre mexicaine Frida Kahlo, dans une lecture-spectacle où Faucher sera accompagnée des musiciens du groupe Mariachi Figueroa.L\u2019auteure Marie-Christine Lê-Huu propose une lecture de sa nouvelle pièce en chantier au très beau titre Je cherche une maison qui vous ressemble.Une œuvre inspirée du grand amour et de la vie du couple formé par la chanteuse Pauline Julien et le poète-politicien Gérald Godin, interprétés par Catherine Allard et Jean- François Nadeau.Une discussion avec l\u2019équipe de créateurs suivra la lecture.La comédienne Marie-Joanne Boucher donnera aussi une lecture publique de J\u2019t\u2019aime encore, signé Roxanne Bouchard.La pièce s\u2019inspire de sa vie d\u2019actrice qui s\u2019est éloignée du milieu artistique pour se réinventer en toute liberté.Le collectif Menuentakuan nous invite à voir Muliats (Montréal, en innu), œuvre collective dirigée par Xavier Huard.La pièce expose les préjugés actuels que subissent les jeunes autochtones exilés dans le «Sud».Finalement, le comédien Marc-André Thibault présente sa comédie noire sur le «clash culturel» entre les religions dans Mazal Tov.Outre les spectacles en salle, plusieurs activités familiales extérieures et gratuites sont au programme.À L\u2019Assomption, du 27 au 30 juin.fousdetheatre.ca FESTIVAL FOUS DE THÉÂTRE Lever de rideau à L\u2019Assomption PHOTO FOURNIE PAR FOUS DE THÉÂTRE Maryse Lapierre dans la pièce Venir au monde d\u2019Anne-Marie Olivier l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Rafael & Energía Dominicana - 21 H présenté par le Festival International de Jazz de Montréal Benkadi et Kalabanté - 19 h 30 présenté par le festival international Nuits d\u2019Afrique de Montréal Patricia Cano - 18 h Présenté par Mundial Montreal Ayrad - 15 h présenté par les Francofolies de Montréal Les danseurs de L\u2019ensemble folklorique Mackinaw entre les concerts présenté par le Mondial des Cultures de Drummondville Mamselle Ruiz - 16 h 30 présenté par Vision Diversité BBQ GÉANT, CONCERTS GRATUITS ET DANSE! ARTS THÉÂTRE LAVAGUEPARFAITE !!!½ Pièce d\u2019Olivier Morin et de Guillaume Tremblay, mise en scène deGuillaume Tremblay, au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, jusqu\u2019au 10 juillet Avec sa quatrième production, le Théâtre du Futur surfe sur une nouvelle vague néo- absurde qui fait rire d\u2019un bout à l\u2019autre.MARIO CLOUTIER Un opéra-surf.Fallait y penser ! Après sa Trilogie du futur (Clotaire Rapaille, l\u2019opéra- rock , L\u2019assassinat du président et Épopée Nord), le Théâtre du Futur continue sur sa belle lancée : présenter un théâtre original au rythme endiablé, léger, mais pertinent tout à la fois.Un groupe de jeunes vit à l\u2019écart du monde dans une île du Pacifique.Dans leur paradis bucolique, ils n\u2019ont qu\u2019à boire du jus vert, forniquer et exprimer leur extrême coolness sur leur planche de surf.La vague parfaite du titre, un tsunami, leur permettra d\u2019atteindre leur nirvana cosmique, mais le ressac qui s\u2019ensuivra sera d\u2019autant plus difficile à surmonter.Un narrateur à la voix radiophonique raconte cette histoire qui parodie l\u2019opéra, oui, mais tout autant le vocabulaire des dudes faussement désinvoltes, les Ken et Barbie aux cerveaux vides, et de tous les travers de la culture commerciale au rabais, ou encore de quelques élites artistiques comme Björk.Flottant entre le kitsch assumé et l \u2019humour néo- absurde, les textes de chanson (il n\u2019y a presque pas de texte parlé) en font voir de toutes les couleurs à la plus simple logique et à la langue française.D\u2019ailleurs, on y entend aussi des airs en allemand, en italien et en espagnol.C\u2019est de l\u2019opéra, pardi ! Ça se passe dans le futur, mais c\u2019est bien de notre époque superficielle et égopor- traitée ad nauseam qu\u2019il est question ici.De l\u2019opportunisme, du manque d\u2019empathie et du désœuvrement ambiant aussi.Mais les créateurs surfent sur ces questions plutôt que de les prendre de front.La vague parfaite, c\u2019est du rire en boîte, de l\u2019eau gazeuse embouteillée pour nous faire digérer la morosité.La musique est presque constante, l\u2019humour déjanté tout autant, ainsi que les trouvailles de mise en scène (avec ses surtitres absurdes, notamment) et de scénographie (toute de voiles et de cordes multifonctionnelles).Malgré une deuxième partie qui étire la vague et frappe quelques écueils narratifs, l\u2019interprétation savoureuse et attachante des acteurs-chan- teurs nous maintient dans une pétillante bulle d\u2019été des plus bienvenues.Parmi tous ces artistes de talent, soulignons particulièrement les performances de Sylvain Paré et de Cécile Muhire.Pour leur jeu, leur voix et leur charisme, il s\u2019agit là de noms à retenir.Que voilà du théâtre amusant, coquin, saugrenu, qui évite \u2013 pas toujours, mais la plupart temps \u2013 le continent de plastique de la vulgarité.Nouvelle vague PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI La vague parfaite raconte l\u2019histoire d\u2019un groupe de jeunes qui vit à l\u2019écart du monde dans une île du Pacifique.Dans leur paradis bucolique, ils n\u2019ont qu\u2019à boire du jus vert, forniquer et exprimer leur extrême coolness sur leur planche de surf.Ça se passe dans le futur, mais c\u2019est bien de notre époque superficielle et égoportraitée ad nauseam qu\u2019il est question ici.De l\u2019opportunisme, du manque d\u2019empathie et du désœuvrement ambiant aussi.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 5 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Une exposition organisée par le Victoria and Albert Museum, Londres, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.| Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.« É-pous-tou-?ant ! » \u2014 Éric Clément, La Presse + « Une expérience musicale et immersive des plus jouissives ! » \u2014 Nathalie Petrowski, La Presse + « L\u2019exposition de l\u2019été ! » \u2014 ICI Radio-Canada Télé Exposition organisée par le Victoria and Albert Museum, Londres Expérience sonore par Une présentation de En collaboration avec À voir dès maintenant ! ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX TD Ceux qui nous ont donné Sympathique et Hey Eugene ! Supplémentaire à 15h Pink Martini MONTREALJAZZFEST.COM 8 juillet \u2022 20h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA ARTS FESTIVAL DE JAZZ Après une pause qui aura duré 25 ans, UZEB se reforme le temps d\u2019une courte tournée qui se mettra en branle au Festival de jazz.Conversation croisée sur le parcours atypique de trois mordus de musique : Paul Brochu, Alain Caron et Michel Cusson.ALAIN DE REPENTIGNY LA RENCONTRE Eusèbe Jazz, qui a vite troqué le «s» contre un «z» avant de devenir UZEB, est né lors d\u2019un concert à l\u2019école Labrèque d\u2019Acton Vale, le soir de la Saint-Eusèbe, en août 1975.L\u2019année suivante, le guitariste Michel Cusson, le batteur et claviériste en devenir Jean Saint-Jacques et leurs amis remportaient un concours provincial d\u2019orchestres.Michel Cusson : « Je me souviens du premier cours de guitare que nous a donné Jean-Marie Benoît, à Gaston Mandeville et moi.On jouait deux notes chacun de L\u2019oiseau de René Simard.« Vas-tu la jouer au Festival de jazz?» Paul Brochu, en riant : «Je ne te le conseille pas.» Michel Cusson : « Pendant que j\u2019étais au cégep, j\u2019organisais des jams tous les mardis soir à la Mezzanine, un club de Drummondville.Au printemps 1977, Alain s\u2019est adonné à venir me voir jouer.» Originaire de Saint-Éloi dans le Bas- Saint-Laurent, Alain Caron a quitté la maison familiale à 14 ans pour tenir la basse dans des groupes de Top 40 qui sillonnaient la province.Il vivait dans les hôtels où jouait son groupe.Alain Caron : « De passage à Drummondville, je suis allé les voir.Je trouvais ça le fun, des jeunes qui jouaient du jazz.Je me suis présenté, Michel est venu dans ma chambre d\u2019hôtel, on a joué deux minutes et on s\u2019est dit tout de suite qu\u2019on allait faire le tour du monde ensemble.On se comparait déjà à Miles Davis.» Michel Cusson : «Humblement.» Alain Caron : « Humblement .C\u2019était notre but de faire partie de ce monde-là, donc on a mis la barre très, très haut tout de suite en partant.Quelques mois plus tard, j\u2019ai lâché le groupe de Top 40 et on a déménagé ensemble à Longueuil.» Michel Cusson : «C\u2019était clair pour moi: je voulais faire une carrière musicale.Quand Alain est arrivé, avec tout le respect que j\u2019ai pour les autres, c\u2019est là que c\u2019est devenu comme un vrai band.» Paul Brochu : «Moi, j\u2019étudiais au Conservatoire de musique de Québec quand j\u2019ai entendu parler d\u2019Euzèbe Jazz que je suis allé voir au pavillon Pollack.Après l\u2019arrivée d\u2019Alain, la popularité du groupe s\u2019est accrue et je les ai vus jouer avec Stéphan Montanaro et Sylvain Coutu au Figaro, au Créneau et au Bar Élite.» Alain Caron : «Mario Parent, un ami commun, m\u2019a dit : \u201cIl y a un drummer de Québec qu\u2019il faut que tu entendes.\u201d À l\u2019été de 1980, il a organisé un concert ici à Longueuil et il a fait venir Paul, le gars de Québec en question.Il était bon en cibole ! Notre drummer Sylvain Coutu est venu l\u2019écouter jouer et il nous a dit : \u201cC\u2019est le gars que ça vous prend.\u201d » Paul Brochu : « Mieux que ça, quand on a fait notre premier disque studio Fast Emotion, que Sylvain a réalisé, c\u2019est lui qui m\u2019a prêté son drum, un gros Ludwig.» L\u2019ENVOL En 1981, un producteur de Radio- Canada International propose à UZEB de donner un concert en Angleterre et d\u2019y graver un album qui sortira sous l\u2019étiquette de Radio-Canada : Live in Bracknell.Avant de partir en Angleterre, le groupe se cherche un nom.Alain Caron : «On était déjà pas mal connus, donc on ne pouvait pas changer complètement de nom.» Michel Cusson : « On s\u2019était fait faire des t-shirts Euzèbe Jazz.Ma blonde de l\u2019époque en portait un et, par hasard, j\u2019ai mis mes mains sur ses seins, cachant ainsi les deux \u201cE\u201d.J\u2019ai vu UZEB et j\u2019ai dit : \u201cVoilà !\u201d Cette anecdote, je l\u2019ai racontée je ne sais pas combien de fois en tournée.» Live in Bracknell est vite devenu le disque qui se vendait le mieux à la boutique de Radio-Canada.Ala in Ca ron : « Quand Jean Robitaille, un producteur devenu un bon ami, s\u2019est rendu compte que le groupe avait du potentiel grâce à ce disque, il en a acheté les droits et il a nous a fait signer un contrat sur son label Paroles&Musique.» À l\u2019été 1981, UZEB joue pour la première fois au Festival international de jazz de Montréal, en première partie d\u2019Arthur Blythe à l\u2019Expo-Théâtre.En plus de participer à de nombreuses sessions d\u2019enregistrement, il accompagne pendant un an et demi Diane Tell, qui avait découvert le groupe en 1980 à l\u2019Air du temps, une boîte de jazz du Vieux-Montréal.Par la suite, UZEB enregistre son premier album studio, Fast Emotion.Alain Caron : «Si je me souviens bien, on en a vendu 35 000 exemplaires.Tout le monde était sur le cul parce que plusieurs à Montréal croyaient qu\u2019UZEB n\u2019était qu\u2019un band bon pour accompagner des chanteurs.Ça a tout changé.Notre gérant est allé au MIDEM, à Cannes, où une amie de Montréal lui a présenté Jean- Marie Salhani qui est devenu notre éditeur, notre compagnie de disques, notre booker et notre ami qui travaille encore avec nous.» À l\u2019automne 1983, Salhani convainc André Francis, du Festival de jazz de Paris, de programmer UZEB dans une petite salle du Musée d\u2019art moderne, place du Trocadéro, devant 200 spectateurs dont plusieurs musiciens.Ce concert sera diffusé à la radio.Puis le violoniste Didier Lockwood accepte de les faire jouer pendant une semaine en première partie de ses concerts au Sunset, dans le quartier des Halles.«C\u2019est dans ce club qu\u2019UZEB s\u2019est vraiment fait connaître, nous écrit Jean- Marie Salhani.Quand ils sont arrivés à Paris fin octobre 1983, nous avions vendu 400 disques de Fast Emotion.Fin décembre, nous en étions à 20 000.» Alain Caron : « Jean-Marie nous a bookés à une émission de télé qui s\u2019appelait L\u2019écho des bananes.Ça a été l\u2019élément déclencheur.À partir de là, on s\u2019est mis à remplir nos salles en France.» LA CONSÉCRATION Les claviéristes passent (Jean Saint- Jacques, Stéphan Montanaro, Jeff Fisher, Michel Cyr, re-Jean Saint- Jacques), mais le noyau d\u2019UZEB demeure Cusson, Caron et Brochu.De 1983 à 1990, UZEB lance neuf albums, dont plusieurs en concert, là où le groupe conquiert un public de plus en plus vaste.Michel Cusson : « Pour l\u2019album Between the Lines [1985], on a passé des millions d\u2019heures avec des séquenceurs à écrire des tounes.» En 1984 et en 1989, UZEB est couronné groupe de l\u2019année au Gala de l\u2019ADISQ, ce qui n\u2019est pas rien pour un groupe de jazz.Au fil des ans, il récoltera neuf Félix, donnera au-delà de 1000 concerts dans une vingtaine de pays et vendra un demi-million d\u2019albums.Dont plusieurs en France.Paul Brochu : «Chaque fois qu\u2019on allait en France, on y passait au moins trois mois.» Michel Cusson : « On retournait toujours au même hôtel, c\u2019était notre quartier général.Juste avec UZEB, j\u2019ai dû passer un an à Paris.J\u2019ai compté au moins 500 concerts dans une centaine de villes en France.On aurait pu y jouer à l\u2019infini.» UZEB a également joué en Belgique, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Suisse.Alain Caron : « Ça a fait boule de neige.On jouait quatre soirs au Spectrum, une semaine à l\u2019Olympia de Paris, au moins cinq soirs au Club Soda.On attirait des amateurs de jazz plus ouverts que les traditionnels, des amateurs de rock qui cherchaient autre chose, des amateurs de progressif qui entendaient autre chose dans UZEB.Leur point commun, c\u2019était le son, l\u2019énergie, la performance.» La critique, notamment celle de Jazz Magazine, les écorchait à l\u2019occasion et ils étaient un peu boudés par les festivals de jazz de l\u2019Ouest canadien parce qu\u2019ils étaient électriques, estime Alain Caron.Michel Cusson : « C\u2019est normal.Mais d\u2019autre part, je ne compte plus les gars de heavy métal qui sont venus me voir pour me dire : \u201cC\u2019est toi qui m\u2019as fait découvrir d\u2019autres musiques que je ne connaissais pas.\u201d Ça a dû vous arriver aussi?» Alain Caron : « Des centaines de fois.On a amené beaucoup de monde à écouter du jazz.» En 1991, UZEB joue à la salle Wilfrid-Pelletier où le Festival de jazz lui remet le prix Oscar-Peterson.Un DVD de ce concert paraîtra 15 ans plus tard.Puis en 1992, l\u2019ultime consécration, chez lui : le trio se produit en vedette du Grand Événement extérieur du Festival de jazz devant une mer de monde.Ce sera son tout dernier concert.LA SÉPARATION Le Grand Événement du Festival de jazz, le 7 juillet 1992, a laissé des souvenirs impérissables aux gars d\u2019UZEB.Mais leur décision était prise : le trio allait faire une pause dont il ne se doutait pas qu\u2019elle durerait 25 ans.Michel Cusson : «En 1990, on ne le cachera pas, il y a eu un moment où on a ressenti l\u2019usure normale d\u2019un groupe qui tourne pendant cinq mois.» Paul Brochu : «Six mois, on est partis six mois.Notre gérant à Paris avait un concept : les 100 concerts d\u2019UZEB.On était habitués de partir deux ou trois mois puis on revenait à la maison et on ne se revoyait plus pendant un bout de temps.À partir du quatrième mois, ça a commencé à moins bien aller.» Alain Caron : «On existait depuis 10 ans, donc on était un vieux groupe.Six mois sur la route, la bouchée était trop grosse et on s\u2019est rendu compte qu\u2019on avait besoin d\u2019air.Ce n\u2019était plus le fun.» Michel Cusson : «On nous appelait UZEB.Ils ont dû t\u2019appeler Alain Cusson, moi on m\u2019appelait Michel Caron.À un moment donné, tu te dis : \u201cFaut que je fasse mon nom.\u201d On a pris une pause à la fin de l\u2019été 90, on est revenus pour trois semaines en 1991, ça a bien été, on a fait la tournée UZEB EN CINQ TEMPS PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE Michel Cusson, devant l\u2019Olympia, à Paris PHOTO FOURNIE PAR DISTRIBUTION FUSION 3 UZEB en 1991 PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE UZEB, en 1986 « On attirait des amateurs de jazz plus ouverts que les traditionnels, des amateurs de rock qui cherchaient autre chose, des amateurs de progressif qui entendaient autre chose dans UZEB.Leur point commun, c\u2019était le son, l\u2019énergie, la performance.» \u2014 Alain Caron l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 ARTS FESTIVAL DE JAZZ PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Michel Cusson, Paul Brochu et Alain Caron feront revivre UZEB le 29 juin dans le cadre du Festival de jazz de Montréal.des festivals canadiens, mais ça a fini couci-couça.On a décidé de faire une autre pause.» Alain Caron : «C\u2019est sûr [qu\u2019il y avait des frictions], on était des têtes fortes.Dans un groupe, faut faire des compromis et à un moment donné, tu as envie d\u2019être 100% toi-même.C\u2019est ce qui est arrivé.Michel voulait faire ses affaires, moi j\u2019avais la prétention de vouloir faire mes choses, j\u2019en étais pas sûr, mais j\u2019ai décidé de me lancer.Tu te dis : \u201cOK, j\u2019arrête un an et je fais un album\u201d, mais ça prend des années pour ne plus être le bassiste d\u2019UZEB.» Alain Caron est parti à New York où il a pris des cours dans le but d\u2019écrire sa propre musique.Il a collaboré avec plusieurs grosses pointures du jazz dont Leni et Mike Stern ainsi que Billy Cobham, en plus de mener sa carrière en solo.Michel Cusson a composé une première musique de film pour L\u2019automne sauvage de Gabriel Pelletier et on lui a proposé d\u2019écrire celle d\u2019Omertà.Un univers passionnant s\u2019ouvrait à lui, qu\u2019il pouvait concilier avec ses projets musicaux comme le Wild Unit.Paul Brochu a accompagné plusieu rs artistes, dont Michel Legrand, et a empilé les contrats à la télé.Quand il avait le goût du jazz, il allait jouer dans un club avec des amis comme Jean-Pierre Zanella.Brochu et, plus récemment, Caron ont également donné dans l\u2019enseignement de la musique.LES RETROUVAILLES Depuis 25 ans, Michel Cusson, Alain Caron et Paul Brochu ne se sont pas perdus de vue.Lors d\u2019un souper entre amis, il y a quelques années, leur éclairagiste Richard Lafortune leur a lancé qu\u2019il rêvait du retour d\u2019UZEB.Alain Caron : « Pour nous autres, c\u2019était fini, on était passés à autre chose.Puis, lors d\u2019un autre souper, chez moi, on s\u2019est rendu compte que dans deux ans, ça allait faire 25 ans.On s\u2019est dit que si on faisait quelque chose, c\u2019était maintenant ou jamais.» Paul Brochu : «C\u2019est une question de timing aussi.Il y a trois ans, on en avait parlé, mais Alain venait de sortir un album, donc le timing n\u2019était pas très bon.» Michel Cusson : « Il y a aussi que j\u2019ai donné toutes mes vieilles bébelles, mon équipement qui accumulait de la poussière.On le voit aujourd\u2019hui, c\u2019est plus compliqué qu\u2019on pensait.Je le dis très honnêtement : il y a toutes sortes de petits trucs dans notre musique qui font qu\u2019on se demande comment on fait pour faire ça.Je ne renie pas mon son de l\u2019époque, mais il n\u2019existe plus ce son-là et, aujourd\u2019hui, je suis obligé d\u2019en créer un autre.Tant qu\u2019à y être, on va en faire un nouveau qui va être à notre goût.» UZEB a commencé à répéter l\u2019an dernier et il s\u2019y est mis plus intensivement il y a environ deux mois.Alain Caron : «Dans nos premiers meetings, on a fait une écoute de la musique qu\u2019on avait jouée pour choisir celle qui avait le mieux vieilli.Puis on s\u2019est demandé ce qu\u2019était UZEB, ses forces, son ADN.On s\u2019est concentrés là-dessus en mettant ça au goût du jour.» Paul Brochu : «Aussitôt qu\u2019on s\u2019est mis à jouer, tout est revenu, à part quelques petits détails.C\u2019est comme si ça faisait deux semaines qu\u2019on n\u2019avait pas joué ensemble.» Michel Cusson : « C\u2019est un peu comme le feeling de rouler en Ferrari.T\u2019embarques pas souvent là-dedans, mais quand t\u2019embarques, crisse que c\u2019est le fun! Cette euphorie, c\u2019est un peu ça, UZEB.» Quand La Presse les a rencontrés chez Cusson à la fin du mois de mai, les trois amis n\u2019envisageaient pas de pondre de nouvelles compositions pour leur concert du 29 juin à Wilfrid-Pelletier et la tournée R3UNION qui les mènera en France, en Italie, en Israël et un peu partout au Québec jusqu\u2019à la mi-septembre.Après ça, chacun a l\u2019intention ferme de vaquer à ses propres occupations.Donc pas question d\u2019un nouvel album studio, mais comme ils vont enregistrer leurs concerts, ils pourraient décider de lancer un disque qui en témoignerait.Michel Cusson : «On est bons dans les disques live !» À la salle Wilfrid-Pelletier, le 29 juin l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 1erjuillet Scène TD 21 h30 Gratuit Mise en scène: Yann Perreau / Direction musicale: DJ Champion et Alex McMahon Chef chorégraphe : Steve Bolton / Vidéo : Normal Studio et Parce Que Films / Costumes : Master Bougaricci / Éclairage : Bruno Ra?e Discothèque Avec invités spéciaux Carly Rae Jepsen Men Without Hats Radio Radio Muzion Buffalo Hat Singers et autres ! 28 juin au 8 juillet 2017 38e Le Festival débute mercredi Soyez de la fête ! Billetterie Club Soda 514 286-1010 clubsoda.ca Métropolis 1 855 790-1245 ticketmaster.ca Monument-National 514 871-2224 monumentnational.tuxedobillet.com Centre Bell 514 790-2525 evenko.ca Place des Arts et Maison symphonique de Montréal 514 842-2112 placedesarts.com 6 juillet 1er juillet 1er juillet 4 juillet 7 juillet Feist première partie : Charlotte Day Wilson Bobby Bazini Summer Is Gone première partie : Jack Broadbent Thievery Corporation première partie : ÌFÉ Le célèbre duo trip hop ! 3 juillet 3 juillet \u2022 18 h 7 juillet 4 juillet 8 juillet \u2022 21 h 29 juin 29 juin 1er juillet 3 juillet \u2022 21 h 5 juillet 8 juillet 28 juin 29 juin 30 juin Charles Bradley & His Extraordinaire première partie : The Brooks Serena Ryder première partie : Fast Romantics Caravan Palace Her Shobaleader One Acid Arab BROS Youn Sun Nah Ambrose Akinmusire Bob Dylan and His Band Progamme double Wax Tailor Kid Koala\u2019s Vinyl Vaudeville UK Marathon Phronesis Gwilym Simcock UK Marathon Portico Quartet Binker & Moses Progamme double Groenland San Fermin Progamme double Tigran Hamasyan An Ancient Observer Colin Stetson Progamme double The O\u2019Jays The Four Tops 7 juillet Battle of the Bands IX Cab Calloway Orchestra vs Xavier Cugat Orchestra 29 juin 30 juin 4 juillet Robert Glasper Experiment ArtScience première partie : Kendrick Scott Oracle Harlem Gospel Choir Buika première partie : Rosalía & Raül Refree Salle Wilfrid-Pelletier, PdA \u2022 19h30 LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX TD Théâtre Maisonneuve, PdA \u2022 20h LES GRANDS CONCERTS Maison symphonique de Montréal \u2022 19h LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE LES RYTHMES Métropolis\u202220h30 Monument-National \u202220h Club Soda\u202222h Centre Bell \u202220h JAZZ BEAT en collaboration avec LES NUITS Montrez votre carte TD** et obtenez les avantages suivants Obtenez 15 % de rabais : \u2022 dans les boutiques souvenirs officielles du Festival \u2022 dans les concessions alimentaires officielles participantes du Festival* Détenteurs de billets, accédez plus rapidement aux concerts de la série Événements spéciaux TD à la Salle Wilfrid-Pelletier grâce à l'entrée privée TD (entrée principale, niveau billetterie) **Valide pour les détenteurs de toutes les cartes TD Aucun achat n'est requis avec la carte TD pour bénéficier des avantages * Le rabais de 15% ne s'applique pas sur les produits alcoolisés Programmation complète à conserver présenté en exclusivité par Horaire complet Les concerts gratuits sont en blanc montrealjazzfest.com Midi 13h 15h 16h 19h 17 h 17 h 17 h 18h 18h 18h 18h 19h 19h 19h 19h 19h 18h30 11 h et 13h30 17 h 19h 18h 20h 19h 21 h45 La Petite école du jazz tous les jours à 11h et 13h30 La Petite école du jazz tous les jours à 11h et 13h30 La Grande-Place du complexe Desjardins La Grande-Place du complexe Desjardins Scène Rio Tinto angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance Scène Rio Tinto angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance Place Heineken angle Sainte-Catherine et De Bleury Départ Sainte-Catherine et Saint-Urbain Place Heineken angle Sainte-Catherine et De Bleury (19h) sur De Maisonneuve Place Heineken angle Sainte-Catherine et De Bleury Scène TD place des Festivals Club Jazz Casino de Montréal à la place SNC-Lavalin angle De Bleury et René-Lévesque Club Jazz Casino de Montréal à la place SNC-Lavalin angle De Bleury et René-Lévesque Club Jazz Casino de Montréal à la place SNC-Lavalin angle De Bleury et René-Lévesque présente JazzFest des jeunes présente JazzFest des jeunes présente La Petite école du jazz Les Envolées du Festival Les Envolées du Festival Animation musicale Spectacle déambulatoire Les Gammes L\u2019Apéro Animation musicale Les Brunantes Lounge Savoy du Métropolis 59, rue Sainte-Catherine Est Cinquième Salle, Place des Arts 175, rue Sainte-Catherine Ouest Le Bateau-Mouche Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal Scène Bell le Parterre, angle De Montigny et Clark Upstairs 1254, rue Mackay Gesù 1200, rue De Bleury L\u2019Astral Maison du Festival 305, rue Sainte-Catherine Ouest Maison symphonique de Montréal 1600, rue Saint-Urbain Jazz d\u2019ici Invitation Concerts intimes RE : création Croisière Jazz Les Soirées au Upstairs Jazz Club Les Spectacles blues Le Festival à la Maison symphonique Club Soda 1225, boul.Saint-Laurent Les Couleurs en collaboration avec Daniel Clarke Bouchard Massey-Vanier Jazz 5 École secondaire Massey-Vanier Mark Sextet UQAM Mark Sextet UQAM Connie Han trio États-Unis Royal Pickles Monterey Jazz Festival \u2013 Next Generation Jazz Orchestra États-Unis Swing Tonique Michael Blake Red Hook Soul Beth McKenna Jazz Orchestra Home: Montreal Brad Cheeseman Ontario Gagnant Grand Prix de Jazz TD Sienna Dahlen Ice Age Paradise Finissants du Camp de blues Royal Pickles Oktopus Accoules Sax Accoules Sax Montreal Dixie Le Dixieband Royal Pickles Montreal Horn Stars Dinosaur Royaume-Uni Myriad3 Ontario Only A Visitor Colombie-Britannique The Allison Au Quartet Ontario Quinn Bachand Colombie-Britannique Laurent Coulondre Gravity Zero France Camille Bertault France Jean Vanasse Quartet Brandi Disterheft Colombie-Britannique Jazz-Rock Big Band du Collège Lionel-Groulx Montreal Dixie Theo Lawrence & The Hearts France Seb\u2019s Music Shop (One Man Band) Les Bluebell Sisters\u2019 Heartbreak Hotel Youngstown Notre Dame de Grass Blue Moon Marquee Colombie-Britannique Rosalía & Raül Refree Espagne Street Meat Brody Buster\u2019s One Man Band États-Unis The Deslondes États-Unis Urban Science Brass Band Urban Science Brass Band Montreal Dixie Swing Tonique Swing Tonique Funkxie Groove Funkxie Groove Transe Express Sweet Dixie Funkxie Groove Oktopus Les pros du Camp de blues Chico et Ra?k \u2013 Concept Jazz Big Band Big Band Intersection Nepean All-City Jazz Band Le Grand Ensemble Jazz de Saint-Eustache Tonique Big Band Manoel Vieira Quintet Université Laval Manoel Vieira Quintet Université Laval Mark LeClerc Quintet Université de Montréal Mark LeClerc Quintet Université de Montréal The Silveresque Quartet avec invités Université Laval The Silveresque Quartet avec invités Université Laval Combo D Université de Montréal Combo D Université de Montréal Gabriel Genest Quintet UQAM Gabriel Genest Quintet UQAM XIII Université Laval XIII Université Laval Quintette Louis Perron Université Concordia Quintette Louis Perron Université Concordia Fryr-Tùk Université McGill Fryr-Tùk Université McGill Masashi Usui and Jason Davis Quartet Université McGill Masashi Usui and Jason Davis Quartet Université McGill Jazz Band St-Luc École secondaire Saint-Luc L\u2019ensemble de jazz du CSA Collège Sainte-Anne de Lachine Musique-études Jazz-Pop École secondaire André-Laurendeau Jazz Band 1 Collège Esther-Blondin Ozias Big Band École secondaire Ozias-Leduc Big Band Montcalm École secondaire Mitchell-Montcalm The Bad Plus États-Unis Bokanté avec Michael League et Malika Tirolien États-Unis Paulo Ramos Québec / Brésil Paulo Ramos Québec / Brésil Aliocha Eleven Songs Jean-Michel Blais et invité.é.s minimalisme(s) Sammy Miller & The Congregation États-Unis Halie Loren États-Unis programme double HUDSON : Jack DeJohnette Larry Grenadier John Scofield John Medeski États-Unis Charles Lloyd Quartet avec Gerald Clayton, Reuben Rogers et Eric Harland États-Unis programme double Tigran Hamasyan An Ancient Observer Arménie Colin Stetson États-Unis programme double Still Dreaming Joshua Redman, Ron Miles, Scott Colley and Brian Blade États-Unis Danilo Pérez Trio feat.Adam Cruz and Ben Street Panama Jean-Willy Kunz L\u2019orgue dans tous ses états première partie : Christian Lane en partenariat avec le Festival d\u2019orgue de Montréal Battles of the Bands IX Cab Calloway Orchestra vs Xavier Cugat Orchestra États-Unis Jesse Cook Ontario Montreal Jubilation Gospel Choir Glory Train Franco Luciani Trio Argentine Daniel Freedman Quartet avec Gilad Hekselman États-Unis Jacques Kuba Seguin Litania Projekt invite Krzysztof Kobyli?ski Vijay Iyer solo piano États-Unis Barbra Lica Quintet Ontario Kellylee Evans Ontario George Cables Trio avec Victor Lewis et Essiet Essiet États-Unis Wallace Roney Quintet États-Unis Wallace Roney Quintet États-Unis Ranee Lee Hommage à Bob Walsh animé par Guy Bélanger et Jean Fernand Girard + invités spéciaux Theo Lawrence & The Hearts France Sons of Rhythm Ontario Cécile Doo-Kingué The Johnny Max Band Ontario Fuel Junkie Jack Broadbent Royaume-Uni Jack Broadbent Royaume-Uni Jacob Deraps Brody Buster's One Man Band États-Unis Interzone Autriche Gentiane MG Trio Huu Bac Quintet Québec / Vietnam Jazzamboka Benjamin Deschamps Gypsophilia Farewell Tour Nouvelle-Écosse Deelee Dubé Royaume-Uni Itamar Borochov Quartet Israël Atlantis Jazz Ensemble Ontario Maxence Cyrin Aphex Twin Variations France Misc UNLUCK : Misc revisite James Blake John Roney Recreates The Köln Concert Jesse Mac Cormack Is Muddy Waters Aliocha Eleven Songs Puma Blue Royaume-Uni Puma Blue Royaume-Uni Harfang Harfang Gabrielle Shonk Gabrielle Shonk Siv Jakobsen Norvège Siv Jakobsen Norvège Paulo Ramos Québec / Brésil Kandace Springs États-Unis Jacob Collier Royaume-Uni Ron Sexsmith Ontario Flavia Coelho Brésil SOMI États-Unis Morgan James États-Unis The Bad Plus avec Rudresh Mahanthappa États-Unis The Bad Plus avec Kurt Rosenwinkel États-Unis Billie & Blue Eyes John Pizzarelli Quartet avec Catherine Russell États-Unis Joni Mitchell & McCartney John Pizzarelli Quartet avec Jessica Molaskey États-Unis Sinatra & Jobim at 50 John Pizzarelli Quartet avec Daniel Jobim États-Unis Ravi Coltrane duo avec David Virelles États-Unis Ravi Coltrane Quartet avec Adam Rogers, Yunior Terry, E.J.Strickland États-Unis Ravi Coltrane and The Void avec Robin Eubanks, Jason Palmer, Glenn Zaleski, Yunior Terry, E.J.Strickland États-Unis Christine et Ingrid Jensen avec Ben Monder In?nitude Jowee Omicil Let\u2019s BasH! Andrea Lindsay Entre le jazz et la java Hichem Khalfa Quartet Lucioles Collectif Guillaume Martineau Misses Satchmo Parc X Trio Rachel Therrien Pensamiento : Proyecto Colombia Parlor Social avec Dessy Di Lauro x Ric\u2019key Pageot Blick Bassy Hommage à Skip James Cameroun 20 h 15 h et 20 h Animation musicale place des Festivals 13h Streetnix 29, 30 juin et 8 juillet Accoules Sax 1er et 2 juillet Sweet Dixie 3 et 4 juillet Oktopus 5 juillet Le Dixieband 6 juillet Montreal Horn Stars 7 juillet Animation musicale Esplanade de la Place des Arts 14h Streetnix 29, 30 juin et 8 juillet Accoules Sax 1er et 2 juillet Sweet Dixie 3 et 4 juillet Oktopus 5 juillet Le Dixieband 6 juillet Montreal Horn Stars 7 juillet Animation musicale boul.De Maisonneuve 19h Montreal Dixie 29 et 30 juin Swing Tonique 1er et 2 juillet Funkxie Groove 3, 4 et 7 juillet Transe Express 5 juillet Sweet Dixie 6 juillet Oktopus 8 juillet Jazz Beat en collaboration avec Le Club Groove du monde Electropical Les Soirées jazzy Les Grands concerts Scène Hyundai / CBC/Radio-Canada esplanade, rue Clark L\u2019AstraL Maison du Festival 305, rue Sainte-Catherine Ouest Les Performances Les Performances Scène TD place des Festivals Scène TD place des Festivals Théâtre Maisonneuve Place des Arts 175, rue Sainte-Catherine Ouest Les Rythmes Métropolis 59, rue Sainte-Catherine Est Salle Ludger-Duvernay Monument-National 1182, boul Saint-Laurent Scène Rio Tinto angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance Scène Hyundai / Cbc/Radio-Canada esplanade, rue Clark Open House Jazz dans la nuit Les Nuits Nightcap L\u2019Astral Maison du Festival 305, rue Sainte-Catherine Ouest Gesù 1200, rue De Bleury Savoy du Métropolis 59, rue Sainte-Catherine Est Club Soda 1225, boul.Saint-Laurent Dièse Onze Club de jazz 4115-A, rue Saint-Denis Le Dièse Onze au Festival en collaboration avec Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts 175, rue Sainte-Catherine Ouest Événements spéciaux Les Soirées jazzy Scène Rio Tinto angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance 19h30 20h 20h 20h 20h 21 h 21 h 23h 21 h 23h 21 h 22h 22h 22h Minuit 22h30 21 h30 20h30 Scène Bell le Parterre, angle De Montigny et Clark Les Soirées blues Club Jazz Casino de Montréal à la place SNC-Lavalin angle De Bleury et René-Lévesque Les Escales nocturnes Minuit Minuit Place Heineken angle Sainte-Catherine et De Bleury Les Sessions en collaboration avec Pink Martini États-Unis UZEB R3UNION première partie : Alfredo Rodriguez Cuba Tami Neilson Nouvelle-Zélande Tami Neilson Nouvelle-Zélande Just Wôan Québec / Cameroun Robert Glasper Experiment ArtScience première partie : Kendrick Scott Oracle États-Unis Youn Sun Nah Corée du Sud Ambrose Akinmusire États-Unis Hiromi & Edmar Castaneda duo Japon / Colombie Christian McBride and Tip City États-Unis Roberto Fonseca ABUC Cuba UK Marathon Phronesis Gwilym Simcock Nicholas Payton Afro-Caribbean Mixtape États-Unis première partie : Laurent Coulondre Gravity Zero France programme double Wax Tailor France Kid Koala\u2019s Vinyl Vaudeville Charles Bradley & His Extraordinaires États-Unis première partie : The Brooks Joey Bada$$ États-Unis première partie : Flipp Dinero Caravan Palace France Xenia Rubinos États-Unis Lola Marsh Israël Knower avec Dennis Hamm, Sam Gendel, Sam Wilkes États-Unis Kurt Rosenwinkel Caipi États-Unis Bria Skonberg Colombie-Britannique Aron Ottignon Nouvelle-Zélande Too Many Zooz États-Unis Ariel Pocock États-Unis Shyre Concert-surprise Charlotte Cardin première partie : Kevin Garrett États-Unis Charlotte Cardin première partie : Kevin Garrett États-Unis Charlotte Cardin première partie : Kalle Mattson Ontario Dave Douglas & Chet Doxas Riverside avec invitée spéciale Carla Bley États-Unis Harry Manx avec le Quatuor esca Colombie-Britannique Tony Allen Tribute to Art Blakey Nigéria Lizz Wright États-Unis Harlem Gospel Choir États-Unis The Gipsy Kings avec Nicolas Reyes et Tonino Baliardo France The Stanley Clarke Band États-Unis première partie : The Jeremy Pelt Quintet Buika première partie : Rosalía & Raül Refree Espagne Djmawi Africa Algérie Nomad\u2019Stones Québec / Algérie Villalobos Brothers États-Unis / Mexique Gabocho Maroc France / Espagne / Maroc Bareto Pérou Gypsy Sound System Orkestra Suisse Chouk Bwa Libète Haïti Vivalda Dula Angola / États-Unis Throes + The Shine Angola / Portugal Kat Wright États-Unis Kat Wright États-Unis Coco Méliès Riddle Me This Polly Gibbons Royaume-Uni Polly Gibbons Royaume-Uni Dawn Tyler Watson Dawn Tyler Watson Brisa Roché France Brisa Roché France Aubrey Logan États-Unis Alicia Olatuja États-Unis Renee Wilkin Soul 67 Renee Wilkin Soul 67 Meryem Saci Meryem Saci 15 h et 20 h programme triple Buddy Guy États-Unis Charlie Musselwhite États-Unis Steve Hill et Matt Andersen duo Thievery Corporation États-Unis première partie : ÌFÉ LA LA LAND IN CONCERT États-Unis An Evening with King Crimson Royaume-Uni Feist Ontario première partie : Charlotte Day Wilson Ontario programme double Melissa Etheridge États-Unis Joss Stone Royaume-Uni programme double The O\u2019Jays États-Unis The Four Tops États-Unis Bobby Bazini Summer Is Gone première partie : Jack Broadbent Royaume-Uni programme double Arturo Sandoval Cuba Jane Bunnett and Maqueque Cuba programme double Lisa Simone États-Unis Michael Kaeshammer Colombie-Britannique The Strumbellas Ontario Whitehorse Ontario programme double Groenland San Fermin États-Unis Serena Ryder Ontario première partie : Fast Romantics Ontario The Barr Brothers, Bassekou Kouyaté & Amy Sacko Québec / Mali première partie : Esmerine Matt Holubowski première partie : Helena Deland Concert de clôture en collaboration avec Concert d\u2019ouverture en collaboration avec 18 h Hommage à Bob Walsh animé par Guy Bélanger et Jean Fernand Girard + invités spéciaux Two Timer Pologne Selwyn Birchwood États-Unis Jim Zeller\u2019s Extreme Blue Review GodBoogie Ontario Ghost Town Blues Band États-Unis Sugaray Rayford États-Unis Lil\u2019 Ed & The Blues Imperials États-Unis Joel DaSilva États-Unis Lee Aaron: Electric Blues Colombie-Britannique AfrotroniX Québec / Chad Her France Shabaka & The Ancestors Royaume-Uni Donny McCaslin États-Unis Mark Guiliana Jazz Quartet États-Unis Bill Frisell Duo avec Thomas Morgan États-Unis Django Festival Allstars avec Samson Schmitt, Ludovic Beier et Pierre Blanchard France The Neil Cowley Trio Royaume-Uni Elena Roger & Escalandrum 3001 \u2013 Piazzolla Project Argentine Harold López- Nussa trio Cuba Lorraine Desmarais trio joue Bill Evans L\u2019Orchestre national de jazz invite John Hollenbeck et Theo Bleckmann Cory Henry & The Funk Apostles États-Unis Shobaleader One Royaume-Uni Deluxe France Acid Arab France Tanya Tagaq Nunavut BROS Saskatchewan Men Without Hats The Liquor Store Al McLean Quartet joue John Coltrane Plays the Blues Carlos Jiménez présente le Blue Note Sound Quartet Yannick Rieu Nonette Kim Richardson Soirée cubaine en compagnie de Trabuco Habanero Alex Bellegarde Trio suivi du Jam Session The Brooks joue The Brooks et Prince Joe Sullivan Quintet The Brooks joue The Brooks et Prince The Liquor Store Kalmunity Kalmunity Sidewalk Chalk États-Unis Sidewalk Chalk États-Unis Tonye Colombie-Britannique The Excitements Espagne The Excitements Espagne Nomadic Massive The Souljazz Orchestra Ontario The Souljazz Orchestra Ontario Les Sessions Guy Bélanger avec invités Les Sessions Guy Bélanger avec invités Speakeasy Electro Swing Speakeasy Electro Swing Speakeasy Electro Swing Music Is My Sanctuary présente : Jazz is the Teacher Music Is My Sanctuary présente : Jazz is the Teacher Pull-Up Selecta Pull-Up Selecta Afrikana Soul Sister Afrikana Soul Sister Afrikana Soul Sister Coyote Bill Coyote Bill Franky Selector Franky Selector Urban Science #LECYPHER Urban Science #LECYPHER Urban Science #LECYPHER Topium Valaire Oobopopop Valaire Oobopopop Betty Bonifassi Lomax Betty Bonifassi Lomax Bixiga 70 Brésil Bixiga 70 Brésil Pokey LaFarge États-Unis Pokey LaFarge États-Unis The Brooks The Brooks Pat Thomas & Kwashibu Area Band Ghana Pat Thomas & Kwashibu Area Band Ghana FACE-T backed by Solid Ground Québec / Jamaïque Fwonte Québec / Haïti Fwonte Québec / Haïti A-WA Israël A-WA Israël ÌFÉ États-Unis / Porto Rico ÌFÉ États-Unis / Porto Rico Throes + The Shine Angola / Portugal Sonido Pesao 21 h UK Marathon Portico Quartet Binker & Moses programme double KROY Scavenger Geoffroy 21 h 20h Bob Dylan and His Band Centre Bell 1909, av.des Canadiens-de-Montréal 30 juin 21 h 23 h Cinéma Heures variées Chasing Trane : The John Coltrane Documentary précédé du court métrage Oscar Cinéma du Parc 3575, av.du Parc 28 juin au 8 juillet Cinéma Heures variées Bill Frisell, A Portrait précédé du court métrage Oscar Cinéma du Parc 3575, av.du Parc 30 juin au 8 juillet Cinéma 19h Django Cineplex Odeon Quartier Latin 350, rue Émery 3 juillet Gratuit! Concerts gratuits Free concerts Concerts payants Ticketed events En lice pour le Grand Prix de Jazz TD Nominated for the TD Grand Jazz Award Bon Festival ! 30 juin 1er juillet 2 juillet 3 juillet 4 juillet 5 juillet 6 juillet 7 juillet 8 juillet 29 juin 28 juin Vendredi Jeudi Mercredi Samedi Lundi Mardi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Mercredi LE GRAND ÉVÉNEMENT TD 21h30 21h30 LE GRAND ÉVÉNEMENT DE CLÔTURE 21 h30 Discothèque PRÉSENTÉ PAR PRÉSENTÉ PAR Half Moon Run Cœur de pirate Milk & Bone The Franklin Electric Plants and Animals Urban Science Brass Band Métropolis Black Tiger Sex Machine Apashe \u2022 Karluv Klub L\u2019Astral VNCE Carter \u2022 High Klassified Place Heineken Pierre Kwenders \u2022 live painting 28 juin dès 17h Scènes TD et R IO T INTO programmation officielle 4 grands événements gratuits LE GRAND ÉVÉNEMENT DE CLÔTURE SAMEDI 8 JUILLET X 21h30 SCENE TD, PLACE DES FESTIVALS 1erjuillet Scène TD 21 h30 Carly Rae Jepsen Men Without Hats Radio Radio Muzion Buffalo Hat Singers et autres ! Discothèque Avec invités spéciaux Mise en scène: Yann Perreau Direction musicale: DJ Champion et Alex McMahon Chorégraphie : Steve Bolton / Vidéo : Normal Studio et Parce Que Films Costumes : Master Bougaricci / Éclairage : Bruno Ra?e MARDI 4 JUILLET X 21H30 SCÈNE TD, PLACE DES FESTIVALS LE GRAND ÉVÉNEMENT TD Half Moon Run Cœur de pirate Milk & Bone The Franklin Electric Plants and Animals Urban Science Brass Band Métropolis Black Tiger Sex Machine Apashe Karluv Klub L\u2019Astral VNCE Carter High Klassified Place Heineken Pierre Kwenders live painting 28 juin dès 17h Scènes TD et R IO T INTO programmation officielle Ce mercredi ARTS VISUELS NATHALIE PETROWSKI ENTREVUE Avec sa barbe, ses jeans, ses lunettes à grosse monture et sa dégaine nonchalante, Olafur Eliasson pourrait facilement passer pour un prof de l\u2019UQAM ou un porte-parole de la CSN.Les apparences dans son cas ne sont pas si trompeuses puisque l\u2019artiste dano- islandais de 50 ans qui se dit social- démocrate a autant de respect pour les universitaires que pour les syndicalistes.Mais là s\u2019arrête l\u2019analogie, car Olafur Eliasson est non seulement un artiste visuel internationalement reconnu, mais aussi une star de l\u2019art contemporain qui joue dans les mêmes ligues majeures que les Jeff Koons ou les Anish Kapoor de ce monde.Au Tate Modern de Londres, 2 millions de gens se sont rués dans la salle où brillait le soleil artificiel de sonWeather Project.De Paris à New York en passant par Venise et Versailles où, l\u2019été dernier, il a installé une cascade de 40 mètres de haut au milieu des jardins du Roi- Soleil, on salue autant le côté monumental que la simplicité dépouillée de son travail souvent inspiré par la nature, comme cette rivière à Berlin qu\u2019il a teinte en vert ou ces 12 blocs de glace qu\u2019il a fait venir du Groenland pour qu\u2019ils finissent de fondre sur le pavé parisien lors de la conférence sur les changements climatiques en 2015.Bref, cet Olafur Eliasson n\u2019est pas n\u2019importe qui.C\u2019est un vrai coup de maître que le Musée d\u2019art contemporain a réussi en l\u2019invitant à présenter à Montréal, cet été, sa toute première expo solo au Canada.J\u2019avais lu qu\u2019Olafur Eliasson était un homme modeste qui ne se prenait pas la tête.J\u2019en ai eu la confirmation lundi lorsqu\u2019il s\u2019est pointé dans la salle de réunion.J\u2019ai voulu faire une blague en lui demandant pourquoi il avait attendu aussi longtemps avant d\u2019exposer au Canada.Sauf que ce n\u2019était pas la première fois.En 1998, Eliasson a été invité à Amos pour participer au troisième Symposium d\u2019arts visuels d\u2019Abi- tibi-Témiscamingue, une exposition de groupe en pleine nature.Je ne me souvenais plus, mais c\u2019était moi, la présidente d\u2019honneur.Lemonde est vraiment petit.«C\u2019était ma première exposition de groupe, a-t-il raconté.Il y avait eu des incendies de forêt cet été-là dans la région.Ça me fascinait ; d\u2019autant qu\u2019en Islande, où j\u2019ai grandi en partie, il n\u2019y a pas d\u2019arbres.J\u2019ai passé des heures à me promener dans un paysage lunaire dévasté qui m\u2019a beaucoup inspiré par la suite.» À l\u2019époque, Eliasson avait 31 ans.C\u2019était un pur inconnu qui tentait de faire sa marque.Il vivait déjà à Berlin, où il réside toujours, mais il n\u2019avait pas encore fondé l\u2019Olafur Eliasson Studio, un incubateur créatif où travaillent aujourd\u2019hui 90 infographistes, designers, architectes et vidéastes, tous au service de l\u2019œuvre (et des contrats) d\u2019Eliasson qui les inspire, les guide et les nourrit de gastronomie végétarienne.L\u2019élection de Macron Malgré cela, Eliasson n\u2019aime pas beaucoup parler d\u2019art, ni se perdre en longues explications abstraites sur sa démarche.C\u2019est un pragmatiste, fasciné par la science, la technologie et la politique.Dernièrement sur sa page Facebook, il n\u2019a pas hésité à saluer l\u2019élection d\u2019Emmanuel Macron.«Un grand vent de populisme souffle sur l\u2019Europe depuis un certain temps et c\u2019est inquiétant parce que cela polarise les camps, ce qui n\u2019est jamais bon.Moi, je suis pro-Union européenne, pro-ententes multilatérales.À mes yeux, le Brexit est un désastre.C\u2019est pourquoi l\u2019élection de Macron m\u2019a tant soulagé.Je ne le connais pas, mais je sens d\u2019instinct qu\u2019il ne sera pas un feu de paille.» L\u2019artiste a sa propre théorie sur l\u2019élection du président français.«Plusieurs croient que son élection est une réaction à Trump.Moi, je crois au contraire que son élection a à voir avec l\u2019échec d\u2019Hillary qui a été incapable de créer une trame narrative qui aurait uni les gens au lieu de les diviser.Comprenez-moi bien, l\u2019échec d\u2019Hillary, c\u2019est un peu aussi mon échec puisque je l\u2019appuyais et que moi non plus, je n\u2019avais pas vu ni compris à quel point toute une couche de la société américaine se sentait exclue.» Pas de snobs au musée De la politique américa ine au monde de l\u2019art contemporain, il n\u2019y a qu\u2019un pas, qu\u2019Eliasson franchit aisément en affirmant que les musées doivent tout faire pour combattre le sentiment d\u2019exclusion de ceux qui restent à la porte du musée sans oser y entrer.« Les habitués des musées ne voient pas ces institutions comme une menace et c\u2019est tant mieux, mais qu\u2019est-ce qu\u2019on fait avec les autres ?Ceux qui ressentent de l\u2019inconfort au musée et qui pensent qu\u2019au fond, s\u2019ils ne comprennent pas les œuvres, c\u2019est parce qu\u2019ils ne sont pas assez intelligents.Les musées doivent absolument tendre la main à ces gens-là et faire en sorte qu\u2019ils se sentent bienvenus, inclus et compétents.» Dans son raisonnement sur la nécessaire ouverture des musées, l\u2019artiste lance une expression qui me fait tiquer.Il dit : «Les gens doivent pouvoir s\u2019identifier et se projeter dans les œuvres.Ils doivent pouvoir se dire : moi aussi, je peux faire ça.» Ses propos me rappellent la fameuse controverse opposant les députés conservateurs de l\u2019Ouest canadien en colère contre l\u2019acquisition par le gouvernement fédéral au prix de 1,7 million de Voice of Fire, un tableau de Barnett Newman constitué de deux bandes bleues et d\u2019une bande rouge.«N\u2019importe qui peut faire ça», ont-ils hurlé en Chambre.«Ce que je voulais dire par cette phrase, explique Eliasson, c\u2019est : je peux faire ça et c\u2019est merveilleux.L\u2019art doit être ancré dans le réel.Je ne veux pas d\u2019un art qui n\u2019est qu\u2019illusion.Barnett Newman n\u2019était pas un snob.C\u2019était un homme ouvert, un social-démocrate sans doute, qui voulait que les musées soient accessibles et accueillants pour tous et non pas le monopole d\u2019une élite de snobs et d\u2019initiés.» Nous quittons la salle de réunion pour les salles d\u2019exposition où des dizaines d\u2019ouvriers s\u2019affairent à recréer le monde en jeux d\u2019ombres d\u2019Olafur Eliasson.Il m\u2019entraîne vers la pièce maîtresse \u2013 Maison des ombres multiples \u2013, une maison qui est la réplique de sa maison d\u2019été où les planchers sont en bois et les murs, des écrans où surgissent les ombres dédoublées des visiteurs.Il ne m\u2019explique rien, mais il me fait visiter la maison comme si nous étions vraiment chez lui et, l\u2019espace d\u2019un instant, j\u2019oublie que je suis dans un musée avec un des grands artistes de son époque.Quelque chose me dit que c\u2019est exactement l\u2019effet recherché par Olafur Eliasson.Olafur Eliasson \u2013 Maison des ombres multiples, au Musée d\u2019art contemporain, du 21 juin au 9 octobre 2017 OLAFUR ELIASSON AU MAC Combattre l\u2019exclusion sur tous les fronts PHOTO SIMONGIROUX, LA PRESSE Star de l\u2019art contemporain, Olafur Eliasson expose à Montréal jusqu\u2019au 9 octobre.«Les gens doivent pouvoir s\u2019identifier et se projeter dans les œuvres.Ils doivent pouvoir se dire : moi aussi, je peux faire ça.» \u2014Olafur Eliasson 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l Boucar raconte de façon humoristique, scienti?que et poétique la reproduction depuis le coup de foudre jusqu\u2019à la naissance du bébé.Illustrations de Philippe Béha UN LIVRE POUR TOUS QUI, EN PLUS DE STIMULER L\u2019ESPRIT, DILATE LA RATE ET TOUCHE LE CŒUR.BOUCAR DIOUF editionslapresse.ca Suivez-nous sur Facebook ARTS LECTURE JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE PARIS On s\u2019est rencontrés il y a 17 ans quand le film Baise-moi, tiré de votre roman, a été censuré en France.Qu\u2019est-ce qui a changé chez vous depuis ?Je n\u2019ai plus 30 ans.On n\u2019est plus exactement pareil en termes d\u2019énergie, de connaissance de soi.La controverse autour de Baise-moi m\u2019a beaucoup changée.J\u2019ai eu l\u2019impression d\u2019avoir un pays contre moi.J\u2019ai arrêté de boire, je suis devenue lesbienne, ça m\u2019a changée aussi.Et puis le fait de vivre de l\u2019écriture, ça m\u2019a embourgeoisée, au sens où je suis sereine.Parce que quoi qu\u2019il arrive, l\u2019essentiel de ma vie, je l\u2019aurai passé à faire ce que j\u2019aimais faire.Vous avez l\u2019impression d\u2019être devenue une vraie écrivaine ?Je pense que je l\u2019étais déjà.Mais je me sens beaucoup plus acceptée par les libraires, par les critiques.Pour les lecteurs, je pense que j\u2019ai eu de la chance dès le début.Dès Baise- moi, j\u2019avais l\u2019impression qu\u2019ils comprenaient ce que je faisais.Mais pour l\u2019environnement, c\u2019est beaucoup plus facile.L\u2019agressivité à mon endroit, c\u2019est fini.Je touche du bois.Vos fondations sont plutôt punk-rock.Underground.Vous vendez des livres et faites mêmepartie du juryGoncourt.Comment vivez-vous cette reconnaissance dugrandpublic?Je ne m\u2019en plains pas.En France, on a la chance d\u2019avoir pas mal d\u2019auteurs qui ne sont pas du tout faits pour être grand public et qui le sont quand même.Carrère, Houellebecq, Maylis de Kerangal.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on a un lectorat très ouvert, très instruit, pas complexé, capable d\u2019aimer des trucs sophistiqués ou très radicaux.Du coup, je bénéficie de ça.C\u2019est une chance dans un parcours d\u2019écrivain.Vernon Subutex est un de vos plus grands succès.Il est même question d\u2019une série télé.Vous aviez l\u2019intention de faire trois tomes?Au départ, je pensais vraiment faire un livre court.J\u2019avais fait un roman qui s\u2019appelait Teen Spirit, un peu sur le même thème du mec qui n\u2019a pas d\u2019appartement.C\u2019était un peu revenir sur la même idée, avec cette fois un disquaire qui perd son appartement et qui va dormir chez deux, trois anciens clients.Et puis voilà, ça s\u2019est passé autrement.Quand j\u2019ai relu ce que j\u2019avais écrit, j\u2019ai vu que j\u2019avais un monstre.Votre personnage principal, le DJVernonSubutex, devient le gourou d\u2019une grande famille reconstituée.L\u2019esprit de communauté, c\u2019est important pour vous?Je pense que j\u2019en ai envie.J\u2019ai envie d\u2019une communauté qui converge, où tout le monde contribue.J\u2019adore la solitude de l\u2019auteur, j\u2019adore qu\u2019on me foute la paix.Faire ce que je veux \u2013 avec l\u2019angoisse qui va avec \u2013, j\u2019adore ça.Mais parfois, j\u2019ai ce vide qui me fait vouloir le collectif de nouveau.Je crois que c\u2019est important.Pas que pour moi.Je crois qu\u2019on en manque.Certains ont dit que c\u2019était un roman sur la crise de la quarantaine.L\u2019heure des premiers bilans.Vous êtes d\u2019accord ?C\u2019est ce que je vis en ce moment.J\u2019ai écrit ce livre entre 42 ans et 48 ans.Ça me concerne.Je crois que pour la plupart d\u2019entre nous, il y a une surprise à commencer à être vieux.On savait que ça viendrait, mais ça reste une surprise.Les personnages du livre n\u2019ont pas tous de mauvais bilans.Mais ils sont toujours insatisfaits.C\u2019est ce que je voyais autour de moi.Paris était déprimé.Je connaissais plein de gens qui avaient réussi et qui pourtant étaient moroses.Mais là, j\u2019ai l\u2019impression que ça se réouvre.Je ne sais pas vers quoi on va, mais j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on va vers quelque chose.C\u2019est comme si la France avait été secouée.Bizarrement, peut-être que ce sont les attentats.Dans ce troisième tome, vous évoquez justement les attaques du 13 novembre 2015.C\u2019était important d\u2019ancrer votre livre dans l\u2019actualité ?Il n\u2019y a pas de danger que le bouquin date ?Il est daté de toute façon.Ça ne me paraît pas un problème.Quand on repense aux grands romans du XIXe siècle, ceux de Zola par exemple, c\u2019est très daté, mais on le lit encore.Cela dit, je ne pense pas que dans 50 ans, on lira encore Virginie Despentes.Ça m\u2019étonnerait.Écrire malgré tout ?Ben oui.Le fait d\u2019écrire maintenant, c\u2019est déjà génial.Mais il faut pas se raconter d\u2019histoires (rires) ! Quand tu relis les journaux écrits il y a 30 ans par des journalistes littéraires, comme Bernard Frank et Matthieu Galey, aucun des auteurs qui leur semblaient importants n\u2019est encore lu.On a l\u2019impression, en lisant votre trilogie, que plus on avance, plus Subutex s\u2019efface au profit des autres personnages.C\u2019était voulu ?Oui, mais en même temps, il est toujours le fil rouge.Sans lui, ça ne marche pas.C\u2019est comme un leader sans aucune autorité.On lui donne beaucoup de pouvoir au fur et à mesure du livre et il ne s\u2019en empare jamais.C\u2019est presque une psychanalyse.si on cherche un peu, il peut y avoir une possibilité de lecture à la limite du bouddhisme.Plus ça va, moins son ego prend de place.Je n\u2019ai pas fait ça consciemment, mais c\u2019est vrai qu\u2019il se dissout.Il est de plus en plus traversé par les autres.Est-ce que ça correspond chez moi à une envie de me départir de mon ego ?C\u2019est possible.L\u2019avenir le dira.Vernon Subutex Virginie Despentes Grasset Sortie le 29 juin La métamorphose de Virginie Despentes Ses romans trash et féministes sont au sommet des ventes en France.Les médias se l\u2019arrachent.Malgré le succès, l\u2019écrivaine la plus rock de sa génération n\u2019en reste pas moins lucide.Alors qu\u2019est publié le troisième tome de sa trilogie Vernon Subutex, La Presse retrouve Virginie Despentes dans un café parisien, lumineuse et souriante, tout le contraire de celle que nous avions rencontrée en 2000 pour la sortie du film Baise-moi.Chemise à picots, cheveux teints en blond, « chouclaques » blanches, cigarettes slim et tatouages de Mötörhead, elle parle d\u2019elle et, bien sûr, de Vernon, le DJ le plus célèbre de la littérature française.Q R PHOTO JFPAGA, FOURNIE PAR GRASSET Le troisième tome de la trilogie Vernon Subutex de Virginie Despentes sortira en librairie le 29 juin.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 11 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Une exposition réalisée par le MEG - Musée d\u2019ethnographie de Genève et adaptée par Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, avec la participation des Musées royaux d\u2019Art et d\u2019Histoire de Bruxelles.© Photos:M EG \u2013 M usée d\u2019ethnographie de Genève,Johnathan W atts/René Fuerst « J\u2019ai été éblouie par la nouvelle exposition! » - Francine Grimaldi, ICI Radio-Canada Première CREUSEZ DANS LES ORIGINES DU 1ER JUILLET AU 6 AOÛT 2017 en collaboration avec Billetterie lanaudiere.org MARDI 18 JUILLET 20 H ÉGLISE DE SAINTE-MÉLANIE StéphaneTÉTREAULT, violoncelle Marie-Ève SCARFONE, piano QUATUOR SAGUENAY CONCERT MERCREDI 19 JUILLET 20 H ÉGLISE DE LAVALTRIE StéphaneTÉTREAULT, violoncelle Marie-Ève SCARFONE, piano Victor FOURNELLE-BLAIN, alto QUATUOR SAGUENAY CONCERT JEUDI 20 JUILLET 20 H ÉGLISE DE SAINT-LIN- LAURENTIDES StéphaneTÉTREAULT, violoncelle Marie-Ève SCARFONE, piano QUATUOR SAGUENAY CONCERT JEUDI 27 JUILLET 20 H ÉGLISE DE L\u2019ASSOMPTION Charles RICHARD-HAMELIN, piano CONCERT POUR INFORMATIONS ET PROGRAMMATION COMPLÈTE 1 800 561-4343 | lanaudiere.org ARTS CINÉMA CHANTAL GUY En rega rdant l \u2019ava lanche de programmations de projections en plein air pour l\u2019été 2017, on constate que les cinéphiles montréalais pourraient facilement voir trois ou quatre films par semaine sans avoir à débourser un sou.De quoi tuer les ciné-parcs ! Mais regarder un film à la belle étoile, c\u2019est beaucoup plus qu\u2019un simple divertissement.C\u2019est une expérience.En particulier pour Funambules Médias, organisme qui s\u2019est donné une mission de changement social par le documentaire.Avec sa programmation « Cinéma sous les étoiles », Funambules Médias apporte directement dans les quartiers des documentaires qui, bien souvent, n\u2019ont droit qu\u2019à une courte période de visibilité, quand ils ne sont pas absents des écrans.«C\u2019est une manière conviviale de s\u2019informer et de prendre part au débat, explique le programmateur Nicolas Goyette.Nous traitons d\u2019actualité politique nationale et internationale, dans un éventail d\u2019enjeux comme le racisme, les luttes autochtones, la crise des réfugiés, le néolibéralisme, les luttes environnementales.» L\u2019an dernier, par exemple, le documentaire Requiem for the American Dream a attiré au parc Laurier 500 personnes, dont 300 sont restées ensuite pour discuter, alors que le film n\u2019avait été projeté qu\u2019une petite semaine dans une salle.Pionnier dans son créneau, Funambules Médias collabore avec les arrondissements et de nombreux partenaires et événements.«Nous avons commencé en 2010 avec huit projections au parc Laurier, et nous sommes rendus à 70 projections gratuites partout dans l\u2019île de Montréal, à Longueuil et à Val-David », note Alexandre Goyette, qui constate un grand engouement pour les projections publiques en plein air.L\u2019an dernier, les projections de Funambules Médias ont attiré 8000 spectateurs, et ils pensent en rejoindre 12 000 cette année.« Ça a un lien avec la réappropriation des espaces urbains : les gens ont envie d\u2019être ensemble, croit-il.Ils vont se croiser à l\u2019épicerie, mais le fait de se voir entre voisins de quartier et de discuter d\u2019enjeux communs, ça tisse des liens.» Et cela démocratise l\u2019accès au documentaire, confirme Bruno Dequen, directeur de la programmation des RIDM en plein air, partenaire entre autres de Funambules Médias et de la SAT.«Nous mettons tous nos forces en commun.Et je dirais que les spectateurs réagissent plus au documentaire qu\u2019à la fiction : il y a des questions immédiates qu\u2019ils se posent face aux sujets.» Initiatives de quartier C\u2019est justement par son implication sociale que Serge Turgeon a eu l\u2019idée de lancer Film noir au canal, une programmation de classiques du cinéma policier sur les berges du canal de Lachine.Après avoir créé un organisme de corvée de propreté dans son quartier, il avait envie de quelque chose de plus festif.«Nous avons ici un peu un décor de film noir ; on cherchait quelque chose qui allait fonctionner, et ça a été le cas.Les gens mettent des vêtements vintage.Il y a beaucoup de nouveaux habitants dans Griffintown, l\u2019un des quartiers avoisinants, mais il n\u2019y a pas encore d\u2019esprit communautaire.Alors ça fait du bien de savoir qu\u2019il y a 300 personnes qui s\u2019amusent avec beaucoup de civisme en regardant un film sur le bord du canal.» C\u2019est pour contrer le sentiment d\u2019insécurité dans le quartier Hochelaga qu\u2019est né l\u2019événement Cin\u2019Hoche, qui présente tout l\u2019été des films choisis par les résidants DES PROGRAMMES POUR TOUS LES GOÛTS «Notre spécificité, c\u2019est que les gens ne voient pas juste des films, car c\u2019est souvent suivi d\u2019une discussion avec le réalisateur ou des spécialistes des sujets.» \u2013 Nicolas Goyette, de Funambules Médias CINÉMA DOCUMENTAIRE Grâce à Funambules Médias et aux RIDM, le documentaire se taille une très belle place cet été à Montréal dans divers quartiers jusqu\u2019au 9 septembre.Funambules Médias, l\u2019organisme le plus engagé, propose plus de 70 projections, la plupart du temps en présence des réalisateurs ou de spécialistes des thèmes abordés.Ça commence le 27 juin au parc du Pélican avec Les 3 Magaly de Frédéric Julien.Mentionnons la projection spéciale d\u2019un chef-d\u2019œuvre d\u2019ici, Pour la suite du monde de Pierre Perrault et Michel Brault, le 8 juillet à la place de Castelnau.Écologie, justice sociale, politique, féminisme, racisme : à peu près tous les grands enjeux de notre époque sont abordés dans cette riche programmation.Consultez le site de Cinéma sous les étoiles : cinemasouslesetoiles.org Consultez le site de RIDM en plein air : ridm.ca CINÉMAQUÉBÉCOIS À peu près toutes les programmations proposent des films québécois, mais au rayon des classiques qu\u2019on aime revoir, on se tourne vers celle de Station Vu, tous les mardis soir dès le coucher du soleil au parc de la promenade Bellerive, du 27 juin au 15 août.Au menu cet été : Jésus de Montréal, La vie heureuse de Léopold Z, Un zoo la nuit, Il était une fois dans l\u2019Est, Eldorado et Un crabe dans la tête, ainsi que le récent film de Bachir Bensaddek,Montréal la blanche.Consultez le site de Station Vu : stationvu.com CINÉMA FRANÇAIS ET ÉTRANGER Depuis 23 ans, le festival Cinemania établit des ponts entre le public québécois et le cinéma francophone, qui n\u2019est pas toujours très bien distribué chez nous.Les projections d\u2019été de Cinemania permettent de voir ce qu\u2019on a pu rater dans l\u2019édition 2016.Ça commence le 4 juillet au parc La Fontaine avec Le fils de Jean de Philippe Lioret, coproduction France- Québec mettant en vedette Gabriel Arcand (lauréat d\u2019un prix Iris pour son rôle).Mentionnons aussi les filmsMédecin de campagne, Dalida et Chocolat.Consultez le site de Cinemania : festivalcinemania.com Le Cinéma Beaubien, en collaboration avec la SDC Petite-Italie\u2013Marché-Jean-Talon, propose une programmation entièrement italienne (Moretti, Zorfini, Mastroianni, etc.) du 5 juillet au 2 août au parc Dante.Consultez le site du Ciné-parc Dante : petiteitalie.com/fr/evenements PHOTO FOURNIE PAR K FILMS AMÉRIQUE Montréal la Blanche de Bachir Bensaddek DES FILMS SOUS LES ÉTOILES Il n\u2019y a jamais eu autant de projection de films gratuits, en plein air, que cet été à Montréal.Qu\u2019est-ce qui explique cet engouement ?Nous avons posé la question à quelques programmateurs qui font de Montréal une ville de cinéphiles en liberté.Ouvrez l\u2019œil, car il y aura plein de films gratuits près de chez vous cet été.Survol d\u2019une très vaste programmation montréalaise à la belle étoile.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 ARTS CINÉMA dans le stationnement du Da i r y Queen de l a r ue S a i n t e - C a t he r i ne , nou s explique Delphine Ah-Koi, coordonnatr ice aux commun ic a t ion s de l a SDC Hochelaga-Maisonneuve.« Ça grossit d\u2019année en année ; nous voyons le s enfants grandir, confirme-t- elle.C\u2019est très familial, et ça encourage la mixité sociale.Ça apporte une vie de quartier, l\u2019occasion de se détendre un vendredi soir, comme un point de rencontre.» Réinventer le «voir-ensemble» Il y a certes une sorte de magie à regarder un film en groupe, sous le ciel étoilé de l\u2019été.Les spectateurs sont libres d\u2019aller et venir, et même d\u2019apporter un pique-nique.Une ambiance que ne peut offrir une salle de cinéma.«C\u2019est devenu une épidémie, souligne Mario Fortin, PDG du Cinéma Beaubien, qui participe à plusieurs projections au grand air.Mais c\u2019est une bonne épidémie! Et c\u2019est dû à la démocratisation de la technique, la possibilité d\u2019avoir des projecteurs numériques de qualité à bas prix, alors que notre premier projecteur, nous l\u2019avions payé 35 000$ il y a 15 ans.» «C\u2019est tout à fait normal que l\u2019humain découvre sa nature profonde en allant vivre cela dans les parcs, poursuit-il avec passion.Et cela enlève la formalité de l\u2019expérience en salle, où il y a un certain décorum à respecter, alors que vos voisins ont payé leurs places pour ne pas être dérangés.En plein air, on démocratise l\u2019expérience.» Pour Jarrett Mann, fondateur du Festival SPASM, qui fêtera cet été les 30 ans du film culte Spaceballs par une projection en plein air agrémentée de gens en costumes, voir des films dehors est une tendance mondiale, où l\u2019événementiel réinvente l\u2019approche du cinéma.«Et puis, l\u2019été est tellement court au Québec, on a moins envie de s\u2019enfermer dans une salle de cinéma.C\u2019est comme se retrouver tous autour d\u2019un feu de camp, sauf que c\u2019est un écran!» CINÉMA DE GENRE Dans le cadre de sa programmation Cinéma urbain à la belle étoile, la SAT, en collaboration avec plusieurs partenaires, présentera des soirées festives comme DJ XL5\u2019S Mondo SuperHero Zappin Party, consacrée aux films de superhéros (le 3 juillet, place de la Paix), ou la projection spéciale du film-culte Spaceballs de Mel Brooks, qui fête ses 30 ans, en compagnie de fans déguisés (le 31 juillet, place de la Paix).Consultez le site de Cinéma urbain à la belle étoile : quartierdesspectacles.com Les amateurs de films policiers seront servis cet été par la programmation Film noir au canal qui présente des classiques du genre, du 9 juillet au 13 août, dans le décor approprié des berges du canal de Lachine.Ça commence avec Drôle de drame de Marcel Carné, film de 1937.On réserve la surprise pour les cinq autres films présentés cet été, qui seront annoncés sur la page Facebook de l\u2019événement.Consultez la page Facebook de Film noir au canal : facebook.com CINÉMA GRAND PUBLIC La particularité du festival Cin\u2019Hoche, qui se déroule du 30 juin au 18 août au Dairy Queen du quartier Hochelaga, est qu\u2019on soumet au public une liste de films parmi lesquels les gens sont appelés à voter.Ainsi, cet été, on présentera des succès comme 007Spectre, Votez Bougon, Rogue One, Steve Jobs ou Le bon gros géant.Consultez le site de Cin\u2019Hoche : hochelaga.ca Le Cinéma Beaubien, en collaboration avec la TOHU, présentera au parc Frédéric-Back des films oscarisés comme Arrival (le 3 août) ou La La Land (le 17 août).Consultez le site des Étoiles au cinoche tohu.ca \u2014 Chantal Guy PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTOCATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE «Voir du cinéma à l\u2019extérieur, c\u2019est exactement ce que le cinéma doit être : une aventure sociale et de groupe.Il y a des gens autour de nous qui vont rire, pleurer, partager une histoire racontée sur l\u2019écran.» \u2014Mario Fortin, PDG du Cinéma Beaubien Une tendance confirmée par Bruno Dequen.«Ce qui est assez remarquable, c\u2019est que même si les spectateurs restent de plus en plus chez eux, tout ce qui est événementiel fonctionne très bien.Il y a un réel intérêt de la part des spectateurs à faire des expériences de visionnement communautaire.Rien ne remplace le fait d\u2019être nombreux au même endroit.» Et de vivre nos émotions à l\u2019unisson.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 13 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 U N F I L M D E C H R I S T I A N D U G U A Y UnSacDeBilles-LeFilm.ca PRÉSENTEMENT AU CINÉMA PATR I C K BRUEL E L SA ZYLBERSTE IN B E R NAR D CAMPAN D O R I AN LE CLECH BATYSTE FLEUR IAL PALM IER I !!!! Pierre Vavasseur, Le Parisien «UN FILM EXTRÊMEMENT TOUCHANT.FLEURIAL PALMIERI ET LE CLECH SONT FABULEUX ET EXTRAORDINAIRES.» René Homier-Roy, Ici Radio-Canada Première «ÉMOUVANT.» Éric Moreault, Le Soleil «POIGNANT.» Brendan Kelly, The Gazette «UNE RÉALISATION BELLE ET LUMINEUSE.» Marilyne Letertre, LCI «PATRICK BRUEL EST FORMIDABLE ET LIVRE LAMEILLEURE PERFORMANCE DE SA CARRIÈRE.» Isabelle Hontebeyrie, TVA Nouvelles «D\u2019UNE EFFICACITÉ REDOUTABLE.» Marc-André Lussier, La Presse ARTS CINÉMA PLAN LARGE MARC-ANDRÉ LUSSIER Denis Côté PHOTOMICHAEL SOHN/AP LES SORTIES DENIS CÔTÉ, MENTOR À KARLOVY VARY IL A DIT 1h47 MIN Durée de Dunkirk, le plus récent long métrage de Christopher Nolan, en salle le 21 juillet.Jamais un film du réalisateur d\u2019Interstellar n\u2019a été si court depuis Following, son tout premier.28 JUIN Baby Driver (Baby le chauffeur) d\u2019Edgar Wright Okja de Bong Joon Ho 30 JUIN The Beguiled de Sofia Coppola Bill Frisell, A portrait d\u2019Emma Franz La communauté (Kollektivet) de Thomas Vinterberg De plus belle d\u2019Anne-Gaëlle Daval Despicable Me 3 (Détestable moi 3) de Kyle Balda, Pierre Coffin, Eric Guillon Le passé devant nous de Nathalie Teirlinck The House (La maison) d\u2019Andrew Jay Cohen Surfer sur la grâce de David B.Ricard «Les acteurs et moi avons fait la paix avec l\u2019idée que nos chances de succès sont très minces.Peu importe la qualité de notre film, il sera toujours comparé au premier, qui est un chef-d\u2019œuvre.Quand tu es en paix avec ça, tu es libre.» \u2014 Denis Villeneuve à propos de Blade Runner 2049, à l\u2019occasion d\u2019une rencontre à l\u2019événement CineEurope à Barcelone.Le réalisateur de Boris sans Béatrice a été invité à devenir le mentor de dix jeunes cinéastes, étudiants et lauréats d\u2019écoles de cinéma européennes, pendant trois jours, dans le cadre du programme Future Frames du festival de Karlovy Vary, en République tchèque, qui se tiendra du 30 juin au 8 juillet.« Je verrai leurs films et en discuterai avec eux, précise le cinéaste québécois.J\u2019en profiterai aussi pour présenter là-bas Les états nordiques, mon premier long métrage, ainsi que L\u2019 important c\u2019est d\u2019aimer.Quand je l\u2019ai vu à l\u2019âge de 20 ans, ce film d\u2019Andrzej Zulawski m\u2019a tellement marqué que j\u2019ai dû le voir 150 fois ! » Par ailleurs, le film-essai Ta peau si lisse, une production indépendante construite autour du monde du culturisme et tournée l\u2019an dernier, devrait en principe être lancé dans l\u2019un des festivals de la rentrée.Signalons aussi qu\u2019une adaptation théâtrale en anglais de Vic + Flo ont vu un ours, signée Michael Mackenzie, sera montée par le Talisman Theatre au Théâtre Centaur de Montréal pour une dizaine de représentations au mois de novembre.PHOTO NEIL HALL/REUTERS CHASINGTRANE\u2013 THEJOHNCOLTRANE DOCUMENTARY !!!½ Documentaire de John Scheinfeld.1h39 NATHALIE PETROWSKI Dans la discothèque chez mes parents, il n\u2019y avait qu\u2019un remède pour me guérir de mes allergies à la chanson française : le saxo de John Coltrane.Car en plus des d i sques pou s s ié reu x de Guy Béart, de Philippe Clay, de Patachou ou de Mouloudji, mes parents avaient aussi A Love Supreme de John Coltrane.Je me su i s long temps demandé ce que la fille de 12 ans que j\u2019étais pouvait comprendre à la musique de Coltrane et pourquoi diable j \u2019aimais ça.J \u2019ai peut-être obtenu un début de réponse avec le documentaire Chasing Trane de John Scheinfeld, qui signe le premier film autorisé sur ce géant et génie du jazz, mort trop jeune à 40 ans.Disons-le d\u2019emblée, certains purs et durs de Coltrane comme ce critique du New York Times ont trouvé le film linéaire et mièvre, lui reprochant de n\u2019avoir pris aucun risque créatif sur le plan du récit pour décrire un musicien révolutionnaire qui, lui, n\u2019a cessé de prendre des risques toute sa vie.C\u2019est peut-être juste comme critique, mais pour de simples amateurs comme moi qui, dans le fond, connaissent peu de choses sur la vie de John Coltrane, ce film est intéressant, riche et instructif.Il nous fait comprendre pourquoi John Coltrane n\u2019a pas juste marqué les petites filles de 12 ans, mais l\u2019histoire universelle de la musique, comme Bach, et celle de l\u2019art en général, comme Picasso.Il y en a qui jouent du jazz.Il y en a qui jouent du blues.John Coltrane, lui, joue la vie.Les paroles sont du guitariste Carlos Santana, un grand fan de Coltrane et un des nombreux qui témoignent dans un film où le narrateur qui parle au « je» au nom de John Coltrane est nul autre que l\u2019acteur Denzel Washington.Et si ce name-dropping ne suffit pas, sachez que l\u2019ancien président Bill Clinton témoigne lui aussi, de même que les amis musiciens de Coltrane, des noms connus comme McCoy Tyner, Wayne Shorter et le vieux Sonny Rollins, ainsi que deux des trois fils de Coltrane.De toute évidence, le réalisateur a eu accès à l\u2019ensemble de la preuve, y compris ces films maison où l\u2019on voit Coltrane marié à la pianiste Alice McLeod et père de trois gamins s\u2019épivarder sur le gazon de son bungalow à Long Island.Peut-être que ce qui manque le plus à ce film, c\u2019est la voix de Coltrane.Pas une fois pendant les 90 minutes du film on entend le son de sa voix, preuve que les jazzmen n\u2019étaient pas les invités de prédilection des talk- shows ni le sujet des reportages télé de l\u2019époque.Le son de son saxo, par contre, est partout, incrusté dans chaque plan, un son reconnaissable des kilomètres à la ronde, un son qui, selon certains, a réarrangé les structures moléculaires de la musique, un son frais, nouveau, à la fois intense et accessible au sens le plus pur du mot.La vie de John Coltrane ne fut pas de tout repos.Né en Caroline du Nord à la belle époque (sic) de la ségrégation raciale, fils unique d\u2019un pasteur méthodiste qu\u2019il perd à l\u2019âge de 12 ans, il déménage en 1943 à Philadelphie avec sa mère et troque sa clarinette contre un saxophone alto.Mais pour le documentariste, la date marquante de la vie de Coltrane, c\u2019est le 5 juin 1945, date du grand choc musical qu\u2019il éprouve en entendant pour la première fois Charlie Parker, une influence majeure.L\u2019autre influence de Coltrane sera un dénommé Miles Davis qui le recrute dans son quintette au milieu des années 50, le fout à la porte pour qu\u2019il aille soigner ses problèmes d\u2019héroïne et d\u2019alcool et le réengage, le temps d\u2019enregistrer ensemble un disque mythique: Kind of Blue.Ils se sépareront à nouveau et Coltrane, libéré de ses dépendances toxiques, formera son propre quartette avec, entre autres, Elvin Jones et le pianiste McCoy Tyner.Au même moment, il trouvera Dieu et, surtout, il trouvera le son inoubliable qui fut le sien, un son où la sensualité, le mysticisme et une indéniable humanité convergeaient dans une musique qui coulait de son saxo comme du miel et rendait n\u2019importe qui accro.Il suffit d\u2019entendre sa version de My Favorite Things, une banale chanson de Broadway, issue de la comédie musicale La mélodie du bonheur, pour s\u2019en convaincre.Dans les divers témoignages à son sujet, c\u2019est un peu l\u2019histoire du jazz qui défile sous nos yeux et qui nous rappelle que le temps a filé.Wayne Shorter et McCoy Tyner, qui ont tous les deux fait les beaux jours du Festival de jazz de Montréal à ses débuts, ont l\u2019air d\u2019avoir chacun 200 ans.Idem pour Sonny Rollins.Il n\u2019y a que John Densmore, l\u2019ex-batteur des Doors, qui semble avoir survécu au déluge du temps.À partir de 1965, après l\u2019incroyable succès de A Love Supreme , Colt rane pousse son exploration musicale un cran plus loin, voire un cran trop loin.Il bascule dans la dissonance, s\u2019égare dans des sons stridents qui éloignent le public.Le film nous entraîne alors dans l\u2019étrange pèlerinage que Coltrane, pacifiste notoire, fait au Japon, y compris dans un Nagasaki dévasté par la bombe atomique.De retour au pays, il apprend qu\u2019une autre bombe, celle d\u2019un cancer du foie, le ronge de l\u2019intérieur.Le 17 juillet prochain, cela fera exactement 50 ans que John Coltrane nous a quittés.Ce film non seulement nous le rappelle à notre bon souvenir, mais nous fait voir tout ce que ce génie a apporté à la musique et tout ce que la musique a perdu avec sa disparition.John Coltrane, le géant Lisez toutes nos critiques dans La Presse+ et sur lapresse.ca « Il y en a qui jouent du jazz.Il y en a qui jouent du blues.John Coltrane, lui, joue la vie.» \u2014 Carlos Santana, guitariste et grand fan de John Coltrane PHOTO FOURNIE PAR ABRAMORAMA Le son du saxophone de John Coltrane est incrusté dans chaque plan du documentaire, un son reconnaissable des kilomètres à la ronde, un son qui, selon certains, a réarrangé les structures moléculaires de la musique.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Angéline Nadon et Jean-Pierre Tournier En ce 24 juin, nous souhaitons un Joyeux 50e Anniversaire de mariage à Angéline et Jean-Pierre ! Nous vous aimons très fort De votre smala xxxx Vous avez un événement à célébrer?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca ARTS CINÉMA Dans De plus belle, premier film d\u2019Anne- Gaëlle Daval, la célèbre humoriste Florence Foresti change complètement de registre en incarnant une survivante du cancer dont le principal problème n\u2019est pas tant la maladie que son estime d\u2019elle-même.Florence Foresti nous explique le courage qu\u2019il lui a fallu pour incarner ce personnage touchant.et le plaisir de jouer avec Mathieu Kassovitz.CHANTAL GUY Que peut-il y avoir de pire qu\u2019un cancer du sein ?C\u2019est le drame qui frappe de plein fouet Luc ie , per sonnage incarné par Florence Foresti dans De plus belle, et pourtant, elle souffre d\u2019un mal plus profond.Lucie ne s\u2019aime pas, ne se trouve pas jolie, et sa mère quelque peu tyrannique et négative (jouée par Josée Drevon) ne l\u2019a jamais beaucoup encouragée à s\u2019accepter, tuant même dans l\u2019œuf son rêve de faire de la danse quand elle était plus jeune.« Je me suis sentie proche du personnage très vite, explique Florence Foresti en entrevue téléphonique.L\u2019émotion était vraiment palpable à la lecture du scénario, ce qui est très rare.J\u2019ai vraiment pleuré en le lisant.Ce personnage m\u2019intéressait parce qu\u2019il a des failles avec lesquelles je me suis trouvé des ressemblances, notamment le rapport au corps et aux complexes.» Dans De plus belle, la question de la beauté est fondamentale.Draguée par le charmant Clovis (Mathieu Ka ssov i t z ) , Luc ie dev ra apprendre à se laisser aller un peu, à croire en son propre charme, malgré le fait qu\u2019elle n\u2019a plus de cheveux, qu\u2019elle doit porter des perruques et qu\u2019on devra lui enlever les seins.«Lucie est une femme comme j\u2019en connais beaucoup, confie Florence Foresti.C\u2019est-à-dire que c \u2019est une femme qui est cassée par les événements.Qui est cassée, à mon avis, plus par sa mère que par la maladie.Je crois que la maladie n\u2019était qu\u2019un prétexte pour traiter un problème plus large, un problème d\u2019identité, de confiance.Cette femme m\u2019a touchée parce que je la connais, j\u2019ai l\u2019impression que j\u2019en connais des tas, des femmes qui se sous-estiment.C\u2019est un trait très féminin.Là où les hommes affichent parfois une assurance démesurée, les femmes ont tendance à se dévaloriser.Et c\u2019est ce contre quoi j\u2019essaie de me battre dans mes spectacles.» Tyrannie de la beauté Pour Florence Foresti, le culte de la beauté fait beaucoup de mal dans nos sociétés.« On remarque socialement que quelqu\u2019un de beau réussit plus et c\u2019est horrible ! Je trouve que c\u2019est la plus grande des injustices.Quelqu\u2019un qui est beau va avoir des facilités dans la vie qui sont délirantes.Et ce n\u2019est pas forcément souhaitable d\u2019avoir une vie facile.C\u2019est chouette d\u2019avoir à se battre.Ça crée des humoristes, par exemple, qui sont de grands complexés qui ont développé d\u2019autres talents de séduction.On accorde une importance incroyable à l\u2019apparence et je le comprends, parce que moi-même je le fais.Je me suis retrouvée parfois à devoir embaucher des gens et à embaucher la personne la plus jolie en me disant qu\u2019elle serait mieux.C\u2019est dingue ! C\u2019est curieux qu\u2019on en soit encore là.On le sait tous en grandissant que la vraie beauté est intérieure, mais ça continue à peser sur la société malgré tout.» Et particulièrement sur les femmes, qui se jugent sévèrement.On n\u2019apprend pas à s\u2019aimer seulement dans le regard d\u2019un homme, c\u2019est un apprentissage qui se fait aussi de mère en fille.«Je suis tout à fait d\u2019accord, répond Florence Foresti.C\u2019est vraiment quelque chose qu\u2019on s\u2019impose et c\u2019est à nous peut- être d\u2019être moins exigeantes envers nous-mêmes.» Accepter la vulnérabilité Pou r ce f i lm , Florence Forest i a fa it tota lement confiance à une débutante \u2013 il s\u2019agit d\u2019un premier film pour Anne-Gaëlle Daval, qui est costumière de métier \u2013 alors qu\u2019elle joue dans un drame, registre nouveau pour celle qui fa it r i re les Français depuis des années, et que le rôle exige une mise à nu physique et émotive.«Oui, j\u2019ai ce défaut, je fais confiance, avoue-t-elle.Dans un projet, je préfère y aller sans aucun doute plutôt que d\u2019y aller à moitié.» Elle convient que dans sa carrière d\u2019humoriste, elle n\u2019a jamais vraiment misé sur son apparence, mais elle a quand même trouvé difficile parfois de se voir dans certaines scènes.« Je me suis trouvée belle et laide à la fois dans le film.Je pense que ça m\u2019a aidée d\u2019un point de vue personnel à m\u2019accepter comme je suis.À l\u2019écran, il faut accepter de se voir comme ça, sans maquillage, sans cheveux ou avec des perruques ignobles.J\u2019ai trouvé ça courageux de ma part.Je me suis dit : c\u2019est bien, ma fille.» Il y avait quand même un baume intéressant : jouer avec le beau Mathieu Kassovitz.C \u2019est d \u2019a i l leu rs Florence Foresti qui l\u2019a suggéré dans le rôle du charmeur qui redonne confiance à Lucie.Pourquoi est- i l aussi i r résis t ible ?« Parce qu\u2019il est intelligent ! lance-t-elle spontanément.Ça rend beau.Mathieu, c\u2019est quelqu\u2019un de bien, une des personnes les plus généreuses que j\u2019ai jamais vues.C\u2019est un petit secret, mais il peut arriver le matin sur le plateau avec un mec qui a dormi dans sa voiture.Il le ramène pour lui trouver un boulot.Je pense qu\u2019il est tellement beau à l\u2019intérieur que ça se voit à l\u2019extérieur.Et il sait jouer de son petit charme, aussi.Il connaît très bien la caméra, lui !» De plus belle montre une Florence Foresti qu\u2019on n\u2019a jamais vue, dans un drame poignant qui lui a demandé d\u2019exposer sa vulnérabilité.«Je me sens très novice dans le drame et très experte en comédie.Ça peut paraître prétentieux, mais la comédie est un domaine que je maîtrise totalement.Le drame, j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est un cadeau qu\u2019on me fait.C\u2019était un vrai défi.Un domaine très inconnu et très nouveau pour moi.J\u2019ai appris que je pouvais être douce parfois et que c\u2019est pas mal.Ce n\u2019est pas mon tempérament, mais c\u2019est une émotion intéressante à connaître.» De plus belle prend l\u2019affiche le 30 juin.FLORENCE FORESTI / De plus belle Apprendre à s\u2019aimer PHOTO FOURNIE PAR MK2 I MILE END Florence Foresti et Mathieu Kassovitz dans De plus belle l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 15 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 À LIRE CE VENDREDI DANS LA PRESSE+ CES QUÉBÉCOIS QUI TENTENT DE DOMPTER L\u2019ONCLE SAM ARTS POUROUCONTRE CHAQUE SEMAINE, UN INVITÉ DE LA PRESSE PREND POSITION SUR DES SUJETS QUI MARQUENT SON ACTUALITÉ.POUR CONTRE Joël Legendre Il est le metteur en scène du prochain défilé de la fête nationale et un échangiste toutes les semaines à l\u2019émission de Pénélope McQuade.Mais ce qui l\u2019occupera énormément cet été est le rodage de son premier spectacle solo, intitulé Showtime, qui mélange humour et variétés, dont la première montréalaise aura lieu en septembre.Joël Legendre animera aussi avec Emilie Cerretti une nouvelle émission de décoration l\u2019automne prochain, Ouvrez, on ne sait jamais !, à Canal Vie.Que la fête nationale soit politique « Pour moi, ça fait partie de la culture, ça se transmet de génération en génération, c\u2019est historique.Ça fait 183 ans que la Saint-Jean-Baptiste est célébrée.C\u2019est de plus en plus difficile de rassembler les gens, alors qu\u2019à l\u2019époque, tout le monde voulait faire partie de la Saint-Jean.Je dis aux gens pour les inciter à participer au défilé qu\u2019ils ont la chance de faire partie de l\u2019histoire.C\u2019est sûr qu\u2019on peut y voir un aspect politique, mais je ne conçois pas le défilé comme ça.J\u2019essaie que ce soit le plus familial possible.Même qu\u2019au début, j\u2019avais envie de faire un défilé genre Walt Disney.Cette année, puisque c\u2019est le 375e anniversaire de Montréal, l\u2019un des thèmes sera les grandes figures, ces personnalités qui ont marqué Montréal, comme Michel Tremblay ou Phyllis Lambert.J\u2019adore faire ça, on dirait que ça me permet d\u2019en connaître plus sur mon histoire, et quand on connaît son histoire, on dirait que ça nous rend fier.Mais ce n\u2019est surtout pas politique dans mon cas.» Le nouveau look de Céline « Je suis pour à 100%! J\u2019ai l\u2019impression que cette fille-là vivait avec quelqu\u2019un de malade depuis plusieurs années et souvent, quand tu vois des gens qui ont traversé la mort avec quelqu\u2019un, c\u2019est étrange à dire, mais ça apporte beaucoup de vie.D\u2019affronter ça amène un regain, et j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est ce que vit Céline.Ça passe par ses vêtements, et ça doit passer aussi à travers sa façon d\u2019être.Et il y a comme un revival de Céline, une renaissance partout où elle passe.Je trouve ça flyé, la façon dont elle s\u2019habille, mais j\u2019aime ça.En plus, elle prouve qu\u2019à 49 ans, une femme peut être toujours séduisante, belle et originale.» Les kits de décoration « Les kits, ça me rend fou ! C\u2019est-à-dire tout ce qui est pareil.Dans les magasins de meubles, quand les lampes, le lit et les tables de chevet viennent en kit.Même affaire pour la vaisselle.Moi, j\u2019aime la vaisselle dépareillée.Ou une antiquité dans un décor moderne.Je trouve qu\u2019il n\u2019y a rien de plus beau.Je suis contre les kits ! » Les auditions ouvertes pour encourager la diversité « Je pense que tout le monde a le droit d\u2019être vu.Il y a tellement de bons comédiens et d\u2019artisans qui peuvent faire les écoles de théâtre et qui n\u2019ont jamais la chance d\u2019accéder à une audition à cause d\u2019un physique particulier, par exemple.Mais il faut que tout le monde ait une ouverture.Serge Postigo a fait des auditions ouvertes pourMary Poppins et j\u2019ai trouvé que c\u2019était une super bonne idée.C\u2019est une bonne idée aussi pour faire de la promotion.Si on le fait pour les téléréalités, on devrait le faire pour ce qui est déjà scripté.» Les comédiens qui se lancent en humour « Puisqu\u2019il y a de plus en plus d\u2019humoristes qui se lancent comme comédiens.Dans le cas de mon one-man show, c\u2019est beaucoup plus une pièce de théâtre que de l\u2019humour, je dirais.De l\u2019ordre d\u2019être seul en scène, avec ces numéros de variétés, mais je ne suis pas là pour essayer de faire rire toutes les deux secondes.J\u2019ai envie de raconter une histoire qui est mon histoire, à travers ma vie personnelle et professionnelle.C\u2019est comme ça qu\u2019est bâti le spectacle.» Protéger l\u2019industrie du doublage au Québec « Ça fait 25 ans que je fais ce métier, et on en parlait déjà.On a beau en vouloir à la France, mais c\u2019est super, ce qu\u2019ils ont fait.Il n\u2019y a aucun doublage qui peut entrer dans ce pays s\u2019il n\u2019a pas été fait par des Français.C\u2019est eux qui l\u2019ont, l\u2019affaire ! Alors nous, si on décidait la même chose, qu\u2019aucun doublage n\u2019entre au Québec s\u2019il n\u2019a pas été fait par des Québécois, ce serait extraordinaire.Et ç\u2019a été prouvé que les films doublés au Québec rapportent beaucoup plus que les films qui sont doublés en France, parce que nos expressions n\u2019ont rien à voir avec les expressions françaises.Ça ne nous interpelle pas.Il est important qu\u2019on en parle et qu\u2019on se mobilise.» PHOTOOLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 "]
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