La presse, 9 juillet 2016, Arts - Cinéma
[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 8e COMICCON DE MONTREAL VOUS AVEZ DIT COMIC.QUOI?PAGE 13 LECTURE NOTRE ENTREVUE AVEC JOHN IRVING PAGE 11 LA PRESSE ARTS CINÉM KING DAVE PARI RISQUÉ PAGE 12 Podz JUSTE POUR RIRE Après quatre ans à rassembler les deux solitudes avec son spectacle bilingue You\u2019re gonna rire, Sugar Sammy s\u2019apprête à quitter le Québec pour tenter sa chance dans l\u2019Hexagone.Mais avant, il donnera un ultime spectacle (gratuit) le 28 juillet sur la place des Festivals.Entrevue-bilan à l\u2019endroit où tout a commencé pour lui : l\u2019école secondaire La Voie, dans Côte-des-Neiges.UN DOSSIER DE STÉPHANIE VALLET À LIRE EN PAGES 6 ET 7 SUGAR SAMMY BOUCLE LA BOUCLE PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE ¦TOa-T V VP* ÇP PÉNÉLOPE McQUADE S K- V j\u2019font ! AUTOPORTRAIT D'UNE TRIPPEUSE «Un petit bijou.J'adore ce livre!» MARINA ORSINI, ROUGE FM PÉNÉLOPE McQUADE F** 'cë?Æ mm Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 FESTIVAL D\u2019ÉTÉ DE QUÉBEC / Duran Duran Le long souffle des « Fab ive» Ils ont conquis les ondes radio avec les Reflex, Wild Boys et Save a Prayer, en plus d\u2019être omniprésents au petit écran grâce à la force de leurs clips.Plusieurs croyaient qu\u2019ils mourraient avec les années 80.Or, Duran Duran ne s\u2019est jamais tu.Forts de leur récent album Paper Gods, les Britanniques offriront le 15 juillet leur premier concert à Québec, sur les plaines d\u2019Abraham.Notre entretien avec le bassiste et cofondateur du groupe, John Taylor.\u2014 Nicolas Houle, Le Soleil Duran Duran est de nouveau entouré d\u2019un halo de réussite.Or, vous avez dû nager passablement à contre-courant dans les années 90, non?Oui, absolument.On s\u2019est à peine rendus à la fin des années 80.Puis, on a fait paraître Ordinary World [en 1992] et ça été «oh mon dieu, on a un pied dans notre deuxième décennie!» Ça peut-être été le hit le plus important qu\u2019on ait jamais eu.Ça nous a donné de l\u2019oxygène, car il y avait cette étiquette «groupe des années 80».[.] En 1983, on est devenus si gros si rapidement qu\u2019on était hors de contrôle, comme l\u2019aurait été rencontré et, dans le temps de le dire, on avait un contrat de disques et des succès dans le monde entier.C\u2019est difficile de garder un sens de la perspective quand quelque chose comme ça se produit.Puis, à la fin des années 80 et en 90, on jouait dans de petites salles et on voyageait plus modestement.Rendu là, il était tentant de tout arrêter.On a réussi à passer à travers ça et à améliorer nos relations de manière à pouvoir donner le meilleur de nous-mêmes.Pourquoi avez-vous quitté le groupe en 1997?Je pensais que c\u2019était terminé, que je n\u2019avais plus rien à dire ou à offrir.[.] J\u2019étais préoccupé par moi-même : j\u2019étais devenu sobre et je n\u2019étais plus certain que je le demeurerais en restant dans le groupe.Je m\u2019étais aussi divorcé de ma première femme et, comme je ne voulais pas que «En 1983, on est devenu si gros si rapidement qu\u2019on était hors de contrôle, comme l\u2019aurait été n\u2019importe qui.On a tout tenu pour acquis et on a presque tout perdu.» \u2014 John Taylor, membre de Duran Duran n\u2019importe qui.On a tout tenu pour acquis et on a presque tout perdu.C\u2019était comme si on nous avait dit: «O.K., vous ne voulez pas respecter ce cadeau, alors que diriez-vous qu\u2019on vous le reprenne?» Et on a hurlé: « Non, non, non, on le veut! » Puis, on s\u2019est fait dire : « Est-ce que vous le voulez vraiment?Prouvez-le ! » Certains groupes en ont arraché avant de connaître le succès.Pour vous, ç\u2019a été le contraire, donc.On n\u2019avait pas tellement payé notre dû au départ.On s\u2019est ça se reproduise, j\u2019avais besoin de prendre racine quelque part.Je voulais rester à Los Angeles; je ne voulais pas aller avec les gars à Londres.Je n\u2019appréciais plus le processus créatif non plus.J\u2019imagine que c\u2019était dur pour les gars qui sont restés, mais je devais faire ce que j\u2019ai fait.Et quand je suis revenu, ça a payé: mon énergie était grande et consistante parce que j\u2019avais pris du recul et réalisé la valeur de ce que nous avions ensemble.Quand vous avez rejoint Duran Duran en 2001, vous avez insisté pour que ce soit une réunion avec PHOTO CHRIS PIZZELLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS John Taylor, Roger Taylor, Simon Le Bon et Nick Rhodes, quatre membres originaux de Duran Duran BRITISH AIRWAYS thertre THERTRE axsBi BRIT1! tous les membres originaux.Pourquoi?\tUNE VISITE A LA MAISON JEAN-LAPOINTE Lorsque Duran Duran s\u2019est produit à Montréal le 11 avril dernier, John Taylor a fait un détour par la maison Jean-Lapointe pour y parler de sa lutte contre l\u2019alcoolisme.«L\u2019alcoolisme est une maladie très particulière: ce n\u2019est jamais vraiment guéri, précise-t-il.Vous guérissez de manière conditionnelle, selon la façon dont vous menez votre vie, et c\u2019est un très grand défi de vivre sobrement de nos jours.[.] J\u2019ai été chanceux parce qu\u2019il y a plein de gens formidables qui m\u2019ont aidé au fil des ans.Alors c\u2019est mon plaisir de donner au prochain et de partager mon expérience.» «Ç\u2019a été un réel privilège d\u2019aller à ces installations, à Montréal, de rencontrer Jean [Lapointe], sa fille et son fils.Je ne suis pas resté là très longtemps, mais ç\u2019a été une très belle expérience.C était un horaire de fou : je suis débarqué de l\u2019avion, le groupe est allé [au Centre Bell] et je suis allé là.Alors, oui, c\u2019était mouvementé, mais ça m\u2019a tellement donné que j\u2019ai pu prendre cette énergie et l\u2019amener sur scène.Je n\u2019ai jamais été une personne très altruiste et je découvre en vieillissant que c\u2019est gratifiant de faire des choses pour les autres.» \u2014 Nicolas Houle, Le Soleil Quand ce groupe a démarré, ça a pris les cinq gars qui étaient là au départ pour faire cette magie.Et je me suis dit pendant des années qu\u2019il fallait retrouver cette magie.Après le départ de Roger [Taylor] et Andy [Taylor] en 1985, j\u2019ai passé les 10 années suivantes à rechercher cette chimie.L\u2019ultime idée a donc été de dire: « Ramenons les gars et la chimie reviendra».Mais la chimie n\u2019était plus là.On a réussi à faire une tournée et un album, puis Andy est reparti.Il ne pouvait se raccrocher; il ne voulait pas faire partie d\u2019un groupe à temps plein.Mais désormais, on accepte ce que l\u2019on est.On a une chimie extraordinaire à quatre.Ce n\u2019est pas les cinq, mais on a un guitariste anglais extraordinaire en la personne de Dom Brown.Qu\u2019y a-t-il de spécial dans ce groupe qui vous a fait poursuivre votre route ensemble et qui rejoint tant de gens après toutes ces années?Je crois qu\u2019on a grandi à une époque où la musique nous interpellait.On a été chanceux de s\u2019épanouir en 1975-1976-1977, qui était une période amusante et dynamique pour la musique en Grande-Bretagne.C\u2019était les Sex Pistols et les Clash; c\u2019était une énergie jeune, avec cette incroyable attitude, et on a été baptisés par ça, tandis que des influences comme celle de Bowie et des Beatles étaient dans notre ADN.[.] Ce qui nous a gardés ensemble, c\u2019est l\u2019idée qu\u2019on pouvait faire de grandes choses.J\u2019ai pris mes distances, j\u2019ai fait de la musique avec d\u2019autres musiciens et chanteurs.C\u2019est pourquoi je sais que Simon est le meilleur chanteur avec lequel j\u2019ai travaillé.Idem pour Roger [Taylor, à la batterie] et Nick [Rhodes, aux claviers].Mais il faut garder nos relations saines, car on travaille continuellement ensemble.On prend des milliers de décisions toutes les années et ça nous met à l\u2019épreuve, puisque nous sommes continuellement en désaccord.Mais en gardant nos liens pour être le meilleur groupe possible, lorsque nous sommes sur scène, c\u2019est cette bonne énergie que les gens voient et entendent.Sur les plaines d\u2019Abraham le 15 juillet, 21 h 30, dans le cadre du Festival d\u2019été de Québec.Consultez le site du FEQ : infofestival.com Cinq spectacles à voir à Québec Le Festival d\u2019été de Québec anime la ville de Québec jusqu\u2019à dimanche prochain.Des groupes internationaux, comme Red Hot Chili Peppers et The Lumineers s\u2019y produiront avant ou après avoir fait le saut à Montréal.Mais il y a des événements uniques qui valent le détour.Tour d\u2019horizon.\u2014 Emilie Côté PHOTO RICH FURY, ASSOCIATED PRESS Ice Cube PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL Cœur de pirate et Fred Pellerin Ice Cube Ce soir, 22 h Après s'être produit à l'Amne-sia Rockfest de Montebello, Ice Cube sera au Festival d'été de Québec sans passer par Montréal.Avec le succès du film Straight Ontta Compton, c'est l'année idéale pour voir le légendaire rappeur en spectacle.Il y interprétera notamment des chansons de son ancien groupe N.W.A.dont l'hymne Fnck Tha Police.Il sera intéressant de voir à quel point une star du rap peut faire courir les foules dans une ville rock comme Québec.Cœur de pirate Demain, 21 h30 Tous les ans, le Festival d'été de Québec donne carte blanche - et des moyens de production ambitieux - à des artistes québécois.Cette année, Fred Pellerin et Cœur de pirate sont les heureux élus.La première collabore une fois de plus avec le metteur en scène Nico Archambault.Elle accueillera de nombreux invités sur scène, dont sa « douce moitié », la chanteuse transgenre Laura Jane Grace du groupe punk Against Me! Cœur de pirate attend aussi la visite d'Alex Nevsky, du trio rap Loud Lary Ajust et des danseurs des Ballets jazz de Montréal.PHOTO CHARLES SYKES, AP Sheryl Crow Sheryl Crow Le 12 juillet, 19h30 Autre pari réussi des programmateurs du FEQ depuis des années: organiser une soirée country.Disons folk-pop-rock dans le cas de Sheryl Crow, qui donnera à Québec pratiquement son seul spectacle de l'été.Elle précédera la star américaine Brad Paisley, qui a vendu 12 millions d'albums et remporté plusieurs Grammy.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Christian Srigley et Leighton James, d\u2019Adventure Club PJ1 Adventure Club Le 13 juillet, 21 h La scène EDM vibre en marge des circuits traditionnels, comme en témoigne le succès monstre du duo montréalais Adventure Club.Christian Srigley et Leighton James se produiront tout juste avant Kaskade, la tête d'affiche de la soirée Électro-FEQ qui attire un public jeune depuis 2012.Les spectacles débuteront dès 17h 30 avec Lucky Rose, Vanic, AlunaGeorge et Madeon.PHOTO AXEL HEIMKEN, AFP Till Lindemann, de Rammstein -A-\"?Rammstein Le 17 juillet, 21 h La musique du groupe allemand tombe en plein dans les goûts métal du public de Québec, et ce sera la seule chance de voir la bande du chanteur Till Lindemann sur scène au Canada.On promet un événement spectaculaire et des surprises pyrotechniques pour le retour de Rammstein sur les Plaines, après une prestation qui a marqué l'histoire du Festival d'été de Québec en 2010.Apportez vos bouchons. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS Noir domestique NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Elles ont pour nom Gillian Flynn, Paula Hawkins ou Renee Knight, pour ne nommer que celles-là.Ce ne sont pas des chanteuses ni même des ex-Spice Girls, mais les égéries d'un nouveau vent littéraire ou, si vous le voulez, d'un autre genre de roman noir: le noir domestique.Les médias britanniques et américains ont fait grand cas de ce phénomène apparu à l'été 2012 avec la publication de Gone Girl (Les apparences), un best-seller de Gillian Flynn, adapté au cinéma avec Ben Affleck dans le rôle du mari suspect et Rosamund Pike dans celui de l'épouse disparue.Mais c'est en 2013 que la Britannique Julia Crouch, excédée que l'on qualifie ses romans de thrillers psychologiques, a inventé l'expression en écrivant sur son blogue: «En gros, le noir domestique [domestic noir en anglais] se passe principalement à la maison ou au travail, traite surtout mais pas exclusivement de l'expérience féminine, est basé sur les rapports humains et se fonde sur le principe plutôt féministe que la sphère domestique est remplie de défis et parfois de dangers pour ses occupants.» Depuis, les auteures se réclamant du noir domestique, âgées de 30 à 40 ans pour la plupart, et autant britanniques qu'américaines, non seulement se sont multipliées, mais ont rejoint un public de plus en plus nombreux, ravi de plonger dans le côté obscur de la vie domestique ou dans l'inti- mité de mariages toxiques et d'unions calamiteuses.Le noir domestique n'a pas sonné le glas de l'inspecteur héroïque à la Columbo ou à la Wallander, celui qui finit toujours par découvrir le pot aux roses et par débusquer les assassins.Mais disons que ce ton de noir plus porté sur la vie intime que sur la scène policière apporte un vent de fraîcheur, même si cette fraîcheur est souvent teintée de déceptions et de désenchantements.Un des traits récurrents du noir domestique, c'est que le narrateur ou la narratrice qui s'exprime à la première personne est rarement fiable, entraînant le lecteur dans un monde de demi-vérités ou parfois carrément de pure fabulation.Comme le souligne le journaliste du Atlantic de ce mois-ci, dans le roman noir traditionnel, le détective privé, inspecteur ou commissaire de police s'embourbe dans une série de fausses pistes dont le but visé par l'auteur est de confondre le lecteur et d'étirer le suspense.Alors que dans le noir domestique, la fausse piste est la voix même de ce narrateur peu fiable qui, la plupart du temps, mène le lecteur en bateau.Ce trait est particulièrement bien exploité dans Disclaimer - Révélée en français -, premier roman de la réalisatrice et productrice de documentaires pour la BBC Renee Knight.Son roman se décline en deux temps : celui de Catherine, son héroïne, une femme en apparence comblée tant sur le plan de la carrière (elle réalise des documentaires à la BBC) que sur le plan amoureux (elle est mariée depuis des années à un homme qui l'adore).Or, un jour, dans la précipitation d'un déménagement, Catherine tombe sur un roman dont la provenance est inconnue.Elle commence à le lire distraitement, se prend au jeu, puis, au milieu du récit, découvre avec effroi un événement dramatique, révélé dans ses moindres détails, qui lui est arrivé il y a des années et qu'elle avait tenu secret jusqu'à maintenant.C'est alors qu'apparaît la deuxième voix du roman : celle du narrateur qui a écrit le roman qui fait paniquer Catherine.Je n'en dis pas plus, sinon que Disclaimer est une exploration fascinante et très actuelle à la fois de la culpabilité féminine et des mécanismes, conscients ou inconscients, qui régissent l'écriture et les écrivains.Dans The Girl on the Train - La fille du train -, dont l'adaptation au cinéma sortira bientôt avec Emily Blunt dans le rôle-titre, l'héroïne, comme dans plusieurs œuvres du noir domestique, est une antihéroïne perdue, paumée et alcoolique jusqu'au dernier degré.Bref, un personnage peu fiable et peu sympathique, qui a perdu son emploi et qui continue de prendre son train quotidien de banlieue pour faire croire à son entourage qu'elle travaille toujours à Londres.Un matin, sur le trajet routinier peuplé d'inconnus qui ont fini par lui devenir familiers, un incident impliquant un couple qu'elle idéalise lui fait complètement perdre les pédales - ce qui, malheureusement, lui arrive trop fréquemment pour qu'on la prenne au sérieux.Rachel a-t-elle halluciné ou non ce qu'elle a vu de la vitre du train?Pour la réponse, je vous conseille fortement de lire le bouquin qui, une fois de plus, explore avec brio la culpabilité et le manque d'estime féminins.Violence conjugale, agressions sexuelles, vengeance, rapports toxiques, adultère, manipulation, mensonge, secrets refoulés : tout ce que les images idéalisées d'instagram ou de Facebook nous cachent apparaît sous la lumière crue des nouvelles prêtresses du noir domestique.Leurs narrateurs ou narratrices ont beau être peu fiables, leurs romans, eux, sont hautement recommandables.Sur ce, chers amis lecteurs, je vous quitte pour quelques semaines, histoire de plonger dans tous les merveilleux romans noirs que je n'ai pas encore lus.De retour à la mi-août.Le noir domestique n\u2019a pas sonné le glas de l\u2019inspecteur héroïque à la Columbo ou à la Wallander, celui qui finit toujours par découvrir le pot aux roses et par débusquer les assassins.Mais disons que ce ton de noir plus porté sur la vie intime que sur la scène policière apporte un vent de fraîcheur, même si cette fraîcheur est souvent teintée de déceptions et de désenchantements.JACOB TIERNEY Toronto-Montréal PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE « On peut très bien vivre à Montréal.Mais les occasions pour les anglos sont certainement plus nombreuses ailleurs», dit Jacob Tierney.MARC CASSIVI COUP DE GUEULE L'acteur, scénariste et réalisateur Jacob Tierney (The Trotsky, Preggoland) habite Montréal et parle un français impeccable, mais fait surtout carrière au Canada anglais et aux États-Unis.11 vient de terminer le tournage de la deuxième saison de la télésérie Letterkenny, à Sudbury.Et c'est aujourd'hui que commence à Montréal le tournage du film de Xavier Dolan, The Death and Life of John F.Donovan, qu'il a coscénarisé.Je m\u2019intéressais à ta perspective anglo-montréalaise sur l\u2019intérêt que la planète porte en ce moment à Toronto, avec le succès de Drake et The Weeknd notamment.Dans un texte paru en début de semaine, le Guardian de Londres qualifiait Toronto de «ville ennuyeuse la plus fascinante du monde».C\u2019est assez juste.On parle beaucoup de Toronto, mais l\u2019ironie, c\u2019est que la musique «urbaine» - je déteste ce terme - de Toronto vient des banlieues.De Scarborough et de Mississauga.De grandes banlieues où les immigrés se sont installés en masse et ont créé des communautés et des centres culturels.C\u2019est clair qu\u2019on n\u2019a pas ça ici.C\u2019est pour ça que Toronto s\u2019impose autant aujourd\u2019hui.C\u2019est grâce à cette population immigrée, pas grâce aux Canadiens «de souche» (old stock).Le Guardian écrit que Toronto s\u2019est ouverte au monde alors que Montréal s\u2019est refermée sur elle-même après le référendum de 1995.Il y a des Anglo-Montréalais qui se demandent s\u2019ils ne seraient pas mieux là-bas.Y a-t-il de quoi retenir les forces vives anglophones à Montréal ?[Il hésite.] Ouuuuui.On peut très bien vivre à Montréal.Mais les occasions pour les anglos sont certainement plus nombreuses ailleurs.Pas seulement à Toronto : à New York, à Los Angeles.Quand on a la chance de pouvoir travailler à Montréal dans l\u2019industrie culturelle, c\u2019est très agréable.Le coût de la vie n\u2019est pas élevé.C\u2019est la raison pour laquelle tous ces groupes de musique s\u2019étaient installés ici il y a une dizaine d\u2019années.Exactement.Mais la réalité, c\u2019est qu\u2019il y a plus de travail pour les anglophones à l\u2019extérieur du Québec.J\u2019ai la chance de pouvoir vivre un peu où je veux et de travailler n\u2019importe où.C\u2019est rare que je travaille à Montréal.Il n\u2019y a pas énormément de travail pour moi ici.Tout le monde a envie d\u2019avoir l\u2019occasion de travailler avec de plus grands budgets.Comme Podz, qui a tourné des épisodes de la série Vikings.Il est plus difficile de trouver ce genre de financement ici.L\u2019effervescence de la scène culturelle torontoise permet-elle de stopper un peu l\u2019exode des talents canadiens vers les États-Unis?Les artistes veulent être appréciés partout, pas seulement au Canada.Leur ambition est plus grande.L\u2019art s\u2019est mondialisé.Personne ne cherche à être seulement célèbre à Brampton.On veut un Grammy! Mais il reste une fierté de voir des artistes rester au Canada et ne pas s\u2019exiler aux États-Unis pour avoir du succès.C\u2019était surtout vrai avant.Je ne crois pas que ça l\u2019est aujourd\u2019hui.Ça a changé après les succès de Céline Dion, Shania Twain, Sarah McLachlan.Personne ne cherche un succès local.Surtout pas sur la scène hip-hop.Il reste qu\u2019une partie de l\u2019identité canadienne-anglaise semble se définir par opposition aux États-Unis.Bien des Québécois francophones ont de la difficulté à déterminer ce qui distingue la culture canadienne de la culture américaine.Ils ignorent ce qu\u2019est la culture anglo-canadienne.Il faut s\u2019y intéresser ! On dit souvent que les Canadiens anglais ne s\u2019intéressent pas à la culture québécoise.Mais l\u2019inverse est aussi vrai : on ne sait rien de ce qui se passe dans le reste du Canada.Parce que pour moi, c\u2019est très clair, ce qui est canadien et ce qui est américain.Si on t\u2019offrait une occasion en or à L.A., tu irais t\u2019y installer?Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de créer du travail pour moi-même.Si j\u2019ai l\u2019occasion de le faire à L.A.ou Toronto, pourquoi pas?J\u2019ai fait l\u2019aller-retour à Los Angeles toute ma carrière.C\u2019est préférable d\u2019y être invité que d\u2019essayer de s\u2019y imposer.Tu as un projet de série télé aux États-Unis produit par Fox, avec Xavier [Dolan].Xavier et moi avons plusieurs projets ensemble qu\u2019on espère réaliser un peu partout.[sourire en coin] Et tu as coscénarisé son premier film en anglais.Oui.Le tournage commence ce week-end à Montréal ! Tu as décidé de rester à Montréal.Absolument.J\u2019adore vivre à Montréal.J\u2019aimerais y travailler davantage, et en français.La culture fait partie de la vie quotidienne des Montréalais.Je ne tiens pas à être à Sudbury trois mois par année! Je préfère rester chez moi.Le film de Xavier est un bon prétexte pour rester en ville.Qu\u2019as-tu pensé de la minicontroverse entourant le déménagement de ton ami Jay Baruchel à Toronto ?C\u2019est un Anglo-Montréalais qui a « le CH tatoué sur le cœur».Ce n\u2019est pas le premier anglo à faire ça et ce ne sera pas le dernier! Je connais très bien Jay et il adore Montréal.Mais il travaille tellement à Toronto qu\u2019il ne se voyait pas vivre à l\u2019hôtel.Il ne va jamais se déclarer torontois ! Une controverse de ce genre témoigne-t-elle d\u2019un complexe d\u2019infériorité des Anglo-Montréalais face aux Torontois?Au contraire.Etre un Anglo-Montréalais à Toronto, c\u2019est perçu comme très cool par les Torontois.Tu es automatiquement plus cool qu\u2019eux parce qu\u2019ils viennent d\u2019une ville ennuyeuse.Pour moi, il n\u2019y a pas vraiment de rivalité.Je trouve ce genre de controverses très provinciale.Un acteur a déménagé.C\u2019est une tempête dans un verre d\u2019eau.Après ma propre petite controverse, je ne prête plus beaucoup d\u2019attention aux petites guéguerres territoriales.Parlons-en, de cette controverse.Il y a six ans, tu as déploré le manque de diversité de notre cinéma et tu avais absolument raison.Quelques personnes ont pris ma défense, dont Philippe Falardeau.Mais la fureur de la droite a été telle que je n\u2019ai plus envie de me mettre dans l\u2019embarras.Les choses changent.Les jeunes sont plus ouverts.Une émission comme Like-moi! fait la démonstration que la situation évolue.On voit des Québécois à la télé qui ne sont pas blancs et on trouve ça normal.On vit dans une ville multiculturelle et c\u2019est fabuleux.Mais je pense toujours qu\u2019on ne le montre pas assez à l\u2019écran.On le voit plus à Toronto.On s\u2019en préoccupe plus au Canada anglais: des autochtones, des minorités visibles, des minorités sexuelles.C\u2019est une source de fierté.Ici, ça ne semble pas être une priorité.Le Québec est autant une nation d\u2019immigration que le Canada, mais on préfère ne pas le voir de cette façon.Ce n\u2019est tellement pas une priorité qu\u2019on a échangé P.K.Subban ! Un gars de Toronto en plus! Pour moi, l\u2019échange de Subban, ça se passe au-delà du sport.C\u2019est culturel.Il incarnait le Canadien de Montréal.On a dit qu\u2019il était «différent», qu\u2019il était «spécial».Mais la LNH n\u2019est pas raciste, noooon! [sur un ton ironique] Pourquoi l\u2019immigration est-elle moins une source de fierté au Québec qu\u2019au Canada anglais, à ton avis?Entre autres à cause de la manière dont on enseigne l\u2019histoire.Pas seulement au Québec - c\u2019est vrai ailleurs au Canada -, mais particulièrement ici.C\u2019est ridicule.Ce continent n\u2019a pas commencé à exister en 1492.On raconte seulement l\u2019histoire à laquelle on peut s\u2019identifier.Et quand je dis «on», je parle des Blancs.On ne parle pas assez des autochtones au Québec.Si de jeunes Blancs se suicidaient au rythme où se suicident les jeunes autochtones, l\u2019armée serait dans la rue! Ça se traduit aussi dans les noms qu\u2019on donne aux lieux.On préfère des personnages rebutants comme Lionel Groulx et Pie IX à un héros francophone métis comme Louis Riel.On s\u2019en fout. A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS La «job d\u2019été» d\u2019Esther Bégin NATHALIE COLLARD Les patrons de la salle de rédaction de Radio-Canada en Colombie-Britannique doivent se frotter les mains : leur nouvelle recrue compte plusieurs années d'expérience en journalisme, a déjà animé des bulletins d'information à heure de grande écoute et vient de signer une série documentaire remarquée sur la vie des politiciens.Pas de doute, Esther Bégin est LA «surnu» de l'été.La journaliste et animatrice est elle-même allée frapper à la porte de Radio-Canada pour lui offrir ses services.commençais à travailler le 10, poursuit la journaliste, jointe à Vancouver.Sauf pour des mandats ponctuels, je n'avais pas travaillé dans une salle de nouvelles depuis mon départ de TQS en 2008.» Une autre corde à son arc Esther Bégin ne s'ennuiera pas une seconde cet été.«J'ai un mandat différent chaque semaine, ajoute-t-elle.La semaine dernière, j'ai animé l'émission du matin à la radio; cette semaine, c'était le Téléjournal.Je vais aussi faire des reportages.« Ça demande une adaptation et j'ai reçu une petite «Depuis plusieurs années, je passe une partie de mes étés à Vancouver.Les filles de mon conjoint [John Parisella] y habitent et nous venons toujours les visiter plusieurs semaines.Cette année, j\u2019ai décidé de vivre Vancouver non pas comme une touriste, mais comme une fille qui y vit et y travaille.» \u2014 Esther Bégin «Depuis plusieurs années, je passe une partie de mes étés à Vancouver, a-t-elle expliqué en entrevue à La Presse.Les filles de mon conjoint [John Parisella] y habitent et nous venons toujours les visiter plusieurs semaines.Cette année, j'ai décidé de vivre Vancouver non pas comme une touriste, mais comme une fille qui y vit et y travaille.» Sans surprise, Radio-Canada l'a accueillie à bras ouverts.«J'ai fait les premiers contacts au printemps, je suis arrivée le 9 juin et je formation en informatique, mais, pour le reste, je constate que les réflexes reviennent vite.» La journaliste remarque que l'actualité de Vancouver est beaucoup axée sur l'immobilier.« La crise du logement est un véritable problème ici.Pour le reste, Radio-Canada a le mandat de desservir la communauté francophone qui est très diversifiée.11 y a des Québécois, mais aussi des Français, des Belges, des Africains.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE «Je suis travailleuse autonome alors je dois me diversifier et cette expérience ajoute une corde à mon arc», dit Esther Bégin.kV 12 RH1, Il faut une certaine dose d'audace pour replonger dans le bain comme le fait Esther Bégin.« Je suis travailleuse autonome alors je dois me diversifier et cette expérience ajoute une corde à mon arc», souligne avec humilité l'auteure de la série documentaire Fièvre politique, diffusée au printemps sur les ondes de Télé-Québec.La journaliste assure que cette escapade vancouvéroise ne fait pas partie d'un plan pour réintégrer une salle de rédaction montréalaise à moyen terme.«Honnêtement, je n'ai pas vraiment pensé à ça, dit-elle.Je suis ici jusqu'au 21 août puis je rentre à Montréal où j'ai des projets pour l'automne.» MOLIÈRE 2015 DU théâtre musical Juste pour r/re FRANGLAiSES LES PLUS GRANDS SUCCÈS DE LA POP DANS DES TRADUCTIONS LITTÉRALES HILARANTES! «FORMIDABLE» « DÉBRIDÉ.TTT » « CRAZY ! » PARISIEN « TORDANT » « EPATANT » LE CANARD ENCHAINE PARRAINEES PAR a doigts DES LE 12 JUILLET, 20H00 SALLE PIERRE-MERCURE UQAM Centre Pierre-Péladeau MAINTENANT EN VENTE ! h hahaha.com présenté par > vidéotron 514 845-2322 COMBINEZ CE SPECTACLE et économisez PENDANT TOUT LE FESTIVAL GRACE A L'UN DE NOS 3 PASSEPORTS ^Billets sélectionnés parmi 2 spectacles différents (1 billet par spectacle) et 9 billet chaque jour du Festival 2016 (selon inventaire disponible, has section VIP) Tangerine7 (KÎA) TütiMmtôHi SiriusXlYI Q TVA CcUlclclâ °Mo5nTreaL Montréal® QuéboCan > VIDEOTRON présente rythme PRESSE DU 9 JUILLET AU 7 AOÛT 2016 .LE FESTIVAL DE.r\\3 lanaudlere Hydro k Québec présente en collaboration avec .?! r! v-*-.\u2022 \u2022\u2022\u2022» SAMEDI 9 JUILLET I 20 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE DU FESTIVAL Alain LEFÈVRE, piano Gregory VAJDA, direction CONCERT Programme: Piotr Ilitch TCHAIKOVSKI, Ottorino RESPIGHI DIMANCHE 10 JUILLET 114 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY LA PIETÀ Angèle DUBEAU, violon Programme: Philip GLASS, Ludovico EINAUDI, Marjan MOZETICH, Arvo PÀRT, Michael NYMAN, Maxime GOULET VENDRED115 JUILLET I 20 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY LES VIOLONS DU ROY Anthony MARWOOD, violon Bernard LABADIE, direction CONCERT ©Desjardins Programme: Joseph HAYDN, Ludwig van BEETHOVEN 13 Pour informations et roqrammation complète 1 800 561 -4343 lanaudiere.or | Desjardins B #YAMAHA Québec as Canada £Joliette SAQ\t^gr lanaudiere.org\tplacedesarts.c LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS i.\\ #WHATIREALLYREALLYWANT La deuxième vie de Wannabe CAPTURE D'ÉCRAN TIRÉE DE LA VIDÉO #WHATIREALLYREALLYWANT Une reprise de Wannabe des Spice Girls fait présentement rage sur les réseaux sociaux.NATHALIE COLLARD «Yo, I'll tell you what I want, what I really really want.», fredonnaient les adolescentes au milieu des années 90 - la plupart ne sachant pas trop ce qu'impliquaient les paroles de Wannabe, le tube du célèbre girl group britannique Spice Girls.Vingt ans plus tard, le sens de la populaire chanson a été détourné pour en faire un cri de ralliement féministe.«Dis-moi ce que tu veux et je vais te dire ce que je veux ! », chantent des filles d'un peu partout sur la planète dans une reprise de la vidéo de Wannabe qui fait rage sur les réseaux sociaux depuis mardi.Et cette fois, on ne fait pas allusion à une relation amoureuse, mais bien aux revendications des femmes dans le monde.Décryptage.LE CONTEXTE Le 25 septembre 2015, les pays membres de l'ONU ont adopté un ensemble d'objectifs de développement durable pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et assurer de bonnes conditions matérielles à tous.Ces 17 « Global Goals » étaient liés à des cibles spécifiques ainsi qu'à une date butoir: 2030.Dans la foulée de ces engagements, les leaders de la planète avaient promis d'accorder la priorité à la situation des femmes et des filles.La reprise de la vidéo des Spice Girls a été pensée dans ce contexte.Le but: mobiliser les gens en vue de la prochaine rencontre de l'ONU, en septembre prochain.LA REPRISE C'est la jeune cinéaste britannique MJ Delaney (Powder Room) qui réalise cette reprise de Wannabe.La vidéo - tournée dans plusieurs pays du monde, dont l'Angleterre, l'Inde et le Nigeria - a été produite par Project Everyone, organisme fondé par le cinéaste britannique Richard Curtis (Love Actually).L'objectif de cet organisme: faire connaître les «objectifs globaux» en développement durable de l'ONU par différents moyens.Project Everyone produit des émissions de radio et des films publicitaires en plus de vendre du matériel promotionnel.LE «GIRL POWER», EN 2016 «Le Girl Power d'aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a 20 ans, observe Diane Pacom, pro-fesseure de sciences sociales à l'Université d'Ottawa.Les femmes occidentales ont réalisé des acquis, par exemple en éducation, et elles sont plus autonomes économiquement.Par contre, on voit apparaître de nouvelles problématiques : l'hypersexuali-sation et l'exploitation du corps de la femme, entre autres par l'entremise des réseaux sociaux.Je trouve que cette vidéo est une bonne démarche, car la chanson des Spice Girls est ludique et peut avoir une influence sur une nouvelle génération de filles.» LE PHÉNOMÈNE VIRAL L'ex-Spice Girl Victoria Beckham, aujourd'hui créatrice de mode et femme d'affaires, a été emballée par la reprise de Wannabe et l'a fait savoir sur sa page Facebook.«Vingt ans plus tard, le Girl Power est utilisé pour donner du pouvoir à une nouvelle génération.Je suis tellement fière de The Global Goals #WhatlReallyReallyWant », a-t-elle écrit mardi.#WHATIREALLYREALLYWANT Sous le mot-clic #WhatlReallyReallyWant, on invite les gens de partout sur la planète à se faire photographier avec une affiche sur laquelle est écrit un souhait pour les filles et les femmes.La photo peut ensuite être diffusée sur les réseaux sociaux.« Ce que je souhaite vraiment, c'est qu'il n'y ait plus de filles qui meurent du VIH », a écrit Victoria Beckham.Jusqu'ici, plusieurs vedettes ont répondu à l'appel, dont l'actrice et ambassadrice de l'ONU Emma Watson, porte-parole du mouvement #HeForShe de l'ONU, qui a plaidé pour l'égalité hommes-femmes.am l'événement spécial de clôture (((SiriusXIlf») VÊNEMENTS SPÉCIAUX EU i^musiçue 4£|acmu«tc.ca msnm HIGHFLYING Premiere partie ADAM STRANGLER CE SOIR! billets en vente À LA PORTE 98,5 m 0 CBcmjate-CO LES GRANDS CONCERTS CE SOIR! billets en vente À LA PORTE LES RYTHMES («SiriusXIIf») LE FESTIVAL A LA MAISON SYMPHONIQUi ¦fCALLOWAY, CE SOIR! billets en vente À LA PORTE CE SOIR BILLETS EN VEt À LA PORTE ORCHESTRA NOUVEAU MONDi LES COULEURS LES NUITS FLORENCE K BUENA VIDA jd McPherson ce SOIR w - .wr-kl' LETS EN VENTE A LA PORTE ¦ CE SOIR! * BILLETS EN VENTE fc À LA PORTE CE SOIR! billets en vente À LA PORTE m JAZZ D'ICI S CISM2 PIANO SOLO CONCERTS INTIMES collabora tic CE SOIR! 1 etc pm VENTI billets en vente À LA PORTE CE SOIR! billets en vente À LA PORTE CE SOIR \u2014.etc en VENTE À LA PORTE L\u2019ESCALE TURKISH AIRLINES OUVRE AUX FESTIVALIERS LES PORTES DE LA TURQUIE! Concerts, kiosque touristique, bar, terrasse, expo photo et plein d'autres activités vous attendent.Ce soir de 18 h à minuit à l'angle des rues Sainte-Catherine et Clark Les sessions Jordan Officer dès minuit DERNIER JOUR POUR PROFITER DU FESTIVAL! DE MONTREAL 9 JUILLET \u2022 19 h30 \u2022 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA SCENE CE SOIR PLACE DES FESTIVALS 21 h 30 GRATUIT RioTinto THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA-20h PRESERVATION HALL m JAZf bm Première partie JAZZ STREET BOYZ CONCERT MULTIMEDIA UN GRAND en collaboration avec cbc Radio-canada CONCERT DE CLOTURE 9 JUILLET \u2022 20 h30 \u2022 MÉTROPOLIS 9 JUILLET \u2022 19 h \u2022 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL BATTLE OF THLfeANDS VIII JbJif mi vRCHESTRA Première partie : THE BLUEBELL SISTERS 9 JUILLET \u2022 20h \u2022 THEATRE DU NOUVEAU MONDE 9 JUILLET- 18h \u2022 CLUBSODA 9 JUILLET \u2022 22 h \u2022 CLUB SODA Première partie:MOTEL RAPHAËL ; 9 JUILLET \u2022 18 h \u2022 LE BALCON 9 JUILLET \u2022 19h \u2022 SAVOY DU METROPOLIS 9 JUILLET -18h \u2022 L'ASTRAL OWE R ROUSSEI f * TRIO ' \u2022 vfl FLYlbtO HORSES BELLFLOWER GRATUIT RioTinto :'neken GRATUIT! Aujourd\u2019hui de 12 h à 22 h sur l\u2019esplanade de la Place des Arts Interactions musicales amusantes et intuitives pour toute la famille! \u2022\tLe Piano : piano géant \u2022\tLe Vinyle : jeux d\u2019eau \u2022\tLa Sourdine : jeux gonflables (ils peuvent sauter dedans.) \u2022\tLe Pédalophone (les enfants font du bruit en pédalant) \u2022\tLe Grand Trio : module de jeux (glissade, passerelle, etc,) \u2022\tLe Tambourin : carré de sable RioTinto GRATUIT La Place Heinekerï Aujourd'hui de midi à 3 h du matin, l'angle des De Bleury et Sainte-Catherii LU at lu i- i\u2014 LU Cû METROPOLIS et SAVOY 1 855 790-1245 x ticketmaster.ca L'ASTRAL MAISON DU FESTIVAL 1 855 790-1245 x ticketmaster.ca CLUBSODA 514 286-1010 x clubsoda.ca INFO JAZZ 514 871-1881 1 85JAZZFEST PLACE DES ARTS ET MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 x 1 866 842-2112 piacedesarts.com Bell HYunoni MONTREALJAZZFEST.COM THEATRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 x tnm.qc.ca LE BALCON 514 528-9766 x 1 888 528-9766 lebalcon.ca SNC \u2022 LAVALTN SAQ TÜRKIftH^ CBC Radio-Canada Canada MÔntS® roï5Jîl&*.\tQuébec S S \t ARTS JUSTE POUR RIRE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 lUlflMUUJ ^ L 'v H**.V'\"> > v VI '¥¦' f «£ - ¦ J*'\u2018 & SUGAR SAMMY YOU\u2019RE GONNA iRIRE.\u2022x -.y- mm jMgp) ^7 *** ** -« r\t*\t¦¦ *\t\u2019\t>\u2022\t.\tf- « ;\t4\"\t*-\u2022\tw fc\u2014 Depuis quatre ans, Sugar Sammy rassemble les deux solitudes à Montréal avec You\u2019re gonna rire et sillonne les routes du Québec avec son spectacle francophone En français SVP! L\u2019humoriste tournera la page sur cette aventure en offrant un ultime spectacle (gratuit) sur la place des Festivals le 28 juillet avant de partir s\u2019installer en France.Sugar Sammy a donné rendez-vous à La Presse à l\u2019école secondaire La Voie, là où tout a commencé.STEPHANIE VALLET Assis dans l'auditorium de l'école secondaire La Voie, Sugar Sammy a l'air songeur: c'est sur la scène qui se trouve juste devant lui qu'il a pris goût aux applaudissements des spectateurs.« C'est là que j'ai eu confiance de monter sur scène pour la première fois.J'ai fait tout mon secondaire ici et participé à tous les talent shows.Je pense que c'est là que tout a commencé », lance-t-il, nostalgique.Quand La Presse a demandé à l'humoriste de choisir un endroit significatif pour lui afin de faire le bilan de sa première tournée, il a choisi sans hésiter le quartier où il a grandi: Côte-des-Neiges.Un lieu aussi important dans sa vie personnelle que dans sa carrière.«Je suis né à l'Hôpital général juif et j'ai grandi sur [le boulevard] Edouard-Montpetit, puis sur [l'avenue] Saint-Kevin.Ce côté multiculturel et multilingue se sent vraiment dans mon travail.Je n'ai jamais eu peur de m'intéresser à une personne différente de moi.Ça fait partie de ma croissance personnelle.J'ai toujours aimé apprendre les coutumes et les cultures des autres.Je crois que c'est ce qui m'a permis d'exporter mon humour», estime Sugar Sammy.11 y a un peu plus de quatre ans, l'idée d'un spectacle bilingue s'est naturellement imposée à lui malgré les réticences de nombreuses personnes dans le milieu de l'humour.«Beaucoup de gens trouvaient ça fou.On me disait: \"Qui va aller voir un spectacle dans les deux langues ?Tu ne feras pas plus de deux ou trois représentations.\" Pour moi, ce n'était pas seulement un show bilingue.C'était un spectacle différent en termes de contenu et de structure.Le fait que je montre une autre partie de la culture québécoise, jusqu'ici souvent passée sous silence, dérangeait pas mal de monde », explique-t-il.Sortir de Montréal Alors que You're gonna rire est présenté à Montréal, Sugar Sammy décide de partir en tournée avec En français SVP!, un spectacle 100% francophone.«Je me souviens d'avoir croisé une personne à l'époque qui m'avait dit que ça ne marcherait jamais en région, que les gens ne comprendraient pas parce que le contenu était trop montréalais », se rappelle l'humoriste.Malgré quelques incidents isolés, comme des menaces de mort qu'il a reçues à Sherbrooke, l'humoriste garde un souvenir impérissable de son expérience.« La majorité des gens que j'ai rencontrés ont été incroyables.Tu ne peux pas laisser les actions d'une minorité affecter ta vision d'une population en général.Et c'est bon pour toutes le cultures, partout dans le monde », lance-t-il.Après avoir écoulé 372 000 billets au Québec pour ses deux spectacles, Sugar Sammy tirera sa révérence pour les trois prochaines années après le spectacle gratuit qu'il donnera sur la place des Festivals le 28 juillet.Prochaine étape « C'est le temps de passer à autre chose, mais je suis déjà nostalgique.C'est un peu comme graduer de l'école secondaire.Mais c'est très excitant de commencer quelque chose de nouveau ! », précise l'humoriste, qui animera dans le cadre de Zoofest l'Ail-Star Comedy Club France 2016.\tUn spectacle où il présentera du matériel qu'il a écrit pour la France, mais surtout ses coups de cœur parmi les humoristes français de la relève, comme Noman Hosni, Adrien Arnou et Wary Nichen.Sugar Sammy s'installera à Paris à la fin du mois d'août afin d'y présenter, dès le début de 2017,\tun spectacle original dans une grande salle de la capitale française.Une aventure qui le retiendra de l'autre côté de l'Atlantique pour les prochaines années, mais qui lui permettra de revenir plus tard au Québec avec un nouveau spectacle.«Je veux me renouveler avant de revenir.J'ai envie de faire autre chose qui va m'exciter artistiquement.Je reviendrai quand mon second spectacle sera meilleur que le premier.En attendant, je peux partir, mon travail est fait ici: les libéraux sont au pouvoir au provincial comme au fédéral », conclut Sugar Sammy à la blague.You're gonna rire, sur la place des Festivals le 28 juillet, dans le cadre de Juste pour rire ; lAII-Star Comedy Club France 2016 animé par Sugar Sammy, les 14,15 et 16 juillet au Théâtre Sainte-Catherine et les 22 et 23 juillet à l\u2019Olympia de Montréal, dans le cadre de Zoofest. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS 7 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS JUSTE POUR RIRE ¦ ;4 - ÔSt- \u2022v \\ *\u2022' A J - f ^ ¦ ( :,\t¦ j, V'-'.A : -> ~ ** *\t\u2018 H - *?À *v ^\t» **¦4 PHOTO PRINCIPALE: MARCO CAMPANOZZI, LAPRESSE ET AUTRES PHOTOS: HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, BERNARD BRAULT, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LAPRESSE, PASCAL RATTHE, LE SOLEIL ,0 ¦' .¦M 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE JOHN FOGERTY L\u2019âme en paix CONCERTS EN SALLE à» r ALAIN DE REPENTIGNY John Fogerty a mené une bien drôle de carrière.En cinq années bien remplies, de 1968\tà 1972, il a pondu pour Creedence Clearwater Revival (CCR) des chansons qui ont leur place au panthéon du rock.Ces immortelles, il les a longtemps boudées en raison d'un conflit avec le propriétaire de la maison de disques de l'époque et ses anciens compagnons de groupe - dont son frère Tom - qui, affirmait-il, s'étaient ligués contre lui.La mort de Tom Fogerty en 1990 n'a rien arrangé.John a refusé de chanter avec le bassiste Stu Cook et le batteur Doug Clifford quand CCR a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 1993 et les choses se sont envenimées encore un peu plus quand Cook et Clifford ont monté un groupe de tournée baptisé Creedence Clearwater Revisited.Fogerty ne l'a pas digéré, lui qui a toujours été l'âme de CCR, son auteur-compositeur, chanteur et guitariste.Mais quand il s'est pointé à Montréal pour la toute première fois de sa carrière, à Wilfrid-Pelletier en juillet 2007, personne ne s'est plaint de l'absence des autres ex-CCR.Au contraire, on allait enfin voir et entendre l'icône du rock en pleine possession de ses moyens, qui, heureusement, s'était réconciliée depuis avec son patrimoine.Fogerty est revenu nous voir en 2009 et en 2014 au Centre Bell où il chantera encore mardi soir ses succès, dont plusieurs ont vu le jour dans trois albums lancés en 1969\t: Bayou Country, Green River et Willy e1 the Poor Boys.Le John Fogerty de 2016 a décidé de ne plus se laisser PHOTO RICH FURY, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le John Fogerty de 2016 a décidé de ne plus se laisser ronger par l\u2019amertume.Il va même jusgu\u2019à laisser entendre gue le conflit «absurde» gui l\u2019oppose depuis longtemps à ses anciens copains de CCR va finir par se régler.notamment le dynamique batteur Kenny Aronoff, qui a longtemps accompagné John Mellencamp, et le bassiste James LoMenzo, qui a déjà fait partie de Megadeth.Fogerty échange également les solos de guitare avec son fils Shane qui, quand il n'est pas en tournée avec son paternel, joue avec son frère Tyler dans le groupe Hearty Har.de sa fille Kelsey, 14 ans, il se surprend à apprécier de la musique pop à laquelle il ne s'intéressait pas nécessairement : Taylor Swift, Ed Sheeran, Selena Gomez.« Je n'étais vraiment pas du genre à aimer Justin Bieber, ajoute-t-il.Il faut dire que c'était une cible facile : on s'intéressait plus à ses frasques qu'à sa musique.Mais, «J\u2019aime jouer de la musique et je suis conscient que je suis très chanceux de pouvoir chanter mes chansons à des gens qui apprécient encore Proud Mary et Green River.» \u2014 John Fogerty Oui, reconnaît John Fogerty, ses fils tiennent de lui: «Vous allez le constater en voyant Shane en spectacle.Par contre, on peut enseigner certains trucs, mais il y en a d'autres qui ne s'apprennent pas.Tu l'as ou tu ne l'as pas.» Fogerty avoue candidement que ce sont ses enfants qui l'ont initié à bon nombre d'artistes qu'il écoute aujourd'hui.Shane et Tyler lui ont fait découvrir Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, Vetiver, Fleet Foxes et Tame Impala.Et à cause croyez-le ou non, l'an dernier, j'ai entendu une super bonne chanson écrite avec Ed Sheeran, Love Yourself, et j'ai été étonné d'apprendre que c'était du Justin Bieber.J'ai moi aussi ce qu'on appelle \"des plaisirs coupables\", le genre de choses qui incitent tes amis à se moquer de toi, mais ça ne me dérange pas si j'y entends quelque chose qui me plaît.Toutefois, mon truc à moi, c'est plus le blues et le rockabilly.» Au Centre Bell le 12 juillet, à 20 h.MARDI 12 JUILLET I21h00 Théâtre Fairmount Pour Hillary Sur le plan politique, John Fogerty se décrit comme un «libéral».En 2004, il s'est joint aux Bruce Springsteen, R.E.M., James Taylor, Pearl Jam et autres Dixie Chicks dans la tournée Vote For Change qui visait à convaincre les jeunes de ne pas réélire George W.Bush.« C'est très intéressant ce qui se passe aux États-Unis actuellement.Si je pouvais voter pour Bernie Sanders, je le ferais, mais, bon, je vais appuyer la personne qui est le plus en accord avec mes convictions : Hillary Clinton, évidemment », dit John Fogerty.Il constate comme tout le monde un ras-le-bol des Américains face à la vieille politique qui profite actuellement à Donald Trump.«Donald dit des choses qui emballent certaines personnes, mais il en dit d'autres qui, s'il les mettait en pratique, seraient pas mal épeurantes.Peut-être que ceux qui sont écœurés de la vieille manière de faire de la politique ne lui en tiennent pas rigueur ou qu'ils n'entendent tout simplement pas certaines des choses qu'il dit.» Avec fiston Le groupe actuel de John Fogerty comprend ronger par l'amertume.Il va même jusqu'à laisser entendre que le conflit «absurde» qui l'oppose depuis longtemps à ses anciens copains de CCR va finir par se régler.«J'aime jouer de la musique et je suis conscient que je suis très chanceux de pouvoir chanter mes chansons à des gens qui apprécient encore Proud Mary et Green River, dit au téléphone cet artiste fort sympathique.Je préfère me concentrer sur ce qu'il y a de positif dans la musique.» MARDI 12 JUILLET I 20h30 Club Balattou : Jf' tïT FE57ÏWMIV7BWATKWAI-W : * NUTTS D\u2019AFRIQUE t\t\"*™ DU 12 AU 14 JUILLET 2016 - MONTRÉAL PASSEPORTS 3\u201c\"SJ?JgËÊII BILLETTERIE CENTRALE BILLETTERIE EN LIGNE MINTS 70$ Wllf CLUB BALATTOU\tET INFOS 5CONŒRTS\t4372, boutSl-Laureni(coinMarie-Anne) festlvalnultsdafrlque.com D\u2019AFRIQUE 110S C «ÏSL 514 845-5447 514 499-FINA Vaudou Game [togoi Grèn Semé umm üku yuintet ¦ MERCREDI 13 JUILLET I 21 h 00 Théâtre Fairmount avec ndUIIU Idlld [ALGERIE] MERCREDI 13 JUILLET I20h30 Métropolls ici musioue ~ présente métr® illM Les 30 ans du Raï Elida Almeida [cap-vert] Inna Modja JEUDI 14 JUILLET I 21h00 Théâtre Fairmount VENDREDI 15 JUILLET I Théâtre Fairmount 2 1 h 00 ici musioue v présente Tabou Combo SAMEDI 16 JUILLET I 20h30 Métropolls Yael Nairn «e-israël] ici musioue v présente LUNDI 18 JUILLET I 21h00 Le National jKSSKpWKgjll! feusr La Nuit de la Kora Ana Alcaide [ESPAGNE-MÉDITERRANÉE] Morikeba Kouyaté Zal Sissokho [SÉNÉGAL] [SÉNÉGAL-QUÉBEC] SAMEDI 23 JUILLET I 20h00 DIMANCHE 24 JUILLET I 20h00 Le Gesù Le Gesù !E3 GltculE ici,#.musioue\tTVS cute.®QV fcyas HJ $£ rt ™mtL\tMontréal© mu.^o\u201e Canada QuébecSS 20 AOUT 25 AOUT 26 AOUT DRÔLE MISE EN SCENE ÉDITH COCHRANE ?55«uau20 AOUT Les Productions Ménage à trois inc.en collaboration avec le Théâtre du Vieux-Terrebonne présentent DE THE ODD COUPLE UNE COMÉDIE DE NEIL SIMON LUC GUERIN MARTIN DRAINVILLE et Yves Bélanger, Isabelle Brouillette, Sandra Dumaresq, Martin Héroux, Stéphane JacquesetSteve Laplante concepteurs Pascale d'Haese, Jean Bard, Judy Jonker, Nicolas Ricard, Christian Thomas, Julie Measroch, Jacques-Lee Pelletier, Carol Gagné 450 492-4777 I 1 866 404-4777 theatreduvieuxterrebonne.com PARTENAIRES PRIVILEGIES Desjardins Caisse de Terrebonne TVT LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS 9 ARTS MUSIQUE TIMBER TIMBRE En attendant le nouvel album EMILIE COTE Privilège unique cet été : voir ce soir le seul spectacle au Québec de Timber Timbre, dans le cadre du Festival Diapason, à Laval (et c\u2019est gratuit!).Le groupe montréalais a pratiquement terminé l\u2019enregistrement de son nouvel album, qui sortira quelque part au cours de la saison froide.Entrevue avec Simon Trottier, qui fera partie d\u2019Avec pas d\u2019casque l\u2019automne prochain sur scène.Timber Timbre a bouclé les tournées de quelque 150 spectacles de son album louangé Hot Dreams au National en septembre dernier.«Nous n'avons pas joué depuis.Tout le monde avait besoin d'un break et nous voulions faire un nouvel album», raconte Simon Trottier.Histoire de se remettre en selle, Timber Timbre a néanmoins accepté l'offre du Festival Diapason de se produire à Laval sur une grande scène aménagée sur la berge des Baigneurs, dans le quartier Sainte-Rose.« Le seul show qu'on fait au Québec cet été », précise Simon Trottier.Qui sait, peut-être qu'une nouvelle chanson se fera entendre ce soir, mais le guitariste n'ose rien confirmer au cours de notre entretien.Des salles pleines Le cinquième album de Timber Timbre est pratiquement prêt, mais la date de sortie reste à déterminer.11 a été enregistré en avril dernier au studio La Frette, en France, avant d'être terminé à Montréal chez Mixart.Hot Dreams a donné beaucoup de notoriété et de visibilité à Timber Timbre.Si bien que Lou Doillon a demandé au chanteur Taylor Kirk de réaliser son dernier album, Lay Low.« Elle est super cool, dit Simon Trottier, qui a participé à l'enregistrement.Nous avons commencé à jammer ses tounes sans elle.Je me suis demandé à un moment donné si cela sonnait trop comme notre band.Je comprends pourquoi elle est repartie avec l'album en France à la fin pour récupérer son son.Une belle expérience et une belle rencontre.» En octobre 2014, nous avons vu Timber Timbre au Bataclan, à Paris.Le spectacle a été donné à guichets fermés.La foule était conquise.«Je ne sais pas comment le dire - et je parle comme mon directeur de tournée -, mais je dirais que Hot Dreams a amené le band à un autre niveau, dit Simon Trottier.Les salles étaient pleines, même si nous aimons toujours jouer devant 100 personnes.Mais oui, l'album a rejoint plus de monde et nous essayons toujours de nous pousser un peu plus.» Inspiré de l'univers de David Lynch, l'album Hot Dreams avait un son référentiel très affirmé - magnifié par la voix grave et solennelle de Taylor Kirk - qui a influencé d'autres groupes.Pour sa suite, Timber Timbre a davantage intégré ses musiciens Mathieu Charbonneau et le batteur Olivier Fairfield dans ses rangs de création.«Le son a changé, mais cela reste dans le même monde.Nous avons utilisé de nouveaux instruments, dont plus de synthétiseurs », dit Simon Trottier.Sinon?«Il y a un son et un thème récurrent dans les paroles.Je dirais que c'est plus lumineux, malgré les paroles.» Simon Trottier ne veut pas en dire plus sans son comparse Taylor Kirk.Mais il a hâte que la période d'attente frustrante entre l'enregistrement et la sortie de l'album prenne fin.Avec pas d casque Il se garde néanmoins fort occupé.Le quatrième membre de tournée de Timber Timbre, Mathieu Charbonneau, fait aussi partie d'Avec pas d'casque.«Et le groupe m'a demandé de jouer avec lui cet automne », annonce Simon Trottier.Son groupe d'adoption sortira aussi du nouveau en septembre.Son titre: Effets spéciaux.«L'album est super bon.J'ai écouté quelques tounes », souligne Simon Trottier.Après une offre de musique de film qui a avorté, Simon Trottier et son comparse de Timber Timbre Olivier Fairfield ont aussi démarré le projet instrumental Last Ex, qui a sorti un album sous le label Constellation.« Oui, je voudrais faire des trames sonores, alors que Taylor s'intéresse plus à la réalisation d'albums », dit Simon Trottier.Récemment, il a toutefois surtout écouté le nouvel opus de Timber Timbre.« Et répété pour le show de samedi.» À ce soir à Laval, donc.Sur la grande scène de la berge des Baigneurs, ce soir, 21 h 30.Service de navette gratuit (station de métro Montmorency).PH OTO FOU RNIE PAR ARTS AN D CR AFTS Simon Trottier, de Timber Timbre RaDio-canaDa présente RANSIT FLIP FABRIQUE \u2022 Canada > PROUESSES PHYSIQUES » FESTIF JUSQU\u2019AU 16 JUILLET T0HU UN FESTIVAL Tb H® MONTREAL présente our le meilleu our le pire CIRQUE AÏTAL \u2022 France w CONTE MODERNE TENDRE JUSQU\u2019AU 17 JUILLET CHAPITEAU A LA T0HU jusqu\u2019au O juillet Québec SS Montréal! montrealcompletementcirque.com i2k\tU IjMI\tCanada sEL «if ?bSP\u201c TOMron\u201creaL\tAIHPRANCEX ARTS HUMOUR LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE De gauche à droite, les humoristes Navo, Shirley Souagnon, Baptiste Lecaplain, Kyan Khojandi, Bérengère Krief et Yacine Belhousse, membres du collectif Bref./ \u2014 AP O ftP' 1 ass;; : ¦ P MW .A Bref.Ils sont à Montréal Kyan Khojandi, l\u2019humoriste rendu célèbre grâce à ses populaires capsules Bref., diffusées sur le web et à CanaK arrive à Montréal avec ses copains pour présenter une série de spectacles dans le cadre de Zoofest.Leur humour, promet-il, ne s\u2019adresse pas qu\u2019aux ressortissants français.Portraits.\u2014 Hugo Pilon-Larose >\tNom : Navo >\tAge : 33 ans >\tSon rôle dans Bref.: Réalisateur et coauteur, il a également interprété le personnage de Jamais, car, expligue-t-il, Kyan lui disait à la blague qu\u2019il ne passerait jamais à la télévision.>\tSon style d\u2019humour : « J aime être légèrement désagréable avec le public, mais qu\u2019on m\u2019aime bien quand même au final.» >\tNom : Shirley Souagnon >\tÂge : 29 ans >\tSon rôle dans Bref.: Elle n\u2019a été vue qu\u2019au dernier épisode, où elle passe rapidement en arrière-plan.Elle connaît toutefois bien les autres gars du collectif avec qui elle joue sur scène depuis plusieurs années.>\tSon style d\u2019humour : « Je suis un peu la fille et le mec en même temps.Dans ce spectacle qu\u2019on présente à Montréal, je soutiens Bérengère et je lui mets aussi des couteaux dans le dos.» >\tNom : Baptiste Lecaplain >\tAge : 31 ans >\tSon rôle dans Bref.: Il a interprété le coloc de Kyan.>\tSon style d\u2019humour : « Je suis très énergique et absurde.[.] Il faut venir voir le spectacle, qu\u2019on ait été ou non fan de Bref Notre humour s\u2019adresse à tout le monde.» L\u2019humoriste est également en solo à L\u2019Astral du 14 au 22 juillet dans le cadre de Juste pour rire.>\tNom : Kyan Khojandi >\tAge : 33 ans >\tSon rôle dans Bref.: C est la vedette des capsules dont le succès a été retentissant dans toute la Francophonie.Kyan participe à Zoofest pour la troisième fois cet été.Il y présentera son spectacle solo Pulsions à la salle Ludger-Duvernay du Monument-National du 24 au 26 juillet.>\tSon style d\u2019humour : « Je suis sincère, je ne triche pas et je n\u2019invente pas d\u2019histoires.Je raconte ce qui m\u2019est arrivé, avec ma voix et sans chercher à plaire.Cela crée un humour qui s\u2019installe dans l\u2019intimité, dans les pulsions et dans ce qu\u2019on cache parfois aux autres.» >\tNom : Bérengère Krief >\tAge : 33 ans >\tSon rôle dans Bref.: Elle jouait le rôle de Maria, le « plan cul » régulier de Kyan.>\tSon style d\u2019humour : « Je suis souvent assimilée à la bonne copine et j\u2019essaie surtout de ne pas être une humoriste qui ne parle qu\u2019aux femmes.J\u2019essaie de m\u2019adresser à tout le monde dans une forme assez introspective.» >\tNom : Yacine Belhousse >\tÂge : 34 ans >\tSon rôle dans Bref.: Il a interprété le rôle de la Solitude et de Demain, puisqu\u2019il remettait tout à demain.>\tSon style d\u2019humour : « Je donne dans l\u2019humour surréaliste, un peu à la Monty Python.» Yacine présentera aussi à Zoofest son one man show à la balustrade du Monument-National les 17 et 18 juillet.Au studio Hydro-Québec du Monument-National ce soir et demain, 22 h ; à la salle Ludger-Duvernay le 11 juillet, 20h45.mm TEXTE FRANÇAIS NORMAND CHAURETTE scène SERGE DENONCOURT MISE EN ^RENDEZ-VOUS, THEATRAL DE L\u2019ETE! DÈS LE 21 JUILLET SUR LA SCÈNE DU TNM AVEC MARIANNE FORTIER et PHILIPPE THIBAULT-DENIS + MIKHAÏL AHOOJA, MARION BAROT, ALEX BERGERON, NATHALIE BREUER, JEAN-FRANÇOIS CASABONNE, SARAH CLOUTIER LABBÉ, LÉVI DORÉ, ANTOINE DURAND, GUILLAUME GAUTHIER, GABRIEL LEMIRE, DEBBIE LYNCH-WHITE, JEAN-MOÏSE MARTIN, BENOÎT McGINNIS, JEAN-FRANÇOIS PICHETTE, SIMON PIGEON, CATHERINE PROULX-LEMAY, MATHIEU RICHARD, GUILLAUME RODRIGUE RÉSERVEZ DÈS TNM.QC.CA | HAHAHA.COM , > VIDÉOTRON Québec 4273 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS LECTURE JOHN IRVING Un long détour vers Avenue des mystères Dans Mon cinéma, John Irving en avait déjà fait le constat: il est chose ardue que d\u2019adapter ses romans au grand écran, même si, dans le cas de L\u2019œuvre de Dieu, la part du Diable, l\u2019exercice lui aura tout de même valu un Oscar! C\u2019est donc avec la volonté décrire un scénario que John Irving a entamé ses recherches, il y a 25 ans.Un processus qui a finalement donné lieu au 14e roman de l\u2019auteur à succès de 74 ans, qui nous a accordé un long entretien téléphonique.Retour sur l\u2019histoire qui se cache derrière Avenue des mystères.- .-aur .V; -im m- IteT' *** F: ¦ %, ¦ WW PHOTO FOURNIE PAR DIFFUSION DIMEDIA Fasciné par un cliché montrant des enfants travaillant sans filet dans un cirque indien pris par Mary Ellen Mark, femme du cinéaste Martin Bell, le romancier John Irving a accepté de plancher sur un scénario inspiré de leur condition, ce qui a mené à Avenue des mystères.STÉPHANIE VALLET À chacun ses marottes.Pour John Irving, il serait un euphémisme de dire que les enfants laissés à eux-mêmes et le cirque sont des thèmes récurrents de ses romans.Fasciné par un cliché montrant des enfants travaillant sans filet dans un cirque indien pris par Mary Ellen Mark, femme du cinéaste Martin Bell, Irving accepte de plancher sur un scénario inspiré de leur condition.« Mary et Martin ont pris contact avec moi, car ils savaient que ce sujet était présent dans mes romans.Quand ils m'ont raconté la manière dont vivaient ces enfants, j'ai commencé à me renseigner et je suis parti en Inde à l'hiver 1990 pour vivre avec le cirque pendant un moment», se remémore John Irving.Se heurtant sans cesse au gouvernement indien pendant leurs démarches, l'écrivain et son ami cinéaste renoncent finalement à porter cette histoire au grand écran.« Si tout s'était bien déroulé, Avenue des mystères n'aurait jamais été un roman.Pendant 20 ans, cette histoire était destinée au cinéma.Découragés, nous avons fait nos devoirs pour nous apercevoir que les enfants dans les cirques mexicains venaient de milieux tout aussi défavorisés et qu'ils travaillaient dans des conditions terribles d'insécurité », explique l'auteur.Un long voyage En 1997, John Irving part ainsi pour le premier des six voyages qui le mèneront au Mexique.« C'est là que j'ai remarqué la présence de tous ces enfants qui travaillaient dans les décharges.Même l'école fonctionne autour des horaires de ce dépotoir où sont triés et brûlés les déchets », précise Irving.À son retour, l'auteur en vient finalement à l'évidence: Avenue des mystères sera son prochain roman.«J'ai expliqué à Martin que j'allais d'abord faire le bouquin, mais qu'on pourrait faire le film ensemble par la suite.Le pauvre, après 20 ans ! Mais quelques années n'y changeront rien maintenant.Il ne s'agit pas d'une super production! C'est un film en espagnol sous-titré, un film d'auteur», précise l'écrivain, qui est aussi allé deux fois aux Philippines pour poursuivre ses recherches.Le récit dAvenue des mystères suit Juan Diego Guerrero, un écrivain de 54 ans qui connaît un certain succès.Du moins juste assez pour se faire reconnaître par deux fidèles admiratrices au cours d'un voyage aux Philippines.Un long voyage au cours duquel il revit en rêves récurrents les épisodes marquants de son enfance avec sa petite sœur extralucide Lupe dans la décharge publique d'Oaxaca, au Mexique, où ils ont grandi.Une jeunesse au milieu des déchets et des chiens brûlés, mais aussi des livres abandonnés que le jeune homme dévore sans cesse.Infirme, Juan Diego a aussi le cœur fragile.Entre deux bêtabloquants (et parfois une capsule de Viagra), l'écrivain ressasse son passé, de la mort de sa mère, femme de ménage chez les jésuites et prostituée à ses heures, « tuée » par une statue géante de la Vierge Marie, à son adoption par un couple improbable rencontré dans un cirque.«Au départ, le scénario se déroulait seulement en 1970 alors que Juan Diego a 14 ans et sa sœur Lupe, 13 ans.Les films sont efficaces sur de courtes périodes alors que les romans permettent de jouer avec le temps très facilement.Les médicaments qu'ingur- gite Juan Diego m'aident à jouer avec le temps, tout comme sa solitude », explique John Irving, qui a écrit deux histoires distinctes avant de les tricoter ensemble: celle des enfants au Mexique puis celle du voyage aux Philippines.Commencer par la fin La structure narrative d'Avenue des mystères force l'admiration.Il faut dire que John Irving est passé maître dans l'art de tisser son récit et de faire voyager le lecteur entre rêve et réalité.«Ma manière de construire mes romans est une véritable religion.Je ne vois pas de meilleure manière de procéder.Après les quatre ou cinq premiers livres, je me disais que ça changerait peut-être.Mais après 14, je doute qu'un jour je commence par le début comme beaucoup de mes collègues auteurs ! », lance-t-il en riant.L'écrivain commence ainsi toujours par coucher sur papier les dernières phrases de ses romans avant d'en poursuivre l'écriture.« J'ai toujours au moins quatre ou cinq scènes qui m'amènent à cette dernière phrase.Elles changent parfois au fil de l'écriture, mais les dernières phrases restent identiques, même la ponctuation.Et cela est vrai pour tous mes livres », confie John Irving qui, depuis ses trois derniers romans, n'utilise plus de machine à écrire pour travailler.«J'écris désormais entièrement à la main.Je travaille mieux comme ça.J'ai eu beaucoup de blessures à cause de la lutte et je devrais me résigner à écrire avec mon ordinateur portable ! », lance l'écrivain.Le monde selon Garp sur HBO Par ailleurs, en pleine écriture de l'adaptation en minisérie de son roman à succès Le monde selon Garp, John Irving ne cache pas son enthousiasme quant à la latitude que le format télé peut lui apporter.« J'en suis au quatrième de cinq épisodes d'une minisérie de 225 minutes.J'aime beaucoup le format.Il est moins contraignant que 90 minutes au cinéma! Surtout pour adapter un roman aussi long que celui-ci.Structurellement parlant, c'est génial de ne pas avoir un milieu, un début et une fin, mais cinq.Cinq actes, comme une pièce de Shakespeare, c'est parfait ! », dit John Irving.Avenue des mystères John Irving Traduit de l\u2019anglais par Josée Kamoun et Olivier Grenot Seuil, 528 pages «Ma manière de construire mes romans est une véritable religion.Je ne vois pas de meilleure manière de procéder.Après les quatre ou cinq premiers livres, je me disais que ça changerait peut-être.Mais après 14, je doute qu\u2019un jour je commence par le début comme beaucoup de mes collègues auteurs ! » \u2014 John Irving JOHN IRVING EN TROIS OBSESSIONS Les minorités sexuelles «Le plus empathique des personnages du Monde selon Garp est un transgenre et j\u2019ai écrit ce roman dans les années 70 ! Les minorités sexuelles se retrouvent dans tous mes livres.Dans Avenue des mystères, la relation entre Flor, le transgenre prostitué, et le missionnaire américain était déjà dans l\u2019histoire il y a 20 ans.J\u2019ai travaillé sur ce qu\u2019il leur arrive une fois qu\u2019ils quittent le Mexique [l\u2019adoption de Juan Diego] il y a cinq ans environ.C est une coïncidence que tout cela ait des échos encore aujourd\u2019hui dans l\u2019actualité.Je n\u2019y peux rien si les intolérances sexuelles se perpétuent sur la planète.Je reviens d\u2019Europe et ce n\u2019est pas mieux qu\u2019aux Etats-Unis!» La religion «On peut avoir la foi, comme ces enfants de la décharge, et croire aux miracles tout en étant sceptique face à l\u2019institution de l\u2019Eglise.Après être allé un peu partout dans le monde pour parler de ce roman, je trouve qu\u2019il est mieux compris dans les pays catholiques que dans les pays protestants.C est un roman sur la foi, mais qui interroge l\u2019institution de l\u2019Eglise, et ce n\u2019est pas une contradiction pour la plupart des catholiques.J\u2019ai de bien meilleures questions sur ce livre en Espagne et en France qu\u2019en Amérique du Nord ! Les lieux saints sont remplis de personnes qui ne demandent rien au prêtre, au rabbin ou à l\u2019imam.Ils se tournent vers les miracles qui ont fait d\u2019eux des croyants, pas vers l\u2019institution.» Les immigrants «Juan Diego n\u2019est pas mon premier immigrant.Je me suis senti lié à lui de la même manière que je l\u2019ai été avec le docteur Farokh Daruwalla dans A Son of the Circus (Un enfant de la balle), ce médecin indien qui immigrait au Canada.Les auteurs sont des étrangers chez eux.J\u2019ai vécu à Toronto pendant 30 ans, mais pas plus que quelques mois par année.J\u2019habite à temps plein au Canada seulement depuis mars 2015.Je suis un résident permanent canadien, ma femme est canadienne.Je ne me sens pas plus un étranger ici que quand j\u2019habitais aux Etats-Unis.Je me suis parfois senti plus étranger aux Etats-Unis qu\u2019au Canada.Juan Diego ne semble également appartenir à nulle part, ni à l\u2019orphelinat ni au cirque ou même aux Etats-Unis.» \u2014 Stéphanie Vallet BEST-SELLER INTERNATIONAL N°1 SYLVI 512 pages papier et numérique H Exalte-moi La série Crossfire G ¦*- A Av.¦\"'A LE DENOUEMENT DE LA SERIE CROSSFIRE pour des millions de lecteurs et, pour Eva et Gideon, L\u2019ULTIME COMBAT DE L\u2019AMOUR.POUR LIRE UN EXTRAIT flammarion.qc.ca Flammarion 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA KING DAVE Un pari risqué m, PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE S\u2019il aurait aimé pouvoir répéter pendant deux mois la chorégraphie de King Dave avec son équipe technique et ses comédiens, Podz n\u2019aura eu que cinq jours pour le faire avant de pouvoir tourner le plan-séquence à cinq reprises.L Podz et Alexandre Goyette (qu\u2019on voit ici en plein tournage) n\u2019ont pas hésité à couper dans leurs cachets pour aider à financer le long métrage King Dave.Acclamée par la critique lorsqu\u2019elle au été créée sur les planches du théâtre Prospero en 2005, King Dave, pièce écrite et interprétée par Alexandre Goyette, passe au grand écran sous la lentille de Podz.Le plan-séquence de 95 minutes sera présenté en ouverture du festival Fantasia le 14 juillet.Retour sur la genèse d\u2019un pari aussi excitant que risqué pour le cinéaste et son équipe.STÉPHANIE VALLET Sonné par la performance d'Alexandre Goyette sur scène, Podz n'a plus qu'une idée en tête quand ce dernier lui fait part de son désir d'adapter son œuvre au cinéma, il y a sept ans : réaliser un plan-séquence qui suivrait le flux incessant de pensées du personnage de David Morin, ce jeune frondeur dont le destin va déraper après qu'il a volé des radios d'auto pour le compte d'un gang de me.« 11 faisait tous les personnages et je trouvais que ce souffle-là serait intéressant à l'écran.11 prend des décisions de douchebag, mais il le sait et se justifie à la caméra.J'aimais le double discours à l'écran », lance Podz en entrevue avec La Presse pour expliquer l'utilisation d'un seul long plan -séquence.Un style cinématographique utilisé pour donner un effet « en temps réel », comme dans Victoria de Sebastian Schipper, ou encore mettre en valeur un seul et même lieu, comme c'est le cas dans L'arche russe d'Alexandre Sokourov.« Dans King Dave, le personnage principal s'adresse directement à la caméra et il y a de nombreux flash-back.On voyage à la fois dans le temps et dans l'espace », précise le réalisateur qui a ainsi dû relever tout un défi technique.« Les gens me disaient tout le temps que c'était fou comme idée ! 11 y a eu des moments où je me suis dit que je n'allais pas y arriver.Pendant le tournage, j'étais angoissé.Je rêvais que j'étais en entrevue comme aujourd'hui et que les gens haïssaient le film! confie Podz.J'étais sûr que tous mes choix allaient être critiqués.J'ai eu beaucoup de soirées très sombres.Mais il fallait aller au bout de ça», dit-il.Soucieux de mener à bien son plan-séquence, Podz pense et calcule à la seconde près le parcours du personnage interprété par Alexandre Goyette.« 11 n'y a pas de quatrième mur, mais les spectateurs doivent être tout de même happés par l'histoire.Le vrai défi technique a été de s'arranger pour que tout ait l'air monté et qu'on fasse des ellipses entre les scènes sans que le spectateur soit conscient du plan-séquence », précise le réalisateur.Ballet technique S'il aurait aimé pouvoir répéter pendant deux mois la chorégraphie de King Dave avec son équipe technique et ses comédiens, Podz n'aura eu que cinq jours pour le faire avant de pouvoir tourner le plan-séquence à cinq reprises.«Le premier soir de tournage, c'était la première fois qu'on faisait le film au complet, sans arrêt.J'avais dit à tout le monde que quoi qu'il arrive, on n'arrêtait pas, pour voir si ça marchait.Et ça a fonctionné ! Tout le monde était un peu surpris qu'on s'en soit sortis », lance le réalisateur qui aura finalement choisi de garder la cin- quième et dernière version du plan-séquence.Bien qu'il ait déjà tourné un plan-séquence de 13 minutes dans le cadre de la série télé 19-2 (la scène de la tuerie dans une école), le cinéaste a dû réinventer sa manière de travailler sur King Dave.« J'ai jeté à la poubelle tout ce que j'ai appris dans le métier jusqu'ici.Dès que je revenais à mes instincts, ça ne marchait pas.Ce n'était pas le film», avoue-t-il.Alors que les lieux de tournage et les décors dictent le parcours que l'équipe devra emprunter, Podz doit effectuer la mise en place des comédiens aux côtés de toute son équipe technique.« Les chefs d'équipe étaient là et me posaient toutes sortes de questions pendant que j'inventais la mise en scène.C'était difficile parce qu'en général, c'est un moment de création où tu as besoin de calme, mais dans ce cas-ci, il fallait absolument poser les questions techniques en même temps.11 a fallu créer la mise en place devant tout le monde.À chaque changement dans la chorégraphie, il fallait recommencer avec tout le monde », explique Podz.Gros défi de production Nicole Robert n'a pas hésité un instant à produire King Dave malgré le défi technique que le tournage d'un seul plan-séquence pouvait représenter.Avec un budget de 4,7 millions, King Dave présente tout de même un gros risque financier pour la productrice, mais aussi pour Podz et Alexandre Goyette, qui n'ont pas hésité à couper dans leurs cachets pour aider à financer le long métrage.« C'est le plus gros défi de production que j'aie jamais eu.Mais on était toujours sur l'adrénaline.Je savais que j'étais sous-financé.Je suis 300 000$ dans le trou ! Quand j'ai vu que j'étais en train de frapper le mur financier à 150 milles à l'heure et que je n'avais pas de pédale de frein, j'ai commencé à angoisser.Mais je n'ai jamais regretté », dit Nicole Robert.King Dave prend l\u2019affiche le 15 juillet.«J\u2019ai jeté à la poubelle tout ce que j\u2019ai appris dans le métier jusqu\u2019ici.Dès que je revenais à mes instincts, ça ne marchait pas.Ce n\u2019était pas le film.» \u2014 Podz, réalisateur SUR VOS ÉCRANS EN DVD GREEN ROOM (V.F.-.GREEN ROOM) ?b De Jeremy Saulnier.Avec Patrick Stewart, Anton Yelchin, Imogen Poots.Atte SCIENCE-FICTION THE DIVERGENT SERIES: ALLEGIANT (V.F.: LA SÉRIE DIVERGENCE -ALLÉGEANCE) ?De Robert Schwentke.Avec Shailene Woodley, Théo James, Miles Teller.mm ionrïeü COMÉDIE EVERYBODY WANTS SOME H (V.F.: EVERYBODY WANTS SOME H) ?b De Richard Linklater.Avec Zoey Deutch, Tyler Hoechlin, Ryan Guzman.A MASTERPIECE \"\u201cSmS\" '\"Mar \u201cST\trojçSU OWE Of THE YEAR'S BEST FILMS.PERJOO.r.SLEEPING- * GIANT DRAME SLEEPING GIANT (V.F .-.LE GÉANT ENDORMI) ?D\u2019Andrew Cividino.Avec Nick Serino, Jackson Martin, Reece Moffett.Green Room de Jeremy Saulnier est un film d\u2019horreur aussi délectable dans le genre que cruel à tous égards, regorgeant d\u2019humour noir et grinçant sans jamais déroger à sa nature: celle de thriller.Les sursauts, ici, ne sont jamais téléguidés ni annoncés ou imposés par la trame sonore.Et la tension demeure à couper au couteau (en fait, à l\u2019«exacto», pour se coller.aux faits) du début à la fin du récit.On y suit le groupe punk-rock de Pat (le regretté Anton Yelchin), qui, pour clore une tournée couronnée d\u2019insuccès, se retrouve en spectacle dans un club fréquenté par des néonazis.Ça va mal se terminer.\u2014 Sonia Sarfati Amusons-nous (façon de parler) à juger Allegiant.troisième des quatre volets de The Divergent Series, à partir des qualités associées aux factions imaginées par Veronica Roth dans sa trilogie romanesque.Les Fraternels relèveront que la chimie entre Shailene Woodley et Théo James ne se dément pas et les Altruistes, que pas mal de moyens ont été mis sur les effets spéciaux.Ce qui n\u2019empêchera pas les Audacieux de noter le manque d\u2019action du long métrage et les Erudits, l\u2019invraisemblance et la vacuité d\u2019un scénario qui s\u2019étire indûment.Quant aux Sincères, ils n\u2019iront pas par quatre chemins: ce film-là est moins convaincant encore que les précédents.\u2014 Sonia Sarfati Everybody Wants Some!!, le nouveau film de Richard Linklater, est à la fois une «suite spirituelle» - selon le cinéaste - à Dazed and Confused, comédie de débauche adolescente qui a révélé en 1993 Ben Affleck et Matthew McConaughey, et un prolongement de Boyhood (2014), son oeuvre la plus aboutie.Alors que Boyhood se terminait avec l\u2019arrivée de son jeune héros dans une résidence universitaire, Everybody Wants Some!! commence au moment même où Jake, jeune lanceur de baseball fraîchement diplômé du secondaire, arrive sur le campus et fait la rencontre de ses coéquipiers.Un film initiatique enrobé d\u2019un humour plus bon enfant que grivois, assez contagieux.\u2014 Marc Cassivi Draguer les filles, avaler sa toute première bière, fumer du pot en cachette, faire les pires niaiseries avec les copains.L\u2019adolescence a inspiré nombre de cinéastes, dont le Canadien Andrew Cividino, qui présentait l\u2019an dernier à la Semaine de la critique de Cannes son premier opus.Sleeping Giant.Filmé à Sunnyside Beach, au bord du lac Supérieur, ce film qui a une parenté avec Stand By Me raconte un été dans la vie des cousins Nate et Riley et leur amitié avec le nouvel arrivant, Adam. l\u2019aube de l\u2019âge adulte, les trois jeunes hommes perdront leur innocence à tout jamais au cours d\u2019un événement marquant.\u2014 Catherine Schlager LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS 13 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA HUITIÈME COMICCON DE MONTRÉAL Petit guide explicatif et ludique PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE « Comiccon Montréal a tellement grossi que nous avons maintenant besoin de tout le Palais des congrès et ce n\u2019est possible que ce mois-ci », explique Jason Rockman, porte-parole du Comiccon de Montréal.J;* \\W' rmn Wmàh O' I mmwêi C\u2019est quoi, cette bibitte appelée «Comiccon» (ou Comic-con, ou Comic Con), qui fait vibrer le fan, le geek, le nerd.alouette (comme dans « drôle d\u2019oiseau»)?Et qu\u2019est-ce qu\u2019on peut faire à celui de Montréal, qui commence aujourd\u2019hui au Palais des congrès?Petit guide du quoi, quand, qui.Pour qui?Pour VOUS.SONIA SARFATI Non seulement Jason Rockman porte-t-il un nom digne d'un superhéros - Rockman, qui dit mieux! -, mais sa passion pour les comic books et la culture pop, il l'a dans et sur la peau: Superman, Batman, Darth Vader, Boba Fett, The Hulk, The Dark Phoenix (et sa grand-mère, mais ça, c'est une autre histoire) prennent vie sur ses biceps, s'animent sur ses avant-bras, plongent jusqu'à ses poignets.Bref, l'évidence s'impose : il était presque écrit (et même tatoué) dans le ciel que l'animateur de CHOM et chanteur de Slaves on Dope serait un jour le porte-parole du Comiccon de Montréal, dont la huitième présentation se poursuit aujourd'hui et demain au Palais des congrès.La Presse l'a rencontré afin de savoir ce qu'ont en commun les Comiccon, ou Comic-Con, Comic Con, Comicon (et on ne rit pas!), bref, ces événements phares de la culture pop que courent les fans de science-fiction, d'horreur, de fantastique, de superhéroïsme et autres grands bonheurs.L\u2019INDÉPENDANCE « Les gens croient que ce sont des tournées, un peu comme Disney on Ice [en quelque sorte, des satellites du \"fondateur\" Comic-Con de San Diego].En réalité, ce sont des événements indépendants, organisés par des locaux.» Il y a quand même l'exception « canadienne » puisque Alex La Prova, Oscar Yazedjian et Elizabeth Jutras, les fondateurs du Comiccon de Montréal, sont aussi à l'origine de ceux d'Ottawa (dont la cinquième présentation a eu lieu en mai, et dont Jason Rockman est aussi le porte-parole) et de Québec (qui se tiendra pour la troisième fois en octobre).Le Palais des congrès devrait alors accueillir quelque 60 000 visiteurs - plus encore, donc, que l'an dernier, alors que l'événement a changé de date, passant de septembre à juillet: «Comiccon Montréal a tellement grossi que nous avons maintenant besoin de tout le Palais des congrès et ce n'est possible que ce mois-ci», explique Jason Rockman.L\u2019EXPOSITION Le centre névralgique de ces congrès est en général une salle immense « où tu peux acheter des bandes dessinées, bien sûr, mais aussi des bijoux artisanaux inspirés d'éléments de la culture pop, des figurines, des masques, des gadgets, dit Rockman.Il y a également des stands où des partenaires donnent un avant-goût de jeux vidéo qui sortiront plus tard.Cette année, par exemple, Play Station fera une démonstration de réalité virtuelle ».En marge de l'exposition, des tables où les invités de l'événement signent des autographes, se font prendre en photos avec les fans.Ils participent aussi, dans des salles fermées, à des séances de questions/réponses.LES STARS On les appelle « des étoiles doubles ».Observées de la Terre, elles semblent très proches l'une de l'autre, mais n'en sont pas moins des entités autonomes.Les stars invitées aux différents congrès de type « comiccon » font partie de ce genre de « systèmes binaires ».Il y a ceux qui brillent devant les caméras, et ceux qui s'illustrent sur papier.Les premiers ont souvent tenu des rôles de premier plan dans des séries ou longs métrages dits « de genre » (on pense à William Shatner, Kate Mulgrew, Morena Baccarin, Robin Lord Taylor).Les seconds oeuvrent dans le domaine du comic book - éditeurs, auteurs et, surtout, illustrateurs.Certains, confirmés, (Neal Adams, Bob Layton, Yanick Paquette, David Lloyd) et d'autres, de la relève.« Ils achètent des tables, sont là pour montrer leur travail et se faire des contacts.Ce sont les gens les plus excités de se trouver là », dit Jason Rockman.LES COSPLAYERS «Pour moi, ce sont les véritables stars de ce genre d'événement », fait Jason Rockman, parlant des costumédiens (cosplayers) qui incarnent de façon flamboyante, en portant des costumes de haute couture superhéroïque, les personnages préférés des uns et des autres.«Juste les voir, les suivre, c'est une expérience et un plaisir en soi.Ils viennent de partout et vont partout.Pour plusieurs, c'est une profession.» Seront ainsi présents les personnages incarnés par ces caméléons (sculpturaux) que sont Marie-Claude Bourbonnais, Jessica Nigri, Kamui Cosplay et autres Yaya Han.LES FANS Qu'on ne se leurre pas: ces événements consacrés à la culture populaire sont avant tout pour les fans.Les acteurs, les illustrateurs, les stars de la lumière comme celles de l'ombre, sont là pour eux.Ils ont acheté leurs billets pour visiter l'exposition, participer à des conférences, etc.Et ils sont la priorité des invités et des organisateurs.On ne se faufile pas dans les files d'attente, une caméra au bout du bras et des questions aux lèvres pour des fins journalistico-profession-nelles.Ce sont eux, aussi, à qui on prête le micro au cours des séances de questions/ réponses avec les acteurs qu'ils admirent.Et, oui, beaucoup d'entre eux aussi se déguisent.« So what?» montrealcomiccon.com Horaires: application gratuite Montreal Comiccon 2016.Encore deux jours d\u2019action Star Trek 50th Samedi, 19 h, en anglais, billet nécessaire.Aussi, Q/R avec Kate Mulgrew (samedi, 11 h45), Brent Spiner (dimanche, 11 h), Nichelle Nichols (dimanche, 15 h 15).Le 50e anniversaire de la série culte créée par Gene Roddenberry ne passera pas inaperçu! William Shatner et Nichelle Nichols de Star Trek, Brent Spiner, de The Next Generation, et Kate Mulgrew, de Voyager, raconteront des anecdotes, s\u2019attarderont sur l\u2019impact que la série a eu sur des technologies qui font aujourd\u2019hui partie du quotidien, etc.Honnêtement, une heure ne sera sûrement pas assez! PHOTO RICHARD SHOTWELL, ASSOCIATED PRESS William Shatner, de la série originale Star Trek Petit écran, grands talents En anglais, Q/R avec les stars de plusieurs séries: Eliza Dushku de Buffythe Vampire Slayer (samedi, 12 h 30), John Barrowman d Arrow et Doctor Who (samedi, 13 h 45), Robin Lord Taylor de Gotham (dimanche, 11 h 45), Brett Dalton d Agents of S.H.I.E.L.D.(dimanche, 13 h30), Summer Glau de Firefly, Terminator: The Sarah Connor Chronicles, etc.(dimanche, 14h45).Faith la tueuse de vampires, le méchant-et-ou-gentil Malcolm Merlyn (on s\u2019y perd parfois), le Pingouin le plus craquant et retors, l\u2019agent Grant Ward devenu Hive, Cameron la Terminator: juste à lire leurs noms, des dizaines de questions montent aux lèvres.Heureux ceux qui auront la chance de poser la leur!!! PHOTO CHRIS PIZZELLO, ASSOCIATED PRESS Robin Lord Taylor, qui joue le Pingouin dans Gotham mm Sous et dans le costume Mythes et préjugés sur le cosplay (samedi, 10 h45, en français) ; Cosplay de Star Wars (dimanche, 11 h 30, en français).Intrigué par ceux qui vivent dans la peau de (super) héros?Vous n\u2019êtes pas le seul.Certains sont fascinés et d\u2019autres jettent sur le phénomène un regard lourd de préjugés.On en discute avec les principaux concernés et on creuse la chose avec les membres de la 50T légion et de la Rebel Legion, qui endossent dans tous les sens du terme leur amour de Star Wars.PHOTO ELOY ALONSO, REUTERS Des personnes se costument en personnage de Star Wars.Horreur, quand tu nous tiens ! Horror Movies: A History of Social Fears (samedi, 18h, en anglais); Nightmare Carnavale (samedi, 20h45, en anglais) Attention, révélation (pour certains): les films d\u2019horreur ont une fonction.Pas (que) celle de «faire sortir le méchant» ou de téléguider des sursauts, mais de catharsis sociale.À preuve, leurs monstres et leurs thèmes ont évolué, changé selon les craintes des époques.On en saura plus dans cette conférence avant d\u2019aller s\u2019éclater dans un «carnaval des horreurs» qui se veut un peu Twilight Zone, un peu Taies from the Crypt, apprêté avec un soupçon dAlfred Hitchcock Presents.Une présentation théâtrale multimédia où se côtoient les mots de Stephen King et Michael Mitchell et, en guise de finale, ceux de Ray Bradbury! Frissons garantis.Et catharsis aussi.PHOTO FRANCOIS MORI, ASSOCIATED PRESS L\u2019auteur à succès et maître de l\u2019horreur Stephen King ig^Ui «MEILLEURQUE LE PREMIER! Drôle, mordant, touchant, c'est le film de l'été ! » MARIE-ANDRÉE POULIN, TVA NOUVELLES PRÉSENTEMENT AU CINÉMA ©YouB LesFilmsChristal «TRÈS HILARANT! le réalisateur de LA GRANDE SÉDUCTION FAIT DES MERVEILLES.» ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL «DU PUR BONHEUR! PATRICE ROBITAILLE EST TOUT SIMPLEMENT SAVOUREUX.» MARIE-CHRISTINE PROULX, SALUT BONJOUR «DRÔLE, PERTINENT et FRANCHEMENT DIVERTISSANT! SOPHIE PRÉGENT et ISABEL RICHER RAYONNENT.ALLEZ VOIR CE FILM, VOUS NE SEREZ PAS DÉÇUS!» ELIZABETH LEPAGE BOILY, CINOCHE.COM PAUL\tGUILLAUME\tPATRICE\tSOPHIE\tISABEL\tMAXIME DOUCET LEMAY-THIVIERGE ROBITAILLE PRÉGENT RICHER LEPAGE BLOOM FILMS telefilm \u201c\u201coutbccSE\tCanadS # Rwo-canai»\t@ newline LesFilmsISB büIt^STAL Les3PtitsCochons2-LeFilm.com Une présentation de newline réalisé par Jean-François pouliot\tproduit par Christian larouche ÉCRIT PAR PIERRE LAMOTHE et CLAUDE LALONDE 1A ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA Danger, film adorablement « bête» ! PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL PICTURES The Secret Life of Pets est rythmé, drôle, émouvant, très beau, attachant et déjanté.ITi'i THE SECRET LIFE OF PETS (V.F.: COMME DES BÊTES) ?Vi Film d\u2019animation de Chris Renaud et Yarrow Cheney.1 h 27.SONIA SARFATI Attention, ce film est dangereux.De ceux qui poussent les enfants, dès la sortie de la salle, à supplier papa-maman : «Je veux un chien!» ou «Pourquoi on n'a pas un chat?!» Et, pire encore, qui incitera les adultes à, cette fois, s'ouvrir plus sérieusement à l'idée d'adopter un pitou ou un minou.The Secret Life of Pets de Chris Renaud et de Yarrow Cheney, s'il a des airs de parenté avec Toys Story et un « creux » à mi-parcours - surtout quand les bêtes arrêtent d'agir comme telles pour se mettre, par exemple, à conduire un autobus - est plus drôle que Zootopia et, sous ses allures familières, creuse le sillon de la comédie romantique.pas si souvent abordé en animation pour les plus jeunes.À la « bromance » plus convenue s'ajoute en effet une histoire d'amour non partagé - en tout cas, pour un temps - sur fond d'un New York fabriqué de toute pièce par ordinateur, mais magnifique et riche en détails.Max le terrier (dans une prestation qui rappelle celle de Woody le cow-boy), donc, vit dans la Grosse Pomme en compagnie de Katie, qui l'a adopté quand il n'était qu'un chiot.Une vie canine qui ronronne.Jusqu'à ce que sa maîtresse revienne à l'appartement avec le gros et poilu Duke (le Buzz Lightyear du duo).Ce n'est pas le coup de foudre, tant s'en faut.Jusqu'à ce que les deux compères se retrouvent perdus, sans collier, poursuivis par les agents de la fourrière et la bande de Snowball le lapin blanc, composée d'animaux domestiques ayant été abandonnés, donc, qui ont une dent contre les humains.Equipe improbable Heureusement, des alliés se pointeront pour sauver le tandem, menés par la craquante Gidget, un loulou de Poméranie immaculé qui a un faible pour Max.et pour les telenovelas.Les amours déchirantes et les passions qui déplacent les montagnes, elle connaît.Elle va convaincre la plus improbable des faunes de l'accompagner dans cette opération sauvetage : Chloé la chatte obèse, Mel le carlin hyperactif, Norman le cochon d'Inde perdu, Buddy le teckel, Pop le vieux basset (« Je suis tellement âgé que pour moi, chaque respiration est un cliffhanger », dira-t-il dans une des - nombreuses -excellentes répliques du film).Presque tous habitent le même immeuble et, dans les premiers moments du long métrage, on découvre leur environnement et leur vraie vie (!), celle qui commence dès que leurs maîtres ont disparu pour la journée.C'est absolument délicieux.Comme la conclusion (multiple) du film, où chacun retrouve son-sa-ses chacun(e)s - puisque toute l'aventure se déroule dans une seule journée.C'est rythmé, drôle, émouvant, très beau, attachant, déjanté (scène mémorable de « trip » après consommation excessive de saucisses).Et contagieux.Vous avez dit: «Je veux un chien » ?Chose sûre, vous allez l'entendre.Peu vraisemblable, mais beau.LE GOÛT DES MERVEILLES ?Drame sentimental d\u2019Eric Besnard.Avec Virginie Efira, Benjamin Lavernhe, Lucie Fagedet.1 h 37.MARC-ANDRÉ LUSSIER Éric Besnard est surtout connu des cinéphiles québécois grâce aux scénarios qu'il a écrits pour Nicolas Boukhrief (Le convoyeur, Made in France) plutôt que grâce aux films qu'il a réalisés lui-même (très peu vus chez nous).Si l'on en juge par son plus récent film, le cinéaste avait visiblement envie de s'éloigner du cinéma de genre afin d'emprunter une approche plus personnelle.11 a en outre pondu une histoire à travers laquelle il pouvait suggérer plutôt que montrer, faire ressentir plutôt que décrire.Avec, à la clé, une volonté manifeste de célébrer la beauté de la nature.Et aussi celle des êtres humains qui savent la regarder.L'intrigue du récit étant située dans la Drôme provençale, inutile de dire qu'à cet égard, ce parti pris nous donne droit à des images splendides.Ce sont d'ailleurs les épisodes qui évoquent le rapport plus particulier qu'entretient le protagoniste de l'histoire avec son environnement qui rendent ce film «beau» (à défaut d'être très original).Veuve depuis peu, Louise (Virginie Efira, nouvelle coqueluche du cinéma français) semble parfois être un peu EUGENIE BOUCHARD L'ASCENSION D'UNE ATHLÈTE D'EXCEPTION dépassée par les événements.En plus d'élever seule ses deux enfants, elle a dû prendre le relais de la ferme biologique familiale.Distraite dans ses pensées alors qu'elle roule sur une route de campagne au volant de sa voiture, elle renverse un inconnu.Pierre (Benjamin Lavernhe) sort pourtant de cet accident sans une seule égratignure.Un lien quasi immédiat s'établit entre cet être singulier, qui peut vous faire instantanément des formules mathématiques comme Rain Man, et cette femme un peu déstabilisée dans sa vie.Atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme, Pierre s'intégrera progressivement dans la vie de Louise, ainsi que dans celle de ses enfants.Joliment illustrée L'histoire est très joliment illustrée.Les deux acteurs principaux modulent aussi très bien leurs partitions respectives.Le goût des merveilles fait assurément partie de ces films qui, en misant sur la plus belle facette de la nature humaine, nous apaisent.Éric Besnard, qui propose ici son cinquième long métrage à titre de réalisateur, emprunte une approche somme toute assez sobre.Le cinéaste n'évite toutefois pas toujours le piège des bons sentiments ni celui de l'invraisemblance.Mais en cette période troublée, un peu de beauté, de candeur et d'innocence ne peuvent certes pas faire de tort.PHOTO FOURNIE PAR MÉTROPOLE FILMS DISTRIBUTION ¦ri\".- Avec l\u2019aide d\u2019images parfois méconnues ou inédites, le cinéaste Thomas Schütte montre dans son documentaire les qualités innovatrices de la musique de Frank Zappa, ainsi que la pertinence de sa réflexion.Pour la musique EAT THAT QUESTION : FRANK ZAPPA IN HIS OWN WORDS ?Documentaire de Thomas Schütte.1 h 33.MARIO CLOUTIER Frank Zappa à propos de lui-même : «Excentrique, sûrement; génie, peut-être; drôle, pour certains.» Le documentaire de Thomas Schütte : un parfait hommage à un grand artiste du siècle dernier.Toujours actuel dans sa musique et dans sa pensée.On lui a collé toutes les étiquettes possibles : obscène, pornographique, révolté, offensant.Frank Zappa n'en avait cure.À une journaliste qui lui demande pourquoi il paraît déplaire à tant de gens, il répond, pince-sans-rire: «Parce que je suis laid.» Voilà Frank Zappa, mesdames et messieurs ! 11 l'a dit et répété : il a tout fait pour la musique.Avec sérieux et avec humour.Avec rigueur et profondeur, lucidité et sagesse.C'est ce que s'emploie à démontrer chronologiquement le docu-mentariste allemand Thomas Schütte.Avec l'aide d'images parfois méconnues ou inédites, comme ce voyage en Tchécoslovaquie et la rencontre avec le président Vaclav Havel, le cinéaste montre les qualités innovatrices de la musique de Zappa, ainsi que la pertinence de sa réflexion.Avec un montage fort habile et bien rythmé entre séquences parlées et extraits de spectacles, le film se met littéralement au service de la pensée et de la musique de Zappa.D'entrée de jeu, la philosophie du gui-tariste-compositeur-producteur-cinéaste est exposée clairement: «Je déteste voir quelqu'un avec un esprit fermé à propos de n'importe quel sujet.» On le voit très jeune à la télévision, timide et sérieux, jouer un concerto pour deux bicyclettes de son cru au Steve Allen Show.Lui qui n'aimait pas vraiment les entrevues, «une nouvelle forme d'inquisition », disait-il, s'y montre toujours généreux, brillant.On entendra cet amateur de Varèse, Stravinski et Webern comparer, entre autres, la culture américaine, qui a choisi « le goût douteux comme mode de vie », à l'européenne.On le verra s'amuser beaucoup avec les différentes générations de son groupe, les Mothers of Invention.Frank Zappa est ce travailleur infatigable, défenseur de la liberté d'expression devant le Congrès américain et, enfin, très malade, mais d'une lucidité accrue, disant que la postérité lui importe peu.La musique, oui, lui, non.C'est là que Frank Zappa est le plus vrai, le plus touchant.11 accorde à la musique une telle valeur universelle et supérieure qu'il apparaît inconcevable à l'artiste que la planète entière ne s'y rallie pas.Voilà un message que devraient entendre, en tout cas, ses quatre enfants qui, aujourd'hui encore, se disputent son héritage.On le voit aussi à Londres avec celui qu'il a choisi pour diriger ses partitions avec l'orchestre symphonique, nul autre que Kent Nagano.Alors, maestro, à quand une soirée cette fois consacrée exclusivement à la musique de Frank Zappa à l'Orchestre symphonique de Montréal? LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 ARTS 15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA Comment fabriquer un terroriste NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE On ne naît pas terroriste.On le devient.Et Raymond Luc Levasseur l'est devenu pour plusieurs raisons: son sang québécois et ses racines canadiennes-françaises, objets de discrimination et de racisme dans les usines de Sanford, Maine, où il est né et a grandi.La guerre du Viêtnam où il s'est enrôlé pour fuir l'exploitation ouvrière et la discrimination, avant de découvrir sur le terrain, au Viêtnam, un autre genre de racisme tout aussi révoltant pratiqué par l'armée dont il portait les couleurs.À son retour du Viêtnam, Levasseur est devenu un militant politique défendant les droits des pauvres et des exploités.Puis, au milieu des années 70, trouvant que les choses ne changeaient pas assez vite, comme beaucoup de jeunes révoltés de son époque, ceux des Brigades rouges comme du FLQ ou de la bande à Baader, il a cofondé les United Freedom Fighters, petite organisation marxiste.Bien vite, ils se sont mis à poser des bombes, ciblant les grandes sociétés américaines comme Union Carbide, IBM, Mobil ainsi que des palais de justice et des installations militaires.Avec les United Freedom Fighters, Raymond Luc Levasseur a vécu dans le maquis pendant pratiquement 10 ans avant sa capture, en 1984.Après un procès pour complot et sédition avec ses complices baptisés « les Ohio7 », Levasseur a été condamné à 45 ans de prison.Aujourd'hui sorti de prison, il est l'objet d'un documentaire du cinéaste Pierre Marier: Un Américain: portrait de Raymond Luc Levasseur qui prend l'affiche à la Cinémathèque québécoise.Au départ, il s'agissait de faire un film sur les descendants des Canadiens français, qui ont migré en Nouvelle-Angleterre entre 1840 et 1930, en quête d'une vie meilleure.Mais pour que le film soit intéressant, encore fallait-il trouver des personnages percutants et hauts en couleur.Paul Lepage, gouverneur du Maine, républicain catholique d'extrême droite, qui appuie Donald Trump, a été approché, mais a refusé de participer au projet.C'est alors qu'au fil de ses recherches, le cinéaste a découvert Levasseur, ce fils de Sanford, père de trois enfants et terroriste qui fut, un temps, un des 10 hommes les plus recherchés des États-Unis.Le cinéaste l'a retrouvé dans un petit bled calme du Maine où Levasseur vit depuis sa libération, en 2004.De l'aveu même du cinéaste, Levasseur est un homme posé, réfléchi et d'une extrême douceur.On n'a aucune difficulté à le croire.C'est d'ailleurs la première chose du film qui frappe : la douceur, la bonté et l'intelligence de ce Franco-Américain, fier de ses racines québécoises et qui regrette amèrement d'avoir renié la langue française dont, enfant, il avait honte.Levasseur est tellement sympathique et ses arguments politiques, à ce point convaincants qu'on finit par oublier les gestes terroristes qu'il a commis et qui, en fin de compte, se sont soldés par un immense échec.D'abord sur le plan personnel et familial, puisque ses trois enfants, qui n'avaient rien à voir dans l'histoire, ont payé chèrement les dérives d'un père dont ils ont été longtemps séparés.Et puis sur le plan politique, puisque le Big Business, que Levasseur et ses acolytes cherchaient à déstabiliser, a fleuri de plus belle, aujourd'hui 100 fois plus riche et puissant qu'il ne l'était à l'époque.Rien ne saurait justifier le terrorisme, même un terrorisme comme celui des United Freedom Fighters qui ne visait que les édifices et le béton et jamais les êtres humains, malgré un incident qui a fait 22 blessés.Reste qu'à travers le parcours de Levasseur, on mesure avec un certain effroi l'évolution du terrorisme des années 70 jusqu'à aujourd'hui.À cet égard, Raymond Levasseur n'a rien à voir avec ses contemporains terroristes qui veulent bien faire sauter des édifices pour autant qu'ils puissent aussi tuer le plus grand nombre possible de civils.À la révolte, qui est l'ingrédient de base du terrorisme, s'ajoutent aujourd'hui non pas des idées politiques cohérentes prônant l'égalité et la justice sociale, mais des dérives intégristes, saupoudrées de maladie mentale.Comprenez-moi bien, je ne suis pas en train de dire que le terrorisme de Levasseur était meilleur ou plus humain.Seulement que dans notre monde, chaque époque semble vouloir fabriquer sa propre recette de terrorisme et que celui d'aujourd'hui atteint des sommets d'horreur et de violence inégalés.Pour le reste, ce documentaire ne nous explique pas vraiment comment on fabrique un terroriste dans la mesure où Levasseur n'était pas le seul fils et petit-fils d'ouvriers cana-diens-français crevant à petit feu dans les usines de la misère.Pourquoi, lui, a-t-il choisi la voie du terrorisme et pas PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS DU 3 MARS Au milieu des années 70, trouvant que les choses ne changeaient pas assez vite, comme beaucoup de jeunes révoltés de son époque, Raymond Luc Levasseur a cofondé les United Freedom Fighters, petite organisation marxiste.Bien vite, ils se sont mis à poser des bombes, ciblant les grandes sociétés américaines.ceux qui ont grandi en même temps que lui dans les mêmes conditions?Mystère.Son portrait demeure un document d'intérêt, ne serait-ce que parce qu'on a tendance à mettre tous les Franco-Américains dans le même panier en oubliant la diversité de leurs parcours, qui ont mené Paul Lepage au pouvoir et Raymond Levasseur en prison.Mais, comme l'écrit le cinéaste, l'histoire de Raymond Levasseur, à la fois typique de sa génération et à contre-courant, méritait d'être racontée.QUE JAMAIS EN ÉTÉ, C\u2019EST PRESSE f CELEBRITES.Félicitations au Dr Jean Deslauriers de Repentigny (mon dentiste préféré) pour avoir relevé tout un défi en complétant en 3h36 son premier triathlon le 25 juin 2016 à Mont-Tremblant.Jacques Veilleux et son équipe Vous avez un événement à célébrer?Soulignez-le! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca LA PRESSE La créativité est subjective.La vérité ne l'est pas.En publicité, la vérité compte.B Les normes canadiennes de la publicité normespub.com/pub ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 JUILLET 2016 iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.A M P S(h\\mii\\(,\\i: M
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