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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-11-05, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 PRESSE TOURNAGE / THE DEATH AND LIFE OF JOHN F DONOVAN EN ORBITE AUTOUR D\u2019UNE STAR PAGE 12 BOBBY BAZI NI UNE PORTE S\u2019OUVRE SUR LE MONDE PAGE 9 ARTS DENIS VILLENEUVE/ARRIVAL CINÉASTE PLANÉTAIRE PAGE 11\tÀ Les émissions de télévision tournées devant public font partie du paysage culturel depuis belle lurette.Mais qui sont ces gens qui assistent à ces émissions ?Que vivent-il^u juste ?La meilléure façon de le savoir : se faufiler parmi eux.UN REPORTAGE [JHUGO MEUNIER EN PAGES 6 ET 7 PHOTO CHARLES MERCIER, FOURNIE PAR LA PRODUCTION LAVAL SUR LE LAC EN CONSTRUCTION PAVILLON DE PRÉSENTATION 1000, RUE LES ÉRABLES LAVAL-SUR-LE-LAC 450 627-7277 LLSURLELAC.COM EH QUORUM Marsan ^Développement immobilier\t^ IVIO.IOO.il ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 Xavier illimité ! HUGO DUMAS CHRONIQUE Il est intense, Xavier Dolan.Ça, on le sait tous.Vous verrez le jeune cinéaste de 27 ans diriger l'acteur Kit Harington (allô Jon Snow !) avec fougue, passion et enthousiasme dans l'excellent épisode d'Accès illimité que TVA relaiera demain à 21 h30, tout de suite après La voix junior.Ça paraît que l'animateur et producteur Jean-Philippe Dion a été formé à l'école de Julie Snyder.Plusieurs éléments de coulisses ont été inclus dans cette heure de télé bien tassée, comme des séances d'essayage de complets chez Louis Vuitton à Londres, qui évoquent les segments mode où Céline Dion et son ancienne styliste Annie Horth jasaient robes et chaussures dans le documentaire Céline: 3 gars et un nouveau show produit par la démone.En route vers la première montréalaise de Juste la fin du monde au théâtre Outremont, Xavier Dolan s'époumone d'ailleurs sur la chanson Terre de Céline Dion, dont il connaît toutes les paroles.Cet Accès illimité nous montre un Xavier Dolan plus sensible, plus vulnérable, loin de l'image snobinarde et arrogante qu'on peut se faire de lui.Le créateur de Mommy a longtemps pensé qu'il « faisait chier le Québec, que le Québec l'haïssait ».Les mentalités changent.Tranquillement.Le Xavier Dolan d'Accès illimité a les mains ravagées par l'eczéma, une conséquence du stress énorme qu'il vit actuellement en pleine production du film américain The Death and Life of John F.Donovan.11 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE L'ÉMISSION Dans l\u2019épisode d\u2019Accès illimité diffusé demain, on voit Xavier Dolan en séance d\u2019essayage de complets chez Louis Vuitton, à Londres.se ronge les ongles de façon compulsive.11 a peur de se planter, peur de décevoir et peur du rejet.Et il est épuisé.Toasté des deux bords, selon ses mots à lui.Ce qui manque le plus à Xavier Dolan?Du temps.Du temps pour ne rien faire et du temps pour être avec quelqu'un.«J'aime ça aimer.J'aimerais ça partager l'intimité de quelqu'un», confie-t-il à Jean-Philippe Dion.C'est connu dans le show-biz que Xavier Dolan exerce un contrôle rigoureux sur son image publique.11 a demandé à voir l'émission d Accès illimité avant sa diffusion et n'a exigé qu'un changement mineur.La séquence où il repasse sa chemise en bobettes et l'autre où il est en gros lendemain de veille ne l'ont pas dérangé.Jean-Philippe Dion a suivi la star montante du cinéma pendant la tournée de promotion de Juste la fin du monde à Paris, Bordeaux et Londres.L'horaire de Xavier Dolan y est aussi serré qu'un veston d'Éric Salvail.11 y a de quoi être anxieux.C'est amusant aussi de voir des artistes être groupies d'autres artistes.Xavier Dolan, lui, en pince pour Justin Bieber.« 11 n'y a rien que je ne ferais pas pour lui.S'il me demandait de te tuer, je le ferais », dit-il, mi- sérieux, à son intervieweur.Xavier Bieber, ça sonne plutôt bien, non?Zona mystérieux La Dre Bernadette Rioux (Monique Spaziani) filait un mauvais coton dans l'épisode d Au secours de Béatrice mercredi soir.Elle dormait mal, avait le côté droit du corps engourdi et se battait avec des maux de tête.Dans les dernières minutes, l'urgentologue s'est effondrée devant le Dr Jodoin (Luc Bourgeois), et le diagnostic a été confirmé: crise de zona.Rien de bien troublant, direz-vous.C'est ce qui s'est produit à la toute fin de l'heure, après l'aperçu des intrigues à venir, qui a chicoté bien des téléspectateurs.TVA y a inséré une vignette publicitaire pour le médicament Zostavax, un populaire vaccin contre le zona fabriqué par la compagnie pharmaceutique Merck.On pouvait voir la comédienne Monique Spaziani, l'interprète de Bernadette dans Au secours de Béatrice, discuter avec une porte-parole de Merck de cette maladie qui affecte beaucoup de gens de 50 ans et plus.Le message envoyé était loin d'être déguisé ou abstrait: si vous ne voulez pas souffrir atrocement comme Bernadette, allez donc vous faire vacciner ! Est-ce que le scénario de la série aurait été contaminé par un annonceur?Absolument pas, tranche Sophie Lorain, actrice et productrice d Au secours de Béatrice pour Attraction Images.« Aucune rémunération n'a été donnée à la production.Nous n'avons subi aucune pression pour parler du zona.Ça s'est fait des mois après le tournage.TVA y a vu une opportunité d'intégration publicitaire.Nous avons accepté à condition que ça soit bien fait », confie Sophie Lorain en entrevue téléphonique.Celle qui campe la Dre Béatrice Clément ajoute: « Je n'étais pas contre.J'ai vu, dans mon entourage, des gens souffrir de cette maladie, qui peut être très douloureuse et invalidante.» C'est rassurant.J'avoue avoir tiqué en visionnant cette capsule publicitaire, croyant - à tort, comme plusieurs d'entre vous - que l'auteure Francine Tougas avait été payée pour imbriquer le zona dans ses intrigues.Espérons maintenant qu'il n'y aura pas trop d'effets secondaires à cette pratique qui génère de la confusion.Ce qui manque le plus à Xavier Dolan ?Du temps.Du temps pour ne rien faire et du temps pour être avec quelqu\u2019un.« J\u2019aime ça aimer.J\u2019aimerais ça partager l\u2019intimité de quelqu\u2019un», confie-t-il.FOCUS: PE R FECTION ROBERT MAPPLETHORPE Pi « À voir absolument.» - cnn d'œil Billets à 1/2 prix*\tEnrichissez votre expérience les mercredis soirs\tgrâce aux visites guidées.\u2018Applicable à l'achat d'un billet au prix courant de 20 $, de 17 h à 21 h M MUSËE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Une présentation Mécène de\tde l'exposition Avec le soutier Sala h HACHIK TERRA AIR CANADA ® Bell MARTIN DUQUETTE Cette exposition est organisée par le Los Angeles County Museum of Art et le ].Paul Getty Museum, en collaboration avec la Robert Mapplethorpe Foundation et le Musée des beaux-arts de Montréal.L'exposition et sa tournée internationale bénéficient du soutien de la Terra Foundation for American Art | Robert Mapplethorpe, Poppy [Coquelicot], 1988.Acquis conjointement par le I Paul Getty Trust et le Los Angeles County Museum of Art ; don partiel de la Robert Mapplethorpe Foundation ; achat partiel à l'aide de fonds apportés par le J.Paul Getty Trust et la David Geffen Foundation.© Robert Mapplethorpe Foundation.Used by permission.| Le MBAM remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour son appui essentiel, de même que le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.DIDIER MORISSONNEAU PRESENTE ERIC-EMMANUEL SCHMITT m DANS MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN En tournée partout au Québec 16\tNOVEMBRE/ ORLEANS CENTRE DES ARTS SHENKMAN SALLE HAROLD-SHENKMAN 17\tNOVEMBRE/ JOLIETTE SALLE ROLLAND-BRUNELLE 18\tNOVEMBRE / SAINT-JÉRÔME SALLE ANDRE-PREVOST 19\tNOVEMBRE / SHAWINIGAN CENTRE DES ARTS 20\tNOVEMBRE / QUÉBEC SALLE ALBERT-ROUSSEAU 22\tNOVEMBRE / SHERBROOKE SALLE MAURICE 0\u2019BREADY 23\tNOVEMBRE / STE-GENEVIÈVE SALLE PAULINE-JULIEN 24\tNOVEMBRE / TROIS-RIVIÈRES SALLE J.-ANT0NI0-TH0MPS0N 25\tNOVEMBRE / ST-HYACINTHE CENTRE DES ARTS JULIETTE-LASSONDE 26\tNOVEMBRE/TERREBONNE THEATRE DU VIEUX-TERREBONNE 27\tNOVEMBRE AM0NTMAGNY SALLE EDWIN-BELANGER 29NOVEMBRE/ L\u2019ASSOMPTION THEATRE HECTOR-CHARLAND 30 NOVEMBRE / DRUMMONDVILLE MAISON DES ARTS DESJARDINS 1ER DÉCEMBRE / LAVAL SALLE ANDRE-MATHIEU 2 EJ 3 DÉCEMBRE / L0NGUEUIL THEATRE DE IA VILLE 5\tDÉCEMBRE./ VAL-D\u2019OR THEATRETELEBEC 6\tDECEMBRE / AM0S THEATRE DES ESKERS 7\tDECEMBRE/ R0UYN-N0RANDA THEATRE DU CUIVRE 9\tDÉCEMBRE / BELŒIL CENTRE CULTUREL 10\tDÉCEMBRE / VALLEYFIELD SALLE ALBERT-DUM0UCHEL 13 DÉCEMBRE / BAIE-C0MEAU CENTRE DES ARTS 15\tDÉCEiyiBRE / VICTORIAVILLE LE CARRE 150 16\tEJ 17 DÉC./ ST-JEAN-SUR-RICHELIEU THEATRE DES DEUX-RIVES www.ddaprod.com\tm KO-o-d> \u2022\tnoouuGnr ACCNCV LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 ARTS 3 Deux filles le soir ARTS NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE L\u2019auteure-compositrice-interprète Safia Nolin a déclenché un tsunami de réactions violentes, après avoir porté la mauvaise tenue au Gala de l\u2019ADISQ et émaillé ses remerciements pour le Félix de la révélation de l\u2019année de «fuck».L1 avez-vous remarqué?Au cours des trois dernières ¦ semaines, deux jeunes filles au début de la vingtaine sont devenues du jour au lendemain des stars médiatiques et le sujet de toutes les conversations.La première, souvenez-vous, c'était Alice Paquet, qui a déclenché une vaste dénonciation de la culture du viol après avoir accusé publiquement le député libéral Gerry Sklavounos de l'avoir agressée sexuellement.Oui, je sais, on a le sentiment que cette affaire s'est déroulée au siècle passé.Pourtant, il y a à peine deux semaines que l'affaire a éclaté au grand jour.Deux semaines seulement: preuve qu'à l'heure des nouvelles en continu, on ne cesse de s'étourdir et de passer à un autre appel en s'empressant d'oublier aujourd'hui ce qui, hier encore, nous galvanisait.Aussi, alors que l'affaire Alice Paquet s'essoufflait et menaçait de laisser un vide médiatique, l'affaire Safia Nolin a pris le relais.Dans le temps de le dire, l'auteure-composi-trice-interprète Safia Nolin a remplacé Alice dans les manchettes et déclenché un tsunami de réactions violentes, après avoir porté la mauvaise tenue au Gala de l'ADISQ et émaillé ses remerciements pour le Félix de la révélation de l'année de «fuck».En apparence, il n'y a aucun rapport entre ces deux jeunes femmes, hormis qu'elles viennent toutes les deux de Québec.En réalité, tout les unit et les place du même côté d'une même médaille.Leur âge y est pour beaucoup.Elles appartiennent à la génération des millénaires dont elles ont plusieurs attributs, les premiers étant de ne pas manquer de cran dans leur façon d'affronter les tempêtes, d'être animées par une belle indépendance d'esprit et un moins beau sens du droit inhérent à leur personne.J'y reviendrai.Avec Alice, on était dans la culture du viol.Avec Safia, dans le body shaming, l'humiliation publique et physique, même si le débat sur sa personne a essentiellement porté sur sa tenue - t-shirt de Gerry Boulet et mom jeans - jugée déplacée par les dames chics d'Outre-mont, mais défendue par les hipsters du Mile End et du Plateau pour son authenticité.Alors que les dames chics traînaient Safia dans la boue de la vulgarité, ses défenseurs invoquaient le spectre de l'intimidation et en faisaient une pauvre et valeureuse victime au cœur pur.En réfléchissant à la question, je suis tombée sur une photo peu flatteuse parue dans le magazine français Les Inrocks où l'on voit Safia assise à l'indienne, jambes nues, les cheveux ramassés en toque et le doigt dans le nez.Interrogée à ce sujet à Tout le monde en parle l'année dernière, Safia avait répondu qu'elle trouvait cette photo bien plus intéressante et moins clichée qu'une photo d'elle se promenant dans le bois avec sa « guit' ».Bref, Safia avait compris instinctivement que la photo du doigt dans le nez attirerait l'attention, ferait parler d'elle et serait plus payante pour sa carrière qu'une photo à l'esthétique fabriquée.Permettez-moi de croire que Safia a eu le même réflexe en se préparant pour le Gala de l'ADISQ.Plutôt que de se déguiser en poupoune - ce qu'elle n'est pas -, elle a choisi la voie radicale de l'anti-esthé-tisme, très en vogue chez les millénaires, et s'est servie de son t-shirt Gerry et de ses mom jeans pour se distinguer et sortir du lot.Mais aussi, elle l'a fait pour envoyer un immense «fuck you» à l'industrie et lui signaler qu'elle était libre et que personne n'allait lui dicter quoi faire, quoi chanter ni quoi porter.Ce fut un coup audacieux qui a porté ses fruits.Le lendemain, tout le monde ne parlait que d'elle.Sur iTunes Canada, son album Limoilou (magnifique en passant) délogeait Lady Gaga pour se retrouver en première position des ventes.Un coup de maître pas entièrement calculé, mais bien maîtrisé par une fille qui, après avoir provoqué le tsunami, a joué la carte de la victime, ce qui fut, à mon avis, sa seule erreur.Car bien franchement, Safia savait ce qu'elle faisait en se présentant ainsi au gala.Elle savait qu'elle faisait un geste de provocation et de dissidence et qu'une déferlante l'attendrait nécessairement au détour.Mais elle voulait à la fois la provocation et la sympathie, le beurre et l'argent du beurre parce que, dans son esprit, elle avait tous les droits et aucune obligation envers quiconque.Et c'est là qu'elle rejoint Alice Paquet: Alice qui nous a tous profondément touchés par le récit douloureux de son agression sexuelle, Alice que nous avons crue sur parole malgré ses changements narratifs au gré des jours.Alice qui, après avoir affirmé dans les médias qu'elle avait dû subir des points de suture tant son agression avait été violente, a changé sa version des faits, écrivant avec une sidérante légèreté sur sa page Facebook: «Pour ce qui est des points de suture, je suis revenue sur mes paroles, oui.C'est dans mon droit de nier ou d'acquiescer.» Même si je suis toujours convaincue qu'Alice n'a pas inventé son agression sexuelle, ces trois mots - dans mon droit - ont fait ressortir l'aspect égocentrique d'une jeune femme qui croit qu'elle peut dire une chose et son contraire sans que cela pose problème ni ne porte à conséquence tout simplement parce qu'elle en a décidé ainsi.Autant je trouve Alice et Safia brillantes et inspirantes dans leur cran, leur courage, leur combativité et leur liberté d'esprit, autant leur propension à se comporter comme si elles avaient tous les droits et ne devaient rien à personne me désole.Heureusement, elles sont encore jeunes.Et malheureusement, la vie se chargera bien assez vite de leur rappeler qu'elle ne leur doit rien.Safia savait ce quelle faisait en se présentant ainsi au gala.Elle savait quelle faisait un geste de provocation et de dissidence et qu\u2019une déferlante l\u2019attendrait nécessairement au détour.16 THÉÂTRE DENI5E-PELLETIER DIRECTION ARTISTIQUE CLAUDE POISSANT 9 NOVEMBRE AU 7 DECEMBRE 2016 L\u2019adaptation théâtrale du roman culte 17 AUDACIEUSE ET PERCUTANTE PROPOSITION.LE SOLEIL GRANDES PERFORMANCES ! JOURNAL DE QUÉBEC D\u2019UNE REDOUTABLE EFFICACITÉ.MONTHÉÂTRE.QC.CA C\u2019EST A DONNER DES FRISSONS ! INFO CULTURE.BIZ DE GEORGE ORWELL ADAPTATION ROBERT ICKE ET DUNCAN MACMILLAN TRADUCTION GUILLAUME CORBEIL | MISE EN SCÈNE ÉDITH PATENAUDE Avec Véronique Côté, Jean-Michel Déry, Maxim Gaudette, Éliot Laprise, Justin Laramée, Alexis Martin, Claudiane Ruelland et Réjean Vallée COPRODUCTION THÉÂTRE D E N ISE-PE LLETI E R ET THÉÂTRE DU TRIDENT ABONNEZ-VOUS BILLETTERIE 514 253-8974 admission Partenaire de saison Hydro Ou Québec v 7 I 1 EXPOSITION V \\ S èÂzA Anna toa/aa CLAIBE L/IBoNTÉ Ad AR ISOLD SA N T 0 5 DU 7 OCTOBRE AU 18 DECEMBRE 2 1700 LA POSTE 1700\tDu mercredi au vendredi rue Notre-Dame Ouest de 11 h à 18 h Montréal\tSamedi et dimanche de 11 h à 17 h A A RTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ARTS VISUELS MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Lart international a un nouvel écrin Premier legs d\u2019envergure pour Montréal dans le cadre de ses 375 bougies, le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) ouvrira ses portes au public le 19 novembre.Inauguré hier par le gouvernement du Québec, ce nouveau pavillon confère au MBAM une stature unique au Québec.Üs -JP\u2019 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE La salle romantique a été décorée avec le concours de Graphics eMotion qui a créé une projection sonore de plantes et d\u2019animaux, sorte de jardin enchanté qui bouge sur la voûte.« On est dans l\u2019imaginaire du romantisme, dit Nathalie Bondil.Ça ne s\u2019est jamais fait dans un musée.C\u2019est fantastique ! » ÉRIC CLÉMENT Le cinquième pavillon du Musée des beaux-arts de Montréal n'est pas qu'un ajout d'espace (5000 m2) à son large campus s'étendant autour de la rue Sherbrooke Ouest.Il lui confère un supplément d'âme, une prestance, une classe -disons-le - sans précédent.Car si sa construction permet d'y loger quelque 750 oeuvres - ce n'est pas rien -, le musée devient plus qu'avant un lieu de mémoire de l'histoire de l'art autant qu'un véritable laboratoire d'expérimentation où le bel art se conjugue aux sciences, qu'elles soient classiques ou modernes.« On double quasiment la quantité exposée de notre collection d'œuvres d'art canadien et international, a expliqué Nathalie Bondil à La Presse, lors d'un captivant parcours des étages du pavillon.On a sorti une centaine d'œuvres de nos réserves.Et nous avons la chance d'avoir eu beaucoup de prêts et de nouvelles acquisitions.C'est très émouvant.» Évidemment, les 77 œuvres offertes en 2012 par les mécènes montréalais Michal et Renata Hornstein fournissent au pavillon un sceau de qualité inouï.Ces œuvres s'ajoutent à une trentaine d'autres auparavant données au musée (au total, les Hornstein ont donné plus de 450 œuvres) et réparties dans le nouvel édifice.Au 4e étage du pavillon ont été placées 100 œuvres du Moyen Âge et de la Renaissance.Le niveau 3 diffuse l'art du Siècle d'or hollandais (150 œuvres) tandis que le deuxième niveau, celui des XVIIe et XVIIIe siècles (230 œuvres).Le niveau 1 est consacré à 260 œuvres des XIXe et XXe siècles, depuis le romantisme jusqu'à l'art contemporain.Avec une magnifique salle romantique mise en lumière et en sons de façon inédite par Graphics eMotion.Dans la partie contemporaine, on a fait une place aux artistes abstraits que sont Joan Mitchell, Mark Rothko, Hans Hofmann, Adolph Gottlieb, Robert Motherwell ou Helen Frankenthaler.Il y a aussi un espace hommage aux grandes influences (Picasso, Matisse, etc.) et leurs émules, notamment Basquiat.Et surtout, une magnifique salle noire, intitulée Le noir est une couleur, encastrée au milieu de la salle d'art contemporaine, comprenant des œuvres de Pierre Soulages, Joseph Beuys, Giacometti et une installation de George Segal datant du début de son adhésion au mouvement du Pop Art.Un espace fermé et émouvant.«Plus dans le ressenti que dans la pédagogie », dit Nathalie Bondil.Multitude de petits espaces Parsemé d'œuvres du « 1 % », notamment de Patrick Beaulieu, Yannick Pouliot et Patrick Coutu, le pavillon est constitué d'une multitude de petits espaces avec des sièges pour s'installer, contempler la vue du mont Royal ou de la cité, lire ou admirer les œuvres d'art et les structures de verre, de bois et de métal de ce joyau signé par les architectes TÂG et Jodoin Lamarre Pratte.La disposition des collections (signée Nathalie Bondil assistée de Sandra Gagné, Hilliard T.Goldfarb et Sylvain Cordier) et l'architecture donnent un environnement intime et lumineux qui invite à une visite qui tient de la promenade «chez soi».Il n'y a pas cette impression d'austérité qu'ont bien des musées.Le nouveau pavillon abrite enfin un espace éducatif qui fait pour beaucoup la spécificité du MBAM, soit l'atelier international d'éducation et d'art-thérapie Michel de la Chenelière.Avec les nouveaux niveaux, cet espace de 3588 m2 devient le plus vaste en Amérique du Nord consacré aux activités éducatives, culturelles et sociocommunautaires.« Grâce au soutien de notre ange Michel de la Chenelière, nous continuons d'agir et de valoriser les effets bénéfiques des projets du musée en collaboration avec des partenaires d'expérience autant au niveau local qu'international.L'art fait autant de bien au cœur, au corps qu'à l'esprit : nos recherches le prouvent », a déclaré Thomas Bastien, chef de l'éducation et de l'action culturelle au MBAM.« On a sorti une centaine doeuvres de nos réserves.Et nous avons la chance d\u2019avoir eu beaucoup de prêts et de nouvelles acquisitions.C\u2019est très émouvant.» - Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal ¦¦T-Î.S.mm CÔTOYER L'EXTRAORDINAIRE .TT .présenl Tpoifits NOUVELLE CRÉATION DÈS LE 16 NOVEMBRE ! A INVERSER LA MARCHE DU MONDE AFIN D\u2019EN INVENTER D\u2019AUTRES PLUS BEAUX.«.UNE DES PLUS FAMEUSES COMPAGNIES DE CIRQUE DU MONDE.ILS ONT INVENTÉ UN STYLE» - Le Monde Billets en vente TOHU.CA D'IBERVILLE m JARRY [« Québec SS Montréal© Canada *\u2022 CRÉATION ÉTERNELS PIGISTES 20ans POURQUOI 1 TU PLEURES 7 kchw§î!.@ SAISON16/17 Une collaboration Télé-Québec Bt# avec CHRISTIAN BEGIN, MARIE CHARLEBOIS, SOPHIE CLEMENT, PIERRE CURZI, PIER PAQUETTE, ISABELLE VINCENT DÉCOR MAX-OTTO FAUTEUX COSTUMES ELEN EWING ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE MUSIQUE ORIGINALE PHILIPPE BRAULT ACCESSOIRES CLÉLIA BRISSAUD MAQUILLAGES ET COIFFURES ANGELO BARSETTI ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ALEXANDRA SUTTO PRODUCTION THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE DES LE 15 NOVEMBRE TNM.QC.CA C++A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS MUSIQUE STEREO CLASSIQUE Philippe Sly et John Charles Britton Schubert Sessions - Lieder avec guitare ANALEKTA ?V2 I CHARLES BRITTON Rafraîchissant L\u2019histoire de la musique populaire l\u2019a montré, la voix humaine et la guitare étaient destinées à un grand avenir en duo.En classique, c\u2019est toutefois le piano qui a accaparé le rôle d\u2019accompagnateur.Après avoir entendu tant de fois les lieder de Schubert avec piano, les redécouvrir accompagnés à la guitare apporte une intimité renouvelée avec la poésie de ces petits chefs-d\u2019œuvre grâce à la nature conviviale de ce bel instrument.De sa voix exceptionnelle, Philippe Sly les chante avec une expressivité et un sens musical dignes des grands interprètes.Laccompagnement du guitariste américain John Charles Britton est rafraîchissant et subtil.Schubert composait souvent à la guitare.Le fait d\u2019entendre ces œuvres avec un instrument si humain, faisant corps avec son interprète, donne l\u2019impression d\u2019entrer dans la chambre du compositeur.Une réussite.\u2014 Caroline Rodgers, collaboration spéciale A écouter : Erlkônig (Le Roi des Aulnes) de Schubert 1 % fi-,?\u2018\tA ;\tR&B/HIPHOP \u2018¦'fuffc'' '\t\" NxWorries ¦t\t1 |ÿ _ > C Yes Lawd! iT1 y ?y a STONES THROW ?.Paak frappe encore Associé au très doué réalisateur et musicien Knxwledge, cette fois sous l\u2019étiquette NxWorries, Anderson .Paak sort un deuxième album de haute tenue en 2016, et s\u2019impose sans contredit comme l\u2019artiste R&B/hip-hop de l\u2019heure.Plus proches de l\u2019esthétique hip-hop, jazzy soul, boom bap, électro dans le contexte de ce projet réalisé en tandem, .Paak et Knxwledge balancent 18 titres d\u2019enfer qui nous permettent de nous éclater à souhait, mais aussi de contempler le talent et la maîtrise de ces nouveaux maîtres afro-américains.Chants et raps incarnés au programme, accroches addictives, arrangements organiques, paysage harmonique typique de la soul, usage brillant des technologies, voilà autant d\u2019éléments de cette réussite.Ce nest pas révolution, on en convient, il s\u2019agit plutôt d\u2019une synthèse transcendée de ce qui s\u2019est créé de majeur dans le sillage des J Dilla, Madlib, Talib Kweli, Andre 3000 et leurs plus allumés successeurs.\u2014 Alain Brunet DEUX CHANTEUSES EXCEPTIONNELLES! NOUVEAU SPECTACLE AGNES ?B EL et LISA HANNIGAN 28 février, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA ALEH NEUSKY NOS ELDORADOS 11 mars, 20 h MÉTRO POLIS ALEHANDRE DA COSTA STFWDIURRIUS R L'OPÉFW 23 février, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA JELLV AND GEORGE AARDN DIEHL AUEC CÉCILE mCLORIN SALUANT et ADAm BIRNBAUm 24 février, 20 h SALLE PIERRE-MERCURE (UQÀM) RICKIE LEE JDNES et MADELEINE PEYRDDR 1 mars, Z U h THÉÂTRE MAISONNEUVE PDA UN PROGRAMME DOUBLE IRRÉSISTIBLE U [nv W* PETER PETER présente NOIR ÉDEN première partie : BAR BAG ALLO 8 mars, 20 h \u2022 CLUB SODA mATT HOLUBOUJSKI première partie : THUS OWLS 23 février, 20 h CLUB SODA SDDNS partie: SARAH DAVACHI 10 mars, 20 h CLUB SODA ALEH CDBA remiere 3 mars, 20 h CLUB SODA LEE FIELDS & THE EMPRESSIONS 24 février, 20 h .L\u2019ASTRAL INTAKTD LRZ0S 25 février, 20 h GESÙ DDEZENNE CHANTALKREUIAZDK 23 février, 20 h GESÙ mars, Z U L\u2019ASTRAL DES SPECTACLES DEJA A L\u2019AFFICHE mFO 100 ms.UIUE m MÛME! 4 mars, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA DANIEL LAUDIE (Y)ES LONGS DOPAGES 2 mars, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA ALAIN LEFEURE SAS AGAP0 26 février, 20 h MAISON SYMPHONIQUE LE GRAND RETOUR DU PIANISTE MONTRÉALAIS BOBBY BAZINI 24 février, 20h MÉTRO POLIS 23 février, 20h MÉTROPOLIS PLACE DES ARTS et MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 1 866 842-2112 \u2022 placedesarts.com L\u2019ASTRAL, Maison du Festival 1 855 790-1245 ticketmaster.ca METROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca GESU 514 861-4036 admission.com SALLE PIERRE-MERCURE CENTRE PIERRE-PÉLADEAU DE L\u2019UQAM 1 855 790-1245 \u2022 ticketmaster.ca ONLYLYON-Î*!?Montreal Gazette AHGW montrealenlumiere.com Canada Québec Montréal gj RBC présente LA PROGRAMMATION BILLETS EN VENTE MAINTENANT! 23 FÉVRIER AU 11 MARS 2017 en collaboration avec L\u2019UN DES PLUS BRILLANTS VIOLONISTES DE L\u2019HEURE PREMIERE MONTREALAISE PREMIERE MONTREALAISE PROGRAMME DOUBLE mm i' 111 ) ) ) ) ( I [ PREMIERE MONTREALAISE PREMIERE MONTREALAISE 'wyÆ\u2019wëv .V.V\u2018VAV»W ¦VWViYW'AiT ^v.'iVrtVÿv ¦v.y.vAv.iv .¦A\\V.-LysVrV! rwAW.VVV^ y.\\viV.v-v,i PREMIERE MONTREALAISE SUPPLEMENTAIRE PREMIERE MONTREALAISE BETTY BONIFASSI PIERRE FLYNN NOUVEAU SPECTACLE PREMIERE MONTREALAISE I 514 288-9955 185LUMIERES \t \t ARTS TÉLÉVISION LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 Ty.,\u2019 Depuis La fureur, le public fait partie du « décor » de la plupart des émissions de variétés.La Presse a visité incognito les plateaux d\u2019une demi-douzaine d émissions populaires tournées devant public, de manière à vivre l\u2019expérience de l\u2019intérieur.Nos impressions.Jocelyn Laliberté, animateur de foule à l\u2019émision Deux hommes en or HUGO MEUNIER «Vous êtes sûr, sûr que vous allez être là?» Au bout du fil, Carole, de l'agence Public cible, s'assure qu'on ne lui posera pas de lapin pour assister au tournage des Dieux de la danse.Normal: l'auditoire pour des émissions tournées devant public est aussi fondamental que la neige pour une station de ski.Le soir de l'enregistrement de l'émission - qui sera diffusée cet hiver -, environ 250 personnes attendent devant le studio 42, au rez-de-chaussée de la grande tour de Radio-Canada.À part une classe d'une école secondaire privée de Varennes, les spectateurs de la demi-finale sont assez âgés.Une file d'attente V1P (dont des proches des artistes) mène aux places à l'avant; dans l'autre file, c'est premier arrivé, premier servi.« C'est la première fois que je viens, mais j'écoute religieusement l'émission.J'ai hâte de découvrir qui sont les artistes ! », s'enthousiasme une dame d'un groupe de l'âge d'or venu de Saint- Calixte.Le studio 42 est clinquant.Les gens prennent place dans les fauteuils confortables des gradins.Jocelyn Laliberté, l'animateur de foule, leur demande de se lever pour danser sur des tubes à la mode.On est aux Dieux de la danse, après tout.Un jeune émule de Michael Jackson y va même d'un moonwalk.Après, on enregistre les applaudissements - les « applau », dans le jargon - de tous les angles possibles.On accueille ensuite chaleureusement les juges Serge Denoncourt, Chantal Lamarre et Nico Archambault, suivis de l'animateur Jean-Philippe Wauthier.Ce dernier distribue quelques blagues, pendant qu'une armée de maquilleuses retouche tous les membres UDA présents.Les numéros de danse défilent.Après le tournage, la salle se vide rapidement, malgré la présence de quelques artistes disponibles pour prendre des photos.Le studio doit être démonté avant le lendemain matin.L'équipe de Tout le monde en parle prendra le relais.De La fureur à aujourd hui Derrière l'expérience des enregistrements devant public, il y a des agences qui travaillent d'arrache-pied pour recruter des auditoires.La clé pour y parvenir: les participants doivent y vivre une belle expérience.« Ils ne sont pas payés pour être là.On se bat un peu pour défendre la cause du public», explique Marie-Eve Pigeon, patronne du Pigeonnier tv, qui existe depuis 17 ans.« Pour certaines productions, le public est vraiment accessoire et c'est malaisant.11 nous arrive de refuser des shows si on considère que les conditions ne sont pas gagnantes.», dit Marie-Eve Pigeon.Ces émissions constituent néanmoins une minorité, selon elle.Les émissions tournées devant public pullulent depuis que La fureur a mis de l'avant la participation de l'auditoire, dans les années 90.«Je travaillais dans un bar et les producteurs de l'émission venaient recruter chaque semaine 20 gars et 20 filles», raconte Caroline Tremblay, à la tête d'une autre agence, Public cible, depuis 2005.Aujourd'hui, les enregistrements se tiennent à différents moments de la journée, une façon d'aller chercher des gens de tous les âges.« L'émission de Marina Orsini n'attire pas le même public que Deux hommes en or », explique Caroline Tremblay.Parlant de Marina Orsini, nous avons essayé d'assister à l'enregistrement de son émission dès septembre, mais les places étaient prises jusqu'en décembre.L'engouement est également fort pour Éric Salvail - dont le passé d'animateur de foule le rend sensible au public - et n'importe quel projet de Véronique Cloutier.« Ils font déplacer les foules », observe Mme Tremblay.Ginette Calamatas, croisée dans l'auditoire de Deux hommes en or, fait partie d'un quatuor d'amis habitués aux tournages d'émissions.Elle carbure aux enregistrements.« L'arbitre, Les enfants de la télé, Pénélope, Le tricheur, Marina : c'est pratiquement une job à plein temps ! Mais ça prend de la patience », confie cette retraitée.« Ç'a été ma thérapie pour passer à travers une retraite forcée », explique son ami Pierre Larocque, qu'elle a rencontré sur le plateau des Échangistes.Si les émissions comptent leur lot d'habitués, Marie-Eve Pigeon signale qu'ils ne constituent pas nécessairement la crème recherchée.Parce que oui, le fait de placer les plus beaux spécimens au premier plan est une réalité.« Ça m'énerve, la mode des plateaux à la française avec le monde derrière, comme Tout le monde en parle.À cause de ça, on n'a pas le choix de faire une sélection », admet-elle.- A tù.npi 1 RB.;\t\t\t\tnH jÿ«.i / 7 ' \t\t\t\t) bh Md h'&MFi k PC.\t\t\t\t! 'oM-'f m\tâ i 1 JgLjm\tK:\t.jy\t\t \t\t\t\t PHOTO ELISABETH CLOUTIER, FOURNIE PAR LA PRODUCTION ÇA FINIT BIEN A SEMAINE PHOTO ELISABETH CLOUTIER, FOURNIE PAR LA PRODUCTION LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 ARTS 7 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS TÉLÉVISION Le tricheur Gino Lévesque et Guy Jodoin\tPHOTO BENOIT GUÉRIN, FOURNIE PAR TVA PHOTOS OLIVIER JEAN, LA PRESSE Diffuseur : TVA Type d\u2019émission : jeu-questionnaire Animateur: Guy Jodoin En ondes depuis: janvier 2012 Public: 60 personnes POINTS FORTS >\tParticipation directe au jeu >\tBeaucoup d interactions avec lanimateur de foule POINTS FAIBLES >\tDistance entre les participants, l animateur et le public >\tTrès long tournage Dans le courriel de confirmation, on nous recommande d\u2019apporter un lunch, des collations, de l\u2019eau et d\u2019éviter de porter des vêtements de couleurs vives.Rendez-vous à 8 h 15 à TVA.On en sortira environ neuf heures plus tard.Cinq épisodes de l\u2019émission seront tournés en une seule journée et diffusés un mois plus tard.Les invités - les mêmes pour les cinq épisodes - doivent changer de vêtements entre chaque épisode pour donner l\u2019illusion que la semaine progresse.Le concept du jeu: les participants doivent repérer le fieffé tricheur qui reçoit sur son tableau les réponses aux questions posées par l\u2019animateur.Le public est lui aussi appelé à jouer et il court la chance de repartir avec un peu d\u2019argent.Pour cette raison, chaque membre du public reçoit une manette, en échange d\u2019une pièce d\u2019identité, puis un coupon pour des tirages.Dans les gradins d\u2019une salle voisine du plateau, on rencontre Gino Lévesque, le (très) dynamique animateur de foule.Plusieurs habitués l\u2019applaudissent spontanément.«Allooooo! On va passer la semaine ensemble!», lance-t-il, sourire en coin, avant de faire répéter les applaudissements, mouvements et petites phrases à scander.«C\u2019est important d\u2019exagérer vos réactions.Vous êtes notre décor, le cœur de notre émission et Guy [Jodoin] carbure à votre énergie!», lance-t-il.On nous dévoile le nom des artistes: Sylvain Marcel, David Savard, Michel Dumont, Normand D\u2019Amour et le metteur en scène Michel Poirier.«On ne sollicite pas les artistes: ils auront du temps pour vous», prévient Gino, rappelant aux spectateurs que leur rôle est avant tout de trouver le tricheur.La première émission s\u2019amorce.On accueille chaleureusement Guy Jodoin et ses invités.Qui est le tricheur?Le public vote au milieu de l\u2019émission et à la fin.Entre chaque épisode, les artistes vont se rafraîchir et reçoivent des retouches de maquillage derrière un immense rideau noir.Café, barres tendres et pommes sont à la disposition des spectateurs, confinés au studio.La file est interminable devant la toilette.A l\u2019heure du dîner, la plupart des gens mangent leur lunch à la cafétéria.En début d\u2019après-midi, un blitz de trois épisodes nous attend.Les invités sont détendus et plaisantent sur le faux passage des jours.«Hey, on n\u2019a pas eu nos cadeaux!», lance une dame à Gino, pendant une pause.Il court aussitôt chercher des prix aux couleurs du Tricheur à faire tirer: stylos, minilampes de poche, gourdes d\u2019eau, sacs et jeux de société de l\u2019émission.L\u2019émission se termine.La longue journée aussi.Gino excuse les artistes et l\u2019animateur, qui ne viendront pas rencontrer le public -faute de temps, nous dit-on.Plusieurs cachent mal leur déception.\u2014 Hugo Meunier Tout le monde en parle PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION ¦ Diffuseur: ICI Radio-Canada Télé Type d\u2019émission : divertissement Animateur: Guy A.Lepage En ondes depuis: septembre 2004 Public: 90 personnes POINTS FORTS >\tAccès facile aux artistes et aux animateurs >\tPossibilité de voir du matériel sans montage POINTS FAIBLES >\tTournage long >\tPeu d occasions d aller à la salle de bains Dès qu\u2019on pousse les portes de Radio-Canada, un employé nous intercepte: «Vous venez pour Tout le monde en parle?Vous avez mangé?Sinon, allez à la cafétéria puisque le tournage dure longtemps!» L\u2019enregistrement de la grand-messe dominicale s\u2019étire en effet sur près de cinq heures.Un verre de vin et quelques bouchées ne suffiront pas à remplir un estomac.Les gens du public se rassemblent ensuite à la porte du studio 42.L\u2019animateur de foule, Joël Raby, réchauffe l\u2019ambiance.«Guy est malade aujourd\u2019hui, alors il ne vous fera sans doute qu\u2019un fist bump », prévient-il.« Le studio est plus petit qu\u2019on pense et vous faites partie de l\u2019émission, alors pas de bras croisés, jetez vos gommes et fermez vos cellulaires», ajoute Joël Raby, avant d\u2019inviter les spectateurs à passer à la salle de bains, puisqu\u2019il n\u2019y aura aucune pause pipi avant la fin de la quatrième entrevue.Dans le studio, des employés cordent les spectateurs par ordre alphabétique dans les petits gradins autour du plateau principal.«Ah, vous êtes chanceux: il y a deux belles places près des escaliers, là où les artistes arrivent», souligne l\u2019animateur à l\u2019attention du journaliste et de sa maman.« La cerise sur le sundae, c\u2019est à toi que Guy A.va faire un fist bump en premier», ajoute-t-il.Chouette.L\u2019animateur de foule badine un bon moment avec son public.Guy A.Lepage débarque enfin sous les ovations.Il serre la main (finalement) aux spectateurs de la première rangée, avant de prendre son siège pour commencer l\u2019émission, la voix éraillée.L\u2019entrevue avec l\u2019activiste et député José Bové - le premier invité - dure environ 35 minutes.Après le montage, il n\u2019en restera qu\u2019une quinzaine de minutes.L\u2019animateur de foule avait raison: le studio de l\u2019émission culte paraît plus petit en vrai.Les caméramans se promènent en studio pour prendre des plans rapprochés.Entre les invités, il y a une courte pause de quelques minutes.Guy A.et Dany, avenants, viennent s\u2019assurer que tout le monde va bien.Après que Diane a servi le vin aux invités, l\u2019animateur Joël remplit des coupes en plastique pendant la pause et sert des bouchées.Une fois l\u2019enregistrement terminé, vers 22 h 30, Guy A.Lepage quitte le plateau sans tarder, après avoir remercié ses invités et le public d\u2019avoir enduré sa voix éraillée.Les invités s\u2019offrent en pâture au public pour des égoportraits.Guy Jodoin et Ricardo sont de loin les plus populaires.On nous dirige néanmoins rapidement vers le vestiaire.\u2014 Hugo Meunier En mode Salvail Diffuseur: V Type d\u2019émission : talk-show Animateur: Eric Salvail En ondes depuis : 2013 Publ ic: environ 150 personnes POINTS FORTS >\tAmbiance de bar >\tTournage rodé au quart de tour >\tAnimateur de foule efficace >\tBeaucoup de généreux prix de présence POINTS FAIBLES >\tEntrevues en surface On nous convoque en soirée à L\u2019Astral, rue Sainte-Catherine.Le public s\u2019installe à des tables éparpillées autour de la scène surélevée.Un bar à l\u2019entrée et une musique entraînante créent une ambiance de cabaret.Le groupe est surtout constitué de filles, et la moyenne d\u2019âge oscille autour de 35 à 40 ans.L\u2019animateur de foule, Maxime Charbonneau, débarque sur la scène sous un tonnerre d\u2019acclamations.Il reconnaît une Louise dans la foule, qui célèbre son anniversaire.Par applaudissements, Maxime sonde la provenance du public.La majorité des gens habite la Rive-Sud.Des musiciens en résidence arrivent à leur tour sur scène, juste à temps pour le début de l\u2019émission.Un enregistrement spécial -en différé, pour une rare fois - puisqu\u2019on souligne la 300e émission, qui sera diffusée le lendemain soir (le 27 octobre).Après l\u2019émission spéciale, il y aura une pause de 45 minutes, suivie du tournage de l\u2019émission habituelle en direct.«On vous recommande d\u2019être là de corps et d\u2019esprit, donc de contrôler votre consommation d\u2019alcool!», lance l\u2019animateur de foule.Au tour d\u2019Eric Salvail de venir saluer la foule, une canette de boisson énergisante à la main.Claudia, une fan venue de Québec, est en transe.«Tu ne peux pas savoir comment je t\u2019aime! », lui lance-t-elle.Touché, l\u2019animateur exécute quelques mouvements de bassin lascifs devant la jeune femme, qui rougit.«Quand vous allez me voir, faites comme si vous ne m\u2019aviez jamais vu de votre vie.Bon show et amusez-vous!», lance Salvail.L\u2019émission s\u2019amorce moins d\u2019une minute plus tard.De fait, la foule est en délire à l\u2019arrivée du king de V.Tous les textes sont scriptés, mais l\u2019animateur les livre avec un naturel désarmant.Pendant la pause, Maxime remonte sur scène pour faire tirer un chèque-cadeau de 50$ chez Jean Coutu.En arrière-plan, Salvail révise ses notes en compagnie de la régisseuse.«Vous êtes notre meilleur public, merci pour votre énergie!», lance-t-il à la blague à la fin de l\u2019émission spéciale.\u2014 Hugo Meunier ~ - -ms Ça finit bien la semaine Diffuseur : TVA Type d\u2019émission : variétés Animateurs : José Gaudet et Julie Bélanger En ondes depuis: septembre 2010 Public: environ 50 personnes POINTS FORTS >\tAccès facile aux artistes et aux animateurs >\tImprovisations tordantes de José Gaudet durant les pauses >\tAlcool et bouchées POINTS FAIBLES >\tAmbiance de fête (trop) simulée >\tNombreux déplacements exigés de la foule « Une tenue de ville est demandée au public: une belle occasion de vous mettre sur votre 311», indique la confirmation reçue pour assister à l\u2019émission.Normal : nous sommes vendredi ! Bon, en réalité, le tournage se déroule lundi soir dans le studio scintillant de TVA.mais ça, ça reste entre nous.Le public est majoritairement composé de jeunes femmes aux talons vertigineux.Le plateau est immense.Il y a plusieurs coins pour les entrevues: de grands divans, des fauteuils, un bar et même un «feu de camp».On nous installe d\u2019abord sur des banquettes en rangée.Comme je suis un des rares hommes et que j\u2019ai un beau veston bleu, je suis dans le champ de vision des caméras, derrière les deux animateurs.Julie Bélanger et José Gaudet placotent avec leur équipe.Accessibles, ils viennent jaser avec l\u2019auditoire, au sein duquel ils repèrent plusieurs habitués.« Etes-vous prêts à avoir du fun?», lance plusieurs fois l\u2019animatrice de foule, Catherine Desjardins, avant de recevoir un tonnerre d\u2019approbation satisfaisant.«Vendredi» oblige, on distribue des verres de punch.La foule se déplace ensuite pour servir de «décor» derrière les sofas à l\u2019autre extrémité du plateau, où la plupart des invités défileront.Après le passage du tandem «réconcilié» Michèle Richard et Serge Laprade, le plaisir grimpe d\u2019un cran lorsque les comédiens de l\u2019émission Boomerang s\u2019assoient dans les sofas.A commencer par Antoine Bertrand, à l\u2019aise comme un fan de métal dans le 418.Après une pause, on nous ressert un verre de punch et une bouchée.Le chanteur Jérôme Couture fait ensuite son entrée, acclamé comme un Beatle.« Moi, j\u2019ai 14 photos avec lui ! », calcule la jeune femme derrière nous, qui fera appel à notre talent de photographe pour en ajouter une à sa collection.Pour le dernier segment, tout le plateau se déplace près d\u2019un bar, où le mixologue en résidence propose un drink pour lancer le week-end.Le public reçoit un shooter.Julie Bélanger pouffe de rire plusieurs fois pendant sa conclusion, après s\u2019être trempé les lèvres dans son verre.«Je pense que l\u2019alcool fait effet!», lance-t-elle à la foule, qui semble y croire.Le tournage conclu, les animateurs s\u2019attardent pour se laisser prendre en photo et pour jaser avec le public.José Gaudet, très généreux, continue à dérider les gens.Nous quittons le studio vers 22 h 30, avec une tuque aux couleurs de Jérôme Couture, offerte à tous.Ça tombe bien, on gèle dehors.\u2014 Hugo Meunier 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS THÉÂTRE JEAN MARC DALPÉ Choisir son identité MARC CASSIVI COUP DE GUEULE Le comédien, dramaturge, scénariste, romancier et traducteur Jean Marc Dalpé a signé l'adaptation d'Une femme à Berlin, pièce coup-de-poing tirée d'un récit de Marta Hillers, mise en scène par Brigitte Haentjens ces jours-ci à Espace Go.La pièce tirée de son premier roman, Un vent se lève qui s'éparpille (prix du Gouverneur général en 2000) - qualifié de «grand roman franco - ontarien » -, sera présentée la semaine prochaine à La Licorne.Je m\u2019intéresse à ta vision de Franco-Ontarien, né à Ottawa, formé à Québec, qui a longtemps travaillé à Sudbury avant de s\u2019installer à Montréal.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE « Il existe certainement un montréalocentrisme.Quelque chose de fermé au fait français à l\u2019extérieur du Québec.Il y a une grande ignorance à mon avis.Il y a des barrières et des filtres.Il y a un manque.», estime Jean Marc Dalpé.Depuis 25 ans! Il y a encore des gens qui me demandent depuis combien de temps je suis ici.« Tu loges à quel hôtel ?» Les gens du milieu pensent que je vis encore à Sudbury.Tu te sens comme le Franco-Ontarien de service?Oui ! Il faut dire que je ne sors pas beaucoup.Je ne suis pas une bête de premières.Il y a mon cercle d\u2019amis que je côtoie beaucoup dans le travail.Et j\u2019ai gardé mes contacts en Ontario.Je fais des traductions des pièces de Mansel Robinson (II), alors les gens pensent que je suis toujours là-bas.As-tu l\u2019impression qu\u2019on a au Québec une vision folklorique de la francophonie canadienne?Oui.C\u2019est peut-être plus montréalais que québécois, cela dit.Il existe certainement un montréalocentrisme.Quelque chose de fermé au fait français à l\u2019extérieur du mon avis.Il y a des barrières et des filtres.Il y a un manque.D\u2019ouverture ?Par rapport à la francophonie en Amérique du Nord, certainement.Ça date du milieu des années 60, à l\u2019époque des états généraux du Canada français.C\u2019est là qu\u2019il y a eu une grande rupture.Le Québécois est né.Au détriment du Canadien français.Le mot « Québécois », dans le sens d\u2019une citoyenneté, n\u2019existait pas avant ça.Il a incarné un certain nationalisme de l\u2019époque qui avait évidemment sa raison d\u2019être, on s\u2019entend.Mais ça été l\u2019occasion d\u2019une brisure avec les deux autres blocs francophones du Canada, unis jusque-là : c\u2019est-à-dire le bloc acadien et le bloc de l\u2019Ouest, qui comprend l\u2019Ontario.On s\u2019est retrouvés un peu «orphelins» d\u2019un Canada français qui n\u2019existait plus.Le gros morceau était parti.Et le Québec s\u2019est refermé sur lui-même?Dans un sens, oui.Il s\u2019est éloigné de nous, qui n\u2019étions pas québécois.Jusque-là, le Québec avait toujours été très solidaire des combats des francophones.Notamment celui de Louis Riel.Il y avait 10 000 personnes au Champ-de-Mars, à Montréal, quelques jours après la pendaison de Louis Riel.Comme enfant en 1965, tu as senti cet abandon?Pas beaucoup.J\u2019étais à Ottawa.La moitié de la famille habitait de l\u2019autre côté de la rivière.C\u2019est plus tard que j\u2019ai pris conscience de tout ça.J\u2019ai étudié à Québec et je sentais le regard des autres.Autour du référendum de 1980, on me disait que si je voulais continuer de parler français, il fallait que je m\u2019installe au Québec.Il y avait la chanson Mommy de la regrettée Pauline Julien.On est devenus, dans un certain discours, les «boogeymen», les zombies de la francophonie.Les « dead ducks» dont parlait René Lévesque.C\u2019est un discours qui marque! Il y a eu un rejet de nous et, en contrepartie, un rejet du Québec de notre part.«Vous ne voulez pas jouer avec nous ?Go fuck yourselves ! » Je me remets dans l\u2019état d\u2019esprit de l\u2019époque! [Rires] Des fois, je surprends les gens quand je parle de cette blessure-là.Quand c\u2019est toi qui reçois ce regard condescendant, qui se fait corriger son français ; l\u2019humiliation reste longtemps.Est-ce que ça a eu l\u2019effet, à l\u2019époque, d\u2019une plus grande solidarité entre les Acadiens et les autres Franco-Canadiens?L\u2019un des bienfaits de ce choc-là, c\u2019est qu\u2019on a davantage pris nos responsabilités en main.On a été laissés à nous-mêmes.L\u2019Acadie s\u2019est organisée beaucoup plus.Les Acadiens ont mené des batailles pour la francisation.En Ontario, on a fait valoir nos droits dans les écoles publiques secondaires.On s\u2019est soutenus là-dedans, sans l\u2019aide du Québec.Est-ce que les choses ont évolué ?Je n\u2019ai pas l\u2019impression d\u2019une plus grande ouverture du Québec vis-à-vis des francophones du ROC.Il n\u2019y a pas beaucoup de gens qui vont vers l\u2019Ouest à la rencontre de ces communautés.Les Québécois vont sur les plages de Caraquet et de Shediac, mais ça ne va pas beaucoup plus loin ! Je suis allé à Saint-Boniface et à Saskatoon avec Alexis Martin.On n\u2019a fait que parler français.Il a été estomaqué.J\u2019ai une amie qui a grandi dans un village près de Saskatoon.Et elle me dit que les écoles françaises ferment.Qu\u2019il faut maintenant aller à la ville voisine pour trouver une école française.Je ne veux pas embellir la situation.Mais les peuples et les langues ont une résilience, une volonté, malgré tout, de survivre.Les peuples et les langues ne veulent pas disparaître.Malgré tout ce qu\u2019on a fait subir aux Cris, aux Hurons, ils ont réussi à conserver leur langue, à faire renaître des langues quasi disparues.On a enlevé leurs enfants pour consciemment anéantir leur culture ! Le projet, c\u2019était de faire disparaître leur culture et ils sont toujours là.La perspective québécoise par rapport aux francophones du reste du Canada, c\u2019est de croire qu\u2019ils sont voués à disparaître.Il y a aussi l\u2019idée qu\u2019on est un peu des traîtres.Parce qu\u2019on n\u2019est pas restés.On est partis, on a traversé la frontière.On a choisi l\u2019exil.En Ontario ou en Nouvelle-Angleterre.«Tu pensais à ton argent plutôt que d\u2019aller coloniser les Laurentides !» Il y a, oui, une relation difficile qui subsiste, mais qui mérite d\u2019être réparée.Serge Bouchard fait un travail remarquable en ce sens.Retisser les liens avec les francophones à l\u2019extérieur du Québec, mais surtout avec les autochtones et les métis.J\u2019ai beaucoup d\u2019admiration pour lui et son projet de mémoire collective.C\u2019est très inspirant.Parce qu\u2019il n\u2019est pas trop tard! Pour revenir à ce que je te disais au début : ton étiquette franco-ontarienne, est-ce que tu la portes toujours avec la même fierté ou, après 25 ans au Québec, tu as envie qu\u2019on te considère autrement?Je revendique le fait d\u2019être franco-ontarien.J\u2019aime beaucoup cette identité parce que c\u2019est complètement une fiction.Il n\u2019y a personne qui peut te dire que tu n\u2019es pas franco-ontarien parce que tu ne vis pas en Ontario.Ce n\u2019est pas une citoyenneté.C\u2019est une identité à laquelle on adhère.Il faut une volonté.C\u2019est un état d\u2019esprit assez poétique finalement.Pour moi, c\u2019est complètement poétique! J\u2019aime bien choisir mes identités.Pas me les faire imposer.Québec.Il y a une grande ignorance à MANGER EN TOUTE LIBERTE SANS SOUCI, SANS EXCÈS ET SANS OBSESSION AUTEURES DE HAWOE; 30000 exemplaires vendus nnt\tMarie-Claude Lortie Guvlaine Guevremont\tjournaliste ' nutritionniste o ris sur la Perte de el\t-eus sel) (juste h DES AUTEURES DU BEST-SELLER MANGEZ! 30 000 exemplaires vendus «Retrouvez liberté et zénitude devant le miroir et le frigo en suivant le mode d\u2019emploi antirégime des auteures Guylaine Guevremont et Marie-Claude Lortie.» Magazine Véro Guylaine Guevremont NUTRITIONNISTE Marie-Claude Lortie JOURNALISTE Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016 ARTS 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS MUSIQUE BOBBY BAZINI Une porte s\u2019ouvre sur le monde _ , J = c ci
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