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Titre :
La Défense : journal hebdomadaire
Hebdomadaire de tendance conservatrice publié à Chicoutimi, La Défense exprime les aspirations et les besoins de ses lecteurs en accordant une grande importance aux nouvelles régionales.
Éditeur :
  • Chicoutimi :[s.n.],1898-1905
Contenu spécifique :
jeudi 8 mars 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Défense : journal hebdomadaire, 1900-03-08, Collections de BAnQ.

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[" ?LA DEF Xa \u201cVitam impendere vero : Consacrer sa vie & la vérité.\u201d NSE | ASTINEMENT $1.00 par année.| VOL.III.: \u2014 CHICOUTIMI, 8 MAR:> 1900 No 7 \u201cLA DEFENSE\u201d SIMON LAPOINTE, Directeur.ABONNEMENT cree $1.00 0.50 Un an .Six mois.Strictement payable d'avance.ANNONCES, 10 centins la ligne pour la prendère insertion, Insertions subséquentes, 5 centins laligne.Conditions spéciales pour annonces à longs teriiess Avis de naissances, mariages, et deces gra- vilement pour les abonnes.Toutes impressions de livres, brochures.cir- culnires, cartes, exécutées dans les derniers goîts, à très bas prix.Lo.2 admi- Toutes communications relatives À l\u2019admi nistration sluivent etre adressées à La Compagnie d'Imprimerie de 1a DEFENSE, CHICOUTIMI, P.Q pe JEUDI,S MARS 1990 ES À coup de canons Jadis c'était avec la croix qu'on civilisait les barbares.Jacques Cartier en débarquant sur nos plages, planta Ja Croix.C\u2019est au nom du Christ qu\u2019il prit possession de ce pays pour le roi de France.Il ne versa pas le sang.Des missionnaires venus de France s\u2019enfonçant dans la forêt, te bréviaire sous le bras, le Crucifix sur leur cœur, ont conquis à l'Europe cet inmense territoire qui s'étend de l\u2019Atlantique au Pacifique, de la baic d'Huson au golfe du*Mexique.Ils n'ont pas répandu d'autre sang que le leur.L'histoire se répète.Des cen taines d'hommes avec les mêmes armes et suivant les mêmes procédés conquièrent aujourd\u2019hui encore des âmes au Ciel et des myaumes à leurs gouvernements, Mais il en est d\u2019autres qui s\u2019at- tiibuent la mission de civiliser le lc monde par d'autres moyens.Tels les Américains qui, à coups de canon ont enlevé Cuba ct les Philippines à la cathotique Espagne.Free Cuba ! Criait-on-et on est parti en guerre.Le sang coula ; l\u2019Espagne perdit sa flotte et ses colonies.Et Cuba a passé d'une domination sous une autre et les Philip- | pines se débattent dans les affres -de l'agonie.' A-t-on, du moins, apporté à \u2018ces peuples un commencement de liberté ?Oui ! la liberté de tout faire impunément, notamment de s'nivrer et de vivre dans la débauche.Sous le régime espagnol, Manille n\u2019avait que deux débits de liqueurs douces ; elle possède maintenant deux cents buvettes, Qu'on juge du reste.Droits égaux pour les uitlan- ders | s'est écrié à son tour Joe Chamberlain.Et comme Kruger n'a point courbé la tête, cent cinquante mille hommes sont partis pour l'Afrique.Depuis cing mois bientôt le sang coule sur les kopjes du Natal de la Colonie du Cap.L'est ainsi que John Bull et Jonathan prélendent civiliser le monde.\u2019 Certes, les anglais ont de fort belles qualités ct nous échangerions volontiers quelques-uns de nos défauts pour les plus petits des leurs, Mais n'est-ce pas un peu vcxant cette prétention hautaino \u2018d'imposer leur civilisation à \u2018tous \u2018ceux qui n\u2019ont pas le bonheur d\u2019être aussi forts qu'eux ?Libre à eux de faire de leur prétendue supériorité intellectuelle et morale le | remier article de leur Credo.Notre symbole à rious ne.coritient point celui-là, Nous disons-là des vérités désagréables, nous \u2018le savons ; mais nous n\u2019ignorons pas que beaucoüp deynos compatriotes \u2018anglais sont capables Pas la miette ! tu te rappelles, Mélic, comme il se moquait de tout cela ; il doit s'en mordre les pouces à cette heure, \u2014Que c\u2019est donc de valeur ! le voilà ruiné à tout jamais.des \u2014 Pourquoi, aussi, ne pas écouter les sages conseils qu'on nous donne ct toujours faire à sa tête ?Voilà une dure leçon qui servira d'exemple aux entétés.Tu de vrais bien parler de ça à la prochaine veillée qu'on fera ici.je te souhaite de convaincre monde comme hier \u2014Comment zu?ton \u2014Tute souviens bien, quand 1\u20ac vieux père lisait la gazette et qu\u2019on parlait comme de colonisation, mon homme cherchait à décourager tout le mou:te ; il disait \u201cqu\u2019on mangeait de la misère dans les terres en bois debout où qu'on y mourait d'ennui,\u201d enfin, un tas de bétises.Tu as si bien réplique, qu'en revenant de veiller, 1 m'a dit : \u2018\u2019Sais-tu bien qu\u2019elle à raison, après tout.\u201d \u2014 Vrai! \u2014Comme je te le dis : à la fabrique il travaille comme un nègre pour presque rien, il-n\u2019a pas même le temps de venir diner et mange tout froid ; sans compter que d\u2019être enfermé ainsi toute la journée, ça le rend malade T'an- dis que sur notre petit dre, à St L.on vivait si tranquillement.Quelle folie avons-nous faite de vendre notre ter:c pour venir rester A la ville.\u2014Pour ce qui s'appelle manger de la misère, tu comprends, ma vieille, que les aloucttes nous tombent pas toutes rôties dans le bec, quand on devient colon : si vous vous décidez à coloniser, vous pâtirez de bien des choses, en commençant.\u2014En bien ! on ira plus tranquillement : on beurrera le pain plus mince pour avoir un petit \u201cchez nous\u201d, on peut bien se priver un petit brin.\u2014 T'as bien raison et c'est com- mé ça qu\u2019une femme de cœur doit parler.\u2014 Changement de propos, t'es bien sérieuse, Pulcheric ?\u2014C'\u2019est que François, son cavalier, est entré dans le mouvement lui aussi ; il se propose d'acheter un lot et d'aller le défricher lui- même.Dans ce cas-là, elle devrait être bien contente.\u2014Oui, mais ce qui la chagrine, c\u2019est qu\u2019elle va se trouver séparée de lui pendant longtemps, \u2014 Voyons, Pulchéric, ma fille, faut être raizonnable : François part pas pour une éternité, et, s'il s\u2019en s'éloigne de toi c'est pour travaillerà votre bonheur à tous les deux.Il me semble vous | voir installés sur une belle terre : ton mari travaille fort, mais c'est au grandjair et ila une faim de loup, quand l'heure du dtner arrive et il ne rechigne par sur les mets, je t'assure.Loin de la ville il nja pas d'occasion de sortir ct de dépenser l'argent du ménage, avec des mauvais compagnons ; toi, tu n\u2019es pas tentée de gas- pillérle fruit des sueurs de ton époux, à acheter des bagatelles, Vous vivez l\u2019un pour l\u2019autre, vous \u2018dlevezshirétiennicment.les enfants que le bon Dieu vous donne.Mais c'estun vrai petit paradis ! \u2014 Vous parlez comme un gros livre, s\u2019écrie Pulcheric la figure tout illuminée ; j'ai jamais pensé à tout ça.Vous avez bien raison ct, au lieu de décourager l\u2018rançois je l'engagerai à suivre son idée.\u2014Bien parlé, ma fille ! \u201cs'écrie la mère Leroux : tu le regretteras pas, va! L'après midi une heure.à passé comme ll commence à frire brun et les visiteuses se séparent de leur aimable hôtesse, le cœur plus léger ct toutes disposées à la seconder, dans lt campagne qu'el- A leur nvimnière et en quelques instants, ces braves femmes ont fait plus que certains orateurs le « entreprise, en une soirée entière, pour la prostérité du pays,le bien- être de la famille et l'extension du royaume de Dieu.Elles méritent certainement cet Hoge que faisait d'elles un jour un écrivain de ce pays: \u201cFemmes, accomplisser, Votre mission, comme lyre dolien- te, il n'est de vent si mauvais que vous ne changiez en harmonies rendant à l'homme courage, donnant à l'enfant aunour du bien faire etäun chacun dévotion au pays des ateux.MARIE Avion, Montréal, 2 mars 1900, LE PAPE Le Pape est ented dans va Ol ième année : Voili vingt-deux aus qu'il est sur le trône de St-Pierre.Et tous les actes de ce grand vicillaurd sont emproints d'une si profonde sagesse qu'elle étonne le monde entier.- LE PROJET DE LOI DE M, CHICOINE Le projet de loi de M.Chicoine concernant les caisses rurales va pits été adopté à cette session, la été exposé et défendu par MM.Chicoine, Garneau et Girard ; mais il à rencontré de l'opposition de la part de MM.Déchène, Rubidoux, Robitaille et leurs Otis, Ces derniers l\u2019ont cinporté, comme ou devait s'y attendre ; On à renvoyé le projet de loi devant une commission spéciale ct il ne pourra revenir devant la Législature que l\u2019année prochaine, C'est un malheur ! H eût sufti de quelques instants d'attention à Ceux qui se sont opposés à l'adoption immédiate de ce projet de loi pour les convaincre de son excellence ct de leur position injustifiable.Mais, voyez-vous, il faut y regarder de près avant que de se prononcer pour une bonne mesure.Nous cspérons que M.Chicoine ne se laissera pas décourager par ce premier échec ; les messieurs qui lui ont fait opposition auront problablement plus de loisirs l\u2019année prochaine.\u201cSTOP THAT FRENCH\u201d L'échevin Desjardins d'Ottawa, était dernièrement à parler français au Russell, à Ottawa, lorsqu'un hercule des soldats de Lord Strathcona lui passa la main sur le visage en disant : '* fp that french\u201d.Le temps de le Cire et le polisson roulait par terre, assommé par M, Desjardins qui cst aussi un colosse, Les amis de ce francophobe intervinrent ct firent des excuses à M.Desjardins qui les laissa l'emporter.Voilà une bonne leçon dont notre soldat se souviendra jusque sur les plaines d'Afrique, s\u2019il a quelque mémoire, Nous lui souhaitons une plus forte moisson de lauriers dans sa campagne contre les Boërs qu\u2019il n\u2019en a ceuilli dans cette aventure, -\u2014 VIN.SAINT-LEHON Rapport annvel de M, Vins: pecteur Savard Chicoutimi; rer août 1899.Monsieur le Surintendant, J'ai l'honneur de vous présenter mon rapport annuel pour l\u2019année scolaire 1898-99.Mon district d\u2019inspection comprend trente-six municipalités scolaires ; ces municipalités comptent 159 institutions de tou- genres: * un collège classique, I'accadémic des filles de Chicoutimi, les Ursulines à Roberval du Lac-St Juan, 142 écoles élémentaires et 14 écoles modèles, Les écoles élémentaires ont été fréquentées par 4,635 élèves, avec une assistance moyenne de 3,153.Les écnles modèles comptent 1,400 élèves avec une assistance moyenne de 1,030, le séminaire, les Ursulines et l'accadémie des filles de Chicoutimi, 608 élèves, assistance moyenne, 488.Grand total des élèves des institutions de tous genres: 6,643 contre 6,629 l'an dernier, l'assistance moyenne 4,701, tandis que Pan née dernière elle était de 4,543\u2014 ce qui donne une augmentation de 14 élèves, et 158, pour l\u2019assistance moyenne.L'augmentation du nombre d\u2019é lèves est peu élévée cette année, mais en considérant qu\u2019il y à eu: sont restées fer l'an dernier, la six écoles qui mées, contre une suspension d'un des établissement de MM.Price Brothers & Co.à \"Gens te Baie, a oblige + ne Blt de quitter cet endroit,\u2014ct en ajoutant à cela, la dipthérie, etc, etc., on verra qu\u2019il n'y a rien d'alarmant, que le progrès est tou jours soutenu, car | augmentation des élèves pour les histoires sainte et du Canada, la géographie, l\u2019a griculture, la cartographie, le dessin, etc, est considérable, Cet excellent résultat cest dû au conférences | édagogiques qui aident les maitresses à rendre leur ensci- gnement plus méthodigues, ration nel, pratique, familiariser, chaque année, avec les bonnes mé thodes, à pratiquer les leçons éntri tives.Quand à l'intuition, j'ai dit aux maîtres et aux maîtresses de mon district d'inspection les paroles suivantes : Ne vous contentez pas d'expliquer oralement et de répéter vos paroles ; mais avec à sens de l'onïe, faites fonctionner /es sens de la vue, du tact, et d'autres si possible.A cette fin, mettez les objets sous les yeux des élèves, passez-les entre vos mains, obligez les à examiner, à comparer, à juger.C\u2019est un procédé aussi simple que facile.Ces exercices par intuition deviendront parfaites, si les maitres et les maîtresses y mettent une préparation consciencieuse et soignée.En somme, je dois dire que la totalité des instituteurs et des institutrices de ma circonscription s'efforcent de suivre les instructions reçues dans les conférences qui produisent les plus heureux fruits.L'ordre, la discipline et la propreté, sauf de rares exceptions, règnent dans les écoles.Les maisons d\u2019école construites, dans l\u2019année, d'après les plans fournis par ledépartement rendent de grands services aux commissaires et aux ouvriers.Le mobilier scolaire laisse, en général à désirer ; cependant quelques municipalités commencent à pourvoir leurs écoles d'un mobilier moderne et conforme aux règlements scolaires, \u2014il m\u2019est agréable de citer la ville de Chicoutimi, dont la commission scolaire cst composée d'hommes éclairés et à vues larges, qui batit, cet été, une troisième école du coût de $2,500 et la fournit d\u2019un mobilier complet et nouveau.Le traitement des institutrices, à l\u2019exception de celles des villages est de moins de $100.Les secrétaires-trésoriers tien- neut généralement bien les comptes ct ils les font auditer annuellement.Le Petit Séminaire de Chicou- \u2018timi, fondé en 1873, est mis au yang ides premières institutions à se \u201cclassiques de la Province.Le personnel actucl de ce collège se çompoie-d'hommesibien versés æ put re dans les, gclençes.ct les Asttess, doués \u2018d\u2019aptitudes remarquables pour l\u2019enseignement.Le système d'enseignement qu\u2019on y suit est fondé sur les principes pédagogiques, et paraît bien fonctionner.Il y à un cours commercial et un cours classique, Cette institution compte cette an- néc 201 élèves, Les communautés religieuses du Bon-Pasteur à Chicoutimi, des Ursulines à Roberval, Lac St- Jean, de l\u2019école modèle d'Hébertville, dirigée par les Dames du St-Rosaire de Rimouski,de l\u2019école No 3 de la ville de Chicoutimi, sous le contrôle des commissaires, régie par l'une des religieuses du Bon-Pasteur, aidée de deux assistantes laïques, ct l\u2019école des Frères Maristes à Roberval, Lac St-Jean, rivalisent de zêle, de bonne vo: lonté et de dévouement pour le succès et l'avancement de leurs Ces institutious sont bonnes ; clles donnent à leurs élèves, non seulement unz instruction solide, mais aussi une bonne éducation, comme tout le monde se plait à le reconnaître.L'unique école protestante à Chicoutimi et l\u2019école indépendante de St-Jérôme, sous la surveillan- ec de M.Chs-P.Renaud, élève de l'Ecole Normale Laval, donnent à teurs élèves une bonne instruction commerciale.< Les écoles modèles et les écoles élémentaires, à peu d'exceptions, donnent satisfaction aux intéres- > Apentanetils demandés.Ra SAY & CO, Montreat \u2014 DE _\u2014 \u2014 ae = _ i \u2014 i Li 1 ES QUE LA DEFENSE Hel , © % > IMPRESSIONS COMMERCIALES Di: TOUTES SORTES, TEL- LISTES DE PRIX, CARTES CAIILOGUES, PAMPHLETS, FACTUSS, | i, DAFF! RES, BLANCS DE COMPTES, CIRCUL.i!- RES, MENUS, PROGRAIIMES, Ete,, Ete, Prix moderes ru clles nous viennent de grandes in rl s particuliers.Nous donnerons une attention spéciale À toutes les commandes »» stitutions financières ou de sin - BUREAUX ET ADMINISTRATION Ru Ateliers AVENUE BÉGIN soe Imprimerie de La DEFENSE e-Racine LA GIE D'IMPRIMERIE-DE LA \u201cDEFENSE\u201d PROPRIETAIRE | VIN DE _» Rend le sommeii et >| | QUININE oe CAMPBELL > .RECOMMANDE PAR LES MEOECINS Exige Lr VIN DE QUININE DK CAMPBELL, KT MEPIRZ-VOUS ORE IMIS AY iv Npétit pour les invalides UN TONIQUE FanraiT 4 Vin de messe \u201cSAINT-NAZAIRE\" RECOMMANDÉ PAR SA GRANDEUR MGR L'ÉVÈQUE DE CHICOUTIMI QUE DE FABRIQUÉ SOUS LE PATRONAGE DE SA GRANDEUR MGR L'ARCIEVÉ QUE DE QUÉBEC QUI À CHARGÉ UN PRÊTRE DE SURVEILLE FAB CATION DE NOS Rh LA FABRI VINS'LITURGIQUES Lisez ce certificat : Le clergé pourra dorénavant I 4 \u20ac Vi se procurer du sant 3 Wi: TOUSSAINT & GIE, Basse.Ville, Québec.DE ME ! tous sommes assuré de la manière dont il est fabriqué et i deveir de le recommander tout particulièrement aux prêtres de © Archidiocèse \u2018de i w # L.-N.ARCH.DE CYRÈNE, Administrateur.UN AUTRE TEMOIGNAGE DE.Mgr L'Archeveque de Québec EXTRAIT D'UNE GIRCULAIRE DE SA GRANDEUR, Ter MARS 1897 \u201cTL y à déjà assez longtemps que je m'occupe d dame notre pays pour le saint sacrifice de la Messe, > melleures recommandations, ne nous mettront jamais à l\u2019abri ep inqui LL A.Toussaint & Cie ont établi à Québec une fabrique à alee vin vas e \u201cComme témoignage de ma satisfaction et pour assurer le se si Jor dd le clergé, j'ai chargé un de é uéhee, 30 Novembre 1895, E parfaitement pus en s'adres question des vins dent on se sert .: ; ; Les vins nmportés, mime avec les of; mes prégres de surveiller In \u201cliturgique de cette maison ; sur le rapport tos à fabrication des vins \u2018\u2018pas à de recommander de nouveau à Messieurs les Corts =~ Socio shatique, je nhésite \u201c\u2018Si nous arrivons à fabriquer au pays i tout not.gement pour tous les prêtres, bey pre vin de A.Toussaint & Cie t) at L3 1e St-Panl QUEBEC L'Union Franco-Canadienne Association catholique et nationale d'assurance populaire à taux fixe et d\u2019économie sociale, Incorporée en vertu des articles 3096 et suivants des Statuts Refondus de la P.Q.Messe, cesera un grand soula- Fondée le Ier octobre 1894 par M.l'Abbé M.Auclair, curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Montréal.y Approuvée et fortement recommandée pär , TOUS NN.SS, LES ARCHEVÊQUES ET ÉŸ ; çais et par un grand nombre de qe eee ÉVÊQUES du Canada fran Prés.Hon, et Haut Protecteur : SA GRANDEUR MGR PAUL BRUCHESI, -Arch.de Montréal.Président Actif : Mr L.-G.ROBILLARD, Ex-inspecteur d'écoles, - 73, St-Jacques Montréale \u2014 En cas de maladie, $3 par semaine pendant 1 i semaines de la maladie\u2019 ; pr semaine, Pendant Jes dia ame de plus, douze semaines à 3 et quatorze semuines À $2, tant que le fonds de réserve de la Caisse des Malades aura au moins dix mille piastres, formant un total de TRENTE-HUIT SEMAINES et un montant de CENT VINT PIASTRES DAI année.Caisse de dotation de $500, $1000 ou $2000 à , et troisième dix semaines suivantes , | SIEGE SOCIAL: 73 RUE ST,JACQUES, - ., MONTRÉAL aor pn coe UN GROS Meilleure LA DÉFENGE N.B.Nous sommes aussi les fabricants chiquer NAVY PLUG \u201c CLUB \u201d détaillé à 5 cts la palette.de la marque bien connue de tabac a FEUILLETON Sur le Seuil PAR LÉON DE TINSEAU No 7 Aux ventes de charité, le premier venu les dévisage en atten dant sa monnaie, Les journalistes leur portant la guerre ou la paix dans la poche de leur veston, et jen connais qui font risctte 3 ceux que leurs grand\u2019.mères cussent appelé : obscurs folticulaires, Enfin, dans les bals de bienfaisance, quand un sour- taud leur demande une valse et qu\u2019elles se disent fatiguées, il faut voir la colère du monsieur.\u2018\u201c Chipie, va ! \u201d et il leur tourne le dos avec indignation.Christian dit avec le sourire sceptique qu'il avait toujours quand On agitait ces question devant lui : \u2014Je voudrais bien voir ce que sera un jour madame la comtesse de Sénac, dont le futur mari trouve qu\u2019il n'y a plus de grandes dames qu'en Orient.Albert désigna du regard un coupé qui passait emportant deux femmes turques de haute volée, \u2014Tiens, dit-il, examine celles- Quelle correction dans la tenue ! Ont-elles fait un mouve- Ment pour nous voir ou pour être Vus de nous ?Les passants peuvent deviner qu\u2019elles sont jolies, mais c'est tout.Et s'ils s\u2019avi- Saient de regarder de trop près, s'ils frôlaient du coude la robe de ces belles personnes quand elles descendront de voiture, la cour- bache de ce gros nègre interviendrait.Note bien que la foule conspuerait le batty et donnerait raison au nègre.Voilà des grandes dames | \u2014Bonté divine ! soupira,_ Quilliane, les bras au ciel; en ve oici bien d'une autre, .La éomtesse sera musulmane \u2018| »-Elle aura .un -défaut- - plus | là.grave encore, dit Albert, qui scra de ne jamais exister.C'est ce qui fait ma force.Aussi bien, avec mes idées retardataires, la pauvre femme serait fort à plain- ere, Je la priverais d\u2019une foule de plaisirs, à commencer par les plaisirs innocents ou réputés comme tels, dont nous parlions tout à l'heure ; elle serait la der nière des grandes dames : beau titre, mais un peu lourd à por ter.\u2014Ekh bien, vrai ! conclut Christian ; tu t'es montré sage en te décidant au célibat.On en verrait de belles dans ton ménage, en supposant que tu trouves une malheureuse disposée à dire oui.Thérèse garda le silence, bien entendu, quoiqu\u2019elle ne fat pas intéressée dans la question.Mais elle songeait tout bas : \u2014Est-ce posible que les jeunes filles d'aujourd'hui aient si peur d'un mari sensé ?Elle vint à table, ce soir-là, | dans sa robe de la veille, ni plus coquette ni moins grave, mais plus disposée à la confiance envers.cet étranger qui montrait, par fe respect seulement, qu\u2019il se trouvait en présence d\u2019une femme.Elle pouvait, avec lui, abondon- nerla contrainte ct n'avait pas besoin d\u2019arborer le pavillon neutre sur le navire, puisque ce jeune homme n\u2019en voulait pas à la cargaison.Même il lui plaisait de laisser paraître qu\u2019elle n\u2019était pas au nombre ne ces disgraciées qui fuient le monde, comme elles sortiraient d\u2019un bal où clles sont réduites à voir danser les autres, N'était-ce pas une façon d'honôrer ses fiançailles mystiques ?Elle s'arrangea pour que la conversation fût reprise au point où elle éfait restée À la fin-de la promenade.Quand vous êtes sur le point de quitter un pays, même de votre plein gré, c'est une satisfaction d'entendre dire -que la |m contrée est plate, mal habitée et qu\u2019on y gagne facilement la fièvre.Ainsi'ellé .\u2018prenaitsplaisir à enten dre Albert.-déblatérer - contre le \u2018monde.\u2019 \", \u2018temps ! \" ou bien : Entre ce frère ct cette sœur qui faisaient leurs paquets pour en sortir, chacun par une porte, Albert n'avait que trop sujet de; philosopher.Il retomba de plein pied dans son thème favori.\u2014Ce matin, disait-il, tandis que je grimpais les assises du tombeau de Chénps, je calculais qu\u2019un marbrier du Père-Lachaise demanderait trois ou quatre cents millions pour faire un monument funèbre sur ce modèle.Voilà une époque ! Nos pauvres diables de rois ou d\u2019empereurs d\u2019aujourd\u2019- hui sont tout fiers, quand on a dépensé, pour les enterrer, quelques charges de poudre, quelques planches d\u2019acajou et quelques pièces de velours noir.Ce scièle est indigent et bourgeois.Les mieux partagés, de nos jours, sont des mendiants arrêtés sans cesse par l'impossible, dans leurs amours, dans leurs dévouements, dans leurs folies elles-mêmes.Tout est petit, dans nos vertus comme dans nos vices.Nous ne causons pas dix minutes sans dire : \u2018Je n\u2019ai pas le \u201c Cela coûte trop cher \"\u2019, ce qui, au fond, est la même chose : un aveu de pauvreté.\u2014Mais alors,fit Thérèse en souriant, vous devez être effroyablement malheureux de vivre dans une société si peu conforme à vos goûts.\u2014Mademoiselle, répondit Sénac, on trouve par-ci par-là des agglomérations d'individus qui mangent du pain, boivent de l\u2019eau, dorment sur la paille et tressent du jonc, en assez mauvaise compagnie.Si vous demandiez aux raffinés de la bande comment ils peuvent rester là, ils vous avouc- raient qu\u2019ils préfèrent autre chose, mais qu\u2019ils n\u2019ont pas le choix.Pour mon compte, si j'en possédais le pouvoir, j'aurais bientôt faitde démolir la prison et de \u2019entourer d\u2019une société plus agréable.ZOh ! plus agréable, dit Christian, c'est à savoir.Car, bien enténdu, l'élément féminin serait plosérlèrdestäntorganisat/Ei, Thérèse parut légèrement in | entraîna son ami au fumoir.Là, muiète, ce qui arrivait chaque fois, que son fière se des femmes, mettait 4 parler Albert réperan | \u2014Allons ! décidément tu veux me faire passer pour un monstre aux yeux de ces dames.TI est temps d'en finir.Done, je le déclare hautement : si j'organisais ma vie selon mon rêve, on y trouverait une femme, unc femme que jaimerais ct qui serait ma femme.Son portrait, je t'en fais grâce.Elle serait parfaite, tout simplement.Quand nous imaginons le paradis, nous ne le voyons pas avec des courants d'air et des cheminées qui fument.*\u2014Par conséquent, tu cxiges la perfection pour accorder l'amour ?\u2014Oui, parce que l\u2019amour tel que je le comprends est un culte, et qu'à moins d'être un sauvage, on n'adore pas un être inférieur.Si j'aimais une femme, je me don- ncrais à elle tout entier, ct je jure que celle-là ne m'entendrait pas dire : \u201cJe n'ai pas le temps,\u201d ou bien : \u201cCela coûte trop cher,\u201d quand il s'agirait de son bonheur.\u2014Tu seras, en un mot, l'idéal du désintéressement, \u2014Tout au contraire.Je serais le plus habile des égoïstes, car j'estime que le sourire de la fem me à journée faite, c'est déjà une entreprise.Mais empêcher qu\u2019elle ne sourie pour les autres.Mazette ! il faudra n'avoir pas d'autre occupation.\u2014 Mais ce serait mon cas.connais des êtres fort intelligents qui n'ont d\u2019autres occupations que de faire des livres, ou de ciseler des statues, ou d'écrire des opéras, ou d'acheter et de vendre du \u2018rois pour cent, ou de défendre des gredins devant la cour d'assises.Franchement, en supposant mon hypothèse réalisée, j'estime que mon occupation vaudrait bicn celle de ces braves gens.\u2014Ma chère, dit le marquis en se levant de table, voilà dn pauvre jeunc homme qui est fou, Allons lui faire-prendre une douche.Cômme la veille, Quilliane Je, il Emil à son tour ses idées sur \u201cl'élément féminin \u201d.Fort heureusement pour elle, sa sœur n\u2019était pas Et pour l'entendre.Quand ils revinrent au salon, mademoiselle de Quilliane l'avait déjà quitté pour son appartement ct ce fut unc grande déception pour Sénac qui espérait finir sa soirée de lu même façon que la veille.IT rentra chez lui l'âme vexée d'un mécontentement qu\u2019il ne comprenait pas, ct qui était, pour le moins, ce dépit instinetif que nous ressentons en présence d'une femme jeune et belle, se révélant à nous comme manifestement inaccessible.À coup sûr, Albert était À cent lieues de toute préméditation d'escarmouche galante ; mais l'incommensurable orgueil masculin s'agitait en lui.Bon gré, mal gré, il était obligé de se dire : \u2014Celle-ci n'attend, n'espère, ne craint rien de toi.Des pensées, des aspirations, des joies, des tristesses dans lesquelles tu ne tiens pas la moindre place remplissent sa vie, Ifeureuse, il ne dépend pas de toi de la troubler ; inalheureuse, il n'est pas en ton pouvoir d'alléger sa peine ; lasse et accablée, ce n'est pas sur toi qu'elle appuiera sa belle main, méme pour une minute fugitive, Nul réve inavoué, nulle attention passagère ne saurait te livrer une parcelle de cctte âme à tout jamais étrangère pour la tienne.Que tu sois près de cette exilée du moude idéal ou séparé d'elle par des centaines de lieues, elle s'en aperccvra point.Au-dessus de toi elle plane ! Il avait raison, pas complétc- ment peut-être, car, pendant qu\u2019il songeait ainsi, Thérese répondait i mistress Crowe, qui lui disait bonsoir après un brillant panégyrique d'Albert : \u2014C\u2019est une âme élevée, Si j'avais cu le malheur d'avoir un homme et non pas Dieu pour époux, j'aurais voulu que cet homme ressemblât sur \u2018plusieurs \u2018points àM,\u201cde'Sénac, Comme l'honnête visage de l'Irlandtaise = exprimait quelque | étonnement, mademoiselle Quilliane ajouta : \u2014Vous êtes ÿ parle ainsi ?He! surprise que je mon Dicn ! on entend parfois des gens qui disent \u201c Si je me tuais, je choisirais l'asphyxie, qui défigure moins.l\u2018aut-il, de là, conclure à des jets de suicide ?pro- IV \u2018 Le lendemain, Thérèse était un | peu triste en s'éveillant, La fidèle Kathleen s\u2019en aperçut et lui demanda pourquoi.\u2014C'est, dit-elle, que nous aurons des adieux ce soir, ct vous savez comme il suffit de peu de chose pour faire retomber Christian dans ces idées sombres.Depuis deux jours, tout allait mieux.Demain la maison nous semblera plus triste ; je veux dire qu'elle semblera triste à mon frère, pour moi .Elle sccoua la tête.Ses beaux cheveux levés pour la nuit se défirent et glissèrent mollement sur ses épaules, comme une avalanche d'or sur la neige.\u2014Mon Dieu ! soupira-t-elle en se lâtant ü sa coiffure, que de temps perdu ! Combien ce sera plus commode un jour, quand les ciscaux auront passé par là.\u2014Oh! made:noiselle, je fris- ;sonnes en songeant a cet acier froid sur le cou.Il me semble que le reste n'est rizn.Le fourreau de laine remplaçant la batiste et la robe de mariée ; les sandales qui meurtrissent les pieds ; l'horrible camail, toutes ces choses me glacent moi.Le drap de mort lui-même, les psaumes lugubres, je pourrais les supporter.Mais voir couper ses cheveux !\u2026 cela, jamais ! \u2014On les remarque trop, songeait la novice in partibus en s'ajustant devant la glace.nl les a vus tout de suite, BS \"cependant je serre, je serre, car, 1 7,00;170.COMMENÇANT décemtue 1599 lestiains*voy igeront comme suit: DIMANCITE le 10 DEPART DE CHICOUTIMI Pour Roberval et Québec! M, Express direct, : mercredi et vendredi arrivant À Roberval à 13,15 Pl, M.età Québec, à 9,50 P M.Expresdireet, Dimanche seulement, arrivant à Roberval À 11,00 P, M, et À Quélxe à 128.50 A.M.lundi].DEPART DE RUBERVAL l\u2019our Québec M.l'Express credi; et vendredi, [pe A 9.50 1M.Expres direct, Dimanche seuice \"enn arrivant À 8.50 A.M.(Jundi] 7.30 \\.10,10 A.dircet = anercre- argvant A 9.05 I\".N Pour Chicoutimi B50 A.ML Express, le dimanche; seules ment, arrivant a 8,00 A, M, 3.001.M, E \u201cres mardi et jeudi arrivant .Mla 0.10 DÉPART DE QUÉBEC l\u2019our Roberval et Chicoutimi 7,30 A.M.Express direct (avec char parloir pour Ruberval le mardi) mardi et jeudi \u2018arrivant à Roberval, 36.55 Pl, M.et à Chicoutimi, à 9.10 PL M, 6,30 1, M.Express direct (avec char dortoir pour Chicoutimi) le samedt seulement arrivant à Roberval à 2.806 ct À Chicoutimi à 8,00 À, M.le dimanche matin.20 minutes au Lac Edouard vour prendre le lunch, .Lefset ne sera pas reçu à Québec après & heures P, M, Excellentes terres à vendre parle Gouvernement dans la vallée du Loc St-Jean à des prix nominaux.Le chemin de fer transportera les nouveaux colons et leur famille et une quantitélimitée de leurs effets de ménage GRATIS.Avantages spéciaux offerts à ceux qui éta blissent des moulins ou autres Industries.Pour rensçignements au sujet des prix pour les passagers et pour le fret, s'adresser aux bureaux de In Compagnie, au Terminusrue St- André, à ALEXANDRE HARDY, agon général pour les passagers et le fret.J.-G.SCOTT, Secrétaireet Gérant.Québec, 4 décembre 1899.NOLIN O70 Fv [rp\u2014\u2014\" 0JJ04 Buu 4! nes vo coneanoty spy .*$N0AY 30 3aindI NOSIOd UT IXVIOLIRE ER °S3SIVNNd $30 (4 suivre) \u201cSLIT SOA ZISSVUVGI0, Ds Ca een METTRE DE MONTREAL X Mon cher Directeur, 11 y a peu d'événement politi- qu2e de quelque importance à noter cette semaine.En revanche notre bonne ville de Montréal, si paisible d'ordinaire et si indifférente à tout mouvement qui ne \u2018sent pas le calcul, a passé par des transes qui feront époque dans ses annales Nous sortons d\u2019une période d'excitation qui nous rappelle les plus mauvais jours de notre histoire alors que les abus de pouvoir de la burcaucratie anglaise provoquaient la colère des foules et que la guerre de race était l\u2019événement de tous les jours, Ce pendant, il est juste d'ajouter que les troubles de la semaine dernière W\u2019avaient rien de sérieux, pas mè- le prétexte qui les a détertninés.Une frasque d'étudiants en a été le point de départ.Jeudi matin est arrivée la nouvelle de la délivrance de Ladysmith, cette ville du Natal que: les Boers tenaient en état de blocus depuis plus de trois mois.Cet événement, assez ordinaire du reste, et qui n'a été marqué par aucun fait d'armes du moindre éclat, à mis en ébullition les cerveaux ultra britannique ; elle a surtout produit unc effervescence inquiétante sous le crâne de la jeunesse des écoles, Pas d'études possible ce jour-là ! Les étudiants de l'Université McGill ont planté jà leurs professeurs, se sont formés en procession drapeaux en tête, et se sont mis à parader dans les rues, entonnant les hymnes patriotiques,cassant les vitres des de ventures, ct arborant l\u2019étandard anglais sur les édifices.Les journaux français ont eu particulière: ment a souffrir de la violence de ces énergumènes.La Patrie et le Journal, pour éviter le sac de leurs bureaux, n'ont pas fait de résistance ; ils ont arboré les couleurs de la Grande-Bretagne sans coups férir.A la Presse, ga été autre chose, Comme on se faisait prier, les rejetons d'Albion sc sont mis en colère.Ily a cu une bi- taille en règle, ct plus d'un en est sorti écloppé.La foule des énergumènes a ensuite continué le tapage.Elle s\u2019est rendue à l'Université Laval où elle a exigé qu\u2019on arbore le drapeau.L'édifice était vide ct les gardiens n'avaient pas d\u2019ordre.Le flot s\u2019est retiré en promettant de revenir.Dans l\u2019après-midi, les étudiants de Laval ont fait une contre-manifestation.Les deux camps se sont rencon trésetily a cu bagarre.Quelques arrestations ont été faites.On croyait que tout était fini, ct chacun s'apprêtait à dormir sur ses deux orcilles, lorsque vers la fin de la soirée le bruita recommencé de plus belle.Plusieurs milliers de jeunes gens de langue anglaise sont arrivés pour faire le siège de l\u2019Université Laval.Mal leur en a pris.Une quinzaine de jeunes canadiens les attendaient avec les boyaux à incendie.Un jet d\u2019eau froide a répondu à la première attaque des assaillants.Les premiers rangs ont été culbutés et le reste de la troupe a pris la fuite pour revenir quelques instants après.Pendant ce temps les projectiles pleuvaient dans les fenêtres de l'édifice.La plupart des vitres ont été cassées, mais la petite garnison est restée inébranlable, jusqu\u2019à ce qu'un cordon de police fut arrivé pour disperser les assiégeants.Vendredi soir, il y a cu des manifestations du même genre des deux côtés ; mais dans la jonrnée, les autorités du McGill avaient exprimé leurs regrets de ce qui était arrivé ct la paix avait été signée de part ct d'autre.Les désordres ne pouvaient plus avoir aucun caractère sérieux.Toutefois l'écho s\u2019en est prolongé quelque part ct c'est repercuté au \" loin.Cette échauffourée est re- gréttable à tous les points de vuc.Elle a fort mal tourné pour ceux qui l'avaient provoquée, En somme, clle n\u2019a été que l'écho, sinon des germes de défiance, de Haine déposés dans l'esprit de la population anglaise par les appels \u2026 ax préjugés dont les journaux anglais, comme le.Sfar, le Wit mess, se sont rendus coupables ré- \u2018cemment contre les .Canadiens \u201c Francais, Le resseciltiment créé - Le .A par ces provocations n'est pas près de s'éteindfe dans le cœur des nôtres.> L'amendement de M.Bourassa, député de Labelle, à la motion du Ministre des finances demandant une allocution de $2,000,000 pour payer les frais de 'envoi des contingents militaires en Afrique, n'a obtenu que 3 voix contre 76, à la Chambre des Communes d'Ottawa, + + L'impérialisme va son petit bonhomme de chemin.Voici maintenant que le Canada est appelé à prendre partau maintien de la flotte anglaise.Notre premier ministre a promis de produire devant la Chambre fédérale sa correspondance avec lc gouvernement impérial à ce sujet.* Un peu de finances fédérales : Voici ce qu\u2019on peut lire à la page sixième et septième du livre bleu du Commerce et de la navigation pour l'année 1899 : 1894.$17,887,269 1896.20,219,037 1897.19,891,996 1898.22,157,788 1899.25,734,228 C'est-à-dire que le gouvernement libéral a augmenté de $7, 646,959 les taxes provenant des douanes.Taxes perçues en Taxes perçues en Taxes perçues en Taxes perçues en Taxes perçues en = + + Du Courrier du Canada du 3, sous le titre : \u2018\u201c Toujours ridicu- ce: \u201c* Nous aurions été surpris que le Soleil n'eut pas trouvé moyen de fourrer la binette de M.Lau rier, ou celle de M.Parent, not\u2019 maire, dans l\u2019histoire des bagarres de Montréal ; car il les met à toutes sauccs, \u201c En effet, il n'a pas manqué son coup, ct il a fourré les deux binettes dans son article.Lisez cela : \u201c On dira que les Anglais ne nous rendent pas le réciproque, et n\u2019arborent jamais les couleurs françaises, C'est notre humble opinion qu'avec un peu de bon vouloir de part et d'autre on arriverait vite à cette mutualité de bons procédés, comme du reste nos concitoyens anglais en ont maintes fois donné l'exemple d'une manière beaucoup plus subs.tanticlle que par des déploiements de carreaux d'étoffe de certaines couleurs.Le seul fait de voir un descendant de la France gouverner ce Dominion en grande majo- tité anglais, avec l'appui des libéraux de toutes nationalités ; cet autre fait, auquel nous assistons en ce moment même du ralliement de tous les citoyens de Québec, sans distinction de race, autour du maire Parent, réélu pour un quatrième terme au milieu d'acclamations unanimes : voilà qui vaut, à nos yeux, plus que tous les drapeaux du monde, Les gens de bon sens savent faire la distinction entre les choscs séricuses et de vaines images.\u201d \u201c Voilà qui est fait! M.Laurier et M.Parent sont transformés en deux pavilons, emblêmes de la modération qui a fait si totalement défaut aux énergumènes de Montréal.* Les libéraux intelligents vont- ils consentir bien longtemps à se laisser couvrir de ridicule par leur organe ?\u201d + + A propos de la situation agricole : M.Némèse Garneau, député de Québec-Comté, dans un discours, sur les Caisses rurales, prononcé à la législature, s\u2019est exprimé comme suit, sur notre situation agricole : \u201c I n'y aaucun doute que notre agriculture souffre, que les cultivateurs sont génés, pour ne pas dire plus.Notre sol cst fertile, nos récoltes sont assez abondantes, notre population agricole est intel ligente ct industricuse, mais les produits ne se vendent pas ; nous n'avons pas de marché suffisant, et si, aujourd\u2019hui, nous n'avions pas l'industrie laitière, pour nous te- nirà flot notre agriculture scrai tas- surément dans une gêne voisine de la misère, \" .+» * Îl-y a quelques mois les institue teurs et les institutrices des écoles de New-York demandaient, dans une requête, aux autorités compétentes, une augmentation de trajtement, assez considérable, JUntprojet.de la loia l\u2019effet-de LA DÉFENSE _ NE \u201cmya, nna permettre à l'autorité de se rendre aux vœux des instituteurs ct institutrices, fut déposé devant la législature.Non seulement ce projet de loi fut voté, mais on a encore eu le soin d\u2019y ajouter une clause fixant le minimum ! des traitements ; et quel minimum aucun des commissaires d'écoles de la province de Québec, ne vou: drait y croire : $644 par année pour les institutrices, avec une augmentation obligatoire de quarante dollars par année, pendant quinze ans.Le minimum du traitement des instituteurs a été fixé 4 $900 par année, avec une augmentation annuclle de quarante dollars pendant douze ans.ULDERIC TREMBLAY, Montréal, 19 février 1900.\u2014\u2014\u2014\u2014 LA GUERRE La situation est changée cn Afrique.Les Boërs retraitent sur presque tous les points sans coup férir.L'armée anglaise est entrée dans Ladysmith Lord Roberts va maintenant tourner ses efforts sur Blocinfontein, la capitale de l'Etat Libre d'Orange ct sur Prétoria.Il a sous ses ordres deux fois autant de soldats que n\u2019en possèdent les deux républiques réunies, Rien jusqu'à présent n'a enrayé marche, En scra-t il longtemns de même ; arrivera-t-il au but de ses efforts?On est en droit de s\u2019y attendre ; mais ce n\u2019est pas enco re une chose sûre ; loin de là.sa premiers au feu dans plusieurs ejr- constances ; ont été félicités par lord Roberts ct tous les généraux anglais qui les ont commandés, Très bien ! Très bien ! \u2014_ ee 2 Une delegation en faveur du chemin de fer de St-Alohorse Plusieurs citoyens de St-Al- phonse devaient partir hier pour se rendre à Québec dans l'intérêt de leur chemin de fer ; ils en ent été empéchés par la tempête qu'il a fait cette semaine, mais cc n'est que partie remise.Nous souhaitons que les efforts de nos amis de St-Alponse soient enfin couronnés de succès, mais nous l'espérons, hélas peu.On va leur faire encore de ces ronflantes promesses auxquelles ils commencent à s\u2019habituzr ; on va les traîner ainsi jusqu'aux pro chaînes élections ; puis les élections passées., crac ! enterrée pour cinq ans la question du chemin de fer.Attrapés encore unc fois les gens de St-Alphonse ! Comme on les a exploités ct comme on se propose de les exploiter encore à l'avenir ! A VOTRE AIDE Il ne faut pas aller bien loin pour trouver le remède contre les affections de la gorge et des poumons Je BAUME RIIUMAL se vent partout.Une Manufacture de Pulpe à St.Jérome M, Girard, M.P.P., travaille activement à former une compagnie pour l'établisement d'une \u2014\u2014 gue JOUTE DE HOCKEY Il y aura problablement jeudi prochain dans.l'après-midi une l\u2019équipe des élèves du Séminaire ces derniers espèrent lutter avantageusement contre leurs adversaires aînés.La joute scra intéressante pour les amateurs de sport.À travers Chicoutimi M.S, Matte, de la Maison Renaud, est à Chicoutimi.M.Charlton, de la Grande Baie était à Chicoutimi au commencement de la semaine.MM.P.-A.Guay et le Dr Savard, sont atrivés dimanche de Sherbrooke où ils avaient été délégués à la grande convention annuelle des Forestiers Canadiens.M.l'abbé V.-A.Huard Ptre, et M.P.H.Boiiy, de Chicoutimi, sont maintenant sur l'océan en route pour l'Espagne, le nord de l'Afrique ct l'ouest de l\u2019Europe Bon voyage ! M.l'arpenteur Gosselin est arrivé à Chicoutimi jeudi dernier après un voyage de trois mois à trav rs le Parc des Laurentides.11 était accompagné de quatre robustes gaillards.= Tous ce gens n'avair nt pas rencontré âme qui vive depuis leur départ de Québec, GRAINS \u2014 ET \u2014\u2014 Graines de Semence Blé Avoine Pois Orge Lentille Mil Trèfle Rouge Trèfle Alcike Trefie Blanc Trefle Mammoth Graines de jardin æ æ& æ Platre a engrais Nous faisons une specialite pour commande de Cercle Agricole «a Demandez nos prix Coté, Boivin & Cie.Les dernières dépêches nous apprennent que Joubert l'attend avec cinquante mille hommes pour lui barrer le passage et le forcer 4 la retraite.Nous sommes donc sur le point de voir se livrer la plus grande bataille de toute là campagne, celle dont le resultat scra décisif.Si Joubert est battu dans cette rencontre, la compagne cest pratiquement finie.Les Boërs pourront encore organiser la résistance dans les défilés de leurs montagnes mais leurs bataillons seront tour à tour écrassés, Si,au contraire,Lord Roberts est obligé de reculer ; les puissances européennes vont probablement s'interposer ct demander la paix.L'action des puissances curo- péennes a été jusqu'ici retardée par la France qui craindrait de voir manquer le succès de son exposition.A l'heure actuelle la révolte gronde dans les Indes ct en Egypte; la Russie intrigue dans la Perse ; l'Angleterre est littéralement sur un volcan prêt à faire éruption.C\u2019est la France qui tient tout.Aux dernières nouvelles les Boers cherchent à couper les communications des troupes anglaises avec leur base de ravitaillement.Cronje remercie les Anglais des bons soins dont lui ct ses soldats ont été l\u2019objet.manufacture de pulpe à St-Jérôme, sur la rivière Métabetchouan.Ses elforts sont à la veille d\u2019être couronnés de succès ct On nous dit que les travaux vont commencer sous un court délai.Nous félécitons l'actif député du Lac St Jean de son esprit d'en treprise ct nous lui souhaitons tout le succès que mérite son œu- vre, The French Canadien Cattle Tel est le titre d\u2019une brochure que vient de publier M.J.-A.Couture, M.V., de Québec.C'est une histoire de la vache canadienne; M.Couture y démontre que la vacke canadienne est bien celle qui convient le mieux à nos cultivateurs qui se livrent à Pindustric laitière, et celle qui leur rapporte le plus de profits et leur coûte le moins cher, Nous remercions M.Couture qui nous a fait le plaisir de nous eri envoyer un exemplaire, La charte de Chicoutimi La charte de la ville a été votée unanimement par le Conseil Législatif mardi dernier telle qu'amen- déc par le comité de la chambre, mais avec permission au conseil de ville d'emprunter cing mille piastres en attendant que le bonus de trente mille piastres soit voté.CROYEZ Le rhume, la toux, les étouffements et par suite la souffrance et l\u2019insomnie, le BAUME THUMAL seul reinédie\u2019d tout cela, Les canadiens qui font «été les \u201c La neuvaine St-Frangois- Xavier est prêchée par le révérend père Letellier de la congrégation du St-Sacrement.Lundi dernier Cour Supérieure.L'hon.juge Gagné a rendu quelques jugements, entre autres dans l'affaire de Boivin vs Desbiens : cæpias renvoyé avec frais contre le défendeur.Les trains de chemin de fer ont été retardés d\u2019une manière inaccoutumée par la tempête de neige de la semaine dernière, C\u2019est ainsi que le train qui devait arriver à Chicoutimi dimanche matin était 18 heures en retard, Nous attirons V'attention de nos lecteurs sur la nouvelle annonce de M.Jos.Moisan, peintre-déco- rateur, publiée dans une autre colonne.M.Moisan s'est assuré les services d'un artiste habile et- pourra donner pleine satisfaction aux clients les plus difficiles.Nous souhaitons que son cs prit d'entreprise soit encouragé par tous nos hommes d\u2019affaires, MIEUX QUE DIAMANT L'or est moins précieux que ln santé qui ne s'achète pas le BAUME RHUEAL vaut mieux que le diamant qui coûte si cher.On demande Chez M.A.-A.GRENON, tailleur, de cette ville, un jeune homme comme apprenti et trois jeunes filles comme apprenties\u2018coutu- frières.\u2019 joute entre le club Chicoutimi et | .MOI, 50°
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