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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-05-28, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 LÀ PRESSE EXPOSITION LA COLLECTION HERMÈS À POINTE-À-CALLIÈRE PAGES 8 ET 9 JAMES BOND QUI REMPLACERA DANIEL CRAIG?PAGE 14 ARTS TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES PLUS DE 30 ANS DAVENTURES PAGE 13 CINEMA MMj \t\t V Cw-2- rr'.rY ^ -j-1 p-, y '>*' -v* V-î\u2014L.ï&SsK irisas -'L'À-t iA%rr?*^ îé# P ssifvs .' ¦*«Â' Jl ,'î:- >- THEATR ssr»-.FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Théâtre documentaire, citoyen, de contestation.Devant la vitesse et la superficialité du monde moderne, plusieurs oeuvres présentées au Festival TransAmériques cette année proposent de prendre du recul.C\u2019est ce que font Christine Beaulieu avec Jaime Hydro ainsi que les Italiens Antonio Tagliarini et Daria Deflorian avec deux pièces au programme du festival.Comme d\u2019autres au FTA, ils souhaitent ouvrir la discussion au sujet des enjeux de notre époque.UN REPORTAGE DE MARIO CLOUTIER À LIRE EN PAGE 6 dhttt z~*3 * ' «K Christine Beaulieu PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE 2016 05 19 2016 09 25 EDMUND ALLEYN DANS MON ATELIER, JE SUIS PLUSIEURS.Edmund Alleyn, Mondrian au coucher, 1973-1974.Collection du Musée d'art contemporain de Montréal.Photo: Richard-Max Tremblay MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL QuébecH 185, rue Sainte Catherine Ouest Montréal (Québec] H2X 3X5 Canada Métro Place des Arts rnacrn.org = MAC ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Patrick Zabé, qui a enfilé les tubes dans les années 60 et 70, se paie la traite en lançant Pour toi, un album de reprises de 10 grands succès.« Mes coups de cœur», résume l\u2019artiste de 74 ans.r \u201d PATRICK ZABÉ Toujours vivant HUGO MEUNIER Comme le dit le vieux proverbe huron (ou est-ce algonquin?): «Bonne chance pour ne pas avoir la toune Agadou don don dans la tête si, d'aventure, tu devais te rendre à une entrevue avec Patrick Zabé.» La Presse n'y échappe pas et c'est en se tapant la pomme et la poire mais sans pousser la nana (ou est-ce l'ananas?) qu'elle débarque dans un magnifique studio vintage aux murs en bois et au sol recouvert de tapis, à l'intérieur d'un immeuble défraîchi de Griffintown.En gros, Patrick Zabé - un chanteur qui a enfilé les tubes dans les années 60 et 70 -se paie la traite en lançant Pour toi, un album de reprises de 10 grands succès.«Mes coups de cœur», résume l'artiste de 74 ans, qui travaille sur son projet depuis six mois.S'y retrouvent donc notamment les pièces Le Téléfon (Nino Ferrer), Repose Beethoven (adaptée de Roll Over Beethoven de Chuck Berry), Et maintenant (Gilbert Bécaud) et une version française d'Over the Rainbow en duo - une première - avec sa fille, l'animatrice Kim Rusk, qui a même une pas pire voix.Un band solide Cette dernière est d'ailleurs en partie l'instigatrice de ce projet, avec son conjoint, le musicien Jean-Sébastien Chouinard (Les Respectables), qui réalise l'album.Quelques-uns de ses chums - et non les moindres - ont d'ailleurs été mis à contribution.Ainsi, Antoine Gratton est au piano, Fred Fortin à la basse et Stéphane Beaudin (des Respectables) derrière la batterie.«Patrick Zabé fait partie de notre patrimoine, d'un courant pop au Québec où on traduisait des tounes américaines.J'ai retrouvé trois de ses 45 tours chez moi», raconte Fred Fortin, l'homme derrière l'excellent Ultramarr, qui ne s'est pas fait tordre un bras pour prêter main-forte à l'interprète de Sehor Météo.Le groupe patenté a enchaîné les trois premières pièces du nouvel album en présence de quelques journalistes et personnalités, dont l'animateur Mario Lirette et l'ancien patron de MusiquePlus Pierre Marchand, respectivement animateur et producteur de Latournée des idoles 2, à laquelle Patrick Zabé prendra part à l'automne.Presque tout ce beau monde tape du pied pendant que résonne la musique du Téléfon dans le studio.Patrick Zabé esquisse quelques pas de danse, tandis que les musiciens ont le sourire fendu jusqu'aux oreilles.«Bernadet.TE! Elle est très chouet.TE! Et sa cousine ! Elle est divine ! » 11 faut admettre que le fait de plaquer un son et des arrangements rétro sur des airs connus interprétés par la voix unique de Zabé donne quelque chose d'assez efficace et nostalgique.«Le vintage est à la mode ces temps-ci et on a fait l'album dans cet esprit, en jouant tous en même temps et non piste par piste », explique Jean-Sébastien Chouinard, qui n'a pas eu trop de difficulté à convaincre son beau-père de retourner en studio.«Oh non! C'est même lui qui tirait la charrette», ajoute-t-il.Faire de la place à la maladie À l'instar de quelque 25 000 Québécois, Patrick Zabé souffre depuis neuf ans et demi de la maladie de Parkinson.Ça ne paraît pas vraiment quand il chante, mais, une fois que la musique s'arrête, sa tête est un peu arquée contre son épaule et il avoue chercher ses mots à l'occasion.Ça l'agace un peu de parler de cette maladie dégénérative, avoue-t-il.« Ça m'énerve.Ça me fait peur, mais je vais mieux que quand j'ai été diagnostiqué», confesse le chanteur.C'est sa fille qui l'a finalement convaincu d'en parler, pour servir d'exemple.« On n'a jamais laissé de place à la maladie et on le fait aujourd'hui.Je ne vois pas mon père comme un malade.11 est plus beau que jamais», souligne Kim Rusk en regardant tendrement son père, né Jean-Marie Rusk.En retrait, Annie Turcot et Nicole Charpentier, de l'organisme Parkinson Québec, se réjouissent de pouvoir compter sur le père et la fille comme nouveaux ambassadeurs.« La maladie ne doit pas être un obstacle, alors, au lieu de s'apitoyer, il fait plein de choses et garde le contrôle de sa vie.C'est très inspirant», dit Nicole Charpentier.Tanné d Agadou dou dou Patrick Zabé estime qu'il offre « le meilleur album de sa carrière » avec Pour toi.Par contre, il admet du bout des lèvres en avoir soupé de jouer l'emblématique Agadou dou dou, dont la chorégraphie rudimentaire se transmet de génération en génération depuis plus de 40 ans.Le légendaire ver d'oreille trône toujours en tête des demandes spéciales sur les plateaux de télévision et en spectacle.« J'aimerais qu'on m'en demande une autre, mais je ne pense pas que ça va arriver», soupire-t-il, un peu résigné.11 se dit toutefois bien fier de dédier la chanson Ami de rêve (de Christian Simard) à son grand ami René Angélil, mort récemment, à l'instar du frère et de deux des sœurs du chanteur.Des derniers mois éprouvants pour Patrick Zabé qui, même un peu courbé, n'a pas dit son dernier mot.Piitriak-Xiibâ v lïWà pWm CHANSON/ROCK PATRICK ZABÉ POUR TOI PRODUCTIONS GAUMOND RUSK « Le vintage est à la mode ces temps-ci et on a fait l\u2019album dans cet esprit, en jouant tous en même temps et non piste par piste.» \u2014 Jean-Sébastien Chouinard, musicien et réalisateur NotreT^, L\u2019ÉCOLE NATIONALE DE CIRQUE 2 SPECTACLES DU 31 MAI AU 12 JUIN À LAT0HU «COMMENT FONT-ILS POUR ÊTRE ENCORE MEILLEURS?» 98,5 fm «ÉPOUSTOUFLANT» LA PRESSE BILLETS ET FORFAITS TOHU.CA |f!l 514.376.8648 iTÏll rythme * Montréal Création : Marie-Josée Gauthier Canada Québec Création : Edgar Zendejas ^naîionale de caque LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 ARTS 3 ARTS Le James Bond de la télé ç » &\t \t 2 Zi\t PHOTO MITCH JENKINS, ARCHIVES AMC Tom Hiddleston, dans le rôle de Jonathan Pine, et Olivia Colman, dans celui d\u2019Angela Burr, brillent dans la minisérie d\u2019espionnage The Night Manager.Hiddleston joue d\u2019ailleurs une sorte de James Bond croisé avec Jason Bourne.Depuis l'annonce du départ de Daniel Craig de la franchise James Bond, les rumeurs bouillonnent à propos de celui - ou celle -qui enfilera les costumes parfaitement coupés du super agent 007.Un nom moyennement connu revient systématiquement sur toutes les listes des prétendants à ce rôle prestigieux: celui de l'acteur britannique Tom Hiddleston, alias Loki dans les films Avengers et Thor.Pour avoir vu Hiddleston à l'œuvre dans la géniale minisérie d'espionnage The Night Manager, un de mes gros coups de cœur des derniers mois, c'est évident qu'il camperait un James Bond parfait.Tom Hiddleston est jeune (35 ans), grand, suave et athlétique.Dans la télésérie The Night Manager, qui dérive d'un roman du maître du suspense John le Carré, Tom Hiddleston joue d'ailleurs une sorte de James Bond croisé avec Jason Bourne, le type de personnage toujours tiré à quatre épingles qui s'allume une cigarette, sirote une flûte de champagne et poivre à la mitraillette une armée de vilains sans jamais froisser ses vêtements griffés ni suer une seule goutte.Les réseaux d'ici tentent actuellement d'acheter la traduction française de The Night Manager (Le directeur de nuit) et les enchères montent, à ce qu'on me dit.En attendant, iTunes propose la version anglaise pour une douzaine de dollars et les abonnés de la chaîne payante AMC ont la possibilité de rattraper les six épisodes d'une heure.Croyez-moi, ça vaut le coût, pour paraphraser Marie-Soleil Michon à Télé-Québec.Cette série somptueuse, superbement réalisée par la cinéaste danoise oscarisée Susanne Bier (In a Better World), démarre au Caire en plein Printemps arabe.Jonathan Pine (excellent Tom Hiddleston), ancien militaire, bosse désormais comme gérant de nuit dans un chic hôtel de la capitale égyptienne, où il croise la maîtresse sexy d'un dangereux trafiquant d'armes.Uh, oh.Vous devinez la suite : ce flirt débouchera sur une histoire captivante aux ramifications complexes, qui débordera autant dans les pics enneigés de la Suisse que sur la magnifique île de Majorque, en Espagne.Le tout, chapeauté par les services secrets basés à Londres.Vous reconnaîtrez tout de suite l'agente têtue du Mi6, Angela Burr, qui tente d'épingler depuis des années le philanthrope milliardaire à la tête de ce commerce illégal de bombes chimiques: il s'agit de la brave policière de Broadchurch.Quant au méchant suprême, Richard Roper de son petit nom, il est incarné par le talentueux Hugh Laurie, qui a longtemps personnifié le Dr House à la télévision.Si vous raffolez des histoires à grand déploiement, racontées avec simplicité, un peu à la vieille école, The Night Manager vous comblera avec ses romances interdites et ses escapades en yacht sur la Méditerranée.C'est charmant, follement amusant et diablement stressant, car notre héros (Hiddleston) risque constamment d'être démasqué.Le générique d'ouverture est un petit bijou.On ne se lasse pas de le regarder.11 ne me reste qu'un seul épisode à engloutir pour fermer de façon définitive le chapitre de The Night Manager.Je refuse de le faire.Je ne suis pas encore prêt à vivre mon deuil.Descendre d\u2019un cran J'aime Mariana Mazza à l'émission Code F.de Vrak, où ses interventions courtes, rigolotes et punchées n'écrasent pas celles de ses comparses.J'aime Mariana Mazza à Piment fort, où elle rend un gag plate très rigolo grâce à son sens aiguisé de la formule.Encore ici, elle n'accapare pas tout le temps d'antenne.J'aime un peu moins Mariana Mazza quand elle siphonne tout l'oxygène autour d'elle et qu'elle ramène chacune des conversations à son nombril, comme ça s'est produit mardi soir aux Échangistes de Radio-Canada.Dès que l'humoriste de 25 ans a posé le pied sur le plateau de Pénélope McQuade, elle a monopolisé toutes les discussions, et pas nécessairement pour le mieux.Bien honnêtement, c'était pénible à regarder.Janette Bertrand a semblé rire de bon cœur des propos salés de Mariana Mazza.Rebecca Makonnen paraissait un peu moins à l'aise.Mais, bon.Mariana Mazza a fait sa marque dans le show-biz québécois grâce à sa personnalité explosive et sa libre parole.On ne lui demande pas de changer ce qu'elle est, juste de peut-être descendre le niveau d'un cran quand elle se retrouve dans un contexte d'émission de groupe.Car cette énergie brute, à petite dose, ça va.Mais en forte concentration, ça pourrait rapidement devenir agressant.Pour avoir vu Tom Hiddleston à l\u2019œuvre dans la géniale minisérie d\u2019espionnage « The Night Manager», un de mes gros coups de cœur des derniers mois, c\u2019est évident qu\u2019il camperait un James Bond parfait.MARC BRUNET Aimez-moi les uns les autres PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE «Je ne voulais pas porter un jugement sur la génération Y, mais lui parler.Je ne voulais surtout pas gue ça fasse 'mononcle'», dit Marc Brunet au sujet de Like-moi! MARC CASSIVI COUP DE GUEULE Marc Brunet écrit en ce moment les nouveaux épisodes de la deuxième saison de Like-moi!, qui sera en ondes à Télé-Québec dès janvier prochain.L'auteur de 53 ans, très associé à Marc Labrèche depuis La fin du monde est à sept heures, est l'homme de l'ombre derrière les succès du Cœur a ses raisons, 3600 secondes d\u2019extase et Les bobos.Like-moi ! a été un coup de cœur de la dernière saison télé.Notamment parce qu\u2019il y a une telle acuité dans le regard que tu poses sur une génération qui n\u2019est pas la tienne.Souvent, des auteurs plus vieux mettent des mots dans la bouche de personnages plusjeunes et ça ne passe pas.Craignais-tu de ne pas trouver cette justesse?A la base, si tu ne fais que relever les travers, tu ne tiendras pas une saison, parce que tu vas tomber dans la caricature très rapidement.Pour n\u2019importe quel sujet, n\u2019importe quel thème, tu y vas avec le point commun.Il y a quelque chose d\u2019universel dans Like-moi!.Je pense, oui.C\u2019est quétaine, mais c\u2019est vrai : on a tous en commun la volonté d\u2019être aimés, d\u2019appartenir à un groupe.C\u2019est ça, la base.On se reconnaît tous dans ça, moi aussi.Le reste, les téléphones cellulaires, les réseaux sociaux, ça sert de véhicules comiques mais ce n\u2019est pas important.Tu ne relèves pas seulement les travers, mais tu poses un regard qui n\u2019est pas complaisant et qui me semble coller à une certaine réalité de la génération Y.C\u2019est ma job ! C\u2019est ma job d\u2019auteur.Tu décris des gens que tu n\u2019es pas.C\u2019est aussi simple que ça.Avec plus ou moins de succès, dépendant du sujet que tu choisis.Tu peux écrire sur les Martiens ou sur la vie sentimentale d\u2019un ours polaire.Mais que ce soit un succès auprès de la génération Y dit quelque chose d\u2019une réalité que tu réussis à décrire.C\u2019était à la base une série pour eux, pas pour des gens de ma génération qui les observent.Je les côtoie.Je ne voulais pas porter un jugement sur eux, mais leur parler.Je ne voulais surtout pas que ça fasse « mononcle ».C\u2019est un compliment détourné quand j\u2019entends: «Oh Mon Dieu! C\u2019est un vieux qui écrit ça ?» Je trouve ça flatteur.Qu\u2019ils ne se rendent pas compte que c\u2019est moi, c\u2019est parfait.Tu écris seul.Je vais sur les réseaux sociaux et le brainstorm est là.Je vois ce qui se passe, ce que les gens se disent, comment ils le disent.Tu t\u2019en inspires, mais toi, tu n\u2019es pas très actif sur les réseaux sociaux ?Je me suis mis sur Facebook par la force des choses.Mais je trouve ça insupportable.Etre outré, c\u2019est devenu une job à temps plein.Sans nommer de noms, il y en a qui sont payés pour ne pas en revenir.«Qu\u2019est-ce que tu fais dans la vie?» «J\u2019en reviens pas.Et je suis payé grassement pour le faire.» J\u2019ai été surpris d\u2019apprendre que tu ne travailleras pas sur la nouvelle émission de Marc Labrèche.C\u2019est la première fois depuis longtemps que vous ne travaillez pas ensemble à la télé.Depuis 18 ans! Je n\u2019ai pas le temps.Nos horaires étaient incompatibles.Quand on a commencé à faire Les bobos, Marc s\u2019était déjà engagé à faire la tournée de Les aiguilles et l'opium.Il est parti un bon moment.J\u2019ai travaillé sur autre chose en sachant qu\u2019il n\u2019était pas disponible, mais on a mangé ensemble la semaine dernière! Vous avez des projets de retravailler ensemble ?On se dit, chaque fois qu\u2019on se voit, qu\u2019on le fera quand on aura l\u2019idée.C\u2019est rassurant de connaître un tel succès avec Like-moi!, sans Marc?C\u2019est certain que c\u2019est rassurant.J\u2019ai un ton assez particulier, que Marc et Anne [Dorval] maîtrisent depuis longtemps.Je me demandais si on arriverait à trouver des interprètes facilement.Mais les auditions ont été très simples.On savait tout de suite qui choisir.Ça fait du bien de découvrir de nouveaux visages.Ça a sans doute joué dans le succès de Like-moi !.Absolument.Et le fait que les gens ne sachent pas que c\u2019est moi, l\u2019auteur.Je n\u2019ai pas eu à m\u2019adapter aux interprètes, ce qui était ma principale crainte.Le texte était pertinent dans leur bouche.Ça marchait.Ils t\u2019ont aidé à rendre ça plus réaliste?Pas vraiment.Ils ont été très respectueux de mon texte.J\u2019ai retrouvé avec eux l\u2019espèce d\u2019énergie qu\u2019on avait quand on a commencé La fin du monde est à sept heures.Certains sont arrivés de nulle part et ont été pris dans un succès qui gagne en ampleur.Il y a une euphorie là-dedans.Mais il n\u2019y a pas de star, pas de tirage de couverte.Mais bien des talents qui vont émerger, comme ce fut le cas avec La fin du monde.Je pense à toutes les carrières qui ont été lancées par cette émission-là.Quelle pépinière ! C\u2019est exceptionnel.En anglais, on appelle ça «the perfect storm».Sur le coup, tu ne t\u2019en rends pas compte, mais la foudre a frappé.Pour moi, ça été La fin du monde est à sept heures, Le cœur a ses raisons et Like-moiI.Les fois où je me suis dit: «Oh My God! Il s\u2019est passé quelque chose.» De façon générale, tu les perçois comment, les Y?Le point de départ, comme je te le disais, c\u2019est ce besoin d\u2019être aimé.Xavier Dolan en parlait justement dans son discours à Cannes.Il est le porte-étendard de cette génération-là et il est extraordinaire.Les choses vont vite pour eux, tous les jours, à tous les niveaux.C\u2019est ce qui forme cette génération-là, je trouve.C\u2019est à la fois extrêmement déstabilisant, mais ce qui leur donne aussi une espèce de détachement.Leurs attentes ne sont pas les mêmes.Ils ont des ambitions assumées.Le monde est leur terrain de jeu et ce n\u2019est pas juste un cliché.Le but de réussir est commun et sincère.Les attaches ne sont pas aussi contraignantes que pour les générations précédentes.Ils sont plus libres, mais il n\u2019y a pas que des avantages à ça.Il y a des défauts de génération qui transparaissent aussi.Certains sont des éternels enfants qui sont incapables de se décider: « Est-ce que c\u2019est ce qu\u2019il y a de mieux pour mon bien-être?» Ça vient d\u2019une volonté d\u2019aller chercher le meilleur en tout.C\u2019est une forme d\u2019hédonisme.On veut tout avoir, tout de suite.La qualité de vie d\u2019abord et avant tout.Il y avait une coordonnatrice sur Les bobos qui avait 22 ou 23 ans.On avait une semaine de relâche et je lui ai demandé ce qu elle avait prévu faire.Elle m\u2019a répondu : « Ça se peut que j\u2019aille au Viêtnam avec mon chum.» Une semaine! Honnêtement, j\u2019aurais accepté «Je fais changer mes pneus d\u2019hiver» comme réponse. A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS Le monde selon Vice s .GRANGE LE PLUS COURT CHEMIN L ENFER JEAN-CHRISTOPHE ROMAN ¦ ALBIN MICHEL NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Julie Duclos, Paris Fabrice Lambert, Paris Dix ans après le début de la série policière chromée Miami Vice, Montréal donnait naissance à un tout autre genre de produit culturel: Montréal Vice, un magazine punk en papier même pas glacé, financé par l'État à travers un programme de réinsertion sociale pour jeunes toxicos.Le fanzine en question s'est d'abord appelé The Voice of Montreal avant de devenir Vice, tout court.C'était en 1994, un an avant le référendum, comme nous l'a rappelé cette semaine à C2 Montréal Suroosh Alvi, un des cofondateurs, aujourd'hui à la tête de l'immense empire de Vice Media et de sa chaîne câblée Viceland.Comme plusieurs des conférenciers de C2 Montréal, Suroosh Alvi n'avait qu'un mot à la bouche : « storytelling ».L'art du récit.En ces temps de grande tourmente médiatique, l'art de raconter des histoires semble être devenu le nerf de la guerre.Mais assez étrangement, quand des bonzes comme Suroosh Alvi viennent se raconter, c'est toujours la même histoire qu'ils nous servent : une histoire qui commence immanquablement mal, dans la pauvreté et l'idéalisme de la jeunesse, où il faut se battre pour sa survie, où tout le monde frôle la faillite et où, après maintes épreuves, le héros et conférencier finit par triompher de l'adversité et par connaître un succès qui le rend riche et célèbre à l'échelle planétaire.Ainsi en est-il pour Suroosh Alvi et les deux autres Montréalais (Shane Smith et Gavin Mclnnes) qui ont fondé Vice à Montréal et qui n'auraient sans doute pas pu le fonder ailleurs.Parce que malgré tous ses défauts, Montréal était et demeure une ville créative et culturellement inspirante, doublée d'une ville extraordinairement attirante pour les jeunes artistes et créateurs sans le sou qui pouvaient et peuvent encore y vivre à moindre coût et y lancer des projets de fou comme Vice.Suroosh Alvi a insisté sur le fait que son magazine était né un an avant le référendum, dans ce qu'il a qualifié d'époque sombre et déprimante.11 a seulement oublié d'ajouter que c'est quand même grâce à la générosité des politiques sociales québécoises que son magazine a pu voir le jour, et ce, en dépit du fait que le marché des publications anglophones de l'époque était saturé.Disons que ç'aurait été sympa qu'il reconnaisse que le Québec, même préréférendaire, était encore capable de faire confiance à une bande de jeunes toxicos anglos, mais, PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Suroosh Alvi, à la tête de l\u2019immense empire de Vice Media, était conférencier à C2 Montréal cette semaine.malheureusement, on ne peut pas forcer la gratitude.Quant à la suite de l'histoire, Suroosh Alvi ne l'a pas racontée.Pourtant, Montréal y joue encore un rôle de premier plan, notamment grâce au boom multimédia et à ses nouveaux millionnaires de l'époque.D'un côté, il y avait Daniel Langlois qui venait de vendre Softimage à Microsoft pour des centaines de millions.De l'autre, il y avait son ancien associé, Richard Szalwinski, qui venait de vendre Discreet Logic à Autodesk.Avec les millions de la vente en poche, Szalwinski s'est mis en tête, en 1999, de créer un mini-empire médiatique anti-establishment, basé sur le «lifestyle».11 avait déjà acheté le magazine musical Shift quand il a su que Vice était à vendre.Il l'a acquis pour la modeste somme de 4 millions.Et malgré ses promesses de garder l'entreprise à Montréal, dans le temps de le dire, il a déménagé Vice dans la Grosse Pomme, plus précisément à Brooklyn.Puis, quelques années plus tard, happé par d'autres ambitions, Szalwinski a revendu Vice à ses fondateurs, sans deviner que l'empire médiatique dont il avait rêvé allait devenir une glorieuse réalité.Aujourd'hui, Vice Media et la chaîne câblée Viceland - qui diffusera bientôt du contenu original produit localement dans 20 nouveaux pays et peut-être même au Québec - font l'envie des médias traditionnels.Car contrairement à ces médias aux prises avec des parts de marché qui rétrécissent et des publics vieillissants, Vice rejoint des millions d'enfants du millénaire et de trentenaires qui consomment leurs infos autrement en voulant aussi être séduits et divertis.Il y a sans l'ombre d'un doute un aspect très séduisant et spectaculaire dans les reportages de Viceland qui, en passant, bénéficie des conseils du cinéaste Spike Jonze, directeur artistique de la chaîne.Le montage et le découpage des topos sont vivants, dynamiques, rythmés, punchés.Le ton personnel et jamais solennel des reporters en jeans et t-shirt sur le terrain nous invite à rester à l'écoute.Au lieu d'enregistrer l'info qu'ils nous livrent, on a le sentiment de la vivre avec eux.Quant au choix des sujets, il est multiple, ouvert, protéiforme.Ça tire dans toutes les directions: politique, culture, sport, affaires internationales, affaires sociales.Et la force des histoires, c'est leur originalité.Les reporters de Viceland vont là où les reporters traditionnels, pour des raisons d'argent ou d'assurances, ne vont pas: au Pakistan comme à Chi-Raq, le quartier meurtrier de Chicago.Des fois aussi, ils font des choses parfaitement ridicules comme ce classique de Vice: l'interview d'un bol de spaghetti, souvent citée en exemple mais que je n'ai jamais réussi à trouver.Tout cela est séduisant, sensationnel, irrévérencieux, pas toujours très catholique, surtout dans le cas des reportages commandités, pas toujours rigoureux, parfois carrément vide, mais généralement divertissant.Suroosh Alvi affirme que la clé du succès de Vice, c'est d'avoir une perspective différente sur les choses.À cet égard, les médias traditionnels ont beaucoup à apprendre de la manière Vice en termes de dynamisme, de vivacité et de spontanéité.Et le temps presse pour que ces leçons soient intégrées, sinon nous vivrons bientôt dans un monde uniquement vu et rapporté par Vice, ce qui sera peut-être amusant un temps, mais qui, à la longue, risque de ne plus faire rire personne.Danse + Théâtre Le festival s\u2019amuse du 26 mai au 8 juin 2016 Réservez maintenant! 514 844 3822 1 866 984 3822 fta.ca L\u2019autre hiver N.Chaurette + S.Jasmin + D.Marleau + D.Pauwels Gand + Mons + Montréal 1 + 2 juin Centre Pierre-Péladeau, Salle Pierre-Mercure «Le résultat est magique,» \u2014 La Libre Belgique Nos serments 31 mai + 1+2 juin Centre du Théâtre d'Aujourd'hui «Un travail d'orfèvre magistral et sensible» \u2014 Le Coryphée Jamais assez 3 + 4 juin Usine C «Gros succès du dernier Festival d'Avignon» \u2014 Voir Gala Jérôme Bel, Paris 7 + 8 juin Monument-National « Un tour de force, férocement divertissant» \u2014 New York Times FESTEfl mm™ DE MONTREAL IllllULlMlULI.en collaboration avec 29 JUIN - 9 JUILLET 37e EDITION OFFREZ-VOUS UNE SOIREE INOUBLIABLE! PLUS DE 180 CONCERTS EN SALLE RioTïnto LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE IjrlinIÏO Montreal CJAD Gazette EH 2 JUILLET MAISON SYMPHONIQUE DE MONTREAL - 19 h JAKE SHIMABUKURO \u2022'\t« TOMMY EMMANUEL OLIVER JONES TRIO EPOUSTOUFLANT JOUEUR DE UKULÉLÉ HAWAÏEN MAITRE AUSTRALIEN DU FINGER-PICKING ¦ * * 5 JUILLET ffi PROGRAMME DOUBLE 7 JUILLET PROGRAMME DOUBLE LES GRANDS CONCERTS RloUnto cn^musiQue ^mmuslcca 98.5 BLUE NOTE 75 BAND ROBERT GLASPER LIONEL LOUEKE AMBROSE AKINMUSIRE MARCUS STRICKLAND DERRICK HODGE KENDRICK SCOTT MARCUS MILLER AFRODEEZIA THEATRE MAISONNEUVE, PdA - 20h ANDI CARLILEl Première partie MENTANA Première Dartie 5 FOR TRIO mrwmm fff/fllüiliil1®» 1 1er JUILLET 6 JUILLET DES P ONN ERS DU JAZZ LAT N MODERNE 7 JUILLET JUILLET ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Jfl] B ^musiçue 4g.acmuBfc.ce Q\tigfèg Ijjjp il SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA - 19 h 30 2 et 3 JUILLET RUFUS WAINWRIGHT avec GRAND ORCHESTRE OPÉRA PRIMA DONNA et SES GRANDES CHANSONS DEUX SOIRÉES SYMPHONIQUES VISUELLES jmtmnaan WTniïet 6 JUILLET! MS.LAURYN HILL Première partie: JALEN N'GONDA 7 mil l FTk.Anniversary BRIAN WILSON avec AL JARDINE et BLONDIE CHAPLIN I I © 961 «,& S METROPOLIS -20h 30 5 JUILLET SQUIRREL NUT ZIPPERS pantha^M_________________ ¦ DU PRINCE triad DANNY BROWN Première partie : C RI\tPremière partie : H U SS E R ^ 11 111 I I\u2014r\tPremiere partie 9JUILLEI THE BLUEBELL SISTERS LES COULEURS El SAO rçgas p§ «a» CLUB SODA-18 h r LES NUITS CLUB SODA 22 h Heineken 2 JUILLET k MASHROU' LEILA BILAL PAUL DESLAURIERS BAND à**.IAN KELLY 4 JUILLET 6 JUILLET LE BALCON-18 h PIANO SOLO GESU - 22 h 30 JAZZ DANS LA NUIT en collaboration avec ICI ij|$ musioue $ CBcmustc.ca 2 JUILLET S\t3 JUILLET O * r ' JAMES CARTER JMiUflg ORGAN TRIO CORY HENRY unchaÎned ™e revival HOMMAGE A ^ PAUL BLEY tJlf, FRANÇOIS BOURASSA JEAN |beaudet MARIANNE TRUDEL 6 JUILLET \\ JEAN- ROMAN v MICHEL ZAVAtSfc™, J BLAIS 30 JUIN et 1er JUILLET ALEXANDRA t FLYING STRELISKI DU 5 AU 7 JUILLET H A i r 2 et 3 JUILLET iü Place des Arts et Maison symphonique de Montréal S 514 842-2112 /1 866 842-2112 / placedesarts.com H Métropolis et L'Astra 1 855 790-1245 / ticketmaster.ca t] Club Sods 514 286-1010 / clubsoda.ca j Gesù 514 861-4036 / 1 855 790-1245 / admission.com S Le Balcon 514 528-9766 / 1 888 528-9766 / le balcon.ca HORSBP* 8 et 9 JUILLET \\ MONTREALJAZZFEST.COM INFO-JAZZ 514 871-1881 1 85JAZZFEST Bell Heineken B SAO HYUnDHI CBC $ Radio-Canada Butai des festivals et 11*1\tdes événements cultuels Canada\tMontréal© SNC^LAVALIN TURKISH (à\\ AIRLINES V Québec Cl Cl Cl Cl 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS THÉÂTRE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES / Théâtre documentaire L\u2019art responsable Le théâtre responsable a remplacé le théâtre engagé.Il est moins politique, mais plus près des préoccupations du citoyen.Dans cette catégorie, le théâtre documentaire - celui qui enquête sur des enjeux sociaux - tente d éclairer la réalité en facilitant le débat.MARIO CLOUTIER Pour son projet J'aime Hydro, Christine Beaulieu a essayé de tenir compte de tous les points de vue au sujet d'Hydro-Québec.L'Hydro qu'on aime depuis toujours, mais qu'on remet en question et critique aussi.L'actrice a écrit la pièce avec le soutien de la spécialiste du genre, Annabel Soutar (Fredy, Sexy béton).« Les gens ont le goût de comprendre et d'être impliqués dans les décisions, croit Christine Beaulieu.Avec la commission Charbonneau et la corruption, les gens ont de résistance à la société de marché.« L'art fait désormais partie du marché, souligne Daria Deflorian.C'est très dangereux.Nous faisons face à cela tous les jours en travaillant.L'invisibilité est la plus belle des conditions, sauf qu'on ne peut pas être invisibles au théâtre.11 faut se rendre visible sans devenir un produit.Savoir ce qui est important, ce qui est nécessaire.» L'important pour Christine Beaulieu est de remettre en question.Elle se met elle-même en scène en tant que citoyenne intéressée dans J\u2019aime Hydro.« Est-ce qu'on doit arrêter de construire des barrages ou pas?En ce moment, on a des surplus d'électricité.Alors qu'est-ce qu'on fait?Je rencontre des gens et je partage avec le public ce que ça provoque comme réflexion chez moi.Je m'efforce d'aller vers l'autre.» La stratégie est la même chez Antonio Tagliarini et sa complice.« Quand nous commençons à créer, notre but est de découvrir des choses.L'important pour nous est d'apprendre.11 y « Les gens ont le goût de comprendre et d être impliqués dans les décisions.Avec la commission Charbonneau et la corruption, les gens ont raison de douter.Est-ce qu\u2019on fait des choix dans l\u2019intérêt des Québécois?» \u2014 Christine Beaulieu, comédienne raison de douter.Est-ce qu'on fait des choix dans l'intérêt des Québécois?On voudrait être informé correctement au lieu d'être seulement diverti.C'est correct, le divertissement - j'en fais! -, mais l'un ne va pas sans l'autre.» Lart et le marché De leur côté, les Italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini - qui présentent deux pièces, Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni et Reality, au FTA cette année - ont fait du théâtre documentaire une question a la performance, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg.La grande partie, c'est de croître intellectuellement, émotionnellement.On se sent souvent impuissants, paralysés, affaiblis.Mais comme artistes, nous devons ouvrir le débat.» Médias Est-ce à dire que les médias ne jouent pas entièrement leur rôle?« Oui, répond l'artiste italien.La réalité est souvent représentée dans sa forme la plus spectaculaire ou superficielle dans les médias.Nous Didier Morissonneau présente BATTLE OF THE BANDS VIII LES JUGES DE LA SOIREE SERONT ENFIN DE retourM ORCHESTRA ORCHESTRA / SAMEDI 9 JUILLET, 19 h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL RÉMI BOLDUC MIKE GAUTHIER DICK IRVIN JR.LE FESTIVAL A LA MAISON SYMPHONIQUE E EË MONTREAL iiiwniininiinii.BILLETTERIE MONTREALJAZZFEST.COM I 866 842-2112 \u2022 514 842-2112 Bell Q placedesarts.com Mdntseal UAD Gazette ^-O 4«S2P\t1X1 MO BBB® JjüÜÜ CanadS ÎŒSi# \"BBi, Québec:: [0-Ü-à\u2018 INFO-JAZZ PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Présentée au OFFTAl\u2019an dernier, la pièce J\u2019aime Hydro occupera encore Christine Beaulieu l\u2019an prochain puisque deux autres épisodes - notamment avec les Innus - sont prévus.v.' mr PHOTO SILVIA GELLI, FOURNIE PAR LE FTA Les Italiens Antonio Tagliarini et Daria Deflorian ont fait du théâtre documentaire une question de résistance à la société de marché.f?ShgV>A! ¦ : parlons de la crise économique en Europe parce que ce qu'on lit dans les médias est très différent de ce qu'on entend dans la rue.Nous voulons aussi éviter la rhétorique facile qu'on trouve dans les médias.» Christine Beaulieu abonde dans le même sens quand elle dit que le théâtre documentaire cherche à dépolariser les débats.« Notre point de vue, à Annabel [Soutar] et moi, porte sur la division nourrie par les médias.Au Québec, on a tendance à diviser les camps.On est fatiguées de ça.Les débats peuvent se faire sans qu'on reste campé sur ses positions, mais davantage en respectant l'autre.Ce n'est pas simple, mais on veut créer cette plateforme où on arrive à se parler ouvertement, même si les opinions diffèrent.» Public L'intérêt public revient souvent dans la conversation quand il est question de théâtre documentaire.« La partie la plus importante est celle du public, affirme Daria Deflorian.Nous réfléchissons beaucoup à la façon d'ouvrir notre processus créatif aux autres.C'est très important pour nous.Nous ne faisons pas un travail à sens unique.La rencontre avec le public clôt notre recherche documentaire.» Le rôle de Christine Beaulieu dans J\u2019aime Hydro est d'ailleurs celui d'une citoyenne.« Dans une quête de compréhension, dit-elle, je suis assez tenace.S'intéresser à Hydro-Québec, c'est s'intéresser à toute notre histoire.Je suis dans un désir de me rattacher à notre histoire davantage que d'être sur les réseaux sociaux.L'instantanéité commence à m'ennuyer sérieusement.» Présenté au OFFTA l'an dernier, J\u2019aime Hydro occupera encore Christine Beaulieu l'an prochain puisque deux autres épisodes - notamment avec les Innus - sont prévus.Le tandem italien, pour sa part, ne voit pas le jour où il fera du théâtre autrement.«Nous partons toujours de nous-mêmes.Nous parlons du quotidien, des petites choses de la pauvreté et de la crise.Nous ne pourrions pas parler de politique ou d'économie.Mais les petites histoires rejoignent la grande, c'est-à-dire l'influence de la crise sur la vie des gens.» Rêvent-ils de changer le monde un peu, beaucoup, passionnément ?Déjà, avec J\u2019aime Hydro, Christine Beaulieu a fait en sorte que tous les intervenants rencontrés soient présents au cours de la première au FTA.«La majorité d'entre eux ne dialoguent pas dans la vie.Nous, à travers un projet, on réussit à les réunir.Je suis contente parce qu'on a une réelle discussion.Je n'ai pas de cause personnelle face à Hydro-Québec.C'est une réflexion collective que l'on engage.» J'aime Hydro, au Centre du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui du 6 au 8 juin ; Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni, à Espace Go aujourd\u2019hui et demain ; Reality, à Espace Go aujourd\u2019hui et demain dans le cadre du Festival TransAmériques.SALLE BOURGIE MUSÉE ÛES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL SALLE POLLACK UNIVERSITÉ McGILL -#FMCM 999 ÇA COMMENCE DANS 2 SEMAINES, EN FRANCOS S\u2019IL VOUS PLAÎT! Bell présente les FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL 9 AU 18 JUIN 2016 28e ÉDITION en collaboration avec PLACE DES ARTS-20 h VENDRED110 ET SAMED111 JUIN, Maison symphonique de Montréal UNE CREATION ORIGINALE DES FRANCOFOLIES DE MONTREAL GAINSBOir AVEC L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTCT» SOUS LA DIRECTION DE SIMON LECLERC A .\"\u2019dL « Première partie ARTHUR H ETL'OSM INTERPRÈTENT HISTOIRE DE MELODY NELSON Æ Deuxieme partie JANE BIRKIN ET L'OSM INTERPRÈTENT LE MEILLEUR DEGAINSBWRG DIMANCHE 12 JUIN, Salle Wilfrid-Pelletier MERCRED115 JUIN, Théâtre Maisonneuve, PdA LES SŒURS S0UCH0N & LAURENT ?fÿ y Première partie '¦ 'Up.SARATOGA Présenté par Ç SAMED111 JUIN en collaboration avec ICI (MM musiOLie MARDI 14 ET MERCRED115 JUIN Première partie: D-TRACK [FRA 0XM0 PUCC NO NIGKTUFE.CA METROPOLIS - 21 JEUD116 JUIN VENDRED117 JUIN BERNARD ADAMJJS Première part» MON DOUX « SAIGNEUR 1 * £ te*- _\u2014 CLAUDE BÉGIN KARIM OUELLET TENDANCES («sniusxm»; I CLUB SODA -19 h ¦ L\u2019ENVOL 98,5 'c'#™s'sue GESU - 20 h 30 ¦ TOUT EN L\u2019ASTRAL -19 h SO SAMED111 JUIN VENDRED110 JUIN VENDRED110 JUIN Première partie: RYMZ \t\t\t\t MERCRED115 JUIN\t\tMERCRED115 JUIN\t\tMERCRED115 JUIN PROGRAMME DOUBLE SAMED118 JUIN Première partie: EMAN & VLOOPER MERCRED116 ET JEUD117 JUIN K0R ASS supplémentaire JEUD116 JUIN FS Première partie: CAROTTÉ ?jr I E RILLETS Les FrancoFolies À LA PORTÉE DE TOUS! m ||\tAchetez un billet de 26$ ou plus avantfrais et recevez un billet pg|| présente les spectacles à prix francofou gratuit pour un spectacle à prîxfrancofou de votre choix.OFFERT UNIQUEMENT A LA BILLETTERIE DU METROPOLIS.QUANTITE LIMITEE.COM PLACE DES ARTS et MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 placedesarts.com METROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca L\u2019ASTRAL (Maison du festival)\tCLUB SODA\tiMcn edaumo 1 855 790-1245\t514 286-1010\tIN FU-rKANbUd ticketmaster.ca\tclubsoda.ca\tPHI si* b/b-bbbb 51 quIbec\t^ Desjardins ou^ar \u201e^T\tB\t{({SMU«XM>))\tsacem/\tsôcan Canada\tfa4^,\u201e\tSlâ®\t™asnu\tQuébecSS 66 045714 249 41 ARTS VISUELS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 LA COLLECTION HERMÈS À POINTE-À-CALLIÈRE UNE EXPO INÉDITE ET UNIQUE AU MONDE La directrice du musée Pointe-à-Callière, Francine Lelièvre, a réussi un gros coup.Elle a convaincu Hermès, la société française d\u2019articles de luxe, d\u2019exposer à Montréal une partie de sa collection consacrée à l\u2019univers du cheval.Destinée aux petits comme aux grands, l\u2019exposition Des chevaux et des hommes est présentée sur deux étages de la Cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal jusqu\u2019au 16 octobre.ÉRIC CLÉMENT Une collection privée sur le thème du cheval présentée dans un musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, quel est le rapport?C'est la question que l'on s'est posée quand on a appris que Pointe-à-Callière s'était associé à la maison de luxe française Hermès pour présenter Des chevaux et des hommes - La collection Émile Hermès, Paris.Pour comprendre le lien, il faut d'abord savoir qu'Hermès, fondée à Paris en 1837, n'a pas toujours été une société de produits de luxe.C'est Émile Hermès (1871-1951), petit-fils du fondateur, qui, en prenant acte de la popularité croissante de la voiture automobile (le cheval-vapeur!) aux dépens de la calèche, fit la transition, au début du XXe siècle, d'une manufacture de harnais et de selles à la marque de bijoux, de foulards et de maroquinerie que l'on connaît aujourd'hui.Lorsqu'elle a organisé l'exposition Marco Polo - Le fabuleux voyage, en 2014, la directrice de Pointe-à-Callière, Francine Lelièvre, avait demandé à la maison Hermès de prêter au musée trois selles asiatiques de sa collection.« Je savais qu'Hermès avait une collection, mais je n'en connaissais pas l'ampleur», dit-elle en entrevue.Mme Lelièvre a alors visité cette collection à l'automne 2014.«J'ai eu une émotion très forte, raconte-t-elle.C'était un moment privilégié qui dépassait le rationnel.» Son intérêt appuyé, son désir d'éditer une première publication sur la collection Hermès et la réputation, en Europe, du musée Pointe-à-Callière ont fait qu'Hermès a accepté de prêter des objets de sa collection et de les présenter à Montréal.L'exposition est donc exceptionnelle.Elle ne sera pas renouvelée.Conservée dans le bureau d'Émile Hermès (et dans une réserve), cette collection n'a jamais été rendue publique.Jamais exposée, ni recensée, ni présentée.Les seuls ayant eu accès à ce bureau, situé au-dessus du magasin historique d'Hermès, au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, sont ses descendants et quelques clients prestigieux.Objets inspirants Pourquoi une telle discrétion par rapport à une collection de 15 000 objets?Parce qu'ils ont toujours été et sont encore la référence des designers et des artisans de la société Hermès pour confectionner sa maroquinerie, ses foulards et ses bijoux.« C'est donc une collection très vivante car elle est une source d'inspiration très dynamique, dit Stéphane Laverrière, conservatrice de la collection Hermès.C'est l'âme de la maison, donc il faut garder une petite part de mystère et de confidentiel.» L'expo dont les commissaires sont Nicolas Chaudun et Jean-Paul Desroches, présente 250 objets: tableaux de maîtres, croquis et esquisses de Degas et Delacroix, sculptures en bronze, statuettes antiques, voitures hippomobiles grandeur nature (!), harnais, étriers et éperons de toutes origines, le cheval à bascule familial, vêtements, accessoires, etc.Une exposition sur le monde du cheval, donc, mais aussi sur le souci d'Émile Hermès de conserver des souvenirs de cette épopée révolue des équipages à cheval.Finalement, pourquoi l'histoire du cheval dans un musée archéologique et historique?Francine Lelièvre rappelle que l'expo sur Marco Polo abordait le cheval, tout comme Les routes du thé, en 2013.«Les routes du thé, c'était aussi les routes des chevaux, dit-elle.On est dans l'esprit de l'immensité des territoires.Le Canada, c'est beaucoup l'espace.Ça se prête à une exposition de ce type.En même temps, il y a toujours cette fascination pour les grandes civilisations, et celle du cheval me fascinait.» Mme Lelièvre n'avait jamais pensé monter une telle exposition et sortir une publication de 128 pages sur la collection Hermès.Elle estime que cette collaboration (qu'Hermès n'a pas financée) est une grande chance pour Pointe-à-Callière et Montréal.«C'est une exposition historique, dit-elle.On a eu un coup de cœur pour cette collection et ce collectionneur qu'était Émile Hermès.» « Collectionner, ce n'est pas seulement regarder vers le passé, ajoute Menehould du Chatelle, directrice du Patrimoine culturel à la maison Hermès.C'est aussi un geste de bon sens car on ne peut avancer dans le futur sans les jalons et les repères de l'histoire.Et le cheval fait partie de l'histoire des hommes.».et des femmes, a indiqué Francine Lelièvre, au cours de la conférence de presse.« 11 y a plus de cavalières que de cavaliers aujourd'hui! », a-t-elle souligné.Bonne visite aux royaumes croisés du cheval et du luxe ! -» Quelques vêtements présentés dans l\u2019exposition, dont (à gauche) une tenue de postillon (homme au service du maître de poste) en laine, coton, cuivre, peau et nacre.« C\u2019est la première fois que ces objets sortent de la collection, à Paris», a précisé Philippe Dumas, illustrateur et petit-fils d\u2019Emile Hermès.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Au musée Pointe-à-Callière, jusqu\u2019au 16 octobre.L\u2019exposition comprend un grand nombre d\u2019articles et de nécessaires de voyage que collectionnait Emile Hermès, notamment ce sac à fermeture éclair, révolutionnaire en 1920, l\u2019homme d\u2019affaires en ayant importé l\u2019idée d\u2019Amérique.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE r I Q.ÿj^c-rre; A7Tt= u :Au£( CT tauv't Philippe Dumas, petit-fils d\u2019Emile Hermès PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE fifths ccc**& PHILIPPE DUMAS Des chevaux et une famille MARIO GIRARD Philippe Dumas est le seul membre de la famille Hermès venu assister à l'ouverture de l'exposition Des chevaux et des hommes au musée Pointe-à-Callière.11 est arrivé deux jours avant que la presse et le public découvrent les 250 pièces tirées de l'impressionnante collection léguée par son grand-père.« Je suis complètement bluffé, nous a-t-il dit lorsque nous l'avons rencontré.Je craignais que ces objets, une fois placés dans un musée, soient éteints.C'est tout le contraire: ils sont vivants.Les concepteurs ont fait un travail extraordinaire.» En effet, la maison Hermès prenait un certain risque en confiant les pièces de cette collection qui n'avaient jamais quitté l'appartement d'Émile Hermès, au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré.Seuls quelques privilégiés pouvaient les admirer.Mais il y a quelques mois, les dirigeants de la marque ont rencontré Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière.«Elle nous a convaincus en nous disant qu'elle ne voulait pas seulement montrer les pièces de la collection, mais aussi raconter l'histoire de l'homme qui a rassemblé ces objets », raconte Philippe Dumas, petit-fils du collectionneur Émile Hermès.C'est ainsi que cette collection, que plusieurs musées internationaux souhaitaient avoir depuis des années, se retrouve à Montréal pour la saison estivale.«Nous avons reçu plusieurs propositions, dit Philippe Dumas.Nous avons toujours dit non.Nous avons dit oui à Montréal.Et on ne le regrette pas.» Empire familial Âgé de 75 ans, Philippe Dumas est l'un des nombreux héritiers Hermès (l'arbre généalogique fait état de 73 héritiers des cinquième et sixième générations).Fondée à Paris en 1837 par Thierry Hermès, l'entreprise est ensuite passée aux mains de Charles-Émile, puis du LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 MAI 2016 ARTS 9 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS VISUELS ¦ \\=téL ï* M ' m; «f.lIÆS*fcCALA ?) Ce carré en soie Brides de gala créé en 1957 est l\u2019un des grands succès d\u2019Hermès, réédité et réinterprété à de nombreuses reprises.Son dessinateur, Hugo Grygkar, est un des dessinateurs de carrés les plus prolifigues.Collection du Conservatoire des créations Hermès, Paris.PHOTO STUDIO DES FLEURS, FOURNIE PAR LE MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE '-> .pfffllîr t On trouvera un grand nombre de selles du monde entier dans cette exposition, notamment une selle d\u2019amazone pour femmes en cuir brodé en relief afin de leur éviter de glisser.Sur cette photo, en toile de fond, un immense dessin réalisé par Philippe Dumas, petit-fils d\u2019Emile Hermès.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
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