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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-12-24, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ¦V\u2014 ASSASSIN S CREED LE GRAND PARI D\u2019UBISOFT PAGE 15 PRESSE MARC CASS IVI CINÉMA POST-FACTUEL PAGE 14 ARTS LA LA LAND UNE LETTRE D\u2019AMOUR À HOLLYWOOD PAGE 10 Emma Stone et Ryan Gosling dans La La Land PHOTO LIONSGATE Leonard Cohen Anaïs Barbeau-Lavalette CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 Cette année, on a ri jaune avec les humoristes ou trouvé qu\u2019ils exagéraient.On a pleuré des idoles qui faisaient partie de nos vies.On a célébré les réussites d\u2019artistes québécois majeurs.Et on a soupiré devant les frasques de certaines stars.Un coup d\u2019œil sur une année en montagnes russes.À lire en pages 2 à 8.Pénélope McQuade La comédie musicale Hamilton Mike Ward PHOTOS JOEL SAGET, AGENCE FRANCE-PRESSE; ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE; MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE; JOAN MARCUS, ASSOCIATED PRESS; EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE FOCUS:PER FECTION ROBERT MAPPLETHORPE -0 )- N-**\u2019* À VOIR SANS ATTENDRE ! Une présentation de TD Mécène de l'exposition Sillilll ILU'IIllt Avec le soutien de TERRA AIR CANADA ® Bell M MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Cette exposition est organisée par le Los Angeles County Museum ot Art et le X Paul Getty Museum, en collaboration avec la Robert Mapplethorpe Foundation et le Musée des beaux-arts de Montréal.L'exposition et sa tournée internationale bénéficient du soutien de la Terra Foundation for American Art.| Robert Mapplethorpe, Poppy [Coquelicot], 1988.Acquis conjointement par le 3.Paul Getty Trust et le Los Angeles County Museum of Art ; don partiel de la Robert Mapplethorpe Foundation ; achat partiel à l'aide de tonds apportés par le 3.Paul Getty Trust et la David Getten Foundation.© Robert Mapplethorpe Foundation.Used by permission.| Le MBAM remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour son appui essentiel, de même que le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE Le retrait d\u2019un numéro que devaient présenter Mike Ward et Guy Nantel au Gala Les Olivier a amené des humoristes à se présenter masqués à la cérémonie, en guise de protestation.HUMOUR L\u2019année de tous les dangers ÉMILIE CÔTÉ À l'ère des réactions rapides sur les réseaux sociaux, les humoristes n'ont pas fait l'unanimité cette année.Beaucoup de gens ont trouvé que Mike Ward était allé trop loin dans ses propos envers Jérémy Gabriel.Peter MacLeod et Mario Tessier ont dû retirer du web une vidéo qui les mettait en vedette aux côtés d'une danseuse sexy.Quant à Fred Dubé, il a perdu sa résidence en humour à l'émission de radio Plus on est de fous, plus on lit! après une chronique très mordante.Signe des temps, l'École nationale de l'humour a intégré cette année un segment de gestion de crise à son programme.Une première.Michel Grenier, imprésario de Guillaume Wagner et de Mike Ward - deux humoristes qui « grafignent » -, reconnaît que son emploi est parfois stressant ces temps-ci.Malgré tout, il laisse carte blanche à Ward et Wagner sur les réseaux sociaux.«Une liberté totale.Je ne suis pas La game a changé La judiciarisation des propos de Mike Ward envers Jérémy Gabriel est une première au Québec.Mais les humoristes sont-ils plus trash qu'avant ?Non, répond tout de go Louise Richer, directrice générale et fondatrice de l'École nationale de l'humour (ENH).« Cela a toujours fait partie de l'expression humoristique de jouer avec les limites de l'acceptable», explique-t-elle, rappelant la belle époque de RBO et des Cyniques.En cette ère des réseaux sociaux, la dynamique est toutefois différente.En quelques minutes à peine, Peter MacLeod et Mario Tessier ont essuyé des critiques sévères pour avoir mis une fille sexy qui descend d'un poteau dans la publicité de leurs spectacles.Tellement que pour la première fois cette année, l'ENH a invité un spécialiste de la gestion de crise dans son cours de gestion de carrière.« Avant, dans une salle entre un humoriste et son public, nous étions entre adultes consentants dans un espace étanche.Mais aujourd'hui, tout ce qui se dit peut être relayé, parfois hors de son contexte », note Louise Richer.«Cela a toujours fait partie de l\u2019expression humoristique de jouer avec les limites de l\u2019acceptable.» \u2014 Louise Richer, DG de l\u2019Ecole nationale de l\u2019humour toujours d'accord avec eux, mais je me dois d'être derrière eux », affirme le cofondateur de l'agence d'artistes BANG Management.Selon lui, les réseaux sociaux peuvent « déformer la réalité ».« Dans le monde dans lequel on vit, ce n'est pas la vérité qui l'emporte, mais la perception.On donne ses opinions sans connaître le dossier.Tout le monde est devenu un spécialiste.Souvent, les gens qui critiquent un artiste ne l'aiment pas et n'ont pas vu son spectacle.» Si les humoristes sont davantage la cible de critiques, c'est la rançon de la gloire, juge Michel Grenier.« L'humour est tellement fort au Québec, dit-il.Les humoristes sont partout, dans des publicités, dans des médias, donc ils sont plus faciles à critiquer.Les gens critiquent surtout des choses qui ont un grand référent commun.Sinon, cela n'a pas d'impact.» Sur les réseaux sociaux, les gens osent écrire ce qu'ils n'oseraient jamais dire de vive voix.« Éacebook nous a apporté le meilleur et le pire.Pour conduire une voiture, il faut un permis.Pour donner ton opinion sur Facebook, il te faut juste l'internet », souligne Michel Grenier.Forte concurrence Dans le domaine de l'humour, on assiste à une « seg-mentation des marchés » avec différents publics qui consomment différents styles d'humour.Résultat: la compétition est forte.François Rozon, dirigeant de la boîte de production Encore, estime qu'une soixantaine de spectacles d'humour tournent en ce moment.« Quand j'ai commencé, il y en avait une dizaine ou une quinzaine et on trouvait que c'était beaucoup », rappelle M.Rozon, dont la boîte produit les spectacles de Fabien Cloutier, Martin Matte et Claudine Mercier.C'est pourquoi les humoristes jouent parfois du coude dans leurs déclarations.« Les gens se battent plus pour se démarquer.11 y a une sorte d'émulsion et il peut y avoir des ratés.[.] 11 faut évaluer ce qui peut être mal repris», indique M.Rozon.Louise Richer se réjouit de la diversité de voix qui existe présentement dans le milieu de l'humour.Si cela amène des humoristes à prendre des positions opposées ou de nouveaux venus à se distancier de la vieille garde en fondant des festivals comme m.PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE La nature du métier a bien changé.Aujourd\u2019hui, les humoristes sont appelés à tout faire, même de la chronigue : Guillaume Wagner et Kim Lévesgue-Lizotte, notamment, livrent leurs coups de gueule à Grave/ le matin, à la Ici Radio-Canada Première.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019humoriste Fred Dubé a perdu sa chronigue à l\u2019émission radiophonigue Plus on est de fous, plus on lit! à la suite d\u2019une chronigue caustigue sur les élites et le 375e anniversaire de Montréal.v - \u2022 ; - .le Dr Mobilo Aquafest ou en dénonçant la tenue d'un gala « Juste féminin », « c'est sain », estime-t-elle.Tester les limites Elle est loin, l'époque où Christian Bégin reprochait aux humoristes d'être des acteurs à temps partiel.Aujourd'hui, les humoristes sont appelés à tout faire, même de la chronique: Guillaume Wagner et Kim Lévesque-Lizotte livrent leurs coups de gueule à Gravel le matin, Boucar Diouf écrit dans la section Débats de La Presse et Fred Dubé, dans le journal Métro.« Forcément, on se positionne.On ne peut plus accuser le milieu de l'humour d'être corporatiste », souligne Louise Richer.11 y a deux semaines, Fred Dubé a perdu sa chronique à Plus on est de fous, plus on lit ! à la suite d'une chronique sur « l'élite culturelle qui dicte les normes culturelles du 375e anniversaire de Montréal».«Une période pas très agréable », convient-il.L'humoriste diplômé de l'École nationale de l'humour en 2005 se dit conforté par les commentaires de solidarité qu'il a reçus, mais peiné par «les sermons de curés».La leçon à tirer, selon lui?« Qui paye les violons décide de la musique », lance-t-il.Une chronique caustique peut ne pas passer à Radio-Canada mais convenir à CKOl et vice-versa.«Je ne fais pas la victime, je fais aussi un bilan», dit-il.Son bilan, justement?Se radicaliser ou s'adoucir?«Me radicaliser, mais pas dans la fermeture d'esprit.En peaufinant le message et en étant encore plus renseigné et rigoureux, avec une langue aiguisée tranchante comme une épée, mais trempée dans l'amour», répond l'humoriste qui présentera son spectacle Anarcho-taquin au Club Soda en février et qui continue de tenir des chroniques dans le journal Métro et dans la publication indépendante Le Mouton noir.« Le public est capable d'en prendre plus qu'on pense, ajoute Fred Dubé.11 comprend les codes.C'est drôle que l'humour soit peut-être la forme d'art la plus consom-mée au Québec, mais la moins audacieuse.» Fred Dubé louange néanmoins la relève, surtout féminine.«J'ai vu Virginie Fortin hier et elle a fait un numéro extraordinaire sur les féministes.» Une valeur importante pour lui : l'intégrité.« Je ne fais pas passer ma carrière avant le bien commun.» LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS 3 Les héros ARTS CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 ¦ PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Yannick Nézet-Séguin a consolidé sa place parmi les chefs les plus en vue de la planète lorsque le prestigieux Metropolitan Opera de New York en a fait son troisième directeur musical en 133 ans d\u2019histoire.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Le film Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, a décroché le Grand Prix au Festival de Cannes et fait partie des neuf longs métrages encore en lice pour l\u2019Oscar du meilleur film en langue étrangère.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE C\u2019est en 2016 que le roman La femme qui fuit d\u2019Anaïs Barbeau-Lavalette a récolté tous les honneurs : Prix des libraires du Québec, Grand Prix du livre de Montréal, prix France-Québec, finaliste au prix du Gouverneur général.XAVIER DOLAN Au Festival de Cannes, la toute première projection de Juste la fin du monde, destinée à la presse, a été accueillie plutôt tièdement.Rien à voir avec la réaction enthousiaste envers Mommy deux ans plus tôt.Quelques heures plus tard, des médias américains influents se sont déchaînés à grands coups de critiques blessantes.Qu'à cela ne tienne, Xavier Dolan a décroché le Grand Prix, le deuxième laurier en importance du palmarès.Aucun cinéaste québécois ne s'était rendu aussi loin auparavant.Si la carrière de ce film mettant en vedette cinq étoiles françaises n'a pas été spectaculaire au Québec (816 425$ de recettes), il est à noter qu'en revanche, plus de 1 million de spectateurs se sont rués dans les salles françaises.Cerise sur le gâteau, Juste la fin du monde fait partie des neuf longs métrages encore en lice pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.L'automne 2017 sera par ailleurs marqué par le lancement de The Death and Life of John F.Donovan, premier film de langue anglaise du réalisateur de 27 ans.\u2014 Marc-André Lussier ROBERT LEPAGE Après 35 ans de carrière, Robert Lepage s'est mis à nu en 2016.À quelques semaines d'intervalle, il a joué Quills en marquis de Sade, nu en partie, puis 887, sa mise à nu autobiographique.Résultat: l'artiste a gagné trois prix de l'Association québécoise des critiques de théâtre.887 a été choisi meilleur spectacle présenté à Montréal et Quills a été honoré pour le meilleur spectacle et le meilleur acteur à Québec.Ces spectacles ont aussi reçu des prix du TNM à Montréal et du Trident à Québec, en plus de faire l'objet de tournées internationales.\u2014 Mario Cloutier YANNICK NÉZET-SÉGUIN Yannick Nézet-Séguin a consolidé sa place parmi les chefs les plus en vue de la planète lorsque le prestigieux Metropolitan Opera de New York en a fait son troisième directeur musical en 133 ans d'histoire.Le chef de 41 ans, déjà en poste à Philadelphie, à Rotterdam et à Montréal, à la tête de l'Orchestre Métropolitain, entrera en fonction au Met pour la saison 2020-2021, mais il en sera le directeur musical désigné dès 2017-2018.L'OM ne sera pas en reste, puisqu'en plus d'enregistrer un premier disque pour Deutsche Grammophon, il effectuera avec Nézet-Séguin une première tournée européenne l'automne prochain.\u2014 Alain de Repentigny DENISVILLENEUVE Denis Villeneuve est passé en coup de vent à la Mostra de Venise, quatre jours après qu'Arrivai y eut été présenté en première mondiale.C'est que le cinéaste québécois a été pris une bonne partie de cette année - très intense - par le tournage de Blade Runner 2049, dont la sortie est prévue le 6 octobre 2017.Le simple fait qu'il ait été choisi pour réaliser la suite d'un tel film culte indique bien le statut qui est maintenant le sien à Hollywood.Il appert toutefois qu 'Arrivai, qui a généré des recettes de plus de 100 millions à l'international, est aussi salué comme l'un des meilleurs films de 2016.Et il pourrait bien valoir à Denis Villeneuve, qui sait, d'être cité dans la catégorie de la meilleure réalisation aux Oscars.Tout le monde s'accorde d'ailleurs pour dire que si cela n'arrive pas cette fois-ci, la reconnaissance éventuelle des membres de l'Académie n'est pratiquement plus qu'une formalité.\u2014 Marc-André Lussier ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE C'est vrai, son roman La femme qui fuit a été publié à l'automne 2015.Mais c'est en 2016 qu'il a récolté tous les honneurs - Prix des libraires du Québec, Grand Prix du livre de Montréal, prix F rance- Québec, finaliste au prix du Gouverneur général - et qu'il a atteint les 50 000 exemplaires vendus après plusieurs réimpressions.Un véritable exploit, et l'effet La femme qui fuit, qui bénéficie encore d'un bou-che-à-oreille formidable, se fait toujours sentir en librairie.On a par ailleurs beaucoup vu l'auteure et cinéaste cette année : conceptrice de la bouleversante œuvre de théâtre documentaire Pôle Sud, reporter photo au World Press Photo, récipiendaire de la médaille de l'Assemblée nationale avec son amoureux et partenaire Émile Proulx-Cloutier pour leur contribution artistique et leur engagement social, en plus de monter au front pour les réfugiés syriens.Anaïs Barbeau-Lavalette est tout sauf une femme qui fuit.\u2014 Josée Lapointe Mirais 'y SENSATIONNEL À LA TÉLÉVISION, VIVEZ L'EXPÉRIENCE SUR SCÈNE! 2082 ILLUSIONNISME HYPNOTISME MENTALISME fUN CADEAU 1 POUR TOUTE LAFAMILLE! DIX30 « DIABLEMENT AMUSANT.,« SORTIE FAMILIALE par DRÔLE, IMPRESSIONNANT excellence ! Show DIVERSIFIÉ «TA Al\t.\t, de TOUS ÂGES » GROUPE entourage - Huffington Post Fonds Québec l QUEBECOR\t- et DIVERTISSANT! - Rouge FM * CONGE DES FETES £ 26-27 déc.EMU 28-29-30 déc.14h-19h 3-4 janvier 19h 450 676-1030 THÉÂTRE ST-DENIS Kmmmm l 30-31 mars 19h30 71er avril 19h 514 790-1111 MONUMENT NATIONAL 12\tmai 19h 13\tmai 14h- 19h 14\tmai 14h 514 871-9883 GATINEAU QUELQUES BILLETS 7\tjanvier 2Dh 8\tjanvier 15h 819 243-2525 MONT-LAURIER 14 janvier 20h 819 623-1222 VICTORIAVILLE TmâmMI 5 mars 15h 819 752-9912 ST-JEAN-SUR- RICHELIEU 17mars2Dh^ 9 février 2018 450 358-3949 TROIS-RIVIÈRES 22-23 mars 19h30 819 380-9797 LAVAL SUPPLÉMENTAIRES 8\tavril 20h 9\tavril I5h-19h 6-7 octobre 19h 450 667-2040 SHERBROOKE 10\tjuin 19h30 819 820-1000 DRUMMONDVILLE 30 septembre 19530 819 477-5412 L'ASSOMPTION 20-21 octobre 19h30 450 589-919B ST-HYACINTHE 27-28 octobre 20h 450 778-3388 TOURNÉE COMPLÈTE : LESFANTASTIX.COM 74 A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 A la recherche de la diversité PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE Vincent Leclerc, le comédien qui joue le rôle mythique de Séraphin Poudrier dans Les pays d\u2019en haut, a remporté son premier Gémeaux en carrière.PHOTO EVAN AGOSTINI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Des acteurs connus et aimés du grand public, comme Will Smith et sa femme Jada Pinkett, ont boudé la cérémonie des Oscars en appui au mouvement OscarsSoWhite.*\tAteliers de création spécial temps des fêtes >\tCinéma jeunesse >\tVisites guidées >\tEt plus encore ! Tous les détails sur mbam.qc.ca/calendrier M MUSÉE DES BEAUX-ARTS _\tMONTRÉAL La construction du Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein a été réalisée grâce au financement du gouvernement du Québec.Le réaménagement des collections d'art international du Musée a été rendu possible en partie grâce à l'appui du gouvernement du Canada.I Scénographie des salles d'exposition du Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein.Photos © Marc Cramer.| Murale du collectif montréalais MU.Photo MBAM, Denis Farley ARTS CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 LES 12 MOIS DE ALAIN DE REPENTIGNY JANVIER PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO CHRIS PIZZELLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS René Angélil meurt le 14 janvier, deux jours avant son 74e anniversaire.Quarante-huit heures plus tard, c\u2019est le frère de Céline Dion, Daniel, qui meurt d\u2019un cancer, à 59 ans.Le 21 janvier, la chanteuse accueille du milieu de l\u2019après-midi jusque tard en soirée les citoyens venus rendre hommage à René Angélil exposé en chapelle ardente à la basilique Notre-Dame.Le lendemain, l\u2019imprésario a droit à des funérailles nationales dans la même basilique, qui commencent précisément à 15 h 20 au son de la chanson Trois heures vingt d\u2019une toute jeune Céline.Une dernière fois, René avait tout planifié.Sur la scène du Colosseum, Céline Dion répond tour à tour aux questions d\u2019ABC, de M6 et de TVA, qui a confié à Marie-Claude Barrette cette tâche habituellement réservée à Julie Snyder.Cette interview sera diffusée le 18 mai.Le 22 mai, Céline reçoit des mains de son fils René-Charles le trophée ICON lors du gala des Billboard Music Awards au cours duquel elle chantera The Show Must Go On de Queen.Le 24, on lance la chanson Encore un soir, écrite par Jean-Jacques Goldman, qui donnera son titre au nouvel album.Peu après, La Presse+ révèle que Céline va reprendre sur disque et en concert la chanson Ordinaire de Robert Charlebois, dont Mouffe a adapté le texte pour elle.M î S* SEPTEMBRE PHOTO TIREE DE FACEBOOK L\u2019album Encore un soir était attendu.En une semaine, il s\u2019en vend 60 175 exemplaires au Canada, confirme Nielsen Soundscan.En France, il s\u2019en écoule 217 000 exemplaires, une nouvelle marque pour une première semaine par une artiste féminine.Le record absolu (284 000) vient d\u2019être établi au printemps par Renaud, de retour après une éclipse de 10 ans.Céline Dion est de retour à Las Vegas, mais elle fait quelques apparitions au petit écran.D\u2019abord chez Ellen DeGeneres, le 12 septembre, puis, le 17, dans une émission spéciale de 90 minutes pour lancer la saison d En direct de l'univers.Un modèle du genre, disent les critiques de cette émission animée par France Beaudoin.FEVRIER PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO Le 5 février, Céline Dion assiste à la cérémonie Celebration of Life au cours de laquelle des amis et associés de René Angélil, dont l\u2019homme d\u2019affaires Mitch Garber et le pianiste et compositeur David Foster, lui rendent hommage sur la scène du Colosseum de Las Vegas.Deux semaines plus tard, elle est déjà en studio pour travailler à son prochain album en français avec le réalisateur Humberto Gatica.Le 25 février, elle retourne sur la scène du Colosseum.«Ce fut indéniablement le spectacle le plus difficile que j\u2019ai donné de toute ma vie», a-t-elle dit au public après avoir chanté My Heart Will Go On en rappel.JUIN PHOTO PHILIPPE LOPEZ.ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND.ARCHIVES LA PRESSE Un mois très occupé pour Team Céline.Installée à Paris pour sa tournée européenne avec 29 musiciens et chanteurs, Céline Dion participe à l\u2019enregistrement du Grand show de Michel Drucker au cours duquel Robert Charlebois vient lui chanter Ordinaire.Peu après, on annonce la création de la première collection de produits «style de vie» de la chanteuse.Ayant recruté le styliste américain Law Roach, la Céline 2.0 est désormais considérée comme «cool» par les éditions françaises des magazines Vogue et Vanity Fair.Une photo d\u2019elle portant un coton ouaté à l\u2019effigie du film Titanic, prise à Paris le mois suivant, fera bientôt le tour de la planète web.La tournée estivale se met en branle à Anvers les 20 et 21 juin puis, le 24, s\u2019installe au AccorHotels Arena de Paris pour neuf concerts.OCTOBRE r Team Céline accueille un nouveau membre en la personne de Gilles Ste-Croix, cofondateur du Cirque du Soleil, qui sort de sa retraite et devient le conseiller artistique de la chanteuse.Son premier projet: une comédie musicale en français et en anglais sur la vie de Céline Dion, dans laquelle elle ne jouera toutefois pas.En télé, octobre commence par le reportage dAccès Illimité à TVA, qui a suivi Céline Dion pas à pas au cours des derniers mois, et se termine par le gala de l\u2019ADISQ.Céline Dion vient y chercher le Félix honorifique posthume décerné à René Angélil, elle chante Avec le temps de Léo Ferré et fait connaissance avec une fan avouée qui porte un t-shirt à son effigie: Safia Nolin. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS 7 ARTS CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 CELINE DION MARS PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL Céline Dion continue à se produire à Las Vegas tout en poursuivant le travail sur son album à paraître à la fin de l\u2019été et en jetant sur papier des idées pour la tournée qu elle effectuera en Belgique, en France et au Québec à compter du 20 juin.Francis Cabrel raconte à La Presse+ qu\u2019il a écrit la chanson d\u2019amour Plus qu'ailleurs, qui sera du nouvel album de Céline, à partir d\u2019un court texte de Serge Lama.L\u2019idée germait dans la tête de Cabrel depuis le tournage de l\u2019émission Leté indien à Montréal à l\u2019été 2014, alors que la chanteuse lui avait fait comprendre à demi-mot qu elle aimerait bien qu\u2019il lui écrive une chanson.il! Il air lOÏÏJMAU \t\tPli\t.$\t\t \tctjjVy\t^\tWA\t: -QHP\tP1 '\tOf/ jSJ \t\t\tpi\tlà\tk.¦ \t\t\t¦/-\u2019Z-' A jA, \\\t^ \ts\tspr.m\tiy\t./%\tT* v, J\tu a tv/Lé h \t¦ À\t\tHk\tAf\t.v f *4 IJ ¦ 1 \tV À W\tWü \u2019 adSk ^\t\t^\t^ \\\t' T- '\tY Dans les coulisses de son spectacle parisien, Céline Dion révèle à l\u2019émission américaine ET que Pink, qu elle avait croisée en mai aux Billboard Music Awards, lui a écrit une chanson intitulée Recovering.De retour au pays, elle file à New York pour un blitz télé au cours duquel elle est la vedette de quatre émissions du réseau NBC en moins de 12 heures, dont le Tonight Show de Jimmy Fallon et le Today Show pour lequel elle chante à Rockefeller Plaza.Le 31 juillet, première de 10 représentations de la tournée Encore un soir au Centre Bell.Il y a longtemps que Montréal a entendu Céline Dion chanter autant de chansons en français, dont certaines qu elle n\u2019avait jamais interprétées sur scène.NOVEMBRE PHOTO FOURNIE PAR TVA Après le gala de l\u2019ADISQ, Céline Dion repart vers Las Vegas où elle doit répéter le lendemain.«Je suis tombée malade peu après ce voyage aller-retour et j\u2019ai dû annuler cinq spectacles, mais René le méritait, ce trophée-là», nous disait-elle récemment.Celle qu\u2019on avait qualifiée de «super mentor» auprès des sept finalistes de La voix junior est passée en coup de vent dans un segment préenregistré pour le dernier épisode de cette émission diffusé le 27 novembre.On a également appris au cours du mois que Céline Dion occupait le 10e rang au palmarès des chanteuses les mieux payées établi par le magazine Forbes de juin 2015 à juin 2016, avec des recettes de 27 millions de dollars américains.AVRIL PHOTO CHARLES LABERGE, COLLABORATION SPÉCIALE Le 6 avril, on annonce qu\u2019André-Philippe Gagnon assurera la première partie des spectacles de Céline Dion à Paris et au Québec en juin et juillet.En Belgique, c\u2019est Véronic DiCaire qui précédera Céline sur scène.La semaine suivante, on apprend que cette tournée estivale ne se terminera pas au Centre Vidéotron de Québec, mais plutôt à l\u2019Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières le 30 août par un concert-bénéfice au profit de la fondation qui porte le nom de la chanteuse.Finalement, Céline Dion chantera également dans cet amphithéâtre de 9000 places le 31 août.-Y\u2019 AOUT PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL DECEMBRE PHOTO TIRÉE DEFACEBOOK Installée à Saint-Mathieu-de-Beloeil avec ses enfants, Céline Dion poursuit sa tournée au Centre Bell, au Centre Vidéotron et à l\u2019Amphithéâtre Cogeco.L\u2019album Encore un soir paraît le 26 août.On y retrouve les chansons de Goldman, Cabrel/Lama et la version adaptée par Mouffe d Ordinaire de Charlebois.On reconnaît parmi les collaborateurs les Marc Dupré, Jacques Veneruso et Grand Corps Malade, mais on a également recruté des forces fraîches, comme Zaho, le duo Mutine, Florent Mothe ainsi que Vianney, sacré meilleur artiste masculin aux Victoires de la musique en France.C\u2019est également l\u2019occasion de découvrir la chanson A la plus haute branche du Québécois Daniel Picard, qui a remporté le concours lancé l\u2019hiver précédent.Céline Dion a donné son dernier spectacle au Colosseum le 26 novembre et, en principe, elle est en vacances jusqu\u2019au 17 janvier.Mais au début de décembre, elle était encore en studio avec le réalisateur Humberto Gatica pour travailler à son prochain album en anglais, qui ne paraîtra pas avant la fin de 2017.Le 1erdécembre, c\u2019est en direct du studio qu elle a chanté Winter Song de Sara Bareilles et Ingrid Michaelson dans le cadre d\u2019un Facebook Live.En 2016, Céline Dion a été de plus en plus présente sur les réseaux sociaux et cette tendance devrait s\u2019accentuer au cours de la prochaine année.De plus, elle va fort probablement faire une tournée estivale en Europe, qui ne se limitera pas cette fois aux pays francophones. 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS CE QU\u2019ON RETIENT DE 2016 Le ras-le-bol des filles En 2016, les filles ont dit haut et fort qu elles en avaient marre.Marre du sexisme ambiant, du double standard, du harcèlement sur les réseaux sociaux et de l\u2019humiliation publique à propos de leur apparence.Voici six déclarations qui ont marqué l\u2019année.NATHALIE COLLARD JENNIFERANISTON ET LES PAPARAZZIS i7 /' rw.: ' i: / V J ' il I M it < 4a A ¦ «1 «Prenez note que je ne suis PAS enceinte.J\u2019en ai marre.Marre d\u2019être l\u2019objet d\u2019une attention soutenue et marre d\u2019être victime d\u2019humiliation physique [body shaming] chaque jour sous prétexte que c\u2019est du journalisme, que c\u2019est le premier amendement.» \u2014 Jennifer Aniston Depuis sa séparation d'avec Brad Pitt, l'actrice Jennifer Aniston est un des sujets préférés des magazines à potins.On conjecture sur ses relations amoureuses, ses possibles grossesses, et on fantasme sur un retour éventuel avec son ex.Après des années à se faire traquer par les paparazzis, l'ex-star de Friends a perdu patience.En juillet dernier, elle a publié une lettre bien sentie sur le site Huffington Post.« Prenez note que je ne suis PAS enceinte.J'en ai marre.Marre d'être l'objet d'une attention soutenue et marre d'être victime d'humiliation physique [body shaming] chaque jour sous prétexte que c'est du journalisme, que c'est le premier amendement.[.] L'objectification et l'attention auxquelles les femmes sont soumises sont absurdes et troublantes [.].Voici où je me situe par rapport à tout cela: nous sommes complets avec ou sans compagnon, avec ou sans enfant.C'est à nous de décider ce que nous trouvons beau lorsqu'il est question de notre corps.Cette décision revient à nous exclusivement.Décidons pour nous-mêmes et pour les jeunes femmes qui nous regardent et qui nous considèrent comme des modèles.» PÉNÉLOPE MCQUADE ET L\u2019INTIMIDATION SUR LE WEB Pénélope McQuade, qui anime l'émission Les échangistes à ICI Radio-Canada Télé et Pénélope aime à ICI Musique, a dénoncé publiquement le harcèlement dont les femmes sont l'objet sur les réseaux sociaux.Voici ce qu'elle a dit dans une entrevue accordée à La Presse-t-on août dernier: « J'ai reçu trois vidéos [récemment] où un homme se masturbait.[.] Nous sommes tous confrontés sur les réseaux sociaux à des commentaires agressifs et méchants.[.] Ce qui se passe en ligne existe aussi dans la société.Comme bien des filles, il m'est aussi arrivé de me faire mettre la main aux fesses par un patron ou de me faire suivre dans une ruelle.C'est la réalité des femmes.[.] Les commentaires qui sont faits aux femmes sont souvent de nature sexuelle.On va attaquer mon look plutôt que mon contenu.[.] Pourquoi me traites-tu de chienne, de vache, de frustrée, alors que je te parle de politique ?» SAFIA NOLIN ET SON APPARENCE Au lendemain du Gala de l'ADISQ, en novembre dernier, alors que sa tenue vestimentaire et son allure générale ont été critiquées dans les médias, Safia Nolin a répondu à ses détracteurs sur le site d'Urbania.« Pourquoi t'insurges-tu de ma tenue?Pourquoi ressens-tu le besoin si puissant de m'envoyer chier, de me traiter de grosse, de me dire que j'ai pas de classe, pas de talent, de me parler de manque de RESPECT (envers l'industrie, envers mes \"fans\", envers le mot GALA [je savais pas que le mot gala avait des sentiments]), de remettre en question la décision de l'ADISQ, la relève sorte avec une personne transsexuelle.On m'a dit que j'étais folle, que j'étais une mauvaise mère.Ça me blesse que les gens pensent toujours ainsi alors qu'on est en 2016.» AMYSCHUMER ET LES TROLLS Lorsqu'elle a appris qu'elle était en lice pour deux prix Grammy, l'humoriste et actrice Amy Schumer a remercié ses fans et critiqué ses détracteurs sur son compte Instagram: « Je suis honorée d'être en lice pour deux Grammy, honorée qu'on considère que je joue un rôle important, que je suis un modèle.[.] Est-ce qu'on peut parler de fat shaming quand on ne se considère pas comme grosse et qu'on a zéro honte?Je ne crois pas.Je suis forte et fière de la manière dont je vis ma vie.Je dis ce que je pense et j'ai beaucoup de plaisir à le faire avec les gens que j'aime.[.] Ma profonde compassion va aux harceleurs qui sont dans une grande souffrance qu'on ne comprendra jamais.» MADONNA ET L\u2019ÂGE En recevant le prix de femme de l'année de Billboard Women in Music 2016, il y a quelques semaines, Madonna a prononcé un PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE À la suite de sa séparation d\u2019avec le père de son enfant et d\u2019un billet dans lequel elle a déclaré être queer, la chanteuse Béatrice Martin, alias Cœur de pirate, s\u2019est dite déçue de la réaction du public.musicale au Québec et l'avenir de la jeunesse?Pourquoi tu me hais autant?[.] Parce que je suis une femme.Parce que j'ai été moi-même.[.] Ça me rend tellement triste que ce soit majoritairement des femmes qui m'envoient ça.Mesdames, sortez-vous la tête du sable de votre cul et faites ce que vous avez envie de faire à la place d'être enragées contre celles qui se sentent libres de le faire.» PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Au lendemain du Gala de l\u2019ADISQ, en novembre dernier, alors que sa tenue vestimentaire et son allure générale ont été critiquées dans les médias, Safia Nolin a répondu à ses détracteurs sur le site d\u2019Urbania.CŒUR DE PIRATE ET SON COMING OUT À la suite de sa séparation d'avec le père de son enfant et d'un billet dans lequel elle a déclaré être queer, la chanteuse Béatrice Martin, alias Cœur de pirate, est revenue sur les réactions à son coming ont en entrevue dans Vogue.« J'ai fait d'abord mon coming out auprès de mon mari.Je lui ai expliqué ce que je ressentais depuis un moment déjà, mais, dans ma tête, je ne pensais pas que ça ferait autant d'histoires que je sorte avec une fille.D'autant plus que je fréquente quelqu'un qui est trans, c'est pour ça que j'ai dit que j'étais queer.[.] Les commentaires haineux sont pour la plupart concentrés sur le fait que je PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS Lorsqu\u2019elle a appris qu elle était en lice pour deux prix Grammy, l\u2019humoriste et actrice Amy Schumer a remercié ses fans et ne s\u2019est pas gênée pour critiquer ses détracteurs sur son compte Instagram.discours coup-de-poing sur la difficulté d'être une femme vieillissante dans le milieu de la musique pop : « Merci de reconnaître ma capacité à mener ma carrière pendant 34 ans en dépit du sexisme, de la misogynie, de l'intimidation et des abus continuels dont j'ai été l'objet.[.] [Les filles], soyez ce que les hommes veulent que vous soyez, et encore plus important, agissez de façon à ce que les femmes se sentent en confiance même si vous êtes entourées d'hommes.Et pour finir, ne vieillissez pas.Vieillir est un péché.Vous serez critiquées, calomniées, et vous ne passerez plus à la radio.» \u2014 Propos traduits et édités par Nathalie Collard PHOTO ANGELA WEISS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE En recevant le prix de femme de l\u2019année de Billboard Women in Music 2016, il y a quelques semaines, Madonna a prononcé un discours coup-de-poing sur la difficulté d\u2019être une femme vieillissante dans le milieu de la musique pop. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LECTURE CONTE DE NOËL Folon et Rofia ILLUSTRATION JULIEN CHUNG, LA PRESSE Depuis la publication, il y a six ans, de Ru, son premier roman, Kim Thüy est devenue une grande vedette littéraire, connue autant au Québec qu\u2019ailleurs dans le monde.Celle qui a lancé au printemps 2016 son troisième roman, Vi, a accepté d écrire pour nous un conte de Noël.KIM THÜY COLLABORATION SPÉCIALE Comme mes frères et sœurs, j'ai vu le jour grâce à une poussière qui s'est logée dans le ventre de notre nuage.Dans ce lit moelleux, nous grandissions en accumulant de minuscules cristaux de glace.Mon frère aîné s'allongeait petit à petit pour devenir une tige creuse alors que ma grande sœur préférait la symétrie des pétales.Les jumeaux ont vu le jour au cours d'une nuit très froide, qui les a dotés de la forme dendrite.Moi, j'ai des dizaines d'aiguilles, comme celles d'une branche de pin.Depuis des générations, nous rêvons tous de rejoindre nos ancêtres sur le mont Glaurius, qui détient le titre du plus haut sommet du pays.Nous portons la fierté d'être membres d'une famille qui compose et crée la neige éternelle.Des voyageurs parcourent des milliers de kilomètres pour venir nous photographier.Des cartes postales diffusent notre image à travers la planète.Nous sommes sur toutes les langues et dans toutes langues.Des poètes chantent notre blancheur.Des chanteurs acclament notre douceur.Des écrivains louangent notre force tranquille.Des peintres tentent d'illustrer notre élégance.Tous essaient encore et encore depuis des siècles, mais personne n'a réussi à saisir le portrait de notre grâce et encore moins, de notre gloire et harmonie.Nous symbolisons l'éternité, la pureté absolue, la genèse du monde.Nous sommes protégés par les scientifiques, les environnementa-listes et les différents ordres de gouvernement du pays.La préservation de notre beauté est le seul élément qui unit les végétariens et les omnivores, les fans de heavy metal et les amateurs de harpe, les agnostiques et les croyants, les fermiers et les banquiers, les anarchistes et les législateurs.Nous faisons l'unanimité.Le jour où mes aiguilles ont terminé leur lente éclosion, j'ai sauté du nid douillet de notre nuage avec la confiance de ma jeunesse et la certitude de l'innocence.Mon plongeon était applaudi et envié par mes plus jeunes frères et sœurs.Je les ai rassurés de la même manière que mes aînés l'avaient fait avec moi : « Je vous attends au Sommet ! » J'apercevais au loin le majestueux Sommet qui m'attendait avec patience et bienveillance.Je me préparais à atterrir sur cette immense cape blanche et à m'épingler à son cou comme une broche, tel un bijou qui accentuerait sa luminosité déjà éblouissante.Je souriais à l'idée d'être accueilli par mon clan quand, soudainement, une bourrasque est venue m'engloutir dans son tourbillon.La vitesse et la force de ce coup de vent m'ont étourdi et donné le vertige pendant un temps incalculable.J'étais tourné et retourné dans tous les sens et surtout, propulsé vers un territoire nouveau et inconnu malgré les pancartes indiquant, nommant chaque lieu, chaque tournant, chaque bâtiment.Tout semblait angulaire, gris et sans vie.Je virevoltais, je tournaillais, je me débattais contre le courant d'air qui m'entraînait dans un couloir interminable de gratte-ciels.Je fermais les yeux pour éviter d'être le témoin de ma propre fin.J'étais en chute libre jusqu'à la levée du coup de vent suivant, encore plus violent, encore plus glacial.11 me poussait vers le haut, me tirait vers l'avant - ou était-ce vers l'arrière ?11 me traînait sans pitié dans son combat à chasser un front chaud.Je me suis abandonné en m'évanouissant, en kamikaze.Je me préparais à disparaître pour toujours, à connaître une fin tragique, à fondre sur l'asphalte, seul, sans famille ni amis.Mais, le destin en a décidé différemment.L'immobilité m'a réveillé.Plus rien ne bougeait.Je ne savais pas si j'étais vivant ou mort.Mais, une lumière assez violente m'a forcé à cligner des yeux.À ma grande surprise, j'ai vu mon reflet dans deux boules aussi claires qu'une eau de source.C'est ainsi que j'ai rencontré Rofia et en suis tombé amoureux.Elle avait le bout du nez tout rose et tout froid parce qu'elle avait chanté avec sa famille dans un parc où on servait de la soupe pendant la nuit du réveillon.Elle était la voix d'or qui réchauffait ceux qui vivaient à l'ombre et dans la pénombre des grandes structures.Deux caméras tournaient autour d'elle pour capter les moments angéliques de ses chansons accompagnées d'une chorale formée de ses parents et des bénévoles.Tout s'est arrêté lorsqu'ils m'ont vu descendre du ciel noir.Cette ville n'avait pas vu un seul flocon de neige depuis des décennies.Tous retenaient leur souffle pour que je ne tombe pas.Les photos prises de moi en équilibre sur le bout du nez de Rofia ont été semées à tout vent sur les réseaux sociaux.Un expert des formes de flocons m'a repéré, examiné et baptisé du nom de Folon, soit le mot que Rofia a prononcé quand elle m'a vu.J'étais la 82e forme de la liste, avec la particularité de porter de minuscules étoiles au bout de certaines de mes aiguilles.Afin de me protéger, les parents de Rofia ont fabriqué un tout petit mont Glaurius, maintenu au point de congélation.Je suis installé au sommet de la sculpture, ce qui me permet de veiller sur les nuits de Rofia à partir de la table de chevet.Pendant le jour, je suis constamment transporté d'un endroit à un autre pour être étudié sous tous mes angles.Des spécialistes me pèsent, me mesurent, m'observent avec fascination.Un jour, le maire de la ville a annoncé à tous les citoyens la décision de m'élever au rang de symbole.C'est grâce à ce titre que mon image se retrouve aujourd'hui sur les papiers à en-tête de la municipalité, ainsi que les plaques, les murs et les ballons.De même, les marchands impriment mon image sur les t-shirts, les porte-clés, les tasses, etc.Malgré tout, ma famille me manque parfois.Lorsque c'est le cas, je ferme les yeux et j'essaie de prétendre que je suis sur le mont Glaurius parmi les miens.Rofia s'aperçoit toujours de ma tristesse.Alors, elle me cueille doucement sur mon piédestal pour m'installer sur le bout de son nez qu'elle a pris soin de refroidir au préalable.Ces moments d'intimité avec Rofia me consolent instantanément, car je ne serai jamais aussi lumineux, unique et entier que dans le regard de Rofia.Je me suis abandonné en m\u2019évanouissant, en kamikaze.Je me préparais à disparaître pour toujours, à connaître une fin tragique, à fondre sur l\u2019asphalte, seul, sans famille ni amis.Mais, le destin en a décidé différemment.£elaJête li\tOscars + : Ce film irrésistible en forme d\u2019hommage à une ville de cinéma ne pourra laisser les membres de l\u2019Académie indifférents.>\tOscars La légèreté du propos fera peut-être en sorte gue les membres de l\u2019Académie se tourneront vers un drame pour la récompense ultime. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA De grandes performances ! PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT PICTURES Viola Davis et Denzel Washington, dont les performances ont valu à chacun un Tony Award, maîtrisent leur partition jusqu\u2019au bout de leurs ongles.ÇrX, ^ u - I ¦ F mr.\u2018< FENCES ?Vi Drame de Denzel Washington.Avec Denzel Washington, Viola Davis, Mykelti Williamson.2 h 18.MARC-ANDRÉ LUSSIER Pour son troisième long métrage à titre de réalisateur, Denzel Washington (Antwone Fisher, The Great Debaters) porte à l'écran l'une des pièces les plus célébrées du répertoire américain.Écrite en 1983 par le dramaturge August Wilson, Fences a été montée à Broadway en 1987 (avec James Earl Jones et Mary Alice), puis reprise en 2010, avec comme têtes d'affiche les deux vedettes qui, aujourd'hui, reprennent leur rôle au grand écran.C'est dire que Viola Davis et Denzel Washington, dont les performances ont valu à chacun un Tony Award, maîtrisent leur partition jusqu'au bout de leurs ongles.Campé à Pittsburgh à la fin des années 50, le récit s'attarde à décrire la vie familiale d'un homme qui, au mitan de sa vie, projette sur ses proches ses propres frustrations.À 53 ans, Troy (Denzel Washington), ancien joueur de baseball qui n'a jamais pu monter dans les ligues majeures (constituées alors uniquement de joueurs blancs), exerce son autorité au seul endroit où il peut le faire: dans sa modeste maison.La première victime de cet excès autocratique est son plus jeune fils de 17 ans (Jovan Adepo).Dont les qualités athlétiques et les ambitions professionnelles sont tuées dans l'œuf par un père qui estime qu'aucune possibilité de cette nature ne peut s'offrir à un Afro-Américain.L'autre victime directe est Rose (Viola Davis), sa femme aimante (et aimée en retour), qui devra toutefois mettre ses propres aspirations en retrait pour mieux s'adapter au comportement erratique de l'homme qu'elle aime.Jusqu'au jour où ce fragile équilibre ne peut plus tenir.Du théâtre à l écran Le réalisateur ne cache rien des origines théâtrales du film.Le récit se déploie ainsi à grands coups de longues scènes dialoguées, parsemées des coups de théâtre attendus.Le texte est puissant, certes, mais il est évident que LA COURSE AUX OSCARS >\tOscars + : Viola Davis et Denzel Washington sont pratiquement assurés de sélections dans les catégories d\u2019interprétation.>\tOscars - : L\u2019aspect très théâtral du film risque de refroidir les ardeurs des membres de l\u2019Académie dans les autres catégories.Denzel Washington n'a rien voulu transgresser dans sa réalisation, se contentant d'une mise en images appliquée de la pièce.Sa mise en scène consiste à mettre essentiellement en valeur les performances des acteurs.Qui constituent d'ailleurs l'élément le plus fort de ce film.Viola Davis, l'une des meilleures actrices du moment, parvient à donner de la finesse à un rôle visiblement écrit pour permettre de grands éclats sur scène.On peut en dire autant de Denzel Washington, immensément convaincant dans le rôle du patriarche frustré, qui a du mal à comprendre les besoins affectifs de ses proches.Grâce à ces deux grandes performances, Fences vaut le détour, même au cinéma.À l\u2019affiche dès le 25 décembre, en anglais seulement.Viola Davis, l\u2019une des meilleures actrices du moment, parvient à donner de la finesse à un rôle visiblement écrit pour permettre de grands éclats sur scène.On peut en dire autant de Denzel Washington.PHOTO FOURNIE PAR LONG WAY HOME PRODUCTIONS Dev Patel et Priyanka Bose dans une scène du film Lion Où est la maison?LION ?Vi Drame de Garth Davis.Avec Dev Patel, Rooney Mara, Nicole Kidman.1 h 58.MARC-ANDRÉ LUSSIER On vous défie de ne pas verser une larme face à ce très beau film, tiré d'une histoire vécue.La plus belle qualité de ce film australien, réalisé par Garth Davis (qui signe ici un premier long métrage), est justement de susciter l'émotion grâce à l'authenticité des personnages, sans pour cela ne jamais verser dans la surenchère ou dans le sentimentalisme hollywoodien.Inspiré du récit autobiographique A Long Way Home, de Saroo Brierly, Lion relate le parcours d'un jeune homme qui, 25 ans après avoir été adopté par une famille australienne, tente de retracer le petit village indien d'où il provient à l'aide de.Google Earth! C'est que l'histoire de Saroo, qui a déjà fait l'objet d'un reportage à 60 minutes, l'émission phare du réseau CBS, est assez extraordinaire en soi.Elle tire son origine dans un endroit très pauvre, là où le petit garçon (adorable Sunny Pawar) vit avec sa mère, sa sœur ainsi qu'avec un grand frère qu'il idolâtre et avec qui il découvre les réalités de son monde.C'est d'ailleurs au cours d'une sortie avec le frangin que Saroo se retrouve par inadvertance dans un train qui l'amène 1600 km plus loin, à Calcutta.N'ayant aucune notion de la langue qu'on parle là-bas, pouvant difficilement être compris des habitants, le petit garçon se retrouve dans un orphelinat, non sans avoir au préalable échappé aux griffes d'adultes qui avaient sans doute d'autres projets pour lui.Le destin aura voulu que Saroo devienne un citoyen australien qui grandira dans une famille de classe moyenne auprès de parents adoptifs aimants (Nicole Kidman et David Wenham).Le souvenir de la petite enfance reste toutefois gravé dans la mémoire sensorielle du jeune homme, désormais interprété par Dev Patel.Ce dernier n'aura d'autre option que d'entreprendre un jour des recherches pour retrouver son village d'origine en Inde.Et, peut-être, les siens, même s'il ne maîtrise plus sa langue maternelle.Une histoire touchante Lion se distingue essentiellement par la force de son histoire, même si certains éléments sont moins bien développés, notamment le lien qu'entretient Saroo avec son amoureuse (Rooney Mara), ou avec un frère, adopté aussi, aux prises avec ses démons.Cela dit, le film marque des points grâce à ses interprètes.Nicole Kidman, dénuée ici de tout glamour, offre une composition sensible dans le rôle de la mère adoptive.Dev Patel, révélé grâce à Slumdog Millionaire, entame ici un nouveau chapitre de sa vie d'acteur adulte et prouve à quel point son talent est solide, même s'il arrive seulement au milieu de ce film extrêmement touchant.Préparez vos mouchoirs.LA COURSE AUX OSCARS >\tOscars + : Lion pourrait récolter quelques citations dans les catégories d\u2019interprétation, et aussi dans la catégorie du scénario adapté.>\tOscars Le titre ne circule pas vraiment encore dans les pronostics pour les prix les plus prestigieux.?« UNE DISTRIBUTION IMPECCABLE.GABRIEL ARCAND, EMOUVANT.» CLAUDINE LEVANNEUR, AV0IR-ALIRE.COM ?«UNEŒUVRE VIBRANTE » PIERRE VAVASSEUR, LE PARISIEN «UN BEAU FILM TOUT EN RETENUE.» «MAGNIFIQUEMENT RÉUSSI.» ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL\tJAY WEISSBERG, VARIETY «VRAIMENT UN TRÈS BON FILM.» CLAUDE BERNATCHEZ, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE ?«UN FILM BOULEVERSANT.DELADONCHAMPS ET ARCAND CONFIRMENT LEUR IMMENSE TALENT.» JACKY BORNEE, CULTUREB0X ¦CATHERINE MARIE-THERESE DELADONCHAMPS GAGNANT Grand Prix Mel un FILM de PHILIPPE LIORET produit par MARIELLE DUIGOU et PHILIPPE LIORET coproduitpar PIERRE EVEN etMARIE-CIAUDE POULIN Le fywte |g\u201cg* Les Filmsl FIN AOÛT iTEnrr PRÉSENTEMENT AU CINÉMA B B) YouüB LesFIImsSeville lefilsdeiean-lefilm.com 308 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ARTS CINÉMA Dans les coulisses d\u2019un drame.JACKIE ?Vi Drame biographique de Pablo Larraih.Avec Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Billy Crudup.1 h35.MARC-ANDRÉ LUSSIER L'assassinat de John F.Kennedy constitue sans aucun doute l'un des moments les plus marquants de l'histoire contemporaine.Les images ont été vues, scrutées, analysées sous toutes leurs coutures.D'innombrables ouvrages ont été consacrés à l'événement.On ne compte plus les films qu'il a inspirés, l'un des plus récents en lice étant l'excellent Parkland (Peter Landesman).Mais qui s'est vraiment penché sur la façon dont sa femme, Jacqueline Bouvier Kennedy, a vécu ce drame ?Retour en arrière En portant à l'écran un scénario de Noah Oppenheim (The Maze Runner), le cinéaste chilien Pablo Larraln (No, El Club) s'immisce dans l'intimité de celle qui a réinventé le rôle de la First Lady au début des années 60.D'un point de vue narratif, l'ensemble prend ainsi la forme d'un retour en arrière, à la faveur d'une interview qu'accorde Mme Kennedy à un journaliste (Billy Crudup), quelques années après la mort violente de son mari.Les révélations servent ainsi de prétexte à visiter l'envers du décor, et à découvrir tout ce qui s'est passé dans les coulisses au moment où les États-Unis étaient sous le choc.Pablo Larraln n'hésite d'ailleurs pas à reconstituer en noir et blanc quelques-unes des séquences les plus célèbres (la visite de la Maison-Blanche diffusée sur les trois grands réseaux américains, notamment), pour ensuite élargir le champ et entraîner le spectateur derrière les caméras.Natalie Portman, à bout de bras Au-delà du récit, Jackie nous entraîne dans l'esprit d'une femme traumatisée, dont le sens du devoir impose un comportement public bien différent de celui qu'elle adopte dans la sphère privée.Là réside d'ailleurs la grande réussite de Natalie Portman.L'actrice, déjà lauréate d'un Oscar grâce à Black Swan, parvient à traduire ces deux pôles de façon parfaitement juste.À la fois vulnérable et fragile quand il s'agit de se mettre elle-même à l'avant-plan, désemparée souvent, mais tout à fait forte et en pleine maîtrise - quitte à déplaire à l'entourage - quand vient le moment de trancher.Il convient d'ailleurs de souligner à quel point Natalie Portman porte ce film à bout de bras.Sans elle, sans sa composition saisissante, Jackie ne serait qu'un drame biographique de plus, bien fait, dans lequel plusieurs chapitres de l'histoire sont cependant mis de côté.Si quelques aspects plus politiques sont inévitablement évoqués (notamment les tensions entre Robert Kennedy et le nouveau président Lyndon B.Johnson), il reste que Jackie, comme son titre l'indique, s'attarde d'abord et avant tout au parcours d'une femme dont la vie bascule du jour au lendemain.Et qui affronte la tragédie avec dignité.LA COURSE AUX OSCARS >\tOscars + : Natalie Portman est d\u2019ores et déjà établie favorite pour obtenir un deuxième Oscar.>\tOscars - : L\u2019atout majeur du film est l\u2019actrice principale.7 NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBES\" MEILLEUR FILM DONT- MEILLEURE ACTRICE - EMMA STONE MEILLEUR ACTEUR - RYAN GOSLING (THEATER OF LIFE) 20K PHOTO FOURNIE PAR FOX SEARCHLIGHT Au-delà du récit, Jackie nous entraîne dans l\u2019esprit d\u2019une femme traumatisée, dont le sens du devoir impose un comportement public bien différent de celui qu elle adopte dans la sphère privée.Là réside d\u2019ailleurs la grande réussite de Natalie Portman.8 PRIX AUX CRITICS' CHOICE AWARDS -DONT- MEILLEUR FILM MEILLEUR RÉALISATEUR DAMIEN CHAZELLE PRIX DU PUBLIC Fis FESTIVAL DE VENISE MEILLEURE ACTRICE ^ .EMMA STONE [NYSE: LGF] POURLAMOURDHOLLYWOOD.COM ?«D\u2019UNE PERFECTION PURE.LE FILM DE L\u2019ANNÉE.» PETER TRAVERS, ROLLING STONE « UN FILM EXCEPTIONNEL, EXCITANT ET ORIGINAL.IL FAUT COURIR LE VOIR AU CINÉMA.» CLAUDIA HÉBERT, ICI RADIO-tANADA PREMIÈRE D'HOLLYWOOD DU REALISATEUR DE WHIPLASH ?«UN FILM IRRÉSISTIBLE ET FORMIDABLE.DEUX HEURES DE PUR BONHEUR.» MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE ?«VOUS EN SORTIREZ LE SOURIRE AUX LÈVRES ET LE COEUR LÉGER.» ELIZABETH LEPAGE-BOILY, CINOCHE.COM\t* RYAN GOSLING EMMA STONE ' K ill L\u2019AMOUD AU CINÉMA DÈS DEMAIN 50 © You® LesFilmsSeville AVEC MASSIMO BOTTURA ET 60 CHEFS DE RENOMMÉE MONDIALE V JP A L\u2019AFFICHE CINÉMA DU PARC - CINÉMA BEAUBIEN CINÉMA CARTIER CONTRER LE GASPILLAGE CONTRER LA FAIM THEATRE DE LA VIE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS 13 .ARTS CINÉMA PHOTO FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX James Franco tient le rôle d\u2019un bum devenu milliardaire grâce à l\u2019internet dans le film Pourquoi lui?fi ïïj yffit U l'ü Gros, gras, drôle.WHY HIM?(V.F.: POURQUOI LUI?) ?Comédie de John Hamberg avec James Franco, Bryan Cranston, Zoey Deutch.1 h 51.MARC-ANDRÉ LUSSIER SYNOPSIS Â l\u2019occasion de la saison des Fêtes, une jeune femme invite ses parents en Californie dans le but de leur présenter son nouvel amoureux, un bum devenu milliardaire grâce à l\u2019internet.La compétition entre le père et le fiancé s\u2019annonce féroce.CRITIQUE Personne ne pourra accuser ce film de fausse publicité.Why Him ?fait partie de ces comédies gui pratiguent l\u2019humour gros et gras, en incitant fortement le spectateur à laisser son cerveau au vestiaire au préalable.Force est d\u2019admettre gu\u2019en tenant compte de cette prémisse, ce film reste guand même efficace.Construit sur un modèle gui fait ses preuves depuis des décennies (dont la plus récente version à succès est sans doute la série Meet the Parents/Meet the Fockers), Why Him?mise aussi sur un clash entre l\u2019ancien monde et le moderne.L\u2019espèce de bum tatoué au sourire irrésistible (James Franco), gu\u2019une jeune femme (Zoey Deutch) tient à présenter à ses parents venus de l\u2019autre bout du continent, représente en effet la figure emblématigue d\u2019un monde à la fine pointe de la technologie.De son côté, le père (Bryan Cranston) tente plutôt mal gue bien de maintenir à flot une imprimerie maintenant désuète, laguelle, pendant des années, a pourtant assuré aux siens un beau train de vie.Le cœur du récit repose ainsi beaucoup sur l\u2019affrontement épigue entre l\u2019enjôleur toujours «en chest», gui n\u2019hésitera pas à user de ses charmes auprès de la mère de sa fiancée (Megan Mullaly), et un homme d\u2019âge mûr gui croit bien voir dans le jeu de ce futur gendre sans filtre à la langue bien pendue.Dire gue les gags sont subtils, originaux et d\u2019un goût très sûr serait mentir.En revanche, le réalisateur John Hamberg (/ Love You, Man) affiche un certain savoir-faire dans l\u2019exécution.Il faut bien dire aussi gue James Franco semble être né pour camper ce genre de personnage.On ne sait trop si cela constitue un compliment ou pas.Secret de famille LE FILS DE JEAN ?Vi Drame de Philippe Lioret avec Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Marie-Thérèse Fortin.1h38.MARC-ANDRÉ LUSSIER SYNOPSIS Informé de la mort d\u2019un père guébécois qu\u2019il ne connaissait pas, un trentenaire français s\u2019amène à Montréal avec le dessein de rencontrer une partie de sa nouvelle famille.Or, un vieil ami du défunt interdit au jeune homme de révéler aux autres sa filiation, histoire de préserver à jamais un secret bien gardé.CRITIQUE On se méfie habituellement - et le plus souvent à raison - de ces films français dont l\u2019intrigue est campée chez « les cousins» d\u2019Amérigue.Peu de cinéastes étrangers parviennent en effet à éviter le piège à clichés se déployant devant eux, tout autant gue la tentation de verser dans l\u2019excès d\u2019exotisme bon teint.En adaptant librement le roman de Jean-Paul Dubois Si ce livre me rapprochait de toi, Philippe Lioret ( Welcome, Toutes nos envies) a su livrer un film empreint d\u2019authenticité, dans leguel la guébécitude est intégrée dans le récit de façon harmonieuse, sans exagérer dans un sens ou l\u2019autre.Grâce à une caméra attentive, le cinéaste parvient à bien traduire la guête identitaire inattendue dans laguelle se retrouve Mathieu (excellent Pierre Deladonchamps), jeune Français.Plutôt gue de se retirer, comme le souhaiterait l\u2019ami de son père guébécois mort, Mathieu insiste pour s\u2019immiscer de façon guasi clandestine dans une famille au sein de laguelle il n\u2019est connu de personne.Ce faisant, Lioret évogue avec beaucoup de finesse les drames intimes de gens dont les vies sont en apparence «ordinaires».BRANLE-BAS DE COMBAT! SPORTS iiiiggms nsi ik \u2022:r.:-ç m m ¦ s\u2019 y; «LE MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE.» MATTHEW JACOBS -THE HUFFINGTON POST GAGNANTE! MEILLEURE ACTRICE LORS DES CRITICS' CHOICE AWARD NATALIE PORTMAN GOLDEN GLOBE* screen actors guild EN NOMINATION AWARD® EN NOMINATION ENGAGEMENT exclusif\tConsultez les guides-horaires A L\u2019AFFICHE L_ FORUM\tdes cinémas MEILLEURE ACTRICE MEILLEURE ACTRICE DRAME LD PROTOZOA Magnifiguement interprété par une distribution d\u2019ensemble essentiellement guébécoise, dominée par le remarguable Gabriel Arcand (et de laguelle font aussi partie Marie-Thérèse Fortin, Patrick Hivon, Pierre-Yves Cardinal et Catherine de Léan), Le fils de Jean, récent lauréat du prix du public au festival Cinemania de Montréal, est un beau film.PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE Sam (Pierre-Yves Cardinal), Mathieu (Pierre Deladonchamps), Pierre (Gabriel Arcand) et Ben (Patrick Hivon) dans le film Le fils de Jean NOMME AUX GOLDEN GLOBES MEILLEUR FILM MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN NICOLE KIDMAN MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN DEV PATEL ?«UN FILM QUI RÉCHAUFFE LE CŒUR.» REX REED, NEW YORK OBSERVER ?«L\u2019UN DES MEILLEURS FILMS DE L\u2019ANNÉE.» CLAYTON DAVIS, AWARDS CIRCUIT «UN TRÈS BEAU FILM, EXTRÊMEMENT TOUCHANT.» MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE DEV\tROONEY DAVID\t\u201e\tNICOLE PATEL MARA WENHAM ET KIDMAN LION l\u2019histoire vraie d\u2019une vie perdue et retrouvée \u2022stoma îKjipëP &N \u201c\u201cSfM UJ media W Les Films^SÜÜ ri*' \u2014I wwi LION-LEFILM.COM i EJM [Séville PRESENTEMENT AU CINEMA 1A ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA Cinéma post-factuel MARC CASSIVI CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX Sans être un grand film, Barry, qui raconte l\u2019histoire de Barack Obama, est une étude psychologique intéressante, portée par le jeune acteur australo-américain Devon Terrell.Automne 1981, un jeune Barack Obama arrive à New York, dans un quartier de Harlem où ça joue dur, en prévision de ses études en sciences politiques à l'Université Columbia.À 20 ans, il est un métis en pleine crise identitaire.Son père, qu'il se souvient à peine d'avoir côtoyé dans son enfance, lui a écrit pour l'inviter au Kenya.Sa mère, une hippie du Kansas, lui rend une visite-surprise.D'où viens-tu?lui demande-t-on constamment.De partout et de nulle part: d'Hawaii et d'Indonésie, où il a grandi, de Californie, où il a fait une première année d'études universitaires.Il remarque être souvent le seul Noir dans ses cours à Columbia, prestigieuse école de l'Ivy League fréquentée par l'élite économique, et se sent tout aussi « étranger » sur le terrain de basketball des HLM du quartier.Barry, premier long métrage de Vikram Gandhi, est présenté depuis vendredi dernier sur la plateforme Netflix, qui en a acquis les droits de diffusion au Festival international du film de Toronto.Il s'agit du deuxième film sur Barack Obama réalisé cette année, après Southside With You, qui explorait les balbutiements de sa relation avec Michelle Robinson.Barry, récit d'apprentissage et portrait intimiste d'un futur président des États-Unis, se veut une incursion dans la psyché d'un jeune homme ouvert au compromis, qui se bute au début de l'âge adulte aux limites imposées par les divisions de classes sociales, les tensions raciales et les privilèges de la majorité.Dès son arrivée sur le campus de Columbia, il fait l'objet de profilage racial, alors qu'aucun étudiant blanc de son entourage n'est interpellé par un agent de sécurité.L'un de ses camarades de classe, blanc, demande pourtant, insensible à cette discrimination flagrante: «Pourquoi faut-il toujours, avec vous, que tout se rapporte à l'esclavage ?» Sans être un grand film, Barry est une étude psychologique intéressante, portée par le jeune acteur australo-américain Devon Terrell, qui intègre subtilement la dégaine débonnaire et le phrasé conciliant d'un jeune Obama pourtant tourmenté, qui fume nerveusement la cigarette du début à la fin du film.Mais si cette introspection identitaire - qui tient à la fois de l'éducation sentimentale et des souffrances du jeune Barack -trouve ses assises dans les livres d'Obama (notamment Les lettres de mon père), on se demande inévitablement ce qui, dans le récit, relève de la réalité et ce qui appartient à la licence artistique de ses auteurs.Charlotte, la copine blanche de Barry - ainsi qu'il aimait se faire appeler à l'époque -, serait en fait un personnage amalgamé de trois jeunes femmes fréquentées par Obama à l'époque.Distinguer le vrai du faux La question de l'authenticité des films biographiques se pose depuis plusieurs années, mais suscite désormais un tel intérêt qu'un journaliste londonien, David McCandless, y consacre depuis peu ses énergies avec un souci maladif du détail historique.En consultant ses recherches, on constate que la véracité des faits varie énormément d'un film «inspiré de faits vécus» à un autre.Le site de McCandless, Information is Beautiful (www.informationisbeautiful.net) - un nom qui fait sourire en cette ère de «post-vérité» -, a passé au peigne fin 14 films biographiques ayant été finalistes aux Oscars depuis le début de la décennie.On y analyse les longs métrages de fiction scène par scène, illustrant chaque film par une bande colorée que l'on peut faire défiler.Lorsque c'est bleu, c'est authentique; lorsque c'est rouge, ce ne l'est pas: moins la couleur est fran- che, plus on s'éloigne de la réalité historique.Au bout bleu du spectre, Selma d'Ava DuVernay, film biographique sur Martin Luther King, obtient la note parfaite de 100%.C'est-à-dire que l'on a jugé que chacune de ses scènes avait un fondement historique avéré.À l'autre bout du spectre, « dans le rouge », on retrouve le biopic sur le mathématicien britannique Alan Turing The Imitation Game.Le film de Morten Tyldum, qui laisse entendre que Turing, un héros de guerre considéré comme l'un des pères de l'informatique, a fraternisé avec des traîtres pendant la Deuxième Guerre mondiale, ne serait véridique qu'à 41,4 %.Ce qui, comme l'a fait remarquer The Guardian, ne l'a pas empêché de remporter l'Oscar du meilleur scénario.À chacun de tirer profit de la post-vérité.Information is Beautiful accorde par ailleurs la note de 81,6% à Spotlight, lauréat de l'Oscar du meilleur film en février dernier, ce qui est plus rassurant.Le film de Tom McCarthy avait en quelque sorte une obligation d'authenticité, selon le site, étant donné la nature du sujet qu'il aborde (une enquête du Boston Globe sur des prêtres pédophiles) et des journalistes qu'il met en scène.« La seule concession [à la réalité] concerne des scènes où des gens d'influence tentent de mettre en garde les journalistes», précise David McCandless.En revanche, Dallas Buyers Club du Québécois Jean-Marc Vallée obtient un résultat moins probant de 64,1%.Il s'agit cependant, concède le journaliste spécialisé dans l'analyse statistique, d'un film dont l'authenticité est difficile à vérifier étant donné que son scénario est inspiré des carnets intimes de Ron Woodroof, un électricien amateur de rodéo devenu malgré lui un militant des droits des sidéens.Le personnage de trans de Rayon, interprété par Jared Leto, a notamment été inventé de toutes pièces.Il n'est pas toujours simple de distinguer le vrai du faux au cinéma, surtout lorsqu'on nous présente en quelque sorte une fiction comme la réalité.Le scénariste de Jackie de Pablo Larrain (à l'affiche depuis mercredi), Noah Oppenheim, jure être resté fidèle au parcours biographique de Jacqueline Kennedy, même s'il admet avoir pris quelques libertés artistiques.«Je ne fais pas du documentaire », a-t-il déclaré au magazine Variety.On préfère croire que ce journaliste (du Today Show à NBC) n'a pas trahi notre confiance - en espérant qu'un site comme celui de David McCandless ne fera pas la preuve du contraire.La fiction permet à des auteurs de s'immiscer dans les interstices de l'histoire, afin de mieux interpréter, saisir et transmettre à un public la « vérité » d'un personnage.Il reste que la licence artistique a parfois le dos large.La question de l\u2019authenticité des films biographiques se pose depuis plusieurs années, mais suscite désormais un tel intérêt qu\u2019un journaliste londonien, David McCandless, y consacre depuis peu ses énergies avec un souci maladif du détail historique.La belle au bois dormant PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA PICTURES Chris Pratt et Jennifer Lawrence dans une scène du film Passengers * * U PASSENGERS (V.F .PASSAGERS) _____________________ Drame de science-fiction de Morten Tyldum.Avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen, Laurence Fishburne.1 h 56.CHANTAL GUY SYNOPSIS Dans un vaisseau en route pour un voyage de 120 ans dont le but est de coloniser une autre planète, deux passagers sont accidentellement réveillés de leur sommeil 90 ans trop tôt et découvrent qu'ils n'arriveront jamais vivants à destination et n'ont que l'un et l'autre pour traverser l'espace et les années.Ils découvrent aussi que le vaisseau a de sérieux ennuis mécaniques.CRITIQUE Est-ce un film de science-fiction ou un drame sur la condition humaine?Une comédie romantique ou un film d'action?Le principal défaut de Passengers, réalisé par Morten Tyldum (The Imitation Game), est qu'il est un peu tout cela à la fois, ce qui amène des ruptures de ton plutôt bizarres et, à la longue, une sorte de désintérêt pour le destin des personnages.La première partie est pourtant prometteuse, typique de ces huis clos dans l'espace, dans une sorte de clin d'œil assumé à Kubrick.Jim (Chris Pratt), un mécanicien, se réveille de son sommeil artificiel 90 ans trop tôt, alors que le reste de l'équipage est endormi.D'abord paniqué, il prend conscience, avec horreur, qu'il vieillira et mourra seul dans 1 'Avalon, un vaisseau semblable à un paquebot de luxe, avec toutes les commodités.Coincé, il tente pendant longtemps de s'y faire malgré tout, ne pouvant converser qu'avec des robots, en particulier un barman (Michael Sheen), toujours sympathique, mais sans émotion, bien entendu.Il en profite pour en apprendre plus sur ses compagnons d'équipage et développe une obsession pour Aurora (Jennifer Lawrence), une journaliste qui fait le voyage pour documenter l'aventure et revenir ensuite sur Terre.Sa solitude finit par le rendre dépressif et il ne résiste pas à l'envie criminelle de réveiller la belle endormie, l'amenant avec lui dans son malheur.Mais comme il se garde bien de lui avouer sa responsabilité, elle finit évidemment par tomber amoureuse de lui.Sans rival dans l'espace intersidéral, on peut dire que l'adage «À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » s'applique assez bien à ce prince charmant pas très glorieux.Mais qu'aurait-on fait à sa place, dans son désespoir?C'est probablement pour lui redonner un peu de lustre que Passengers s'abîme ensuite dans un film d'action qui vise manifestement à transformer Jim en héros et à le réconcilier avec Aurora.De graves ennuis mécaniques surviennent sur 1 'Avalon, menaçant la mission et tous les passagers.Ce vaisseau est finalement une sorte de Titanic qui va sombrer, si rien n'est fait.On change alors complètement de registre, on parachute Laurence Fishburne dans un petit rôle insignifiant, on crée très tard un suspense pour nous mener à une conclusion abrupte et prévisible.Tout ça pour ça, avec un sujet aux si grandes potentialités ?Les principales qualités de Passengers, ce sont ses séquences époustouflantes visuellement, l'audace d'un peu d'humour et d'amour dans le genre, des décors et un design impressionnants, bref, un enrobage qui soutient très bien l'impression claustrophobe de la situation, dans un environnement paradisiaque, paradoxalement.Mais des millions de dollars de budget et d'excellents comédiens ne rachètent pas un scénario bancal.Bêtes enchantées SING ( V.F.: CHANTEZ) ?Film d\u2019animation de Garth Jennings.Avec les voix de Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Seth MacFarlane.1 h48.SYNOPSIS Le koala Buster Moon (Matthew McConaughey) est bien décidé à ne pas fermer les portes de son théâtre, pourtant à la dérive.Pour cela, il organise un concours de chant dont les finalistes sont une souris à l\u2019ambition inversement proportionnelle à la taille (Seth MacFarlane), la maman de 25 cochonnets (Reese Whiterspoon), une éléphante timide (Tori Kelly), une porc-épic punk (Scarlett Johansson) et un gorille délinguant (Taron Egerton).CRITIQUE Le succès de Despicable Me a provogué l\u2019arrivée des Minions au grand écran.Celui de The Secret Life of Pets peut expliguer la distribution «bête» (au sens noble du terme) du dernier-né d\u2019Illumimation Entertainment, Sing, de Garth Jennings.Ce gui aurait été un banal concours de chant devient ainsi une espèce de Star Académie se déroulant à Zootopia.Cela décuple le facteur « mignon » dans un récit où les différentes sous-intrigues ne cassent rien en originalité: la mère au foyer est débordée, la jeune fille est sous-estimée et exploitée par son copain, l\u2019adolescent est incompris par son père, PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL PICTURES Y.Dans le film Sing, Scarlett Johansson prête sa voix à une porc-épic punk.etc.Mais si la première est la maman de 25 porcelets, gue la deuxième est une porc-épic et gue le troisième est un gorille, la donne change et la partie se fait bien plus rigolote.Suivant ainsi une recette assez connue, Sing livre les messages gue l\u2019on imagine (le «suivre ses rêves» est décliné dans toutes les tonalités), avec un entrain, un pétillant, un humour, un visuel charmant gui compensent son air trop connu.Le tout, entrecoupé de numéros musicaux sympathigues (on a même droit à une « zillionième » version de l\u2019immortelle Hallelujah de Leonard Cohen) et extrêmement bien servis par une distribution vocale de haut calibre.Un peu comme dans The Secret Life of Pets, on vasouille à mi-parcours (le film aurait pu faire un bon guart d\u2019heure de moins), mais on se reprend en finale.Garanti : petits et grands sortent de là sourire aux lèvres et chansons pop en tête.\u2014 Sonia Sarfati LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 ARTS 15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimm ARTS CINÉMA ASSASSIN\u2019S CREED, LE FILM Le grand pari d\u2019Ubisoft PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE j* j mu tétm / T jTt AflB \u20227W Tchae Measroch, spécialiste des effets sonores, a conçu les sons utilisés dans Assassins Creed.Ci-dessus, il fait une démonstration de bruits réalisés à l aide d\u2019un manteau.Assassin\u2019s Creed n\u2019est pas n\u2019importe quel jeu vidéo.Conçu chez Ubisoft sur le boulevard Saint-Laurent, cet univers made in Montréal se déploie cette semaine au-delà de son imposante communauté de fans - ils sont plus de 10\tmillions dans le monde - en faisant son entrée au cinéma.Entrevue avec les gardiens de la marque.HUGO PILON-LAROSE Quand il est arrivé chez Ubisoft en 2006, Tchae Measroch travaillait depuis déjà 10 ans comme bruiteur au cinéma.À l'époque, avoue-t-il maintenant, 11\tregardait l'industrie du jeu vidéo de haut.« Ça faisait déjà quelques années qu'on m'offrait de travailler à temps plein pour l'entreprise et je la snobais un peu.Assassin's Creed est ce qui m'a convaincu de m'y joindre, notamment pour la richesse du scénario et la quantité d'art qu'on pouvait y mettre.Pour moi, c'était un tournant », se rappelle-t-il, fier d'être celui qui a conçu, avec un simple couteau à beurre et une manivelle en fonte, le bruit emblématique de la lame cachée.Depuis, fort d'un retentissant succès international, la marque Assassin's Creed a également pris son envol à l'extérieur de l'univers des gamers.Après avoir été exportée en livres et dans certains magazines (Historia, en France, consacre des numéros hors série aux périodes historiques dans lesquelles les jeux se déploient), voilà que la guerre entre les Templiers et les assassins se transporte au grand écran.« On a une histoire avec beaucoup de potentiel et une belle cinématographie.De voir aujourd'hui le jeu en film, c'est la suite logique », considère Tchae Measroch, que nous avons rencontré dans son petit studio de bruitage au cœur d'Ubisoft Montréal, dans le Mile End.Un géant du divertissement Si le film Assassin's Creed, coproduit par Ubisoft Motion Pictures, New Regency et Michael Fassbender, l'acteur principal du film, connaît le succès en salle, il pourrait servir de rampe de lancement pour de nombreux jeux d'Ubisoft dont les univers migreraient au cinéma.« C'est un premier pas \"transmédia\" chez Ubisoft, qui croit que les histoires des jeux peuvent avoir [jplusieurs vies] », explique Etienne Allonier, directeur de la marque Assassin's Creed, à la tête d'une équipe d'experts en communication et en marketing et de deux historiens pour faire rayonner l'univers du jeu.«Ubisoft, c'est une entreprise de jeux vidéo, mais nous voulons devenir un acteur majeur du divertissement.Pour ce faire, nous devons élargir nos univers.[.] On ne fait pas ce film pour que les gens achètent le jeu.On veut prouver que [l'histoire] est tellement riche qu'elle peut vivre sur différents médiums », poursuit-il.Un univers collé sur l\u2019Histoire Maxime Durand est l'historien de la marque Assassin's Creed.Pour chaque jeu, il s'assure que les repères historiques qui jalonnent l'époque dans laquelle l'histoire se déroule sont respectés.« Lors [de la création] d'un jeu, on fait de la recherche et on va sur le terrain [où se déroule l'histoire].[.] Notre rôle est de donner des outils à l'équipe.C'est comme si j'étais un prof d'histoire, mais ma classe, c'est une gang qui fait des jeux vidéo », explique-t-il.Après avoir exploré les croisades, la Renaissance italienne, la Révolution américaine et l'âge d'or des pirates, le film portera Assassin's Creed en plein cœur de l'Inquisition espagnole.« C'est une période vraiment riche visuellement, mais qui est aussi riche en personnages, ce qui crée une base très forte pour un médium qui est différent du jeu vidéo », affirme Maxime Durand avec conviction.Pour Étienne Allonier, le film Assassin's Creed apporte aussi son lot de questions et de réflexions existentielles.« Ça pose aussi des questions sur la construction d'un être, sur la façon dont la vie de nos ancêtres influence notre caractère et notre destinée.[.] [Ça parle aux] gens qui aiment l'histoire, qui veulent voir l'Inquisition espagnole.[.] Le film est aussi d'une ambition visuelle extraordinaire », vante-t-il.Assassins Creed est actuellement à l\u2019affiche.Arrêtez ça ! ASSASSIN\u2019S CREED (VF.: ASSASSINS CREED) ?Film fantastique de Justin Kurzel avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons.1 h 55.SONIA SARFATI SYNOPSIS Condamné à mort, Callum, descendant des Assassins, est kidnappé par l\u2019ordre du Temple.Depuis des siècles, ces derniers, ennemis jurés des premiers, cherchent la pomme du jardin d\u2019Eden qui contient le germe de la désobéissance humaine.En contrôler le pouvoir permettrait d\u2019asservir l\u2019humanité.Or, l\u2019objet a été vu pour la dernière fois en 1492, en Espagne, entre les mains de l\u2019ancêtre de Callum.Lequel va retourner virtuellement dans le passé afin de retrouver le fruit défendu.CRITIQUE « N\u2019essayez même plus ! », a-t-on envie de crier après le visionnement dAssassins Creed.Parce que s\u2019il y a eu pire ratage dans la lignée (maudite) des adaptations de jeux vidéo, celui-ci avait suscité un certain espoir.Après tout, Michael Fassbender y était en vedette tout en y agissant comme producteur.À ses côtés, sa covedette de Macbeth, Marion Cotillard.Et devant eux, leur réalisateur, Justin Kurzel.La signature visuelle (très belle et sombre) de ce dernier est présente ici, et elle est l\u2019un des seuls points positifs de ce malheureux dérapage, avec le fait que, dans un effort de crédibilité, les scènes se déroulant dans le passé, en Espagne, sont livrées en espagnol avec sous-titres.Bon, d\u2019accord, certains ajouteront au rang des « plus » le moment où Fassbender, sans raison aucune, arrache son t-shirt pour jouer, à moitié nu, le reste de la « partie ».Ce n\u2019est pas assez pour parer l\u2019absence de scénario et les dialogues ineptes sortis de la boîte à outils de trois scénaristes, dont Adam Cooper et Bill Collage - qui ont signé, avec le premier volet dAllegiant, la mort de la saga Divergent (laquelle n\u2019allait déjà pas très fort).Bref, on a droit à une série de combats (très esthétiques) et de moments cools (!) «je rabats ma capuche sur ma tête avant de me battre», entrecoupés de scènes explicatives n\u2019ayant ni queue (de pomme) ni tête.Assassins Creed, répétons-le, n\u2019est pas ce qui s\u2019est fait de pire dans le genre.Mais, porteur d\u2019espoir (comme Warcraft de Duncan Jones, qui l\u2019a précédé), il enfonce le dernier clou dans le cercueil d\u2019un genre qui n\u2019aurait peut-être jamais dû exister.Parce que jouer n\u2019est pas (juste) regarder.VOYAGE PARTONS! 1 Tous les samedis dans La Presse -CINÉMA-1 BEAUBIEN | ?« NOTRE FILM COUP DE CŒUR.LES ENFANTS SONT TOUS EXCELLENTS.UN TRÈS BON FILM À VOIR EN FAMILLE.» Une incroyable histoire de bravoure et de solidarité.Léonie SOUCHAUD Avec la\tAvec la participation de\tparticipation de Cécile\tStéphane DE FRANCE\tDE GROODT Un film de Lola DOILLON fevoyagede Fanny axiafilms.com D\u2019après l\u2019histoire vraie de Fanny BEN-AMI parue aux Editions du Seuil PRÉSENTEMENT AU CINÉMA 5 NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBES *) - DONT - S MEILLEUR FILM! I MEILLEUR ACTEUR \u2022 CASEY AFFLECK 41 4 NOMINATIONS AUX PRIX SCREEN ACTORS GUILD MEILLEUR CASTING D\u2019ENSEMBLE MEILLEUR ACTEUR \u2022 CASEY AFFLECK MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN \u2022 MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN DAIIY NEWS ?AP Entertainment usa today\" the wall street journal « UN CHEF-D\u2019ŒUVRE » THE WAli STTIM JOURNAL «UN CLASSIQUE INSTANTANÉ » EUE < UN CADEAU CINÉMATOGRAPHIQUE DE HAUT NIVEAU.» CASEY\tMICHELLE\tKYLE\tE LUCAS AFFLECK WILLIAMS CHANDLER HEDGES UN FILM DE KENNETH LONERGAN MANCHESTERÆSEA k.b story| amazonstudios métropole PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE ^ you® metropolefilms.com ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 DÉCEMBRE 2016 MES 10 FILMS FAVORIS VUS EN 2016 MARC-ANDRÉ LUSSIER PHOTO FOURNIE PAR A24 FILMS IM] mm 1 > Moonlight Barry Jenkins (Etats-Unis) Nous n\u2019oublierons pas de sitôt le parcours de Chiron, un enfant qui grandit dans un quartier difficile de Miami, dont on suivra l\u2019évolution pendant une vingtaine d\u2019années.Moonlight se démarque aussi grâce à son habile construction dramatique, tout autant que grâce à ses qualités cinématographiques.Evitant tous les clichés, Barry Jenkins réussit un vrai coup de maître, remarquable à tous points de vue.Plus que jamais, la saison automnale s\u2019est imposée comme la plus riche en œuvres cinématographiques de qualité.De façon spectaculaire, le dernier trimestre de 2016 est venu sauver une année d\u2019ensemble pendant laquelle les films remarquables se sont longtemps fait attendre.PHOTO FOURNIE PAR LE FNC PHOTO FOURNIE PAR SONY PICTURES PHOTO FOURNIE PAR ROADSIDE ATTRACTIONS ET AMAZON STUDIOS PHOTO FOURNIE PAR LIONSGATE 2 > Toni Erdmann Maren Ade (Allemagne) Il y a au moins deux scènes d\u2019anthologie dans cette comédie dramatique réjouissante venue d\u2019Allemagne, dans laquelle un père excentrique tente de mettre un peu de folie dans la vie de sa fille carriériste, un peu trop sérieuse à son goût.Déjà présenté au Festival du nouveau cinéma (où il a obtenu la Louve d\u2019or).Toni Erdmann prendra l\u2019affiche le 17 février.3 > Elle Paul Verhoeven (France) Proposant son meilleur film depuis des lustres, le réalisateur de Basic Instinct s\u2019amuse à repousser les limites de la moralité, à jouer sur la notion de perversité, à transgresser tous les codes.Elle n\u2019a strictement que faire des bons sentiments.Et donne l\u2019occasion à Isabelle Huppert d\u2019y aller de l\u2019une de ses plus grandioses performances.4 > Manchester by the Sea Kjenneth Lonergan (États-Unis) Le parcours du protagoniste, magistralement interprété par Casey Affleck, est, en apparence, tout ce qu\u2019il y a de plus ordinaire.Or, Kenneth Lonergan propose un film exceptionnel tant il fait directement écho à la réalité de la vie.Il n\u2019y a ici aucun artifice ni sentimentalisme forcé non plus.Ce film tout en finesse en devient d\u2019autant plus déchirant.5 > La La Land Damien Chazelle (États-Unis) De la pure magie.En offrant au monde une comédie musicale originale, directement influencée par les grands films du même genre issus de l\u2019âge d\u2019or, Damien Chazelle réalise le plus beau «film bonheur» de l\u2019année, d\u2019autant qu\u2019il met aussi en vedette le plus beau couple de cinéma - Emma Stone et Ryan Gosling - vu sur grand écran au cours des 12 derniers mois.PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT PICTURES ¦-4' 6 > Arrivai Denis Villeneuve (Etats-Unis) En portant à l\u2019écran le scénario qu\u2019Eric Heisserer a tiré du roman de Ted Chiang Story of Your Life, Denis Villeneuve met sa grande maîtrise - il est vraiment au sommet de son art - au service d\u2019une histoire qui s\u2019inscrit parfaitement dans l\u2019air du temps, en évoquant notamment notre rapport aux «autres».En cette époque troublée, que voilà un questionnement essentiel.PHOTO FOURNIE PARSHAYNE LAVERDIRE 7\t> Juste la fin du monde Xavier Dolan (Québec) Il est vrai que cette adaptation d\u2019une pièce de Jean-Luc Lagarce n\u2019appelle pas le genre demotion viscérale et consensuelle suscitée par Mommy.En revanche, force est de constater la maîtrise du cinéaste québécois dans sa réalisation.Dolan donne ici l\u2019occasion à ses acteurs de miser sur la finesse et la subtilité d\u2019une partition où le vrai propos est maquillé sous un flot de paroles plus ou moins signifiantes.Et ça marque.PHOTO FOURNIE PAR AXIA FILMS \u2022 .! 'V 8\t> Réparer les vivants Katell Quillévéré (France) Dans cette adaptation du roman éponyme de Maylis de Kerangal, la cinéaste Kattell Quillévéré affiche une remarquable compréhension de l\u2019art de la réalisation.L\u2019émotion pointe sans jamais trop insister, un peu comme si elle était directement extirpée de la réalité de la condition humaine.Une splendeur.Déjà présenté au Festival Cinemania, le film prendra l\u2019affiche le 10 mars.PHOTO FOURNIE PAR A24 FILMS 9\t> American Honey Andrea Arnold (Grande-Bretagne/Êtats-Unis) La réalisatrice de Red Road et de Fish Tank s\u2019est inspirée d\u2019un road trip qu elle a fait elle-même aux États-Unis pour écrire et réaliser ce film qui s\u2019inscrit parfaitement dans l\u2019époque.Les rapports entre les jeunes individus qu elle montre à l\u2019écran sont bruts, parfois brutaux, mais il se dégage néanmoins de ce portrait une énergie vibrante.PHOTO FOURNIE PAR LES RIDM 10> Fuocoammare, par-delà Lampedusa Gianfranco Rosi (Italie) A travers les portraits de trois habitants de l\u2019île de Lampedusa - un médecin, un animateur à la radio et un garçon de 12 ans -, Gianfranco Rosi parvient à évoquer l\u2019histoire des migrants qui tentent de gagner l\u2019Europe en passant par cette île italienne, située à 200 km au sud de la Sicile.La grande force du documentariste italien est d\u2019avoir su faire écho au drame en misant sur la puissance d\u2019évocation de l\u2019art qu\u2019il pratique.Puissant.MENTION SPÉCIALE: Avant les rues de Chloé Leriche (Québec) Parce qu\u2019il y a du vrai et du beau cinéma dans ce premier long métrage de fiction de Chloé Leriche, réalisé en collaboration avec les trois communautés atikamekw du Québec.Et aussi parce qu\u2019il est grand temps que la culture des Premières Nations ait droit de cité en ce pays.PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS DE LAUTRE SUR VOS ÉCRANS EN DVD \t\t\t-.à; wv;\ti\t\t SNOWDEN (V.F.: SNOWDEN) ?D\u2019Oliver Stone.Avec Joseph Gordon-Levitt, Shailene Woodley, Nicolas Cage.Alors que Citizenfour.le documentaire de Laura Poitras, était aussi efficace qu\u2019un thriller de John le Carré, le film d\u2019Oliver Stone, Snowden, n\u2019en est qu\u2019une pâle copie.Une histoire en or, réduite au « tout blanc, tout noir ».Il faut dire que depuis Platoon, Wall Street et Born on the Fourth of July, Stone n\u2019a guère eu la main heureuse.Ce n\u2019est pas avec Snowden qu\u2019il risque de redorer son blason, même s\u2019il trouve là le sujet idéal pour confirmer les théories du complot qui l\u2019obsèdent depuis des décennies.Ainsi, s\u2019il fait écho à un scandale irréfutable, le nouveau film biographique du cinéaste de Nixon reste manichéen à souhait.\u2014 Marc Cassivi SL.MAKLR THE DRESSMAKER ?De Jocelyn Moorhouse.Avec Kate Winslet, Judy Davis, Liam Hemsworth.Le secret n\u2019est pas dans la sauce, mais dans le ton.Pour apprécier The Dressmaker, il faut savoir que Jocelyn Moorhouse nous livre une comédie noire, pas une classique histoire de vengeance façon Unforgiven.C\u2019est d\u2019ailleurs une série de clins d\u2019œil quelle adresse au western de Clint Eastwood : d\u2019une certaine manière, les pistolets sont remplacés par des machines à coudre, les balles, par des robes.Et ça fonctionne.Jusqu\u2019à ce que ça ne fonctionne plus.Après 90 minutes de situations et de personnages juste assez bizarres, c\u2019est la plongée vers le drame premier degré.La complicité entre le spectateur (consentant) et le long métrage est alors rompue.Dommage.\u2014 Sonia Sarfati DRAME AMERICAN HONEY ?1/2 D\u2019Andrea Arnold.Avec Sasha Lane, Shia LaBeouf, Riley Keough.Andrea Arnold avait traité de l\u2019adolescence dans les quartiers durs de la banlieue de Londres dans l\u2019excellent Fish Tank.Voilà que la cinéaste britannique s\u2019intéresse aux difficultés de la fin de l\u2019adolescence dans le Midwest dans son nouveau long métrage American Honey.Ce road movie contemplatif gravite autour d\u2019une adolescente qui quitte sa famille dysfonctionnelle pour rejoindre une bande de jeunes faisant du porte-à-porte pour vendre des magazines.Epousant les codes du réalisme social façon Ken Loach, avec l\u2019acuité d\u2019un Larry Clark dans le regard posé sur la jeunesse américaine, Andrea Arnold parvient à brosser un portrait générationnel engageant et inspiré.\u2014 Marc Cassivi AMERICAN T< FILM D\u2019ANIMATION STORKS (V.F.: LES CIGOGNES) ?1/2 De Nicholas Stolier et Doug Sweetland.Avec les voix d\u2019Andy Samberg et de Katie Crown.L\u2019idée de départ de Storks était tellement folle et, à la limite, subversive qu\u2019on ne peut s\u2019étonner de voir apparaître les noms de Phil Lord et Christopher Miller parmi les producteurs exécutifs.Mais les réalisateurs de The Lego Movie savent utiliser leur folie.Ce n\u2019est pas le cas de tout le monde.Le long métrage, qui tient pour acquis que, oui, les cigognes livrent les bébés au domicile de ceux qui en ont commandé, est plein de promesses.jusqu\u2019à ce qu\u2019il s\u2019éparpille, emprunte des sentiers plus convenus qui ne collent pas à la proposition initiale.On n\u2019en retient que du bruit et des cris.Mais les tout-petits peuvent apprécier.\u2014 Sonia Sarfati BLU-RAY' + DVD ?DIGITAL cicOcMrs "]
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