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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-04-16, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 uni y LA PRESSE LA LISTE DE NOTRE INVITÉ GUY JODOIN PAGE 20 ARTS CINÉMA MARC CASSIVI LE VRAI DU FAUX PAGE 19 ELISE GUILBAULT LANTI-JULIETTE PAGE 15 FESTIVALS DE MUSIQUE ABOUT DE SOUFFLE?Le festival Coachella lance la saison musicale extérieure ce week-end.La lune de miel des festivals extérieurs semble toutefois sur le point de se terminer avec des signes évidents de saturation du marché.Des médias et mélomanes déplorent le fait que les programmations se ressemblent de plus en plus.Sans compter kque des vétérans comme Osheaga voient des concurrents entrer dans la mêlée.Etat des lieux.UN DOSSIER D\u2019ÉMILIE CÔTÉ EN PAGES 10 ET 11 PHOTOMONTAGE JOHAN BATI ER, LA PRESSE wm £3 EXPOSITION À POINTE-À-CALLIÈRE DU 16 FEVRIER 2016 AU 8 JANVIER 2017 FRAGMENTS D\u2019HUMANITE ARCHÉOLOGIE DU QUÉBEC Pointe-à-Callière Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Vieux-Montréal (Québec) pacmusee.qc.ca ~11+|\tet Communications Canada Québec™ INTERCONTINENTAL. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiin ARTS Occupation rouble ASSOIFFES UNE SAISON OU REPERTOIRE ET CRÉATION S\u2019ATTIRENT ! BILLETTERIE 514 255-8974 DENISE-PELLETIER.QC.CA Québec Partenaire de saison duceppe.com *5?Dans un souper d'amis, si vous glissez, de façon faussement innocente, que vous êtes to-ta-le-ment accro à la passionnante télésérie Occupied, vous allez marquer une quantité phénoménale de points chez vos convives bobos.Parce que c'est une série norvégienne et que la Scandinavie, allô, tout le monde capote sur les meubles danois, le minimalisme suédois et la cuisine nordique sauvage qui goûte la racine de sapin.Parce que le scénario dérive d'une idée de la star du polar Jo Nesbo, auteur des livres à succès L'homme chauve-souris, Le bonhomme de neige et Le léopard.Parce que ça joue sur Netflix (le câble, c'est tellement 1997, n'oubliez jamais ça).Et surtout, parce que c'est diablement efficace, intelligent et captivant.C'est le genre de production de qualité supérieure - et à gros budget - qui devrait inspirer les créateurs d'ici.Occupied, un peu comme l'excellente série danoise Borgen, nous montre une réalité Scandinave bien locale, qui aborde des enjeux universels lui permettant de pénétrer dans tous les téléviseurs et ordinateurs de la planète.Alors, Occupied - offert en norvégien avec sous-titres anglais, je préfère vous en avertir - est un thriller géopolitique d'anticipation.Le premier épisode plante rapidement l'intrigue: à Oslo, le charismatique premier ministre, un environnementaliste pur et dur, stoppe complètement la production nationale de pétrole et de gaz naturel afin de freiner le réchauffement de la planète.Dorénavant, la Norvège ne carburera qu'aux sources d'énergie renouvelables, martèle-t-il.Évidemment, cette décision draconienne bouscule l'échiquier sociopolitique mondial, car l'ultra riche Norvège regorge d'or noir et la fermeture de ses robinets plonge l'Europe dans une crise aiguë.Solution?Les leaders de l'Union européenne, désemparés et paniqués, sollicitent l'aide de la Russie pour orchestrer une invasion à la fois douce et ferme, qui relancera le forage en Norvège.Soit les Norvégiens acceptent cette occupation forcée, soit ils déclenchent la guerre contre la Russie.C'est l'un ou l'autre.À partir de cet instant, les tensions montent et l'action à la Homeland décolle.Le premier ministre norvégien est enlevé par des agents secrets russes, qui lui font ravaler son joli discours écolo.L'ambassadrice de la Russie à Oslo, la mystérieuse Irina Sidorova, en mène de plus en plus large, même au sein des corps policiers locaux.Les AVEC GUVLAINE TREMBLAY ET HENRI CHASSÉ UNE PRESENTATION Hydro Québec «[.] texte patrimonial puissant, interprétation magistrale, mise en scène précise magnifiant ce classique nécessaire.C\u2019est du beau, du délicieux, du pénétrant.» FABIEN DEGLISE, LE DEVOIR « Fabuleuse Guylaine Tremblay.Touchant Henri Chassé.Émouvant Michel Poirier.#must » GUY A LEPAGE SUR TWITTER « Cette production ressemble à une production absolument parfaite, une des productions les plus fortes que j\u2019ai vues de ma vie.On y croit dès les premières secondes de la pièce.» JEAN-SÉBASTIEN GIRARD, LA SOIRÉEESTENCOREJEUNE, ICI RADIO-CANADA « Guylaine Tremblay reprend avec brio et émotion le rôle créé il y a 18 ans par Rita Lafontaine.ses monologues sont bouleversants.» MARIO CLOUTIER, LA PRESSE « La fin arrache des larmes par la beauté d\u2019un hommage d\u2019un fils à sa mère.[.] Guylaine Tremblay nous a fait rire, nous a fait pleurer.» ÉMILIE PERREAULT, PUISQU\u2019IL FAUT SE LEVER, 98,5FM « Une performance qui nous a fait passer des rires aux larmes [.] Chapeau aux comédiens et au metteur en scène.» FRANCINE GRIMALDI, SAMEDI ET RIEN D\u2019AUTRE, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX La télésérie Occupied, offerte en norvégien avec sous-titres anglais, est un thriller géopolitique d\u2019anticipation.Et c\u2019est diablement efficace, intelligent et captivant.le jeudi 28 avril à 22h.Si vous n'êtes pas à jour avec ces filles de Brooklyn, rabattez la couverture de votre tablette tout de suite, merci.Cette série créée, écrite, réalisée et jouée par Lena Dunham a pris beaucoup de maturité, ses personnages aussi.Shoshanna (Zosia Mamet) habite au Japon et réorganise ses priorités, quasiment avec la méthode Marie Kondo.Marnie (Allison Williams) s'apprête à épouser son copain musicien.Hannah (Lena Dunham) enseigne toujours au même endroit et habite avec son amoureux, tandis que la hippie Jessa (Jemima Kirke) s'est découvert une vraie passion: la psychologie.Enfin, tout ne tourne plus nécessairement autour de Hannah, la plus égocentrique des quatre amies.Les trois autres copines occupent plus de temps à l'écran, ce qui nous permet d'approfondir leurs histoires et de mieux comprendre pourquoi elles agissent comme des enfants gâtées.C'est beaucoup moins fâchant et désagréable à visionner, mettons.Russes s'infiltrent sur les plateformes et repartent le pompage.Une mesure temporaire, répète, comme un mantra, le premier ministre norvégien.Sans qu'aucune bombe n'explose, l'étau se resserre de façon sournoise autour de la population norvégienne, qui ne sait plus comment réagir.Se révolter ou collaborer avec l'ennemi qui se faufile partout dans la capitale?En même temps, la présence russe ne bouscule aucunement le quotidien des habitants d'Oslo.C'est ce qui rend Occupied encore plus pernicieux : comment réagirions-nous, par exemple, si les Américains s'emparaient de nos barrages hydroélectriques un peu à notre insu?Heureusement, il y a un journaliste tenace qui ne se laisse pas embobiner par les beaux discours officiels.Rapidement, ce reporter sera aspiré dans une histoire d'espionnage impliquant le Kremlin de même que sa propre femme, qui exploite un restaurant fréquenté par des Russes aux poches profondes.Les images d'Occupied sont superbes et les paysages de la Norvège ressemblent beaucoup aux nôtres.Cela fait vraiment du bien d'entendre des personnages parler plusieurs langues (suédois, norvégien, anglais ou russe) sans que cela pose de problème.Vive les séries ambitieuses et décomplexées.Chacun des 10 épisodes d'une heure d'Occupied porte le titre d'un mois de l'année, illustrant parfaitement la gradation dans le niveau d'oppression des citoyens.C'est vraiment très bon.Girls en feu J'ai vu les huit premiers épisodes de la cinquième saison de la comédie grinçante Girls, actuellement en ondes sur HBO Canada, et j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ça.Pour votre info, ARTV ouvre le quatrième chapitre de Girls DIRECTION ARTISTIQUE CLAUDE POISSANT r a THEATRE DENI5E-PELLETIER LE TIMIDE À LA COUR DE TIRSO DE MOLINA MISE EN SCÈNE ALEXANDRE FECTEAU DE GEORGE ORWELL MISE EN SCÈNE EDITH PATENAUDE DE WAJDI MOUAWAD MISE EN SCÈNE BENOÎT VERMEULEN L AVARE DE MOLIERE MISE EN SCÈNE CLAUDE POISSANT ABONNEZ-VOUS CALQ < À M HUGO DUMAS CHRONIQUE ENCORE UNF i FOIS, SI n VOUS SUPPLEMENTAIRES 10-11-12 MAI DE MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE DE MICHEL POIRIER placedesarts.com H Télé-Québec LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS L\u2019escalier volé NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Peu de gens se souviennent de Spirit, groupe rock californien fondé en 1967 par le guitariste Randy California et par son beau-père Ed Cassidy.Je ne voudrais pas me vanter, mais moi, je me le rappelle comme si c'était hier.Et ce dont je me souviens avec acuité, c'est d'avoir couru acheter le premier album éponyme de Spirit, paru en 1968, après avoir entendu une chanson à la radio.Je me souviens aussi d'avoir usé l'album jusqu'à son dernier sillon tant ses musiques et chansons, savant mélange de jazz, d'arrangements sophistiqués et de rock psychédélique, étaient un pur enchantement pour mes oreilles adolescentes.Des pièces comme I Got a Line On You et, plus tard, Nature's Way ont été, avec les albums des Doors, la trame sonore de mon adolescence.J'ai gardé une affection particulière pour Fresh-Garbage, une toune écolo avant l'heure qui était suivie de peu, sur ce premier album, par Taurus, une pièce acoustique vaguement médiévale et sans grand éclat.J'avoue que mon amour pour Spirit fut marqué par l'infidélité.Il y avait tellement de bonne musique à l'époque que c'était difficile de résister à la vague de nouveaux groupes qui déferlait à la radio tous les jours.C'est ainsi que très vite, j'ai remplacé mon groupe fétiche par le nouveau venu de l'heure: Led Zeppelin.Même si je trouvais la musique de Led Zep un peu trop pesante à mon goût, son concert au Forum de Montréal au début des années 70 fut à coup sûr le concert le plus inspirant et le plus tripant qu'il m'a été donné de vivre dans ces années-là.Je me revois descendre du troisième niveau et arriver sur le parterre au moment où les premiers accords de Stairway to Heaven ont résonné dans l'enceinte illuminée par des milliers de briquets Bic.Comme tous les fans de Led Zep, j'étais loin de me douter que cette pièce iconi-que, qualifiée de plus grand hymne rock de tous les temps, ferait l'objet d'un procès pour plagiat 46 ans plus tard.Et que ce procès ramènerait à mon bon souvenir Spirit, mon groupe fétiche.Pourtant, c'est ce qui va se produire le 10 mai au sein d'une cour de justice américaine dans une cause opposant la succession de Randy California aux présumés plagiaires Jimmy Page et Robert Plant de Led Zeppelin.La cause n'est pas nouvelle.Certains proches de Randy California affirment que, peu de temps avant sa mort par noyade en 1997, le guitariste se plaignait amèrement du fait que Led Zeppelin lui avait volé une chanson et s'était enrichi à ses dépens.On imagine qu'il devait s'en plaindre depuis des décennies.D'autant plus que Taurus a été composée en 1967, trois ans avant Stairway to Heaven.Pis encore : les deux groupes ont fait des tournées ensemble dans ces années-là, mais c'est Spirit qui était le groupe vedette alors que Led Zep devait se contenter de faire sa première partie.Drôle de revirement quand on pense que Led Zep est devenu un groupe légendaire alors que Spirit a plus ou moins été rayé de la carte.Aujourd'hui, lorsqu'on écoute les deux pièces l'une à la suite de l'autre, les ressemblances musicales et harmoniques sont plus que frappantes.Elles sont choquantes.Je vois mal comment un jury pourrait en venir à la conclusion qu'il n'y a pas eu plagiat.En même temps, si je retourne dans le passé, je suis obligée d'admettre que moi, la grande fan de Spirit, moi qui connaissais leur premier album par cœur, je n'ai pas vu ou entendu à ce moment-là de ressemblance entre Taurus et Stairway to Heaven.Et ce n'est pas parce que j'en fumais du bon et que les musiques de l'époque se fondaient et se confondaient dans le magma de mon esprit adolescent.Non.C'est plutôt que l'ambiance et l'intention des deux pièces sont diamétralement opposées.Reste que ce que Jimmy Page a fait avec le fruit de son vol demeure une grande chanson.Comme s\u2019il avait réussi à extraire l\u2019or de la mine creusée et découverte par le guitariste de Spirit.i RICHARD SÉGUIN Encore sur la route PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE «Je suis à l\u2019aise de vieillir dans la tradition folk.Le folk te permet d\u2019être plus nuancé, de moins crier, de laisser toute son importance au texte.Tu retournes à la racine de la chanson », dit Richard Séguin.MARC CASSIVI COUP DE GUEULE Le nouvel album de Richard Séguin, Les horizons nouveaux, sort vendredi prochain.Un 17e album studio aux airs folk, sous le thème de l'ouverture à l'autre, qui deviendra le prétexte d'une tournée québécoise à compter de septembre.Discussion sur l'évolution de l'industrie du disque avec un artiste qui a plus de 45 ans de carrière.Ça fait 10 ans qu\u2019on s\u2019est vus ! C\u2019était dans une émission [animée par Suzanne Lévesque à Télé-Québec] avec Dany Laferrière et Hélène Pedneault.On se voit tous les 10 ans.La première fois que je t\u2019ai interviewé pour La Presse, c\u2019était en 1995.Tu avais 43 ans, l\u2019âge que j\u2019ai aujourd\u2019hui.Le temps passe! Justement, je voulais te parler de l\u2019évolution de l\u2019industrie du disque.Tu as connu l\u2019époque faste où il se vendait beaucoup de disques.J\u2019ai connu le vinyle, le passage au CD et au MP3.Et je lisais cette semaine qu\u2019on envisage les hologrammes en France! Juste pour nous décourager encore plus.[Rires] C\u2019est sûr qu\u2019il y a eu un grand chambardement et qu\u2019on ne sait pas trop comment réagir, mais tout le monde fait front commun: la SOCAN, la SPACQ, l\u2019ADISQ.Tout le monde fait valoir qu\u2019il faut qu\u2019il y ait une répartition plus équitable.Le gros câble passe, mais il n\u2019y a pas de redevances pour les artistes.Tout le monde est conscient de ça.Il faut que les artistes soient justement rémunérés.Je lisais dans Le Devoir que l\u2019an dernier, Jean Leloup a reçu moins de 30 $ pour les 540 000 écoutes de la chanson Paradis City sur Spotify.C\u2019est très difficile.C\u2019est pour ça que l\u2019on devient des maîtres de l\u2019imagination fertile.Parce que l\u2019on veut que sur disque, ça corresponde à ce que l\u2019on entend dans notre tête, avec le même nombre de musiciens.Il faut faire des compromis dans la production?Je te dirais qu\u2019on est obligés d\u2019y penser.Si je voulais avoir une section de cuivres, il faudrait que je trouve des alternatives.D\u2019un autre côté, ça nous oblige à être imaginatifs.J\u2019ai maintenant mon studio à la maison.Je fais mes voix à Saint-Venant quand je veux.Le temps est moins stressant [que dans un studio loué].Ça m\u2019est arrivé de faire des sections complètes de voix qui ont ajouté quelque chose qui n\u2019était pas prévu à une chanson.La toute première fois que je t\u2019ai interviewé, c\u2019était pour le journal de mon cégep, à l\u2019époque d\u2019Aux portes du matin.Tu en as vendu 140 000 exemplaires.J\u2019ai vu Louis-Jean Cormier en spectacle il y a deux semaines et il a reçu un disque d\u2019or pour 40 000 exemplaires vendus.On ne parle plus de la même chose.Tout ce rapport-là a changé.Le disque est devenu une carte de visite.Même pour une Bonnie Raitt aux Etats-Unis.On vend moins de disques, on tourne moins à la radio parce qu\u2019on ne correspond pas au son recherché.C\u2019est une période nébuleuse.Je trouve que le lieu de refuge pour nous tous, ça reste encore la scène.La scène, c\u2019est vraiment le plus beau cadeau qu\u2019on fait à la chanson.C\u2019est encore le lieu sacré pour rencontrer le public et être en communication et en communion avec lui.Je m\u2019aperçois que tout le monde développe des scènes parallèles aux grands circuits.C\u2019est difficile en chanson d\u2019aller rejoindre son public.Mais il y a plein d\u2019initiatives qui vont dans ce sens.On ne peut pas empêcher cette pulsion-là de vouloir jouer.Tu as eu la chance de toujours avoir un public fidèle pour tes spectacles.On s\u2019est adaptés aussi.Il y a eu des temps où la chanson était boudée.À chaque lendemain de référendum, la chanson a pris un coup.On retournait dans les petits cafés et les petites boîtes tenues par des solitaires qui tiennent la culture à bout de bras dans leur région.On s\u2019adaptait.On y allait avec un ou deux musiciens.Et quand ça allait mieux, on repartait avec un groupe.Mais c\u2019est fini pour moi, les tournées où on est 12 sur la route.Je ne peux plus me permettre ça.C\u2019est lourd, et il n\u2019y a plus autant de salles pour nous accueillir.As-tu aussi adapté ta musique à cette réalité-là?J\u2019écoute ton disque et le folk domine.Je suis à l\u2019aise de vieillir dans la tradition folk.Le folk te permet d\u2019être plus nuancé, de moins crier, de laisser toute son importance au texte.Tu retournes à la racine de la chanson.C\u2019est un équilibre organique pour moi de vieillir dans le folk et de me rapprocher de mon instrument.Je te ramène aux ventes de disques.Je lisais cette semaine que, pour la première fois depuis 1998, il y a eu une augmentation des ventes de musique l\u2019an dernier, grâce aux revenus du streaming.En même temps, les ventes de musique correspondent à la moitié de ce quelles étaient à leur apogée, en 1998.Tu as connu cet âge d\u2019or.Je trouve du réconfort dans le fait qu\u2019il y a des gens dans les salles.C\u2019est sûr qu\u2019on adapte nos salles! [Rires] Ça me fait rire parce que tout le monde a déjà dit: «Je vais faire un spectacle intimiste dans une petite salle pour être plus près de mon public.» Sous-entendu: il faut que je fasse de plus petites salles parce que ça marche moins bien.La première fois que je t\u2019ai vu en show, c\u2019était au Forum [pour l\u2019ouverture des FrancoFolies de 1992, avec Charlebois, Ferland, Beau Dommage, les sœurs McGarrigle, etc.].Ça vient par vagues.En ce moment, l\u2019humour marche Taurus est une pièce acoustique à la limite de la discrétion et peut-être même de la mollesse, qui est intéressante sur le plan mélodique, mais qui manque d'énergie, s'écoute et s'oublie aussi vite.Stairway to Heaven est, comme son titre l'indique, une ascension vers le ciel, vers le nirvana, vers les sommets pavés d'or de cette femme, personnage central de la chanson, qui pense que tout s'achète et qui découvre le vide de sa quête matérialiste.Il est possible qu'en entendant le refrain de Randy California, Jimmy Page l'ait inconsciemment enregistré mentalement avant de l'apprêter à sa manière quelques années plus tard.Il est possible aussi (et peut-être plus probable) qu'il l'ait volontairement plagié en se disant que personne ne s'en rendrait compte, ce qui fut le cas pendant de nombreuses années.Reste que ce qu'il a fait avec le fruit de son vol demeure une grande chanson.Comme si Jimmy Page avait réussi à extraire l'or de la mine creusée et découverte par le guitariste de Spirit.Cela n'excuse pas le vol, s'il a bel et bien eu lieu.Cela nous rappelle seulement que les grandes œuvres d'art qui nous font monter au septième ciel naissent parfois par accident ou par exprès, au pied de l'escalier menant au soubassement.bien en salle; la chanson moins bien.Tout le monde cherche à s\u2019adapter.C\u2019est correct.Je n\u2019ai pas de réponse.On voit les statistiques, on constate le déséquilibre immense.Il y a aussi une profusion de musique.Tu as 15 000 chansons dans ton iPod que tu n\u2019as pas le temps d\u2019écouter.Les gens achètent du temps.Tu remplis ta bibliothèque de livres que tu ne liras pas parce que tu as l\u2019impression de meubler le temps.La scène donne une réponse à notre angoisse.C\u2019est le lieu le plus réconfortant pour les auteurs.Et elle déjoue tout ce que l\u2019industrie peut essayer de faire pour contourner les règles.Tu as déjà été un roi de la radio.Tes chansons jouaient partout.C\u2019est moins le cas.Ça fait longtemps que j\u2019ai eu une réponse radiophonique.C\u2019est sûr que j\u2019espace les albums aux cinq ans.Quand je rencontre la jeune génération, il y a une question qui les préoccupe beaucoup: comment on fait pour durer?Il y a une angoisse d\u2019être oublié après deux ou trois albums.On a une frénésie de la nouveauté, qui se consomme tellement rapidement.Il y a un danger de l\u2019interchangeable, quand on parle de La voix ou de Star Académie.C\u2019est la pire des choses pour un artiste.Tu n\u2019as pas le temps de développer ta propre psyché et d\u2019établir un réel contact avec les gens; déjà tu te sens dépassé par d\u2019autres après un an et demi.Ce n\u2019est pas normal.Tu as des conseils à donner à cette jeune génération?J\u2019ai 64 ans.Je poursuis ma route en parallèle.Je n\u2019ai pas de conseils à donner vraiment, sinon de trouver sa propre voie.AyT Vv?ts?¦ J- ¦ ft a ; mm FOLK RICHARD SÉGUIN LES HORIZONS NOUVEAUX SPECTRA MUSIQUE SORTIE LE 22 AVRIL 4 A RTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 Pointe-Calumet renoue avec le showbiz mm ¦%r Les\t& lettres\tJj ESPACE GO & Centre Dramatique National de Haute-Normandie dEvelyne de la Chenelière d Ovide THEATRE ESPACE GO 4890, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉAL BILLETTERIE: 5(4 845-4890 ESPACEGO.COM transat PARTENAIRE DE SAISON m i Hydro L Québec 10, RUE SHERBROOKE O.M ST-LAURENT BILLETTERIE: 514 285-4545 #metbleu2016 Tes ?«tans'Cl.4P * HUGO PILON-LAROSE Après avoir reçu l'été dernier la vedette d'Insta-gram Dan Bilzerian, puis la sœur de Kim Kardashian, Kylie Jenner, le Beachclub accueillera le 25 juin prochain la starlette Paris Hilton, de passage au Québec à titre de DJ.En entrevue avec La Presse, le propriétaire du « plus grand club extérieur en Amérique du Nord », Olivier Primeau, peinait à contenir son excitation.Son équipe et lui ont mis près d'un an à conclure une entente avec le clan Hilton.« Paris Hilton n'est pas la fille la plus populaire au monde, mais tu peux demander qui elle est à 99 % des gens à Montréal et ils le sauront.C'est très mainstream, ça va faire parler de nous et c'est ça qu'on veut, explique le jeune homme d'affaires.En plus d'être une vedette, elle est aussi DJ.On fait d'une pierre deux coups.» DJ depuis 2012 Hilton, qui se décrit elle-même comme une «Barbie de raves », n'a pas connu un début de carrière de DJ sans écueil.En 2015, trois ans après ses premières apparitions derrière les platines, une pétition a même circulé sur les réseaux sociaux afin qu'un festival de musique, le Summerfest de Milwaukee, l'enlève de sa programmation.« J'ai travaillé tellement fort depuis cinq ans.Je pense que je me suis vraiment améliorée.Parce que je suis Paris Hilton, les gens présument que je ne suis qu'une fille riche, a déclaré l'arrière-petite-fille du fondateur de la chaîne d'hôtels Hilton l'an passé au magazine Billboard.Ils ne comprennent pas que je suis allée dans des raves depuis que j'ai 15 ans.J'aime la musique.J'aime amuser les gens.J'aime faire la fête.J'aime passer du bon temps avec les gens.» «Être une DJ [me convient parfaitement].Le jour, je suis une femme d'affaires: je voyage partout dans le monde, je travaille avec différents produits et différentes marques.Puis, le soir, je deviens une DJ pour tous mes fans et je m'éclate », a-t-elle ajouté.L\u2019échec Justin Bieber Cette année, plutôt que de louer sa salle à un promoteur, Olivier Primeau et l'équipe du Beachclub ont décidé de produire eux-mêmes leurs événements, ce qui comprend les visites du gratin hollywoodien à qui l'on doit parfois répondre à la question « Pointe What?».« Quand [les DJ] annoncent leurs dates de tournées, c'est marqué Miami, Ibiza, L.A., puis Pointe-Calumet ! Nous avons une grande notoriété », laisse entendre le propriétaire.L'an passé, le Beachclub a toutefois fait parler de lui sur la scène internationale pour une nouvelle négative.Après avoir annoncé en grande pompe la venue du chanteur canadien Justin Bieber, pour qui on avait construit un « skatepark » et acheté des Découvrez plus de 233 événements et 242 auteurs à metropolisbleu.org 11 AU 17 AVRIL 2016 Macha Limonchik Anthony Weiss Dear Criminals PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRES Vedette le jour, Paris Hilton se fait DJ le soir et sera de passage au Beachclub le 25 juin.« Nous changeons notre système de son, que nous voulons plus performant et moins dérangeant pour les voisins », a affirmé Olivier Primeau, qui dit vouloir éviter une bataille comme celle que se livrent Saint-Lambert et Montréal pour le contrôle du bruit émanant du parc Jean-Drapeau lorsque des festivals s'y installent.En plus de Paris Hilton - il en coûtera de 30 à 80$ pour assister à sa prestation -, le Beachclub espère attirer deux autres vedettes internationales à l'été.Le 28 mai prochain, pour son deuxième week-end de la saison, le roi de 1 'electronic dance music, David Guetta, se produira également à Pointe-Calumet.Consultez le site du Beachclub : beachclub.com litres de champagne, ce dernier a annulé l'événement le jour même, alléguant une rupture de contrat.Depuis, le club a cessé sa relation d'affaires avec le promoteur qui s'occupait de réserver les « stars » internationales.«Je ne peux dévoiler combien nous coûte la venue de Paris Hilton, mais je peux dire qu'elle coûte cher et que c'est sûr qu'elle va venir parce que je l'ai déjà payée », a affirmé Olivier Primeau, ajoutant, quelques minutes plus tard, qu'elle coûtait « entre ce qu'avait [demandé] Dan Bilzerian et Kylie Jenner ».Selon TMZ, Jenner aurait été payée 200 000$ pour sa journée au Beachclub.Le cachet de Dan Bilzerian n'a pas été révélé.Toujours en phase d\u2019investissements Pour cette deuxième saison d'exploitation depuis qu'il a acheté le Beachclub à l'hiver 2015, Olivier Primeau se dit toujours en phase d'investissements, même s'il a dépensé plus de 1 million en rénovations sur son site l'an dernier.À l'été, le plus gros changement ne sera peut-être pas très visible pour les clients, explique-t-il, mais ceux qui tendent l'oreille (et surtout les voisins!) remarqueront une différence.ÉVÉNEMENT UTTÉRAIRE, j?ri KteTAp S LUE MET METROPOLIS DIEIfr PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Depuis qu\u2019il a acheté le Beachclub à l\u2019hiver 2015, Olivier Primeau a investi plus de 1 million en rénovation sur son site situé à Pointe-Calumet.ESPACE avril Canada TourisMe/ MomreaL ® beaver tix ES] Qp ^Concordia Québeci \u201cQuébec SS Montréal© CBC \u2022{{»\u2022 Radio-Canada amazonca i Ambasàid.na hÉkreann \u2019 Embassy of Ireland Ambassade d'Irlande Ottawa LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS THÉÂTRE TELEVIZIONE A la guerre comme à la guerre MARIO CLOUTIER CRITIQUE ?Vi Un texte bouillonnant porté par quatre acteurs polyvalents.La Televizione de Sébastien Dodge vise large et fait mouche plusieurs fois.Le prolifique Sébastien Dodge utilise la Televizione pour se lancer dans une charge contre la société de consommation, du divertissement et de l'exploitation de la nature et de l'homme par l'homme.La télévision est ici un prétexte, une métaphore qui permet au récit de couvrir plusieurs décennies de l'histoire contemporaine, allant de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la téléréalité de nos jours.L'histoire commence avec des soldats allemands en Italie, se poursuit en Éthiopie et se termine dans un studio de télévision, siège suprême de la dictature de l'ignorance, ou, comme dirait Alain Deneault, de la médiocratie.Tout ça au nom de la démocratie et de la liberté à saveur de chewing gum.La vérité prend plusieurs noms ici : propagande, publicité, marketing, vente.Les impérialistes décriés ne sont pas américains, mais bien de beaux et forts Canadiens au service de la multinationale Baroque Gold.Fine satire Les calembours et les jeux de mots abondent.Pas toujours du meilleur cru.Mais Sébastien Dodge nous surprend en utilisant davantage la matière du langage, le rythme, oui, la poésie des mots qui l'aident à pousser plus loin son exploration de l'absurde.La satire s'avère plus fine, abordant parfois les rives du surréalisme.À la mise en scène et à la scénographie, on fait son possible avec peu.Ce sont surtout l'énergie et le talent des acteurs - David-Alexandre Després, Mathieu Gosselin, Louis-Olivier Maufette et Marie-Ève Trude - qui soutiennent l'intérêt et accrochent un sourire jaune mais presque constant à la figure des spectateurs.Certaines répliques lourdes ou creuses tombent comme des bombes: «Je voulais tuer les gens pour qu'ils se libèrent », « Tout ce qui compte dans la vie, c'est le raffinement », «C'est le meilleur Reich du monde ».En concordance avec le texte et la direction de Sébastien Dodge, les quatre complices creusent inlassablement les malaises de la superficialité qui cache le vide, du divertissement qui fait oublier l'exploitation des ressources et des peuples, notamment en Éthiopie, du mensonge des bons versus les méchants, de l'hypocrisie des médias, de Danse Une première et un Prix du GG pour Marie Chouinard Marie Chouinard a été doublement consacrée dans la journée de jeudi dernier.A l\u2019invitation de la Martha Graham Dance Company, la chorégraphe québécoise a présenté l\u2019une de ses créations en première mondiale jeudi soir au New York City Center (en reprise ce soir).Son ballet de 20 minutes Inner Ressources a été interprété par huit danseurs de la prestigieuse compagnie new-yorkaise, qui fête ses 90 ans ces jours-ci.Marie Chouinard figure également parmi les lauréats des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, annoncés jeudi matin au Centre Phi de Montréal.La dramaturge Suzanne Lebeau, le chanteur Michael Bublé, le producteur Robert Lantos, le ténor Ben Heppner, le philanthrope John D.McKellar et l\u2019auteure-compositrice-interprète Susan Aglukark ont également été récompensés.\u2014 Frédéric Murphy, d\u2019après La Presse Canadienne la violence et de la cruauté de tous.C'est à ce moment-là que le propos dérange vraiment; c'est ici qu'il touche à la vulnérabilité.Satirique, burlesque, clownesque même, admirateur de la commedia dell'arte, Sébastien Dodge se permet de fouiller plus loin derrière le rire.11 effleure son plein potentiel en catalysant une colère de plus en plus pertinente.Au Quat\u2019Sous jusqu\u2019au 28 avril Bell présente les FRANCOFOUES DE MONTRÉAL VIBREZ AU RYTHME RES FRANCOS ! en collaboration avec 985 Rage ® LES GRANDS SPECTACLES Bell 20 H SPECTACLE D\u2019OUVERTURE en collaboration avec SPECTACLE DE CLOTURE VENDREDI 10 ET SAMEDI 11 JUIN Maison symphonique de Montréal SAMEDI 18 JUIN Maison symphonique de Montréal UNE CREATION ORIGINALE DES FRANCOFOLIES DE MONTREAL (lAlVSIMIlTKi SYwIIOMOlf AVEC L\u2019ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL SOUS LA DIRECTION DE SIMON LECLERC V, # DIANE DUFRESNE INTEMPORELLE Un temps pour elle Premiere partie ARTHUR H Deuxieme partie JANE BIRKIN PIERRE LAPOINTE, DIANE TELL, CATHERINE MAJOR, BETTY BONIFASSI, MARIE-PIERRE ARTHUR, JORANE, ALEXANDRE DESILETS, CHARLOTTE CARDIN, MARIE DENISE PELLETIER, JENNY SALGADO ET DIANE DUFRESNE ETL\u2019OSM INTERPRETENT HISTOIRE DE MELODY NELSON ET L\u2019OSM INTERPRETENT LE MEILLEUR DE GAINSBOURG DIMANCHE 12 JUIN Salle Wilfrid-Pelletier VENDREDI 17 JUIN Théâtre Maisonneuve, PdA MARIO PELCHAT Et maintenant.Bécaud MERCREDI 15 JUIN Théâtre Maisonneuve, PdA 21 H en collaboration Première partie: I.D.A.L.G en collaboration avec ici iffii musioue VENDREDI 10 JUIN Métropolis SAMEDI 11 JUIN Métropolis Première partie: MON DOUX SAIGNEUR LES TROIS ACCORDS BERNARD ADAMUS , N Première partie: D\"TRACK OXNO PUCCINO JEUDI 16 JUIN Métropolis SAMEDI 18 JUIN Métropolis 10UISE Premières parties 14\tJUIN LA BRONZE 15\tJUIN RADIO ELVIS MARDI 14 ET MERCRED115 JUIN Métropolis VENDREDI 17 JUIN Métropolis \t\t\t\t \t\t|9|\t\t 1598 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE La renaissance de Lara Fabian PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE «J\u2019ai eu cette belle occasion de me joindre à Warner, dit Lara Fabian.Ils ont accepté de rentrer dans ma logique de récits authentiques.Aujourd\u2019hui, personne ne me demande de mettre une minijupe ! À la fin des années 90, on était dans une démarche très différente dans les maisons de disques.» STÉPHANIE VALLET De passage à Montréal pour lancer la version « collector » de son album Ma vie dans la tienne, Lara Fabian a profité de sa visite pour annoncer une tournée de spectacles au Québec en 2017.Entretien avec la plus québécoise des chanteuses belges.Ma vie dans la tienne marque votre retour après une des plus grandes épreuves de votre carrière: la perte de votre audition.Dans la chanson Relève-toi, vous dites «tomber de haut pour mieux renaître».Est-ce l\u2019album de la renaissance?Cet album a été écrit comme on se raconte sans filtre et sans autre objectif que celui-là.Est-ce au moment où on arrête de tout intellectualiser qu\u2019on renaît?Je crois que oui.Essayer de réitérer un succès fait oublier l\u2019instinct premier avec lequel on écrit de la musique.Avant que le succès ne me happe et ne me fasse faire cet incroyable voyage en sinusoïde, je descendais dans mon sous-sol en pyjama pour aller raconter des histoires qui avaient pour unique objectif de me mettre en lien avec les autres.Le jour où on a du succès, on entre dans ce labyrinthe hautement intellectualisé.Ma vie dans la tienne, c\u2019est le moment où, assise en silence après mon accident auditif, j\u2019ai eu ce petit signe qui me disait d écrire juste pour dire ce que je ressens.C\u2019est se reconnecter à soi, comme on renaît.Que s\u2019est-il passé?Avez-vous eu peur de ne plus jamais chanter?Cet accident est un peu comme un cadeau mal emballé, une pause obligatoire qui m\u2019a permis d\u2019entendre des choses que je n\u2019avais pas entendues jusque-là.Une erreur humaine a causé un impact de décibels que personne ne pourrait supporter.Je suis tombée évanouie, comme si j\u2019avais reçu un coup de massue sur la tête.Je n\u2019entendais plus rien.L\u2019oreille est le chemin de la voix, mais je n\u2019ai jamais cru une seconde que ça s\u2019arrêterait là.Vos proches ont un peu tous leur chanson sur cet album.Ma vie dans la tienne est dédié à votre meilleure amie.Qui est-elle ?Nathalie est dans ma vie depuis 30 ans.Je voulais lui dire merci de m\u2019avoir appris, au travers de mes erreurs et de mon voyage, combien il est finalement plus simple d\u2019aimer que je le croyais.Elle m\u2019a enseigné à aimer en étant libre.L\u2019oubli fait allusion à la maladie neurodégénérative de votre mère.Avez-vous hésité à dévoiler cette part d\u2019intimité ?J\u2019ai décidé de le faire il y a très peu de temps.Mon amie m\u2019a dit que c\u2019était une chanson d\u2019amour pour ma mère.Elle a quelques petits moments de lucidité et, quand elle m\u2019a donné son approbation, elle m\u2019a libérée de ce silence.Sur Ton désir, on découvre une autre facette de Lara Fabian, plus coquine.Arrive un âge où on s\u2019aime un peu plus.J\u2019ai toujours été un clown.Mais il y a le syndrome de la télé: comment être au mieux pendant trois minutes?Ce faisant, on gâche tout.Un jour, on comprend qu\u2019il faut arrêter d\u2019essayer de bien paraître.Cette chanson est cette partie plus ludique de moi.Vous avez beaucoup changé de maison de disques et d\u2019agent.Qui s\u2019occupe de vous aujourd\u2019hui ?On est quatre à essayer de faire en sorte que cette carrière dure dans le temps, à chercher une manière de me diversifier.J\u2019ai aussi eu cette belle occasion de me joindre à Warner.Ils ont accepté de rentrer dans ma logique de récits authentiques.Aujourd\u2019hui, personne ne me demande de mettre une minijupe! À la fin des années 90, on était dans une démarche très différente dans les maisons de disques.En 1999, vous tentiez de percer sur le marché américain avec / Will Love Again, comptez-vous retenter l\u2019expérience?Je ne vois pas les choses comme ça.Je crois en un alignement dans la vie où lorsque vous entrez en cohérence avec vous-même, votre destin se dévoile, et c\u2019est ce qui est en train de m\u2019arriver.C\u2019est embryonnaire, mais j\u2019ai une offre incroyable qui m\u2019amène en Amérique.Sur le titre Non coupable, vous dites: « De tout je suis capable, même gueuler \"je t\u2019aime\".» Comment avez-vous vécu le fait d\u2019être catégorisée comme « chanteuse à voix » ?Je chante ça au premier comme au second degré! Je suis une personne intense et ça m\u2019a été reproché.C\u2019est très français, pas du tout québécois.«Chanteuse à voix» veut dire qu\u2019on couvre plus d\u2019une octave.Je ne peux pas dire que j\u2019ai eu du mal à supporter quelque chose qui, à la base, est positif pour moi.Mais c\u2019était aussi un adjectif négatif appliqué par les médias français.Il a fallu qu\u2019on me l\u2019assène comme un coup sur la tête pour que je comprenne dans leurs yeux qu\u2019être moi était un problème.À 26 ans, il est vrai qu\u2019on chante aussi avec le pied dans le tapis! Après, on comprend que certains récits n\u2019ont pas besoin de surenchère.On peut dire les choses tout simplement, chanter autrement que comme si on allait crever demain.;AB1AN 1$ LA TIENNE j V*- CD/DVD LARA FABIAN MA VIE DANS LA TIENNE (COLLECTOR) WARNER MUSIC m Dite CRÉATEUR DU MOUVEMENT 2015.2016 SÂO PAULO COMPANHIA DE DANÇA \\, V ¦ ' I; V À \u2022 vv vi > f A M'A AV,¦ 1 c \u2018 , A ¥\t'** â J CGI The Seasons- Édouard Lock PROGRAMME TRIPLE Édouard Lock Jomar Mesquita Nacho Duato 28.29.30 AVRIL-20 H Théâtre Maisonneuve SAISON 2016-2017 GRANDS NOMS, RETOURS ATTENDUS ET JEUNES CRÉATEURS 4 spectacles à partir de 120 $ DANSEDANSE.CA placedesarts.com » HAWAII les îles du bonheur AVEC RICHARD-OLIVIER JEANSON régisseur - explorateur WM i ,â LES GRANDS EXPLORATEURS\t .COM\tMONTRÉAL Salle Pierre-Mercure Présenté par EU Desjardins\t16 et 17 avril Coopérer pour créer ['avenir\tLAVAL Salle André-Mathieu 19 au 25 avril i_ DCCEDUE\tThéâtre Marcellin-Champagnat je nEoCrlVE\t27 et 28 avril des maintenant!\t 514 521.1002 /1 800 558.1002\tST-JÉRÛME Polyvalente 4 mai \\ CINÉ-CONFÉRENCES présentées à Montréal, Laval, Longueull, L\u2019Assomption, Plerrefonds, St-Jean, LaSalle, St-Jérôme, La Prairie, Montréal-Nord, St-Hyacinthe. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 7 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE SUUNS Rock, tripes et caboche ALAIN BRUNET Hold/Still, troisième opus de Suuns lancé sous étiquette Secret City Records, porte les signes apparents d'une approche conceptuelle, cérébrale, aux frontières de l'abstraction.Les tempos y sont moyens ou lents, les ambiances électro-rock y sont lourdes, les textures aussi étranges qu'inhabituelles, les plafonds très bas, les ciels variant du bleu métallique au gris foncé.Tripes ou caboche ?Rien n'était prévu en ce sens, assure Ben S hernie, chanteur, parolier et guitariste de Suuns.Hold/Still serait en fait plus instinctif que ne le laisserait croire une écoute superficielle.La cohésion esthétique n'en demeure pas moins conforme à la facture avant-rock de Suuns, si l'on se réfère aux albums précédents de la formation montréalaise - Zeroes QC (2010) et Images du Futur (2013), sans compter celui créé l'an dernier de concert avec Radwan Moumneh, alias Jerusalem in My Heart.Joseph Yarmush, guitariste de Suuns, préfère résumer l'approche du groupe ainsi : «Nous travaillons souvent de manière minimaliste : notre jeu est épuré, il s'agit de gommer tout ce qui n'est pas absolument nécessaire.L'instrumentation reste aussi très simple.Aux guitares, Ben et moi n'utilisons pas un maximum de pédales.Liam [O'Neill] use d'une boîte à rythmes plutôt rudimentaire, qu'il déclenche lorsqu'il joue de la batterie.Max [Henry] choisit quelques synthétiseurs analogiques et numériques.» Hold/Still serait donc la suite naturelle des choses.Un réalisateur émérite En mai 2015, les musiciens de Suuns ont passé trois semaines à Dallas, où se trouve le studio Elmwood Recording de John Congleton.Autrefois apprenti du renommé Steve Albini, ce réalisateur texan n'est pas n'importe qui.En témoigne son impressionnant curriculum vitæ : « L'autre axe est sexuel, et il est dissimulé dans plusieurs chansons.Prenez Mortise and Tenon: elle véhicule un double sens, dont l'un renvoie à la sexualité.Dans plusieurs chansons, les thématiques religieuses et sexuelles peuvent se croiser.J'ai trouvé intéressant d'en faire usage, car ce sont des thématiques universelles qui laissent une grande place à l'interprétation.» Malgré tout, Hold/Still demeure un album de rock, conclut Ben Shemie.« Nous continuons à évoluer dans ce genre musical.Notre travail est lié à une énergie et à une tradition rock.En ce sens, nous en respectons les conventions, même si nos ambitions peuvent sembler plus conceptuelles.11 faut que ça groove.» A La Tulipe le 20 avril PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Selon Ben Shemie, chanteur, parolier et guitariste de Suuns, Hold/Still serait plus instinctif que ne le laisserait croire une écoute superficielle.La cohésion esthétique n\u2019en demeure pas moins conforme à la facture avant-rock de Suuns.St.Vincent, Swans, Sigur Rôs, War on Drugs, David Byrne, Chelsea Wolfe, Brian Wilson, pour ne nommer que ceux-là.« La vision de John est la suivante: il enregistre ce qu'il entend en une ou deux prises de son, il ne corrige rien ou si peu, explique Ben.Exception faite des parties vocales, les musiciens jouent ensemble en studio et John préfère conserver les défauts apparents d'une exécution bien sentie plutôt que d'en sacrifier l'ambiance et l'esprit.De retour à Montréal, nous avons enregistré quatre autres morceaux aux Breakglass Studios avec Dave Smith.John a ensuite mixé le tout à distance.» Le chanteur signale que certains titres n'ont pas été composés récemment.« Translate, par exemple, est une de nos premières chansons en tant que groupe.Des titres comme Resistance, Paralyzer ou Instrument ont été joués sur scène pendant un moment, mais ne trouvaient pas leur place en studio.Nous avons enfin été satisfaits de leurs enregistrements récents.» Didier Morissonneau présente BATTLE OF THE BANDS VIII enfin de retour'.THE THE 1 ^itrA, , LES JÜGES DE LA SOIRÉE SERONT DICK IRWIN JR.MIKE GAUTHIER \\ j .f RÉMI BOLDUC SAMEDI 9 JUILLET, 19 h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE «BBS® ST gg te BILLETTERIE: MONTREALJAZZFEST.COM DE MONTREAL LlilLlJIliJLUIllJIlJ.placedesarts.com 1 866 842-2112 \u2022 514 842-2112 Ld-d-ci' InfoaZZ g* Le religieux et le sexuel Si les notes sont moins abondantes sur Hold/Still, c'est le contraire pour les mots, souligne le parolier de Suuns.« Sans le vouloir, j'ai écrit plus de texte que d'habitude.Par conséquent, j'y chante davantage que dans les autres albums, et l'on trouve moins de longues parties instrumentales.» Lorsqu'on lui demande de décrire le projet poétique de l'album, Ben Shemie en dégage deux axes principaux.« Le premier s'inspire du religieux, sans l'être pour autant.Je parle plutôt d'une esthétique du texte religieux; je vois ces liens bibliques comme des évocations.Par exemple, j'avais été frappé par cette phrase dans une église de Liverpool : \"J felt you and I knew you loved me.\" Ce fut un point de départ pour le texte de la chanson Nobody Can Save Me Now.ROCK EXPÉRIMENTAL SUUNS HOLD/STILL SECRET CITY RECORDS GC Hydro Québec GRAND PARTENAIRE TARTUFFE MOLIÈRE + DENIS MARIO» NV 65 ANS SAISOX16/17 MARIE C SEL ABONNEZ-VOUS ! TNM.QC.CA DE REDUCTION AUX ABONNÉS DES LE 21 JUILLET BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT! 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE pour les oreilles ém j .mm -, : .1 \"à ; : ¦.isfls m&j \t PHOTO ÉRIC GARAULT, FOURNIE PAR CINQ 7/WAGRAM MUSIC Le ton du nouvel album de Katerine, Le film, n\u2019est pas toujours à la rigolade, notamment dans les chansons Papa et Les objets, sur les thèmes de la perte du paternel et de l\u2019usure du temps.KATERINE Un film ALAIN DE REPENTIGNY Ça s'appelle Le film, mais ce n'en est pas un, même si son auteur Philippe Katerine a ses habitudes au grand écran où il incarnait récemment, en France, un président de la République un peu tordu dans le film Gaz de France.Ce Film ne se veut pas non plus un album concept, malgré les enchaînements entre quelques-unes de ces 16 nouvelles chansons dans lesquelles se glissent parfois des bruits ambiants.Pourquoi alors Le film?Parce que c'est le titre de la première chanson de l'album, répond au téléphone un Katerine tout ce qu'il y a de plus sérieux.«C'est tout simple: notre vie est un film de 80 ans pour ceux qui ont la chance d'atteindre cet âge, ajoute-t-il.Vous pensez à un moment d'actualité, je ne sais pas, moi, les attentats de Bruxelles, puis vous rouvrez les yeux et tout d'un coup, vous pensez à un pantalon à acheter.Ensuite, quelqu'un vous appelle, c'est votre maman.Et puis après, vous tombez sur un article sur Kanye West dans la presse.» « La vie est ainsi faite que le montage est complètement absurde la plupart du temps.C'est un peu de cette façon-là que je voulais aborder la chose», souligne-t-il.Après le très kitsch album Magnum, au carrefour de La croisière s'amuse et de l'électro, Le film est un disque dépouillé, essentiellement piano-voix, enregistré dans un appartement plutôt qu'en studio.« Dans Magnum, je commençais le disque en disant: \"surtout ne soyez pas vous-mêmes\", rappelle-t-il.C'est beaucoup plus excitant de ne pas être soi-même, alors que là, j'ai fait complètement le contraire.On va dire que je suis retourné à la maison sur ce disque.» 11 y a encore dans cet album de Katerine des flashs dont on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant.Mais le ton n'est pas toujours à la rigolade, notamment dans les chansons Papa et Les objets, sur les thèmes de la perte du paternel et de l'usure du temps.On est loin, très loin, de Sexy cool, Efféminé et autres pépites de Magnum.Trop drôle Brigitte Fontaine, un personnage non moins coloré que Philippe Katerine, nous a déjà dit de lui qu'il était «trop drôle».China Forbes, de Pink Martini, qui le connaît depuis près de 20 ans, a renchéri: «11 est spécial, il est tellement drôle.» « Ça ne m'inquiète pas plus que ça si on me dit que je suis drôle, répond le principal intéressé.J'aime mieux ça que d'entendre dire que je suis sinistre.Je parle de choses profondes dans mes chansons, mais j'essaie d'en faire un jeu plutôt que d'être drôle.Je ne suis pas un humoriste.Mais je ne me suis pas trop posé la question pour ce Film.J'ai voulu parler et puis c'est tout.Des fois, on a envie de parler et il faut espérer que ce ne soit pas chiant.» L'important pour lui, c'est d'éviter de s'ennuyer et d'aller au bout de son idée, si saugrenue soit-elle, sans faire la moindre concession.11 lui arrive toutefois de s'embarquer dans des trucs et de se retrouver dans une voie sans issue, tel un « sanglier pris au piège ».Alors il essaie d'aller ailleurs au plus vite pour s'en dégager.« En tant que spectateur ou auditeur, je déteste quand quelqu'un se prend au sérieux; je le sens tout de suite.Je suis un fou des Beatles qui avaient énormément de fantaisie.Le film Magical Mystery Tour est génial de fantaisie et je trouve que sans ça, ils ne seraient pas aussi grands.» « Tous ceux que j'admire, atjoute-t-il, ont une part d'enfance et une fantaisie.Tu as envie de sourire parce qu'on te montre la vie différemment.» Drôle, peut-être, fantaisiste, sûrement, mais pas ironique, insiste-t-il: «Moi, je fais les choses vraiment premier degré.Les gens voient tout le temps de l'ironie, peut-être parce qu'ils le sont eux-mêmes.» La mélodie française 11 y a également dans ce nouvel album minimaliste de Philippe Katerine un parfum de nostalgie de la chanson française d'une autre époque, notamment dans la chanson Pas simple.« La mélodie française, c'est des influences profondes pour moi, depuis longtemps», reconnaît-il.En cours d'enregistrement, il a essayé d'ajouter d'autres instruments que le piano, mais c'était toujours moins bien, explique-t-il: «11 y a de temps en temps des invités qui viennent, qui s'installent, qui jouent du violon ou de la contrebasse.Et puis des petits enfants qui viennent chanter et après ils repartent.» Dans la tournée qu'il va bientôt entreprendre - et qui devrait passer par le Québec, espère-t-il -, Katerine sera accompagné uniquement d'une pianiste.«On fait beaucoup de mélodies françaises du début du siècle dernier, de Francis Poulenc, de Fauré, et j'adore ça.» Ce qui ne l'empêcherait surtout pas de piger dans son répertoire et d'en sortir une chanson comme Louxor, j'adore: «Ah, mais on peut la faire au piano, bien sûr.On se gêne pas, hein ?» IcÂôP JÇF5\u2014; CHANSON PHILIPPE KATERINE LE FILM CINQ7/WAGRAM «Tous ceux que j\u2019admire ont une part d\u2019enfance et une fantaisie.Tu as envie de sourire parce qu\u2019on te montre la vie différemment.» BELLES SOIREES LES APRÈS-MIDI AUSSI jMIlt* rendez-vous autour du monde 38 REPRÉSEHTflfIONS Duaum CINÉ-CONFÉRENCES présentées à Montréal, Laval, Longueuil, L\u2019Assomption, Pierrefonds, St-Eustache (NOUVEAU), St-Jean, LaSalle, St-Jérôme, La Prairie, Montréal-Nord, St-Hyacinthe.fascinante Californie pyrénées en grand îles grecques la perse au cœur de l\u2019iran russie éternelle___________ bella italia -hors-séries 7 jours à rome brésil à vélo Une présentation POWER CORPORATION DU CANADA LES GRANDS EXPLORATEURS .COM Coopérer pour créer l'avenir abonnez vous dès maintenant 514 521.1002 1 800 558.1002 ici iftt artv mn RaDio-canara Une grande entrevue avec Robert Lepage animée par Lorraine Pintal Jeudi 5 mai De 14 h à 16 h au TNM Au cœur du Quartier des spectacles QUARTIER DES SPECTACLES MONTRÉAL Infos et réservations bellessoirees.umontreal.ca 5 NOUVELLES SUPPLEMENTAIRES VENDREDI 3 JUIN 20h SAMEDI 4 JUIN 15h + 20h MARDI 7 JUIN 19 h30 MERCREDI 8 JUIN 20h EN JUIN! Pr°duct/on TEXTE, CONCEPTION, MISE EN SCENE ET INTERPRÉTATION ROBERT LEPAGE ex machina TNM.QC.CA Présenté par Desjardins LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 9 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CIRQUE PHOTOS FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Des personnages mi-hommes, mi-animaux font partie du spectacle.À gauche, le scénographe Eugenio Caballero veut montrer le côté monumental du Mexigue, avec entre autres le grand disgue solaire gui surplombe la scène, mais aussi la faune et la flore.LUZIA DU CIRQUE DU SOLEIL Le Mexique de nouveau à l\u2019honneur Un an et demi après avoir créé un premier spectacle permanent au Mexique (Joya), le Cirque du Soleil s\u2019inspire de nouveau de la culture mexicaine dans son spectacle sous chapiteau: Luzia.Une pièce onirique mise en scène par Daniele Finzi Pasca et Brigitte Poupart, qui sera présentée à Montréal à partir du 21 avril, avant d\u2019entamer sa vie de tournée.JEAN SI AG Le metteur en scène suisse-italien Daniele Finzi Pasca, qui a entre autres créé le spectacle Corteo du Cirque du Soleil, mais aussi la très belle trilogie du ciel (Nomade, Rain, Nebbia) du Cirque Éloize, a vécu 10 ans au Mexique.Quand le Cirque lui a demandé de créer un spectacle en s'inspirant de la culture mexicaine, il n'a pas hésité longtemps.« On a mis tout notre imaginaire dans ce projet, nous a confié Daniele Finzi Pasca, qui a écrit ce spectacle avec sa partenaire Julie Hamelin.C'est une terre que je connais très bien et dans laquelle on retourne très souvent.J'y ai joué ma pièce Icaro plus de 350 fois! On a une relation très forte avec le peuple mexicain », a-t-il indiqué à La Presse en entrevue téléphonique de sa ville natale de Lugano.et des groupes de musique, a pris le relais du metteur en scène en janvier, Daniele Finzi Pasca étant forcé de se retirer à Lugano pour des raisons personnelles.L'actrice et metteure en scène a hérité d'un canevas avec des numéros, des atmosphères et la musique de Simon Carpentier, mais il a fallu qu'elle lie tous les éléments entre eux.« J'ai imaginé l'histoire d'un clown qui a besoin de partir très loin pour se retrouver.11 atterrit dans ce monde magique qui va le transformer.C'est un voyage initiatique», dit Brigitte Poupart.« Le clown va repartir du Mexique avec le sentiment d'avoir créé un lien très fort avec cette terre.Avec tout le symbolisme propre à cette culture.Au fond, je me suis beaucoup inspirée de la relation de Daniele avec le Mexique », poursuit Brigitte Poupart.L'actrice et metteure en scène qué- «II pleut très souvent dans mes spectacles.Pour raconter le Mexique, l\u2019eau est l\u2019élément intéressant parce qu\u2019il y pleut de différentes façons.La pluie du Yucatan, si humide et brumeuse, n\u2019est pas la même que la pluie torrentielle de Mexico ou la pluie du Nord, qui est très rare et où les gens courent derrière parce qu\u2019il ne pleut pas partout en même temps.» \u2014 Daniele Finzi Pasca, metteur en scène Finzi Pasca voulait entre autres explorer le thème de la rapidité.« On a parfois l'impression que les Mexicains fonctionnent sur un mode plutôt lent.Mais dans les faits, si on regarde les écrits d'Antonin Artaud lorsqu'il rencontre les Tarahumaras, qui peuvent courir jusqu'à 220 km sans s'arrêter, il y a un dynamisme et une prouesse incroyables chez eux.» Un cadre délirant Avec le scénographe mexicain Eugenio Caballero, gagnant d'un Oscar pour sa direction artistique du film Le labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, Finzi Pasca voulait créer un cadre délirant et surréaliste.« 11 y a des personnages mi-hommes, mi-animaux, des danseurs engloutis par des têtes de poisson, un costume qui fleurit tout seul, des images décalées qui témoignent d'un monde onirique et de l'esprit du Mexique », dit Daniele Finzi Pasca.Le défi du scénographe était aussi de changer d'espace et de temps.Eugenio Caballero avoue avoir changé de décors comme il le fait pour le cinéma.« On est parfois dans une ruelle de Mexico, sur le plateau de tournage d'un film, dans un cenote [puits naturel], dans le désert ou dans la jungle », indique Eugenio Caballero en entrevue.Le scénographe voulait aussi montrer le côté monumental du Mexique, avec entre autres le grand disque solaire qui surplombe la scène, mais aussi la faune et la flore.La présence de l'eau, centrale, a une signification importante pour le metteur en scène.« 11 pleut très souvent dans mes spectacles, nous dit Finzi Pasca.Pour raconter le Mexique, l'eau est l'élément intéressant parce qu'il y pleut de différentes façons.La pluie du Yucatan, si humide et brumeuse, n'est pas la même que la pluie torrentielle de Mexico ou la pluie du Nord, qui est très rare et où les gens courent derrière parce qu'il ne pleut pas partout en même temps.Au fond, la pluie montre toute la diversité du pays.» Les défis de Brigitte Poupart Brigitte Poupart, qui a déjà travaillé à la fois avec des acteurs, des danseurs bécoise, qui en est à sa première collaboration avec le Cirque, avoue prendre plaisir à travailler avec des artistes de cirque.«J'aime l'éclat, le spectaculaire du cirque.Mais je veux aussi que le spectaculaire côtoie l'intime.C'est là qu'il y a tout un travail de dramaturgie et de mise en scène à faire.Si j'arrive à faire ça, je serai heureuse.» Plus d'une quarantaine d'artistes fouleront la petite scène du chapiteau, dont un orchestre formé de six musiciens.Sous chapiteau dans le Vieux-Port de Montréal, du 21 avril au 17 juillet SPECTACLES SOUS CHAPITEAU: LE CIRQUE VEUT ACCÉLÉRER LE RYTHME Le Cirque du Soleil, qui crée un nouveau spectacle de tournée tous les deux ans, voudrait accélérer ce rythme, a confié à La Presse le PDG du Cirque, Daniel Lamarre.«On a ouvert beaucoup de nouveaux marchés depuis trois ans, alors on regarde la possibilité d\u2019en amener un autre plus rapidement.Aujourd\u2019hui, on tourne dans 350 villes, donc on a un peu de difficulté à maintenir le rythme d\u2019être dans toutes ces villes tous les deux ans.On tourne en ce moment avec quatre ou cinq spectacles sous chapiteau; on pense pouvoir tourner avec six ou sept chapiteaux.» Concrètement, il se pourrait donc que le Cirque crée un nouveau spectacle l\u2019été prochain.«Ce ne sera peut-être pas toujours un spectacle par année, mais ça pourrait être deux spectacles consécutifs.» Historiquement, le Cirque a toujours créé ses nouveaux spectacles de tournée à Montréal.Les spectacles tournent ensuite pendant environ 10 ans (si tout va bien), avant d\u2019être adaptés pour les arénas où ils entament une nouvelle tournée d\u2019environ cinq ans.\u2014 Jean Siag Pendant le spectacle, on peut voir un numéro de sangles aériennes, exécuté juste au-dessus d\u2019un petit bassin d\u2019eau.K j\\ GÉNÉRAL UNE CRÉATION FRANCE-QUÉBEC PAR LE PRODUCTEUR DE MESSMER 2082 \u201c * ILLUSIONNISME \u2022 HYPNOTISME MENTALISME INSAISISSABLE 2 GAGNEZ L\u2019UN DES 10 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LE FILM EN SALLE DÈS LE 10 JUIN Participez sur facebook.com/FantastiXLBShow Fonds QUÉBÉCOR GROUPE entourage TOURNÉE COMPLÈTE ET BANDE-ANNONCE : LESFANTASTIX.COM \u2018PLhéâtre St-Denis MONTRÉAL 20-21 mai à 20h 22 mai à 18h30 24 mai à 20h 514 790-1111 ticketpro.ca DRUMMONDVILLE GATINEAU 16 avril\t27 mai 819477-5412\t819 243-2525 GRANBY 18 juin 450 375-2262 ST-JEAN- SUR-RICHELIEU 23 avril 450 358-3949 LAVAL 8-9 mai 450 667-2040 TROIS-RIVIÈRES 22 juillet au 6 août 1 866 416-9797 SHERBROOKE 12 au 27 août 819 820-1000 BR0SSARD 1er juin 450 676-1030 ST-EUSTACHE 4 juin 450 485-0848 ST-HYACINTHE 2-3 septembre 450 778-3388 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS FESTIVALS DE MUSIQUE DES SIGNES DE SURCHAUFFE BONNAROO LOLLAPALOOZA TETES D'AFFICHE LCD Soundsystem, Ellie Goulding, Pearl Jam TETES D AFFICHE < Radiohead, Red Hot Chili | Peppers, Lana Del Rey CREATION 2002 CREATION 2006 V LIEU Manchester, dans le Tennessee DATES du 28 au 31 juillet DATES du 9 au 12 juin LIEU 6 Chicago TCTjfX SASQUATCH SPECTATEURS PAR JOUR(2015) 80 000 SPECTATEURS PAR JOUR (2015) 100 000 SPECIFICITE C\u2019est l'un des plus vieux festivals extérieurs du genre en Amérique du Nord.La plupart des spectateurs campent sur la place.Au départ, Bonnaroo avait la réputation d'être relax et d'accueillir des groupes qui aiment les longues envolées musicales.Aujourd'hui, il programme des rappeurs et du EDM.SPECIFICITE Fondé par Perry Farrell de Jane\u2019s Addiction, Lollapalooza était un festival de musique itinérant avant 2006.Depuis quelques années, l\u2019événement phare de Chicago a lieu en même temps qu\u2019Osheaga.Vu la courte distance entre l\u2019Illinois et Montréal, de nombreux artistes se produisent dans les deux événements.TETES D'AFFICHE The Cure, Florence and the Machine, Major Lazer CREATION 2002 LIEU George, dans l'Etat de Washington SPECTATEURS (2014) 28 500 SPECIFICITE C'est l'un des premiers festivals de musique extérieurs dits « indé » en Amérique du Nord.L'événement se tient sur quatre jours en bordure du fleuve Columbia.Les festivaliers y campent et l'atmosphère y est relativement intime.Sasquatch! a obtenu neuf fois le titre du meilleur événement musical extérieur décerné par Pollstar.SASQUATCH WAYHOME » LOLLAPALOOZA Detroit Chicago Salt Lake City St-Louis .COACHELLA ^ ÉTATS-UNIS San Francisco Las Vegas Nashville Los Anaeles vv BONNAROO Phoenix TÊTES D'AFFICHE LCD Soundsystem, Guns N' Roses, Calvin Harris CRÉATION 1999 LIEU Indio, en Californie DATES du 15 au 17 avril et du 21 au 24 avril SPECTATEURS PAR JOUR (2015) 99 000 SPÉCIFICITÉ Coachella lance la saison des festivals extérieurs en Amérique du Nord et c'est celui au monde qui génère le plus de revenus.Son tour de force: proposer une programmation identique qui se répète sur deux week-ends.Le festival marque souvent le retour de groupes légendaires.La plupart des spectateurs campent sur place.COACHELA Dallas.Atlanta La Nouvelle-Orl Houston MEXIQUE GALA DES PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR LES ARTS DU SPECTACLE UNE PRÉSENTATION D\u2019ENBRIDQE HOMMAGE AUX LAURÉATS UE LA PLUS HAUTE DISTINCTION CANADIENNE DANS LES ARTS DU SPECTACLE Centre national des Arts *11 juin 2016 Ben Heppner Photo : KrJstimHqebêrmann FELICITATIONS AUX LAUREATS 201 Surveillez le dévoilement des noms des lauréats au cna-nac.ca/prixgg\t\t\t\t\t UNE PRÉSENTATION DE É^NBRIDGE\tUNE PRODUCTION DU CENTRE NATIONAL DES ARTS |\tNATIONAL ARTS CENTRE\t\t\tEN PARTENARIAT AVEC FONDATION DIS PRIX DU GOUVIRNIUR GÉNÉRAL.\t\\/' ,-'f -W jiw POUR LIS ARTS DU SPICTACLI\tl ^ P GOVERNOR GENERAL'S\tg PERFORMING ARTS AWARDS FOUNDATION\t AVEC LE SOUTIEN DE 1^1 Patrimoine Canadian\t«W Conseil des arts Canada Council !?! canadien Heritage\tdu Canada\tfor the Arts\t\tCOMMANDITAIRE MAJEUR O ROGERS.\tCOMMANDITAIRES ASSOCIÉS ££au&cM\t^ Manuvie (Y\\\t\tPARTENAIRE MÉDIA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS FESTIVALS DE MUSIQUE WAYHOME OSHEAGA TETES D\u2019AFFICHE LCD Soundsystem, Arcade Fire The Killers TETES D'AFF CHE Radiohead, Lana Del Rey, Red Hot Chili Peppers CREATION 2015 CREATION 2006 DATES du 22 au 24 juin DATES du 29 au 51 juillet LIEU Barrie, en Ontario LIEU parc Jean-Drapeau, à Montréal SPECTATEURS PARJOUR(2015) 55 000 SPECTATEURS PAR JOUR (2015) 45 000 Nouveau festival en Ontario qui tire son épingle du jeu et qui fait concurrence à Osheaga.L\u2019événement est produit par Republic Live et AC Entertainment, qui est derrière Bonnaroo.La plupart des spectateurs campent sur place.Osheaga peut compter sur le site enchanteur du parc Jean-Drapeau.Il rassemble moins de festivaliers que Lollapalooza et offre donc une expérience festivalière plus conviviale.Compte tenu de ses quelque 70% de spectateurs qui viennent habituellement de l\u2019extérieur du Québec, Osheaga a de la concurrence avec le festival ontarien WayHome./- OSHEAGA Québec Montréal oston New York PANORAMA GOVERNORS BALL Voici une carte de huit des principaux festivals de musique extérieurs généralistes de l'Amérique du Nord.Des festivals payants produits par des entreprises privées qui se déroulent sur un nombre restreint de jours.(Sont donc exclus, notamment, le Festival d'été de Québec et le Festival de jazz de Montréal.) GOVERNORS BALL TÊTES D\u2019AFFICHE The Strokes, The Killers, Kanye West CRÉATION 2011 DATES du 5 au 5 juin LIEU Randall\u2019s Island, à New York SPECTATEURS PARJOUR(2015) 50 000 SPÉCIFICITÉ Avant l\u2019arrivée de Panorama, Governors Ball proposait aux New-Yorkais le seul festival extérieur grand public dans la lignée d\u2019Osheaga.Malgré la concurrence, le festival a su bâtir une solide programmation cette année.PANORAMA TÊTES D\u2019AFFICHE Arcade Fire, Kendrick Lamar, LCD Soundsystem CRÉATION 2016 DATES du 22 au 24 juin LIEU Randall\u2019s Island, à New York SPÉCIFICITÉ Ce tout nouveau festival lancé par Goldenvoice - qui produit Coachella - met en furie l\u2019équipe de Governors Ball, un autre festival qui a lieu au même endroit.Avec la programmation alléchante de Panorama, il y a en effet de quoi craindre pour la vente de billets.ILLUSTRATION JOHAN BATI ER, LA PRESSE Au moment où le festival Coachella bat son plein dans le désert californien, un nombre grandissant de mélomanes et de médias expriment leur désenchantement par rapport aux festivals de musique extérieurs privés.Ces événements se sont multipliés trop rapidement, ont perdu leur identité et leurs exclusivités, déplorent-ils.Le marché des festivals serait-il à bout de souffle ?É Ml LIE CÔTÉ Au cours des dernières années, le Torontois Adrian Love a assisté quatre fois au festival Osheaga.Cette année, il a plutôt décidé d'aller au festival WayHome, à une heure de chez lui.« Surtout pour les têtes d'affiche, LCD Soundsystem et Arcade Fire, justifie l'Ontarien de 35 ans.Plusieurs de mes amis y sont allés l'an dernier et ils ont adoré leur expérience.Je voulais essayer quelque chose de nouveau.» WayHome est la version canadienne de Bonnaroo.Le festival a lieu fin juillet au milieu d'un champ, près de Barrie, en Ontario, et les festivaliers font du camping.L'événement, coproduit par Republic Live et AC Entertainment, existe depuis deux ans.Un acheteur de plus dans l'écosystème chargé des festivals de musique extérieurs en Amérique du Nord.« Les festivals ont été tellement populaires que des entreprises ont voulu en profiter.Mais là, il y en a trop», lance Catherine Moore, profes-seure de l'Université de New York spécialisée dans l'industrie de la musique.Cette année, beaucoup de festivals sont annulés (dont Squamish Valley Music Festival, à Vancouver).Moins d'exclusivités Au début des années 2000, le public nord-américain jalousait l'Europe pour ses festivals.L'arrivée des Coachella, Bonnaroo et Osheaga a créé un engouement monstre puis une multiplication rapide des festivals extérieurs en Amérique du Nord.Les festivals ont pris de l'importance, les cachets ont augmenté, si bien que les groupes font maintenant des tournées de festivals.Résultat: des signes de saturation du marché et moins d'exclusivités.Quand Coachella a annoncé sa programmation en début d'année, beaucoup de gens ont songé à s'acheter un billet d'avion pour la Californie dans l'espoir de voir les retours sur scène de Guns N' Roses et LCD Soundsystem.Or, on a appris plus tard qu'Axl Rose, Slash et Duff McKagan feraient une tournée d'amphithéâtres à l'été (qui passe par Toronto, mais pas par Montréal).Quant à la bande du New-Yorkais James Murphy, elle se produira dans plusieurs festivals, dont WayHome, en Ontario.L'« ici et maintenant » de Coachella n'est plus ce qu'il était.H fut une époque où le festival était pratiquement le seul en Amérique du Nord à présenter les groupes vétérans Blur, Postal Service et Pulp.Coachella a même fait ressusciter Tupac en hologramme.Cette année, Radiohead a préféré Montréal au désert californien.Le groupe de Thom Yorke se produira aussi à Chicago pendant Lollapalooza, qui a lieu le même week-end qu'Osheaga.De plus en plus de journalistes et de festivaliers déplorent le manque d'exclusivités.«Pour moi, la déception a commencé en 2014 avec Outkast qui a finalement fait 40 festivals après Coachella», lance le journaliste américain Eric Danton, qui a notamment écrit pour Rolling Stone, Pitchfork et le Wall Street Journal.«A-t-on atteint le point culminant des festivals?» s'interrogeait-il récemment dans un article publié sur Paste, avant de conclure: «Disons-le: il y a trop de festivals.» Aujourd'hui, Eric Danton préfère les petits festivals qui ont un rôle de curateur, dont Solid Sound, organisé tous les deux ans par Wilco à North Adams, dans le Massachusetts.«11 y a de 8000 à 10 000 personnes et les prix sont raisonnables », a-t-il dit à La Presse.De nouveaux acteurs Récemment, les organisateurs du festival new-yorkais Governors Bail ont été furieux d'apprendre qu'un autre festival, Panorama, aurait lieu exactement au même endroit - dans l'île de Randall, entre Manhattan, Queens et le Bronx - quelques semaines plus tard.C'est du sérieux: Panorama est produit par l'équipe de Coachella, Goldenvoice, et il a programmé en têtes d'affiche Arcade Fire, Kendrick Lamar et LCD Soundsystem.Depuis l'an dernier, Osheaga - dont 70 % des détenteurs de billets proviennent de l'extérieur du Québec - fait face à la concurrence de WayHome, qui espère accueillir 40 000 personnes par jour cette année.« Osheaga est différent.C'est un festival urbain.Il y avait de la place pour WayHome dans le marché parce que nous offrons le camping et que Toronto est le deuxième marché musical en importance en Amérique du Nord», explique Laura Kennedy, directrice des relations publiques pour Republic Live, qui coproduit WayHome.Pour l'instant, WayHome n'a pas d'impact sur Osheaga, sauf une légère baisse du nombre de festivaliers ontariens à Montréal.L'an dernier, les 135 000 billets pour le festival montréalais (45 000 spectateurs par jour) se sont vendus et l'événement du promoteur evenko s'est classé au neuvième rang des festivals de musique les plus lucratifs du monde, selon Pollstar.9,6 millions US Revenus du festival Osheaga en 2015 Source : Pollstar Les affaires continuent d'aller rondement en 2016 pour Osheaga.«À ce stade, nous sommes en avance dans la vente de billets par rapport aux deux dernières années », indique Nick Farkas, vice-président aux concerts et événements chez evenko.Avec les travaux d'agrandissement et de réaménagement du parc Jean-Drapeau, Osheaga croit fort en l'avenir.«Nous sommes encore en pleine croissance », fait valoir Nick Farkas.La carte maîtresse d'Osheaga, selon son programmateur en chef?Sa programmation.La multiplication des festivals?«Il y en a tellement.Il n'y en avait pas à New York avant, et là, il y en a deux », lance Nick Farkas, qui passe le weekend à Coachella.Malgré les premiers signes de saturation du marché, pas question de tout remettre en question.«C'est normal quand un phénomène a du succès.Nous avons l'avantage d'être là depuis 11 ans et d'avoir un site incroyable et aimé des artistes près du centre-ville.» Demande encore forte La demande est encore très forte.Selon le vendeur de billets américain EventBrite, un « enfant du millénaire » sur cinq a assisté à un festival de musique en 2015.En mars dernier, trois journalistes du New York Times ont fait une sortie dans le prestigieux quotidien.Le titre de leur article : « Pourquoi nous ne faisons pas de plan de couverture pour Coachella et Bonnaroo ».Ils soulignent à quel point l'aspect événementiel des festivals a pris le dessus sur la musique.Selon eux, l'identité de chaque festival s'est diluée, surtout aux yeux des plus vieux trentenaires.L'omniprésence des marques commence aussi à déplaire aux festivaliers, alors que des groupes préfèrent mener leur propre tournée plutôt que de faire celle des festivals.« H AM a lancé une collection de vêtements spécialement pour Coachella, souligne Catherine Moore.Il y a beaucoup d'argent avec les commanditaires et les marques, mais le public n'apprécie pas quand cette association n'est pas organique.» 19 20 21 22 MAI 2016 © FIMAV.OC.CA FESTIVAL INTERNATIONAL ÆdJSIfUE ACTUELLE VISTORIAVILLE a\" Hydro Québec Centredu:^7ûèbec Une région festive! Consultez tourismecentreduquebec.com/festival pour connaître nos événements 2016 SAMEDI 21 MAI JOHN ZORN « Bagatelles » Marathon | SOIRÉE H CONCERTS ^ MUSICIENS Sylvie Courvoisier / Mark Feldman, Trigger, Kris Davis Quartet Craig Taborn Solo, Julian Lage / Gyan Riley, John Medeski Trio Mary Halvorson Quartet, Uri Caine / John Medeski, Asmodeus 15 % DE RABAIS SUR L\u2019ACHAT DES 3 CONCERTS Tjjjwaorroj?i ;1 -I \u2022- ¦ .YOUR PASSION.LIFE IS1 SHORT.1 flfffliReS PRESSE ICECREJ® Frozen treats PÉNÉLOPE McQUADE cfyonTQms FJ - -m 1 -mm /jaw*11* L\u2019flVeNFURe L6S VitiLLtS nflN66R (VRflideNT.TOUT te renps.j la WQiWiON PÉNÉLOPE McQUADE ies ms Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub j\u2019flint ! AUTOPORTRAIT D'UNE TRIPPEUSE! EN MOTS, EN COUPS DE CŒUR ET EN IMAGES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 13 FERNAND LEDUC Lumière mexicaine ARTS VISUELS L\u2019Espacio México présente, jusqu\u2019au 17 mai, Ciels d\u2019hiver à Chapala, série de pastels que le peintre Fernand Leduc (1916-2014) a réalisés en 2007 et 2008 lors de deux séjours fructueux au Mexique au cours desquels il s\u2019était nourri de la lumière locale.ÉRIC CLÉMENT Après avoir passé plus de 50 ans en Europe, Fernand Leduc était revenu au Québec en mai 2006, à l'âge de 90 ans, éprouvé par la mort de sa chère conjointe, la poétesse Thérèse Renaud, survenue à Paris, en décembre 2005.Comme Stanley Cosgrove dans les années 40, Fernand Leduc est allé se res- Fernand Leduc restait au sud de Guadalajara, au bord du lac de Chapala.Il avait emporté son stock de papier et tout le matériel nécessaire pour pouvoir travailler, ce qui ne l'empêchait pas de se baigner tous les jours, selon René Viau.«Il a découvert là-bas une autre lumière, très forte, qu'il avait reçue comme un éblouissement», dit René Viau.C'est l'Espacio México, créé par le Consulat général du Mexique à Montréal, qui a souhaité la présentation de cette exposition.La galerie avait déjà présenté - en 2007 - les œuvres d'un autre peintre canadien qui adorait le Mexique, David Sorensen, mort il y a cinq ans.Les œuvres de Ciels d'hiver à Chapala proviennent de la collection personnelle d'Isabelle Leduc, artiste et fille du peintre, du Fonds Fernand Leduc et de Jeanne Renaud, sœur de Thérèse.«Quand il [Fernand Leduc] est revenu de son séjour à Chapala après le premier hiver, il nous avait dit avoir été emballé par le Mexique et le travail qu\u2019il avait fait là-bas.» \u2014 René Viau, son gendre et commissaire de l\u2019exposition Ciels d\u2019hiver à Chapala sourcer au Mexique durant les deux hivers de 2007 et 2008.Pour se donner un nouvel élan de vie, mais aussi pour «redémarrer» son activité picturale et découvrir une nouvelle lumière, après celles de France et d'Italie.« Quand il est revenu de son séjour à Chapala après le premier hiver, il nous avait dit avoir été emballé par le Mexique et le travail qu'il avait fait là-bas », raconte René Viau, son gendre et commissaire de l'exposition Ciels d'hiver à Chapala.Ciels d'hiver à Chapala E, de 2008, offre de doux dégradés de vert, dégradés vaporeux, sans limites et ponctués si délicatement de pointes de rouge, d'orange et de bleu qu'on discerne à peine ces teintes.On imagine un ciel de nuages à travers lesquels la lumière est parvenue à se frayer un chemin.Sempiternel travail de la lumière et de la transparence de Fernand Leduc.Et sa quête incessante de traduire cette clarté dans ses variantes climatiques.{ ~ -A PHOTO ED KOSTINER, FOURNIE PAR ISABELLE LEDUC L\u2019exposition Ciels d\u2019hiver à Chapala comprend quelques photographies de Fernand Leduc prises alors qu\u2019il était en vacances dans la région du lac de Chapala, au Mexique.Dans une tonalité bleu turquoise et mauve, on retrouve avec l'œuvre Ciels d'hiver à Chapala A la même impression avec une luminosité qui s'amoindrit progressivement, des couleurs plus sombres reflétant un hiver plus profond, une journée qui s'évanouit petit à petit.« Un monde pictural plus proche de Monet ou de Turner que de toute autre austérité minimale », estime René Viau.Le travail semble avoir été légèrement différent avec Ciels d'hiver à Chapala 24.Le signataire de Refus global a ordonné un étagement discipliné de pigments: vert d'eau, fuchsia, orange, quelques variations de bleu.Chaque niveau est uniformément recouvert d'un voile gris qui suggère l'aspect évanescent d'une ambiance plus humide.Série Mexicans L'Espacio México présente aussi quelques pièces de sa Série Mexicana, des pastels gras sur papier déclinés dans des teintes de vert, de bleu, de mauve, d'orange et de rouge.Toujours avec une couleur dominante qui emprisonne un fond légèrement contrasté, jamais appliqué de la même façon.« Il a toujours fait des pastels durant ses vacances, et à Chapala, la lumière et la végétation l'inspiraient», explique Isabelle Leduc.L'expo comprend aussi quelques photos de Fernand Leduc prises dans la région du lac de Chapala.Des photos d'Ed Kostiner, le partenaire de Jeanne Renaud, avec qui il avait ouvert la Galerie III, de 1971 à 1975, rue Saint-Sulpice.Des photos qui montrent un Fernand Leduc enjoué et en forme.En pleine possession de ses talents artistiques pour transmettre la chaleur et les couleurs vives du Mexique.« Ce n'est pas parce que ma peinture est non figurative qu'elle est coupée du monde où je vis », disait ce peintre de lumière.À l\u2019Espacio México (2055, rue Peel, Montréal), jusqu\u2019au 17 mai ZEMAISON ET POINT DE DÉPART Uart stimulant PHOTO CHRISTINE OUEST, FOURNIE PAR LE MBAM Détail de la création collective Zemaison réalisée par des élèves de l\u2019école secondaire Saint-Henri et actuellement installée aux Studios Art & Education Michel de la Chenelière, au Musée des beaux-arts de Montréal.Dans le cadre de la mission éducative qu\u2019il s\u2019est donnée, le Musée des beaux-arts de Montréal présente jusqu\u2019au 15 mai des oeuvres d\u2019art et des installations qu\u2019ont réalisées des élèves en difficulté de trois écoles de la métropole.Des oeuvres surprenantes d\u2019ingéniosité et révélatrices d\u2019un grand désir d\u2019expression.ÉRIC CLÉMENT Comment intéresser les jeunes, aujourd'hui, à la richesse et à l'importance de l'enseignement scolaire quand ils ont des problèmes à la maison ou à l'école?Passionnés par leur métier, des enseignants en arts plastiques y parviennent avec succès.Leur action est d'autant plus méritoire qu'ils s'adressent souvent à des élèves infortunés, issus de familles défavorisées ou ayant des difficultés d'apprentissage.Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) collabore avec des écoles pour permettre à leurs élèves de vivre une expérience culturelle et artistique stimulante.Deux expositions, Zemaison et Point de départ, sont actuellement présentées dans des salles et espaces des Studios Art & Éducation du musée grâce aux contributions financières du mécène Michel de la Chenelière.Ces deux expos résultent d'une expérience d'apprentissage vécue par des élèves des écoles secondaires Saint-Henri et Édouard-Montpetit ainsi que par ceux de l'école primaire Louis-Dupire.Installations déjantées À Saint-Henri, où le taux de décrochage dépasse 55 %, ces jeunes ont été motivés et encadrés par trois dynamiques enseignants, Sylvie Gagné, Alexandra Pilote et Mathieu Lebuis.Il en résulte l'exposition Zemaison, série d'installations correspondant aux différentes pièces d'une maison.de rêve.Des installations surprenantes et originales entièrement créées par les élèves avec une multitude de matériaux.La maison de Zemaison comprend plusieurs pièces toutes plus créatives les unes que les autres.Au salon, par exemple, des œuvres créées à partir de photographies et de papier découpé ont été accrochées au mur.La cuisine comprend une série de meubles en papier mâché et un grand nombre de faux gâteaux sur un comptoir.La salle de bains psychédélique rappelle l'ambiance des années 70.Une chambre d'explorateur est reconstituée avec toutes sortes de clins d'œil : un cadre avec de faux papillons, une projection de scène tropicale sur un rideau de fenêtre flottant au vent grâce à un ventilateur, les bruits de grillons, des têtes humaines miniatures plantées sur des tiges, etc.Une cour a même été définie avec une multitude de plantes carnivores en pot, réalisées à partir de papier mâché et de structures métalliques.« Le fait de présenter leur création au musée a motivé les élèves qui se sont engagés davantage dans la réalisation de ce projet, dit Alexandra Pilote.Le musée leur a ouvert ses portes et, probablement pour la première fois, ils ont senti qu'ils y avaient leur place.» « C'est gratifiant de les voir embarquer dans un tel projet, a dit Sylvie Gagné à La Presse.La plupart de ces élèves ont des difficultés d'apprentissage et l'activité leur fait beaucoup de bien.Cela entraîne même quelques inscriptions dans les arts plastiques les années suivantes.» Pour Point de départ, il s'agit de la troisième édition de cette aventure liant le musée à des écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Des élèves de l'école Louis-Dupire ayant des difficultés d'apprentissage se sont ainsi inspirés d'une œuvre canadienne du musée pour réaliser une toile en classe, toile qui a été elle-même une source d'inspiration pour des élèves de l'école secondaire Édouard-Montpetit.Avec des résultats fort honorables sur le plan esthétique et tellement importants pour l'avenir de ces jeunes.« L'univers de la création a ceci de magique que soudainement tout devient possible, dit Jean-Luc Murray, directeur du département de l'éducation et de l'action culturelle au MBAM.Au contact des œuvres du musée, les élèves ressentent le bien-être de pouvoir être ce qu'ils sont et s'exprimer librement.Ce sont des projets qui font une différence dans la société.» Zemaison (jusqu\u2019au 15 mai) et Point de départ (jusqu\u2019au 29 avril), au Musée des beaux-arts de Montréal (1380, rue Sherbrooke Ouest) MOTS CROISÉS DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 vAvw.nicolehannequart.com\t1996 HORIZONTALEMENT 1\tTaking One for the Team est le titre de leur plus récent album.2\tCéder à une force - Combinaison de différentes choses.3\tComète - Langoustine préparée à la manière italienne.4\tInitiales du réalisateur de Prêt-à-porter - Remportée - Exprime la surprise.5\tCe qui entretient - Villa de Tivoli, célèbre par ses jardins et ses fontaines.6\tPrénom de l'actrice de France - Après la signature - Or.7\tRivière, en Afrique du Nord - Prénom de l\u2019écrivaine Allende.8\tDanse hongroise exécutée en couple - Organisation créée en 1946.9\tAlbum d\u2019Ariane Moffatt - Unir par un intérêt - Le poète Alfred Des Rochers y est né (Saint-.-dOrford).10\tParties de cruchons -\tPrénom du chanteur Lavoie.11\tFilm de Howard Hawks (.Bravo) - Débarrassée des noeuds à la surface, en parlant d'une étoffe.12\tAccessoires utilisés dans la gymnastique rythmique -\tÀnaïs.[VERTICALEMENT 1\tOn lui doit Le dernier battement de cœur - Prénom de lauteur de Et si c\u2019était vrai.2\tAprès vous - Noctuelle.3\tQui engendrent le mouvement - Devant le nom de la poétesse et religieuse mexicaine Juana Inès de la Cruz.4\tSe dit d'une certaine vente.5\tRéalisateur de Tigre et dragon - Initiales de lauteur d\u2019Un chapeau de SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 paille d\u2019Italie - Moquerie collective envers une personne.6\tInfinitif - Poème épique de Virgile (/_\u2019.) - Initiales de lauteure de Burqa de chair.7\tEut conscience de -\tChanteur français prénommé Michel.8\tPrénom de la chanteuse Dufault- Progression -\tArticle contracté.9\tPhilip K.Dick y est mort (Santa .) - Maladie de la vache folle - Direction.10\tLa pianiste Marguerite Long y est née - Mû par le vent.11\tConjonctivite.12\tOù règne l'entente -\tEprouvé - Â proportion de. 1A ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS LECTURE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE L'auteure et journaliste Nathalie Petrowski s\u2019est inspirée de sa jeunesse pour écrire son nouveau roman.Un été à No Damn Good.«Je l\u2019ai ensuite chamboulé, reconstruit, recréé.» NATHALIE PETROWSKI PASSÉ REVISITÉ JOSÉE LAPOINTE Nathalie Petrowski n'avait pas écrit de roman depuis Maman Last Call, il y a 20 ans.Elle fait donc un grand retour en librairie ce printemps avec Un été à No Damn Good, roman pétillant qui se déroule en 1971 et qui raconte un été de grands bouleversements dans la vie de Nora P., 14 ans.Nora P.n'est pas Nathalie P., mais l'auteure et journaliste s'est largement inspirée de son passé pour écrire ce roman.« Je l'ai ensuite chamboulé, reconstruit, recréé», dit-elle.Le résultat, si on veut parler en termes d'autofiction, est ainsi « pas mal plus du côté de la fiction que de l'auto», pré-cise-t-elle.«Dès que tu écris, de toute façon, tu construis un récit.» Le récit est donc celui de Nora, qui vient de s'installer avec sa famille à Montréal, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.Elle passe tout son temps entre le parc, la piscine publique et la galerie de ses voisines d'en face, est fascinée par leur mystérieux grand frère, s'initie au féminisme et au nationalisme, et regarde ses parents se déchirer jusqu'à un inéluctable divorce.En écrivant ce roman, Nathalie Petrowski a retrouvé toute son affection pour l'adolescente qu'elle était.« Je ne sais pas pourquoi j'ai eu envie d'écrire ce livre-là.J'ai ressenti un élan, une impulsion, je me suis dit: \"Je veux retrouver cette jeunesse, l'explorer, jouer avec.\" J'ai pris beaucoup de plaisir à le faire, et je dirais que c'est la première fois, car le premier [Il restera toujours le Nebraska] avait été une catastrophe, et le deuxième pas tellement mieux.» Un été à No Damn Good fut donc un prétexte pour revisiter son passé, et aussi pour raconter le début des années 70 avec force détails sur le maquillage, les vêtements, les objets - voir le chapitre sur les bougies dans le Chianti ! -, la musique.Le livre s'ouvre d'ailleurs avec l'annonce de la mort de Jim Morrison, qui bouleverse les trois copines.« C'est sûr que c'est un roman générationnel et que beaucoup de gens s'y retrouveront », dit Nathalie Petrowski, qui n'a pas voulu sombrer dans la nostalgie.Plus qu'un roman historique, c'est plutôt un roman d'époque qu'elle a voulu faire.« 11 y a une trame de fond, et Nora est un peu comme une figurante de la grande histoire qui se passe, le féminisme, le nationalisme, le FLQ.J'aimais l'idée d'avoir un personnage un peu en retrait, qui est là pour observer et essayer de comprendre.Ce qu'elle ne réussit pas toujours ! », dit la journaliste de La Presse, dont on retrouve tout le sens du rythme et du punch dans ce roman qu'elle juge «grand public» et qui est rempli d'humour.« Je sais que plein de monde ne pense pas ça, mais j'ai un bon sens de l'humour.J'aime les contrastes: je peux aller dans le drame, mais pas tout le temps, et on peut faire passer plus de choses par l'humour.11 y a aussi de la dérision dans le livre, Nora est beaucoup dans l'ironie.Et c'est des jeunes filles, alors elles disent pas mal de niaiseries ! » Plénitude S'il s'est passé 20 ans entre Maman Last Call et Un été à No Damn Good, c'est que l'auteure a davantage travaillé du côté du cinéma: scénarios de téléséries, de téléfilms et de films, elle n'a jamais vraiment arrêté d'écrire, en plus bien sûr de son boulot à La Presse.« Je ne pensais pas que je reviendrais au roman », admet-elle.Mais elle a aimé revivre cette expérience pas mal plus intime que l'écriture de scénario - beaucoup plus longue -, et que d'un article de journal - beaucoup plus éphémère.« Le roman t'appartient pas mal plus.J'ai écrit celui-ci en sept semaines en résidence à Banff l'an dernier.À la fin, j'avais un sentiment de plénitude que je ne pense pas que le scénario puisse donner, même si c'est l'fun de voir le film au grand écran.» D'ailleurs, vu le côté encore une fois très cinématographique de son écriture, verra-t-on Un été à No Damn Good un jour au grand écran?« Je ne l'ai pas pensé comme ça.Mais ce qui est certain, c'est que toutes ces années à écrire et réécrire des scénarios m'ont aidée dans la construction dramatique de l'histoire.Mais oui, il pourrait être scénarisé, et dans ce cas-ci, contrairement à Maman Last Call où je tenais à le faire moi-même, je le donnerais à quelqu'un d'autre.Juste pour voir ce qu'il ferait de cette histoire ! » .f UtU'^ZL \u2022m.'Æ NATHALIE PETROWSKI Un été à No Damn Good Nathalie Petrowski Boréal, 283 pages Extrait UN ÉTÉ À NO DAMN GOOD «Ce n\u2019était pas exactement une date officielle, mais c\u2019était un début.Si Jeannot m\u2019avait invitée à bord de la Ford conduite par l\u2019air bête à Luc Sicotte, c\u2019est qu\u2019il n\u2019était pas complètement indifférent à ma personne, non?Je ne pouvais m\u2019imaginer une autre raison pour expliquer ma présence sur la banquette arrière de la Ford bleu marine.Mon manque d\u2019expérience dans le champ des relations humaines m\u2019empêchait de voir plus loin que mes fantasmes.Pour qu\u2019un autre scénario naisse dans mon esprit, il aurait fallu que j\u2019aie quinze ans de plus et un placard plein de défaites et de déceptions.Ce n\u2019était pas encore le cas.» > «Je ne sais pas pourquoi j\u2019ai eu envie décrire ce livre-là.J\u2019ai ressenti un élan, une impulsion, je me suis dit: \u201cJe veux retrouver cette jeunesse, l\u2019explorer, jouer avec.\u201d J\u2019ai pris beaucoup de plaisir à le faire.» \u2014 Nathalie Petrowski «C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un autodidacte qui a un petit point commun avec vous puisqu\u2019il aime par-dessus tout sa langue.» F.L.(Préface à l\u2019édition québécoise) «On déguste ce livre pour l\u2019amour des mots, la quête de sens, l\u2019humour salvateur.» Odile Tremblay, Le Devoir papier - numérique - 256 pages FABRICE LUCHINI Comédie française Ça a débuté comme ça.Flammarion LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE L\u2019actrice Elise Guilbault aime les rôles qui l\u2019éloignent de sa propre personne le temps d\u2019incarner quelqu\u2019un d\u2019autre.« J\u2019aime les travers de l\u2019humanité, du plus noir au plus éclatant », dit-elle.ÔJj 0* tr-l' t -v; i i?¦ i.i.// if ELISE GUILBAULT \t LANT C\u2019est peut-être parce qu elle n\u2019a jamais pu incarner les jeunes premières qu\u2019aujourd\u2019hui Elise Guilbault semble être une comédienne qui peut tout jouer.Nous avons profité de la sortie du film L\u2019origine des espèces de Dominic Goyer pour questionner l\u2019actrice sur ses 30 ans de métier.Portrait d\u2019une interprète dont on ne pourrait plus se passer.CHANTAL GUY «Je suis toujours émue quand un jeune réalisateur qui me voit jouer depuis 30 ans se dit: \"C'est d'elle que j'ai besoin.\"» Dominic Goyer, qui propose son premier long métrage avec L'origine des espèces, a su trouver les mots pour convaincre Élise Guilbault de jouer un rôle très dur, dans ce drame très sombre sur la filiation.«Je me suis complètement abandonnée à lui, parce que j'ai aimé l'homme, son discours, son scénario, alors il n'y avait pas grand-chose qui m'arrêtait», dit-elle.Élise Guilbault incarne Agathe, mère de David (Marc Paquet), une dessinatrice qui cache depuis toujours un lourd secret.Sa présence à l'écran est courte, mais intense, et hante le film du début à la fin.Par certains aspects, ce rôle nous fait penser à celui de Kim dans Unité 9.L'arrivée d'Élise Guilbault dans cette populaire série apporte un vent de fraîcheur dans une distribution féminine cinq étoiles, formée des meilleures actrices du moment.Kim n'a pas le même parcours que les autres détenues de Lietteville, c'est une femme de tête, forte, sûre d'elle, éduquée, avec ses zones d'ombre puisqu'elle mène une double vie.Depuis quelques années, Élise Guilbault est souvent appelée à jouer des personnages de femmes solides et tourmentées.Elle en est bien consciente.« Ça veut dire qu'il y a comme une espèce de passage intéressant, dans la mesure où je ne suis plus une jeune actrice et que je ne suis pas encore une vieille actrice, analyse-t-elle.Peut-être est-ce un passage vers les femmes matures.Je les aime toutes, ces femmes, hein! Elles ont chacune quelque chose qui leur est propre, même si quelque chose les unit.C'est-à-dire que ce sont des femmes très assumées, très indépendantes, très battantes, des femmes de carrière.» « J'ai l'honneur d'être une femme », ajoute-t-elle en souriant, paraphrasant une chanson de Véronique Sanson.Élise Guilbault appartient à cette classe de comédiennes qui voient leur talent éclater et être reconnu dans la maturité.La plus belle des revanches pour celles qui n'ont jamais pu jouer les jeunes premières - un privilège qui, de toute façon, est toujours de courte durée.« Le casting, on pourrait en parler pendant des heures, mais c'est sûr qu'il y a un moment dans la vie où il faut accepter quelque chose de l'ordre de.Je n'ai jamais joué Juliette.Je n'avais pas le profil ni cette morphologie.» Elle avait peut-être quelque chose de mieux que seul le temps peut révéler.Car en plus J'ai le bonheur facile.Mais vous pouvez imaginer que le pendant est vrai aussi, j'ai le malheur facile.Ce que je veux dire, c'est que je suis sensible aux intempéries ! » Petit train va loin D'ailleurs, le passage déluré des deux actrices à l'émission de Salvail a fait beaucoup jaser.Tout le monde adore leur chimie, assez pour espérer les voir jouer plus ensemble, en évoquant des concepts comme Moi et l'autre ou Absolutely Fabulous.« J'ai une grande complicité avec Anne, j'adore son humour et on se fait bien rire toutes les deux», « J\u2019ai le bonheur facile.Mais vous pouvez imaginer que le pendant est vrai aussi, j\u2019ai le malheur facile.Ce que je veux dire, c\u2019est que je suis sensible aux intempéries ! » \u2014 Elise Guilbault de cette force qu'elle dégage à l'écran, toujours teintée d'une belle fragilité, la polyvalence d'Élise Guilbault est indéniable, et réjouissante.Elle peut autant crever l'écran dans les films de Bernard Émond que faire rire dans Le cœur a ses raisons.Brûler les planches au théâtre dans des rôles exigeants que prendre une cuite avec Anne Dorval aux Recettes pompettes.Cette propension à l'humour lui vient de sa famille, dit-elle.«Nous sommes des moqueurs.Chose certaine, il y a beaucoup de choses qui me font rire.avoue-t-elle, sans trop savoir où cette complicité pourrait un jour les mener.Là-dessus, Élise Guilbault s'en remet au hasard, estimant que la carrière d'actrice est faite surtout de rencontres et de circonstances.Et ce qu'elle aime par-dessus tout dans son métier, ce sont les surprises.«Tout ce à quoi je ne m'attends pas, ce à quoi je n'ai pas pensé.Ça me réjouit et ça me réconforte, car ça veut dire que les gens ont une autre vision de moi-même et ça fait du bien.Ça veut dire que je suis vraiment un instrument.Plus je m'éloigne de moi-même, plus je suis heureuse.Pas parce que je suis ennuyante pour moi-même, mais pour faire mon travail, qui est d'inventer quelqu'un d'autre.Ce n'est pas un hasard si je fais ça dans la vie, car j'aime psychologiser le monde, j'aime les travers de l'humanité, du plus noir au plus éclatant.Ça me rassure sur le choix que j'ai fait il y a 30 ans.» 11 y a une grande part de doute chez Élise Guilbault, qui avoue qu'il ne faut pas beaucoup de coups durs pour décourager un interprète, elle qui enseigne aussi à des jeunes de la relève.Qu'il est nécessaire de vivre certaines expériences concluantes pour se convaincre qu'on est fait pour ce métier.Aujourd'hui, elle savoure plus son travail.« On a tendance à oublier ce qu'on a accompli.Des fois, il faut s'arrêter pour s'assurer que les choses ont été faites avec cœur, qu'on a été dévoué.J'ai travaillé fort, je ne m'en plains pas, je suis ravie.Je ne suis pas repue, j'en veux encore, mais j'ai souvent été rassasiée dans ma vie.J'aime bien une carrière comme celle que j'ai.Ce n'est pas un Concorde qui va en Europe en trois heures, mais plutôt un train qui va d'une ville à l'autre et qui s'arrête dans des villages parce qu'il doit s'arrêter.Pas besoin d'aller en TGV, il roule et avance.Ça a beaucoup été ça dans ma vie et j'espère que ça va être encore ça longtemps.» L'origine des espèces prend l\u2019affiche le 22 avril Une œuvre utile et pertinente PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS DE LAUTRE La dure réalité du quotidien des autochtones et la culture traditionnelle de cette communauté composent le cœur du film Avant les rues, de Chloé Leriche.rrr AYANT LES RUES ?Vi Drame de Chloé Leriche.Avec Rykko Bellemare, Kwena Bellemare-Boivin, Jacques Newashish, Martin Dubreuil.1 hS7.MARC-ANDRÉ LUSSIER Au moment où le drame de la communauté d'Attawapis-kat fait les manchettes, et à l'heure où les tragédies vécues par les Premières Nations sont enfin abordées de plein front, un film comme Avant les rues tombe bien sûr à point nommé.Cela dit, il convient de préciser d'entrée de jeu que la réalisatrice Chloé Leriche propose ici une œuvre de fiction dont l'approche est plus évocatrice que didactique.C'est qu'il y a aussi du cinéma dans Avant les rues.Du beau.Du vrai.La dure réalité dans laquelle vivent les autochtones est ainsi transcendée par une histoire à travers laquelle est célébrée leur culture traditionnelle.Le film - le tout premier tourné en langue atikamekw - commence d'ailleurs au son d'un chant qu'exécutent un jeune homme et sa sœur.C'est un peu comme si, à travers ces envolées vocales déchirantes qu'on dirait mues par des forces d'origines ancestrales, toute l'histoire du peuple était évoquée.La cinéaste pose ainsi les jalons d'un récit placé sous le signe de la réconciliation.Et de la guérison.Shawnouk (Rykko Bellemare) s'est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.Un peu désœuvré, coincé dans une réserve où les possibilités d'épanouissement professionnel sont plutôt limitées, le jeune homme est entraîné dans l'histoire d'un vol, orchestré dans un chalet en plein bois.Impliqué alors dans un meurtre accidentel, il se réfugie en forêt, mais son isolement sera de courte durée.En retournant dans sa communauté, Shawnouk tentera de se libérer du poids de la culpabilité en renouant avec les pratiques traditionnelles de son peuple.Cette démarche donne d'ailleurs lieu à de très belles scènes, subtilement empreintes de poésie.Bâtir des ponts Réalisé en collaboration avec les trois communautés atikamekw du Québec, Avant les rues met de l'avant une culture qui reste méconnue aux yeux de la majorité des Québécois.À cet égard, l'expérience de la réalisatrice dans le cinéma de nature sociale, notamment dans le cadre du Wapikoni mobile, sert ici à bâtir des ponts, à établir un dialogue.Les acteurs étant pratiquement tous des non-professionnels, le jeu d'ensemble se révèle forcément inégal.Le récit aurait également gagné à être resserré sur le plan dramatique.Cela dit, le jeune Rykko Bellemare possède une vraie belle présence à l'écran.La richesse de ce film, tourné dans des conditions modestes, réside aussi dans cette faculté qu'a la réalisatrice d'évoquer la beauté des choses - la nature notamment - tout en abordant aussi les conditions très dures dans lesquelles les communautés autochtones doivent vivre dans les réserves.Les images, signées Glauco Bermudez, font d'ailleurs souvent écho à ce contraste.On pourra dire qu'en plus de nous offrir un beau film, Chloé Leriche aura assurément fait œuvre utile. 16 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ARTS CINÉMA Une grande et très belle réussite PHOTO FOURNIE PAR DISNEY ENTERPRISES Dans le seul rôle autre qu\u2019animal, le jeune Neel Sethi fait ses débuts au cinéma dans la peau de Mowgli.>.h .R/fv M\tTO ' ' mm.¦ .¦ tctveff VVDy ; mk ¦ :'$çgy; wm te igfme PRIX D'INTERPRÉTATION FÉMININE FESTIVAL DE CANNES Clnsmage ?«UN DES PLUS BEAUX RÔLES DE VINCENT CASSEL EMMANUELLE BERCOT EST ADMIRABLE.» UN FILM DE MAÏWENN MonRoi-LeFilm.ca ALAIN SPIRA, PARIS MATCH ?«MAIWENN DIRIGE MAGISTRALEMENT SES COMEDIENS, LES RÉVÉLANT COMME ON NE LES A JAMAIS VUS.» ROMAIN LE VERN, T Fl NEWS MON ROI | gr*»4m* UFfcA&fe (f frmcettMvtakma i|H*d»Fiane*\tLes FilmsPWW VINCENT CASSEL EMMANUELLE BERCOT D^ESiMil) LesFilmsSeville ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 DON CHEADLE A la défense de Miles Ahead Don Cheadle incarne Miles Davis dans le film Miles Ahead, qu\u2019il a réalisé et coécrit.(vO- iAA ¦ / i «s iij 'ïîw/iïffi fmsm Don Cheadle incarne le célébrissime trompettiste Miles Davis dans le film qu\u2019il a lui-même réalisé et dont il a coécrit le scénario de concert avec Steven Baigelman: Miles Ahead.La Presse a pu le questionner sur les choix ayant guidé sa réalisation.ALAIN BRUNET Pourquoi l\u2019action de ce film se déroule-t-elle en 1979, soit au terme d\u2019un passage à vide qui minait Miles Davis depuis au moins quatre ans?Il s\u2019agissait pour moi de «jouer ce qui n\u2019est pas là», comme Miles le disait lui-même.J\u2019ai trouvé intéressant d\u2019aller au cœur de l\u2019artiste lorsqu\u2019il est devenu silencieux, ce qui était pour ses fans une aberration.J\u2019ai vu dans cette inaction l\u2019occasion de créer une trame narrative incluant d\u2019autres périodes de sa vie et de mettre aussi en relief des musiques tirées de tous ses cycles musicaux.Le récit de la période où le film se déroule principalement est-il le produit de votre imagination?Ce n\u2019est pas de la pure fiction, car plusieurs événements relatés se sont vraiment produits.L\u2019existence d\u2019un enregistrement que personne n\u2019avait entendu à l\u2019époque est véridique.Dave Braden, le journaliste fictif, est un amalgame de personnes réelles dont nous ne pouvons révéler l\u2019identité - pour diverses raisons.Junior, le jeune trompettiste, représente un véritable musicien pressenti par Columbia à la fin des années 70.Miles a réellement été blessé par balles.Il ne s\u2019agit donc pas de fiction, mais plutôt d\u2019un mélange d\u2019événements reconstitués avec une latitude créative.Mais.je n\u2019irai pas vous dire tout ce qui est vrai et ce qui ne l\u2019est pas, je souhaite que le film conserve son pouvoir de mystification.La trame principale est le vol d\u2019une bande magnétique, que Miles tente de récupérer au péril de sa vie contre un producteur sans scrupules.Pourquoi transformer un biopic en un film de gangsters?Parce que Miles était une sorte de gangster! Quiconque connaît bien l\u2019histoire de sa vie connaît cette propension, c\u2019était d\u2019ailleurs un des thèmes de sa musique - You're Under Arrest, Decoy, etc.Or, je ne voulais pas tant mettre en évidence ses actes violents qu\u2019extérioriser le processus de sa psyché.Miles disait de lui-même qu\u2019il était un authentique Gémeaux [né un 26 mai], que deux personnes le constituaient et qu\u2019ils étaient quatre lorsqu\u2019il était soûl ou drogué.De ce combat entre ses multiples personnalités a résulté ce qu\u2019il a pu accomplir.Pourquoi, dans les souvenirs évoqués dans le film, avoir choisi de mettre l\u2019accent sur la relation de Miles Davis avec Frances Taylor, une des nombreuses femmes qu\u2019il a aimées?La manière dont chacun a parlé de cette relation m\u2019a conduit à choisir cette décennie amoureuse.Miles et Frances, d\u2019ailleurs, ont regretté leurs agissements et leurs décisions erratiques durant ce mariage.Aussi, la période durant laquelle Miles a été lié à Frances correspond à l\u2019époque de deux supergroupes dirigés par Miles, l\u2019un avec John Coltrane et Cannonball Adderley, l\u2019autre avec Herbie Hancock et Wayne Shorter.Pourquoi n\u2019avoir pas mis en évidence les plus grands collaborateurs de Miles Davis?Si vous connaissez les musiciens qui l\u2019ont accompagné, vous pouvez les reconnaître dans le film.Or, des contraintes de cession de droits liées à ces musiciens ont rendu très difficile leur évocation directe.Miles Evans, cependant, nous a autorisés à présenter son père Gil [Evans] et nous a même fourni des partitions originales; c\u2019est pourquoi sa présence est clairement soulignée.PHOTO CHRIS PIZZELLO, ASSOCIATED PRESS Pourquoi, au bout du compte, avoir créé autre chose qu\u2019un biopic?En refusant de filmer une chronologie de la vie de Miles, j\u2019ai choisi le chemin qu\u2019il aurait lui-même emprunté: faire ce qui n\u2019avait pas été fait auparavant, éviter ce à quoi on s\u2019attend d\u2019un biopic, tout en m\u2019inspirant de l\u2019œuvre et en maintenant la justesse du personnage.Je voulais créer une sorte de musique cinématographique à travers ce film, accomplir avec mon moyen d\u2019expression ce qu\u2019il a accompli avec le sien.Je crois que Miles aurait soutenu cette approche qui relève de sa propre pensée.Miles Ahead est actuellement à l\u2019affiche Portrait d\u2019un artiste en crise PHOTO FOURNIE PAR SONY PICTURES CLASSICS Dans la peau de Miles Davis, Don Cheadle exploite les diverses personnalités du mythique musicien.I I-.* T MILES AHEAD ?Drame biographique de Don Cheadle.Avec Don Cheadle, Emayatzy Cori-nealdi, Ewan McGregor.1 h40.ALAIN BRUNET À la fin des années 70, Miles Davis (Don Cheadle) traverse une période artistiquement stérile, la pire de son existence.Reclus dans le luxe de son appartement new-yorkais, il combat la douleur d'une hanche esquintée et, surtout, l'angoisse de la page blanche.Sa tête est vidée de toute inspiration, le terme ayant pris un autre sens : il a le pif rempli à ras bord.Sa technique en a pris pour son rhume (de cocaïne), il s'enfonce dans l'inaction, rumine ses années de gloire et ses erreurs passées.Un journaliste cogne à sa porte, lui suggère d'écrire le texte de son grand retour pour le magazine Rolling Stone.Irrité, Miles répond à Dave Braden (Ewan McGregor) en lui mettant son poing dans la figure.Après qu'il a repoussé violemment la proposition, le vent tourne : le musicien se propose d'utiliser ce scribe au visage pâle qu'il méprise d'entrée de jeu, il l'entraîne avec lui dans un tourbillon rocambolesque de représailles contre la music business, le tout entrecoupé d'épisodes « stupéfiants ».Miles et son partenaire cherchent à récupérer un enregistrement inédit qu'un producteur sans scrupules, Harper Hamilton (Michael Stuhlbarg), lui a piqué lors d'une fête organisée à son domicile.Cette chasse à la bande maîtresse, faut-il déduire, met en relief la personnalité contradictoire (un euphémisme) du fameux musicien.Sur ce parcours du combattant, il croisera le protégé et complice du producteur véreux: Junior (Lakeith Lee Stanfield) est un jeune virtuose de la trompette qui lui rappelle lui-même.et sa propre déchéance.La trame dramatique de Miles Ahead est entrelardée de flash-back d'une existence extraordinaire, illustrés musicalement avec des pièces mises en lumière dans des albums mythiques - Kind of Blue, Sketches of Spain, Seven Steps to Heaven et autres Nefertiti.Sauf exception (Gil Evans), les pointures ayant accompagné Miles au fil de ces années ne sont pas clairement évoquées, le scénario se concentre plutôt sur la relation houleuse du musicien avec la danseuse et actrice Frances Taylor (Emayatzy Corinealdi), qu'il a épousée en 1958.Star de la danse moderne, elle avait abandonné sa carrière sous la pression de son conjoint autoritaire, jusqu'à ce que ce mariage s'écroule dans la violence conjugale et l'adultère.Sans complaisance, la réalisation met en relief ce côté brutal du trompettiste, qu'on connaissait, mais.pas à ce point ! Colérique, caractériel, bagarreur, violent, armé et.paradoxalement visionnaire, ouvert d'esprit, brillant.Entre ses pétages de coche, Miles Davis regagnait l'autre pôle de sa personnalité pour ainsi redevenir cet être profondément subtil, créateur de haute volée.11 s'agit du premier long métrage de Don Cheadle à titre de réalisateur.Celui-ci en a aussi coécrit le scénario avec Steven Baigelman et y interprète le rôle principal.Alors?Si les flash-back de Miles Ahead s'avèrent très réussis, si les traits de la personnalité du grand jazzman sont justement soulignés, le film de son passage à vide laisse perplexe.Ce collage de faits apparemment véridiques prend les allures d'un film de gangsters un peu trop léger, limite caricatural.On peut aussi être déçu que la musique, ce pourquoi on s'intéresse à l'œuvre de Miles Davis, ne soit pas le moteur principal de ce biopic.Choix éditorial.Colérique, caractériel, bagarreur, violent, armé et.paradoxalement visionnaire, ouvert d\u2019esprit, brillant.Entre ses pétages de coche, Miles Davis regagnait l\u2019autre pôle de sa personnalité pour ainsi redevenir cet être profondément subtil, créateur de haute volée. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 ARTS 19 Le vrai du faux ARTS CINÉMA MARC CASSIVI CHRONIQUE mÊm ' AV'-a A1 c sVi fwH»a ;î» Magfl W'Vjd I L.U /.l WïSS \u2022 \u2022 f A.vij-i v\u2019 \u2022 - \u2022-'¦\u2022/; Mass - ; [Uy'\\l V, V: Y ÉIS fc>'-itëkve\\ L, V' :-'r7,\t.iTYAaO/: s® -V.f?V,\" ftï* o £> a®o' gStei?» ,««' « «e'I >o ai®^ oo ¦p&W PHOTO FOURNIE PAR SONY PICTURES CLASSICS Dans son long métrage Miles Ahead, le comédien Don Cheadle ne tente pas de se montrer fidèle à la réalité, mais s\u2019articule dans la fiction autour d\u2019une figure historigue et emblématigue du jazz, terme gue Miles Davis réprouvait.La question, épineuse, de la véracité des faits rapportés dans les biographies filmées nourrit un cycle perpétuel de controverses.Le mois dernier, le comédien Sacha Baron Cohen (Bomt), longtemps associé au biopic sur Freddie Mercury, a déclaré s'être dissocié du projet parce que les membres restants de Queen souhaitaient brosser un portrait trop lisse du regretté chanteur de Bohemian Rhapsody.Selon Baron Cohen, le guitariste Brian May et le batteur Roger Taylor - par ailleurs coproducteurs du film - projetaient surtout de raconter le combat contre le sida de Freddie Mercury et l'effet de catharsis de sa mort en 1991 sur les autres membres de Queen.En faisant fi, pour l'essentiel, du mode de vie débridé et des extravagances de Mercury, qui était loin d'être un enfant de chœur.La réplique de Brian May est venue en début de semaine, par l'entremise des journaux londoniens.Le guitariste a décrit Baron Cohen en termes peu amènes, arguant que ce sont les membres de Queen qui ont décidé qu'il n'était pas l'homme de la situation, et non le contraire.Qui dit vrai?Qu'est-ce qui est faux?Et comment distinguer le vrai du faux?Ironiquement, ce sont des questions qui concernent une majorité de biographies filmées.Il y a 25 ans, la même année que Freddie Mercury, est mort Miles Davis.Dans l'une des premières scènes de Miles Ahead, premier long métrage du comédien Don Cheadle, à l'affiche aujourd'hui, le mythique trompettiste appelle dans une station radio de New York et exige de parler à l'animateur en ondes.En direct, alors que son interlocuteur vient de faire jouer So What en faisant l'éloge de l'album Kind of Blue, Davis, de sa voix râpeuse, le traite de tous les noms, le menace de mort et lui ordonne de faire jouer une pièce de Sketches of Spain.La scène peut sembler ridicule et surréaliste.Plusieurs critiques l'ont d'ailleurs souligné.Et pourtant, selon des historiens du jazz, cet appel d'un Miles Davis courroucé à un animateur de radio new-yorkais a réellement eu lieu.Tout comme cet autre épisode où Davis est battu par des policiers et emprisonné parce qu'il a eu le malheur de raccompagner une femme - blanche - à son taxi, à l'extérieur du Birdland Jazz Club où il jouait le soir même.Au-delà des questions de véracité, le biopic est un sous-genre hasardeux, auquel sont associés nombre de clichés (larmoyant, racoleur, caricatural, prévisible).Miles Ahead évite la plupart de ces écueils, sans doute parce qu'il ne correspond pas à la définition habituelle de la biographie filmée.Il ne tente pas de se montrer fidèle à la réalité, mais s'articule dans la fiction autour d'une figure historique et emblématique du jazz (terme que Davis réprouvait; pour vrai).Le film de Don Cheadle, grand admirateur de Miles Davis, n'est ni une hagiographie ni un résumé forcément incomplet de la vie foisonnante d'un personnage peu affable.Cheadle n'abuse pas de flashbacks et se concentre sur la période la moins faste de la carrière de Miles, à la fin des années 70, alors qu'il avait mis sa carrière en veilleuse, ne jouait plus de la trompette, vivait en ermite dans sa maison de l'Upper West Side et se concentrait essentiellement sur sa consommation de stupéfiants.Tout cela est véridique.Ce qui ne l'est pas le moindrement, c'est l'intrigue du film de Don Cheadle: la rencontre plus ou moins fortuite de Miles avec un journaliste insistant (Ewan McGregor) qui l'entraîne dans une course folle dans les rues de New York, en quête d'argent, de cocaïne et des mystérieuses bandes volées d'une séance d'enregistrement censée marquer son grand retour, échanges de coups de feu et poursuites en voiture en prime.Don Cheadle, qui incarne Davis dans cette biographie rocambolesque qu'il a coscéna-risée, réalisée et produite de sa poche, a consacré 10 ans de sa vie à ce projet (il a même appris à jouer de la trompette).Il a tenté - c'est aussi un cliché - de saisir l'essence du personnage plutôt qu'une quelconque vérité historique.« Never let the truth get in the way of a good story », aurait dit Mark Twain (vrai ou faux: qui sait?).Cheadle embrasse cette maxime et propose un regard impressionniste sur une période nébuleuse de la vie de Miles Davis, canevas idéal pour l'invention.Il prend des libertés presque aussi grandes que Todd Haynes avec le personnage de Bob Dylan dans I'm Not There, biopic halluciné mettant en vedette Cate Blanchett.Il s'inspire de l'impulsion créative du maître, profitant de sa propre licence artistique pour projeter une lumière dans les interstices et éclairer les parts d'ombre d'un artiste qui fut à la fois un génie et un monstre (comme bien d'autres).Il donne l'impression d'improviser - ce n'est pas le cas - à la manière de Miles devant les images d'Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle, pour créer un buddy flick improbable, trop appuyé et quasi risible, certes, mais pleinement assumé.Plus intéressante que cette cavale fantasmée d'un pseudo-gangster cocaïnomane est l'introspection de Miles Davis sur son legs.A-t-il été dépassé par son propre mythe?A-t-il encore des choses à dire?Get Up With It fut-il son chant du cygne?Le Miles imaginé par Cheadle est en panne d'inspiration depuis l'échec de son mariage passionnel avec l'incandescente Frances Taylor.Il n'a plus l'entrain boulimique de ses séances avec Gil Evans.Il est préoccupé par le contrôle qu'exerce l'homme blanc sur l'homme noir, et pas seulement dans l'industrie du disque.(Don Cheadle a admis lui-même avoir été contraint d'inclure un personnage de journaliste blanc dans son film afin d'obtenir un financement adéquat.) Sur scène, au générique, le « faux » Miles Davis partage au début des années 80 la scène avec ses vieux complices Wayne Shorter et Herby Hancock.Les « vrais ».La dernière scène fantasmée d'un biopic qui trouve le ton juste, sans verser dans le pastiche, la complaisance, la diabolisation ni l'idolâtrie.Et qui, sans transcender le genre, a le mérite d'être audacieux, original et imprévisible.Tout en donnant envie de revisiter une œuvre authentiquement monumentale.Dans « Miles Ahead », Don Cheadle propose un regard impressionniste sur une période nébuleuse de la vie de Miles Davis, canevas idéal pour l\u2019invention.SUR VOS ÉCRANS EN DVD TÉLÉ SUR DEMANDE iDRAMEl THE REVENANT (V.F .-.LE REVENANT) ?b D\u2019Alejandro Gonzalez Inârritu.Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson.Avec ses trois premiers longs métrages, Amores Perros, 21 Grams et Babel, Alejandro Gonzalez Inârritu a su décrire mieux que personne la première décennie du présent millénaire.Son approche, de nature éminemment contemporaine, a ensuite trouvé une forme différente dans Biutiful, puis dans Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance) (Oscar du meilleur film l\u2019an dernier).Cette fois, le cinéaste américano-mexicain change complètement de registre en proposant un western réaliste, aussi brutal que spectaculaire.The Revenant (Oscar du meilleur réalisateur cette année) est sans contredit l\u2019une des expériences cinématographiques les plus intenses jamais produites.Le bât blesse sur le plan narratif, mais l\u2019œuvre est extrêmement puissante.\u2014 Marc-André Lussier THE REVENANT \u2018SPECTACULAR SENS! OF THE WOR VEEP ¦'mai VEEP-SEASON 4 (V.F.: VEEP-SAISON 4) ?Créée par Armando lannucci.Avec Julia Louis-Dreyfus, Anna Chlumsky, Tony Hale, Reid Scott.(10 épisodes) C\u2019est le grand jour.Non, c\u2019est plus grand que grand! Notre «veep» préférée est maintenant présidente des Etats-Unis et va livrer son premier grand discours.Autour d\u2019elle, son entourage.Il est à son image.Incompétent.Et c\u2019est pour ça qu\u2019on l\u2019aime autant.Bref, contrairement aux Underwood de House of Cards qui sont devenus moins intéressants en arrivant à la Maison-Blanche (on parle de la saison 3), Selina Meyer fait mouche à tous les coups.Aucun signe de ralentissement dans cette quatrième saison.Les situations sont toujours aussi hilarantes.Les dialogues, aussi vifs.Et les malaises, aussi délicieux.Une des meilleures séries télévisées dans le registre de la comédie.\u2014 Sonia Sarfati iDRAMEl THE LADY IN THE VAN (V.F .-.LA DAME À LA CAMIONNETTE) ?De Nicholas Hytner.Avec Maggie Smith, Dominic Cooper, James Corden, Jim Broadbent.On ne peut guère reprocher à Maggie Smith de «faire» du Maggie Smith.La grande dame de théâtre et de cinéma possède cette faculté bien particulière d\u2019imposer en moins de deux sa personnalité d\u2019actrice dans un personnage.Elle connaissait d\u2019ailleurs déjà très bien celui qu elle incarne dans The Lady in the Van.La comédienne lui avait déjà prêté ses traits sur scène à Londres, il y a une quinzaine d\u2019années.On ne s\u2019étonnera guère du fait que cette immense actrice constitue le principal atout de cette adaptation cinématographique où l\u2019on suit une vieille dame qui vit dans une camionnette délabrée et s\u2019installe en face de la maison d\u2019un dramaturge.\u2014 Marc-André Lussier LADY»11\" VAN FILM D\u2019ANIMATIONl NORM OF THE NORTH (NORMAND DU NORD) ?De Trevor Wall.Film d\u2019animation sans prétention, amusant et avec un héros poilu sympathique, ce long métrage vise la famille, surtout celle avec des tout-petits.On est loin du raffinement de Pixar, mais le film propose tout de même un message écologique et une dénonciation du capitalisme sans équivoque, à défaut d\u2019être subtil.Le Normand en question est un ours polaire maladroit à la chasse, mais possédant un don particulier: il parle.Ce qui sera bien pratique quand son habitat naturel sera visé par un promoteur immobilier véreux et cupide.Pour peu qu\u2019on ne soit pas trop exigeant, on passe un bon moment.Sans plus.\u2014 Eric Moreau It, Le Soleil SIIIIS EViHr HDPI IS CMMEIOIIS C NTAINMEN smnœs CONTAINMENT De Julie Plec et David Nutter.Avec David Gyasi, Christina Marie Moses et Chris Wood.Adapté de la série belge Cordon, qui avait reçu d\u2019excellentes critiques.Containment raconte la mise en quarantaine de la ville d\u2019Atlanta après l\u2019éclosion d\u2019un virus inconnu.Il n\u2019est pas question de zombies ici, mais d\u2019une vision réaliste de ce qui pourrait se produire en cas d\u2019épidémie.Ça commence le 19 avril sur The CW.\u2014 Chantal Guy Sur The CW ORDINARY PEOPLE LION SUNDANCE IV smnœs REBELLION D\u2019Aku Louhimies.Avec Niamh Cusack, Sarah Greene, Ruth Bradley et Michelle Fairley.Pour le 100e anniversaire de l\u2019insurrection de Pâques en Irlande, voici une minisérie en cinq épisodes pour les amateurs d\u2019histoire.On y suit notamment le destin de trois femmes lors de cette rébellion sanglante qui s\u2019est déroulée à Dublin, contre le pouvoir britannique, au beau milieu de la Première Guerre mondiale.Si elle a été un échec, la sévère répression qui a suivi a donné du carburant au mouvement indépendantiste irlandais.\u2014 Chantal Guy Sur Netfl ix ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 AVRIL 2016 iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.TO \\ \u2022' f ''\u2018 m 1 Un phare r ma route CINEMA MUSIQUE THEATRE SERIE LIVRE PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX GUY JODOIN STÉPHANIE VALLET À la barre du gala Artis le 24 avril prochain, Guy Jodoin prendra un été sabbatique pour la première fois depuis la fin de sa participation à l\u2019émission estivale Sucré salé.Un moment de répit et de lecture avant de monter sur les planches du Théâtre Jean-Duceppe en décembre dans Nos femmes, une pièce de l\u2019auteur français Eric Assous mise en scène par Michel Poirier.Il y incarnera Paul et y donnera la réplique à David Savard et à Sylvain Marcel.«L\u2019histoire tourne autour de trois gars.Un petit casting qui laisse la place au jeu », précise le comédien.Entre-temps, Guy Jodoin devra poursuivre sa préparation en vue du gala Artis.«Pour moi, ce n\u2019est pas le festival Juste pour rire ! La ligne directrice que je me donne, c\u2019est d\u2019animer dans l\u2019émotion.J\u2019aime quand c\u2019est à la fois touchant, drôle et malaisant.On veut aussi que ce soit un gros party.Je suis celui qui accueille; je m\u2019enlève une certaine pression en me disant que les personnalités qui vont monter sur scène et le public sont les vedettes de la soirée», précise l\u2019animateur.« On a aussi demandé aux Satiriques de sortir un peu de leurs pantoufles en exploitant leur talent différemment.C\u2019est un défi intéressant pour la vidéo d\u2019ouverture.Tout ce que je peux dire, c\u2019est que vendredi, j\u2019étais dans une piscine pendant deux heures!», lance Guy Jodoin, qu\u2019on pourra voir dans la seconde saison de Karl et Max, actuellement en préproduction.Encore une fois, si vous permettez «J\u2019ai beaucoup ri au cours de la soirée, mais, en même temps, je suis ressorti ému.Guylaine Tremblay devenait vraiment le personnage et a interprété un beau duo avec Henri Chassé.Je l\u2019ai appelée le lendemain pour la féliciter.En plus, j\u2019ai la chance de travailler cette année avec le metteur en scène Michel Poirier, qui a fait un beau boulot.» Chez Duceppe jusqu\u2019au 14 mai.«Pour l\u2019ensemble de son oeuvre.J\u2019aime les artistes qui sortent de l\u2019ordinaire.J\u2019adore ce gars-là, car il fait ses propres traces.J\u2019écoute surtout la chanson-titre de l\u2019album A Paradis City.» PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE La passion d'Augustine de Léa Pool «Deux de mes amis d\u2019enfance, François Tremblay (producteur) et Daniel Poisson (directeur de casting), ont travaillé sur ce projet: ça me plaît doublement! J\u2019avais deux tantes religieuses et, en voyant le film, c\u2019est comme si je comprenais un peu plus une partie de leur vie.Les performances des actrices sont époustouflantes! Cest un film populaire avec une signature de film d\u2019auteur.On a réussi un coup de maître!» PHOTO CAROLINE LABERGE, FOURNIE PAR DUCEPPE Lilyhammer Un phare sur ma route, de Richard Langlois (éditions Marcel Broquet) « Il s\u2019agit d\u2019un livre sur la santé mentale écrit par un copain que je connais depuis 27 ans.Il a fait une psychose et, à partir de ce moment-là, il s\u2019est mis à s\u2019intéresser à la santé mentale.C est en écrivant des livres qu\u2019il a réglé ses problèmes.J\u2019ai d\u2019ailleurs signé sa préface.Je trouve ça très beau, la manière dont il aide les gens.» «J\u2019ai beaucoup aimé les personnages de cette \"dramédie\".On y suit un mafioso de New York, un mix d\u2019AI Pacino et Fred Caillou, qui doit disparaître, car sa vie est en danger.Il décide de partir pour la Norvège, à Lillehammer.Il sème la corruption dans ce petit village où tout le monde porte un chandail de laine avec broderie de caribou.Cest le genre de projet dans lequel j\u2019aurais aimé jouer!» Sur Netflix.Jean Leloup PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE "]
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