La presse, 30 avril 2016, Cahier A
[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 30 avril et dimanche 1er mai 2016 132* année N° 80 104 pages, 8 cahiers 2,60$ taxes en sus - Édition provinciale 2,75$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées PATRICK LAGACÉ Dernières douceurs Notre chroniqueur s\u2019est rendu à une maison de soins palliatifs.Rencontres et témoignages.PAGE A5 'ES El B2 E3 E3 feë ES PRESSE LA PRESSE AU TEXAS DE LA MEDECINE Texas Med I Centex de Visite guidée du prestigieux lexas Medical Center- de HoustoFT le plus vaste complexe médical du monde.Quelles lagons nos super-hôpitaux peuvent-ils tirer éle l\u2019expértenéé de ce-géant PAGES A2 ET A3\tv\tTILM » PHOTO FOURNIE PAR LE TEXAS MEDICAL CENTER HOMARD\t' A POUR UN FESTIN RÉUSSI GOURMAND UT EM PARE DES BUREAUX AFFAIRES PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE ILLUSTRATION LA PRESSE MARTIN COITEUX LE PITBÜL PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE En deux ans § pei,ne, il est devenu le ministre Le plus puissant dû gouvernement Couillard.Un portrait signé Vincent Marissal.PAGE Al0 YVES BOISVERT LA CIBLE MOUVANTE DE LA CORRUPTION PAGE A8 STÉPHANE LAPORTE AIDEZ VOTRE AMI À FÊTE R SON ANNIVERSAIRE PAGE Al6 FRANÇOIS CARDINAL LES AMIS DU MUSÉE.PAGE Al 8 \t PHILIPPE CANTIN LE 1er MAI DE JACKIE ROBINSON SPORTS\tPHOTO FOURNIE PAR LA BANQ PRISE DEUX^ Un nombre grandissant de producteurs misent sur les suites pour attirer les cinéphil Découvrez 20 productions qui marqueront la saison estivale ARTS CINÉMA PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Le problème du mouvement républicain Tout sauf Trump, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a rien à part Trump.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte SAM 621924456782 2016 SHEN YUN 30 AVRIL ET 1er MAI 2016 ^ placedesarts.com PLACE DES ARTS | SALLE WILFRID-PELLETIER Billetterie : 514 842-21121 Sans frais : 1866 842-21121 Organisateur : 514 800-2928 Présenté par l\u2019Association du Falun Data de Montréal Ne manquez pas la première ce soir! ShenVun.com 621924456782 ^ 999993 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll^ LA PRESSE AU TEXAS OYSTER PERPETUAL DATEJUST 31 LA PRESSE+ACTUALITÉS ACTUALITES LA PRESSE* TECHNO SOMMAIRE DIMANCHE sur votre tablette LA PRESSE * DISPONIBLE SUR Google play ARTS LECTURE Amusez-vous!\tSPORTS 6 Astrologie du jour\tP.ANNONCES 7 Avis et encans\tAFFAIRES 6 à 9 Débats\tA 24 etA25 Décès\tP.ANNONCES 9 à 14 Emplois\tP.ANNONCES 8 Grille blanche\tGOURMAND 6 Météo Ensoleillé, vents légers, maximum 13, mini Monde\tA20 etA22 Mots croisés des Arts\tARTS 13 Petites annonces\tP.ANNONCES 4 Restaurants\tGOURMAND 4 Sudoku\tSPORTS 6 Supergrille\tGOURMAND 6 Vin\tGOURMAND 4 mum 5.PETITES ANNONCES 8 TECHNO ?k ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -«s*» JOAILLIERS - 2020 RUE DE LA MONTAGNE 5 I 4 845 465 I ROLEX Découvrez l\u2019univers des romans à la Bridget Jones.Qui gagne à s\u2019abonner à un service d\u2019accès à internet ultra-haute vitesse?Mesurer l\u2019empathie d\u2019un individu en lisant directement dans son cerveau : réalité ou fiction?La Mecque Plus grand complexe médical du monde, le Texas Medical Center de Houston est dans une classe à part.Avec huit millions de patients par année, soit l\u2019équivalent de la population du Québec, le complexe hospitalier s\u2019étend sur 5,6 km2.Un an après l\u2019ouverture du nouveau Centre universitaire de santé McGill et à quelques mois de celle du CHUM, le Québec peut-il apprendre du plus grand des mégahôpitaux?Visite guidée du Texas Medical Center LAURA-JULIE PERREAULT HOUSTON, Texas \u2014 «Si vous pouvez, laissez votre voiture à l'hôtel.C'est compliqué et cher de se garer au Texas Medical Center.» Le conseil de la relationniste de presse n'était pas vain.Pour entrer dans la plus grande ville médicale du monde, il faut s'armer de patience.Tous les jours, plus de 200 000 personnes mettent le cap sur le Texas Medical Center, situé à tout juste quelques kilomètres du centre-ville de Houston.«C'est un deuxième centre-ville pour Houston, dit Bryant Boutwell, historien en chef de l'endroit.En fait, c'est le 10e centre-ville en importance aux États-Unis.» Tout autour, de grandes tours vitrées s'élèvent vers le ciel.Un petit train léger tout neuf les relie entre elles.Ce «centre-ville» est pourtant dans une catégorie à part.On n'y retrouve ni restaurants à la mode ni condominiums de luxe.La plupart des 106 000 employés se promènent en blouse de laboratoire.La popu- Texas Medical Center, Bobby Robbins.Non seulement ce dernier a la responsabilité de fournir l'eau et l'électricité et d'assurer l'entretien des routes de la ville médicale, mais il veille aussi à ce que les milliers d'experts de la santé - chercheurs, médecins cliniciens et autres spécialistes - collaborent étroitement.« Longtemps, c'est la concurrence qui a régné au Texas Medical Center.Une rivalité saine, qui poussait les gens vers l'excellence.Mais aujourd'hui, pour réussir dans le grand monde médical, il est préférable de travailler les uns avec les autres localement et de se livrer une concurrence à l'échelle planétaire », dit Bill McKeon, vice-président du Texas Medical Center, chargé de la vision stratégique de l'organisation tentaculaire.Au cœur de la bête C'est cet esprit de collaboration qui a séduit Chantale Bernatchez, originaire de Québec.Détentrice d'un doctorat en immunologie de l'Université Laval, elle est arrivée à Houston en 2002.«Au début, je pensais que j'allais y faire un postdoctorat de deux ans, puis rentrer au Québec.Mais je ne suis pas encore partie», dit-elle en riant.« Nous avons presque la même quantité d\u2019équipement médical que le Canada entier.Nous ne nous comparons pas à d\u2019autres centres médicaux, mais à d\u2019autres pays.» \u2014 Richard Wainerdi, ancien président du Texas Medical Center lation temporaire est formée de patients qui viennent des quatre coins du monde.Et l'aéroport local est un héliport accueillant une ambulance volante.Des moustiques au premier pontage Situé sur l'emplacement d'une ancienne forêt infestée de moustiques, ce gigantesque complexe médical pousse depuis 1941.Cette année-là, Monroe Dunaway Anderson, un banquier et homme d'affaires du Tennessee qui avait fait fortune dans le coton, a laissé en héritage un grand terrain et une somme rondelette de 21 millions.Il a demandé à ses exécuteurs testamentaires de consacrer le tout «à la santé et au bien-être ».De ce cadeau est né le Texas Medical Center.Profitant des terrains gratuits qui leur étaient offerts, les hôpitaux et écoles de médecine ont vite afflué et le complexe s'est bâti une solide réputation dans le monde médical: c'est ici que le premier pontage coronarien au monde a été réalisé, ainsi que la première transplantation cardiaque.Le médecin maire Aujourd'hui, 54 établissements, dont 21 hôpitaux et trois écoles de médecine, couvrent les 5,6 kilomètres carrés du complexe.«Et le maire est un médecin», dit Bryant Boutwell, en parlant du président du Chantale Bernatchez, qui travaille au sein du plus gros hôpital spécialisé en cancer au monde, le MD Anderson, énumère les avantages de travailler au sein de la cité médicale.Des experts du monde entier affluent au MD Anderson et y offrent des formations à la fine pointe, dit-elle.Attirées par le grand volume d'interventions médicales, les sociétés pharmaceutiques y financent nombre d'essais cliniques.«Ça donne d'autres options aux patients quand les thérapies approuvées ne fonctionnent pas », note l'experte, qui se spécialise dans le traitement des mélanomes.Des ressources sans fin Ayant gravi les échelons au cours des 14 dernières années, Chantale Bernatchez est aujourd'hui professeure.Elle a à sa disposition un laboratoire dernier cri et a accès à des ressources financières presque sans fin pour faire avancer sa recherche dans l'un des domaines les plus prometteurs dans son domaine: l'immunothérapie.Son travail consiste à prélever des cellules cancéreuses sur un patient, à les faire proliférer en laboratoire et à les réinjecter au patient.L'objectif?Que ces cellules, dites «T», combattent le cancer.« Au cours des ans, on a traité 100 patients.Ce n'est pas énorme.Ça prend beaucoup de ressources scientifiques et cliniques et ça coûte très cher.Ici, j'ai beaucoup de ressources et de soutien», dit-elle.Et les résultats sont au rendez-vous.La thérapie à laquelle elle contribue a un taux de succès de près de 50%.«On travaille pour rendre la thérapie plus accessible.C'est vraiment un moment excitant», dit-elle, consciente que les ressources du gigahôpital dans lequel elle travaille n'ont rien à voir avec les ressources dont elle disposerait si elle revenait au Québec.«Mais je compte rentrer un jour», assure-t-elle.Paradis des chercheurs Eric Jonasch, médecin de MD Anderson formé quant à lui à l'Université McGill, note que si l'immense complexe hospitalier est un paradis pour les chercheurs, la situation est parfois un peu plus compliquée pour les patients.«La centralisation des experts de la santé est très utile pour créer une masse critique en recherche et développer l'excellence.Cependant, du côté des soins, ça peut rendre les choses un peu plus difficiles pour les patients.La question est de trouver l'équilibre entre les deux.Je pense que nous le faisons.Les soins prodigués ici, au Texas Medical Center, sont de grande qualité », dit Eric Jonash, chercheur et expert du cancer des reins.Les problèmes de transport et de stationnement font partie des éléments qui rebutent les patients.Pour leur rendre la vie plus facile, les hôpitaux du Texas Medical Center ouvrent des centres satellites à travers la région.«U est plus facile de s'y rendre rapidement et on peut s'y garer gratuitement.Beaucoup d'infirmières préfèrent travailler dans ces centres régionaux», note le docteur Garrett Walsh, originaire de Montréal, qui est installé à Houston avec sa famille depuis 1990.«Il y a beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients », soutient le médecin, spécialisé dans la chirurgie thoracique.Pilier économique Ces jours-ci, alors que l'industrie du pétrole est au plancher, les Houstoniens remercient Monroe Dunaway Anderson d'avoir permis à l'industrie médicale de devenir l'une des pierres angulaires de l'économie de Houston.Les retombées économiques du centre sont évaluées à 20 milliards par année, soit l'équivalent du PIB annuel du Honduras.Cette année seulement, près de 5 milliards seront investis dans la construction d'infrastructures médicales dans la région.Malgré la crise du prix du pétrole, la ville est en plein boom démographique et son économie garde le cap.Cette année, Houston devrait dépasser Chicago et devenir la troisième ville des États-Unis pour la population.« Le Texas est un endroit particulier, dit Bryant Boutwell, historien du Texas Medical Center.Nous aimons penser grand ! Nous ne savons pas toujours quel sera le résultat de nos grandes idées.Mais dans le cas du Texas Medical Center, c'est tout un succès.» LE TEXAS MEDICAL CENTER, CEST.54 établissements de santé écoles de médecine 21 hôpitaux\t3 organisations de santé publique 14 organisations de soutien\t1 musée de la santé 10 établissements universitaires Le Texas Children\u2019s Hospital est le plus grand hôpital pour enfants au monde L\u2019Hôpital MD Anderson pour le cancer est le plus grand hôpital spécialisé dans le traitement du cancer au monde LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 A3 LA PRESSE AU TEXAS de la médecine '\u2022\u2022vr\" «SS® .! «PST;- wm\\ '& \u2018 ¦ T ' ?v- ¦- iau-a.jé ^ VJ __________ _ Le complexe hospitalier du Texas Medical Center couvre 5,6 km2, en plein centre-ville de Houston.Plus de 100 000 employés y travaillent.PHOTO FOURNIE PAR LE TEXAS MEDICAL CENTER TEXAS MEDICAL CENTER 8 millions de patients par année 180 000 interventions chirurgicales par année 750 000 visites aux urgences par année 25 000 naissances chaque année 9200 lits 106000 professionnels de la santé 50 000 étudiants CENTRE UNIVERSITAIRE DE SANTÉ McGILL (CAMPUS GLEN) 460 000 patients 16 900 interventions chirurgicales par année 122 000 visites aux urgences par année 3300 naissances chaque année 471 lits 8000 professionnels de la santé 1000 étudiants (dans tout le CUSM) NOUVEAU CHUM 65 000 visites aux urgences par année 772 chambres individuelles 39 salles d\u2019opération 415 salles d\u2019examen À six mois de son ouverture, le CHUM se dit incapable de fournir des statistiques sur le nombre de professionnels de la santé qui travailleront dans son nouvel hôpital, le nombre d\u2019interventions chirurgicales qui y seront pratiquées, le nombre de bébés qui y naîtront, le nombre de lits que l\u2019hôpital comptera et le nombre d\u2019étudiants qui y seront formés.Des leçons pour Montréal Il y a un an, le campus Glen du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) accueillait ses premiers patients.Dans six mois, ce devrait être au tour du nouveau Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM), situé en plein centre-ville de la métropole, d\u2019ouvrir ses portes.Quelles leçons peuvent tirer les deux super-hôpitaux de l\u2019exemple du Texas Medical Center?Nous avons posé la question à ceux qui y travaillent, dont trois Québécois.PHOTO TEXAS MEDICAL CENTER ' J) PHOTO TEXAS MEDICAL CENTER\tPHOTO TEXAS MEDICAL CENTER PHOTO TEXAS MEDICAL CENTER Dr Garrett Walsh Professeur, département de la chirurgie thoracique et cardiovasculaire, Hôpital MD Anderson pour le cancer.À Houston depuis 1990.Deux solitudes «La raison pour laquelle MD Anderson est un lieu d\u2019excellence, c\u2019est qu\u2019on a mis sous un seul toit les chercheurs fondamentaux, les laboratoires, les cliniciens, les radiologues, les pathologistes.Ils essaient de faire ça au nouveau Centre universitaire de santé McGill, mais je ne comprends toujours pas pourquoi le gouvernement québécois finance deux super-hôpitaux - un anglophone et un francophone -au lieu d\u2019un seul.» Rénover souvent «A cause de la politique, il a fallu 25 ans pour construire deux super-hôpitaux à Montréal.En 25 ans, combien de fois ont-ils dû changer les plans?Ici, on remplace les équipements tous les 15 ans.Quand on construit, on doit prévoir de l\u2019espace pour l\u2019arrivée de nouveaux équipements et laboratoires.On doit être capable de détruire certaines unités médicales et de les reconstruire en entier.» Les limites de la centralisation «Un grand centre hospitalier crée des problèmes de circulation.Les gens n\u2019ont pas envie de venir dans un lieu central où il est difficile de se garer.Aujourd\u2019hui, la concurrence dans les services de santé fait que nous devons sortir du centre et construire de petits hôpitaux dans divers secteurs de la ville où le stationnement est gratuit.» Dr Eric Jonasch Professeur, département d\u2019oncologie médicale génito-urinaire, hôpital MD Anderson pour le cancer.À Houston depuis 2001.Adaptation «Au début, en arrivant dans un super-hôpital, on peut se sentir déraciné.Il faut un certain temps avant de se sentir à l\u2019aise dans son nouvel environnement, mais le jeu en vaut la chandelle.En ayant plus de gens sous le même toit, il y a certainement un grand potentiel.A Montréal, il faut voir comment les infrastructures vont se développer et si elles faciliteront la collaboration.Ici, nous avons craint pendant un certain temps que le Texas Medical Center ne devienne trop gros, mais les infrastructures se sont développées selon nos besoins.» Dre Chantale Bernatchez Professeure associée et chercheuse, département d\u2019oncologie médicale du mélanome, hôpital MD Anderson pour le cancer.À Houston depuis 2002.Economie d\u2019échelle « Le volume de patients attire les sociétés pharmaceutiques.Nous faisons donc plus d\u2019essais cliniques que la majorité des centres hospitaliers.Quand les thérapies approuvées ne fonctionnent plus, on peut offrir un essai clinique.Pour la recherche, les gens les plus réputés du monde entier viennent ici pour prononcer des conférences.Il y a un foisonnement de séminaires.» Gare à la bureaucratie « L\u2019un des défis, dans un grand complexe hospitalier, c\u2019est la bureaucratie.Ici, si on veut travailler avec les autres hôpitaux du centre, ça prend des négociations et ça peut être très lent.» Bryant Boutwell Historien du Texas Medical Center Attention à la croissance trop rapide «Dans un complexe hospitalier, il est possible de devenir trop gros pour être capable de gérer le flux de patients de manière efficace.Au Texas Medical Center, on a des problèmes de mobilité qui touchent aussi la région de Houston.Et se garer peut être un vrai casse-tête.Mais bon, le stationnement n\u2019est qu\u2019une manière de voir les choses.On peut aussi voir les occasions incroyables de formation et de collaboration.Le Texas Medical Center, c\u2019est une ville médicale qui déborde de gens compétents.» ^ co ^ -j= C5 E EVENEMENT BEAU TEMPS MAUVAIS TEMPS °BTE/\\f£2 CROSSTREK 2016 FORESTER 2016 72 PAIEMENTS BIMENSUELS A PARTIR DE 72 PAIEMENTS BIMENSUELS A PARTIR DE 10050$ I\tÆ BIMENSUEL Taxes en sus.14.050$ I\tBIMENSUEL Taxes en sus.Y »/ V o o m \u2022\tTraction intégrale symétrique à prise constante \u2022\tMoteur BOXER® SUBARU à quatre cylindres \u2022\tTransmission manuelle ou CVT Lineartronic® (transmission à variation continue) en option \u2022\tClimatiseur avec système de filtration d'air \u2022\tSièges avant chauffants \u2022\tCaméra de recul \u2022\tSystème d'aide à la conduite EyeSight® en option MEILLEUR CHOIX SÉCURITÉ+1 MHS TOP SAFETY PICK+ MODÈLES ÉQUIPÉS DU SYSTÈME EYESIGHT®2 EyeSiçjfat VÉHICULES À ÉMISSIONS QUASI NULLES VOITURE COMPACTE CROSSTREK 2016 MARQUE GRAND PUBLIC ConFiance et évolution Association des\tSUBARU BROSSARD\tSUBARU SAINT-HYACINTHE\tSUBARU DES SOURCES\tJOLIETTE SUBARU\tLACHUTESUBARU\tJOHN SCOTTI SUBARU\tSUBARU DE LAVAL concessionnaires\tBROSSARD\tSAINT-HYACINTHE\tDORVAL\tJOLIETTE\tLACHUTE\tANJOU\tLAVAL Subaru du Québec\tSUBARU SAINTE-AGATHE\tSUBARU REPENTIGNY\tSUBARU RIVE-NORD\tSUBARU SAINTE-JULIE\tSUBARU GRANBY\tSUBARU-MONTRÉAL\t \tSAINTE-AGATH E-DES-MONTS\tREPENTIGNY\tBOISBRIAND\tSAINTE-JULIE\tGRANBY\tMONTRÉAL\t quebecsubaru.ca LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 A 5 ACTUALITES Dernières douceurs PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Cent fois ces dernières années, j'ai écrit et commenté l'aide médicale à mourir.J'y voyais un geste de civilisation désirable.Mille fois, on m'a répondu, pour marquer son opposition à la piqûre ultime: il y a les soins palliatifs pour soulager la douleur.Et quelque part en filigrane dans ce débat qui a fini par consacrer le droit de choisir le moment de sa mort - depuis janvier au Québec, avant l'été ailleurs au pays -, les soins palliatifs et l'aide médicale à mourir ont été mis en concurrence, si je puis dire.Ce qui est bien dommage.Bref, plus tôt cette semaine, je suis allé passer quelques heures à la Source Bleue, maison de soins palliatifs de Boucherville, une des deux de la Montérégie, une des trente du Québec.Voici quelques flashs.Anne Sills est assise, droite et souriante, dans ce lit, dans la chambre ensoleillée.Son chum, Jean Larouche, assis à sa droite.Sa sœur, Martine, un peu à l'écart, à sa gauche.Vous dire la belle sérénité de ce tableau.Anne a une tumeur au cerveau.Ça s'est déclaré avec des convulsions.Les traitements n'ont rien donné.« C'est mon médecin, Louise Champagne, qui m'a aidée.Elle est venue à la maison.Et elle m'a dit: \"Anne, je pense qu'on est rendus là.Qu'en penses-tu?Je vais t'aider.\"» «Là», c'est-à-dire à demander une place en « soins palis ».C'est une étape déchirante pour la plupart des patients, dit-on.patients atteints d'un cancer incurable, ceux qui étaient entrés aux soins palliatifs plutôt que de continuer les traitements ont vécu en moyenne 2,7 mois de plus, avec une qualité de vie supérieure à celle rapportée dans l'autre groupe de patients.L'éditorial du New England Journal of Medicine rapportant ce « nouveau paradigme » commentait : « Réduire la misère des patients, et ce n'est peut-être pas surprenant, pourrait les aider à vivre plus longtemps.» «Je vous souhaite de trouver un bel endroit où aller, dis-je à M.L'Écuyer.\u2014 Ça ne pourra pas être mieux qu'ici, répond-il, l'œil rieur.» Éric Plourde avait 43 ans quand il est mort ici, le 16 mai 2014.Gabrielle, sa fille, a 12 ans.Un «grand» 12 ans, si vous voyez ce que je veux dire.Et le souvenir qu'elle garde de la Source Bleue, c'est celui d'un endroit où son père a repris des forces.À la maison, c'était dur, comme tout est dur quand on a le cancer, vers la fin.Tout est épuisant.« Il avait plus d'énergie, relate Gabrielle.Comme il en avait plus, il avait besoin de moins faire de siestes, il avait plus d'énergie pour moi.» Pour jouer aux cartes.Pour jouer à des jeux à l'ordi.Pour faire les devoirs.Pour regarder la télé, collés l'un sur l'autre.C'est mieux qu'il soit mort ici, plutôt qu'à la maison, dit la grande-petite.«Tout ce qu'il nous restait à faire, c'était d'être une famille, un peu plus longtemps.» «Réduire la misère des patients, et ce n\u2019est peut-être pas surprenant, pourrait les aider à vivre plus longtemps.» \u2014 Le New England Journal of Medicine Le moment où on réalise que la dernière ligne droite est devant soi.Anne parle d'une voix douce, évoque les craintes qu'elle avait à l'idée d'entrer ici, comme de perdre sa liberté, comme de se faire organiser comme on peut l'être à l'hôpital.Pas du tout, finalement.Quelque chose comme.comme la maison, tiens.Vous voulez un café au lait?On vous apporte un café au lait.Vous voulez voir un doc?Un doc appelle, ou alors il arrive.L'infirmière n'est jamais pressée.« Dites-le, s'il vous plaît, dites-le, on ne le dit pas assez: cet endroit est extraordinaire», me dit la belle Anne.Et elle repart sur le dévouement du personnel, les petites attentions, décrit cette bulle hors du temps et du tumulte de la vie.« Je suis mieux ici qu'à la maison, c'était devenu difficile.» À côté d'elle, sur une étagère, un verre de vin presque vide.Je le montre : «Vous vous attendiez à ça?» Ils rient, les trois, Anne, Jean et Martine.Je devine que depuis le 7 avril, on a dû quelques fois refaire le monde et revisiter le passé en buvant plutôt bien, dans cette chambre.« Ça dépasse toutes mes attentes, fois 10 », dit Anne.Belle Anne.M.Réal L'Écuyer, impeccable dans sa chemise blanche et sa veste noire quand je suis passé, attendait son congé.Oui, son congé ! « Ça fait six mois que je suis ici, alors ils m'ont dit que je peux m'en aller.Ma fille Suzanne me cherche une place, présentement.» Les soins palliatifs sont l'ultime escale de la vie.généralement.Parfois, les patients y prennent du mieux; parfois, la mort s'éloigne alors qu'on la croyait tout près.La chose est même documentée depuis 2010, dans une étude publiée aux États-Unis: chez les Un ange passe et sapristi, j'ai le motton.Jannick, la mère de Gabrielle, lance: «Ils avaient toute une relation, ces deux-là.» Gabrielle: «Il m'avait toujours dit: \"Je ne vais jamais partir sans que tu aies l'âge d'avoir des souvenirs de moi.\" Et pour moi, il a tenu sa promesse.» Isabelle Bourgeois et Jean-Roberge Boucher ont été mariés 45 ans.Isabelle est morte ici, au terme de son deuxième séjour.Elle aussi est repartie regaillar-die de la Source Bleue, la première fois.Isabelle est décédée le 18 janvier 2015, «quatre mois, deux jours et cinq heures, précisément », après son retour, me signale M.Boucher, ancien physicien.Il est rapidement devenu bénévole à la Source Bleue, «parce qu'on a tellement reçu, ici, on a été tellement appuyés ».Il donne son temps à la cuisine et, au printemps et en été, fait de l'horticulture autour du bâtiment.« Au début, quand je passais près de la chambre 101, j'avais un malaise.Et quand je m'occupais des fleurs, j'évitais de regarder sa fenêtre.» Maintenant, note-t-il, ça va.Et n'oubliez pas de dire que des maisons comme ici, il en faudrait plus, me dit M.Boucher.La Dre Josée Courchesne est coordonnatrice du service médical depuis cinq ans, ici.Elle voit de tout, peut-être parce qu'elle a le temps de voir, de sentir, d'écouter, d'échanger, ici.«Ça existe, mourir heureux, doc?\u2014 Je pense que oui.\u2014 Qui meurt heureux?\u2014 Ceux qui ont vécu heureux, je dirais.Les gens qui ont fait la paix avec tous ceux qui leur étaient chers, amis, famille.Et avec eux-mêmes.Surtout avec eux-mêmes.» Elle assiste à des moments de grâce.Et à de l'homme-rie, aussi, il faut le dire.Des PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Réal L\u2019Ecuyer attend son congé de la maison de soins palliatifs Source Bleue.Oui, son congé! «Ça fait six mois gue je suis ici, alors ils m\u2019ont dit gue je peux m\u2019en aller.Ma fille Suzanne me cherche une place, présentement.» chicanes de fratrie au sujet de qui aura quoi de la défunte.autour du lit d'une mourante.Ici, la Dre Courchesne a appris «à tout apprécier», comme le simple texto que ses fils adultes lui envoient, le soir.À ne pas attendre, jamais, avant de faire, de dire des choses.Un jour, la fille d'une patiente débarque, raconte la doc.Sa mère était endormie, dans ses derniers moments, rendue groggy par les médicaments.«Vous devez réveiller ma mère, a intimé la fille.\u2014 Pourquoi?a demandé la Dre Courchesne.\u2014 Ça fait 10 ans que je ne lui ai pas parlé.» La doc a dû lui expliquer qu'il était trop tard.« On meurt comme on a vécu.» Ces petites bulles d'humanité et de réconfort que sont ces maisons de soins palliatifs sont principalement financées par les dons des communautés.Québec finance les lits, 1 million environ sur un budget de 2,4 millions, à la Source Bleue.Le reste est le fruit d'activités de financement constantes, comme cette marche qui aura lieu demain, dimanche, à Boucherville.J'ai cent fois parlé en faveur de l'aide médicale à mourir.Je suis soulagé que nous vivions désormais dans un régime où cela est possible.Pourtant, à tout prendre, c'est dans une maison comme celle que je viens de vous décrire que je voudrais partir, au bout du dernier souffle que la vie m'aura consenti.La civilisation, c'est la liberté de choisir, mais c'est aussi ça, des maisons comme la Source Bleue.C'est la douceur des derniers moments.Aujourd'hui seulement Le samedi 30 avril à l'achat de OBOUTEILLES L.0U PLUS DEVIN DE CALIFORNIE à \\i LES VINS DE CALI FORN I E ft La modération a bien meilleur goût.Éduc^ ^alcool PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS SAO L'offre Obtenez 10X les points de base à l'achat de 2 bouteilles ou plus de vin de Californie est en vigueur le samedi 30 avril 2016 seulement et s'applique uniquement aux vins de Californie offerts en succursale et dans SAQ.COM.Exclus de cette offre: SAQ Dépôt, SAQ Restauration, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac et service des commandes privées.L'offre à points est offerte aux membres SAQ Inspire et sur présentation de la carte SAQ Inspire.Cette offre multiplicatrice est calculée sur les points de base à l'égard des produits de cette offre.Maximum d'une (1) transaction par jour, par compte SAQ Inspire.Offre en vigueur jusqu'à la fermeture de la succursale ou l'épuisement des stocks, selon la première éventualité.Achats non cumulatifs.Aucune substitution possible.Aucune mise de côté acceptée.Voir SAQinspire.com pour les modalités et conditions de SAQ Inspire.La SAQ peut mettre fin à cette offre en tout temps.18 ans ou plus.Détails en succursale.Marques de commerce déposées. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ACTUALITÉS « Je ne vous pardonnerai jamais » La veuve du mafioso Salvatore Montagna exprime sa douleur et celle de ses filles en cour f HP PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE Francesca Montagna (photographiée lors des funérailles de son mari) a témoigné hier, relativement aux observations sur la peine à imposer au caïd Raynald Desjardins, gui a reconnu avoir comploté pour tuer Salvatore Montagna.DANIEL RENAUD «Je ne vous pardonnerai jamais, M.Desjardins.» Moment rare sinon jamais vu dans les annales de l'histoire criminelle canadienne.La veuve d'un ancien parrain de la mafia new-yorkaise a témoigné et a exprimé sa grande douleur et celle de ses filles hier, aux observations sur la peine à imposer au caïd Raynald Desjardins, qui a reconnu avoir comploté pour tuer son mari, Salvatore Montagna, ancien chef intérimaire du clan Bonnano à Charlemagne, le 24 novembre 2011.Francesca Montagna s'est adressée au juge André « Mon mari avait 40 ans lorsqu\u2019il a été tué.Mes filles étaient jeunes et innocentes lorsqu\u2019elles ont perdu leur père.Elles ont perdu leur héros [.] » \u2014 Francesca Montagna Vincent de la Cour supérieure en vidéoconférence, à partir du Consulat général du Canada, à New York, où les Montagna sont retournés, après avoir passé un peu plus de deux ans dans la région de Montréal, de 2009 à 2011.La femme s'est exprimée avec, en toile de fond, une photo des gratte-ciel de New York et près d'un drapeau américain qui bordait la droite de l'écran.Son témoignage de deux pages et demi, d'une durée d'environ cinq minutes, a été retransmis sur tous les écrans de la salle d'audience du Centre de services judiciaires Gouin, dont l'un fixé directement devant le box vitré dans lequel Raynald Desjardins se trouvait.Ce dernier a écouté le témoignage avec attention.Vêtue d'un chandail et d'un veston noirs, portant un pendentif argenté, la femme n'a pu retenir ses sanglots.«Mon mari avait 40 ans lorsqu'il a été tué.Mes filles étaient jeunes et innocentes lorsqu'elles ont perdu leur père.Elles ont perdu leur héros à un stade critique de leur vie, alors qu'elles avaient besoin de support et de stabilité.Elles ne pouvaient plus dormir seules la nuit.L'une faisait des cauchemars alors que les autres dormaient avec les vêtements de leur père.Nous avons une chaise vide à la table et nous soufflons les bougies du gâteau le jour de son anniversaire.Cela fait quatre ans que je porte du noir pour souligner le deuil», a-t-elle notamment déclaré.Veuve de capitaine Ancien chef par intérim du clan Bonnano de New York, Salvatore Montagna a été expulsé vers le Canada et s'est établi à Montréal en 2009.Selon une théorie de la police, lui et d'autres chefs de clan de la mafia montréalaise, dont Raynald Desjardins, ont ensuite formé une alliance et tenté de renverser les Rizzuto en 2009-2010.Mais un conflit aurait ensuite éclaté entre les alliés.En septembre 2011, Raynald Desjardins a été victime d'une tentative de meurtre et la police croit qu'il s'est vengé en complotant de tuer Montagna, meurtre commis en novembre suivant.Arrêté pour meurtre en décembre 2011, Raynald Desjardins a plaidé coupable à une accusation de complot en juillet dernier.Sa peine a été fixée à septembre prochain.Mais hier, le caïd a tout de même plaidé coupable d'avoir possédé une arme prohibée et chargée retrouvée chez lui à Laval le jour de son arrestation.Les coaccusés de Raynald Desjardins ont eux aussi reconnu leur culpabilité à un chef réduit de complot pour meurtre dans le dossier de Salvatore Montagna.Les plaidoiries sur la peine à imposer ont également été reportées.QUI ÉTAIT SALVATORE MONTAGNA?\u2022\tNé à Montréal.Alors qu\u2019il a 1 an, sa famille part vivre à Castellammare del Golfo, en Sicile.\u2022\tIl a 15 ans lorsque sa famille s\u2019installe à New York.\u2022\tJeune adulte, il fonde la Matrix Steel Co.dans Brooklyn, d\u2019où son surnom de Sal le ferronnier.\u2022\tC est en 1998 que Montagna est invité à se joindre au clan Bonnano par Gerlando Sciascia.\u2022\tMontagna devient chef par intérim du clan Bonnano en 2006.\u2022\tMontagna fait régulièrement l\u2019aller-retour New York-Montréal. Montréal, il est proche d\u2019un homme qui a épousé une nièce de Vito Rizzuto.\u2022\tPrudent, il n\u2019hésitait pas à se rendre au Canada en voiture pour livrer un message plutôt que d\u2019utiliser le téléphone.\u2022\tAu printemps 2009, Montagna est expulsé des Etats-Unis et il s\u2019établit dans la région de Montréal.\u2022\tEn 2010 et 2011, il est au centre d\u2019une lutte d\u2019influence au sein de la mafia montréalaise au cours de laquelle le clan Rizzuto est sérieusement affaibli.\u2022\tIl est assassiné le 24 novembre 2011 à l\u2019île Vaudry, à Charlemagne.COMITÉ DE DÉONTOLOGIE Pol icier destitué pour avoir annulé la contravention d\u2019un collègue PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Un policier de la Sûreté du Québec connu pour être un prolifique distributeur d'amendes sera destitué pour avoir annulé la contravention d'un collègue.Le Comité de déontologie policière impose la sanction la plus sévère à l'agent Guy Bélanger qui a reconnu ne pas donner de constats d'infraction non seulement aux policiers, mais aussi aux juges, aux avocats, aux secrétaires et aux médecins.Le policier qui travaillait dans la région de Saint-Jérôme depuis une vingtaine d'années faisait face à deux chefs, soit de ne pas avoir exercé son pouvoir discrétionnaire de façon légitime et d'avoir rédigé un faux rapport.Cette histoire remonte au 18 mai 2013, quand l'agent Bélanger a intercepté deux motocyclistes qui roulaient sur la route 117 à 102 km/h dans une zone où le maximum est de 70 km/h.Au moment où Guy Bélanger allait remettre les contraventions, l'un des deux hommes, Alexandre Martin, lui glisse que c'est la première fois en 17 ans de carrière comme policier au SPVM qu'il reçoit un constat d'infraction.Soudain, l'agent Bélanger se ravise et décide de reprendre la contravention, qu'il annule en écrivant au dos du billet «mauvais véhicule».Il dit avoir ainsi falsifié le document pour ne pas mettre M.Martin dans l'embarras.S'il s'est montré magnanime avec son collègue policier, l'agent Bélanger a toutefois décidé de maintenir la contravention du deuxième motocycliste intercepté, Jean-François Maffei.Mécontent, ce dernier a porté plainte en déontologie.Après avoir entendu la cause, le Comité de déontologie a conclu à « un écart de conduite impardonnable » de la part du policier.La décision va même plus loin en indiquant que « la gravité de l'inconduite commise par l'agent Bélanger s'apparente à l'infraction criminelle d'entrave à la justice ».Traitement de faveur Non seulement il a admis avoir annulé la contravention parce que le motocycliste était policier, mais il a ajouté durant les audiences qu'il ne donnait généralement pas de constats non plus aux secrétaires, aux médecins, aux avocats et aux juges.L'agent Bélanger était pourtant connu pour donner de nombreuses contraventions, lui qui en distribuait 2000 par année.Loin d'y voir «un exercice légitime de la discrétion policière », le Comité de déontologie policière y a plutôt vu une forme de favoritisme.Pour justifier l'imposition de la sanction la plus grave, soit une destitution, le Comité a tenu compte du fait que l'agent Bélanger n'en était pas à sa première cause en déontologie.Il a aussi été sanctionné dans deux autres dossiers, causes pour lesquelles il a toutefois fait appel.Dans le premier cas, il s'est fait imposer une suspension de quatre jours notamment pour avoir « utilisé son arme sans prudence ».En mai 2014, le policier avait sorti son pistolet et l'avait pointé en direction d'une voiture afin que le conducteur s'arrête et qu'il puisse lui donner une contravention.Le deuxième incident est survenu en mars 2015 quand il a remis deux constats à un homme après que celui-ci eut porté plainte contre sa conduite près d'un peloton de cyclistes.L'agent Bélanger avait alors hérité d'une suspension de 40 jours pour son comportement.L\u2019agent Guy Bélanger a reconnu ne pas donner de constats d\u2019infraction aux policiers, mais aussi aux juges, aux avocats, aux secrétaires et aux médecins.Pont Champlain Blitz de travaux majeurs Cette fin de semaine Ponts JACQUES CARTIER * CHAMPLAIN Bridges Canada Évitez les embouteillages ! Consultez le calendrier des travaux et les entraves @pontChampBridge pontChamplain.ca Ces travaux pourraient être remis selon les conditions météorologiques. UBER, C\u2019EST COMME LE SUD.MAIS LE MINISTRE DES TRANSPORTS A DÉCIDÉ QUE VOUS IREZ BRONZER EN ONTARIO, AU PARC JEAN-DRAPEAU OU À LA PISCINE MUNICIPALE.VOS CHOIX VOUS APPARTIENNENT.MOBILISEZ-VOUS POUR LES CONSERVER.PROUBERQC.COM DÉJÀ ADOPTÉ PAR PLUS DE 450 000 QUÉBÉCOIS.UBER A 8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ACTUALITÉS La cible mouvante de la corruption YVES BOISVERT CHRONIQUE Qu'est-ce que la corruption au juste ?Excusez l'apparente nounounerie de la question, la réponse n'est pas si évidente.Elle change avec le temps.Et elle est au cœur de l'idée qu'on se fait de la démocratie.Après l'acquittement du sénateur Duffy, des policiers et des procureurs se grattent la tête.Où finit le mépris de l'argent des taxes et où commence l'abus criminel de biens publics ?Les causes de l'UPAC ne concernent pas toutes de la corruption « style Laval », une corruption éclatante de clarté, pour ne pas dire jubilatoire.Les gens de l'UPAC n'ont pas exposé leur théorie de la corruption dans le cas de l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau.Quels sont les avantages personnels qu'on lui reproche d'avoir acceptés?On sait qu'elle est intervenue pour faire accepter des projets.Elle ne s'en cache pas, elle se vante même d'avoir utilisé son pouvoir discrétionnaire pour aller contre la machine bureaucratique.«11 est injuste et inéquitable d'utiliser des contrats publics comme outils politiques, et il est également intolérable d'utiliser le pouvoir de son influence pour favoriser des élections », s'est contenté de dire le commissaire Robert Lafrenière.Bien d'accord, mais avouons que ce langage relève davantage de l'éthique politique que de la technique policière.Vu le retentissement de la dernière vague d'arrestations, l'UPAC joue sa crédibilité avec ce dossier en particulier.Or, comme cette police anticorruption est toute récente, les tribunaux québécois auront la tâche immensément importante de tracer les contours modernes de la corruption dans les années qui viennent.L'histoire américaine, traversée par le thème de la corruption, est particulièrement instructive.Mercredi, la Cour suprême des États-Unis entendait l'appel de l'ex-gouverneur de la Virginie Bob McDonnell.Star du Parti républicain, il a été condamné PHOTO ANDREW HARNIK, ASSOCIATED PRESS L\u2019ex-gouverneur de la Virginie Bob McDonnell a été condamné pour fraude après avoir accepté des prêts personnels, des cadeaux de luxe et un don politigue.Mil ! » -j pour fraude pour avoir accepté 120 000$ de prêts personnels, des cadeaux de luxe et un don politique de 100 000$ de la part d'un fabricant de suppléments alimentaires.L'industriel voulait faire effectuer des recherches sur ses produits par les universités d'État de Virginie, en vue d'obtenir une certification fédérale.Le gouverneur a tiré des ficelles - sans succès.Rien dans la loi de l'État n'interdit les cadeaux ni l'obtention d'un prêt.Mais les procureurs fédéraux ont convaincu une cour qu'il s'agissait de pots-de-vin obtenus pour effectuer des actes officiels en faveur d'un individu, et non dans l'intérêt général.N'est-ce pas la définition même de la corruption : détourner un pouvoir public à des fins privées en échange d'une récompense?Non, disent les avocats de McDonnell : c'est la définition de la politique ! Participer à des rencontres, influencer des décisions, faire arriver des choses.Oui, bon, recevoir des cadeaux était une « erreur de jugement ».Mais pas un crime ! Le jugement de la Cour suprême américaine aura un impact immense sur la vie politique américaine où, déjà, l'argent circule à un niveau hallucinant.On calcule que les lobbies divers dépensent 12,5 millions par année par membre du Congrès américain.Et.plus de 50% des sénateurs et représentants américains font une carrière de lobbyiste après leur retraite de la vie politique™ ! Les temps ont bien changé depuis le temps où Benjamin Franklin avait dû faire approuver par le Congrès un cadeau de Louis XVI après avoir fini son mandat comme ambassadeur en France -une tabatière sertie de 408 diamants.La Constitution lui interdisait formellement de recevoir un quelconque cadeau d'une puissance étrangère.On craignait qu'un avantage ne vienne sournoisement augmenter l'influence étrangère, écrit Zephyr Teachout dans son histoire de la corruption aux États-Unis.Au fil des ans, le Congrès a approuvé des dons de bijoux, de cheval et de lion.En fait, à ses premiers jours, la petite République américaine était obsédée par la corruption, qui à ses yeux pourrissait la Grande-Bretagne et la France, royaumes de privilèges et de décadence.On ne l'enrayera jamais, mais il faut la prévenir en installant des mesures de protection pour éloigner les tentations.Comme en interdisant les cadeaux.En contrôlant les dépenses et les dons politiques.En ayant des règles strictes sur le lobbying.Le hic, écrit Teachout, c'est que les tribunaux américains ont récemment abandonné la vision presque puritaine des auteurs de la Constitution américaine.Tout ça a culminé en 2010 dans la décision Citizens United, qui abolit pratiquement les limites aux dons politiques.La majorité de la Cour suprême américaine a adopté une définition beaucoup plus restreinte de la corruption : un procédé d'échange direct de votes contre de l'argent.« La corruption n'inclut pas l'influence indue et ne peut pas venir de donateurs qui tentent d'influencer les politiques par leur contribution, à moins que le donateur ne soit complètement malhonnête », déplore Teachout.Après tout, la nature même de l'engagement politique consiste à influencer les décisions, non?Qu'on donne 15$ ou 15 millions, c'est le même esprit, ce n'est qu'une différence de degré.C'est exactement le même discours qu'on entendait ici quand les firmes de génie ou autres faisaient des dons illégaux: c'est une influence tellement indirecte que ça ne change rien.Pareil pour les cocktails de financement, qui donnent accès aux politiciens pour 1000$ ou plus - et qui ont encore cours en Ontario en toute légalité.Pour les politiciens américains du XVIIIe siècle, cela portait un nom: corruption.Ou disons: la porte ouverte à la corruption.Le Québec a pris le chemin inverse depuis cinq ans, heureusement.Il ne s'agit pas de criminaliser toute action politique douteuse.Mais de tracer les lignes que l'influence de l'argent ne peut pas légalement franchir pour atteindre les politiques.'Corruption in America, Harvard University Press, 2014.Après l\u2019acquittement du sénateur Duffy, des policiers et des procureurs se grattent la tête.Où finit le mépris de l\u2019argent des taxes et où commence l\u2019abus criminel de biens publics ?Dernière chance! transat L\u2019EUROPE POUR TOUT LE MONDE 10 JOURS, 10 PAIRES DE BILLETS A GAGNER! 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et audio que détenait l'auteure Aline Apostolska en lien avec la biographie de Jacques Languirand, Le cinquième chemin, qu'elle a coécrit avec lui il y a près de deux ans.Selon nos sources, cette perquisition a été effectuée à la suite du dépôt d'une plainte en début de semaine par Line Beaumier, ex-compagne de Martine Languirand (morte l'été dernier), qui affirme que cette dernière aurait été victime d'une relation incestueuse avec son père, Jacques Languirand.Selon Mme Beaumier, Jacques Languirand aurait discuté ouvertement, lors d'entrevues enregistrées par sa biographe, de la relation incestueuse qu'il aurait eue avec sa fille Martine.La famille de Jacques Languirand, qui est aujourd'hui sévèrement atteint de la maladie d'Alzheimer, aurait finalement choisi de retrancher ces informations de la version définitive du livre, allègue Mme Beaumier.Contactée par Lu Presse, Aline Apostolska a préféré ne pas accorder d'entrevue.Elle a toutefois confirmé qu'on lui avait saisi tous les documents qu'elle avait archivés chez elle relatifs à son livre publié aux Éditions de l'Homme.Un cul-de-sac juridique Selon l'avocate criminaliste Véronique Robert, les enquêteurs du SPVM ont peu de chances de voir leur enquête mener le Directeur des poursuites criminelles et pénales à déposer des accusations contre Jacques Languirand, car « celle qui est probablement la seule témoin est décédée et l'accusé est inapte à subir un procès.Donc il ne se passera rien », analyse-t-elle.«Résumons le tout: les policiers ont possiblement ouvert une enquête pour [récolter des éléments de preuve, s'ils existent], puis pour vérifier si Jacques Languirand est apte ou inapte à subir un procès.Bref, ils iront peut-être à sa rencontre.Ensuite, ils peuvent décider de soumettre le dossier au procureur de la Couronne.Si le procureur juge qu'il y a matière à porter des accusations, M.Languirand se présentera dans le box des accusés.Or, son avocat dira qu'il est inapte à subir un procès et le juge l'enverra se faire évaluer.Trente jours plus tard, il reviendra en cour, [mais dans son état, il sera probablement renvoyé] en évaluation, et on continuera ainsi jusqu'à l'infini », a résumé la criminaliste.Le commandant Ian Lafrenière, directeur des communications et des relations médias du SPVM, a refusé de commenter cette affaire ou de confirmer les informations obtenues par La Presse.«Nous ne commentons pas nos enquêtes, car nous voulons que les citoyens aient confiance en leurs policiers.Ceux qui portent plainte, que ce soit contre un voisin, un patron ou peu importe, ont le droit que le processus demeure confidentiel.C'est ce qui fait en sorte que les gens portent plainte », a-t-il dit.Respect de la vie privée Par voie de communiqué, jeudi, la famille de Jacques Languirand, y compris les trois enfants de Martine Languirand, a dit souhaiter que l'on respecte leur droit à la vie privée.«La conjointe de M.Languirand, Nicole Dumais, son fils Pascal et ses petits-enfants Alexis, Julie et Mimi questionnent les motivations s'apparentant à de l'acharnement derrière les sorties répétées à l'endroit de Jacques Languirand.La famille se retrouve dans un tourbillon médiatique à cause d'affirmations de toute sorte établissant des liens de cause à effet spéculatifs.La famille Languirand ne souhaite pas commenter de tels propos », ont-ils écrit.« Qui plus est, ces conjectures sont amenées dans les médias alors que les deux personnes qui pourraient y répondre sont dans l'incapacité de le faire, M.Languirand étant gravement malade et sa fille étant décédée.Jacques Languirand, qui aura 85 ans demain, souffre d'alzheimer à un stade avancé.Le traitement de sa maladie, diagnostiquée en 2012, nécessite des soins fréquents.Ses proches s'y consacrent quotidiennement », peut-on lire dans le communiqué. 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contacts sexuels avec une personne mineure.Vincent Charbonneau Lamothe, âgé de 22 ans, travaillait au service de garde de l'établissement et comme entraîneur de soccer, selon la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB).Il était aussi employé du service des loisirs de l'arrondissement de Verdun.Il aurait fait une victime.L'identité de celle-ci est protégée par une ordonnance de non-publication.« Il a été embauché chez nous en 2012 », a indiqué Gina Guillemette, responsable des communications de la CSMB, mais ne travaillait comme éducateur remplaçant que depuis 2014.Les gestes qu'on lui reproche auraient été commis la même année.Il n'a pas été possible d'en connaître ni la nature ni les circonstances où ils se sont produits.Mme Guillemette a affirmé n'avoir «aucune information» là-dessus.En plus des accusations de contacts et d'agression, le jeune homme fait face à cinq autres chefs, dont leurre, possession et distribution de por- En plus des accusations de contacts et d\u2019agression, Vincent Charbonneau Lamothe fait face à cinq autres chefs, dont leurre, possession et distribution de pornographie juvénile.nographie juvénile, ainsi que « rendre accessible à un enfant du matériel sexuel explicite».« Compte tenu de la nature des accusations, il a été décidé sur-le-champ de suspendre cet employé », précise l'école Notre-Dame-de-la-Garde dans une communication envoyée aux parents jeudi soir.« Soyez assurés que la sécurité des élèves demeure la priorité de l'école et de la Commission scolaire.» La lettre ne révèle toutefois pas la nature des accusations auxquelles Vincent Charbonneau Lamothe fait face.La directrice de l'école Notre- Dame-de-la -Garde, Josée Lapierre, a refusé de répondre aux questions de La Presse.Au moment de mettre sous presse, le Service de police de la Ville de Montréal refusait de commenter le dossier.L'arrondissement de Verdun, où le jeune homme avait été embauché par le service des loisirs, Ta suspendu.« L'arrondissement a été informé de la situation jeudi soir et une lettre indiquant la suspension a été envoyée à l'employé dès le vendredi [hier] matin », a indiqué l'arrondissement dans un bref communiqué.« L'arrondissement n'entend faire aucune déclaration dans ce dossier et prendra d'autres mesures, si nécessaire, sur la base des conclusions de l'enquête du SPVM.» \u2022¥ ¦ V* Rodeif R (HJ A Otakrk, d'art tiJchelüu Artistes du Québec et d\u2019ailleurs 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement \u2022 Métro Jarry www.galerierichelieu.com ERRATUM En page 5 du cahier Voyages de La Presse édition du 30 avril, nous aurions dû lire le forfait suivant de cette façon: L\u2019Ouest canadien: la route panoramique 24 juillet \u2022 17 jours \u2022 34 repas Aller en avion avec Air Canada /retour avec l\u2019autocar VExclusif À partir de 4339$/pers.occ double Croupe Voyages Québec TITULAIRE D\u2019UN PERMIS DU QUÉBEC SOLDE EN GRIS 20% de 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Renata Hornstein.: C?est un géant qui est parti cette semaine.Un grand parmi les grands.La nouvelle n'a pas fait les manchettes.Vous ne savez peut-être même pas de qui je parle.Et pourtant, pendant qu'on discutait de l'importance qu'on accorde aux vedettes A, on faisait peu de cas du départ d'une vedette AAA.C'est ainsi que lundi dernier, Michal Hornstein s'en est allé comme il a passé, en toute discrétion.L'homme de 95 ans nous aura quittés par la grande porte du Musée des beaux-arts plutôt que celle, hélas, du Pavillon pour la paix, cet édifice qui portera son nom dont l'inauguration est imminente.Une triste mort pour le MBAM, qui perd ainsi l'un des plus grands mécènes de son histoire.Mais une triste mort pour Montréal aussi, qui voit ainsi disparaître le dernier d'une génération de grands philanthropes.Le décès du collectionneur Michal Hornstein suit en effet de près celui de son complice Bernard Lamarre, le mois précédent.11 suit également ceux de Liliane Stewart et de Paul Desmarais père*, ces dernières années.Des décès qui feraient mal dans n'importe quelle communauté qui perd ses bâtisseurs.Mais qui sont plus douloureux encore pour une ville comme Montréal, qui a tardé à développer cette culture philanthropique anglo-saxonne.L'impact est donc immense sur le MBAM, qui, on l'oublie, est une exception dans le paysage muséal québécois en raison, justement, de sa dépendance aux dons privés.« Le musée n'existe que par ses donateurs, explique sa directrice, Nathalie Bondil.C'est un groupe d'individus qui l'a fondé il y a 150 ans, et ce sont ses donateurs qui lui ont permis de grandir.Le profil du MBAM se distingue donc de celui des autres musées nationaux, le Musée des beaux-arts du Québec, le Musée d'art contemporain, le Musée de la civilisation, qui ont été créés grâce à une volonté d'État.» Pour s'en convaincre, il suffit de visiter la « cité muséale » qu'elle est devenue, au fil des années et des mécènes qui l'ont développée.À commencer par le bâtiment de marbre blanc de la rue Sherbrooke, construit par et pour les philanthropes anglophones en 1912.Un bâtiment qui porte aujourd'hui le nom de ceux qui ont financé sa restauration.Michal et Renata Hornstein, sa femme.Il y a ensuite l'extension de béton construite derrière en 1976, qui porte le nom de la « meilleure amie des musées montréalais », la mécène Liliane Stewart.Il y a l'arche blanche, en face, qui joue le rôle de portique du pavillon Jean-Noël Desmarais, père de Paul Desmarais père, qui a financé le doublement des surfaces d'exposition en 1991.Puis il y a l'église néoromane convertie en 2001 grâce à la générosité de la famille Bourgie.Un véritable campus, financé en grande partie par des fonds privés, auquel s'ajoutera donc le Pavillon de la paix, qui accueillera la collection d'œuvres offerte par le couple Hornstein.Rien de moins que le don le plus important de l'histoire moderne du Québec.Le décès des philanthropes anglophones et des mécènes qui ont vécu la Révolution tranquille crée donc assurément un vide au Musée.Ce que reconnaît Nathalie Bondil.Mais est-ce grave pour la suite?«Ce serait grave si on ne s'était pas préoccupés de la relève», me répond-elle du tac au tac.Le MBAM avait prévu le passage du flambeau.Il voyait bien que les grandes fortunes ne couraient pas les rues, que les pionniers ne seraient pas faciles à remplacer.Heureusement, il y a aujourd'hui de rares, mais importants, bienfaiteurs comme Pierre Bourgie, 56 ans, qui est derrière la superbe salle de concert intégrée à l'ancienne église.Il y a aussi Michel de la Chenelière, 67 ans, qui a aidé à financer le nouveau pavillon du MBAM, qui sera doté d'un atelier international d'éducation et d'art-thérapie qui portera son nom.Mais comme ces «jeunes» mécènes sont peu nombreux, le Musée s'est affairé à lancer toutes sortes d'initiatives auprès des générations suivantes, comme le Cercle des jeunes philanthropes (moins de 40 ans), qui compte déjà 400 membres (de moins de 40 ans).Et le tout récent Cercle des anges, créé jeudi soir dernier (pour les plus de 40 ans).« La philanthropie change, elle s'élargit, m'indique Nathalie Bondil.Il y a eu les grandes corporations, il y a eu quelques grandes fortunes individuelles.Et de plus en plus, il y a des gens de toutes les couches de la société, des petits, des moyens et des grands philanthropes, des gens qui acceptent de mettre la main à la poche pour nous aider, même s'ils n'ont pas des fortunes extraordinaires.» Il n'y aura donc peut-être plus jamais de grand Michal Hornstein, mais le Musée s'assure qu'il y ait plein de petits Hornstein, qui contribueront à leur tour au développement de cette institution d'exception.* Propriétaire de La Presse Pour aller plus loin : Les Publications du Québec lancent ce s j ours - ci Architectures d\u2019exposition an Québec, un superbe livre dirigé par les architectes Jacques Plante et Nicholas Roquet, dans lequel Nathalie Bondil décortique l'architecture de son musée, qui se caractérise selon elle «par son curieux développement organique à la recherche d'une unité introuvable ».À lire.Avec le décès de Michal Hornstein, c\u2019est une génération de grands philanthropes qui disparaît.Trudeau veut dépoussiérer la constitution du PLC ir0v PHOTO GEOFF ROBINS, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Durant la réunion de l\u2019aile québécoise de son parti aujourd\u2019hui à Montréal, le premier ministre Justin Trudeau compte faire un bilan de ses six mois de pouvoir et rappeler certaines des promesses qui ont déjà été mises en oeuvre.JOËL-DENIS BELLAVANCE À défaut de rouvrir la Constitution canadienne pour obtenir la signature du Québec, le premier ministre Justin Trudeau tient mordicus à dépoussiérer la constitution du Parti libéral du Canada pour simplifier la vie aux militants libéraux, notamment en abolissant les frais d'adhésion pour quiconque veut appuyer le parti.M.Trudeau profitera du congrès de l'aile québécoise du PLC qui a lieu aujourd'hui dans la métropole pour réitérer son appel à moderniser et à alléger les règles qui gouvernent sa formation politique afin d'en faire un véritable mouvement de masse.Le premier ministre a déjà lancé un appel en ce sens le mois dernier à Halifax à l'occasion d'une réunion des militants libéraux de la Nouvelle-Écosse.« La constitution du parti a besoin d'être simplifiée et allégée pour faciliter l'adhésion des gens qui appuient nos politiques.C'est une priorité de M.Trudeau.Il va continuer d'en parler aux membres du parti en prévision du congrès national qui aura lieu à Winnipeg [à la fin de mai] », a-t-on indiqué dans les rangs libéraux.Une petite révolution En se faisant l'ardent défenseur de l'abolition des frais d'adhésion, M.Trudeau ne propose rien de moins qu'une petite révolution dans le fonctionnement des partis politiques au pays.Et il pourrait forcer la main aux autres partis.Déjà, le NPD s'est penché sur cette idée durant son récent congrès à Edmonton.Le Parti conservateur, lui, avait au contraire proposé de faire passer de 15 à 25$ les frais d'adhésion avant de faire rapidement marche arrière quelques jours plus tard après que M.Trudeau eut proposé la gratuité pour adhérer au Parti libéral.À l'heure actuelle, seuls les membres en bonne et due forme peuvent participer aux diverses activités du PLC comme les assemblées d'investiture et la rédaction de résolutions sur les divers enjeux de société qui sont débattues au congrès national du parti.M.Trudeau propose essentiellement de faire table rase.En vertu de sa proposition, il n'y aurait plus de membres du parti, mais seulement des sympathisants qui devraient s'enregistrer gratuitement auprès du parti pour être en mesure de participer à l'élaboration de la plateforme politique, à la sélection des candidats pour les élections fédérales et à l'élection du chef.Rappelons que M.Trudeau a été élu chef du Parti libéral en avril 2 012 en vertu d'une nouvelle formule selon laquelle tous les sympathisants, et non pas seulement les membres du parti, ont pu voter.Cette formule sans précédent sur la scène politique fédérale avait permis au PLC de dénicher 300 000 sympathisants.Bilan de six mois de pouvoir Durant la réunion de l'aile québécoise, M.Trudeau compte faire un bilan de ses six mois de pouvoir et rappeler certaines des promesses qui ont déjà été mises en œuvre, notamment la réduction du fardeau fiscal de la classe moyenne et la hausse des impôts imposée aux contribuables empochant 200 000 $ et plus, ainsi que la mise en œuvre de la nouvelle allocation canadienne pour les familles.Les ministres du Québec - Marc Garneau (Transports), Métairie Joly (Patrimoine canadien), Jean-Yves Duclos (Famille, Enfants et Développement social), Stéphane Dion (Affaires étrangères) et Diane Lebouthillier (Revenu Canada) participeront aussi à une séance de questions-réponses avec les militants libéraux.Par ailleurs, une lutte intéressante s'annonce pour la présidence de l'aile québécoise du PLC.L'actuelle présidente, Linda Julien, souhaite obtenir un nouveau mandat.Mais elle doit affronter un adversaire de taille, Pierre Choquette, qui jouit de l'appui de la grande majorité des 40 députés libéraux élus le 19 octobre.4 DERNIERS JOURS OUVERT AU PUBLIC \u2022\tPrésentoirs sur roulettes \u2022\tTables de présentation \u2022\tTables en chêne massif \u2022\tMeubles artisanaux \u2022\tMachines à coudre \u2022\tPresses à vapeur \u2022\tDécors assortis \u2022\tMannequins \u2022\tMobilier de bureau et filières TOUT ETRE VENDU SEULEMENT AU 4475 boul.Métropolitain Est, Montréal (sortie 76, entre PIE-IX et VIAU) 514 374-4555 4 derniers jours Jusqu\u2019à mardi le 3 mai à 17h00 MAISON CORBEIL RECOLTEZ VOUS NE LE , POUR CHAQUE TRANCHE D'ACHAT DE 1000$, VENEZ CI TETU JR UNE CARTE-CADEAIJ D\u2019UNE VALEUR DE 100$* MAISONCORBEIL.COM \u2022TOUTES TAXES COMPRISES.CERTAINES CONDITIONS S'APPLIQUENT.DETAILS EN MAGASIN BROSSARD\tMONTREAL 8480, boni, leduc, DIX30MC, esp.10\t1215, boni crémazie o.450 443-4143\t514 382-1443 LAVAL 2323, autoroute des laurentides 450 682-3022 040141^4 A 20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn MONDE Plaidoyer contre l\u2019inhumanité AGNÈS G RU DA CHRONIQUE n I PHOTO DENIS BALIBOUSE, ARCHIVES REUTERS Joanne Liu, présidente internationale de Médecins sans frontières, n\u2019en finit plus de s\u2019insurger contre «les conflits sans limites qui bafouent toutes les règles de la guerre».En Syrie, bien sûr, mais aussi au Yémen, en Afghanistan, au Soudan du Sud.En Syrie, les attaques contre les hôpitaux sont devenues si courantes que pour échapper aux bombes, les médecins pratiquent de plus en plus dans la clandestinité.Les cliniques se déplacent régulièrement pour éviter d'être repérées.Et certains hôpitaux en sont réduits à se réfugier dans des grottes, voire dans des poulaillers, raconte la présidente internationale de Médecins sans frontières, Joanne Liu.Cette organisation humanitaire soutenait l'hôpital qui a été bombardé par les forces progouvernementales à Alep, mercredi dernier, à 22 h.L'attaque a fait une cinquantaine de morts, dont Muhammad Wassem Maaz, l'un des derniers pédiatres d'Alep.Elle a aussi détruit de grands pans de cet hôpital qui offrait des soins d'urgence, d'obstétrique et de pédiatrie à des dizaines de milliers d'habitants de cette ville qui vient de replonger dans l'horreur de la guerre, après une brève accalmie.Et hier, c'est un autre hôpital d'Alep, largement financé par le Canada, qui a été détruit par des frappes aériennes des forces alliées au régime.«C'est très douloureux de voir mourir des collègues, mais le pire, ce sont les civils qui perdent l'accès aux soins de santé au moment où ils en ont le plus besoin », déplore Joanne Liu, que j'ai rencontrée hier lors de son passage en coup de vent chez elle, à Montréal.La veille, elle avait assisté à l'enregistrement de la prochaine émission de Tout le monde en parle.Mardi, elle doit se présenter devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour le vote d'une résolution réaffirmant les droits des civils en temps de guerre.Et elle compte ne pas mâcher ses mots.Car Joanne Liu n'en finit plus de s'insurger contre « les conflits sans limites qui bafouent toutes les règles de la guerre ».En Syrie, bien sûr, mais aussi au Yémen, en Afghanistan, au Soudan du Sud.Lors de l'une de ces attaques, en octobre, l'armée américaine a anéanti un hôpital de MSF dans la ville afghane de Kunduz.Une enquête du Pentagone vient de conclure que ce bombardement résultait d'une série d'erreurs, mais ne constituait pas un crime de guerre.L'ONG médicale avait réclamé une enquête indépendante pour faire la lumière sur cette attaque.Elle a reçu les excuses personnelles de Barack Obama.Mais l'enquête indépendante n'a jamais eu lieu.Au cours de l'année 2015, 75 installations médicales de MSF ont subi 106 attaques et 12 ont été réduites à néant.La Croix-Rouge a documenté 2400 cas d'attaques contre ses cliniques et hôpitaux entre 2012 et 2014.Par définition, les guerres font des dégâts, souligne Joanne Liu.Ce qui la choque surtout, c'est de constater à quel point ces attaques sont devenues banales.Et à quel point elles ne parviennent plus à émouvoir.« Il est devenu NORMAL de frapper des marchés, des églises, des écoles, des hôpitaux.» D'où cet appel à l'ONU pour lui demander de réaffirmer les règles de droit humanitaire qui sont censées régir les conflits internationaux.Qu'attend-elle du vote de mardi?Un signal fort affirmant que les pays membres du Conseil de sécurité s'engagent à tout faire pour protéger les civils et épargner les services médicaux dans des zones de conflits.Et que les dérapages seront rapidement scrutés par des enquêteurs impartiaux, pour mettre fin à l'impunité actuelle.Le vote du Conseil de sécurité est d'autant plus crucial que quatre de ses cinq membres permanents sont engagés dans des coalitions qui participent aux grands conflits actuels.«Et ce sont ces coalitions, pas les groupes non étatiques, qui nous attaquent le plus.Il faut bien mettre les points sur les i.» Joanne Liu tient aussi à mettre les points sur les i et le poing sur la table dans un autre dossier : celui de la crise des réfugiés.Ce qu'elle a vu dans l'île de Lesbos l'a profondément révoltée.Tous ces gens euphoriques d'avoir survécu à leur traversée se trouvaient plongés dans un nouveau cauchemar.« Ils étaient traités comme du bétail, ils ne savaient pas où ils étaient ni ce qui les attendait.» Un exemple parmi d'autres : les autorités grecques n'avaient pas cru bon de mettre sur pied des installations sanitaires.«Tout le monde était obsédé par le manque de toilettes.Les femmes se retenaient toute la journée, c'était humiliant.» Résultat: une épidémie d'infections urinaires.MSF a fini par quitter le centre d'accueil Moria, transformé en lieu de détention pour demandeurs d'asile.Elle planche aujourd'hui sur un bilan de l'accord entre l'Europe et la Turquie qui a « sous-traité le problème des réfugiés à un pays jugé trop incompétent en matière de droits de la personne pour pouvoir adhérer à l'Union européenne ».Les attaques contre les civils et la crise des réfugiés sont un peu les deux faces d'une même médaille: les premières nourrissent la seconde.Elles sont aussi, aux yeux de Joanne Liu, un révélateur de la montée de l'indifférence face aux conflits qui accablent la planète.« La guerre est loin de nous, elle ne fait pas partie de notre quotidien, elle s'est déshumanisée, il n'y a plus de bottes au sol, alors on s'en détache émotivement.» Pourtant, 1,5 million de personnes ont protesté contre la mort du lion Cecil, abattu par un braconnier, l'été dernier.C'est la preuve que l'humanité n'est pas condamnée à l'inhumanité.ce que la pasionaria de MSF compte bien continuer à nous rappeler.« C\u2019est très douloureux de voir mourir des collègues, mais le pire, ce sont les civils qui perdent l\u2019accès aux soins de santé au moment où ils en ont le plus besoin.» \u2014 Joanne Liu RIOJA RCV* .'A- Y\u2014 F.' * - ¦ - \u2022 V \u2022s-cw.A \t t ï ¦' VOUS ETES UN AMATEUR DE BONS VINS ET RÊVEZ DE VISITER L\u2019ESPAGNE?PRIX HEBDOMADAIRES Un des quatre celliers d\u2019une valeur de 1 430 $ de la collection Sublima de GRAND PRIX Une semaine pour deux en Espagne en collaboration avec Vins Balthazard.En partance de Montréal, vous débuterez votre séjour dans la région vinicole de la Rioja.Sur place, vous serez accueillis au domaine Bodegas Muga où vous pourrez déguster leurs vins et faire une envolée en montgolfière au-dessus du vignoble.Plusieurs autres surprises vous y attendent.Un séjour pour deux à faire rêver d\u2019une valeur de 5 700 $.Départ en août-septembre 2016.Les tirages auront lieu tous les lundis, du 25 avril au 16 mai 2016.Tous les détails dans La Presse+.: -î CONCOURS .SE LA.COULER DOUCE DANS LA RIOJA ESPANA REPONDEZA LA QUESTION DUJOUR Augmentez 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A 22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn MONDE MISSIONS DE PAIX DE L'ONU Le Canada doit se réinventer Les missions de paix des Nations unies ont bien changé depuis que le Canada les a délaissées.Belligérants non traditionnels, nouvelles sources de conflit, opérations plus complexes.Plutôt que de renouer avec le passé, le Canada doit «se réinventer» s\u2019il veut se réengager sur la scène internationale, prônent différents observateurs consultés par La Presse.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ Les Casques bleus, c'est bien beau, mais le monde a aujourd'hui aussi besoin de « Casques blancs » et de « Casques verts », martèle l'ancien ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy.« Le Canada devrait encourager la mise sur pied d'une force d'intervention rapide », multinationale, spécialisée, « pas seulement militaire », et qui serait appelée à intervenir en 48 heures dans des zones dévastées par des catastrophes naturelles, environnementales ou épidémiologiques, a confié à La Presse l'ancien chef de la diplomatie de Jean Chrétien, reconnu pour avoir contribué à l'adoption de la Convention d'Ottawa contre les mines antipersonnel et à la création de la Cour pénale internationale.L'intérêt du gouvernement Trudeau pour les Nations unies doit être l'occasion de « se réinventer », plaide le directeur du Centre sur la sécurité internationale de l'Université Laval, Jonathan Paquin, qui souligne que « le monde a changé » depuis que le Canada a délaissé les missions de paix onusiennes, à l'instar d'autres pays occidentaux.Selon le chercheur, le Canada, qui « pourrait être mieux employé qu'en surveillant des lignes entre belligérants », doit éviter de retomber dans les « mêmes vieux réflexes » et s'orienter par exemple vers l'aide au développement ou la lutte contre les changements climatiques.Le Mali sur le radar Quelle que soit la forme que prendra le réengagement ' - -\t.-\u2022\t«r m.\u2022rV > \u2022 C; 5PÜI c A- hüp A V.\u2022 ; - '¦ ; - \u2022>.ilPIIl \t\tj sïr \t\u2022\tvvj \u2022\t£ .\u2019\u2022 r\"\tK PHOTO MICHÈLE SIBILONI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Un réengagement dans les missions de paix est «un passage obligé» pour l\u2019obtention du siège gue convoite le Canada au Conseil de sécurité de l\u2019ONU, estime le directeur adjoint du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix (ROP) de l\u2019Université de Montréal, Damien Larramendy.du Canada auprès de l'ONU, c'est en Afrique qu'il se matérialisera, de l'avis unanime des observateurs sondés par La Presse.« C'est là qu'il y a des besoins », confie une source dans l'entourage du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, ajoutant que le Mali est « une option à l'étude ».Non seulement les plus importantes opérations onusiennes sont déployées sur le continent africain, mais elles concernent particulièrement des pays francophones, ce qui en ferait une destination naturelle pour le Canada.L'ONU a encore « beaucoup de mal » à obtenir des troupes francophones dotées de compétences spécialisées comme des équipes médicales, des ingénieurs militaires ou des moyens aériens, constate Arthur Boutellis, de l'Institut international sur la paix, un centre de recherches indépendant établi à New York.Selon lui, le Canada n'est peut-être «pas tout de suite prêt» à un déploiement important de troupes, mais il pourrait « dans un premier temps » fournir une « expertise d'officiers ».La crise malienne « mélange maintien de la paix et guerre contre le terrorisme », un autre thème cher au gouvernement canadien, souligne pour sa part Bruno Charbonneau, directeur du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix.«11 y a un intérêt réel pour la région», estime le chercheur, qui n'est toutefois pas convaincu qu'Ottawa voudra intervenir militairement dans ce bourbier et optera peut-être plutôt pour de l'aide au développement, rappelant qu'il y a beaucoup d'intérêts miniers canadiens dans le nord-ouest du Mali.L'ONU elle-même voit d'un bon œil une éventuelle participation canadienne au Mali, confie une source onusienne jointe par La Presse, qui précise toutefois que «ce serait le cas pratiquement n'importe où ».Actions en dehors du cadre onusien Un réengagement dans les missions de paix est « un passage obligé » pour l'obtention du siège que convoite le Canada au Conseil de sécurité de l'ONU, estime le directeur adjoint du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix (ROP) de l'Université de Montréal, Damien Larramendy, qui parle d'une « vraie campagne électorale » pour Ottawa.Cela ne veut toutefois pas dire que le Canada fera une croix sur les actions menées en dehors du cadre onusien.Le gouvernement libéral avait par exemple évoqué au début de son mandat une implication en Libye, rappelle le professeur Thomas Juneau, de l'Université d'Ottawa, précisant toutefois qu'Ottawa n'interviendrait que sur invitation des autorités en place et à condition qu'un gouvernement d'unité nationale soit mis sur pied, ce qui n'est pas encore le cas.Officiellement, le ministère des Affaires étrangères confirme qu'un groupe de réflexion étudie « un éventail d'options » en collaboration avec la Défense nationale, la Sécurité publique, la Gendarmerie royale du Canada ainsi que des experts et des gouvernements partenaires, indique dans un courriel une porte-parole du Ministère, Tania Assaly.Le Canada compte accroître son soutien aux opérations de paix des Nations unies «au-delà DAVANTAGE DE FEMMES DANS LES MISSIONS DE PAIX Le Canada devrait aussi travailler à une autre nécessaire réforme des opérations de l\u2019ONU, estime l\u2019ancien ministre Lloyd Axworthy: accroître la place des femmes «à tous les niveaux» du maintien de la paix.« Les violences sexuelles envers les femmes sont devenues une pratique endémique des seigneurs de guerre et des milices gouvernementales», affirme-t-il, estimant que « l\u2019échec des Casques bleus à y faire face, au Congo comme ailleurs, a miné la confiance en leur action».Ottawa a d\u2019ailleurs indiqué à La Presse explorer «des moyens pour renforcer le rôle des femmes» auprès de l\u2019ONU afin de lutter contre l\u2019exploitation et les violences sexuelles.\u2014 Jean-Thomas Léveillé du maintien de la paix comme tel», précise Mme Assaly, indiquant aussi que des «efforts en dehors du cadre de l'ONU » sont également envisagés.Non seulement les plus importantes opérations onusiennes sont-elles déployées sur le continent africain, mais elles concernent de plus particulièrement des pays francophones, ce qui en ferait une destination naturelle pour le Canada.FRANCE Une réforme du code du travail qui passe mal MARC THIBODEAU Même s'il l'a modifié dans l'espoir d'amadouer ses critiques, le gouvernement français se bute à une forte résistance relativement à son projet de réforme du code du travail.Le premier ministre Manuel Valls, qui pilote personnellement le dossier, maintient que la réforme en question est nécessaire pour rétablir la compétitivité de la France et réduire le taux de chômage.«Au fil des ans, beaucoup a été tenté.Notre devoir, c'est donc d'aller plus loin pour vaincre les conservatismes, casser la logique de la demi-mesure et chercher des solutions neuves et audacieuses », plaidait-il fin février en se portant à la défense du projet de loi lancé par la ministre du Travail, Myriam El Khomri.11 a assuré alors que le gouvernement irait «jusqu'au bout » et ne se laisserait pas détourner de son objectif par les contestations, qui ont rapidement gagné en importance.Syndicats et organisations étudiantes sont descendus dans la rue à plusieurs reprises pour souligner leur indignation face à une réforme qu'ils jugent trop « libérale » et favorable aux intérêts des entreprises.Une quatrième journée de manifestation a eu lieu jeudi dans plusieurs villes du pays.Le sujet devrait de nouveau être au cœur des slogans demain lors de la traditionnelle fête des Travailleurs du 1er mai.Réforme « inacceptable » Vincent Laurent, qui milite au sein de l'organisation Génération précaire, affirme que la réforme proposée par le gouvernement est totalement inacceptable pour les jeunes Français, notamment parce qu'elle affaiblit, selon lui, la protection inhérente aux contrats à durée indéterminée (CD1).Les diplômés doivent actuellement cumuler les stages non rémunérés et endurer des années de précarité avant de pouvoir obtenir un tel contrat.Sa réforme rendrait la précarité «permanente», dénonce l'activiste.La situation est rendue encore plus choquante, selon lui, par le fait que le projet de loi est piloté par le Parti socialiste.Son action, selon M.Laurent, reflète celle du gouvernement de droite de l'ex-premier ministre Dominique de Villepin, qui avait tenté d'introduire en 2006 un «contrat première embauche » censé encourager l'emploi des jeunes avant de battre en retraite face à un important mouvement de protestation.Avec la réforme actuelle, « on va à contresens de l'histoire sociale du pays, et c'est un parti qui devrait être dans le bon sens qui en est responsable », affirme M.Laurent.Le syndicat étudiant UNEF avance, dans la même veine, qu'il est inacceptable que la génération actuelle d'étudiants « accepte la précarité à vie » en raison des réformes proposées.À la mi-avril, le premier ministre a avancé plusieurs propositions pour tenter d'apaiser les critiques.11 a notamment annoncé la volonté du gouvernement d'augmenter les cotisations patronales à payer pour les contrats à courte durée de manière à inciter les employeurs à favoriser les CD1.Les mesures annoncées ont irrité les principales organisations patronales sans pour autant convaincre syndicats et étudiants de renoncer à leur demande de retrait du projet de loi.Leurs doléances ont favorisé l'éclosion du mouvement Nuit debout, qui occupe la place de la République à Paris depuis plusieurs semaines.Affrontements violents La journée de manifestation de jeudi a été marquée par des affrontements violents, qui sont dénoncés tant par le gouvernement que par les organisations syndicales et étudiantes.Les deux camps se renvoient la balle quant à la responsabilité des dérapages, qui ont mené à l'interpellation de plus de 214 personnes à travers le pays.Manuel Valls a déploré que les organisateurs n'aient pas mieux « encadré » les manifestations tout en attribuant les actions violentes relevées à une « minorité d'irresponsables».L'UNEF a aussi déploré la situation, tout en reprochant à la police de faire un usage « disproportionné » de la force.Vincent Laurent, de Génération précaire, juge que le gouvernement, tout en se montrant officiellement « bienveillant » envers les manifestants, encourage une réponse musclée des forces policières pour susciter des affrontements et « pourrir le mouvement social ».«Au fil des ans, beaucoup a été tenté.Notre devoir, c\u2019est donc d\u2019aller plus loin pour vaincre les conservatismes, casser la logique de la demi-mesure et chercher des solutions neuves et audacieuses.» \u2014 Manuel Valls, premier ministre de France -TIQUE alb **!£*&* ÉT,j>M6 JAUUi LE GEANT fe.75 UNE OCCASION DE PROFITER DE NOS NOMBREUSES OFFRES DANS L'UNE DE NOS 24 CONCESSIONS DE VÉHICULES NEUFS OU D'OCCASION 1-855-711-2524 FINANCEMENT FACILE - LIVRAISON RAPIDE Mazda - Kia - Ford - Lincoln - Hyundai - Chrysler Dodge - Jeep - RAM - Fiat - SRT Nissan - Infiniti - Honda Chevrolet - Buick - GMC - Corvette - ALBI Occasion l'Entrepôt ON VOUS ATTEND ! A 24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Eric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Alexandre Pratt et Mélanie Thivierge > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX Les misères de L\u2019Est PAULJQURNET paul.journet@lapresse.ca Avoir une bonne mémoire n'est pas toujours recommandé pour la santé mentale.Cela explique la frustration de l'est de Montréal à la suite de l'annonce du mégaprojet de la Caisse de dépôt.Depuis deux décennies, on n'en finit plus de confirmer le prolongement de la ligne bleue du métro vers Anjou.C'est devenu un projet en forme de sabot de Denver.11 reste au point mort pendant que les factures des études s'empilent.Puis, la semaine dernière, l'emballant réseau électrique métropolitain (REM) est apparu à vive allure dans le rétroviseur.11 passera par trois points cardinaux: le sud, le nord et l'ouest.L'est de l'île reste ainsi négligé, mais la Caisse n'est pas responsable du problème.Et ce n'est pas non plus à elle de le régler.La société d'État ne fait que réaliser le mandat confié par le gouvernement Couillard: développer un lien nord-sud sur le nouveau pont Champlain, et un lien vers l'ouest qui passera par l'aéroport Montréal-Trudeau.Deux tronçons déjà étudiés et attendus depuis longtemps.11 serait fastidieux de greffer ce projet à ceux que l'Est attend, soit la fin de la ligne bleue et le service rapide par bus sur Pie-lX (SRB).11 s'agit en effet de technologies distinctes, qui auraient nécessité trois projets parallèles.La Caisse réalise déjà un des plus gros projets de la planète.Souhaite-t-on vraiment y greffer deux chantiers parallèles, sous un mode de financement jamais testé chez nous?L'Est souffre de deux maux.Les projets (métro, SRB) sont reportés sans cesse.Et quand on finit par les construire (train de l'Est), ils sont si bâclés qu'on regrette de ne pas les avoir reportés encore un peu.Dans les deux cas, la cause reste la même : trop de décideurs et zéro vision d'ensemble.Les élus commencent par la conclusion en retenant un projet pour des raisons arbitraires, puis commandent des études pour les justifier.Et à chacune des élections, on recommence.Ce bordel a créé le train de l'Est.Le service est trop lent et trop rare pour concurrencer l'automobile.Et le tracé passe trop au nord pour desservir les citoyens d'Anjou et Montréal-Est.Résultat : un train de 670 millions qui ne transporte que 6500 passagers par jour.On en prévoyait deux fois plus.Ce bordel a aussi créé le feuilleton du SRB.À chaque modification du projet, il fallait obtenir de nouveau l'accord de Montréal et Laval, et de leurs sociétés de transport respectives, ainsi que de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), sans oublier chaque arrondissement.C'était une tempête parfaite de bureaucratie et d'électoralisme.Ce cauchemar devrait bientôt prendre fin avec la création imminente du successeur de l'AMT, une agence formée d'une majorité d'experts indépendants, qui planifiera le développement du réseau.11 est toutefois ironique que Québec crée cette agence en même temps qu'il délègue à la Caisse le développement du réseau.On le répète, le réseau électrique de la Caisse est une bénédiction.Mais il ne devrait pas servir à retarder, encore une fois, le tronçon attendu vers Anjou.Quand on se compare, on s'ambitionne ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Le Québec et l'Ontario viennent de révéler les plus importantes rémunérations facturées par des médecins au système public en 2015.Dans les deux cas, des spécialistes trônent au sommet du palmarès.Le record est de 2,4 millions de dollars ici, de 6,6 millions chez nos voisins.Un embarras pour la profession?La sagesse populaire voudrait le croire, mais dans les faits, la divulgation des hauts salaires mène souvent à une surenchère.Le ministre de la Santé ontarien a lâché une bombe la semaine dernière en partageant la liste des 500 médecins ayant réclamé plus d'un million de dollars à la province.Les noms n'y figurent pas, mais la spécialité et la somme facturée par chacun ont leur effet.Le ministre espère ainsi gagner l'opinion publique à ses négociations salariales contre les médecins.C'est une stratégie risquée qui pourrait se retourner contre lui - en suscitant des demandes de la part des spécialités moins lucratives, par exemple.Le phénomène est connu chez les grandes entreprises cotées en Bourse, qui sont obligées de divulguer la rémunération de leurs plus hauts dirigeants.L'étalage de ces millions a beau choquer le public, il semble surtout encourager la surenchère.Les chercheurs parlent de l'effet Lake Wobegon, du nom d'une ville fictive où « tous les enfants sont au-dessus de la moyenne ».Mais si chacun obtient d'être mieux payé que la moyenne, la moyenne s'élève, et l'exercice est à refaire.Évidemment, la relation de cause à effet est quasi impossible à prouver, d'autant que la rémunération de chaque PDG est complexe et influencée par de multiples facteurs.Plusieurs observations donnent toutefois à penser que le jeu de la comparaison a alimenté la spirale des dernières décennies.Au Canada, où cette divulgation a été imposée aux sociétés inscrites en Bourse au milieu des années 90, des chercheurs ont noté des hausses plus prononcées dans les années subséquentes.Une étude de plus de 1000 entreprises américaines sur six ans a également constaté que les PDG avaient tendance à recevoir de meilleures augmentations quand leur entreprise engageait une nouvelle firme de consultants en rémunération.La diffusion des chiffres incite à la comparaison et, comme personne ne pense valoir moins que ses pairs, amène des demandes d'ajustement à la hausse.On l'a vu chez les médecins du Québec qui, pendant des années, ont pressé le gouvernement de combler l'écart avec les autres provinces.Des augmentations considérables ont été accordées dans la dernière entente.Le problème, c'est qu'on n'a aucune idée de l'importance de ce rattrapage.Le syndicat des spécialistes jugeant l'écart presque deux fois plus élevé que le Ministère, les parties avaient convenu de créer des comités pour vider la question.Ceux-ci n'ayant jamais vu le jour, on est toujours dans le noir.11 faudra s'en souvenir durant la prochaine négociation.EST-CE QUE JE 5UI5 AU CHU ?Dans un CH5LD ?DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com Au CLSC ?Dans un QnF 1 VOUS ETES DANS UNE CARICATURE Monsieur Perron .OPINION Le virage «vert» le mur?PHOTO MATT SMITH, LA PRESSE CANADIENNE Si le premier ministre Justin Trudeau choisit clairement d\u2019être pro-pipeline, il faut qu\u2019il arrête de faire croire à la population qu\u2019il a l\u2019environnement à cœur, écrit Boucar Diouf.BOUCAR DIOUF Humoriste, conteur, biologiste et animateur, il collabore régulièrement à la section Débats.Nous sommes le vendredi 22 avril 2016.C'est le Jour de la Terre et les chefs d'État de la planète se succèdent pour signer l'accord de Paris sur les changements climatiques.Si certains semblent sincèrement croire à la chose, pour la majorité, l'histoire nous démontrera rapidement que tout ça n'était que verbiage creux.Même quelques dictateurs africains, dont les présidents Denis Sassou Nguesso du Congo et Robert Mugabe du Zimbabwe, qui sont au pouvoir depuis la dernière glaciation, se sont sentis interpellés par le problème.Que voulez-vous?Quand on a résisté au changement dans son pays depuis si longtemps, on peut mettre son expérience au service de la stabilité du climat global.Le jeudi précédent la grand-messe, notre premier ministre a convié les caméras à une séance de réchauffement plus médiatique que climatique en enfilant ses gants de boxe sur un ring du mythique Gleason's Gymsur.Mais pendant qu'il brûlait des calories, on apprenait qu'à moins d'un changement dramatique et immédiat, le Canada ne pourrait même pas s'approcher des cibles de réduction des gaz à effet de serre qui ont été fixées par Stephen Harper pour qui, pourtant, environnement rimait souvent avec emmerdement.On apprenait aussi par le Conference Board du Canada que pour ce qui est de la performance environnementale, sur 16 pays étudiés, le Canada se classe en fin de peloton, juste devant les États-Unis et l'Australie.Toutes ces mauvaises nouvelles n'ont pas empêché le premier ministre Trudeau de marteler à juste raison à un auditoire étudiant qu'on allait finir par se sortir des hydrocarbures, mais que ce n'était pas pour maintenant.Mais entre augmenter la production des sables bitumineux et abandonner leur exploitation demain matin, il y a une troisième voie qui s'appelle le statu quo.Autrement dit, on peut simplement garder le niveau de production actuel qui est déjà largement suffisant pour ramener la prospérité en Alberta quand les prix du pétrole remonteront.Ensuite, il faudrait diminuer progressivement la cadence en gardant en tête le seul objectif salvateur pour la planète qui est l'abandon de ce type de combustible.À mon humble avis, c'est cette voie, et non celle du gros pipeline, que devrait peut-être emprunter le premier ministre Trudeau s'il veut garder un minimum de crédibilité quand il parle d'environnement sur la scène internationale.Si on ne négocie pas le virage maintenant que les prix du pétrole sont bas, quand va-t-on le faire?Est-il vraiment logique de penser que lorsque l'industrie aura dépensé des sommes astronomiques dans le projet Énergie Est, dont l'objectif premier est d'augmenter de 40% la production des sables bitumineux, ce sera le temps de parler de ralentissement pendant qu'elle cherche à rentabiliser cet investissement?Décupler la production est la seule motivation première de ce projet et la rhétorique argumentaire de sécurité opposant les pipelines et les trains ne tient pas la route.Non seulement le pipeline comporte beaucoup plus de risques pour l'environnement, mais sa mise en marche n'empêchera pas les trains de continuer de charrier du pétrole.Alors, si le premier ministre choisit clairement d'être pro-pipeline, il faut qu'il arrête de faire croire à la population qu'il a l'environnement à cœur.Quand on veut négocier un virage trop serré, M.Trudeau, on n'accélère pas en s'approchant de la courbe.Comme on dit dans ma Gaspésie d'adoption, si tu ne veux pas ralentir avant de pogner « un croche », tu vas prendre le clos.Maintenir le statu quo est au virage vert ce que poser le pied sur la pédale des freins est à l'automobiliste qui ne veut pas finir dans le fossé, car il n'y a aucune technologie assez verte à ce jour qui permet d'augmenter de 40 % la production des sables bitumineux tout en réduisant les gaz à effet de serre de façon concomitante.Vous êtes, monsieur le premier ministre, un papa de trois enfants, et votre amour et votre attachement pour eux ne font aucun doute.Alors, avant de peser sur l'accélérateur, pensez à vos trois gamins sur la banquette arrière, parce que la planète n'attendra pas plus tard.Comme disait un grand-père qui n'est pas le mien : « Nous n'héritons pas de la terre de nos parents.Nous empruntons plutôt celle de nos petits-enfants.» POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Ecrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tEcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514,285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514,285,6911 ou 1,800,561,7455 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITES ANNONCES 514,9878565 ou 1,866,987,8565 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514,285,6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514,285,7520 carrieres@lapresse.ca Seuls La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trernbles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 A 25 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinm DÉBATS Qui peut contrôler Gaétan Barrette ?Un projet insensé '¦-¦ni PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Ce qui ne va pas avec Gaétan Barrette, c\u2019est d\u2019abord son approche : celle de l\u2019affrontement.Il n\u2019y a à peu près pas un dossier où le ministre de la Santé n\u2019est pas en chicane avec quelqu\u2019un, écrit notre chroniqueur.»,\t \u2014 -\t £ -> 1»- % Æ\t « ,w\t Philippe Couillard a voulu instaurer une forme de gestion rationnelle, trop froide au goût de certains, et privilégier une retenue que l'on retrouve dans le ton posé du premier ministre lui-même et de ses principaux collaborateurs, comme Martin Coiteux, Carlos Leitao, Dominique Anglade ou Hélène David.Au milieu de tout cela, un ministre agressif, intempestif, démagogue, le ministre de la Santé Gaétan Barrette, dont le style et les méthodes sont aux antipodes des principes de gouvernance que dit privilégier le gouvernement - la transparence, le respect, la collaboration, les décisions reposant sur des faits probants.Les méthodes de M.Barrette ont eu un certain succès auprès de l'opinion publique, parce qu'on peut comprendre que, pour venir à bout de la lourdeur et de l'inertie du réseau de la santé, il faut brasser la cage, et aussi parce qu'il est facile de marquer des points en tapant sur la tête de professionnels de la santé très bien payés.Mais plus ça avance, plus la méthode Barrette suscite un malaise, dans le milieu de la santé et ailleurs, qui ne s'explique pas seulement par les réactions défensives de corporatismes épris du statu quo.Brasser la cage, c'est bien beau, mais aucune réforme du système n'aboutira si les artisans du monde de la santé ne suivent pas.C'est ce qui nous menace: le risque que, d'un coup de gueule à l'autre, avec des réformes qui se bousculent sans être bien ficelées, le ministre foute tellement le bordel que le système de santé se retrouve encore plus mal en point.Les échos se multiplient pour montrer que c'est actuellement le chaos: une centralisation extrême qui mène à la paralysie, beaucoup d'improvisation sur le terrain, des directives qui vont dans tous les sens, un régime de terreur où tout le monde a peur.Ce qui ne va pas avec M.Barrette, c'est d'abord son approche: celle de l'affrontement.11 n'y a à peu près pas un dossier où le ministre de la Santé n'est pas en chicane avec quelqu'un.D'abord les médecins, ensuite les gestionnaires au cœur d'une réforme sans précédent, plus tard les pharmaciens qui ne comprennent toujours pas pourquoi le ministre ne respecte pas une entente qu'il a signée, et maintenant, les infirmières blessées par son opposition méprisante à la clinique SAB SA.Cette semaine encore, pourquoi n'avait-il pas discuté avec les omnipraticiens des modalités des supercliniques dont ils seront les principaux acteurs, au lieu de faire une annonce sans consulta- tion?Une autre chicane qui aurait facilement pu être évitée.Cette culture de l'affrontement provient d'une façon de concevoir le pouvoir où tout se ramène au jeu de la négociation, avec l'arsenal des méthodes propres à ce genre de rapports.Pour M.Barrette, tout devient une game dans laquelle il se délecte, avec ses demi-vérités, ses coups d'éclat, ses manœuvres d'intimidation, ses deals sous la table et parfois carrément le mensonge, comme avec les pharmaciens.11 existe d'autres modes de gouvernance, d'autres façons d'exercer du leadership, moins primaires et moins débilitantes, surtout pour quelqu'un qui exerce des responsabilités ministérielles.11 y a un coût à tout ramener à un jeu de négociations.Les faits et la rationalité prennent le bord.Dans tous les grands dossiers qu'a pilotés M.Barrette, on note l'absence de données, d'études, de chiffres qui pourraient asseoir le débat et mener aux décisions.Pas d'information complète et éclairante sur la charge de travail des médecins, aucune étude sur la rémunération et la santé financière des pharmacies, aucune comparaison sérieuse des revenus des médecins avec ceux des autres provinces.Dans certains cas, le ministre a peut-être ses chiffres, mais il les cache dans sa manche pour marquer des points, pour jouer sa game.Et pour être bien certain qu'on s'éloigne encore plus du « evidence-based policy », il a mis fin à l'existence de deux organismes capables de produire des études indépendantes.À cela s'ajoutent deux éléments aggravants.D'abord, le conflit d'intérêts permanent.Dès son arrivée en politique, on se demandait comment Gaétan Barrette réussirait à gérer tout un système après avoir défendu avec vigueur le bien-être des médecins spécialistes.La réponse?11 n'y est pas parvenu.11 y a une corrélation parfaite entre le degré d'animosité du ministre envers certains secteurs du monde de la santé et les préjugés qu'il manifestait comme président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.Ensuite, la vulgarité de son style et de son ton, à commencer par sa sortie grossière contre celle qui lui fait face à l'Assemblée nationale, Diane Lamarre.M.Barrette devrait être contrôlé.Philippe Couillard est en principe bien placé pour le faire : c'est le chef du gouvernement et, de surcroît, il a été le meilleur ministre de la Santé que nous avons eu depuis très longtemps.Mais en est-il capable ?Il existe d\u2019autres modes de gouvernance, d\u2019autres façons d\u2019exercer du leadership, moins primaires et moins débilitantes, surtout pour quelqu\u2019un qui exerce des responsabilités ministérielles.DEBATS@LAPRESSE.CA «Québec: 1,3 milliard, Ottawa: combien?», éditorial de Pascale Breton, 29 avril Une erreur historique La nonchalance du fédéral dans ce dossier est une erreur historique, tous les Canadiens devraient s'enthousiasmer du succès de Bombardier Aéronautique.Le manque de leadership de Justin Trudeau est éloquent.Tout comme dans le dossier du pipeline, il confond des intérêts politiques et des intérêts nationaux.Bombardier Transport a raté une livraison de wagons à Toronto et l'Ontario est jaloux des investissements dans Bombardier.Cette situation est totalement absurde.Ne vivons-nous pas dans le même pays?\u2014 Christian Castonguay Des familles prises en otage Il est triste de dire qu'Ottawa a manqué le bateau, ou plutôt qu'il a manqué le vol! D'un côté, le gouvernement du Québec n'a pas hésité une seconde à venir en aide à la C Series et, de l'autre côté de la rivière des Outaouais, une profonde réflexion sur l'aide à offrir.Bien sûr, Ottawa était de bonne volonté en voulant diluer les actions à vote multiple de la famille Beaudoin-Bombardier, mais ce, au détriment de 40 000 emplois au Québec liés à l'aérospatiale.C'est prendre en otages 40 000 familles.Oui, il y a sûrement eu des erreurs d'administration au sein de l'entreprise, je ne fais pas partie du conseil d'administration, donc je ne peux me prononcer.Toutefois, à titre d'actionnaire très minoritaire de Bombardier, je me dis qu'on ne peut que soutenir notre fleuron québécois.J'aime mieux savoir Bombardier entre les mains des Québécois qu'entre celles d'intérêts étrangers.On fait tout un plat avec la vente de St-Hubert à des Ontariens, imaginez la réaction devant la perte de contrôle québécoise de Bombardier au profit du gouvernement canadien.Selon moi, Bombardier a bien fait de rejeter la première offre d'Ottawa.Elle devrait même rejeter les autres offres.Maintenant que la C Series a pris son envol, il est trop tard pour que le gouvernement canadien monte à bord.\u2014 Ivan Lazarov, étudiant au Barreau de Montréal Source de fierté Je veux juste vous dire merci.Vous remettez les pendules à l'heure.Merci de nous rappeler toute l'importance de cette industrie pour l'ensemble des Canadiens.Bombardier devrait susciter davantage de fierté pour nous tous et nous devrions reconnaître le rayonnement mondial que nous procure Bombardier.Longue vie à Bombardier, source de fierté et de prospérité pour le Canada.\u2014 Adalbert Lévesque, Rivière-du-Loup « Train électrique - La Caisse n 'exigera pas de contenu canadien», texte d'André Dubuc, La Presse Affaires, 29 avril Sauver sa (che) mise Je suis d'accord avec la Caisse pour ne pas exiger de contenu canadien.Je considère qu'elle prend déjà beaucoup trop de risques financiers en s'embarquant dans ce projet.Si on exige du contenu canadien, on vient de torpiller toutes les chances de la Caisse de réaliser un profit.Je ne connais pas la situation dans le reste du Canada, mais au Québec, ce projet va se réaliser dans une période où plusieurs mégaprojets sont en cours à Montréal (pont Champlain, échangeur Turcot, etc.).11 faut donc s'attendre à ce que les entreprises de construction et les firmes d'ingénieurs québécoises soient moins enclines à baisser leurs prix.En plus, c'est bien certain que les syndicats de la construction vont profiter de ce moment pour exercer des moyens de pression de façon à augmenter substantiellement leur salaire et leurs avantages sociaux.Si la Caisse sauve sa (che) mise, ce sera beau ! \u2014 Pierre Lemelin Effets négatifs Le fait d'exiger du contenu canadien pourrait affecter négativement le rendement du projet et de la Caisse à long terme.Cependant, l'analyse des propositions pourrait tenir compte du contenu canadien.Par exemple, pour 10% de contenu canadien, on permet un prix plus haut de 1% par rapport aux autres propositions, sans mettre de pourcentage plancher.Les fournisseurs canadiens seraient avantagés un peu, mais devraient demeurer hautement compétitifs.\u2014 Paul D\u2019Anjou « Un projet pour le Québec », texte de François Legault, 29 avril Mettre l\u2019accent sur les métiers Je suis d'accord avec vous.Mais le gouvernement en place n'a pas l'école à cœur.Le Québec aura toujours besoin de plombiers, d'électriciens, d'ébénistes, de coiffeurs, de maçons, etc.11 faut mettre l'accent sur ces métiers souvent très bien rémunérés.Encore une fois, le gouvernement refuse d'apprécier ce qui se fait ailleurs.Les chiffres ont parlé, il y a moins de décrochage avec un encadrement plus rigoureux.Pourquoi s'entête-t-il à ne rien faire?Il n'a pas honte de diriger la province où il y a le plus de décrocheurs au Canada?\u2014 Francine Roy LYSIANE GAGNON gnon@lapresse.ca Mais pourquoi donc le Parti québécois s'obstine-t-il à faire la cour à Québec solidaire et à quelques groupuscules, alors que c'est du côté de la Coalition avenir Québec qu'il devrait regarder s'il veut triompher un jour des libéraux?Une fusion PQ-CAQ est certes impossible.encore que si la rationalité prévalait, les deux partis pourraient fort bien s'y résoudre.Il y a peu de choses qui les séparent, à part l'idéal souverainiste du PQ et les ego de leurs chefs respectifs.Pourtant, le PQ a beaucoup plus en commun avec la CAQ qu'avec Québec solidaire.Les deux partis sont nationalistes.Entre la CAQ de centre droit et le PQ de centre gauche, il n'y a guère de divergence socioéconomique fondamentale.Ils se partagent la majorité du vote francophone.Ils ont des organisations électorales dignes de ce nom à la largeur de la province.Imaginons, à défaut de fusion, une alliance électorale où les deux partis se répartiraient les circonscriptions, la CAQ se concentrant sur la grande banlieue montréalaise, et le PQ sur Test de Montréal et les régions.Une pareille coalition signerait probablement la La « convergence » souhaitée par le PQ est un projet bien plus absurde qu\u2019une alliance avec la CAQ.défaite d'un PLQ usé par le pouvoir.Même la question de la souveraineté n'est pas un obstacle infranchissable.François Legault a déjà été un fervent souverainiste et il suivrait le courant si jamais les sondages annonçaient qu'une majorité de Québécois est prête à envisager un autre référendum.Rares sont les fédéralistes de conviction au sein de la CAQ.En vérité, il y a davantage d'antisouverainistes à Québec solidaire qu'à la CAQ.Selon un sondage Léger, ce serait le cas d'au moins le tiers des membres de QS ! Les autres n'acceptent l'indépendance que si elle s'accompagne d'une révolution dont les Québécois ne veulent pas.La plupart des caquis-tes, par contre, sont des nationalistes pragmatiques qui partagent les préoccupations identitaires du PQ, alors que QS est en faveur du multiculturalisme.Le PQ, enfin, s'est passablement rapproché de la CAQ en se donnant un chef venu lui aussi du milieu des affaires.et dont QS a d'ailleurs bien raison de penser qu'il ne sera jamais un homme de gauche.Chose certaine, la « convergence » souhaitée par le PQ est un projet bien plus absurde qu'une alliance avec la CAQ.Québec solidaire, de toute façon, n'est pas intéressé par un rapprochement.QS exigera une métamorphose complète du PQ pour l'envisager.Même à supposer que QS daigne céder aux avances du PQ, on se demande bien ce que le PQ y gagnerait en échange.Il ne récolterait pas un vote de plus.et en se «gauchisant» pour amadouer QS, il se couperait de la majorité de l'électorat, et ses partisans modérés iraient se réfugier à la CAQ ! Proclamer, comme le fait M.Péladeau, que « le PQ n'a plus le monopole de la souveraineté » est parfaitement ridicule.Bien sûr, aucun parti politique n'a de monopole sur la pensée indépendantiste - même le PQ de René Lévesque ne l'avait pas ! -, mais le PQ reste, et de très loin, Tunique véhicule capable de porter le projet souverainiste.Malgré ses trois députés omniprésents, QS reste plafonné à environ 10 % dans les sondages (c'est encore moins le jour du scrutin: 6% en 2012, 7,6% en 2014).Ses seuls espoirs sont dans le centre et Test de Montréal.et le PQ ne voudra jamais s'exiler de la métropole.Quant à Option nationale, n'en parlons pas.En 2012, le parti, alors dirigé par une vedette montante, Jean-Martin Aussant, a récolté 1,9% du vote, pour tomber en 2014 à 0,7%.Le Parti indépendantiste?0,03 % en 2012.et en 2014, un gros total de 126 votes.Comparez avec les résultats du PQ et de la CAQ en 2014: 30% et 22%.La « convergence » souhaitée par le PQ, c'est l'histoire du buffle qui demande à la libellule et au poisson rouge de l'aider à traverser la rivière.C'est insensé. A 26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn CONCOURS PHOTO BELLES m GUEULES \t BÊTES DE VILLE PHOTO LUCY NICHOLSON, ARCHIVES REUTERS En cas de séparation, ce sera au juge des affaires familiales de trancher si aucune entente n\u2019est possible entre les deux parties sur le sort d\u2019un animal de compagnie.* Garde partagée Quand survient une séparation, qu\u2019advient-il de pitou et de minou?STÉPHANIE VALLET Agrandir la famille en adoptant un animal de compagnie est une véritable célébration pour les parents comme pour les enfants.Mais quand vient le temps de la séparation, qu'advient-il de pitou et de minou?Une étude menée au Royaume-Uni en 2005 montrait que 39% des couples en instance de divorce sont prêts à se lancer dans une bataille juridique pour la garde de leur animal.Aux États-Unis, certains avocats en ont même fait leur pain et leur beurre, à coup de slogans racoleurs comme: «Tu as la voiture, je garde le chat.» Qu'en est-il au Québec?À la fin des années 70, la garde alternée des enfants en cas de divorce faisait son apparition en Suède.Aujourd'hui, le concept est souvent recyclé quand il est question de la garde de l'animal de compagnie de la famille.À la grande différence que ce dernier ne jouit pas du même statut que les enfants aux yeux de la loi.Qui aura la garde?La question est plutôt: l'animal est-il un objet de droit ou un sujet de droit?Statut juridique Le 4 décembre dernier a été sanctionnée la Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal qui modifie entre autres le statut des animaux dans le Code civil du Québec et édicte une nouvelle loi refondue: la Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal.«Depuis que le projet de loi 54 est entrée en vigueur, les animaux de compagnie ne sont plus considérés comme des biens, mais des êtres doués de sensibilité ayant des impératifs biologiques.Cette loi donne aux animaux un statut hybride.C'est une innovation, mais seulement en matière de protection.Elle ressemble d'ailleurs beaucoup à la Loi sur la protection de la jeunesse ! Mais ça ne donne pas aux animaux de compagnie un statut de sujet de droit », répond l'avocate spécialisée en droit familial Sarah Canta.Ainsi, aux yeux des lois sur le partage des régimes matrimoniaux et la loi sur le divorce, pitou et minou restent encore des biens.« Les animaux ne sont pas devenus des personnes ou des enfants.Ces lois ne leur sont pas applicables», précise la juriste.« Les animaux domestiques vont être traités comme des vélos tout-terrain laissés à disposition des enfants d'une semaine à l'autre.Le juge va trancher par rapport à la propriété», ajoute-t-elle.En 18 ans de carrière, Me Canta n'a dû faire face qu'à deux reprises à des problèmes de garde d'animaux de compagnie lors d'une procédure de divorce.«Souvent, je n'en entends pas parler, car c'est un fardeau plus qu'autre chose.Les gens sont pris dans leurs problèmes financiers, la chicane, la garde des enfants, etc.Alors souvent celui qui reste dans la maison est celui qui garde le chien, dit-elle.«Je me rappelle un couple qui avait acheté un chien pour les enfants et un des parents voulait que l'animal suive la garde partagée, soit une semaine sur deux.L'autre parent refusait.D'habitude les gens s'arrangent à l'amiable.La plupart du temps, c'est la seule chose sur laquelle ils s'entendent », ironise Me Canta.Si aucune entente n'est possible entre les deux parties, ce sera au juge des affaires familiales de trancher, tout comme il le ferait pour la jouissance d'un service à thé.TÉMOIGNAGE «On a adopté Bo il y a presque quatre ans.Le chien dès le début a démontré un attachement plus fort à moi, même s\u2019il était très proche de mon ex-mari.Je me suis toujours dit que si on devait se séparer un jour, le chien et le chat me suivraient, car ils sont inséparables.Mon ex a été d\u2019accord, car il sait que je suis plus disponible pour m\u2019occuper d\u2019eux.Nous sommes restés en bons termes et nous vivons à proximité, alors ça été naturel que nous nous partagions la garde du chien.J\u2019ai accepté pour garder la paix et avoir un petit break de temps en temps.Je fais entièrement confiance à mon ex pour prendre soin de lui.Mais c\u2019est un peu mélangeant pour Bo.Il mange moins quand il est chez lui et il est très colleux quand il revient chez moi.Mais il commence à s\u2019y faire» \u2014 Luciana*, en instance de divorce * Prénom fictif.Pour se confier en toute liberté, Luciana a requis l\u2019anonymat.« Depuis que le projet de loi 54 est entrée en vigueur, les animaux de compagnie ne sont plus considérés comme des biens, mais des êtres doués de sensibilité ayant des impératifs biologiques.» \u2014 Sarah Canta, avocate spécialisée en droit familial CONCOURS PHOTO BELLES GUEULES Qui seront les prochaines vedettes du calendrier Mondou 2017?Faites-nous parvenir la plus belle photo de votre chat ou de votre chien pour courir la chance de gagner une carte-cadeau Mondou d\u2019une valeur de 500$* et de voir votre photo publiée dans le calendrier Mondou 2017.Inscrivez-vous d\u2019ici le 19 mai à auditions.mondou.com 'Détails et règlements en magasin et àauditions.mondou.com mondou "]
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