La nouvelle barre du jour, 1 janvier 1980, Mars
[" SE.3 a css Us So pr = ce pe és ess, Ee re ss cs Fr RAR tg re oy eu nN a 23 hy NEC Erie Re Te Dm 72e EST es re FR peop Rid AR Eas 3 ; 0 AMA aaa tibl i LES Lik Sebel k States meta As A PTE moin AGSe) sas la nouvelle cu jours Nl AH TTR Te hd 4 barre von B-10 PER \u2014pe = = 3e SE TE Te ni PY 15 3 Ta FRS bad paire 133 Hs ir 3 SRE = i TT Fe) = 5 oT Eos rl Ti 5 di pa 1m SE LITE, ou ox i Seated 3 i = 1IRE.sx.hal ely sas ST ne Son Gr St pe st Bd = oh = + es ne 5 SAS gt 2 ST oe SipRS ST Ron ite = EE RES if es GER a ap des frs JN 1 TE es pre ras =, de ess des 2a pride desde its Sa x 5 RS ha gs Bay, Rae, ri > ar CSS EIRE = SE oe faze BS eu pee TEX Eis Le = Es TE 78% pe rs $s 25 ray: 2 us - = = ë x Lit EX Ea Fa a Sah a = 245 a se rt A ih mi = ov os aise yan = EL Eran ms ns igh mers - PI rer ces De Es 2 Sie res \u2014 22 Ey ne Re ei, ce = apes ee en \u201cpepe és poy i ia E83 es EAE ps FAT Er it a = ER iy EP à RE LE Pe 2e Es es = - SE fs > Po ie sa aly 5 os a Jor 5 ERA ae - la nouvelle barre du jour \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014E == =r LA NOUVELLE BARRE DU JOUR Numéro 88 Mars 1980 Directeurs: Michel Gay Jean Yves Collette Distribution exclusive: Diffusion Dimédia Inc.539, bd Lebeau Saint-Laurent, Qué.(514) 336-3946 Dépositaire en France: Librairie La répétition 27, r Saint-André-des-arts 75006 Paris Correspondance: La nouvelle barre du jour C.P.131, Succ.Outremont Outremont, Qué.H2V 4M8 To cu di La nb; est répertoriée dans Radar, dans le Canadian Index et par la Pressothèque de langue française.Les auteurs sont priés de n\u2019envoyer qu\u2019une copie de leurs oeuvres, les documents n\u2019étant pas retournés.Les auteurs des textes que nous publions sont seuls responsables des opinions qu\u2019ils émettent.La reproduction des textes et des illustrations paraissant dans la nbj est strictement interdite sans l'accord écrit de l\u2019auteur et de l\u2019éditeur.La nbj, le mensuel des nouveaux écrivains.Dépôt légal \u2014 Premier trimestre 1980 Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 0704-1888 Sommaire 5 Deux épisodes dans la vie d\u2019Hubert Aquin Andrée Yanacopoulo FICTION 17 Et elles le tumulte Gilles-R.Archambault 23 EN DEUIL et suivi de Regard Anne-Marie Alonzo 37 L\u2019Indice Hélène Guy 43 Scènes techniques/textes Claude Beausoleil 57 D\u2019où viennent les tableaux?François Charron 73 Les Espaces glissants Marc Yelle HISTOIRE D\u2019ECRIRE 95 Des fragments levés a meme le tissu quotidien France Théoret ESSAI 111 Gynécophonie-s suivi de Dessins, obliques, profils André Beaudet ran = ont et Tes, 2, RE besos I ir i A = pik = wh so + ce si pd i di er Sap ny Se : LE - Sri oe 2 - re 5 sx I 1 To Ry ih ge Pye 33: 5 i Sra Kaha pes es £3 ay Ten EEE 2 ro He és MERS 2 mIERE =i = .== =.es To = Les ES va PR Td E = CSS RY er pre es ss + ASE a es dE port pci Ran SLE OR Cr SE HR ES Li er 5 DE, RES Vire =?ape te FE, = rare, a 2 Flic>tes CP».INF.= SY, YR va nat A cm = qn _ ; .os sen a Sov Lhe = i oe = rr se as es 7 2 50 XH Epos due x pe ps cac 5 bs i oe Ror gio =; = Sen: Ga A BATRA Sr Sc on te, rt pa Le nt PEST, Eh ES RE does PA Co 2 ee De crime LS ass Ds = Rae $k = Sai Rr Rs => HE Ed 125 LS x = de AEC => ii SACs 2h 3 EE SoS Bool r 8 ss Ag = és 5 = ge by S RR 5, = S = SEE S > 3 = = Ne SR 3 S = NN , 8 3 x RS S ss = = 20 = = = S S su RS 3 Re & se se = Ne = = ut = RS NS S aN) IR Oi Qo si NEN 1 SRR = = S S S S a = NN BN Nh S Me = 2 ® = = .A DN A S AN S nm ND - N S 3 S N ss NN NN \u2026 NS S N 5 WN 8 S N S aN x si S SR Se i NEN N S na 2 S x NE DN , SAS .S S SS WN Sis Ln NE 2 SN WY OR TR = Ni S x = $ Ÿ > S Le.À a vol sc 2 = a = Es = X N ® 3 X S 2; 3 = & WN a) © LK 3 » S S TR SNR ; AN WN AR N NN = Fi © + S o 3 $ SS 8 Ed s 3 i « A S s A 1 > + S Ÿ NN Nk = Se s 3 AN © SO = SN S $ \\ S AS x , = .S = = N IN Re Gv ps WN = 3 5 $ aN Tit aE ss > QS \u20ac wr S AN = A sv Si SS =, So cu AS N +.SER # , WR os & = 3 = gs : DN , X \\ A SN 2 S = se S .d U S = & ss 7 = i a = = A > 3 5 : is 3 A x = Ë @ = = SN = 2 SR So > A ° se Ns SN A S Ne RR S DY S S WW \\ = = A NY 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qu\u2019Hubert m\u2019avait dit il y avait peut-être une possibilité de vie.C\u2019est que il y a eu 2 ou 3 soirs où il a repris son rythme qu\u2019il avait quand il écrivait c\u2019est-à-dire que tout de suite après le repas il disait: bon ben tu m\u2019excuses, il dit, je monte travailler.Il s'enfermait dans le bureau se mettait la musique mais alors de façon inferna- lement haute et il écrivait.Et il me disait: ben oui ça avance un petit peu.Et moi j'étais ravie parce que je sentais qu\u2019au moins ça ça pouvait l\u2019accrocher a la vie.Mais ¢\u2019a vite cessé parce que le troisième jour je crois bien qu\u2019il a commencé à tousser à attraper une espèce de bronchite qu\u2019il a d\u2019ailleurs traînée jusqu\u2019à la fin.Il était aussi fatigué etc.Et il s\u2019est arrêté.Quand il partait en voyage et qu'il revenait il emportait toujours avec lui son manuscrit.Quand il revenait je lui demandais immanquablement: as-tu pu écrire un peu?Puis immanquablement ben 1l y avait ci il y avait ça il y avait ça mais en tout cas il aurait voulu mais il n\u2019avait pas pu écrire.Et je pense que l'évidence à laquelle il se rendait de plus en plus c\u2019est que il n\u2019arrivait plus à écrire.7 Parce que tous ces jours depuis le début janvier Hubert ne faisait qu\u2019une chose 1l était littéralement assis dans un fauteuil à côté du téléphone.Il attendait l\u2019appel.L\u2019appel c\u2019était deux choses ou bien le règlement de La Presse ou peut-être le Gouvernement du Québec qui ferait appel à lui.Le 30 janvier ou le premier février quelque chose en tout cas dans cette période-là il a eu enfin son règlement de La Presse.Alors il m\u2019a dit: j'ai toujours pensé que je te donnais cet argent.Je lui ai dit: j'ai toujours pensé que je ne le voulais pas.Je lui dis: tu vas me rembourser ce que tu me dois parce qu\u2019on tenait nos comptes de façon très précise.C\u2019était bien important pour Hubert de pas sentir que c\u2019était moi qui l\u2019entretenais mais que je lui avançais plutôt de quoi vivre.Il m\u2019a donc remboursé ce qu\u2019il me devait c\u2019était à peu près dans les six mille.Ça faisait depuis août qu\u2019il était en chômage quand même.Ft le restant je lui ai dit: peut-être que tu ferais bien de prendre comme on en parle depuis plus d\u2019un mois d\u2019ailleurs de prendre une certaine distance de Montréal et puis de ta vie en général je lui dis: je ne sais pas.Il m\u2019a dit: oui de fait peut-être que je ferais bien de faire un voyage et puis d\u2019évaluer pour une dernière fois si je veux vraiment vivre ou mourir parce que, il dit, c\u2019est quand même infernal pour toi puis il dit: Je ne veux vraiment plus là maintenant prolonger cette espèce de supplice plus longtemps.Il dit: quand je reviendrai, il dit, je te jure deux choses que d\u2019une part je ne me tuerai pas pendant cette absence et d\u2019autre part que lorsque je reviendrai je te donnerai une réponse vraiment nette et définitive.8 Tout ce dont je me souviens c\u2019est que nous étions tous les deux allongés dans le lit et puis Hubert s\u2019est tourné vers moi avec un sourire qui était au fond un sourire un peu de pitié pour moi pour ce qu\u2019il allait me dire et puis il se tenait le front c\u2019est un geste qui lui était assez familier de se tenir comme ça et il m\u2019a dit: tu sais\u2026 Il s\u2019est arrêté là je lui ai dit: n\u2019aie pas peur de me dire ce que tu veux me dire parce que tu sais que je suis prête à l\u2019entendre.Il m\u2019a dit: oui tu sais c\u2019est fait je suis déterminé.Il dit: demain je me tuerai.Là j'ai eu une réaction que bien sûr on peut avoir du mal à comprendre mais moi je vivais dans ça au fond depuis six mois et puis il y avait une chose qu'on s'était dite avec Hubert c\u2019était que tant qu'il n\u2019était pas vraiment décidé à se tuer il fallait que au maximum les choses continuent à tourner comme elles tournaient.Il fallait pas disons s'interrompre et puis attendre les bras croisés que ça vienne ou que ça vienne pas il fallait continuer à assumer notre fonctionnement.Donc quand Hubert m\u2019a dit ça je lui ai dit: demain tu n\u2019y penses pas?demain je commence mes cours à 8 heures j'ai des cours toute la journée et je recommence mardi.Parce que de fait mon horaire à cette session était concentré dans le lundi et le mardi.Je lui ai dit donc: c\u2019est pas possible.Je lui dis: je ne peux pas imaginer que je passerai la journée à donner mes cours et que quand je reviendrai eh bien tu me quitteras pour te tuer.Alors il est sûr que dans l\u2019optique que je viens d\u2019indiquer il ne m\u2019est pas venu à l'esprit que je pouvais dire: bien sûr je vais manquer mes cours et puis je vais vivre avec toi cette dernière journée.Je lui dis donc: écoute 9 Andrée Yanacopoulo | Photo O.N.F.lundi c\u2019est pas possible.Je lui dis: est-ce que tu me ferais une dernière faveur qui serait d\u2019attendre mardi?Et je lui dis: je te donne tout le temps que tu veux pour réfléchir et puis sens-toi bien libre tu peux me dire non.Alors il a réfléchi disons quelques secondes il m\u2019a dit: c\u2019est entendu pour mardi mais à une seule condition c\u2019est que entre lundi et mardi tu ne remettes pas en cause ma détermination.Je lui ai dit: c\u2019est bien évident Je te promets de ne même pas t\u2019en parler et je te remercie beaucoup de remettre ça à mardi.Nous sommes rentrés à la maison et puis là pour moi dans ma tête on avait encore toute l\u2019après-midi ensemble.Mais une fois qu\u2019on a été rentré je suis donc monté à mon bureau avec l\u2019idée de faire je ne sais quelle bricole.Hubert s\u2019affairait là.Je savais que le matin il avait 10 préparé son fusil et s\u2019était même plaint à moi de ce que Emmanuel l\u2019avait dérangé Emmanuel était descendu puis lui avait dit: Papa qu'est-ce que tu fais?Ben je lui dis: c\u2019est de ta faute tu savais qu\u2019Emmanuel était en congé.Je lui dis tu n\u2019avais qu\u2019à t\u2019arranger pour qu\u2019il ne te voie pas ou je ne sais pas c\u2019est tout à fait normal qu\u2019Emmanuel vienne te retrouver puisque moi je n\u2019étais pas là il pouvait pas venir me retrouver moi.Alors donc Hubert a commencé à s\u2019affairer et puis à un moment donné il m\u2019a dit: tu crois que je peux monter le fusil?J'ai dit: oui, j'ai dit, mais enfin c\u2019est bien tôt je veux dire Emmanuel va pouvoir le voir et tout.Il dit: non tu sais, il dit, je ne peux plus tenir, il dit, je pars maintenant.Alors là bien sûr j'ai eu mon coup au coeur même si j'en avais déjà.j'en avais déjà pas mal mais moi je m'attendais quand même à avoir encore une journée une après-midi et une soirée.Alors Hubert me dit donc: non c\u2019est maintenant.Et il monte le fusil et puis 1l l'avait en mains lorsqu\u2019on sonne à la porte et c'était Emmanuel qui jusque là jouait dehors avec des amis et qui demande à Hubert: papa qu'est-ce que je fais il y a le pneu de ma bicyclette qui est crevé?Alors Hubert n\u2019avait qu\u2019une idée c'était de se débarrasser d\u2019'Emmanuel parce que moi il m\u2019avait déjà prévenue il m\u2019avait dit: surtout ne me demande pas de revoir Emmanuel avant de partir ne me demande pas de l\u2019embrasser, il dit, Je ne peux vraiment pas.Puis je lui avais dit: je te comprends et j\u2019essaierai de faire au mieux pour ça.Alors Hubert dit à Emmanuel: écoute, 1l dit, je n\u2019ai pas le temps de m\u2019en occuper de ta bicyclette, il dit, tiens voilà voilà de l\u2019argent.Puis il lui sort un billet de cinq dollars.Emmanuel dit: 11 papa t\u2019es fou, il dit, d\u2019abord ça coûte rien pour la bicyclette.Hubert dit: oui oui oui prends-le on sait jamais prends ton billet.Puis il dit: vas-y vas-y vas-y faire réparer ta bicyclette.Alors Emmanuel dit: bon ben d\u2019accord.Il prend l\u2019argent et puis il s'en va dehors retrouver son ami pour aller faire réparer sa bicyclette.Hubert prend le fusil et le cache dans le placard qui est à l\u2019entrée.Et puis là il est sûr que mes souvenirs ne sont pas ne sont plus d\u2019une précision très grande en ce qui concerne la séquence chronologique.Je ne sais plus trop ce qui s\u2019est fait avant ce qui s\u2019est fait après je sais qu\u2019à un moment Hubert est monté et m\u2019a dit: je ne sais pas si ça pourra aller comme j'avais prévu.Qu'est-ce qu\u2019il avait prévu Hubert?Il avait prévu d\u2019appeler un taxi de monter dans le taxi en cachant le fusil sous son manteau de se faire déposer à un endroit isolé qu'il avait repéré mais dont 1l n\u2019avait pas voulu me parler en me disant: tu es suffisamment complice de mon acte ainsi je ne veux pas t'impliquer davantage et d\u2019ailleurs ça n\u2019avance à rien.Et là il aurait mis 1l aurait fait réaliser l\u2019exécution c\u2019est le cas de dire de son projet.Et ce qui s\u2019est passé c\u2019est qu\u2019à l\u2019instant de faire une espèce de répétition il s\u2019est aperçu qu\u2019il n\u2019arrivait pas à le cacher le fusil sous son manteau.Je pourrais vous le montrer le fusil en question c\u2019est très haut il ne savait plus quoi en faire de son fusil il m\u2019a dit: qu\u2019est-ce que je fais.Je lui ai dit: je crois que c\u2019est pas possible que tu appelles un taxi que tu montes dedans parce que le chauffeur va le voir et ne va pas vouloir t\u2019'embarquer alors je ne vois qu\u2019une solution c\u2019est que tu prennes notre auto et que.Il dit: oui au fond j'irai à Villa Maria.Et là 1l se passe quelque chose 12 aT d\u2019un peu étrange c\u2019est que c\u2019est que il n\u2019avait jamais été question entre nous de Villa Maria et quand il m\u2019a dit ça il l\u2019a trouvé très spontanément et moi je l\u2019ai reçu très spontanément comme si c\u2019avait été convenu entre nous que ce serait Villa Maria alors qu\u2019il n\u2019en avait jamais été question.En tout cas, je lui dis, bien c\u2019est ça.Alors il a il m'a dit: je crois que la meilleure façon c\u2019est de rouler le fusil dans le manteau et le déposer sur la banquette à côté de moi.Je lui dis: essaye voir ce que ça donne.Alors c\u2019est ce qu\u2019il a fait.Il est revenu en me disant: ça a l\u2019air de marcher comme ça.Bien.Le fusil je crois était donc dans l\u2019auto.Hubert est revenu je ne sais plus trop mais je sais qu\u2019à un moment j'étais je devais marcher dans la cuisine.Hubert n\u2019était pas loin du placard de la salle à manger dans laquelle il y a toutes les bouteilles d\u2019alcool.Je lui ai dit: est-ce que tu as bien tes quelques comprimés sur toi.Parce que je tenais à ce qu\u2019il ait avec lui quelques tranquillisants parce qu\u2019il m\u2019avait dit: comme je ne veux pas me [rater] il est possible que je me rende à l\u2019endroit mais que là J'attende s\u2019il y a du monde parce que, il dit, je redoute la pelure de banane et cette fois-ci je veux être sûr de la réussite.Alors je lui avais dit: comme tu risques d\u2019attendre un certain temps prends quelques tranquillisants parce que dieu sait que je comprenais qu\u2019il pouvait être angoissé.Je lui demande donc: tu as bien tes comprimés?Il me dit: oui.Il dit: tu me permets une dernière gorgée d\u2019alcool.Bien évidemment.Alors il a bu une gorgée de cognac à même la bouteille.Là je ne sais plus trop trop mais je sais que je me retrouve à nouveau en haut dans notre bureau devant mon bureau et il est venu il m\u2019a il 13 s\u2019est mis à genoux devant moi et il m\u2019a prise avec ses bras il voulait un peu enfouir sa tête sur moi.Je lui ai caressé les cheveux et lui dis: va faire ce que tu as à faire.Il m\u2019a dit: tu as raison ce n\u2019est pas le moment de se laisser aller à l\u2019émotion.Alors 1l s\u2019est relevé nous avons descendu ensemble les escaliers et au pied de l\u2019escalier je suis restée sur la dernière marche il était en bas.Nous étions donc à peu près à la même hauteur et je lui ai dit là je l\u2019ai bien regardé dans les yeux je pensais qu\u2019il m\u2019embrasserait je crois que c\u2019est moi qui l\u2019ai embrassé je lui ai dit: adieu mon amour.Il ne m\u2019a pas répondu.Il est parti.À ce moment-là la chatte est venue se frotter contre moi et j'ai pris la chatte dans mes bras et je suis allée sur le perron pendant qu\u2019Hubert rentrait dans l\u2019auto qui était stationnée juste devant la maison.Hubert est entré dans l\u2019auto.Je le voyais mal parce qu\u2019il y avait un contre-jour qui faisait que je ne pouvais pas l\u2019apercevoir.À un moment donné il s\u2019est penché 1l est venu très près du pare-brise et il m'a envoyé quelques longs baisers auxquels j'ai répondu du perron et puis la il a tout de suite démarré et il s\u2019est éloigné par là il a donc fait comme chemin la rue Vendôme Côte St-Antoine Décarie et il est entré par l\u2019entrée qui est au coin de Monkland et Décarie l\u2019entrée de Villa Maria.C\u2019est tout ce que jai a dire pour le moment de l\u2019existence où Hubert était là. ee \u2014 rm Amram vd Ye yn SL 1906 55 pe TO FAN (ASI ve > amer PA % ra en LA >> ; > es CE ae ais x, a as bl ) 2 Era en ye PR PoP et \u20ac 9; 3) Sy sd il oN 2 C3 Pi & Qu 4 2 00 ed So 3 Lk NZ SPY LN 5 Xe AN oR po PA ce oe à} XA 5% x es a Qu se et | oF en is Fo: se SS TA 3 RA BSE fa) A by SV Fate: SEX SEA > ve a = ARAL AER % = A Kal re Le 3 REINE - a Te La pris; pes] Teh Ao > a 1 Qu 0 se = » Lea oy I Er Gs fran RY 3 - = 3 rE, -r ha cs o~ Lac Sr?SA 3° Jay J 2 By NP or, Py 2 2 ui NS A v2 Ns A ca ES 2s, Fe: EE Na a RE ci NE ee se i, Lt] 5G pis, A res #3 oi Soup LF ad gt nd gos nN 14 a RTE hes Ppt Toke ho ON 2 ES Ll a = Z 53 2 3 Te es CS 24 Ba oN wl = a 2» 2 pb IRIE Lu PC ue £5 cn, nN part ey ASTO + 3 bo on i EY SPA SN : A A \u201c4 [YJ de NE Ea = ES Pr SAL er 2 er is p i 3 a NS.% Hi ] > § 4 hors miners, oY: RAN LS $ = Say A ay = = LE Co pes a yi i So Ip ; pL fo = ep Es RET ox el, =e Es a ge PRI \u201ca = ire 5 ee vs si otf TS al ot CENT Lez IE = x ive = Er 2p Tras TR 3 de i: pot: pia re ou so >\" fixe _ ea 2 on cou + \u2014 I on Se fos ues niger rool 3 12 Be es a qi, ise 5 = i» hr 23 = = 13 2 pat fra i iy Te He Ti A 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peut-être aussi la névrose (on ne sait trop) c\u2019est la parole ravalée sitôt que à peine la parole ceci dit (hors le silence comme il se doit) elle raccroche Au bout du (bis) sur ce Fo l\u2019air de n\u2019en plus pouvoir le visage i défait sitôt que refait la quarantaine à peine déjà la (dure saison des labours) or dire d\u2019elle qu\u2019elle n\u2019en peut serait à tout le moins mais violence l\u2019âge son âge trompe-t-il Si 21 RI En finira-t-il?sechent et se jouent d\u2019elles les textes encore est-ce se jouer de que de fixer mobiles les plaintes d\u2019ici sur fond fixe d\u2019apparences (bien belle sclérose) d\u2019ailleurs toutes les nuits (?) toutes il y songe cigarettes et ilyou (du pareil au même) s\u2019en lave les mains HEY Anne-Marie Alonzo EN DEUIL et suivi de Regard Hit ha pl Hlustré par Azélie, Zee Artand. del x oe = i Sai _ 25 HO = ae sends a se eee at Ea ES ki SIE ts he ai Ta = Ee ry = TA a aH ap = vi Es i: ci ne ES ai RTI fk = is 3) PRATINISE steak oy re 13 = L ; ri à = { = fo) à 3 y \\ 3 N Lae J R jpg EN DEUIL et J'ai la tête lente et rien n\u2019existe qui n\u2019ait été rêvé.Les mots m'évadent doux si doux que je passe pour folle.Où crois-tu que je pars quand je pars.Tout est trouble et la mer roule contre moi.Je ferme la bouche je sauve ma langue et mes dents perles.Il y a en moi et tu le sais toute la fin du monde.Je t'aime et toi pas.Je t'aime et maudis qui approche.Je ne guéris pas je me panse.Chaque fibre de moi s\u2019évente crois-tu que j'invente si Je dis plus jamais l\u2019amour autrement qu\u2019à toi.Je prie que tu m\u2019arrétes mais tu passes et ne me parles racontes rien qui vaille.Que fais-tu de toi et pourquoi?25 J'attends et j'ai tort.C\u2019est toi et l\u2019essence de toi mais tu cherches ailleurs et le temps compte! Découvre-moi surtout j'apprendrai aussi et marcherai puisqu'il faut marcher ces jours puisqu'il faut.Qui vois-tu où et pourquoi toutes ces questions j'ai la peur saine et fouille jusqu\u2019à l'ombre de moi.Je dis redis l\u2019invivable.Je t'aime et toi l\u2019autre.Devras-tu me lire car que t\u2019écrire d\u2019autre(ment)?L'idée fixe est ferme.Je ne sais plus je crains.Je tourne retourne je fuis toute pensée.Je (te) guette.Les heures oublient le sens.Attendre n\u2019est rien.Je veux ce qui de toi me hante! Qui aimes-tu?J'ai vu et voir m\u2019aveugle.Tu la touches l\u2019embrasses la tiens.Ton geste ne m\u2019est plus.Tu me rayes m\u2019effaces tu n\u2019as plus besoin de moi.J'ai cru n\u2019imagine plus.Penchée la tête.Tranche mais vite.Que le sang cesse faut-il mourir car que t\u2019offrir d\u2019autre quoi d'autre. EG ror me oro A.errr mtr Je siffle et j'accours.Marcher en tête chaque pas te prononce.Quand viens-tu?Je ne compare pas tes visites s\u2019écourtent s\u2019estompent les excuses manquent et quel livre prèter quel cadeau quelle nouvelle annoncer.Tu ne m\u2019aides plus dévies t\u2019éloignes il y a celles et l\u2019autre.Aucune remplacée mais successives toutes à leur place différentes dis-tu.Alors pourquoi tous ces jours elle! Répétée relancée invitée.Je ne balance pas ne suis pas de taille.Je fais de moi ce que tu.Parle viens! Mais je suis fréle et seule et seule encore.T\u2019aimer me tue et je t\u2019aime qu\u2019importe I autre je ne rampe pas et s\u2019il faut (t\u2019Jattendre J'ai la vie.J'ai peur de toi.Tu me dissous me fonds me refuses.Sur son visage à présent tes mains tes lèvres.Lui donner un nom Je tais le tien.Je ne guéris pas je m'absous.Je vais au delà crois-moi t'aimer m \u2018esquinte.Les mots s\u2019usent.27 Je traîne et traîne la douleur commence à peine.Mourir viendra et tout ce qui est clos.Où es-tu où et où et que penses-tu enfin?L\u2019aimes-tu?Dis! Que je dorme l\u2019aimes-tu et si tu mens tout s\u2019effrite.Aime-moi si cela était te croirais-je?Je croirai à répétition chère et chère amour.J'ai la patience longue tu ne m\u2019oublieras pas.Je t\u2019aime et t\u2019écris.Je t'aime et te crie les maux m\u2019écorchent je ne guéris pas je m\u2019éteins et m\u2019éteins encore.Les jours se fanent et moi et déja moi! Attendre sûrement attendre.Quel autre état.Comme s\u2019il n\u2019en tenait qu\u2019à moi.Palper l\u2019absence.M\u2019étendre surtout.Les bras muets et.Mais je m\u2019accroche me ceintre m\u2019ai- mes-tu m\u2019aimes-tu je mutile la phrase tu parles et dis tu répetes.Nul mot n\u2019épargne.Enviée ta présence.La vie te sauvera de 28 moi et je sombre.Que (me) veux-tu?Sache.Rien de ce que tu dis n\u2019échappe.N1 les gestes.Tu luttes te préserves toi si près et l\u2019humeur l'envie l\u2019_étonnant désir.Mon corps se fêle et si c\u2019est elle mais jerre et jaime seule.Ma douleur t\u2019effraie m\u2019arrache t'agresse.Renverse recouvre-moi.Sers-moi de tol.Tu n\u2019es ne vis plus seule.Toute place tout siege pris.Attendre sûrement attendre.Me voir te blesse.M\u2019éviter.Qui es-tu depuis le temps et faut-il compter l\u2019année.Tu es là.N\u2019es plus.Mon deuil s\u2019étend s\u2019il devait durer! J'écris ce qui te dit.Grave le son et chéris ce qui d'amour est peu.Viser son front et tirer.La peur (me) fait violence.Absente (tu pars tant) je t\u2019imite.Travestie.Sur moi ton parfum foulard médaille.Ailleurs tu m\u2019habites m\u2019accompagnes par- 29 tout je ne sors jamais seule tu vois bien.Offre-moi.Bague breloque chaîne au pied.Jai dans la poche un caillou ton jardin en regorge et j'amasse.Livre photos tes lettres traînent quelque part une pensée.l'u ne me quitte(ra)s pas.Fleur fanée papier messages.Si tu fumais je garde tout.Reliques.Mosaïque ou collage.Ton ventre et l\u2019eau.Nouage.Emplir cahiers et cahiers, Chaque mot tracé chaque geste.Tu liras chez moi nul regard n\u2019est clément et j'ai crainte qu\u2019elle ne triche un jour.Me lit-elle?Si oui que les mots la perforent.Je n\u2019ai de défense qu\u2019écrite.Assise l\u2019aimerais-tu?Qu'elle parte! Mais sinon elle une autre n'est-ce pas\u2019 Embrasse-moi et peut-être en douce.Meurtrier son sourire supérieur.Que 30 (lui) dire lui parles-tu de?Partir lorsqu\u2019elle entre.La priver de moi/toi.L\u2019exiler.Tu suivras.Bien sûr.Douter et douter encore.La vaincre évincer.Calme altière ne m\u2019impressionne plus m\u2019indiffère.Qui (me) tuera?Tu (la) préfères favorises.Théâtre soupers réceptions.Expositions échanges.Près d\u2019elle ta vie.Complices.Tu disposes de moi.Tes seins ta bouche tes lèvres.Closes.Tu I'embrasses aussi ou dort-elle et quand?Viens-tu et pas ce soir pourquoi.Mais elle s\u2019installe s'impose et joublie toujours j'oublie.: Qu'elle s'éloigne disparaisse chacune son tour mais elle (te) tient ne partira pas.Alors entre deux t\u2019apercevoir mendier \u2019heure quémender.Occupante occupée furtifs tes baisers taries les caresses a présent.Soit! 31 LG an B Guérillère.J'apprendrai.Rien ne (me) presse et j'apprends vite.Mais j\u2019entre dans le jeu elle gagne rusée et gagnera.La chère est faible force de poing.Je ne tomberai pas.(or Île ag da {| 1 32 Regard S'accroupir.La jambe tendue pointu le corps.Marques! Prête.S\u2019élancer.Courir et courir mais le souffle rompt.Pointe au côté le coeur les reins la cage entière.tomber (Re)tenir la cuisse.Serrer.Muscle lâché.Douleur.Feinte.ni courir ni gagner.33 Il Lancer ce poids.Haut le bras main crispée.Tour de hanche mouvement.Plier tendre lâcher.III Tendre l\u2019arc.Corde au nez bouche.Viser.Longue.Et viser.Retenir.Et laisser 34 IV Deux.Et lutter.Ronds de balles jambes.Coup sur coup sur coup.Terre rougie.Blanchies les mains.Revers.Trempoline la raquette.Le filet gourmand.Bras l\u2019un souffle l\u2019autre.Moulin.Gauche la tête droite.Respirer.Et chaque pied coup par coup.Régulier.glisser Et fendre.Bras l\u2019un souffle l\u2019autre.Moulin.Gauche la tête droite.Respirer.Et chaque pied coup par coup.nager 35 a: nd ik it I A cs \u2014 Si tis, = Sas = 1 Si 5 ayia .ele se Lacs iQ Th a Fais Le tia ~ 3s ale a Andy ii] si i 1e, es LR oid lh J gi = ii i Bis Tigi a DE eee Fey 1; oz = er, ps ma Hess is Pil.sie 3 2 or TT STE Te Ae Sl SF Res 25 = Re tH Qi [LIT ss ii Lo fiend = A de La =; Cre] ns nee, A] = Per SE = ES a sl = $9 or a = Es = eh LAG an 2 FRE Wish = A ; praSsUR a a sn es = es fd Hh = K É un 3 ps es =.a ie, LS ae =.ps oo 2 ne \u201cae oe + a 20 2 ses 33 2a Ci SA _- == 2 ee Ye, - 3 ue neh ve A RE Fe ea 6 ce as J RU avt ed i Es er Se Pr 5 = TE ne 20 ti Say ee rs ces py ES a RAT 5 prt ee 5 Rey = NE 2 eh es ma te RI ro pny FR 0 pr ay T2 1 = et CS ES SIRE 3 pt - 2 3 4 5 Ettaères oN Hélene Guy I.\u2019 Indice 3 =r 2, 7 3, ran 2 05 5 i i.in a ce ap ey: ATs T9 Le oe, ce sx ancl cae i on i oe = fr oi 23 a = 3 Pst rate 8 SET TIT ET = gs eos a A x re LE PRESS = érès pore roy Bd = page, Eee oi 2 ES TT hoi ne sarl ces ri is Se A ut al qu Sirs {as + Es ©.Si pes SR a pis As A 5 a RE 5 AK Ry at = 65% = Rés ee ce gs a 7 on Re = = : ; 5 : \u2014 l\u2019indice I du contact non verbal d\u2019hier à peine le fantasme de l\u2019éternel refus ce qu\u2019il ne faut pas dire en ces gestes y succomber broyer l\u2019absence puisqu\u2019ll y a l\u2019envie et le faire ensemble puisque la main erre si bien vers l\u2019autre corps lui aussi des faux-fuyants méme loi a transgresser jusqua perdre le personnage y retrouver l'écho le tuer tendrement du regard l\u2019appel de l\u2019intérieur et le corps qui enfreint le mouvement rapide juste l\u2019épiderme pour savoir gruger l\u2019espace entre les os forcer l'approche de l\u2019odeur désirée 39 rupture du rythme des violences contenues presque de panique le souffle et le vide qui s\u2019ensuit toujours en ce lieu s\u2019agite le délire l\u2019inconsistance chavire tant le geste posé demeure I'indice jusqu\u2019au profond des chairs l\u2019éveil ou plutôt l\u2019expression ainsi la main au désir l\u2019indice II aux aguets jusqu'au trouble des yeux saisir d'âge et de sexe l'épaule creusée glissement lent à travers cet espace à rompre main moite jusqu\u2019à l\u2019autre taire la voix tendue pendant que le visage reprend forme et contenance le souffle vacille l'oeil et la levre se figent 40 l\u2019approche jusqu\u2019au déchirement des muscles le sang fracasse les os et l\u2019exclusion équilibre en suspens de la désolation un amas de souvenirs sombrent dans ce lieu qui a pesanteur de vide l\u2019indice III à cause du vide du manque l\u2019ombre a pris corps raturé puisqu'il faut le dire ce mal aux os pour soutenir la chair meurtrie tant de fois pétrie par des mains étrangères cinglant la surface de la peau si loin de la moëlle qui désire autre chose 41 ie a: i HH EF BR ity le corps trop léger souhaitant la lourdeur des hanches à mesure plus rondes jusqu\u2019à vouloir l\u2019expulser le rendre à la vision au centre du plaisir 42 SA CES Claude Beausoleil Scènes techniques pi textes Ji i} 3 ter PS ah > | «La possibilité méme de se déspécifier pour étre lu est ce qui est inscrit comme une brûlure d\u2019interpréter.» nh ih Jean-Louis Scheffer ÿ L\u2019Espece de chose mélancolie i : Qi | kt 1 A A wy SE mass ms 2 Er 3 Ar i = = aps ui ci Le 9 ec qui ao i 5 Lim = = La ÿ TS mening LEED ATT vi Tea 3 3 EE = Inst 2 ges ne 12) os mit ou Zi Pug i SHI a Lot Tests an 1 os er ci SA ALTAR Bon 1 Tl parues TT Hy 5 III = i 23 es ser AE arte ET Sa = A pce is iis 5 dots ox ST te pas ai st 25 tH Es pipe ht an 3 ES frs us 2 fg sar fre at] Soils Yo Ds re dirai ET ty Freeh Ze 5 Fa La HE i i Jr 35 8 cts 3 XY 4 x aies hi ga past pipe RE rh =.Fu feds th) od i à 1] spectacle attisé formulable allusions performances, décimer parcelles désignée sur le vif doucement remontée/lue inondée controverses en acte signé: BDID-OU (sur le regard comme un aléa qui s\u2019infiltre ici entre les pages je désirais copier les signes jusqu\u2019à l'épuisement; donc de la scène) parler de ces choses qui nous tiennent en pleine phrase et de ce corps qui n\u2019est pas qu\u2019écriture. son odeur penchée sans suite aux yeux une phrase découpage écrire lentement le plaisir du livre qui se fait lentement en reprendre la forme dans sa paume: (on the stage exactly on the stage comme une source de miracles qui se donnent comme indescriptibles un peu la conscience du présent décodé 1ci) dire tout ce qui se passe et se trame dans les signes reclus retenus par les fragments de ce texte défait. son oeil qui se précise tout au long du prétexte non ne pas le plier le revoir plutôt encore refaire le geste le contourner en plein flanc malgré la sécheresse: PIO (la musique refait un air de drame et la syntaxe s\u2019étire comme un peu plus recencée vers elle-même pourtant jouant du sens ouvert, le déclinant) on a dit que les effets de langage se donnaient comme un surplus sur la chair qui ne dicte que des zones.47 en dehors de l\u2019illusion qui le répète encore persister en plein mot qui se replie le mouvement d\u2019inscrire que les phrases disent leur réalité serrer sans arrêt la lenteur du procédé: (c\u2019est encore une certaine question d\u2019ambiance une cigarette qui signifie le temps celui qui me déplace et pèse sur le signes ajustables, remplis) signaler jusqu\u2019au moindre détail afin que les lectures ne soient pas tronquées dans leur opération. qui relie la page aux autres une hésitation puis encore la reprise d\u2019autres détails viennent prendre la feuille qui se laisse piller sa blancheur son calme: BIDOU (il étalait sa fascination pour les formes élucidant ainsi la question du reflet, il en ressentait un certain apaisement, un jour neuf) techniquement on ne pouvait rien reprocher au procédé utilisé par le regard du scripteur qui refaisait pourtant .49 (du vécu fictivement éclaté de sa position d\u2019échec au ventre des lignes des sens des interruptions) au débat du texte au large influx situation parallèle tombée/bruit: «ah the tongue how sensitive is but so little 1s clear» Julian Beck accrochages: un système de lecture rien d\u2019automatique plutôt le souffle ici incisif parlé dicté on dirait une activité qui joue textuellement comme ce geste de lui ce geste inattendu lu, on pourrait parcourir encore des espacements doux, doux donc. i saillie de mots vérifications déplacées pour le désordre (il dépose si les enclaves combat des formes d\u2019effets indirects «with signs indeciphesable to your code crackers» Julian Beck sur le circuit différé derme en craquements excentrique 51 Re ouvrager /près du texte sans restriction verbale muqueuse suivie (très) le long des lignes elle se dédie amoison: «the landscape excites % \u2018me sexually» Julian Beck 7e, Pa 2e 9 0 CE (2e, Ye 5.2 is! So, Ko Cy ¢ Cy a, Cs 2 er TH 52 actétés poussée concave en succion sur Jel l\u2019insertion/ équilibre déplié des connivences; Oe Ra = 15 RE see Ra th 1 Tn oid rs 5 A.plot ord eur PS a ts ro > x: Sid Set = _ 5 as Rete te PSS sa 3 Ny François Charron D\u2019où viennent les tableaux ?* ai En ht Ai «et c'est toujours un concept que je pleure» | Antoine de Saint-Exupéry À Ni Bh ft hi $ *Extrait d\u2019un livre à paraître prochainement.oF = si ie pes = vain, yo pis RK ne 3 Soo ex a \u2014 ea au ar si __ es ae 2.ie rn Sire ye Sates = .gia Ja a = Ra Bx paca we Rs _ Pree pacs pos pete a: iy sp Ean) = 153 en ea = Er, = sage £3 as er Pad th pe Arret PE Ga = ics pi bie ih Ress Edie p= on RE 3 is A & TU ee une auge lui saute d\u2019abord aux yeux près du bonheur cette petite chose considérable et il vous souhaite un ravin un buisson un moulin de la farine une maisonnette près de la chaussée où un grand incendie éclata il vous souhaite les étincelles une ombre les cils dans l\u2019espace un étang près de la mémoire là où il n\u2019y a aucun sable au début je n\u2019ai pas voulu vivre et les épingles m\u2019ont piqué l\u2019eau m\u2019a mouillé je me suis rapproché du miroir c\u2019était moi où ai-je pu naître ici parmi les églises les clôtures les boutiques les synagogues simples et éternelles où ai-je pu de si loin devenir ce coffre ouvert à toutes les envies sa ville vous observe depuis quand sur les trottoirs de la pluie ainsi je m\u2019approche je n\u2019ai aucune paille je m\u2019enfonce dans les longs cheveux des jours d\u2019où venait-il avec son père couvert de plis et de rides avançant ses désirs avec l\u2019effet d\u2019une bougie avec l\u2019éclat du sommeil d\u2019où venait-il victime d\u2019un clair de lune jentendais sous ses pas le silence souffler sur les rues 59 là les passants obscurs le chat la vache les dents de satin la rèverie vous emporte au bout d\u2019un sourire sous la voûte se faufile une image inaccessible qu\u2019il faut vivre une énigme pour partir sans pleurer on lui apporte gâteaux poires fiancés mariages peuple témoin des bruissements peuple pareil aux souches qui voient qui entendent le coeur étendu toujours immense est-ce déjà ma naissance pour m\u2019étonner et me laisser seul est-ce déjà le dehors me cherchant comme un frère disparu qui suis-je si on me rencontre avant une guerre prêt à forcer les découvertes ériger les êtres et les choses à la pointe du royaume et si je souris cherchez-moi par ici enflammé tournant les mots c\u2019est elle quelque part se cachant dans mon talent elle interminable elle aussi longue qu\u2019une steppe d\u2019où sortit la tendresse doucement retenue où es-tu maintenant sans bruit un frisson un branchage et surtout sans faiblir presque I'instinct quand il tremble dans les airs avec ses trésors adorables 60 fr ce \u2014 = PR => Si ES si ès A Se S » + TR + i %, Sa oN x 3 z a, hey A SIN x ; i a = Lo oe NS Marc q i.$ 3 = >.= Se = 2 A S = Nd \u201c55 £8 &2 = se RN i a FE SP a el = Eg ead SO sel oe: = Ps 5 Ne x S - D > 2 A 2 = + N - + * H BD Chagall S : , = ke > 5 = = CAN us ss v od S % L = XR S s , SE se 3% od e \u2018 aes AN A 2% $ C À.ay i = & = to 3 a= EO se uye « > = 8 EER gs, S ab.3 Te, = 3 = A.Fe = 3, ws YOR, f \\ Ÿ = > = sn ef = ù 35 DN SN is LE > Soy =) 1931 HY & vn NS 5 [= bg = R aie \u2014 Se SE wo 2 2 a Les = 5 ES Te a SE à 3 A [5 = SE SRR A, 2 = NS 5 = a a i > i se & = 5 4 + un ?4 = $ .SX A 2 5 S ES pe = > 2 N SN = NE S S Nog RE 7 = $ © S ul 3 = es N A NS.a = UN WN oh SE ES RN =.A 5 » ns Ÿ - cite 5 SS % = eu i = x.RN AN 0.SN J J Se Ie Ne =.s $ = $ = = 3 = sa ey NE À REE Fo NY N x « Sa NL Nd PY = Ke 8 & ges es Lu J > = = = a ARR NE Vo = $ a VL wy BR \u201cx S ex = a RE Ry T = > # > = A s = iia an) WRT = & «3 2e $ $ RS & = a RS AR + + S =.= AS À = 1 AN pe BN = 3 = 2 = = 2 SR il LE = ç 5) = = oN » ae $ A = = a RN = ES RN a Es & S DES 5 % N ç « Wn A = n SE = WN + * +d NN - = > | = e Ses & \\ NEE se Sasi J PS A = 5 sue ans = \u201d in - ee a pie fy Yn Sp il [PSS = oN REE 25 Trea esr ry he ry ns a Cen, SRE a CAS = Tl be pr Ro Trt REE ÈS; né 200, EAR ONY is EL en 3 A Ey or er pee Pat eee es En es CE = AT ral) es es be es TRE = Sn = ee ADE = Sr => a ere a pes er het = ve xe Oy es a PSE qu\u2019étais-ce je ne prévoyais pas la moitié des creux des ronds je marchais déblasonné avec même pas la ressemblance fuyant les gardiens un étranger dont on n\u2019a rien à faire et ces gravitations qu\u2019étais-ce je ne comprends pas suis-je coupable ne puis-je donc me déchirer et cela s\u2019invente-t-il pendant que je me retrouve ce n\u2019est encore que le tendre le nouveau le parfum de ses couleurs mille ans sans blessure l\u2019utopie de l\u2019eau qui coule la dernière torture et il volerait vous ou lui à travers le marché mais qui vole doncainsi devenu fou je dresserais mes veines j'aborderais les drapeaux j'éteindrais leurs cendres je me reposerais sans cela avec un violon devant les vitres oui j'envahirais les domaines je leur tendrais la main en dormant délassant une rengaine avant longtemps il n\u2019y en a plus tout ça je l\u2019ai vu l\u2019insoutenable accueille des essors des confettis que dieu ne permet pas l\u2019insoutenable toujours inquiet et avide voici ma démesure transparente voici mes cordes voici ma maigreur mon squelette qu\u2019il faut cacher et appeler souvenir tout se fond se tord s\u2019arrange plane au revoir les roses la mare la boue l\u2019univers vit facilement son âge à présent 62 Ie la pâleur ne s'achève pas inutilement vous avez les diamants pour aller dormir la cruche qui fera disparaître votre itinéraire j'avalais oui j\u2019avalais mais je n\u2019écrivais peut-être pas ce que je savais et d\u2019abord mon avenir a l\u2019odeur d\u2019un savon adieu je riposte je romps les vieux médecins croyez-moi dévastez-moi j'ai des sanglots qui embarrassent les poêles j'ai chagall une chandelle pour fêter le soir je me nourrissais des anneaux des pôles des effluves une distraction la pensée dans la bouche et devant ce comble toute une montagne s'élève déjà croyez-moi comprenez-moi un collier n\u2019attend personne les jambes restent debout la tête s\u2019en va je vous souhaite des quenouilles des crêpes du champagne un truchement pour vous lever vous rapprocher vous soulager comme ces jeunes filles se touchent pour obtenir les soupirs le calme les commencements de vos maladies sont aussi une force que rien ne console une silhouette de feu un vieillard de l\u2019autre monde qui pleure quelque part une lézarde me le raconte occupée à défaire les torpeurs elle délivre une attraction un duvet vulnérable je songe à la faiblesse du futur J'aurai vendu ma montre je serai libre de trouver les voix sortaient des tuyaux je célébrais les querelles j'assistais aux brèches pendant qu\u2019ils m\u2019enserraient Je prenais les sortilèges pour les entendre crépiter une prochaine fois les voix sortaient des tuyaux les appels les culbutes vous montaient sur la toiture pour mieux contempler la ville brûlée l\u2019habitation la chaleur natale derrière lui s\u2019observe mais d\u2019où savais-je que l\u2019homme la femme ne sont plus qu\u2019un lieu et je ne savais pas d\u2019où ils venaient amples et solennels comme la grâce la soie des glaces je savais créer le mystère sauvage sans reculer vous perceviez distinctement flotter l\u2019inhabituel et moi j'entrerai là où je ne savais plus je voudrai des cavernes je serai courageux quoi qu\u2019il arrive je ferai du signe «pleure» de la laine sur sa figure rose-brique après les larmes indûment j'aurai pourtant dérouté la braise et vous-même vous me prendrez vous me ferez plus proche et si cela existe vous me rendrez vif fougueux lunaire et si cela existe vous ne pourrez plus résumer mon état hu) leur mo de juillet infini il me semble que je voyais des tentes des juifs un soleil ardent il me semble les laisser venir et de nouveau j'y suis hors de la carapace torpillé canon quoi qu\u2019il arrive nul embarras avec les coqs les révoltes les jurons les nations ensemble à l\u2019unisson et les étables le fumier le chariot sans égal fermons la détresse avec les filles aux seins laiteux languissant dans les coins essayez de les presser comme un seul rêveur hors du logis ainsi! désemparé colombe je grimpe j'émerge c\u2019est bizarre une incandescence interminable est au rendez-vous et en demande davantage je m\u2019endors ne me déshabillez pas examinez attentivement mon corps prédisez si la bible n\u2019est plus pour vous qu\u2019un opéra les grandes ondulations me rapprochent de la fin suis-je un héros pommettes tranchantes où est le sens l\u2019acheminement tenace en vain je grandis comme si on m\u2019annonçait que les parents sont disparus 6 identité tu ne vaux pas un sou mais qui s\u2019en aperçoit qui brave les contraventions les absolutions les injonctions qui intervient pour hurler d\u2019où viennent-ils que veulent-ils nous confier leurs tactiques crucifient l\u2019asie l\u2019afrique l\u2019amérique moi je veux rester inculte me couvrir de verdure devenir l\u2019_écorce que j'étais réellement Je ne savais plus devant ces répliques ces serments je délaissais le même je l\u2019envoyais par la fenêtre je désirais la douce inconnue j\u2019espionnais ses baisers dans l\u2019air plus tard j'étais complice je m\u2019enivrais le spectacle est inouï je ne savais pas ce que cela signifiait et chaque fois perdant de la sorte les poutres les fondations j\u2019accusais les crânes et leurs sourcils des plus noirs complots! dru j\u2019éclatais torche brûlante parodie ensorcelant le sel le fleuve les radeaux moi je constatais ses pantalons intelligents sa drogue d\u2019artiste et qui sait si je ne brisais pas pour toujours une illusion chacal de quoi suis-je capable capitaine où vais-je comédien comment vous enténébrer faire que les secousses devinent que vous n'êtes plus là qu\u2019on vous remet la lanterne la fluidité qu\u2019est-ce que C'est tisser sa soie affirmer son mal donner sa vie d\u2019où cela vient-il j'étais descendu pour ramasser le printemps sans une fatigue en même temps que les autres je paraissais mais il suffit peut-être de ne plus entraver le visiteur dans sa marche il suffit peut-être tout près à travers nous de tâter les haies 66 m0 fu (an frd ins dan a dar je ne comprenais pas comment un être vivant peut mourir je lui disais le monde accablé tue les espoirs il faut chanter manifester délivrer l\u2019heure rôder dans les coins endormis je me trouvais si proche les pieds frôlant les bouts palpant le doux je revenais aux inscriptions en lambeaux au délice de les couler dans mes membres pour que ça corresponde très exactement quelque part aux grouillements aux clameurs je collais hors de raison une flaque du charbon un désemparement tout à coup comme si j'agitais pour la première fois la vie comme si j'étouffais l\u2019obligation le respect que pouvais-je faire d\u2019autre sinon lui accorder son sucre son miel un accès aux points aux rades aux pattes à son rose et son frisé il me venait du temps je souffrais je pense d\u2019oublier une cachette quelconque je refusais de lui rougir légèrement la bouche j'avais tort je cherchais à annihiler sa taille faire disparaître son panorama que voulais-je supporter le romantisme à la limite osait m\u2019attendre fier actif en s'appuyant sur mon épaule simplement PTE SA AE OI A A AIA ose! ce qui ne reviendra jamais réclame! les cloches qui supportent la fuite ose! ose! cette trémulation venue là cascade maladroite je suis sur les bancs on me chasse si souvent je veux je voudrais une dague furieusement jetée me conduisant à ce que je sens tu ne t'es jamais vu parfois la distraction devient ta route toi nu sans issue tu frappes les abîmes tu pries un ange aux moustaches très noires tu t\u2019élèves et passes par la fente du plafond sans effroi tu inverses oul tol tu inverses la géométrie de l\u2019espèce tu nous construis tu nous construirais une apparition une accélération te voilà voleur de remous et d\u2019écumes toi tu tapisses l\u2019évidence tu consommes le froid tu nous dépouilles de l\u2019orgueil de l\u2019acier sentinelle! c\u2019est pour nous quand je suis heureux c\u2019est pour nous quand j'habite l\u2019automne quand je tiens la poulie l\u2019assiette et que l\u2019effroyable est un poème illisible pour notre vie je n\u2019ai plus d\u2019exemple non je bâille pendant que l\u2019archéologie nous rencontre tous 68 e je suis pâle quand vous êtes faux je suis tué quand vous lâchez je n\u2019arrive plus à me défaire des chaînes maudites ma communauté avec les bêtes ma seule loi ma seule époque pourquoi pas je suis maillon quand vous videz les cachots je suis dévorant quand vous me montrez les rôdeurs les délinquants les savants je les embrasse je m\u2019en souviendrai de tous les coins mon souvenir sera énergique et paisible comme du cristal je m\u2019en souviendrai et je les embrasserai secoue le joug! demande-nous si le vin jaillit des toiles et viens avec ta chaise sans chambre toi le peintre tu nous attends sous nos pieds avec le parterre inhabituel vous-même déposant la peur vous répondrez à la compétence je suis réaliste j'aime la terre vous aurez ce seul besoin de ne pas travestir les guerres \u2014 mercure des ravisseurs \u2014 les sarcophages n\u2019auront plus de secrets pour vous vestiges n\u2019étranglez pas les mouettes elles s\u2019élancent ou vous ne pouvez pas elles émeuvent elles font résonner les mets ce qu\u2019il chantait ainsi il y a un demi-siècle acquittait le féroce l\u2019inadmissible sa tendresse entrant surprenait les demeures une aile déclouée bords! je refuse la certitude de l\u2019orage j'emporte avec moi l'aurore boréale la plus sûre la plus instable l\u2019air gelé transfigure mon hymne le transforme parfois en étoile filante est-ce déjà ce qui m'aspire tant est-ce déjà les aiguilles les pendules les quelques gouttes de lait et son rouge aux joues près de l'atelier que sais-je abattu accoudé aux sacrilèges aux bourrasques illicites enfantées et difficiles à garder où vais-je pour surprendre le métal et devenir une bagatelle disent-ils avec leurs persiennes inlassablement gardées entrant il n\u2019y a rien au-dessus où êtes-vous aujourd\u2019hui avec vos poings menaçant les épouvantails les barreaux la rouille vous entêtant la liberté de tout le vingt-cinq octobre par toute la ville se balançaient ses bêtes multicolores gonflées de révolution le vingt-cinq octobre les clochers les sirènes les exclamations les ouvriers s\u2019avançaient chantant l\u2019internationale avec cent mille chansons avec un pinceau pour décorer la planète les chefs n\u2019en voudront pas les tribunaux jugeront ses bras or son front parmi les âges se tient toujours droit 70 mon terrain c\u2019est cela j'avais oublié qu\u2019il était une fois avec ces notes quand je me dégage d\u2019elles encore un peu je suis sauvé je bafoue la politesse j'évolue dans la joie instantanée quand on m\u2019abandonne je choisis les portraits sans cible je dirige les prunelles pour que le plomb coule pour que les phalanges ne tardent pas à déraciner l\u2019impitoyable j'arpente le chemin je ne suis pas un père Je suis un monstre et c\u2019est lui qui vous offre la forêt l'imaginaire c\u2019est lui qui décroche et redécroche votre air dans la simplicité debout il bourrait vos intestins de son premier alphabet il se plaisait à épeler la renaissance toujours inquiète et troublée il introduisait un musicien populaire un clown une bonne femme dansant un couple moderne voltigeant frais comme du muguet pour renverser les vieilleries il suffisait d\u2019un miracle d\u2019une oreille d\u2019un égarement d\u2019un attachement et je m\u2019en vais m\u2019étendre près de vous sans comprendre tout ce qui s\u2019est passé 71 re ris 2 ii 3 is hens La Le Li ol Sime mais a S251 He TE 2 a ne Se pe & inl la LEE © Se ox rl TL TIRE set, ars re Manin aps = Lea us i Eo 3 A Le Spe UE SI i my Tt ci WT ne a5 bs ue aa se > Ri cs Sen pri Bly Ex F 3 SOR PALS Tk TT ey pates ES = Cas past CS YI Jets; me es ys} = 3 lr Ses a as TE i?Rares x 5 sae po EL re pare £0 1 eme Qu Rise te 5 = i BR 26 Ra = es = nd 3 tefl AL x Ee Sa RX BRITS Te = Nera ei EE; a = 5 5 pc SAT ra, ER Pat Ka be a ce i kx ht K = x EN) De Bh ) Marc Yelle be E Les Espaces glissants* t hi : : Li Hi FH hii *Roman inédit, 1977.Début du deuxième chapitre.! 5 8 H a RETA i HAY! deuxièmement tu veux être son fils.tu es prêt à le suivre.tu lui demandes de sonder ton coeur.tu veux accepter sa volonté.tu le pries.tu le pries naïvement.tu répètes les mots simples qu\u2019on t'a appris.tu t\u2019essaies à en chercher de plus personnels.tu concentres ton esprit sur sa présence.tu veux que ta vie tourne autour de la sienne.tu cherches en toi les zones où il est le plus vivant.tu adresses a sa mere marie.tu lui demandes d\u2019intercéder en ta faveur.tu veux déposer ta vie entre ses mains.tu veux le suivre, tu veux le ciel.tu veux ton salut.tu admires sa bonté.tu loues sa grandeur.tu répètes que tu es faible.tu sais que son amour te rendra fort.tu voudrais qu\u2019il te prenne.tu voudrais qu\u2019il te consume.tu veux le suivre.tu veux suivre la voie étroite.tu veux aller jusqu\u2019à lui.tu sens l\u2019amour pour lui t\u2019envahir.tu veux être amour pour lui.tu connais ton indignité.tu implores sa grâce.tu sais qu\u2019il est amour.tu es ardent.il n\u2019aime pas les tièdes.tu te Jettes à genoux.tu t\u2019'abandonnes à la prière.tu le couvres d\u2019objurgations.il te connaît toi personnellement.tu lui parles.il est ton père.tu es une de ses brebis.il n\u2019en abandonne aucune.tu es doux et obéissant.tu te rends digne de l\u2019aimer.tu le pries.tu le loues.tu communies.tu l\u2019accueilles en toi.tu te sens après la communion bon.tu veux te transformer.tu veux être un fils 74 digne.tu parcours des yeux les rangées de lits blancs.tu repères son lit.tu épies ses gestes.tu l\u2019observes faire sa toilette.tu le surveilles se mettre au lit.tu admires son doux visage.tu fermes les yeux heureux de savoir qu\u2019à quelques mètres de toi il s'endort.tu aimes son visage dans tes rêves.tu es heureux en sa présence.tu sais qu\u2019il est là.tu cherches son banc à la chapelle.il est petit.il est tout à l\u2019avant.tu es grand.tu le surveilles de loin.tu es froid en sa présence.tu as peur qu\u2019il se rende compte que tu le préfères.tu voudrais le toucher.tu voudrais voir son sexe.tu es troublé.tu es charmé par son corps.tu fais sa connaissance.tu parles de temps à autre avec lui.tu te rapproches de lui.vous parlez des matières à l\u2019étude et de sport.tu joues au ping-pong avec lui.tu joues au tennis avec lui.tu es troublé en sa présence.tu voudrais trouver quelque chose de particulier à lui dire.tu l\u2019aides parfois en classe.tu t'inities à la trompette avec lui.tu le contemples assis à son pupitre.tu aimes sa nuque.tu es heureux lorsqu\u2019il répond correctement à une question importante.tu voudrais palper son cou.tu voudrais sentir la douceur de sa peau.tu l\u2019épies au dortoir.tu as peur qu\u2019on te remarque.tu voudrais te lever au milieu de la nuit et ramper jusqu\u2019à son lit.tu te glisserais à ses côtés.tu sentirais la chaleur de son corps.tu le toucherais.tu le choisis dans ton équipe de hockey.tu le regardes se déshabiller et revêtir ses habits.tu lui passes souvent la rondelle.tu es heureux lorsqu\u2019il compte un but.tu sens sa nuque à travers ton gant.tu le surveilles retirer ses habits trempés de sueurs.tu jettes un coup d\u2019oeil sur son corps dans la douche.tu le choisis dans ton équipe de football.tu lui passes le 75 ballon aussi souvent que possible.tu es heureux de le plaquer sans trop de sévérité s\u2019il joue contre toi.tu sens ses hanches et ses cuisses contre tes bras.tu aimes le contact de ce corps.tu voudrais toucher sa peau.tu voudrais qu\u2019il soit ton ami.tu pourrais parler de tout avec lui.tu t\u2019efforces d\u2019être en sa compagnie le plus souvent possible.tu ne prends pas cela au sérieux ces douze noms sur un bout de papier.tu tires jacques le majeur.il tire jacques le mineur.tu souris.tu es flatté.tu te réjouis de la voix du sort.tu te fractures un poignet.il vient te voir à l\u2019infirmerie.tu joues aux échecs avec lui.tu contemples à la dérobée son visage.tu cherches ses yeux.tu regardes ses dents et ses lèvres.tu surveilles sa main qui avance un pion.tu voudrais la toucher.tu as peur de la toucher.tu ne sais ce qu\u2019il penserait de ce geste.tu as peur qu\u2019il ne te veuille pour ami.tu prépares certains examens avec lui.tu es désolé que les vacances pour quelques semaines vous séparent.tu voudrais lui parler avant qu\u2019il ne parte.tu n\u2019y parviens pas.tu voudrais lui dire tu ne sais trop quoi.tu es réservé.tu voudrais lui dire que tu es bien en sa présence.tu voudrais lui dire que tu veux être son ami.tu jalouses l\u2019été qui te l\u2019enlève.tu reviens vers tes royaumes.tu commandes à l\u2019été.tu abaisses le levier qui met en marche le moteur électrique.tu entends l\u2019air circuler dans les tuyaux et les trayeuses qui remercient par des soupirs saccadés.tu regardes les jets de lait à travers le tuyau de caoutchouc transparent menant des trayons au récipient métallique.tu es le neveu du laitier.tu domptes le tracteur.tu coupes le foin.tu le mets en andains.tu attaches au tracteur la presse qui l\u2019avale à grandes bouchées.tu sarcles des arpents 76 et des arpents de maïs.tu sens le soleil sur ta nuque.tu sens la brûlure de l\u2019eau dans ton gosier.tu fixes les marmottes méditant au soleil.tu assures l\u2019affouragement pour l\u2019hivernage des bêtes.tu intègres l\u2019affenage au cycle du fumier et des moissons.tu relies le lait à la voie lactée.tu reluques le ciel comme autrefois ton grand-père.tu contemples la grande ourse.tu t'imagines une constellation peuplée de vaches ruminantes de jeunes veaux gambadant et de boeufs énormes et paresseux.tu penses lui.tu voudrais lui faire connaître tes terres.tu penses à la rentrée.tu humes le foin nouvellement coupé.tu te baignes dans cette effluve verte.tu t\u2019'allanguis dans cette orgie de satin serti d\u2019émeraudes et de diamants mauves et violets.tu penses aux dieux de l\u2019olympe qui ont le privilège d\u2019une couche de foin fraîchement coupé renouvelée toutes les heures.tu oins ton corps de cette fragrance diabolique.tu t\u2019y roules.tu folâtres avec les fourmis qui te grimpent dessus.tu t'amuses avec les mulots qui te filent entre les jambes.tu connais l\u2019ivresse calme procurée par le foin en train de sécher.tu écoutes les cigales qui se moquent de l'hiver.tu les imagines en débauche parmi ces sèches arômes.tu t\u2019endors à l\u2019ombre du saule solitaire qui se dresse comme un mirador folié au coeur de la glèbe.tu te réjouis de l\u2019indifférence cassante du foin engrangé.tu emplis tes narines de son odeur discrète et basanée.tu admires ce vert olive gris poussiéreux familier.tu multiplies tes voyages au pays des fabricants de parfums et des lavandières.tu découvres des lieux où le monde s\u2019immatérialise puisque son essence ne peut être que sentie.tu associes l\u2019avoine à une blonde luxure distribuant dans toutes les directions des invitations à se coucher tendrement dans les méandres de sa chevelure de paille.tu avertis le poète toutefois que l\u2019avoine fait plus que picoter.tu lui trouves l\u2019indolence de toutes les plantes céréalières.tu admires la fierté des graminées.tu jouis de la grâce avec laquelle la paille s\u2019offre à toutes les langues du feu.tu la surveilles lancer dans la brunante le souffle de ses tisons.tu ne t\u2019étonnes pas que les cendres mettent plus de temps à mourir que le feu n\u2019en a mis à la dévorer.tu penses à lui.tu vois son visage ses yeux sa nuque sa main.tu jouis de l\u2019odeur des déjections des Jeunes veaux.tu fermes les yeux.tu savoures ces relents épicés colorés.tu respires les parfums musclés du fumier.tu te mélanges aux effluves de la terre.tu associes l\u2019arôme de ses muscs à la sueur de son union sexuelle avec les éléments.tu t'emplis de cette odeur de vie et de sécrétions végétales putréfiées.tu jouis de tes fonctions olfactives.tu parcours d\u2019étranges royaumes où le partage entre l\u2019objet et ses manifestations n\u2019est pas encore réalisé.tu sais que le champ engraissé est la promesse du lait à venir.tu te réjouis.tu vois septembre faire tes valises.tu penses à lui.tu dis adieu à l\u2019été.tu le portes sur ton visage hâlé.tu le retrouves.tu admires son visage bruni.tu cherches ses yeux.tu parles de tes vacances.il raconte les siennes.tu es calme.tu es si heureux de le revoir.tu as de longs mois devant toi.tu sais qu\u2019il sera là tout le temps.tu es calme.tu es heureux.tu dis son nom.tu le répètes.tu fermes les yeux.tu voudrais qu\u2019il te parle.tu joins les mains.tu lui offres tes louanges.tu communies.tu lui parles.tu sais qu\u2019en lui se cache le mystère de l\u2019amour.tu ne veux rien.tu ne désires rien.tu 78 veux reposer en lui.tu sais qu\u2019il est lumière.tu examines la houlette de berger dans sa main.tu voudrais baigner dans son amour.tu veux baigner dans l\u2019amour.tu dis son nom.tu répètes son nom.tu l\u2019observes au dortoir.tu cherches ses yeux.tu cherches son corps.tu veux être son ami encore davantage.tu ne sais que faire pour y parvenir.tu le vois quotidiennement.tu partages directement ou indirectement toutes tes heures avec lui.tu suis sa vie des yeux.tu veux connaître toute sa vie.tu voudrais compter dans sa vie.tu voudrais partager sa vie.tu lui parles.tu répètes son nom.tu te tournes vers lui.tu plonges en toi.tu l\u2019y rencontres.tu lui parles de ta misère.tu lui adresses tes prières.il ne te répond pas directement.tu regardes la nature et les hommes autour de toi.tu sais qu\u2019il est à l\u2019oeuvre en eux.tu lis l\u2019évangile.tu sais ce qu\u2019il attend de toi.tu sais qu\u2019il est amour.tu sais que pour le rejoindre il faut aimer.tu sais que si tu aimes tu partageras son amour de toute éternité.tu veux aimer.tu veux aimer le plus haut.tu veux t\u2019abreuver aux sources du pur amour.tu sens l\u2019eau couler sur tes épaules.tu sens les frissons de ta peau.tu sens la chaleur qui la pénètre.tu sens la buée protectrice qui t\u2019entoure.tu sens ton sexe se gonfler.tu sens les caresses de l\u2019eau.tu sens l'appel qu\u2019il lance à ta main.tu retiens ton bras.tu le vois irréel dans la vapeur.tu t\u2019offres à l\u2019eau caressante.tu sens ta peau frémir.tu laves ton corps.tu touches ton sexe.tu t\u2019imagines un gros nez rubicond.tu le vois se gonfler encore.tu le laves.tu emplis tes narines de son odeur de lait caillé sueur rance fromage salé pollution moisie.tu sens tes entrailles jubiler.tu résistes.tu continues à le laver.tu le sens transpercé 79 d\u2019aiguillons.tu le frottes.tu t'arrêtes à la limite.tu le laves encore.tu as envie de.tu résistes.tu termines en vitesse.tu sors.tu es triste.tu n\u2019aimes pas chier en stéréo dans les toilettes communes.tu aimes excréter en paix.tu apprécies le silence.tu te faufiles toujours dans la toilette des profs.tu répètes son nom.tu l\u2019appelles à l\u2019aide.tu veux apprendre à aimer.tu es prêt à tout renier pour l\u2019amour.tu sais qu\u2019il est en toi.tu sais qu\u2019il a établi sa demeure en toi.tu lui offres ta vie en partage.tu sais que l\u2019amour est ta part divine.tu sais que rien sinon lui et son amour n\u2019a d'importance.tu sais que le monde n\u2019est que cendres.tu sais que l\u2019âme est lumière.tu sais que le monde étouffe I'ame.tu sais qu\u2019il faut vaincre le monde.tu sais que l\u2019âÂme est éternelle.tu sais que les biens matériels sont illusoires.tu sais que tout ce qui ne se rapporte pas à lui est trompeur.tu sais qu\u2019il doit être le centre de ta vie.tu sais que dans les choses l\u2019homme ne peut que se perdre et se disperser.tu sais qu\u2019il faut les renier.tu sais qu\u2019il faut t'appuyer sur lui.tu sais que confiant tu dois te livrer à lui.tu sais que les choses nous détachent de l\u2019amour.tu sais que l\u2019amour doit irradier de ta vie.tu sais que jamais tu ne dois t\u2019égarer dans les choses.tu sais que jamais tu ne dois te détacher de l\u2019amour.tu sais que ame s\u2019avilit si elle pactise avec ici-bas.tu sais que 'amour peut se corrompre.tu sais que le monde est démoniaque.tu veux vivre en lui seul.tu veux t'abandonner à l\u2019amour.tu veux qu\u2019il t'aide à tout renier.tu es heureux en sa présence.tu recherches sa présence.tu attrapes le moindre prétexte pour en jouir.tu écoutes ceux qui parlent des filles.tu prêtes un peu l\u2019oreille à ceux qui font part de 80 leurs expériences.tu trouves les histoires obscènes ennuyeuses.tu apprends ce que le mot homo signifie.tu gardes toujours silence.tu vas en excursion avec un groupe.tu montes la tente avec lui.tu déroules ton sac de couchage près du sien.tu t\u2019étends.tu le sens s'endormir près de toi.tu ne trouves pas sommeil.tu t\u2019imagines voir son visage.tu devines ses yeux fermés sous leurs longs cils soyeux.tu tends la main vers lui.tu veux le toucher.tu as peur.tu la retires.tu répètes ton geste.tu ne peux dormir.tu penses à son corps.tu penses à son sexe.tu penses à la douceur de sa peau.tu roules des images érotiques dans ta lourde tête brumeuse.tu te l\u2019imagines nu.tu vois son sexe dressé.tu t'endors.tu le trouves au réveil gai.tu as les yeux lourds.tu te laisses envahir par son rire.tu bondis.tu es content qu\u2019il soit près de toi.tu sens sa présence.tu es si heureux d\u2019être à ses côtés.tu voudrais le lui dire.tu ne sais comment.tu admires son visage.tu regardes son corps.tu es bien avec lui.tu veux être son ami.tu sens ton sexe s\u2019arracher d\u2019entre tes jambes.tu le vois se promener dans la douche et fouiller dans la boîte de linge sale à la recherche de son caleçon.tu y discernes des traces jaunies.tu embrasses son caleçon.tu le humes.tu vois ton pénis se promener dans le dortoir.tu le repères dressé au plafond.tu lui ordonnes de revenir.il sourit.il continue de se dandiner au-dessus de ta tête.il change de place.il va au-dessus de son lit.il grandit et grandit encore.il grandit toujours.il est un pilier.il s\u2019y appuie.tu t\u2019envoles vers lui.tu t'accroches aux poils qui à sa base dessinent des volutes.tu te réveilles.tu sens le socle chaud et humide.tu veux t'élancer vers lui.tu l\u2019implores.81 tu t'inities au silence.tu fais la paix en toi.tu veux entendre ce qu\u2019il exige de toi.tu aimes le calme protecteur de la chapelle.tu veux le rencontrer.tu veux qu\u2019il te prenne par la main.tu veux qu\u2019il plie ta volonté.tu veux te rendre à lui.tu veux te couler en lui.tu veux être pur.tu veux être un temple.tu veux briller de l\u2019éclat du diamant.tu veux qu\u2019il te remarque.tu veux qu\u2019il t\u2019élise.tu veux te purifier.tu appelles la grâce.tu veux la grâce.tu sais qu\u2019il est difficile de suivre ses exigences.tu veux les suivre.tu sais que vivre signifie affronter continuellement le danger d\u2019être séparé de lui.tu le pries.tu ne veux pas connaître les affres de la chute.tu sais qu\u2019il pardonne tout.tu vas en retraite avec la classe.tu partages une chambre avec lui.tu pries.tu le contemples.tu médites.tu penses à l\u2019amour la paix le bonheur.vous vivez dans le silence.tu admires à satiété son visage ses yeux sa bouche ses lèvres.tu le surveilles pendant les études.tu poses le regard sur sa nuque courbée au-dessus d\u2019un livre.tu étudies à peu près au même rythme que lui.il se retourne parfois.il surprend ton regard.tu joues au lunatique.tu ne plonges pas les yeux dans les siens.tu as ses yeux en toi.tu voudrais étudier à ses côtés.tu voudrais dormir à son flanc.tu voudrais prier avec lui.tu t'accroches a lui.il est la voie.tu sais que l\u2019amour engagé sur cette voie mène à la vérité.tu attends l'amour qui tracera ta voie.tu sais que cette voie est la seule.tu répètes que le monde est un repère semé de pièges et d\u2019embûches.tu es convaincu que tu vaincras.tu te frayeras un chemin.tu ne dévieras pas de la voie que l\u2019amour te trace.tu ne le renieras pas.tu fuis le monde et ses artifices.tu sais que cette voie n\u2019est pas facile.82 tu crois en ta force.tu sauras renoncer.tu te laisseras guider par lui.tu le supplies de t'aider.tu lui parles à coeur ouvert.tu veux suivre ses directives.tu n\u2019entends pas bien sa voix.tu continues à lui parler.tu continues d\u2019être à l\u2019écoute.tu demeures rivé à ses commandements.tu espères son appel.tu connais déjà ta réponse.tu aiguises ton regard.tu te prépares à l\u2019accueillir.tu tournes ton regard vers l\u2019intérieur.tu contemples son visage imprécis.tu ne désespères pas.tu fais appel a la grace.tu I'inondes de prieres.tu demandes a demeurer en son amour.tu bâtis ton monde sur la grace et 'amour.tu veux connaitre les délices de ceux qui ont su demeurer en lul.tu veux te noyer en lui.tu veux recevoir en partage la pure joie de sa présence perpétuelle.tu n\u2019es pas d\u2019ici.tu es différent.tu poursuis d\u2019autres buts.tu le veux pour seul refuge.tu veux être de son royaume.tu veux l\u2019anéantissement dans l\u2019amour.tu feras partie des élus.tu seras de leur nombre.tu fais partie de l\u2019élite qu\u2019il s\u2019est choisie.tu accueilles les vacances.tu te sépares une seconde fois de lui.tu espères que lui aussi le connaît.tu crois qu\u2019il n\u2019en sera que plus digne d\u2019être ton ami.tu admires son visage.tu es heureux qu\u2019il soit son oeuvre.tu veux que ton amitié pour lui soit aussi son oeuvre.tu te roules dans l\u2019été.1l bénit ton travail.il surveille tes oeuvres.tu retrouves son visage partout.tu le pries.tu lui offres tes gestes.tu lui confies ton travail.tu te mires dans le miroir de l\u2019été.tu approfondis son visage.tu contemples la figure fiévreuse du soleil.tu y admires sa volonté.tu te lies à la surface de sa chair.tu éprouves l\u2019amitié de ton corps pour celui du chien qui s\u2019y frotte.tu t\u2019'émeus de l\u2019éblouissement 83 du bout de tes doigts au toucher du duvet des oiselets.tu apprécies la sagesse et la naïveté des taupes.tu chantes ses oeuvres visibles dans la nature.tu sursautes à la vue de l\u2019accouplement de la jument et de l\u2019étalon.tu as mal lorsque le couteau tranche la gorge du porc.tu lui dédies tes jours.tu poursuis la découverte de son visage omniprésent.tu chavires sous les grands vents chauds.tu accueilles l\u2019orage.tu vois sa sagesse dans le cri strident de la chauve-souris.tu tinterroges sur l\u2019utilité de la mouffette en confrontant son odeur nauséabonde à l'éclair blanc sur le pelage de son dos.tu apprends à lire les signes.tu déchiffres l\u2019arc-en-ciel méandré des couleuvres.tu condamnes le sans-gène des étourneaux.tu tends l'oreille a I'affairement du pic-vert.tu connais le haut vol et la plainte a intervales réguliers de l\u2019engoulevent.tu admires la momification des chouettes.tu vois son visage dans tes étés vagabonds.tu en limites les frontières par sa présence.tu empoignes à pleines mains les cornes d\u2019abondance de l\u2019été.tu sens ton corps devenir plus grand.tu te sens devenir plus fort.tu apprends ton corps.tu découvres sa fatigue et sa plénitude dans l\u2019eau du lac à la nuit tombante après une journée de travail harassante.tu épouses la résistance de la terre au mouvement qui la retourne.tu connais la soif.tu la compares à la soif que tu as de lui.tu veux t\u2019abreuver a cette source.tu penses souvent à lui.tu t\u2019imagines ce qu\u2019il fait.tu jouis de I'inactivité relative que les jours de pluie amenent.tu savoures la chair pulpeuse de la tomate cueillie sous le soleil et dévorée aussitot.tu penses a lui.tu sens tes pieds dans tes espadrilles mouillées par la rosée.tu te questionnes sur sa sagesse en 84 te rendant compte des dégâts causés aux récoltes par la grêle.tu es surpris de ton effroi quasi hiératique devant les éclairs.tu suis l\u2019étoile filante.tu penses à lui à bord de la vieille chaloupe qui prend l\u2019eau.tu engloutis en quelques minutes les fraises sauvages si péniblement cueillies le long des fossés.tu maudis ton allergie à l\u2019herbe à puces qui te tourmente annuellement entre dix et vingt jours.tu lui consacres ton repos dominical.tu te reposes comme lui le septième jour.tu salues la fin de l\u2019été.tu unis ton corps à la terre en te couchant dans l\u2019herbe et en t'\u2019étendant dans les labours.tu caresses l\u2019écorce des peupliers.tu fais tes valises.tu le salues.tu voudrais lui sauter au cou et l\u2019embrasser.il a grandi.tu le scrutes.tu cherches ses yeux.tu l\u2019aimes.tu n\u2019en peux plus de silence.tu ne peux parler non plus.tu cherches des mots.tu pleures seul avec tes mots d\u2019amour aux lèvres.tu lui prêtes des livres.1l te passe les siens.tu discutes avec lui.vous parlez de choses non compromettantes.tu veux seulement sentir sa présence.tu veux sentir que lui aussi est content d\u2019être avec toi.tu joues plus souvent aux échecs avec lui.tu fumes une cigarette avec lui à l\u2019occasion.tu ne parles pas de toi.il ne parle pas de lui.tu lui offres cette amitié.tu penses à jean son préféré.tu veux lui ouvrir ton âme.tu veux qu\u2019il te pénètre totalement.tu veux être tout imprégné de lui.tu te concentres sur son message d\u2019amour.tu lis l\u2019évangile.tu médites.tu te laisses envahir.tu te laisses ravager par ton amour pour lui.tu doutes.tu ne sens pas son amour pour toi.tu continues à l\u2019implorer.tu veux te laisser mener par lui.tu veux être transformé par l\u2019amour.tu veux qu\u2019il te moule.tu es à l\u2019écoute de son 85 message.tu es prêt à engager le combat pour l'amour.tu veux un signe de lui.tu es prêt à lutter contre les forces obscures.tu ne veux pas lutter seul.tu exiges un signe t'assurant qu\u2019il est a tes côtés.tu le pries.tu le supplies.il garde silence.tu veux te dissoudre en lui.tu demeures attentif à son appel.tu ne l\u2019entends pas.il se dérobe.tu demeures seul avec tes formules.tu l\u2019appelles.il s\u2019esquive encore et toujours.tu te sens seul.tu te sens abandonné.tu essaies encore de le prier.tu ne sais plus que dire.tu le sens loin de toi si loin.tu ne jouis plus des mots que tu lui adresses.tu parles à vide.tu pries plus rapidement.tu pries moins souvent.tu pries moins longtemps.tu sens l\u2019eau très chaude sur tes épaules.tu baignes dans la vapeur.tu es charmé par la polyphonie de l\u2019eau.tu le sens se gonfler.tu te sens grand.tu te sens fort.tu transformes ta main en un gant de mousse.tu l\u2019empoignes à pleines mains.tu le frottes.tu le caresses.tu sens une main dans tes reins.tu le laves.tu sens une main dans tes pieds.il enfle.tu le laves.tu sens une main dans ta nuque.tu vois sa couleur lilas.tu l\u2019enduis de savon.il gonfle et gonfle.tu le caresses et caresses encore.tu établis un circuit de la nuque au gland en passant par les testicules et le ventre.tu t\u2019'agites.tu presses tes caresses.tu le savonnes.tu le pétrifies.tu t\u2019abandonnes au plaisir.tu arques la frénésie.tu te crosses oui.tu dis tant pis.tu dis c\u2019est bon.tu penses à ta prochaine confession.tu es honteux d\u2019avance.tu es plaisir.tu tournes le robinet.tu sens l\u2019eau plus chaude.tu sens des papillons dans ton ventre tes testicules ton dos.tu promènes ta main du périnée au gland.tu satines le gland au creux de ta paume.tu sens la lame du plaisir.tu sens des 86 morsures insoutenables dans ton sexe.tu empoignes tes testicules.tu cambres les reins.tu accéleres le mouvement de ta main.il gonfle encore.il est violemment violet.tu voudrais t\u2019étendre.tu continues de plus belle.tu dérives avec l\u2019eau.tu es un mouvement aqueux.tu le coulisses dans ta main amoureusement enragée.il se confond avec le mouvement de ton poing enroulé.tu admires le citron violet.tu le mousses à nouveau.tu donnes à ta main un mouvement fou.tu vois un léger jet liquide.tu vois un long éclair blanc.tu vois un second éclair blanc plus court.tu vois deux ou trois autres jets légers.tu abaisses la main.tu sens des archets glissant dans ton dos.tu sens des ongles qui grattent ta colonne vertébrale.tu as chaud.tu regardes ta main.tu y distingues des petites boules blanches gélatineuses.tu te laves soigneusement les mains.tu les sens collantes.tu laves ton sexe.il est souple et élastique.tu voudrais t\u2019étendre dans le foin vert.tu siffles en t'habillant.tu vas à confesse.tu t\u2019accuses de tes péchés habituels uniquement.tu n\u2019as pas de remords.tu te crosses souvent.tu aimes ça.tu te crosses deux fois de suite.tu jouis encore plus.tu te raffines.tu découvres en marge de la guerre des gaules une nouvelle façon de lire les augures.tu éjacules sur la surface d\u2019un miroir.tu interprètes les arabesques dessinées par ton sperme.tu deviens virtuose du solo cing.tu te tournes encore vers lui.tu ne perçois aucune lumière.il demeure opaque.tu veux te réformer.tu l\u2019appelles.il ne répond pas.il te laisse dessécher.il te prive de son amour.1l se dérobe.il est absent.il s\u2019absente de ta vie.tu es laissé à toi-même.tu es seul.tu l\u2019appelles moins souvent.tu perds 87 intérêt.tu poursuis ta vie.tu te crosses.tu ne le bannis pas.il se retire de lui-même.tu ne sens pas sa disparition.il s\u2019éclipse graduellement.tu te taris.il s\u2019estompe.tu deviens indifférent.tu ne babilles plus son nom.tu ne ressens rien.tu ne ressens ni honte ni envie de lui.1l n\u2019est plus la.il n\u2019a jamais été là.il s\u2019esquive comme par enchantement.tu te crosses.tu prends congé de lui.tu joues au hockey.il joue avec toi.tu délimites l'hiver.tu l\u2019enclos à l\u2019intérieur des bornes strictes d\u2019une patinoire.tu étudies.il étudie.tu lis.il lit.tu découvres des livres.tu en parles avec lui.tu partages son enthousiasme.il partage le tien.vous faites partie de l\u2019'harmonie.vous appartenez tous deux à la première section des trompettes.vous jouez colonel bogey march oh when the saints saint louis blues et caetera.vous écoutez davis et gillespie.vous rêvez de jouer comme ça un jour.tu attends.tu es toujours aussi réservé.il est toujours aussi timide.tu attends.tu grandis.tu penses à tes jeux dans la douche.tu te demandes s\u2019il les pratique.tu voudrais prendre ta douche avec lui.tu voudrais le voir bandé.tu te demandes si tu pourrais toucher son pénis en érection.tu t'imagines le caressant.tu penses à son sperme jaillissant dans tes mains.tu ne sais pas si des garçons peuvent s\u2019embrasser.tu veux être son ami.tu voudrais tl'\u2019étendre près de lui.tu voudrais le caresser.tu voudrais être caressé par lui.tu pars en vacances.il part aussi.tu te plies aux lois du travail salarié.tu amasses pendant l\u2019été de l'argent.tu comptes les années déjà.tu repasses les trois dernières.tu es étonné de tout ce qui a changé.tu ne pries plus.tu penses souvent à lui.tu voudrais tout savoir sur lui.tu as peur parfois.tu ne sais pas s\u2019il 88 sera ton ami.tu as peur qu\u2019il refuse.tu as peur qu\u2019il ait peur.tu as peur des gestes de cette amitié.tu la veux totale.tu attends.tu jouis de l\u2019été.tu te dévêts.tu t\u2019étends sur le sol.tu dresses ton phallus impatient dans la nuit naissante.tu t'y acharnes de tes mains sauvages.il se fait de marbre veiné dans tes paumes.tu le sculptes.il te transperce.il te transit de spasmes.il te trans- perme.il gicle encore et encore.tu essuies tes mains dans l\u2019herbe.tu contemples ton sperme scintillant sur ton ventre.tu te lèves.tu marches.tu rentres.tu t\u2019endors.tu te réveilles au milieu de la nuit.tu recommences.tu suis le lumineux sentier que ta rage ou ton amour indique à ta main.tu enduis ce sexe de salive.tu le fais coulisser dans ta main avec frénésie.tu t\u2019endors épuisé.tu entends des oiseaux chanter dans ton ventre.tu l\u2019oublies.il t\u2019'échappe.tu le remplaces par ta cousine.tu t\u2019approches du mur.tu colles ton oeil sur la fente.tu vois ses seins.tu caresses ton sexe avec sa chemise de nuit.tu surveilles l\u2019été vieillir.tu es seul.tu l\u2019aimes.tu souffres de son absence.tu ne sais que faire de ton amour.tu ne sais que faire de ta force.tu attends septembre.tu fais tes valises.tu le revois.il est beau.il est là.il a grandi.tu es séduit par lui.tu aimes sa beauté.tu caches ton admiration.tu veux toucher son sexe.tu veux jouer dans sa toison.tu reçois une lettre de lui salut tu seras sans doute surpris par cette lettre.mais je n\u2019aurais pu te dire de vive voix ce que j'ai à te confier ici.il y a quelques mois déjà que je veux t\u2019écrire.la timidité m\u2019a toujours retenu.maintenant que quelques lignes sont tracées ça me paraît facile et je pourrais te parler ainsi pendant des heures.je suis seul.je voudrais être ton ami.ce n\u2019est pas 89 que la vie de collège m'ennuie.j'adore les livres et j'aime le sport.il me semble toutefois que la vie en ces murs pourrait et devrait nous offrir davantage.il y manque quelque chose.est-ce trop que d'exiger l\u2019amitié.toi et moi avons ici de nombreux camarades mais possédons-nous un ami.il y a des profs que nous admirons mais y en a-t-il un qui nous émerveille.il y a longtemps que je t'admire et déjà à l\u2019époque je t'ai voulu pour ami.tu étais et demeure introverti te tenant toujours à l\u2019écart du groupe sauf pour les sports.je n\u2019al jamais pu te connaître.ça fait déjà plus de trois ans que ça dure.chaque jour nous nous sommes vus nous avons échangé quelques paroles nous avons préparé des examens ensemble.nous avons joué au hockey au football au ping-pong au tennis et aux échecs et nous avons fait un peu de musique ensemble.jamais tu ne t\u2019es départi de ta réserve.et moi je n\u2019ai su vaincre ma timidité.je te veux pour ami.lorsque en classe de latin nous avons fait le de amicitia c\u2019est a toi que je pensais.j'ai réfléchi et j'en suis arrivé à la conclusion que l\u2019amitié n\u2019est pas aussi difficile qu\u2019il le paraît à première vue dans cette oeuvre.j'exige beaucoup mais j'ai d\u2019autres critères que ceux de cicéron.il me semble que notre amitié serait facile.oui facile.nous parlerions nous serions forts nous apprendrions des choses nous serions compris.je crois te connaître assez pour savoir que tu n\u2019auras pas la tentation de rire de moi.malgré tout j'ai peur de ta réaction.tu me trouveras peut-être pusillanime ou indigne de toi.il se peut aussi que tu m\u2019ignores que tu ne veuilles plus me parler que tu repousses la haute amitié que je t'offre.mais sache que j'ai longuement médité ces mots et que ce n\u2019est pas 90 de façon irréfléchie que je t\u2019écris.j'ai mûri lentement ce projet jai ébauché un grand nombre de lettres j'en ai complétées plusieurs et celle que tu lis est le fruit de nombreux brouillons.oh non pas que j'accorde grande importance au style ou à la tournure des phrases.mais je ne voudrais pas qu\u2019il y ait malentendu.j'aspire à te faire comprendre et sentir les sentiments que j'ai pour toi.je compte sur la générosité de ton âme qui te fera discerner dans cette lettre ce qui s\u2019y cache.n'ayant d\u2019autres recours pour être reconnu de toi j'ai dû adopter ce moyen.j'aurais préféré ne pas forcer ainsi ton coeur.le seul espoir qui me reste est que ta réserve soit à peu près l\u2019équivalent de ma timidité.peut-être es-tu toi aussi seul.peut-être ta position privilégiée dans notre groupe n\u2019a-t-elle eu pour conséquence que de t\u2019isoler encore davantage.je veux être ton ami.si tu me remets cette lettre je comprendrai et je jure que plus jamais je ne timportunerai.si par ailleurs d\u2019ici une semaine tu ne me l\u2019as pas rendue j'en conclurai que tu acceptes mon amitié.tremblant j'irai vers toi heureux de savoir que l\u2019ami que je désire m\u2019attend.91 Ps I ae IN > Se A D + RS pa = Ltt oN Sa oy ie D oa A Er AS im cu Brora Pa = ry css pent Se Era dle po ape 3 > SLL Ea PRO RETR oo PRR fy RT os RE cree te me ro TEAR OS ©, na Hy ph + To 0 Te oo ea FR Ee 7 RE are CE p= BEA To Se Bo Es Ass Hy = SE ; = RS ES , Teen car es ro a x es Pen Pa in PE es 2 a = cs vey at 2 2 = = = 5 set arme re oe Lu Tr SEE Ge CHER TI 2 I HXE ep = vi Rolph eva pps pho = ch Se ES Rim Zi gay £3 ce) Bay fe Ss) Yo RS eus as a ans mars nt me mn ev ve x.É A De x < en, 724 cap, ee bye f Eau Sea A +2 3 CURE 2 Zz, Fi fos 2 Tes pA a M A : i I 2 9% ha 9 \u20ac * 2 oh se TS Ri 2 A = KZ x.\u2018 i i Ci es EN A A = ot Pe SN fe Ln in a a =>] = 2 2 ge KR a ai he NY ay EAH as RA 2 a Vr PS oe 2 Ll CIOs 0 as A \u20ac PAS, = 0, Te, Fd Woh = fs dc ae eo RY Cot = a 2 AS x; 2 ce ex 65 as Bs oat ~ 0 x ES PR Æ 5, i ay 15 il 5 ahs pS a (a y C2 3 WA et sx 3 4) IS IEEE IR 41K A MI Min TR ASE Mn Sip 2e Lu Riana] A; 2 oh 1 ie EE 5 0 ne ee) x PE fr A J Ge) D ol i 1s es + CA Lu 23 aa ) z Resa Reh ee, = 3 x = Li + SB nN oo yet El VALETDEBAS = me a or 3 of LS pa ii SEI \u201c3a § Crm Bl re re CA EE J JRO \u2014 A per mn.[ORT PRS.= La ac ; ton _ an x, case PE oo as is = oe Ho > ges, ae FRY = pm Gse= rec ee pr a CE CR Eb Tea Ey Sel Co 2 a ets ids ph] a 50 r= Frat pois St set Bs: Sai Fais EAN 5 Ean a i PERS ER a se A Ae + ss VER Sr ESTE = Foy So pa pr as ES i\" ESE Pr 3 a, ES Fi AT al = BREE id D SSR me Te hE 7 \u201c ?France Théoret Des fragments levés 3 à même le tissu quotidien pu En ty 1 ne î 2 | i Pit 1 jit tr À SE | ; ; RH RY By ty RYN 06 ts \u2014 r= Lh \u2014 py Sabu eee 2 Pres > en oF 2 Len LE Ps oe n° ne = Q pos es = £5 Dre 0 rir pére ne fe es me pti Rt ga Et et = gran es = pes) 3 AT ex Ros att toy ind Ents xp rad a ss = A a Lard ET Prat an T4 ou sna ee id ix sa it, SEL st Lor i Fes Ce tr 2 TI EET ni \u201cfiz 1% Rh Ta.ue res pr ToT Es ro 1 STS Tits ntti) lt ES es vu mers NE reprit Re! Tre 5 sax Ç o 2 2.ht pha elt 3 2 its + bes.cs = hl D nly = Des expériences de femmes sont inscrites dans nos écritures de femmes et cela de manières multiples.Manières de dire.Manières de faire.Manières d\u2019entrer en jeu.J'ai toujours été trop concrète, j'en ai souffert.Je me suis maudite là-dessus et j'ai voulu me réformer mille fois.Les résistances sont ailleurs.Dans mes racines probablement.Je suis une femme qui fait n\u2019étant pas sûre de faire.Je vis pleine de racines.Je vis concrète, je pense concrète et ça transparaît de partout.Comme s\u2019il y avait l\u2019'endormissement partout.Je cherche le réveil.Je suis la visiteuse n\u2019étant jamais si à l\u2019aise que lorsqu\u2019on parle une langue étrangère devant moi: une langue que je comprends mais dont je ne parle que deux ou trois mots.Tel est souvent mon rapport au réel.Je parle ma propre langue en traduction.Pendant des années, je n\u2019ai pu écrire autres choses que des fragments.Ces fragments sont des morceaux que je levais ou volais à la vie quotidienne.Dans les moments où ces fragments je les voyais d\u2019une manière positive, il m\u2019arrivait de penser qu\u2019il y avait là plusieurs formes d\u2019écriture qui surgissaient après une longue attente, une longue patience et beaucoup de morceaux antérieurs écrits pour les jeter au panier.Il y a eu une grande production de déchets.97 Il y a eu aussi les lettres et le journal.Claire Lejeune dit des choses positives à propos des lettres car elles ont leur destinataire.Elles agissent.Rompre le soliloque des femmes, c'est primordial.Les femmes qui veulent trouver une forme d\u2019expression doivent par tous les moyens tenter de briser le cercle du soliloque, briser ce qui va de soi à soi.Le monologue, c\u2019est autre chose, peut-être le contraire du soliloque, c\u2019est peut-être la seule véritable façon de parler, celle qui peut provoquer une écoute.Plusieurs femmes ont dit des choses la-des- sus: Sylvia Plath dit que tous les manuscrits non publiés puent.Nicole Brossard disait souvent que les femmes ne devaient plus écrire pour le fond du tiroir et, ainsi, cesser d\u2019avoir une vie coupée en deux: la vie quotidienne des obligations et une sorte d\u2019existence nocturne, en retrait.Jusqu'ici, j'ai écrit des fragments et je m\u2019es- sale maintenant à la continuité.Les fragments ont été intimement mêlés à ma vie morcelée.Ils en sont le reflet.N'ayant à peu près jamais eu la possibilité d\u2019avoir pendant plusieurs mois consécutifs des matins pour écrire et n\u2019ayant pas le courage de me lever à cinq heures comme disent ou disaient le faire Marie Savard, Jovette Mar- chessault et Sylvia Plath, je ne trouvais pas de continuité.Je notais des fragments qui se livraient comme en surplus de la vie quotidienne.Des faits.De 72 à 74, j'ai lu pendant deux ans, en marge des autres activités, des livres de femmes.Je les recherchais systématiquement.Ces livres ont éveillé une activité endormie et oubliée.Ces livres ont bougé des fibres devenues inertes depuis un bon moment.Qui sait ce qui peut «briser la mer gelée en nous» selon l\u2019expression de Kafka.J'avais pendant plus d\u2019un an, en 67 et 68, participé aux débats qui se faisaient 98 A hy pr a Je Le Fe gees Ly CX TES me os, Se me ar vie fry = ns 5 hea Cid 2 23 are Ls oi PE im, a, sen os raie Fe rats o.épis Li 5d ua cu, ga 5 m _ 3: oT te Prat) SRT os ve pak OTR es = aan Ce Rito I his) ihe ce Nn i sa as Xin, = FE =X 2e se ra 5» pe RE Rr No ca es EE) a = oa a = se 5 wr XS Ë Se ~~ a SE + ge \u201cx a on ig ei\" 3 Ah oe Sg = 2 > = + = - & £ > x oo Se £ + = = as i FL si + wi Fe > a = = is gant = = a Ses et S es RD S = ES ee Sat x 5 = = $i Su 4 > &® Ny xx Se à RN ox Ry ES = i 008 a RS = = ses wi 0 4 & - Sn = = Re = = * UE Salle = = = = + 5, Se = os ec = Sh 5 = = A a HS és = IN 3 = > 5 PESTE = >.SUITE see +, Eu SES Es i as Sing = oN SR wi Sa Se 8 a SA cf x NC AY = 2, NN > yh i i = on as i = oN ot Fig = a A, Sx & i os a Si Ne £ & 3 = $ #e Es Sag a 3 = Le si § me cds TI i z + = wr Ss Sls SSE io Min = À, es + = + q 25 1 : > es + Ka ; 3 +.= ix & RE WN EE EN Ex = = = A So + RS fs i À SSE $ $ 2g a se es > % = = Ni sy rN - Sug Es at Rey ® S A SI A = tigre] ise i = A by hg ea = i de un PS \u201c0 zone 3 iy 5 se Nad Js x Pa & =~ is = Sy ~~ r is we Fa \u201c A Fi 5, \u20ac es = = & $ se nn rot 3, s hs a he ph + = 7 \u2014 ve & Photo Kero Be ia oA pong 0 à La Barre du Jour.C\u2019est à cette époque qu\u2019est née au Québec l\u2019écriture dite formaliste, quelque part modelée sur l\u2019expérience française.Il y avait des conflits que je vivais gravement.Un premier poème que je reconnais encore, Texte pour la voix haute, a été publié.Il était alors question de la poésie pour l\u2019oeil, faite pour être regardée dans le formalisme.j'aimais l\u2019oreille et la sensualité de la voix.La voix, c\u2019est ce qui donne la chair, le corps.Voix d'entendre.Voix de dire.Voix grave et appelante.Gymnastique de la bouche.Langue affolée et travaillante.La voix fait exister.L'écriture, ça passe par ce qui fait éclater, ce qui allume.«Séduction, c\u2019est peut-être là le fin mot de la création! Secret de chenille.» (Claire Lejeune).J'ai résisté, j'ai quitté mais j'y ai sûrement appris quelque chose.L'inconscient a pu travailler comme tout ce qui se joue à notre insu.Madeleine Gagnon dit là-dessus des choses importantes et exactes dans un texte de la revue Chroniques paru en juin/juillet 75, Pourquoi, comment, pour qui écrire?Qu'est-ce qui brise «la mer gelée en nous»?On le sait toujours imparfaitement mais il y a ceci qui est heureux: il existe un travail de la mémoire, une présence de l\u2019absence.Concrètement, c\u2019est au moment où j'avais à faire un texte pour des travaux universitaires, texte de maîtrise dans tous les sens du mot que j'ai vu la nécessité de me ménager une soupape, comme une valve de sécurité.Comme si j'allais exploser.J'ai commencé Une Voix pour Odile.J'ai encore très souvent l'impression d\u2019être sur la ligne de départ.Des fragments.De la voix.Quelque part la femme de Loth tournée en statue de sel et je ne saurais dire pourquoi c\u2019est là.Texte sur la ligne de commencer à écrire, ligne imaginaire qui sépare arbitrairement l\u2019écrit 100 du reste.J'habite la retenue, le monde du non-être, l\u2019absence de faire, offrant d\u2019abord ses failles, ses porosités comme si d\u2019envahir les pages je retracerais la vieille petite fille ou simplement tout ce qu\u2019il y a de vieux.Et ce qui est vieux fait poids, fait la retenue.La question des femmes a agi comme une étincelle, comme ce qui «s\u2019ignifie» selon le mot de Claire Lejeune.L'expression culturelle, c\u2019est encore voir des volcans.Comme ceux qu\u2019on voit à la sortie de Mexico vers Cuernavaca.Les livres de femmes, les débats avec les femmes comme une nouvelle poussée.Dans les groupes auxquels j'ai participé, il était parfois question de l\u2019écriture, le plus souvent, il s'agissait de débroussailler la vie quotidienne.«La vie privée est politique.» Du même coup, on nommait ce qui avait un effet de retour sur chacune.Je pensais aux conditions nécessaires à l\u2019écriture.Depuis quelques années, je fais la distinction entre mon travail militant et ce que j'inscris comme travail solitaire dans l\u2019écriture.J'arrive à me survenir à condition de tout couper \u2014 comme dans la demande du réel.Je désirerais tant vivre des existences moins séparées.Mais c\u2019est au prix des séparations que je parviens à continuer.Probablement à cause de cela, j'aimerais être un écrivain parmi d\u2019autres.C\u2019est Marguerite Duras qui dit quelque chose comme cela dans un entretien avec Michelle Porte.Michelle Porte: «Mais vous êtes écrivain.» Marguerite Duras: «Comme beaucoup de gens mais pas plus.» 101 D'ailleurs, je n'ai jamais pu être à l'aise sous quelque identité que ce soit: enseignante, ménagère, écrivain.Je manque de centrement sur une identité, ça se traduit dans ma quotidienneté et dans les fragments de l'écriture.Je suis foncièrement quotidienne et concrète.C\u2019est à double tranchant.Tendre constamment vers ce qui est au plus près, tenter de voir ce qui crève les yeux et qu\u2019on ne veut pas voir.Je voudrais pouvoir dire les évidences.Il n\u2019y a que les choses élémentaires qui m\u2019intéressent vraiment.Je voudrais en ce moment, dans mon travail en cours, discerner les passages à l\u2019acte qu\u2019on fait d\u2019une manière presque aveugle lorsqu\u2019on commence à penser par soi-même vers l\u2019âge de onze, douze ans.Mais il me semble qu\u2019on ne puisse presque plus regarder au plus près les causes sans encourir le risque d\u2019être noyée par les courants dominants: romantisme et nostalgie, peu importe leurs étiquettes.Et être ainsi rattrapée par des écritures linéaires.J'aspire depuis toujours à une pureté fondamentale.Quelque part, je ressens \u2014 il n\u2019y a pas d\u2019autre mot moins passionné \u2014 au fur et à mesure des jours, ma propre boue.J'aspire à n\u2019être pas contrainte à une négation constante.Une morale terrible me colle irrésistiblement depuis que je me souviens d\u2019être.Je vis d\u2019être enfouie et scellée, tirée et emmelée.Le travail d\u2019écrire poursuit cela, comme si d\u2019exister n\u2019étant pas suffisant, il fallait constamment ce qui fouille, exaspère, dépasse, comme une double vue, d\u2019où écrire.C\u2019est Georges Bataille qui dit ceci: «C'est pourquoi, je pense que ce n\u2019est pas trop demander à quiconque persiste à vouloir vivre entièrement de ne pas faire trop de manières, et puisqu'il y a toujours de la boue quand la vie a lieu, de s\u2019habituer à la boue.» 102 S'il n\u2019y a pas de choix, trouver a cela ou la légèreté, ou la forme ludique, ou cet excès du volcan, même éteint.À 23 ans, Sylvia Plath écrit à sa mère: «Perhaps the hardest thing I have to accept in life is «not being perfect» in any way, but only striving in several directions.» Elle voulait écrire, gagner sa vie par l\u2019écriture, être épouse et mère.Elle disait sept enfants au moment de sa rencontre avec Ted, après la naissance de sa fille, elle parle à quelques reprises de quatre enfants.Elle se suicide moins d\u2019un an après la naissance du deuxième et six mois après sa séparation d\u2019avec Ted.Elle a 30 ans, c\u2019est en 63.Je lis les lettres de Sylvia Plath à sa mère voyant presque en transparence les effets de l'idéologie sur le parcours d\u2019une jeune femme américaine.Pas à pas, ces lettres sont l\u2019expression d\u2019un délire puissant, d\u2019une faim d\u2019exister et elles se terminent abruptement sur ce même goût insatiable.Le suicide d\u2019un écrivain, comme celui d\u2019une autre personne, sauf, précisément, l\u2019écrit qui n\u2019explique rien du geste.Ici, c\u2019est presque le contraire.Faut-il croire que privée d\u2019art, la cloison entre la vie et la mort se fait si ténue qu\u2019il reste l\u2019effondrement de l\u2019esprit sur des questions infailliblement torturantes venues de l'enfant?Quelque chose de brûlant à l\u2019oeuvre dans ces lettres.Elle reconnaît très tôt vers 18-20 ans un puissant désir d\u2019écrire.Très tôt, elle publie poèmes et articles sur des sujets généraux.C\u2019est suivi de tentatives de suicide, d\u2019erreurs dans les soins qu\u2019on lui donne à l\u2019hôpital psychiatrique 103 (les électrochocs), des études à Cambridge, d\u2019une nouvelle structuration, de la rencontre avec T'ed, du mariage et des enfants.Les lettres sont presque toutes adressées à sa mère qui les édite dix ans après la mort de Sylvia.Lettres bourrées d\u2019enthousiasme et d\u2019optimisme, bourrées aussi d\u2019envie de plaire et de faire plaisir à sa mère, à Ted.Comme si elle n\u2019en finissait pas d\u2019être redevable à sa mère, à ses professeurs, a Ted et finalement à toute la société pour l\u2019image qu\u2019elle doit donner d\u2019elle.Encore le miroir en question, toujours en surface: elle est même cover-girl juste avant son mariage.Elle s'applique à colmater les brèches ouvertes par le séjour psychiatrique.Elle n\u2019en reparlera Jamais.Est-ce qu\u2019elle ment quand elle dit à sa mère au moment de sa séparation, six mois avant le suicide: «I have everything in life I've ever wanted: a wonderful husband, two adorable children, a lovely home and my writing.» Et elle continue l\u2019envoi de lettres enthousiastes.Qu\u2019est-ce qu'elle n\u2019arrive pas à dire à une mère en presque 600 pages de correspondance?Qu'est-ce qu\u2019une fille pense qu\u2019une mère ne peut pas entendre?Qu'est-ce qui se bouche d\u2019une génération à une autre\u201d Qu'est-ce qui se négocie dans l'amour parental, se surveille, sempêche et se noue?Quel nom porte ce qui n\u2019en a pas?Qu'est-ce qui tourne en rond et se dénoue tragiquement?Pourtant ces lettres ne révèlent rien d\u2019autre que le gout de vivre.Le cheminement de Sylvia Plath est strictement individualiste comme le voulait l\u2019idéologie de l\u2019époque.Self made.Pas d\u2019analyse de la folie, la peur.Pas d\u2019analyse de la condition des femmes, l\u2019endossement des rôles.Pas d'engagement politique, l\u2019abstention, celle de la majorité silencieuse.Elle ne parvenait pas à dire l\u2019essentiel de sa 104 = +: - x ner er ss = \u201c oe ori y perse = i i ze SES IS METRE ve eles oo.ne Te is ire non Io iii Le nid ro ca \u20ac puis san - 5 RAE Ais es > RE, pa Et RTE =i be CT ae re Lip Se de A Es = i or ses es pa u ne, ces es TE pate jock 3 TEL REONECHS Ara = pK ces pa Lx KE ah 2 A SR se = 2g sa Blas Eb Aerie 25 pere SOs ES 2 Ps BCS heh = ER BE = as easy Ee - Te Le phi 3 2 = So.NN S A Photo Kero vie quotidienne à sa mère.Il fallait être et paraître irréprochable.Elle voulait aussi un mariage d'êtres égaux.Ted est poète comme elle.Elle veut l\u2019égalité et il faut lire la somme des inégalités qu\u2019elle raconte et qu\u2019elle ne perçoit pas comme des inégalités.Elle était un appui intelligent et agissant pour Ted.Recevait-elle sa part?Elle était sans doute trop gracieuse en tout.«La femme qui pense de l\u2019autre côté de son miroir entre en disgrâce fatalement», dit Claire Lejeune.Celle-là est nécessairement putain.Ces lettres racontent l\u2019irréconciliable, et bien sûr ça n\u2019est jamais dit.Et pas plus alors que maintenant ça ne se raconte.Je sais bien imparfaitement ce que ces lettres rencontrent en moi.La netteté des valeurs idéologiques de toute une époque entrant en conflit avec le désir d\u2019une femme montre l\u2019enjeu de la bataille.Tout est dit avec beaucoup de clarté et sans préméditation.Là-dedans, ce qui est tissu quotidien et concret, ça fait faire un trajet, ça fait voir ce que je ne peux noyer et détourner.Un enjeu politique soit.Mais les enjeux politiques disent-ils tout sur toutes les faims° Il y a des corps qui circulent dans la ville.e plus boucher au contraire ouvrir organiquement.Crier la fragilité s\u2019il le faut.Car des reflets qui inondent les parcours naissent ruines et détritus.Voir avec d\u2019autres pour tout décons- truire et ne faire aucune économie du privé et du politique.Mais alors, plus de place pour le sommeil.Même alors, je n\u2019arrive pas à nommer cette béance: désir fou de vivre et désir fou d\u2019écrire, désespoir total aussi de la folie et du suicide.Quelque chose échappe qu\u2019elle ne peut pas dire à une mère.Quelque chose m\u2019échappe à mon tour.Elle a en ce moment le seul nom de la nécessité d\u2019une critique radicale.106 Il y a une vive opposition entre matière politique et matière d\u2019art.La réponse politique arrive à la formule, l\u2019autre entaille constamment.Au rendez-vous de ces lettres, toutes les femmes sages et douces qui dorment sur quelque chose sont là.Là aussi le travail de l\u2019écriture.Seule source vraiment lumineuse qui cependant échoue devant le réel.Vivement matérialiser.Mots conséquents.Pour des passages à l\u2019acte.Même si personne ne survit à vouloir livrer le nom des générations.Les citations sont tirées de: Bataille, Georges, Tel Quel n° 81, Paris, 1979.Duras, Marguerite, Le Camion, éd.de Minuit, Paris, 1977.Lejeune, Claire, L\u2019Atelier, éd.du Cormier, Bruxelles, 1979.Plath, Sylvia, Letters Home, Bantam Book, New York, 1975.107 = = ps or py Ce A 0 PE: AS 2 I BATS kK Byte) i : 2 oy Pry 2e on 5 2.ca 7 pot, ace = rd Ee ee ou = ex Py = Le os GREP i tx EXPE ho Aa oe es fo ty os dE pere, er = LR TES PTE Pa ES ry ey fi aie Earl Eni ait) pare Alc! 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Fo Zp fia oH ATA = ite rm ts Shere, Tt Ee ar =, rod OF Sr ot RT se ra re SR es = LE nt A + tre ses ed André Beaudet Gynécophonie-s suivi de i Dessins, oblique, profils : Li D 33 3) Bi $ it H) Ri In Rat a tn il Dir a prit.Ri 4 a hi | it i) BB! i} ; À i A hi i fi! il * Re Le ; at iN] 1 a BT OR = So i Res za cites ii.25 oy hh ps 22e ee wa ne res = pes Ta hia Bl OIE ep) aks LE pr i = Las ih ee Re ta = Rats fobs La SEIS, Zs oh le frre 65 = sen ges Ss ÈS Race plies Ha x hai = = > LE Se hol RIESE a \u201cLe A A ARR) A (2 ; 7 \u201c \u2014\u2014 \" o_o ee C\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014//\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - = eo SE \u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014t = Liminaire Ces deux interventions, écrites sous forme de notes en marge des livres de Nicole Brossard, font suite à un premier travail de réécriture que j'exposais, à la sortie de Sold-out, dans «Le récit rouge» dont seule la première partie a été publiée (Brèches, no.2, été-au- tomne 1973).«Gynécophonie-s» (1976) devait servir de présentation du travail de Nicole Brossard pour une anthologie de femmes-écrivains à paraître aux Éditions Stock, alors que «Dessins, oblique, profils» (1979) m\u2019a été demandé en guise de préface à une réédition de Sold-out aux Éditions Quinze.Ainsi, de trois ans en trois ans, je n\u2019ai cessé de me confronter à la pratique expérimentale de Nicole Brossard, mais ces textes sont demeurés à l\u2019ombre de ce qu\u2019ils voulaient éclairer: une pratique formelle d\u2019avant- garde qui \u2014 qu\u2019on le veuille ou non \u2014 a profondément marqué le champ de la production littéraire au Québec depuis plus de dix ans.Plus particulièrement, en ce qui me concerne, Un livre et Sold-out ont servi d\u2019embrayeurs a fiction et de contrafictions pendant la rédaction de Fréquences entre 1972 et 1974.A.B. Te 2, in = = ss ni ni oi dr ris 3 ae: 3 ie ni RES aies Bari iil i ey: pei ol \u201c2 St sers.pragneas ci, Cage en 2e) te es 2 EE 2% Ma yr re EE py os oy el 233 i Zi Di aa AE = go be foiass 4; pas £9 ess Ur?a nr prets a UT se di mi On AREY I FREES = 3 ays RIA ES es rR Vi A = eg RO Pi iu ech ha pret tess AL > is = A Gas rh pe 5 i 5 De Le A Ti Te oo a = = = = ____ _ Gynécophonie-s Jouissance?Partout, puisque tous les points sont sensibles Jacqueline Russet, Jeu espace?récit?il appartient a la proposition d\u2019élaborer le visible la chair surtout singulièrement Nicole Brossard, SL: 36* 1.Gynécophonie: voix d\u2019une femme, parole d\u2019une femme, s\u2019agitant pour se faire entendre, «e muet mutant», dans les interlignes du discours, dans l\u2019interrègne du signe.«Je parle pour me donner une voix d\u2019acces.Je parle dans la perspective d\u2019un pacte politique avec d\u2019autres femmes.Touchez-moi.La vie privée est politique» (E: 74).Mais, du coté de la res publica, si elle parle en trop (affluence de non-sens), on la * Nous citons les textes de Nicole Brossard selon les abréviations suivantes: SL \u2014 Suite logique (poèmes: 1970); L \u2014 Un livre (roman: 1970); SO \u2014 Sold-out, étreinte/illustration (roman: 1973); M] \u2014 Mécanique jongleuse (poèmes: 1974); FK \u2014 French kiss, étreinte-exploration (roman: 1974); CE \u2014 «Cortex exubérant» (La Barre du Jour, no.44: 1974), HQ \u2014 «Entretien» (Hobo-Québec, no.14-15: 1974); PPT \u2014 La Partie pour le tout (poèmes: 1975); EMM \u2014 «E muet mutant> (La Barre du Jour, no.50: 1975); E \u2014 «L\u2019écrivain» (tableau extrait de La Nef des Sorcières: 1976).115 liquide («sold-out»): parole sous surveillance, confisquée ou en ligne directe avec Dieu, avec différentes rentrées sous le corps mystique, mystérieux, mhystérique.«La parole féminine a tôt vite de faire le tour d\u2019elle-méme.Parole censurée par excellence.Parole confinée.Condamnée a tourner en rond, a se clore sur elle-même dans la mesure où elle n\u2019entre pas dans l\u2019histoire; où l\u2019histoire y entre par derrière» (EMM: 11).Derrière la porte, ça revient en s'embobinant, bruit des vagues, tactilité de chaque rumeur, roman familial à renverser: à défaut d\u2019histoire, une mutation en cours qui ne laisse rien en dehors.Après plusieurs tours sur elle-même, une femme accède à de l\u2019écriture parlée-débridée et le dit dans le mouvement même de la dissolution qui l\u2019anime.2.Comment parler des textes de Nicole Bros- sard, de cette fiction vide dont la dissolution formule à chaque fois le blanc des contradictions qu\u2019elle met en jeu?La question, ici, n\u2019est pas seulement d\u2019affirmer que c\u2019est une femme qui écrit, mais comment cette femme s\u2019écrit, d\u2019où elle écrit pour se retourner ainsi sur le moment qui la fait écrire.Étant l\u2019écartée de tout pouvoir et de toute culture, mème si elle en est le plus souvent la gardienne instituée, chaque fois aux prises avec ce double reflet qui la fait «femme» et «mère», l\u2019une ou l\u2019autre, elle s'interroge \u2014 au fur et à mesure de son avancée dans la fiction \u2014 sur les rapports qu\u2019elle entretient entre l\u2019écriture sur son versant féminin et la maternité vécue dans sa tentation et son refus.Ce qui ne va pas sans troubler et mettre en crise l\u2019identité et le rapport sexuel de qui s\u2019affronte à ces questions: mobilité des alliances, permutation des postures.Voilà l\u2019excès de langage que pratique Nicole Brossard 116 saa RH HK I IE INT TH RE PTL .ET TC FLITE TES A RTA VRE SY IPRs SO IR TY NERY WRT PPR DENT IAE CRI CAO PTT PEINE I RER RI Th EI AR EE LE | HIN SP IIR THe C9 A à la recherche de cette part du féminin à dire et qui, le plus souvent, ne peut s\u2019écrire que contre elle, c\u2019est-à-dire par la différence toujours déjà au travail dans la manifestation agitée des différences que tout texte prend en écharpe au-delà du féminin et du masculin.3.Sur cette scène projetée, elle re-possède sa langue dans l\u2019appareil sexuel qu\u2019elle pointe comme étant le lieu de toute émission: «sexe son sexe son écrit, elle n\u2019écrit pas les jambes croisées» (EMM: 16).Quelle n\u2019écrive pas les jambes croisées n\u2019est pas insignifiant, cela veut dire qu\u2019elle n\u2019écrit plus selon l\u2019étiquette (selon les «genres»), mais déclenche une série d\u2019opérations concentriques dont chaque ouverture pulvérise un peu plus le noyau des signes que presse la motricité du texte.Bien sûr, il y a «poésie» / «roman», mais en vue de leur dévaluation ou encore, et c\u2019est la même chose, en vue de retrouver leur spécifité perdue.Ce qui affleure dans cette remontée, c\u2019est l\u2019'engendrement d\u2019un langage poétique: c'est-à-dire l\u2019éclatement du langage qui ne va pas sans l\u2019éclatement du corps et de la socialité qui les détient.Dans les trous de discours, la fiction expose et mime (serre de près) cet insaisissable éclatement.Expérience toujours recommencée et chaque fois singulière.L\u2019écriture de Nicole Brossard s\u2019inscrit d\u2019emblée dans une pratique formelle d\u2019avant- garde.Son mérite, ce n\u2019est pas tant qu\u2019une femme écrive, mais qu\u2019un sujet-femme, ici au Québec, assume et assure ce travail de sape dans le langage, en indique \u2014 la première \u2014 la voie et le dévoiement.Avec, en plus, cet incessant retour sur le fait qu\u2019une femme touche, à travers cet attentat des formes, à la mère qu\u2019elle porte en elle et au corps sexué dans l\u2019écrit qui la fait émerger du mutisme où elle se trouvait jusque là plongée.Ce 117 qui ne va pas sans risque: devenir l\u2019objet désiré de l\u2019autre, sorte de «femme fatale» de l\u2019écriture.Refoulement/symptôme: parce qu\u2019elle écrit bien, elle est donc momentanément désirable, baisa- ble, pour ceux qui veulent attirer son attention; ou encore, parce qu'elle dit sa singularité de femme, elle est donc cette nymphe impie et frigide en quête d\u2019imago pour ceux qui lui dénient le tranchant de cette position, ayant trop peur d'y perdre «quelque chose» entre ses petites lèvres.Évidemment, l\u2019enjeu est ailleurs: ce que démonte la fiction de Nicole Brossard, c\u2019est la complexité du corps parlant \u2014 sujet- femme, inconscient, langue, sexualité, écriture, maternité \u2014 par rapport à la socialité dominante, par rapport à la contrainte sociale (avec ses diverses formes de symboliser et la panoplie de ses substituts).Chaque coup porté reste suspendu à même la division du lieu dans l'espace de ce qui n\u2019a pas lieu.«La langue tranche le dicours, fou et mouvant» (FK: 80).«Ainsi émettre vertigineusement» (SL: 14).Voilà le manège à fictions qui s\u2019ébranle sans aucune garantie.4.Le langage poétique, s\u2019il est un langage, en relègue cependant le pouvoir.Une femme la- dedans s\u2019introduit par égarement dans ce lieu de l\u2019autre qu\u2019elle bouleverse.«Introduire sa langue dans la bouche de l\u2019autre» (FK: 83).Embrasement, longue étreinte silencieuse, elle déferle, s\u2019insinuant partout entre l\u2019organique et le cérébral.La fiction dont elle est l\u2019enjeu s\u2019émet a travers les états de la langue commune qu\u2019elle outrepasse.Chaque fragment, de plus en plus erratique dans le réseau qui le capte, de plus en plus spasmé dans le corps qui sursaute, se mesure au coup de folie qui la guette et la sature: «Du dedans, du dehors, je me penche pour 118 comprendre et c\u2019est toujours par une folie retrouvée et insaisissable avec les mots.Les mots d\u2019une grammaire en érection.Et qui me laisse seule à tourner comme un «e» muet mes phrases où le masculin l'emporte toujours sur le féminin» (FE: 75).La stratégie, et elle est visible dans les textes de Brossard, c\u2019est l\u2019affirmation du double, du au-moins-deux, de la bisexualité que porte en lui tout sujet parlant.Bisexualité, continent aussi obscur, aussi noir que celui de la féminité.Continent aussi dérangeant.Brossard joue de cette bisexualité, lui assignant le «centre blanc» comme lieu neutre qu\u2019il faut écrire; puis, à partir de cette unité active toujours en train de se différencier, elle appuie plus fortement du côté jusqu'ici le plus refoulé, du côté de la féminité en apprentissage d\u2019elle-même.* Ce qui est au travail dans ce procès de séparation-cap- tation, c\u2019est le vide et la détente, le rythme qui irise le corps dans la langue.La stratégie: maintenir béante la blessure de la castration qu\u2019elle sexualise en la pensant.Il ne s\u2019agit pas de dénier le sens et la position de maîtrise qu\u2019il postule, mais d\u2019en opérer les ruptures sans hiérarchie et sans les incarner, de se frayer une voie à travers cette pollution du sens et à partir de cette oscillation du code.«Solliciter la parole pour parler avec de l'écho dans la gorge, remonter au petit jour comme une sonorité illégale soudain confrontée avec l\u2019air pollué légal» (FK: 124).Confrontation, moment de lutte, pluralisation, motricité vocale, mécanique * La fiction de Nicole Brossard dégage une atmosphère de moins en moins masculine qu\u2019elle découpe, perturbe ou agresse.Un peu à la manière de Virginia Woolf: «L\u2019atmosphere masculine me déconcerte.(.) Je pense au précipice abrupt qui coupe en deux l'intelligence masculine, et comme ils s \u2018enorgueillissent d\u2019un point de vue qui ressemble tellement a la stupidité.» 119 jongleuse: une femme devient, ici, opérante «en ce ventre y demeure cellule et pistes forcément» (MJ: 14).5.Obstinément, Virginia Woolf cherchait à «vivre dans son cerveau», drame par rapport auquel «une chambre à soi» n\u2019est que la revendication restreinte, le lieu de passage.Nicole Brossard, elle, veut écrire à partir du ventre, à la fois comme surface d\u2019étalement-réception des signes, mais surtout comme lieu mobile de l\u2019'engendrement du cortex.«Étrange que maintenant le texte se dilue et se perde dans la scarification qui orne le ventre d\u2019auteur» (SO: 36).Ventre d\u2019auteur, ventre de mère, ventre de femme, il n\u2019y a pas là position narcissique, mais étagement de la frayeur (scare) et de la cicatrice (scar) par le frayage du stylet (scariphos) qui érafle le tissu (scarieux) du sens qui s\u2019abîme: «lui ravir le sens ravin» (MJ: 33).Du côté du territoire de la mère, de la maternité (nous dirions aussi: du matérialisme), se retrouvent, lisibles sur son ventre, les traces de la souffrance, de l\u2019occupation, du sacrifice, de la scription.Il ne s\u2019agit pas de refermer sur soi ce territoire, mais au contraire de l\u2019ouvrir selon toute la portée de ses ondes de chocs: chora sémiotique comme le redécouvre Julia Kristeva où se trame avec force ce que Brossard nomme le «cortex exubérant».«Cette écriture ne pardonne pas qui enchaîne ici votre regard et qui ne vous avance à rien sinon au bord de l\u2019abîme que vous craignez comme un trou» (CE: 10).Transcodage du corps biologique en train de s\u2019_émettre nerveusement à même les impressions reçues, retracées, retrouvées, et à nouveau dépensées.Sans retenue.Ce cortex est porté, dans les romans de Brossard, par des figures de femmes «éphémères et fébriles» qui assurent, au moment de leur passage, l\u2019engen- drement et l\u2019innervation: dans FK, Camomille, Marielle, Lucy; dans SO, Cherry la rousse; dans L, O.R.réduite à ses initiales.Fiction ramifiante de O.R.qui annonce toutes les autres liaisons: «Des lettres à l\u2019origine d\u2019un nom que personne jusqu\u2019ici n\u2019a prononcé», «or ce mot invariable qui sert à faire la transition entre les personnages» (L: 69).Réseau ondulant-ondoyant qui fait des vagues (waves).«D\u2019où provient cet être qui apparaît en quelque sorte en défaut dans la mer des noms propres?» (Lacan).6.Or, gynécophonie-s: la liaison s'entame entre plusieurs voix et paroles de femmes.S: la pluralité, I'innombrable, la tâche infinie, la dissémination dont le coup de force initial, pour Mallarmé, se produit par incitation.Mais aussi la scission, la séparation, le sexe soufflé dans sa jouissance en arrêt avec tout son poids «de perversité rampante comme chez les serpents, de piège, de faux rire» (Mallarmé).Entre l\u2019extinction de voix et l\u2019exténuation du corps: «fauche et frole le sexe d\u2019entame le souffle.la conséquence d\u2019essouff d\u2019s I'x du exe l'axe de plaisir» (MJ: 49).C\u2019est difficilement prononçable.Donc la fente d\u2019un S, doublé par le X, certes l\u2019inconnu(e) du sexe qui change d'identité, mais surtout le chiasme, l\u2019entrecroisement, la multiplication des sexes dans le sens en vibrations.Que cela se produise dans un F redoublé*, voilà le surgissement de la féminité qui fait trou sur ce qui la troue.Partition d\u2019une femme mise au pluriel.Étreinte/illustration et étreinte-exploration, deux voies abruptes et encore obscures, parfois infernales, pour la repossession d\u2019un territoire * Encore Mallarmé, une derniere fois: «F indique de soi une étreinte forte et fixe.l\u2019acte de voler ou battre l\u2019espace\u2026 l\u2019acte de couler.tantôt la lutte ou l\u2019éloignement.» 121 jusque là occupé.Mais l\u2019opération véritablement «féministe» de Nicole Brossard se traduit maintenant par sa participation active et journalistique à la rédaction du mensuel Les Têtes de pioche, lieu où se précise la lutte quotidienne des femmes contre la contrainte sociale, histoires sans Histoire.«J'écris et je ne veux plus faire cela toute seule.Je nous veux.Faire craquer, grincer, grincher l\u2019histoire» (E: 75).«La femme qui écrit Jongle sur une chaise de cuisine.Confrontant les sentences du père avec le silence de sa mère et de ses soeurs» (E: 78).Double articulation de la parole dans l\u2019écriture: gynécophonie, gynécoscrip- tion.En résumé, une femme se noie dans le langage dont elle se sent exclue: «Pour une femme il m\u2019apparaît que c\u2019est de plus en plus fondamental que sa pratique de l\u2019écrit ouvre des brèches dans le langage phallocratique, qu\u2019elle manifeste sa différence, sa bisexualité possible.Une écriture de pertes blanches.Une écriture de dépenses \u2014 rien à conserver, rien à dominer.La dissolution de la solde (sel) dans l\u2019eau» (HQ: 21).7.Réitération du corps dans le texte, de la dépense dans l\u2019écriture, de l\u2019hérétique dans l'hétérogène, au point où ça déborde les frontières, ça se répand dans les têtes et décolle.Le minimum de l\u2019expérience n\u2019est fait que de la division-dispersion-répercussion de ce qui vient à se savoir \u2014 en écho.«Nous envisageons les faits et déploiements du corps.Le cortex exubérant.Le corps et texte à tout propos mais pour en finir avec les jeux savants» (E: 11).Où l'acte sexuel se déplie et s\u2019exhibe affirmativement dans l\u2019acte textuel, effectuant ensemble leur traversée du langage: «oui parce qu\u2019il se déploie et invente ses nouvelles limites, creuser l'espace souterrain propice car frayer sur tes lèvres fait comme innonder le bas du corps et 122 resurgir sur toute sa surface une insoutenable rigueur» (CE: 9).L\u2019écorce, l\u2019écorchée: Nicole Brossard, comme auparavant Virginia Woolf, fait l\u2019épreuve de la traversée des apparences.8.Insoutenable rigueur d\u2019une parole longtemps outrée en train de passer en creusant, mais sans s'arrêter de tourner, par une trouée d'écriture qui fait entendre son moteur musical.«Carrousel.Je tourne en rond dans mon trou de femme» (E: 80).«S\u2019acharner à comprendre le sens du trou, c\u2019est entrer dans une pratique, une recherche qui se situe déjà en dehors de la possession, de la prise (du pouvoir).Pouvoir curieusement ensemble avaler son sujet par le trou de passe» (EMM: 27).Sortir du gynécée, abolir toute gynéconomie, refuser la gynécologie médicale comme seule pratique légale et seul discours spéculaire de l'exploration du corps de la femme.Ici, une femme lésée mais troublante pratique l\u2019écriture de cette lésion (EMM: 26).Ici, une femme parle et écrit, un «homme» s\u2019est compromis d\u2019y souscrire.Ce qui pourrait s\u2019appeler GYNÉCO-LOGIQUES.9.Ce qui précède à peu près comme le commentaire possible de La Partie pour le tout.Frayage de l\u2019écriture en cours à travers le détournement du sens en éveil.Fe(i)ntes.La partie pour le tout, c\u2019est la formule consacrée pour désigner la métonymie: prendre congé du sens en changeant de nom, en le nombrant.Fluidité de l\u2019identité, déplacement par lequel «quelque chose» est viré, se fait virer.Impostures au travail, «cette prose n\u2019est pas conforme qui détourne de la floraison mâle» (PPT: 46).Opération négative de la fiction qui tente de franchir «sans narrateur» la position de maîtrise du phallus, de la déborder tout au moins dans une 123 nouvelle génitalité qui ne serait plus garante de l'espèce humaine.À ce point, toute une pharma- cée est maintenant nécessaire pour cette prescription.Le texte, dans sa tentative d\u2019«interception ou érosion de la pierre phallique» (PPT: 26), secrète au niveau du cortex la phalline: substance vénéneuse qui «entre désormais dans la production de tout texte d\u2019agitation et de plaisir» (FK: 55).Plus c\u2019est actif, plus c\u2019est mortel.juin 1976* * Ce texte a été réécrit en janvier 1977. DESSINS, OBLIQUE, PROFILS l\u2019étreinte jusque dans la chute comme en un tableau ancien N.B., Mécanique jongleuse le devenir du spasme dans le graphique N.B., inédit Sold-out, étreinte/illustration: fiction rutilante, virtuelle, mobile!.\u2026 Qui n\u2019arrête pas d\u2019anticiper sur la nécessité d\u2019un réseau nerveux et ondulant qu\u2019informe chaque sens-son-lettre- geste-point-ligne-couleur qui, dans leur chute lente, prolifère en se proférant singulièrement.C\u2019est à la fois mince et volumineux, relevé et enroulé.Ce livre dont le sens apparent «saute aux yeux» tellement il est convoqué et saturé \u2014 c'est son côté brillant, lustré \u2014 est d\u2019avance voué à l'épuisement de ce qui fait fond(s) en lui.Diaspora et migration des signes, des formes, des figures.Double fond: une langue nouvelle émerge 1.Ces trois mots qualifient tout le travail de déplacement qu\u2019effectuent les fictions de Nicole Brossard.Il n\u2019est pas surprenant de les retrouver bien en vue dans l\u2019un de ses derniers textes: «Le sens apparent», La Nouvelle Barre du Jour, no.75, février 1979.125 d\u2019une langue morte qu\u2019elle épuise sans réserve ou annule en la répétant éperdument.Rapport à la mère qu\u2019on porte en soi sans l\u2019incarner: question difficile que celle de la maternité pour une femme en passe d\u2019 écrire.Cortex exubérant ou l\u2019autre ment?.Frontière lingulaire qu\u2019on approche \u2014 à la limite \u2014 en la trichant.«C\u2019est là qu\u2019interviennent les fraudes, les mots passés en contrebande par l\u2019anonyme mais efficace qui impose toujours sa traduction la souvenance poétique transmise en italique: 1l existe une efficacité dans l\u2019art du camouflage».En montrant à chaque fois l\u2019opération de transférence des titres et des noms qu\u2019il sous-tend, le texte s'embraye, décolle \u2014 sans fin prévue autre que celle de délinéer l\u2019ombre de sa trajectoire incan- tée, à la fois tournée en dedans et profilée en surface \u2014 «lâchant les signes lousses gratuits de sens et de possibilités» pour aussitôt s\u2019en séparer ou les dissoudre.T'out y passe, ça s'écoule sans aucune rentabilité.Vous êtes démuni face à cet autre lieu qui pointe sans retenue comme dans un réve.Votre compte est liquidé: devant cette chute des valeurs, pas d\u2019amortissement possible.Il vous faudra apprendre à nager ou à ramer à travers cette nappe liquide.Vortex luxuriant, ou l\u2019autrement.Double issue: la crise de la conscription est filtrée à travers la crise de l\u2019inscription qu\u2019elle déplace.Bribes d\u2019insignifiances manifestes et illustrées.«L\u2019anecdote se ramifie suivant le cours du souvenir dans le prolongement des couleurs et des formes qui rejoignent le regard avec quelques années de retard.Et se raconte de 2.Sur ce rapport entre maternité et écriture, cf.Nicole Brossard, «Le Cortex exubérant», La Barre du Jour, no.44, printemps 1974 et Nicole Bédard, «L\u2019autre ment», La Nouvelle Barre du Jour, no.76, mars 1979.126 manière à ne retirer du temps passé que les nécessités de la fiction.» Écriture de l\u2019histoire qui n\u2019arrête plus de s\u2019écrire.Le sujet s\u2019y épuise, son identité lui échappe.Screen-memory: résistance et abandon, émergence ou retournement.Côté rétrogressif: 1941, conscription, romance, l\u2019infantile, provocation du roux, femme peinte, chromatique, grouillement de la Main (lien forclos), survenance, production, etc.Coté in progress: 1971, inscription, roman, la maturité, supplice de la roue, femme démonique, diatonique, agitation de la main (son doigté), surrection, dépense, etc.T'out cela mêlé, télescopé, sans but lucratif: «on évite le récit» (Mallarmé)®.De la voix ponctuée à la typographie utilisée, la fabrique du texte avec sa combinatoire usinée, la fébrilité de ses signes et de ses fibres, insiste toujours sur le moment de sa déjection.Dérapage continu.Il n\u2019y a pas de résumé possible tellement ça se produit en différé.«Toutes choses qui reviennent en mémoire s\u2019atténuent dans le profil quotidien de va et vient calligraphique où la ligne qui remue des bouts de phrase DERRIÈRE LES USINES DE LA RUE NOTRE- DAME embrouille l\u2019i iris jusqu\u2019 à ne plus trop savoir quelle forme quel caractère a-t-on choisi pour imprimer tout cela.» Comment ce qui remonte pendant le sommeil dans la nuit ajournée du rève peut-il traverser l\u2019écran du souvenir?À cela l\u2019écriture ne répond que d'une entame de ce qui viendrait là à se figer.Levée des fixations.Roman familial délité.Faux récit qui enregistre ses fréquences d\u2019inscriptions dans la mémoire.«Enroulé parchemin 3.Toute la préface de Mallarmé à Un Coup de dés pourrait Ici servir d\u2019exergue.127 EE ANNE en vierge de texte qui n\u2019aurait d\u2019existence que pour la contrainte qu\u2019il est de sans cesse recommen- CET.» Qu\u2019est-ce qui produit cette folie d\u2019écrire?Les trois romans de Nicole Brossard composent un retable en forme de tryptique \u2014 Sold-out occupant le milieu de la scène \u2014 dont il ne resterait de visible et de lisible que la prédelle (la partie inférieure d\u2019un tableau ancien dont l\u2019ensemble demeure inintelligible parce que définitivement oublié, effacé, irrécouvrable) qui, à son tour, se divise en une série de séquences variables, un réseau de marques: «Des histoires de fiction et d\u2019anticipation.Fable et segments de vérité.» Fourmille la une écriture en bas-relief s\u2019articulant autour de formes basses, souterraines, à peine esquissées, dessinées et désignées, allusives et abrégées (le relief c\u2019est déjà du déchet), sortes d\u2019embrayeurs qui à eux seuls fomentent leur propre fiction, venant faire écho ou tambouriner, se greffer ou se tatouer par scarification sur «le ventre d\u2019auteur» qui en assure la mobilité de frappes: circulation-connexion- fluxion.Une couleur (le roux/la rousse), avec tout son poids de sexduction infernale, donne le relais radio-électrique des informations et des illustrations, le jeu de coulisse.C\u2019est à partir de ce bas-fond que se produit dans la fiction l'irruption d'une pulsion audio-scopique qui brise le texte en mille retombées atomiques.Prise en compte du brouillage des ondes sonores: «Tactile rumeur des sons virevoltés autour de l\u2019oreille.Abrasive.» Prise en compte de la figura- bilité (Freud): «Illustration striée sur toute la surface de jeu ainsi que la plupart des images de cet ensemble calligraphique.» Voilà pour l\u2019éclairage, l'atmosphère, en sourdine, de Sold-out: un corps est là, incisé et meurtri, rythmé et abîmé, à 128 PM UM TRE CHAT REMOTE TH marae l\u2019écoute de ce qui parle de jour et de nuit sans interruption.Du dessin, illustration striée avec ses «entrelacs de figures» (perplexis figuris) comme les appelle Lucrèce, il ne reste que le contour, ses frappes et ses marques.Le relief du texte, c'est l\u2019étreinte du dessin des mots (du fard des lèvres peintes, par exemple, et de la fanfare qui lui répond en écho) d\u2019où s\u2019entend \u2014 quand on le serre de près \u2014 leur «sonore forme coloriée».Tout est indirect, d\u2019avance biaisé, «prenant ombrage des profils remués sur le blanc des murs».Quand «l'oeil sacharne», comme celui du voyeur, à y regarder de trop près, vous louchez.Dessins / profils: quelque chose vient là barrer l\u2019accès à toute représentation de plain-pied, un certain «rapport de travers» (un skew dit Lacan), une obliquité, une diagonale, dont le profil ombré-remué n\u2019est que le bord visible, la suture, le pourfil, touchant au corps.L'oblique vient marquer pour un sujet parlant ce qu'il en est du rapport sexuel pour autant qu\u2019il ne trouve a se dire en toute singularité que par ce biais sidérant dans la langue, mais toujours en lui échappant: transversalité de :l\u2019inconscient (comme l\u2019éclair) qui n\u2019est repérable qu\u2019à travers les altérations du discours, les trouées de mots, les glissements de langue qui adviennent à tout sujet en train de parler tout à coup de quelque chose d\u2019imprévu qui revient, fait éclater le programme ou fait rire.Ça se produit dans Sold-out du côté de «l\u2019oblique des rencontres» (entre Cherry et Gleason), «l\u2019oblique des mots» (leur sodomie), «l\u2019oblique des significations» (leur dévoiement).Tout est dit de travers dans la déclinaison d\u2019une identité qui n'arrive plus à se reconnaître dans ce coup de vérité insue*.L\u2019obliquité, en ce clin 129 d\u2019oeil, est une différentielle («différentielle signifiante», dirait Kristeva), une mutation en langues dans la langue, une instance critique et clinique, un clinamen?®.«Je veux voir mes signes, écrit Artaud, a l\u2019intérieur de mon corps comme dans l\u2019espace et détachés comme des arbres et je les vois sauf lorsque je suis fatigué de tirer et que mon corps se serre d\u2019épuisement par la révolte du matériau qui est et n\u2019est pas un.» Aventure du langage dont la scène de l\u2019écriture introduit (au sens fort de ce mot) une diagonale, l\u2019écart entre le corps et le texte.Spéculum de l\u2019étreinte/illustration/exploration, qui ne renvoie qu\u2019à de l\u2019impossible.Sold-out, avec sa rumeur en bruits de fond qui fait automatiquement surface dans le souvenir, est un fouillis d\u2019écriture, une katagraphie: ca concerne aussi bien la conscription que son inscription, la prescription que sa souscription.Une mosaique de taches aux effets bariolés, baroques®.Une série de dessins vus de profil et en raccourcl.Avec toutes les opérations sadiques de marquage que cela implique: de la simple 4.Si, comme le dit Lacan, «la vérité a structure de fiction», celui qui déclinerait son identité en première personne pour lui faire parler toute l\u2019obliquité (c\u2019est-à-dire ce qu'elle dissimule, déforme et modifie \u2014 très près de l\u2019Entstellung freudienne) dont elle est la trace, aurait à faire à un moment donné (ce moment fut-il un flash back) avec le dénouement d\u2019un meurtre dont l\u2019ex-il est la sanction.Cette première personne, c\u2019est ce que j'appelle le parlogue qui affronte ce qui le barre dans la langue qu'il sait ne plus être la sienne.5.«La déclinaison est oblique, elle est un angle, elle est une traverse, une transversale, un changement de sens.Le nouvement est modifié, momen mutatum, mutation de moment» (Michel Serres, La Naissance de la physique dans le texte de Lucrèce.Fleuves et turbulences, les Éditions de Minuit, coll.«Critique», Paris, 1977, p.179).130 égratignure-écorchure de l\u2019épiderme à la déchi- rure-lacération de la chair.Avec en plus le geste de fendre l\u2019air ou de fendre la foule pour se frayer un chemin dans la différence, traverser les frontières du tissu dans la langue.Par un vol en oblique: «à informer par le biais de l\u2019écriture tout à fait cheminante informer DIFFÉREMMENT.comme en une narration faite de juxtapositions, insistant surtout sur le fait de juxtaposition et suivant toujours la trace pour agiter sous le regard quelques phrases vandales obliques de signification comme dans rature.» Il faut insister surtout sur le kata qui, dans la nomenclature du karaté japonais, désigne le moule ou la forme par lequel un ensemble d\u2019exercices spécifiques et de règles intériorisées s\u2019est transmis depuis le passé.C\u2019est «le langage du corps»: gestes sentis, creusés, inlassablement répétés, en fusion avec le mouvement qui les déploie\u201d.Dans Sold-out il n\u2019y a de héros que silhouettés, réduits à leur prénom.Mais ce qui court à travers tout le tissu, c\u2019est une certaine forme de sacré, un hiéros, c\u2019est l\u2019acte sacrificiel de l\u2019écriture, une hiérographie qui, dans les fictions ultérieures de Nicole Brossard, se déplacera du côté de la mère, de la femme.Hiérogamie en gynécopho- nie.6.1941-1971, trente ans entre lesquels apparaît le mouvement automatiste et le fait qu\u2019on ne commence, seulement aujourd\u2019hui, qu\u2019à penser avec Borduas.Brossard ne parle pas des automatistes, certes, ce qui ne veut pas dire cependant qu\u2019elle ne se situe pas tout près de ce qui s\u2019est brassé autour d\u2019eux.Automatisme dans le close-up du dessin profilé en raccourci.7.Cf.l'entretien avec Kenji Tokitsu, «Le sage aux mains nues» dans Le Nouvel Observateur, no 757, du 14 au 20 mat 1979.8.À titre indicatif, l\u2019un des figurants de Un livre portait les initiales: O.R.Belle occasion aussi pour relire Or de Mallarmé.131 Être une femme là-dedans, c\u2019est la débandade immédiate («petit pénis irrité»).Du côté de ceux qui tirent les cordons de la bourse des valeurs littéraires.Du côté de ceux qui surveillent le langage et en gèrent les crises.Court-circuit dans leur stock ex-change®.Mais qui a lu les romans de Nicole Brossard avec tout leur poids de vérité rechargée?Tryptique cylindré bordé par des tracés en mutation de plus en plus friables: un livre-ro- man sold-out dont l\u2019étreinte/illustration/exploration d\u2019un long french-kiss fait surgir de l\u2019ombre ce qui la repère du côté de l\u2019amèr.Chapitres effrités, têtes poussiéreuses emportées par un tourbillon d\u2019eau.Épuisement de la terre par la mer saline.Raz-de-marée interminable: ça devient de plus en plus diffluent.La roue / la rousse infernales.Vie et mort entrelacées.C\u2019est chthonien.Evidemment l\u2019enjeu se répète, mais sans redondance: «théorie fictive: les mots n\u2019auront servi que dans la dernière étreinte.» Encore une fois, par ce biais, si vous gardez votre voix de conscrit, vous serez toujours baisé.Avec trente ans de retard sur ce qui ne dure que «l'exactitude du moment».juin 1979.I NT I TE NE EEE RE RCI Parution le premier juin : Un numéro double spécial «POÉSIE 1980» Des poèmes de plus de 35 écrivains.Dans le numéro 89 \u2014 Avril Les actes du COLLOQUE NBJ 1980 «La Nouvelle écriture» tenu à l'UQAM, le 29 février =F = 12 se = es 3 Se x = 43.ER \u201ca i prs Hr __ Bh Er Steal ig Le a PS pes pere si DI Frail] a AE Ar Le i er 5G i evi fal] war i ce 5 ë i Ww > iS te SES nr Rs BO 3 ies es EX ob Fenty AE reels AES ct ot = oh Tn 2e fee >> ptits eus = or asie EE 2 EY rk Hr Sid: AIST ae za 2 A ce = pe rR TN 2 4 ES = sn cu i BL ei ny ci 5 Bs: Eo is HI Si) Ries Tr 3 = ; à = 4 2 3 Bulletin d\u2019abonnement O La nouvelle barre du jour C.P.131,Succ.Outremont Outremont, Qué.H2V 4M8 La nouvelle barre du jour vous offre gratuitement un des livres suivants publiés par VLB ÉDITEUR Sagamo Job J Victor-Lévy Beaulieu La Surface du paysage Claude Beausoleil Rose Marie Berthe Hugues Corriveau Lueur Madeleine Gagnon 12 numéros, un an au Canada : $30.00 à l\u2019étranger : $36.00 nom adresse Veuillez m\u2019abonner à partir du numéro Livre choisi ribétais £13 it 1343 Achevé d\u2019imprimer en février mil neuf cent quatre-vingt sur les presses de l\u2019'Imprimerie Gagné Ltée Saint-Justin - Montréal.Imprimé au Québec 5 sr E } A ¥ 4, i Ad Nl ee $ 2 pe À bp os / a5 = i O So iN Hi 9 'E CE {0 7a 89 ed or % i fi i : IM: a i Ë 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