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Titre :
La nouvelle barre du jour
Éditeur :
  • Outremont :La Nouvelle barre du jour,1977-[1990]
Contenu spécifique :
Des voix la même
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Barre du jour
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La nouvelle barre du jour, 1978, Collections de BAnQ.

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[" Louise Bouchard 7 23 Des voix la méme nbj Pu en \u2026 Pages _.PEN ve t tes = aie x = 25 ee a ep 7 c= eo 0 = rae ss ep = et 7022 se sre Ra pa La can mt \u2014 eT P\u2014\u2014-\u2014 | _ SNES Sos A = PE ne > EE pe ECT or AS Tt = oi N° = se ie 9 FASSENT ès fnac re Des voix la même | PS elo - ESPRITS En a 8 CES J, o os ol as = Louise Bouchard Des voix la même nbj oo i a jl! Tous droits réservés pour tous pays © Louise Bouchard, 1978. GRAVES pa pr fi ps Eh) 2 2 = a, pe _ ep ooo eee oo no oe = \u2014_\u2014 _ rp tis \u2014 oo - Face sh 3s = ais > = is a = =a a \u2014 a -_ Des voix s\u2019approchent; d\u2019autres s\u2019en vont.On tourne autour d\u2019une figure qui ne comprend rien, n\u2019entend pas peut- être.C\u2019est un peu passé la mort (phantasme de traversée) quand tombent les masques tragiques; après la longue enfance figée devant un miroir pour apprendre à rire.Il y en a qui perdent patience, se reprennent \u2014on dit: retourne au mouroir\u2014 là où quelqu\u2019un se regarde, pense que «c\u2019est moi», le reflet suffisant; il connaît ses limites et sauve sa peau.On s\u2019agite auprès d'elle qui ne tient plus debout.J'écris à son sujet: il lui faut du temps avant d\u2019être réveillée ; ne veut pas.À trop perdu ses heures \u2014 ses ailes \u2014 à bien se tenir.«Maintenant je vais rester couchée jusqu\u2019à ce que je sois méconnaissable.En mourant j'ai mon premier fou rire.» (Cette mort: une transgression, rien d\u2019autre.) Des voix la réclament, l\u2019appellent vainement; elle a perdu ses pseudonymes au passage.Sait-on maintenant qui va se lever?Comment?Dans quel état?J\u2019écris qu\u2019elle dort, cette vieille image, faute de mieux; ni elle ni le sommeil ne s\u2019ajustent parfaitement.Fictions toujours déplacées recouvrant mal une désaffection excessive, impersonnelle.Cela qui est détaché sans mesure, qui ne tient plus à rien.Elle dort: il faut entendre un refus; jeté là, infini, parole que nul ne porte.Variante: l\u2019enfant nous a tourné le dos.Pliée, morte de rire.Elle n\u2019en finit pas, elle n\u2019en sort pas.Certains affirment que le souffle est coupé.Souvent on a crié à l\u2019aide, mais ce n\u2019est pas le bon mot, ce n\u2019est pas à ça qu\u2019elle rêve.Les signes s\u2019accumulent comme des couronnes. HISTOIRE: au début, on cherche les plus légers; des voiles transparents pour la figure.Plus tard, on lance des pierres, on bâtit des légendes, des mausolées; qui s\u2019avise qu\u2019on l\u2019a oubliée, qu\u2019on ne la voit plus?On défait toutes les architectures funèbres, on ouvre comme des coquilles les mots, surtout les graves, qui sont vides.Elle s\u2019est envolée.Qui a-t-on veillé?Même la mort n\u2019est pas sûre.Je marche légère sur l\u2019herbe où c\u2019est écrit: «no trespassing.» Passionnément je désire oui.Et l\u2019eau par-dessus tout.Rien que des voyelles; pas même vous ce mensonge que j'aurai suivi à genoux en me traînant comme si vous étiez oui les chevilles qui me manquent, qui doivent me porter.Une fois debout, on rendrait grâce.Et vous tristement: non, car maintenant tu trembles avec moi et sûrement l\u2019histoire n\u2019est pas finie.Dites après moi je ne suis qu\u2019un morceau du dieu oui c\u2019est vrai je tremble et je demande si nous avons peur mais ce ne serait qu\u2019une question d\u2019équilibre encore.Comment éviter le vertige?Où sont les autres?Jeu de patience, travail de folle.Il faut avoir perdu la tête, donné sa langue, ne plus pouvoir dire je pour ne pas tomber de fatigue au commencement.Pour vous oui «I will look for you».Et j'écris le nom d\u2019Îsis sur les cahiers, les murs, partout.J'écris Isis ça fait mal partout.J\u2019ai une soeur à qui j'envoie des lettres, des signatures tronquées.Le vouloir dire est clair résumé ainsi: O.D'abord il faut la bouche.Pour épeler le nom et la soif.Je pense qu\u2019ils n\u2019auront pas coupé l\u2019eau.Ne rappelle pas cette histoire; ne ramasse pas non plus la poussière, je m\u2019en occupe.Les membres du dieu oui trouve-les mais ne me demande pas ce qu\u2019il faut en faire, les garder dans des coffres ou les recoudre.Quant à moi, je serai dissoute.Ce qui effraie oui bien plus que la partition.Quand on (un aérolithe) s\u2019est érigé autour d\u2019un seul désir, aveugle, indif- férent à tout le reste, comment supporter la fin.Toute la mer à boire.J\u2019aurai traversé tous ces silences pour elle; plus qu\u2019une noyade.Une alchimie, je serai changée en eau.Pleure tu ne tiendras rien dans tes bras.Je serai oui, je veux oui.11 18 juillet, on coupe les images.Ça vous déporte toujours trop loin, entraîne dans une syntaxe, une logique dont le mouvement prévisible rassure «le lecteur je l\u2019imagine toujours tremblant » (Hubert Aquin).Plusieurs cigarettes brûlent dans le cendrier pourtant la pièce est vide.Éprouver la peur à son paroxysme et la tenir là où elle ne se décline pas en personne.Quand elle décroît seulement un sujet l\u2019affirme.On ne crie pas «j'ai peur».On ne l\u2019a pas c\u2019est trop clair.Bleue et délétère, elle prend possession des lieux.Il faut avoir été longtemps habité par / le silence en témoigne et l\u2019_étouffement, le visage et les os blanchis confondus aux murs d\u2019une éclatante, insupportable/ jeudi matin, sous l\u2019emprise de cette passion, cette couleur dominante/ venus chez moi pour me serrer/ ne m\u2019auront pas vue pupille dilatée, en fusion dans le décor; l\u2019espace de l\u2019effroi qui s\u2019en souvient, je suis pendue aux lèvres de /j\u2019ai peur.Suis-je à la hauteur.Non, insuffisante, il y aura le silence parfait la/tu seras suspendue Corriveau/sciée toute l\u2019échelle pour redescendre.Plus haut que l\u2019effroi non tu ne pourras pas éclater de rire.Les jambes comme des/ les filles je tremble.Je ne veux pas relever le défi où ma mère s\u2019est cassé le cou, surmonter la peur non mais y rester, comme on dit «elle y est/ (restée)».On mettrait une croix sur elle.Pour l\u2019oublier, me voir ailleurs mais où.Quant aux restes, j'y reviens, ils seront semés un peu partout/complètement perdue j'entends couper même les cheveux en quatre.Je note dans le journal que ce crime est fréquent.La coupure apparaît régulièrement au milieu de la page, juste au- dessous d\u2019une photographie qui essaie tant bien que mal de reconstituer comme avant une unité \u2014 victime \u2014 perdue.Cette expression figée comme «morte de peur».Sur ce, remettre le masque en douce, et se promener sur l\u2019Esplanade, tranquille, sage, comme une \u2026 avec le sentiment très net qu\u2019il y a une erreur dans le paysage, quelque chose qui n\u2019est pas juste.Marche au ralenti.De l\u2019autre côté de la rue, un enfant grimpe à l\u2019arbre.Des gens s\u2019approchent.Même en traversant, je n\u2019arrive pas jusqu\u2019à eux.C\u2019est la distance qui est fausse.Un trucage.Ruptures du souffle.12 On l\u2019a mis dans des enveloppes.La teinte que ça donne quand on le sait 13 Que soit brisé le cycle de la peur, il aura fallu me défaire.Machination réfléchie et concertée contre moi, ses rengaines.Les mêmes mots, je les ai repris plus de sept fois.Je tiens les autres pour des grenades que je déposerai sans précaution en souhaitant qu\u2019ils me défigurent.Narcissique, je (ne) veux plus de moi.Plus d\u2019une, et saper la durée la couleur du roc, travailler l\u2019onomastique, science des limites, conjurer les noms comme des oiseaux de malheur, et s\u2019arracher enfin l\u2019expression (comme si) c\u2019était un masque.Je n\u2019aurai pas plus mal qu\u2019en sortant du ventre.Je ne suis pas née Louise une fois pour toutes.La même, défaite, inscrit furieusement volubile dans la paume de l\u2019aphasique pour raturer les lignes de la prophétie et l\u2019initier au contrechamp.Cinéma adossé au destin.Pierre, on va rire, le bloc de silence est rompu.Renversée, tu oublies ton nom; je suis hors de moi.Observant d\u2019un oeil plus vif tel tableau où l\u2019absence de visage ne pèse pas douloureusement comme avant.L'image s\u2019efface.J'ai d\u2019autres projections auxquelles je serai infidèle, n\u2019est-ce pas, exaspérée d\u2019une cécité si longue à cause de moi tache aveugle au centre de la toile.Par quoi tout était pareil.Maintenant les mondes ne sont plus ressemblants.Je te l\u2019ai dit pourtant de quoi as-tu peur encore?Qu'on ne te reconnaisse pas c\u2019est arrivé déjà, quand tu veux retrouver l\u2019origine.On ne te laisse pas rentrer.Malgré tes cris \u2014 c\u2019est toi quand même \u2014 on n\u2019entend pas, parle par signes.Toute une race contrariée, la lignée révolue.Désormais tu seras amatride, heimatlos; tu devais lire mort dans la dot renversée sur le seuil, et tu n\u2019as pas voulu cela, partir dans une langue inconnue.Tu es restée là devant les ruines.CE MÊME TABLEAU: On te voit de dos, seule dans le champ, attachée au mirage d\u2019une demeure.Le monde est derrière toi.Je pense: ne voit-elle pas qu\u2019elle est impossible, qu\u2019il n\u2019y en a pas.Maintenant se retourner seule pendant que je m\u2019abandonne.14 «Pour» Sur elle aux mains mouillées qui s\u2019émeut pendant qu\u2019on parle \u2014 verse des mots \u2014 qu\u2019on l\u2019inonde; il y en aura un de trop peut-être, nappe d\u2019huile par exemple, qui fera boule de feu.En disant déflagration, on aura l\u2019impression de dépasser les bornes, justement elle ne demande pas mieux ni moins qu\u2019une explosion de sa voix restée blanche.On croit savoir pourquoi elle mange les mots, les file à l\u2019anglaise: série des causes.qui avait l\u2019habitude de les lui arracher de la bouche, de trancher la viande «poor » elle \u2014 ne sait pas jouer du couteau.Mais ce n\u2019est pas ça, je n\u2019ai rien à dire de naissance, pense-t-elle, fascinée par le retour rythmé des vagues.«Pour» quelques phrases encore, c\u2019est une oreille attentive et comblée; elle comprend qu\u2019on lui fait violence, n\u2019ayant pas répondu au verbe touchant.Femme primitive, aux lèvres mordues, terrifiée à la longue par le désir d\u2019éclat.Bien que les signes en soient manifestes, on évitera de peindre l\u2019effroi qui se répand aussi de l\u2019autre côté où l\u2019on commence à désespérer d'elle.Est-ce une raison pour la laisser tranquille et malade de ses pouvoirs, couchée blême et lourde, trop lestée de mots pour voler ou même nager\u2026 Ensorcelée et contagieuse.RÉCITATIF POUR DEUX VOIX BLANCHES (annonce prématurée quand il faudrait encore se battre contre elles \u2014 l\u2019idée reçue): 15 Une heure dans la journée la fait défaillir invariablement.Quand je dis elle, j'essaie autant que possible que ce ne soit pas moi.Bien qu\u2019il y ait dans le partage des voix une source de fatigue profonde et malsaine, il me semble parfois.C\u2019est vers la fin quand elle arrose les tubéreuses \u2014 c\u2019est là?J'aurais cru plutôt le matin, avant le réveil, quand les rêves se pressent et que la condensation est la plus forte.Je vous assure qu\u2019il est difficile d\u2019y voir clair, de distinguer qui que ce soit.Je ne prendrais pas un tel risque si j'étais vous; d\u2019ailleurs je l\u2019étais peut-être.Vous aurez tiré \u2014 et reçu, je le sens, la balle en plein coeur.C\u2019est à cet endroit précis du jour que moi j'ai mal.Je ne verse pas comme vous avec élégance dans les fleurs, mais je tombe aussi, je m\u2019écrase.Inclinations divergentes.Elle pousse penchée à la fenêtre; je répare le regard des poupées.On s\u2019éloigne sans cesse.A peine si on se trouve dans la même époque, mon temps divisé dans la minutie, le sien fondu étalé dans la rumeur.Il arrive que la distance qui nous sépare soit de 153,18 millions de kilomètres, jour d\u2019été où je doute d\u2019elle et de son jardin comme d\u2019une fiction.Et la question se pose: qu'est- ce que tu fais?S\u2019il n\u2019y a pas de hors, si on ne le voit plus jamais, pourquoi ne pas laisser l\u2019oeil renversé dans son orbite.J'imagine un regard sans usage, son ennui.Comment s\u2019étonner que je n\u2019en finisse pas.En venir au fait: mouvement improbable.Le savoir de l\u2019oeil, mon travail, n\u2019a pas de sens.Je retarde l\u2019opération \u2014 en quoi je suis spécialisée à outrance.Pendant que je perfectionne l\u2019art du délai, elle apprend les simples, les poisons, le chant des insectes et les parfums, le spectre et la gerbe, les racines et les multiplications, la genèse et le compost, l\u2019entaille et la greffe \u2014 Syzygie \u2014 où nos lexiques se croisent, s\u2019ente une affection unanime: un amour d\u2019iris. ET BEAUCOUP D\u2019AUTRES AUSSI.DANS LE PLi DE CETTE COUTUME.DECHIRES EN NOMBRE LES RE- VES.AUTANT D\u2019IMPOSTURES.RÉCITS APOCRYPHES QU\u2019OSIRIS N\u2019AURA PAS SIGNÉS.Je ne me suis pas épargnée ni ma peine pour que tu m\u2019approuves, cherchant la forme qui soit bonne, la plainte juste, me refaisant sans cesse.On ne les compte plus les peaux que j'ai jetées à la corbeille, m\u2019écorchant sans sourciller dès que tu te détournes.Je sais l\u2019ampleur de ta distraction comme de tes jupes pour avoir tourné autour jusqu\u2019à l\u2019usure.Je n\u2019ai rien gardé que l\u2019oeil sur toi, mais si tu veux que je l\u2019enlève\u2026 J\u2019ai déjà fait tant de sacrifices.Tu n\u2019as pas remarqué le gâteau que j'ai préparé et laissé sur la table, ou bien tu n\u2019as pas pensé que c\u2019était moi.Je t\u2019ai servi la meilleure part, mais je comprends ton appétit d\u2019oiseau.Tu n\u2019aimes pas les gâteaux comme moi.Je te réserve une autre de mes compositions; je ne mettrai pas les mains à la pâte avant de les avoir lavées, je te promets.Je ne veux pas t\u2019empoisonner.Je n\u2019ai pas oublié, je n\u2019oublie rien de ce que tu as dit; toutes tes recommandations, je les suis à la lettre, même celles que tu laisses tomber ou lances en l\u2019air, qui ne me sont pas forcément destinées.Tu dis qu\u2019il y a trop de bruit dans la maison, surtout la nuit; tu sais les mauvais rêves que je fais.Je n\u2019ai pas trouvé le bon encore.Je t\u2019en ai parlé déjà; tu ne t'en souviens pas.Je ne peux pas les retenir.J\u2019ai beau fermer ma porte; tu as l\u2019oreille si fine.Maintenant je fais le guet, je me tiens sur le qui-vive, je t\u2019assure, toujours prête à me jeter du lit pour les briser d\u2019un coup.J'ai remarqué qu\u2019un rien te blesse; je le vois à ton visage qui s\u2019émeut facilement.Tu blëmis, les veines gonflent sur tes tempes \u2014 je vois bien que tu es à bout, qu\u2019il vaut mieux te laisser tranquille avant que tu soupires.Je n\u2019ai presque plus d\u2019envies ni de désirs, tu as eu raison de mes caprices.Je suis fatiguée, très fatiguée, mais ce n\u2019est pas une raison, je comprends, pour que tu m'aimes, que tu arrêtes sur moi ton regard.Je serais fixée.Est-ce bien ce que tu veux?Je me le demande.Tu n\u2019as pas dit une seule fois «c\u2019est bien».Et pourtant j'ai pris presque toutes les 17 formes possibles, tout ce que j'ai vu, que tu m\u2019as montré.Tu n\u2019as pas répondu \u2014 comment faire autrement?\u2014 à ma première lettre qui n\u2019était pas signée.C\u2019est le plus difficile, là, où je déchire le papier d'habitude.C\u2019est égal aussi que tu ne m'\u2019aies pas appelée, et de quel nom je te prie?Le tien, je l\u2019écris sur tout ce qui traîne.Tu ne risques pas de l\u2019oublier, gravé même dans l\u2019ombre couchée derrière toi.Mes récriminations, tu les as assez entendues.Je ne veux pas y revenir, je ne veux pas non plus t\u2019inquiéter, mais cette vie protéiforme m\u2019épuise; je le sens bien à certaines métamorphoses dont maintenant je ne suis plus capable.C\u2019est vrai, tu ne m\u2019as rien demandé, tu n\u2019as pas dérangé mes mouvements, tu n\u2019es pas venue me voir; je te dirai pourtant que tu m\u2019en demandes trop et que j'ai peur \u2014 cette fatigue que j'éprouve maintenant \u2014 d\u2019être changée en pleureuse ou même en furie, et que ce soit pour de bon.Je m\u2019arréterais la, tu vois, et ce serait bien la pire chose, je veux dire: tu ne le supporterais pas.Tu te plains que je te mange tout rond; je ne te comprends pas.Je voudrais bien que tu me dévores des yeux, comme je fais moi.Et maintenant, je te le demande, voudras-tu signer ça? Essaie, pour voir, d\u2019arrêter le mauvais sang.Pas lui, perdu, secret \u2014 qui l\u2019a su aujourd\u2019hui \u2014 ni l\u2019autre réthorique et sacré où baignent les fils (nagent les braves): CELUI QU\u2019ELLE SE FAÎT mère en quarantaine à pressentir de loin comme la terre, les temps sont rouges.Jours de misère, il en pleut.Qu\u2019elle prend sur elle.«Je m\u2019en charge».Sans autre travail, elle dont l\u2019impouvoir est grand, les recueille, les repense.Isolée, écartée, quelle distance l\u2019en empêche?Comment dire qu\u2019elle s\u2019en fait trop, en fait pour d\u2019autres.Inquiète \u2014 son plus grand rôle dans la «scène du monde» \u2014 pour qui dehors a pris froid.Se tourmente là, à la gorge.Métastase.Du mauvais sang qu\u2019elle se fait, sorcière, par mesure de prévention: antidote à tous les maux.Longtemps à l\u2019avance les voit venir, les appelle sur elle.Au fond, les aurait gardés dans son ventre pour changer le cours des choses.Accablée, trop lourde, personne ne la porte.Dans quels bras, fleuve, la tenir tranquille?L\u2019histoire est sans pieta pour elle improvisée \u2014 19 Plainte d\u2019unes filles II N\u2019Y ÉCHAPPE PAS.ON N\u2019AURAIT PAS COMMENCÉ AUTREMENT.NE POURRAIT PAS COMMENCER.Je n\u2019ai pas mangé l\u2019Oubli; je ne me suis pas assise sur sa Chaise.Je l\u2019ai tenue à l\u2019oeil tant que j'ai pu.Elle ne l\u2019a pas toléré, a pris la nuit comme une folle, la fuite en direction du Nord.À toute vitesse dans le plus en plus noir.C\u2019est fou de s\u2019en aller mourir pour ça seulement \u2014 que l\u2019enfant qui n\u2019est qu\u2019un regard en soit privé.Elle n\u2019a pas voulu qu\u2019il grandisse, ne lui a rien donné à voir.Son désir a été jugé impossible, démesurée sa faim.«C\u2019est assez de déchiffrement».Voici: le premier livre est fermé, l\u2019abécédaire.«Johnny got his gun».La sentence: va voir ailleurs; elle y est peut-être.Et d\u2019abord trouve le.Nord.Avez-vous quelque chose à déclarer?\u2014 Non, je ne vole pas; je ne ruse pas.Je ne verrai pas Ailleurs.Ce que j'ai perdu, je ne le reprends pas.Je reste là où elle m\u2019a laissée, où je suis tombée.Ici ou je n\u2019ai rien a voir.C'était avant la guerre: on ne se battait pas encore pour gagner la lumiére.On était couchée sans voix, sans méme se plaindre.MAINTENANT C\u2019EST FAIT.JE VEUX DIRE QUON L\u2019ENTEND\u2014 Quel héritage la nuit que veux-tu que jen fasse! Toute la terre à imaginer, penses-tu que c\u2019est facile.Même un chemin, je n\u2019ai pas pu.Je ne te dirai pas ce qu\u2019il en coûte de rêver une carrière quand on a perdu le Nord.En me dépensant tout entière, je n\u2019ai pas réussi.En revanche, je sais l\u2019immobilité, le coeur arrêté sur le bout de mes doigts.Avec ça on ne touche pas le sol, on ne sent rien, on ne fait pas une phrase.Même celle-là: «tu me trahis, tu m\u2019abandonnes», je ne l\u2019ai pas prononcée.C\u2019était la fin du monde.Comment faire part de ses impressions, en avoir encore.Tous les sens font défaut, et l\u2019idée de mouvement.Il m\u2019est resté quelques débris de ta langue \u2014 de quoi créer une nostalgie \u2014 pas assez pour halluciner le lait, tracer une voie, 20 juste ce qu\u2019il faut pour en faire une maladie.Et rien, pas de terre solide sur quoi crier où suis-je.UNE LANGUE À RÉINVENTER LA FILLE.CE QUI FAUT.ET L\u2019HEMISPHERE.Je ne finirai pas l\u2019inventaire, comme si je le savais, de tout ce qui manque.C\u2019est fou, drole que maintenant on m\u2019envoie des cartes côtières et l\u2019universelle.Des rives, je n\u2019ai pas la moindre idée.Personne ne me lit le courrier, illettrée à partir de M la treizième comme par hasard je n\u2019ai pas envie de rire.Je ne comprends pas partir.Je n\u2019ai pas compris ça.J\u2019étouffe avec toi retenue dans ma gorge.Tu ne passeras pas.Tu ne m\u2019as pas appris à me fendre en deux pour livrer passage.Tu ne m\u2019as pas montré le pardon.Tu aurais dû achever mon apprentissage avant d'entreprendre ce voyage.Plutôt, tu as pris la nuit comme une folle.Tu n\u2019as pas tourné la tête du côté de l\u2019effroi.Le dieu désir n\u2019était pas terrible ni lourd, n\u2019aurait pas épuisé ton corps.Tu aurais pu le soutenir au lieu de faire le noir.Au bout d\u2019un temps, j'aurais compris la nuit, je t\u2019aurais attendue.Mais je ne savais pas ce que c\u2019était.J'ai fait mon deuil comme on fait son lit.Je ne me suis pas relevée, je n\u2019ai pas appris le braille, je n\u2019ai pas écrit ton odyssée.Et si la fille ne le fait pas, qui d\u2019autre?Tu perds mon temps à voyager.Stérile, tu me donnerais blanc-seing, carte blanche que je déchirerais tout ça cette nuit ton présent je n\u2019en veux pas.J\u2019ai demandé le jour et tu ne me l\u2019as pas donné.Mise à l'écart de la clarté du possible, on va rêver en sens inverse, en faute, sans approbation ni signature.21 pt die, pisse is i.hr A I A i théorie L\u2019oeil lui corsaire.La figure n\u2019est pas menacée \u2014 fragile \u2014 ni même intermittente comme les plaques de lumière sur le tapis, mais réside bien protégée sous verre, dans un bar de Shelburne sur la route 7 (Interstate).On la revoit périodiquement ensevelie dans l\u2019eau.Un jour je souhaiterai avoir parfaitement «épousé la veuve» que je mime en attendant à pleurer abondamment.L\u2019oeil s\u2019est fait corps.I a suffi entre les deux états d\u2019un déguisement.À travers la vitre, on aperçoit au fond la fille changée en marin noir.Elle a dû lutter en mer, puis tomber avec son épée, son casque, ce qui fait d\u2019elle un soldat inconnu.Et une plante marine.Iris bleu fauché.Aux alentours, l\u2019aveugle veille et ne cherche pas à savoir ce que la mort veut dire.Il a fait le trajet, on ne sait comment.D\u2019une certaine façon, incompréhensible, il est passé mère.Elle a pleuré, je suppose, pendant tout le voyage.(Ce point noir en direction du sud-est résume \u2014 à lui seul une théorie ancienne \u2014 la composition du tableau.) Fondues en elle, de jeunes enfants défilent toutes porteuses de glaieuls.Quelle superstition veut qu\u2019elles soient mortelles?En bordure, on ferme l'oeil.Paupière contractée; terre émue par un séisme.La mère son cortège se hâtent.Elle pense la tenir une dernière fois.Son trésor.Sa plante de serre.On l\u2019a couchée en son absence.Elle seule pourtant sait comment s\u2019y prendre.La juste mesure d\u2019obscurité, le mot de passe, qui les connaît mieux qu\u2019elle?Elle a l\u2019habitude de veiller pendant que la fille traverse de l\u2019autre côté.«Si je ne reviens pas, si je ne remonte pas, tire-moi par la manche».Personne d\u2019autre n\u2019aura gardé la nuit blanche.Oeil fixe.Le ventre remue.Rien que des transes.La prunelle de ses yeux lui a été enlevée.On affirme après la transfixion que ça fait mal encore.Indéfiniment.Il faut entendre à la lettre que: J\u2019ai mal partout.Elle ne sait plus où s\u2019arrêter.Corsaire diffus, illimité.À sa course, on la devine sans fin.Toutes les villes sont brûlées, l\u2019idée même 22 de résidence est consumée.On a autre chose à faire que de trouver sa morte.Elle n\u2019y a jamais cru, à cause de la douleur (éprouvée) d\u2019être en morceaux sous l\u2019apparence du corsage.C\u2019est en janvier la dernière fois.J'ai bu un Campari, le dos tourné au mannequin couché derrière la vitre.J attends quelqu\u2019un qui n\u2019arrive pas ou qui ne m\u2019aura pas vue.Je ne me suis pas levée; je n\u2019y suis pas non plus.Je dois courir essoufflée entre le sud-est.Malgré ce qu\u2019on dit, je suis sûre que ce n\u2019est pas fini; je souffre à sa place.On ne se sépare pas.Si j'ai mal partout, la douleur est plus vive dans Shel- burne où ma fille me réclame: «tire-moi du lit; on m\u2019a couchée, on ne m\u2019a pas relevée».Qui peut l\u2019entendre?En rêve, je supplie qu\u2019on la réveille.Tandis qu\u2019autour, on prend un verre, je crie qu\u2019il y a un seul borgne, et que c\u2019est nous.J\u2019écris une lettre: «Maman, soulève-moi (comme) une querelle de frontière et de peau».Ta fille écorchée vive sans dehors et sans TOI.À contre-courant défilent les mains, chacune tenant sa coupe.La douleur les traverse d\u2019un trait.Verre brisé.La mère est seule de part en part____ 23 cac eee Le es = it RS = .os Lo oo a pa a = Sano = = = po A i Te free es ae a oie - SIDERATIONS PE maa AEA 3 2m cm Er + 5 oe fo Lo Ss io oi Le i .= ae gaan oie = dg a rc Sy is fs ét ss is Se ci es \u2014 ressusciter en d\u2019autres termes.Le premier mère est fini.Laisse, ce voile tombe.Au suivant.Où.En quelle langue s\u2019éprendre \u2014 quelque lustre encore \u2014 d\u2019une figure dérobée.Une autre origine.N\u2019ayant retenu pour mémoire que cette leçon \u2014 qu\u2019il faut repousser tous les termes jusqu\u2019à l\u2019absurde.Cet atermoiement ferait contrepoids à l\u2019extrême frénésie du dehors, cette fureur incendiaire, les étapes brûlées.Bégayer plutôt destination inconnue que d\u2019envelopper sa fin.Suaire ou sésame le moindre mot.«Mutter, kannst du mich vergeben».Celui-ci en réalité l\u2019a paralysée «a noué mes bras, mes jambes», sa gorge.Et maintenant, qu\u2019on l\u2019a pourchassé, tourmenté jusqu\u2019à l\u2019aveu que ça ne tient pas.Que ça n\u2019a pas de sens ni de bornes.En congé, affranchie, qu\u2019est-ce qu\u2019on va faire?Passé des jours à guetter les arbres dans le parc.Rien.Pas un signe.Qui va m\u2019arriver vivante?Quel coup de foudre?Les pigeons volent à droite \u2014 à peine \u2014 et se posent.Qu'est-ce que ça veut dire?27 Retournée dans le sommeil vaste sa hanche ouverte, porte de corne.reçoit les mensonges c\u2019est égal.on prendra le thé, les oranges.et même le tremblement de terre.ne l\u2019affecte pas cette chambre.pour qui le lit on le devine.aisément ce que ça signifie.les rêves refuge hors du vouloir.cet abri, allons, neuf pas encore.tu y arrives combien de fois.au rivage à la courbe traître.la bête morte que tu m\u2019as dit.mais ce n\u2019est pas tout à fait ça ma belle.on n\u2019a pas trouvé où vivre ailleurs.ni d\u2019autres passions que pour la vague.qui en veut d\u2019elle sans volonté.comment se surprendre à sombrer.attirée, fascinée par le rythme.l\u2019influence astrale qu\u2019elle subit.elle reste stupéfiée dans cette eau.«un chemin au-dessus de sa tête».où passe sa vie elle le voit bien.l\u2019étoile est là-haut et moi dedans.à midi frappée d\u2019apoplexie.tombée chaque jour en plein milieu.de la procession du temps diurne.ne pas croire qu\u2019on va l\u2019ajourner.elle aura transmis ses dernières il ne s\u2019agit pas de l\u2019attendre mais de l\u2019emporter où ça déferle, où, sans qu\u2019on ait à lever le doigt\u2026 Sidérations durables.Je ne trouve pas d\u2019autre expression. Temps de possession Tobie.Sommes-nous assez riche! On pourrait rester tranquille, tout bien pesé.À vivre entre nous, satisfaites de la forme dessinée par la réunion de nos traits, ce cercle tracé légèrement tremblant où se joue la révolution d\u2019une femme/enfant_______ l\u2019expression lisible autrement.S\u2019il n\u2019y avait pas ces transes, la déperdition des forces et la traversée jusqu\u2019aux corps malades.Les nôtres.On ne peut s\u2019y installer; on reste à la périphérie, nos énergies consumées à pratiquer la respiration artificielle.Une sympathie extrêmement coûteuse auprès de corps qu\u2019on ne peut investir.Ton cou penché, je crains le pire \u2014 qu\u2019un rayon touche ta nuque.Je ne tiendrai pas longtemps dans l\u2019entre.Le voyage initiatique commence.J\u2019ai mis la tunique, frappé la terre de mes poings, effacé du cerveau l\u2019engramme: «L\u2019amour est aveugle» qui empêche de voir le jour.Des années d\u2019anamnèse pour trouver cette formule, le mal profond des taupes \u2014 avoir dit «je serai toute ___» et regagné le ventre.29 C\u2019est l\u2019heure, a-t-elle dit, et nous sommes entrées dans la version souterraine.Sans transition, escalier ou portique; à peine une dépression que seule elle aura décelée.«Tu m\u2019as détestée cette nuit».Signal du départ: la main levée sur elle, ce geste qu\u2019on n\u2019a pas posé, pensé seulement de biais.Offrande mal gardée, cette offense.Qui m\u2019a donnée?\u2014 Je lis en toi, c\u2019est facile; le chapitre paranoïaque, je l\u2019ai écrit, et même ce paragraphe.Tu te tiens à côté du greffier; tout délire retenu contre moi, on va soulever le réseau des mères, réduire à cela ton affairement.On te prépare un passé, salle immense et vide, exception faite d\u2019une berceuse au centre.On la connaît, il me semble, cette histoire vaut pour bien des crimes.Il y a tant d\u2019autres failles pourtant, viens qu\u2019on te restaure; _______ aussi je l\u2019ai suivie ce grand coeur d\u2019osiris.Je préfère une mutation, le sait-elle; il n\u2019y a rien de bon à tirer de ce musée.C\u2019est une «vita nuova» que je veux: assumer la violence qu\u2019il faut pour naître, au-delà des fictions symétriques, dans un langage radial sans les pôles.Elle prétend qu\u2019on est au plus mal.Qui a des oreilles pour l\u2019entendre et pour mon impatience?On va s'effondrer de telle manière que la relève dans la même langue sera impensable.On dirait que tu prépares un suicide.\u2014 Ce n\u2019est pas vrai, je plie l\u2019étoffe des parachutes.Dans la version la plus obscure, une intense envie de celle qui me précède et parle au futur de la transfiction.D'abord (langue pré-natale) tu es mordue au coeur qui s\u2019efface.On ne peut pas toujours avoir la vie devant soi; c\u2019est déprimant.Il y aura une fois la morsure, l\u2019étreinte de la très grave et légère Je touche au centre de cette dépression où les combats sont violents, la dualité souveraine.On joue à qui perd gagne, et c\u2019est elle précisément qu\u2019on veut perdre.Double, on n\u2019en sort pas.Seule acharnée contre ça inflexible dont je n\u2019ai aperçu jusqu\u2019ici que les ongles.«Tu te fais des montagnes, dit-elle, que j'essaie avec les mains nues de défaire », 30 Là tout se divise les pylônes et les âmes et le sens même les chaînes et le prix des choses et toi dans la rue la page ou bien.ou bien.Indécidable, on dirait une rencontre fortuite, on dirait ça de toi, un tournoi interminable et sans issue certainement: jeté sans réflexion comme une gaffe) saisi dans les voix, les jumelles, désemparée forcément (refuse le risque, le coup pour rien) à chercher perplexe ce qui s\u2019impose.Abolie toute nécessité, ce tourment est comique.Temps mort pivotant sur lui- même, ce non-lieu quelque part dans la tête l'idée folle d\u2019empêcher l\u2019irrémédiable imaginé en forme de coquille, une erreur, un égarement.De tous côtés frappent les ressemblances.Ne supporte pas l\u2019errance, l\u2019abandon aux simulacres.Guette l\u2019impair en tremblant.Je ne sais pas, dit-elle, ayant longuement mûri ses négations sérielles, et surtout la dernière où elle abdique.Mais l\u2019irréparable se présente quand même: une innocence fixe (((à prononcer sur le même ton, comme on dit que: c\u2019est une fille.Au bord des lèvres des larmes on n\u2019en revient pas du déchirement une ligne \u2014 plaie très vive entre les actes une passion exacerbée à penser la vie tenue dans les paroles qu\u2019on n\u2019a pas trouvées qui feraient le pont \u2014 un lien une conjonction entre les fragments \u2014 pour le réel disjoint cette phrase a l'apparence d\u2019une question \u2014 qu\u2019on lui pose.J\u2019attends l\u2019exorde, le temps de la reconnaissance, quand \u2014 de la peur jusqu\u2019à l\u2019origine.À l\u2019intersection tout se vaut.Pourquoi cette hésitation, arrête sais-tu?Les dés sont jetés; rassemblée non tu le sais pourtant tu l\u2019ignores l\u2019idée folle 31 «falling in love again» arrive au consentement, c\u2019est une affaire d\u2019amour j'imagine encore l\u2019énamourante montrant ses poignets, la peau transparente et le regard sans défense provoque toujours la mé- me question: «comment pouvez-vous survivre?» retournée ainsi: on vit plutôt sur elle, son dos très large.Elle succombe, ça tombe sous le sens qu\u2019elle ne survit pas.Il en est ainsi Achille qui veut dire sans bouche, Sigmund le contraire, Oedipe pied-enflé et celle-ci subjuguée évidemment décline ses surnoms d\u2019amante, ses alias sans rien de sûr ni de propre.Elle en a perdu plusieurs; sa mémoire ravie ne les retient pas.«Il en est ainsi», dit-elle au milieu d\u2019azalées blanches qui vont se dessécher je sais, le nom le dit.« Après la détresse, passé cette porte, je suis une autre».Et on la prendrait pour Virgile, on irait aux enfers avec elle; on entend, c\u2019est inouï, sa musique peuplée. = \u2014\u2014 Il lui arrive d\u2019être là quand elle ne s\u2019abîme pas épuisée dans les trous du réel.Aspirée par des maelstroms, elle disparaît soudain, elle manque.Pertes de sens, syncopes; de grands pans du décor sont arrachés, effacés, le reste étoilé de déchirures.Plus rien ne relie la tige et les feuilles de sorte qu\u2019on perd le nom pour ça et pour la feuille au centre rongé.Il y a des sons discontinus, des solitudes, des syllabes flottantes, un certain bruit qu\u2019on n\u2019entend pas sans malaise; et encore, même «j'ai mal» est impensable.Le corps et la douleur ne se touchent pas.Entre les lettres s\u2019ouvrent des gouffres tels que le sujet lui-même délié littéralement n\u2019a rien.L\u2019inintelligible le laisse absolument dépossédé.Il aurait perdu le seul lien qui l\u2019attachait au monde, ou regardé trop longtemps le soleil.Il s\u2019agirait d\u2019un trouble du langage: agrammatisme ou hypertrophie de l\u2019ellipse qui l\u2019aurait dévorée, engloutie elle 'innommable.On aurait affaire à un inconscient singulièrement avide.Ou alors le réel a des lacunes pour vrai.Combien de temps ce suspens?Avec quoi le recouvrir?On pourrait composer avec ce qui reste une mélopée lente, étirer les sons: passerelles au-dessus du vide.«Mais toute cette tristesse, dit-elle, et pour tromper qui?» On aurait voulu cacher nos défaillances, et montrer le sang courant en nous, fleuve sans intermittence.Mais ça se voit qu\u2019on est toujours au point critique, dans cet âge où l\u2019on s\u2019arrache les cheveux quand le soleil se couche.Elle aux voix nombreuses: Élevée dans la peur, voici qu\u2019elle s\u2019agite au moindre signe obscur.Sombre, s\u2019il te plait, sombre.33 Et c\u2019était encore pire.Des attachements nombreux.Tous les désirs dispersés, perdus dans les détails.Ce problème nouveau: non plus par où commencer, mais comment ne pas y être toujours.Éparpillé comme des cendres: c\u2019est à cet état du monde qu\u2019lsis doit faire face pour me rejoindre.J\u2019ai une soeur qui pense \u2014 «Tu n\u2019as pas eu confiance ; tes desseins le prouvent, sans lien, ni fil, ni trait.POURQUOI AS-TU PENSÉ ÇA?» 34 sans voie logique dans le désert.livrée au hasard ce qui ( ) transfigure.Sourire à croire que plus rien ne s\u2019impose: l\u2019effet de la désolation.Pas d\u2019eau, mais c\u2019est tout comme.Ne demande plus de quel côté?De quel côté?Ne demande pas.Dans tous les cas, la même dérive.Patience \u2014 que le corps se souvienne \u2014 parle couramment.Angoisse et désir libres, sans appartenance.Tel égarement n\u2019a plus rien (si peu) à voir avec moi totalement comprise dans cette parenthèse.Ne cherche pas le chemin me surprend quand, par inadvertance ou fatigue, elle reste ouverte, \u2014 rarement pendant la veille.Épuisée vacille sereine: les traces iront bien sans) 35 ce qui dérange ici sans nom j'imagine que c\u2019était inévitable pourquoi se faire des reproches comme si on avait pu intervenir quand on était secouée il n\u2019y avait absolument rien à redire tout était convenu même cet abattement sur les murs de liège qui avait écrit: n\u2019avale pas; interdiction qui me donnait l\u2019air étrange.tout me restait dans la bouche.et le goût des choses très vite se perdait.Plus de nourriture; voilà ce qu\u2019on avait décidé et je savais bien au fond que tout était égal, la saveur du pain ou celle des amandes.J\u2019étais étourdie au point d\u2019embrasser vos cheveux en pleine lumière; il s\u2019agissait encore là de vivres, et j\u2019aurais bientôt d\u2019autres occupations, par exemple la restauration des tableaux qu\u2019on m\u2019avait légués.Qui d\u2019autre que vous aurait songé à ça: un tel présent, cette nature morte vous en êtes capable, et le plaisir de barbouiller je le con- nats à mon tour.bien que je sois seule à me souvenir encore de notre étonnement devant les feuilles qui nous entouraient marquées de signes bizarres.Vous ne saurez donc jamais lire \u2014 disiez- vous.C\u2019est vrai qu\u2019à la fin, je croyais presque à votre retour envisagé comme une délivrance, la rature d\u2019une obsession.Mais le désir lui savez-vous ce qu\u2019il devenait.Il m\u2019aurait fallu des ailes pour vous suivre, votre marche était rapide ; cela j'aurais dû le comprendre plus tôt et ne pas mesurer mes pas.Une fois partie, il fallait s\u2019emballer.et ma lenteur, je le sais maintenant, m\u2019interdisait pour toujours tout rapport avec vous. Arraché l\u2019écran de nuit.Les accès se multiplient.Elle prétend toujours ne pas savoir où aller, mais c\u2019est entendu dans un tout autre sens.Ni horizon, ni vertige; sans la stupeur, la paralysie qui marque la veille, cet état bien connu l\u2019enfer- mement en soi Elle passe à côté contre toute attente, glisse le long du corps.Une blessure à la nuque montre qu\u2019elle n\u2019y est plus.Enlevée d\u2019elle-même, déportée là tout près.Ce déplacement imperceptible \u2014 on se plaindrait d\u2019une poussière dans l\u2019oeil sans plus \u2014 devrait mettre fin au dialogue incessant.(N.B.entre vous et moi je n\u2019étais pas bien) On avait l\u2019habitude de dire: «j'ai peur de toutes parts»; en vérité, il s\u2019agissait d\u2019un attentat contre la personne \u2014 se donne, se prend pour qui?On a ri à gorge déployée ce qui lui aura permis d\u2019en prendre possession.Vol oblique dans votre langue.Il n\u2019est pas faux d\u2019affirmer que de son côté elle disparaît comme en rêve, je me tue à l\u2019écrire.Le transfert aura eu lieu en février quand on perd jusqu\u2019au souvenir d\u2019une place au soleil.En lisant le futur, elle retrouve les pouvoirs de sa bouche, l\u2019exubérance du désir libre.Elle prend la parole; ensuite, le pronom m\u2019indiffère\u2026 Ce déchaînement, vas-tu l\u2019inscrire sur mon dos dans la colonne des symptômes?Aliène-moi, si tu peux; on ne s\u2019entend pas là-dessus.Je suis dans sa peau, c\u2019est vrai, je ne fais pas la différence.Je ne tiens pas dans un registre ; j'avance, je me promène dans un temps qui ne passe pas.Ce n\u2019est pas une tour d'ivoire où poser sa voix.On ne sait jamais à quel étage on loge, quel âge on a dans Babel, occupée à faire de nouvelles connaissances; on allait parler quand soudain quelqu\u2019un quelque chose bouge.Je ne la vois plus tout à coup.Il faudrait tourner la tête mais je ne peux pas; on est en train de m\u2019expliquer que.je régresse, je rapetisse, je ne dépasse plus les fougères, je vais crier je suis perdue quand je l\u2019entends rire\u2026 et je suis parfaitement d\u2019accord.Et tu voudrais après, que je sois sûre de moi?Que je te donne ma parole?Je ne peux rien promettre, ne compte 37 pas sur moi \u2014 sauf les jours où je ne suis qu\u2019une fille de Zeus, lorsque née de sa cuisse ou de son front, je suis froide et abstraite comme lui.Je connais la loi, les commandements par coeur; sévère, je compte les heures.Si tu m'as donné rendez-vous ce jour-là, je ne serai pas en retard.Qu\u2019il fasse beau ou qu\u2019il pleuve, je me lève du pied droit de la guerre, et je ne manque pas à mon devoir.Mais si j'ouvre les yeux sur une page blanche, dans une journée sans histoire, si je n\u2019arrive pas à me rappeler la veille, il se pourrait que, gravement atteinte, je garde le lit.Je sais que ta patience a des limites; tu vas vérifier dans ton agenda, je n\u2019y serai pas et tu m\u2019auras vite oubliée.C\u2019est alors que j\u2019écrirai avec détachement des programmes: elle se tient dans ma chair; vivante sans fil, moilautre s\u2019avance avec des yeux comme neufs.Elle les a lavés dans la mélancolie.Portée par neuf désirs, elle se rend à l\u2019arche de feu et là j\u2019entre en matière. mr \u2014 A BTE De AE pr EN Payer) ew a SES 8 A =.eo ol oo\u201d = aa Noa =: Racha pee PA ra a.Bo ema Sk 5 nee = rie ces g Ea Composé en Press roman corps 10, cet ouvrage a été impri- E mé sur papier Byronic des papeteries Domtar par François È Collette, de l\u2019imprimerie Le mégaron, à Saint-Sauveur-des- Monts, en novembre 1978, pour le compte des Editions de La nouvelle barre du jour.Il en a été tiré 700 exemplaires numérotés à la presse de 001 à 700 et quelques exemplaires hors commerce marqués H.C.CH Ne 171 - Ty NY en oe as NE = es ER ip 27 Pe, ss ou se pre sx RET I ès Po 14 Numéro d\u2019éditeur: 1 Numéro d\u2019imprimeur: 8 Dépôt légal: quatrième trimestre 1978 Bibliothèque nationale du Québec oe os ee ce cat i binds ao 252 = 3 aio 28 cs > a ai = TE us Le omis = Hz fre oo Gress tes se pid ès Ceo = N° A o Eo Is BR a Px a = A a AS Pa ee cr ~ La RS wy ree Tia 4 a re 9 i.a\u201c a ro oe Ro Po.Ca m addi ; \u2018 La nouvelle littérature québécoise trois exemples YR ACCES (ef-
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