La presse, 31 décembre 2016, Arts - Cinéma
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 PHOTOREPORTAGE DANS LES ENTRAILLES DELA PLACE DES ARTS PAGES 4 ET 5 CHRONIQUES LEURS SOUHAITS POUR 2017 PAGES 3, 6, 7 ET 10 ARTS CINÉMA PERE FILS THERAPIE! DU FILM AU REMAKE PAGE 9 TSH T* * i : mm .v\".» ¦¦ ¦tv*.' .- a B Iggi SIMON OLIVIER FECTEAU CHOISIR SES COMBATS l\u2019œuvre du Bye bye, diffusé ce soir, Simon Olivier Fecteau a discuté avec Marc Cassivi processus de création, de la pression à laquelle il fait face et des limites de l\u2019humour.PAGE 2 son i JfïfH iffmirt mm {\t\t\t\t 1\t\t\t\t1 1 PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE «SOMMES DES montreal Montréal© Billets en ligne: espacepourlavie.ca PLANETAR UM R O T NTO ALCAN ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 SIMON OLIVIER FECTEAU Choisir ses combats Le comédien et réalisateur Simon Olivier Fecteau (Ces gars-là) est, avec son ami producteur Guillaume Lespérance, le « maître d\u2019œuvre» du Bye bye, qui sera diffusé ce soir à 23 h à Radio-Canada.Discussion sur l\u2019émission la plus analysée, commentée et critiquée de notre télévision.Et sur les limites de l\u2019humour.k___ MARC CASSIVI COUP DE GUEULE PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Simon Olivier Fecteau a coréalisé les deux Bye bye de Rock et Belles Oreilles - en 2006 et 2007.Le voici à la tête - et à l\u2019écriture - de celui qui sera présenté ce soir.Je m\u2019intéresse à ta perspective sur le Bye bye, étant donné que tu as coréalisé celui de Rock et Belles Oreilles (RBO) il y a 10 ans.J\u2019ai coréalisé les deux Bye bye de RBO, en 2006 et 2007.C\u2019était vraiment formateur.J\u2019ai vu RBO travailler, se poser des questions, chercher à être équitable dans le «blastage».De gauche à droite.Oui.Si tu fesses sur TVA, tu fesses aussi sur Radio-Can.Dans ce show-là, Guillaume et moi, on n\u2019a ni père ni mère, c\u2019est-à-dire que si un de nos amis a fait quelque chose dans l\u2019année qui s\u2019est démarqué, et que ça se prête à une blague, on va la faire.Cependant, on n\u2019a pas non plus d\u2019ennemis.Tout le monde va être traité égal.Le but, ce n\u2019est pas non plus d\u2019être chiens.On veut surtout être drôles.Oui, il va y avoir des choses plus chiennes.Je m\u2019attends à recevoir un ou deux textos pendant la soirée.On parle beaucoup de l\u2019évolution de l\u2019humour, et comment, depuis 10 ans, les humoristes peuvent se permettre de dire de moins en moins de choses.Il n\u2019y a pas eu de scandale pendant les années de RBO, et pourtant ils s\u2019en permettaient.RBO avait un branding.Dans la bouche de RBO, certaines choses passaient mieux.Mais on ne se dit pas: ce sketch-là, RBO aurait pu le faire.On se demande ce que nous, on peut se permettre.On y va au feeling, même si c\u2019est le public qui, ultimement, va décider.La question qu\u2019on se pose surtout, c\u2019est: « Est-ce qu\u2019on se fait rire?» C\u2019est un assez bon baromètre.Quand on a des doutes, c\u2019est surtout parce qu\u2019on ne rit pas.Tu as assez d\u2019expérience pour te faire confiance là-dedans?Je ne suis pas seul.Il y a Guillaume, il y a André Ducharme à la script-édition, qui a énormément d\u2019expérience.Il y a Rafaële Germain qui est la première femme à être auteure sur un Bye bye.Il était temps.C\u2019est fou, hein?On trouvait ça important.Pour qu\u2019il y ait une sensibilité féminine.Même si personne ne va se dire : «Ah oui, ça c\u2019est un sketch écrit par une femme!» Mais on voulait qu\u2019il y ait cette perspective féminine.On a aussi embauché India Desjardins comme consultante.Elle travaille sur tous mes projets.Elle reçoit les textes et elle me donne son avis.On s\u2019entoure de gens qui ont différents styles d\u2019opinions, pour qu\u2019il y ait un équilibre dans les sketchs.Le vois-tu encore comme un terrain de jeu exceptionnel, ou comme une pression dont tu n\u2019avais pas besoin dans la vie ?La pression, je l\u2019ai vécue avant de commencer à travailler, quand on l\u2019a annoncé.Je l\u2019ai gérée pendant quelques mois.Il y a des nuits où je faisais des cauchemars.Je me demandais dans quoi je m\u2019étais embarqué.Je suis dans le processus de deuil de mon ego.J\u2019ai accepté la mort potentielle de mon ego le 1er janvier.Je vais faire du mieux que je peux.Si je me fais ramasser comme du poisson pourri, je pourrai me dire que j\u2019ai tout donné.Le Bye bye, c\u2019est un casse-cou incroyable, mais c\u2019est aussi le plus gros show que tu peux faire au Québec.De pouvoir en être le chef d\u2019orchestre, c\u2019est un privilège que j\u2019adore.En même temps, tu n\u2019es pas dupe de l\u2019importance démesurée que l\u2019on accorde à cette émission-là ?Tu risques de dire : « Mais revenez-en ! C\u2019est juste un sketch ! » C\u2019est ce que j\u2019ai hâte de voir! J\u2019ai senti la grosse vague de pression dès l\u2019annonce du projet.Ma boîte vocale débordait.Mais comme je suis plus vieux, et que j\u2019ai vu des vagues de scandale durer une semaine, je sais que si tu fais le mort pendant cette semaine-là, tu devrais t\u2019en sortir.Je pense à 2008, et à la conférence de presse qui a dû être organisée pour livrer des excuses publiques.Je me dis que c\u2019est le pire scénario.Et Louis n\u2019est pas mort! Tu as vécu de l\u2019intérieur les Bye bye de RBO : est-ce qu\u2019aujourd\u2019hui, il y a plus d\u2019interventions de la part du diffuseur, des assureurs, des avocats du contentieux?J\u2019ai travaillé avec RBO, j\u2019ai travaillé avec Sugar Sammy, j\u2019ai fait En audition avec Simon qui allait assez loin parfois.Au moment où je te parle, on n\u2019a eu aucune réelle intervention.Le peu de commentaires réfractaires qu\u2019on a eus, on était en partie d\u2019accord.Il y a une expression anglaise que je n\u2019arrive pas à traduire: «Kill your darling.» Des fois, on a un punch très chien ou un gag très mean qui nous fait beaucoup rire, mais qui ne vient pas nécessairement de la bonne place.Il faut être à l\u2019écoute de ça.On a essayé de ne pas sombrer dans la vengeance, la cruauté, ces pièges-là.Trouves-tu ça contraignant d\u2019être obligé de te poser toutes ces questions?C\u2019est sûr qu\u2019il y a plus de calculs, mais je ne trouve pas ça contraignant.Il y a une réflexion, mais je ne me suis pas senti coincé dans une boîte.Je ne veux pas avoir l\u2019air condescendant avec ce qui s\u2019est fait avant, mais j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est une question de sensibilité et de « bon goût».J\u2019essaie de ne pas tomber dans le mauvais goût.Est-ce que ça te dérangerait beaucoup s\u2019il y avait une partie du Bye bye qui prêtait à scandale?Je pense qu\u2019il faut que ça grafigne un peu.Si ça passe trop bien, personne ne va s\u2019en souvenir.C\u2019est sûr qu\u2019il y a des sketchs pour lesquels on se dit: «Ah! Ça risque de peut-être froisser quelqu\u2019un.» Je l\u2019assume complètement.C\u2019est TON Bye bye : tu le réalises, tu es producteur au contenu, tu joues, t\u2019écris.C\u2019est toi qu\u2019on va pouvoir blâmer.Il y a toute une équipe, mais c\u2019est moi qui signe.J\u2019assume qu\u2019avec Guillaume Lespérance, c\u2019est notre Bye bye.Guillaume va complètement te désavouer si jamais ça vire mal.Ça, c\u2019est sûr! (Rires) Si on sort un peu du Bye Bye et qu\u2019on parle de la situation de l\u2019humour: 2016 a été une année mouvementée.Les combats pour la liberté d\u2019expression, l\u2019affaire Mike Ward, les humoristes qui se plaignent qu\u2019on leur impose plus de limites.Es-tu préoccupé par ça ?C\u2019est drôle, parce que j\u2019ai à la fois défendu publiquement Mike et à la fois pris une distance avec son combat.Je défends la liberté d\u2019expression, quand c\u2019est drôle.Il faut se permettre d\u2019avoir des victimes publiques, mais il y a une zone grise entre le public et le personnel.Le tribunal [de première instance] a déterminé que Mike était fautif.Est-ce que je suis à 100% d\u2019accord avec cette décision?Non.Mais je comprends qu\u2019on ait pu en arriver à une telle décision.Elle était assez juste, à mon avis.Ce n\u2019est pas un débat intéressant pour rien.C\u2019est intéressant parce que c\u2019est complexe.J\u2019ai quand même l\u2019impression qu\u2019au Québec, on est plus frileux qu\u2019aux Etats-Unis, où il y a une culture du stand-up qui va loin.Cette soupape-là est nécessaire.C\u2019est ultimement très dangereux de se passer d\u2019une soupape.Si ça ne sort pas de temps en temps, ça va exploser plus intensément.Après, il y a une différence entre la soupape et l\u2019acharnement.Mais on ne peut pas dire que le parcours public de Jérémy Gabriel soit exempt de ridicule.Ça ne justifie pas de rire de son handicap.Ce que les humoristes oublient souvent, c\u2019est qu\u2019au Canada, la liberté d\u2019expression n\u2019est pas quasi illimitée comme aux Etats-Unis.C\u2019est sûr que si j\u2019avais à faire une joke sur Jérémy, ce ne serait pas à propos de son handicap.Mais de se faire du capital.En chantant des chansons mauvaises.Mauvaises pour un certain public! Il y a certainement quelque chose dans tout ça qui peut inspirer de l\u2019humour.Ça n\u2019enlève rien aux qualités de Jérémy.Là où j\u2019ai débarqué du combat de Mike, c\u2019est quand c\u2019est devenu du militantisme chez les humoristes.Je ne suis peut-être pas prêt à marcher dans la rue pour ça.Il y a des affaires pas mal plus graves qui se passent.DlfoE DH IE CRÉATEUR DU MOUVEMENT BATSHEVA DANCE COMPANY ru\tLAST WORK J\tUNE CHORÉGRAPHIE DE OHAD NAHARIN 19.20.21 JANVIER Théâtre Maisonneuve Soutenu généreusement par l\u2019Ambassade d\u2019Israël et le Consulat général d\u2019Israël à Montréal Éclairages Avi Yona Bueno (Bambi) Trame sonore Maxim Warratt Musique originale Grischa Lichtenberger Scénographie Zohar Shoef Costumes Eri Nakamura Assistants à la création Ariel Cohen, GuyShomroni CGI DANSEDANSE.CA placedesarts.com LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 ARTS 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS Ce que je nous souhaite \u2022 \u2022 \u2022 rar*- i t~ I HUGO DUMAS CHRONIQUE PROFITEZ DES VACANCES DES FÊTES AU MUSÉE ! Je nous souhaite, en 2017, de la télévision curieuse, allumée, intelligente et divertissante.Je nous souhaite plus de Série noire ou de Beaux malaises, moins de Célibataires et mis, mettons.Aussi, arrêtons de juger sévèrement - ce qui n'est pas facile, voir le commentaire sur Célibataires et mis plus haut -nos compatriotes téléphages dont les goûts s'écartent des nôtres.Vous êtes triste à l'idée qu'il ne reste qu'une demi-saison de L'auberge du chien noir7 C'est bien correct.C'est bien correct aussi si la disparition de ce téléroman d'époque ne vous fait pas un pli sur le caniche.Je nous souhaite d'être plus curieux et ouverts aux propositions télévisuelles originales.Donnons une chance aux émissions plus pointues avant de les rayer de l'horaire et essayons de varier notre menu quotidien.Je nous souhaite une télévision plus diversifiée et moins homogène en 2017.Une télé qui ratisse large dans toutes les fourchettes d'âge et dans toutes les régions.Une télé qui ressemble au Québec d'aujourd'hui, autant dans les régions que dans les villes.Je nous souhaite de faire davantage confiance au talent des créateurs d'ici.Pas besoin de toujours puiser dans la banque de formats internationaux pour meubler les grilles de nos réseaux.11 s'invente des concepts brillants chez nous.Misons sur ceux-ci au lieu d'acheter du préfabriqué européen.Je nous souhaite plus de douceur et de compassion.Dans le feu de l'action, ça nous arrive tous de décocher une flèche empoisonnée sur Facebook ou Twitter.Essayons d'être plus tolérants en 2017 et relisons-nous avant d'injecter du venin sur les réseaux sociaux.À ce sujet, je nous souhaite plus d'authenticité dans notre vie virtuelle.Au diable les photos de tablées parfaites avec de la coutellerie de grand-maman et des branches de sapin savamment disposées sur un chemin de table tissé par un artisan barbu des Cantons-de-l'Est.C'est irréaliste.Je préfère, de loin, les soupers bruyants où les verres débordent et où personne ne capote si les serviettes ne sont pas attachées avec du raphia.D'ailleurs, si la nappe n'est pas tachée de vin rouge ou si personne n'a brisé de coupe à la fin d'un repas, c'est signe que la fête n'a pas vraiment levé.Et on s'en fout si ça ne fait pas de belles photos Instagram ! Ça fabrique de bien plus beaux souvenirs.Arrêtons de nous mettre de la pression inutile pour vivre comme dans un tableau Pinterest de déco Scandinave.Les maisons les plus chaleureuses sont celles remplies de bottes d'enfants qui traînent dans l'entrée et celles où l'on accroche les manteaux à la rampe d'escalier.C'est ça, la vraie vie.Je nous souhaite de ranger nos téléphones portables pendant nos soirées entre amis.Google sera toujours là.Les moments de complicité et de bonheur, peut-être pas.Pour ne pas sombrer dans le quétaine le plus complet, il y a toujours bien des limites, je nous souhaite, en vrac : > Que Jade (Charlotte Aubin) fasse enfin un vrai tour de kayak dans L'échappée.> Que Nadine (Magalie Lépine-Blondeau) vive enfin le grand amour avec Patrick (Vincent-Guillaume Otis) dans District 31.> Que Donalda (Sarah-Jeanne Labrosse) finisse par sourire dans Les pays d'en haut.> Que personne n'attrape le scorbut dans Le lot du diable à Historia.> Que Jacqueline (Marie Tifo) écrive son roman historique vite, vite, vite dans O' afin que l'on passe à une intrigue plus palpitante, s'il vous plaît.> Que Laurie (Sophie Paradis) ne découvre pas qu'elle est, franchement!, la mère de la petite Giuliana dans Mémoires vives.ENTREE GRATUITE au nouveau Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein et à toutes les collections du Musée.Jusqu\u2019au 15 janvier seulement.ACTIVITÉS GRATUITES POUR TOUTE LA FAMILLE >\tAteliers de création spécial temps des fêtes >\tCinéma jeunesse >\tVisites guidées >\tEt plus encore ! >\tQue sœur Marie-Gisèle (Angèle Coutu) apprenne à cuisiner le macaroni aussi bien que Suzanne (Céline Bonnier) dans Unité 9.>\tQu'Olivier-Luc (Pierre-Luc Brillant) et Caroline (Rachel Graton) reviennent ensemble pour s'occuper de la petite Dana dans An secours de Béatrice.>\tQue le prochain gagnant ou la prochaine gagnante de La voix soit quelqu'un de plus marquant que Stéphanie St-Jean, qui est disparue dans la brume.>\tQue Christiane Charette se retrouve un talk-show à la télé.>\tQue Julie Snyder accepte enfin de passer aux Enfants de la télé.Sur ces vœux pieux, bonne année, les beautés ! PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA Guillaume Champoux et Lynda Johnson dans L\u2019auberge du chien noir Tous les détails sur mbam.qc.ca/calendrier M MUSÉE DES BEAUX-ARTS _\tMONTRÉAL La construction du Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein a été réalisée grâce au financement du gouvernement du Québec.Le réaménagement des collections d'art international du Musée a été rendu possible en partie grâce à l'appui du gouvernement du Canada.I Scénographie des salles d'exposition du Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein.Photos © Marc Cramer.| Murale du collectif montréalais MU.Photo MBAM, Denis Farley ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 DANS LES ENTRAILLES DE LA PDA TEXTES: MARIO CLOUTIER PHOTOS: CATHERINE LEFEBVRE COLLABORATION SPÉCIALE Avec ses trois étages en sous-sol, l\u2019édifice de la Place des Arts (PdA) est comme un fjord, presque aussi profond sous terre que sa plus haute structure extérieure.C\u2019est aussi une ruche qui s\u2019active pratiquement 365 jours par année, surtout pendant le temps des Fêtes, lors de la présentation de spectacles comme Casse-Noisette des Grands Ballets et Décembre de Québec Issime.La Presse vous propose une visite inédite de cette immense machine à fabriquer du rêve.^-sr*'v Lumière! Le chef de I atelier d éclairage Richard Vigeant remplace des doubleurs pour les projecteurs dans son petit local de travail.« Il faut dire gu\u2019on a de leguipement dans toutes les salles.Juste en éclairage à la PdA, on a 3000 projecteurs.On travaille de plus en plus avec la technologie à DEL pour remplacer les projecteurs incandescents.» 50 ans Le chef de scène Claude Berthiaume répare une pièce gui servira à un décor.La PdA possède des éguipements dans toutes ses salles, dont les plus fragiles, 22 pianos.«J\u2019ai vu plusieurs générations d\u2019artistes parce gue je suis ici depuis le début, en 1963.Quand ils ont fêté le 50e anniversaire de la Place des Arts, j\u2019ai montré à mes collègues les tout premiers programmes gue j\u2019ai conservés dans mes archives personnelles.» Another Brick in the Wall On aperçoit une partie des costumes prévus pour la production Another Brick in the Wall gui sera présentée en mars par l\u2019Opéra de Montréal.« Il y a 457 costumes de base, souligne Dominigue Guindon, chef de I atelier de costumes.On va avoir 24 artistes, 12 hommes et 12 femmes, à changer simultanément en deux minutes et demie.Contrairement à certaines productions où il y a des changements de dernière minute, pour celle-ci, tout est prévu et écrit.» St' ' .'fs ¦il I LA ¦ ¦ c iOiuy Chœur métropolitain Comptant une centaine de membres, le Chœur métropolitain, de l\u2019Orchestre du même nom, se réunit pour régulièrement chanter dans une salle de répétition située au sous-sol de la PdA.On voit ici l\u2019un des deux chefs de chœur, François A.Ouimet (l\u2019autre étant Pierre Tourville).« Il y a trois grandes salles de répétition où ils peuvent faire la \u201cplantation de l\u2019orchestre comme s\u2019ils étaient à Wilfrid-Pelletier ou à la Maison symphonique.» \u2022T'-ATi- Décembre -.J?-' Montage des décors de la place publique du village de Noël de Décembre.La PdA a présenté pour la 14e saison consécutive ce spectacle du groupe Québec Issime.Cette comédie musicale et familiale à grand déploiement inclut une trentaine de chanteurs, danseurs et musiciens sur scène qui reprennent des classiques et des versions de chansons du temps des Fêtes.mm RB\t- \u2022\t 1\tf\tif il\ttu \t!\t-K \t\t£35^*4 ¦\t1 .\t¦\ti J Sentinelle Tard le soir, quand tous les projecteurs s\u2019éteignent sur les nombreux spectacles qui ont eu lieu en soirée, une lumière par salle reste allumée.«Les Français l\u2019appellent \u201cla servante \u201d, nous, c\u2019est \u201cla sentinelle\u201d, explique Martin Saintonge.C est par souci de sécurité, d\u2019économie, mais aussi de superstition.Cette lumière éloignerait les mauvais esprits des théâtres.» I mÉséi® .//' \u2022 ' r- ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 La vérité si je mens \t\t i i \\ \\ j i\t\tWHWmlt PHOTO DARREN STAPLES, REUTERS Boris Johnson, ténor du camp du « Leave » lors du référendum sur le Brexit, a martelé durant toute la campagne que le Royaume-Uni versait chaque semaine 350 millions de livres sterling à l\u2019Union européenne.Ce qui était loin d\u2019être exact.\t riT\t A\t Elle a pris beaucoup d'ampleur au cours de la dernière année.Elle est devenue une arme redoutable.Elle a fait des ravages.Elle a surtout contribué à nous berner, nous tromper, nous escroquer.Je vous parle de la fausse information, un phénomène dont il faudra sérieusement s'occuper en 2017.Du moins, je le souhaite ardemment.Au très effrayant palmarès des fausses informations qui ont marqué l'année 2016, il y a celle qui, on peut le dire maintenant, a influencé le vote lors du référendum sur le Brexit, au Royaume-Uni.Les ténors du camp du «Leave» ont martelé durant toute la campagne que le Royaume-Uni versait chaque semaine 350 millions de livres sterling à l'Union européenne.« Utilisons cet argent pour notre système de santé public», ont clamé les partisans.Cet argument est même devenu le slogan de la campagne du « Leave ».Ceux qui appartenaient au camp du « Remain » avaient beau dire que ce chiffre était loin de la vérité, il n'y avait rien à faire.Le mal était fait.Cette affirmation suivait son cours, confortant les uns, faisant douter les autres.Résultat: le camp du « Leave » a gagné par une très légère avance.Quelques heures après la victoire, on a confirmé aux Britanniques que non seulement le chiffre avancé était faux, mais que le transfert proposé était impossible à réaliser.Tout juste avant Noël, la police égyptienne a mis au jour une grotesque mise en scène qui devait servir à créer une fausse nouvelle sur la guerre en Syrie.Par le plus grand des hasards, des policiers sont tombés sur des gens qui tournaient une scène censée se dérouler à Alep.Au cœur de cette sinistre représentation se trouvait une fillette habillée d'une robe blanche maculée de sang et tenant dans une main un ourson en peluche.Les responsables de ce tournage, ainsi que les parents de la fillette, ont été arrêtés.On pourrait aussi mentionner le cas du Pizzagate, cette histoire d'une pizzé-ria de Washington qui, selon certains, abritait un réseau de pédophiles impliquant nulle autre qu'Hillary Clinton.Cette rumeur née sur l'internet et colportée par les partisans de Donald Trump durant la campagne présidentielle a fait beaucoup de tort à la candidate démo- crate.Cette dernière y a d'ailleurs fait allusion lors de son discours au Congrès américain, le 8 décembre dernier.Le monde des arts et de la culture, terreau fertile pour les potins et les histoires croustillantes, est une cible de choix.En mars, il y a eu cette fausse entrevue dans laquelle Leonardo DiCaprio affirmait vouloir déménager à Baie-Saint-Paul.En août, une nouvelle selon laquelle Johnny Hallyday était mort a fait le tour de l'Europe.En début de semaine, le compte Twitter de Sony Music Global a été victime d'un piratage et annonçait, malgré elle, la mort de la chanteuse Britney Spears.Le phénomène de la fausse informa- tion a donné lieu à un procédé aussi surprenant que répugnant : la postvérité.Le concept est le suivant: tu crées une fausse information, tu la répands, tu atteins tes objectifs et tu laisses la vérité reprendre le dessus après.Après les dégâts, après les ravages, après être parvenu à tes fins.Bref, je te raconte un mensonge et je te dis la vérité plus tard.Ce phénomène m'inquiète au plus haut point, car il s'infiltre partout, dans tous les secteurs.11 devient monnaie courante.Née avec Gutenberg, la fausse information atteint aujourd'hui un sommet grâce aux réseaux sociaux.L'autre jour, je suis tombé sur un site qui s'adresse aux jeunes et qui fait cette incroyable invitation: « Crée de fausses news et piège tes amis.» On a vu cette année que certains lecteurs n'arrivaient pas toujours à faire la distinction entre un média sérieux et un site satirique.Imaginez quand une fausse information est relayée par des réseaux sociaux ou, pire, par des médias traditionnels.Le phénomène de la fausse information pose un énorme défi aux journalistes et à ceux qui sont à la tête des grands médias.Non seulement ils doivent continuer à débusquer la nouvelle d'importance qui leur procurera l'attention du public, mais ils doivent redoubler d'efforts pour constamment démêler le vrai du faux, pour ne pas être trompés eux-mêmes par les faiseurs de fausses informations.Et le public dans tout cela?11 est la grande victime, bien sûr.Cette fausse nouvelle, on l'a créée pour le manipuler, pour le leurrer, pour abuser de lui.11 devra jouer son rôle de citoyen responsable et travailler lui aussi à trouver la vérité.La fausse information sera un enjeu majeur en 2017.Je souhaite que les prochains mois donnent lieu à une vaste prise de conscience et nous fassent comprendre l'importance et les conséquences de ce fléau.Je souhaite aussi que des mécanismes soient mis en place pour contrer ce phénomène (une meilleure application du délit de «diffusion de fausse nouvelle» contenu dans le Code pénal de nombreux pays).À cet égard, le gouvernement allemand a récemment annoncé qu'il comptait déposer une loi afin de sanctionner Facebook et d'autres réseaux sociaux en cas de publication de fausses nouvelles.Je souhaite, à plus long terme, que l'on stoppe cette pratique sournoise et traîtresse qui caractérise (malheureusement) si bien notre époque.Une pratique sournoise et traîtresse.N'est-ce pas là la définition d'une arme de guerre?En tout cas, cette pratique a fait gagner des batailles à certains.Malgré ce nuage gris et menaçant, je vous souhaite, chers lecteurs, une très belle année 2017 ! La fausse information sera un enjeu majeur en 2017.Je souhaite que les prochains mois donnent lieu à une vaste prise de conscience et nous fassent comprendre l\u2019importance et les conséquences de ce fléau.LA BIOGRAPHIE DE LA SAISON O-O FRANCE CASTEL SE RACONTE COMME JAMAIS AUPARAVANT France Castel 1C, ET MAINTENANT A\tMl\t (\t\tf Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub NJIDEKA AKUNYILI CROSBY ET NICOLE EISENMAN Deux artistes inquiètes face à I ere Trump MARIO CLOUTIER Parmi nos coups de cœur à la Biennale de Montréal figurent Njideka Akunyili Crosby et Nicole Eisenman, deux artistes américaines qui s'inquiètent de leur avenir et de celui de leur pays à la veille de l'investiture de Donald Trump à la présidence.L'une, d'origine nigériane, vit à Los Angeles, l'autre, née en France de parents américains, vit à New York.L'une est fière de l'émergence des artistes nigérians sur la scène internationale, l'autre l'est tout autant pour les membres de la communauté LGBT.Njideka Akunyili Crosby et Nicole Eisenman partagent aussi des inquiétudes similaires dans leur pays, les États-Unis, qu'elles disent ne plus reconnaître aujourd'hui.Donald Trump s\u2019est opposé à plusieurs groupes dont je fais partie: les immigrants, les femmes, les personnes de couleur.Je n\u2019avais jamais senti ce genre de gifle au visage auparavant.» \u2014 Njideka Akubnyili Crosby « Je souhaiterais être Française, surtout maintenant, mais je n'y suis restée que un an enfant, dit d'entrée de jeu Nicole Eisenman.Je suis en mode survie et me concentre sur ce que je peux faire de positif en ce moment.Je dois élever mes enfants, faire de l'art et militer.On n'a pas le choix.C'est déchirant.Même si on vit dans une bulle à New York, l'ère Trump affecte tout le monde.On est tous dans la même galère, il faut en être conscient.» Pour elle, comme pour beaucoup d'artistes, le mot d'ordre est «combattre».Elle se dit chanceuse d'appartenir à une communauté queer déjà forte.Cet esprit de corps lui sert comme militante opposée au nouveau président américain.« Mon travail a toujours été influencé par la vie sociale et politique.Comme personne queer, je suis consciente de faire partie d'une communauté de gens différents, militants, marginaux.Mais tout le monde se rend compte désormais qu'il va falloir se serrer les coudes, entrer en contact avec les autres communautés pour se battre ensemble.11 faut se retrouver entre nous, il faut voir avec qui et sur quoi nous avons des intérêts en commun.» Une gifle Njideka Akunyili Crosby, qui dit admirer le travail de Nicole Eisenman, affirme également qu'elle ne reconnaît plus ce pays qui l'a accueillie il y a 17 ans.L'Amérique qu'elle a connue jusqu'ici n'est pas l'Amérique d'une grande partie de l'électorat, constate-t-elle.« J'ai deux chez-moi.Je suis Nigériane mais aussi Américaine.Le lendemain de l'élection, toutefois, je ne me sentais plus bienvenue aux États-Unis.J'avais le sentiment qu'on me disait qu'on ne voulait plus de moi ici.Cela m'a troublée.Donald Trump s'est opposé à plusieurs groupes dont je fais partie : les immigrants, les femmes, les personnes de couleur.Je n'avais jamais senti ce genre de gifle au visage auparavant.» Les deux artistes vivent dans des villes cosmopolites où elles peuvent continuer à travailler à l'abri des relents de racisme et de sexisme.Mais elles pressentent que l'actualité dépasse les replis à la chacun-pour-soi.«Nous sommes plus forts, plus intéressants quand nous intégrons les différences des autres dans nos vies, quand nous reconnaissons les autres pour ce qu'ils sont et que nous coexistons, dit Njideka Akunyili Crosby.C'est pourquoi j'aime tant New York et Los Angeles, on s'y sent quand même bien.» «N'empêche, poursuit-elle, c'est difficile de ne pas être pessimiste en ce moment.L'élection a eu l'effet d'un coup de semonce pour les artistes.Je ne croyais pas que cela pouvait arriver.Jamais.Jusqu'à récemment, je me demandais si j'allais me réveiller de ce mauvais rêve.» La Biennale de Montréal 2016 se poursuit jusqu\u2019au 15 janvier au Musée d\u2019art contemporain et dans diverses galeries. Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS Mon souhait pour 2017: la fin d\u2019un monde MARC CASSIVI CHRONIQUE PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE En 2017, je souhaite plus de jokes de Chinois de Peter MacLeod, de jokes d\u2019enfants handicapés de Mike Ward, de jokes de danseuses de Mario Tessier et de jokes de tapettes en général, écrit ironiquement Marc Cassivi.' i vl AVERTISSEMENT : Cette chronique sons forme de pastiche est à lire avec un gros soupçon d'ironie et plusieurs zestes de second degré.De grâce ! e que je souhaite en 2017?La fin.La fin de la censure en humour.En 2017, je souhaite plus de jokes de Chinois de Peter MacLeod, de jokes d'enfants handicapés de Mike Ward, de jokes de danseuses de Mario Tessier et de jokes de tapettes en général.Disons tout haut ce qu'on pensait tout bas en 1963 ! Ça suffit, le bon goût, la civilité et le respect d'autrui.S'il y a du profit à faire sur le dos des moins nantis, pourquoi se soucier de l'évolution des mœurs dans notre société?C'est rendu qu'on ne peut plus rire de tout et de tous, même des plus faibles, sans risquer de se faire poursuivre en diffamation pour des centaines de milliers de dollars.Où s'en va le monde ?La fin de la discrimination envers l'homme blanc francophone catholique hétérosexuel.Dans un monde où l'ouverture d'esprit est devenue un dogme, il n'y a plus moyen de menacer de mort un humoriste «paki» sans se faire traiter de raciste, de se moquer d'une chanteuse queer sans se faire taxer d'homophobie ni d'envoyer une photo de sa graine à une animatrice blonde sans être soupçonné de misogynie.On est straight ! L'homme blanc ne peut même plus jouir des privilèges du statu quo sans se faire accuser d'être privilégié.Et quoi encore?Depuis quand l'histoire n'est-elle plus écrite par les vainqueurs?La fin du lobbying de groupes soi-disant discriminés qui nous pompent l'air.Quand de jeunes écrivaines se plaignent d'être menacées de mort sur les réseaux sociaux, c'est qu'on a un sérieux problème.Ce qu'on ne ferait pas pour vendre des livres! Comme disait ma grand-mère, si tu ne vaux pas une menace de mort, tu ne vaux pas grand-chose, jeune féministe au nom à particule de la génération Y qui sanglotes parce que tu as été comparée à une victime de la tuerie de Poly par un gars désaxé sur Facebook.Bouhouhou! Arrête, tu vas me faire pleurer.La fin de la mainmise de la gauche-caviar-fleur-bleue-bien-pensante sur les médias traditionnels.Au Québec, on a l'impression de vivre sous le joug de l'empereur Mao ! À quand des journaux qui laisseront aux commentateurs de droite sans tribune l'occasion d'enfin s'exprimer librement?À quand un magazine de Télé-Québec - repaire de gauchistes de la génération Passe-Partout - animé par deux hommes dans la cinquantaine qui pourront décrire sans euphémisme les Arabes tels qu'ils sont, c'est-à-dire comme des terroristes en puissance ?À quand des animateurs de radio qui oseront enfin dire que les « Amérindiennes » édentées sont trop repoussantes pour être violées, que le Québec est gangrené par une élite syndicaliste et que les Américains, eux autres, ils l'ont l'affaire depuis l'élection de Donald Trump?À quand, donc?La fin de la grand-messe du dimanche soir à Radio-Canada, animée par un pape dont on taira le nom parce qu'il ne mérite pas que l'on parle de lui dans au moins une chronique sur deux.On en a assez des curés et de leurs servants de messe.On en a assez de leurs sermons.On en a assez qu'ils nous disent quoi penser, même si on pense exactement le contraire et qu'on devrait donc s'en câlisser.On n'en a pas assez, en revanche, des métaphores religieuses.La fin des effusions collectives de pleureuses patentées qui s'émeuvent publiquement chaque fois qu'un artiste passe l'arme à gauche.(Évidemment, les artistes ne passent jamais l'arme à droite; ce serait mal vu par l'intelligentsia.) On en a soupé des élégies aux grands disparus qui remplissent de nostalgie larmoyante les bulletins de nouvelles et noircissent de deuil empesé les pages des journaux pendant des jours.On a pleuré jusqu'à plus soif les morts de David Bowie, Prince et Leonard Cohen en 2016.Des artistes de GAUCHE.Et si c'étaient Kid Rock, Azealia Banks et Ted Nugent - des admirateurs de Trump - qui disparaissaient en 2017, en ferait-on tout un plat?Hein?HEIN?! La fin des complaintes futiles sur le manque de diversité à l'écran et sur scène.Lorsqu'on ne peut plus nommer à brûle-pourpoint tous les Noirs du showbiz québécois (Normand, Gregory, P.Y., pis l'autre, là.) ni les compter sur les doigts d'une main, c'est que l'invasion est proche.Faudra-t-il bientôt, pour contenter tout le monde et sa cousine bègue transgenre voilée en fauteuil roulant, que plus de la moitié de la population montréalaise - issue de l'immigration - soit représentée équitablement sur toutes les tribunes et ait en plus son mot à dire dans NOS téléromans?Cessons de subir la dictature de la rectitude politique et crions-le haut et fort: le Québec aux Québécois! On sait tous ce que ça veut dire.La fin du débat lassant et redondant sur la place des femmes dans la sphère artistique.Il y a une raison pour laquelle il y a moins de femmes que d'hommes qui réalisent des films, écrivent des pièces de théâtre et dirigent des institutions culturelles.Il ne suffit pas de représenter 50% de la population pour réclamer sa place au soleil.Il faut la mériter! Si vous travaillez convenablement, si vous êtes à la hauteur des attentes (celles des hommes), ce n'est pas un millénaire ou deux de patriarcat qui devraient vous empêcher d'être reconnues à la mesure de votre talent.Même si vous êtes du sexe faible ! Un conseil d'ami pas du tout paternaliste : si vous arrêtiez de vous « bitcher » entre vous, aussi ! Il n'y a rien de plus mesquin qu'une femme envers une autre femme (le truisme, toi).On s'attend à ce qu'une femme soit douce, compréhensive, conciliante, polie, réservée.Faudrait envoyer le message à Safia Nolin, alias « la victime ».Au lieu de se plaindre en vain d'être moins payées que les hommes pour un travail égal, les féministes frustrées devraient se regarder dans le miroir et raser leur moustache.Parce que, désolé mesdames, mais dès demain, on ne sera plus en 2016 ! Au lieu de se plaindre en vain d\u2019être moins payées que les hommes pour un travail égal, les féministes frustrées devraient se regarder dans le miroir et raser leur moustache.TÉLÉVISION Lécriture selon Aaron Sorkin Aaron Sorkin connaît deux ou trois choses sur l\u2019écriture.La série-culte The West Wing, c\u2019est lui.The Newsroom aussi.Au cinéma, on lui doit le puissant texte dA Few Good Men ainsi que les scénarios des films Steve Jobs et The Social Network.À 1ère des conférences TED, Sorkin propose un cours d\u2019écriture qu\u2019on peut suivre en ligne.Notre journaliste y a assisté et en a tiré 10 leçons.\u2014 Nathalie Collard 1 Pour écrire un bon personnage, il faut se concentrer sur sa motivation et sur les obstacles qu\u2019il doit affronter pour arriver à son but, estime Aaron Sorkin.Dans The Social Network, qui raconte l\u2019histoire des débuts de Facebook, le scénariste est parti d\u2019une seule chose : le billet de blogue de Mark Zuckerberg, alors étudiant, rédigé sous le coup de la colère après un rendez-vous galant qui s\u2019est terminé en queue de poisson.Le jeune homme veut se venger de sa collègue d\u2019université qui l\u2019a rejeté en créant un site internet où les étudiants de Harvard pourront comparer les filles à des animaux de ferme.« Pour écrire le scénario, explique Sorkin, j\u2019ai reculé dans le temps et imaginé la scène qui venait juste avant, et à laquelle on peut tous s\u2019identifier.Que veut Zuckerberg au fond ?Il veut être accepté.Il finira par construire une vie sociale dont il sera en quelque sorte le maire.» 2 « Il faut sympathiser avec nos personnages même s\u2019ils ne sont pas comme nous, insiste Aaron Sorkin.Il faut aussi aimer les antihéros.Dans A Few Good Men, le personnage interprété par Jack Nicholson est un sociopathe et je ne suis pas d\u2019accord avec ce qu\u2019il dit, mais je ne le juge pas, sinon ça paraîtrait.» 3 Pour écrire un bon scénario, il faut lire beaucoup de scénarios et regarder beaucoup de films, affirme Aaron Sorkin.Il faut également respecter des règles.Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on s\u2019assoit devant un ordinateur et que la créativité jaillit.« Ça, c\u2019est vrai pour la peinture aux doigts, lance Aaron Sorkin, sourire en coin.Pour l\u2019écriture comme pour le sport, d\u2019ailleurs, il y a des règles à respecter quand on écrit un scénario.» 4 Aaron Sorkin affirme que c\u2019est le scénariste d All the Presidents Men, William Goldman, qui lui a tout appris.5 Si c\u2019est un lieu qui attire un scénariste - une salle de nouvelles, un restaurant -, alors celui-ci doit écrire une série télé, pas un film.6 « Quand je signe un contrat, je dis que je vais livrer mon scénario dans 12 semaines, mais tout le monde sait que c\u2019est faux, explique-t-il.Je vais passer de 18 à 24 mois sur le projet.Au début, ce ne sera que souffrance.Des fois, pour chercher l\u2019inspiration, je monte dans ma voiture, j\u2019emprunte la 505 [autoroute dans le sud de la Californie] et je roule en écoutant la musique que j\u2019écoutais au secondaire.» Le scénariste explique qu\u2019il attend d\u2019avoir terminé d écrire une première version avant de retravailler son texte.« Il faut être capable de tuer ses chéris, de reconnaître que certains personnages, certaines scènes ne sont pas indispensables.» 7 Le scénario du film The American President [mettant en vedette Michael Douglas] comptait 385 pages (I).« Je l\u2019ai livré dans des sacs d\u2019épicerie, raconte Sorkin.Pourquoi était-il si long ?Parce que je suis tombé amoureux du son de ma voix (rires).Le réalisateur PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Aaron Sorkin dit avoir constamment l\u2019angoisse de la page blanche.Rob Reiner l\u2019a lu et m\u2019a dit : \u201cConcentrons-nous sur l\u2019histoire entre le président et la lobbyiste [interprétée par Annette Bening] et coupons le reste.\u201d Les parties qui ont été coupées sont devenues les premières idées pour la série The West Wing.» 8 « Ecrire des dialogues captivants, c\u2019est ce qui s\u2019enseigne le moins, juge Aaron Sorkin.C est très personnel.C est une musique avec un rythme, des portées, etc.Il ne faut pas que ça sonne comme des gens qui parlent à la télévision.» 9 J\u2019aimerais reprendre chaque texte que j\u2019ai écrit et le retravailler.Spécialement The Newsroom.Je n\u2019ai jamais été à l\u2019aise en écrivant cette série, avoue Aaron Sorkin.C était comme un caillou dans ma chaussure.Je pouvais écrire une bonne scène ou deux, presque un bon épisode, mais je n\u2019ai jamais réussi à écrire le genre d\u2019épisodes que je croyais pouvoir écrire.» 10 « L\u2019angoisse de la page blanche, c\u2019est mon état naturel, affirme Aaron Sorkin.Cela fait longtemps que j\u2019écris, et encore aujourd\u2019hui, il arrive que j\u2019écrive comme si j\u2019étais quelqu\u2019un d\u2019autre parce que je crois que c\u2019est ce qu\u2019on attend de moi.C est très important d\u2019être soi-même quand on écrit.Il faut trouver sa voix.» ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 SUZANNE CLÉMENT / La taularde Lapr ès-Mommy.Tourné il y a deux ans, La taularde, réalisé par Audrey Estrougo, est l\u2019un des premiers films français dans lesquels Suzanne Clément a pu jouer après le succès mondial de Mommy.Depuis, des projets de toutes natures s\u2019enchaînent là-bas pour l\u2019actrice québécoise, mais aussi ailleurs.Alors quelle était de passage au Maroc, où elle officiait à titre de membre du jury du festival de Marrakech, nous avons pu faire le point avec elle.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Les rôles se sont succédés pour l\u2019actrice Suzanne Clément depuis sa performance remarquée dans Mommy, de Xavier Dolan.MARC-ANDRÉ LUSSIER Avez-vous le sentiment d\u2019être aujourd\u2019hui à une étape importante de votre carrière d\u2019actrice ?Honnêtement, j\u2019ai tellement enchaîné les tournages cette année qu\u2019il m\u2019est difficile de prendre du recul pour faire un bilan.J\u2019aime goûter à tout, du moment qu\u2019à mes yeux, l\u2019expérience me semble en valoir la peine.Ce fut le cas de tous les projets auxquels j\u2019ai participé.J\u2019irai bientôt tourner un petit film aux Etats-Unis, très marginal, un peu dans l\u2019esprit de la Nouvelle Vague.Quand le rôle me tente et que j\u2019ai envie de travailler avec le réalisateur, j\u2019y vais.C\u2019est complètement grâce à Xavier Dolan que j\u2019en suis là, de toute façon.Sans lui, il n\u2019y aurait rien de tout ça.Quand j\u2019arrive sur un plateau, tous les acteurs et tous les artisans ont vu Mommy et ils m\u2019en parlent.C\u2019est rare.Parmi les films que vous avez tournés cette année, on trouve Les temps difficiles, la nouvelle comédie d\u2019Eric Toledano et Olivier Nakache, le fameux tandem à qui l\u2019on doit Intouchables.Je joue la maîtresse de Jean-Pierre Bacri ! Il s\u2019agit d\u2019un film choral qui a pour cadre la réception d\u2019un mariage et tout ce que ça implique sur le plan de l\u2019organisation.C\u2019est un film qui s\u2019inscrit vraiment dans le ton de tout ce qu\u2019Eric et Olivier ont fait jusqu\u2019à maintenant.Ils ont déjà été moniteurs dans des colonies de vacances et se sont eux-mêmes aussi retrouvés à gagner leur croûte dans des réceptions.Ça va leur ressembler.Ça été une super belle expérience de tournage.Quand vous avez commencé à être sollicitée pour des projets français, le hasard a voulu que l\u2019un des premiers rôles qu\u2019on vous offre soit celui d\u2019une détenue dans La taularde, peu de temps après avoir quitté Unité 9.Oui, c\u2019est mon deuxième projet en prison ! Cela dit, le personnage que je joue dans La taularde est complètement différent de la Shandy d\u2019Unité 9.Le film est plus grave, plus douloureux.Le personnage est aussi plus intense et c\u2019est en ce sens que j\u2019ai fait la recherche.Et puis, le tournage a eu lieu dans une vraie prison en vieilles pierres à Rennes, abandonnée depuis trois ans.Il y avait l\u2019humidité, le froid.Et cette impression qu\u2019avec tout ce qui s\u2019est déjà passé là, le lieu te parle.En fait, j\u2019ai le sentiment que les prisons françaises sont encore plus rock and roll que celles de chez nous.On a aussi fait de belles rencontres avec des figurantes qui ont déjà vécu ce genre d\u2019expériences.Cela enrichit notre travail parce que ces femmes-là ont déjà une vérité dans leur corps, dans leurs paroles, dans leurs gestes.Elles sont très inspirantes.Cela dit, il y avait aussi des figurantes très le fun sur le plateau d\u2019Unité 9.Mais là, pour utiliser une expression bien française, c\u2019était « du lourd ».Dans La taularde, votre personnage devient la compagne de cellule du personnage qu\u2019interprète Sophie Marceau, une femme qui choisit de faire de la prison à la place de son mari, maintenant évadé.C\u2019est dire que vous partagez pratiquement toutes vos scènes avec elle.Comment s\u2019est effectué le travail ?Très bien ! Sophie est une actrice très consciencieuse et nous sommes toutes là pour faire le meilleur travail possible.Je n\u2019avais pas vraiment réalisé que j\u2019allais jouer plusieurs scènes avec elle, car son personnage arrive dans la prison alors que la plupart d\u2019entre nous y sont déjà.Pour avoir un regard plus spontané sur le milieu, Sophie n\u2019était pas des ateliers que nous avons suivis afin de créer une dynamique entre des codétenues qui se côtoient et vivent ensemble depuis un moment.C\u2019est à partir du moment où je deviens sa coloc que je partage des choses plus intimes avec elle.Vous êtes venue au Québec pour quelques jours afin de tourner des scènes de Birthmarked, le nouveau film d\u2019Emanuel Hoss-Desmarais, dans lequel vous donnez la réplique à Toni Collette et Matthew Goode.J\u2019avais beaucoup aimé son film précédent, Whitewash.Mais je n\u2019ai pas d\u2019autres projets au Québec pour l\u2019instant.Quels sont les autres projets auxquels vous avez participé cette année ?Il y a d\u2019abord eu Les philosophes, une comédie de Guilhem Amesland dans laquelle je joue avec Vincent Macaigne et Hafsia Herzi, et aussi Espèces menacées, de Gilles Bourdos.En plus de la participation dans Les temps difficiles, j\u2019ai aussi décroché un premier rôle dans Le rire de ma mère, coréalisé par Pascal Ralite et Colombe Savignac.J\u2019ai par ailleurs eu l\u2019occasion de tourner dans la série La forêt, diffusée sur la chaîne France 3, et aussi dans la série historique Versailles, dont quelques épisodes ont été réalisés par Louis Choquette.Et puis, j\u2019ai reçu un appel de la réalisatrice Tonie Marshall pour remplacer dans son nouveau projet une actrice qui s\u2019est désistée.Je me retrouve ainsi à devenir la partenaire de jeu d\u2019Emmanuelle Devos dans un film - il n\u2019a pas encore de titre - qui se passe dans un milieu de femmes d\u2019affaires.Franchement, ça va bien ! La taularde prendra l\u2019affiche le 6 janvier.SUR VOS ÉCRANS EN DVD rBLAlîci W1TCÉH AliGENOEEIAIR MTAI-CClPr I C \"Fantt ROMAIN DÜRIS MICHEL BLANC DENIAL RACHID BADOURI !'¦'PATRICE COQUEREAl *DUBÉ F TADROSl SCÉNARIO IM \u2014\u2014 COMÉDIE POLICIÈRE DRAME JUDICIAIRE FILM D\u2019HORREUR COMÉDIE 13 ANS+ RICHARD BERRY JACQUES GAMBLIN BAPTISTE LORBER JULIE FERRIER PÈRE FILS THÉRAPIE ! YVES JACQUES UN FILM DE ÉMILE GAUDREAULT PRODUIT PAR ÉDOUARD DE VÉSINNE DENISE ROBERT E ÉMILE GAUDREAULT, PHILIPPE DE CHAUVERON et GUY LAURENT ADAPTATION DU FILM DE PÈRE EN FLIC SCÉNARIO ORIGINAL ÉMILE GAUDREAULT ET I AN LAUZON D'APRÈS UNE HISTOIRE D'ÉMILE GAUDREAULT \u2014 Catherine Schlager «LE MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE.» MATTHEW JACOBS -THE HUFFINGTON POST GOLDEN GLOBE* screen actors guild EN NOMINATION AWARD9 EN NOMINATION ENGAGEMENT exclusif\tConsultez les guides-horaires A L\u2019AFFICHE L_ FORUM\tdes cinémas G| AU CINÉMA DÈS LE 6 JANVIER ^ PereFilsTherapie-LeFilin.com^^^_ L\u2019action de Blair Witch reprend là où le premier nous avait laissés, soit avec les bandes vidéo retrouvées dans la forêt de Black Hill, sur lesquelles trois jeunes cinéastes documentant le mythe de la sorcière de Blair se volatilisaient mystérieusement.Déterminé à retrouver sa sœur disparue dans le premier film, James relance donc une expédition au cœur de la forêt maudite du Maryland.Il recrute quelques amis et tout ce beau monde se retrouve donc à camper dans le bois et réalise en une nuit que la légende de Blair est bien réelle.La même recette, donc, sans l\u2019effet de surprise.- Hugo Meunier Middle School - The Worst Years of My Life (v.f.: Une nouvelle école -La pire épreuve de ma vie) ?1/2 De Steve Carr.Avec Griffin Gluck, Thomas Barbusca, Andy Daly.Middle School, qui n\u2019est pas sans rappeler la série Diary of a Wimpy Kid, s\u2019attarde au quotidien de Rafe Khatchadorian, un élève à l\u2019imaginaire débridé.Réfractaire à l\u2019autorité, il entre à Hills Village, la dernière école qui veut bien l\u2019accepter, mais se bute rapidement à l\u2019intransigeant code de conduite imposé par le directeur.Grand spécialiste des comédies, Steve Carr ne ménage pas ses efforts pour faire rire le spectateur.Grâce à l\u2019ajout de séquences d\u2019animation graphiques en live action, le réalisateur parvient à insuffler une dose fantaisiste au récit.Cela dit, ces séquences demeurent amusantes et ne font nullement progresser l\u2019histoire, qui se perd d\u2019ailleurs en cours de route.MEILLEURE ACTRICE MEILLEURE ACTRICE DRAME NATALIE PORTMAN NATALIE PORTMAN Blair Witch (v.f : La légende Blair) ?D\u2019Adam Wingard.Avec James Allen McCune, Callie Hernandez, Valorie Curry.!£> PROTOZOA Un petit boulot ?1/2 De Pascal Chaumeil.Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi.Quatrième et dernier film du réalisateur Pascal Chaumeil (Larnacœur), emporté par un cancer juste après le tournage, Un petit boulot appartient à ce genre de film noir qui fait rire et qui fait du bien.Inspiré d\u2019un roman de l\u2019Américain lain Levison, le comédien Michel Blanc signe le scénario, en plus d\u2019y jouer Gardot, un discret caïd qui fera une offre que Jacques, chômeur au fond du baril, ne pourra refuser.Malgré son ton décalé qui rend les scènes d\u2019assassinat absurdes, Un petit boulot ne fait pas abstraction d\u2019un sujet plus profond, c\u2019est-à-dire l\u2019humiliation ouvrière.Si bien qu\u2019un criminel y paraît plus sympathique que les patrons à cravate.- Chantal Guy Denial (v.f : Déni) ?De Mick Jackson.Avec Rachel Weisz, Timothy Spall, David Irving.En 1994, Deborah Lipstadt se prépare à donner une conférence à l\u2019Université Emory, en Géorgie, à propos de son livre Denying the Holocaust, dans lequel elle interpelle l\u2019historien David Irving, qui s\u2019est fait un nom en affirmant que la Shoah n\u2019avait jamais existé.Le révisionniste anglais va riposter légalement: le 5 septembre 1996, il dépose devant la haute cour de justice d\u2019Angleterre une poursuite en diffamation contre l\u2019historienne.Qui se trouvera à devoir, elle, prouver que l\u2019holocauste a bel et bien eu lieu.Une situation kafkaïenne.Dommage qu\u2019un sujet aussi important et porteur se fasse ainsi académique et très traditionnel dans le créneau du drame judiciaire.\u2014 Sonia Sarfati LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 ARTS 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA V *\t' « A 'à JC; Richard Berry et Waly Dia sont les nouvaux visages de l\u2019adaptation française de De père en flic.PHOTO THIERRY VALLETOUX, FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE PÈRE FILS THÉRAPIE ! Du film au remake Le réalisateur Émile Gaudreault est dans les relations père-fils jusqu\u2019au cou, ces temps-ci.Il a mené en parallèle la suite de De père en flic ainsi que son adaptation française, Père fils thérapie!, qui prend bientôt l\u2019affiche au Québec.La preuve que les conflits de générations et les problèmes de communication ont quelque chose d\u2019universel.CHANTAL GUY De père en flic a bien failli être un remake américain avant d'être un remake français.Mais lorsque l'adaptation achetée par Sony Pictures a été mise sur la glace aux États-Unis et qu'un producteur français a manifesté son intérêt, Émile Gaudreault y a vu l'occasion de s'impliquer à fond dans le projet, comme scénariste et comme réalisateur.«Je trouvais que les Américains n'avaient pas compris l'essence du film, explique celui qui avait déjà vécu les aléas du remake avec Louis 19, le roi des ondes.« De père en flic est mon premier grand film, et pour l'avoir présenté à l'extérieur du Québec, je savais qu'il marchait partout.Je me sentais plus solide, je sentais qu'il y avait des scènes à modifier, d'autres à ajouter.J'aime beaucoup la réécriture, et je pouvais aller plus loin.» «Émile est sorti de sa zone de confort, note la productrice Denise Robert.Après tout, on ne voit pas de réalisateur français tourner des films québécois! C'était important pour lui de ne pas refaire la même chose.Son défi était d'entrer dans la culture française.» Ce qui n'a pas été une mince affaire, selon Gaudreault.Remplacement de l'un des acteurs principaux, tournage retardé et découverte d'une philosophie de travail différente.C'est le retard dans le tournage qui lui a cependant permis de découvrir l'emplacement idéal pour son film, les gorges du Verdon en Haute-Provence, qu'une bonne partie de l'équipe française ne connaissait même pas.« C'était surréaliste par moments, se souvient-il.Mais c'est lorsque nous avons commencé à tourner que la confiance s'est installée, et elle a été totale.Ce n'était pas gagné d'avance.J'ai découvert que le Québécois et le Français n'ont rien en commun dans leur façon d'interagir avec les gens.» C'est avec un fou rire qu'Émile Gaudreault décrit le petit choc culturel entre les comédiens québécois et français, les premiers jours sur le plateau.Dans cette coproduction, quelques rôles secondaires ont été attribués à Rachid Badouri, Patrice Coquereau et Manuel Tadros, qui étaient bien heureux de jaser ensemble, devant Richard Berry et Jacques Gamblin, un peu éberlués.« Je dois avouer que j'ai compris certaines différences fondamentales.Les Français sont plus sur la défensive, ils pensent à leurs gags, alors que le Québécois dit tout ce qui lui passe par la tête.Pour lui, ça n'a pas d'importance, parce que le plus important est qu'on se parle.J'ai eu peur, le premier jour, je me demandais ce qui allait se passer, mais ce sont tous des professionnels.Jacques et Richard ont tout de suite vu qu'ils étaient bons.Je dirais même que les Québécois ont fini par teinter l'ambiance sur le plateau, c'était chaleureux et direct.» Une touche nord-américaine Père fils thérapie ! , comme De père en flic, a un peu l'esprit d'une colonie de vacances, puisque la thérapie de tous ces hommes en déroute se déroule en pleine nature.Mais Émile Gaudreault se décrit comme un réalisateur extrêmement sérieux au travail.Après tout, c'est sur ses épaules que l'aventure repose.« Je suis le seul qui ne rit pas, alors que le directeur photo ou le preneur de son rigolent.C'est très difficile, la comédie.» Quant aux différences culturelles dans l'humour, elles n'ont pas été énormes dans la réécriture du scénario, précise-t-il.«C'est vraiment une comédie de situation.Ce n'est pas comme Elvis Gratton ou Les Boys, qui sont très québécois.Les principales différences sont dans les détails, surtout dans le langage.» Dans le travail aussi, pourrait-on ajouter.Les principaux AVEC MASSIMO BOTTURA ET 60 CHEFS DE RENOMMÉE MONDIALE WV\\ 4 a v .¦* f k - S ' ¦ 'A A L\u2019AFFICHE CINÉMA DU PARC - CINÉMA BEAUBIEN CINÉMA CARTIER CONTRER LE GASPILLAGE, CONTRER LA FAIM THÉÂTRE DE LA VIE (THEATER OF LIFE) commentaires qu'Émile Gaudreault a reçus concernaient sa touche nord-américaine dans sa façon de mener le plateau.« C'est un film pour les Français, mais techniquement nord-américain, c'est l'écho que nous avons eu.Que nous sommes très directs, pas très hiérarchiques et très proches des comédiens.Ce qui est très Gaudreault, et d'autres réalisateurs de chez nous qui traversent les frontières.Émile Gaudreault n'en a pas fini avec la thérapie, puisqu'il est actuellement en montage pour De père en flic 2, qui tournera autour de la thérapie de couple.Une suite très attendue au Québec, certainement plus que l'adap- « C\u2019est lorsque nous avons commencé à tourner que la confiance s\u2019est installée, et elle a été totale.Ce n\u2019était pas gagné d\u2019avance.J\u2019ai découvert que le Québécois et le Français n\u2019ont rien en commun dans leur façon d\u2019interagir avec les gens.» \u2014 Le réalisateur Émile Gaudreault drôle, c'est plutôt les réactions au film original à l'époque.Les Américains trouvaient le film tellement européen et les Européens le trouvaient tellement américain ! » Et c'est probablement ce mélange des deux qui fait la touche « québécoise » d'Émile tation française.D'ailleurs, la productrice Denise Robert confirme que la sortie de Père fils thérapie ! aura moins d'écrans au Québec, tandis qu'en France, où les projections-tests ont été plutôt positives, le film aura droit à environ 300 écrans.?«UNEDISTRIBUTION IMPECCABLE.GABRIELARCAND, ÉMOUVANT.» CLAUDINE LEVANNEUR, AVOIR-ALIRE.COM ?«UNEŒUVRE VIBRANTE » PIERRE VAVASSEUR, LE PARISIEN «UN FILM SAVOUREUX » ISABELLE HONTEBEYRIE, JOURNAL DE MONTRÉAL « UN BEAU FILM TOUT EN RETENUE.» ÉRICMOREAULT, LE SOLEIL PRESENTEMENT AU CINEMA Catherine de léan MARIE-THÉRÈSE FORTIN GABRIEL ARCAND PIERRE DELADONCHAMPS GAGNANT Grand Prix Mel Moppenheim îh.Cl NEMAN IA 2016 UN FILM DE PHILIPPE LIORET FIN AOÛT G#©vouffi LesFilmsSeville 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 ARTS Lettre à la Nouvelle Année 3 NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE R/ivSm T'R .\u201crifTi1 T.u PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE On espère que Montréal fêtera son 375e anniversaire dans la joie, l\u2019allégresse et la beauté, que la culture sera à l\u2019honneur, que les artistes seront inspirés, que les mille couleurs qui illumineront le pont Jacques-Cartier nous feront oublier la mer de cônes orange qui bloquent nos rues, écrit Nathalie Petrowski hère Nouvelle Année, Te voilà toute belle, toute neuve, aussi fraîche qu'une première neige, aussi pimpante qu'une fleur du printemps.Tu viens à peine de naître et rien de mal ou de moche ne t'est encore arrivé.On peut donc encore te parler et avoir la certitude que tu nous écouteras, nous pauvres mortels, accrochés au fil de tes jours comme des risibles serpentins.On ne sait pas ce que tu nous réserves au cours des 12 prochains mois, sans doute l'ignores-tu toi-même, mais de grâce, tâche de te tenir loin de 2016 et de la tentation de reproduire une ou plusieurs de ses calamités.Fais un effort, aussi minime ou dérisoire soit-il, pour que la planète se calme les nerfs un tant soit peu, pour que les conflits les plus sanglants, notamment en Syrie, commencent à se régler et n'accouchent pas, par défaut, de nouveaux conflits ailleurs.Intéresse-toi à tous ces jeunes millénaires orphelins d'une cause qui s'en remettent à de faux prédicateurs ou alors au dieu Google et qui croient sauver le monde en le détruisant à coups de bombes ou de poids lourds lancés comme des missiles furieux sur la foule.Donne-leur des jobs, dis-leur que la vie vaut la peine d'être vécue, convaincs-les que l'espoir existe ailleurs que dans la noirceur et la mort.Pour les aider un peu, envoie Poutine faire du yoga chaud ou alors tomber si follement amoureux, d'une femme, d'un homme ou d'un trans, peu importe, qu'il aura moins envie de semer le trouble et de jouer du muscle et de la mitraillette sur la scène internationale.Assermenté Donald Trump, de toute façon tu n'as pas le choix, il a été élu démocratiquement, mais lance à ses trousses une meute de journalistes d'enquête aguerris qui vont traquer ses moindres gestes, retourner toutes les pierres des secrets bancaires de son équipe de milliardaires, et si jamais ils trouvent quelque chose de gros, de grave et d'intolérable, arrange-toi pour que la destitution dont rêve Michael Moore soit envisagée.Chez nous, Nouvelle Année, ce n'est pas parce que c'est plus calme qu'ailleurs qu'il n'y a pas fort à faire.Tu pourrais commencer par nous inviter à réduire le gaspillage alimentaire et, inversement, faire en sorte que tous les enfants de la ville et du pays mangent à leur faim.Tu pourrais aussi, Nouvelle Année, accélérer le processus d'arrivée des réfugiés syriens, si impatiemment attendus par tant de Québécois comme Anaïs Barbeau-Lavalette et sa méchante meute d'amis et de proches qui n'en peuvent plus de voir tous les soirs aux nouvelles des réfugiés qui souffrent pour rien alors qu'ici, tout est en place pour les accueillir à bras ouverts.Et un coup parti, tu pourrais faire une meilleure place à ceux, venus d'ailleurs, qui sont déjà arrivés et installés, mais qui demeurent invisibles dans nos médias, notre cinéma ou nos émissions de télé.Cela fait longtemps qu'on leur promet une plus grande visibilité qui ne se concrétise jamais.Tu pourrais agir concrètement, Nouvelle Année, en cessant de parler de la diversité pour mieux l'aider à s'incarner.Ce serait un tournant historique dont on te donnerait tout le mérite.Qu'en dis-tu?Pendant qu'on y est, Nouvelle Année, tu pourrais aider les cinéastes d'ici à faire des films qui parlent aux gens d'ici et les rejoignent dans leurs travers comme dans leurs aspirations.Tu pourrais aussi conseiller à ICI Radio-Canada Télé de cesser de jouer avec nos nerfs et nos habitudes en nous offrant des séries en pièces détachées, présentées en appât un seul soir à la télé puis, au nom du progrès et du profit, détournées vers une plateforme web payante.Pourquoi ne pas payer le 6,99$ que coûte l'abonnement à Tou.tv Extra, Nouvelle Année?Parce qu'on paie déjà avec nos impôts pour le diffuseur public.Puis on repaie une deuxième fois avec nos impôts toutes les séries qui y sont diffusées et qui sont financées à 100% par des fonds publics.Et là, il faudrait encore repayer?Tu ne trouves pas que c'est beaucoup nous demander ?Tu viens à peine de naître, Nouvelle Année, mais déjà on espère beaucoup de toi.On espère que tu donneras un beau bébé en santé à Marie Mai et une garde partagée moins turbulente et acrimonieuse aux enfants de Julie et PKP.On espère que le dernier film de Xavier Dolan ne sera pas éliminé au dernier tour dans la course finale aux Oscars et que le prochain de Denis Villeneuve connaîtra un succès éclatant.On espère que les pubs de l'Opéra de Montréal continueront d'être aussi drôles et décapantes.On espère que Montréal fêtera son 375e anniversaire dans la joie, l'allégresse et la beauté, que la culture sera à l'honneur, que les artistes seront inspirés, que les mille couleurs qui illumineront le pont Jacques-Cartier nous feront oublier la mer de cônes orange qui bloquent nos rues.Que les réseaux sociaux cesseront de s'enflammer et de s'indigner pour tout et pour rien, surtout pour rien.Que la vraie vérité reviendra à la mode même si nous sommes à l'ère de la post-vérité.On espère enfin, Nouvelle Année, que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté déposeront leurs armes et surtout leurs cellulaires, pour se regarder dans les yeux et peut-être même se parler.Et tant pis s'ils n'ont rien à se dire, à force de chercher, ils finiront par trouver.Sur ce, Nouvelle Année, bienvenue parmi nous.Nos attentes envers toi sont grandes.Tâche de ne pas nous décevoir.On espère, Nouvelle Année, que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté déposeront leurs armes et surtout leurs cellulaires, pour se regarder dans les yeux et peut-être même se parler.JEAN-MICHEL BLAIS a f 2 Jïv ?PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE « Ma musigue est prévisible à un certain niveau, mais ne va pas exactement où va la pop.Je me vois comme un passeur d\u2019innovations contemporaines restées en haut de la montagne et je n\u2019ai aucune gêne à reconnaître mes influences», expligue Jean-Michel Blais.Piano ALAIN BRUNET À la mi-décembre, sa pièce Nostos avait été écoutée plus 10 millions de fois sur Spotify depuis sa sortie en avril dernier.Le morceau II l'avait été à plus de 5 millions de reprises.Pour l'album Il de Jean-Michel Blais, l'écoute totalisait plus de 16 355 000 clics, et l'on ne comptait pas les autres plateformes d'écoute en continu.Conquis pour la plupart en 2016, les fans du pianiste québécois se trouvent à Montréal, mais aussi à Istanbul, Mexico, New York, Londres et autres grandes villes du monde.L'effet viral a même mené l'album de Jean-Michel Blais à faire partie de la sélection 2016 du Time, où se trouvent aussi des mélomanes sensibles à ce piano viral.Force est d'observer que le trentenaire est un nouvel élu de ce public niché quelque part entre l'électro, l'indie, le jazz et la musique classique, auditoire plus exigeant que le public de la pop culture sans pour autant être féru de musiques contemporaines plus pointues.Le principal intéressé ne s'explique pas cet impact extraordinaire, comparable à celui de l'Allemand Nils Frahm, du Canadien Chilly Gonzalez ou de la Danoise Agnes Obéi, pianistes et compositeurs de même cousinage.« Comment ça s'est rendu là?Aucune idée, je suis le premier surpris.Pour de la musique de piano enregistrée dans un appartement, c'est fou ! Ma musique n'est ni savante ni prétentieuse, elle a été produite dans des conditions modestes.J'ai enregistré cet album avec Bufflo, ingénieur du son et réalisateur, il a disposé cinq micros chez moi, dans le couloir et à l'extérieur de l'appart pour capter les sons ambiants.Très viral simple.Le matriçage mastering] a coûté plus cher que l'enregistrement ! » Partir pour mieux revenir Encore aujourd'hui, Jean-Michel Blais ne semble pas avoir saisi la pleine mesure de cet impact.Dans le bâtiment vétuste d'une ancienne école du Mile End, il a installé son piano dans un local qu'il partage avec d'autres.Vraiment rien de spectaculaire, accueil chaleureux, affabilité, modestie dans le ton.On apprendra que sa trajectoire personnelle a maintes fois dévié de la carrière musicale, bien qu'il y soit toujours revenu.« À l'école secondaire, conte-t-il, j'étais très fort en mathématiques.Je rêvais de faire un doctorat, mais.l'aspect humain m'aurait manqué.En tout cas, il m'apparaît clair que les maths et la musique ont plusieurs points communs.» Inutile d'ajouter que l'élève doué en maths l'est rapidement devenu en musique.«À Nicolet où j'ai grandi, j'avais un ami dont la mère était professeure de piano.Je me suis alors passionné pour cet instrument, au point d'être accepté au Conservatoire de musique de Trois-Rivières.Ayant commencé tardivement à l'adolescence, j'ai pu rattraper le niveau nécessaire.À un certain stade de mon apprentissage, cependant, j'ai voulu m'intéresser à d'autres claviers et la composition, c'est devenu compliqué.J'ai alors commencé à saturer, je ne me voyais plus répéter six heures par jour.» L'écœurantite de la performance technique avait eu raison de sa carrière de pianiste classique.« Quand le piano devient ostentatoire et que l'ego de l'interprète est devant l'œuvre, je décroche.En quittant le conservatoire, j'avais fait ce choix que je ne pourrais atteindre la grande maîtrise.J'aurais eu ce qu'il fallait, mais je n'étais pas prêt à sacrifier une partie de ma vie dans cette solitude.» Ainsi, Jean-Michel Blais décrocha et partit découvrir le monde: Amérique centrale, Amérique du Sud, Europe de l'Ouest, travaux humanitaires, on en passe.«À mon retour, j'ai fait une technique en éducation spécialisée, j'ai travaillé un moment pour le Dr Julien.Puis j'ai complété un premier cycle universitaire à l'Université Concordia en liberal arts et psychologie.J'avais la formation nécessaire pour enseigner en technique d'éducation spécialisée, je suis devenu professeur au collège Marie-Victorin.» Habité par la musique Malgré ces acquis académiques et professionnels, la musique n'a jamais quitté Jean-Michel Blais.«J'ai continué à jouer, improviser, composer, choisir ce que j'ai fait de mieux, en reprendre certaines variations, enregistrer.Ma musique est prévisible à un certain niveau, mais ne va pas exactement où va la pop.Je me vois aussi comme un passeur d'innovations contemporaines restées en haut de la montagne et je n'ai aucune gêne à reconnaître mes influences.» Tout simplement, donc, le pianiste a enregistré ses premières pièces chez lui, il les a mises en ligne sur sa page Bandcamp.C'est ainsi que le label Arts & Crafts l'a repéré, on connaît la suite : l'album Il de Jean-Michel Blais a fait boum sur la Toile, le musicien est désormais prisé par un public assez vaste pour l'accueillir partout où il se trouve sur cette petite planète.Qui plus est, le pianiste profite de cet élan pour faire évoluer son art; dans le cadre de la programmation automnale de la Red Bull Academy, il a créé avec l'artiste CFCF de nouvelles pièces pour piano et environnements électroniques, pièces différentes et tout aussi nourrissantes.Fort possiblement intitulé Cascades, un maxi de cinq titres en fera état au premier trimestre de l'année 2017.« Comme ce maxi, annonce l'interviewé, mon prochain album impliquera beaucoup d'électronique.Pour moi, il est important de changer une recette qui marche avant de s'en écœurer.Je ne joue ni ne compose d'abord pour l'auditeur, bien que je le prenne en considération.Je ne me pose pas la question si ça va marcher ou non.» Nul besoin de se la poser, en fait.La réponse est là, gigantesque.Info : jeanmichelblais.com « Pour moi, il est important de changer une recette qui marche avant de s\u2019en écœurer.Je ne joue ni ne compose d\u2019abord pour l\u2019auditeur, bien que je le prenne en considération.Je ne me pose pas la question si ça va marcher ou non.» \u2014 Jean-Michel Blais LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS MUSIQUE NOTRE-DAME DE PARIS Une deuxième vie )'Tifij PHOTO PATRICK CARPENTIER, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Daniel Lavoie incarne Frollo, à nouveau, dans la nouvelle version de Notre-Dame de Paris.: ) M ¦:* - JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE PARIS \u2014 Il est revenu, le temps des Cathédrales.Dix-huit ans après sa première présentation, la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante reprend du service à Paris, dans une version revue qu\u2019on pourra voir au Québec en 2018.« Reprendre du service » est peut-être exagéré.En réalité, Notre-Dame de Paris n'a jamais vraiment arrêté.Mais on peut dire que cette nouvelle mouture, présentée au Palais des Congrès de Paris jusqu'au 8 janvier, puis dans le reste de la France en 2017, est une sorte de « second début », après un long détour par l'international.Les décors n'ont pas changé.Pas plus que les arrangements musicaux.En revanche, les costumes ont été entièrement rafraîchis, tout comme la distribution.De l'originale, seul Daniel Lavoie est encore là, impérial dans le rôle de Frollo.Côté mise en scène, Gilles Maheu a resserré quelques boulons et totalement repensé le tableau du Val d Amour, désormais plus proche du Dortoir de Carbone 14 que du film Moulin Rouge.Enfin, les éclairages ont été rehaussés, pour un résultat plus lumineux.À la question « Pourquoi refaire ce qui a déjà été fait?», le producteur du spectacle, Nicolas Talar, qui a pris la relève de son père Charles, répond: «Parce que c'était le moment.» Il y a 15 ans que Notre-Dame de Paris a été présentée pour la dernière fois en France.Vingt ans que Plamondon et Cocciante ont commencé à plancher sur cette production, qui a fait plusieurs fois le tour du monde et révélé des chanteurs comme Garou et Hélène S égara.«Il ne fallait pas qu'on oublie », dit-il.Talar estime, par ailleurs, que le propos du spectacle est toujours aussi pertinent.« Les problèmes qui étaient là en 1998 sont encore plus présents aujourd'hui.Les sans-papiers, l'exil, l'asile, la lutte des classes.Et l'histoire d'amour, je n'en parle même pas.» Confronter ses souvenirs La critique parisienne, d'abord circonspecte, semble en tout cas s'être laissée convaincre.Tandis que Le Parisien affirme n'y voir aucun défaut (ils sont partenaires de la production, remarquez! ), la station RTL souligne que le spectacle « n'a pas pris une ride ».Le site PurePeople parle pour sa part d'un retour «éblouissant».C'était un peu plus mesuré dans le public, le soir de notre visite.La plupart des spectateurs, venus par nostalgie et pour confronter leurs souvenirs, ne pouvaient s'empêcher de comparer avec leur image idéalisée de l'originale.La famille Gelin (deux couples, une jeune fille et la grand-mère !) se disait déçue par la minceur des nouveaux décors (qui n'ont pourtant pas changé !) et le pastiche « garouisé » du nouveau Quasimodo, campé par l'italien Angelo Del Vecchio, tout en admettant qu'il est « toujours difficile de refaire ce qui a déjà été fait ».« Les problèmes qui étaient là en 1998 sont encore plus présents aujourd\u2019hui.Les sans-papiers, l\u2019exil, l\u2019asile, la lutte des classes.Et l\u2019histoire d\u2019amour, je n\u2019en parle même pas.» \u2014 Nicolas Talar, producteur de Notre-Dame-de-Paris Même son de cloche ( !) chez Laurence Charbit, revenue sur les lieux du crime avec sa petite famille.« Il y a 18 ans, ce fut notre première sortie, à moi et mon mari.On a voulu amener les enfants pour qu'ils voient.» Ces derniers étaient enchantés par la sortie.Mais leur maman semblait un peu refroidie par cette «pâle imitation ».Des commentaires mitigés qui n'ont pas empêché une ovation spontanée dans la salle à la fin de la soirée.On verra bien ce que le public québécois, fidèle de nature, en dira.Cette nouvelle mouture visitera cinq villes de la province à compter du mois d'août 2018.Dix mille billets auraient été vendus en moins d'une semaine.A-TRAK Rétrospective de sa carrière ÉMILIE CÔTÉ A-Trak a lancé une compilation de 15 remix intitulée In the Loop: A Decade of Remixes, offerte dans un coffret avec des commentaires audio et des oeuvres artistiques.Pour l\u2019occasion, nous avons interviewé le DJ, entrepreneur et auteur-compositeur montréalais - né Alain Macklovitch à Outremont -, qui vit aujourd\u2019hui entre Montréal et Los Angeles, pour faire une rétrospective de sa carrière en 10 faits saillants.A-Trak a cinq victoires aux championnats record.u mon ' - VN ¦W AIR- PHOTO FOURNIE PAR LA COMPAGNIE DE DISQUES SES DEBUTS AVEC SON FRÈRE À 15 ans, en 1995, Alain Macklovitch s'initie à l'art du scratch, d'abord avec le tourne-disque de son père.Il partage une passion pour la musique avec son frère David (Dave 1 du groupe Chromeo).«Nous étions sur la scène hip-hop montréalaise de l'époque, à la fois francophone et anglophone », raconte A-Trak.LES GRANDS HONNEURS DE LA COMPÉTITION DMC Pour A-Trak, la musique devient une chose sérieuse quand il remporte les grands honneurs du Championnat du monde DMC.«Je m'exerçais après l'école chez mes parents.J'ai donné l'un de mes premiers spectacles au Under Pressure Graffiti Festival.Et mon frère et moi avons lancé le label hip-hop Audio Research, qui a été actif de 1997 à 2003.» TOURNÉES ET COLLABORATIONS Grâce à ses cinq victoires aux championnats du monde de DJ - un record -, A-Trak tourne à l'international, notamment à New York et en Europe.« Il y avait alors un renouveau du hip-hop underground et indépendant», souligne-t-il.Alain et son frère collaborent alors avec des groupes hip-hop montréalais dont Obscure Disorder, Yvon Krevé et Sans Pression.PROFESSION: DJ PROFESSIONNEL Graduellement, A-Trak se met à composer et à produire des musiques pour d'autres artistes dans la lignée artistique d'un DJ Shadow.Il fait la rencontre de DJ internationaux.«Nous sommes en plein dans l'époque des mash-up et des mélanges de genres.» A-Trak accueille à bras ouverts l'arrivée de la technologie numérique Serato, qui permet aux DJ de se produire avec un ordinateur et sans viny-les.Il se met aussi à s'intéresser à la musique électronique au-delà des frontières du hip-hop, notamment en échangeant avec des gens comme Diplo.Nous sommes à l'époque des débuts de l'étiquette Ed Banger en France, de MSTRKRFT qui s'illustre à Toronto, du duo italien Crookers et des mixtapes de 2 Many DJ's.KANYE WEST Il faut forcément faire une parenthèse dans la carrière solo d'A-Trak pour parler de sa longue collaboration en tournée avec le rappeur Kanye West.La rencontre entre les deux hommes a eu lieu à Londres, en 2004.«Une sorte de hasard, raconte A-Trak.J'étais à Londres pour des engagements de DJ et Kanye y était en promo avec son équipe de Roc-A-Fella, le label de Jay Z.» À l'époque, John Legend est le claviériste de tournée du rappeur.Legend et West voient A-Trak en prestation chez un disquaire.Impressionné, Kanye invite A-Trak à tourner avec lui.Leur collaboration se poursuivra en studio.A-Trak a contribué à la genèse des tubes Gold Digger, Stronger et Robocop.LES PREMIERS REMIX Après 10 ans de carrière essentiellement comme DJ, A-Trak est davantage associé à la musique électronique qu'à la scène hip-hop.Nous sommes autour de 2005, et c'est à ce moment qu'A-Trak se met à avoir des demandes de remix.« C'est là que je me suis mis plus sérieusement à la production », raconte-t-il.En 2006, il fait un remix d'un groupe brésilien (avec un échantillonnage de Judas Priest !) à la demande de Diplo pour son label Mad Decent.Suivra un remix pour le groupe Architecture in Helsinki.NAISSANCE DE FOOL\u2019S GOLD RECORDS Vers 2007, A-Trak déménage à New York.Il fait la rencontre de la rappeuse et chanteuse Kid Sister.Il cofonde alors avec Nick Catchdubs le label Fool's Gold Records.«Il faut se rappeler que j'avais eu le label Audio Research, donc j'avais en moi la capacité de repérer des gens de talent dans mon entourage pour présenter leur musique au public.C'était aussi les années MySpace », se souvient A-Trak.Au fil des ans, Fool's Gold a recruté - outre Kid Sister - Kid Cudi, Danny Brown, Post Malone et Black Atlass, pour ne nommer que ceux-là.Aujourd'hui, Fool's Gold représente aussi les beat-makers montréalais High K las si fie d et S hash'U.Le label a survécu à la grande popularité commerciale de l'EDM (electronic dance music) avec l'émergence de stars DJ comme David Guetta et Tiësto.DUCK SAUCE Un autre succès qu'A-Trak n'aurait jamais pu prévoir est celui du tube Barbra Streisand qu'il a sorti en 2014 avec Duck Sauce, son projet mené avec le DJ Armand Van Helden.« Quand Armand et moi collaborons, nous sommes dans une petite bulle.On crée sans penser au résultat.Barbra Streisand, c'était vraiment cela.Ce n'était pas censé devenir un hit ! » A-Trak et Armand discutent par ailleurs beaucoup depuis peu.« On devrait retourner en studio bientôt », annonce le premier.UN COFFRET POUR UNE DÉCENNIE DE REMIX En novembre dernier, Fool's Gold a lancé une compilation de 10 ans de remix d'A-Trak.« Cela fait deux ans que l'idée germe, indique A-Trak.Mais il a fallu un an pour préparer les contrats et les licences [.].Il faut savoir que techniquement, les remix ne m'appartiennent pas.Légalement, le propriétaire est l'artiste remixé, donc il faut avoir des autorisations.Nous avons aussi passé beaucoup de temps sur le livret de 32 pages et sur les illustrations de chaque remix.» Parlons-en, des remix, tous longuement commentés par A-Trak dans des fichiers audio.On retrouve des chansons remaniées des Yeah Yeah Yeahs, Phoenix, The Rapture, Boys Noize et Sébastien Tellier.PROJETS FUTURS Depuis sa chanson Push, A-Trak se concentre sur sa propre musique.Il écrit aussi un livre sur son parcours et l'évolution du métier de DJ, « qui a tellement changé depuis 10 ans».«Mais je ne veux pas être old school, je veux être à l'affût des nouveaux sons », précise-t-il.A-Trak voit aussi le streaming d'un bon œil.« J'ai fait une stratégie de promo sur Spotify pour la sortie de mon single We AH Found Down avec Jamie Lidell et cela a super bien marché.» Il demeure proche de la scène montréalaise et il se réjouit du renouveau du milieu avec Kaytranada et High Klassified.Lors des deux dernières présentations du festival Mural, à Montréal, lui et l'écurie de Fool's Gold ont tenu des block parties.A-Trak travaille sur du nouveau matériel de Low Pros, son projet avec Lex Luger.«Nous avons produit Champion de Kanye », rappelle-t-il.« Sinon, je travaille sur la musique d'A-Trak et j'organise une compétition de DJ à New York.» ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 31 DÉCEMBRE 2016 iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES COUPS DE CŒUR DU MOMENT.7 Un succès international vendu à plus de 300 000 copies Lo Dauphin Blanc MUSIQUE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE HUMOUR Simon Leblanc VOYAGE TELE LITTERATURE Homeland «Quelqu\u2019un qui n\u2019a pas vu cette série doit l\u2019écouter.C est d\u2019actualité, ça parle de terrorisme et on comprend un peu mieux les deux côtés [des tensions avec le monde arabe].On est tellement du côté américain ici, alors qu\u2019ils manipulent l\u2019information [si souvent].On a de la difficulté à se positionner.» PHOTO FOURNIE PAR SHOWTIME Le Why Café, de John Strelecky «Cest extraordinaire.Cest un livre qui te recentre dans la vie.Ça fait du bien de lire ça.Ça se lit vite et maudit que c\u2019est bon! Ça parle d\u2019un gars qui arrive dans un café par hasard.Il est perdu, puis au café, c\u2019est comme si la vie arrêtait et que ça changeait le reste de sa destinée.» Bleu Jeans Bleu «Cest un groupe qui chante notamment J\u2019te gâte all dressed.Dans le temps des Fêtes, c\u2019est léger et câlique que c\u2019est drôle! Ils sont vraiment bons, ça sonne bien, les mélodies sont accrocheuses.C est country comique.» PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEEBOOK DU GROUPE «Je côtoie Simon régulièrement dans des événements corporatifs.Il y a cinq ans, il était aussi bon qu\u2019en ce moment.C est un comique naturel ! Il s\u2019est fait connaître par la scène et le bouche-à-oreille.Il faut aller le voir.» PHOTO TIRÉE DE WIKIPÉDIA Orchestre symphonique de Prague «Premièrement, cette ville de la République tchèque est extraordinaire.C est authentique.C est un paysage qui ressemble à ce qui existait probablement il y a plusieurs centaines d\u2019années.Et les concerts de l\u2019Orchestre symphonique sont moins chers qu\u2019ailleurs, accessibles et impressionnants.Ecouter de la musique classique sur un CD, c\u2019est une chose, mais d\u2019être là, ça vient te frapper dans les tripes.» Une histoire en sujet des occasions que l'on trouve à la croisée des chemins.Ce livre surprendra et inspirera les lecteurs du monde entier.Bill Bridges;, auteur de Transitions John R Strelecky LE WH\\ CAFÉ IMAGE FOURNIE PAR LE DAUPHIN BLANC REAL HUGO PILON-LAROSE Réal Béland ne vit pas que d\u2019humour et d\u2019eau fraîche.Alors qu\u2019il entamera cet hiver le rodage de son prochain spectacle, intitulé Faire semblant, il travaille sur la mise en scène du premier spectacle solo de Phil Roy, en plus de présenter dès janvier la nouvelle émission Belle ordure, sur Historia.«Cette nouvelle émission va parler de gens ordinaires qui fouillent dans les ordures à la recherche bien souvent de métaux, afin de gagner leur vie.[.] Parfois, ils trouvent [dans leur quête] des trésors», résume le populaire humoriste avec les yeux qui pétillent de passion.Lui-même collectionneur d\u2019antiquités, il a acheté il y a quelques années un piano entièrement fait en fonte.Un petit bijou «qui pèse une tonne» qu\u2019il a mis dans son sous-sol au profit de sa fille, qui apprenait la musique.«J\u2019ai également plein d\u2019objets chez moi que j\u2019ai ramassés dans les poubelles.Je me suis dit: c\u2019est sûr que certains font ça dans la vie.Alors j\u2019en ai rencontré plein et j\u2019ai choisi mon top 3 pour l\u2019émission», explique-t-il.la musique Atout prix Dans la vie de Réal Béland, la musique occupe une place de choix.«Je gagne ma vie en composant de la musique.Je fais l\u2019image musicale de CKOI le matin, je fais aussi la musique pour mes émissions de télé», nous apprend l\u2019humoriste.Lorsqu\u2019il avait 4 ans, il a commencé à jouer du piano.Or, quand est venu le temps d\u2019intégrer la main droite à la main gauche avec une partition, plutôt qu\u2019en style libre, il a réalisé que la tâche était particulièrement difficile.«Je suis dyslexique moteur, ça veut dire que je ne suis pas capable de coordonner mes mouvements», dit Réal Béland.Devant ce fait, il s\u2019est finalement tourné vers la trompette.« Moi, la musique, ça vient me toucher.Il n\u2019y a rien de plus émotif que d\u2019entendre une toune», résume-t-il."]
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